Category: A/H1N1

déc 17 2009

Perturbation génétique et « Nea Grippa H1N1 »

Un trouble gĂ©nĂ©tique associĂ© Ă  l’apparition de symptĂ´mes graves de la grippe H1N1 a Ă©tĂ© identifiĂ© par les chercheurs de l’hĂ´pital de l’OdĂ©on de HaĂŻdari (près d’Athènes). Il s’agit d’un dĂ©sordre qui pourrait expliquer pourquoi cette nouvelle grippe affecte principalement les jeunes et les personnes en bonne santĂ© avec une issue souvent fatale pour eux.

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Quelques 25 chercheurs du Laboratoire de recherche des infections de l’hĂ´pital d’Attique ont Ă©tudiĂ© les cas de grippe nouvelle sur des personnes sans antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux qui ont Ă©tĂ© malades très lourdement. L’Ă©tude a portĂ© sur 9 patients dĂ©cĂ©dĂ©s qui n’avaient pas de maladie sous-jacente.

Les chercheurs ont constatĂ© que ces patients portaient un allèle perturbateur, conduisant Ă  des symptĂ´mes manifestes graves et Ă  plusieurs complications. En d’autres termes, ce serait une maladie gĂ©nĂ©tique favorable au dĂ©veloppement d’une inflammation sĂ©vère.

Comme l’a dĂ©clarĂ© le professeur HĂ©lène Giamarellos, professeur de pathologie de l’Attique et prĂ©sident du Conseil national de lutte contre la pandĂ©mie, la prĂ©disposition gĂ©nĂ©tique pourrait ĂŞtre l’explication de la raison pour laquelle plusieurs des patients admis Ă  l’hĂ´pital avec des complications graves de la grippe nouvelle sont jeunes et sans antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux . Elle a dĂ©crit plusieurs cas de patients atteints de grippe nouvelle ne nĂ©cessitant pas d’hospitalisation dans un premier temps, mais ayant prĂ©sentĂ© ensuite des symptĂ´mes très forts pendant plusieurs jours.

Cette étude est en cours et les résultats seront transmis à des journaux médicaux internationaux pour publication.

Communiqué KEELPNO du 16/12/2009

Traduction : JVT pour le Forum Mecanopolis

déc 11 2009

Possible recombination entre les virus H1N1 et H5N1 au Vietnam (grippe porcine et grippe aviaire)

La situation Ă©pidĂ©miologique au Vietnam est en passe de devenir très prĂ©occupante depuis qu’un rapport, Ă©tablit par l’Institut pour l’hygiène et l’Ă©pidĂ©miologie, a dĂ©montrĂ© que toute une famille de la province de DiĂŞn BiĂŞn aurait Ă©tĂ© contaminĂ©e Ă  la fois par le virus H1N1 de la grippe porcine et le H5N1 de la grippe aviaire.

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Au Vietnam la promiscuitĂ© entre la population et les volailles augmente les risques d’une double contamination

« Le virus de la grippe aviaire est solidement ancrĂ© dans cette rĂ©gion », selon le docteur Dguyen Tran Hien, directeur de l’Institut, « ainsi que le H1N1 depuis quelques semaines », de sorte que ce type de double contamination risque bien de ne pas ĂŞtre un cas isolĂ©.

Le docteur Dguyen Tran Hien Ă  encore indiquĂ© que le dĂ©cès qu’un patient de sexe masculin de 23 ans, porteur du H1N1, qui avait Ă©tĂ© hospitalisĂ© Ă  la suite de complications respiratoires , serait en fait liĂ© au virus H5N1.

Des spĂ©cialistes des maladies infectieuses, comme le docteur Henry Niman, sont aujourd’hui prĂ©occupĂ© par cette situation au Vietnam, qui pourrait devenir le terreau d’un rĂ©assortiment ou recombination des deux virus pour former une souche complètement nouvelle, qui allierait Ă  la fois l’extrĂŞme mortalitĂ© du H5N1 et aussi virulente dans sa transmission que le H1N1.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Sources : Forum Mecanopolis

déc 05 2009

Le Tamiflu renforcerait l’infectiositĂ© du virus H1N1, selon Elsevier Science Inc.

C’est le plus grand Ă©diteur de littĂ©rature scientifique, Elsevier Science, qui est Ă  l’origine d’une Ă©tude Ă  propos de l’efficacitĂ© du Tamiflu sur le virus H1N1, discrètement publiĂ©e Ă  la fin du mois d’octobre par le site ScienceDirect. Bien sĂ»r, aucun mĂ©dia n’a depuis repris cette information qui indique que, loin d’ĂŞtre un mĂ©dicament efficace pour le traitement de la grippe A actuel, l’antiviral du laboratoire Roche en renforcerait l’infectiositĂ©.

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L’Ă©tude d’Elsevier explique que si l’oseltamivir (molĂ©cule du Tamiflu) a dĂ©montrĂ© une probable efficacitĂ© contre l’activitĂ© grippale dans la pratique clinique, en particulier sur le H5N1, son efficacitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©e face Ă  des sous-types du virus A, et en particulier celui de la pandĂ©mie actuelle, le H1N1.

Lors de tests in vitro, les chercheurs d’Elsevier ont dĂ©montrĂ© que, dans le cadre du H1N1, le Tamiflu provoquait un effet stimulant sur l’activitĂ© infectieuse du virus. RĂ©sultats qui a Ă©tĂ© confirmĂ© par deux autres tests clinique, et qui ne devrait pas tarder a ĂŞtre confirmĂ©s par d’autres Ă©tudes complĂ©mentaires.

Nous avions dĂ©jĂ  expliquĂ©, sur le Forum Mecanopolis, que le but du Tamiflu n’Ă©tait pas de s’attaquer pas directement au virus, mais qu’il Ă©tait sensĂ© empĂŞcher sa rĂ©plication dans les cellules du malade. En clair, que ce mĂ©dicament n’avait aucun effet au niveau individuel, mais pouvait s’avĂ©rer utile sur le plan collectif en rĂ©duisant la charge virale chez celui qui le prend, et diminuer ainsi le risque de contamination.

L’Ă©tude d’Elsevier dĂ©montre exactement le contraire. L’usage du Tamiflu serait contre-productif, Ă  tous les niveaux.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Source : Forum Mecanopolis

Merci Ă  Karmasutra pour l’info

Addendum, lundi 7 décembre 2009 :

Comme le document PDF du lien du site ScienceDirect est payant, et que nous ne pouvons pas, pour cette raison, le reproduire sur Mecanopolis, nous en plaçons le résumé ci-dessous.

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nov 25 2009

Des scientifiques australiens mettent Ă  jour l’origine humaine du virus H1N1 (Bloomberg)

Nous faisons très attention, sur Mecanopolis, Ă  ne pas diffuser une information inutilement anxiogène Ă  propos de la pandĂ©mie mondiale de grippe A et de ses consĂ©quences. Les articles que nous traduisons proviennent de sources sĂ©rieuses et ont fait l’objet de plusieurs recoupements. Raison pour laquelle nous n’hĂ©sitons pas, aujourd’hui, Ă  diffuser cette information publiĂ©e par la très sĂ©rieuse agence de presse Bloomberg.

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Le virologue Adrian Gibbs, qui avait dĂ©clarĂ© au mois de mai dernier que le virus de la « grippe porcine » s’Ă©tait « Ă©chappĂ© d’un laboratoire », vient de publier ses conclusions aujourd’hui, relançant ainsi le dĂ©bat autour des origines du virus pandĂ©mique.

La nouvelle souche H1N1, qui a Ă©tĂ© dĂ©couverte au Mexique et aux États-Unis en avril 2009, est le rĂ©sultat du regroupement de trois virus provenant de trois continents diffĂ©rents, dont les gènes auraient Ă©tĂ© recombinĂ© dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccins, indique Adrian Gibbs et ses collègues scientifiques australiens, qui viennent de publier un travail de recherche dans le Virology Journal. Les auteurs de cette Ă©tude ont analysĂ© la composition gĂ©nĂ©tique du virus et confirment que son origine s’expliquerait d’avantage par une manipulation humaine que par une coĂŻncidence de la nature.

Leur Ă©tude est actuellement discutĂ©e par d’autres scientifiques, un dĂ©bat commencĂ© il y a six mois alors que A. Gibbs avait demandĂ© Ă  l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) d’examiner ses hypothèses, en vain puisque que l’institution internationale basĂ©e Ă  Genève avait refusĂ© d’entrer en matière, se bornant Ă  confirmer la version de « l’origine naturelle » du virus, niant ainsi toute origine humaine de la mutation.

« Il est important que la source de ce nouveau virus soit claire, si l’on veut Ă  l’avenir Ă©viter de future catastrophes, plutĂ´t que de s’entĂŞter Ă  en minimiser les consĂ©quences, comme on le coit aujourd’hui, après qu’il ait Ă©mergĂ© » indiquent Adrian Gibbs et ses collègues John Armstrong et Jean Downie dans leur rapport.

Adian Gibbs et John Armstrong sont professeurs titulaires Ă  la facultĂ© Ă©mĂ©rite de l’UniversitĂ© Nationale Australienne de Canberra et Jean Downie est affiliĂ©e au « Centre for Infectious Diseases and Microbiology Laboratory Services » de l’hĂ´pital Westmead, Ă  Sydney.

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« Explication la plus simple »

Bien que les oiseaux migrateurs ont manifestement agi comme un intermĂ©diaire crucial pour la convergence des diffĂ©rents virus, la participation de l’homme dans leur regroupement est « de loin l’explication la plus simple », a dĂ©clarĂ© aujourd’hui Adrian Gibbs dans un entretien tĂ©lĂ©phonique. 

M. Gibbs a Ă©tĂ© Ă  l’origine de plus de 250 publications scientifiques sur les virus au cours de sa carrière, ces 39 dernières annĂ©es, pour le compte de l’UniversitĂ© australienne, selon  les renseignement du ministère de l’Ă©ducation.

« Connaissant le sĂ©rieux d’Adrian Gibbs, je sais qu’il aura Ă©tudiĂ© toutes les hypothèses possibles avant d’en arriver Ă  cette conclusion », indique le professeur Lance Jennings  virologue clinicien des « Laboratoires Canterbury Santé Christchurch » de Nouvelle-ZĂ©lande. « D’autres scientifiques ne tarderont pas Ă  confirmer ou rĂ©futer sa thèse ».

Traduction : Spencer Delane pour Mecanopolis

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nov 23 2009

Forte hausse des décès dus à la grippe A(H1N1) en Europe

Le nombre de décès dus à la grippe A(H1N1) en Europe a pratiquement doublé toutes les deux semaines depuis la mi-octobre, déclare le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM)

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Selon le CEPCM, dont le siège est à Stockholm, 169 décès liés au virus ont été recensés sur le continent au cours de la semaine écoulée.

« Le nombre de dĂ©cès montre une forte augmentation, doublant pratiquement toutes les deux semaines au cours des six dernières semaines », souligne le CEPCM dans son point quotidien.

« Alors que la plupart des dĂ©cès se sont jusqu’Ă  prĂ©sent produits en Europe occidentale, on constate une hausse des dĂ©cès en Europe centrale et orientale.

Vendredi, l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) annonçait que la pandĂ©mie de grippe A(H1N1) se dĂ©plaçait vers l’est Ă  travers l’Europe et l’Asie et semblait avoir atteint son pic dans plusieurs rĂ©gions d’Europe occidentale ainsi qu’aux Etats-Unis.

Le CEPCM signale des maladies grippales « de très haute intensitĂ© » au cours de la semaine passĂ©e en Italie, Norvège et Suède, de « haute » intensitĂ© en Allemagne, Bulgarie, Danemark, Islande, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Pologne et Portugal, de « moyenne » intensitĂ© dans le reste de l’Europe.

Source : Forum Mecanopolis

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nov 23 2009

Identification de virus résistants aux antiviraux en Grande-Bretagne

La Health Protection Agency (HPA) dans son dernier rapport du 19 novembre indique avoir identifié 12 virus H1N1 porteurs d’une mutation qui leur confère une résistance à l’antiviral oseltavimir (Tamiflu®) dont 9 ont été testés résistants et 3 seraient phénotypiquement résistants, c’est-à-dire présentant une évolution génétique constatée pouvant leur conférer cette résistance. Bien que l’enquête épidémiologique soit toujours en cours, la HPA évoque la possibilité d’une transmission interhumaine du virus résistant.

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L’APH travaille avec les services de santĂ© publique du Pays de Galles pour enquĂŞter sur un certain nombre de cas possibles de personne Ă  personne de transmission de virus H1N1 rĂ©sistants Ă  l’oseltamivir, identifiĂ©s chez des patients hospitalisĂ©s au pays de Galles. 12 des 3569 virus pandĂ©miques testĂ©s ont Ă©tĂ© confirmĂ©s porteurs d’une mutation qui confère cette rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir, mĂ©dicament antiviral, dont 3 sont phĂ©notypiquement rĂ©sistants Ă  ce mĂ©dicament, mais conservent la sensibilitĂ© au zanamivir.

Ce sont donc Ce sont donc 9 cas de virus rĂ©sistants confirmĂ©s signalĂ©s par la HPA chez les patients traitĂ©s dans une salle d’hĂ´pital au pays de Galles. Le virus est apparu dans un groupe de personnes particulièrement vulnĂ©rables chez lesquelles le dĂ©veloppement de la rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir est maintenant documentĂ©. Ă€ l’heure actuelle, explique la HPA, « nous pensons que le risque pour la santĂ© de la population gĂ©nĂ©rale est faibe, il n’existe aucune preuve que le virus rĂ©sistant Ă  l’oseltamivir soit plus virulent que le virus « classique. Nous suivons la situation de près ». Le virus reste sensible au zanamivir (Relenza®), utilisĂ© en alternative l’oseltavimir. Bien que les enquĂŞtes Ă©pidĂ©miologiques soient toujours en cours, il semble probable que la transmission du virus H1N1 rĂ©sistant Ă  l’oseltamivir ait bien eu lieu. Ce type de Ce type de cas de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir a toujours Ă©tĂ© observĂ© chez les patients ayant des problèmes hĂ©matologiques qui rĂ©sultent d’immuno-suppression et cette rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir est bien documentĂ©e chez les sujets immunodĂ©primĂ©s et peut rapidement se dĂ©velopper, prĂ©cise la HPA.

Les contacts rapprochĂ©s dans la salle d’hĂ´pital et dans la communautĂ© est en cours afin de dĂ©terminer s’il existe des preuves d’une transmission ultĂ©rieure.

Malgré ces récents cas de résistance, les autorités sanitaires britanniques ont confirmé l’utilisation du Tamiflu® en première intention.

De son cĂ´tĂ©, l’OMS, au 20 novembre signale 57 incidents dans le monde de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir, mais n’a pas documentĂ© d’épisodes de transmission de personne Ă  personne. En outre, le 19 Novembre, l’OMS a Ă©tĂ© notifiĂ©e par les États-Unis de quatre patients hospitalisĂ©s dans la mĂŞme unitĂ© d’un hĂ´pital au cours des mois d’octobre et de novembre prĂ©sentant Ă©galement une infection au virus H1N1 rĂ©sistante Ă  l’oseltavimir chez les patients.

Source : Forum Mecanopolis

nov 23 2009

Norvège et Ukraine : la même mutation H1N1 virulente qui rappelle 1918

C’est le New York Times qui a ouvert la brèche du terrain miné : « La mutation [du virus en Norvège] identifiée comme D222G au domaine de liaison récepteur, permet au virus de se développer bien plus en profondeur dans les poumons […] Le Dr Henry Niman a averti pendant une semaine que la même mutation a été trouvée de manière répétée en Ukraine, où il y a eu un nombre surprenant de décès par hémorragies pulmonaires ».

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Le journal calme toutefois les esprits en indiquant que Geir Stene-Larsen, directeur de l’institut public de santĂ© norvĂ©gien, a annoncĂ© que le virus ne circulerait pas et aurait pu apparaĂ®tre spontanĂ©ment (chez 3 malades sur 70). Le Dr Schuchat, une directrice du CDC, se veut Ă©galement rassurante : il n’y aurait pas de rĂ©sistance dĂ©veloppĂ©e par cette mutation, trouvĂ©e Ă©galement dans plusieurs pays, au vaccin ou au Tamiflu. Pour l’OMS, tout va pour le mieux : « L’organisation prĂ©cise Ă©galement que malgrĂ© cette mutation, le virus « reste sensible aux mĂ©dicaments antiviraux », et que les Ă©tudes dĂ©montrent que les vaccins actuellement disponibles contre la grippe pandĂ©mique « confèrent une protection » […] Pour l’instant, il n’y a pas de preuve indiquant que cette mutation se soit traduite par une augmentation inhabituelle du nombre de malades ou par un plus grand nombre de malades graves ou de cas mortels ».
Un pistage de la pensée du Dr Niman chez les Flutrackers montre pourtant qu’en lieu du calme officiel, il y a plutôt lieu de s’orienter vers une hypothèse moins réjouissante. Dès le 17 novembre, Niman indique qu’en Ukraine on peut spéculer sur les changements de domaine de liaison récepteur, car une position, la 225, a changé au moins 3 fois en « D225G, D225N et D225E » (La position 225 en H3 étant la position 222 en H1 évoquée par le NYT). Le 19 novembre, des prélèvements (10 échantillons) confiés à Hill Mill, le centre londonien de l’OMS, indiquent que les décès ukrainiens analysés sont dus à la position D225G, alors que déjà la veille des craintes sur la capacité du virus à se diffuser en raison de sa facile association avec des supports génétique multiples sont nées.
Le commentaire de cette analyse reste sans appel pour Niman, il s’agit bien d’une mutation H1N1 en Ukraine, et elle est bien la cause des décés : « Sequences from 10 samples were released. Three were from lung and one was from the throat. All four were postive for D225G. This is evolution in action and it is the H1N1 that is evolving ».
Problème : la position D225G est présente dans le H1N1 de 1918, ce qui fait dire à Niman que l’OMS et le CDC cherchent à conserver leur distance avec le D225G, en raison de cette funeste date, et parce que, « le changement étant suffisamment significatif, la dernière chose dont veulent parler l’OMS et le CDC est la non-vaccination » (WHO and CDC want to spin as far away from D225G as possible because I predicted D225G, and D225G is in 1918. It is also known that D225G changes the receptor specifity, and the less the public knows about that the better, because it shows that the change is QUITE significant and the LAST thing WHO and CDC want to talk about sans vaccine). En clair, Niman nous informe que le vaccin actuel risque d’être inopérant contre le virus mutant.
Outre la Norvège et l’Ukraine, le virus mutant serait déjà en Russie, selon Niman. Des pathologies similaires viennent d’être détectées aux Etats-Unis, dans l’IOWA. Plus de 50 cas de mutation résistante aux antiviraux dont le Tamiflu viennent d’être signalés autour du globe. Dans une interview accordée au Dr Ott par Alexander S. Jones, celui-ci affirme que la nouvelle mutation « semble être 10 fois plus létale » que le virus H1N1 original. Un second Tchernobyl, plus vaste et plus destructeur ?
John Lloyds
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nov 21 2009

Mutation de trois virus H1N1 en Norvège (information en continu)

L’OMS communique au 20 novembre sur la mutation de 3 virus H1N1 en Norvège. AlertĂ©e par l’Institut norvĂ©gien de santĂ© publique qui a isolĂ© les 3 virus Ă  partir des deux premiers cas mortels de grippe pandĂ©mique dans le pays et un patient atteint d’une grave maladie.

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Les scientifiques norvĂ©giens ont analysĂ© des Ă©chantillons provenant de plus de 70 patients atteints par le virus H1N1 et n’ont dĂ©tectĂ© aucun autre exemple de cette mutation en Norvège. Cette constatation les laisse espĂ©rer que la mutation n’est pas très rĂ©pandue dans le pays.

En revanche, au niveau mondial, les laboratoires du réseau de surveillance ont détecté une mutation identique sur des virus isolés dans d’autres pays, dès le mois d’avril, en début d’épidémie. Au-delà des derniers virus isolés en Norvège, la mutation a également été observée au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux États-Unis.

A ce jour, les donnĂ©es sur ces cas sont encore incomplètes, mais plusieurs virus, ayant effectuĂ© la mĂŞme mutation ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s dans les cas mortels mais aussi dans sur des cas plus bĂ©nins. Les mutations semblent se produire de façon sporadique et spontanĂ©e et Ă  ce jour, aucune caractĂ©ristique particulière n’a Ă©tĂ© identifiĂ©e sur les cas infectĂ©s par le virus mutĂ©. L’importance de la mutation est nĂ©anmoins en cours d’Ă©valuation par les scientifiques du rĂ©seau des laboratoires OMS.

Développement suit

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nov 18 2009

Le virus a muté en Ukraine, selon le président Yushchenko

Articles traduits par Mecanopolis

Le prĂ©sident ukrainien Viktor Yushchenko a placĂ© neuf rĂ©gions en « quarantaine urgente » et a ordonnĂ© le dĂ©ploiement d’hĂ´pitaux mobiles militaire dans l’ouest du pays. Il a annoncĂ© que l’Ukraine avait Ă©tĂ© frappĂ©e simultanĂ©ment par deux souches diffĂ©rentes de la grippe (la grippe A H1N1 et la grippe saisonnière), puis, il a ensuite laissĂ© entendre que trois souches auraient pu se recombiner en une sorte de nouvelle « super grippe » ukrainienne.

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Plus prĂ©cisĂ©ment, Monsieur Yushchenko a indiquĂ© : « A la diffĂ©rence des Ă©pidĂ©mies similaires qui frappent les autres pays, trois causes d’infections virales sont simultanĂ©ment rĂ©unies en Ukraine: deux grippes saisonnière et la grippe A H1N1. Nos spĂ©cialiste en ont conclu que cette combinaison Ă©tait propre Ă  donner naissance Ă  un nouveau virus, plus agressif en raison de sa mutation.»

Les malades en Ukraine ne guérissent pas

Selon le pneumologue en chef de l’hĂ´pital de Lviv (ouest de l’Ukraine, NdT), le docteur Roudnitskaya, ceux qui ont dĂ©veloppĂ© une pneumonie liĂ©e au virus A H1N1 risquent de dĂ©velopper une maladie pulmonaire chronique, comme de l’asthme bronchique, car il semblerait que la maladie ait amenĂ© des modifications organiques irrĂ©versibles dans leurs poumons. Les mĂ©decins semblent toutefois avoir encore du mal Ă  expliquer comme le phĂ©nomène se produit.

« Nous commençons tout juste Ă  Ă©tudier ces patients, et nous les suivons de près, en leur demandant de faire rĂ©gulièrement des tests de sang et d’urine. La maladie a entrainĂ© des altĂ©rations irrĂ©versibles dans leurs poumons », indique le mĂ©decin chef adjoint du dĂ©partement de la recherche infectieuse, le docteur Andrusishin, de l’hĂ´pital d’Ivano-Frankivsk (ouest de l’Ukraine, NdT). « Ils ont beaucoup de difficultĂ© Ă  se remettre de l’affaiblissement de leur système immunitaire, et il y a donc un risque Ă©levĂ© qu’ils contractent toutes sortes d’autres infections. Plusieurs enfants qui sont pourtant guĂ©ri de la grippe continuent Ă  avoir une tempĂ©rature de 40°. Nous avons aussi trois personnes aux soins intensifs avec un syndrome mĂ©ta-grippal de type « mĂ©ningo-encĂ©phalite (inflammation du cortex cĂ©rĂ©bral, NdT). Des membres de notre personnel, qui ont Ă©tĂ© atteint par le virus, souffrent maintenant de myocardite. »

Traduit par Mecanopolis

Source : Segodnya.ua

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Les symptôme du virus A H1N1 sont similaires à ceux de la « grippe espagnole »

Le virus A H1N1, plus communĂ©ment appelĂ© « grippe porcine », a commencĂ© Ă  muter. Telle est la conclusion faite par des chercheurs britanniques qui ont Ă©tudiĂ© la souche du virus responsable de l’Ă©closion de maladies respiratoires en Ukraine.

Certains médecins, comme le rapporte le Daily Mail, indiquent que les symptôme du virus A H1N1 sont similaires à ceux de la tristement célèbre « grippe espagnole », qui a éclaté après la « Première Guerre mondiale ».

On estime que, entre le printemps 1918 et l’Ă©tĂ© 1920, la « grippe espagnole » a fait 50 millions de morts dans le monde.

C’est d’ailleurs sans doute les anticorps toujours actifs de cette « grippe espagnole » chez les plus de 60 ans qui permettent aujourd’hui le faible taux de contamination par le virus A H1N1 de cette tranche d’âge

Plusieurs mĂ©dias citent aussi un mĂ©decin de l’ouest de l’Ukraine qui fait Ă©tat d’autopsies sur les victimes de ce nouveau virus :
« Lorsque nous avons procĂ©dĂ© aux autopsies, nous avons constatĂ© que leurs poumons Ă©taient noirs comme du charbon. On aurait dit qu’ils avaient Ă©tĂ© brulĂ©. »

La similarité des caractéristiques des deux virus semble donc évidente. De même que dans le cas de la « grippe espagnole », la souche A H1N1 qui aurait muté provoque une une réaction incontrôlable entraînant une détérioration du système respiratoire, qui, en quelques jour, provoque une destruction totale et irréversible des poumons, puis la mort.

Traduit par Spencer Delane, pour Mecanopolis

Source : News.am

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nov 17 2009

La ministre de la santé de la Pologne refuse de commander des vaccins contre le virus A H1N1

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Le commissaire à la protection des droits civils, Janusz Kochanowski, a menacé de dénoncer la ministre de la santé, Madame Ewa Kopacz, au bureau du procureur si cette dernière continuait à refuser de commander des vaccins contre la grippe A/H1N1.

Australia Swine Flu
Selon Monsieur Kochanowski, la ministre de la santĂ© aurait manquĂ© son devoir de protĂ©ger la sociĂ©tĂ© contre la menace de l’Ă©pidĂ©mie. En outre, il se plaint que Madame Kopaczn ne l’ait pas rencontrĂ© pour discuter de la question.

« Si gouvernement n’est pas capable de faire face Ă  cette maladie, la situation pourrait devenir hors de contrĂ´le », a dĂ©clarĂ© M. Kochanowski sur la chaine tĂ©lĂ©visĂ©e TVN24.

La position du ministère de la santĂ© est qu’il hors de question d’acheter ces vaccins tant que leur innocuitĂ© n’aura pas Ă©tĂ© prouvĂ©e et que les fabricants n’assumeront pas leurs effets secondaires possibles. Bien que le vaccin a Ă©tĂ© validĂ© par un certain nombre de pays de l’Union europĂ©enne, Mme Kopacz Ă  indiquĂ© qu’elle ne renoncera pas Ă  ses revendications tant que des garanties ne seront pas apportĂ©e sur les enfants et les femmes enceintes.

Le vice-ministre de la santé, Monsieur Jakub Szulc, est en désaccord avec avec le raisonnement du commissaire à la protection des droits civils.

Ă€ ce jour 234 personnes en Pologne ont Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s porteuse du virus A H1N1, tandis qu’environ 70′000 Polonais sont actuellement victimes de la grippe saisonnière. L’hiver dernier, c’est une total de 550′000 personne qui avaient Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e avec la grippe saisonnière. Selon M. Szulc il n’y a pas de danger d’une Ă©pidĂ©mie de grippe en Pologne.

Source : Forum Mecanopolis