Category: Nicolas Sarkozy

août 23 2010

Techniques d’interrogatoire (fiche pratique #1)

Alors que la rentrĂ©e annonce un chaos social et que la rĂ©pression policière ne cesse de s’accroitre (plus de 800′000 gardes Ă  vue en France en 2009), il nous apparait utile, sinon mĂŞme urgent, de publier une sĂ©rie de fiches pratiques dĂ©diĂ©es aux mĂ©thodes policières. Celle que nous prĂ©sentons aujourd’hui concerne les principales techniques d’interrogatoire, issues d’un manuel rĂ©capitulatif liĂ© aux « cours pratiques » d’un corps de police europĂ©en, dont nous nous sommes procurĂ© un exemplaire.

Nul doute que, dans un proche avenir, tout individu qui contestera l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se dĂ©clarer dans cette catĂ©gorie sera soumis au contrĂ´le permanent des services policiers. L’objectif des fiches que nous publierons, allant des techniques de filature aux opĂ©rations d’infiltration, est de permettre de comprendre et dĂ©jouer l’arsenal rĂ©pressif mis en place par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire, qui considère chaque citoyen comme un ennemi potentiel.

Mecanopolis

pol1

1.) L’argumentation logique

Dans le cas oĂą la preuve de la culpabilitĂ© du suspect a Ă©tĂ© apportĂ©e, l’enquĂŞteur peut choisir de faire appel Ă  ses capacitĂ©s de rationalisation. Le but recherchĂ© en adoptant une pareille attitude est de prĂ©senter au suspect un certain nombre de raison purement logique pour lui faire comprendre qu’il est de son propre intĂ©rĂŞt de fournir d’avantage d’information, et que seule la conduite raisonnable qu’il puisse dĂ©sormais adopter consiste Ă  coopĂ©rer avec la police. L’enquĂŞteur doit lui tenir ce discours en prĂ©sentant les choses sur le ton d’une affaire qu’on traite et afficher un comportement qui exprime l’assurance et la volontĂ© de mener les choses rondement. Il doit faire de façon neutre l’exposĂ© de la situation actuelle du suspect et faire comprendre Ă  celui-ci que l’affaire va maintenant Ă©voluer de façon automatique, impersonnelle, en fonction de l’attitude qu’il va dĂ©cider d’adopter. Il s’agit bien sur de laisser entendre au suspect qu’il bĂ©nĂ©ficiera de mesures d’indulgence et qu’il pourra « s’en tirer » plus aisĂ©ment s’il se monte coopĂ©ratif.

2.) La compréhension

Si l’enquĂŞteur estime que le suspect ne se montrera pas indiffĂ©rent Ă  une tĂ©moignage de comprĂ©hension, il peut dĂ©cider de faire jouer cette corde sensible. L’interrogatoire sera alors conduit en douceur et laissera place Ă  des expressions de sympathie et de commisĂ©ration pour le sujet qui s’est placĂ© dans une situation semblable. L’enquĂŞteur fera vibrer davantage encore cette corde sensible s’il Ă©voque tout ce qui peut toucher l’affectivitĂ© du suspect : sa femme, ses parents, sa religion, sa carrière, sa santĂ©, etc. Tandis qu’il parle au suspect, l’enquĂŞteur doit de prĂ©fĂ©rence s’assoir près de lui, voir lui tĂ©moigner Ă  l’occasion des marques de compassion en posant sur lui ma main de façon amicale. Ce comportement Ă  pour objet de faire naĂ®tre chez le suspect des sentiments de culpabilitĂ© et d’apitoiement sur soi-mĂŞme, et l’amener Ă  rejeter sur les autres la responsabilitĂ© de ses ennuis. Ces tĂ©moignages de sympathies manifestĂ©s par l’enquĂŞteur incitent bien souvent un suspect Ă  se dĂ©charger de ses sentiments de culpabilitĂ© en apportant sa contribution Ă  la suite de l’enquĂŞte.

3.) L’agressivitĂ©

La manière agressive consiste essentiellement pour l’enquĂŞteur en l’adoption d’une attitude lourde de menaces, laquelle donne l’impression au suspect que celui qui l’interroge nourrit contre lui une solide animositĂ© et doit prendre sur lui-mĂŞme pour se retenir de le frapper. De nos jours, il est relativement mal aisĂ© de dĂ©crire ce mode d’interrogatoire hĂ©ritĂ© du fameux « troisième degré » sans encourir le risque de tomber sur le coup d’une infraction aux droits civiques du suspect, raison pour laquelle ce manuel rĂ©sumĂ© restera Ă©vasif sur le sujet. L’observation de cette attitude d’agressivitĂ© peut s’intĂ©grer dans une stratĂ©gie globale d’interrogatoire, quand les deux enquĂŞteurs affichent un des comportements diamĂ©tralement opposĂ©s. Dans les cas semblables, celui des deux enquĂŞteurs qui par son attitude fait ressentir de la peur au suspect peut amener ce dernier Ă  se montrer plus coopĂ©ratif avec l’autre enquĂŞteur, celui qui se montre le plus comprĂ©hensif et le plus gentil.

4.) L’indiffĂ©rence

Une variante de la conduite d’agressivitĂ© consiste pour celui qui interroge Ă  tĂ©moigner au suspect une totale indiffĂ©rence. En l’occurrence, l’attitude de l’enquĂŞteur peut laisser croire au sujet que sa coopĂ©ration ultĂ©rieure n’est nullement souhaitable, mais au fur et Ă  mesure que l’interrogatoire progresse, cette Ă©ventualitĂ© doit cependant se faire jour. L’enquĂŞteur doit donner Ă  celui qu’il questionne l’impression que, pour sa part, il prĂ©fère le voir sĂ©vèrement condamnĂ© pour le dĂ©lit qu’il a commis plutĂ´t que de tenir compte de sa collaboration que celui-ci pourrait Ă©ventuellement apporter au dĂ©roulement de l’enquĂŞte. LĂ  encore, cette tactique reposant sur l’indiffĂ©rence qu’exploite l’un des deux enquĂŞteurs peut-ĂŞtre juxtaposĂ©e Ă  l’attitude diamĂ©tralement opposĂ©e affichĂ©e par son collègue.

5.) « Sauver la face »

Cette tactique consiste pour le policier chargĂ© de l’interrogatoire Ă  fournir au suspect une « échappatoire » psychologique qui lui permettra de se justifier d’avoir pris part Ă  un dĂ©lit. Pour cela, l’enquĂŞteur doit faire comprendre, mais sans jamais le formuler explicitement, qu’une prise en compte attentive des raisons qui ont poussĂ© le suspect Ă  agir comme il l’a fait risque d’attĂ©nuer la part de responsabilitĂ© qu’il a prise dans l’activitĂ© dĂ©lictueuse. En essayant systĂ©matiquement d’expliquer les conduites qui ont Ă©tĂ© celles du suspect jusqu’au moment oĂą il a enfreint la loi, et en faisant de ces conduites les consĂ©quences naturelles de difficultĂ©s ou d’ennuis personnels, l’enquĂŞteur tente ainsi d’amener celui qu’il interroge Ă  parler de l’infraction elle-mĂŞme. Quelques remarques occasionnelles bien placĂ©es au cours de l’interrogatoire ont souvent pour effet de diminuer aux yeux du suspect la part de responsabilitĂ© qu’il aura prise dans l’affaire.

6.) Flatter la vanité

Ici l’enquĂŞteur doit jouer sur l’orgueil, l’autocomplaisance du suspect en faisant allusion Ă  l’intelligence requise pour mener Ă  bien un interrogatoire tout en faisant semblant d’ĂŞtre impressionnĂ© par le montage d’une telle opĂ©ration. Il doit feindre d’afficher un certain respect pour un individu suffisamment astucieux pour assurer la rĂ©ussite d’une entreprise aussi complexe qu’aventureuse. Cette attitude de flatterie amène parfois un suspect Ă  se glorifier de ses activitĂ©s illĂ©gales et Ă  fournir des dĂ©tails supplĂ©mentaires pour impressionner davantage encore l’enquĂŞteur.

7.) L’exagĂ©ration

A l’effet de faire parler un suspect peu enclin Ă  coopĂ©rer, l’officier enquĂŞteur peut dĂ©libĂ©rĂ©ment exagĂ©rer les prĂ©somptions de culpabilitĂ© qui peuvent ĂŞtre reconnues contre lui. Il peut par exemple laisser entendre au suspect qu’il sait parfaitement que sa part de responsabilitĂ© est beaucoup plus importante qu’elle en Ă  l’air, afin d’amener son interlocuteur Ă  faire l’aveu de ses activitĂ©s rĂ©elles dans le but de ne pas encourir une peine plus lourde.

Il existe bien sĂ»r d’autres mĂ©thodes d’interrogatoire que celles que nous venons d’Ă©numĂ©rer, qui sont Ă©galement connues sous d’autres appellations. Ce ne sont lĂ  que les principales techniques utilisĂ©es aujourd’hui par les forces de police. Nous reviendrons prochainement sur le sujet avec une fiche pratique spĂ©ciale qui sera consacrĂ©e aux mĂ©thodes de coercition, de contrainte physique et psychologique utilisĂ©e dans les interrogatoires de police.

A suivre : Techniques de filature et contre-filature (fiche pratique #2)





juin 15 2010

Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin, par Jean Parvulesco

La parution du dernier livre de Jean Parvulesco, La confirmation borĂ©ale, est un Ă©vènement littĂ©raire majeur qui a bien sur Ă©tĂ© totalement occultĂ© par les « mĂ©dias autorisĂ©s ». Pour tous ceux qui veulent comprendre le monde – celui dans lequel nous sommes et celui vers lequel nous nous dirigeons – cet ouvrage, pour lequel Michel Mourlet Ă©crivait il y a peu qu’il « est comme un obus de la Grosse Bertha par rapport aux balles en caoutchouc des forces de l’ordre », sera incontournable.

C’est avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque que nous vous prĂ©sentons, en exclusivitĂ©, un chapitre complet de La confirmation borĂ©ale.

Mecanopolis

oeil

Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin

Par Jean Parvulesco

Que l’on en soit réellement conscients ou pas, nous nous trouvons à présent sur la ligne du partage des eaux de la « grande histoire », soudain proche de son terme : quelque chose y prend fin définitivement, et quelque chose d’autre va bientôt s’y passer, abyssalement, quelque chose d’absolument nouveau.

La terreur sournoise et dégradante exercée, à l’échelle planétaire, par la subversion suractivée de la conspiration mondialiste qu’arme, justifie et n’en finit plus d’imposer sa doctrine du « politiquement correct » soi-disant démocratique, atteint, à l’heure présente, les ultimes limites dé l’insupportable, du cauchemar permanent et total. Arrivant, ainsi, en ces extrémités, à ce paroxysme final de l’affirmation active, des impositions subversives et totalitaires de la conspiration mondialiste en place et de sa terreur démocratique incapacitante, l’histoire mondiale semble s’être momentanément arrêtée dans sa marche, comme auto-immobilisée dans l’attente de l’instant fatal où il lui faudra basculer, inéluctablement, dans un état absolument contraire à celui de son actuel blocage négatif total, changer entièrement de sens.

Car une nouvelle forme spécifique de changement est à présent apparue dans le devenir visible de l’histoire mondiale, une nouvelle forme ontologique d’action directe dans le cours immédiat de l’histoire, qui implique et décide, à terme, quand l’heure en vient, l’auto-destitution aussi totale qu’instantanée, sans la moindre intervention extérieure, de toute situation de pouvoir fondamentalement constituée, s’affirmant politiquement et fût-elle apparemment inexpugnable en ses assises du moment : ce qui semblait ainsi devoir durer indéfiniment, disparaîtra alors d’une mystérieuse manière soudaine, sans laisser de trace, effacé à jamais du courant de l’histoire ; comme si rien il n’y avait eu.

Comprendre ce qui fait avancer l’histoire par en-dessous…

C’est que, lors de ses grands changements, lors de ses grands tournants décisifs, imprévisibles, soudains, l’histoire se trouve forcée de muer, de se transformer de par le mystère même de ses propres profondeurs irrationnelles, mystère en action que seules mènent, depuis l’invisible, les décisions révolutionnaires occultes de la Divine Providence toujours là, toujours dissimulée derrière les événements immédiatement visibles. Comprendre l’histoire dans sa marche, ce n’est pas en pénétrer les raisons objectives, qui ne sont jamais que des apparences arrangées, mais ne pas méconnaître l’identité abyssale de ce qui la mène et fait avancer vraiment, par en-dessous, suivant un dessein providentiellement conçu et conduit d’en dehors des temps.

Ainsi en avait-il Ă©tĂ© de la fin abrupte du communisme soviĂ©tique et de l’ensemble de ses conspirations subversives de dimensions planĂ©taires : sans la moindre intervention visible venant de l’extĂ©rieur de ce qui Ă©tait en train de se passer au moment dĂ©cisif, sans absolument aucune raison objective, Ă  l’heure prĂ©vue – et que personne n’attendait, parce qu’il s’agissait d’une heure occulte, supra-historique – il s’en Ă©tait produit comme un brusque effondrement total, de l’intĂ©rieur de celui-ci, comme un soudain Ă©clair noir, annulant tout, et la plus grande puissance politico-militaire du monde a cessĂ© d’exister, s’est trouvĂ©e comme aspirĂ©e par le nĂ©ant qu’elle portait secrètement en elle, instantanĂ©ment. Et tout Ă  fait dĂ©finitivement, sans trĂŞve ni recours.

L’histoire démocratique de l’Europe est morte

Or cette mĂŞme nouvelle structure ontologique d’auto-destitution instantanĂ©e, mystĂ©rieuse dans ses apparences, vient Ă©galement de frapper l’ensemble de l’actuelle situation politique europĂ©enne. Disparues, dans le nĂ©ant de leur propre auto-destitution, les toutes-puissantes dĂ©mocraties chrĂ©tiennes italienne et allemande, tout comme semble s’être Ă©vanoui le grand rĂŞve impĂ©rial europĂ©en du « gaullisme de la fin » et, en France aussi, le vaste mouvement de mobilisation populaire qu’avait mis en place le Front National, ainsi que le Parti Communiste lui-mĂŞme, Ă©clatĂ©, de l’intĂ©rieur, en des morceaux disparates. Alors que, sous les apparences mĂŞmes de leur pouvoir, Ă  l’heure prĂ©sente inconditionnellement encore en place – en France, en Allemagne, en Italie – la social-dĂ©mocratie, sous-traitance locale de la conspiration mondialiste, installĂ©e partout en Europe, ainsi qu’en Grande Bretagne, se trouve malgrĂ© tout, elle-mĂŞme, dĂ©sormais, Ă  la merci du brusque mouvement sismique des profondeurs qui va la renvoyer, d’un moment Ă  l’autre, Ă  son trou noir d’origine. Ainsi, de Bucarest Ă  Lisbonne, un immense dĂ©sert vide, calcinĂ©, morne, immobile, « suintant des malĂ©fices secrets, imprĂ©visibles », s’étend au comble de la dĂ©solation, au comble de l’impuissance. L’histoire dĂ©mocratique de l’Europe est morte, qui est en train de devenir sa propre fosse commune.

Or c’est bien au-dessus de cette fosse commune déliquescente que va devoir se lever, bientôt, et de quelle manière inattendue, l’immense tourbillon de feu de l’entreprise révolutionnaire grand-européenne de salut et de libération visant à mettre en piste, politiquement et historiquement, ce qu’il est déjà convenu d’appeler l’Empire Eurasiatique de la Fin.

Car, si, dĂ©sormais, en ces temps d’interrègne, sans heure ni espĂ©rance ni plus aucune attente lĂ©gitime, quand l’évidence de l’abdication politique de l’Europe fait fonction d’un champ d’épandage final, seule risque encore d’avoir cours, prĂ©cisĂ©ment, l’ontologie de l’auto-destitution instantanĂ©e de cet ensemble politique en situation terminale – ainsi que cela s’était dĂ©jĂ  vu avec l’auto-destitution politique de l’Union SoviĂ©tique, ou avec le mystĂ©rieux Ă©vanouissement sur place des dĂ©mocratie chrĂ©tiennes europĂ©ennes – il n’est pas moins certain que le mouvement dialectiquement contraire, celui d’une ontologie de renversement total et de reconstitution abyssale, d’une soudaine remontĂ©e paroxystique de l’Être originel, d’une Ă©mergence de renversement absolu et de recommencement absolu d’une situation apparemment fermĂ©e sans recours puisse Ă©galement avoir, lieu, Ă  tout instant. Et tout faire basculer, d’un seul coup.

Un prochain basculement

Aujourd’hui, partout, dans l’espace intérieur propre de la plus Grande Europe, de l’Europe en tant qu’avant-garde révolutionnaire du Grand Continent Eurasiatique, le feu du retour à l’être, du redressement politique révolutionnaire de l’ensemble du continent couve souterrainement, se maintient envers et contre tout, clandestinement disponible dans l’attente de cette « émergence de renversement absolu et de recommencement absolu » qui doit marquer le prochain basculement de l’actuelle situation politique européenne en son propre contraire. Cela, c’est bien la dialectique agissante de la nouvelle forme d’intervention ontologique dans l’histoire qui l’exige, à travers son double commandement de l’auto-destitution du passé, des formes condamnées et déjà révolues, et de la mobilisation abyssale de ce qui, soudain, sera appelé à donner son nouveau visage à l’avenir déjà, secrètement, en marche.

Du projet océanique fondamental de l’Amiral Gorchkov

En conclusion Ă  un travail de recherche politico-rĂ©volutionnaire que je faisais paraĂ®tre, en 1976, sous le titre de La ligne gĂ©opolitique de l’URSS et le « projet ocĂ©anique fondamental » de l’Amiral G. S. Gorchkov, j’avais placĂ©, prophĂ©tiquement – Ă  prĂ©sent je m’en rends compte – les lignes suivantes, dont l’actualitĂ© me paraĂ®t tout Ă  fait saisissante, plus que jamais immĂ©diatement opĂ©ratoire :

«  C’est sous le jour de cette conception intĂ©riorisante de l’histoire qu’il faudra savoir – savoir d’avance, tout est lĂ  – qui, en Union SoviĂ©tique, finira par l’emporter, Ă  l’heure voulue, sur l’autre camp, implacablement, pour s’engager aussitĂ´t Ă  changer – dans un sens ou dans l’autre – la direction et jusqu’à la face mĂŞme de l’histoire du monde. Aujourd’hui comme hier, tel est le but unique : changer la face du monde. Cependant, dans la perspective du but unique, lequel des deux camps l’emportera sur l’autre? Celui qui saura laisser apparaĂ®tre, en son sein, la volontĂ© de destin de l’homme providentiel, qui sera, aussi, l’homme de la dernière bataille. Quand viendra-t-il, celui-lĂ  ? InĂ©luctablement, Ă  l’heure prĂ©vue. »

Or c’est très prĂ©cisĂ©ment l’apparition – l’avènement – de ce que j’appelais, alors, l’« homme providentiel » que, aujourd’hui que les temps sont prĂŞts, va devoir provoquer le basculement final de l’actualitĂ© politique europĂ©enne immĂ©diate dans le sens de son retour rĂ©volutionnaire Ă  l’Être, fournir – au-delĂ  de l’actuel dĂ©sastre de celle-ci – sa forme ontologique dĂ©cisive Ă  un autre recommencement total de l’histoire et de la conscience politique europĂ©ennes, de leurs structures d’affirmation et de prĂ©sence agissante propres, renouvelĂ©es depuis leurs profondeurs originelles retrouvĂ©es.

Car c’est un fait : la déflagration révolutionnaire finale est à présent prête à éclater. Partout en Europe, des « groupes géopolitiques » de conscience et d’intervention politique clandestine impériale grand-européenne, agissant déjà sur des dimensions continentales eurasiatiques, se trouvent à l’affût de l’imminent changement de l’histoire proche de sa fin, changement qui est en train de s’amorcer souterrainement et dont ces « groupes géopolitiques » mobilisés sur place constituent la masse explosive, à laquelle l’apparition de l’« homme providentiel », du nouveau « concept absolu » de l’histoire arrivant à son point critique suprême, apportera le détonateur prédestiné.

La définition idéologico-doctrinale de ce changement annoncé, on peut la trouver, exhaustivement arrêtée, dans un récent document émanant d’une des centrales opérationnelles à l’œuvre, à demi-clandestinement, de ce vaste mouvement politique souterrain, dont celle-ci représente une des actuelles instances décisives d’affirmation révolutionnaire immédiate. De cette définition idéologico-doctrinale, en voici donc, ci-dessous, le document faisant état de son projet opérationnel de base, document connu plus ou moins confidentiellement sous le titre de « Pacte Impérial Eurasiatique ». Je cite, textuellement.

Un document fondationnel : « Le Pacte Impérial Eurasiatique »

« C’est de la confrontation de nos doctrines impériales et catholiques avec la réalité politico-historique actuelle, directe, à laquelle celles-ci s’adressent révolutionnairement, qu’il va en résulter, dialectiquement, l’émergence finale du Grand Empire catholique constituant notre objectif ultime, l’Imperium Ultimum, du Regnum Sanctum, qui devra comporter, en principe, trois stades opérationnels, trois étapes édificationnelles prévues.

Le premier de ces trois stades opĂ©rationnels, celui de l’acte mĂŞme de la mise en piste du projet impĂ©rial final, concernera la crĂ©ation de l’axe Paris-Berlin-Moscou, pĂ´le europĂ©en grand-continental impĂ©rial Ă  venir. Ne devant pas comporter d’intĂ©gration politique Ă  proprement parler de la France, de l’Allemagne et de la Russie, l’axe Paris-Berlin-Moscou n’aura qu’une première fonction de mise en convergence dĂ©finitive et totale de la communion de destin – de la prĂ©destination – des trois pays du pĂ´le fondationnel grand-continental mobilisĂ©s en avant par une mĂŞme vision impĂ©riale irrĂ©vocable, par la dĂ©cision du Pacte Fondamental.

Le deuxième des trois stades opérationnels de l’IMPERIUM ULTIMUM vers la réalisation effective de l’Empire Eurasiatique de la Fin, constitué par l’intégration politico-historique totale de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, de la Russie et de la Grande-Sibérie, de l’Inde et du Japon.

Une deuxième Guerre de Sécession

Quant au troisième stade opĂ©rationnel de l’édification rĂ©volutionnaire impĂ©riale catholique de ce monde et de son histoire finale, il devra inclure, aussi, après la rĂ©duction dĂ©finitive de la conspiration dĂ©mocratique mondialiste menĂ©e par la « Superpuissance PlanĂ©taire des États-Unis » et la libĂ©ration rĂ©volutionnaire de celle-ci, la double instance gĂ©opolitique intĂ©grĂ©e des deux AmĂ©riques, l’AmĂ©rique du Sud et l’AmĂ©rique du Nord. Le troisième stade impĂ©rial de l’histoire finale du monde sera celui de l’apparition de l’Archipel PlanĂ©taire unifiĂ©, entitĂ© suprahistorique, transcendantale, placĂ©e sous la lumière rĂ©vĂ©latrice, parousiale, du REGNUM SANCTUM.

Aussi la conspiration mondialiste de la Superpuissance Planétaire des États-Unis devra-t-elle prendre fin en s’auto-dé-truisant elle-même, dans les termes d’une guerre civile continentale qui sera la répétition à rebours de la Guerre de Sécession américaine, de son propre acte fondationnel des origines (1861-1865).

Lors de cette seconde Guerre de SĂ©cession, ce sera la majoritĂ© nationale oppressĂ©e de la Superpuissance PlanĂ©taire des États-Unis, sa majoritĂ© « sudiste », traditionnelle et spiritualiste, catholique, d’hĂ©ritage europĂ©en en continuitĂ©, qui va devoir l’emporter, irrĂ©versiblement, sur la partie « nordiste », anti-traditionnelle, gauchiste et matĂ©rialiste du continent nord-amĂ©ricain.

Et ce sera la mission prĂ©destinĂ©e de l’AmĂ©rique du Sud qui, entre temps, sous l’impulsion rĂ©volutionnaire de l’Argentine et du Chili, aura dĂ©jĂ  su faire, accomplir sa propre intĂ©gration continentale, que de soutenir, politiquement et stratĂ©giquement, l’effort de la majoritĂ© nationale, « sudiste », des États-Unis dans son entreprise de nettoyage rĂ©volutionnaire final du continent nord-amĂ©ricain lors de la deuxième Guerre de SĂ©cession.

Et c’est ainsi qu’à la fin de l’histoire actuelle de ce monde et au-delà de celle-ci, l’Archipel Planétaire dans sa totalité géopolitiquement intégrale va se trouver identifié, d’une manière transcendantale, supra-historique, avec le concept agissant du Grand Empire Catholique de la Fin, avec le Regnum Sanctum. C’est en cela aussi que nous reconnaissons, et affirmons tout haut, la mission, la prédestination révolutionnaire transcendantale de notre propre génération choisie pour qu’elle prenne sur elle d’accomplir le changement apocalyptique de ce monde, suivant un dessein conçu dans l’invisible. »

Le « signe du départ » : l’apparition d’un nouveau « concept absolu », d’un nouvel « homme providentiel »

Ce sont donc les « groupes géopolitiques » de l’ensemble révolutionnaire grand-européen en situation souterraine qui constituent, à l’heure présente, le dispositif d’émergence, déjà en place, du futur mouvement de basculement sismique, du futur renversement ontologique du sens de l’histoire actuelle à son terme final. Renversement qui marquera le nouveau recommencement révolutionnaire de la nouvelle histoire mondiale s’apprêtant à faire sa soudaine apparition. Laquelle, pour apparaître, n’attend plus que le « signal du départ » de son nouveau destin, l’événement fondamental qui sera celui de l’avènement-là du « concept absolu », de l’« homme providentiel », dans lequel il lui est demandé de s’incarner pour qu’elle puisse agir au niveau de l’histoire visible, encristalliser brusquement, en polariser suractivement sa nouvelle identité révolutionnaire à venir, ou plutôt qui est déjà en train de nous en venir.

Or, avec l’accession de Vladimir Poutine à la magistrature politique suprême de la « Nouvelle Russie », le « concept absolu » de la nouvelle histoire mondiale déjà souterrainement en cours, l’« homme providentiel » du recommencement abyssal de celle-ci, vient assez mystérieusement d’apparaître à la lumière du jour, et faire de par cela même que tout se jette, brusquement, en avant vers cette Totale Weltrevolution dont secrètement nous attendions tous, et depuis si longtemps, la venue définitive, l’« affirmation polaire de la fin ».

Poutine : émanation des conseils secrets des Forces Armées ?

Mais qui est, en fait, Vladimir Poutine? Vladimir Poutine, c’est avant tout et très essentiellement l’émanation directe des conseils secrets rĂ©volutionnaires permanents des Forces ArmĂ©es de l’Union SoviĂ©tique, qui se cherchaient, et qui guettaient l’occasion de faire surface, de franchir la ligne du passage Ă  l’histoire visible, active, depuis dĂ©jĂ  les annĂ©es 1948-1952, quand il y avait eu les premières manifestations de taille de leur action, de leur prĂ©sence combattante, de leur volontĂ© d’affirmation politique propre, non pas contre l’État SoviĂ©tique, mais confidentiellement au sein mĂŞme des structures de pouvoir propres de celui-ci. C’est depuis lors que l’on a pu parler d’une doctrine national-rĂ©volutionnaire immanente des Forces ArmĂ©es de l’Union SoviĂ©tique, doctrine qui est allĂ©e en se prĂ©cisant d’une manière de plus en plus dĂ©cisive Ă  partir des annĂ©es soixante, et dont les thèses gĂ©opolitiques de base se sont trouvĂ©es confidentiellement soutenues par L. I. Brejnev et, par la suite, ouvertement – ou presque – par Y. V. Andropov.

Chtemenko et Ogarkov

Deux personnalités militaires de tout premier plan passent pour avoir été, et restent encore des représentants emblématiques de pointe de la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées Soviétiques, doctrine globale, à demi-clandestine, ou plutôt implicite, mais, dans son temps, de plus en plus active et suractivante là où elle parvenait à agir, et qui, aujourd’hui, est en passe de devenir, effectivement, et tout à fait à découvert cette fois-ci, la doctrine géopolitique officielle de la « Nouvelle Russie ». Ces deux personnalités militaires soviétiques, sont l’ancien chef du CRU et, par la suite, de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS, ainsi que ultérieurement, commandant en chef des forces du Pacte de Varsovie, le Général-Colonel S. M. Chtemenko, et le Maréchal N. V. Ogarkov qui, lui aussi, tout comme le Général-Colonel S. M. Chtemenko, devait accéder, quelques années après, à la tête de l’État-major Général des Forces Armées soviétiques. C’est en tant que chef de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS que le maréchal N. V. Ogarkov avait tenté, et failli même réussir, une prise de contrôle totale de la direction politique de l’URSS par les Forces Armées, ayant finalement échoué à cause de la contre-conspiration rivale, qui allait amener au pouvoir, à travers le secrétariat général du Parti Communiste, Mikhaïl Gorbatchev, pour aboutir, en dernière instance, à l’auto-destitution politique irréversible de l’ancienne Union Soviétique.

Dans son livre capital, qui avait dĂ©finitivement comptĂ© pour toute une gĂ©nĂ©ration de chercheurs, GRU, le plus secret des services soviĂ©tiques, 1918-1988 (Stock, Paris 1988), Pierre de Villemarest appelait le gĂ©nĂ©ral-colonel S. M. Chtemenko « un des premiers gĂ©opoliticiens de l’URSS, peut-ĂŞtre mĂŞme le premier de tous ». Aussi, sur le gĂ©nĂ©ral-colonel S. M. Chtemenko, Pierre de Villemarest Ă©crira-t-il que celui-ci « appartient Ă  un clan d’officiers supĂ©rieurs, certainement « soviĂ©tiques », mais avant tout grand-russiens d’esprit, et parfaitement expansionnistes. » Et aussi : « Pour cette caste, l’URSS est un empire appelĂ© Ă  dominer le continent eurasiatique, non seulement de l’Oural Ă  Brest, mais de l’Oural Ă  la Mongolie, de la Centre-Asie Ă  la MĂ©diterranĂ©e. » Et ensuite : « Sur ce dernier point, Chtemenko est en effet l’homme qui a proprement inventĂ©, de 1948 Ă  1952, non l’invasion Ă©ventuelle de l’Afghanistan, mais son absorption lente par interpĂ©nĂ©tration Ă©conomique continue, avec subversion assortie. Et, parallèlement, l’irruption de l’URSS dans les capitales arabes, Ă  Beyrouth, Damas, Le Caire, Alger. Fin 1948, il exposait dĂ©jĂ  qu’à l’intersection de l’Orient et de l’Asie, l’Afghanistan offrait le moyen stratĂ©gique de couvrir les flottes que commençait Ă  dĂ©velopper l’amiral Serge Gorchkov – un de ses amis personnels – pour dĂ©boucher de la Mer Noire vers la MĂ©diterranĂ©e. » La puissance visionnaire de la gĂ©opolitique d’avant-garde du gĂ©nĂ©ral-colonel S. M. Chtemenko nourrit, encore aujourd’hui, la dĂ©marche active des positions gĂ©opolitiques armant les bases idĂ©ologiques rĂ©volutionnaires de la « Nouvelle Russie » dont Vladimir Poutine incarne et assume les destinĂ©es, le projet impĂ©rial grand-continental eurasiatique et la mission eschatologique finale.

En allant donc à l’essentiel, on peut effectivement avancer que, par dessus l’état de fait du régime soviétique en place, et néanmoins de l’intérieur même de celui-ci, la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées de l’URSS comportait une double perspective opérationnelle intérieure, à la fois géopolitique et transcendantale. Sa doctrine géopolitique comprenait le projet fondamental d’une intégration politique finale, « totale », « impériale », du grand continent eurasiatique dans son ensemble, alors que sa doctrine transcendantale ne faisait que reprendre, renouveler les grands objectifs supra-historiques du tsarisme et d’une certaine conception visionnaire eschatologique, « polaire », de la prédestination spirituelle salvatrice finale, « apocalyptique », de la plus Grande Russie.

Militarisation intégrale et mobilisation générale permanente

Ainsi, quand, vers la fin des annĂ©es soixante, le marĂ©chal N. V. Ogarkov, alors chef de l’État-major GĂ©nĂ©ral de l’URSS, lançait l’appel – et tentait d’en imposer la doctrine – de la « militarisation intĂ©grale » et de la « mobilisation gĂ©nĂ©rale et permanente » de l’appareil de production industrielle et de l’économie soviĂ©tique dans son ensemble, le tout petit nombre de ceux que l’on dit « au courant des choses qu’il ne faut surtout pas savoir » – « tout petit groupe » prĂ©sent, et confidentiellement Ă  l’œuvre en URSS aussi bien qu’en Europe de l’Est, ou en Europe de l’Ouest – n’avait pas manquĂ© de comprendre que l’« Ordre Secret » s’apprĂŞtait Ă  passer Ă  l’offensive finale, dĂ©cisive, l’« Ordre Secret » de la grande conspiration immanente des Forces ArmĂ©es soviĂ©tiques en place, agissant au cĹ“ur mĂŞme du pouvoir soviĂ©tique, qu’elles comptaient changer de l’intĂ©rieur. D’oĂą, alors, presque sur le coup mĂŞme, le limogeage du marĂ©chal N. V. Ogarkov, rentrĂ© provisoirement – mais ne faut-il pas plutĂ´t dire subversivement – dans l’ombre, en attendant la suite. Car l’heure, il faudrait bien le croire, n’en Ă©tait pas encore tout Ă  fait venue de cette « offensive finale » ni, surtout, de ce que celle-ci eĂ»t impliquĂ© et, du coup, rendu irrĂ©versible sur le plan encore non entamĂ© des grandes stratĂ©gies politico-militaires soviĂ©tiques renouvelĂ©es par la reprise Ă  dĂ©couvert de la ligne grand-continentale eurasiatique.

Or, si tout cela n’avait pas pu se faire à ce moment-là, c’est très certainement à présent que cela va devoir se faire, à travers tout ce que signifie la prise du pouvoir, à Moscou, par Vladimir Poutine et le grand renversement révolutionnaire que celle-ci implique depuis les profondeurs.

Retrouver les principes suractivants de l’Empire russe

Cette évidence est fondamentale pour ce qui est là, réellement, en jeu : la thèse immédiatement opérationnelle de la mobilisation totale, de la « mobilisation révolutionnaire » des structures politico-administratives, sociales et culturelles, voire religieuses de la Russie en vue d’un « grand dessein » supra-historique, constituait le noyau central de la doctrine révolutionnaire immanente des Forces Armées russes d’hier et d’aujourd’hui, retrouvant ainsi les principes suractivants de l’Empire Russe des origines, suivant son identité missionnaire, « romaine, impériale », de ses premiers débuts en armes, suivant son « identité abyssale, occulte », « polaire ».

Or c’est bien de cette vision politico-historique visionnaire et de ses grandes thèses opérationnelles géopolitique et transcendantales que Vladimir Poutine est, lui, aujourd’hui, l’héritier, le porteur direct, l’« homme providentiel » appelé à une tâche prédestinée, qu’il lui appartiendra de mener jusqu’au bout.

Et c’est bien dans la lumière révolutionnaire de cette vision qu’il s’agit à présent de situer le véritable sens, tout le sens des récentes déclarations de Vladimir Poutine concernant la mission prédestinée des Forces Armées russes dans le travail de redressement et de salut révolutionnaire de la Russie et partant de l’ensemble du grand continent eurasiatique en tant qu’Empire Eurasiatique de la Fin que lui, Vladimir Poutine, se sait tenu d’assumer, d’une manière inspirée, et sans plus tarder. Car les portes du destin se sont refermées sur lui, et il faudra qu’il fasse ce qu’il incombe désormais de faire. Sans la moindre hésitation.

L’ombre protectrice des Forces Armées

En effet, Vladimir Poutine, le « De Gaulle russe », déclarait récemment que le redressement de la société russe, « actuellement au bord de l’abîme », passe, pour lui, par une réorganisation générale, en profondeur, du pays dans son ensemble, axée sur la priorité d’urgence accordée aux Forces Armées et à leur modèle d’agencement et de fonctionnement structurel, qui doivent devenir l’ossature organisationnelle du renouveau révolutionnaire de la « Nouvelle Russie », le noyau agissant de la naissance même des « temps nouveaux », l’expression des « temps nouveaux » étant en passe d’apparaître comme une rengaine obsessionnelle des bouleversements en cours ou à venir, le nouveau mot de passe. Et cela à telle enseigne que la future reprise industrielle de la Russie devra se trouver soutenue, dans un premier temps, sur l’exploitation suivie, intensive, du fonds des « technologies spéciales d’avant-garde » dont disposeraient actuellement les Forces Armées.

Induire une conception hautaine et « romaine » de l’État

Ainsi l’ombre protectrice de celles-ci s’étend-elle à nouveau sur l’ensemble de la société russe : les « nouveaux temps » de Vladimir Poutine viennent de ramener l’obligation formelle de la préparation militaire à l’école, et celle-ci suivie de près par les nominations en masse de militaires aux postes-clefs, aux postes stratégiques du renouvellement, de la réorganisation de la situation politico-administrative, sociale, économique et industrielle de la Russie ainsi poussée vers l’ère des changements accélérés, vers son abrupte « normalisation ». Reconstituer l’État, refaire et imposer une continuité, une volonté, une conception hautaine, « romaine » de l’État, tel semblerait être le but principal et immédiat de Vladimir Poutine, qui, par ailleurs, entretient le culte du secret, du non-dévoilement de ses plans d’action (culte du secret révélateur d’une ancienne habitude impériale russe, reprise en continuité par le pouvoir soviétique).

D’autre part, on n’ignore pas l’influence directe et profonde exercée, sur les milieux proches du groupe de commandement politico-militaire personnel de Vladimir Poutine, par le « manuel de géopolitique » impériale grand-européenne, eurasiatique et « transcendantale », « polaire », d’Alexandre Douguine, conseiller politique du Président de l’Assemblée Nationale de la Russie, chargé plus particulièrement de la direction active de la « cellule géopolitique » de celle-ci, entité responsable de la définition des grandes lignes de force géopolitiques actuelles et à venir de cette « Russie naissante » dont Vladimir Poutine entend forger les nouvelles destinées révolutionnaires.

Aussi l’importance qu’Alexandre Douguine et ses conceptions géopolitiques impériales eurasiatiques sont en train de gagner actuellement auprès du groupe de commandement politico-militaire de Vladimir Poutine apparaît-elle comme extrêmement significative, lourde de promesses d’avenir, parce que la pensée de notre camarade Alexandre Douguine est celle, précisément, de l’ensemble de nos « groupes géopolitiques » actuellement en action, les positions de combat et les thèses opérationnelles d’Alexandre Douguine sont les mêmes que celles avancées par le « Pacte Impérial Eurasiatique » cité déjà dans lé courant du présent article. Là, une boucle est bouclée, qui va profondément marquer les futures destinées politico-spirituelles du continent eurasiatique, et plus particulièrement de la plus Grande Europe.

Les anciennes républiques musulmanes d’URSS : une chaîne d’instabilité sur laquelle il ne faut pas céder

Il est d’autre part certain que si Vladimir Poutine a choisi d’axer sa propre prise de pouvoir politique sur le problème d’un règlement intégral et définitif du conflit de Tchétchénie, il avait parfaitement compris que, céder en Tchétchénie, ce serait devoir céder, ultérieurement, sur toute la ligne face au permanent complot suscité par la conspiration mondialiste, à travers la Turquie et derrière les manigances de l’islamisme fondamentaliste, sur le flanc méridional du continent eurasiatique, tout le long de la chaîne d’instabilité des républiques islamistes de l’ancienne Union Soviétique. Dans mon for intérieur, j’ai décidé que ma mission, que ma mission historique consisterait à régler le problème du Caucase-Nord, affirmait Vladimir Poutine dans un entretien avec la revue Kommersant de Moscou.

Or, si, comme il n’arrête pas de le dire, pour Vladimir Poutine, la guerre de Tchétchénie, guerre de déstabilisation et d’infiltration aux objectifs essentiellement subversifs, représente la ligne d’opposition de l’Islam et de la Chrétienté, il ne pouvait pas non plus ne pas comprendre, aussi, que, dans une guerre de religions, il s’agit de la confrontation irréductible de deux religions qui ne saurait prendre fin que par l’abdication de l’une devant l’autre de ces religions, et par conséquent d’une guerre totale.

Mais ce n’est certes pas lĂ  seulement la raison pour laquelle Vladimir Poutine ne cesse d’accentuer la nĂ©cessitĂ© de l’intĂ©gration Ă  part entière de l’orthodoxie dans le bloc actuel du patrimoine rĂ©volutionnaire de la « Nouvelle Russie ». C’est qu’en mĂŞme temps qu’il n’y a pas d’Empire sans une religion d’Empire, que l’acte fondationnel de la crĂ©ation – ou du renouvellement – d’un Empire ne saurait ĂŞtre que d’une nature exclusivement religieuse. Et que la grande mission eschatologique finale de la « Nouvelle Russie » se doit d’être, en dernière analyse, une mission religieuse.

Dans l’entretien déjà cité avec la revue Kommersant, Vladimir Poutine déclarait, aussi, que, quelques années après la mort de sa mère, qui l’avait fait baptiser clandestinement dans la religion orthodoxe, celle-ci lui avait donné sa croix de baptême, pour que, lors d’un voyage qu’il lui avait fallu faire en Israël, il la fasse bénir « sur le tombeau du Christ ». Et, ajoute-t-il, « pour ne pas la perdre, je l’ai mise autour de mon cou. Et, depuis, je l’y ai gardée. »

De toutes les façons, la « Russie Nouvelle » doit absolument se souvenir, sans cesse, qu’elle doit le miracle inconcevable de sa brusque libération du communisme, « comme par enchantement », au fait que, en communion avec tous les Évêques du monde, le Pape Jean Paul II avait consacré la Russie au Cœur Immaculé de Marie, suivant le vœu et la promesse sous condition qu’avaient prononcés la Vierge Marie lors de son apparition à Fatima, au Portugal, en 1917, l’année même où la Russie sombrait dans le cauchemar halluciné, dans le cauchemar sanglant et sombre de soixante-dix années de terreur communiste.

Mais il y a plus. Suivant la prophétie de Saint Maximilien Kolbe, le martyr de la charité d’Auschwitz, pour que la « Nouvelle Russie » puisse être vraiment au rendez-vous de ses retrouvailles prévues avec ses plus grandes destinées à venir, il faudrait que, sur la plus haute tour du Kremlin, l’Étoile Rouge soit remplacée par une statue votive de la Vierge Marie, symbole annonciateur du Regnum Mariae. Ce n’est qu’un symbole, mais c’est sans doute de ce symbole que dépend entièrement l’avenir eschatologie de la Russie et partant de l’ensemble impérial du grand-continent eurasiatique Cela, je ne sais pas si Vladimir Poutine le sait. Mais il faudra le lui faire savoir.

Pour le moment, la somme maximale des efforts à déployer par les « groupes géopolitiques », et par les formations politiques européennes que ceux-ci pourraient influencer, doit concerner la mise en piste de l’axe Paris-Berlin-Moscou. En même temps, si la plus Grande Europe est, désormais, à cause de la Russie, à la fois catholique et orthodoxe, il faudra s’empresser d’arriver à une réintégration des deux religions, catholique et orthodoxe, revenir en arrière jusqu’aux temps où leur séparation n’avait pas été consommée. Ce qui à présent paraît impossible, une volonté transcendantale le fera, soutenue par certaines centrales occultes à l’œuvre, et par la sainteté.

Jean Parvulesco

PubliĂ© sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque.

Télécharger le texte au format pdf

Reproduction autorisée avec indication des sources

confirmationboreale




juin 08 2010

On ne pourra pas sauver le « soldat euro »…

Il y a quinze jours, le banquier suisse Alexandre Wohlwend annonçait avec fracas la fin de l’euro dans les médias suisses, et accusait les États-Unis d’avoir “contaminé l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profit maximum à court terme”. Pour la revue Flash, notre camarade Clovis Casadue a rencontré ce financier qui ne pratique pas la langue de bois.

arabesque

Dans un rĂ©cent entretien accordĂ© au quotidien suisse la “Tribune de Genève”, vous avez annoncĂ© la fin de l’euro, rompant ainsi avec le discours feutrĂ© auquel vos banquiers nous ont habituĂ©s.

Je dois préciser que je n’appartiens à aucun parti politique, que je n’ai pas de tendance politique et que je suis viscéralement Suisse, donc neutre en ce domaine. Je ne suis pas non plus un donneur de leçons. Mon analyse est donc fondée sur une profonde réflexion. Je pense que l’euro est réellement malade, il n’y a rien de subversif dans tout cela, mais cette monnaie, par son essence plurinationale, et en raison des déséquilibres des pays la partageant, est vouée à disparaitre.

Et la fin de la devise européenne, ce serait pour quand ?

Je ne veux pas me hasarder dans un pronostic chiffré, mais cela pourrait être assez rapide. J’estime qu’avant cinq ans, les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro pour revenir à leur monnaie nationale. La fin de l’euro s’effectuera par paliers.

Cette monnaie restera un certain temps entre 1,20 et 1,26 dollar, puis viendra une période où elle s’échangera entre 1,12 et 1,14. Enfin, si la “ligne de flottaison” historique à 1,08 dollar est rompue… Ce sera alors le plongeon final…

Les pays de la zone euro pourraient-ils récupérer leur monnaie nationale ?

Je crois que cela est inexorable. C’est d’ailleurs le seul plan de sauvetage possible. L’euro tel qu’il a Ă©tĂ© conçu n’est qu’un leurre. Nous sommes entrĂ©s dans la seconde phase d’une crise mondiale. Une crise qui est structurelle et systĂ©mique.

On a voulu fabriquer une Europe sur le modèle des États-Unis et cela n’est absolument pas viable. Ce qui se passe aujourd’hui avec la Grèce est le premier symptôme du dysfonctionnement.

Quand un État connaît une évolution sociale, financière et salariale qui le met en porte-à-faux par rapport à ses pays partenaires en matière de commerce ou vis-à-vis d’une monnaie commune, on parle alors de “choc asymétrique”. Quand un pays est souverain, il peut régler ce problème par un réajustement, par une dépréciation ou une dévaluation de sa monnaie. Dans le cas présent c’est impossible.

Mais le pouvoir européen voudrait placer les pays de la zone euro – et les Allemands l’ensemble de l’Union européenne – sous tutelle, justement pour en ajuster les économies…

Cette harmonisation fiscale et salariale est impossible. C’est-à-dire placer tout le monde au même niveau pour liquider ce choc asymétrique. La Grande-Bretagne refuse catégoriquement. Les pays de l’Est ne sont pas entrés dans l’Union pour cela, et pour tous les autres, on risque de se retrouver avec une situation de révolte semblable à celle de Mai 68.

En ce moment, l’Europe est euphorique parce qu’elle est droguée à l’endettement. Or cette “solution” ne fait qu’augmenter la dose de drogue en créant encore plus de dettes !

On peut éventuellement créer une embellie temporaire sur les marchés boursiers mais on ne pourra pas sauver “le soldat euro” de cette façon. Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables. On va aller vers une paupérisation grandissante des peuples européens, ce qui risque d’entraîner une crise sociale importante. On le voit déjà aujourd’hui : les pays qui s’en sortent le mieux sont ceux qui, comme le nôtre (la Suisse, Ndlr), ont conservé leur monnaie.

Quel est votre intérêt à vous exprimer dans les médias ?

Depuis l’article de La Tribune de Genève, je n’ai pris que des coups. J’essaie simplement de faire passer, dans le débat démocratique, un autre avis que celui qui est formulé par le consensus financier.

Mon combat est celui de la vérité et de l’honneur. Beaucoup de gens partagent mon opinion.

Parfois, le progrès, c’est de savoir revenir en arrière.

Propos recueillis par Clovis Casadue pour la revue Flash

Publié en exclusivité sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction

Télécharger l’article de la revue au format pdf

Reproduction libre avec indication des sources


Sommaire de FLASH n°41 :

• Contre la mondialisation : vive le vin français ! Entretien exclusif avec l’œnologue Alexandre Rougé, part en guerre contre le pinard Mc World !

• La basilique de Saint-Denis en ruine ? Karim Ouchikh vole au secours des tombeaux des rois de France. Flash relaie la pétition des Manants du Roi en page 7

• Bhoutan : le pays où l’immigration est interdite. L’Île de Sercq, du droit féodal aux prédateurs capitalistes… Les révélations de Christian Bouchet en pages 8 et 9

• Délinquances : Alain Soral fait le tri en page 11

• Les bois sculptés de Jean de Villiers, artisan français : Marie-Claire Roy les a vus pour vous en page 14

• Contre le fléau Lady Gaga, Nicolas Gauthier a trouvé l’antidote en page 15. C’est Corinne Bailey Rae !

• Clermont-Ferrand, champion de France de rugby ? Gabriel Fouquet salue l’exploit de cette équipe pas comme les autres en page 16…

Pour vous abonner en ligne et en toute sécurité : www.flashmagazine.fr

flash41

mai 14 2010

Bruxelles instaure une dictature économique dans la zone euro

Au mĂ©pris des droits du Parlement et de la volontĂ© des peuples, la Commission europĂ©enne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposĂ©s, mercredi soir, de placer la mise sous tutelle Ă©conomique des seize pays de la zone euro.

eurogroupe 550

Le prĂ©sident de la Commission, JosĂ© Manuel Barroso, se garde bien de parler de « gouvernement Ă©conomique ». Il a d’ailleurs raison, car le terme exact serait plutĂ´t « dictature Ă©conomique ». Le projet a le mĂ©rite d’ĂŞtre clair : Ă  brève Ă©chĂ©ance, les budgets des pays de la zone euro seront entièrement contrĂ´lĂ©s et dĂ©cidĂ©s par un « triumvirat », composĂ© de la Commission europĂ©enne, de la Banque Centrale EuropĂ©enne et de l’Eurogroupe. Le Parlement de Strasbourg sera totalement Ă©cartĂ© des dĂ©cisions, mĂŞme Ă  titre consultatif. Les pays rĂ©calcitrants se verront amender par Bruxelles, et leurs droits de vote seront suspendus.

C’est bien sĂ»r la crise grecque et les attaques en cours contre le Portugal et l’Espagne qui servent de prĂ©texte Ă  cette abolition pure et simple de la dĂ©mocratie europĂ©enne, prĂ©parĂ©e de longue date (1) et que la rĂ©cente ratification du TraitĂ© de Lisbonne (2) permet de mettre en oeuvre aujourd’hui.

Barroso tombe le masque : l’Europe aura un rĂ©gime policier

« Les États membres doivent avoir le courage de dire s’ils veulent une union Ă©conomique ou pas », a prĂ©venu mercredi JosĂ© Manuel Barroso, dans un discours d’une brutalitĂ© insensĂ©e. « S’ils ne veulent pas d’une union Ă©conomique, alors il faut oublier l’union monĂ©taire. Nous devons nous attaquer aux racines du problème : le renforcement de la coordination des politiques Ă©conomique ». Le message est limpide : qui n’est pas avec nous est contre nous. C’est donc bien un rĂ©gime policier qui est en train de se mettre en place. La crise actuelle est utilisĂ©e pour constitutionnaliser le libĂ©ralisme, ce qu’aucune rĂ©solution dĂ©mocratique n’aurait concĂ©dĂ©, et la souverainetĂ© des nations et des peuples est, de fait, morte et enterrĂ©e.

L’Allemagne, qui, comme nous l’avons indiquĂ© Ă  plusieurs reprises (3), dans un jeu de poker menteur, avait laissĂ© entendre qu’elle Ă©tait attachĂ©e aux souverainetĂ©s nationales – une stratĂ©gie qui n’avait pour seul objectif d’imposer son diktat – a finalement retrouvĂ© ses penchants impĂ©rialistes naturels. La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlĂ© d’un « pas important dans la bonne direction », mĂŞme si « cela signifie que les droits du Parlement soient quelque peu remis en cause ». Quelque peu ? Il faut se pincer pour le croire.

La France fait presque pire, par la voix de son secrĂ©taire d’État aux Affaire europĂ©ennes, Pierre Lellouche, qui a dĂ©clarĂ© : « C’est la contrepartie du plan europĂ©en de sauvetage. La discipline de chacun devient l’affaire de tous. Bruxelles aura le droit de surveiller tous les comptes ».

D’autres collabos mondialistes se sont empressĂ©s de soutenir le projet, tel Pierre Moscovici, dĂ©putĂ© socialiste et ex-ministre des Affaires europĂ©ennes, pour qui « la commission semble enfin se rĂ©veiller. C’est une idĂ©e juste ».

MĂŞme son de cloche de la part du vendu Daniel Cohn-Bendit, eurodĂ©putĂ© d’Europe-Ecologie, qui affirme, sans en avoir honte, « que l’UE dĂ©cide [des budgets] ne me choque pas ».

Que faire ?

La stabilitätkultur allemande semble donc avoir gagnĂ© la partie, au moins provisoirement. NĂ©anmoins, la bataille ne fait que commencer. La proposition du « triumvirat » ne manquera de provoquer de furieux dĂ©bats dans les États membres. En Espagne, au Portugal et en Italie, la contestation s’organise.

A l’heure oĂą nous terminons la rĂ©daction de cet article, nous apprenons qu’une bombe vient d’exploser Ă  Athènes (voir l’article et la vidĂ©o sur notre forum), devant la prison de haute sĂ©curitĂ© de Korydallos, oĂą sont notamment incarcĂ©rĂ©s des membres de l’organisation 17-Novembre.

Rarement, Ă  l’Ă©chelle d’un continent, les temps n’ont Ă©tĂ© aussi prĂ©-rĂ©volutionnaires.

Plus que jamais, nous devons garder Ă  l’esprit ce fait d’expĂ©rience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volontĂ©, avoir des consĂ©quences incalculables.

Mecanopolis

Sur le même sujet, lire également L’Europe donne son feu vert aux spéculateurs

Les citations de José Manuel Barroso, Angela Merkel, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici et Daniel Cohn-Bendit sont issues des quotidiens Libération et Le Monde du 13 mai 2010

Notes :

1. Dès la prĂ©paration du traitĂ© de Maastricht, Jacques Delors, alors prĂ©sident de la Commission, avait proposĂ©, en 1991, que Bruxelles puisse autoritairement dĂ©cider des budgets des Etats membres. L’Allemagne, alors occupĂ©e par sa rĂ©unification (avec la RDA), avait refusĂ©.

2. Le traitĂ© de Lisbonne a renforcĂ© les pouvoirs de la Commission europĂ©enne et donnĂ© une existence juridique Ă  l’Eurogroupe.

3. Lire notre article du 18 mars


avr 21 2010

Légitimité de la lutte armée (entretien vidéo)

Dans le cadre de la campagne pour la libération des militants d’Action Directe, Miguel Benasayag, philosophe, psychanalyste et ancien résistant guévariste en Argentine, s’est exprimé sur la lutte armée dans un entretien filmé. Des paroles qui remettent bien des pendules à l’heure.

action

Né en Argentine en 1953, Miguel Benasayag a étudié la médecine tout en militant avec la guérilla guévariste de l’Ejército Revolucionario del Pueblo (ERP, Armée révolutionnaire du peuple). Arrêté trois fois, torturé, emprisonné durant quatre ans, il a pu quitter l’Argentine du dictateur Videla en 1978 suite à l’assassinat de deux religieuses françaises. Grâce à sa double nationalité franco-argentine, il s’est retrouvé, sans le savoir, dans un groupe de Français rescapé des prisons argentines et rapatrié vers un pays qu’il ne connaissait pas.

Arrivé en France, il est resté un temps membre de l’ERP. Il a raccroché peu après une action d’éclat de son organisation : l’exécution du dictateur nicaraguayen Somoza, en septembre 1980, à la demande des sandinistes. Devenu militant de la «nouvelle radicalité», Miguel Benasayag est aussi chercheur et clinicien. Auteur, avec Florence Aubenas, de Résister, c’est créer et de La Fabrication de l’information : les journalistes et l’idéologie de la communication (La Découverte), Miguel Benasayag a publié de nombreux ouvrages (Malgré tout, contes à voix basse des prisons argentines chez Maspéro, Utopie et liberté. Les droits de l’Homme : une idéologie ?, Pour une nouvelle Radicalité, La Chasse à l’enfant : L’effet miroir de l’expulsion des sans-papiers aux éditions La Découverte…).

Le 6 février 2010, Miguel Benasayag a été interviewé par Jacques Garcin et Michel Ducrot dans le cadre de la campagne de solidarité avec les militants d’Action Directe. En parlant de l’extrême violence de la société, de l’hypocrisie et de la lâcheté de la gauche et de l’extrême gauche, de la rationalité des actes d’Action Directe et des tentatives de pathologisation de ces actes, entre autres choses, il nous enlève les mots de la bouche. Écoutons-le :





mar 21 2010

Élections rĂ©gionales, Mecanopolis publie les rĂ©sultats Ă  17h30 avec une marge d’erreur de… 0.3%

carte1

Nos lecteurs noteront que nos prévisions de 17h30 étaient conformes à la dernière estimation des résultats de 22h00.

Dernière mise à jour lundi 22 mars à 06h00

Premières estimations à 17h30

Le prĂ©sident français, mĂŞme s’il s’en dĂ©fend aujourd’hui, a voulu faire de ces Ă©lections un enjeu national. La rĂ©ponse des urnes, ainsi que le taux record d’abstentionnisme, dĂ©montre le ras-le-bol des français envers la Sarkozye. MĂŞme si la gauche n’est pas plus crĂ©dible, elle devrait ĂŞtre en mesure de remporter le grand « chelem ».

povcon

Samedi 20 mars :

13:30 > Fadela Amara bientôt virée du gouvernement

Selon le Canard enchaĂ®nĂ©, c’est Fadela Amara qui sera la première visĂ©e par le remaniement qui succèdera Ă  la dĂ©bâcle de l’UMP. Elle a exaspĂ©rĂ© Sarko en refusant de dire pour qui elle voterait aux Ă©lections rĂ©gionales. Elle a aggravĂ© son cas en rĂ©clamant, le 11 mars, sur le site web du magazine « Capital », un ministère de plein exercice. Et surtout, en dĂ©plorant que « la France soit dirigĂ©e par une caste qui se reproduit entre elle et refuse de s’ouvrir aux autres ».

13h45 > Plus d’un Français sur deux (55%) pourrait s’abstenir au second tour, selon un sondage CSA pour Aujourd’hui en France/Le Parisien paru vendredi. Au premier tour, l’abstention avait atteint le chiffre de 53,5%. Lire la suite.

14h00 > Kouchner proche de la sortie

Il ne fera pas un mauvais score puisqu’il n’est pas candidat, mais Bernard Kouchner fait partie des ministres qui sont dans le collimateur del’ÉlysĂ©e.. Il Ă©tait en Laponie pour le premier tour et il a programmĂ© pour le second un voyage en CorĂ©e et au Japon. Conclusion de Sarko : « Kouchner ne fait pas partie des ministres qui ont mouillĂ© leur chemise ».

14h15 > Seuil de tolérance

Le premier ministre a donné quelques précisions à son entourage sur le calendrier. Il présentera dès le 22 mars sa démission à Sarko, qui la refusera et lui demandera de remanier son gouvernement. Commentaire de Fillon : « Les ministres qui auront fait moins de 40% au second tour seront difficiles à garder. »

14h30 > NO SARKOZY DAY, le 27 mars. Informations ici.

16h30 > Bachelot virée ?

Sarko Ă  rĂ©cemment fait miroitĂ© Ă  Nathalie Kosciuko-Morizet, actuelle secrĂ©taire d’État Ă  l’Economie numĂ©rique, une promotion comme ministre de la SantĂ© Ă  la place de Roselyne Bachelot. NĂ©anmoins, elle n’a pas su tenir sa langue : Le Figaro a publiĂ© l’information. La fureur du chef de l’État a encore redoublĂ© quand il a appris que la bavarde avait reçu, il y a quelques semaines, l’ensemble des directeurs du ministère de la SantĂ©. Histoire de prĂ©parer son entrĂ©e en fonction.

Carla Bruni : Sarko s’endort (parodie)

Dimanche 21 mars :

Les premiers résultats des élections régionales à 18h00 sur Mecanopolis

12h40 > La droite française va boire la coupe

Si l’on en croit les derniers sondages, elle réalisera dimanche un score historiquement bas: 36% au second tour des élections régionales, contre 56% à la gauche, selon l’institut CSA.

Plusieurs des huit ministres alignés dans ce scrutin pourraient sombrer. En Aquitaine, Ifop prédit 29% des voix à celui du Travail, Xavier Darcos, contre 59% au socialiste Alain Rousset. En Poitou-Charentes, le secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau obtiendrait un piètre 37%, face à une Ségolène Royal triomphante à 63%. Lire la suite.

13h15 > 20,90%. Tel est le taux de participation enregistrĂ© ce dimanche peu avant midi pour le second tour des Ă©lections rĂ©gionales. Un score de bon augure ? La semaine dernière, Ă  la mĂŞme heure, le taux de participation n’Ă©tait que de 17,31%.

13h30 > Carla Bruni aurait-elle forcé sur le Botox ?

carlabrunia2

Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir communiqué cette information capitale ! :P

13h45 > Confirmation attendue d’un vote sanction contre Sarkozy

Les Français devaient confirmer dimanche, au second tour d’Ă©lections rĂ©gionales, une large dĂ©faite de la majoritĂ© de droite de Nicolas Sarkozy qui alimente dĂ©jĂ  des spĂ©culations sur un prochain remaniement ministĂ©riel.

Les premières indications Ă  la mi-journĂ©e montraient une meilleure participation des Ă©lecteurs que dimanche dernier, lors du premier tour. Selon le ministère de l’IntĂ©rieur, elle s’Ă©levait Ă  18,57% Ă  11H00 GMT contre 16,07% la semaine dernière.

Si la droite s’inclinait en Alsace (est), la dĂ©faite prendrait des allures de dĂ©route pour Nicolas Sarkozy, dĂ©jĂ  mis en demeure par son camp de rĂ©agir par des gestes forts.

Depuis quelques jours, la presse spécule sur un prochain remaniement ministériel et sur son ampleur.

Au premier tour de scrutin, le parti de droite UMP et ses alliĂ©s (26%) avaient Ă©tĂ© devancĂ©s par les socialistes (29%), qui ont fait alliance au second tour avec les Ă©cologistes d’Europe-Ecologie (12%) et la gauche radicale (6%).

Le parti d’extrĂŞme droite Front National (FN) de Jean-Marie Le Pen a rĂ©alisĂ© plus de 11%, et il a pu se maintenir au second tour dans 12 rĂ©gions.

(Source : Le Temps, 21.03.10 Ă  13h15)

16h15 > Les résultats par régions (dès 20h) sur GoogleMap

16h30 > La partie la plus serrée se joue en Alsace, actuellement tenue par la droite. On saura très vite si le défi est réussi ou non.

16h35 > Le prĂ©sident du Front national Jean-Marie Le Pen a votĂ© dimanche Ă  Saint-Cloud pour le second tour des rĂ©gionales, affirmant croire en « une confirmation du succès » du FN au 1er tour et mĂŞme « peut-ĂŞtre un progrès ». « J’attends de ce vote la confirmation de notre succès de dimanche dernier, et aussi peut-ĂŞtre un progrès », a-t-il dit après avoir dĂ©posĂ© son bulletin dans l’urne.

16h40 > Alors qu’il votait Ă  Paris en compagnie de son Ă©pouse Carla Bruni-Sarkozy, Nicolas Sarkozy est quant Ă  lui apparu souriant, mais n’a fait aucun commentaire sur les rumeurs d’un Ă©ventuel remaniement ministĂ©riel.

Samedi, Claude GuĂ©ant, principal collaborateur du prĂ©sident, avait dĂ©clarĂ©: »Quel que soit le cas de figure, il n’y aura pas de grand remaniement. Ce sera un remaniement modeste, technique, parce que de petits ajustements mĂ©ritent d’être faits ».

S’agissant de l’ouverture, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ElysĂ©e a laissĂ© entendre qu’aucune nouvelle personnalitĂ© de gauche ne devrait ĂŞtre nommĂ©e au gouvernement la semaine prochaine en dĂ©clarant que « continuer l’ouverture ne veut pas dire l’élargir ».

17h00 > En attendant les premiers résultats :

Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir envoyé ce clip.

17h15 > Premiers résultats à 17h30

carte

17h30 > Premières estimations :

Première estimation nationale à 17h30 :

Gauche : 54 %

Droite : 36 %

Front National : 9 %

Taux de participation 17h :

Métropole : 43,47%

Alsace : 40,03%

17h35 > La RĂ©union bascule Ă  droite, selon les premières estimations de l’institut Ipsos.

17h40 > La droite  remporte la Réunion avec 45% des voix selon Ipsos.

17h45 > Taux de participation 17h :

Corse 61,09%

Champagne-Ardenne 40,5%

Centre 45,86%

Bretagne 47,83%

Bourgogne 45,99%

Basse-Normandie 46,25%

Auvergne 49,06%

Aquitaine 46,71%

17h50 > Le taux de participation au second tour des élections régionales atteignait dimanche à 17h 43,47%, soit près de huit points de moins qu’en 2004 à la même heure (51,24%). A 17h au premier tour le 14 mars dernier, ce chiffre était de 39,29%.

18h00 > En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%), toujours selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

18h05 > Selon l’Instititut IFOP/La Lettre de l’Expansion, l’abstention atteindrait 47,5% au second tour. Dimanche dernier, ce taux Ă©tait plus important: 53,67%. Cette augmentation du nombre d’Ă©lecteurs pourrait signifier une remobilisation des Ă©lecteurs de droite.

18h05 > Abstention : Estimation Opinion Way 49,5% – Estimation Sofres 49,00%

18h10 > Auvergne, Basse-Normandie, Pays de la Loire : le PS l’emporte entre 56 et 58 %

18h10 > Pécresse (UMP) perdrait la face entre 40% et 42% contre Huchon qui culminerait entre 58% et 60%

18h15 > Ségolène Royal donnée gagnante en Poitou-Charentes avec près de 63,7% des voix face à Dominique Bussereau.

18h17 > Estimations IDF (IFOP) : Huchon 62%-64%, Percresse 36%-38%

18h25 > Nouvelle estimation nationale :

Gauche : 56 %

Droite : 36 %

Front National :  8 %

18h30 > Toutes les rĂ©gions de la mĂ©tropole Ă  gauche. Seul subsiste un doute pour l’Alsace.

18h40 > Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%).

18h40 > Confirmation : Royal (Gauche) entre 62 et 63,5% remporte Poitou-Charentes. M Malvy (Gauche) entre 63 et 65% remporte Midi-Pyrénées.

Avec ce résultat, on se demande ce que va bien pouvoir Faire Ségolène Royal pour niquer la soirée de Martine Aubry ?

18h50 > Le Front National ferait un très bon score en Alsace (à confirmer).

18h50 >Participation en hausse, la gauche autour de 56%

Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

18h55 > Percheron (PS) l’emporterait avec 57% face ValĂ©rie LĂ©tard (UMP) 26% et Marine Le Pen 17%

19h00 > Alsace, 51% pour Phillipe Richert (UMP), 49% pour Jacques Bigot (PS). Strasbourg vote encore jusqu’Ă  20h.

19h00 > Victoire historique de la gauche*

La majorité de droite sauverait l’honneur au second tour des élections régionales en remportant l’île de la Réunion, selon les premières projections de l’institut de sondage CSA. Le rapport de force global resterait cependant très favorable à la gauche, qui obtiendrait au moins 56% du total des voix, contre 37% à la droite et 7% au Front national, un chiffre faible qui s’explique par sa présence dans seulement 12 régions.

Dans les duels gauche-droite, le score serait de 58% contre 42%. La participation serait en hausse par rapport au premier tour, avec 51% contre 46%.

* Selon le quotidien Le Temps (Genève)

19h05 > FrĂ©dĂ©ric Lefebvre livre ses lumières sur FranceInfo : « Les rĂ©sultats de ce soir: dĂ©faite pour la gauche » :)

19h10 > Le CSA confirme : gauche 56%, droite 37 %, FN 7 %. Duels gauche-droite: 58% Ă  42%.

19h15 > Alsace, dernières estimations : 45% pour Richert(UMP), 44% pour Bigot(PS), Binder (FN) à 11%. Précipitation dans les bureaux de vote à Strasbourg en ce moment même. Il reste 45 minutes.

19h20 > PACA : la gauche est Ă  43%, la droite Ă  33%, le FN Ă  24%

19h20 > Nouvelle estimation nationale :

Estimation nationale Opinion Way : Gauche 52,2%, Droite 37,1%, FN 9,7%

19h25 > Rhone-Alpes : la gauche est Ă  51%, la droite Ă  34%, le FN Ă  15%

19h30 > Estimations de l’abstention

OpinionWay Fiducial pour TF1 et RTL : 49,5%.

TNS-Sofres Logica pour Radio France, France Télévisions, Le Monde et Le Point : 49%.

19h30 > FrĂ©dĂ©ric Lefebvre s’apprĂŞte Ă  trouver raciste de ne parler que des 22 rĂ©gions de mĂ©tropole :P

19h35 > La droite toujours en avance en Alsace. Camarades, encore un effort ! Les bureaux de vote ferment dans 25 minutes…

19h45 > Estimation Télévision suisse romande :

Gauche : 52,2%

Droite : 37,1%

Front national : 9,7%

19h50 > L’Alsace planche sur un rattachement Ă  l’Outre-Mer. Les cigognes demandent l’asile politique :)

19h52 > Confirmation : La Corse est passée à gauche.

19h55 > Lorraine : PS 49,3 ; UMP 31,3 ; FN 19,4

19h56 > Sur quelle chaĂ®ne est FrĂ©dĂ©ric Lefevre ce soir ? Qu’on rigole un peu…

20h00 > Nouvelle estimation nationale d’Opinion Way: la gauche 54,3%, la droite 36,1%, le FN 8,7%

20h01 > La tronche de CopĂ© sur France2… :P

20h05 > PACA : Michel Vauzelle 44%, Thierry Mariani 33,5 et Jean-Marie Le Pen 22,5%.

20h07 > CopĂ© : on ne change pas une Ă©quipe qui perd. L’abruti en remet une couche sur l’interdiction de la burqa, comme si c’Ă©tait la prĂ©occupation des Français…

20h10 > Ah ! On a trouvĂ© FrĂ©dĂ©ric Lefèbvre. Il est sur TF1. Première parole, première connerie : « Le PS et Europe Ecologie confondent rĂ©gionales et lĂ©gislatives ».

Carte (provisoire) Ă  20h20

carte1

20h30 > Fillon a des chaussettes rouges, un signe ? :)

20h35 > Marine à la télé..! cachez les femmes et les enfants !!!

20h36 > Tant pis pour l’Alsace, on l’a jamais trop senti cette rĂ©gion. Puis ici on a horreur de la choucroute et du flammenkĂĽche… :P

20h37 > Aubry et le maquillage ça fait deux ! Vous avez entendu ? Elle a dit « sinsfĂ©ritĂ© ». Un mot qu’elle a manifestement du mal Ă  prononcer…

20h38 > Segolene Royal réalise le meilleur score des 26 régions avec 61% en Poitou-Charentes.

20h40 > Rama Yade découvre que la crise touche les français grâce aux élections. Ispiss di kounasss !

20h42 > MĂŞme le micro de Jean-Marie semblait avoir peur. :)

20h45 > Un militant UMP sur iTĂ©lĂ© au QG de PĂ©cresse : « Revenez nous voir quand on aura descendu une bouteille »

20h46 > FrĂŞche sur France2 accorde 1 minute de silence pour l’UMP et le PS. Il est pas mal ce type finalement.

20h50 > RĂ©action Le Pen : ces rĂ©gionales marquent « l’effondrement du sarkozysme »

Bon, y en a marre. On va pas passer la soirée à commenter ces guignols.

Le but de cette page, c’Ă©tait de faire dĂ©couvrir Mecanopolis Ă  ceux qui ne le connaissaient pas. ;)

C’Ă©tait aussi pour nous un exercice de recherche d’informations.

Vous remarquerez que la première estimation que nous avons publié à 17h30 est très très proche du résultat donné ce soir sur les chaînes de télé.

Bonne fin de soirée tous.

Agata, Spencer & Mecanopolis


mar 07 2010

Bernard Kouchner a-t-il « une tête à vendre des organes » ? (vidéo)

En visite dans l’enclave serbe de Gracanica, au Kosovo, le ministre français de Affaires étrangères Bernard Kouchner a traité un journaliste de Voice of America de « fou » et de « malade ». Celui-ci lui demandait de commenter l’affaire de la « Maison jaune », maison qui aurait servi de clinique clandestine pour un trafic d’organes de civils serbes déportés en Albanie en 1999.

kouchner

Photo : Hashim Thaçi, alors chef de l’entreprise terroriste ALK [UÇK] avec le Premier ministre actuel du Kosovo, Bernard Kouchner, alors administrateur onusien du Kosovo et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement français de Nicolas Sarkozy, Sir Mike Jackson, alors commandant des forces occupantes de l’Otan et actuel consultant pour une entreprise de mercenaires à la Blackwater et le général Wesley Clark, alors commandant suprême de l’Otan et à présent conseiller militaire d’Hillary Clinton.

Budimir Nicic a demandé au chef de la diplomatie française de réagir à des accusations de familles de victimes selon lesquelles il aurait pris part à ce trafic. Bernard Kouchner a répondu en s’esclaffant : « La ventes des organes ! Mais vous êtes malade, non ? J’ai une tête à vendre des organes des organes, moi ? Mais vous êtes fou, vous croyez n’importe quelle connerie ! »

Quant à savoir s’il était au courant de l’existence de la « Maison jaune », Bernard Kouchner a répondu au journaliste de Voice of America : « C’est quoi, les maisons jaunes ? Quelles maisons jaunes ? Pourquoi jaunes ? Monsieur, vous devriez aller consulter. Il n’y a pas eu de maisons jaunes, il n’y a pas eu de ventes d’organes. Les gens qui disent ça sont des salauds et des assassins ! », a-t-il déclaré avant de s’en aller.

Le rire légèrement forcé de Bernard Kouchner

Pourtant les allégations de trafics d’organes avaient été rendues publiques dans un livre publié par l’ancien procureur général du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI-Y), Carla Del Ponte, La Traque, les criminels de guerre et moi (éd. Héloïse d’Ormesson, 2009). Des centaines de civils serbes auraient été kidnappés en 1999 au Kosovo par l’Armée de libération du Kosovo (UCK) et transportés vers le nord de l’Albanie où leurs organes auraient été prélevés et vendus au marché noir.

delponte

Prenant ces informations très au sérieux, le parquet de Serbie pour les crimes de guerre avait ouvert une enquête sur cette affaire en mars 2008. En janvier 2010, un rapporteur du Conseil de l’Europe, Dick Marty, se rendait au Kosovo accompagné de deux enquêteurs. Enfin, le 23 février dernier, un haut fonctionnaire des Nations unies, Philip Alston, demandait à l’Albanie de coopérer pleinement à l’enquête. Les individus kidnappés auraient été séquestrés et opérés dans une maison aux façades jaunes, d’où le nom de « Maison jaune ».

Bernard Kouchner, qui fut Haut représentant des Nations unies au Kosovo entre 1999 et 2001, était en visite ce mardi dans la nouvelle commune de Gracanica. Il s’est rendu au monastère, puis à l’hôpital où il s’est entretenu avec Radmila Trajkovic.

Budimir Nicic, journaliste de Voice of America, s’est dit « blessé et insulté » par la réaction de Bernard Kouchner.

Source : Novopress

fév 25 2010

Herman van Rompuy tancé par le député européen Nigel Farage (vidéo)

Le chef de file des dĂ©putĂ©s du Parti pour l’indĂ©pendance du Royaume-Uni (UKIP) au Parlement europĂ©en, Nigel Farage, a créé l’Ă©vènement mercredi en s’adressant sans concession au prĂ©sident de l’UE Herman Van Rompuy, nommĂ© Ă  ce poste par l’intercession du groupe Bilderberg, Ă  l’occasion de sa première apparition devant les eurodĂ©putĂ©s.

nigel

Intervention de Niger Farage : « Je ne veux pas ĂŞtre impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque! La question que je veux poser… Qui ĂŞtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous! On n’a jamais entendu parler de vous! Personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous. Je veux vous poser une question PrĂ©sident, qui a votĂ© pour vous ? Et quel mĂ©canisme (vous a fait Ă©lire ?). La dĂ©mocratie n’est pas populaire avec vous… Les peuples d’Europe doivent vous dĂ©mettre de votre poste. Est-ce que c’est ça la dĂ©mocratie europĂ©enne ? Je sens que vous ĂŞtes compĂ©tent, capable et dangereux. Je n’ai aucun doute sur le fait que votre intention est d’ĂŞtre l’assassin de la dĂ©mocratie europĂ©enne et de toutes les nations europĂ©ennes. Vous ne savez pas ce qu’est un pays uni car vous venez de Belgique, qui est plutĂ´t un non-pays. Mais depuis que vous ĂŞtes lĂ , on a vu la Grèce rĂ©duite Ă  devenir rien de plus qu’un protectorat. Monsieur, vous n’ĂŞtes pas lĂ©gitime Ă  ce poste. Je peux dire avec confiance que je parle au nom de la majoritĂ© du peuple anglais: On ne vous connaĂ®t pas, On ne vous veut pas. Plus tĂ´t vous partirez mieux cela sera. » (Traduction : Pierre Jovanovic)



Sur le même sujet, lire également Le plan secret du Président du Conseil européen Herman van Rompuy

logo forum

fév 24 2010

Manifestation hostile à Sarkozy en Haïti occultée par la presse française

Les mĂ©dias ont dĂ©crit Ă  l’unanimitĂ© le voyage du prĂ©sident Sarkozy en HaĂŻti comme Ă©tant un « succès ». C’est omettre de parler du comitĂ© d’accueil qui attendait le chef de l’Etat français : Slogans anticoloniaux, demandes de dĂ©dommagement et mĂŞme quelques doigts d’honneur. La première visite d’un prĂ©sident français en sol haĂŻtien depuis l’IndĂ©pendance, en 1804, a soulevĂ© la colère de milliers de manifestants, dimanche dernier.

haiti

Nicolas Sarkozy a fait, dimanche dernier, une visite de quelques heures au cours de laquelle il a survolé les zones sinistrées de la capitale avec le président haïtien, René Préval.

Dans la cour du Palais national Ă  demi Ă©croulĂ©, près d’une statue brisĂ©e en deux, le prĂ©sident français a annoncĂ© un plan d’aide de 270 millions d’euros en deux ans, en plus de l’annulation de la dette d’HaĂŻti, qui se chiffre Ă  56 millions d’euros.

Alors que les manifestants n’Ă©taient pas encore au rendez-vous – l’horaire de M. Sarkozy avait manifestement Ă©tĂ© modifiĂ© pour les dĂ©jouer -, le prĂ©sident de la RĂ©publique française a reconnu que la France n’avait pas fait que de bonnes choses pour son ancienne colonie.

«Cette histoire partagĂ©e est douloureuse. La France, ici, n’a pas laissĂ© que de bons souvenirs. Je dois le voir en face», a-t-il admis.

Comme pour lui donner raison, des milliers de manifestants ont convergé vers le Champ-de-Mars quelques minutes à peine après son départ pour dénoncer sa visite.

Sous un soleil de plomb, dans la forte odeur d’urine et d’excrĂ©ments de cette place transformĂ©e en camp de rescapĂ©s depuis plus d’un mois, les manifestants ont scandĂ© des slogans anticoloniaux au son des trompettes et des tambours.

Sur le toit d’un camion au pare-brise dĂ©foncĂ©, les organisateurs ont rĂ©clamĂ© le retour de l’ancien prĂ©sident Jean-Bertrand Aristide, victime d’un coup d’État en 2004.

«Nicolas Sarkozy, l’esclavagisme et le colonialisme sont pires que la catastrophe du 12 janvier», pouvait-on lire sur certaines affiches.

«France, tu nous as fait du tort. Donne-nous notre argent», lisait-on ailleurs.

«La France doit nous rembourser»

Les manifestants ont beaucoup fait allusion au fait que, en 1825, la France a exigĂ© qu’HaĂŻti lui verse 150 millions de francs-or (l’Ă©quivalent de 21 milliards de dollars amĂ©ricains d’aujourd’hui) pour reconnaĂ®tre son indĂ©pendance.

La foule a rĂ©clamĂ© Ă  grands cris qu’on lui rende cet argent.

«Ma maison est tombée, mon bébé dort à la belle étoile. La France doit nous rembourser», a hurlé la jeune Lovely Valcin, 18 ans, dans la cacophonie générale.

«Les blessures de la colonisation et, peut-ĂŞtre pire encore, les conditions de la sĂ©paration ont laissĂ© des traces qui sont encore vives dans la mĂ©moire des HaĂŻtiens», avait d’ailleurs observĂ© Nicolas Sarkozy dans son discours.

Il a Ă©galement tentĂ© de minimiser les divergences entre la France et les États-Unis au sujet de l’organisation de l’aide. «Nous travaillons main dans la main avec les États-Unis», a-t-il martelĂ©, sans rire. Il a assurĂ© que la France excluait l’idĂ©e de «toute tutelle internationale». «Le peuple haĂŻtien est meurtri, le peuple haĂŻtien est Ă©puisĂ©, mais le peuple haĂŻtien est debout», a-t-il lancĂ©, se prenant tout d’un coup pour le gĂ©nĂ©ral De Gaule.

Un peu avant 11h, deux hĂ©licoptères de l’armĂ©e française qui avaient accompagnĂ© le dĂ©part du prĂ©sident français sont revenus atterrir dans la cour du Palais national. Les manifestants, croyant que Nicolas Sarkozy s’y trouvait, se sont prĂ©cipitĂ©s contre les grilles du Palais en scandant «à bas Sarkozy, Ă  bas PrĂ©val». Certains ont brandi un doigt d’honneur vers les hĂ©licoptères.

Source : Cyberpresse.ca

fév 20 2010

Pourquoi Sarkozy a fait censurer la vidéo des otages français en Afghanistan (vidéo)

Nicolas Sarkozy aimerait pouvoir tabler sur une libĂ©ration des deux otages français en Afghanistan quelques jours avant les Ă©lections rĂ©gionales de mars, de sorte Ă  redorer son image et celle de l’UMP. De fait, la diffusion du tĂ©moignage des deux journalistes de France 3, retenus prisonniers depuis janvier par les talibans en Afghanistan, ne pouvait qu’affaiblir encore la « cote de popularitĂ© » du prĂ©sident français, en chute libre dans les sondages (56% de mauvaise opinion selon BVA).

herve

Dimanche dernier, le ministre français des Affaires Ă©trangères, Bernard Kouchner, avait appelĂ© Ă  la «discrĂ©tion» Ă  la suite d’informations relatives «au contenu d’une cassette vidĂ©o dans laquelle apparaissent» les deux journalistes français de la tĂ©lĂ©vision publique France 3 enlevĂ©s en dĂ©cembre en Afghanistan. «Dans ce type de situation, par Ă©gard vis-Ă -vis des familles de nos deux compatriotes et dans l’intĂ©rĂŞt mĂŞme de leur sĂ©curitĂ©, la discrĂ©tion s’impose», avait indiquĂ© le ministre.

Nicolas Sarkozy Ă©tait manifestement moins inquiet pour la sĂ©curitĂ© des otages et soucieux pour le « respect des familles », lorsqu’il avait dĂ©noncĂ© « l’imprudence vraiment coupable » des deux journalistes « Ils font courir des risques aussi Ă  beaucoup de nos forces armĂ©es, qui, du reste, sont dĂ©tournĂ©es de leurs missions principales. Je crois que, quand mĂŞme, le scoop ne doit pas ĂŞtre recherchĂ© Ă  tout prix.»

Exiger la discrétion absolue des médias et se permettre de stigmatiser deux journalistes aguerris qui ne font que leur travail sur le terrain relève d’une bonne dose de cynisme et d’une drôle de conception de l’information. A moins que Nicolas Sarkozy tente également d’utiliser cette prise d’otages pour dissuader les journalistes de se rendre en Afghanistan.

Instrumentalisation

En voyant ces images, oĂą les deux otages ne semblent pas spĂ©cialement contraints de remettre en cause l’inefficacitĂ© de Nicolas Sarkozy, on comprend mieux les raisons de cette censure gouvernementale. Pour les conseillers de l’ÉlysĂ©e, il est sans doute plus opportun de retarder leur libĂ©ration jusqu’au dĂ©but du mois de mars, afin que le gouvernement puisse s’en attribuer le mĂ©rite juste avant les Ă©lections rĂ©gionales.

Déclaration malheureuse de Kouchner

Le ministre français des affaires Ă©trangères ne semblait pas, hier matin, avoir besoin de manifester la mĂŞme prudence  sur le dossier des deux otages suisses retenus en Libye depuis plus d’un an (lire Kadhafi voudrait dĂ©truire la Suisse). InterrogĂ© par des journalistes de la TĂ©lĂ©vision suisse romande, Bernard Kouchner a jugĂ© que « La France n’avait pas Ă  faire preuve de solidaritĂ© avec la Suisse », se refusant ainsi de trancher le diffĂ©rend qui oppose « nos amis suisses et nos amis libyens » (le message a Ă©tĂ© bien reçu).

Kouchner a en effet toujours dĂ©montrĂ© qu’il Ă©tait l’ami de Kadhafi et qu’il soutenait tous les autres dictateurs d’Afrique du Nord (et d’ailleurs), comme Ben Ali ou Hosni Moubarak, pour ne citer que ces deux exemples, en plus de s’enorgueillir d’une solidaritĂ© parfaite avec IsraĂ«l en gĂ©nĂ©ral et Netanyahou en particulier. La Suisse devrait pouvoir se passer sans trop de difficultĂ© de ce genre d’amitiĂ©.

Frédéric Courvoisier, Mecanopolis

fred [at] mecanopolis.org

Avertissement : Alors que les mĂ©dias nous parlent tous les jours de « terrorisme », les communiquĂ©s de ces groupes et organisations qui, souvent, luttent lĂ©gitimement contre une occupation illĂ©gale, ou, dans d’autres cas, sont directement manipulĂ©s par des intĂ©rĂŞts Ă©trangers, ne sont jamais portĂ©s au public.  Bien Ă©videmment, il n’est pas question pour nous d’adhĂ©rer oĂą de relayer une idĂ©ologie de violence, mais de permettre Ă  chacun de se faire une opinon.