Mecanopolis
La société qui s’annonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation d’une perfection fragile. De sorte qu’elle ne doit plus être exposée à des attaques, puisqu’elle est fragile ; et du reste n’est plus attaquable, puisque parfaite comme jamais société ne fut. Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même ses inconcevables ennemis : terrorisme, crise économique, pandémie.
L’histoire du monde est écrite par nos gouvernements, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derrière les ennemis qu’on lui fabrique, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport aux multiples dangers qui nous guettent, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus… démocratique.
Ainsi, à l’heure où nous rédigeons cet article, le peuple suisse vient d’approuver le passeport biométrique (1). Question : à quoi sert un passeport biométrique ? Réponse : à contrôler les populations. Question : Comment fait-on pour que les populations acceptent ce genre de mesure ? Réponse : On leur fait peur. Question : On leur fait peur avec quoi ? Réponse : Avec le terrorisme, avec une crise économique, avec un virus.
On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia et nos gouvernements : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.
La Mafia est apparue en Sicile au début du XIXe siècle, avec l’essor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations d’accepter sa protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission, c’est-à -dire un système d’imposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. C’était donc la même officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.
Malgré ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la Mafia qui a subvertit nos gouvernements modernes, mais ce sont nos gouvernements qui ont concocté et utilisé les méthodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur imposer ce choix : terrorisme, crise économique, pandémie ou protection de l’Etat.
Mais il n’y a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà , 400 ans avant Jésus-Christ, dans “La guerre du Péloponnèse” : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés. Lorsque que quelqu’un essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».
Notre monde démocratique qui, jusqu’il y a peu, allait de succès en succès, et s’était persuadé qu’il était aimé, a du renoncer depuis lors à ces rêves ; il n’est aujourd’hui plus que le slogan d’un « Nouvel Ordre Mondial ».
Mecanopolis
(1) C’est une puce RFID de nouvelle génération qui équipera prochainement les passeports des citoyens suisses. Cette puce se distingue de celles déjà en circulation du fait qu’elle possèdera une antenne. Ainsi, il ne sera pas nécessaire de glisser le document dans un lecteur pour en lire les informations. Elles seront directement prélevées à distance. Vous avez dit Big Brother ?
Suivi de l’information (A/H1N1 et autres)
21:40 > 6 écoles resteront fermées demain à New-York, en raison des nombreux cas d’élèves contaminés par le virus A/H1N1, selon le NY Times. Lire l’article .
21:45 > Après la confirmation des huit premiers cas samedi au Japon, des responsables de la Santé japonais ont annoncé dimanche soir que le nombre de cas confirmés de grippe porcine avait grimpé à 93 ce week-end, alors que les autorités redoutent que le virus ait contaminé plusieurs centaines de personnes.
22:00 > A propos de la phase 6
On nous dit que l’OMS suit de très près l’évolution de la situation au Japon, pour peut-être-éventuellement déclencher la phase 6 d’alerte pandémique. Or, nous savons ici, vous et nous, très bien que cela fait belle lurette que nous sommes techniquement en phase 6. Alors, pourquoi attendre ? Tout d’abord, comme nous l’expliquions il y a quelques jours, parce que la task force de l’OMS et des CDC se livre à une petite expérience au Mexique : tenter de contrer le virus sans bloquer un pays. Raison pour laquelle, après quelques jours d’interruption, l’économie a été remise en route. Il s’agit de voir ce que ça donne, et de l’appliquer (ou non) ensuite dans les autres pays concernés. Mais ce n’est pas la principale raison. Il faut aussi que l’OMS se réunisse en assemblée générale pour décider du partage des vaccins. La production annuelle de vaccin peut, à plein régime, permettre de vacciner un demi-milliard de personnes. On pourrait en faire beaucoup plus, mais il faudrait partager les droits de production. C’est donc aussi, et surtout, une affaire de fric. La phase 6 ne sera déclenchée qu’une fois les 193 Etats membres de l’assemblée de l’OMS se seront mis d’accord par quelques arrangements discrets.
22:20 > Un lecteur nous fait remarquer qu’il serait risqué de faire du Mexique un “laboratoire”. Risqué pour qui ? Pour les Mexicains ? Et alors ? Qu’est-ce que le président Calderon en a à foutre que cinq-cent mille mexicains crèvent la bouche ouverte de ce virus ou d’autre chose ? En période de crise, les populations deviennent des charges encombrantes qui, si on ne s’en occupe pas, pourraient descendre dans la rue foutre le bordel. La préoccupation de chaque gouvernement, c’est de garder le contrôle. La seule chose qui doit tourner, c’est l’économie. Et s’il faut pour cela réduire la population d’un tiers, ce n’est pas un problème. L’histoire démontre que nos gouvernement n’ont jamais lésiné à sacrifier des millions de vies pour faire des guerres inutiles. Qu’est-ce qui pourrait nous faire penser qu’ils sont aujourd’hui devenus meilleurs ?
22:25 > La propagation de la grippe A (H1N1) pourrait ne pas faiblir dans les semaines à venir, contrairement à ce qu’on avait d’abord cru. C’est du moins ce que pensent certains représentants des autorités de la santé et des experts de la grippe au Canada et aux États-Unis.
Ils prévoient maintenant que le nouveau virus pourrait continuer d’infecter les gens pendant l’été, au lieu de s’éteindre comme le font habituellement les souches de virus à l’origine de la grippe saisonnière, à mesure que les températures grimpent dans l’hémisphère nord.
Aux États-Unis, notamment, les U.S. Centers for Disease Control incluent maintenant dans leur planification la possibilité d’une vague de contamination estivale. Lire la suite .
22:30 > Le Japon s’apprête a fermer 1′000 écoles, cinémas, restaurants, etc, situés dans la zone où les cas ont été observés. (Reuters)
23:00 > La grippe porcine continue sa progression dans le monde. Des hauts responsables et des experts doivent examiner dès lundi à Genève les moyens d’endiguer la maladie.
La grippe a fait son apparition en Inde, au Chili et en Turquie.
Des signes d’une transmission autonome dans une nouvelle région du monde pourraient justifier pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le passage au sixième et dernier niveau d’alerte, signifiant l’arrivée de la première grande pandémie grippale du 21e siècle.
Le numéro deux de l’OMS Keiji Fukuda a dit que l’organisation suivait “de très près la situation” au Japon.
En une semaine, les bilans de l’organisation onusienne n’ont cessé de s’alourdir, au rythme moyen d’un millier de nouvelles personnes contaminées chaque jour, les Etats-Unis étant le pays le plus touché, suivi du Mexique, foyer d’origine du virus. A l’échelle mondiale, 8451 malades sont confirmés. (AFP)
Lundi 18 mai > Les 3 “options” du virus A/H1N1
Le virus de la grippe porcine pourrait se résorber, déclencher une pandémie “douce” mais néanmoins mortelle ou bien devenir un tueur majeur comparable à la grippe espagnole, selon trois scénarios détaillés dimanche lors d’un important congrès médical organisé à Helsinki.
Le Néerlandais Albert Osterhaus, un des virologues les plus réputés au monde, a appelé les autorités sanitaires à rester vigilantes, même si la nouvelle souche du virus H1N1 s’est révélée moins redoutable que prévu il y a quelques semaines.
“La menace actuelle du H1N1 est sérieuse”, a-t-il estimé lors d’une réunion d’information du Congrès européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses (CMECMI) d’Helsinki, le premier congrès médical majeur organisé depuis l’émergence de la crise sanitaire fin avril.
“Le virus a trois options” , a résumé le professeur du laboratoire Erasmus de l’université de Rotterdam aux Pays-Bas. “Il pourrait tout d’abord disparaître spontanément, mais je ne suis pas convaincu que ce soit le cas”.
“Il pourrait aussi entraîner une pandémie +douce+, comme la grippe asiatique”, a-t-il dit, en référence à l’épidémie de 1957-1958 qui avait tué entre un et quatre millions de personnes.
A titre de comparaison, la grippe normale -dite saisonnière- tue entre 250.000 et 500.000 personnes chaque année, selon l’OMS.
“Dans un scénario catastrophe, nous aurions une grave pandémie, similaire à la grippe espagnole, qui pourrait provenir de la mutation du virus”, a poursuivi M. Osterhaus, en référence à la pandémie de 1918-1919 qui aurait fait près de 50 millions de morts.
“Je ne prédis pas que cela va arriver, mais même s’il n’y avait que 10% de chance d’avoir un scénario comme celui là , nous ferions mieux d’être préparés”, a-t-il plaidé.
Sur la base des dernières données disponibles, M. Osterhaus et son confrère espagnol Javier Garau, professeur à l’université de Barcelone, ont décrit les caractéristiques du virus.
Concernant la vitesse de transmission, il s’avère légèrement plus contagieux qu’une grippe normale: en moyenne, chaque individu infecté transmet la maladie à 1,4 à 1,6 personne.
Une forte proportion de cas concerne des jeunes, ce qui suggère que les personnes âgées ont une forme d’immunité liée à des expositions passées à des virus similaires, a relevé M. Garau. Les malades peuvent être contagieux un jour avant le diagnostic et jusqu’à sept jours après.
Concernant le traitement, le virus A (H1N1) est sensible à l’antiviral Tamiflu, qui a été stocké lors de l’apparition de la grippe aviaire. Mais la grippe saisonnière, avec qui les scientifiques redoutent de voir muter la grippe porcine, a montré des signes de résistance au traitement lors des deux dernières saisons.
Enfin, un vaccin peut être produit contre la souche actuelle du H1N1, mais pourrait s’avérer inefficace en cas de modification génétique importante.
En outre, environ six mois sont nécessaires avant que la première dose ne sorte des laboratoires et les limites de production pourraient signifier que seules un milliard de personnes pourraient être vaccinées dans un premier temps, a souligné M. Osterhaus.
Le congrès d’Helsinki, qui rassemble près de 8.000 médecins, s’achève mardi.
02:10 > Daniel Jernigan, directeur adjoint de la section grippe des CDC, indique que ses groupes de recherches installés au Mexique travaillent sur l’hypothèse que le tôt de mortalité plus important dans ce pays soit du à une version mutante du A/H1N1. Source : sciencemag.org
05:00 > Le service épidémiologique du gouvernement russe a officiellement recommandé dimanche aux citoyens russes d’éviter de se rendre en Espagne où cent cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés, selon les médias espagnols.
“Cent cas de grippe cela signifie quelque chose de sérieux”, a déclaré Guennadi Onischenko, responsable en chef du service épidémiologique russe. “Nous demandons à nos concitoyens d’annuler leurs voyages en Espagne”.
Les aéroports russes ont déjà mis en oeuvre de stricts contrôles vis-à -vis des passagers en provenance des pays d’Amérique.
06:10 > Premier décès à New-York.
L’assistant du principal d’un collège dans le Queens à New York, hospitalisé avec le virus H1N1, est décédé dimanche soir, a rapporté le journal New York Times sur son site internet.
C’est le premier décès dans l’Etat de New York depuis l’apparition de l’épidémie, a souligné le journal.
La victime, Mitchell Wiener, 55 ans, aurait été “vaincue” par la maladie malgré un traitement avec un médicament expérimental, a précisé le journal, citant Ole Pedersen, un porte-parole du Centre médical hospitalier Flushing où M. Wiener était admis depuis mercredi dernier.
06:30 > Japon: 129 cas de grippe porcine confirmés
Le gouvernement japonais a annoncé lundi que 129 cas de grippe porcine étaient désormais confirmés dans le pays, et les autorités des zones touchées ont demandé aux écoles de garder portes closes.
Le nombre de malades touchés par le virus A(H1N1) a rapidement augmenté depuis samedi dans les deux préfectures voisines d’Osaka et Hyogo (ouest), depuis l’annonce de la contamination d’un lycéen de 17 ans de la ville de Kobe, à Hyogo, le premier cas d’infection locale de cette maladie.
Les autorités ont prévenu que plusieurs centaines de personnes pourraient déjà être infectées , l’épidémie se propageant rapidement dans ces zones densément peuplées.
“Nous devons la contenir dans la région, mais cela devient très difficile” , a reconnu Toshizo Ido, le gouverneur de la préfecture de Hyogo, lors d’une conférence de presse.
Les autorités de Hyogo ont demandé à toutes les écoles primaires et secondaires de fermer leurs portes pendant cinq jours, celles d’Osaka ont ordonné la fermeture de tous les collèges et lycées pendant sept jours.
Sitôt connues les nouvelles contaminations, des habitants de Kobe se sont rués vers les pharmacie de la ville pour y acheter des masques de protection.
Aucun cas n’a pour l’instant été détecté dans la mégapole du grand Tokyo, qui avec ses quelque 36 millions d’habitants constitue l’agglomération la plus peuplée du monde.
Le Premier ministre Taro Aso a convoqué une réunion de crise avec ses ministres dans la matinée et appelé la population à “rester calme”, lors d’une conférence de presse.
“Certains patients atteints de maladies chroniques comme le diabète sont dans un état grave” , a-t-il expliqué.
07:00 > L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient officiellement d’exprimer ses craintes de voir émerger des phénomènes de résistance du nouveau virus grippal A(H1N1) aux médicaments antiviraux tenus jusqu’ici pour être efficace contre lui. Conclusion: l’OMS recommande désormais «d’envisager l’utilisation des antiviraux pour les groupes à haut risque ou les groupes de gens à risque accru.»
Quant à la question du vaccin les responsables de l’OMS semblent tout particulièrement embarrassés. Ils devaient annoncer jeudi 14 mai s’ils prenaient ou pas la décision de recommander aux grands firmes industrielles spécialisées de se lancer dans la fabrication d’un vaccin protecteur contre l’infection par le A(H1N1). Ce sera pour plus tard sans que l’on puisse dire quand.
«Il n’est pas possible de dire à quelle date nous prendrons une décision, c’est vraiment un processus méticuleux et difficile, vient expliquer le Dr Keiji Fukuda, numéro deux de l’organisation onusienne au terme d’une une téléconférence organisée avec les fabricants de vaccins et des exeprts en virologie. L’OMS refoute manifestement deux choses : 1. Que le virus ne soit pas sensible aux chaleurs estivales ; 2. Qu’il en existe déjà plusieurs versions mutantes.
17:00 > Le monde a “toutes les raisons de craindre” une interaction du virus de la grippe porcine avec d’autres virus, dont celui de la grippe aviaire, qui pourrait le rendre beaucoup plus dangereux, a averti lundi la directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan.
“Nous avons toutes les raisons de craindre une interaction du nouveau (virus) H1N1 avec d’autres virus”, a expliqué le Dr Chan devant l’Assemblée mondiale de l’OMS qui a débuté lundi à Genève au siège des Nations Unies.
“Nous ne devons jamais oublier que le H5N1 est établi dans plusieurs pays. Personne ne peut dire comment le virus de la grippe aviaire se comportera (…) en présence d’un nombre important de personnes contaminées par le nouveau H1N1″, a-t-elle ajouté. (AFP)
20:30 > L’OMS sous pression politique
La directrice générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a lancé une mise en garde ferme devant l’Assemblée des 193 Etats membres de l’organisation. “Le virus nous a peut-être accordé un répit, mais nous ne savons pas pour combien de temps”, a-t-elle déclaré devant l’Assemblée annuelle de l’OMS qui s’est ouverte lundi matin.
“Personne ne sait s’il ne s’agit pas du calme avant la tempête”, a-t-elle insisté en annonçant le maintien du niveau d’alerte au niveau 5.
“Nous avons toutes les raisons de craindre des interactions du nouveau virus A(H1N1) avec d’autres virus”, a-t-elle averti, en évoquant la possibilité d’un échange de gènes avec le virus de la grippe aviaire “aujourd’hui solidement établi chez les volailles dans plusieurs pays”.
Une interaction pourrait donner naissance à un virus aussi hautement contagieux pour l’homme que le A(H1N1) d’origine porcine, et aussi virulent que le A(H5N1) aviaire.
Plusieurs pays, notamment le Royaume-Uni et le Japon, deux des pays les plus touchés par le virus mutant en dehors du continent américain, ont cependant demandé à l’OMS de ne pas se précipiter pour élever l’alerte à la pandémie à son niveau 6 maximum.
“Je pense que vous avez besoin de plus de temps pour étudier cela, comme vous-même et d’autres l’ont dit”, a lancé le secrétaire d’Etat britannique à la Santé, Alan Johnson.
Le responsable britannique a été soutenu par la Nouvelle-Zélande, la Suisse, le Brésil, la Chine, le Pakistan, la directrice de l’Organisation panaméricaine de la santé Mirta Roses, et le Japon dont la situation sanitaire pourrait justement provoquer le passage en phase d’alerte maximale.
Le Dr Chan a le pouvoir de décider de l’alerte pandémique maximale après avoir consulté un comité d’experts. “Nous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes et d’importance dans un climat de forte incertitude scientifique”, a reconnu la directrice générale de l’OMS.
20:45 > Scénario catastrophe
Paris, septembre 2009. Des réservistes de l’armée patrouillent sur les Champs-Elysées, les frontières de l’Hexagone sont fermées, les aéroports placés en quarantaine. En ce mois de rentrée, les rues paraissent anormalement calmes. Des millions de salariés ont été invités à travailler à domicile, les transports publics tournent au ralenti, les écoliers, les collégiens et les lycéens ont repris les cours, mais chez eux : sur France 5, des vidéos préenregistrées remplacent les professeurs, priés d’éviter les établissements scolaires. Ces derniers ont d’ailleurs été transformés en hôpitaux de fortune, pour faire face à l’afflux de malades. Cela va sans dire, la tournée d’adieux de Johnny Hallyday est annulée, comme tous les spectacles et manifestations publiques prévus sur le territoire national.
Scénario catastrophe sorti des esprits pervers des scénaristes d’Hollywood ? Conséquences d’une attaque massive d’Al-Qaida ? Non, cette France paralysée et sous haute tension a simplement été placée en état d’alerte pandémique de niveau six, tentant de faire face à la menace du virus de la grippe porcine. Lire la suite .
21:00 > New-York n’a pas la capacité de stoopper la propagation du virus
Les autorités sanitaires de New York surveillaient particulièrement lundi les patients atteints de grippe porcine parallèlement à d’autres pathologies, après un premier décès dans la ville survenu dimanche soir. Douze établissements étaient fermés lundi matin à New York en raison des nombreux cas de grippe porcine parmi les lycéens.
“Nous n’avons pas la capacité de stopper la progression du virus”, a souligné Michael Bloomberg le maire de New-York, qui a rappelé les précautions d’hygiène à prendre pour éviter la contamination, et recommandé de rester chez soi en cas de grippe.
Un cas de virus A(H1N1) a par ailleurs été détecté dans la prison de Riker’s island (nord-est de New York), où toutes les précautions d’usage ont été prises, a-t-il ajouté.
“Nous surveillons particulièrement les malades atteints d’autres pathologies sévères”, a souligné le responsable sanitaire de la ville, Thomas Frieden. “Et nous administrons des traitements préventifs aux gens déjà malades”.
21:05 > Welcome to China
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21:20 > L’OMS envoie 12′000 doses de Tamiflu en Afrique
12′000 doses, cela permet de traiter 1′200 patients contaminés par le virus. C’est donc tout ce que pourront obtenir les Africains ? Comme nous l’expliquions hier sur cette page, le but principal de ces 4 jours d’assemblée à l’OMS est de répartir les médicaments et futurs vaccins (ainsi que les droits de fabrication) à travers les 193 pays membres. La phase 6 ne peut-être déclenchée qu’à l’issue de ces négociations.
21:50 > Qui a veut réduire la population mondiale ?
Comme nous l’indiquions sur Mecanopolis le 8 mai 2008 , pour Michael V. Hayden, directeur de la CIA, le danger qui guette notre planète n’est pas le terrorisme, ni la crise économique, et encore moins le nucléaire iranien, mais la démographie mondiale. Le disours de M. Hayden, prononcé le 20 avril 2008 à l’université du Kansas n’est plus disponible sur le site officiel de la CIA, mais nous allons le retrouver. En attendant, nous vous proposons la lecture d’un document publié par le Worldwatch Institute, un think-tank mondialiste de Washington. ReductionFrench.pdf
22:05 > Obama pire que Bush ?
Les promesses de la campagne électorale semblent déjà oubliées. Il avait été question que les Etats-Unis se retirent immédiatement d’Irak, ce n’est qu’un retrait partiel, largement complété par des supplétifs d’armées privées. Il était question de fermer Guantanamo, de poursuivre ceux et celles qui avaient pratiqué la torture sous l’administration bush, c’est oublié. Aujourd’hui, M. Obama indique qu’il se laisse une année pour juger du “sérieux” de l’Iran sur la question du nucléaire. Et ensuite ? Ensuite, le président américain précise que “nous n’allons pas discuter éternellement”. Source : romandie.com
22:25 > MARGARET CHAN : « Une pandémie est l’expression du besoin de solidarité »
Madame Chan ne veut pas nous affoler, mais quand on lit son discours prononcé aujourd’hui au siège de l’OMS à Genève, on se dit qu’il est de nature a faire flipper les plus optimistes… Lire le discours
23:40 > Benyamin Nétanyahou s’est dit prêt à reprendre les pourparlers de paix avec les Palestiniens immédiatement tout en prévenant que tout accord dépendait de la reconnaissance du droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif.
Dit comme ça, ça n’a l’air de rien, d’un truc presque normal. Mais en fait, reconnaître le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif, cela veut dire qu’il serait possible d’en exclure tous les habitants non-juifs. Et puis quoi encore ?
Mardi 19 mai > Pourquoi nous sommes devenus inutiles pour nos gouvernements
Les deux représentations qui suivent vont vous permettre de comprendre.
A. 1955-1975
Ici, la classe la plus importante est la classe moyenne, les classes les plus aisées sont peu importantes et la base des classes populaires est aussi réduite.
B. De 1975 Ă nos jours
Ici, la classe moyenne s’est disloquée, une partie accède aux classes supérieures (ascension sociale) mais la majorité est reclassée vers les couches populaires. Cela décrit un phénomène d’enrichissement des plus riches et de paupérisation des plus pauvres engendrant la disparition de la classe moyenne.
Pour faire bref, les classes moyennes sont en train de disparaître, et les classes populaires, c’est-à -dire pauvres, sont en surnombres. Les pauvres, c’est pas mal comme main d’oeuvre, mais celles de la Chine coûtent moins chers qu’en France, et elles ne vocifèrent pas dans la rue pour conserver la sécu, demander une augmentation du smic ou encore je ne sais quel droit au chômage devenu tout à fait impossible à financer. Les classes moyennes se sont construites pendant les trente glorieuses, soit entre 1945 et 1974. Ensuite on les a tondues. Maintenant que la crise économique (qui, n’en doutons pas, sera aggravée par la grippe A/H1N1) va créer des millions de chômeurs, je vous pose une question : on va en faire quoi des classes populaires ? Hein ?! Vous pensez que votre gouvernement va vous entretenir en attendant des jours meilleurs (qui ne viendront pas) ? Vous pensez que votre gouvernement se préoccupe de votre survie, de votre bien être, de votre bonheur ? Laissez moi rire, nous ne sommes que des chiffres derrière une virgule. Ce sont les mêmes qui ont envoyés des millions d’individus crever dans des guerres inutiles qui nous dirigent aujourd’hui. La même race. Leur préoccupation, ce n’est pas vous, vos gosses, votre confort. Leur préoccupation, c’est de faire tourner le système. Et si le système tourne mieux sans vous…
00:40 > Notre ami Chevalier Jedi , de Buenos Aires, a retrouvé le discours de M. Hayden sur le site de la CIA > cia.gov
00:50 > La Jetée, de Chris Marker (Première partie)
envoyĂ© par Mecanopolis .Â
Le Jetée, de Chris Marker (Deuxième partie)
envoyĂ© par Mecanopolis .Â
06:45 > Plus de 170 cas de grippe porcine ont Ă©tĂ© confirmĂ©s en quatre jours au Japon, faisant craindre l’apparition d’un deuxième foyer autonome du virus et donc d’une pandĂ©mie, alors que l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) a ouvert son assemblĂ©e annuelle.
La Grèce a enregistrĂ© lundi son premier cas confirmĂ© de grippe porcine, un Grec de 19 ans rĂ©cemment rentrĂ© des Etats-Unis, selon le secrĂ©taire d’Etat grec Ă la SantĂ©.
Devant les 193 Etats membres rĂ©unis Ă Genève, la directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, Margaret Chan, a annoncĂ© le maintien de l’alerte de niveau 5. Selon les critères de l’OMS, la confirmation de l’existence d’un foyer autonome au Japon, hors du continent amĂ©ricain d’oĂą est parti le virus, justifierait le dĂ©clenchement de l’alerte maximale de niveau 6, qui annoncerait l’apparition de la première grande pandĂ©mie grippale du XXIe siècle.
Cent soixante-treize malades du virus A(H1N1) sont dĂ©sormais recensĂ©s dans l’ouest du Japon, oĂą les autoritĂ©s ont fermĂ© plus de 4.000 Ă©coles.
Le nombre de malades a rapidement augmentĂ© depuis samedi dans les prĂ©fectures d’Osaka et de Hyogo, après l’annonce de la contamination d’un lycĂ©en de 17 ans de la ville de Kobe, premier cas d’infection locale de la maladie au Japon.
Le virus, encore peu virulent et pour lequel il n’existe toujours pas de vaccin, pourrait cependant muter en une souche « beaucoup plus dangereuse », selon les experts de l’OMS.
A ce jour, la maladie a officiellement contaminĂ© 8.829 personnes dans 40 pays de la planète, tuant 74 personnes, a indiquĂ© lundi le numĂ©ro deux de l’OMS, le Dr Keiji Fukuda.
Ce bilan ne tient pas compte de l’accroissement, annoncĂ© ultĂ©rieurement, du nombre des cas aux Etats-Unis. Les Centres de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC) ont indiquĂ© que le nombre des cas probables et confirmĂ©s d’infection Ă©tait dĂ©sormais de 5.123 cas dans 47 Etats et dans la capitale Washington, soit plus de 400 nouveaux cas depuis vendredi.
Selon les autorités sanitaires mexicaines et américaines, 70 morts ont été recensés au Mexique et six aux Etats-Unis.
Le bilan de l’OMS ne comptabilise pas non plus le premier cas dĂ©clarĂ© en Grèce, portant Ă 41 le nombre de pays touchĂ©s.
La Corée du Sud a enregistré mardi son quatrième cas, une ressortissante vietnamienne de 22 ans en transit dans le principal aéroport du pays.
En Amérique latine, le Chili compte désormais cinq cas avérés et le Pérou trois, selon les autorités sanitaires des deux pays. Au Panama, le nombre de cas confirmés a grimpé à 59.
L’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine pourrait avoir « des effets notables » sur l’Ă©conomie mondiale, a averti un haut responsable du Fonds monĂ©taire international (FMI), John Lipsky, jugeant « difficiles Ă prĂ©dire » ses consĂ©quences pour la croissance. (AFP)
18:30 > Le cap des 10′000 cas officiels est franchi
L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) a jugĂ© possible mardi la production en un an de près de 5 milliards de doses de vaccin en cas de « pandĂ©mie » de la grippe porcine, qui continue son alarmante progression dans le monde et plus particulièrement au Japon.
En visite Ă Genève pour apporter son soutien Ă l’OMS, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU Ban Ki-moon s’est rendu au quartier gĂ©nĂ©ral souterrain d’oĂą l’OMS coordonne la riposte internationale Ă l’offensive du virus. Il a appelĂ© les pays membres de l’OMS Ă rester « vigilants, attentifs au moindre signe » de propagation du virus.
Près de 4,9 milliards de doses de vaccin contre le virus pourraient ĂŞtre produites en un an, selon des prĂ©visions de l’OMS prĂ©sentĂ©es Ă des responsables d’importants groupes pharmaceutiques, dont Sanofi, Solvay, GSK et Novartis.
A ce jour, il n’existe pas de vaccin contre le virus A(H1N1), peu virulent mais qui pourrait cependant muter en une souche « beaucoup plus dangereuse », notamment s’il Ă©change du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique avec le virus aviaire H5N1, craignent les experts de l’OMS.
Une fois un vaccin trouvĂ© et la fabrication lancĂ©e, l’organisation onusienne table sur une production de 94,3 millions de doses par semaine.
Le groupe suisse Novartis a affirmĂ© mardi attendre le feu vert de l’OMS pour dĂ©marrer la production Ă grande Ă©chelle du vaccin, estimant Ă quatre mois le dĂ©lai nĂ©cessaire pour sa mise au point.
Selon l’autoritĂ© sanitaire mondiale, c’est le passage en alerte maximale de niveau six qui donnera le coup d’envoi Ă cette production de vaccins.
La phase 6 pourrait ĂŞtre dĂ©crĂ©tĂ©e dans les prochains jours, avec la propagation rapide du virus au Japon, possible premier « foyer autonome de contamination » en dehors du continent amĂ©ricain oĂą la maladie avait fait son apparition en mars.
En vingt-quatre heures, près d’une trentaine de nouveaux cas de grippe porcine ont Ă©tĂ© confirmĂ©s par les autoritĂ©s japonaises Ă Osaka et Kobe (ouest), avec un total de 191 malades.
Plus de 4.400 écoles ont été fermées dans la région pour tenter de freiner la propagation du virus.
Aux Etats-Unis, où la maladie a déjà fait six morts, des analyses étaient en cours pour déterminer si un bébé de 16 mois décédé à New York avait contracté le virus. Lundi le cap des 5.000 cas avait été dépassé dans ce pays.
21:30 > Premières « estimations » chiffrées sur la contagiosité et la létalité du nouveau virus A (H1N1)
Le 18 mai 2009. Virologistes, Ă©pidĂ©miologistes et spĂ©cialistes de santĂ© publique du monde entier tentent de dĂ©terminer quelles sont, Ă ce stade de l’Ă©pidĂ©mie, la contagiositĂ© et la lĂ©talitĂ© du nouveau virus A (H1N1).
Les experts de l’OMS ont publiĂ© le 11 mai 2009 sur le site Internet de l’organisation une première Ă©valuation (1). Selon celle-ci :
- La vulnĂ©rabilitĂ© de la population mondiale Ă cette infection doit ĂŞtre très Ă©levĂ©e puisqu’il s’agit d’un nouveau virus jamais observĂ© chez l’homme ou l’animal.
Ce sont, pour l’instant, les sujets les plus jeunes qui paraissent les susceptibles d’ĂŞtre infectĂ©s.
- Le nouveau virus A (H1N1) semble plus contagieux que ceux de la grippe saisonnière (taux d’atteinte secondaire estimĂ© entre 22 et 33 % contre 5 Ă 15 % pour la grippe saisonnière).
- Si la mortalitĂ© actuelle de l’infection paraĂ®t faible, tout au moins en dehors du Mexique, il faut se garder de conclure car des mutations ou des facteurs environnementaux pourraient venir modifier rapidement le tableau.
Une Ă©quipe d’Ă©pidĂ©miologistes nous propose dans la revue Science une vision plus chiffrĂ©e de la gravitĂ© de cette nouvelle grippe (2).
23 000 cas au Mexique au 5 mai
Christopher Fraser et coll. ont basĂ© leur Ă©valuation sur les donnĂ©es Ă©tablies au 5 mai 2009. SchĂ©matiquement, pour connaĂ®tre le taux de mortalitĂ© de l’infection ils ont dĂ©butĂ© leur travail par une estimation du nombre de cas rĂ©el au Mexique le 5 mai. Pour le dĂ©terminer ils se sont fondĂ©s sur les cas diagnostiquĂ©s dans les autres pays du monde dont le nombre leur paraissait plus proche de la rĂ©alitĂ© que celui dĂ©clarĂ© par les autoritĂ©s mexicaines. Le nombre de nouvelles grippes A (H1N1) rapportĂ©es dans les diffĂ©rents pays du monde est apparu fortement corrĂ©lĂ© Ă celui des ressortissants de ces pays prĂ©sents au Mexique lors du dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie. En supposant que le risque de contamination Ă©tait identique chez les mexicains et chez les Ă©trangers Ă la phase initiale de propagation du virus et en tenant compte du rapport entre la population mexicaine et celle des voyageurs et en prenant pour hypothèse une durĂ©e moyenne de sĂ©jour d’un Ă©tranger au Mexique d’un jour, il a Ă©tĂ© possible d’estimer Ă 23 000 (entre 18 000 et 32 000) le nombre de cas rĂ©el de nouvelle grippe A au Mexique Ă la date du 5 mai (Ă rapprocher des 11 357 cas suspects et 822 cas confirmĂ©s au laboratoire Ă cette date dĂ©clarĂ©s par les autoritĂ©s du pays).
Un taux de mortalitĂ© situĂ© entre 0,08 % …et 1,5 % !
Pour dĂ©terminer la mortalitĂ© rĂ©elle de l’affection, il « suffisait » de rapporter le nombre de dĂ©cès Ă ce chiffre. Si l’on se base sur les morts pour lesquels la responsabilitĂ© du virus A (H1N1) a Ă©tĂ© confirmĂ©e au Mexique le taux de mortalitĂ© s’Ă©tablit entre 0,08 % et 0,15 % c’est-Ă -dire proche de celui de la grippe saisonnière. Si au contraire on retient tous les dĂ©cès dĂ©clarĂ©s comme suspects par les autoritĂ©s mexicaines, le taux de mortalitĂ© serait de 0,3 Ă 1,5 % soit une proportion plus proche de celles des pandĂ©mies prĂ©cĂ©dentes.
On le voit, malgrĂ© les outils statistiques sophistiquĂ©s utilisĂ©s par cette Ă©quipe, nous sommes bien loin de disposer de chiffres prĂ©cis puisque selon les donnĂ©s retenues la « mortalitĂ© » de l’affection passe de moins de 1 sur 1 000 Ă 15/1 000 !
Une haute transmissibilité
Pour dĂ©terminer la contagiositĂ© du virus, Fraser et coll. ont fondĂ© leurs estimations sur l’Ă©volution de l’Ă©pidĂ©mie dans une communautĂ© mexicaine relativement isolĂ©e de 1 575 habitants, celle de La Gloria dans la province de Veracruz. Dans cette zone, le premier cas cliniquement apparent serait survenu autour du 15 fĂ©vrier. Sur cette population, au 14 avril, 616 personnes avaient prĂ©sentĂ© un tableau d’infection respiratoire aiguĂ« soit un taux d’attaque de 39 %. Ce taux estimĂ© variait dans cette population entre 61 % chez les moins de 15 ans et 29 % au-delĂ de cet âge.
Il reste donc encore beaucoup d’incertitudes sur la gravitĂ© rĂ©elle de cette nouvelle grippe . Nous en saurons sans doute davantage dans quelques jours quand nous pourrons travailler sur les donnĂ©es plus prĂ©cises provenant des Etats-Unis oĂą le nombre de cas et celui des dĂ©cès imputables Ă la maladie sont indiscutablement plus fiables (selon les chiffres actuels la mortalitĂ© se situerait aux Etats-Unis autour de 1 pour 1 000 cas dĂ©clarĂ©s).
Mais il restera alors toujours une incertitude majeure portant sur les capacitĂ©s d’Ă©volution de ce virus.
Il pourrait revenir sous une forme plus lĂ©tale après son passage dans l’hĂ©misphère sud comme celui de 1918, devenir un peu plus pathogène au deuxième passage comme celui de 1957 ou rester relativement bĂ©nin lors de la deuxième vague Ă l’image du virus de la pandĂ©mie de 1968.
1) Evaluation de la gravitĂ© d’une pandĂ©mie de grippe. Site de l’OMS (http://www.who.int/csr/disease/swineflu/assess/disease_swineflu_assess_20090511/fr/index.html) 2) Fraser C et coll. : Pandemic potential of a strain of influenza A (H1N1) : early findings. Science 2009 ; publication avancĂ©e en ligne le 11 mai 2009 (10.1126/science.1176062).
22:30 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés qui reprennent nos infos
22:45 > Fucking bitch
Avancer par la peur, par Jacques Attali
Une pandĂ©mie majeure ferait surgir la prise de conscience de la nĂ©cessitĂ© d’un altruisme, au moins intĂ©ressĂ©.
L’Histoire nous apprend que l’humanitĂ© n’Ă©volue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mĂ©canismes de dĂ©fense ; parfois intolĂ©rables (des boucs Ă©missaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thĂ©rapeutiques, Ă©cartant si nĂ©cessaire tous les principes moraux antĂ©rieurs). Puis, une fois la crise passĂ©e, elle transforme ces mĂ©canismes pour les rendre compatibles avec la libertĂ© individuelle et les inscrire dans une politique de santĂ© dĂ©mocratique.
La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes. Lire la suite .
Mercredi 20 mai > Japon : 3ème région touchée
Le nombre de cas de grippe porcine au Japon atteignait 228 mercredi, selon les autoritĂ©s, alors que l’Ă©pidĂ©mie s’est Ă©tendue Ă une troisième prĂ©fecture de l’ouest de l’archipel.
Plus d’une vingtaine des nouveaux cas dĂ©clarĂ©s sont des habitants de la mĂ©tropole de Kobe (prĂ©fecture de Hyogo), la plus touchĂ©e par l’infection au Japon. Ses responsables, Ă©voquant une « quasi-Ă©pidĂ©mie », ont annoncĂ© qu’ils renonçaient Ă dĂ©pister le virus A(H1N1) chez toutes les personnes prĂ©sentant des symptĂ´mes de grippe.
« La municipalitĂ© a dĂ©cidĂ© d’autoriser les mĂ©decins de famille Ă soigner les patients atteints de forte fièvre, ce qui signifie qu’elle ne pourra plus procĂ©der Ă des tests gĂ©nĂ©tiques sur tous les cas suspects » de grippe porcine, a dĂ©clarĂ© un responsable de Kobe.
La ville organisait jusqu’Ă prĂ©sent ces tests dans des espaces sanitaires spĂ©cialement amĂ©nagĂ©s, oĂą elle faisait venir tous les malades suspectĂ©s d’avoir la grippe porcine.
Parmi les nouveaux cas confirmĂ©s figure par ailleurs un homme d’une vingtaine d’annĂ©es rĂ©sidant dans la prĂ©fecture de Shiga (centre-ouest), proche des prĂ©fectures d’Osaka et Hyogo (ouest) oĂą se concentraient jusqu’ici les malades, pour la plupart des jeunes.
Ce patient s’Ă©tait rendu pendant le week-end Ă Kobe, dans la prĂ©fecture de Hyogo, oĂą le virus lui a Ă©tĂ© probablement transmis.
L’infection s’est rapidement propagĂ©e depuis samedi après un tournoi de volley-ball opposant deux lycĂ©es d’Osaka et de Kobe.
Les experts sont convaincus que le virus A(H1N1) s’est sans doute dĂ©jĂ propagĂ© Ă d’autres rĂ©gions de l’archipel, y compris Ă la mĂ©gapole du grand Tokyo, l’agglomĂ©ration la plus peuplĂ©e du monde avec 36 millions d’habitants.
L’agence de presse Kyodo a rapportĂ© que 86% des malades identifiĂ©s jusqu’Ă prĂ©sent au Japon Ă©taient âgĂ©s de 10 Ă 19 ans, ce qui semble indiquer une plus forte virulence de la grippe porcine chez les jeunes au Japon qu’aux Etats-Unis.
Le Japon arrive en quatrième position parmi les pays les plus touchés par le virus, après les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
18:00 > Apparente confusion Ă l’OMS
L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) prend son temps avant annoncer la première grande pandĂ©mie du siècle, cĂ©dant Ă la pression d’un certain nombre de ses membres.
Le nombre de cas diagnostiquĂ©s progresse Ă vive allure depuis une semaine et atteint dĂ©sormais 10.243 personnes dans 41 pays — les Etats-Unis, le Canada et le Mexique continuant de porter le plus lourd fardeau.
Toutefois, cette dernière poussĂ©e du virus d’un type inĂ©dit A(H1N1) est particulièrement sensible au Japon oĂą le nombre de malades rĂ©pertoriĂ©s atteint dĂ©sormais 210 personnes.
L’archipel nippon est devenu la deuxième rĂ©gion du monde la plus affectĂ©e. Mais l’OMS assure toujours n’avoir pas de preuves qu’il s’agisse d’un foyer autonome de transmission entre humains.
Si tel Ă©tait le cas, elle devrait selon ses critères activer la sixième et dernière phase d’alerte de son Ă©chelle annonçant une pandĂ©mie.
Cette prudence soudaine Ă©tonne, d’autant que l’organisation s’Ă©tait montrĂ©e particulièrement prompte Ă activer les prĂ©cĂ©dentes phases d’alerte pandĂ©mique.
Quelques jours Ă peine après l’annonce de l’existence d’un virus mĂŞlant des origines porcines, aviaires et humaines au Mexique, l’OMS avait activĂ© sa phase 4 d’alerte signalant l’existence d’une transmission entre humains d’un virus d’origine animale.
Deux jours plus tard, le 29 avril, elle n’avait pas hĂ©sitĂ© Ă dĂ©clencher le niveau 5, signifiant qu’une pandĂ©mie Ă©tait « imminente ». Cette dĂ©cision Ă©tait basĂ©e sur le fait que la transmission entre humains Ă©tait avĂ©rĂ©e dans deux pays d’une mĂŞme rĂ©gion: les Etats-Unis et le Mexique.
Depuis, elle dit attendre l’apparition d’un nouveau foyer autonome dans une autre rĂ©gion du monde pour passer Ă son dernier niveau.
Sans cesse interrogĂ©e depuis lundi, la directrice gĂ©nĂ©rale de l’organisation Margaret Chan a fait comprendre que cette fois elle voulait prendre son temps.
« Nous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes », a-t-elle expliquĂ© devant les 193 membres de l’OMS rĂ©unis Ă Genève pour leur grande assemblĂ©e annuelle.
Mais « nous devons avertir les gens quand c’est nĂ©cessaire et les rassurer quand c’est nĂ©cessaire », a-t-elle insistĂ©, prĂ©cisant que l’organisation en restait pour l’instant Ă la phase 5.
« La plupart des cas que nous voyons (au Japon) se trouvent dans une Ă©cole », s’est-elle encore justifiĂ©e mardi devant la presse. « Il y a peut-ĂŞtre des cas pour lesquels nous ne sommes pas capables de faire le lien avec des patients, mais ce n’est pas inhabituel », a-t-elle assurĂ©, relevant que la situation Ă©tait identique au Royaume Uni et Ă New-York.
Or les cas new-yorkais avaient motivé en très grande partie le passage à la phase 5.
Après quelques explications embrouillĂ©es, Mme Chan a fini par reconnaĂ®tre qu’elle avait « Ă©coutĂ© » l’appel de certains ministres de la SantĂ©. Soutenu notamment par la Suisse, le Japon, la Chine, le BrĂ©sil, le ministre britannique Alan Johnson lui avait demandĂ© lundi de ne pas se prĂ©cipiter.
« Je pense que vous avez besoin de plus de temps » pour Ă©tudier le passage Ă l’alerte 6, avait-il dĂ©clarĂ© disant craindre un mouvement de panique parmi la population après une telle annonce.
Au final, la critique porte essentiellement sur le système d’alerte de l’OMS qui, comme l’organisation ne cesse de le rĂ©pĂ©ter, illustre uniquement la portĂ©e gĂ©ographique de l’Ă©pidĂ©mie sans un mot de sa sĂ©vĂ©ritĂ©.
Un tel système est, de l’avis de ces pays, porteur de confusion et nĂ©cessite au plus vite des modifications. (AFP)
Comme nous l’indiquons dans notre titre, cette confusion n’est qu’apparente. La phase 6 ne peut-ĂŞtre dĂ©clarĂ©e avant qu’un certain nombres de dĂ©tails ne soient rĂ©glĂ©s, comme la distribution des vaccins dans les pays des Etats membres, et les droits de fabrication par les laboratoires et leur sous-traitants. Pour ces raisons, le phase 6 ne pourra ĂŞtre dĂ©clarĂ©e avant ce vendredi 22 mai, vraisemblablement en fin de journĂ©e.
18:15 > L’OACI appelle Ă la levĂ©e des restrictions aĂ©riennes excessives
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a appelĂ© Ă la levĂ©e des restrictions aĂ©riennes imposĂ©es par certains pays en raison de la grippe porcine et qui ne sont pas conformes aux recommandations de l’OMS, dans une dĂ©claration rendu publique mercredi.
« Les Etats contractants qui ont imposĂ© des restrictions non conformes Ă l’avis de l’OMS sont priĂ©s instamment de retirer ces restrictions », indique le conseil de l’OACI dans cette dĂ©claration.
L’agence de l’ONU spĂ©cialisĂ©e dans le transport aĂ©rien recommande Ă©galement que « durant la flambĂ©e actuelle de grippe A(H1N1) », les Etats contractants consentent « tous les efforts pour veiller Ă ce que les services de transport demeurent ininterrompus, de façon Ă Ă©viter de crĂ©er des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux ».
« Les mesures prises par les Etats contractants devraient ĂŞtre proportionnĂ©es, appropriĂ©es, non discriminatoires et strictement limitĂ©es Ă la nĂ©cessitĂ© de contrer les risques pour la santĂ© », selon le conseil de l’OACI.
L’OACI, qui a son siège Ă MontrĂ©al, a rĂ©uni la semaine dernière son conseil en session extraordinaire Ă la demande du Mexique, foyer de l’Ă©pidĂ©mie de grippe, qui voulait protester contre les mesures prises par certains Etats qui ont suspendu ou restreint les vols en provenance ou Ă destination de ce pays. (AFP)
On comprend bien la portĂ©e du message : la pandĂ©mie Ă©tant devenue inĂ©vitable, il n’est plus question de placer tel ou tel pays en quarantaine. D’ailleurs, quel pays n’est pas dĂ©jĂ atteint par quelques centaines de cas ? Officiellement bien sĂ»r, on continue Ă nous Ă©grainer les chiffres au compte-goutte, de sorte a rassurer l’opinion publique, car il n’est pas question, comme pour le Mexique il y a deux semaines, de se retrouver dans une situation qui ferait perdre Ă l’Ă©conomie mondiale des milliards de dollars tous les jours. Business is Business.
21:00 > COMMENT SERIEZ-VOUS PRIS EN CHARGE en pratique ?
L’élément essentiel du dispositif français reste, à ce stade, la prise en charge par les Samu de toute personne répondant aux critères de « cas possible » selon la définition de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) (1) et son transfert dans un établissement de l’AP-HP pour la région parisienne.
Le Samu et l’AP-HP : Le Samu oriente directement la personne vers un service de maladies infectieuses de rĂ©fĂ©rence. Rappelons qu’en Ile-de-France, l’AP-HP est l’Ă©tablissement de rĂ©fĂ©rence. Il s’appuie sur les cinq hĂ´pitaux suivants : PitiĂ© -SalpĂŞtrière, Bichat – Claude-Bernard, Necker-Enfants malades, et Raymond-PoincarĂ©, Paul-Brousse.
Quelles organisations ont été mises en place à l’AP-HP pour répondre à cette situation ?
Une cellule de crise centrale et la Coordination du risque épidémiologique et biologique (COREB) ont été activées afin de mettre en cohérence les organisations et d’optimiser les prises en charge des « cas », conformément au Plan pandémie grippale AP-HP.
Les procédures du Plan pandémie grippale AP-HP ont été adaptées à la situation et aux recommandations actuelles, et diffusées aux services de première ligne (les Samu, services de référence, SAU) dès la prise en charge des premiers cas suspects. Ces procédures concernent la prise en charge thérapeutique, les moyens de protection des patients et des personnels mais également les modalités de transport et d’isolement des prélèvements biologiques.
Quelle information aux personnels hospitaliers et de santé au travail ?
Une note d’information aux personnels de l’AP-HP a été envoyée le 4 mai, en parallèle des réunions d’information locales organisées par les directions et responsables de gestion des risques de chaque hôpital. Des recommandations ont été envoyées le 6 mai aux médecins du travail et aux équipes opérationnelles d’hygiène hospitalière afin d’harmoniser les procédures de protection des personnels.
Quelles sont les recommandations actuelles de prise en charge médicale des « cas possibles » ?
A ce jour, du fait du nombre limité des cas, la prise en charge reste strictement hospitalière et organisée par les Samu et les services de référence de maladies infectieuses.
Tout cas « possible » est hospitalisé dans un service de référence pour isolement, prélèvement viral et mise en place d’un traitement antiviral. Les premiers tests virologiques permettent rapidement (< 24 heures) de classer ce cas. Soit il est un « cas probable » et donc la prise en charge médicale est poursuivie en attendant le résultat du test spécifique fait par le Centre national de référence (Institut Pasteur). La durée du traitement et de l’isolement hospitalier sont déterminés par l’évolution clinique et virologique du patient sous traitement. Soit il est un « cas exclu » et son isolement et son traitement sont interrompus. Source : santelog.com
21:20 > L’enquĂŞte de l’ONU sur des crimes de guerre Ă Gaza s’ouvrira sans l’accord d’IsraĂ«l
L’ancien procureur international Richard Goldstone a annoncĂ© mercredi qu’il allait poursuivre son enquĂŞte l’enquĂŞte sur d’Ă©ventuels crimes de guerre dans la Bande de Gaza diligentĂ©e par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, et ce sans avoir eu l’accord d’IsraĂ«l.
Le juge sud-africain qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© procureur du TPIY (Tribunal pĂ©nal international pour l’ex-Yougoslavie) et du TPIR (Tribunal pĂ©nal international pour le Rwanda) a expliquĂ© que son Ă©quipe et lui sont déçus de ne pas avoir eu l’accord du gouvernement israĂ©lien. Il a ajoutĂ© qu’il souhaitait entamer son enquĂŞte en IsraĂ«l pour apprĂ©hender le point de vue israĂ©lien d’abord.
Dès le 15 avril dernier, un haut responsable de l’Etat hĂ©breu avait fait savoir qu’IsraĂ«l ne coopĂ©rerait « très probablement pas » Ă cette enquĂŞte. Lire la suite .
Merci a Redamex de nous avoir communiqué cette info.
21:30 > A compter du 1er juin, le Centre National d’enseignement Ă distance (CNED) proposera gratuitement en ligne tous ses cours d’enseignement gĂ©nĂ©ral, du CP Ă la terminale, annonce SVM.
L’Express de son cĂ´tĂ© nous informe que l’Ă©cole se prĂ©pare Ă la grippe porcine. Le cabinet de de Xavier Darcos prĂ©pare activement la rĂ©action Ă une Ă©ventuelle pandĂ©mie. S’il fallait fermer les Ă©coles, une centaine d’heures de cours – enregistrĂ©es depuis l’Ă©pidĂ©mie de grippe aviaire en 2006 – sont prĂŞtes Ă ĂŞtre diffusĂ©es par France 5 et Radio France.
En cas de nĂ©cessitĂ©, des enseignants assureront aussi des permanences tĂ©lĂ©phoniques ou via Internet pour l’aide aux devoirs et aux exercices. DĂ©jĂ , les recteurs ont reçu une circulaire demandant Ă tous les enseignants de rappeler aux enfants et Ă leurs parents les règles Ă©lĂ©mentaires d’hygiène. Source : blogdei.com
Merci a Indum de nous avoir communiqué cette info
23:00 > 85 nouveaux cas confirmĂ©s en Ontario. Lire l’article .
23:10 > L’OMS prĂ©tend pouvoir faire produire 4,9 milliards de doses de vaccin
Trente laboratoires fabricants de vaccins ont rencontrĂ©, mardi, Margaret Chan, la directrice gĂ©nĂ©rale de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), et Ban Ki-moon, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Au programme une fois de plus, la stratĂ©gie de production d’un vaccin pandĂ©mique contre le virus H1N1.«Nous avons l’assurance d’une très sĂ©rieuse implication des entreprises des pays du Nord et du Sud pour mobiliser les ressources », a assurĂ©, Ă l’issue de cette rencontre, Margaret Chan. Du coup, les experts tablent sur la possibilitĂ© de produire 4,9 milliards de doses d’un vaccin contre le virus en cas de pandĂ©mie. Un objectif calculĂ© Ă partir des donnĂ©es de production du vaccin contre la grippe saisonnière, qui doit ĂŞtre modifiĂ© chaque annĂ©e en raison des mutations gĂ©nĂ©tiques entre les diffĂ©rentes souches virales. Lire l’article .
Etonnante information, puisque jusqu’il y a 3 jours, tous les « spĂ©cialistes » indiquaient que la production mondiale maximum serait de l’ordre de 500′000 doses/an, et pour autant que l’on stoppe la fabrication du vaccin de la grippe saisonnière. On dirait que l’OMS multiplie les vaccins de la mĂŞme manière que la Fed multiplie les milliards de dollars…
Encore une page qui arrive Ă saturation… Nous dĂ©mĂ©nageons sur :