Category: Propagande

nov 09 2009

Les conséquences de politiques antéchristiques

C’est que tu ne sais pas, mon fils, avec quel peu de sagesse le monde est gouverné
Pape Jules III

Fire_on_earth

Les politiques économiques de mondialisation et de libéralisme effréné que nous connaissons ont beau remporter de multiples victoires à court terme pour le plus grand plaisir de leurs instigateurs, fort est de constater que la situation mondiale actuelle nous donne toujours plus d’éléments démontrant que les conséquences à long terme de ces mêmes politiques renforcent les effets contraires que le capitalisme mondialiste est censé avoir. En effet, partout où les populations sont lésées par la perte forcée de leur patrimoine due aux ponctions violentes qui résultent d’une stratégie irrationnelle de libéralisme sauvage, le mécontentement contre, entre autres, les mesures d’ouverture des frontières et de libre-échange qui sont propres à la mondialisation croît, et avec lui, les nationalismes. Plus les peuples, quels qu’ils soient, se sentent menacés par l’influence de ce qui est étranger, et plus le dégoût des caractéristiques du système en place grandit, au point qu’un nombre exponentiel d’individus rejettent ce même système dans son intégralité et se précipitent dans les bras de « l’opposition », anti-libéraliste, raciste, voire parfois même anti-moderniste et anti-démocratique. Des groupuscules à l’idéologie musclée voient alors leur importance s’élargir considérablement. L’extrait suivant de l’introduction du livre Soleil Noir, dédié à l’explication des causes de la montée des mouvements néonazis, résume précisément cette problématique :

« En 1900, les races européennes blanches constituaient quelque 35% de la population mondiale. En raison du déclin de la natalité parmi la population blanche des pays industrialisés, couplé avec l’explosion démographique du tiers-monde due aux progrès de la médecine, ce chiffre est aujourd’hui juste sous les 10% au niveau mondial. Les travailleurs immigrés, les immigrants, les migrants économiques, les réfugiés et les demandeurs d’asile constituent un flux de population important, amenant la population excédentaire des pays en voie de développement vers des territoires traditionnellement habités par des Européens blancs. Ces économies industrielles avancées absorbent des taux d’immigrants plus élevés que jamais, et leur engagement politique envers la mixité raciale est maintenant une profession de foi. Aujourd’hui, les Etats-Unis et la plupart des pays européens font face à un changement démographique qui fait perdre à leurs habitants de souche leur position majoritaire. La question qui en découle pour l’identité blanche est identique au dilemme des Austro-Allemands qui craignaient une perte de l’influence du vieil Empire des Habsbourg.

La réaction à ce phénomène résulte dans une résurgence des idéologies radicales, qui se nourrissent des menaces de la globalisation économique, des mesures de discrimination positive et de l’immigration en provenance du tiers-monde. Cela se manifeste essentiellement parmi les jeunes Blancs aliénés et la population à faibles revenus, de plus en plus marginalisés par les nouvelles industries high-tech et l’intégration croissante de minorités ethniques dans leur communauté. Aux Etats-Unis, l’augmentation rapide de l’immigration hispanique et des pays du tiers-monde, tout comme en Europe l’immigration en provenance des pays en voie de développement vers l’Europe de l’Ouest, ont ravivé de nouvelles peurs d’inondation raciale. La chute de l’Union soviétique et de la Yougoslavie a poussé plus loin les migrations vers l’Europe de l’Ouest, notamment parmi les populations de l’Europe de l’Est et les gitans. Les accords de libre-échange, le déclin des industries manufacturières traditionnelles et l’exportation de métiers de service à l’étranger, comme dans le domaine des communications et de l’informatique, stimulent le racisme et l’hostilité envers le libéralisme. »

De fait, le racisme latent habitant chaque représentant du commun des mortels étroit d’esprit, craignant de regarder au-delà de l’horizon que lui offre son patelin et effrayé à l’idée qu’une cohabitation avec des personnes de culture différente pourrait modifier un tantinet la vie placide et béate qu’il a l’habitude de mener, se voit significativement excité. Pour cet archétype du citoyen moyen qui est tout aussi incapable de chercher des causes par lui-même, au-delà des faits qu’il constate de façon simpliste, que de concevoir des valeurs telles que la tolérance, la faute de son éventuel licenciement échoit moins à la politique que mène l’entreprise ou l’État pour lequel il travaille qu’à l’immigré polonais qui est prétendument arrivé sur son sol pour lui dérober son emploi. Ainsi, la haine que les Nords-Américains et les Européens peuvent éprouver à l’encontre des injustices du système se focalise sur les étrangers à leur territoire, ces mêmes étrangers qui volent soi-disant l’emploi de ceux qui en cherchent, sont prêts à travailler à plus bas salaire et dans des conditions moins confortables, et qui accentuent plus ou moins indirectement la montée du taux de chômage du fait des délocalisations des industries dans leurs pays d’origine où les prix de travail sont diaboliquement peu élevés. Le terrain est alors tout préparé pour que certains plongent dans des délires racistes dualistes où un peuple, qui représente le bien, est supérieur à tous les autres, sources de tous ses maux, qu’il combat, ou qu’il doit carrément éliminer. Cette idéologie raciste peut aussi être relayée, plus ou moins inconsciemment, par des « spiritualités » creuses de types New Age, dans lesquels les mythes qu’inventent des ésotéristes dégénérés racontent souvent des histoires de surhommes ou de peuple supérieur.

Il y a deux manières de combattre : l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes
Nicolas Machiavel

Si les conséquences sociales de cette « invasion » sont déjà considérables, elles grandissent encore en ampleur si les immigrés en question importent une religion qui n’est pas celle du sol national. Effectivement, rien ne terrifie plus les héritiers du christianisme qu’une « islamisation rampante » de leur contrée, christianisme que la plupart d’entre eux ont pourtant abandonné depuis longtemps, ainsi que ses valeurs. Il ne se passe donc pas un mois sans que le gros de la plèbe ne vomisse ses médiocres préjugés à la vision de faits où leur culture, si ce n’est leur « race », est confrontée à une autre, étrangère, par le relais de médias complaisants. Ils se gardent généralement bien d’exposer leurs vues trop publiquement, cependant, car ce n’est pas politiquement correct. En effet, il faut respecter son conditionnement et rester « politiquement correct », et donc conforme à la forme en laquelle cette société nous a modelés, car en quoi cela pourrait-il bien être logique de tenir la ploutocratie mondialiste comme responsable des échecs de sa politique cosmopolite ?

Il paraît évident que l’enrichissement d’une élite et la paupérisation des classes moyennes et populaires sont dus à la façon dont les politiques libérales sont actuellement appliquées, et non aux immigrés, qui ne sont pas responsables de la mauvaise gestion du système d’immigration et sont victimes des fautes que l’on rejette sur eux. En outre, on peut difficilement les blâmer de chercher de meilleures conditions dans des pays qui les accueillent pour combler une manque de main-d’œuvre dans certains secteurs et un déficit démographique. Le taux de chômage français actuel, supérieur à 10%, trouve son origine dans le fait que la population marginalisée par les attentes présentes du capitalisme n’ont pas suffisamment de secteurs nouveaux dans lesquels se réinsérer, étant donné que l’innovation est réprimée et non encouragée. Évidemment, nos dirigeants préféreront toujours renvoyer la faute sur quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes, et ne pas mettre en question les points discutables du système.

En plus du fait que l’antagonisme entre les prétendues « races » trompe la population d’adversaire, et lui permet de trouver un bouc-émissaire sur lequel reporter son attention et sa haine, il contribue aussi largement à amenuiser la cohésion nationale des États d’Europe et à appauvrir toutes les cultures coexistant dans les pays par l’incompatibilité qui est entretenue entre elles, plutôt que de faire en sorte qu’elles s’enrichissent réciproquement. Ainsi, à nouveau, les réactions nationalistes des peuples d’Europe dues à la perte « d’identité blanche » servent les stratégies mondialistes dont ces mêmes peuples craignent pourtant les effets dont ils méconnaissent l’origine. Les populations étant trop occupées par les rivalités ethniques et les gouvernements devant s’échiner à gérer ces problèmes, le pouvoir étatique est d’autant plus affaibli et laisse cours plus docilement aux desseins des acteurs économiques.

Les penchants racistes exacerbés d’une majorité de Nords-Américains et d’Européens font aussi en sorte que l’opinion publique n’éprouve pas trop de scrupules lorsque leurs pays sont en guerre au Moyen-Orient, étant donné que beaucoup d’entre eux se rassurent par l’intime conviction que ce ne sont là que des « bougnoules » et des « sauvages » qui meurent, pour l’hypothétique bien de leur petite sécurité. Au contraire, plutôt que d’être offusqués par les effets de guerres faciles et injustes, leur haine ne se trouve que renforcée par le fait qu’ils sont convaincus que leur pays a dû intervenir pour effacer une « menace » qui émanait d’eux, et va jusqu’à les tenir responsables des conséquences de cette guerre. Le problème palestinien suscite pourtant plus de réactions généralement, mais la raison est sans doute moins liée au fait que le conflit en question dure depuis une soixantaine d’années qu’à l’antisémitisme qui est lui aussi présent, comme les autres formes de racismes, chez une part croissante et non négligeable de la population. D’autre part, beaucoup de personnes parmi les peuples arabes, exaspérés par près deux siècles d’occupations et d’influences subversives venant des Européens, depuis les colonisations jusqu’à la situation actuelle de l’Irak en passant par la tromperie des accords de Sykes-Picot qui ont suivi la dissection de l’Empire Ottoman, ont nourri un fort ressentiment anti-européen et anti-chrétien, sentiments désormais fortement imprégnés dans leur conscience nationale. Il en résulte que la cohabitation entre Européens de souches et immigrés arabes n’en est que plus compliquée encore.

Celui qui ne sait pas et qui n’agit pas est un ignorant, mais celui qui sait et qui n’agit pas est un criminel
Bertolt Brecht

Nos gouvernements ne semblent donc pas réellement dérangés par la radicalisation ambiante des comportements, n’ayant eux-mêmes qu’assez peu de conviction quant à l’importance du respect des principes démocratiques. Il n’en est pas moins que la multiplication des messages simplistes émanant d’une pléthore de mouvements et de sites internet qui sont, ou non, liés entre eux est problématique pour la bonne santé de ce qui reste des valeurs de notre société. En effet, au-delà du racisme, les explications caricaturales de conspirations juives ou maçonniques pour expliquer l’état d’un monde sous le joug du « Nouvel Ordre Mondial » contentent un nombre croissant de personnes au fur et à mesure que le mécontentement envers le système s’accroît. Ces derniers croient avoir compris le fonctionnement du monde et bénéficier du savoir que le reste de la population n’a pas, alors qu’ils ne font que plonger tête la première dans la bêtise et font souvent le jeu de mouvements de contestation douteux, qui sont soit composés d’illuminés, de fascistes ou de personnes désireuses de servir des intérêts extérieurs au pays dans lequel elles opèrent.

Pour prendre l’exemple de l’expression « Nouvel Ordre Mondial », qui a été reprise par plusieurs personnalités de la scène politique française récemment, beaucoup ignorent qu’elle fut également utilisée au début de la Guerre Froide pour désigner la séparation du monde en trois parties : les Etats-Unis et l’Europe, l’Union soviétique, et le Tiers-Monde. Elle fut à nouveau utilisée à la fin de la Guerre Froide avec la chute du communisme, et réapparaît aujourd’hui, sans doute pour signifier la victoire définitive du capitalisme sur le globe avec la gouvernance mondiale qui s’ensuivra. Or, lorsque quelqu’un qui prétend s’opposer au système entend « Nouvel Ordre Mondial », il a tendance à ne penser qu’à un vaste projet mondialiste, stigmatise ceux qui en font la promotion et rejoint ceux qui sont censés le dénoncer. Mais quand les présidents Chavez et Ahmadinejad parlent de Nouvel Ordre Mondial, par exemple, on se doute qu’il s’agit, pour eux, d’espérer un monde multipolaire où l’union de plusieurs pays permettraient de contrer la seule hégémonie des Etats-Unis, plutôt, justement, qu’un monde unifié aux critères libéraux. D’autre part, il est facile, pour les pseudo-mouvements de contestation, de jouer sur le terrain des points auxquels le public auquel ils s’adressent est sensible. Ainsi, en usant de critiques répandues et consensuelles du système, ils s’attireront l’attention de ceux qui penseront que les personnes qui tiennent un discours qui leur convient doivent être des gens biens. Or, il est facile de dénoncer, mais ceux qui prétendent le faire disent rarement pourquoi ils le font, et ont rarement de meilleures solutions aux problèmes dont ils traitent, exagérés ou réels, que les mesures qui sont déjà en place pour les gérer. Cette propagande dont l’ampleur grandit n’atteindra probablement pas une influence suffisante pour être un tant soit peu dangereuse pour le bien public, mais elle abrutit ceux qui y prêtent oreille et discrédite le travail de ceux qui tentent de faire de l’information réelle.

Ce n’est pas rejeter en bloc le système qui pourra être d’une quelconque utilité pour nous-mêmes comme pour le bien commun, ce qui ne peut être fait que par des gens qui se laissent dominer par leurs sentiments de frustration et de mécontentement sans tenter de discerner précisément ce qui les gêne dans le système et ce qu’il est bon de conserver. Plutôt que cela, il faudrait justement trouver un consensus sur ce qui tourne mal dans nos sociétés, et proposer des solutions. Bien sûr, ce n’est pas en faisant de longs discours que quiconque parmi ceux qui ont le pouvoir de changer quoi que ce soit au système sera convaincu qu’il doit revoir la politique qu’il mène depuis des années, mais je suis personnellement convaincu que les travers d’un système sont comme des chaînes pesantes que quelqu’un devrait traîner au prix de son énergie et du ralentissement qu’ils lui causent, jusqu’au moment où la gêne deviendra trop lourde pour être supportable, et où il faudra se démener pour se débarrasser de ses parasites. En clair, les imperfections ne peuvent que miner le système le plus obstiné jusqu’au jour où elles créeront des événements d’une ampleur suffisante pour l’amener à revoir impérativement les zones d’ombre de sa structure, le tout échappant aux hommes qui tenaient jusque là les rennes. Mais lorsque cela arrivera, si cela arrive, encore faudra-t-il que des programmes ambitieux aient été pensés et que ce soient des alternatives justes qui prévalent.

J’ai aimé la justice et j’ai haï l’iniquité : c’est pour cela que je meurs en exil.
Pape Jean XIV

En l’occurrence, présentement, le problème principal de notre système me semble être le musellement de l’innovation. En effet, la ploutocratie établie préfère s’assurer la conservation des privilèges qu’elle a acquis sur les critères de réussite actuellement appliqués plutôt que d’aider, au moyen de ses immenses possessions financières, des projets qui pourraient bénéficier grandement aux citoyens de leur pays et aider ses scientifiques, ses philosophes et autres intellectuels dans leur quête de connaissance. Ce facteur me paraît être le principal responsable du taux de chômage élevé, ainsi que du grand nombre de personnes déprimées et de suicides. En effet, cela ne convient pas à tout le monde de mener une existence terne, partagée entre plaisirs du divertissement et travail, nécessitant le plus souvent l’utilisation de personnes conditionnées comme des machines, du fait qu’elles ont été formées pour accomplir un travail bien spécifique et que la plus grande partie de leur vie se résume à cela. Si personne ne trouve la paix dans une société guerrière, privilégiant les valeurs masculines de force et d’expansion, l’autre extrême, une société qui se complait dans la passivité et la stagnation, croyant qu’il ne reste plus rien à accomplir dans ce monde, pourrit assurément. L’idéal serait d’associer l’harmonie féminine à la propension plus masculine à l’expansion, mais dans le domaine de la connaissance, soit profiter de la paix pour parfaire la société humaine grâce à l’acquisition d’encore plus de savoirs.

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

nov 03 2009

Fall of the Republic, d’Alex Jones (vostfr)

Le réalisateur Alex Jones affirme, dans son nouveau film « The Fall of The Republic » (la chute de la république) que les patriotes doivent s’unir et se battre contre les ennemis de la République, car ils risquent sinon de se retrouver tenu en esclavage par une élite dirigeante à travers un contrôle social tyrannique.

Fall of the Republic cover

Du plan de sauvetage à la taxe sur le carbone, ainsi que la mort annoncée du dollar, il semble évident, selon Alex Jones, que Barack Obama et ses maîtres sont en train de mettre en place les conditions nécessaire à la création d’un gouvernement mondial, fusse-t-il pour cela nécessaire de sacrifier des millions de vies.

Nos remerciement à Hussardelamort pour son travail de traduction.


7ème partie (mise en ligne le 5 novembre 2009)

8ème partie (mise en ligne le 7 novembre 2009)

9ème partie (mise en ligne le 8 novembre 2009)

10ème partie (mise en ligne le 8 novembre 2009)


11ème partie (mise en ligne le 9 novembre 2009)

12ème partie (mise en ligne le 14 novembre 2009)

13ème partie (mise en ligne le 14 novembre 2009)

12ème partie (mise en ligne le 15 novembre 2009)

Nous placerons la suite du document dès la traduction réalisée

Read more »

oct 09 2009

Révolution Verte Eugénique ou Génocidaire?

Par Dominique Guillet

Genocide

Cette question va sans doute susciter des réactions indignées, mais qu’importe. Faites-vous confiance à l’OMS? Pas moi. Et encore moins depuis que je sais que, depuis 2005, le directeur du SAGE (Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale à l’OMS [145]) est le Docteur David Salisbury, responsable du groupe de vaccination et des maladies infectieuses au Ministère de la santé du gouvernement britannique. Le Docteur David Salisbury est très sérieusement impliqué dans le scandale d’une campagne massive de vaccination des enfants avec le vaccin ROR (rougeole-oreillon-rubéole) fabriqué par le prédécesseur de GlaxoSmithKline et qui a généré de multiples pathologies chez les enfants. [146]

L’acharnement vaccinal de l’OMS à l’encontre de la gripette bénigne H1N1 est plus que suspect tout autant que le sont les réunions secrètes entre l’OMS et les multinationales de Big Pharma. Et bien sûr tout autant que la totale immunité accordée aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire.N’ayons pas la mémoire courte. Souvenons nous de ces campagnes de vaccination au Mexique, au Nicaragua et dans les Philippines. Voici ce qu’en dit William Engdahl dans son ouvrage “Semences de destruction†[207]:«La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction†qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMSâ€.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction†dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significativeâ€. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

Il n’est donc pas anodin, rappelons-le, de trouver dans les soutiens financiers de la grosse ONG “Millenium Promiseâ€, créée par Jeffrey Sachs pour développer la “seconde révolution verte†en Afrique, la clique des multinationales de la pharmacie (et donc des vaccins): Procter et Gamble, GlaxoSmithKline, Merck, Novartis, Pfizer, Sanofi-Aventis et dont quatre d’entre elles sont justement les pourvoyeurs actuels du vaccin contre la “pandémie†H1N1, dite “maladie du cochon volantâ€: Sanofi-Aventis, Novartis, Merck et GlaxoSmithKline.Sanofi Pasteur, le N°1 mondial, vient d’ouvrir une nouvelle usine de production de vaccin contre la grippe saisonnière aux USA, une nouvelle unité de remplissage en France et une nouvelle usine en Chine pour 2012. La tambouille des grippes en tous genres – “de saisonâ€, “poulet laquéâ€, “cochon caramel†– est en pleine prospérité. Selon l’OMS, pour la grippe de saison, la production de vaccins était de 350 millions de doses en 2006, 565 millions de doses en 2007 [94], et sera d’1 milliard de doses l’an prochain. [95] Quant à la grippe H1N1, l’OMS vient de revoir quelque peu à la baisse son chiffre de 5 milliards de doses pour 2009. Les multinationales de Big Pharma n’avaient pas prévu un tel engouement pour ce nouveau “cocktail pandémique†dont la recette est à ce point hétéroclite qu’on la croirait tout droit issue de la cuisine d’un savant fou… [102] [103] Mais elles seront récompensées de leurs diligents efforts puisqu’elles vont toucher la coquette somme de 40 milliards de dollars.

Le 16 juin 2008, Sanofi Pasteur a publié un communiqué annonçant qu’elle allait «donner 60 millions de doses de vaccin H5N1 à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur trois ans pour la constitution d’un stock de réserve international.» Le président directeur général de Sanofi Pasteur, Wayne Pisano, a déclaré dans le communiqué que «le virus H5N1 circule actuellement dans certaines régions parmi les plus pauvres du monde et l’irruption d’une grippe pandémique pourrait frapper des populations ayant un accès limité aux vaccins. Cette donation de vaccin H5N1 a pour but de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. En plus de soutenir les efforts des gouvernements, il est essentiel que l’industrie collabore avec les organisations internationales telles que l’OMS, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres organismes de santé mondiale. Ainsi, il sera possible de constituer un stock de réserve de vaccins pour les pays en voie de développement, prêt à être déployé sur le terrain dans le cas où une pandémie de grippe viendrait à être déclarée.» [90]

Sur le même communiqué, nous avons relevé cet aveu de la multinationale: «… Dans cette éventualité, toutes les usines de production de vaccin contre la grippe de sanofi pasteur basculeraient de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique.» Allons-y, appelons-la, donc, la “grippe de sanofi pasteurâ€!!

La collaboration, appelée par Sanofi-Pasteur, entre “l’industrieâ€, l’OMS et le Fondation Gates fait frémir, surtout lorsqu’elle est se met en place chez les pauvres “vulnérables†et beaucoup trop nombreux selon les néo-Malthusiens. Surtout lorsque l’on sait que la Fondation Gates, en partenariat avec la Fondation Rockefeller, est très activement engagée dans des programmes de “contrôle de la populationâ€. [91] Surtout lorsque l’on sait que la Fondation Gates est l’un des plus gros financeurs de l’OMS [93] et que ses plus grandes largesses financières vont vers des organisations spécialisées dans les vaccins: “PATH†et “GAVI†(Global Alliance for Vaccines and Immunisation). Et cette année, le H8 s’est retrouvé à Seattle, qui est le siège de la Fondation Gates. Le H8, c’est: la Fondation Gates, l’OMS, la Banque Mondiale, l’UNICEF, le GAVI, le Fonds des Nations unies pour la population, ONU-Sida, le Fond Global de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose. [92]

Sincèrement, pourquoi les programmes de génocides, ou “campagnes de vaccination stérilisanteâ€, que nous avons évoqués ci-dessus, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

L’avenir proche nous dira si la vaccination H1N1 n’était seulement qu’un cocktail de “virus vivants atténués†et d’adjuvants archi-toxiques, le but n’ayant été, bien sûr, que de générer encore un peu plus de panique et, en effet collatéral, de remplir généreusement les caisses des multinationales de Big Pharma. Car en cette fin d’année 2009, avec le très médiatisé Sommet de Copenhague, ce sont, sur le ring médiatique de la déroute programmée, deux fièvres qui luttent pour la première place de l’hystérie et de la panique collectives: d’une part le virus de la fièvre climatique, dénommé “syndrome d’Al Goreâ€, et d’autre part le virus H1N1, dénommé “grippe du Goretâ€. Que la plus chaude gagne!

Fièvre climatique ou “Syndrome d’Al Goreâ€: des vérités qui dérangent

Ce n’est pas mon propos d’analyser le film de science-fiction de Mr Gore “Une vérité qui dérange†et de décliner les quelque trente erreurs climatiques grotesques, et grosses comme des icebergs, qui en ruinent toute la crédibilité si tant est qu’on espère déceler une once de crédibilité dans un film de réalité virtuelle. [160] D’ailleurs, dans un interview de mai 2006, Al Gore n’hésite pas à affirmer qu’il ne faut pas hésiter à “amplifier†certains faits pour faire passer le message (“amplifier†étant un euphémisme pour “mentirâ€, nous l’aurons tous compris). [167] A l’arrachée, tout comme le directeur de Greenpeace Angleterre qui avoue, à la télévision, les mensonges de son organisation: c’était pour la bonne cause, pour faire peur. [168]

Ce n’est pas non plus mon propos d’évoquer, en longueur, les aléas de la mine de zinc de Mr Gore [169] qui détruisait tout l’environnement local, dans le Tennessee, et ni même ses amitiés pétrolières:- ses actions (ou celles de ses parents) qui ont pu atteindre près d’1 million de dollars dans Occidental Petroleum. [170]

- ses relations très intimes avec Occidental Petroleum qui ont permis à l’une des compagnies les plus polluantes au monde (scandale, par exemple, du déversement de milliers de tonnes de déchets chimiques toxiques à Love Canal) de tripler ses réserves de pétrole lorsqu’Al Gore “facilita†l’acquisition, par cette société pétrolière, de droits de forage en Californie près de Bakersfield dans la réserve naturelle “Elk Hills National Petroleum Reserve†[36] [204] (c’est même sur wikipedia!). Bush père et Nixon n’avaient jamais réussi un tel prodige. En l’espace de cinq années, plus de cent sites archéologiques Amérindiens furent éradiqués. [35] Toujours dans le dossier Occidental Petroleum, il faudrait également mentionner le scandale des puits de pétrole en Colombie sur les terres du peuple U’was et les relations intimes, qui sont de notoriété publique [55], entre l’administration Clinton-Gore de l’époque et Occidental Petroleum. [201] Pour la petite histoire, cela demanda 5 années de lobbying pour que l’administration Clinton/Al Gore arrive à ses fins, à savoir permettre les forages pétroliers d’Occidental Petroleum dans la réserve naturelle de Elk Hills: le jour même où la vente des terres de la réserve naturelle fut scellée, Al Gore délivra un discours à la Maison Blanche sur les perspectives terrifiantes du réchauffement climatique anthropique en raison de l’usage inconsidéré des combustibles fossiles. [203] Quels sont les qualificatifs les plus adéquats pour décrire ce type de fourberies?

- le fait que son directeur de campagne présidentielle, un juriste, Mr Tony Coelho, était un lobbyiste très impliqué dans l’ouverture de ces nouveaux forages pétroliers en Californie.

- son partenariat actif depuis 2008 [53] avec la société Kleiner Perkins Caulfield & Byers [54]. Sont également actionnaires dans Kleiner Perkins, John Doerr, le fondateur de Google, et Colin Powell, l’ancien secrétaire d’état sous Bush. Dans le port-folio de la société Kleiner Perkins [58] se trouvent trois compagnies intrinsèquement impliquées dans le business des “combustibles fossilesâ€:

1. Terralliance Technologies [56], dont l’autre investisseur principal est Goldman Sach, est spécialisée dans les forages pétroliers. Selon le rapport Forbes, [59] Terralliance Technologies aurait déjà foré plus d’une centaine de puits sur la planète entière. Ce sont 65 millions de dollars qui ont été investis dans cette compagnie par Kleiner Perkins. Mais Kleiner Perkins ne s’en vante pas publiquement. [60]

2. GreatPoint Energy (Cambridge, Massachussetts) qui est dans la conversion de charbon en gaz naturel.

3. GloriOil, qui selon la rapport Forbes [57] “élabore des microbes qui, lorsqu’ils sont injectés dans les puits pétroliers, accroissent la production de pétroleâ€.

J’invite donc très cordialement tous les écologistes et autres “réchauffistes†amnésiques, qui ont considéré mes deux articles précédents sur l’arnaque climatique comme des soutiens aux pétroliers, d’aller faire le ménage devant la porte de leur idole, et de ne pas oublier l’aspirateur (et la calculette pour compenser l’empreinte carbone de l’aspirateur car le processus risque d’être laborieux).

Je ne vais pas m’appesantir également sur le fait que Mr Al Gore, considéré par certains medias US comme un prophète, le Prophète de l’Apocalypse Climatique, le Rédempteur Planétaire – à l’image des monothéistes, proclamant la religion de l’Amour Incarné, qui ont tout détruit dans leur sillage pendant 2000 ans – promeut le retour à la corde à sécher le linge pendant qu’il circule en jet, roule en limousine, possède “quelques†maisons, consomme autant d’électricité que 20 familles moyennes US, demande des cachets de 150 000/170 000 dollars pour venir donner une conférence, etc. Le principal n’est-il pas qu’il compense ses émissions de carbone? Et peut-être, comme le dirait un président, est-il génétiquement programmé pour être très riche pendant que d’autres sont génétiquement programmés pour crever de faim. Ainsi va la Roue de la Vie. (La fortune personnelle de Mr Gore était de 2 millions de dollars en 2001, elle était “officiellement†de 100 millions en 2007.) Il y en a qui prêchent pendant que d’autres trinquent. Certains compensent leurs émissions de carbone pendant que d’autres font le sacrifice de leurs corps et de leur vie pour mettre fin, radicalement, à leurs émissions de carbone. C’est la division des tâches, en toute “fraternité climatiqueâ€.

Dans le cadre de cet article sur la “révolution verte génocidaireâ€, il est beaucoup plus instructif de se pencher sur les amitiés particulières de Mr Al Gore avec “le monde selon Monsantoâ€:

- Mr Al Gore, lorsqu’il était au Congrès US, fut le président de la commission chargée d’enquêter sur les relations “très intimes†entre Monsanto et les grandes universités US. Il va sans dire que la commission d’enquête lava Monsanto de tout soupçon de corruption de scientifiques et de tentative de mise sous séquestre de grandes universités US…

- Mr Charles W. Burson, procureur général du Tennessee pendant 10 ans, fut le conseiller spécial de Mr Al Gore et puis le chef de cabinet de Mr Al Gore et puis, ensuite, vice-président de Monsanto, jusqu’en 2006. [75]

- Mr Mickey Kantor, directeur de campagne présidentielle pour Clinton, ministre du commerce sous Clinton/Al Gore, partit comme directeur chez Monsanto en 1997. Ce fut lui qui, en 1998, activa la chaudière pour que Clinton/Al Gore fassent céder l’Europe sur les OGMs. [179]

- Last but not least: Mr Michael Taylor. [32] [76] Il est, par excellence, le symbole aux USA des “revolving doorsâ€, des portes tournantes entre Monsanto et l’administration US. [78]. (Pour plus d’informations, voir l’ouvrage de Marie-Monique Robin “Le Monde selon Monsanto†[185]). Michael Taylor entra à la FDA (Food and Drug Administration) en 1976, puis travailla dans le cabinet de juristes King and Spaulding comme représentant de Monsanto (pour faire passer l’hormone bovine transgénique); il retourna à la FDA en 1991, jusqu’en 1994, pour y rédiger les lois permettant à l’hormone bovine de Monsanto d’être imposée à l’agriculture US. Durant l’administration Clinton/Al Gore, c’est lui qui “oublia†où avaient été rangés 40 000 pages de dossiers archivés “confidentiels OGMs†de la FDA! De 1994 à 1996, il fut au Ministère de l’Agriculture US. Il repartit ensuite chez Monsanto comme vice-président de 1998 à 2001. Et le président Obama vient de le rappeler à la FDA dont il est l’un des conseillers suprêmes! [184]

Nous allons ainsi le retrouver dans une autre partie de cet exposé car Michel Taylor résume, en sa personne, toute la problématique de la corruption des hauts fonctionnaires et de la collusion entre les multinationales, les fondations, les ONGs d’assistance aux pays pauvres et les agences gouvernementales.

Et cerise sur le gâteau, Michael Taylor est le cousin de l’épouse d’Al Gore! Une simple coïncidence, bien évidemment, car on ne choisit pas ses cousins.

Durant la présidence Clinton-Al Gore, de 1993 à 2000, et Mr Al Gore fut l’un des vice-présidents les plus influents du siècle passé:

- L’hormone de croissance bovine transgénique de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA. [77]

- Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA (Food and Drug Administration) “libèreâ€, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre.

- En 1998, le quartet Clinton – Al Gore – Dan Glickman (ministre de l’agriculture) – William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenée pour obliger l’Europe à accepter les chimères génétiques. On voudra bien se rappeler que Mr Jospin (premier ministre), Mr Glavany (ministre de l’agriculture) et Mme Voynet (ministre de l’environnement) signèrent, à cette époque, l’introduction en France des premier maïs transgéniques.

Mr Al Gore, avec Madeleine Albright, secrétaire d’état, forcèrent la main à Mr Jospin pour que les OGMs de Monsanto soient accueillis en Europe. [33] C’est ce dont se vanta Toby Moffett au St Louis Post Dispatch. [34] Toby Moffett, ex-vice-président de Monsanto, qui, lors de la campagne présidentielle de 2000, était chargé de drainer les voix “vertes†de Ralph Nader vers Al Gore [44] (alors même que Ralph Nader dénonçait avec véhémence l’inféodation d’Al Gore-Clinton à l’empire Monsanto [40] [202]). Et ce n’est pas vraiment de la vantardise parce que l’Agence Reuters publia un communiqué le mardi 21 juillet 1998 stipulant que Mr Al Gore venait de téléphoner personnellement à Mr Jospin. «On peut dire sans problèmes que le premier ministre [Mr Lionel Jospin] a très bien compris l’importance de cette problématique pour les agriculteurs US» après sa conversation téléphonique avec Gore, dit Kay Casstevens, une assistante juridique du vice-président. Jospin a précisé à Gore qu’il n’avait pas fini d’évaluer la situation «mais qu’il prendrait une décision sous peu.» [37]

Mr Mendelson résume ainsi la situation dans son long article sur le Roundup paru en 1999 dans la revue l’Ecologiste: «L’UE n’a pas donné son accord complet pour l’importation de maïs rR. Devant les réticences de l’opinion publique, Al Gore, vice-président des Etats-Unis, ainsi que des représentants du ministère de l’Agriculture, ont aussitôt fourni une béquille à Monsanto, déplorant que l’Europe, si elle n’autorisait pas l’importation de maïs transgénique, mette en péril 250 millions de dollars d’exportations . La France a répondu qu’elle ouvrirait la voie à l’entrée du maïs transgénique en Europe, plutôt que d’engager une guerre commerciale à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).[par arrêté du 3 août 98, la France a inscrit ce maïs au catalogue des variétés végétales lui permettant d’être commercialisé en UE.] »

Mr Al Gore considérait les chimères génétiques comme “équivalentes en substance†selon la formule consacrée. Cela m’a été confirmé, par courrier, par Jeffrey Smith, l’auteur des ouvrages “Semences de tromperie†et “Roulette génétiqueâ€. Mr Al Gore considérait le glyphosate de Monsanto, le Roundup, comme le moins dangereux des herbicides. [45] [166] C’est en fait l’un des pesticides les plus toxiques [38] et une grande partie des variétés génétiquement modifiées de Monsanto sont “résistantes†à cet herbicide, à savoir elles le digèrent fort bien. C’est également l’administration Clinton/Al Gore qui supprima l’un des derniers remparts de la protection alimentaire US: la “Delaney Clause†de 1958 qui interdisait la présence de pesticides dans les aliments. [205]

Mr Al Gore a soutenu les biotechnologies lorsqu’il était sénateur. [46] Il rédigea en 1991 “Planning a New Biotechnology Policyâ€, (Harvard Journal of Law and Technology, Vol. 5, Fall 1991, pp. 19-30). Pour la petite histoire [42], le 9 avril 1998, Al Gore embaucha comme son conseiller spécial aux affaires intérieures David W. Beier, le lobbyiste de Genentech Inc / Hoffman La Roche, le même La Roche [178] qui fabrique, contre la grippe, le célèbre Tamiflu [83] (complètement inefficace, archi-toxique [147] et que l’on retrouve dans les eaux de rivière [104] [105]) pour le compte d’une entreprise de biotechnologie basée aux États-Unis, Gilead Sciences Inc. dont Mr Rumsfeld (Ministre de la Défense de George W. Bush) était le principal actionnaire. Et nous trouvons également, au capital de La Roche, la multinationale Novartis/Syngenta, le fabricant du vaccin contre H1N1. La grande famille que voilà.

On ne peut omettre, bien sûr, de mentionner l’ouvrage “écologique†d’Al Gore “Urgence planète Terre†en 1992. De deux choses l’une, ou les deux, cet ouvrage a été écrit partiellement par quelqu’un d’autre [197] ou Mr Al Gore souffre peut-être de schizophrénie, ce qui est un syndrome courant dans le monde politique. Il est difficile, en effet, de vivre à la fois dans un monde de promesses débridées au peuple, et dans un autre monde d’allégeances serviles à la dictature des cartels.

En opposition totale avec les grands principes de son ouvrage, Al Gore, durant ses 8 ans de vice-présidence, conduisit une politique environnementale désastreuse au point qu’en juillet 2000, 61 leaders d’associations de protection environnementale, de 18 états, créèrent une coalition “Environmentalists Against Goreâ€. [41]

C’est également en 1999 que Pusztai (un des scientifiques les plus réputés au monde, auteur de trois ouvrages et de 270 études scientifiques) publia ses recherches sur les rats nourris avec des pommes de terres génétiquement modifiées de Monsanto. Une simple chaîne d’appels téléphoniques Monsanto/Clinton/Tony Blair vira l’éminent professeur en l’espace de quelques heures. A cette époque, l’un des membres seniors de l’administration Bill Clinton/Al Gore déclara que la décade des années 90 serait «la décade de la commercialisation triomphante des produits biotechnologiques». L’administration Bill Clinton/Al Gore dépensa des milliards de dollars pour la promotion des chimères génétiques.

C’est durant la période-clé de 1993 à 2000 que les chimères génétiques se répandirent sur toute la planète et que les humains et les animaux en furent gavés. Les trois personnes responsables de cet état de fait, politiquement et stratégiquement, sont Bill Clinton, Al Gore et Michael Taylor (FDA/USDA/Monsanto). Ce sont Bill Clinton, Al Gore et Michael Taylor qui ont ouvert la route de la “seconde révolution verte transgénique†qui gangrène présentement tous les écosystèmes planétaires. Et Al Gore et Michael Taylor continuent présentement de paver cette route: Michael Taylor de par le fait qu’il est de nouveau le maillon entre Monsanto et le gouvernement US (pour l’Afrique) et Al Gore de par sa croisade climatique pour refroidir la planète. De brûler des cierges “carbone-zéroâ€, pour exorciser le mal et pour générer un magnifique écran de fumée, ne changera rien à cette situation.

Je mets au défi n’importe quel zélote hystérique, de la secte des Al Gorites, de me prouver le contraire.

Après le pétrole, le roundup et les chimères génétiques, abordons maintenant la problématique des “crédits carboneâ€.

Mr Al Gore, en 2006, créa sa Fondation “The Alliance for Climate Protectionâ€, l’Alliance pour la Protection du Climat [49], avec le directeur de la banque Lehman Brothers. Après avoir créé sa fondation et son cabinet Londonien “Generation Investment Management†[50], il lança son film best-seller “Une vérité qui dérangeâ€. Précisons que “Generation Investment Managementâ€, spécialisé dans la gestion des “crédits carboneâ€, a été créé en partenariat avec David Blood, ancien directeur de “Goldman Sachsâ€, Mark Ferguson, ancien président de “Goldman Sachs Assets Management pan-European Research†et Peter Harris, ancien directeur de “Goldman Sachs Assets Managementâ€.

Le 2 février 1988, Al Gore, dans un débat présidentiel déclara: «Mon premier engagement sera de restaurer l’intégrité de la Maison Blanche. Et je vais virer toute personne ayant menti au peuple Américain et au Congrès». J’invite les lecteurs à juger par eux-mêmes de l’accomplissement de cet engagement solennel et j’invite ceux qui parlent anglais à visionner les vidéos, sur la toile, des auditions “climatiques†d’Al Gore au Congrès, au printemps 2009 (et sous serment, bien sûr!). [156] [157] [158] [159] Déconseillé à toute personne ne souhaitant pas remettre en question ses croyances dans le rédempteur atmosphérique.

En conclusion, je pose la question à tous les écologistes qui luttent contre les chimères génétiques et contre les pesticides depuis de très nombreuses années: pouvons-nous faire confiance à l’homme de Monsanto, celui-là même qui, avec Bill Clinton et Michael Taylor, a piégé la totalité de l’humanité dans le cercle infernal des chimères génétiques? De quel droit son film de science-fiction a-t-il été imposé à des dizaines de milliers d’écoles?

Ecologistes de tous les pays, réveillez-vous! Le réchauffement climatique anthropique est une farce, c’est une arnaque monumentale permettant d’ouvrir de nouveaux et gigantesques marchés: crédits carbone, taxes carbone, nécro-carburants “refroidissantsâ€, chimères génétiques, fertilisants de synthèse et pesticides! D’ailleurs, aux USA, la législation “cap and trade†est surnommée “Al Gore enrichment actâ€!

Crédits de Carbone:

Un marché climatique qui génère des revenus à partir de l’air du temps!

Le marché du carbone, ce n’est pas une bagatelle puisqu’il se chiffre à 135 milliards de dollars pour 2008. Ce qui fait quasiment s’étrangler le très placide Jacques Diouf, directeur de la FAO, qui se demande bien pourquoi on peut générer un tel marché de carbone planétaire et ne pas être capable de lui confier 30 petits milliards de dollars pour régler le problème de la faim dans le monde. Mais Mr Diouf a sûrement compris, depuis belle lurette, que ce ne sont pas les mêmes caisses. Il posa également la même question pour le “coût de la crise financière†qui vient, d’ailleurs, d’être revu à la baisse, le 30 septembre 2009, par le FMI, le Fonds Monétaire International: il ne serait que de 3400 milliards de dollars. [39] Il avait été estimé auparavant à 4000 milliards de dollars. Mr Strauss-Kahn, un grand ami de Condoleezza Rice, qui a été placé par les Autorités à la tête de cette institution, en récompense de ses loyaux services [136], sait jouer de la calculette virtuelle. Les communiqués officiels cajoleurs omettent de préciser qui “finance†le coût! C’est bien évidemment de l’argent public: des sommes astronomiques qui partent à fond perdu pour renflouer les banques et le système financier. D’où la nécessité de lever de nouveaux impôts aux USA, dits “taxes carbone†ou “U.S. cap-and-trade billâ€.

Et en attendant que le petit peuple soit une nouvelle fois carbo-taxé, pour la bonne cause climatique, les multinationales se gavent sur le marché du carbone géré par le Chicago Climate Exchange et le European Climate Exchange: Barclays, le pétrolier BP, Fortis, Goldman Sachs, Morgan Stanley, le pétrolier Shell, etc. Parmi les fondateurs du Chicago Climate Exchange, nous retrouvons American Electric Power (AEP), DuPont, Baxter International (vaccins H1N1), etc. Et dans le comité de conseillers « Ã  la stratégie » du Chicago Climate Exchange, nous retrouvons également Mr Rajendra K. Pachauri, le président du GIEC. [209]Aux USA, Goldman Sachs est le plus gros actionnaire (avec 10 %) du Chicago Climate Exchange. Je convie de nouveau les lecteurs intéressés à consulter le courageux article de Matt Taibbi, paru dans Rolling Stones, “Goldman Sachs – La grande machine à bulles†[51] dont le dernier volet s’intitule “Bulle 6: le réchauffement globalâ€. [52]

Lehman Brothers, qui a aidé Al Gore à capitaliser son business “vertâ€, s’était fait l’apôtre de la croisade du réchauffement climatique pour que ses actionnaires continuent de toucher de généreuses plus-values sur le marché du carbone. Ils avaient publié un “rapport Lehmanâ€, la bible de jeunes activistes, sur le réchauffement climatique et le chaos qu’il allait générer. Manifestement, Lehman Brothers fut capable de prédire le climat un siècle à l’avance mais ne fut pas capable de prédire sa faillite spectaculaire, une année à l’avance. La véritable raison de la faillite de Lehman Brothers, néanmoins, n’est sans doute pas celle que l’on croit! [79]

Ainsi, d’un coup de baguette virtuelle, le capitalisme décadent vient de sortir un nouveau lapin de son chapeau feutré: un marché climatique qui génère des revenus à partir de l’air du temps!

Et Maurice Strong fut l’un des principaux prestidigitateurs qui a présidé à la création du Chicago Climate Exchange et il y siège. Il faudrait des pages entières pour énumérer les “fonctions†de Maurice Strong, le très bon ami d’Al Gore. Membre éminent des Bilderberg, de la Commission Trilatérale, du Council on Foreign Relations (CFR) et du Club de Rome; directeur de la Fondation Rockefeller; Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sous Kofi Annan; Conseiller senior du Président de la Banque Mondiale; Premier directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE); A la tête du Sommet de la Terre qui a eu lieu à Rio en 1992 et dont est issue la Convention sur la diversité biologique, etc, etc. [66]

La “Convention sur la diversité biologique†n’est qu’une déclaration pathétique, (que les multinationales de la semence ont joyeusement interprétée comme un pillage légalisé des ressources génétiques), à l’image du Protocole de Carthagène, dit “Protocole de Cartes à Gènesâ€, un jeu de poker génétique dont la nation gagnante est celle qui fait entrer le plus de chimères génétiques tout en prétendant s’en préserver!

Maurice Strong se définit comme socialiste en idéologie et capitaliste dans la vie quotidienne. Ce qui est clair, c’est que, à l’image d’Al Gore, c’est un grand donneur de leçons d’ascétisme mais impliqué jusqu’au cou depuis des dizaines d’années dans une pléthore d’aventures capitalistes dont nous ne préférons pas mentionner certaines des liaisons très sulfureuses ni des faillites financières suspectes.

Maurice Strong est considéré par certains comme le père du mouvement environnemental et on se demande bien de quel mouvement environnemental il s’agit car il est depuis fort longtemps l’apôtre du Nouvel Ordre Mondial. Il est vrai qu’il était déjà présent au premier “Jour de la Terre†en 1970 lorsque le professeur d’études environnementales Kenneth Watt déclara: “si la tendance présente se poursuit, le monde sera environ 4 degrés plus froid en 1990 et 11 degrés plus froid d’ici l’année 2000â€. Espérons au moins, pour sa réputation, qu’il parlait en degrés Fahrenheit, mais cela fait encore beaucoup. On lui pardonnera d’autant plus qu’à l’époque tous les medias se faisaient l’écho de l’extrême danger du “refroidissement global†qui allait ruiner l’agriculture mondiale: Newsweek, 28 avril 1975 [67]; Peter Gwynne, Newsweek 1976 [68], etc. Tout comme Nicolas Hulot et Kofi Annan évoquent des centaines de milliers de morts tous les ans en raison du réchauffement climatique anthropique, Lowell Ponte “The Coolingâ€, 1976, annonçait lui aussi le même nombre de décès annuels en raison du “refroidissement globalâ€: «Le refroidissement actuel a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S’il continue, et si personne ne prend des mesures énergiques, il provoquera une famine mondiale, un chaos généralisé et même une nouvelle guerre mondiale. Tout cela pourrait survenir avant l’an 2000».

En fait, Maurice Strong aurait déjà pu créer en 1970 son Chicago Climate Exchange pour les crédits de carbone car Kenneth Watt (University of California à Davis) déclarait à l’époque que c’est l’excès de CO2 qui allait provoquer un refroidissement global catastrophique!

Mais tout cela ne nous éloigne-t-il pas un peu de la révolution verte eugénique? Pas du tout car les multinationales de l’agrochimie et de la semence font bien évidemment partie de ce marché de dupes. Même Monsanto a rejoint le Chicago Climate Exchange en décembre 2007. (Ce qui est dans la bonne logique capitaliste: si le réchauffement climatique anthropique génère des fortunes, Monsanto veut avoir sa part du gâteau). Richard Sandor, le président du Chicago Climate Exchange en a profité pour saluer le rôle de “leadership climatique†de Monsanto. [138] (Car, en effet, en 2006, 20 scientifiques de Monsanto se sont penchés sur le problème climatique et en ont déduit que la température montait, ce qui n’est pas un scoop, vu que nous sommes dans une période de réchauffement naturel léger, et non-linéaire, depuis 1860!). [173] (Monsanto en 2009 a régulièrement placé des pages entières de publicité dans les grands journeaux US avec le titre: “9 Milliards de personnes à nourrir. Un changement climatique. Et maintenant?†et comme texte: «Les semences améliorées de Monsanto non seulement augmentent la productivité de façon conséquente mais elles utilisent moins de ressources essentielles telles que le sol et le combustible: tout le monde y gagne y compris la Terre»). Saint Monsanto, le sauveur de la planète!

Mais Monsanto n’en reste pas là. Un de ses vice-présidents, Will Ferretti, affirma que les agriculteurs US pourraient revendiquer annuellement de 4 à 6 milliards de dollars en crédits carbone à cause de leur bonnes pratiques agricoles [139]. Et par “bonnes pratiques agricolesâ€, Monsanto entend les techniques de non-labour (car le non-labour libère moins de CO2 que le labour) avec des variétés OGMs résistantes au Roundup de Monsanto. Un autre de ses vice-présidents, Jerry Steiner, affirma qu’en utilisant les techniques de non-labour, les agriculteurs peuvent augmenter leurs ressources financières en vendant des crédits carbones à d’autres entreprises au travers du Chicago Climate Exchange.

En 2007, les techniques de non-labour chimique aux herbicides (Roundup principalement) couvraient 30 millions d’hectares aux USA et 26 millions d’hectares pour le seul Brésil. David Miller, le responsable scientifique du AgraGate Climate Credits Corporation, une filiale du Iowa Farm Bureau Federation (une coalition d’agriculteurs dans l’Iowa, l’état-empire du maïs et du soja transgéniques aux USA) espère que bientôt ce soient 85 millions d’hectares agricoles aux USA en non-labour chimique à la sauce Monsanto.

Pour une analyse détaillée de cette arnaque agricole, je renvoie les lecteurs vers mon article de mars 2007 “Le non-labour dans les sillons de l’agro-chimie†[137]. Pour résumer brièvement, les agriculteurs en non-labour chimique sèment des variétés de Monsanto qui sont résistantes au glyphosate. Les sols sont archi-brûlés par la chimie et les pesticides, et sont tellement biologiquement morts qu’ils ne peuvent plus digérer la bio-masse restante après la récolte! Ce n’est pas grave, c’est une nouvelle manne financière pour les agriculteurs qui vendent leur biomasse, refusant de se composter, aux centrales d’éthanol. En Amérique latine, les sols sont tellement brûlés par le Roundup, de par les techniques de non-labour, que les agriculteurs doivent appliquer un engrais azoté pour la culture du soja, qui étant une légumineuse, n’en a normalement pas besoin puisqu’il fixe l’azote tout seul.

Donc, si l’on suit le raisonnement de Monsanto, tous les agriculteurs cultivant des nécro-carburants ou des aliments pour bétail ou poulets, par la technique du non-labour, vont pouvoir revendiquer des crédits carbones à hauteur de dizaines de milliards de dollars.

Si l’on résume brièvement la situation en Amérique latine: on déforeste l’Amazonie (ce qui libère de gigantesques quantités de CO2) pour cultiver des nécro-carburants (dont le bilan CO2 est pire que les combustibles fossiles) pour en fin de compte revendiquer des crédits carbones (pour raison de bonne pratique de non-labour). Ce raisonnement est tout autant spécieux que celui de Kofi Annan qui veut financer la modulation climatique de l’Afrique grâce aux apports du marché des crédits carbone.

La réalité, c’est que la petite paysannerie est ruinée, spoliée, cancérisée, mutagénée. La réalité, c’est que des dizaines de millions d’hectares de forêt Amazonienne ont été déforestés (chiffres de 2007: 21 millions d’hectares au Brésil, 14 millions d’hectares en Argentine, 2 millions hectares au Paraguay et 600 000 hectares en Bolivie) pour les nécro-carburants (et le soja aliment bétail pour l’Europe et la Chine) et qu’il est envisagé d’en déforester encore 60 millions. La réalité, c’est que plus 300 espèces d’adventices, sur la planète, sont entrées en “guérilla génétique†et sont devenues “résistantes†au Roundup et autres herbicides, ce qui veut dire qu’elle le “digèrent†très bien. La réalité, c’est qu’il existe une nouvelle classe d’esclaves, de serfs, dans les plantations des nécro-carburants. [144] L’essence verte est rougie par le sang.

Les marchés de crédits-carbone sont-ils réellement la solution à notre “empreinte écologique plus noire que le péchéâ€, pour emprunter une formule favorite de James Lovelock?

Une arme de dépopulation massive: l’eugénisme

L’autrefois génial concepteur de la théorie Gaïa, James Lovelock, monta au créneau, fin août 2009, pour traiter les environnementalistes qui font campagne contre le réchauffement climatique anthropique, sans prendre en compte la croissance de population, “d’irrationnels et d’ignorantsâ€. James Lovelock, qui venait d’être nommé parrain de l’ONG “Optimum Population Trustâ€, en appela aux Verts pour qu’ils «disent la vérité et qu’ils s’expriment en public»: «Ceux qui ne veulent pas voir que la croissance de la population et le changement climatique sont les deux faces d’une même pièce soit sont ignorants, soit se voilent la face. Ces deux gigantesques problèmes environnementaux sont inséparables et évoquer l’un tout en ignorant l’autre est irrationnel. (…) Comment pouvons-nous réellement décroître les émissions de carbone, et l’utilisation des terres, alors que le nombre d’émetteurs, et l’espace qu’ils occupent, s’accroissent sans remords. Quand les environnementalistes qui prétendent être Verts vont-ils reconnaître la vérité et se prononcer publiquement?» [150] L’Apocalypse selon James Lovelock stipule que le déchaînement climatique à venir va réduire la population de la Terre à seulement un demi-milliard d’habitants.

Rappelons que James Lovelock participait à la conférence de 1975, en Caroline du Nord, organisée par l’anthropologue Margaret Mead. La conférence s’intitulait “The atmosphere: endangered and endangeringâ€. Intervenaient à cette conférence Paul Ehrlich, ultra-malthusien et auteur de la “Bombe P.†(qui avait prophétisé la disparition de l’Angleterre d’ici l’an 2000) et Stephen Schneider qui faisait la promotion du scénario du “Refroidissement Globalâ€, vers 1970. Stephen Schneider est connu pour avoir déclaré en 1996, à un journaliste: «Afin de capturer l’imagination du public, nous devons promouvoir des scénarios de panique, proférer des déclarations dramatiques, et très simplifiées, et faire abstraction de tout doute que nous puissions avoir… »Roger Martin, le président de Optimum Population Trust déclara: «Il est tragique que le mouvement Vert ait choisi d’occulter ce phénomène. Avec l’aide de personnes éminentes, telles que James Lovelock, nous allons faire de notre mieux pour leur rafraîchir la mémoire». Cette ONG vient de demander publiquement aux négociateurs qui vont se réunir à Copenhague, en décembre 2009, d’inscrire dans les politiques de chaque nation des programmes de contrôle de la population pour lutter contre le changement climatique. Elle précise que les programmes de contrôle de la population dans les pays pauvres devraient être “subventionnés au titre de la modulation climatiqueâ€.

Le raisonnement de Roger Martin et du fondateur de cette ONG, Jonathon Porritt (un ancien directeur des Amis de la Terre et ancien administrateur du WWF, au Royaume-Uni) [192], est d’autant plus frauduleux que si on raisonne en terme d’empreinte carbone, celle d’un citoyen US ou Britannique est de 75 à 300 fois plus grande que celle d’un paysan de la zone Sahélienne ou un paysan de l’Inde, qui ne “gagnent†qu’un dollar par jour, quand ils le gagnent.

Mon premier conseil à tous ceux qui préconisent des contrôles de la population draconiens, en raison du réchauffement climatique anthropique, serait qu’ils donnent l’exemple! Qu’ils dégagent avant l’orage!

Rappelons encore une fois, pour donner “bonne mesure†que les 300 personnes les plus riches du monde possèdent autant que les 3 milliards de personnes les plus pauvres.

Ce débat démographique n’est pas sans évoquer le conflit entre René Dumont, qui dénonçait la surpopulation en Afrique et préconisait l’usage de l’agriculture chimique, et Pierre Rabhi [206], le promoteur des techniques agro-écologiques en Afrique qui a toujours affirmé que ce continent n’était pas surpeuplé. Pierre Rabhi et le président Sankara auraient fait du Burkina le premier pays Africain “bio†si Sankara n’avait pas été assassiné, en 1987, par les Autorités, afin que tout rentre dans leur Ordre. Cela aurait peut-être changé le visage de l’Afrique qui ne serait pas en train de succomber aux nécro-carburants et aux chimères génétiques de Kofi Annan, de Monsanto et de toute la clique mafieuse des multinationales.

Deux chercheurs de l’Université de l’Oregon viennent de publier une étude “scientifique†démontrant que si une femme recycle, conduit une voiture à faible consommation, utilise les bonnes ampoules, etc, elle va économiser 456 tonnes des CO2 dans sa vie entière. Cependant, si elle a deux enfants (et en prenant en compte les générations subséquentes avec un taux de reproduction de 1,85 par femme d’ici 2050) elle va rajouter à son héritage d’empreinte carbone 18 882 tonnes de CO2, ruinant ainsi tous les efforts qu’elle aura déployés pour vivre économe en carbone.

A quand donc la taxe carbone sur les bébés? S’il est clair que le consumérisme effréné de la société occidentale est une pathologie terminale en raison des ressources limitées de notre planète Terre, le fait d’assimiler une future maman à l’empreinte carbone de ses descendants jusqu’à 2050 manque pour le moins de poésie et il y a fort à penser que ce type de démarche soit complètement contre-productive, eu égard à la remise en cause des fondements de notre société occidentale mortifère. Et ce d’autant plus, si le climat tarde encore un quart de siècle avant de faire mine de commencer à s’échauffer pour de bon!

Tout cela nous rappelle les rapports annuels de la Fondation Rockefeller datant de plus de 40 années! Jurriaan Maessen, dans son article “Le programme à long terme de la Fondation Rockefeller: au-delà du riz doré et des aliments chimériques†[148] fait une référence aux “politiques démographiques et aux programmes de contrôle de la population†évoqués à la page 54 de ce rapport annuel 1968 de la Fondation Rockefeller.

«Comme nous le savons, l’appel à une intensification du planning familial au nom de l’environnement a été promu de façon croissante par l’élite Malthusienne. Il est évident que l’une des autres modalités mentionnées par le rapport [annuel 1968 de la Fondation Rockefeller] a été découverte et exploitée, de fond en comble: le grand mythe du Réchauffement Global Anthropique fut créé et recouvert d’une sauce subtile de science afin de donner à tout le ragoût un air de crédibilité. Et le programme eugénique suit son chemin. »

Cela fait près d’un siècle que la Fondation Rockefeller est archi-impliquée dans les programmes de contrôle de la population: c’est elle qui a créé aux USA, et de par le monde, des ONGs de contrôle démographique. Et nous ne souhaitons pas, dans le cadre restreint de cet article, évoquer son soutien considérable aux pratiques eugénistes Nazis et l’organisation de congrès eugénistes auxquels participèrent le père de John Kennedy, Winston Churchill, les Nazis, et toute une palette de “personnalitésâ€. N’oublions pas que les Etats-Unis et la Suède, en début de siècle passé, n’ont pas attendu les Nazis pour mettre en place des législations de stérilisation des citoyens “non conformesâ€.

Tout ce dossier pue la mort et nous convions les lecteurs intéressés à enquêter sur la toile. Ils trouveront sur le site de Liberterre quelques articles dans la rubrique “eugénisme†qui offrent déjà un certain nombre de pistes de recherche. [152]Néanmoins, dans les années qui viennent, nous n’allons pas pouvoir faire l’économie d’un débat fondamental sur l’eugénisme et le contrôle de la démographie alors que des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent, soit pour dénoncer l’usage qui est fait du réchauffement climatique anthropique pour invoquer la nécessité de contrôles drastiques de la population planétaire, soit, tout au contraire, pour brandir le spectre de l’apocalypse climatique si l’on n’impose pas des contrôles de la population. [151]

Ce qui est clair, c’est que les révolutions vertes, la première et la seconde, sont déjà à l’oeuvre pour mettre en place des dynamiques de délestage démographique:

- suicides des paysans qui utilisent les “bienfaits†de la révolution verte pour mettre fin à leurs jours, à savoir ils boivent du pesticide. On estime à 200 000 le nombre de paysans suicidés en Inde, durant ces dix dernières années, et plus particulièrement en raison des échec répétés du coton transgénique de Monsanto. En Inde, deux paysans se suicident toutes les heures. Et ailleurs sur la planète? [153]

- processus de stérilité inexorable en raison de l’agriculture chimique et des pesticides. En Inde, présentement, ce sont 20 % des jeunes couples qui sont stériles. A cet égard, les constats du Professeur Dominique Belpomme sont également très alarmants pour l’Occident et devraient réjouir tous les néo-Malthusiens.

- cancérisation de la population en raison de l’alimentation toxique et bien sûr en raison de l’agriculture chimique et pesticidée. En Inde, ce sont encore 75 % des gens qui vivent de la terre et qui en meurent lorsque la terre se transforme en poison. Précisons que les paysans pauvres du Tiers-monde ne bénéficient pas de l’arsenal thérapeutique moderne occidental si tant est que l’on puisse qualifier de “thérapeutique†la machine infernale de la médecine allopathique (Il meurt aux USA, tous les ans, 800 000 personnes victimes des effets directs ou collatéraux de cette forme de médecine. Et en Europe?).

- campagnes de vaccination. Sur ce dossier toutes les supputations sont possibles. Ainsi que Jean-Pierre Berlan le décrit très souvent, lorsqu’il analyse les corrélations entre les deux guerres mondiales et l’agriculture moderne de guerre: l’objectif de la guerre, ce n’est pas de tuer, c’est de produire des handicapés qui coûtent très cher à l’Etat. Il en est de même avec les vaccinations. L’abomination de cette technologie, c’est qu’elle détruit le système immunitaire et qu’elle produit beaucoup de maladifs et d’handicapés qui font la fortune des multinationales de la pharmacie qui vendent d’autant plus de “remèdes†pour pallier aux pathologies qu’ils ont eux-mêmes créées. Car si ce n’est pas cela, pourquoi sont-elles toutes en train de se précipiter vers l’Afrique alors que jusqu’à ces dernières années, les trois-quarts des thérapies utilisées par les paysans de ce continent étaient encore à base de plantes médicinales?

Dans cet article, j’ai approfondi un peu plus la situation de l’Afrique. J’aurais pu, bien sûr, exposer le fait que le responsable à l’IRRI, dans l’Asie du sud-est, du riz transgénique à la vitamine A “de jonquille†(financé par la Fondation Rockefeller) est sous la responsabilité d’un ancien directeur de chez Monsanto, Gerard Barry [174]. J’aurais pu évoquer la visite de trois représentants de Monsanto, il y a quelques années, chez l’un des inspirateurs du mouvement paysan bio dans le sud de l’Inde, Nadayan Reddy: ils lui proposèrent 35 000 dollars, cash sur la table, pour qu’il fasse un tout petit discours afin de vanter le coton transgénique de Monsanto. Nadayan Reddy, un paysan d’inspiration Gandhienne, les reconduisit poliment à la porte.

J’ai tenté de jeter un peu plus de lumière sur l’Afrique car c’est le laboratoire, par excellence, de la seconde révolution verte génétique, eugénique et génocidaire.

«[148]

L’Afrique est le jouet des multinationales qui vont oeuvrer pour éliminer du continent jusqu’à la dernière semence libre, la dernière semence paysanne traditionnelle.

Monsanto vient d’annoncer, en août 2009, que l’augmentation du prix de vente de ses semences génétiquement modifiées atteindrait 42% en 2010! [43]

Le même Monsanto qui avec Syngenta, DuPont/Pioneer Hi-Bred, la Fondation Bill Gates, la Fondation Rockefeller, et le CGIAR, sont en train d’investir dans une banque de semences à l’intérieur d’une montagne sur l’île de Spitsberg, (Svalbard) en Norvège, pour le “futur de l’humanitéâ€. Quelle humanité et quel futur? C’est là-même que le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon a donné son discours larmoyant en septembre 2009 sur la “fonte catastrophique de la banquiseâ€. [155] En fait, ce que les journalistes ne disent pas, c’est que son bateau ne pouvait pas aller plus loin car la mer était bloquée par les glaces!

«Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé “Trust Mondial pour la Diversité Végétale†(GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.

Le GCDT est basé à Rome. Son conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une Canadienne également présente au comité consultatif du groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l’une des plus grandes sociétés privées de l’eau. Jusqu’en 1998, Catley-Carlson était aussi présidente du Comité sur la Population (Population Council) établi à New York, l’organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créé en 1952 pour accélérer le programme d’eugénisme de la famille Rockefeller, sous couvert de promouvoir le planning familial, le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le “contrôle de la population†des pays en voie de développement.

Les autres membres du conseil de GCDT comptent l’ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l’un des plus grands entrepreneurs de l’industrie militaire du Pentagone.» [153]

Il faut encore préciser que l’objectif des centres du CGIAR (créé par la Fondation Rockefeller) était de conserver, dans diverses “banques de semencesâ€, les ressources génétiques de l’humanité. Mais, il y a quelques années, les centres du CGIAR ont “confié†toutes ces ressources aux multinationales de la semence. Ce qui n’est pas sans rappeler les manifestations paysannes en Inde, en décembre 2002, pour empêcher l’université de Raipur de “vendre†la collection du Professeur Richcharia de 22 972 variétés de riz à la multinationale Syngenta. [181]

L’alerte n’est pas climatique, elle est humanitaire

Il n’y pas d’injustice climatique mais il y a, par contre, une injustice alimentaire criante. Il n’y a pas de Titanic climatique, le Titanic est strictement agricole. Il n’y pas d’alerte climatique, l’alerte est humanitaire.

Les pleurnicheries de Mr Kofi Annan sont une insulte à la misère réelle, et non virtuelle, d’une grande partie de l’humanité. Lorsque Mr Kofi Annan affirme que «le changement climatique est une crise humaine silencieuse… et que cela constitue le défi humanitaire émergent le plus grand de notre époque», de qui se moque-t-il? Son chiffre de 325 000 personnes mourant du “changement climatique†tous les ans, c’est de l’esbroufe.Un milliard d’affamés sur la planète et plus de 30 000 personnes décédant tous les jours de faim, voilà LA crise humaine silencieuse dont jamais personne ne parle (ou bien alors une fois tous les 10 ans à Rome lorsque toute la clique se réunit pour faire de grandes déclarations pompeuses et hypocrites qui ne seront suivies d’aucun effet. N’en déplaise à Mr Kofi Annan, il n’existe pas de “réfugiés climatiquesâ€, il existe, par contre, des réfugiés de la faim et c’est dans la mort que se réfugient plus de 30 000 êtres humains tous les jours.

Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable. Il faudrait seulement investir 1,5 milliard de dollars chaque année pendant 10 ans pour que les 300 millions d’Africains, qui n’ont pas d’eau potable, puissent y accéder et pour que 80% d’entre eux puissent accéder à l’assainissement. Une bagatelle.

Le réchauffement climatique anthropique n’a rien à voir avec la destruction de l’Afrique, ou des autres continents d’ailleurs. Les responsabilités incombent au colonialisme, à la monoculture, à la déforestation et à la désertification qui s’ensuivirent. La seconde révolution verte génétique, c’est un nouveau colonialisme transgénique de monocultures de nécro-carburants ou d’aliments pour les animaux esclaves de l’homme occidental.

Il faut également souligner que la course aux gènes climatiques résistants à la sécheresse est concomitante avec un reverdissement spectaculaire des zones Sahéliennes, ce qui constitue un sujet de débats acharnés entre les climatologistes. [134] [135] Et alors même que les “scientifiques†du GIEC ont prédit une réduction des récoltes de 50 % d’ici 2020 en Afrique!

Les solutions pour l’agriculture de l’Afrique, et pour tous les pays dits du Tiers-Monde, sont simples, trop simples: reforestation, pratiques agro-écologiques et semences de vie. Elles ne pourront, cependant, être mises en oeuvre que le jour où tous les colonialistes seront expulsés: les multinationales, les pétroliers, les extracteurs de diamant, de zinc, d’uranium, et toutes les ONGs dont une bonne partie constitue l’avant-garde de l’empire, et bien sûr tous les roitelets et dictateurs, marionnettes contrôlées, en bonne et due forme, par les Autorités.

Distinguer le réel de l’imaginaire et la vérité de la propagande.

Michael Crichton, qui dans les dernières années de sa vie dénonça avec virulence l’imposture climatique, avait dit: «Le plus grand défi auquel l’humanité soit confronté est celui de distinguer le réel de l’imaginaire et la vérité de la propagande.» L’erreur fondamentale qui semble avoir été implantée dans la psyché humaine, depuis fort longtemps, ne serait-ce pas l’illusion que l’homme puisse dominer la Nature et y compris même en contrôler le Climat?

La “science†à façon du GIEC est basée sur d’énormes fraudes dont l’une vient d’éclater au grand jour en fin de septembre 2009. La crosse de hockey, l’emblème, le logo du réchauffement climatique anthropique, est basée sur une fraude scientifique qui vient d’être dévoilée. [140] [141] [142] [143] [149] Une déferlante, mais pas celle prédite par le GIEC, va bientôt laminer le château de sable de cette pseudo-science. Elle est tout autant crédible, cette science, que les déclarations de Mr Sarkozy qui confond encore la couche d’ozone avec l’effet de serre [161] [162] [200]; les déclarations de Mr Rocard, l’ambassadeur des pôles, qui confond encore la couche d’ozone avec l’effet de serre et le dioxyde de carbone avec le monoxyde de carbone [163]; les déclarations de Mr Al Gore, qui confond encore la banquise et la calotte polaire. [164] [165] Ce qui lui a fait dire récemment que la calotte de glace polaire aurait intégralement fondu dans quelques années! [180] Peut-être devrait-il postuler au GIEC? Car il y a de la défection dans l’air!J’en profite pour tirer ma révérence à Vaclav Klaus, le président Tchèque, qui dans le débat sur le climat a su garder son intégrité et ne pas succomber aux sirènes des caniculs-bénis. Il est pathétique que certains mouvements “écologiques†se ridiculisent à promouvoir de telles berludondaines et se rendent, par là-même, complices de la destruction des communautés humaines des pays les plus pauvres par les nécro-carburants et les chimères génétiques. Quant aux organisations “non-gouvernementales†qui en ont fait leur fonds de commerce, on sait de quel côté elles se situent, du côté de l’argent et parfois même, si on soulève le paillasson, du côté de l’eugénisme ou de la dépopulation.

En attendant (que les calottes de glace se désintègrent), aux quelques intégristes qui m’ont accusé de complicité avec les pétroliers, à la suite de mes deux premiers articles, je dirai que nous sommes tous complices des pétroliers, dès que nous ouvrons le robinet à la pompe à essence, dès que nous consommons des aliments issus de la pétro-agriculture, dès que nous consommons des aliments “bios†qui arrivent d’Inde ou d’Afrique (et qui ont été cultivés par des travailleurs à 1 dollar par jour!), dès que nous achetons des “choses†qui ont été produites à l’autre bout de la planète par des enfants ou par des paysans chassés de leur terre par les multinationales.

La taxe “carbonette-mignonette†n’a rien de révolutionnaire. Ce qui serait véritablement révolutionnaire, c’est de confisquer les 14 milliards d’euros de bénéfice de Total, pour l’année 2008, pour les attribuer à la reforestation de l’Afrique ou à la recherche sur les énergies alternatives (au lieu que Total les investissent dans les centrales nucléaires). Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de démanteler les cartels pétroliers qui volent les ressources collectives planétaires, car le pétrole ne leur appartient pas. Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de démanteler les cartels financiers qui ont confisqué un bien public, à savoir le privilège de créer de la monnaie [195] (et bien sûr de démanteler ces deux structures mafieuses que sont le FMI et la Banque Mondiale). Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de mettre fin à la dictature de tous les cartels sur la planète.

Et ce qui serait encore très révolutionnaire, ce serait d’éclaircir tous les mystères qui planent au-dessus des fins de vie de Nikola Tesla, de Wilhelm Reich et de Victor Schauberger car il semblerait que ces trois découvreurs géniaux aient suscité beaucoup de tracas aux Autorités en ce qui concerne les “énergies alternativesâ€. L’un mourut dans la misère, après que ses découvertes aient été torpillées par Edison, Marconi et les trusts de l’énergie; l’autre mourut assassiné dans les prisons des USA; et le dernier mourut 5 jours après qu’il eut été ramené en Autriche des USA après y avoir abandonné les droits de tous ses brevets qui n’ont jamais réapparu depuis.

C’est tout un programme et il faut y aller sans doute par étapes afin de ne pas choquer les Autorités. Première phase: lancer un boycott de la taxe carbone et seconde phase: requérir du président de la France qu’il confisque les 14 milliards d’euros de bénéfice de Total pour abus et vol de ressources communautaires. On peut encore rêver.

Pour éviter de choquer les âmes sensibles, je me suis gardé, dans cet article, de prononcer le mot “conspirationâ€. Et pourtant, pour parler de climat, de carbone et d’atmosphère, ce terme est le bienvenu car il signifie en latin “respirer avecâ€. L’humanité partage son atmosphère avec tous les êtres vivants de la biosphère et tous les éléments non vivants à la surface de la planète. Nous partageons tous du même oxygène et du même dioxyde de carbone. Nous sommes tous en “conspirationâ€.

Donc je ne parlerai pas de conspiration mais je parlerai d’un système mafieux, et même “panmafieuxâ€, qui a pris toute l’humanité en otage. Ce qui serait révolutionnaire, c’est de faire juger par les tribunaux la poignée de quelques centaines de terroristes pétroliers, de terroristes alimentaires, de terroristes financiers, de terroristes vaccinalistes… tous membres de ce réseau “panmafieuxâ€.

Mais il est vrai qu’ils contrôlent les tribunaux… et que parfois même ils possèdent les prisons. Il faudra donc s’en remettre aux Insurrections qui ne manqueront pas de venir… ou bien à Gaïa.

Car ce serait vraiment un non-sens cosmique que Gaïa, la Terre-Mère, nous ait fait émerger de son berceau, nous l’espèce humaine, pour qu’une poignée de criminels, déments et inhumains, dévaste sa biosphère.

Dominique Guillet

Sur le même sujet, lire également Réduire la population pour lutter contre le réchauffement climatique

oct 04 2009

La société marchande est une religion

Par Régis Mex, pour Mecanopolis

La consommation des ménages est le moteur de l’économie de nos sociétés occidentales depuis le triomphe du modèle capitaliste, mondialiste et libéral; ce n’est un secret pour personne. Ce qui est moins évident est que l’économie, si elle est censée être le coeur de pierre qui alimente un pays au gré des flux monétaires suivant le cours des pertes et des profits, n’influence pas moins d’une façon certaine l’éthique d’une société. Si le coeur est un organe sans morale, conscience ni intelligence propres, il est pourtant une part de l’ensemble dont il est issu et a des impacts inévitables sur la santé de celui-ci: admettons un instant que le sang qu’il véhicule contienne du poison, et c’est l’entièreté de ce qu’il sustente qui se mourra. L’analogie semble effectivement appropriée: bien que l’économie soit un des piliers indispensables à la marche d’un État, qui procède selon des lois de cause à effet purement mathématiques et donc exemptes d’une quelconque morale par nature, il n’empêche pas moins que les conséquences de mécanisme programmé puissent attenter gravement à la pureté de l’esprit d’une société et des individus qui la constituent. Un produit n’est-il pas, par définition, le résultat de tous les éléments qui le composent ? Un bâtiment n’est-il pas dépendant des fondements sur lesquels il repose ? Ainsi, une part défectueuse d’un ensemble affecte toujours la totalité et le bon fonctionnement de ce dernier.

nwo3

Le mot « religion » trouve son étymologie dans le verbe latin « religere », qui signifie « relier ». La fonction première de la religion est donc de relier les êtres. Par quoi sont-ils reliés au sein de celle-ci ? Essentiellement par l’appartenance à une même doctrine. Or, la société marchande ne relie-t-elle pas ses adhérents grâce à une façon commune de penser et de percevoir le monde ? Le « mainstream », l’inconscient collectif du peuple qui fait partie d’une société donnée (littéralement « courant principal »), est formé par la somme des idées, principes, cultures et valeurs de chaque personne qui constitue ce même peuple. La grande majorité des individus ayant peu de personnalité, chacun est modelé par l’idéologie de la société une fois qu’il y est intégré. La voie de la facilité est effectivement la plus prisée par le commun des mortels, car le seul autre choix possible serait de vouloir modifier son environnement pour le faire correspondre à des idéaux que l’on juge élevés, mais encore faudrait-il avoir les capacités d’appréhender une telle possibilité; un exercice autrement plus ardu, en somme.

Il se trouve que la pensée dominante en Amérique du Nord et en Europe a décrété en ce début de 21ème siècle que l’on ne doit croire que dans ce que l’on voit et peut ressentir directement par nos sens organiques. Cela implique de collectionner un maximum de plaisirs: puisque le corps est destiné à mourir, il serait invraisemblable qu’il y ait une quelconque vie après la mort, n’est-ce pas ? L’accession à une profession aussi prestigieuse que rentable est une autre priorité, un autre élément indispensable pour être socialement reconnu, ce qui est aussi important maintenant que l’obtention de « son paradis » l’était au Moyen Âge: seuls les critères ont changé. Le système conditionne aussi chacun d’entre nous dès le plus jeune âge pour que nous acceptions de nous vendre aux employeurs les plus divers pour le servir avec fierté.

Ce qui intéresse réellement la population est de s’acquitter des tâches qu’on lui impose pour vivre une vie « normale », plate, sans risques, et ainsi donner l’apparence d’avoir réussi sa vie de sorte à avoir bonne conscience. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que chacun a une conception personnelle et intime des critères qui lui permettraient d’être satisfait de la vie qu’il mène, et qu’il n’y a aucune loi universelle de réussite qui puisse être trouvée (surtout pas par de simples humains).

C’est pourtant la conduite aveugle de principes étiquetés comme seuls valables qui prévaut, et ceux qui se targuent d’être les parfaits produits du système achètent compulsivement tout ce qui est à leur portée et pourrait leur permettre de « profiter au maximum de la vie tant qu’il en est encore temps », dans le but d’éprouver autant de plaisirs que possible. L’angoisse du néant qu’il y aurait après la mort (pour peu qu’ils se soient jamais posé ce genre de question existentielle) ne fait que renforcer cette envie de fuir en avant et de trouver des échappatoires à l’absence de réponses dans les plaisirs les plus divers.

Le statut officiellement démocratique de nos sociétés est également un atout considérable pour le mercantilisme, parce qu’aucune limite n’y entrave la consommation et que tout peut s’y vendre, parfois même des choses qui pourraient nuire au pouvoir en place, et que la population peut se fondre dans des illusions de perfection et ne plus avoir d’autre préoccupation que de se complaire dans le plaisir que les produits achetés lui procurent de sorte à renforcer la réalité de son petit paradis, entre autres raisons. La démocratie s’accompagnant du libéralisme économique (censé, comme son nom l’indique, permettre la liberté alors qu’il provoque l’inverse dans les faits), du libre-échange et du laisser-faire, le capitalisme ne peut qu’être enchanté par un tel système, surtout lorsqu’il serait en réalité digne d’être nommé démocrature en raison de la nature de son pouvoir politique.

moneygold

Pire, le domaine du matériel finit par être la seule dimension d’existence de l’individu, ce qui implique qu’il adopte toutes sortes de comportements d’un niveau de sophistication digne de ce qui est matériel; autrement dit, le plus bas qui puisse exister. La société marchande contribue donc fortement à déconnecter l’homme de ses facultés spirituelles et à le pousser dans un égoïsme et une médiocrité toujours plus patentes. Il est vrai qu’un nombre conséquent de personnes est de toute manière incapable d’envisager quoi que ce soit de plus évolué que ce qui est purement tangible, visible, et cultiverait donc une grande proximité avec le côté animal, primitif et instinctif du genre humain, qu’il vive dans une société marchande ou non. Le problème est que l’inconscient collectif empoisonné par les valeurs inversées d’aujourd’hui peut conduire dès le plus jeune âge des gens intelligents et de bonne foi à un mode de vie qui ne correspond pas à leurs aspirations naturelles, ou les rendre malheureux parce qu’ils refusent ce système dans lequel ils ne trouvent pas une place qui leur est appropriée. Le système ne proposant pas vraiment d’alternatives à sa politique de conditionnement et de mise au travail qui oblige presque tout un chacun à se plier aux exigences de la société et qui laisse peu de temps et d’énergie à ceux qui désirent se développer intellectuellement et spirituellement par eux-mêmes, il est clair que le gâchis de génie et d’imagination qui pourrait contribuer à améliorer l’ordre des choses est énorme.

D’autre part, il est difficile d’imaginer que plusieurs religions dominantes puissent cohabiter; la vocation d’une religion est aussi d’éliminer ses concurrents. Ainsi, le matérialisme qui pourrait être qualifié de religion sataniste et voleuse d’âmes, éclipse toute autre religion de la scène principale, et les relègue au second plan. On érige désormais le matériel comme dieu unique, et on rend des cultes à un florilège de divinités secondaires, telles des vedettes de cinéma ou de sport, toutes aussi creuses les unes que les autres. Cela se constate nettement avec le recul incontestable de l’importance du christianisme depuis l’avènement de la société marchande. L’amoindrissement de l’influence d’une Église qui s’était depuis longtemps décrédibilisée n’est certes pas d’une réelle gravité, mais la perte de vue de l’idée même d’un Dieu a grandement renforcé l’ignorance de l’Homme de sa dimension spirituelle. Si je ne considère personnellement pas comme particulièrement positif d’être théiste, je pense qu’être déiste peut difficilement avoir des conséquences négatives, tant sur soi que sur les autres personnes.

Le système économique occidental lui-même fonctionne d’une façon tout à fait égoïste et psychopathe, en ne se contentant pas de spolier la richesse des citoyens de son pays, mais en volant aussi celle des nations dans lesquelles il a une emprise sur la scène internationale. Ce modèle, comme le reste de la société dont il est issu, privilégie la pensée et l’action à court terme, ce qui est plutôt logique lorsque l’on est basé sur le matériel. Le matériel est effectivement l’incarnation même de ce qui est temporaire, et miser là-dessus revient à se baser sur ce qui est évanescent et ne peut que disparaître. Comment penser qu’un pays qui, comme les États-Unis, affecte 651,2 milliards de dollars à la Défense nationale, quand 330 milliards sont versés à la Recherche et au Développement, 64 milliards pour l’éducation, et 18,1 pour la Nasa, pendant que des coupes dans les services sociaux et la santé sont faites, puisse être en phase avec les réalités de son temps ? Alors qu’investir dans les sciences paraîtrait le moyen le plus probable d’aboutir, entre autres perspectives alléchantes, à l’autonomie et à l’abondance énergétique, ce qui serait très utile et rentable sur le long terme, mais coûteux pendant la période de recherche qui précède la découverte, le gouvernement des États-Unis préfère, lui, investir prioritairement dans l’industrie de l’armement, y ajoutant une subvention de 100 milliards de dollars entre 2008 et 2009 malgré la crise économique, parce que ce secteur est immédiatement rentable et que seul le profit est recherché. Certains diront qu’il s’agit d’une mesure de protection nécessaire pour garder un poids dissuasif sur la scène internationale. Mais contre qui les États-Unis devraient-ils se protéger avec une velle véhémence, au juste ? Même la Chine, pourtant versée dans l’art de la brutalité et deuxième puissance militaire mondiale, n’affecte que 56 milliards à son budget militaire. La mort est tout simplement une affaire florissante. (Pour les intéressés, voir la répartition des dépenses du gouvernement américain, en anglais)

sarkozy-pour-un-capitalisme-nouveau

Un autre méfait de la société marchande telle qu’elle est organisée est qu’elle oblige le citoyen à oeuvrer à sa propre auto-destruction. Du fait qu’elle lui impose de penser sur le court terme et ne lui fait savoir que ce qu’elle estime qu’il doit savoir, elle l’habitue à acheter sans se demander qui il contribue à financer de la sorte. En effet, bien qu’il soit tout à fait normal que le groupe assez volumineux des citoyens qui gagnent tout juste assez d’argent pour survivre minimise ses dépenses au maximum et achète donc là où les prix sont les moins élevés, d’autres personnes plus aisées pourraient faire passer les justes valeurs avant la cupidité, ne serait-ce que par principe. En effet, en achetant là où les prix sont les moins élevés, donc dans la grande distribution, on enrichit forcément les multinationales qui pourrissent le monde du fait des conséquences de leurs actions, de même que tant d’autres entreprises dont l’éthique est discutable mais auxquelles le système force souvent bon nombre de gens à avoir recours par la simple et logique motivation de la survie. De toute manière, peu d’entreprises peuvent encore se vanter d’être exemptes de reproches. Mais en favorisant la grande distribution, on accentue aussi quelque chose qui nous touche plus directement, à savoir la destruction des classes moyennes, qui sont un pilier indispensable à la démocratie. Réduire la classe moyenne dans des proportions incongrues, cela signifie diviser la société entre une classe aisée, dans laquelle les richesses et le pouvoir sont centralisés, et une classe pauvre, qui est si préoccupée par sa survie qu’elle a peu d’occasions de se soucier de quoi que ce soit d’autre et dont les moyens ne permettraient de toute manière pas de causer la moindre incidence. Ce schéma illustre de manière éloquente la disparition progressive de la classe moyenne depuis les 30 dernières années:

Classe moyenne

Le pire est que les citoyens sont contraints par le système de disloquer cette petite bourgeoisie. Qui plus est, la société marchande a permis au secteur privé des entreprises de s’approprier une telle quantité de richesses qu’elles se sont non seulement substituées aux États, mais les tiennent désormais sous leur coupe grâce à leur monopole de l’argent, et y trouvent un sympathique réservoir de subsides dans lequel elles peuvent se servir aux détriments du contribuable.

89564

Bien que tous les systèmes, même ceux qui incluent les valeurs les plus nobles, sont détournés par les dirigeants à des fins qui leur sont avantageuses, et que ce qui se fait sur le reste du globe peut difficilement être considéré comme plus appréciable que ce qui existe en Occident, le nôtre a ceci de particulièrement pervers qu’il essaie de revenir sur des droits durement acquis et veut se faire passer pour une démocratie humaniste alors qu’il est une démocrature qui penche de plus en plus vers la dictature. Prisonniers de leur propre logique, nos dirigeants nord-américains et européens multiplient les mesures et les astuces extraordinaires pour conserver leur emprise hégémonique sur le globe qui leur permet de faire prévaloir leurs ambitions, obsédés à l’idée de maintenir le système tel qu’il est pour sauvegarder leurs privilèges, alors que leurs « blocs »Â déclinent inexorablement et pourraient se retrouver balayés d’ici une quarantaine d’années par le pôle Russe, Indien et Chinois, même si ceux-ci sont actuellement encore loin d’être réellement menaçants économiquement parlant, à moins d’un éventuel effondrement brusque de l’Occident, quoiqu’il les emporterait probablement dans le même gouffre. L’Union Européenne des 27, les États-Unis et le Japon comptent effectivement pour un PIB d’environ 36 000 milliards sur un total de 54 000 pour l’ensemble du globe, tandis que la Chine atteint les 5 000 milliards et que la Russie et l’Inde tournent autour des 2000. Pourtant, ces derniers pays sont partisans d’un système capitaliste tout aussi immoral que celui du monde occidental (même s’ils partagent aussi de nombreux différends avec ce dernier) que la Chine couple d’une ignoble politique communiste, et les droits des citoyens y stagnent à un niveau auquel nos élites auraient toutes les peines du monde à nous ramener, malgré leurs brillants efforts en ce sens.

Bien mieux qu’un effondrement du monde occidental, donc, il faudrait tout simplement espérer que l’issue des événements à venir débouche sur un changement de pouvoir vers un gouvernement plus éclairé, ou permettent au minimum un retour à une situation plus acceptable. Malheureusement, une amélioration de la vie au sein d’une société ne dépend que de la bonne volonté de personnes hauts-placées, et peut brutalement disparaître d’un jour à l’autre avec ces mêmes dirigeants bien intentionnés. Mais puisque la nature du genre humain est par nature imparfaite, l’être humain ne peut créer que des sociétés imparfaites, et c’est pourquoi attendre la perfection dans ce domaine ne pourrait que décevoir tant que l’Homme sera tel qu’il est. Cependant, il nous est tout à fait légitime d’exiger une société aussi parfaite que possible, en ayant à l’esprit que cette entité est le reflet de l’ensemble de ses constituants et que nous sommes par conséquent les garants de son bon fonctionnement.

Régis Mex, pour Mecanopolis.

sept 27 2009

Le meilleur des mondes

affiche01smallwv6

Dans le livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l’une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l’élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).

Le « meilleur des mondes » décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves « auraient l’amour de leur servitude »…

Comme une plongée, un zoom, un reportage sur le monde tel qu’il pourrait devenir, si certains aspects de nos sociétés dites modernes et civilisées, étaient cultivés par ces forces qui gouvernent le mental… Le meilleur des mondes ?

Le meilleur des mondes 1/5

août 22 2009

La « grande grippe », un jeu vidéo pour vous laver le cerveau

Un producteur néerlandais de « jeux sérieux » (comprenez à forte valeur pédagogique) vient de réaliser, pour le CHU de Rotterdam, et dans le cadre de l’année Darwin, un nouveau jeu vidéo The Great Flu (La grande grippe).

 

grippe-a 

Visiblement formaté par des « économistes de la santé » de l’école comportementaliste, le jeu vise à vous laver le cerveau et à rendre plus acceptable la bio-éthique du « canot de sauvetage » promue par l’Empire britannique et ses adeptes comme le conseiller spécial en matière de santé d’Obama, le docteur Ezekiel Emanuel. Comme les tristement célèbres hygiénistes allemands, le docteur Emanuel estime que certaines vies ne méritent pas d’être vécues, surtout quand l’argent et les ressources se font de plus en plus rares.

 

C’est le message explicite de « La grande grippe ». La publicité pour ce jeu avoue que « pour bien des gens, faire d’une maladie mortelle un passe-temps peut apparaître comme un manque de goût, en particulier quand l’Amérique se prépare à affronter la deuxième vague de grippe A(H1N1). Mais chez les enfants, ce jeu peut s’avérer le moyen le plus efficace pour communiquer des nouvelles sérieuses ».

 

Dans « La grande grippe », le joueur pilote le centre de « contrôle pandémique mondial ». Devant une carte du monde, il suit jour par jour, à partir d’avril 2009, l’évolution de la pandémie. Accompagné d’une musique mortuaire, des clignotants s’allument en Asie et dans la région du Mexique et ils finissent, petit à petit, par gagner les cinq continents.

 

Pendant que les compteurs totalisent en temps réel le nombre de cas confirmés et de morts, le joueur, doté au départ d’une somme d’argent fixe (2 milliards d’euro) « apprend » que, pour enrayer la pandémie mortelle, il est obligé de trouver « un équilibre » entre des coûts inévitables en vies humaines et les coûts financiers de tout effort sanitaire.

 

Sans surprise, la tendance naturelle du joueur l’amène rapidement à éviter les mesures les plus coûteuses, comme la fermeture d’aéroports (250 millions), l’amélioration de la recherche (200 millions), l’achat de vaccins (120 millions) ou la création de services de veille sanitaire (100 millions) !

 

Ainsi, les concepteurs du jeu nous apprennent les « bonnes mesures », de surcroît pas forcément très cher ! Comme : informer les citoyens (5 millions) ; fermer un marché local (5 millions) ; distribuer des masques (7 millions) ; fermer une école après un début de grippe (10 millions) ou encore« améliorer » l’offre de soins (20 millions).

 

Si le joueur dépasse son portefeuille virtuel, un message d’avertissement apparaît : « vos mesures coûtent de l’argent, faites attention ». Les réalités politiques sont également prises en compte. Si un joueur met en place un système de surveillance coûteux ou contraignant, des gouvernements ne manquent pas de lui faire savoir. C’est ce qui arrive lorsqu’on investit dans la recherche et les vaccins, pourtant synonyme de victoire.

 

Morale de l’histoire ? Il s’agit de nous faire prendre conscience de la difficulté des responsables devant une telle tâche : arrêter une pandémie avec des moyens financiers très limités ! (car il s’agit de la santé des humains et non de la santé des banques…)

 

Ce qui vient immédiatement à l’esprit, c’est la similitude de « l’éthique du canot de sauvetage » promue par ce jeu et un article du conseiller santé d’Obama Ezekiel Emanuel intitulé « Qui devrait recevoir le vaccin contre la grippe quand on ne peut pas vacciner tout le monde ? », publié le 12 mai 2006 dans la revue britannique Science, à une époque où la grippe aviaire H5N1 faisait craindre le pire.

 

Ezekiel Emanuel, co-auteur de l’article avec Alan Wertheimer, y écrivait qu’il « est probable que plus de 90% de la population américaine ne sera pas vaccinée [contre le H5N1] pendant la première année ». Il va donc falloir faire des choix ! Si à l’époque certains experts américains conseillaient de vacciner en priorité le personnel des laboratoires produisant les vaccins, le personnel médical et les personnes âgées et malades plutôt que personnes en bonne santé entre 2 et 64 ans, Emanuel rejetait cette approche en proposant son propre « cadre éthique alternatif ».

 

Ce nouveau cadre établit la priorité de l’attribution des soins ou médicaments selon le principe de « cycles de vies », un principe qui prétend que, pour qu’une vie soit digne d’être vécue, chaque personne devrait pouvoir traverser plusieurs cycles de la vie (jeunesse, adolescence, vieillesse), car, d’après les auteurs, « la mort nous semble plus tragique quand meurt un enfant ou un jeune adulte que quand il s’agit d’une personne âgée ».

 

En clair, pour Ezekiel Emanuel, s’il n’y a pas de quoi vacciner tout le monde, priorité aux jeunes adolescents*, et tant pis pour les nourrissons et les vieillards !

 

Note :

*Précisons qu’en 2006, Ezekiel Emanuel accordait la priorité aux jeunes sur la base de sa conception nazie de la bio-éthique selon lequel il existe certaines vies qui méritent plus d’être vécues que d’autres. Evidemment, en 2009, le mode opératoire de la grippe A(H1N1), en frappant en grande majorité de jeunes adultes, fait d’eux une population à risque au même titre que les femmes enceintes ou les personnes souffrant de maladies chroniques ou d’immunodépression.

 

Source: Solidarité & Progrès

juil 27 2009

Petite mise au point sur la nature non-démocratique des institutions françaises

Par AspExplorer

L’idée que la France est une démocratie est généralement acceptée par la plupart des observateurs, en particulier à l’étranger, sans que la question fasse débat. Il est cependant permis d’examiner cette assertion en détail, et les choses nous apparaissent alors moins nettes. La démocratie consiste en un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. « Par le peuple », la chose paraît difficile lorsque l’on parle de nations comptant des millions de citoyens – bien qu’à la vérité, l’expérience n’ai jamais été tentée – voici pourquoi la France a fait, comme tous les autres pays, une entorse à ce principe en y substituant le gouvernement « par les représentants du peuple ». C’est ce que l’on appelle la démocratie indirecte. Les citoyens élisent donc librement ceux qui vont porter leur parole au sein d’une assemblée où ils débattront. Ce système est en soi imparfait, car bien sûr, celui que j’élis, par exemple, parce que ses opinions sont proches des miennes en matière économique n’aura pas nécessairement les mêmes idées que moi en matière de défense, de moeurs, de diplomatie, etc… Se rajoutent à ce défaut de ontologique trois biais spécifiques au cas Français.

drapeau_france

- En premier lieu, l’assemblée dont nous parlons n’a de compétence qu’en matière de pouvoir législatif. Le pouvoir exécutif rend des comptes au Parlement, mais les ministres ne sont pas élus par le peuple. De fait, ce n’est le cas nulle part dans le monde, la situation Française se caractérisant du reste par un degré de démocratie légèrement supérieur à la moyenne en ceci que le Président de la République, qui exerce de fait les fonctions de chef de gouvernement, est directement élu par les citoyens. Notez enfin que le pouvoir judiciaire, entre les mains de fonctionnaires de carrière, est largement hors de portée du suffrage populaire, et que la souveraineté du peuple ne s’y exerce que par le rare et folklorique truchement des jurys d’assises.

- En second lieu, le pouvoir législatif du Parlement est strictement encadré par l’exécutif, qui décide de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Les députés n’ont donc aucun moyen de débattre d’un sujet qui n’aurait pas l’agrément du Président de la République, une spécificité Française qui réduit considérablement la souveraineté et la crédibilité du Parlement.

- Enfin, le parlement se compose de deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Ce dernier n’est pas élu au suffrage universel, mais par le vote des « grands électeurs », principalement les maires. Ce système avait, à l’origine, pour unique objet d’empêcher la gauche d’arriver au pouvoir, en donnant autant de voix à quelque obscure bourgade agraire du bocage Normand qu’à Paris et ses hordes d’ouvriers bolcheviques. Ce système à l’antidémocratisme patent est toujours en place de nos jours, car il est impossible de réformer la constitution sur ce point sans avoir l’aval du Sénat…

Dans la pratique, le Parlement n’a que le pouvoir de voter servilement les lois qui lui sont proposées par le gouvernement ou, de plus en plus souvent, directement par les groupes de pression économiques ou moraux qui font le siège du Palais Bourbon. Lorsque le parlement vote mal, on le fait revoter, comme on l’a vu récemment.

Il n’existe que peu de reliquats de véritable démocratie dans la pratique du pouvoir. Les citoyens ont rarement voix au chapitre. Souvenons-nous que le dernier référendum national date de quatre ans – la pratique du référendum local étant très marginale – et que l’actuel Président de la République s’était fait fort, durant sa campagne, de n’en organiser aucun durant son mandat, sous prétexte que le peuple est bête et qu’il ne comprend pas les questions qu’on lui pose. On ne saurait mieux faire l’éloge de l’oligarchie. En somme, tout se passe comme si la démocratie « Ã  la Française » consistait à se déplacer au bureau de vote une fois tous les cinq ans, et à obéir servilement le reste du temps.

Cela pourrait effectivement passer pour une sorte de démocratie, dévoyée, mais enfin, qui aurait sauvegardé l’essentiel : le choix du peuple. Mais là encore, dans la pratique, tout s’est mis en place depuis des années pour réduire la pertinence de ces choix, toujours en raison du fait que le peuple est bête et mal éduqué et qu’il ne connaît pas son intérêt, la preuve, c’est qu’il ne vote pas comme on veut. Qui se souvient du référendum sur le quinquennat ? Sous le premier mandat de Jacques Chirac, celui-ci avait eu l’idée brillante – qui traînait en fait dans l’air depuis un bon moment – de ramener le mandat du Président de la République de 7 à 5 ans. Voilà qui va dans le bon sens, bêla-t-on alors de conserve, car cela signifiait que l’on aurait le droit de choisir plus souvent ceux qui nous gouvernent. Mais il n’en a rien été, et voici pourquoi. Jadis, le mandat du Président étant de sept ans et celui des députés de cinq seulement, ils se retrouvaient décalés. Au cours d’un septennat, on pouvait donc changer deux fois ceux qui nous gouvernaient, la première fois à la Présidentielle, la seconde cinq ans plus tard aux Législatives. En moyenne, l’élection décisive se déroulait donc tous les 3,5 ans. Avec le quinquennat, les deux élections étant synchronisées, on ne vote qu’une fois tous les 5 ans. Le voyez-vous mieux, le progrès démocratique ? De fait, si on examine les évolutions constitutionnelles intervenues ces vingt dernières années, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu la moindre avancée ayant permis de redistribuer un peu de pouvoir au peuple. Ou plutôt si, il y en eut un : en 2005, on avait inclus un – dérisoire – alinéa pour obliger à passer par voie référendaire lorsqu’il s’agirait de ratifier toute nouvelle adhésion d’un pays à l’Union Européenne. C’était pour rassurer les Français au sujet de la Turquie. L’alinéa en question a depuis mystérieusement disparu à l’occasion du dernier chambardement constitutionnel voulu par le Président Sarkozy (c’était officiellement pour moderniser les institutions, on ne voit pas bien le rapport).

Du point de vue institutionnel, tout est fait pour protéger de plus en plus les élus contre les méfaits du suffrage universel. Mais les institutions ne sont pas tout, il y a aussi, et surtout, les usages, le contexte social dans lequel s’opère le choix du peuple. Ainsi, la liberté d’expression est-elle généralement considérée comme nécessaire à la pratique démocratique, car seul un citoyen bien informé peut voter en connaissance de cause. Cette liberté est garantie par la Constitution. Sauf dans certains cas prévus par la loi afin d’éviter des « abus ». Quels sont ces cas ?

- Injure
- Diffamation
- Divulgation d’éléments relatifs à la vie privée
- Divulgation de données fiscales
- Entorse à la propriété intellectuelle
- Négation de génocide
- Citation de marque commerciale dans un medium grand public
- Dénigrement de marque commerciale
- Pédopornographie
- Incitation à la haine raciale
- Non-respect de la présomption d’innocence
- Non-respect du secret de l’instruction
- Non-respect du « droit à l’image »
- Apologie du suicide, de la torture, de délits divers…
- Infraction au secret défense
- etc…

Il n’aura échappé à personne que si vous désirez empêcher quelqu’un de s’exprimer et que vous avez de l’argent à y consacrer, vous trouverez toujours dans cette liste non-exaustive au moins un moyen de faire taire le gêneur. Néanmoins, la Constitution garantit votre droit à la liberté d’expression. Il suffit juste que ce que vous avez à dire ne cause de chagrin à personne.

Cet arsenal juridique est d’autant plus ubuesque que dans les faits, les principaux organes de presse ont, depuis quelques années, tous basculé dans le giron de grands groupes industriels et financiers, amis et associés de l’actuel pouvoir, ce qui permet de s’interroger sur leur indépendance. L’enquête de fond n’ayant jamais été la spécialité de la presse Française, on comprend que l’Etat n’a, en somme, rien à craindre de ce côté là. C’est donc uniquement à destination des particuliers que l’on a, année après année, organisé cet étouffant système du « vous êtes libres de dire que vous êtes d’accord avec nous » qui conduit invariablement à nous donner le choix, à chaque élection, entre l’énarque de droite et l’énarque de gauche, qui sont d’accord sur tout et mèneront, avec des nuances de pure sémantique, des politiques indiscernables.

Plus on s’interroge sur la pratique démocratique dans notre pays, plus on est contraint de constater que le gouvernement « par le peuple » n’est pas à l’ordre du jour, et historiquement, il est vrai qu’il l’a rarement été. Qu’en est-il alors du gouvernement « pour le peuple » ? Car si la France de de Gaulle et Pompidou ne valait guère mieux en matière de censure et de respect des formes démocratiques, au moins peut-on créditer les hommes d’état de ce temps d’une certaine efficacité dans leur gouvernement. N’ont-ils pas relevé la France de ses ruines, et bâti un des pays les plus prospères du monde sur le socle d’une solide indépendance nationale ? Les années 50 et 60 n’ont pas manqué de scandales et d’affairistes, pourtant, on construisait, on entreprenait, on bâtissait l’avenir en investissant dans l’innovation et la jeunesse. En somme, si les institutions étaient déjà imparfaites, les politiciens de cette génération, issus de la guerre et de la résistance, étaient dotés d’une qualité morale et intellectuelle suffisante pour n’en point trop tirer profit à leur avantage personnel.

On ne peut certes pas en dire autant de la génération actuellement au pouvoir.

Source: AspExplorer

juil 26 2009

La fabrication du consentement (vidéo vostfr)

Mecanopolis

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.
 

chomsky_et_les_illusions_necessaires-3_800

 
Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

 

 

 

juin 24 2009

Les forces politiques « progressistes » instrumentalisent le Nouvel Ordre Mondial

Chevalier Jedi

Nombre de lecteurs et d’observateurs de la situation géopolitique internationale pensent que l’idéologie d’un Nouvel Ordre Mondial et d’une gouvernance mondialisée sont l’apanage des courants dit « de Droite » néo conservateurs et ultralibéraux. Et bien non ! Les forces progressistes dites « de Gauche »: socialistes, communistes et altermondialistes participent activement au mouvement remodélateur du N.O.M. et à la mise en place de tous les outils nécessaires pour une future gouvernance internationale. Dès Janvier 2001, lors du Forum Social Mondial, le mouvement altermondialiste ATTAC, annonce bien la couleur en accusant les états nations d’être à l’origine des guerres et des génocides (discours d’inauguration).

cheva

En outre, il laisse sous entendre la nécessité de les supprimer au profit d’une structure dominante globale qui passerait outre la souveraineté des pays et des peuples et n’hésite pas à citer Nicos Poulantzas (penseur marxiste proche des conceptions de l’eurocommunisme): « les génocides sont une invention moderne liée à la spatialisation propre aux Etats nations : forme d’extermination spécifique à la constitution d’un nettoyage du territoire national qu’on homogénéise.(…) Le génocide ne devient possible que par la fermeture des espaces nationaux contre ceux qui deviennent ainsi les corps étrangers à l’intérieur des frontières. Symbole ? Le premier génocide de l’histoire moderne, celui des Arméniens, accompagne la fondation du jeune Etat nation turc par Kemal Atatürk, la constitution d’un territoire national sur les ruines de l’Empire ottoman. (…) Les racines du totalitarisme sont inscrites dans la matrice spatiale matérialisée par l’Etat nation moderne…».

Alors que la fondation de l’Etat moderne turc s’inscrit pleinement dans l’Agenda mondialiste du XX ème siècle, le discours d’ATTAC prétend ainsi que les états nations sont l’apanage de tels crimes et omet de signaler que les empires à tendance mondialiste, par le truchement d’organisations globales (ONU, OMS, OMC, etc.), provoquent aussi nombres de génocides organisés et justifiés par leurs propres règles et leurs lois dominatrices.

Peu à peu, le discours d’ATTAC de 2001 nous fait penser que la fatalité de notre état, monde globalisé ( »…globalisation capitaliste, aux politiques néolibérales productrices d’une brutale inégalité sociale, de désastres écologiques, de régression sociale, d’ « horreur économique » et d’aggravation de la dette et de la dépendance des pays du Tiers-monde… »), ne nous laisse comme autre choix qu’une contre attaque, la création d’un « autre projet mondial, émancipateur, démocratique, égalitaire, libertaire » en proposant les bases de ce qui deviendra un jour « l’internationale de la Résistance » contre l’offensive capitaliste néo-libérale. En d’autres mots la version gauchiste du projet mondialiste (à noter que la première et principale référence de ce discours ampoulé n’est autre que Le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels…) Tout est dit !

En 2003, le XXII ème congrès des pays socialistes de Brasilia anticipait déjà et bien avant l’avènement de la crise économique majeure qui débuta en 2007, la nécessité d’un Nouvel Ordre Mondial (liste des participants).

« The Socialist International, the global movement of social democratic, socialist and labour parties, holding its XXII Congress in São Paulo at the invitation of the Partido dos Trabalhadores, calls on all socially and politically progressive people and organisations to come together in a global coalition to promote a new world order based on a new multilateralism for peace, security, sustainable development, social justice, democracy, respect for human rights and gender equality. » (Texte complet).

L’amphitryon de ce sommet, le fraîchement élu Lula Da Silva, grand représentant du progressisme à la brésilienne, reprit quasiment mot pour mot le discours d’inauguration concocté en Grande Bretagne par le siège de « l’Union des partis socialistes du monde ». Discours de Lula (VO)

En résumé, le Président Lula explique que des négociations sont en cours avec l’OMC afin de mettre en place une zone de libres échanges au niveau des Amériques avec le G22.

Que l’objectif du Mercosur (actuellement dépassé au niveau global par l’UNASUR est de développer un ordre économique plus juste et plus équilibré pour tous.

D’ailleurs, les brésiliens sont en train de renforcer les relations économiques dans la Région pour construire une infrastructure commune au niveau économique et commercial…. Ils veulent aussi créer des institutions politiques communes, en cherchant l’intégration sociale et culturelle ; mais aussi développer des relations avec l’Inde, l’Afrique du Sud, la Chine et la Russie pour renforcer le multilatéralisme…

Pour conclure, que leur politique extérieure soit un instrument important dans le monde pour favoriser un nouvel ordre plus démocratique, plus juste et plus équitable socialement…

Plus récemment, en mai 2009, lors d’une visite historique en Chine, Lula avait annoncé qu’il cherchait à promouvoir l’idée d’un nouvel ordre économique mondial où le groupe émergent du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), pourrait jouer un rôle de premier plan.

Mais Il a surtout évoqué avec son homologue Hu Jintao le «nouvel ordre économique » pour lequel il souhaite voir ces pays jouer un rôle majeur, la crise ayant considérablement changé la donne à ses yeux.

La réforme de l’ordre financier international, tout comme la promotion du rôle des grands pays en développement fut donc à l’ordre du jour au cours des discussions entre les deux chefs d’Etat. Parmi les propositions évoquées, celle de libeller les échanges commerciaux en utilisant les monnaies locales, ce qui permettrait de contourner le Dollar. Cette initiative avait été évoquée en avril dernier à Londres, lors du sommet du G20. Le Brésil l’avait déjà mise en application, dès le 1er janvier 2009, avec l’Argentine, qui après la Chine et les Etats-Unis est son troisième partenaire commercial.

En cette année 2009, faisant suite à la révélation de la crise économique rendue publique par la médiatique couverture des événements de Wall Street et en parallèle des réunions du G8 et du G20, les forces progressistes au sein de l’ONU réclament haut et fort la création d’un Parlement Mondial.

Trois jours avant que les dirigeants du G20 ne se réunissent à Londres le 02 avril, et en vue d’apporter des solutions à la crise financière, des politiciens, des universitaires et des représentants d’organisations de la société civile originaires de 61 pays ont publié une déclaration commune appelant à la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies afin de « contrôler » le système international. Cette proposition est conforme aux recommandations déjà adoptées par le Parlement européen, le Parlement panafricain, le Parlement latino-américain et le Sénat Argentin.

Ce document stipule que « la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies devrait être une partie importante du nouveau système de gouvernance financière et économique internationale ». Selon cette déclaration, ce forum parlementaire mondial pourrait d’abord être créé en tant qu’organe consultatif. Cependant, elle suggère qu’à long terme, il « puisse exercer un réel contrôle mondial sur les institutions du système ».

La liste des signataires de « l’Appel au contrôle démocratique mondial des institutions financières et économiques internationales » comprend 140 parlementaires et de nombreux anciens ministres et membres de gouvernements, parmi lesquels, Hans Eichel, ancien ministre allemand des finances de 1999 à 2005.

Cette requête est également soutenue par l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, l’égyptien Boutros Boutros-Ghali. « En ce moment critique, nous exhortons les Nations Unies et les gouvernements de ses états membres à soutenir la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies au cours des délibérations sur la réforme des institutions monétaires, financières et économiques internationales », a-t-il souligné.

La déclaration fait remarquer, entre autre, que ce nouvel organe pourrait « contrôler les liens réciproques entre les politiques financières et économiques du système international et leur impact dans d’autres domaines tels que le développement durable, l’approvisionnement alimentaire, l’éducation, la santé ou l’éradication de la pauvreté ».

Le Leitmotiv pour la refonte du système établi est : « Problème, Réaction, Solution » au moment où la communauté mondiale fait face à un énorme bouleversement économique et social déclenché par la crise financière mondiale.

La réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement est sérieusement menacée. Les plus pauvres sont les plus touchés. Des répercussions potentiellement graves sont à craindre sur la stabilité politique et la démocratie.

Ainsi les promoteurs d’un Parlement Mondial nous proposent et nous expliquent le besoin d’agir rapidement et efficacement sur la scène internationale, un cadre institutionnel approprié devant être mis en place pour réguler et réorienter le système financier.

«Les institutions multilatérales telles que le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce ont créé des politiques mondiales dont l’impact sur le commerce international, la finance et les économies nationales est énorme. En cette période troublée, nous devons nous assurer que le nouveau système d’institutions internationales monétaires, financières et économiques soit suffisamment bien choisi, plus crédible, légitime, transparent, responsable, représentatif, réactif et plus démocratique. La création de ce système réformé doit garantir aux citoyens du monde, concernés par ses politiques et ses prises de décisions, de pouvoir faire entendre leur voix au cours des processus d’élaboration, d’application et d’évaluation de ces actions. Cette tâche doit être soutenue par la création d’un organe mondial composé de représentants élus.

La création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies devrait représenter une part importante du nouveau système de gouvernance internationale financière et économique. Cette assemblée pourrait initialement avoir une fonction largement consultative. A long terme, elle devrait exercer un authentique contrôle sur les institutions du système. Pour ce faire, ils en appellent à la création d’une APNU (Assemblée parlementaire des Nations Unies) chargée de ce contrôle mondial « démocratique » des institutions financières et économiques.

Toujours selon eux, une telle assemblée pourrait :

Ø superviser les politiques financières et économiques du système, ainsi que leurs liens et leur impact sur d’autres domaines tels que le développement durable, l’approvisionnement alimentaire, l’éducation, la santé ou l’éradication de la pauvreté ;

Ø contribuer à sensibiliser la population aux événements critiques avant qu’ils n’éclatent ;

Ø fonctionner comme un organisme de surveillance pour garantir l’application effective des réformes et des réglementations;

Ø rassembler les remarques et les commentaires émis au niveau local par la société civile, en portant une attention toute particulière aux plus faibles, aux plus pauvres et aux moins privilégiés;

Ø avoir voix au chapitre lors de l’élection des directeurs exécutifs des institutions du système;

Ø contribuer à la recherche d’une solution aux problèmes mondiaux les plus urgents.

«Nous en appelons aux Nations Unies et aux gouvernements des Etats membres de ces dernières pour soutenir la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies au cours des délibérations concernant la réforme des institutions internationales monétaires, financières et économiques auxquelles ils prendront part. Nous encourageons la Commission d’experts sur la réforme du système international monétaire et financier, créée par le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, de bien vouloir considérer cette proposition et de la soutenir officiellement. Nous en appelons à toutes les organisations, à tous les décideurs et les citoyens préoccupés par les intérêts communs mondiaux pour qu’ils soutiennent cet appel.»

1er Avril 2009

La Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies (APNU) est un réseau global de parlementaires et d’organisations non gouvernementales oeuvrant pour la représentation des citoyens à l’ONU.

Les objectifs de la Campagne :

Ø Rendre le projet APNU visible dans les débats politiques et les medias.

Ø Faciliter au niveau local et national la création de réseaux d’individus, d’organisations non gouvernementales et de parlementaires oeuvrant pour une APNU dans leur sphère d’influence.

Ø Etablir une coalition mondiale de plusieurs parties prenantes unissant les efforts de la société civile et des parlementaires pour une Assemblée parlementaire des Nations Unies.

Ø Faciliter les contacts et les débats avec les parlements et les gouvernements partageant une vision commune.

Surfant sur un idéalisme mondialiste dit de « gauche », une assemblée parlementaire aux Nations Unies (APNU) permettrait de faire entendre la voix des citoyens sur les idées de politique internationale. Depuis la création du Parlement panafricain, lié à l’Union africaine, l’Organisation des Nations Unies représente maintenant l’une des seules organisations gouvernementales de portée internationale ne disposant d’aucun type de représentation parlementaire.

Les parlementaires élus pourraient agir en tant que représentants directs de la société civile lors des prises de décisions mondiales. L’APNU serait donc un organe où ses représentants se rassembleraient et réfléchiraient aux questions d’ordre mondial. Elle pourrait dans un premier temps être constituée de délégués des parlements nationaux et régionaux reflétant leur composition politique.

Une APNU inclurait donc des membres de partis minoritaires ne faisant pas partie du gouvernement. A un stade ultérieur, cette assemblée pourrait être directement élue. Ce serait ainsi un organe unique et légitime représentant la voix des citoyens sur des questions d’ordre international. Les participants à la campagne considèrent qu’une APNU, une fois créée, évoluerait d’un simple organe consultatif à un parlement mondial avec de véritables droits à l’information, à la participation et au contrôle.

En tant que charnière institutionnelle entre les parlements, la société civile, l’ONU et les gouvernements, l’APNU pourrait également devenir un important catalyseur politique pour les développements à venir du système international et du droit international. Une telle assemblée pourrait être essentielle à une reforme approfondie du système de l’ONU.

Elle ne traiterait pas, ni ne remplacerait les procédures en place de l’ONU et des autres organisations internationales pour assurer la participation des ONG. Elle représenterait plutôt un autre moyen d’intégrer la société civile dans son ensemble, de manière plus efficace au sein du processus de globalisation.

«L’appel à la création d’une Assemblée parlementaire aux Nations Unies » promu par la Campagne APNU reflète le consensus entre les parlementaires ayant la même vision, les représentants de la société civile, les activistes et le corps académiques sur ce projet (Source).

Le Nouvel Ordre Mondial se précise: Le G20 pourrait faire place à un Conseil Mondial de la Coordination des Politiques Economiques impliquant 192 pays !

L’accès au crédit plus démocratique et plus représentatif, d’un nouveau système mondial de réserves moins imprévisible qu’un système de monnaie unique (grâce a l’instauration d’un « panier » monétaire dans lequel la Chine et la Russie, entre autres, entendent bien participer…) et d’un conseil mondial de coordination des politiques économiques, figurent parmi les solutions « incontournables » à la crise économique et financière qui secoue le monde actuellement, a estimé M. Joseph Stiglitz grand inspirateur du mouvement Altermondialiste.

Le lauréat du prix Nobel d’économie 2001 et Président de la Commission d’experts de l’Assemblée générale sur la réforme du système monétaire et financier international présentait la première ébauche des 20 recommandations de sa commission, dans le cadre de la série de tables rondes que l’Assemblée tient sur le thème « la crise économique et financière mondiale et son impact sur le développement ».

M. Stiglitz et trois autres membres de la Commission d’experts ont souligné qu’il était absolument nécessaire de transformer, de manière radicale, les bases de l’économie mondiale.

Le G-8 et le G-20, s’étant montrés incapables de corriger les défaillances des cadres économiques et réglementaires, les experts ont proposé la mise en place d’institutions dotées d’une légitimité politique réelle pour tous les habitants de la planète, soit un « New Deal mondial » ou un G-192 travaillant sous les auspices des Nations Unies.

A noter que Jacques Cheminade et son compère Lyndon Larouche, altermondialistes notoires vont exactement dans le même sens !

Dans ce cadre, les experts ont défendu l’idée de constituer un conseil mondial de coordination des politiques économiques, plus inclusif que le G-20.

Note: cette proposition rejoint exactement celle du Brésilien Lula ainsi que celles des Russes et des Chinois !

Commençant la présentation de ses recommandations par une évaluation de la situation actuelle, le Président de la Commission d’experts (Joseph Stiglitz) a attiré l’attention sur un problème négligé, celui de l’augmentation du taux de chômage. Il pourrait toucher 50 millions de personnes si les choses s’aggravent, a-t-il prévenu…quelques 200 millions de personnes pourraient devenir des travailleurs pauvres. Les pays du Nord ne sont pas épargnés; les ménages risquent de perdre des choses aussi essentielles que leur logement ou l’accès à la santé.

Décrié parce qu’il n’est pas assez inclusif, le G-8 a cédé la place au G-20, mais un calcul rapide permet de réaliser que 172 pays sont toujours tenus à l’écart, a fait observer le Président de la Commission

Il a donc plaidé pour des institutions dotées de la légitimité politique et réelle de tous les habitants de la planète. Il faut, a-t-il insisté, une réaction mondiale à une crise mondiale (Idem que le mouvement ATTAC dès 2001), car les réponses parcellaires ne suffiront pas.

Les institutions existantes ont montré leur limitation et confirmé leur réticence à se réformer.

Il a ensuite attiré l’attention sur deux points, d’abord les mesures essentielles à une reprise rapide de l’économie mondiale, en parlant de la création d’un nouveau système mondial de réserves. (faisant référence à la monnaie mondiale) Puis, il a souligné l’importance de la création d’un conseil mondial de coordination des politiques économiques, qui serait une bonne alternative au G-20 car, a-t-il expliqué, jusqu’ici la politique économique mondiale n’avait pas réussi à assurer la stabilité financière.

« Nous sommes confrontés, aujourd’hui, à une « rupture historique » du monde que nous connaissions », a averti, à son tour, la Ministre fédérale de la coopération économique et du développement de l’Allemagne, Mme HEIDEMARIE WIECZOREK-ZEUL. « Nous avons, a-t-elle estimé, la responsabilité de réfléchir ensemble aux mesures à prendre à court et à long termes. Il nous faut un « New Deal » mondial ou un G-192 impliquant, sous l’égide des Nations Unies, tous les pays du monde.

Revenant aussi à l’opportunité de créer un nouveau système mondial de réserves, elle a rappelé que la proposition avait été faite à la Conférence de Monterrey sur le financement du développement après s’être heurtée au veto d’une délégation.

Nous avons besoin, a-t-elle ajouté, d’une coopération globale dans un organe inclusif qui adopte une approche globale reflétant l’opinion de tous les pays du monde, favorisant le consensus et assurant une cohérence entre les accords internationaux existants. On peut commencer dès maintenant avec la création d’un groupe d’experts du type GIEC.» Elle a insisté sur la nécessité de revenir à « une question de séquence, à savoir la perspective d’une gouvernance mondiale ».

Du 8 au 11 Juin 2009, se tiendra un congrès international à l’Hilton de Montréal avec comme thématique « S’adapter au Nouvel Ordre Mondial ».

Sont but est comme toujours très philanthropique et se veut d’aider les Nations et les différents organismes privés ou publiques afin de nous préparer à leur tant désiré Nouvel Ordre Mondial.

Le texte d’accroche se veut conciliateur : « Nous traversons actuellement une période de crise économique et financière planétaire qui instaurera un nouvel ordre mondial. Les leaders internationaux et gouvernementaux, chefs d’État, hommes d’affaires, universitaires, syndicalistes et représentants de la société civile doivent se réunir et repenser leurs stratégies. Le moment est venu de développer des solutions multidisciplinaires innovatrices nous permettant de faire face aux nombreux défis que représente ce monde multipolaire et en améliorer l’état. »

Et bien que les conférenciers soient plutôt de Droite (Robert ZOELLICK, Président, Groupe de la Banque mondiale, Madeleine ALBRIGHT, ancienne secrétaire d’État des Etats-Unis, entre autres), on y note également la présence de personnages politiques supposément de « Gauche » : Dominique STRAUSS-KAHN, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Bernard Kouchner, actuel ministre des affaires étrangères français, etc.

Pour conclure il semblerait donc que les versions modernes de droite et de gauche du mondialisme soient les dignes héritières des doctrines du Capitalisme et du Communisme de la fin du XIX ème siècle, mais cette fois-ci non pour diviser le monde en deux, sinon pour créer un système unipolaire, totalitaire et égalitaire: un Ordre unique.

Alors le Nouvel Ordre Mondial vous le voulez à quelle sauce : « Ultra Libérale » ou « Progressiste » ?

A vous de choisir !… Ou de le refuser !

Chevalier Jedi pour Mecanopolis

Buenos Aires, juin 2009

mai 18 2009

La stratégie de Benoît XVI: « Une croisade pour le Nouvel Ordre Mondial »

Régis Mex, Mecanopolis

Suite aux divers événements en provenance du Vatican, que ce soit la polémique autour des propos de Benoît XVI décourageant l’utilisation du préservatif ou son voyage auprès des communautés juives et musulmanes en Terre Sainte, il m’a paru intéressant de reprendre quelques informations visant à cerner la stratégie du Vatican. Bien sûr, il n’est aucunement dans mon intention de critiquer la religion en elle-même, mais bien la politique (car c’est bien de cela qu’il s’agit) que mènent ses représentants par son biais.

croix-preservatif3

Christian Terras, catholique de 56 ans qui avait notamment dénoncé l’affaire des prêtres pédophiles en Suisse, est le poil à gratter du Vatican depuis maintenant 15 ans. Directeur de la revue progressiste «Golias», il explique ce qui sous-tend, selon lui, les propos de Benoît XVI:

« Benoît XVI propose un idéal sectaire et totalitaire si l’on met en parallèle cette morale catholique en tant que telle et la situation africaine. Ce n’est malheureusement pas nouveau. L’an dernier, les ONG humanitaires catholiques ont été réunies à Rome. Le Vatican voulait peser contre les campagnes qui font du préservatif un passage obligé. Il faut lire cette volonté dans le sens du message de Benoît XVI dans l’avion. Il ne veut pas tomber dans la mécanisation éthique du préservatif. »

3409248794_7857c359b0« Cela commence à bien faire; depuis quatre ans, il y a une accumulation de gaffes. Sur les musulmans à Ratisbonne, sur les Nazis à Auschwitz, une «bande de criminels», sur les peuples d’Amérique du Sud qui n’auraient pas été évangélisés de manière violente… Puis la levée des excommunications des Lefebvristes, en janvier dernier, dont le négationniste Williamson, et enfin l’excommunication par un prélat brésilien d’une mère qui a fait avorter sa fille de 9 ans, violée par son beau-père et enceinte de lui, qu’il a approuvé… »

« Il y a autre chose derrière l’irresponsabilité de ces déclarations. Il agit en fait dans le cadre d’une stratégie concertée. Il est en croisade pour un nouvel ordre mondial. Une croisade contre ce que Benoît XVI appelle le relativisme, une stratégie concertée contre le monde moderne et ses évolutions en matière de famille, de bioéthique, de santé (le débat sur l’euthanasie). Or, Benoît XVI n’a de cesse de remonter le temps, d’instrumentaliser la tradition chrétienne, la loi naturelle et Saint Thomas d’Aquin par exemple. Depuis plusieurs décennies, les médecins chrétiens avaient commencé à faire bouger les lignes sur le préservatif. Un certain nombre d’évêques avaient fait montre de pragmatisme: si le préservatif peut permettre de sauver des vies, bon… Mais Josef Ratzinger, lorsqu’il était préfet de la congrégation et garant de l’orthodoxie romaine, avait mis à mal ce travail progressiste, en faisant condamner 1.000 théologiens, dont 200 théologiens moralistes selon mes recherches. L’Eglise a laminé toute la pensée théologique qui travaillait sur une nouvelle morale catholique moderne et adaptée, en prenant en compte les progrès de la science, de l’anthropologie, le statut de la femme. C’est une stratégie suicidaire, je pense qu’il est dangereux. »

Les propos polémiques sur l’usage du préservatif font donc partie, en fait, d’une stratégie de communication qui vise une certaine fortification de l’identité de l’Église, une certaine radicalisation. Ce qui est paradoxal, c’est l’ouverture que semble pourtant périodiquement accorder Benoît XVI aux autres religions. Lors de son voyage en Jordanie, le Pape a effectivement précisé : « Nous pouvons dire que ces précieuses initiatives ont obtenu de bons résultats en favorisant la promotion d’une alliance des civilisations entre l’Occident et le monde musulman mettant en échec les prédications de ceux qui considèrent inévitables la violence et les conflits.» Il est indiscutable qu’à l’heure où les tensions entre communautés judéo-chrétiennes et musulmanes sont grandes, l’initiative de Benoît XVI va dans le bon sens puisqu’elle s’inscrit dans la recherche d’une réconciliation. Cependant, il pourrait se cacher quelque chose de moins noble derrière cette volonté de promouvoir « une alliance des civilisations entre l’Occident et le monde musulman ». Dans ces temps de mondialisme effréné, il n’est pas impossible que le mot « alliance » soit lourd de nuances. Pour se faire une meilleure idée sur la portée de ce terme, il faut se référer à un extrait d’un ancien discours de Noël du Pape:

Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.»

Les propos du supérieur général de l’Ordre des Jésuites, surnommé le « Pape Noir », Peter-Hans Kolvenbach, n’en sont pas moins intriguants. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.»

Mais les propensions de l’Église envers le Nouvel Ordre Mondial ne s’arrêtent pas là. Le rapport aux évêques de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté européenne) intitulé « Gouvernance mondiale: Notre responsabilité pour que la mondialisation devienne une opportunité pour tous», contient, entre autre, les lignes suivantes:

« Nous accueillons chaleureusement ce rapport, plus particulièrement, au nom de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) dont la tâche est de surveiller et de commenter la politique de l’Union européenne. Une conclusion clé du texte suivant est que l’UE, étant donné sa genèse, son architecture, la compréhension qu’elle a d’elle-même, ainsi que ses responsabilités dans des domaines politiques comme le commerce, la concurrence et la coopération au développement, a un rôle crucial à jouer dans la transformation de l’ordre international existant en un système de gouvernance mondiale . Nous considérons que l’Union européenne est un modèle pionnier d’intégration régionale et qu’elle constitue un exemple pour l’avenir de la gouvernance dans de nombreuses autres régions du monde, malgré son expérience encore naissante et donc, contingente, dans certains domaines politiques. Nous espérons que ce rapport contribuera également à ranimer la réflexion et le débat public sur la signification profonde de l’intégration européenne.»

« Les économies ouvertes ne tiendront pas sans la volonté des Etats de s’ouvrir également sur le plan politique. Dans un monde marqué par une interdépendance croissante, l’Union européenne est un exemple unique et convaincant d’un système de gouvernance basé sur la coopération politique supranationale et multilatérale. En outre, la volonté politique d’aboutir à un système de gouvernance mondiale et de le maintenir doit être soutenue par des convictions et des valeurs fermes.»

« L’ implication des Eglises et des autres communautés religieuses, des ONG et des entreprises privées, ainsi que des Etats et des blocs régionaux dans la gouvernance mondiale: Les Eglises et les autres religions peuvent s’informer et informer leurs fidèles sur les défis globaux et les encourager à prendre leurs responsabilités. Les problèmes de la gouvernance mondiale doivent être inclus dans des programmes d’enseignement et de catéchèse. Les Eglises pourraient faire du thème de la gouvernance mondiale un sujet de dialogue oecuménique et interreligieux. Au sein de l’Eglise catholique, par exemple, le réseau d’universités, les commissions ‘Justice et Paix’ et les «Semaines sociales» pourraient être une ressource à utiliser fidèles à leurs mandats initiaux pour contrôler et analyser les développements.»

à la lumière de ceci, les motivations mondialistes de l’Église nous apparaissent clairement, tout comme le fait que cette même Église outrepasse le cadre purement spirituel dans lequel son pouvoir est censé être restreint pour s’immiscer dans le domaine temporel, politique. Parmi les plus influentes personnalités du Vatican règne donc une corruption manifeste, qui explique sans doute pourquoi les élites ecclésiastiques oeuvrent de temps à autres pour le rapprochement des communautés, et le reste du temps à la solidification de leur identité propre. En effet, en ce qui concerne la radicalisation du christianisme, Benoît XVI mènerait sa propre politique, et serait influencé par les pressions politiques qui sont exercées au sein du Vatican de sorte à appuyer le mondialisme de temps à autre, en donnant à ce courant une touche religieuse qui permet de le faire d’autant mieux passer dans les pensées des croyants qui seront plus enclins à considérer le mondialisme comme une bonne chose, voire à le rendre inconsciemment acceptable au plus grand nombre, c’est-à-dire à ceux qui ne sont de toute façon pas conscients de ce que représentent les déclarations du Pape sur le Nouvel Ordre Mondial.

En outre, bien que cela ne soit pas directement lié, il n’est pas impossible que certains des représentants de notre élite occidentale veuillent encourager des mesures, dans les pays musulmans corrompus et désireux de satisfaire les volontés de l’axe américano-européen, qui puissent rendre peu à peu l’Islam assimilable à l’esprit de consommation, tout comme le concile de Vatican II y avait contribué vis-à-vis du christianisme. En attestent les propos de Ralph Peters, auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales:

« Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un État sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. » Soit une sorte d’Islam des Lumières élaboré au cÅ“ur de cet État sacré islamique qui permettrait de rayonner sur l’ensemble du monde musulman et de remodeler les esprits afin qu’ils épousent pleinement la philosophie mondialiste.

D’autres éléments contribuent à renforcer le rôle de la religion chrétienne en l’utilisant à des fins politiques. Les actions en ce sens de Nicolas Sarkozy sont particulièrement connues parce qu’elles sont en désaccord avec le statut laïc de la France.

On ne peut effectivement s’empêcher de penser que la croyance et l’espérance, dont Nicolas Sarkozy parle benoit-xvi-21avec constance, sont précisément les sentiments qu’il voudrait inspirer aux Français. « Pas de pouvoir sans croyance », disait Paul Valéry. L’exposition sans retenue de ses interrogations métaphysiques procède aussi de cette logique-là. Qu’importent la réalité et ses contraintes, qu’importent les vicissitudes de l’action politique quand il suffit de croire. A cette logique, à laquelle les Américains sont habitués depuis longtemps, Nicolas Sarkozy voudrait accoutumer les Français.

Il a détaillé ses convictions dans un livre, la « République, les Religions, l’Espérance » , paru en 2004, ouvrage qui s’insère dans une bibliographie dont les titres ont un étrange parfum d’encyclique ou de prêche ésotérique : « Ensemble », « Témoignage libre », « Au bout de la passion : l’équilibre ». Et s’il est vrai qu’un responsable politique écrit généralement la biographie d’hommes auxquels il voudrait secrètement qu’on le compare, alors le titre de son ouvrage sur Georges Mandel, « Le Moine de la politique », laisse songeur.

Dès les premières pages de la République, tout est dit : « Je considère que, toutes ces dernières années, on a surestimé l’importance des questions sociologiques, tandis que le fait religieux et la question spirituelle ont été très largement sous-estimées.» On remarquera, en outre, que cette phrase opère un étonnant rapprochement entre le fait religieux, phénomène social qui ressort de la sphère publique, et la question spirituelle, en principe exclusivement privée, elle.

Explication de texte, par l’auteur : « Le fait religieux est un élément primordial en ce qu’il inscrit la vie dans un processus qui ne s’arrête pas avec la mort. C’est pourquoi je n’ai pas une conception sectaire de la laïcité. Pas même la vision d’une laïcité indifférente. Je crois au besoin religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. La place de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire est centrale. »

Il faut évoquer la réception, en grande pompe, au ministère des Finances, de l’acteur Tom Cruise, dont personne n’ignorait alors qu’il était le porte-parole de la scientologie.

Il faut lire Sarkozy, toujours dans la « République, les Religions, l’Espérance », lorsqu’il reconnaît « la légitimité de certaines des nouvelles religiosités », estimant que le mot secte « est parfois utilisé abusivement contre des mouvements spirituels nouveaux ». Nouveau mouvement spirituel, ce qualificatif est précisément celui dont se réclame la scientologie, secte pourtant parmi les plus dangereuses, aux dires même des pouvoirs publics. Il est vrai, comme l’exprimera Nicolas Sarkozy, que les « sectaires » sont les autres, ceux qui ont fait de la laïcité une « laïcité de combat ». Inquiétant dévoiement du sens des mots.

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.