Category: Nouvel ordre international

août 31 2010

L’avenir de « l’ordre mondial » se construit sur nos vies

Tous les curseurs sont maintenant au rouge et les agences mondialistes prĂ©voient les pires scĂ©narios. Après la pause estivale, il est Ă  craindre que la crise Ă©conomique ne connaisse une nouvelle phase. Mais l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ne serait-elle pas le moyen de reconfigurer notre monde, et l’Occident en premier lieu ?

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Lors d’un discours devant la Chambre de Commerce de San Antonio, le 29 juillet, Richard Fisher, président de la Réserve fédérale de Dallas (une des 12 branches régionales de la Fed), a décrié l’impasse monétariste dans laquelle sont pris les Etats-Unis, et donc, par extension, le monde. Déjà, au printemps, Fisher s’était fait remarquer en soutenant le retour à la Loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt et l’interdiction des produits dérivés. D’après le reporter du SanAntonio Express-News présent sur place, Fisher a déclaré qu’il n’était pas possible pour la Fed d’émettre de la monnaie pour tenter de combler le déficit américain. « On sait ce qui arrive lorsque les banques centrales accèdent à ce type de demandes : cela nous embarque sur la pente glissante de la dévaluation de notre monnaie et nous met sur les rails de l’hyperinflation et de la destruction économique. Ni mes collègues ni moi ne sommes prêts à nous risquer sur cette voie. »

Apparemment, il ne doit pas considĂ©rer le gouverneur de la Fed comme un de ses collègues puisque Ben Bernanke, comme son confrère europĂ©en Jean-Claude Trichet, argue que les injections massives de liquiditĂ©s sont nĂ©cessaires pour la « stabilité ». En rĂ©alitĂ©, les Ă©changes interbancaires sont au point mort, et si les banques fĂ©dĂ©rales venaient Ă  cesser leur soutien, c’est toute la machine financière mondiale qui se gripperait. Cela risque bien d’arriver d’ici novembre prochain, car il est dĂ©sormais impossible que l’Espagne puisse faire face Ă  ses Ă©chĂ©ances, et sa dette publique et privĂ©e cumulĂ©e pourrait Ă  elle seule engloutir le plan d’aide europĂ©en de 750 milliards d’euros.

Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement »

Le dernier rapport de la Fondation Rockefeller, publiĂ© il y a deux mois, n’y va pas par quatre chemins, et prĂ©voit des « annĂ©es de malheur ». Le document, intitulĂ© « ScĂ©narios pour l’avenir de la technologie et le dĂ©veloppement global », prĂ©dit un cataclysme Ă©conomique qui entraĂ®nera des guerres civiles puis un effondrement des civilisations.

Des événements dévastateurs comme le 11 septembre, le tsunami en Asie du Sud en 2004, ou le tremblement de terre en Haïti en 2010, ont préparé les mentalités à des catastrophes inattendues,mais certainement pas à une succession sans relâche de catastrophes encore plus considérables. Quoique les catastrophes dont nous avons connaissance actuellement, tels les incendies en Russie ou les inondations au Bouthan et au Pakistan en paraissent un avant-goût.

L’étude décrit également les nations perdant le contrôle de leurs finances publiques et une incapacité à gérer l’ordre et la stabilité provoquant toujours plus de violence, de criminalité et de troubles au sein de la société. Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement ». Les gouvernements ne pourront plus surveiller, identifier ou restreindre ces activités illégales, indique le rapport, d’où la nécessité de mettre en œuvre un système de sécurité hautement sophistiqué afin de contrôler les intégrants du réseau ainsi que leurs activités à l’extérieur dudit réseau (Internet). « La différence entre les nantis et les plus défavorisés sera de plus en plus grande. Les plus riches auront encore les moyens financiers de se protéger. Les quartiers privés et sécurisés fleuriront partout dans le monde. Ce seront des sortes d’îlots entourés de bidonvilles. (…) Il sera de rigueur non pas de construire une maison, mais bien une forteresse avec de hauts murs et protégée par du personnel armé provenant d’entreprises de sécurité privées » précise encore la Fondation Rockefeller.

Les technologies de vérification de l’identité deviendront une routine de la vie quotidienne. Une base de données d’enregistrements de rétines, volée par des pirates en 2017, sera utilisée pour créer de nombreuses fausses identités dans le milieu des années 2020.


NOTRE MONDE EST UN JEU
envoyé par Mecanopolis.

En ligne de mire, « la société 20/80 »

Tandis que la technologie Internet est diabolisée dans ce scénario d’anticipation, l’étude de la Fondation mondialiste prévoit également une explosion sur le marché noir de récoltes d’aliments produits à partir d’OGM, appelés ici et pour l’occasion « progressistes », par les masses populaires décimées et appauvries.

Mais le rapport de la Fondation Rockefeller prĂ©conise Ă©galement des solutions pour contenir les populations plongĂ©es dans la pauvretĂ© : le « fearmongering » (propagande de la peur), qui peut ĂŞtre utilisĂ© Ă  propos du changement climatique, des catastrophes naturelles ainsi et des attaques terroristes Ă  grande Ă©chelle comme « outil de contrĂ´le des populations ». « Choc des civilisations », « axe du mal », « islamo-fascisme », « sĂ©curitĂ© intĂ©rieure »… Ces slogans et scĂ©narios catastrophes ne sont pas nouveaux, et ils ne visent qu’Ă  obtenir un consentement gĂ©nĂ©ral afin de remodeler l’Ă©conomie mondiale dans le but de la rendre plus efficace et sous le contrĂ´le d’une oligarchie financière totalitaire. En 1995 eut lieu le premier State Of The World Forum,Ă  l’HĂ´tel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre Ă©tait d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de dĂ©finir la politique globale utile Ă  leur mise en Ĺ“uvre. Les dirigeants rĂ©unis Ă  San Francisco (MikhaĂŻl Gorbatchev, George H.W. Bush, Margaret Thatcher, Zbigniew Brzezinski, Vaclav Havel, Bill Gates,Ted Turner, etc.) sont parvenus Ă  la conclusion que l’arrivĂ©e de la dĂ©nommĂ©e « sociĂ©tĂ© 20/80 » Ă©tait inĂ©luctable, Ă  savoir celle dans laquelle le travail de 20 % de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalitĂ© de l’appareil Ă©conomique de la planète. La population restante (80 %, donc) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.

Tittytainment

C’est ici qu’entre en jeu le « tittytainment », concept de Zbigniew Brzezinski, présenté lors de la réunion à l’Hôtel Fairmont. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le « tittytainment », comme une combinaison des mots anglais : tits (« nichons » en jargon américain) et entertainment qui, en aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles,mais au contraire comme allusif à l’effet soporifique et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il tète.

Puisque nos « élites » projettent de longue date d’établir cette loi de Pareto en véritable modèle de société,nous pouvons penser en toute logique qu’ils ne se gêneront pas pour utiliser des moyens peu scrupuleux afin de mettre en œuvre une méthode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir. Entre autres,la détérioration des conditions de vie globales des citoyens peut y contribuer. En effet, les États ont privatisé tant de secteurs rentables et nationalisé tellement de secteurs coûteux, que les budgets de la Sécurité sociale, de l’enseignement et de ce que l’État possède encore dans le domaine de la médecine ne cessent de diminuer, tout simplement parce que l’État n’est plus capable de tenir le rythme des financements. Il n’est pas nouveau que la médecine soit majoritairement une affaire privée et qui doit donc prioritairement se montrer rentable, mais l’enseignement est lui aussi en début de privatisation, et qui sait ce qui sera enseigné dans les écoles lorsque ce processus aura abouti…

Clovis CASADUE, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

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(Titre modifié par Mecanopolis)

août 26 2010

Les pays européens pauvres privés de droit de vote à Bruxelles ?

La récente menace de l’agence de notation Moody’s de dégrader la note de la dette souveraine des États-Unis, de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, moyen de redonner un coup d’accélérateur à la reconfiguration mondiale de l’économie ? Explications.

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Dans son rapport, publié le 18 août dernier, Moody’s ne se fonde pas uniquement sur l’ampleur de l’endettement accumulé, mais sur la capacité des États à payer la charge de la dette en cas de chocs : panne de croissance, moindres rentrées fiscales ou remontée spectaculaire des taux d’intérêts. C’est donc la marge de manœuvre des États-Unis et de l’Europe pour assumer le seul paiement des intérêts sur leurs emprunts qui se retrouve dans le collimateur. Le remède préconisé par l’agence passe par la mise en place de programmes crédibles de redressement des finances publiques à moyen terme.

Par un hasard pour le moins surprenant, ce même 18 août, Nicolas Sarkozy convoquait au Fort de Brégançon François Fillon, Christine Lagarde et François Baroin pour une réunion consacrée à la croissance et aux déficits publics. La menace de la dégradation de la note de la dette de la France ne manquera pas de constituer un argument majeur pour la mise en place du plan de bataille de la réforme des retraites. Mais ce n’est là que le premier volet de toute une série de mesures d’austérité qui vont devoir – et c’est le sens de la mise en garde de Moody’s – être simultanément appliquées à l’ensemble des pays européens.

Un “gouvernement économique” des plus flous…

C’est ce que prépare Hermann van Rompuy, le président du Conseil européen, avec son groupe de travail (“task force”) sur le “renforcement de la gouvernance économique et de la discipline budgétaire au sein de l’Union”, qui rendra son rapport pour la fin du mois d’octobre prochain. Même si le flou demeure actuellement sur la notion de “gouvernement économique”, et des modifications nécessaire qui seront faites aux traités actuels pour lui donner une existence juridique, on peut déjà entrevoir les mesures qui seront imposées, non plus aux seuls pays de la zone euro, mais à l’ensemble des pays membres de l’Union.

Ă€ brève Ă©chĂ©ance, il faudra Ă©liminer toute disparitĂ© entre pays membres. Par exemple, la sĂ©curitĂ© sociale Ă  la française n’est pas compatible avec le rĂ©gime des assurances maladies privĂ©es de l’Allemagne. Bien sĂ»r, cette intĂ©gration des Ă©conomies se fera par le bas, puisqu’il convient d’amĂ©liorer la “compĂ©titivité” et non la justice sociale. Comme l’indiquait Christine Lagarde il y a quelques semaines, alors qu’elle rencontrait son homologue allemand : « La cure passe par des procĂ©dures budgĂ©taires croisĂ©es, des sanctions accrues et autres gages de coordination et de rigueur budgĂ©taire ».

C’est en fait l’ensemble des mesures qui ont été imposées à la Grèce ces dernières semaines (abandon des régimes sociaux, augmentations des taxes et impôts, réduction des salaires, allongement de la durée du travail, etc.) qui doivent maintenant être élargies à l’ensemble des pays de l’Union. Les pays qui n’arriveront pas, à moyen terme, à ramener leur dette a moins de 60 % du PIB seront amendés par Bruxelles (sanction financière), et leurs droits de vote seront suspendus (sanction non financière).

En guise de conclusion – tout à fait provisoire – nous vous livrons ici quelques mots que nous adressait Pierre Hillard, essayiste et docteur en sciences politiques, dans un récent courrier. L’occasion d’exprimer assez précisément un sentiment qui pourrait bien devenir notre triste réalité d’ici quelques semaines :“Humainement, nos ennemis ont gagné la partie. Nous allons être fixés sur notre sort très rapidement. En fait, déjà d’ici la fin de l’année.”

Clovis CASADUE, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

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août 26 2010

DĂ©sobĂ©issance Civile Belgique exige un rĂ©fĂ©rendum sur l’Union europĂ©enne (vidĂ©o)

Hier soir, cinq de nos camarades du mouvement DĂ©sobĂ©issance Civile Belgique (DĂ©cibel) ont pris d’assaut une grue se situant rue Henri Maus, près de la Bourse de Bruxelles (voir la vidĂ©o ci-dessous). Leur action a Ă©tĂ© relatĂ©e par les mĂ©dias Belges aujourd’hui. Les membres de DĂ©cibel ont ainsi rĂ©ussi Ă  se faire entendre sur la nĂ©cessitĂ© d’exiger une consultation par rĂ©fĂ©rendum sur l’Union europĂ©enne.

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Le site de la Radio et TĂ©lĂ©vision Belge (RTBF) consacre un article sur l’action de nos camarades de DĂ©cibel, qui sont restĂ©s « perchĂ©s Ă  une dizaine de mètres de hauteur depuis 19 heures mardi soir », promettant Ă  la police, immĂ©diatement dĂ©pĂŞchĂ©e sur les lieux, « de redescendre vers 22 heures. »

« Le but des activistes Ă©tait de dĂ©ployer une banderole visant Ă  dĂ©noncer la dĂ©marche « antidĂ©mocratique » de l’Union EuropĂ©enne », indique Ă©galement une dĂ©pĂŞche de l’agence de presse Belga.

« Par cette action, le groupe DĂ©sobĂ©issance Civile Belgique entend notamment dĂ©noncer « la soumission des Etats europĂ©ens Ă  l’Union EuropĂ©enne, via le TraitĂ© de Lisbonne, adoptĂ© sans consultation prĂ©alable des citoyens », prĂ©cise encore le site d’information belge 7sur7

Les membres de DĂ©cibel dĂ©noncent Ă©galement l’absence de rĂ©fĂ©rendum lors de l’adoption de l’euro au dĂ©but des annĂ©es 2000, ainsi que « la mise en place par le groupe Bilderberg d’un prĂ©sident Ă  la tĂŞte de l’UE, Herman Van Rompuy, sans Ă©lections », indique quant Ă  lui le quotidien belge en langue nĂ©erlandaise HLN.BE

Dans leur DĂ©claration d’indĂ©pendance des Peuples et Nations d’Europe, que nous reproduisons ci-dessous, nos camarades belges exigent qu’un referendum soit organisĂ© pour tous les pays membres de l’UE.

Mecanopolis



Déclaration d’Indépendance des Peuples et Nations d’Europe

Par Désobéissance Civile Belgique

Nous ne sommes pas européens, ou plutôt, oui nous le sommes, mais nous ne sommes pas « union européens ».

Nous n’avons pas été consultés, ou nos choix n’ont pas été pris en considération, concernant le « Traité De Lisbonne ». Par conséquent, nous ne reconnaissons pas la validité de ce traité.

Nous n’avons pas été consultés concernant la « Charte des droits fondamentaux » et les « Explications relatives à la Charte des droits fondamentaux » avec son article 2, (« droit à la vie ») « Nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté » qui autorise les exécutions sommaires :

« La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :

a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;

b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »

Nous ne reconnaissons par conséquent pas cette « Charte des droits fondamentaux » et ses « Explications ».

Nous n’avons pas été consultés concernant l’ « Eurogendfor », Force de Gendarmerie Européenne, qui est une armée privée au service des dirigeants de l’Europe, qui a carte blanche et bénéficie de l’immunité pour rétablir l’ordre partout dans les pays de l’Union Européenne. Nous ne reconnaissons par conséquent pas l’autorité de l’Eurogendfor, ni son droit d’exercer des interventions dans nos nations.

Nous ne reconnaissons l’Union Européenne, proclamée déjà, en même temps que le mondialisme, dans la « Déclaration de Montreux » en 1947, et affirmant « Nous, fédéralistes mondiaux, affirmons … Une telle confédération devrait reposer sur les principes suivants : … Limitation des souverainetés nationales et transfert à la Confédération des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, nécessaires à la gestion des affaires mondiales… ».

Enfin, nous ne reconnaissons l’Union Européenne bâtie grâce à l’argent que la CIA versait dans les années 50-60, argent provenant des fondations Rockefeller et Ford, à des personnes telles que Robert Schuman et Paul-Henri Spaak ou à des institutions pro-européennes, afin d’aider à accélérer le processus d’unification de l’Europe et d’empêcher tout débat quant à la création de la monnaie unique européenne.

Etant donné que

a) nos gouvernement et chefs d’Etats ont choisi seuls, sans nous consulter, de se soumettre à une Union Européenne non démocratique

b) l’Union Européenne n’est qu’une étape d’un plan visant à soumettre les nations du monde entier à un gouvernement mondial

c) tout homme a le droit inaliénable de choisir son avenir et sa destinée, dans les limites que la vie veut bien lui accorder

Nous, peuples et nations d’Europe, déclarons notre indépendance. Nous ne sommes pas « union européens », nous sommes européens, nous sommes allemands, autrichiens, belges, bulgares, chypriotes, danois, espagnols, estoniens, finlandais, français, grecs, hongrois, irlandais, italiens, lettons, lituaniens, luxembourgeois, maltais, hollandais, polonais, portugais, tchèques, roumains, anglais, écossais, irlandais, gallois, slovaques, slovènes, suédois, tous de nationalités différentes, mais liés par un passé commun et tournés vers un avenir commun où, nous en sommes convaincus, les mots démocraties et libertés pourrons prendre tout leur sens.

Désobeissance Civile Belgique

août 24 2010

L’agence de notation Dagong abaisse l’ensemble de la note des pays occidentaux

L’agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating vient de revoir Ă  la baisse la note de la dette souveraine des pays occidentaux. Il n’y a que la Suisse, la Norvège et l’Australie qui conservent la note maximale AAA. Selon Andreas Höfert, chef Ă©conomiste d’United Bank of Switzerland (UBS), l’ensemble des agences de notation devrait rapidement emboiter le pas de Dagong et confirmer la dĂ©gradation de la note des pays concernĂ©s.

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Un coup Dagong que les Etats ne peuvent ignorer

Par Andreas Höfert

Les Européens en rêvaient, les Chinois l’ont fait: une agence de notation non anglo-saxonne que les marchés devront prendre au sérieux. Alors que les Standard & Poors, Moody’s et autre Fitch s’évertuent à tirer sur les ambulances que sont les pays du sud de l’Europe – justifiant ainsi leur réputation d’être à la fois pompiers pyromanes et de ne prévoir qu’a posteriori un défaut de crédit – l’agence chinoise Dagong Global Credit Rating s’est penchée sur la dette souveraine des pays occidentaux.

Et là, plus de tabou. Les Etats-Unis se retrouvent avec une note de AA, le Royaume-Uni et la France avec AA –, l’Italie, l’Espagne et la Belgique avec A–. L’Allemagne, le Canada et les Pays-Bas s’en sortent un peu mieux avec la même note que la Chine: AA +. Le maximum, AAA, n’est accordé qu’à la Suisse, à la Norvège et à l’Australie ainsi qu’à quelques petits pays.

On pourra ironiser quant au bagage idéologique d’une telle démarche réalisée par une agence que nous Occidentaux soupçonnerons – probablement à juste titre – d’être dépendante du pouvoir chinois. Mais force est de constater qu’il s’agit bien d’un miroir très peu flatteur que nous tend l’Empire du Milieu. Avec des dettes d’Etat qui devraient atteindre les 100% du produit intérieur brut d’ici deux ou trois ans, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France vont probablement voir leurs notations réduites dans un avenir proche. En effet, il n’y a jusqu’à présent jamais eu d’Etat présentant des dettes supérieures à 100% de leur PIB et bénéficiant d’une notation AAA de leurs emprunts.

Dagong ne fait donc qu’anticiper. Et c’est bien la moindre des choses que l’on demandera à une agence de notation. Sur ce point, les Chinois se révèlent autrement plus crédibles que les agences anglo-saxonnes. Lorsqu’on sait en plus que la Chine est détentrice d’environ mille milliards de dollars de dette publique américaine, on pourra même s’étonner de la témérité de Dagong, tant sa notation pourrait avoir un impact négatif sur la valeur des avoirs publics chinois.

Enfin, ceux qui sourient à l’idée d’une agence chinoise susceptible un jour de peser sur les marchés ne devraient pas oublier que Dagong représente un pays créancier. Au contraire, S & P, Moody’s et Fitch viennent de pays débiteurs. Si vous prêtez de l’argent, préférez-vous vous-même juger de la qualité de l’emprunteur? Ou faites-vous confiance aux dires de celui-ci?

Les notations de Dagong sont un nouveau signe du glissement progressif et inexorable du pouvoir économique mondial vers l’Orient et les marchés émergents. En fin de compte, celui qui paye est toujours celui qui décide.

Andreas Höfert

Source : Le Temps, quotidien suisse


août 23 2010

Techniques d’interrogatoire (fiche pratique #1)

Alors que la rentrĂ©e annonce un chaos social et que la rĂ©pression policière ne cesse de s’accroitre (plus de 800′000 gardes Ă  vue en France en 2009), il nous apparait utile, sinon mĂŞme urgent, de publier une sĂ©rie de fiches pratiques dĂ©diĂ©es aux mĂ©thodes policières. Celle que nous prĂ©sentons aujourd’hui concerne les principales techniques d’interrogatoire, issues d’un manuel rĂ©capitulatif liĂ© aux « cours pratiques » d’un corps de police europĂ©en, dont nous nous sommes procurĂ© un exemplaire.

Nul doute que, dans un proche avenir, tout individu qui contestera l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se dĂ©clarer dans cette catĂ©gorie sera soumis au contrĂ´le permanent des services policiers. L’objectif des fiches que nous publierons, allant des techniques de filature aux opĂ©rations d’infiltration, est de permettre de comprendre et dĂ©jouer l’arsenal rĂ©pressif mis en place par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire, qui considère chaque citoyen comme un ennemi potentiel.

Mecanopolis

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1.) L’argumentation logique

Dans le cas oĂą la preuve de la culpabilitĂ© du suspect a Ă©tĂ© apportĂ©e, l’enquĂŞteur peut choisir de faire appel Ă  ses capacitĂ©s de rationalisation. Le but recherchĂ© en adoptant une pareille attitude est de prĂ©senter au suspect un certain nombre de raison purement logique pour lui faire comprendre qu’il est de son propre intĂ©rĂŞt de fournir d’avantage d’information, et que seule la conduite raisonnable qu’il puisse dĂ©sormais adopter consiste Ă  coopĂ©rer avec la police. L’enquĂŞteur doit lui tenir ce discours en prĂ©sentant les choses sur le ton d’une affaire qu’on traite et afficher un comportement qui exprime l’assurance et la volontĂ© de mener les choses rondement. Il doit faire de façon neutre l’exposĂ© de la situation actuelle du suspect et faire comprendre Ă  celui-ci que l’affaire va maintenant Ă©voluer de façon automatique, impersonnelle, en fonction de l’attitude qu’il va dĂ©cider d’adopter. Il s’agit bien sur de laisser entendre au suspect qu’il bĂ©nĂ©ficiera de mesures d’indulgence et qu’il pourra « s’en tirer » plus aisĂ©ment s’il se monte coopĂ©ratif.

2.) La compréhension

Si l’enquĂŞteur estime que le suspect ne se montrera pas indiffĂ©rent Ă  une tĂ©moignage de comprĂ©hension, il peut dĂ©cider de faire jouer cette corde sensible. L’interrogatoire sera alors conduit en douceur et laissera place Ă  des expressions de sympathie et de commisĂ©ration pour le sujet qui s’est placĂ© dans une situation semblable. L’enquĂŞteur fera vibrer davantage encore cette corde sensible s’il Ă©voque tout ce qui peut toucher l’affectivitĂ© du suspect : sa femme, ses parents, sa religion, sa carrière, sa santĂ©, etc. Tandis qu’il parle au suspect, l’enquĂŞteur doit de prĂ©fĂ©rence s’assoir près de lui, voir lui tĂ©moigner Ă  l’occasion des marques de compassion en posant sur lui ma main de façon amicale. Ce comportement Ă  pour objet de faire naĂ®tre chez le suspect des sentiments de culpabilitĂ© et d’apitoiement sur soi-mĂŞme, et l’amener Ă  rejeter sur les autres la responsabilitĂ© de ses ennuis. Ces tĂ©moignages de sympathies manifestĂ©s par l’enquĂŞteur incitent bien souvent un suspect Ă  se dĂ©charger de ses sentiments de culpabilitĂ© en apportant sa contribution Ă  la suite de l’enquĂŞte.

3.) L’agressivitĂ©

La manière agressive consiste essentiellement pour l’enquĂŞteur en l’adoption d’une attitude lourde de menaces, laquelle donne l’impression au suspect que celui qui l’interroge nourrit contre lui une solide animositĂ© et doit prendre sur lui-mĂŞme pour se retenir de le frapper. De nos jours, il est relativement mal aisĂ© de dĂ©crire ce mode d’interrogatoire hĂ©ritĂ© du fameux « troisième degré » sans encourir le risque de tomber sur le coup d’une infraction aux droits civiques du suspect, raison pour laquelle ce manuel rĂ©sumĂ© restera Ă©vasif sur le sujet. L’observation de cette attitude d’agressivitĂ© peut s’intĂ©grer dans une stratĂ©gie globale d’interrogatoire, quand les deux enquĂŞteurs affichent un des comportements diamĂ©tralement opposĂ©s. Dans les cas semblables, celui des deux enquĂŞteurs qui par son attitude fait ressentir de la peur au suspect peut amener ce dernier Ă  se montrer plus coopĂ©ratif avec l’autre enquĂŞteur, celui qui se montre le plus comprĂ©hensif et le plus gentil.

4.) L’indiffĂ©rence

Une variante de la conduite d’agressivitĂ© consiste pour celui qui interroge Ă  tĂ©moigner au suspect une totale indiffĂ©rence. En l’occurrence, l’attitude de l’enquĂŞteur peut laisser croire au sujet que sa coopĂ©ration ultĂ©rieure n’est nullement souhaitable, mais au fur et Ă  mesure que l’interrogatoire progresse, cette Ă©ventualitĂ© doit cependant se faire jour. L’enquĂŞteur doit donner Ă  celui qu’il questionne l’impression que, pour sa part, il prĂ©fère le voir sĂ©vèrement condamnĂ© pour le dĂ©lit qu’il a commis plutĂ´t que de tenir compte de sa collaboration que celui-ci pourrait Ă©ventuellement apporter au dĂ©roulement de l’enquĂŞte. LĂ  encore, cette tactique reposant sur l’indiffĂ©rence qu’exploite l’un des deux enquĂŞteurs peut-ĂŞtre juxtaposĂ©e Ă  l’attitude diamĂ©tralement opposĂ©e affichĂ©e par son collègue.

5.) « Sauver la face »

Cette tactique consiste pour le policier chargĂ© de l’interrogatoire Ă  fournir au suspect une « échappatoire » psychologique qui lui permettra de se justifier d’avoir pris part Ă  un dĂ©lit. Pour cela, l’enquĂŞteur doit faire comprendre, mais sans jamais le formuler explicitement, qu’une prise en compte attentive des raisons qui ont poussĂ© le suspect Ă  agir comme il l’a fait risque d’attĂ©nuer la part de responsabilitĂ© qu’il a prise dans l’activitĂ© dĂ©lictueuse. En essayant systĂ©matiquement d’expliquer les conduites qui ont Ă©tĂ© celles du suspect jusqu’au moment oĂą il a enfreint la loi, et en faisant de ces conduites les consĂ©quences naturelles de difficultĂ©s ou d’ennuis personnels, l’enquĂŞteur tente ainsi d’amener celui qu’il interroge Ă  parler de l’infraction elle-mĂŞme. Quelques remarques occasionnelles bien placĂ©es au cours de l’interrogatoire ont souvent pour effet de diminuer aux yeux du suspect la part de responsabilitĂ© qu’il aura prise dans l’affaire.

6.) Flatter la vanité

Ici l’enquĂŞteur doit jouer sur l’orgueil, l’autocomplaisance du suspect en faisant allusion Ă  l’intelligence requise pour mener Ă  bien un interrogatoire tout en faisant semblant d’ĂŞtre impressionnĂ© par le montage d’une telle opĂ©ration. Il doit feindre d’afficher un certain respect pour un individu suffisamment astucieux pour assurer la rĂ©ussite d’une entreprise aussi complexe qu’aventureuse. Cette attitude de flatterie amène parfois un suspect Ă  se glorifier de ses activitĂ©s illĂ©gales et Ă  fournir des dĂ©tails supplĂ©mentaires pour impressionner davantage encore l’enquĂŞteur.

7.) L’exagĂ©ration

A l’effet de faire parler un suspect peu enclin Ă  coopĂ©rer, l’officier enquĂŞteur peut dĂ©libĂ©rĂ©ment exagĂ©rer les prĂ©somptions de culpabilitĂ© qui peuvent ĂŞtre reconnues contre lui. Il peut par exemple laisser entendre au suspect qu’il sait parfaitement que sa part de responsabilitĂ© est beaucoup plus importante qu’elle en Ă  l’air, afin d’amener son interlocuteur Ă  faire l’aveu de ses activitĂ©s rĂ©elles dans le but de ne pas encourir une peine plus lourde.

Il existe bien sĂ»r d’autres mĂ©thodes d’interrogatoire que celles que nous venons d’Ă©numĂ©rer, qui sont Ă©galement connues sous d’autres appellations. Ce ne sont lĂ  que les principales techniques utilisĂ©es aujourd’hui par les forces de police. Nous reviendrons prochainement sur le sujet avec une fiche pratique spĂ©ciale qui sera consacrĂ©e aux mĂ©thodes de coercition, de contrainte physique et psychologique utilisĂ©e dans les interrogatoires de police.

A suivre : Techniques de filature et contre-filature (fiche pratique #2)





août 15 2010

Entretien avec Thierry Meyssan (vidéos)

Entretien avec Thierry Meyssan, journaliste français, à Beyrouth le 27 juillet 2010.

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Partie 1 : Le mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.


Partie 2 : La France et le Moyen-Orient, le patriotisme, la thĂ©orie du pĂ©trole abiotique et le cas BP aux USA, la campagne d’E&R « Pour un Chavez français ! », Chavez et le pĂ©trole fournit aux USA, les Ă©lections prĂ©sidentielles françaises de 2012.


Partie 3 : Les armes climatiques et sismiques, Israël et le projet de reconstruire le temple de Salomon à la place de la Mosquée Al-Aqsa, l’Afrique du Sud, Medvedev contre Poutine.



août 12 2010

Le temps est venu de prĂ©parer l’action

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Sur la terre ravagĂ©e par mille catastrophes savamment provoquĂ©es, une guerre est dĂ©clarĂ©e contre chaque ĂŞtre humain. Une guerre qui ne dit pas son nom, mais qui instrumentalise partout la peur dans l’unique but de reconfigurer l’Ă©conomie mondialisĂ©e. Ce qui est rĂ©cemment arrivĂ© Ă  la Grèce nous arrivera bientĂ´t Ă  tous : c’est la tiers-mondialisation de l’Europe qui est en marche.

DĂ©sormais, seul l’inconcevable commande. Mais l’inconcevable, c’est aussi la rĂ©volte du petit nombre de ceux qui, ayant rĂ©ussi Ă  franchir eux-mĂŞmes, pour leur propre compte, clandestinement, la ligne de passage entre l’ĂŞtre et le non-ĂŞtre, se trouvent dĂ©jĂ  en Ă©tat d’assumer la tâche de veiller sur le nouveau recommencement de la rĂ©volution.

Nos camarades du mouvement DĂ©sobĂ©issance Civile ont compris cela mieux que quiconque. De toutes nos forces, avec nos moyens pourtant dĂ©risoires, nous soutiendrons leur action. Rien n’est plus important, car le temps est maintenant venu, sans plus tarder, de prĂ©parer l’action.

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis



Le temps de l’action
envoyé par Mecanopolis.

Ne soyez plus spectateurs !

Par Désobéissance Civile

La situation économique, politique, écologique, humaine en ce début du XXIème siècle est une catastrophe pour qui a le courage de regarder la réalité en face: inégalités à tout niveau entre le Nord et le Sud, société basée sur le profit et la surconsommation, hommes réduits à l’état d’esclaves et de consommateurs (servitude moderne), guerres factices visant à favoriser le commerce des armes et la domination de l’Occident, domination des lobbies, manipulation des médias, politiciens et organismes internationaux (OMC, FMI, OTAN…) au service des multinationales, mise en œuvre des gouvernement par tous les moyens pour imposer la gouvernance mondiale (NWO), soumission des ex pays souverains d’Europe à l’Union Européenne …

« Désobéissance Civile Belgique » (DCB) est un groupe indépendant, refusant toute étiquette politique, qui vous propose de lutter pacifiquement, mais fermement, contre tout ce que le système a de négatif par la non soumission aux lois allant l’encontre de l’intérêt général et par des actions concrètes. Quand un infime pourcentage de la population mondiale détient le monopole sur la quasi totalité des richesses de la planète, quand les dirigeants n’ont aucun respect pour la vie, quand la société ne soucie plus de l’avenir de ses enfants, de l’avenir des générations futures, la désobéissance civile n’est plus un droit, elle est un devoir.

Parce que nous pensons que chaque être sur terre a droit à un minimum de respect, que tout homme, femme, enfant a droit à l’enseignement, à un logement décent, à un emploi correct, à une pension, à des soins de santé gratuits, parce que nous avons l’orgueil de penser que notre société peut être basée, non pas sur la compétition, la domination et le profit, mais sur la collaboration, le soutien mutuel et le partage, parce que nous pensons que nous somme tous égaux, que chaque homme a droit à la liberté, à la démocratie (participative), à choisir son destin, parce que nous pensons que la vie n’est pas à vendre, nous sommes entré en “résistance” contre cette société égoïste où tout est basé sur l’individualisme et le profit, quelles qu’en soient les conséquences pour les plus faibles.

Pour ce faire, nous employons et emploierons tous les moyens qui sont à notre disposition: interventions intempestives lors de meetings officiels, manifestations, distribution de tracts, support de diverses ONG (Amnesty, HRW…), collaboration avec des groupes partageant nos idéaux, actions de protestation (bâchages de panneaux publicitaires, déversement de stocks de journaux publicitaires, blocage de transports nucléaires…), boycott d’élections…

Si vous aussi vous désirez prendre part à ce combat, envoyez votre prénom et votre adresse email à desobeissance-civile-belgique [at] hotmail.com ou rejoignez-nous sur facebook. Vous serez averti automatiquement de nos futures actions publiques, réunions… et pourrez prendre part au changement de la société avec nous. Ne soyez plus spectateur, devenez acteur !

Thierry Duriau, pour Désobéissance Civile



La révolte qui vient
envoyĂ© par Mecanopolis. – L’actualitĂ© du moment en vidĂ©o.

août 07 2010

Ce que ne dit pas Wikileaks

La retraite d’Afghanistan ressemblera Ă  un sauve-qui-peut gĂ©nĂ©ral oĂą les militaires, après avoir dĂ©pensĂ© des milliards de dollars pour massacrer hommes, femmes et enfants, apparaitront pour ce qui sont : d’absurdes criminels que seules l’ignorance et la bĂŞtise de nos semblables sauvent de la prison.

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«La guerre est faite de tout sauf de transparence»

Fuite orchestrĂ©e, construite par des officiers du renseignement, les 105 000 documents livrĂ©s au public, par le site islandais WikiLeaks, offrent peu d’intĂ©rĂŞt pour les amoureux de la vĂ©ritĂ©.

Les amateurs de scoop, de scandale, de petites histoires, resteront sur leur faim.

La faussetĂ© du prĂ©texte qui a motivĂ©, en dĂ©cembre 2001, l’invasion puis l’occupation de l’Afghanistan, est savamment dissimulĂ©e, dans les plis du drapeau.

Pas un instant, les traitres « qui menacent la sĂ©curitĂ© nationale », selon l’expression de Washington, ne dĂ©noncent les marchands de canons, les multinationales du crime, la CIA ou les compagnies militaires privĂ©es.

La coĂŻncidence entre le boum de la production d’opium, dans la rĂ©gion du Helmand, au sud-est de l’Afghanistan, et l’occupation anglo-saxonne, n’est mĂŞme pas Ă©voquĂ©e.

On ne retrouve pas, dans cette poubelle renversĂ©e sur la Toile, les ordres de mission relatifs aux crimes de guerre, perpĂ©trĂ©s par l’US Air Force ou les Marines, Ă  Nawabad, le 21 aoĂ»t 2008 et Ă  Bala Batuk, le 5 mai 2009.

Hormis les prisonniers et les transfuges, parlant sous la torture ou pour de l’argent, aucun rapport ne donne la parole Ă  la RĂ©sistance ni aux milliers de villageois qui vivent dignement, sous les bombes, et qui auront contribuĂ©, Ă  leurs manières, au dĂ©part de l’Ă©tranger.

La reprĂ©sentation des choses ici demeure fermement aux mains de l’occupant.

Seuls des « journalistes embarquĂ©s », des photographes de l’armĂ©e ou de soit-disant experts, le M16 en bandoulière, sont autorisĂ©s Ă  dire la rĂ©alitĂ©.

Et malheur au reporter qui essaierait de donner à voir autre chose que la propagande : il serait tué ou pris en otage par un groupe armé.

Les journalistes français de Fr3, captifs depuis 218 jours, quelque part dans la vallĂ©e de la Kapisa, payent, aujourd’hui, le prix de ces paroles et images confisquĂ©es.

L’Histoire de cette seconde guerre d’Afghanistan doit ĂŞtre Ă©crite par l’AmĂ©rique – dans la victoire comme dans la dĂ©bâcle.

Tel est peut-ĂŞtre l’unique message qui Ă©mane de cette montagne de papiers, flottant dans l’arbre stĂ©rile d’Internet.

LE GRAND MÉNAGE AVANT UNE RETRAITE PITOYABLE

Comme dans les films Ă©voquant la chute de SaĂŻgon, en 1975, ou la prise d’assaut de l’ambassade des États-Unis, Ă  TĂ©hĂ©ran, les petits fonctionnaires amĂ©ricains brĂ»lent tous les documents compromettants et ne sauvegardent que l’essentiel : leur propagande.

Les informateurs de Julian ASSANGE, responsable de WikiLeaks, ambitionnent, avec une avalanche de dĂ©tails, de conforter les fables qu’on nous sert depuis les attaques de New-York.

Entre autres : la collusion de l’armĂ©e pakistanaise avec les talibans et l’aide militaire, apportĂ©e par l’Iran, au groupe chiite de Guldbudin HEKMATYAR, le Hezb-i-Islami.

Mais le nombre de preuves assĂ©nĂ©es par des militaires dont la première mission n’est pas exactement l’information n’en font pas des certitudes recevables par un tribunal.

Les accusations portĂ©es contre le gĂ©nĂ©ral pakistanais Ă  la retraite, Hamid GUL, prĂ©sentĂ© comme une sorte de roi des talibans, frisent le ridicule et ne rĂ©sisteraient pas, cinq minutes, Ă  l’analyse d’un juge d’instruction.

Les charges contre ce vieillard de 74 ans, dĂ©corĂ© Ă  la chute du Mur de Berlin, par le gouvernement allemand, « pour services rendus », rappellent les injonctions de Condoleeza RICE qui demandait, en dĂ©cembre 2008, l’arrestation immĂ©diate de l’ancien directeur de l’Inter Service Intelligence (ISI).

« Le vainqueur de l’armĂ©e Rouge », fort en gueule, qui connaĂ®t très bien les mĂ©thodes de la CIA – il a travaillĂ© pour eux pendant vingt ans – avait eu l’outrecuidance de dĂ©noncer les auteurs des attaques de Mumbay, le 26, 28 novembre 2008, comme de probables mercenaires Ă  la solde de Langley, soutenus par l’Intelligence Bureau, le M16 et le MOSSAD.

Le but des attaques de Mumbay, attribuĂ©es officiellement au groupe Cachemiri, le Laskar-e-Toyba, Ă©tant de crĂ©er un casus belli et de forcer le gouvernement indien Ă  entrer en guerre comme ce fut le cas, après l’attaque du parlement indien, le 13 dĂ©cembre 2001…

Peu de nos concitoyens savent qu’il y a un lien intime entre l’Ă©volution de la situation politique, militaire, en Afghanistan et la question disputĂ©e du Cachemire, occupĂ© par l’armĂ©e indienne.

Chose que Wikileaks et « nos balances du Pentagone » laissent volontairement dans l’ombre…

LES MACHOIRES INDIENNES DU PIEGE AFGHAN

Lors de l’invasion de l’Afghanistan par les soviĂ©tiques, en dĂ©cembre 1979, Indira GANDHI fut l’une des rares dirigeantes des pays non-alignĂ©s Ă  saluer l’arrivĂ©e des Soviets Ă  Kaboul ; et le gouvernement de son successeur, le premier Ă  dĂ©plorer leur retrait lorsque l’URSS dĂ©cida de retirer leurs troupes en 1989.

Car la chute du rĂ©gime pro-soviĂ©tique de Najibullah et le triomphe des talibans, Ă  Kaboul, provoquèrent et aidèrent une insurrection pro-pakistanaise, Ă  Srinagar, dans la partie est du Cachemire, occupĂ©, depuis 1947, par l’armĂ©e indienne.

Une insurrection qui dure et retient l’attention de 400 000 militaires et para-militaires indiens.

Dans la seconde guerre d’Afghanistan, une configuration, plus dramatique, se met en place et inquiète le commandement de l’ISAF.

Le plan de « sortie honorable » qui mise sur la capacitĂ© de l’armĂ©e afghane Ă  assurer seule la sĂ©curitĂ© du pays ne tient pas.

La nature profondĂ©ment fĂ©odale et « anti-nation » des montagnards pachtouns interdit toute forme d’espĂ©rance aux occupants.

Les structures Ă©tatiques et le voile de modernitĂ© qu’avaient laissĂ© les soviĂ©tiques Ă  leur dĂ©part, en fĂ©vrier 1989, avaient tenu Ă  peine deux ans…

Mais ce qui rend plus pĂ©rilleux la transition, c’est le grand jeu auquel se livrent la puissance indienne qui a repris, semble-t-il, les ambitions du Raj britannique, et le Pakistan au bord d’une rĂ©volution islamique.

Le risque permanent de clash entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances Ă  couteaux tirĂ©s, qui possèdent l’arme nuclĂ©aire, obère toute sortie maĂ®trisĂ©e du corps expĂ©ditionnaire, le forçant Ă  dĂ©pendre de l’une ou l’autre des nations rivales.

La Russie, la Chine, la rĂ©publique iranienne, les rĂ©publiques d’Asie centrale, pour diffĂ©rentes raisons, quant Ă  elles, malgrĂ© leurs rivalitĂ©s avec les États-Unis, ne souhaitent pas le dĂ©part du corps expĂ©ditionnaire et regardent perplexes le drame se jouer.

Cette impossibilitĂ© des coalisĂ©s Ă  fixer clairement les conditions de leur retrait et d’empĂŞcher les consĂ©quences ( l’entrĂ©e victorieuse de talibans Ă  Kaboul, une guerre entre le Pakistan et l’Inde, suivie d’une rĂ©volution islamique en Afpak) pourrait conduire l’OTAN Ă  l’implosion.

Un soldat du contingent hollandais qui dĂ©sertait rĂ©cemment le piège afghan rĂ©sumait ainsi le dĂ©sastre : « Ce fut une erreur d’y mettre le pied et une plus grande encore de le lever. »

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UN « CAPITALISME DU DÉSASTRE » QUI NE RÉUSSIT PAS A L’OTAN

Le Pakistan, ex-membre de l’OTASE, est le plus grand dommage collatĂ©ral de l’aventure.

Au lieu de stabiliser la région, la présence américaine, « dans la montagne rebelle », a provoqué une guerre civile, au Pakistan, qui a fait des millions de réfugiés et coûté la vie, selon Zaïd Hamid Zaman (journaliste pakistanais, consultant à Brasstrack) « au moins à vingt milles personnes ».

Les bombardements des populations par les drones de la CIA, les attaques kamikazes dont beaucoup se demandent, eu Ă©gard aux cibles choisies (cinĂ©mas, marchĂ©s, mosquĂ©es), s’ils ne sont pas l’Ĺ“uvre de groupes terroristes payĂ©s par l’Ă©tranger, ont créé les conditions propices Ă  une rĂ©volution islamique anti-impĂ©rialiste, au sein mĂŞme de l’armĂ©e.

Si les documents militaires, divulguĂ©s par WikiLeaks, montrent bien le trou bĂ©ant dans lequel s’abĂ®me chaque jour davantage l’aventure coloniale, les sources militaires se refusent Ă  montrer l’ampleur des dĂ©gâts que la CIA et leurs compagnies privĂ©es comme Black Water, ont commis au Pakistan.

Pire, elles trahissent l’intĂ©rĂŞt de leurs propre pays en Ă©pousant les vues de la puissance rĂ©gionale dont le gĂ©nĂ©ral MacChrystal, lui-mĂŞme, dĂ©nonçait, avant d’ĂŞtre remerciĂ©, « la prĂ©sence de plus en plus nĂ©faste en Af-Pak».

Cependant cette analyse considĂ©rant l’influence indienne comme nĂ©faste n’est pas partagĂ©e par la majoritĂ© des officiers composant le commandement des forces d’occupation.

Notamment des Français qui ont fait dĂ©filer, le 14 juillet 2009, un contingent de la marine indienne sur leur propres Champs-ElysĂ©es…

Leurs analyses correspondent, en effet, à celles des diplomates de New Dehli, qui envisagent, dans la revue « Indian Foreign Affairs Journal », de janvier-février 2010, la périlleuse période de transition.

A savoir : l’envoi d’un corps expĂ©ditionnaire indien, sous mandat onusien, d’abord dans la vallĂ©e du Panshir, puis dĂ©ployĂ© sur l’ensemble des zones pachtounes tenues par les coalisĂ©s.

Une telle hypothèse déboucherait inévitablement sur une guerre avec le Pakistan et une intervention, peut-être, de la Chine qui a signé des accords de défense avec Islamabad.

Pour les Pakistanais, « le pire reste toujours possible » car l’Inde, ex-pays non alignĂ©, a signĂ©, en 2005, un formidable accord stratĂ©gique avec les États-Unis.

Pour appuyer ce dispositif, l’Indian Air Force (IAF) occupe dĂ©jĂ  une base militaire louĂ©e prĂ©cĂ©demment aux Français, Ă  DouchambĂ©, au Tadjikistan.

De plus, le Border Road Organization (BRO), protĂ©gĂ© par quelques dix milles paramilitaires de l’Indian Tibetan Border Police Force (ITBPF), prĂ©sents en Afghanistan, a construit une route stratĂ©gique de la frontière iranienne Ă  Kandahar.

Après nĂ©gociation avec un Iran, soumis Ă  un embargo sĂ©vère et dĂ©pendant pour son raffinage de la compagnie indienne, ONGC, l’Indian Navy qui disposera bientĂ´t d’un nouveau porte-aĂ©ronefs, escortĂ©s de sous-marins de type Scorpène, pourrait dĂ©barquer un corps expĂ©ditionnaire de plusieurs centaines de milliers d’hommes Ă  l’horizon 2014.

Les marqueurs prĂ©sageant un tel exercice, dans l’OcĂ©an indien, sont nombreux.

De 2001 Ă  2009, les manĹ“uvres avec les forces de l’OTAN se sont multipliĂ©es, les commandes de matĂ©riels militaires, notamment en navires de guerre, Ă  l’Ă©tranger, ont quadruplĂ© de volume.

Signe que l’intention amĂ©ricaine n’est pas nouvelle : en dĂ©cembre 2001, l’US Navy confiait Ă  la flotte indienne l’escorte des pĂ©troliers qui ravitaillent le corps expĂ©ditionnaire du dĂ©troit d’Ormuz aux eaux sombres du littoral (opĂ©ration Sagittarius).

Or depuis 1947, le Pakistan, ex-membre de l’OTASE, est historiquement le porte-avions de l’impĂ©rialisme US, dans la rĂ©gion.

Encore, aujourd’hui, l’armĂ©e pakistanaise, sur ordre de Washington, se bat, avec acharnement et beaucoup de brutalitĂ© contre ses propres populations insurgĂ©es du FATA et du Waziristan, lesquelles sont bombardĂ©es rĂ©gulièrement, depuis 2006, par les drones de la CIA.

Cette guerre civile, provoquĂ©e, en grande partie, par l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan, a fait, depuis le dĂ©but de l’opĂ©ration Enduring Freedom, en deçà de la ligne Mortimer-Durand, plus de morts que les quatre conflits avec l’Union indienne.

Une majoritĂ© de pakistanais pensent sĂ©rieusement que les États-Unis, malgrĂ© leurs aides financières, avec la complicitĂ© active de l’Inde et d’IsraĂ«l, sont Ă  l’origine de leurs malheurs.

Des intellectuels américains comme Michel CHOSSUDOVSKI confirment leur point de vue, dans un article où le dissident explique la déstabilisation planifiée de la république islamique.

Pas une note des 105 000 documents secrets, publiĂ©s par WikiLeaks, n’Ă©voque cette dimension !

L’armĂ©e pakistanaise fait pourtant partie du CENTCOM et nombre de bases importantes comme Jacobadad d’oĂą partent les drones qui massacrent les Pachtouns, au Wasziristan, sont consacrĂ©es au dĂ©ploiement de l’US Air Force.

On estime à 25 000 hommes la présence américaine sur le sol pakistanais : soldats, pilotes, diplomates, agents de différents départements (FBI, DEA, etc.), mercenaires de compagnies privée comme Xe ou Vinel.

L’ambassade US Ă  Islamabad dirige quasiment le gouvernement ZARDARI-GILANI dont le soutien, dans la guerre contre le terrorisme, est crucial.

Mais ce soutien Ă  l’impĂ©rialisme est Ă  double tranchant, s’il satisfait les Ă©trangers, il Ă©loigne de plus en plus les populations locales de leur propre gouvernement.

A bien des égards, « le double jeu» évoqué par WikiLeaks serait plus le fait des américains que des officiers pakistanais.

Le chef d’Ă©tat-major, le gĂ©nĂ©ral KAYANI comme le gĂ©nĂ©ral MUSHARRAF, actuellement en exil Ă  Londres, ont fait leurs classes dans les acadĂ©mies US et sont des amis intimes de l’amiral Mike MULLEN qui commande la flotte de la zone Asie-Pacifique.

Pourquoi ces simples informations dont on pourrait vĂ©rifier l’exactitude, dans n’importe quelle encyclopĂ©die en ligne, ne figurent-elles pas dans les papiers de WikiLeaks ?

La guerre racontĂ©e par le site « pacifiste » tĂ©moigne, semble-t-il, de l’âpre combat que se livrent, par informations divulguĂ©es, des Ă©lĂ©ments proches de l’ancien gouvernement BUSH, pro-indiens, et une administration OBAMA, en plein dĂ©sarroi, qui tient l’armĂ©e pakistanaise comme la clef de voĂ»te pour sortir, dans l’honneur, du bourbier afghan.

CONCLUSION PROVISOIRE

La guerre en Afghanistan n’est pareille Ă  nulle autre : une fois commencĂ©e, elle ne s’achève jamais avant la disparition complète de l’envahisseur et ceux et celles qui les ont aidĂ©s.

Dans les massifs himalayens de l’Hindou Kouch, les âmes des hommes, tuĂ©s par les armes, poursuivent les vivants d’une haine sans fin.

Le complexe militaro-industriel va connaĂ®tre, pour la première fois de son histoire, un Ă©chec retentissant face Ă  une sociĂ©tĂ© archaĂŻque, profondĂ©ment religieuse, dont le moteur n’est pas l’argent mais la Vengeance.

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Publié sur Mecanopolis le 7 août 2010

juil 21 2010

La mondialisation est une agression contre la prospérité et la démocratie

Par Karl MĂĽller

Lorsque Hans-Peter Martin et Harald Schumann publièrent en 1997 leur livre intitulé Le piège de la mondialisation dans lequel ils reproduisaient les thèses de dirigeants d’entreprises réputés qui prévoyaient l’avènement de la «Société 20/80» (1), la plupart des intéressés estimèrent qu’il s’agissait d’une énorme exagération. Prétendre que la mondialisation, accompagnée de la dérégulation des marchés et de la ruineuse concurrence basée sur la baisse des coûts, provoquerait un chômage de masse consolidé dans les pays industrialisés ne se prêtait guère à l’euphorie de la globalisation des années quatre-vingt-dix.

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Entre-temps, 13 ans ont passé et le développement des événements a donné raison aux deux auteurs. Les pays industrialisés, dans lesquels on table uniquement sur le rendement maximum pour les actionnaires, des salaires astronomiques pour les dirigeants et des coûts minimes pour les travailleurs – les Etats-Unis et de nombreux pays de l’Union européenne en sont des exemples marquants – affrontent un chômage de masse structurel et fondamental.

C’est une erreur d’axer l’économie sur les exportations

Les pays qui ont tout misé sur les excédents d’exportations, les prenant pour un moteur de croissance – qui ont donc violé le principe d’Adam Smith qu’une économie nationale libérale ne peut être saine que dans la mesure où l’offre des biens et des services se mesure à un pouvoir d’achat adéquat dans le pays – se sont engagés sur une fausse voie. L’Allemagne en est un exemple frappant, la moitié de sa création de valeur reposant sur les exportations. Cela permet de produire massivement sans pour autant tenir compte du pouvoir d’achat dans le pays. C’est bon pour la conjoncture, d’aucuns ramassent de juteux bénéfices le tout reposant sur une redistribution des revenus au profit des dirigeants et des actionnaires.

C’est une fausse voie. Ce n’est pas sans raison que la politique allemande, alors qu’elle était encore un peu plus raisonnable, avait adopté en 1967 une loi de stabilité dont l’objectif économique et financier était de maintenir tant la stabilité des prix, qu’une crois­sance durable, et un plein emploi – sans oublier l’équilibre du commerce extérieur. Ce fut il y a bien longtemps et on semble l’avoir oublié, alors même que cette loi est toujours valable.

Le soutien étatique aux chômeurs n’a pas résolu les difficultés

La tentative de régler le problème du chômage de masse par les aides étatiques aux chômeurs a contribué – outre les énormes dépenses militaires notamment des Etats-Unis – à la montée des dettes publiques dans presque tous les pays industrialisés, réduisant ainsi leurs marges de manœuvre dans la gestion des dépenses.

Il en rĂ©sulte que si l’on veut rĂ©soudre le problème du chĂ´mage de manière sensĂ©e, il faut redonner du travail aux gens, un travail digne et capable d’augmenter le pouvoir d’achat dans le pays, accompagnĂ© d’une baisse des impĂ´ts pour la population – tout en veillant Ă  ne pas voir baisser les revenus fiscaux – et en soulageant les systèmes sociaux publics.

Il est vrai que le plein emploi guérit beaucoup de plaies.

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Le leurre des statistiques de l’emploi

On comprend l’importance du problème à résoudre en évitant de se fier aux statistiques officielles du chômage. L’Allemagne en est un exemple. En effet, le pays se présente officiellement comme s’il n’avait – au cours des deux années de crise – été touché que peu par le chômage, au contraire d’autres pays. Il est vrai que les chiffres officiels du chômage ont baissé, selon une dernière étude de l’OCDE de début juillet de cette année, passant de 7,9% au début de la récession à 7% aujourd’hui (état en mai 2010). Toutefois, cette étude met aussi le doigt sur l’ampleur de l’emploi partiel en Allemagne et surtout le sous-emploi par rapport aux pays de l’OCDE. En additionnant le tout, on arrive à 10 millions de personnes sous-employées (selon la «Neue Zürcher Zeitung» du 1er juillet). C’est un nombre énorme qui présente les chiffres officiels sous un autre jour. Il faut ajouter à cela que l’Allemagne a une grande masse de chômeurs de longue durée; 45% des chômeurs inscrits sont sans travail depuis plus d’un an. De plus, le nombre de travailleurs à très bas salaires a considérablement augmenté au cours des dernières 20 années. Nombreux sont ceux et celles qui ne peuvent vivre avec le salaire d’un seul emploi.

Le chĂ´mage structurel augmentera si on ne fait rien

Dans son étude, l’OCDE exprime son inquiétude de constater que le chômage structurel, et donc durable, augmentera dans les années à venir malgré la croissance économique – si la politique ne change pas de cap. Depuis le début de la crise, en 2007, le taux de chômage dans l’espace de l’OCDE a massivement augmenté: de 29 millions à 46 millions en 2010. Et ce ne sont que les chiffres officiels.

Si les alternatives consistent en misère ou en aide de l’Etat, c’est le choix entre deux maux. Toutefois, comment réussir à redonner un travail adéquat aux millions de chômeurs?

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Remettre l’homme au centre du travail

Le «Rapport sur l’agriculture mondiale» a soumis une proposition pour le domaine de l’agriculture: engager le plus possible de travailleurs plutôt que de continuer à mécaniser l’activité agricole.

Dans la mesure où les économies natio­nales reviendront aux mains des peuples, il sera possible de redonner – dans les autres domaines de la création de richesses – une priorité au travail humain, là où il peut être effectué dans la dignité. Cela signifie de ne plus mettre au centre le rendement et la concurrence désas­treuse de diminution des coûts, mais bien de travailler de telle façon que toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans ce travail retrouvent leurs droits et que la concurrence se contente de n’agir qu’au niveau de la qualité des produits ou des services. En jargon de métier: de Shareholder-value à Stake­holder-value!

Il faut agir d’urgence contre le chômage des jeunes

Il est particulièrement inquiétant de constater qu’un nombre important de jeunes gens sont victimes du chômage croissant. Dans la classe d’âge des 15–24 ans, le taux d’occupation, de fin 2008 à fin 2009, dans l’espace OCDE, qui se trouvait déjà à un bas niveau, a chuté de 8,4%. C’est le taux d’occupation le plus bas de tous les groupes concernés par le chômage.

Il faut cependant souligner que ces chiffres ne relèvent pas uniquement d’un manque d’offres d’emplois ou de formation. Malheureusement, un nombre grandissant de jeunes gens sont mal préparés à affronter la vie réelle. Il ne faut toutefois pas assombrir le tableau: néanmoins, dès lors que quelqu’un n’arrive pas à se maintenir dans la vie professionnelle, il ou elle ne cessera de se heurter à des difficultés. Le renforcement du chômage cause de plus en plus de difficultés. Les spécialistes du travail social expriment l’idée d’une espèce d’héritage de la marginalisation. Combien de temps la société pourra-t-elle le supporter?

Pour intervenir efficacement contre le chômage de masse, il faut éduquer nos enfants et nos jeunes de manière à ce qu’ils puissent affronter le monde du travail. Non pas pour en faire des sujets d’un «économisme» dominateur, mais des personnalités matures. Ce ne sera possible que s’ l’on procède à une réflexion dans les domaines de l’éducation et de la pédagogie et qu’on en tire les conséquences.

Le droit au travail

L’article 23 de la «Déclaration des droits de l’homme», datant de 1948, déclare dans son premier paragraphe: «Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.»

Les années précédant la Seconde Guerre mondiale, lors de la crise économique mondiale, avaient montré quelles conséquences fatales pour les hommes du chômage et de l’absence de sens de leur vie.

On arrive à la fin de l’époque où le chômage de masse pouvait être dissimulé par les aides de l’Etat. C’est fort bien; en effet, cette «solution» manquait de dignité. Il faut maintenant du courage et de l’imagination pour rétablir le plein emploi, afin de redonner à des millions de personnes un travail qui ait un sens.

Karl Müller, pour Horizons et Débats

Note :

1. En 1995 eut lieu le premier «State Of The World Forum» à l’Hôtel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre était d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de définir la politique globale utile à leur mise en œuvre. Les dirigeants réunis à San Francisco (Mikael Gorbachov, George H. W. Bush, Margaret Thatcher, Zbigniew Brzezinski, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20/80 (basée sur le principe de la «Loi de Pareto») est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. La population restante (80%) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.

C’est ici qu’entre en jeu le «tittytainment», concept de Zbigniew Brzezinski, présenté lors de la réunion à l’Hôtel de Fairmont. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le «tittytainment», comme une combinaison des mots anglais «tits» («seins» en jargon américain) et «entertainment» qui, dans aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles, mais au contraire, comme allusif à l’effet endormant et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il boit.

juin 27 2010

Encore un G20 pour rien, sur fond d’aggravation des conditions de survie (vidĂ©o)

Du G20 de Toronto, on ne retiendra que les images de violence (voir notre vidĂ©o ci-dessous), pour lesquelles ont voudrait nous faire croire qu’elles sont le fait de quelques provocateurs encagoulĂ©s – comme si l’ensemble des populations n’avait pas de quoi manifester sa lĂ©gitime colère. Aucune dĂ©cision capable d’enrayer le cours de la crise – ou plutĂ´t des crises successives – n’a Ă©tĂ© prise. Cela alors que les conditions de survie des plus pauvres ne cessent de s’aggraver.

g20

Les tenants de la rigueur, Angela Merkel en tĂŞte, ont fait valoir aux pays participants le principe d’une nĂ©cessaire cure d’austĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale, ce qui fait dire Ă  la chancelière allemande, ce soir, que ce G20 est un « succès » total. Un succès pour l’impĂ©rialisme germanique peut-ĂŞtre, qui impose, plus seulement Ă  l’Europe cette fois-ci mais Ă  l’ensemble des pays industrialisĂ©s et Ă©mergents, sa vision du monde.

Les mesures d’austĂ©ritĂ©, appelĂ©es pudiquement « mesures de consolidation » dans le communiquĂ© final du sommet de Toronto, vont donc continuer Ă  dĂ©ferler et, donc, les populations de payer ces crises, en travaillant plus longtemps pour gagner moins.

L’instauration d’une taxe bancaire est de fait enterrĂ©e, puisqu’elle est laissĂ©e au « libre arbitre des États » qui voudront bien s’en accommoder. Au mieux, elle sera un prĂ©texte Ă  nos gouvernants pour dire qu’ils ont fait quelque chose, comme le clown Sarkozy, qui ne perd dĂ©cidĂ©ment jamais une occasion de se ridiculiser, en annonçant ce soir  : « quelle que soit la dĂ©cision de nos partenaires, nous mettrons en Ĺ“uvre cette taxe ! ». Encore des promesses qui, comme celles de l’annĂ©e dernière, ne seront pas tenues.

Dans les faits, cette taxe, mĂŞme si elle se concrĂ©tise, au cas par cas, ne s’apparentera qu’Ă  des miettes. Et d’ailleurs, comme pour le confirmer, les États-Unis ont dĂ©jĂ  annoncĂ© la couleur, dans le cadre de leur nouvelle rĂ©forme financière : la taxe sur les banques rapportera… 19 milliards de dollars. En regard de ce que les banques ont coĂ»tĂ© aux contribuables depuis 2008, ce ne sont effectivement que quelques miettes.

Mais Sarkozy a grandement besoin de faire diversion, car la France va mal. Si mal que la situation sociale pourrait se révéler explosive a très brève échéance.


G20 de Toronto (3)
envoyé par Mecanopolis.

ExtrĂŞme aggravation des conditions de survie

La diminution annoncĂ©e des «dĂ©penses d’intervention de l’État» (dont le RSA) pour cause de plan d’austĂ©ritĂ© intervient sur un fond d’extrĂŞme aggravation des conditions de survie : un nombre de coupures d’Ă©lectricitĂ© multipliĂ© par 30 en deux ans et des tarifs sociaux inaccessibles.

Le nombre de bénéficiaires du tarif de première nécessité (TPN) en électricité a baissé de 30% sur les quatre premiers mois de l’année 2010, a indiqué EDF vendredi, en imputant notamment ce phénomène à la montée de la précarité.

Le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires de ce tarif social est passĂ© de 940′000 Ă  la fin dĂ©cembre 2009 Ă  653′000 Ă  la fin du mois d’avril 2010, soit une chute de 30%, selon EDF.

«Cette diminution s’explique par la baisse, de 450′000, du nombre de bĂ©nĂ©ficiaires de la CMU», la couverture maladie universelle qui ouvre droit au TPN, a expliquĂ© une porte-parole du groupe public d’électricitĂ©.

Quelques 300′000 consommateurs pourraient ĂŞtre privĂ©s de gaz cette annĂ©e pour cause d’impayĂ©s, soit 30 fois plus qu’en 2008.

Les départements menacent de ne plus payer le RSA

Les bénéficiaires du RSA pourraient être privés d’allocations, cet automne. La menace a été lancée, cette semaine, par les cinquante-huit présidents des conseils généraux de gauche. Dans une lettre ouverte au président de la République, ils préviennent que certains d’entre eux (une trentaine) ne seront bientôt «plus en situation d’honorer le paiement des aides sociales».

Les Ă©lus veulent ainsi «alerter l’opinion publique sur la situation dramatique des dĂ©partements», selon Claudy Lebreton, prĂ©sident PS des CĂ´tes-d’Armor. Le patron de l’Association des dĂ©partements de France n’en est pas Ă  sa première alerte. Son diagnostic a Ă©tĂ© confirmĂ©, il y a quelques jours, par le très sĂ©rieux Observatoire national de l’action sociale dĂ©centralisĂ©e (Odas) : les dĂ©partements, dit-il, seront confrontĂ©s «à plus ou moins long terme Ă  une vĂ©ritable impasse financière».

En cause : l’explosion du montant des aides sociales. En 2009, indique l’Odas, les départements ont dépensé 21,5 milliards d’euros pour financer les trois allocations décidées par l’État : l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), le revenu de solidarité active (RSA), la prestation de compensation du handicap (PCH). En hausse de 6,5% en un an.

En face, les recettes fondent. Crise immobilière oblige : les droits de mutation ont baissĂ© de 2,5 milliards en deux ans. DĂ©penses en hausse, recettes en baisse : c’est «l’effet de ciseaux» qui plombe les budgets dĂ©partementaux. La loi prĂ©voit bien que l’État doit compenser le financement des aides sociales. Or, selon Claudy Lebreton, le compte n’y est pas. L’État a pris un retard de… deux milliards d’euros en deux ans.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

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