Category: Sarkozy

août 23 2010

Techniques d’interrogatoire (fiche pratique #1)

Alors que la rentrĂ©e annonce un chaos social et que la rĂ©pression policière ne cesse de s’accroitre (plus de 800′000 gardes Ă  vue en France en 2009), il nous apparait utile, sinon mĂŞme urgent, de publier une sĂ©rie de fiches pratiques dĂ©diĂ©es aux mĂ©thodes policières. Celle que nous prĂ©sentons aujourd’hui concerne les principales techniques d’interrogatoire, issues d’un manuel rĂ©capitulatif liĂ© aux « cours pratiques » d’un corps de police europĂ©en, dont nous nous sommes procurĂ© un exemplaire.

Nul doute que, dans un proche avenir, tout individu qui contestera l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se dĂ©clarer dans cette catĂ©gorie sera soumis au contrĂ´le permanent des services policiers. L’objectif des fiches que nous publierons, allant des techniques de filature aux opĂ©rations d’infiltration, est de permettre de comprendre et dĂ©jouer l’arsenal rĂ©pressif mis en place par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire, qui considère chaque citoyen comme un ennemi potentiel.

Mecanopolis

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1.) L’argumentation logique

Dans le cas oĂą la preuve de la culpabilitĂ© du suspect a Ă©tĂ© apportĂ©e, l’enquĂŞteur peut choisir de faire appel Ă  ses capacitĂ©s de rationalisation. Le but recherchĂ© en adoptant une pareille attitude est de prĂ©senter au suspect un certain nombre de raison purement logique pour lui faire comprendre qu’il est de son propre intĂ©rĂŞt de fournir d’avantage d’information, et que seule la conduite raisonnable qu’il puisse dĂ©sormais adopter consiste Ă  coopĂ©rer avec la police. L’enquĂŞteur doit lui tenir ce discours en prĂ©sentant les choses sur le ton d’une affaire qu’on traite et afficher un comportement qui exprime l’assurance et la volontĂ© de mener les choses rondement. Il doit faire de façon neutre l’exposĂ© de la situation actuelle du suspect et faire comprendre Ă  celui-ci que l’affaire va maintenant Ă©voluer de façon automatique, impersonnelle, en fonction de l’attitude qu’il va dĂ©cider d’adopter. Il s’agit bien sur de laisser entendre au suspect qu’il bĂ©nĂ©ficiera de mesures d’indulgence et qu’il pourra « s’en tirer » plus aisĂ©ment s’il se monte coopĂ©ratif.

2.) La compréhension

Si l’enquĂŞteur estime que le suspect ne se montrera pas indiffĂ©rent Ă  une tĂ©moignage de comprĂ©hension, il peut dĂ©cider de faire jouer cette corde sensible. L’interrogatoire sera alors conduit en douceur et laissera place Ă  des expressions de sympathie et de commisĂ©ration pour le sujet qui s’est placĂ© dans une situation semblable. L’enquĂŞteur fera vibrer davantage encore cette corde sensible s’il Ă©voque tout ce qui peut toucher l’affectivitĂ© du suspect : sa femme, ses parents, sa religion, sa carrière, sa santĂ©, etc. Tandis qu’il parle au suspect, l’enquĂŞteur doit de prĂ©fĂ©rence s’assoir près de lui, voir lui tĂ©moigner Ă  l’occasion des marques de compassion en posant sur lui ma main de façon amicale. Ce comportement Ă  pour objet de faire naĂ®tre chez le suspect des sentiments de culpabilitĂ© et d’apitoiement sur soi-mĂŞme, et l’amener Ă  rejeter sur les autres la responsabilitĂ© de ses ennuis. Ces tĂ©moignages de sympathies manifestĂ©s par l’enquĂŞteur incitent bien souvent un suspect Ă  se dĂ©charger de ses sentiments de culpabilitĂ© en apportant sa contribution Ă  la suite de l’enquĂŞte.

3.) L’agressivitĂ©

La manière agressive consiste essentiellement pour l’enquĂŞteur en l’adoption d’une attitude lourde de menaces, laquelle donne l’impression au suspect que celui qui l’interroge nourrit contre lui une solide animositĂ© et doit prendre sur lui-mĂŞme pour se retenir de le frapper. De nos jours, il est relativement mal aisĂ© de dĂ©crire ce mode d’interrogatoire hĂ©ritĂ© du fameux « troisième degré » sans encourir le risque de tomber sur le coup d’une infraction aux droits civiques du suspect, raison pour laquelle ce manuel rĂ©sumĂ© restera Ă©vasif sur le sujet. L’observation de cette attitude d’agressivitĂ© peut s’intĂ©grer dans une stratĂ©gie globale d’interrogatoire, quand les deux enquĂŞteurs affichent un des comportements diamĂ©tralement opposĂ©s. Dans les cas semblables, celui des deux enquĂŞteurs qui par son attitude fait ressentir de la peur au suspect peut amener ce dernier Ă  se montrer plus coopĂ©ratif avec l’autre enquĂŞteur, celui qui se montre le plus comprĂ©hensif et le plus gentil.

4.) L’indiffĂ©rence

Une variante de la conduite d’agressivitĂ© consiste pour celui qui interroge Ă  tĂ©moigner au suspect une totale indiffĂ©rence. En l’occurrence, l’attitude de l’enquĂŞteur peut laisser croire au sujet que sa coopĂ©ration ultĂ©rieure n’est nullement souhaitable, mais au fur et Ă  mesure que l’interrogatoire progresse, cette Ă©ventualitĂ© doit cependant se faire jour. L’enquĂŞteur doit donner Ă  celui qu’il questionne l’impression que, pour sa part, il prĂ©fère le voir sĂ©vèrement condamnĂ© pour le dĂ©lit qu’il a commis plutĂ´t que de tenir compte de sa collaboration que celui-ci pourrait Ă©ventuellement apporter au dĂ©roulement de l’enquĂŞte. LĂ  encore, cette tactique reposant sur l’indiffĂ©rence qu’exploite l’un des deux enquĂŞteurs peut-ĂŞtre juxtaposĂ©e Ă  l’attitude diamĂ©tralement opposĂ©e affichĂ©e par son collègue.

5.) « Sauver la face »

Cette tactique consiste pour le policier chargĂ© de l’interrogatoire Ă  fournir au suspect une « échappatoire » psychologique qui lui permettra de se justifier d’avoir pris part Ă  un dĂ©lit. Pour cela, l’enquĂŞteur doit faire comprendre, mais sans jamais le formuler explicitement, qu’une prise en compte attentive des raisons qui ont poussĂ© le suspect Ă  agir comme il l’a fait risque d’attĂ©nuer la part de responsabilitĂ© qu’il a prise dans l’activitĂ© dĂ©lictueuse. En essayant systĂ©matiquement d’expliquer les conduites qui ont Ă©tĂ© celles du suspect jusqu’au moment oĂą il a enfreint la loi, et en faisant de ces conduites les consĂ©quences naturelles de difficultĂ©s ou d’ennuis personnels, l’enquĂŞteur tente ainsi d’amener celui qu’il interroge Ă  parler de l’infraction elle-mĂŞme. Quelques remarques occasionnelles bien placĂ©es au cours de l’interrogatoire ont souvent pour effet de diminuer aux yeux du suspect la part de responsabilitĂ© qu’il aura prise dans l’affaire.

6.) Flatter la vanité

Ici l’enquĂŞteur doit jouer sur l’orgueil, l’autocomplaisance du suspect en faisant allusion Ă  l’intelligence requise pour mener Ă  bien un interrogatoire tout en faisant semblant d’ĂŞtre impressionnĂ© par le montage d’une telle opĂ©ration. Il doit feindre d’afficher un certain respect pour un individu suffisamment astucieux pour assurer la rĂ©ussite d’une entreprise aussi complexe qu’aventureuse. Cette attitude de flatterie amène parfois un suspect Ă  se glorifier de ses activitĂ©s illĂ©gales et Ă  fournir des dĂ©tails supplĂ©mentaires pour impressionner davantage encore l’enquĂŞteur.

7.) L’exagĂ©ration

A l’effet de faire parler un suspect peu enclin Ă  coopĂ©rer, l’officier enquĂŞteur peut dĂ©libĂ©rĂ©ment exagĂ©rer les prĂ©somptions de culpabilitĂ© qui peuvent ĂŞtre reconnues contre lui. Il peut par exemple laisser entendre au suspect qu’il sait parfaitement que sa part de responsabilitĂ© est beaucoup plus importante qu’elle en Ă  l’air, afin d’amener son interlocuteur Ă  faire l’aveu de ses activitĂ©s rĂ©elles dans le but de ne pas encourir une peine plus lourde.

Il existe bien sĂ»r d’autres mĂ©thodes d’interrogatoire que celles que nous venons d’Ă©numĂ©rer, qui sont Ă©galement connues sous d’autres appellations. Ce ne sont lĂ  que les principales techniques utilisĂ©es aujourd’hui par les forces de police. Nous reviendrons prochainement sur le sujet avec une fiche pratique spĂ©ciale qui sera consacrĂ©e aux mĂ©thodes de coercition, de contrainte physique et psychologique utilisĂ©e dans les interrogatoires de police.

A suivre : Techniques de filature et contre-filature (fiche pratique #2)





juin 08 2010

On ne pourra pas sauver le « soldat euro »…

Il y a quinze jours, le banquier suisse Alexandre Wohlwend annonçait avec fracas la fin de l’euro dans les médias suisses, et accusait les États-Unis d’avoir “contaminé l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profit maximum à court terme”. Pour la revue Flash, notre camarade Clovis Casadue a rencontré ce financier qui ne pratique pas la langue de bois.

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Dans un rĂ©cent entretien accordĂ© au quotidien suisse la “Tribune de Genève”, vous avez annoncĂ© la fin de l’euro, rompant ainsi avec le discours feutrĂ© auquel vos banquiers nous ont habituĂ©s.

Je dois préciser que je n’appartiens à aucun parti politique, que je n’ai pas de tendance politique et que je suis viscéralement Suisse, donc neutre en ce domaine. Je ne suis pas non plus un donneur de leçons. Mon analyse est donc fondée sur une profonde réflexion. Je pense que l’euro est réellement malade, il n’y a rien de subversif dans tout cela, mais cette monnaie, par son essence plurinationale, et en raison des déséquilibres des pays la partageant, est vouée à disparaitre.

Et la fin de la devise européenne, ce serait pour quand ?

Je ne veux pas me hasarder dans un pronostic chiffré, mais cela pourrait être assez rapide. J’estime qu’avant cinq ans, les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro pour revenir à leur monnaie nationale. La fin de l’euro s’effectuera par paliers.

Cette monnaie restera un certain temps entre 1,20 et 1,26 dollar, puis viendra une période où elle s’échangera entre 1,12 et 1,14. Enfin, si la “ligne de flottaison” historique à 1,08 dollar est rompue… Ce sera alors le plongeon final…

Les pays de la zone euro pourraient-ils récupérer leur monnaie nationale ?

Je crois que cela est inexorable. C’est d’ailleurs le seul plan de sauvetage possible. L’euro tel qu’il a Ă©tĂ© conçu n’est qu’un leurre. Nous sommes entrĂ©s dans la seconde phase d’une crise mondiale. Une crise qui est structurelle et systĂ©mique.

On a voulu fabriquer une Europe sur le modèle des États-Unis et cela n’est absolument pas viable. Ce qui se passe aujourd’hui avec la Grèce est le premier symptôme du dysfonctionnement.

Quand un État connaît une évolution sociale, financière et salariale qui le met en porte-à-faux par rapport à ses pays partenaires en matière de commerce ou vis-à-vis d’une monnaie commune, on parle alors de “choc asymétrique”. Quand un pays est souverain, il peut régler ce problème par un réajustement, par une dépréciation ou une dévaluation de sa monnaie. Dans le cas présent c’est impossible.

Mais le pouvoir européen voudrait placer les pays de la zone euro – et les Allemands l’ensemble de l’Union européenne – sous tutelle, justement pour en ajuster les économies…

Cette harmonisation fiscale et salariale est impossible. C’est-à-dire placer tout le monde au même niveau pour liquider ce choc asymétrique. La Grande-Bretagne refuse catégoriquement. Les pays de l’Est ne sont pas entrés dans l’Union pour cela, et pour tous les autres, on risque de se retrouver avec une situation de révolte semblable à celle de Mai 68.

En ce moment, l’Europe est euphorique parce qu’elle est droguée à l’endettement. Or cette “solution” ne fait qu’augmenter la dose de drogue en créant encore plus de dettes !

On peut éventuellement créer une embellie temporaire sur les marchés boursiers mais on ne pourra pas sauver “le soldat euro” de cette façon. Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables. On va aller vers une paupérisation grandissante des peuples européens, ce qui risque d’entraîner une crise sociale importante. On le voit déjà aujourd’hui : les pays qui s’en sortent le mieux sont ceux qui, comme le nôtre (la Suisse, Ndlr), ont conservé leur monnaie.

Quel est votre intérêt à vous exprimer dans les médias ?

Depuis l’article de La Tribune de Genève, je n’ai pris que des coups. J’essaie simplement de faire passer, dans le débat démocratique, un autre avis que celui qui est formulé par le consensus financier.

Mon combat est celui de la vérité et de l’honneur. Beaucoup de gens partagent mon opinion.

Parfois, le progrès, c’est de savoir revenir en arrière.

Propos recueillis par Clovis Casadue pour la revue Flash

Publié en exclusivité sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction

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Reproduction libre avec indication des sources


Sommaire de FLASH n°41 :

• Contre la mondialisation : vive le vin français ! Entretien exclusif avec l’œnologue Alexandre Rougé, part en guerre contre le pinard Mc World !

• La basilique de Saint-Denis en ruine ? Karim Ouchikh vole au secours des tombeaux des rois de France. Flash relaie la pétition des Manants du Roi en page 7

• Bhoutan : le pays où l’immigration est interdite. L’Île de Sercq, du droit féodal aux prédateurs capitalistes… Les révélations de Christian Bouchet en pages 8 et 9

• Délinquances : Alain Soral fait le tri en page 11

• Les bois sculptés de Jean de Villiers, artisan français : Marie-Claire Roy les a vus pour vous en page 14

• Contre le fléau Lady Gaga, Nicolas Gauthier a trouvé l’antidote en page 15. C’est Corinne Bailey Rae !

• Clermont-Ferrand, champion de France de rugby ? Gabriel Fouquet salue l’exploit de cette équipe pas comme les autres en page 16…

Pour vous abonner en ligne et en toute sécurité : www.flashmagazine.fr

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mai 14 2010

Bruxelles instaure une dictature économique dans la zone euro

Au mĂ©pris des droits du Parlement et de la volontĂ© des peuples, la Commission europĂ©enne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposĂ©s, mercredi soir, de placer la mise sous tutelle Ă©conomique des seize pays de la zone euro.

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Le prĂ©sident de la Commission, JosĂ© Manuel Barroso, se garde bien de parler de « gouvernement Ă©conomique ». Il a d’ailleurs raison, car le terme exact serait plutĂ´t « dictature Ă©conomique ». Le projet a le mĂ©rite d’ĂŞtre clair : Ă  brève Ă©chĂ©ance, les budgets des pays de la zone euro seront entièrement contrĂ´lĂ©s et dĂ©cidĂ©s par un « triumvirat », composĂ© de la Commission europĂ©enne, de la Banque Centrale EuropĂ©enne et de l’Eurogroupe. Le Parlement de Strasbourg sera totalement Ă©cartĂ© des dĂ©cisions, mĂŞme Ă  titre consultatif. Les pays rĂ©calcitrants se verront amender par Bruxelles, et leurs droits de vote seront suspendus.

C’est bien sĂ»r la crise grecque et les attaques en cours contre le Portugal et l’Espagne qui servent de prĂ©texte Ă  cette abolition pure et simple de la dĂ©mocratie europĂ©enne, prĂ©parĂ©e de longue date (1) et que la rĂ©cente ratification du TraitĂ© de Lisbonne (2) permet de mettre en oeuvre aujourd’hui.

Barroso tombe le masque : l’Europe aura un rĂ©gime policier

« Les États membres doivent avoir le courage de dire s’ils veulent une union Ă©conomique ou pas », a prĂ©venu mercredi JosĂ© Manuel Barroso, dans un discours d’une brutalitĂ© insensĂ©e. « S’ils ne veulent pas d’une union Ă©conomique, alors il faut oublier l’union monĂ©taire. Nous devons nous attaquer aux racines du problème : le renforcement de la coordination des politiques Ă©conomique ». Le message est limpide : qui n’est pas avec nous est contre nous. C’est donc bien un rĂ©gime policier qui est en train de se mettre en place. La crise actuelle est utilisĂ©e pour constitutionnaliser le libĂ©ralisme, ce qu’aucune rĂ©solution dĂ©mocratique n’aurait concĂ©dĂ©, et la souverainetĂ© des nations et des peuples est, de fait, morte et enterrĂ©e.

L’Allemagne, qui, comme nous l’avons indiquĂ© Ă  plusieurs reprises (3), dans un jeu de poker menteur, avait laissĂ© entendre qu’elle Ă©tait attachĂ©e aux souverainetĂ©s nationales – une stratĂ©gie qui n’avait pour seul objectif d’imposer son diktat – a finalement retrouvĂ© ses penchants impĂ©rialistes naturels. La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlĂ© d’un « pas important dans la bonne direction », mĂŞme si « cela signifie que les droits du Parlement soient quelque peu remis en cause ». Quelque peu ? Il faut se pincer pour le croire.

La France fait presque pire, par la voix de son secrĂ©taire d’État aux Affaire europĂ©ennes, Pierre Lellouche, qui a dĂ©clarĂ© : « C’est la contrepartie du plan europĂ©en de sauvetage. La discipline de chacun devient l’affaire de tous. Bruxelles aura le droit de surveiller tous les comptes ».

D’autres collabos mondialistes se sont empressĂ©s de soutenir le projet, tel Pierre Moscovici, dĂ©putĂ© socialiste et ex-ministre des Affaires europĂ©ennes, pour qui « la commission semble enfin se rĂ©veiller. C’est une idĂ©e juste ».

MĂŞme son de cloche de la part du vendu Daniel Cohn-Bendit, eurodĂ©putĂ© d’Europe-Ecologie, qui affirme, sans en avoir honte, « que l’UE dĂ©cide [des budgets] ne me choque pas ».

Que faire ?

La stabilitätkultur allemande semble donc avoir gagnĂ© la partie, au moins provisoirement. NĂ©anmoins, la bataille ne fait que commencer. La proposition du « triumvirat » ne manquera de provoquer de furieux dĂ©bats dans les États membres. En Espagne, au Portugal et en Italie, la contestation s’organise.

A l’heure oĂą nous terminons la rĂ©daction de cet article, nous apprenons qu’une bombe vient d’exploser Ă  Athènes (voir l’article et la vidĂ©o sur notre forum), devant la prison de haute sĂ©curitĂ© de Korydallos, oĂą sont notamment incarcĂ©rĂ©s des membres de l’organisation 17-Novembre.

Rarement, Ă  l’Ă©chelle d’un continent, les temps n’ont Ă©tĂ© aussi prĂ©-rĂ©volutionnaires.

Plus que jamais, nous devons garder Ă  l’esprit ce fait d’expĂ©rience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volontĂ©, avoir des consĂ©quences incalculables.

Mecanopolis

Sur le même sujet, lire également L’Europe donne son feu vert aux spéculateurs

Les citations de José Manuel Barroso, Angela Merkel, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici et Daniel Cohn-Bendit sont issues des quotidiens Libération et Le Monde du 13 mai 2010

Notes :

1. Dès la prĂ©paration du traitĂ© de Maastricht, Jacques Delors, alors prĂ©sident de la Commission, avait proposĂ©, en 1991, que Bruxelles puisse autoritairement dĂ©cider des budgets des Etats membres. L’Allemagne, alors occupĂ©e par sa rĂ©unification (avec la RDA), avait refusĂ©.

2. Le traitĂ© de Lisbonne a renforcĂ© les pouvoirs de la Commission europĂ©enne et donnĂ© une existence juridique Ă  l’Eurogroupe.

3. Lire notre article du 18 mars


avr 21 2010

Légitimité de la lutte armée (entretien vidéo)

Dans le cadre de la campagne pour la libération des militants d’Action Directe, Miguel Benasayag, philosophe, psychanalyste et ancien résistant guévariste en Argentine, s’est exprimé sur la lutte armée dans un entretien filmé. Des paroles qui remettent bien des pendules à l’heure.

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Né en Argentine en 1953, Miguel Benasayag a étudié la médecine tout en militant avec la guérilla guévariste de l’Ejército Revolucionario del Pueblo (ERP, Armée révolutionnaire du peuple). Arrêté trois fois, torturé, emprisonné durant quatre ans, il a pu quitter l’Argentine du dictateur Videla en 1978 suite à l’assassinat de deux religieuses françaises. Grâce à sa double nationalité franco-argentine, il s’est retrouvé, sans le savoir, dans un groupe de Français rescapé des prisons argentines et rapatrié vers un pays qu’il ne connaissait pas.

Arrivé en France, il est resté un temps membre de l’ERP. Il a raccroché peu après une action d’éclat de son organisation : l’exécution du dictateur nicaraguayen Somoza, en septembre 1980, à la demande des sandinistes. Devenu militant de la «nouvelle radicalité», Miguel Benasayag est aussi chercheur et clinicien. Auteur, avec Florence Aubenas, de Résister, c’est créer et de La Fabrication de l’information : les journalistes et l’idéologie de la communication (La Découverte), Miguel Benasayag a publié de nombreux ouvrages (Malgré tout, contes à voix basse des prisons argentines chez Maspéro, Utopie et liberté. Les droits de l’Homme : une idéologie ?, Pour une nouvelle Radicalité, La Chasse à l’enfant : L’effet miroir de l’expulsion des sans-papiers aux éditions La Découverte…).

Le 6 février 2010, Miguel Benasayag a été interviewé par Jacques Garcin et Michel Ducrot dans le cadre de la campagne de solidarité avec les militants d’Action Directe. En parlant de l’extrême violence de la société, de l’hypocrisie et de la lâcheté de la gauche et de l’extrême gauche, de la rationalité des actes d’Action Directe et des tentatives de pathologisation de ces actes, entre autres choses, il nous enlève les mots de la bouche. Écoutons-le :





mar 21 2010

Élections rĂ©gionales, Mecanopolis publie les rĂ©sultats Ă  17h30 avec une marge d’erreur de… 0.3%

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Nos lecteurs noteront que nos prévisions de 17h30 étaient conformes à la dernière estimation des résultats de 22h00.

Dernière mise à jour lundi 22 mars à 06h00

Premières estimations à 17h30

Le prĂ©sident français, mĂŞme s’il s’en dĂ©fend aujourd’hui, a voulu faire de ces Ă©lections un enjeu national. La rĂ©ponse des urnes, ainsi que le taux record d’abstentionnisme, dĂ©montre le ras-le-bol des français envers la Sarkozye. MĂŞme si la gauche n’est pas plus crĂ©dible, elle devrait ĂŞtre en mesure de remporter le grand « chelem ».

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Samedi 20 mars :

13:30 > Fadela Amara bientôt virée du gouvernement

Selon le Canard enchaĂ®nĂ©, c’est Fadela Amara qui sera la première visĂ©e par le remaniement qui succèdera Ă  la dĂ©bâcle de l’UMP. Elle a exaspĂ©rĂ© Sarko en refusant de dire pour qui elle voterait aux Ă©lections rĂ©gionales. Elle a aggravĂ© son cas en rĂ©clamant, le 11 mars, sur le site web du magazine « Capital », un ministère de plein exercice. Et surtout, en dĂ©plorant que « la France soit dirigĂ©e par une caste qui se reproduit entre elle et refuse de s’ouvrir aux autres ».

13h45 > Plus d’un Français sur deux (55%) pourrait s’abstenir au second tour, selon un sondage CSA pour Aujourd’hui en France/Le Parisien paru vendredi. Au premier tour, l’abstention avait atteint le chiffre de 53,5%. Lire la suite.

14h00 > Kouchner proche de la sortie

Il ne fera pas un mauvais score puisqu’il n’est pas candidat, mais Bernard Kouchner fait partie des ministres qui sont dans le collimateur del’ÉlysĂ©e.. Il Ă©tait en Laponie pour le premier tour et il a programmĂ© pour le second un voyage en CorĂ©e et au Japon. Conclusion de Sarko : « Kouchner ne fait pas partie des ministres qui ont mouillĂ© leur chemise ».

14h15 > Seuil de tolérance

Le premier ministre a donné quelques précisions à son entourage sur le calendrier. Il présentera dès le 22 mars sa démission à Sarko, qui la refusera et lui demandera de remanier son gouvernement. Commentaire de Fillon : « Les ministres qui auront fait moins de 40% au second tour seront difficiles à garder. »

14h30 > NO SARKOZY DAY, le 27 mars. Informations ici.

16h30 > Bachelot virée ?

Sarko Ă  rĂ©cemment fait miroitĂ© Ă  Nathalie Kosciuko-Morizet, actuelle secrĂ©taire d’État Ă  l’Economie numĂ©rique, une promotion comme ministre de la SantĂ© Ă  la place de Roselyne Bachelot. NĂ©anmoins, elle n’a pas su tenir sa langue : Le Figaro a publiĂ© l’information. La fureur du chef de l’État a encore redoublĂ© quand il a appris que la bavarde avait reçu, il y a quelques semaines, l’ensemble des directeurs du ministère de la SantĂ©. Histoire de prĂ©parer son entrĂ©e en fonction.

Carla Bruni : Sarko s’endort (parodie)

Dimanche 21 mars :

Les premiers résultats des élections régionales à 18h00 sur Mecanopolis

12h40 > La droite française va boire la coupe

Si l’on en croit les derniers sondages, elle réalisera dimanche un score historiquement bas: 36% au second tour des élections régionales, contre 56% à la gauche, selon l’institut CSA.

Plusieurs des huit ministres alignés dans ce scrutin pourraient sombrer. En Aquitaine, Ifop prédit 29% des voix à celui du Travail, Xavier Darcos, contre 59% au socialiste Alain Rousset. En Poitou-Charentes, le secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau obtiendrait un piètre 37%, face à une Ségolène Royal triomphante à 63%. Lire la suite.

13h15 > 20,90%. Tel est le taux de participation enregistrĂ© ce dimanche peu avant midi pour le second tour des Ă©lections rĂ©gionales. Un score de bon augure ? La semaine dernière, Ă  la mĂŞme heure, le taux de participation n’Ă©tait que de 17,31%.

13h30 > Carla Bruni aurait-elle forcé sur le Botox ?

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Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir communiqué cette information capitale ! :P

13h45 > Confirmation attendue d’un vote sanction contre Sarkozy

Les Français devaient confirmer dimanche, au second tour d’Ă©lections rĂ©gionales, une large dĂ©faite de la majoritĂ© de droite de Nicolas Sarkozy qui alimente dĂ©jĂ  des spĂ©culations sur un prochain remaniement ministĂ©riel.

Les premières indications Ă  la mi-journĂ©e montraient une meilleure participation des Ă©lecteurs que dimanche dernier, lors du premier tour. Selon le ministère de l’IntĂ©rieur, elle s’Ă©levait Ă  18,57% Ă  11H00 GMT contre 16,07% la semaine dernière.

Si la droite s’inclinait en Alsace (est), la dĂ©faite prendrait des allures de dĂ©route pour Nicolas Sarkozy, dĂ©jĂ  mis en demeure par son camp de rĂ©agir par des gestes forts.

Depuis quelques jours, la presse spécule sur un prochain remaniement ministériel et sur son ampleur.

Au premier tour de scrutin, le parti de droite UMP et ses alliĂ©s (26%) avaient Ă©tĂ© devancĂ©s par les socialistes (29%), qui ont fait alliance au second tour avec les Ă©cologistes d’Europe-Ecologie (12%) et la gauche radicale (6%).

Le parti d’extrĂŞme droite Front National (FN) de Jean-Marie Le Pen a rĂ©alisĂ© plus de 11%, et il a pu se maintenir au second tour dans 12 rĂ©gions.

(Source : Le Temps, 21.03.10 Ă  13h15)

16h15 > Les résultats par régions (dès 20h) sur GoogleMap

16h30 > La partie la plus serrée se joue en Alsace, actuellement tenue par la droite. On saura très vite si le défi est réussi ou non.

16h35 > Le prĂ©sident du Front national Jean-Marie Le Pen a votĂ© dimanche Ă  Saint-Cloud pour le second tour des rĂ©gionales, affirmant croire en « une confirmation du succès » du FN au 1er tour et mĂŞme « peut-ĂŞtre un progrès ». « J’attends de ce vote la confirmation de notre succès de dimanche dernier, et aussi peut-ĂŞtre un progrès », a-t-il dit après avoir dĂ©posĂ© son bulletin dans l’urne.

16h40 > Alors qu’il votait Ă  Paris en compagnie de son Ă©pouse Carla Bruni-Sarkozy, Nicolas Sarkozy est quant Ă  lui apparu souriant, mais n’a fait aucun commentaire sur les rumeurs d’un Ă©ventuel remaniement ministĂ©riel.

Samedi, Claude GuĂ©ant, principal collaborateur du prĂ©sident, avait dĂ©clarĂ©: »Quel que soit le cas de figure, il n’y aura pas de grand remaniement. Ce sera un remaniement modeste, technique, parce que de petits ajustements mĂ©ritent d’être faits ».

S’agissant de l’ouverture, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ElysĂ©e a laissĂ© entendre qu’aucune nouvelle personnalitĂ© de gauche ne devrait ĂŞtre nommĂ©e au gouvernement la semaine prochaine en dĂ©clarant que « continuer l’ouverture ne veut pas dire l’élargir ».

17h00 > En attendant les premiers résultats :

Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir envoyé ce clip.

17h15 > Premiers résultats à 17h30

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17h30 > Premières estimations :

Première estimation nationale à 17h30 :

Gauche : 54 %

Droite : 36 %

Front National : 9 %

Taux de participation 17h :

Métropole : 43,47%

Alsace : 40,03%

17h35 > La RĂ©union bascule Ă  droite, selon les premières estimations de l’institut Ipsos.

17h40 > La droite  remporte la Réunion avec 45% des voix selon Ipsos.

17h45 > Taux de participation 17h :

Corse 61,09%

Champagne-Ardenne 40,5%

Centre 45,86%

Bretagne 47,83%

Bourgogne 45,99%

Basse-Normandie 46,25%

Auvergne 49,06%

Aquitaine 46,71%

17h50 > Le taux de participation au second tour des élections régionales atteignait dimanche à 17h 43,47%, soit près de huit points de moins qu’en 2004 à la même heure (51,24%). A 17h au premier tour le 14 mars dernier, ce chiffre était de 39,29%.

18h00 > En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%), toujours selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

18h05 > Selon l’Instititut IFOP/La Lettre de l’Expansion, l’abstention atteindrait 47,5% au second tour. Dimanche dernier, ce taux Ă©tait plus important: 53,67%. Cette augmentation du nombre d’Ă©lecteurs pourrait signifier une remobilisation des Ă©lecteurs de droite.

18h05 > Abstention : Estimation Opinion Way 49,5% – Estimation Sofres 49,00%

18h10 > Auvergne, Basse-Normandie, Pays de la Loire : le PS l’emporte entre 56 et 58 %

18h10 > Pécresse (UMP) perdrait la face entre 40% et 42% contre Huchon qui culminerait entre 58% et 60%

18h15 > Ségolène Royal donnée gagnante en Poitou-Charentes avec près de 63,7% des voix face à Dominique Bussereau.

18h17 > Estimations IDF (IFOP) : Huchon 62%-64%, Percresse 36%-38%

18h25 > Nouvelle estimation nationale :

Gauche : 56 %

Droite : 36 %

Front National :  8 %

18h30 > Toutes les rĂ©gions de la mĂ©tropole Ă  gauche. Seul subsiste un doute pour l’Alsace.

18h40 > Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%).

18h40 > Confirmation : Royal (Gauche) entre 62 et 63,5% remporte Poitou-Charentes. M Malvy (Gauche) entre 63 et 65% remporte Midi-Pyrénées.

Avec ce résultat, on se demande ce que va bien pouvoir Faire Ségolène Royal pour niquer la soirée de Martine Aubry ?

18h50 > Le Front National ferait un très bon score en Alsace (à confirmer).

18h50 >Participation en hausse, la gauche autour de 56%

Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

18h55 > Percheron (PS) l’emporterait avec 57% face ValĂ©rie LĂ©tard (UMP) 26% et Marine Le Pen 17%

19h00 > Alsace, 51% pour Phillipe Richert (UMP), 49% pour Jacques Bigot (PS). Strasbourg vote encore jusqu’Ă  20h.

19h00 > Victoire historique de la gauche*

La majorité de droite sauverait l’honneur au second tour des élections régionales en remportant l’île de la Réunion, selon les premières projections de l’institut de sondage CSA. Le rapport de force global resterait cependant très favorable à la gauche, qui obtiendrait au moins 56% du total des voix, contre 37% à la droite et 7% au Front national, un chiffre faible qui s’explique par sa présence dans seulement 12 régions.

Dans les duels gauche-droite, le score serait de 58% contre 42%. La participation serait en hausse par rapport au premier tour, avec 51% contre 46%.

* Selon le quotidien Le Temps (Genève)

19h05 > FrĂ©dĂ©ric Lefebvre livre ses lumières sur FranceInfo : « Les rĂ©sultats de ce soir: dĂ©faite pour la gauche » :)

19h10 > Le CSA confirme : gauche 56%, droite 37 %, FN 7 %. Duels gauche-droite: 58% Ă  42%.

19h15 > Alsace, dernières estimations : 45% pour Richert(UMP), 44% pour Bigot(PS), Binder (FN) à 11%. Précipitation dans les bureaux de vote à Strasbourg en ce moment même. Il reste 45 minutes.

19h20 > PACA : la gauche est Ă  43%, la droite Ă  33%, le FN Ă  24%

19h20 > Nouvelle estimation nationale :

Estimation nationale Opinion Way : Gauche 52,2%, Droite 37,1%, FN 9,7%

19h25 > Rhone-Alpes : la gauche est Ă  51%, la droite Ă  34%, le FN Ă  15%

19h30 > Estimations de l’abstention

OpinionWay Fiducial pour TF1 et RTL : 49,5%.

TNS-Sofres Logica pour Radio France, France Télévisions, Le Monde et Le Point : 49%.

19h30 > FrĂ©dĂ©ric Lefebvre s’apprĂŞte Ă  trouver raciste de ne parler que des 22 rĂ©gions de mĂ©tropole :P

19h35 > La droite toujours en avance en Alsace. Camarades, encore un effort ! Les bureaux de vote ferment dans 25 minutes…

19h45 > Estimation Télévision suisse romande :

Gauche : 52,2%

Droite : 37,1%

Front national : 9,7%

19h50 > L’Alsace planche sur un rattachement Ă  l’Outre-Mer. Les cigognes demandent l’asile politique :)

19h52 > Confirmation : La Corse est passée à gauche.

19h55 > Lorraine : PS 49,3 ; UMP 31,3 ; FN 19,4

19h56 > Sur quelle chaĂ®ne est FrĂ©dĂ©ric Lefevre ce soir ? Qu’on rigole un peu…

20h00 > Nouvelle estimation nationale d’Opinion Way: la gauche 54,3%, la droite 36,1%, le FN 8,7%

20h01 > La tronche de CopĂ© sur France2… :P

20h05 > PACA : Michel Vauzelle 44%, Thierry Mariani 33,5 et Jean-Marie Le Pen 22,5%.

20h07 > CopĂ© : on ne change pas une Ă©quipe qui perd. L’abruti en remet une couche sur l’interdiction de la burqa, comme si c’Ă©tait la prĂ©occupation des Français…

20h10 > Ah ! On a trouvĂ© FrĂ©dĂ©ric Lefèbvre. Il est sur TF1. Première parole, première connerie : « Le PS et Europe Ecologie confondent rĂ©gionales et lĂ©gislatives ».

Carte (provisoire) Ă  20h20

carte1

20h30 > Fillon a des chaussettes rouges, un signe ? :)

20h35 > Marine à la télé..! cachez les femmes et les enfants !!!

20h36 > Tant pis pour l’Alsace, on l’a jamais trop senti cette rĂ©gion. Puis ici on a horreur de la choucroute et du flammenkĂĽche… :P

20h37 > Aubry et le maquillage ça fait deux ! Vous avez entendu ? Elle a dit « sinsfĂ©ritĂ© ». Un mot qu’elle a manifestement du mal Ă  prononcer…

20h38 > Segolene Royal réalise le meilleur score des 26 régions avec 61% en Poitou-Charentes.

20h40 > Rama Yade découvre que la crise touche les français grâce aux élections. Ispiss di kounasss !

20h42 > MĂŞme le micro de Jean-Marie semblait avoir peur. :)

20h45 > Un militant UMP sur iTĂ©lĂ© au QG de PĂ©cresse : « Revenez nous voir quand on aura descendu une bouteille »

20h46 > FrĂŞche sur France2 accorde 1 minute de silence pour l’UMP et le PS. Il est pas mal ce type finalement.

20h50 > RĂ©action Le Pen : ces rĂ©gionales marquent « l’effondrement du sarkozysme »

Bon, y en a marre. On va pas passer la soirée à commenter ces guignols.

Le but de cette page, c’Ă©tait de faire dĂ©couvrir Mecanopolis Ă  ceux qui ne le connaissaient pas. ;)

C’Ă©tait aussi pour nous un exercice de recherche d’informations.

Vous remarquerez que la première estimation que nous avons publié à 17h30 est très très proche du résultat donné ce soir sur les chaînes de télé.

Bonne fin de soirée tous.

Agata, Spencer & Mecanopolis


mar 14 2010

Un « opposant patriote » est-il un terroriste en gestation ?

Le dernier livre d’Alain Bauer et François-Bernard Huyghe Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire est sorti des Presses Universitaires de France en janvier 2010. Le titre est simpliste mais il s’applique aussi Ă  ses auteurs qui demandent: « Hier, un lecteur attentif aurait sans doute pu prĂ©voir quelles idĂ©es dĂ©boucheraient sur quelles violences. Regretterons-nous demain de ne pas l’avoir fait maintenant ? »

jaisson

ForcĂ©s de reconnaĂ®tre qu’ils avaient falsifiĂ© les rapports de leurs services secrets pour accuser Saddam Hussein de fabriquer des armes de destruction massive, des crapules d’Ă©tat sortirent alors de leur chapeau le concept de « guerre prĂ©ventive« . Celle-ci n’a de fondement dans le droit international pas plus qu’en droit français. Dans un climat serein de paix civile, le public sait d’instinct que ce concept est arbitraire et dangereux. Il en va autrement de gens traumatisĂ© par un terrorisme importĂ© ou inventĂ©, comme l’a montrĂ© Naomi Klein Ă  propos des attentats du 11/9 et d’autres Ă©vènements [1].

Bauer et Huyghe dĂ©veloppent dans leur livre l’application politicarde de ce concept; voici comment ça marche. Ces experts en criminalitĂ© proposent de neutraliser le terroriste qui s’ignore, en criminalisant son milieu. Mais comment cerne-t-on le milieu d’un terroriste qui n’en est pas encore un? Il faut ratisser large, pour n’en rater aucun; la « guerre prĂ©ventive » dĂ©finira donc le « milieu terroriste » comme celui de l’opposition… Oh pas l’opposition de scène de la fausse gauche libĂ©rale, qui regarde ailleurs ou invente une dispute au sommet ou une Ă©lection interne quand son silence gĂŞne ses militants. Les gens qui sont visĂ©s – les opposants patriotes comme Alain Soral [2] – s’opposent Ă  la dissolution de la souverainetĂ© française dans l’Europe rĂ©gionale ultralibĂ©rale, au retour servile de la France dans l’OTAN, au soutien français Ă  l’impĂ©rialisme de l’Oncle Sam, Ă  la politique Ă©trangère pro-israĂ©lienne de Sarkozy et sa soumission au CRIF, Ă  la gĂ©nĂ©ration de tensions intercommunautaires et la diabolisation islamophobe et cætera. Tout rĂ©publicains qu’ils soient, ces ennemis du libĂ©ralisme atlantiste rĂ©clament presque un changement de rĂ©gime – ajoutez la sortie de l’Union EuropĂ©enne – puisque notre RĂ©publique a Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©e par le libĂ©ralisme de la fausse gauche et celui de la droite molle [3] de sa fin première – libertĂ©, Ă©galitĂ© et fraternitĂ©. L’accusation « prĂ©ventive » de « terrorisme potentiel » viendra d’elle-mĂŞme, quand les fonctionnaires du Ministère de l’IntĂ©rieur auront affublĂ© les opposants patriotes du bonnet de la sĂ©dition, Ă  la sortie du cours de « rĂ©pression prĂ©ventive » dispensĂ© par Alain Bauer…

Ce dernier est le pĂ©dagogue sĂ©curitaire que Nicolas Sarkozy parachuta Ă  la tĂŞte de la chaire de criminologie du CNAM, pour lui confier la dĂ©formation des forces de l’ordre. Il publie depuis 1999 des livres critiquĂ©s par les sociologues qui lui reprochent sa vision catastrophiste de la criminalitĂ©, ses statistiques douteuses et son discours politiquement biaisĂ© sur l’insĂ©curitĂ© et le terrorisme. Quand il Ă©tait Grand MaĂ®tre du Grand Orient, il Ă©crivit avec Michel Barat, Grand MaĂ®tre de la Grande Loge de France, un article intitulĂ© « Immigration, une chance pour la France » dans le Figaro du 18/10/2002 [4] avant d’analyser en 2010 les confidences anticipĂ©es du terroriste en gestation. C’est ainsi que Bauer, spĂ©cialiste prolixe de la franc-maçonnerie [5], applique la dialectique maçonne: tension, conflit, solution. Cette dernière profite Ă  qui impose les conditions de la paix après avoir semĂ© la zizanie: Bauer fait entrer les immigrĂ©s le matin et instruit la police et les gendarmes au cours du soir, sur la dĂ©linquance et la menace terroriste. Lit-il aussi Ă  ses Ă©lèves ses vieilles piges au Figaro et le bilan annuel d’AB-Associates, la sociĂ©tĂ© de conseil en sĂ©curitĂ© et gestion des crises, dont il est le prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral?

Denis Jaisson

Notes :

[1] « La stratĂ©gie du choc », Actes Sud, 2008 – «Naomi Klein dĂ©nonce (.) l’existence d’opĂ©rations concertĂ©es clans le but d’assurer la prise de contrĂ´le de la planète par les tenants d’un ultralibĂ©ralisme tout-puissant. Ce dernier met sciemment Ă  contribution crises et dĂ©sastres pour substituer aux valeurs dĂ©mocratiques (.) la seule loi du marchĂ© et la barbarie de la spĂ©culation» (prĂ©sentation de l’Ă©diteur)

[2] Alain Soral est le PrĂ©sident d’EgalitĂ© & RĂ©conciliation

[3] Jean-Claude MichĂ©a, « La double pensĂ©e: Retour sur la question libĂ©rale », Flammarion, 2008 – «Le libĂ©ralisme est, fondamentalement, une pensĂ©e double: apologie de l’Ă©conomie de marchĂ©, d’un cĂ´tĂ©, de l’Etat de droit et de la « libĂ©ration des mours » de l’autre. Mais, depuis George Orwell, la double pressĂ©e dĂ©signe aussi ce mode de fonctionnement psychologique singulier, fondĂ© sur le mensonge Ă  soi-mĂŞme, qui permet Ă  l’intellectuel totalitaire de soutenir simultanĂ©ment deux thèses incompatibles. Un tel concept s’applique Ă  merveille au rĂ©gime mental de la nouvelle intelligentsia de gauche. Son ralliement au libĂ©ralisme politique et culturel la soumet, en effet, Ă  un double bina affolant. Pour sauver l’illusion d’une fidĂ©litĂ© aux luttes de l’ancienne gauche, elle doit forger un mythe dĂ©lirant: l’idĂ©ologie naturelle de la sociĂ©tĂ© du spectacle serait le « nĂ©oconservatisme », soit un mĂ©lange d’austĂ©ritĂ© religieuse, de contrĂ´le Ă©ducatif impitoyable, et de renforcement incessant des institutions patriarcales, racistes et militaires. Ce n’est qu’Ă  cette condition que la nouvelle gauche peut continuer Ă  vivre son appel Ă  transgresser toutes les frontières morales et culturelles comme un combat « anticapitaliste ». La double pensĂ©e offre la clĂ© de cette Ă©trange contradiction. Et donc aussi celle de la bonne conscience inoxydable de l’intellectuel de gauche moderne» (prĂ©sentation de l’Ă©diteur)

[4] Le public n’a pas accès, dans le site Ă©lectronique du Figaro, Ă  cet article dont j’ai l’original. Pourquoi, Monsieur Serges Dassault? Parce que Bauer et Barat promurent dans votre torchon partisan «le nĂ©cessaire renouvellement des populations» – les Français plus bons Ă  rien vous remercient – «permettant de prĂ©server les Ă©quilibres sociaux» (noms d’oiseaux; censurĂ©) et affirmèrent que «l’immigration peut devenir un plus pour la France»… Un plus pour quelle « France »? Celle du roi Fric qui veut Ă  court terme faire baisser les salaires et celle des nĂ©oconservateurs qui veulent provoquer en France le « choc des civilisations » Ă  long terme – dĂ©jĂ  demain? Pour bientĂ´t, Ă  en juger par la culture liberticide de rĂ©pression prĂ©ventive Ă  prĂ©texte sĂ©curitaire, dont Bauer et Huyghe font l’apologie.

[5] Liste des livres écrits par Alain Bauer

mar 07 2010

Bernard Kouchner a-t-il « une tête à vendre des organes » ? (vidéo)

En visite dans l’enclave serbe de Gracanica, au Kosovo, le ministre français de Affaires étrangères Bernard Kouchner a traité un journaliste de Voice of America de « fou » et de « malade ». Celui-ci lui demandait de commenter l’affaire de la « Maison jaune », maison qui aurait servi de clinique clandestine pour un trafic d’organes de civils serbes déportés en Albanie en 1999.

kouchner

Photo : Hashim Thaçi, alors chef de l’entreprise terroriste ALK [UÇK] avec le Premier ministre actuel du Kosovo, Bernard Kouchner, alors administrateur onusien du Kosovo et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement français de Nicolas Sarkozy, Sir Mike Jackson, alors commandant des forces occupantes de l’Otan et actuel consultant pour une entreprise de mercenaires à la Blackwater et le général Wesley Clark, alors commandant suprême de l’Otan et à présent conseiller militaire d’Hillary Clinton.

Budimir Nicic a demandé au chef de la diplomatie française de réagir à des accusations de familles de victimes selon lesquelles il aurait pris part à ce trafic. Bernard Kouchner a répondu en s’esclaffant : « La ventes des organes ! Mais vous êtes malade, non ? J’ai une tête à vendre des organes des organes, moi ? Mais vous êtes fou, vous croyez n’importe quelle connerie ! »

Quant à savoir s’il était au courant de l’existence de la « Maison jaune », Bernard Kouchner a répondu au journaliste de Voice of America : « C’est quoi, les maisons jaunes ? Quelles maisons jaunes ? Pourquoi jaunes ? Monsieur, vous devriez aller consulter. Il n’y a pas eu de maisons jaunes, il n’y a pas eu de ventes d’organes. Les gens qui disent ça sont des salauds et des assassins ! », a-t-il déclaré avant de s’en aller.

Le rire légèrement forcé de Bernard Kouchner

Pourtant les allégations de trafics d’organes avaient été rendues publiques dans un livre publié par l’ancien procureur général du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI-Y), Carla Del Ponte, La Traque, les criminels de guerre et moi (éd. Héloïse d’Ormesson, 2009). Des centaines de civils serbes auraient été kidnappés en 1999 au Kosovo par l’Armée de libération du Kosovo (UCK) et transportés vers le nord de l’Albanie où leurs organes auraient été prélevés et vendus au marché noir.

delponte

Prenant ces informations très au sérieux, le parquet de Serbie pour les crimes de guerre avait ouvert une enquête sur cette affaire en mars 2008. En janvier 2010, un rapporteur du Conseil de l’Europe, Dick Marty, se rendait au Kosovo accompagné de deux enquêteurs. Enfin, le 23 février dernier, un haut fonctionnaire des Nations unies, Philip Alston, demandait à l’Albanie de coopérer pleinement à l’enquête. Les individus kidnappés auraient été séquestrés et opérés dans une maison aux façades jaunes, d’où le nom de « Maison jaune ».

Bernard Kouchner, qui fut Haut représentant des Nations unies au Kosovo entre 1999 et 2001, était en visite ce mardi dans la nouvelle commune de Gracanica. Il s’est rendu au monastère, puis à l’hôpital où il s’est entretenu avec Radmila Trajkovic.

Budimir Nicic, journaliste de Voice of America, s’est dit « blessé et insulté » par la réaction de Bernard Kouchner.

Source : Novopress

fév 24 2010

Manifestation hostile à Sarkozy en Haïti occultée par la presse française

Les mĂ©dias ont dĂ©crit Ă  l’unanimitĂ© le voyage du prĂ©sident Sarkozy en HaĂŻti comme Ă©tant un « succès ». C’est omettre de parler du comitĂ© d’accueil qui attendait le chef de l’Etat français : Slogans anticoloniaux, demandes de dĂ©dommagement et mĂŞme quelques doigts d’honneur. La première visite d’un prĂ©sident français en sol haĂŻtien depuis l’IndĂ©pendance, en 1804, a soulevĂ© la colère de milliers de manifestants, dimanche dernier.

haiti

Nicolas Sarkozy a fait, dimanche dernier, une visite de quelques heures au cours de laquelle il a survolé les zones sinistrées de la capitale avec le président haïtien, René Préval.

Dans la cour du Palais national Ă  demi Ă©croulĂ©, près d’une statue brisĂ©e en deux, le prĂ©sident français a annoncĂ© un plan d’aide de 270 millions d’euros en deux ans, en plus de l’annulation de la dette d’HaĂŻti, qui se chiffre Ă  56 millions d’euros.

Alors que les manifestants n’Ă©taient pas encore au rendez-vous – l’horaire de M. Sarkozy avait manifestement Ă©tĂ© modifiĂ© pour les dĂ©jouer -, le prĂ©sident de la RĂ©publique française a reconnu que la France n’avait pas fait que de bonnes choses pour son ancienne colonie.

«Cette histoire partagĂ©e est douloureuse. La France, ici, n’a pas laissĂ© que de bons souvenirs. Je dois le voir en face», a-t-il admis.

Comme pour lui donner raison, des milliers de manifestants ont convergé vers le Champ-de-Mars quelques minutes à peine après son départ pour dénoncer sa visite.

Sous un soleil de plomb, dans la forte odeur d’urine et d’excrĂ©ments de cette place transformĂ©e en camp de rescapĂ©s depuis plus d’un mois, les manifestants ont scandĂ© des slogans anticoloniaux au son des trompettes et des tambours.

Sur le toit d’un camion au pare-brise dĂ©foncĂ©, les organisateurs ont rĂ©clamĂ© le retour de l’ancien prĂ©sident Jean-Bertrand Aristide, victime d’un coup d’État en 2004.

«Nicolas Sarkozy, l’esclavagisme et le colonialisme sont pires que la catastrophe du 12 janvier», pouvait-on lire sur certaines affiches.

«France, tu nous as fait du tort. Donne-nous notre argent», lisait-on ailleurs.

«La France doit nous rembourser»

Les manifestants ont beaucoup fait allusion au fait que, en 1825, la France a exigĂ© qu’HaĂŻti lui verse 150 millions de francs-or (l’Ă©quivalent de 21 milliards de dollars amĂ©ricains d’aujourd’hui) pour reconnaĂ®tre son indĂ©pendance.

La foule a rĂ©clamĂ© Ă  grands cris qu’on lui rende cet argent.

«Ma maison est tombée, mon bébé dort à la belle étoile. La France doit nous rembourser», a hurlé la jeune Lovely Valcin, 18 ans, dans la cacophonie générale.

«Les blessures de la colonisation et, peut-ĂŞtre pire encore, les conditions de la sĂ©paration ont laissĂ© des traces qui sont encore vives dans la mĂ©moire des HaĂŻtiens», avait d’ailleurs observĂ© Nicolas Sarkozy dans son discours.

Il a Ă©galement tentĂ© de minimiser les divergences entre la France et les États-Unis au sujet de l’organisation de l’aide. «Nous travaillons main dans la main avec les États-Unis», a-t-il martelĂ©, sans rire. Il a assurĂ© que la France excluait l’idĂ©e de «toute tutelle internationale». «Le peuple haĂŻtien est meurtri, le peuple haĂŻtien est Ă©puisĂ©, mais le peuple haĂŻtien est debout», a-t-il lancĂ©, se prenant tout d’un coup pour le gĂ©nĂ©ral De Gaule.

Un peu avant 11h, deux hĂ©licoptères de l’armĂ©e française qui avaient accompagnĂ© le dĂ©part du prĂ©sident français sont revenus atterrir dans la cour du Palais national. Les manifestants, croyant que Nicolas Sarkozy s’y trouvait, se sont prĂ©cipitĂ©s contre les grilles du Palais en scandant «à bas Sarkozy, Ă  bas PrĂ©val». Certains ont brandi un doigt d’honneur vers les hĂ©licoptères.

Source : Cyberpresse.ca

fév 05 2010

Le compte à rebours est lancé

Article mis Ă  jour Ă  14h57 avec l’analyse de Paul Jorion

Le piège s’est refermĂ© sur la Grèce. MalgrĂ© les mesures drastiques prises ces derniers jours par le gouvernement PapandrĂ©ou, les difficultĂ©s du pays vont se prolonger. Elle ne manquera pas d’enclencher une rĂ©action en chaĂ®ne aux consĂ©quences pour l’heure incalculables. L’Allemagne Ă  beau dire que la pĂ©ninsule hellĂ©nique jouit « du soutien total de l’Union europĂ©enne », l’incendie gagne maintenant l’Espagne, le Portugal la Grande-Bretagne et l’Irlande qui ont laissĂ© pendant trop longtemps gonfler des bulles de crĂ©dit qui sont aujourd’hui sur le point d’exploser.

La nuit est en train de tomber sur l’Europe.

Mecanopolis

europenuit

Il règne un silence assourdissant parmi les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, alors que la crise dans la crise que connaît l’Europe est en train de progressivement s’élargir. Centrée initialement sur la Grèce, elle est en train de s’étendre résolument en Espagne et au Portugal. Nous étions suspendus à un signal, qui aurait pu être donné par Jean-Claude Trichet, le président de la BCE – dont une réunion des gouverneurs avait lieu aujourd’hui – mais il n’est pas venu.

La Grèce doit continuer à ne compter que sur elle-même. Jean-Claude Trichet s’est contenté de déclarer que le gouvernement grec avait fait « des pas dans la bonne direction », ce qui impliquait qu’il allait devoir en faire d’autres. Cherchant à relativiser la crise actuelle, comparant le déficit public de la zone euro à celui des Etats-Unis ou du Japon : 6% pour la première et 10% pour les seconds. Une faible parade, puisque ce sont les maillons faibles de la zone euro qui sont menacés (et elle dans son entier, par ricochet) et qu’aucune manifestation de solidarité financière de sa part n’est donc toujours annoncée.

Analyse de Paul Jorion



Car il y a dans la situation actuelle une nouveauté importante : ce ne sont plus seulement les situations particulièrement périlleuses de tel ou tel pays de la zone euro qui semblent motiver les marchés, mais aussi l’inaction et le silence des principaux pays membres, l’Allemagne et la France. Car il est clair que les efforts qui sont demandés à la Grèce, vu leur importance extrême, ne pourront être réellement accomplis que si une aide financière lui est par ailleurs accordée. Sa fragilité de départ est accentuée par sa solitude dans l’épreuve, et non le contraire.

Les déclarations prononcées par Joaquim Almunia, commissaire aux affaires économiques sortant, avaient aggravé hier la tension. « Certains membres de la zone euro, avec des positions de départ différentes, des caractéristiques différentes, partagent des problèmes communs », avait-il déclaré à propos de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Un autre son de cloche prévalait aujourd’hui, afin de tenter de calmer le jeu. Le chef de file de l’Eurogroup, Jean-Claude Junker, déclarait que l’Espagne et le Portugal « ne posent pas de risque ». Caroline Aktinson, la porte-parole du FMI, choisissait pour sa part de décerner un satisfecit aux Grecs: « Nous pensons assurément que les objectifs du plan sont bien choisis ».

Les regards se tournent désormais vers Madrid, qui a préventivement annoncé un plan d’austérité de 50 milliards d’euro sur trois ans, accueilli avec scepticisme tant en raison de son montant et des mesures qu’il implique que des prévisions de croissance sur lequel il repose. Or, les rumeurs se multiplient à propos d’un abaissement de la note de la dette publique espagnole par une nouvelle agence de notation, emboîtant le pas de Standard & Poor’s, qui l’a fait en décembre dernier. Le taux des obligations à trois ans passant en moyenne à 2,61% à l’occasion d’une nouvelle émission, au lieu de 2,13% début décembre. L’Espagne a un autre poids économique au sein de la zone euro que la Grèce, elle en est la 4 éme puissance économique, et tout problème l’atteignant aurait d’importantes répercussions dans toute la zone.

Faute d’informations, on en est réduit à faire des suppositions, afin de comprendre les raisons de l’attitude des principaux pays de la zone euro. Il a été largement fait état de discussions, dans un premier temps, puis plus rien n’est sorti…. On sait seulement qu’une des solutions qui aurait pu être trouvée était la création d’euro-obligations, mais qu’elle a été refusée, depuis déjà des mois, tout à la fois par les Allemands, les Français et les Néerlandais. Car elle reviendrait, tous les pays de la zone émettant ce nouveau type d’obligations bénéficiant du même taux, à faire profiter de celui-ci les pays les plus vulnérables sur le marché de la dette, au détriment des plus forts, qui obtiennent actuellement de meilleurs taux que ceux qu’obtiendraient des euro-obligations. On a également envisagé de réunir des soutiens d’Etats isolés ou de groupes d’Etats, ainsi qu’une intervention de la Banque européenne d’investissement (BEI), qui a aussi été étudiée.

En réalité, le dossier n’est pas technique mais politique. Les mesures qui pourraient être adoptées pour soutenir la Grèce seront inévitablement appelées, en effet, à faire jurisprudence. Les sommes qui devraient être engagées et levées suivant des modalités ad hoc seraient plus que conséquentes et entraîneraient ceux qui les garantiraient, de jure ou de facto, plus loin qu’ils ne sont prêts à l’envisager. Créant par ailleurs une sorte d’aléa moral qu’il est hors de question d’accorder aux gouvernements (alors qu’il l’a été aux banques). Risquant de les induire à chercher à esquiver la mise en vigueur de plans d’austérité, l’objectif numéro 1.

Ce calcul risque d’être de plus en plus difficile à tenir, si l’Espagne et le Portugal entrent à leur tour dans la zone de tempête, risquant de déstabiliser celle de l’euro bien au-delà de ce que pourrait faire la Grèce. En réalité, la solidité de la zone euro est menacée dans les deux cas de figure possibles, en cas d’un secours généralisé à tous ses membres (mutualisant le coût d’une dette devenue énorme), ou en cas d’abandon des pays les plus faibles, ce qui sera très probablement illusoire. Il faut donc choisir entre deux risques.

Car qui dit que les marchés en resteraient là ? N’ont-ils pas compris que, dans la crise actuelle, c’est l’Europe en entier – zone euro et Grande-Bretagne – qui est le maillon faible qu’il faut attaquer ? Que l’éclatement de la zone euro ouvrirait un terrain spéculatif d’élection, permettant d’élargir le champ d’action du Forex (l’énorme marché hautement spéculatif des devises) ? Ils feraient ainsi coup double, disposant de nouveaux leviers pour leurs opérations financières et obligeant les gouvernements à entrer dans la dynamique vertueuse – de leur point de vue – de la résorption de leurs déficits, et de leur sollicitation moindre du marché obligataire. Laissant aux établissements financiers la place pour se financer à moindre coût.

Le compte à rebours est lancé.

François Leclerc

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fév 03 2010

La conférence de Londres a fixé le prix de la défaite occidentale en Afghanistan

Un fond de 360 millions d’euros sera bientĂ´t disponible pour essayer de « ramener Ă  la raison » les « talibans modĂ©rĂ©s », de sorte Ă  ce qu’ils dĂ©posent les armes et cessent d’infliger des pertes aux armĂ©es d’occupation de l’Afghanistan. Un somme jugĂ©e dĂ©risoire par le Pentagone qui, selon le New-York Times, estime Ă  1 milliard de dollars l’effort nĂ©cessaire pour convaincre la rĂ©sistance afghane de rejoindre la vie civile.

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Des sommes qui seront dĂ©pensĂ©es en pure perte puisque, comme nous l’avons indiquĂ© par plusieurs articles sur Mecanopolis (1), la rĂ©sistance afghane ne compte pas nĂ©gocier quoi que ce soit. MalgrĂ© tout, l’OTAN, avec le mĂ©pris du « riche militaire » qui le caractĂ©rise, continue de croire – ou de feindre de croire – que « l’adversaire » demeure achetable et que seule sa pauvretĂ© l’aurait incitĂ© Ă  prendre les armes.

Pour le New York Times, si populations afghanes soutiennent aussi fermement les talibans, c’est surtout « en raison de l’incompĂ©tence du gouvernement KarzaĂŻ, empĂŞtrĂ© jusqu’au cou dans des affaires de corruption et de trafic de drogue ».

Face Ă  une insurrection qui ne cesse de croĂ®tre, Obama et ses « stratèges » ont dĂ©cidĂ© d’envoyer 30′000 hommes en renfort, et demandĂ© aux « alliĂ©s » un « effort supplĂ©mentaire ». L’objectif des amĂ©ricains est en effet d’obtenir que leurs subalternes europĂ©ens alignent d’avantage d’hommes sur le terrain.

Les 4 et 5 fĂ©vrier prochains, ministres de la DĂ©fense et chefs militaires parleront chiffres au QG de l’OTAN, Ă  Mons (Belgique). L’Allemagne a dĂ©jĂ  promis un renfort de 850 soldats et la Roumanie 600, pour une contribution qui devrait s’Ă©lever Ă  10′000 hommes au total. (2)

Mensonges d’État

Selon l’Ă©dition de ce mercredi du Canard enchaĂ®nĂ©, des officiers et des sous-officiers français seront bientĂ´t dĂ©pĂŞchĂ©s en Afghanistan, comme semble l’avoir dĂ©jĂ  confirmĂ© le gĂ©nĂ©ral Georgelin, chef d’Ă©tat-major, en rendant visite Ă  l’amiral amĂ©ricain James Staridis, commandant suprĂŞme des forces militaires en Europe, la semaine dernière. Selon l’hebdomadaire, ils seront directement placĂ©s sous les ordres directs du gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e amĂ©ricaine William Caldwell. Une prĂ©cision que le prĂ©sident Sarkozy cache soigneusement au Parlement et Ă  l’opinion publique.

Autre joli « mensonge d’État », le prĂ©sident français affirme depuis plusieurs mois que la France n’enverrait pas de combattants supplĂ©mentaires en Afghanistan. Des propos confirmĂ©s par Kouchner dans un entretien publiĂ© par Le Figaro du 1er fĂ©vrier : « Le prĂ©sident a dĂ©cidĂ© de ne pas augmenter le nombre de nos forces combattantes ». Or, c’est faux. Tous les instructeurs français, prĂ©sents et futurs, participent aux combats. Ils sont intĂ©grĂ©s dans les unitĂ© afghanes, ils les conseillent dans leurs missions et ils les accompagnent au feu. D’ailleurs, souligne encore Le Canard : « les trois Français rĂ©cemment morts au combat en Afghanistan Ă©taient des instructeurs ».

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Notes :

1. Voir notre article : Obama s’apprĂŞte Ă  demander Ă  l’OTAN 10′000 soldats supplĂ©mentaires pour l’Afghanistan

2. Voir notre article : Les Talibans nient tout contact avec l’occupant

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