Techniques d’interrogatoire (fiche pratique #1)
Alors que la rentrĂ©e annonce un chaos social et que la rĂ©pression policière ne cesse de s’accroitre (plus de 800′000 gardes Ă vue en France en 2009), il nous apparait utile, sinon mĂŞme urgent, de publier une sĂ©rie de fiches pratiques dĂ©diĂ©es aux mĂ©thodes policières. Celle que nous prĂ©sentons aujourd’hui concerne les principales techniques d’interrogatoire, issues d’un manuel rĂ©capitulatif liĂ© aux « cours pratiques » d’un corps de police europĂ©en, dont nous nous sommes procurĂ© un exemplaire.
Nul doute que, dans un proche avenir, tout individu qui contestera l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se dĂ©clarer dans cette catĂ©gorie sera soumis au contrĂ´le permanent des services policiers. L’objectif des fiches que nous publierons, allant des techniques de filature aux opĂ©rations d’infiltration, est de permettre de comprendre et dĂ©jouer l’arsenal rĂ©pressif mis en place par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire, qui considère chaque citoyen comme un ennemi potentiel.
1.) L’argumentation logique
Dans le cas oĂą la preuve de la culpabilitĂ© du suspect a Ă©tĂ© apportĂ©e, l’enquĂŞteur peut choisir de faire appel Ă ses capacitĂ©s de rationalisation. Le but recherchĂ© en adoptant une pareille attitude est de prĂ©senter au suspect un certain nombre de raison purement logique pour lui faire comprendre qu’il est de son propre intĂ©rĂŞt de fournir d’avantage d’information, et que seule la conduite raisonnable qu’il puisse dĂ©sormais adopter consiste Ă coopĂ©rer avec la police. L’enquĂŞteur doit lui tenir ce discours en prĂ©sentant les choses sur le ton d’une affaire qu’on traite et afficher un comportement qui exprime l’assurance et la volontĂ© de mener les choses rondement. Il doit faire de façon neutre l’exposĂ© de la situation actuelle du suspect et faire comprendre Ă celui-ci que l’affaire va maintenant Ă©voluer de façon automatique, impersonnelle, en fonction de l’attitude qu’il va dĂ©cider d’adopter. Il s’agit bien sur de laisser entendre au suspect qu’il bĂ©nĂ©ficiera de mesures d’indulgence et qu’il pourra « s’en tirer » plus aisĂ©ment s’il se monte coopĂ©ratif.
2.) La compréhension
Si l’enquĂŞteur estime que le suspect ne se montrera pas indiffĂ©rent Ă une tĂ©moignage de comprĂ©hension, il peut dĂ©cider de faire jouer cette corde sensible. L’interrogatoire sera alors conduit en douceur et laissera place Ă des expressions de sympathie et de commisĂ©ration pour le sujet qui s’est placĂ© dans une situation semblable. L’enquĂŞteur fera vibrer davantage encore cette corde sensible s’il Ă©voque tout ce qui peut toucher l’affectivitĂ© du suspect : sa femme, ses parents, sa religion, sa carrière, sa santĂ©, etc. Tandis qu’il parle au suspect, l’enquĂŞteur doit de prĂ©fĂ©rence s’assoir près de lui, voir lui tĂ©moigner Ă l’occasion des marques de compassion en posant sur lui ma main de façon amicale. Ce comportement Ă pour objet de faire naĂ®tre chez le suspect des sentiments de culpabilitĂ© et d’apitoiement sur soi-mĂŞme, et l’amener Ă rejeter sur les autres la responsabilitĂ© de ses ennuis. Ces tĂ©moignages de sympathies manifestĂ©s par l’enquĂŞteur incitent bien souvent un suspect Ă se dĂ©charger de ses sentiments de culpabilitĂ© en apportant sa contribution Ă la suite de l’enquĂŞte.
3.) L’agressivitĂ©
La manière agressive consiste essentiellement pour l’enquĂŞteur en l’adoption d’une attitude lourde de menaces, laquelle donne l’impression au suspect que celui qui l’interroge nourrit contre lui une solide animositĂ© et doit prendre sur lui-mĂŞme pour se retenir de le frapper. De nos jours, il est relativement mal aisĂ© de dĂ©crire ce mode d’interrogatoire hĂ©ritĂ© du fameux « troisième degré » sans encourir le risque de tomber sur le coup d’une infraction aux droits civiques du suspect, raison pour laquelle ce manuel rĂ©sumĂ© restera Ă©vasif sur le sujet. L’observation de cette attitude d’agressivitĂ© peut s’intĂ©grer dans une stratĂ©gie globale d’interrogatoire, quand les deux enquĂŞteurs affichent un des comportements diamĂ©tralement opposĂ©s. Dans les cas semblables, celui des deux enquĂŞteurs qui par son attitude fait ressentir de la peur au suspect peut amener ce dernier Ă se montrer plus coopĂ©ratif avec l’autre enquĂŞteur, celui qui se montre le plus comprĂ©hensif et le plus gentil.
4.) L’indiffĂ©rence
Une variante de la conduite d’agressivitĂ© consiste pour celui qui interroge Ă tĂ©moigner au suspect une totale indiffĂ©rence. En l’occurrence, l’attitude de l’enquĂŞteur peut laisser croire au sujet que sa coopĂ©ration ultĂ©rieure n’est nullement souhaitable, mais au fur et Ă mesure que l’interrogatoire progresse, cette Ă©ventualitĂ© doit cependant se faire jour. L’enquĂŞteur doit donner Ă celui qu’il questionne l’impression que, pour sa part, il prĂ©fère le voir sĂ©vèrement condamnĂ© pour le dĂ©lit qu’il a commis plutĂ´t que de tenir compte de sa collaboration que celui-ci pourrait Ă©ventuellement apporter au dĂ©roulement de l’enquĂŞte. LĂ encore, cette tactique reposant sur l’indiffĂ©rence qu’exploite l’un des deux enquĂŞteurs peut-ĂŞtre juxtaposĂ©e Ă l’attitude diamĂ©tralement opposĂ©e affichĂ©e par son collègue.
5.) « Sauver la face »
Cette tactique consiste pour le policier chargĂ© de l’interrogatoire Ă fournir au suspect une « échappatoire » psychologique qui lui permettra de se justifier d’avoir pris part Ă un dĂ©lit. Pour cela, l’enquĂŞteur doit faire comprendre, mais sans jamais le formuler explicitement, qu’une prise en compte attentive des raisons qui ont poussĂ© le suspect Ă agir comme il l’a fait risque d’attĂ©nuer la part de responsabilitĂ© qu’il a prise dans l’activitĂ© dĂ©lictueuse. En essayant systĂ©matiquement d’expliquer les conduites qui ont Ă©tĂ© celles du suspect jusqu’au moment oĂą il a enfreint la loi, et en faisant de ces conduites les consĂ©quences naturelles de difficultĂ©s ou d’ennuis personnels, l’enquĂŞteur tente ainsi d’amener celui qu’il interroge Ă parler de l’infraction elle-mĂŞme. Quelques remarques occasionnelles bien placĂ©es au cours de l’interrogatoire ont souvent pour effet de diminuer aux yeux du suspect la part de responsabilitĂ© qu’il aura prise dans l’affaire.
6.) Flatter la vanité
Ici l’enquĂŞteur doit jouer sur l’orgueil, l’autocomplaisance du suspect en faisant allusion Ă l’intelligence requise pour mener Ă bien un interrogatoire tout en faisant semblant d’ĂŞtre impressionnĂ© par le montage d’une telle opĂ©ration. Il doit feindre d’afficher un certain respect pour un individu suffisamment astucieux pour assurer la rĂ©ussite d’une entreprise aussi complexe qu’aventureuse. Cette attitude de flatterie amène parfois un suspect Ă se glorifier de ses activitĂ©s illĂ©gales et Ă fournir des dĂ©tails supplĂ©mentaires pour impressionner davantage encore l’enquĂŞteur.
7.) L’exagĂ©ration
A l’effet de faire parler un suspect peu enclin Ă coopĂ©rer, l’officier enquĂŞteur peut dĂ©libĂ©rĂ©ment exagĂ©rer les prĂ©somptions de culpabilitĂ© qui peuvent ĂŞtre reconnues contre lui. Il peut par exemple laisser entendre au suspect qu’il sait parfaitement que sa part de responsabilitĂ© est beaucoup plus importante qu’elle en Ă l’air, afin d’amener son interlocuteur Ă faire l’aveu de ses activitĂ©s rĂ©elles dans le but de ne pas encourir une peine plus lourde.
Il existe bien sĂ»r d’autres mĂ©thodes d’interrogatoire que celles que nous venons d’Ă©numĂ©rer, qui sont Ă©galement connues sous d’autres appellations. Ce ne sont lĂ que les principales techniques utilisĂ©es aujourd’hui par les forces de police. Nous reviendrons prochainement sur le sujet avec une fiche pratique spĂ©ciale qui sera consacrĂ©e aux mĂ©thodes de coercition, de contrainte physique et psychologique utilisĂ©e dans les interrogatoires de police.
A suivre : Techniques de filature et contre-filature (fiche pratique #2)
























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