Category: Attentats

juin 07 2010

Le Mossad aurait utilisé Al-Qaïda dans les attentats du 11 septembre, selon le journaliste Alan Hart (vidéo)

Plus une semaine ne passe dĂ©sormais sans qu’un tĂ©moignage ne vienne alimenter la thèse de l’implication des services israĂ©liens dans les Ă©vènements du 11 septembre.

mossad

Aujourd’hui, c’est le journaliste et Ă©crivain Alan Hart, ancien reporter de la BBC et spĂ©cialiste du Moyen-Orient pour la chaine ITN, qui nous explique comment « depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit ». Ainsi, selon Hart, les sionistes et les nĂ©oconservateurs auraient utilisĂ© Al-QaĂŻda dans le 9/11 pour leurs intĂ©rĂŞts respectifs. Une thĂ©orie qui renforce l’information publiĂ©e il y a un peu plus d’un an par le quotidien algĂ©rien Ennahar, qui affirmait que l’Etat hĂ©breu entraĂ®ne des terroristes liĂ©s Ă  l’organisation de Ben Laden sur son territoire.

Agata Kovacs, Mecanopolis


Alan Hart, 9/11 et Mossad
envoyé par Mecanopolis.

Merci Ă  « Druide » pour son travail de traduction.

Transcription de l’entretien :


Alan Hart: Je vais briser une règle Ă  prĂ©sent. Je veux dire, vous avez mentionnĂ© le 11 septembre. En principe je n’en parle pas en public parce que cela fait de vous une cible pour des attaques et de fausses accusations d’antisĂ©mitisme et tout le reste, n’est-ce pas?


Kevin Barrett: Je l’ai certainement remarquĂ©.


Hart: Donc, d’entrĂ©e de jeu, j’ai gardĂ© mes distances par rapport Ă  ça, car cela leur donne un thème sur lequel ils vont se concentrer, et ils peuvent alors dĂ©tourner l’attention de votre message principal. Mais, puisque vous l’avez mentionnĂ©, je vais vous dire ce que je crois sincèrement. Je pense que cela a probablement commencĂ© comme une opĂ©ration d’un groupe musulman, d’accord? Mais je pense que cela fut très rapidement infiltrĂ© par des agents du Mossad. Ceci n’est pas un secret – je l’explique en dĂ©tail dans mon livre : depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit. Donc, ils auraient certainement infiltrĂ© celui-lĂ  (les terroristes du 11 septembre). Et je suppose qu’Ă  un moment au dĂ©but ils ont dit aux « traĂ®tres » dans la CIA, « Ce complot est en marche, que devons-nous faire? » Et les sionistes et les nĂ©o-conservateurs ont dit : « Utilisons-le ! ».


Ce qui est sĂ»r et certain dans tout ça, je crois, c’est que les tours jumelles ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol, pas par les avions. Maintenant, je vous dirai en passant que parmi les amis que j’ai certains sont consultants pour l’une des plus importantes firmes d’ingĂ©nierie civile et de construction au monde. Je ne vais pas la nommer. Mais ils ont Ă©tudiĂ© les films et ils ont conclu qu’il n’y a absolument aucun doute que les avions ont Ă©tĂ© abattus … DĂ©solĂ©, que les tours ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol. Et puis nous avons le film de ce qu’on appelle souvent les « cinq IsraĂ©liens dansants ». Saviez-vous cela Kevin ?


Barrett: Je le sais certainement. Ils cĂ©lĂ©braient les attentats. Ils avaient mis en place des camĂ©ras avant les attentats et ils se claquaient dans leurs mains en l’air ["high five"] et allumaient leur briquet en Ă©tant placĂ©s juste devant les tours jumelles.


Hart: C’est exact. Mais le fait Ă  remarquer est qu’ils avaient tous des tĂ©lĂ©phones portables. N’est-ce pas?


Barrett: C’est exact.


Hart: Ils ont d’abord Ă©tĂ© signalĂ©s comme Ă©tant des musulmans. Saviez-vous cela?


Barrett: Euh … Moyen-Orientaux est le « code » pour les IsraĂ©liens …


Hart: Bon, Moyen-Orientaux. Mais ça donnait l’impression qu’ils Ă©taient musulmans – qu’ils Ă©taient les mĂ©chants.


Barrett: C’est exact.


Hart: Donc, le FBI les a pourchassĂ©, et ces cinq gars ont fui pour Ă©viter d’ĂŞtre arrĂŞtĂ©s. Mais ils ont finalement Ă©tĂ© capturĂ©s et ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s. Et devinez quoi. Ils Ă©taient tous des agents du Mossad.


Barrett: Cela a été confirmé par [la revue] The Forward.


Hart: C’est exact. C’est un fait Ă©tabli. Alors cela dĂ©bouche sur la question : que faisaient-ils lĂ ? Cela indique qu’ils savaient, ou Ă  tout le moins, qu’ils savaient que les attaques allaient se produire. Il n’est pas impossible – et c’est Alan Hart qui spĂ©cule ici – que les avions aient Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s de transpondeurs, et que ces gars-lĂ  ont dirigĂ© les avions vers leur cible avec leur portable. Ce n’est pas impossible.


Barrett: Je suppose que ça n’est pas impossible. Il y a certainement toutes sortes d’autres possibilitĂ©s, mais l’hypothèse d’avions guidĂ©s Ă  distance est très probable, considĂ©rant que, si l’on avait prĂ©vu une dĂ©molition très complexe de trois gratte-ciels – et s’agissant lĂ  des trois plus grands bâtiments au monde Ă  ĂŞtre dĂ©truits par dĂ©molition contrĂ´lĂ©e -, il fallait bien s’assurer qu’ils soient percutĂ©s [par un objet quelconque] pour justifier leur destruction.


Hart: Et n’est-ce pas le cas, Kevin, que plusieurs de vos meilleurs pilotes ont effectivement dit que cela aurait Ă©tĂ© une tâche extrĂŞmement difficile que de diriger ces avions pour qu’ils percutent ces bâtiments.


Barrett: Eh bien, c’est vrai. J’ai reçu un certain nombre de pilotes qui sont membres des Pilotes pour la vĂ©ritĂ© sur le 11 septembre Ă  mon Ă©mission, et ils ont dit que la vitesse mesurĂ©e de l’avion, qui, lorsqu’il a heurtĂ© la tour Sud, Ă©tait proche de 600 miles Ă  l’heure au niveau de la mer, est une vitesse Ă  laquelle… enfin certains d’entre eux disent que ces Boeing 767 ne pouvaient nullement atteindre cette vitesse au niveau du sol. Ils auraient Ă©té rĂ©duits en pièces Ă  une vitesse sensiblement infĂ©rieure Ă  celle-ci par la pression de l’air au niveau de la mer, qui est beaucoup plus dense. Mais, en tout cas, [ils affirmaient] que nulle personne saine d’esprit pourrait prĂ©tendre qu’il soit possible de guider un avion Ă  cette vitesse au niveau de la mer et de percuter ces objectifs de la façon dont ils l’ont fait.


Hart: Donc, la spĂ©culation qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s d’une sorte de transpondeur et qu’ils ont Ă©tĂ© appelĂ©s vers leur cible par voie Ă©lectronique n’est pas totalement irrationnelle?


Barrett: Euh … Eh bien non, ça ne l’est pas, en fait, il est mĂŞme un peu douteux que des avions de passagers normaux soient capables de le faire avec une telle constance et Ă  une telle vitesse. Dans tous les cas, il semble très douteux que des pilotes qui ne pouvaient mĂŞme pas piloter en solo un Cessna aient pu accomplir ces prouesses incroyables pour atteindre leurs cibles.


Hart: Eh bien, [il y a] cela et deux autres choses Kevin. Nous savons qu’en fait au moins six, voire neuf des prĂ©sumĂ©s pirates de l’air qui sont prĂ©tendument morts sont en fait bien en vie … et habitent quelque part …


Barrett [l'interrompt]: Eh bien, c’est vrai. Et c’est confirmĂ© par l’article de Jay Kolar « What we now know about the 9/11 hijackers » ( »Ce que nous savons maintenant sur les pirates de l’air du 11  septembre »), qui a Ă©tĂ© publiĂ©, en fait, dans un volume paru chez un Ă©diteur scientifique europĂ©en de premier plan [Research in Political Economy, vol. 23, Elsevier, 2006]. Il est Ă©tonnant que toute la littĂ©rature acadĂ©mique soit tellement Ă  sens unique. Il n’y a pas de contre-littĂ©rature de niveau acadĂ©mique Ă  l’exception de …


Hart [l'interrompt]: Sauf pour dire « Comment osez-vous ĂŞtre Ă  ce point antisĂ©mite ?!? ». C’est la seule contre-littĂ©rature.


Barrett: Exact, exact. Et puis il y a aussi la contre-littĂ©rature de Cass Sunstein publiĂ©e dans la [revue] Harvard Law Review. C’est un diplomĂ© de Harvard qui est maintenant conseiller d’Obama, qui a Ă©crit un article sur la façon de traiter avec ces terribles thĂ©ories du complot et il a dĂ©fendu l’idĂ©e que le gouvernement devrait infiltrer ces groupes et rĂ©pandre toutes sortes d’informations variĂ©es afin de  »diffuser de la diversitĂ© cognitive » dans ces groupes et, qu’Ă  terme, il pourrait ĂŞtre nĂ©cessaire de rendre illĂ©gales les thĂ©ories du complot.


Hart: Oui, bien sĂ»r, mais un autre indicateur assez effrayant, est que nous savons que Wolfowitz et Perle ont Ă©crit ce document, dont le nom m’Ă©chappe pour le moment…


Barrett: « Rebuilding America’s Defense » [PNAC]? [Reconstruire la dĂ©fense de l'AmĂ©rique, document du Projet pour le nouveau siècle amĂ©ricain]?


Hart: Oui… mais quand ils Ă©taient conseillers de Netanyahu ….


Barrett: C’est le document « Clean Break ».


Hart: C’est celui-lĂ , le document « Clean Break ». Et la stratĂ©gie Ă©tait de se dĂ©barrasser de Saddam Hussein, de faire reculer la Syrie et d’attaquer l’Iran. Tout cela est du domaine public. Mais nous savons aussi que M. Wolfowitz, Ă  un moment parlait de la nĂ©cessitĂ© d’un incident Ă  la Pearl Harbor.


Barrett: Eh bien c’est vrai, Wolfowitz Ă©tait obsĂ©dĂ© par la valeur stratĂ©gique de Pearl Harbor. Il avait parlĂ© de la façon dont les nazis croyaient qu’ils auraient gagnĂ© la Seconde Guerre mondiale s’ils avaient eu un tel incident Ă  la Pearl Harbor pour rallier la population.


Hart: Oui, tu vois, je crois que la guerre en Irak — j’ai Ă©crit cela dans mon livre –, je crois que les deux principaux moteurs de la guerre ont Ă©tĂ© Wolfowitz et Perle. Je crois qu’ils ont ensuite Ă©tĂ© supportĂ©s et approuvĂ©s par celui que j’ai appelĂ© « Dr Strangelove » (Dr Folamour) — vous pouvez deviner de qui il s’agit, c’est le vice-prĂ©sident Dick Cheney –, et [par] l’ensemble des nĂ©o-conservateurs. Vous voyez, ce n’Ă©tait pas une guerre pour le pĂ©trole. Les gens disent que c’Ă©tait une guerre pour le pĂ©trole. J’ai parlĂ© avec les dirigeants des pĂ©trolières — puisque je connais bien certains d’entre eux — et ils m’ont dit: « Alan, ne soyez pas insensĂ© : l’industrie pĂ©trolière a besoin de stabilitĂ©! Elle n’a pas besoin de ce genre de bouleversements ». Et je pense que c’est exact.


Barrett: Ça l’est. James Petras a fait valoir cet argument de façon tout Ă  fait convaincante. Je pense que le seul contre-argument valide est que ce n’est pas tant le pĂ©trole mais la gĂ©ostratĂ©gie Ă  long terme basĂ©e sur le pĂ©trole qui rendait cela important d’occuper ces rĂ©gions du monde.


Hart: IsraĂ«l avait un autre objectif stratĂ©gique Ă  plus long terme. Il fallait se dĂ©barrasser de Saddam Hussein parce qu’il reprĂ©sentait la seule menace potentielle — je rĂ©pète, menace potentielle — ou dĂ©fi pour la domination complète de la rĂ©gion par IsraĂ«l.


Barrett: C’est un très bon point. Et maintenant, il a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©, l’Irak a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©e et empoisonnĂ©e et les intellectuels, scientifiques et techniciens ont Ă©tĂ© pourchassĂ©s et tuĂ©s par le Mossad…


Hart [l'interrompt]: Et se dirige sans doute vers la guerre civile.


Barrett: L’Irak a Ă©tĂ© supprimĂ©e en tant qu’antagoniste potentiel d’IsraĂ«l il y a très longtemps. Et maintenant, ils veulent utiliser les militaires amĂ©ricains pour aller contre l’Iran.


Hart: Vous voyez, c’est fascinant, Kevin. Je crois vraiment — et je crois vraiment — que l’Iran n’est pas le moindrement intĂ©ressĂ© Ă  se procurer des bombes nuclĂ©aires. Mais imaginons qu’ils en ont 4, 5 ou 6 ou peu importe, pensez-vous qu’il soit possible qu’ils lancent une première attaque contre IsraĂ«l? Bien sĂ»r qu’ils ne le feraient pas! Parce que s’ils le faisaient, la totalité de l’Iran serait dĂ©vastĂ© et anĂ©anti, et ils ne sont pas stupides. Et la raison pour laquelle les IsraĂ©liens font tout un cinĂ©ma en Iran c’est afin de dĂ©tourner l’attention – publique et politique – de la colonisation sioniste et du gĂ©nocide en cours en Palestine.


Barrett: C’est exactement ce que certains de mes invitĂ©s rĂ©cents ont dit. Gordon Duff qui Ă©tait Ă  mon Ă©mission il y a une semaine ou deux, fait partie d’un groupe de militaires amĂ©ricains Ă  la retraite qui avertissent que les IsraĂ©liens veulent fuir en avant en provoquant une guerre au Moyen-Orient plus Ă©tendue en vue justement de masquer leurs traces non seulement en ce qui concerne le nettoyage ethnique de la Palestine mais aussi en ce qui concerne le 11 septembre. Alan Sabrosky, qui est un ami de Gordon Duff, est très respectĂ© et accompli…


Hart [l'interrompt]: Ouais je connais Alan, je le respecte, oui.


Barrett: Il a dĂ©clarĂ© carrĂ©ment que c’est juste une simple Ă©vidence, comme vous le savez, qui saute aux yeux, que le Mossad est derrière le 11 septembre. Et donc ces gens nous avertissent qu’IsraĂ«l est susceptible de lancer une nouvelle attaque contre les États-Unis, encore une fois pour provoquer une autre guerre plus Ă©tendue au Moyen-Orient …


Hart [l'interrompt]: une attaque sous faux pavillon …


Barrett: Exact, pour être absous de leur responsabilité dans le 11 septembre et avoir des troupes là-bas cette année.


Hart: La thĂ©orie des conspirateurs est: IsraĂ«l ne peut attaquer l’Iran tout seul. Donc, il serait nĂ©cessaire d’orchestrer une opĂ©ration sous fausse bannière de manière Ă  forcer et entraĂ®ner les États-Unis dans cette guerre.


Barrett: Exactement.

(…)

mar 13 2010

L’Ă©trange conversion Ă  l’islam de l’otage espagnole libĂ©rĂ©e par Al-Qaeda au Maghreb

Al-Qaeda au Maghreb islamique  (AQMI) a annoncĂ© vendredi dans un communiquĂ© que l’humanitaire espagnole gardĂ©e otage 100 jours en Mauritanie avait Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e car elle s’Ă©tait volontairement convertie Ă  l’islam.

Une nouvelle manipulation du pouvoir militaire algĂ©rien, pour lequel Al-Qaeda au Maghreb n’est qu’un instrument pour consolider leur mainmise sur les richesses du pays et pour se lĂ©gitimer auprès des puissances occidentales, en particulier auprès des États-Unis grâce Ă  l’adhĂ©sion Ă  sa « Guerre contre le terrorisme ».

aqmi

Dans un communiquĂ© diffusĂ© sur le site as-ansar.com, AQMI ajoute avoir Ă©galement pris en compte l’Ă©tat de santĂ© d’Alicia Gamez, 35 ans, qui a « pris le nom d’AĂŻcha » après sa conversion.

Les deux collègues masculins d’Alicia Gamez, Roque Pascual et Albert Vilalta, prĂ©tendument bĂ©nĂ©voles comme elle de l’ONG Barcelona Accion Solidaria sont toujours aux mains de leurs ravisseurs. Ils avaient Ă©tĂ© enlevĂ©s le 29 novembre dernier.

Services secrets algériens et hydrocarbures

Rappelons qu’Al-Qaeda au Maghreb (AQMI) est une organisation nĂ©e en 2007 sur le cendres du Groupe salafiste pour la prĂ©dication et le combat (GSPC). L’exploitation des informations disponibles sur ce groupe, combinĂ©e Ă  l’analyse des singularitĂ©s du rĂ©gime algĂ©rien depuis 1962, ne laisse place Ă  aucun doute : Al-Qaeda u Maghreb est une crĂ©ation des services secrets de l’armĂ©e algĂ©rienne, le DĂ©partement de renseignement et de sĂ©curitĂ© (DRS, ex-SĂ©curitĂ© militaire), dont les chefs contrĂ´lent, depuis la guerre civile des annĂ©es 1992-1999, la rĂ©alitĂ© du pouvoir.

L’intensification des actions terroristes depuis 2006 en AlgĂ©rie s’explique par celle de la lutte des clans au sein du pouvoir pour le contrĂ´le de la manne pĂ©trolière (considĂ©rablement accrue par l’envolĂ©e des prix des hydrocarbures) : celui du gĂ©nĂ©ral Mohammed  » Tewfik  » MĂ©diène, chef du DRS depuis 1990, a vu sa prééminence contestĂ©e par le  » clan Bouteflika « , qui conteste l’alliance privilĂ©giĂ©e nouĂ©e avec les États-Unis pour l’exploitation des hydrocarbures par le  » clan Tewfik « . D’oĂą le choix de ce dernier, pour dĂ©stabiliser le clan adverse, de multiplier les actions terroristes du GSPC-AQMI, y compris contre des cibles Ă©trangères. Et de prĂ©parer, après cette acmĂ© de terreur, une Ă©ventuelle relève de ce groupe armĂ© de plus en plus discrĂ©ditĂ©.

Nous reviendrons prochainement plus en dĂ©tail sur les liens Ă©tranges d’Al-Qaeda au Maghreb avec le renseignement militaire algĂ©rien. Entre-temps, nous mettons Ă  la disposition de nos lecteurs dĂ©sireux d’en savoir plus l’excellent livre de François Gèze et Salima Mellah : « Al-Qaeda au Maghreb », ou la très Ă©trange histoire du GSPC (pdf)

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Spencer Delane

CommuniquĂ© d’AQMI du 12.03.2010 :

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(cliquer sur les images pour les agrandir)


jan 29 2010

Messages de Ben Laden, de l’info très intoxiquĂ©e

Une voix qui menace, une voix qui revendique, une voix qui serait celle de Ben Laden. Le dernier message menace directement Barack Obama, revendique l’attentat manquĂ© du 25 dĂ©cembre dernier et promet de nouveaux «11 septembre» aux Etats-Unis.

obamabinladenComme presque toujours, c’est Al- Jazira qui l’a mis Ă  l’antenne le 24 janvier. C’est encore la chaĂ®ne panarabe qui a formellement identifiĂ© son auteur. A part cette dernière, personne ne certifie son authenticitĂ©, Washington la première. Du moins pas cette fois…

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, une soixantaine de messages sont attribuĂ©s Ă  Oussama ben Laden et sa nĂ©buleuse. Il peut y avoir des annĂ©es sans aucun signe de vie (2005) et d’autres plus prolixes: sept en 2009, quatre en 2008, cinq en 2007 ou quatre en 2006.

Pour la CIA, l’authenticitĂ© du premier message audio, justement publiĂ© par Al-Jazira le 12 novembre 2002, ne fait aucun doute. Une thĂ©orie mise Ă  mal, deux semaines plus tard par les chercheurs de l’Idiap (Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perspective) de Martigny (VS). Avec les conditionnels de rigueur propres aux scientifiques, le message serait celui d’un imposteur (lire encadrĂ©).

2002, Ben laden n’est pas identifiĂ©

A la demande de France 2, l’Idiap analyse un enregistrement de Ben Laden en novembre 2002. Les logiciels utilisĂ©s d’analyse et de reconnaissance vocale se basent sur une vingtaine de documents. C’est cette matière première qui permet l’analyse des frĂ©quences qui dĂ©bouche sur des algorithmes certifiant une signature vocale. Les logiciels repèrent les bidouillages en studio. Quand la qualitĂ© est optimum, on certifie une fiabilitĂ© entre 97 Ă  98%. Si la bande est pourrie ou s’il n’y a pas assez d’Ă©chantillon on descend Ă  70%. A l’Ă©poque, le Dr Samy Bengio de l’Idiap, dĂ©plorait la mauvaise qualitĂ© des enregistrements.

Leurs logiciels dĂ©masquent les imitateurs, tout aussi douĂ©s soient-ils. «Ils peuvent assez facilement berner l’ĂŞtre humain, mais c’est beaucoup plus difficile de tromper la machine», soulignait, en 2002, le Dr Samy Bengio.

La CIA, face Ă  l’Idiap, n’a jamais lâchĂ© le morceau et a maintenu sa version. En 2007, les services de renseignements amĂ©ricains identifient de nouveau avec certitude la voix de Ben Laden sur une vidĂ©o. Le chef d’Al-Qaida nomme Gordon Brown et Nicolas Sarkozy. Ce qui daterait le document et prouverait qu’il Ă©tait encore en vie.

Existence utile

Car, depuis 2001, Ben Laden a au moins Ă©tĂ© annoncĂ© mort six fois par des officiels! La thèse dĂ©fendue par bien des journalistes, c’est que l’homme qui vaut 25 millions (rĂ©compense offerte par les Etats-Unis pour sa capture) a perdu son capital de vie depuis longtemps. Et que, autant du cĂ´tĂ© d’Al-Qaida que des Etats-Unis, on entretient un Ă©pouvantail qui justifie bien des crĂ©dits. «Il n’existera que dans le regard de ceux Ă  qui il est utile», commente le journaliste Philippe Madelin sur le site Rue 89. Le bidouillage des cassettes? Pour certains, comme Kevin Barrett (fameux propagandiste de la thĂ©orie du complot sur le 11 septembre) sur Internet, c’est une cause entendue. Il parle carrĂ©ment de film «publicitaire rĂ©alisĂ© par la CIA» avec un Ben Laden de pacotille pesant 20 ou 25 kilos de plus que l’original. Dans ce monde de propagande, la question de fond est de savoir qui manipule qui?

Joël Cerutti, pour Le Matin (Suisse)

Traduction du message de Ben Laden (par Mecanopolis) :

Au Nom d’Allah le ClĂ©ment le MisĂ©ricordieux,

Message d’Oussama Ă  Obama,

Que la paix soit sur quiconque suit la guidée,

Ensuite,

Si nos messages avaient pu ĂŞtre supportĂ©s par les mots, Nous n’aurions pas utilisĂ© les avions;

Le message que je veux vous faire parvenir avec l’avion du hĂ©ro ‘Umar Al Faruq (qu’Allah le secours) confirme le message prĂ©cĂ©dent que les hĂ©ros du 11 Septembre ont transmis et qui a Ă©tĂ© frĂ©quemment rĂ©pĂ©tĂ©.

Le message est que l’AmĂ©rique ne rĂŞvera pas de vivre en paix tant que nous ne la vivons pas en Palestine; et il n’est pas juste de jouir d’une vie en sĂ©curitĂ© alors que nos frères Ă  Gaza ont grandement souffert;

Dès lors, avec la permission d’Allah, les attaques continueront sur ceux qui continuent Ă  supporter IsraĂ«l,

Et que la paix soit sur quiconque suit la guidée.

jan 28 2010

Obama s’apprĂŞte Ă  demander Ă  l’OTAN 10′000 soldats supplĂ©mentaires pour l’Afghanistan

Alors que tous les observateurs ont les yeux rivĂ©s sur la confĂ©rence de Londres sur l’Afghanistan, oĂą le prĂ©sident fantoche Hamid KarzaĂŻ vient de rĂ©affirmer sa proposition ridicule et hypocrite envers les Talibans, personne n’Ă©voque le sommet de l’OTAN qui se tiendra la semaine prochaine Ă  Mons, en Belgique, lors duquel un « effort supplĂ©mentaire » sera demandĂ© aux « alliĂ©s » des Etats-Unis.

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La question que se pose tous les jours KarzaĂŻ, en prenant son petit dĂ©jeuner, est sans doute de savoir par quels moyens il pourrait encore prolonger un peu sa prĂ©sidence. Élu par des fraudes massives lors du scrutin de novembre dernier, la prĂ©sidence KarzaĂŻ est gangrĂ©nĂ©e par des affaires de corruption et de trafic d’opium.

La dernière trouvaille du « clan Karzaï » consiste Ă  faire croire qu’ils pourraient rĂ©intĂ©grer les Talibans dans le processus politique. Hormis la contradiction Ă©vidente de cette proposition (qu’aucun journaliste n’a cru bon de relever), puisqu’on nous rĂ©pète Ă  l’envi depuis bientĂ´t 10 ans qu’un des buts principal de cette guerre Ă©tait justement d’Ă©radiquer les Talibans, on sait bien sĂ»r que cela n’arrivera pas et que cette stratĂ©gie de la « main tendue » n’est qu’une manĹ“uvre de plus, destinĂ©e Ă  faire illusion. Car si des Ă©lections libres Ă©taient organisĂ©es en Afghanistan, les islamistes les emporteraient haut la main. D’ailleurs les Talibans ne sont pas dupes et ont dĂ©jĂ  rĂ©pondu Ă  cette « invitation » (lire notre article du 23 janvier) en indiquant : « seule une victoire totale est envisageable : soit les armĂ©es d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tuĂ©s jusqu’au dernier. »

Mais Hamid KarzaĂŻ ne sera sans doute pas prĂ©sent Ă  Mons, pour le sommet de l’OTAN sur l’Afghanistan, car les rĂ©centes avancĂ©es de la rĂ©sistance afghane, dĂ©sormais aux portes de Kaboul, sont bien trop importantes pour y inviter ce genre de clown.

Selon des officiers français en poste Ă  Washington, les États-Unis vont demander un effort supplĂ©mentaire Ă  l’OTAN par l’envoi de 10′000 soldats supplĂ©mentaires. Des gĂ©nĂ©raux amĂ©ricains vont ĂŞtre dĂ©pĂŞchĂ©s Ă  Mons, oĂą se tiendra le sommet, pour expliquer dans le dĂ©tail la situation et les « efforts Ă  consentir ».

Pourtant, selon les mĂŞmes sources, les États-Unis ne seraient eux-mĂŞmes pas en mesure de dĂ©ployer sur le terrain les 30′000 soldats supplĂ©mentaires promis par le prĂ©sident Barack Obama Ă  la fin de l’annĂ©e dernière pour porter son corps expĂ©ditionnaire Ă  100′000 hommes avant le mois d’aoĂ»t, ce qui ne rassure en rien les « contingents alliĂ©s » prĂ©sents sur place.

Al-Qaeda serait un… syndicat

A en croire le patron du Pentagone, Roberts Gates, un « syndicat du terrorisme mondial », qui veut dĂ©stabiliser « l’Asie centrale » se constitue sous «  la bannière fĂ©dĂ©rative d’Al-Qaeda ». Et il veut obtenir du Pakistan et de l’Inde, deux États en conflit larvĂ©, qu’ils participent Ă  la lutte contre ces mĂ©chants « syndicalistes ».

Selon Le Canard enchaĂ®nĂ© de cette semaine, Robert Gates aurait promis une aide militaire de 1,5 milliards de dollars par an au Pakistan, avec l’espoir de voir l’armĂ©e se dĂ©cider enfin Ă  combattre les Talibans afghans qui ont Ă©tablis leur bases arrières dans les zones tribales pakistanaise.

Il serait sans doute plus sage de mĂ©nager les opinions publiques des 43 États qui participent Ă  cette guerre, et qui commencent Ă  se lasser des mensonges et prĂ©textes renouvelĂ©s chaque semaines pour justifier cette occupation illĂ©gitime et illĂ©gale de l’Afghanistan.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

jan 23 2010

L’amiral Mike Mullen reconnaĂ®t la dĂ©faite des États-Unis en Afghanistan

Des officiers français du Renseignement militaire ont pu prendre connaissance, au dĂ©but de l’annĂ©e, d’un rapport pour le moins surprenant qui retranscrit les propos tenus par l’amiral Michael Glenn « Mike » Mullen, chef d’Ă©tat-major des armĂ©es des États-Unis, lors d’une confĂ©rence donnĂ©e  le 10 dĂ©cembre 2009 sur les derniers dĂ©veloppements de la guerre en Afghanistan.

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Selon ce document, Mullen dĂ©clare que « 2009 aura Ă©tĂ© la troisième annĂ©e d’une dĂ©tĂ©rioration continue et significative de la sĂ©curitĂ© en Afghanistan (…) et d’un niveau de violence supĂ©rieur de 60% par rapport Ă  2008. » L’avenir, selon Mike Mullen, ne semble guère plus rĂ©jouissant : « Au point oĂą en sont les choses, nous ne sommes certainement pas en train de gagner. Et, face Ă  l’insurrection, il n’y a pas le choix : ou vous ĂŞtes en train de l’emporter, ou vous ĂŞtes en train de perdre. (…) Il est urgent de renverser la situation aussi rapidement que possible ». Et d’insister sur la nĂ©cessitĂ© de conduire d’avantage d’opĂ©rations clandestine de contre-terrorisme : « Nous l’avons fait en Irak, il est important de le faire en Afghanistan. »

La prochaine arrivĂ©e, Ă  Kaboul, de 30′000 soldats, en « renfort », ne saurait donc suffire Ă  « renverser la situation », selon l’amiral en chef.

Les talibans font partie du paysage politique

Cette dĂ©faite des États-Unis et de leurs subalternes europĂ©ens de l’OTAN en Afghanistan a Ă©tĂ© confirmĂ©e aujourd’hui par le secrĂ©taire amĂ©ricain Ă  la DĂ©fense Robert Gate, en visite au Pakistan voisin , qui a indiquĂ© que « les talibans font partie du paysage politique en Afghanistan ». « La question est de savoir s’ils sont prĂŞts Ă  jouer un rĂ´le lĂ©gitime dans le processus politique en cours, Ă  savoir participer aux Ă©lections » a ajoutĂ© le chef du Pentagone.

Cette dĂ©claration devant la presse intervient au moment oĂą le prĂ©sident afghan Hamid KarzaĂŻ dĂ©voile un pan de son nouveau « programme de rĂ©conciliation » avec talibans, qu’il prĂ©sentera lors d’une confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan prĂ©vue Ă  Londres le 28 janvier.

KarzaĂŻ a indiquĂ©, dans une interview Ă  la BBC, qu’il allait proposer un travail et un salaire aux insurgĂ©s pour qu’ils abandonnent la lutte armĂ©e, et qu’il allait utiliser les fonds de la communautĂ© internationale pour cela. « Les talibans doivent accepter la dĂ©mocratie » a encore indiquĂ©, sans rire, le chef de l’État afghan, en omettant de prĂ©ciser le genre de dĂ©mocratie qu’il entend imposer, et pour laquelle il a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© le plus grand mĂ©pris en se faisant réélire par des fraudes massives lors du scrutin prĂ©sidentiel de novembre dernier.

En guise de rĂ©ponse, Qari Muhammad Yussuf, porte-parole des Talibans, a indiquĂ© en fin de journĂ©e que pour la rĂ©sistance « seule une victoire totale est envisageable : soit les armĂ©es d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tuĂ©s jusqu’au dernier. »

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

Avec les informations des agences de presse, du Canard enchaîné du 6 janvier et du site de la résistance afghane : www.shahamat.org (traduit par Mecanopolis)


jan 17 2010

Obama bombarde plus que Bush

Dix jours avant la confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan, prĂ©vue Ă  Londres le 28 janvier prochain, les Ă©tats-majors subalternes des États-Unis ont en main un rapport alarmant de l’OTAN qui dĂ©montre que Barack Obama s’engage de plus en plus dans cette guerre lointaine et multiplie les bombardements, puis les opĂ©rations clandestines, bien au-delĂ  des frontières du seul Afghanistan.

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« Bush est dĂ©passĂ© par son successeur », remarque un diplomate français, citĂ© dans la dernière Ă©dition de l’hebdomadaire Le Canard enchaĂ®nĂ©. « Cette Ă©volution de la stratĂ©gie, on peut l’approuver ou la critiquer… Mais force est de constater que nous sommes impliquĂ©s dans ces opĂ©rations, sans y participer et sans avoir et consultĂ©s. »

Un document rĂ©cent de l’OTAN, qui a Ă©tĂ© escamotĂ© par les mĂ©dias, donne raison Ă  ce diplomate. Les analystes de « l’Alliance » se sont notamment intĂ©ressĂ©s aux « engins explosifs improvisĂ©s », utilisĂ©s par la rĂ©sistance afghane. En 2009, ils en ont recensĂ© 6′440, soit 17 ou 18 attentats quotidiens, et « quatre-vingt fois plus » qu’en 2003. Quant au dĂ©compte des militaires alliĂ©s tuĂ©s en Afghanistan, il a augmentĂ© de 400% en deux ans, et le nombre de blessĂ©s de 700%. Pas de quoi pavoiser, donc « et cette guerre ne fait que commencer » selon un analyste des services français de renseignement, citĂ© par Le Canard enchainĂ©.

Tueurs Ă  distance

Après avoir envoyĂ© 30′000 soldats supplĂ©mentaires, Obama vient d’autoriser une intensification des bombardements par avion sans pilote. Ces drones, sorte de robots espions guidĂ©s Ă  distance par la CIA ou les armĂ©es US, peuvent surveiller plusieurs zones, enregistrer des conversations, filmer des cibles et tuer quand on leur en donne l’ordre.

Aujourd’hui, ces engins perfectionnĂ©s se promènent au-dessus de l’Afghanistan, bien sĂ»r, mais aussi dans le ciel du Pakistan et du YĂ©men, qu’ils bombardent de temps Ă  autre, ou de la Somalie, qui connaitra sans doute bientĂ´t le mĂŞme sort que que l’Afghanistan.

« Assassinats ciblés »

« L’AmĂ©rique est en guerre ». Les diplomates français en poste Ă  Washington se l’entendent dire aujourd’hui plus souvent qu’au temps de Bush. Et le recours aux « assassinats ciblĂ©s », apanage de ces drones, est en train de devenir la politique officielle des États-Unis. Un exemple, dĂ©couvert dans une Ă©tude d’un centre de recherche US, New America Foundation : celui de l’assassinat de Baithullah Meshud, prĂ©sumĂ© chef des talibans au Pakistan. Il aura fallu neuf bombardements guidĂ©s par la CIA, et on e ne sait combien de victimes civiles non comptabilisĂ©es, pour « atteindre la cible ». Mais, au pays du hamburger, quand on dĂ©teste, on ne compte pas.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Avec les informations du Canard enchainé du 13 janvier 2010, dont nous vous conseillons vivement la lecture

Agáta Kovacs

jan 04 2010

Qui forme les terroristes d’Al-Qaeda au YĂ©men ?

Cet article, que nous avions placĂ© sur Mecanopolis le 17 avril dernier, retrouve toute sa pertinence aujourd’hui, alors que le « prix Nobel de la paix » Barack Obama semble vouloir Ă©tendre la « guerre contre le terrorisme » au YĂ©men. Seuls les imbĂ©ciles et les suspects peuvent encore feindre de croire qu’Al-Qaeda a un centre de gravitĂ© propre et que cette organisation n’agit pas pour les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques amĂ©ricano-sionistes. Après l’Irak et l’Afghanistan, c’est la rĂ©gion du dĂ©troit d’Ormuz, oĂą transite plus de 30% du pĂ©trole mondial, et plus encore le soutien iranien aux tribus Houtis dans le Nord YĂ©men qui sont visĂ©s, et non pas quelques fanatiques se rĂ©clamant du « jihad international », concept qui n’existe que dans la volontĂ© de quelques stratèges maffieux et leurs complices mĂ©diatiques.

Article du quotidien Ennahar, 16 avril 2009 :

IsraĂ«l formerait des terroristes d’Al-Qaeda

Selon des sources bien informĂ©es du dossier et des activitĂ©s d’Al-Qaeda, IsraĂ«l aurait créée depuis environ une annĂ©e, des camps sur son territoire pour entraĂ®ner des Ă©lĂ©ments venus de pays arabes.

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Des terroristes fabriqués de toutes pièces, utilisables à volonté

Ces entraĂ®nements militaires et d’espionnage sont fournis en prĂ©paration Ă  d’Ă©ventuelles opĂ©rations terroristes contre les intĂ©rĂŞts des pays Ă©trangers dans les pays arabes qui sont considĂ©rĂ©s par IsraĂ«l comme un danger pour sa sĂ©curitĂ© et sur ses intĂ©rĂŞts stratĂ©giques, notamment la rĂ©gion du Maghreb Arabe.

Selon les mĂŞmes sources, ces camps incluent des arabes d’AlgĂ©rie, du Maroc et du YĂ©men avec de faux passeports venus d’Europe et portant des noms juifs. Ces derniers ont Ă©tĂ© recrutĂ©s par les services gĂ©nĂ©raux du Mossad dans diffĂ©rentes capitales pour activer au sein de l’organisation Al-Qaeda après avoir Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s par les services de renseignement europĂ©ens. Ces gens sont gĂ©nĂ©ralement recherchĂ©s pour appartenance aux groupes terroristes.

Ces camps secrets d’entraĂ®nement entretiennent des relations avec les cellules dormantes d’Al-Qaeda en Europe oĂą leurs Ă©lĂ©ments sont recrutĂ©s pour d’Ă©ventuelles opĂ©rations terroristes dans les pays arabes en coordination avec les branches de l’organisation notamment les groupes terroristes armĂ©s du grand Sahara. Ceci prouve ce que Ennahar avait publiĂ© auparavant sur l’attachĂ© militaire de l’ambassade d’IsraĂ«l en Mauritanie qui avait prĂ©parĂ© un rapport sĂ©curitaire secret sur les activitĂ©s des hommes armĂ©s dans la rĂ©gion du Sahara. Ce dernier entretenait des relations secrètes avec les mouvements rebelles au Mali et au Niger.

Le Mossad aurait des relations avec les branches d’Al-Qaeda et les opĂ©rations contre les intĂ©rĂŞts Ă©trangers, essentiellement amĂ©ricaines, et en rapport avec les Ă©vènements en Irak et au Moyen Orient.

Selon ces mĂŞmes sources, le Mossad pourrait mĂŞme recourir Ă  l’utilisation des Harraga algĂ©rien en Italie pour les recruter dans ces camps d’entraĂ®nement Ă  travers le rĂ©seau logistique des marins travaillant sur l’axe Sardaigne Naples Ă  la recherche d’Ă©lĂ©ments Ă  envoyer en IsraĂ«l secrètement essentiellement après l’apparition d’informations presque confirmĂ©es sur la prĂ©paration des hommes recrutĂ©s dans le but de commettre des opĂ©rations contre les intĂ©rĂŞts Ă©trangers durant l’Ă©tĂ© prochain et qui seront attribuĂ©es Ă  Al-Qaeda sous une direction centrale du Mossad et des services de l’armĂ©e israĂ©lienne.

Cette nouvelle Ă©tape dans les activitĂ©s de l’organisation Al-Qaeda sera le sujet du discours d’El Dhawahiri dans une tentative de relancer les diffĂ©rentes branches après l’Ă©tau exercĂ© autour de l’organisation par les renseignement europĂ©ens et aussi les frappes douloureuses encaissĂ©es sur le terrain par les services de l’armĂ©e au Maghreb arabe et notamment en AlgĂ©rie.

Mohamed Ben Kemoukh, pour Ennahar

déc 29 2009

De l’utilisation d’al-Qaeda au YĂ©men afin de promouvoir les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques amĂ©ricains

Comme nous l’expliquions hier soir dans un article et cette nuit sur notre forum, la revendication d’Al-Qaeda  de l’attentat manquĂ© du vol Amsterdam-Detroit de vendredi dernier n’est pas un instant crĂ©dible. Tout indique que son vĂ©ritable objectif consiste Ă  lĂ©gitimer une plus large implication des États-Unis dans un conflit qui, depuis cinq ans, oppose des tribus chi’ites du Nord du YĂ©men, qui n’ont aucun lien avec al-Qaeda, au gouvernement de Saana, soutenu par l’Arabie Saoudite et la CIA. MalgrĂ© cette diversion crypto-terroriste, il n’est pas difficile de comprendre que c’est une fois de plus l’Iran qui est dans le collimateur des Etats-Unis et de leurs alliĂ©s.

La dernière phase paroxystique de la guerre qui dure depuis 5 années, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis.

Ce pays pauvre de la Mer Rouge, mais stratégique par sa position, scène critique, depuis des années, de la guerre contre de soi-disant extrémistes islamistes, est désormais devenu un théâtre-clé où les Etats-Unis et l’Iran luttent pour la prédominance régionale. Eu égard à cela, le conflit au Yémen peut être comparé en importance avec la guerre du Liban de 2006 et le conflit de Gaza. Ses résultats pèseront lourdement sur les positions stratégiques respectives dans les régions du Golfe Persique et de la Mer Rouge, pour les Etats-Unis, aussi bien que pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et, indirectement Israël aussi, vis-à-vis de l’Iran.

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Les militaires saoudiens utilisent des bombes au phosphore américaines pendant des raids nocturnes (source : Forum Mecanopolis)

Plusieurs sources confirment huit traits saillants du conflit en cours au Yémen :

1. Au début septembre, l’armée du Président Ali Abdallah Saleh a lancé le 6è round de sa guerre depuis l’an 2000 contre les Houthis, en déployant environ 20 000 hommes dans une offensive majeure afin de déloger les 15 000 Houthis de leurs nids d’aigles dans les montagnes (entre 3 à 6000 m d’altitude) dans la province de Saada au nord.

2. Les Houthis sont des Zaydis qui revendiquent leur adhĂ©sion Ă  la forme la plus pure de l’Islam chi’ite. Ils se battent pour apporter « la vraie voie » au YĂ©men, et restaurer l’autoritĂ© de l’Imam Zaydi renversĂ© en 1962. Leur nom dĂ©coule de celui du fondateur du mouvement, Badreddin al-Houti, qui fut tuĂ© par l’armĂ©e yĂ©mĂ©nite en 2004. Les Chi’ites Houthis et le Chi’isme iranien n’ont rien d’autre en commun, sauf  l’aide logistique de TĂ©hĂ©ran apportĂ©e aux rebelles yĂ©mĂ©nites.

3. Les quantités de matériel lourd que les Iraniens sont parvenus à transférer aux Houthis en quelques semaines ont stupéfié Washington, Saana, Riyad et Le Caire. L’armée yéménite semble mise en difficulté de réprimer ces rebelles et même d’empêcher les combats de s’étendre au-delà de la région de Saada, vers d’autres parties du pays, y compris la capitale.

4. Craignant que le conflit et l’influence Zaydi puisse déborder par-delà la frontière du nord- Yémen vers les régions sud, saoudiennes de Najran et Asir, l’Arabie Saoudite a envoyé son armée de l’air aider l’armée yéménite en tapissant de bombes les bastions houthis dans les villages de montagne de Saada.

5. La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien.

6. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Elle a été tout dernièrement accordée lors de la rencontre entre les Présidents américain et égyptien à la Maison blanche, le mardi 18 août 2009. Selon cette modalité, le Président américain Barack Obama prend position contre l’Iran aux côtés d’Hosni Moubarak et du Roi Abdallah.

7. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos- parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des bastions de montagne des rebelles.

8. Sans la rĂ©alisation d’un accord global, le conflit menace de s’étendre et de conduire Ă  une escalade vers la plus importante et la plus dangereuse guerre ayant Ă©clatĂ© dans n’importe quelle partie du monde arabe depuis longtemps. Les Etats-Unis ont manifestement choisi la surenchère en manipulant la revendication par al-QaĂŻda de cet attentat manquĂ© du vol Amsterdam-Detroit du 25 septembre dernier.

Sur la guerre au Yémen, lire également notre article du 10 novembre dernier.

nov 01 2009

L’affaire de l’attentat de Karachi pourrait devenir un Sarkogate

Alors que nous avons publiĂ© il y a quelques jours sur Mecanopolis un article qui explique comment le « volet suisse » de l’enquĂŞte sur des pots-de-vins liĂ©s Ă  livraison de sous-marins français au Pakistan compromettrait, par de nombreux documents explosifs, Nicolas Sarkozy, nous apprenons aujourd’hui que Mohammad Sohail Habib, condamnĂ© Ă  mort pour avoir participĂ©, en 2002, Ă  l’attentat qui a tuĂ© 11 ingĂ©nieurs français de la DCN et 3 Pakistanais, a Ă©tĂ© acquittĂ©  « faute de preuves suffisantes» (lire cet article du Parisien). Atzif Zeheer, un autre « prĂ©sumĂ© terroriste » avait lui aussi Ă©tĂ© relaxĂ© en mai dernier. Le prĂ©sident français avait alors indiquĂ© qu’il allait dĂ©classifier l’intĂ©gralitĂ© des documents, relatifs Ă  cet attentat, mais les promesses n’engagent manifestement que ceux qui les reçoivent.

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Seulement 40 documents déclassifiés pour un attentat visant des français travaillant au titre d’un contrat d’armement signé il y a plus de 15 ans, cela semblait déjà peu.

Nous savons aujourd’hui qu’en plus ces documents n’ont pas été déclassifiés dans leur intégralité puisqu’un grand nombre de paragraphes ont été cancellés et de nombreux passages floutés.

Aucun document antérieur à l’attentat de Karachi n’a été déclassifié, il n’y a donc absolument aucune note concernant la négociation et signature du contrat agosta, aucune mention des bénéficiaires de commissions ou allusion aux rétros commissions, aucune allusion aux écoutes téléphoniques sur le cabinet de François Léotard.

On peut cependant noter quelques éléments venant confirmer le fait que l’Etat Français était au courant depuis 2002 que Azif Zaheer d’abord condamné puis relaxé en mai 2009 pour avoir participé à cet attentat n’était qu’un bouc émissaire : en décembre 2002 il a été écrit que : « le seul indice matériel porté à l’appui de l’accusation de la police était le livret d’immatriculation de la Toyota corrolla ayant servi à l’attentat mais que ce livret était en fait en possession de la police depuis de nombreux mois », il est ajouté que les détonateurs trouvés ont été dissimulés par la police elle-même .

En mai 2002, Concernant DCN il est indiqué que « Une négligence de sécurité se confirme dans l’itinéraire de déplacement entre les hôtels et le site militaire. Une piste au sein du pouvoir politique est la plus souvent évoquée ».

En 2009 : « La spéciale branche de la police pakistanaise de Karachi avait rédigé un rapport 18 jours avant l’attentat confirmant la thèse d’une attaque planifiée contre un objectif occidental ».

Une fois de plus le comportement des autorités françaises quant à ce dossier est inadmissible, une fois de plus il ne s’agit que de laisser croire que la transparence règne alors que tout démontre le contraire.

En juin dernier, après avoir qualifié la thèse de la corruption de « grotesque » Sarkozy a dit « nous sommes dans un pays où tout se sait, où le secret d’état n’existe pas »… Si cette thèse est aussi grotesque que ce gouvernement est transparent, alors nous sommes sur la bonne voie….

Les fausses promesses d’un Sarkozy visiblement embarrassĂ© (juin 2009)

Le gouvernement ne pouvait pas se permettre de refuser la levée du secret défense vis-à-vis de l’opinion publique, la solution a donc été d’accorder la déclassification de documents qui n’apportent pas grand-chose au dossier, il ne s’agit là que d’une énième opération de communication de l’exécutif.

Loin d’apporter les réponses à nos questions, cette déclassification nous permet seulement de confirmer ce que nous savions déjà à savoir que :

- L’attentat était prévisible

- DCN n’a pas pris les mesures nécessaires à la protection de son personnel et a donc une part non négligeable de responsabilité dans ce qui est arrivé.

- L’Etat Français savait depuis 2002 que Azif Zaheer et n’était qu’un bouc émissaire dont la culpabilité a été montée de toute pièce, mais a tout de même continué à nous faire croire en cette thèse. Nous sommes donc en droit de nous poser une question : pourquoi ?

Sur le mĂŞme sujet, lire l’article Une enquĂŞte sur des pots-de-vin pourrait menacer Sarkozy

oct 31 2009

Les USA entraînent des groupes terroristes pour créer le chaos en Iran

Selon une interview de Seymour Hersh donné en juillet 2008, les États-Unis entraînaient des groupes terroristes pour créer le chaos en Iran et susciter une réaction agressive des Iraniens qui servira de prétexte à une action militaire US.

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Dans une interview avec NPR, publiée dans son dernier article du NEW YORKER, intitulé : « Préparer le champ de bataille », le très renommé journaliste d’investigation Seymour Hersh publie les détails les plus révélateurs de ses travaux d’enquête quant à la destination des 400 millions de dollars affectés à des opérations secrètes à l’intérieur de l’Iran. Il fournit des informations de qualité concernant les préparatifs militaires US en vue de déstabiliser le pays, au sujet de la mainmise absolue de l’administration Bush sur le pouvoir exécutif, au sujet de la reconnaissance du rôle globalement positif de l’Iran en Iraq et du soutien US des organisations terroristes anti-Iraniennes Jondollah, PJAK et MEK.

Hersh explique aussi que le but des opérations secrètes US à l’intérieur de l’Iran est de fabriquer un prétexte d’agression avec comme objectif un changement du régime. « La réflexion stratégique derrière cette opération secrète est de susciter suffisamment de troubles et de chaos pour induire le gouvernement Iranien à commettre l’erreur d’entreprendre des actions agressives qui donneront l’impression que le pays est en total désarroi » déclare-t-il. « Dès lors, on se trouvera dans une situation qualifiée de casus belli par la Maison Blanche, ce qui l’autorisera à attaquer le pays. C’est là leur mode de réflexion et c’est franchement stupide. »

Au sujet du rôle de l’Iran en Iraq, Hersh insiste : « Il n’existe absolument aucune preuve formelle portée à la connaissance du gouvernement américain de ce que le pouvoir Iranien ait un quelconque intérêt à se mettre en conflit avec les US en Iraq par l’envoi d’agents qui provoqueraient des destructions ou tueraient des Américains. » Il n’y a aucune preuve de cela.

Plus loin, il dit : « Franchement, les gens que je connais Ă  l’intĂ©rieur – dans les forces spĂ©ciales, dans la haute hiĂ©rarchie du DoD ou des services de renseignement -, si on les pousse dans leurs derniers retranchements, reconnaissent que l’Iran a Ă©tĂ© bien plus un facteur de stabilitĂ© qu’une force nĂ©gative en Iraq. » Hersh dit que la dĂ©cision de lancer ces opĂ©rations secrètes a Ă©tĂ© prise sur base des conclusions du rapport d’évaluation du Service National des Renseignements de 2007 qui concluait que l’Iran n’avait pas de programme de dĂ©veloppement de l’arme nuclĂ©aire et que l’approbation par les dirigeants du Congrès du budget de 400 millions de dollars pour ces opĂ©rations Ă©tait une totale dĂ©rive des pouvoirs exĂ©cutifs de l’administration Bush. Il explique comment la politique de l’administration Bush selon laquelle : « L’ennemi de mon ennemi est mon ami » a conduit les US Ă  soutenir l’organisation Balouche Jondollah et le MEK ( Moudjahiddines du peuple ) qui ont tous deux de lourds antĂ©cĂ©dents d’activitĂ©s terroristes, y compris contre les US. Il rappelle que les US ont fourni de l’armement et des fonds aux terroristes du MEK pendant des annĂ©es et rĂ©vèle que « La plupart des dirigeants du MEK ont pris cet argent et l’ont placĂ© sur des tas de comptes en banque Ă  Londres ». Il nous dit aussi pour la première fois que les US ont entraĂ®nĂ© des Ă©quipes du MEK dans l’état du Nevada et que ces gens « font des tas de conneries en Iran ».

Hersh prévient de ce que nous avons déplacé des missiles de croisière dans la région depuis plusieurs mois maintenant et que l’armée américaine est prête. « Nos sous-marins sont là, nos destroyers sont là avec leurs lance-missiles de croisière à bord, nos avions sont là et nos hommes aussi. » pour attaquer l’Iran endéans les 10 à 12 heures de l’ordre de mission du président Bush, dit-il , en insistant sur le fait que les troupes doivent intervenir au sol pour détruire les systèmes de défense Iraniens. Il signale enfin que : « Bush va être un président très actif, on peut le craindre, jusqu’à 11 heures, 59 minutes et 59 secondes le 20 janvier 2009 » et soulève l’inquiétante hypothèse d’une « surprise d’octobre », une attaque militaire sur l’Iran, particulièrement si Obama reste en tête dans les sondages.

SaĂŻd, pour le MecanoBlog