fév 09 2010

Et si la Grèce montrait la voie de la rĂ©volte contre l’UE et le FMI ?

La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphériques de l’UE, la Grèce, l’Islande et la Lettonie étant les plus touchées. Mais ce ne sont pas nos habituels solliciteurs du tiers monde. Historiquement, l’Islande a été colonisée par les Vikings qui envahirent avec succès la Grande-Bretagne. Les tribus lettones repoussèrent même les Vikings. Les Grecs, quant à eux, conquirent tout l’Empire perse.

grece

Des dizaines de pays ont été dans l’incapacité de payer leurs dettes au cours des récentes décennies, le dernier étant Dubai, qui a de­mandé le 26 novembre un moratoire sur sa dette. Si l’émirat arabe naguère hyper-riche peut le faire, des pays dont la situation est plus désespérée le peuvent également. Et quand l’alternative est de détruire l’économie indi­gène, il est difficile de prétendre qu’ils devraient s’en abstenir. C’est particulièrement vrai lorsque les créanciers sont largement responsables et qu’on a de bonnes raisons de penser que les dettes n’ont pas lieu d’être. Les problèmes de la Grèce ont commencé quand de faibles taux d’intérêts inadaptés à la Grèce ont été maintenus pour sauver l’Allemagne de l’effondrement économique. Et l’Islande comme la Lettonie se sont retrouvées responsables de dettes privées qui ne les concernaient pas. L’économiste Michael Hudson écrit:

«L’Union européenne et le Fonds monétaire international leur ont dit de remplacer les dettes privées par des obligations publiques et de les financer en augmentant les impôts, en réduisant les dépenses publiques et en obligeant les citoyens à dépenser leurs économies. Les gens en veulent de plus en plus non seulement à ceux qui ont fait ces dettes mais également aux conseillers néolibéraux et au créanciers étrangers qui ont fait pression sur leurs gouvernements pour qu’ils vendent les banques et leurs infrastructures publiques à des initiés.»1

Mauvais fonctionnement de l’UE: échec de la monnaie commune

La Grèce pourrait être le premier des pays périphérique à se révolter. Ambrose Evans-Pritchard écrit dans le «Daily Telegraph» du 13 décembre dernier que «la Grèce est le premier pays en crise aux marges de l’union monétaire européenne à défier Bruxelles et à rejeter ce remède moyenâgeux qu’est la baisse des salaires. Le Premier ministre Papandhréou a déclaré le 11 décembre:

«Les salariés ne feront pas les frais de la situation: nous n’allons pas procéder à un gel ou à une baisse des salaires. Nous ne sommes pas venus au pouvoir pour démanteler l’Etat social.»

Evans-Pritchard note que «M. Papan­dhréou a de bonnes raisons de défier l’UE. On a dit à la Grèce d’adopter des mesures d’austérité sans la dévaluation qui est au centre des plans du FMI. Cette demande est ruineuse et manifestement contraire au but recherché.»

La monnaie ne peut pas être dévaluée parce que le même euro a cours partout. Cela sig­nifie que, comme la capacité du pays à rembourser sa dette est paralysée par les mesures d’austérité, il n’y a pas moyen de réduire le coût de la dette. Evans-Pritchard conclut:

«La vérité que peu de personnes dans la zone euro sont prêtes à considérer est que l’Union monétaire européenne pose de graves problèmes … à la Grèce, à l’Allemagne, à tous les pays membres.»2

C’est pourquoi l’Islande, qui n’est pas encore membre de l’UE, a de bonnes raisons de reconsidérer sa position. On met comme condition à son adhésion qu’elle rembourse les investisseurs hollandais et britanniques qui ont perdu de l’argent dans la faillite d’IceSave, filiale en ligne de la plus grande banque privée islandaise. Eva Joly, juge norvégo-française engagée pour enquêter sur la faillite de la banque islandaise, parle de chantage. Pour elle, céder aux demandes de l’UE, ce serait ponctionner les ressources du pays et de ses habitants qui sont contraints d’émigrer pour trouver du travail.3

La Lettonie est membre de l’UE et devrait adopter l’euro, mais elle n’en est pas encore à ce stade. L’UE et le FMI ont demandé au gouvernement d’emprunter des monnaies étrangères pour stabiliser le taux de change de sa monnaie afin d’aider les emprunteurs à payer les hypothèques souscrites en monnaies étrangères dans des banques étrangères. On exige que le gouvernement, pour obtenir de l’argent du FMI, procède aux économies habituelles. Selon Nils Muiznieks, directeur de l’Advanced Social and Political Institute de Riga, « le reste du monde applique des plans de relance allant de 1 à 10% du PIB mais en même temps, on demande à la Lettonie de faire d’importantes coupes budgétaires qui se montent cette année à 38% dans le secteur public et à augmenter les impôts afin de réduire le déficit. »4

En novembre, le gouvernement letton a adopté le budget le plus rigoureux de ces dernières années, avec des coupes de près de 11%. Il a déjà augmenté les impôts, taillé dans les dépenses publiques, diminué les salaires des fonctionnaires et fermé des di­zaines d’écoles et d’hôpitaux. Il en résulte que la Banque nationale prévoit un recul de l’économie de 17,5% cette année5 alors que le pays aurait besoin d’une économie productive pour se remettre d’aplomb. En Islande, l’économie a subi un recul de 7,2% au cours du troisième trimestre,6 taux le plus important jamais enregistré. Comme dans les autres pays saignés à blanc par les restrictions néolibérales de productivité, l’emploi et la production sont paralysés, ce qui met l’économie à genoux.

Si l’on est cynique, on dira que c’était bien là l’intention. Au lieu d’aider les pays post-soviétiques à développer des économies indépendantes, écrit Marshall Auerback, « l’Occident les a considérés comme des huîtres économiques à briser et à endetter afin d’en tirer profit, laissant des coquilles vides .»7

Mais les gens ne se soumettent pas sans mot dire. En Lettonie, au début décembre 2009, alors que le Parlement débattait de la dette publique, des milliers d’étudiants et d’enseignants défilaient dans les rues pour protester contre la fermeture de centaines d’écoles et des baisses de salaires allant jusqu’à 60%. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Ils ont vendu leur âme au diable» et « Nous sommes contre la pauvreté ». Au Parlement islandais, le débat sur IceSave a duré, aux der­nières nouvelles, plus de 140 heures, un nouveau record. Et une proportion croissante de la population refuse d’assumer une dette qui, à son avis, n’est pas celle de l’Etat.

Le 3 décembre, dans un article du «Daily Mail» intitulé «Ce que l’Islande peut ap­prendre aux Tories», Mary Ellen Synon écrivait que depuis que l’économie islandaise s’était effondrée, l’année dernière, « les bâtisseurs d’empire de Bruxelles espéraient que les Islandais ruinés et effrayés seraient finalement prêts à échanger leur indépendance contre la stabilité que leur offrait l’adhésion à l’UE ». Mais le mois dernier, un sondage d’opinion montrait que 54% des Islandais étaient opposés à l’adhésion alors que seuls 29% y étaient favorables. Synon écrivait:

« Bien que les Islandais aient pu avoir une peur bleue l’année dernière, ils se dégagent maintenant des ruines de leur prospérité et ont décidé que la chose la plus précieuse qui leur reste est leur indépendance. Ils ne sont pas disposés à l’échanger, même dans la perspective d’un sauvetage de la Banque centrale européenne. »8

L’Islande, la Lettonie et la Grèce sont toutes en situation de mettre le FMI et l’UE au pied du mur. Dans un article paru le 1er octobre et intitulé «Lettonie, la folie continue», Marshall Auerback affirmait que le problème de la dette de la Lettonie pouvait être réglé au cours d’un week-end au moyen d’une série de mesures: 1) ne pas répondre au téléphone lorsque des créanciers étrangers appellent le gouvernement; 2) déclarer les banques insol­vables, convertir leur dette extérieure en capital propre, les rouvrir et leur permettre de garantir les dépôts en monnaie locale; 3) accorder à toutes les personnes disposées et capables de travailler un emploi payé à un sa­laire minimum en monnaie locale avec sécurité sociale, comme l’a fait l’Argentine après que le régime Kirchner eut repoussé le plan toxique de remboursement de sa dette imposé par le FMI.»9

Evans-Pritchard suggère un remède similaire pour la Grèce qui pourrait lui per­mettre de faire sauter le carcan mortel où elle se trouve en suivant l’exemple de l’Argentine. Elle pourrait «rétablir sa monnaie, la dévaluer, adopter une loi transformant les dettes en euro en monnaie locale et en « restructurant les contrats avec l’étranger ».

Un moyen peu utilisé: dire non au FMI

Résister au FMI n’est pas un moyen très uti­lisé, mais l’Argentine a montré la voie. En 2001, au vu des pronostics désastreux selon lesquels l’économie pourrait s’effondrer en l’absence de crédits étrangers, elle a défié ses créanciers et s’est détournée de ses dettes. A l’automne 2004, trois ans après un défaut de payement record de plus de 100 milliards de dollars, le pays était sur la voie du redressement et il avait réussi cette prouesse sans aide étran­gère. La croissance économique fut de 8% pendant deux années consécutives. Le volume des exportations augmenta, la monnaie était stable, les investisseurs revenaient et le chômage diminua. Selon l’économiste Mark Weisbrot interrogé en 2004 par le New York Times, « c’est un événement historique remarquable qui remet en cause 25 ans de mauvaise politique. Alors que d’autres pays avancent cahin-caha, l’Argentine vit une croissance très saine dont rien ne permet de penser qu’elle ne durera pas, et elle l’a réussie sans faire aucune concession pour attirer des capitaux étrangers. »

Weisbrot est le co-directeur du laboratoire d’idées Center for Economic and Policy Research basé à Washington qui a publié en octobre 2009 une étude sur les 41 pays débiteurs du FMI. Selon cette étude, les politiques d’austérité imposées par le FMI, notamment la réduction des dépenses et le resserrement de la politique monétaire, risquaient de faire plus de mal que de bien aux économies de ces pays.

C’est également la conclusion d’une étude publiée en février 2009 et due à Yonka Özemir de la Middle East Technical University d’Ankara, qui compare l’assistance du FMI à l’Argentine et à la Turquie.10 Ces deux marchés émergents ont subi en 2001 de graves crises économiques précédées de déficits budgétaires chroniques, d’une croissance insuffisante des exportations, d’un important endettement, d’une instabilité politique et d’une inégalité dans la répartition des richesses.

Tandis que l’Argentine faisait bande à part, la Turquie suivait les conseils du FMI. Le résultat final a été que l’Argentine a rebondi alors que la Turquie connaît encore la crise financière. La confiance de la Turquie dans les investissements étrangers l’a rendue très vulnérable à la récession mondiale. L’Argentine, elle, a choisi d’investir dans le pays, de développer l’économie indigène.

Pour trouver l’argent nécessaire, elle n’a pas eu besoin d’investisseurs étrangers. Sa banque centrale a émis sa propre monnaie et accordé ses crédits. Lorsque la monnaie nationale s’est totalement effondrée en 1995, puis une nouvelle fois en 2000, les gouvernements locaux ont émis des obligations locales qui ont été négociées comme de la monnaie. Les provinces ont payé leurs fonctionnaires avec des « obligations d’annulation de dette » équivalentes au peso. Ces obligations annulaient les dettes des provinces envers leurs fonctionnaires et pouvaient être dépensées comme de l’argent. Les provinces avaient «monétisé» leurs dettes en transformant leurs obligations en monnaie légale.

L’Argentine est un vaste pays dont les ressources sont plus importantes que celles de l’Islande, de la Lettonie ou de la Grèce, mais les nouvelles technologies permettent également à des petits pays de devenir autosuffisants. (cf. David Blume: alcoholcanbeagas)11

Des monnaies locales pour un développement local

Les gouvernements ont le droit souverain d’émettre et de prêter de la monnaie et l’Islande le perdra si elle rejoint l’UE qui interdit aux Etats membres d’emprunter de l’argent à leurs propres banques centrales. Pourtant les habitants de ces pays frappés par la crise pourraient continuer de développer leurs res­sources s’ils disposaient des crédits néces­saires. Un contrôle souverain sur leur monnaie locale leur permettrait d’obtenir des crédits simplement en les créant dans la comptabilité de leurs banques d’Etat.

En réalité, cette proposition n’a rien d’extraordinaire. Toutes les banques privées obtiennent les crédits qu’elles accordent à leurs clients en les créant dans leur comptabilité. Contrairement aux idées reçues, les banques ne prêtent pas leur propre argent ou celui de leurs déposants. Comme le confirme la Réserve fédérale américaine,12 les banques prêtent de l’argent neuf créé par une comptabilité en partie double sous la forme de dépôts des emprunteurs d’un côté et d’actifs de la banque de l’autre.

Outre le fait qu’ils permettent de lutter contre le gel des crédits, les crédits accordés par les gouvernements ont l’avantage de pouvoir être sans intérêt. En éliminant les intérêts, on réduit considérablement les coûts de production.13

L’argent émis par les gouvernements pour financer des projets publics a une longue histoire couronnée de succès qui remonte au moins au début du XVIIIe siècle, lorsque la colonie américaine de Pennsylvanie émit une monnaie qui était à la fois prêtée et dépensée par le gouvernement local dans l’économie locale. Il en résulta une période de prospérité sans précédent obtenue sans inflation ni impôts.14

L’Etat insulaire de Guernesey, situé dans la Manche, a financé ses infrastructures avec de l’argent émis par le gouvernement il y a plus de 200 ans sans inflation des prix ni dette publique.

Durant la Première Guerre mondiale, lorsque les banques demandaient des intérêts de 6%, la Commonwealth Bank, établissement de l’Etat australien, a financé l’effort de guerre du pays à un taux d’intérêt inférieur à 1%, économisant aux Australiens 12 millions de dollars de frais bancaires. Après la guerre, le gouverneur de la banque a épargné aux Australiens la dépression qui régnait dans d’autres pays en finançant la production, la construction de logements et en accordant des crédits à des gouvernements locaux pour la construction de routes, de lignes de trams, de ports, d’usines à gaz et de centrales électriques. Les profits de la banque étaient reversés à l’Etat.

Après avoir élu son premier gouvernement travailliste dans les années 1930, la Nou­velle-Zélande mit en place avec succès un programme d’infrastructures financé grâce à un crédit national sans intérêt. Le crédit accordé par la banque centrale nationalisée permit à la Nouvelle-Zélande de prospérer à une époque où le reste du monde était en proie à la pauvreté et au manque de productivité.

L’argument contre l’émission et le prêt d’argent par les gouvernements pour les infrastructures est que cela provoque l’inflation, mais ce n’est pas nécessairement le cas. L’inflation des prix se produit lorsque la «de­mande» (l’argent) augmente plus rapidement que l’«offre» (biens et services). Quand on augmente la masse monétaire nationale pour financer des projets productifs, l’offre augmente avec la demande, sans affecter les prix.

De toute façon, comme nous l’avons dit plus haut, les banques privées créent elles-mêmes l’argent qu’elles prêtent. Le processus par lequel elles créent de la monnaie est inflationniste parce qu’elles ne prêtent que le capital, pas les intérêts nécessaires à rembourser leurs emprunts. Pour payer les intérêts, il faut faire de nouveaux emprunts.

L’important, c’est d’utiliser la monnaie nouvellement créée ou le crédit pour des projets productifs qui augmentent les biens et les services plutôt que pour la spéculation et pour payer les dettes publiques en monnaies étrangères (le piège dans lequel est tombé le Zimbabwe). On peut protéger la monnaie nationale contre les spéculateurs15 en imposant des contrôles des changes, comme l’a fait la Malaisie en 1998, en imposant des con­trôles des capitaux, comme le font actuellement le Brésil et Taiwan, en interdisant les instruments financiers à terme ou en imposant une «taxe Tobin» sur les transactions monétaires internationales.

Guérir les créanciers

Si les créanciers souhaitent vraiment récupérer leurs prêts, ils comprendront qu’il est sage de laisser le pays débiteur développer son économie pour lui permettre de rembourser ses dettes. Si les créanciers ne tiennent pas vraiment à être remboursés mais utilisent la dette comme un moyen d’exploiter le pays débiteur et de le priver de ses actifs, il faut dénoncer le bluff des créanciers.

Lorsque le pays débiteur refuse de payer, le fardeau pousse les créanciers à se guérir eux-mêmes. L’économiste britannique Michael Rowbotham suggère que dans le monde de la monnaie électronique, cela peut être effectué par des régulateurs bancaires créatifs simplement en modifiant les règles comptables. Aujourd’hui, on peut créer des dettes à l’aide d’écritures comptables et les annuler de la même manière. Rowbotham esquisse deux moyens permettant de changer les règles afin d’annuler des dettes impossibles à rembourser:

«La première option consiste à libérer les banques de l’obligation de maintenir la parité entre l’actif et le passif. Ainsi, si une banque commerciale détient pour 10 millions de dollars de créances d’un pays en développement, elle pourrait être autorisée à avoir à perpétuité, après annulation, 10 millions de dollars de déficit dans son bilan. C’est une simple question d’écritures.

La seconde option consiste à annuler les créances tout en permettant aux banques de les conserver pour des raisons comptables. Les dettes seraient annulées pour les pays en développement mais conservées à des fins de comptabilité bancaire. Ces créances seraient conservées à leur valeur nominale en tant qu’actifs permanents, non négociables.»16

Si les banques étaient autorisées soit à porter en compte les crédits non remboursables ou à se faire rembourser en monnaies locales, leurs actifs et leur solvabilité seraient préservés.

Source : Web Of Debt

Traduction : Horizons et Débats

Notes :

1 Recovering from Neoliberal Disaster. Why Iceland and Latvia Won’t (and Can’t) Pay the EU for the Kleptocrats’ Ripoffs. Prof. Michael Hudson. www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=14800
2 Ambrose Evans-Pritchard. Greece defies Europe as EMU crisis turns deadly serious. www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/
3 Eva Joly: Iceland is being blackmailed. icelandweatherreport.com/2009/08/eva-joly-iceland-is-being-blackmailed.html
4 Zit. In: Pavol Stracansky. G20: IMF Finds a New Unpopularity. ipsnews.net/news.asp?idnews=48594
5 Ilmars Rimševics, Governor, Bank of Latvia. Recent Economic Developments and Banking in Latvia. www.bank.lv/eng/main/all/sapinfo/presrunas/receco/
6 Kay Murchie. Iceland’s economy shrinks at record pace. www.financemarkets.co.uk/2009/12/07/icelands-economy-shrinks-at-record-pace/
7 Marshall Auerback. Latvia: The Insanity continues. www.creditwritedowns.com/2009/10/latvia-the-insanity-continues.html
8 Mary Ellen Synon. What Iceland can teach the Tories. synonblog.dailymail.co.uk/2009/12/what-iceland-can-teach-the-tories.html
9 Marshall Auerback, a.a.O.
10 More a Curse than a Cure? The Role of the IMF after the Argentine and Turkish Financial Crises. Von Yonca Özdemir. Political Science & International Relations Program. Middle East Technical University, Northern Cyprus Campus. Paper prepared for delivery at the 2009 Annual Convention of the International Studies Association (ISA), February 15–18, 2009, New York.
11 alcoholcanbeagas.com/node/587
12 ModernMoneyMechanics. Federal Bank of Chicago. www.rayservers.com/images/.pdf
13 The McKleever Institute of Economic Policy
Analysis. There are Alternatives. (T.A.A.)
Project winning Essay. Margrit Kennedy
inspires New Zealand Groups to Establish
Regional Money Systems. By Deidre Kent.
www.mkeever.com/kent.html
14 Ellen Brown. Sustainable Energy Development: How Costs Can Be Cut in Half.
www..com/articles/energy-costs.php
15 A Debt Moratorium for Iceland.
www.actindependent.org/icelandprogram.pdf
16 How to Cancel Third World Debt. by Michael Rowbotham. www.prosperityuk.com/prosperity/articles/cantwd.html

fév 06 2010

« Une attaque concertée par des groupes financiers est en cours contre l’euro » (vidéos)

« Le pays se trouve au centre de spĂ©culations qui ont pour cible finale l’euro et l’utilisation de la Grèce en tant que maillon faible. Il est du devoir national de repousser ces tentatives qui veulent conduire le pays Ă  l’abĂ®me.» C’est en ces termes que le premier ministre grec s’est attaquĂ© mercredi aux marchĂ©s financiers. Et, lors d’un discours prononcĂ© hier Ă  New Dehli, le chef d’État grec a encore surenchĂ©ri : « Une attaque concertĂ©e par des groupes financiers est en cours contre l’euro, en passant par l’Espagne et le Portugal, comme cela a Ă©tĂ© le cas avec la Grèce ».

euro-dollars

Vendredi, les principaux marchĂ©s europĂ©ens (actions, obligation et devise) ont continuĂ© leur dĂ©gringolade. La Bourse de paris Ă  perdu 3.40%. Et celle d’Athènes 3.715. L’euro, lui, est passĂ© sous la barre des 1.36 dollar pour la première fois depuis huit mois. En ligne de mire : les 30′000 milliards de dette publique cumulĂ©s par les pays du G7 et la situation de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal.

Qui attaque la Grèce et l’Espagne ?

Pourtant, la situation des finances publiques de la zone euro, y compris celle de la Grèce, ne justifie une telle panique des marchĂ©s financiers qui dĂ©sormais jouent clairement l’Ă©clatement de la zone euro. Selon l’Ă©dition de ce samedi du quotidien suisse Le Temps, citant des informations Ă©manant Ă  la fois d’autoritĂ©s de marchĂ© et d’Ă©tablissements financiers, une grande banque amĂ©ricaine et deux très importants hedge funds (dont l’un basĂ© Ă  Londres) seraient principalement derrière les attaques contre la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Leur objectif : rĂ©aliser un gigantesque hold-up en crĂ©ant une panique qui leur permet d’exiger de la Grèce des taux d’intĂ©rĂŞt de plus en plus Ă©levĂ© tout en spĂ©culant.

Pour les marchĂ©s, la dette est un « produit financier » comme un autre. Elle a un prix dĂ©fini par une offre et une demande. Comme pour le baril de pĂ©trole ou une action en Bourse. Ainsi, selon Le Temps, les deux hedge funds qui tiennent le marchĂ© grec, en concertation avec une banque amĂ©ricaine, se sont dĂ©cidĂ© Ă  faire courir la panique sur le marchĂ© des crĂ©dit default swap (CDS). Que recouvre cette appellation ? Un titre d’assurances que l’on contracte pour se prĂ©munir contre un potentiel dĂ©faut d’un État Ă  qui l’on a prĂŞtĂ© de l’argent. Un CDS a un prix et s’Ă©change sur un marchĂ© non rĂ©gulĂ© et totalement opaque.

Vendredi, le CDS grec Ă©tait Ă  428 points de base, un niveau sans prĂ©cĂ©dent, alors que celui du Liban plafonnait Ă  255, ou celui du Maroc Ă  113… En clair, pour le marchĂ©, le risque de faillite de la Grèce serait quatre fois supĂ©rieur Ă  celui du Maroc, ce qui est irrĂ©aliste.

Complicité des agences de notation

Trois agences de notation, Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, distribuent des notes Ă  la terre entière. Leur rĂ´le est d’Ă©valuer la capacitĂ© des emprunteurs Ă  rembourser leurs dettes. Aucun produit financier ne leur Ă©chappe : aussi bien les obligation Ă©mises par NestlĂ© que les produits structurĂ©s montĂ©s par les banques, de mĂŞme que que les fonds levĂ©s par les États.

Leurs alertes sur les dettes publiques sont en train de faire tomber la Grèce et vaciller le Portugal et l’Espagne. Il est donc lĂ©gitime de s’interroger sur leur rĂ´le de dĂ©clencheur de panique ou d’amplificateur de la crise, sinon mĂŞme de complice. Cela d’autant plus que ce sont ces mĂŞmes agences qui ont construit la bombe des subprimes Ă  l’origine de la crise financière en 2008.

Mecanopolis

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Avec les informations du quotidien Le Temps (Suisse)

Lire également notre article Le compte à rebours est lancé

VidĂ©os : Paul Jorion dans l’Ă©mission « Ce soir ou jamais » du jeudi 4 fĂ©vrier dernier

Faillite des Etats – Paul Jorion (1)


Faillite des Etats – Paul Jorion (2)



fév 05 2010

Le compte à rebours est lancé

Article mis Ă  jour Ă  14h57 avec l’analyse de Paul Jorion

Le piège s’est refermĂ© sur la Grèce. MalgrĂ© les mesures drastiques prises ces derniers jours par le gouvernement PapandrĂ©ou, la faillite du pays semble inĂ©luctable. Elle ne manquera pas d’enclencher une rĂ©action en chaĂ®ne aux consĂ©quences pour l’heure incalculables. L’Allemagne Ă  beau dire que la pĂ©ninsule hellĂ©nique jouit « du soutien total de l’Union europĂ©enne », l’incendie gagne maintenant l’Espagne, le Portugal la Grande-Bretagne et l’Irlande qui ont laissĂ© pendant trop longtemps gonfler des bulles de crĂ©dit qui sont aujourd’hui sur le point d’exploser.

La nuit est en train de tomber sur l’Europe.

Mecanopolis

europenuit

Il règne un silence assourdissant parmi les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, alors que la crise dans la crise que connaît l’Europe est en train de progressivement s’élargir. Centrée initialement sur la Grèce, elle est en train de s’étendre résolument en Espagne et au Portugal. Nous étions suspendus à un signal, qui aurait pu être donné par Jean-Claude Trichet, le président de la BCE – dont une réunion des gouverneurs avait lieu aujourd’hui – mais il n’est pas venu.

La Grèce doit continuer à ne compter que sur elle-même. Jean-Claude Trichet s’est contenté de déclarer que le gouvernement grec avait fait « des pas dans la bonne direction », ce qui impliquait qu’il allait devoir en faire d’autres. Cherchant à relativiser la crise actuelle, comparant le déficit public de la zone euro à celui des Etats-Unis ou du Japon : 6% pour la première et 10% pour les seconds. Une faible parade, puisque ce sont les maillons faibles de la zone euro qui sont menacés (et elle dans son entier, par ricochet) et qu’aucune manifestation de solidarité financière de sa part n’est donc toujours annoncée.

Analyse de Paul Jorion



Car il y a dans la situation actuelle une nouveauté importante : ce ne sont plus seulement les situations particulièrement périlleuses de tel ou tel pays de la zone euro qui semblent motiver les marchés, mais aussi l’inaction et le silence des principaux pays membres, l’Allemagne et la France. Car il est clair que les efforts qui sont demandés à la Grèce, vu leur importance extrême, ne pourront être réellement accomplis que si une aide financière lui est par ailleurs accordée. Sa fragilité de départ est accentuée par sa solitude dans l’épreuve, et non le contraire.

Les déclarations prononcées par Joaquim Almunia, commissaire aux affaires économiques sortant, avaient aggravé hier la tension. « Certains membres de la zone euro, avec des positions de départ différentes, des caractéristiques différentes, partagent des problèmes communs », avait-il déclaré à propos de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Un autre son de cloche prévalait aujourd’hui, afin de tenter de calmer le jeu. Le chef de file de l’Eurogroup, Jean-Claude Junker, déclarait que l’Espagne et le Portugal « ne posent pas de risque ». Caroline Aktinson, la porte-parole du FMI, choisissait pour sa part de décerner un satisfecit aux Grecs: « Nous pensons assurément que les objectifs du plan sont bien choisis ».

Les regards se tournent désormais vers Madrid, qui a préventivement annoncé un plan d’austérité de 50 milliards d’euro sur trois ans, accueilli avec scepticisme tant en raison de son montant et des mesures qu’il implique que des prévisions de croissance sur lequel il repose. Or, les rumeurs se multiplient à propos d’un abaissement de la note de la dette publique espagnole par une nouvelle agence de notation, emboîtant le pas de Standard & Poor’s, qui l’a fait en décembre dernier. Le taux des obligations à trois ans passant en moyenne à 2,61% à l’occasion d’une nouvelle émission, au lieu de 2,13% début décembre. L’Espagne a un autre poids économique au sein de la zone euro que la Grèce, elle en est la 4 éme puissance économique, et tout problème l’atteignant aurait d’importantes répercussions dans toute la zone.

Faute d’informations, on en est réduit à faire des suppositions, afin de comprendre les raisons de l’attitude des principaux pays de la zone euro. Il a été largement fait état de discussions, dans un premier temps, puis plus rien n’est sorti…. On sait seulement qu’une des solutions qui aurait pu être trouvée était la création d’euro-obligations, mais qu’elle a été refusée, depuis déjà des mois, tout à la fois par les Allemands, les Français et les Néerlandais. Car elle reviendrait, tous les pays de la zone émettant ce nouveau type d’obligations bénéficiant du même taux, à faire profiter de celui-ci les pays les plus vulnérables sur le marché de la dette, au détriment des plus forts, qui obtiennent actuellement de meilleurs taux que ceux qu’obtiendraient des euro-obligations. On a également envisagé de réunir des soutiens d’Etats isolés ou de groupes d’Etats, ainsi qu’une intervention de la Banque européenne d’investissement (BEI), qui a aussi été étudiée.

En réalité, le dossier n’est pas technique mais politique. Les mesures qui pourraient être adoptées pour soutenir la Grèce seront inévitablement appelées, en effet, à faire jurisprudence. Les sommes qui devraient être engagées et levées suivant des modalités ad hoc seraient plus que conséquentes et entraîneraient ceux qui les garantiraient, de jure ou de facto, plus loin qu’ils ne sont prêts à l’envisager. Créant par ailleurs une sorte d’aléa moral qu’il est hors de question d’accorder aux gouvernements (alors qu’il l’a été aux banques). Risquant de les induire à chercher à esquiver la mise en vigueur de plans d’austérité, l’objectif numéro 1.

Ce calcul risque d’être de plus en plus difficile à tenir, si l’Espagne et le Portugal entrent à leur tour dans la zone de tempête, risquant de déstabiliser celle de l’euro bien au-delà de ce que pourrait faire la Grèce. En réalité, la solidité de la zone euro est menacée dans les deux cas de figure possibles, en cas d’un secours généralisé à tous ses membres (mutualisant le coût d’une dette devenue énorme), ou en cas d’abandon des pays les plus faibles, ce qui sera très probablement illusoire. Il faut donc choisir entre deux risques.

Car qui dit que les marchés en resteraient là ? N’ont-ils pas compris que, dans la crise actuelle, c’est l’Europe en entier – zone euro et Grande-Bretagne – qui est le maillon faible qu’il faut attaquer ? Que l’éclatement de la zone euro ouvrirait un terrain spéculatif d’élection, permettant d’élargir le champ d’action du Forex (l’énorme marché hautement spéculatif des devises) ? Ils feraient ainsi coup double, disposant de nouveaux leviers pour leurs opérations financières et obligeant les gouvernements à entrer dans la dynamique vertueuse – de leur point de vue – de la résorption de leurs déficits, et de leur sollicitation moindre du marché obligataire. Laissant aux établissements financiers la place pour se financer à moindre coût.

Le compte à rebours est lancé.

François Leclerc

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jan 30 2010

« Le rôle des ONG en Haïti soulève beaucoup de questions »

Par Maud Bellon

Interview de Jean Lavalasse, photographe et documentariste haĂŻtien rĂ©sidant Ă  Bruxelles depuis le dĂ©but des annĂ©es 70. Il participera Ă  une soirĂ©e de soutien Ă  HaĂŻti, le samedi 30 Ă  Bruxelles (dĂ©tails Ă  la fin de l’interview).

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Comment qualifieriez-vous la situation avant le séisme qui a touché Haïti ce 12 janvier 2010 ?

La situation était simple, nous étions sous occupation… et ce, depuis que Jean Bernard Aristide fut expulsé vers l’Afrique du Sud. Le gouvernement de René Préval était censé être mis en place pour effectuer une transition démocratique après Aristide. Mais nous avons connu trois impérialismes, ce que certains appelle l’IFAC : Impérialisme Français Américain Canadien.

Le Canada est arrivé dans les années 80 grâce à la francophonie et à ce qu’on nomme l’intégration horizontale : faire venir, dans un premier temps, les femmes et les enfants dans le pays pour pouvoir s’y installer plus tard. La France, elle, est très présente au travers des ONG. D’ailleurs, sous le gouvernement de l’ex 1er ministre Michèle Pierre Louis, Haïti était gouverné par les ONG ! Mme Pierre Louis collaborait grandement avec George Soros, que nous connaissons maintenant comme étant le grand magnat des finances et des ONG. Préval a voulu contrôler le pays en faisant des accords tacites avec la République Dominicaine, accords dont personne ne connait vraiment le fond.

Le 22 février 2006, Gérard Latortue, ancien 1er ministre d’Haïti, a signé un accord qui énonce clairement la mise sous tutelle onusienne du pays. Cet accord stipule que chaque accord pris antérieurement et qui serait en contradiction avec le fonctionnement de la MINUSTAH sera « corrigé » parce que caduc.[1]

Le 9 mai 2007, après une rencontre entre George W. Bush et René Préval, le désir sous-jacent d’autonomie a été presque totalement entériné. Durant cette rencontre, Bush a dit que les rapprochements entre Haïti et l’ALBA[2] devaient être avortés et que les Etats-Unis sont « les seuls amis d’Haïti ». Préval, en bon domestique, a pratiquement cessé d’apparaitre aux réunions de l’ALBA. Lors d’une entrevue avec Hugo Chavez, Jose Maria Aznar a même confié qu’il fallait « oublier Haïti ».

Quant au Brésil, il a un rôle capital, déjà tracé par Reagan en 1980 dans son Plan. En effet, il prévoyait que l’Allemagne s’occuperait de l’Europe, le Japon de l’Asie, l’Afrique du Sud de l’Afrique et le Brésil de l’Amérique Latine. Lula n’est que très peu progressiste donc il entretient de bonnes relations avec les Etats-Unis. Il n’a jamais été là pour aider Haïti, il n’a fait que poser les jalons pour préparer l’occupation par les trois Roches.[3]

Maintenant, le pays est contrôlé par Barack Obama, lui-même secondé par Bill Clinton et George W. Bush…

(Rire) On a cru, surtout chez les « Noiristes », que parce que Barack Obama était noir, il allait changer les choses. Mais il ne faut pas oublier que c’est Colin Powell, un autre Noir, qui a fait arrêter Aristide. De plus, depuis des années, de nombreuses personnes se demandaient si Haïti pouvait devenir le Porto Rico ou le Taiwan des Caraïbes. La question est : dans quel sens ? Puisque Porto Rico lutte pour son indépendance et pour retirer son étoile du drapeau américain. François Duvalier a toujours dit qu’il fallait lutter comme pour la Martinique et la Guadeloupe. D’ailleurs, en ce qui concerne la Guadeloupe, les Etatsuniens ont compris que la France avait gagné une petite bataille. Pour faire face il faut donc qu’ils ternissent un peu l’image d’Haïti et démantelent le désir de libération. Obama, lui, est un produit, l’homme du système, il est formaté, il est la continuité de Kennedy dans le sens où lui aussi a envenimé une guerre en y envoyant des soldats.

Pour ce qui est de Clinton et Bush…

Aristide disait Ă  propos des AmĂ©ricains : « Que je fasse, que je ne fasse pas, ils agiront quand mĂŞme. » Dès 1993 et la rĂ©union de Governors Island, Aristide avait compris qu’il devait se conformer aux exigences des Etats-Unis s’il souhaitait rester Ă  la tĂŞte de l’Etat. L’ancien ambassadeur AmĂ©ricain en HaĂŻti, Janet Anderson, a rĂ©vĂ©lĂ© que peu importe le gouvernement, que ce soit celui de PrĂ©val ou d’Aristide, HaĂŻti a connu l’occupation doublure, c’est-Ă -dire que dans le dos de chaque ministre haĂŻtien, il y avait un reprĂ©sentant amĂ©ricain et chaque parti politique Ă©tait et est toujours financĂ© par un des trois impĂ©rialistes au travers de diffĂ©rents organismes comme l’IRI (Institut RĂ©publicain International). Durant ce qu’on appelle, l’occupation d’octobre 94, Aristide devait, non seulement entretenir d’excellents rapports avec les AmĂ©ricains, mais Ă©galement se plier aux quatre volontĂ©s du FMI. Pour cela, HaĂŻti devait couper certaines aides destinĂ©es Ă  la population et mettre au chĂ´mage les HaĂŻtiens pas assez rentables et surtout « moderniser », autrement dit privatiser. Sa « dĂ©sobĂ©issance » provoquera sa chute quand il a rĂ©clamĂ© le remboursement de la dette de l’indĂ©pendance Ă  la France, soit 21 milliards de dollars, et a voulu augmenter les salaires des HaĂŻtiens.

Dans ce cas, pourquoi Bill Clinton a tant tenu Ă  restaurer Aristide ?

Aristide Ă©tait devenu docile et surtout il Ă©tait soutenu par le peuple. C’était par ailleurs son atout et sa faiblesse parce qu’à part le peuple, il n’avait ni parti politique, ni cadre et la rue ne peut pas vous aider Ă  diriger un pays et Ă  prendre des dĂ©cisions. C’est aussi la première fois, que les Etats-Unis ramènent et contrĂ´lent un prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu. Aristide Ă©tait populaire, d’ailleurs une grande majoritĂ© de HaĂŻtiens demeure « aristidienne », mĂŞme s’il n’avait pas de vĂ©ritable idĂ©ologie. Il avait de belles paroles et de bonnes intentions, mais qu’il n’arrivait pas Ă  mettre en place. Pourtant, il avait les fonds pour. Peu après son Ă©lection, il a créé le groupe VOAM (Voyez HaĂŻti Monter) qui a rĂ©coltĂ© en 4 jours près de 4 millions de dollars.

Pour l’heure, Haïti est investi par les GI Américains ressentez-vous ceci comme une invasion ?

C’est une invasion voulue et préparée par les hommes du gouvernement haïtien. Il ne faut pas dire que le président ait été pris de cours. L’impérialisme est bel et bien là et les conseillers de Préval préparaient cette invasion.

Quels sont les intérêts des Etats-Unis ?

Les intérêts des Américains de faire main basse sur Haïti sont nombreux. D’une part, la main d’œuvre est très bon marché en Haïti et l’île n’est située qu’à 30 minutes de la Floride, y faire transiter des cargaisons serait rapide depuis ce nouveau Taïwan.

Ensuite, il y a Cité Soleil, cette zone est convoitée par les Etats-Unis en accord avec la grande bourgeoisie commerçante d’Haïti, pour la convertir en un grand port : un port franc et une zone industrielle.

Puis, c’est le moment idéal pour se servir du territoire comme base arrière pour contrôler et contrecarrer Cuba puisqu’Obama a promis de libérer Guantanamo. Depuis Cité Soleil et au dessus de Gonave, il y a une vue appréciable sur Cuba.

Et enfin, le sous-sol haïtien est bourré de pétrole. Apparemment les gisements vénézuéliens prendraient leur source sous l’île. Port-au-Prince est assis sur un gigantesque puits de pétrole qui ne pouvait être jusque là exploité. En effet, depuis les années 50, Jean Dumarsais Estimé, le président de l’époque, avait déplacé la capitale anciennement située à Marchand-Dessalines vers l’actuel Port-au-Prince. Cette transition ne permettait pas d’exploiter le pétrole mais Mère Nature aidant, aujourd’hui tout est possible. De plus, le séisme a provoqué un exode rural volontaire des habitants de Port-au-Prince, laissant le champ libre à la destruction des ruines de la capitale et pourquoi pas le forage des sols… Dans d’autres circonstances, s’ils avaient demandé aux habitants de partir vers les campagnes cela aurait été considéré comme un génocide. La catastrophe apparait comme une aubaine pour les impérialistes car elle permet de déplacer à nouveau la capitale. Tout n’est qu’enjeux géopolitiques et économiques.

A votre avis, pourquoi les Américains sont arrivés en Haïti avec autant d’armes et de soldats ?

Les Américains sont arrivés en Haïti en position de vainqueurs. Ils voulaient démontrer leur force et leur suprématie pour impressionner à la fois la communauté internationale mais aussi, et peut-être surtout, les Haïtiens eux-mêmes. Ils ont senti qu’il y avait en Haïti des sentiments de « ras le bol » concernant l’occupation -aidé par les événements en Guadeloupe contre le gouvernement français. Il y a quelques années, les Français avaient confié aux Américains qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient d’Haïti dans leur arrière-cour mais qu’ils ne devaient pas toucher à la langue française ; les Français tenant à garder la francophonie intacte (bien qu’aujourd’hui trois quarts des Haïtiens parlent anglais) . Aujourd’hui, les Américains investissent leur arrière-cour et programment le quadrillage de l’île, pour ce faire, armes et soldats sont nécessaires.

Dans un article spécialement rédigé pour Newsweek, B. Obama a annoncé qu’il pensait faire un travail de reconstruction à long terme pour remettre le pays à flot, comme les Etats-Unis l’ont fait en Europe au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale, et dans les Balkans pour la guerre au Kosovo, vous l’en remerciez ?

(Rire) Quoique pensent faire les Etats-Unis, Cuba, le Venezuela et l’ALBA (Alliance Bolivarienne) seront toujours à nos côtés. Pour l’heure c’est aux Haïtiens de prendre leurs dispositions et de lutter contre les ingérences. Bien entendu, les Américains vont profiter du chaos qui règne mais ce chaos ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas d’organisations. C’est à nous de trouver un terrain d’entente, un fond commun pour reprendre les choses en main. Les difficultés seront présentes mais sur place le travail doit se faire. C’est à nous de mener la lutte contre l’impérialisme. Nous devons faire ce travail idéologique en poussant les envahisseurs hors de nos frontières. De 1994 à nos jours, Cuba a apporté plus d’aide à Haïti que n’importe quel pays soi disant « ami » et le peuple haïtien en est conscient.

La Conférence de Montréal du 25 janvier a regroupé les « amis » d’Haïti pour évoquer comment organiser l’aide…

Les amis d’Haïti ne font pas partie de ce groupe des 3 Roches, des IFAC. Le Canada a un rôle fondamental au sein de cette trilogie dans laquelle Haïti est au milieu. En effet, il entretient des relations à la fois avec Haïti et la France pour la francophonie, mais aussi avec les Etats-Unis au travers de l’ALENA[4].

Le Canada est un grand manipulateur puisqu’il joue sur tous les tableaux et fait le travail de l’impérialisme. Si les Etats-Unis n’étaient pas venus eux-mêmes pour « gérer » l’après-séisme, ils auraient envoyé le Canada. En ce qui concerne le Brésil, Lula n’a pas encore acquis toute la confiance des Américains, qui ne lui auraient pas laissé l’opportunité de prendre les commandes en Haïti. Par ailleurs, notre « ami » canadien est en pleine appropriation de l’intelligentsia haïtienne puisqu’il lui ouvre grand ses portes. Pour exemple, il y a 5 ans, une seule des trois jeunes filles qui sont allées faire leurs études (payées par le gouvernement haïtien) en Belgique, est effectivement rentrée en Haïti. Donc nous ne sommes pas dupes, les pays présents à cette conférence, ne sont pas nos amis !

Et les relations avec Cuba, quelles sont-elles ?

Depuis la chute de François Duvalier elles étaient très attendues. En 1994, des relations diplomatiques s’engagent enfin sous Aristide. Dès le début, Cuba a déployé l’Aide Sud-Sud en envoyant des médecins, des agronomes… sur l’île pour aider et former les Haïtiens. Un jour, un paysan m’a dit : « les ONG nous donnent à manger et les Cubains nous apprennent à pêcher… » Au contraire des autres pays et ONG présents en Haïti, les Cubains et les Vénézuéliens nous parlent d’égal à égal et surtout, ils ne se sont jamais mêlés des affaires internes du pays. Il n’y a jamais eu d’ingérence de leur part.

Maintenant que les Etats-Unis ont fait main basse sur le pays, comment pensez vous que les relations avec Cuba vont évoluer ?

En 2004, quand Aristide fut chassé, les Français ont tenté de déloger les Cubains mais l’ambassadeur de Cuba est sorti de ses gonds et par crainte de chaos, les Français ont préféré se retirer. Obama va certainement tout faire pour minimiser l’aide cubaine et pousser les coopérants cubains hors du pays. Ce sera impossible puisque les Cubains et les Vénézuéliens ne sont pas nos amis ; ce sont comme nos frères. Cuba reste un élément fondamental, il est notre exemple. S’il le faut il y aura lutte au sein même de l’île pour dénoncer sérieusement l’ingérence des Américains.

Dernièrement, cette ingérence des Etats-Unis a valu aux avions de Médecins Sans Frontières d’être détournés vers la République Dominicaine…

Le détournement des avions de MSF, n’est qu’un faux problème. Les Américains comptaient sur MSF pour agir et faire le travail à Cité Soleil,… ils ont donné pignon sur rue aux ONG étrangères tandis qu’ils gèrent l’aéroport international. MSF réagit simplement pour faire bonne figure mais ces deux impérialismes sont alliés.

Pourtant nous avons pu voir des images télévisées montrer la population haïtienne remerciant les Américains de leur aide et brandissant le drapeau des Etats-Unis…

A Cité Soleil, il y a beaucoup d’ouvriers et beaucoup de journaliers ; ceux ci ont été payés par les Américains pour faire leur éloge et se pavaner avec leur drapeau.

De nombreuses ONG étaient déjà sur place avant le séisme, ce qui a permis de donner les premiers soins aux victimes, vous devez être reconnaissant envers cet élan de solidarité ?

Les ONG font souvent du bon travail sur place, mais profitent généralement de la situation. Il y a en Haïti pratiquement autant d’ONG qu’en Inde, sachant qu’Haïti est un territoire d’environ 27 750 km2 et l’Inde 3 290 000 km2 ! Haïti est une plateforme d’ONG.

Les premières ONG ayant porté secours sont les cubaines et les vénézuéliennes, les autres ont simplement appelé au secours pour faire venir l’aide. Ensuite, ce sont les aides chinoises qui sont arrivées les premières de l’extérieur. De plus, les ONG ont choisi leurs cibles. Quand une ONG vient en Haïti, elle s’installe dans les endroits stratégiques… et chauds, les ONG ne sont donc pas présentes sur toute l’étendue du territoire contrairement aux Cubains. Par ailleurs cette omniprésence entraine des rivalités entre ONG.

Vous semblez critique concernant les ONG…

Les ONG ont toujours été très présentes en Haïti au point qu’elles ont empêché
la lutte, l’élan même de transformation mentale du peuple haïtien. Pour exemple, le père Lannoo a expliqué, lors d’une interview à la télévision suisse en 1986, que la population haïtienne devait être calmée et recentrée pour éviter tous désirs de changement et tendances révolutionnaires. Les ONG ont un rôle politique, voire tampon. Kissinger, le grand stratège de la guerre du Vietnam affirme que « si les ONG avaient existé dans les années 60, il n’y aurait pas eu de guerre au Vietnam ».

Au début, au sein des ONG, il y avait des mouvements de lutte de libération, comme au Nicaragua. En Europe, dans les années 70, les progressistes luttaient contre le pouvoir mais lorsque François Mitterrand arrive au pouvoir, la donne change. Auparavant, une partie de l’argent donnée aux ONG servaient à financer les mouvements de libération. Aujourd’hui, avec les socialistes au gouvernement, ces mouvements ne sont plus aussi viables, notamment parce que ce système de partage des dons est bien connu. Maintenant, il y a des réseaux pour contrôler les ONG. Ce sont des organisations créées par des progressistes, mais le système capitaliste a réussi à détourner le problème. De fait, les ONG sont devenues une plaque tournante des informations ; elles ont d’ailleurs donné de nombreuses informations sur les installations en Irak.

Le président René Préval a lui aussi émis des critiques sur les ONG en soulignant qu’il y avait un véritable manque d’organisation de l’aide internationale.

On peut considérer que le président est pris entre deux feux, mais soyons honnêtes, il est assis sur des ONG bien structurées. En Haïti, il n’y a jamais eu de canalisation des ONG, avec le séisme et le chaos ambiant cela devient plus visible alors Préval fait de belles phrases. Mais chez nous, ce sont les ONG qui choisissent, donc ce sont des faux problèmes, les ONG sont très bien organisées, elles sont structurées en réseaux, ce sont « des balles enrobées de sucre »[5] . Elles se battent entre elles, non pas à couteaux tirés mais à coup d’articles. Les gens se rendront compte au fur et à mesure de ce que cachent les ONG. Lorsqu’elles gouvernaient le pays grâce à Pierre Louis et Soros, Préval était satisfait puisque l’argent rentrait dans les caisses de l’Etat. Ce genre de discours n’a donc aucune valeur quand on connait la réelle situation d’Haïti. Préval ne peut rien faire d’autre.

Vous sous-entendez qu’il est dépassé ?

Il savait parfaitement oĂą il allait mais pas Ă  cette vitesse, pas si vite… Pour l’heure il est Ă  dĂ©couvert. Remettre les clĂ©s de l’aĂ©roport international revient Ă  remettre les clĂ©s du pays.

Comment HaĂŻti peut reprendre sa vie en main ?

Les impérialistes peuvent rester longtemps, mais jamais définitivement. Ils peuvent faire des dégâts comme ils l’ont fait en 1915 et en 1934 lorsqu’ils nous ont laissé l’armée d’Haïti et ce, jusqu’à ce qu’Aristide la chasse. Si le palais national est tombé comme un château de cartes c’est parce qu’il y a des souterrains menant de la police au palais en dessous. Dans ces souterrains de nombreux hommes sont morts torturés par les milices de Duvalier.

Pourquoi Aristide ne revient-il pas ?

Aristide ne peut pas revenir maintenant, il y a trop d’enjeux et il n’a plus d’hommes de main, ni de cadre et il n’est plus soutenu par les impérialistes. Il existe des groupes, clandestins ou non, qui ont de l’argent, qui rassemblent du monde et qui avancent lentement. Il s’agit de distinguer qui sont nos vrais amis et nos vrais ennemis. En Haïti, il y a aussi une lutte des classes et une différence de perception entre homme blanc et homme noir. C’est donc tout un travail de reconstruction aussi bien physique qu’idéologique qu’il faut établir en Haïti. Quoiqu’il en soit, le Canada, la France et les Etats-Unis ne sont pas nos amis et ils l’ont prouvé.

Haïti deviendra t-il la 51ème étoile du drapeau américain ?

Haïti ne sera jamais un Etat américain !

Comment voyez-vous l’avenir ?

L’avenir sera dur, vire même très dur. Les Etats-Unis ont essayé d’hisser leur drapeau sur l’aéroport de Port-au-Prince, mais Préval y a mis un terme. L’étoile américaine ne sera pas pour Haïti. Si un jour Haïti a une étoile, elle sera rouge comme celle de Cuba. Haïti luttera pour retrouver sa souveraineté, le pays est indépendant depuis le 1er janvier 1804 et il le restera. Comme le disait Henri Christophe, nous pouvons mettre le feu dans tout Haïti ; l’impérialisme américain pourra reconstruire, mais cela pourra être détruit. Sur les cendres d’Haïti nous rebâtirons notre Haïti…

Propos recueillis par Maud Bellon, pour Investig’Action

Sur le mĂŞme sujet, lire Ă©galement l’article de Julien Teil Les liaisons incestueuses des ONG avec les Etats et les transnationales

Notes :

[1] Accord du 22 février 2006, article 2.3 : « le gouvernement communiquera à la MINUSTAH copie de tous les accords qu’il aurait pu souscrire avant l’entrée en vigueur de l’accord du 22 février 2006, et qui seraient encore valides. Si la MINUSTAH considère qu’un de ces accords pourrait être incompatible avec son mandat ou avec la bonne exécution du plan de réforme de la Police Nationale Haïtienne, le gouvernement apportera à cet accord les aménagements que la MINUSTAH lui demandera pour éviter cette incompatibilité » et ajoute que le document accorde « à la MINUSTAH l’extension de sa toute puissance au-delà de l’actuel gouvernement de transition »

[2] Alliance Bolivarienne pour les Amériques

[3] Métaphore haïtienne pour caractériser les 3 pays impérialistes : des roches sur lesquelles on fait cuire à manger.

[4] Accord de Libre Echange Nord Américain conclu entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada

[5] Image employée par Mao


jan 30 2010

Les Talibans nient tout contact avec l’occupant en vue de pourparlers (communiquĂ©)

La rĂ©sistance afghane a rĂ©futĂ©, dans un communiquĂ© publiĂ© cette nuit Ă  04h12 (1), les allĂ©gations Ă  propos d’une rencontre avec un Ă©missaire de l’ONU en vue de pourparlers de paix en Afghanistan. Pour les Talibans, la paix n’est pas nĂ©gociable : elle ne peut s’Ă©tablir que par le dĂ©part sans conditions des armĂ©es d’occupation.

paktia

Jeudi, en marge de la confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan Ă  Londres, un responsable de l’ONU avait affirmĂ© que le chef de la mission de l’ONU en Afghanistan, Kai Eide, avait rencontrĂ© des membres actifs des talibans Ă  DubaĂŻ courant janvier en vue de nĂ©gociations.

Ce dernier n’avait pu dire quels membres des talibans avaient participĂ© Ă  cette rencontre mais avait assurĂ© qu’elle avait eu lieu Ă  la demande de la rĂ©sistance.

Lors de la confĂ©rence de Londres sur « l’avenir du pays », le prĂ©sident fantoche Hamid KarzaĂŻ a prĂ©sentĂ© un plan de « rĂ©conciliation » avec les talibans, proposant argent et travail Ă  tous ceux qui dĂ©poseraient les armes.

Le Conseil du commandement des talibans afghans lui avait immédiatement opposé une cinglante fin de non-recevoir. (2)

Mecanopolis

Communiqué de la résistance aghane :

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Le Conseil de commandement de la rĂ©sistance islamique, sur la base de sa position lĂ©gitime prĂ©cĂ©dente, rĂ©fute les rumeurs dans certains mĂ©dias sur la nĂ©gociation entre les reprĂ©sentants de la rĂ©sistance et Kai Eide, un envoyĂ© spĂ©cial de l’ONU.

Le Conseil de commandement estime que ces rumeurs, futiles et sans fondements, font partie d’une machination qui a pour but de diviser les moudjahidins qui mènent la lutte contre l’occupation de notre pays.

En fait, la position unilatĂ©rale de la rĂ©sistance concernant la ConfĂ©rence de Londres (3), a Ă©tĂ© un coup dur Ă  traiter pour les occupants amĂ©ricains et autres. Maintenant l’ennemi veut lancer cette campagne de propagande afin de compenser leur Ă©chec. Mais le Conseil de commandement de la rĂ©sistance et ses Moudjahidins, avec l’aide de Dieu, l’emportera sur leurs efforts misĂ©rables, ainsi que sur tous les autres complots contre le peuple souverain d’Afghanistan.

(Traduit par Mecanopolis)
communique2701Cliquer sur l’image pour l’agrandir
[quote]Le Conseil de commandement de la rĂ©sistance islamique, sur la base de sa position lĂ©gitime prĂ©cĂ©dente, rĂ©fute les rumeurs dans certains mĂ©dias, sur la nĂ©gociation entre les reprĂ©sentants de a rĂ©sistance et Kai Eide, un envoyĂ© spĂ©cial de l’ONU.
Le Conseil de commandement estime que ces rumeurs, futiles et sans fondements, font partie d’une machination qui a pour but de diviser les moudjahidin qui mènent la lutte contre l’occupantion de notre pays.
En fait, la position unilatĂ©rale de la rĂ©sistance concernant la ConfĂ©rence de Londres (3), a Ă©tĂ© un coup dur Ă  traiter pour les occupants amĂ©ricains et autres. Maintenant l’ennemi veut lancer cette campagne de propagande afin de compenser leur Ă©chec. Mais le Conseil de la rĂ©sistance et ses Moudjahidins, avec l’aide de Dieu, l’emportera sur leurs efforts misĂ©rables, ainsi que sur tous les autres complots contre le peuple souverain d’Afghanistan.
[/quote]

Notes :

1. Publié sur ces sites

2. « Les tentatives de l’ennemi d’acheter les moudjahidines en leur offrant de l’argent et des emplois pour qu’ils abandonnent la lutte contre l’ennemi seront vaines » (voir original en langue arabe ci-dessus)

3. « Seule une victoire totale est envisageable : soit les armées d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tués jusqu’au dernier. » Plus de détails dans nos articles du 28 janvier et 23 janvier.

jan 30 2010

L’Islam, une Foi inadaptĂ©e et inadaptable au puzzle du mondialisme (vidĂ©o)

Par HISNOULMUSLIM

Le 21 janvier 2009 Ă  la salle Colbert de l’AssemblĂ©e Nationale, le groupe de rĂ©flexion GĂ©nĂ©ration France créé par Jean-François CopĂ© recevait la prĂ©sidence du think tank amĂ©ricain l’Hudson Institut1.

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Il est fort Ă©tonnant qu’un cercle comme celui de GĂ©nĂ©ration France qui se targuait lors de sa crĂ©ation d’inspirer un nouvel Ă©lan Ă  l’identitĂ© française, reçoive en la personne de Kenneth Weinstein, un groupe de rĂ©flexion impĂ©rialiste amĂ©ricain dont le but avouĂ© est de consolider l’atlantisme au sein de l’Union europĂ©enne et de faire reculer l’Islam « isme »2.

C’est prĂ©cisĂ©ment dans le recoupement de ces informations que l’on prend conscience de la tromperie des mots.

Jean-François Copé :

« Au cĹ“ur de cette dĂ©marche de rĂ©flexion commune, j’ai souhaitĂ© placer le mot «France ». Parce que je suis convaincu que la question essentielle, c’est celle de notre identitĂ©. »3.

Nul doute que la première partie de la citation est correcte mais concernant la seconde il s’agit au minimum d’un double sens et reste Ă  chacun la sensibilitĂ© de dĂ©terminer de quelle identitĂ© il s’agit quand on dĂ©balle le tapis rouge Ă  des groupes dont les seules intĂ©rĂŞts sont d’imposer leur hĂ©gĂ©monie et leurs influences Ă  travers le monde.

Moins d’un an après cette rencontre, Ă  n’en pas douter « pour les intĂ©rĂŞts de la France », le prĂ©sident du groupe UMP Ă  l’AssemblĂ©e prenait tout le monde de vitesse en annonçant le dĂ©pĂ´t dès janvier 2010 d’une proposition de loi visant Ă  interdire le voile intĂ©gral dans l’espace public4.

Le 09 janvier 2010 le grand imam de l’UMP, « Shaykh CopĂ© » nous expliquait dans l’Ă©mission de Thierry Ardisson, Salut Les Terriens – CopĂ©-Burqa Le Face Ă  Face, que le voile intĂ©gral ne faisait pas partie de l’Islam selon lui.

Affirmation nĂ©cessaire pour passer Ă  l’Ă©tape supĂ©rieure consistante Ă  statuer prochainement sur la lĂ©galitĂ© de la libertĂ© de penser de ces fameux « talibans de quartier  » qui contrĂ´leraient le phĂ©nomène du niqab en France5.

Le 5 septembre 2006 le prĂ©sident amĂ©ricain de l’Ă©poque, George W. Bush, mettait en garde le monde contre un Khalifat Islamique aux portes de l’Europe6.

Le 27 aout 2007 c’Ă©tait au tour du PrĂ©sident de la RĂ©publique Française Nicolas Sarkozy, Ă  l’occasion de la confĂ©rence des Ambassadeurs, de mettre en garde contre le Khalifat7.

Il devient alors Ă©vident dans le temps, que la volontĂ© de faire peur avec l’Islam est nourrie et voulue dans le but de se doter d’un droit universel de modeler cette religion selon les convenances d’un « Grand Occident CoalisĂ© » contre un monde Musulman qui, refusant obstinĂ©ment de dĂ©laisser une partie de son Coran et de son mode d’emploi qu’est la Tradition du Prophète Muahmmad, n’est toujours pas incorporable en l’Ă©tat dans leur projet tant couvĂ© d’une gouvernance mondiale et qui commence depuis quelques annĂ©es Ă  Ă©clore de sa coquille.

Qu’avons-nous lĂ  ? Une Foi inadaptĂ©e et inadaptable au puzzle du mondialisme.

Sans mĂŞme Ă©voquer le facteur eschatologique de la situation, c’est prĂ©cisĂ©ment Ă  ce moment de la rĂ©flexion que peut se justifier la stigmatisation, l’hypocrisie et la calomnie Ă  l’encontre de l’Islam ainsi que la prĂ©sence d’une coalition forte de plusieurs centaines de milliers d’Hommes en terre musulmane8 ; dĂ©barquĂ©e lĂ  bas pour expliquer Ă  l’autochtone local Ă  coup de bombe, la supĂ©rioritĂ© de l’Ă©laboration de lois humaines sur leur conception de lois divines exemptes de toutes imperfections.

Le fait est que la plupart des volontĂ©s politiques du monde coalisĂ© sur la question de l’Islam converge vers l’objectif Ă©vident de le modeler comme toutes les autres religions l’ont Ă©tĂ©, quitte Ă  s’autoproclamer les droits et devoirs d’ingĂ©rences sur les populations que l’on aurait dĂ©cidĂ© au prĂ©alable d’affubler du titre de « MĂ©chant ».

HISNOULMUSLIM, pour Mecanopolis

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Notes :

jan 29 2010

Pour la presse europĂ©enne, la « loi française sur la burqa » est islamophobe

Avec une loi qui interdirait le voile islamique intĂ©gral, la France voudrait dĂ©montrer qu’elle prĂ©serve sa tradition laĂŻque. Mais pour beaucoup de journaux, elle apparaĂ®t ainsi de moins en moins tolĂ©rante envers sa minoritĂ© musulmane. RĂ©glementer l’accès aux services publics est une chose, lĂ©gifĂ©rer sur la tenue vestimentaire arborĂ©e sur la voie publique en est une autre. Revue de presse europĂ©enne.

burqa2

C’est un vrai problème qu’explicite la SĂĽddeutsche Zeitung : « Interdire la Burqa, c’est Ă©chapper au problème (…) Mieux vaudrait rĂ©pondre Ă  la question fondamentale de savoir dans quelle mesure on a le droit de vivre selon ses traditions et ses règles religieuses. Au cous de siècles prĂ©cĂ©dents, c’est au christianisme que les sociĂ©tĂ©s occidentales se confrontaient. Aujourd’hui, c’est de plus en plus l’islam qui prend le relais »

A l’enseigne de « l’impossible interdiction », le site Presseurop a dĂ©cortiquĂ© pas mal de journaux europĂ©ens sur ce sujet chaud. Par exemple LibĂ©ration, quotidien pour lequel Ă  la contrainte, la majoritĂ© parlementaire « a tenu Ă  ajouter l’humiliation publique. Pour ces paranoĂŻaques de l’identitĂ© française, il faut donc que ces femmes, pourtant plus victimes que coupables, soit arrĂŞtĂ©es sur la voie publique et verbalisĂ©es ». Cette « exaltations prohibitrice » a quelques chose d’irrationnel et d’inquiĂ©tant ».

En attendant, « on y voit toujours pas très clair sur l’aboutissement ou non, rĂ©glementaire ou non, de ces discussions », commente La Libre Belgique. Car, note le quotidien, « rĂ©glementer les conditions d’accès aux services publics est une chose. Mais lĂ©gifĂ©rer sur la tenue vestimentaire arborĂ©e sur la voix publique en est une autre ». Et le risque existe pour le lĂ©gislateur d’ĂŞtre retoquĂ© par le Conseil constitutionnel ou la Cour europĂ©enne des des droits de l’homme.

Le quotidien danois Politiken estime pour sa part que la « meilleure manière de faire se propager la burqa et le niqab est de les « présenter comme des problèmes ». Ils deviennent ainsi des symboles – non pas de la soumission de la femme – mais de protestation et de défi.

Le Times de Londres confirme que la « burqa n’es pas une cape d’invisibilitĂ©. Toute personne la portant signale qu’elle souhaite rester hors de la sociĂ©tĂ©. Pour autant, personne ne souhaite voir la police arracher les voiles des femmes dans la rue. Les Français sont allĂ©s trop loin ».

Sur le mĂŞme sujet, lire Ă©galement cet article du journal Le Monde : Le New York Times accuse Sarkozy d’attiser la haine

Mecanopolis

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jan 27 2010

Defamation (vidéos vostfr)

Par Gilad Atzmon

Ce film est une dénonciation stupéfiante des conditions morbides qui tiennent prisonnière l’identité juive séculière. Il explore et tourne en ridicule la notion courante d’antisémitisme ainsi que les lobbies qui participent à la diffusion d’une telle phobie. Il dénonce aussi ces propagandistes juifs ethniques qui insistent, pour une raison qu’eux seuls connaissent, pour organiser leur identité autour de l’idée phantasmatique selon laquelle ils seraient pourchassés, diffamés ou haïs pour des raisons « raciales ».

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Etant Israélien, Yoav Shamir, qui a réalisé ce film, a réussi à infiltrer l’Anti-Defamation League d’Abe Foxman. Il a même réussi à se faire engager dans une « mission internationale » de Foxman. Il a également suivi le voyage de lycéens israéliens à Auschwitz. Il nous donne une vision intime de la jeunesse israélienne que l’on endoctrine afin de la placer dans une anxiété collective et dans une névrose totale juste avant son incorporation dans l’armée.

L’impression générale que ce film donne au spectateur est celle d’une situation rien moins que grotesque. Le film étudie l’amplification agressive et vulgaire de la peur parmi les Israéliens et les juifs sionistes. « Nous sommes élevés dans l’idée que nous sommes haïs », dit ainsi une lycéenne israélienne, en route vers un camp de concentration. « L’ADL nous fournit un programme nous expliquant comment être juifs », indique une dame juive âgée.

Première partie (traduite par forum soral)

Shamir nous donne l’opportunité de voir à quel point les jeunes Israéliens se comportent mal dès qu’ils se trouvent en Pologne. Vous pouvez voir leur mépris pour la population locale, leur manque de respect vis-vis des Polonais et des institutions polonaises. Vous pouvez aussi voir des Israéliens en train de projeter leur haine sur d’autres. Pour quelque raison, ils sont convaincus que tout le monde, autour d’eux, en Pologne, est au moins aussi impitoyable qu’ils le sont eux-mêmes. Les jeunes israéliens sont saturés de peur, et pourtant, ils s’éclatent un max : vous pouvez les voir en train de danser dans le bus tout au long de leur trajet vers Auschwitz. Vous pouvez les voir mâchonner des chips tout en regardant un prisonnier musulman * en train de manger sa soupe délayée d’eau.

Shamir nous donne à voir des images inhabituelles d’Abe Foxman en compagnie de dirigeants du monde. Fièrement, le chef de l’ADL insiste pour vendre son produit favori. Shamir présente le commerce de l’ADL sans mâcher ses mots. « Nous (l’ADL) serons vos alliés au Congrès américain ; tout ce que nous demandons, en retour, c’est que vous combattiez l’antisémitisme à nos côtés… » Shamir prend conscience du fait que si Foxman et son ADL sont en mesure de garantir un laissez-passer pour les corridors du pouvoir en Amérique, alors, le message (soi-disant) « antisémite » visité par les « Protocoles des Sages de Sion » est tout à fait pertinent, et qu’il devrait, par conséquent, être débattu ouvertement.

Deuxième partie (traduite par forum soral)

Nous pouvons voir Foxman et sa mission internationale en train de parler au Président de l’Ukraine : il lui assure que l’ADL peut tout à fait l’aider, en Amérique, dès lors qu’il n’établit « aucun lien entre l’Holocauste et l’Holodomor (l’Holocauste des Ukrainiens) ». « Si vous établissiez un tel lien, cela serait contreproductif », ose expliquer Foxman au dirigeant ukrainien.

L’on est fondé à se demander comment il se fait que Foxman, qui vit (bien) des catastrophes juives, est aussi réticent à autoriser les Ukrainiens à réfléchir à leur passé ou à partager celui-ci avec d’autres ?

Bonne question, vraiment ! Je pense qu’au premier chef, c’est l’ « élection » juive qui entre ici en jeu. Foxman n’aime pas que sa raison d’être, à savoir l’Holocauste, soit mise en compétition, éclipsée, voire, pire, défiée par un quelconque autre génocide. Mais cela va plus loin : comme le confirme le professeur à Harvard Yuri Slezkine, dans son chef-d’œuvre The Jewish Century [Le Siècle juif], les juifs furent, en réalité, « les exécutants zélés de Staline » Les juifs bolcheviques furent largement impliqués dans le crime génocidaire perpétré contre le peuple ukrainien, mais aussi contre d’autres peuples. Au cas où quelqu’un voudrait lire des choses au sujet des « juifs de Staline » dans un quotidien sioniste, le journaliste Sever Plocker, du site Ynet (du quotidien israélien Yediot Ahronot) a écrit des choses excellentes à ce sujet. « Nous ne devons pas oublier que certains des plus grands criminels des temps modernes étaient juifs », dit le sioniste Plocker. Abe Foxman est certainement au courant. S’il exige des Ukrainiens qu’ils ne fassent aucun rapprochement entre leur passé horrifiant et la Shoah, c’est tout simplement parce qu’il sait que bien trop nombreux sont les membres de son propre peuple qui ont été directement impliqués dans les crimes perpétrés à l’encontre du peuple ukrainien.

Troisième partie (traduite par forum soral)

Détail intéressant : dans le film, ce sont les juifs orthodoxes qui défient les accusations d’antisémitismes proférées à tout bout de champ. C’est un rabbin qui affirme qu’Abe Foxman crée de l’antisémitisme « parce que c’est son boulot ».

Un autre rabbin affirme que contrairement aux juifs orthodoxes, qui associent intrinsèquement leur judaïté au judaïsme, les hauts-cris à l’antisémitisme sont un phénomène juif séculier, qui satisfait l’avidité d’identité des juifs laïcs.

C’est tout à fait logique : une fois que vous avez enlevé le judaïsme aux juifs, tout ce qui leur reste, c’est le « bouillon de poulet » et l’« antisémitisme ». Foxman avait dû choisir entre ouvrir une charcuterie cachère ou faire la chasse à tous les antisémites. Manifestement, il a opté pour la deuxième solution. Lui et ses crypto-sionistes au sein de la gauche et des médias sont en train de faire carrière en amplifiant la peur d’être pourchassés (des juifs).

Quatrième partie (traduite par forum soral)

Contrairement à Uri Avneri et à Norman Finkelstein, qui apparaissent dans ce documentaire pour dire que l’antisémitisme est exagéré, je pense, personnellement, que le ressentiment envers la politique juive est en train de monter rapidement et constamment. Toutefois, je fais bien la différence entre la notion judéo-centrique d’antisémitisme et le ressentiment politique envers l’idéologie juive. Je ne considère pas que toute forme d’activité antijuive soit une forme d’antisémitisme ou de haine raciale, car ni les juifs ne sont des Sémites, ni ils ne constituent un quelconque continuum racial.

La montée de la haine contre toute forme de politique juive et de lobbies juifs est une réaction à une idéologie tribale, chauvine et suprématiste. Si les juifs politiques, qu’ils soient sionistes ou « juifs antisionistes » sont préoccupés par leur perte de popularité, la seule chose qu’ils doivent faire, c’est apprendre à se regarder dans un miroir.

L’examen au miroir est une libération, dès lors que l’on est assez courageux pour affronter la réalité.

Gilad Atzmon

Cinquième partie (traduite par forum soral)

Sixième partie (traduite par forum soral)

Septième partie (traduite par forum soral)

Huitième partie (traduite par forum soral)

Neuvième partie (traduite par forum soral)

jan 20 2010

Au coeur de la guerre afghane (vidéos)

afghani21

Le journaliste Ross Kemp a suivi des soldats irlandais pendant 6 mois et nous livre ces images. Ce film n’a d’intĂ©rĂŞt que parce que les reportages sur l’Afghanistan sont trop rares. Nous ne cautionnons en aucun cas le message impĂ©rialiste auquel il renvoie.

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jan 19 2010

L’usure, une stratĂ©gie impĂ©rialiste (vidĂ©os)

Par HISNOULMUSLIM

Depuis que l’Homme est l’Homme, les « forts » auraient-ils trouvĂ© le moyen d’esclavager d’avantage les faibles avec le propre consentement de ces derniers par l’usure ; leur faisant ainsi miroiter les fausses parures d’un bas monde propriĂ©tĂ© illusoire de ces premiers ?

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Susciter une demande chez autrui et faire valoir sa propre solution comme essentielle, indispensable, unique et inestimable faisant ainsi de cette solution la seule nĂ©cessite pour l’autre ; ne serait-ce pas lĂ  le coup de maĂ®tre d’une volontĂ© d’asservissement ?

C’est en tout cas clairement ce processus que gĂ©nère l’usure aussi bien Ă  l’Ă©chelle microĂ©conomique que macroĂ©conomique ou comment penser possĂ©der du matĂ©riel alors qu’il n’est que propriĂ©tĂ© d’une entitĂ© privĂ©e ne dĂ©sirant que sa propre Ă©volution ; mais qui pourtant adopte le slogan de mettre l’Homme au centre de tout comme pour mieux tromper son monde du sens rĂ©el d’une telle voie. Slogan ne constituant que la prĂ©tention pour ces entitĂ©s de se doter du pouvoir et de l’intention d’imposer aux Hommes un Destin qui se contrĂ´lerait et qui ne pourrait se percevoir que par l’initiation dont sont garant « ces puissants » sur les petites gens.

Cette stratĂ©gie imparable est-elle le fruit d’un hasard ou la construction d’une pensĂ©e savamment rĂ©flĂ©chie s’emboĂ®tant avec d’autres plans et prenant forme dans un ensemble cohĂ©rent au travers des âges ?

C’est pourtant vers une seule et mĂŞme direction que semble s’Ă©riger ce monde et bien que les bas Ă©tages n’aient de vue d’ensemble sur les Ă©tages supĂ©rieurs tout comme dans une construction oĂą diffĂ©rents corps de mĂ©tiers s’attelleraient et oĂą, seul un architecte dĂ©tiendrait les tenants et aboutissants de la tâche de chacun Ă  l’Ă©dification de son oeuvre.

A l’instar d’une figure pyramidale ne laissant qu’une place en son sommet et Ă  mesure de l’Ă©loignement de celui-ci, la multiplication des acteurs intervenants dans l’Ă©difice associĂ© Ă  la largeur grandissantes des Ă©tages n’allant de paire qu’avec une ignorance grandissante tout au long de la dĂ©cente ; jusqu’Ă  ne trouver en sa base, qu’une masse munie d’une volontĂ© insufflĂ©e par le haut de vouloir assister Ă  la rĂ©ussite du sommet. Le filtre de la hauteur de cette construction ayant jouĂ© le rĂ´le qui lui incombe par les diffĂ©rents moyens mis Ă  sa disposition : La Tromperie !

AnimĂ© par la Foi, c’est pour tenter de rĂ©pondre Ă  ces questions que s’inscrit ces diffĂ©rents travaux qui n’ont pour but que de clarifier modestement diffĂ©rents sujets.

HISNOULMUSLIM, pour Mecanopolis

Le Compte Ar-Ribâ – Chapitre 1 – Du Macrocosme…(Version 1)
envoyé par HISNOULMUSLIM.

Le Compte Ar-Ribâ – Chapitre 2 – …au Microcosme. (Version)
envoyé par HISNOULMUSLIM. 


D’autres vidĂ©os de HISNOULMUSLIM ci-dessous :