Category: Propagande

août 31 2010

Ce mensonge sur la lapidation de Sakineh en Iran

Par Jean Taffazoli

Tous les deux ou trois ans, on nous refait le mĂŞme coup. Et tous les deux ou trois ans, je me remets en colère. Car force est de constater que ça marche. On reprend les mĂŞmes et on recommence. « Ah lala tu sais pas, en Iran, tu sais, ce pays de sauvages, ils vont la-pi-der une femme. Sakineh qu’elle s’appelle ! » … Attention lumière !!!

sakineh

Les faits :

Fin 2006, une femme et deux hommes sont arrêtés en Iran dans une affaire de meurtre. L’un des trois accusés se trouve être le commanditaire du meurtre de M. Mohammadi-Ashtiani, et justement, cet homme est l’amant de la veuve du défunt. Au cours de son enquête, la police iranienne découvre que la dame entretient plusieurs relations extra-conjugales avec dont deux au moins sont prouvées. L’assassin est mis en prison et n’est pas condamné à mort, car il bénéficie du « pardon » de l’un des fils de Mme Mohammadi-Ashtiani. Mme Mohammadi-Ashtiani, quant à elle est condamnée à mort par pendaison. Aucun fait officiel ne permet d’affirmer qu’un autre type de condamnation ait pu exister.

Juin 2009 : dans un contexte de tensions sur la question de la possession et le déploiement de technologies nucléaires par l’Iran et ses propositions de vente d’uranium enrichi à la Chine, les élections présidentielles sont lourdement perturbées par les manifestations du mouvement « vert » créé à l’instar des mouvements de résistance de la diaspora iranienne, et vivement soutenu par des financements américains (les Etats-Unis diffusent plus de 15 chaînes en langue persane à destination des jeunes iraniens, parmi lesquelles NITV-National Iranian TV, VOA Persian, etc). Suite aux émeutes, la vidéo d’une jeune iranienne morte d’une balle dans la tête fait le tour du monde. Fait marquant, la vidéo est transmise aux médias par le Mouvement des Moujahedin du Peuple pour la Résistance Iranienne, un groupuscule communiste que Washington avait placé sur la liste des groupes terroristes jusqu’en 2009 justement. Juillet 2009 : Clothilde Reiss, jeune « étudiante » au CNRS et fille de M. Reiss, directeur du CEA, transmet un « mémoire » à l’ambassade française de Téhéran, dont le sujet porte sur les centrales nucléaires et qui est destiné au CEA justement « dans le cadre d’un stage »… accompagné d’un dossier de photos explicites concernant les émeutes à Ispahan. Accusée d’espionnage, elle est arrêtée et jugée publiquement, en même temps que plusieurs britanniques. Son cas pris très au sérieux par l’Elysée, a contribué à calmer les ardeurs de l’Etat Français, accusé, avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, d’avoir fomenté le soulèvement étudiant en question. A cet instant, l’Iran demande aux Etats-Unis de libérer les diplomates Iraniens enlevés par la CIA en Irak en 2001 et détenus à Guantanamo « sans motif valable ».

Mai 2010 : Ali Vakili Rad, présumé coupable du meurtre de Shapour Bakhtiar est libéré à Paris. Dans la même semaine, l’extradition de l’ingénieur iranien Majid Kakavand vers les Etats-Unis est refusée. Son crime : avoir acheté des pièces détachées d’électronique sur un célèbre site d’enchères américain dont le grand patron est d’ailleurs franco-iranien… Une semaine plus tard, Clothilde Reiss est libérée… quelle coïncidence.


Manipulations MĂ©diatiques sur l’Iran
Juin 2010 : La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis refusent la proposition Brésilo-Turque de coopération nucléaire avec l’Iran et mettent en application de nouvelles sanctions. Deux semaines plus tard, V. Poutine signe un train d’accords avec l’Iran, violant le traité sur les sanctions.

Juillet 2010 : le Human Rights Watch, organisme amĂ©ricain, dirigĂ© par un procureur de New-York et proche des mouvements sionistes, dĂ©nonce le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, et parle de lapidation imminente. Une vidĂ©o, de mauvaise qualitĂ©, mainte fois diffusĂ©e par des sites activistes et sur laquelle on distinguerait ce qui ressemble Ă  une lapidation, mais trahie par un logo turque en bas de l’écran et oĂą les personnages ne parlent pas Persan, accompagne le rĂ©cit sur la plupart des sites. Surtout, une photo de la dame, qui avait bizarrement dĂ©jĂ  servi il y a 5 ans dans une autre histoire de pseudo-lapidation nous est prĂ©sentĂ©e comme portrait de Mme Mohammadi-Ashtiani (je vous laisse faire quelques recherches Google pour vous en rendre compte par vous-mĂŞme). Bizarrement, certains sites vont mĂŞme jusqu’à expliquer que Mme Ashtiani Ă©tait enceinte de 6 mois et qu’elle a fait une fausse couche Ă  l’annonce de son exĂ©cution… enceinte de qui, on se le demande… ! En France, Bernard Henry LĂ©vi, dont on ne commentera plus les affinitĂ©s sionistes, organise une pĂ©tition signĂ©e en grande pompe par ses fidèles. Aux Etats-Unis, Hillary Clinton s’est dite « profondĂ©ment concernĂ©e » par l’affaire et a appelĂ© l’Iran « Ă  respecter les libertĂ©s fondamentales ». Par contre, elle a omis de s’émouvoir du sort de Linda Carty, 59 ans, femme de citoyennetĂ© britannique, vivant aux Etats-Unis et condamnĂ©e Ă  mort par injection lĂ©thale alors qu’elle n’a cessĂ© de crier son innocence.

Et sinon, c’est quand qu’on arrête de vous faire croire qu’on lapide des gens en Iran et surtout à Tabriz, ville de 3.6 millions d’habitants ? Que l’on soit pour ou contre la condamnation à mort, c’est une chose, mais salir l’image d’un pays comme ça pour satisfaire des objectifs politiques, c’est autre chose. Pour rappel, en Iran, il y a plus de femmes étudiantes qu’en France, plus de femmes qui travaillent et même plus de femmes qui conduisent. Le problème de la situation de la femme en Iran n’a jamais été aussi grand que dans l’esprit de la ménagère moyenne occidentale…

Pour finir, juste pour le fun, août 2010 : Les Etats-Unis arrêtent un chercheur de l’université de Princeton accusé d’avoir violé l’embargo sur l’Iran en recevant de l’argent de sa famille…

Jean Taffazoli

mai 31 2010

Le 11 Septembre décrypté par « Les Propagandistes du Futur »

joffrin

Ils se nomment (sans rire) « Les Détectives de l’Histoire » ! Nous les appellerions volontiers « les Propagandistes du Futur » (observez la mise en scène directement inspirée des séries B à succès et les décors très soignés) …

Disposant d’un long temps d’antenne sur la télévision publique française,  « Les Détectives de l’Histoire » ont décidé de s’intéresser au 11 Septembre et aux « théories conspirationnistes » sur le 11 Septembre 2001.

Les voici ces « Détectives de l’Histoire » en son et en images, et les plus habitués à la thématique du Nouvel Ordre Mondial et du 11 Septembre y reconnaitront des visages « familiers », dans une mise en scène hésitant entre le tragique et le comique…

Source : 911NWO.INFO



nov 09 2009

Les conséquences de politiques antéchristiques

C’est que tu ne sais pas, mon fils, avec quel peu de sagesse le monde est gouverné
Pape Jules III

Fire_on_earth

Les politiques économiques de mondialisation et de libéralisme effréné que nous connaissons ont beau remporter de multiples victoires à court terme pour le plus grand plaisir de leurs instigateurs, fort est de constater que la situation mondiale actuelle nous donne toujours plus d’éléments démontrant que les conséquences à long terme de ces mêmes politiques renforcent les effets contraires que le capitalisme mondialiste est censé avoir. En effet, partout où les populations sont lésées par la perte forcée de leur patrimoine due aux ponctions violentes qui résultent d’une stratégie irrationnelle de libéralisme sauvage, le mécontentement contre, entre autres, les mesures d’ouverture des frontières et de libre-échange qui sont propres à la mondialisation croît, et avec lui, les nationalismes. Plus les peuples, quels qu’ils soient, se sentent menacés par l’influence de ce qui est étranger, et plus le dégoût des caractéristiques du système en place grandit, au point qu’un nombre exponentiel d’individus rejettent ce même système dans son intégralité et se précipitent dans les bras de « l’opposition », anti-libéraliste, raciste, voire parfois même anti-moderniste et anti-démocratique. Des groupuscules à l’idéologie musclée voient alors leur importance s’élargir considérablement. L’extrait suivant de l’introduction du livre Soleil Noir, dédié à l’explication des causes de la montée des mouvements néonazis, résume précisément cette problématique :

« En 1900, les races européennes blanches constituaient quelque 35% de la population mondiale. En raison du déclin de la natalité parmi la population blanche des pays industrialisés, couplé avec l’explosion démographique du tiers-monde due aux progrès de la médecine, ce chiffre est aujourd’hui juste sous les 10% au niveau mondial. Les travailleurs immigrés, les immigrants, les migrants économiques, les réfugiés et les demandeurs d’asile constituent un flux de population important, amenant la population excédentaire des pays en voie de développement vers des territoires traditionnellement habités par des Européens blancs. Ces économies industrielles avancées absorbent des taux d’immigrants plus élevés que jamais, et leur engagement politique envers la mixité raciale est maintenant une profession de foi. Aujourd’hui, les Etats-Unis et la plupart des pays européens font face à un changement démographique qui fait perdre à leurs habitants de souche leur position majoritaire. La question qui en découle pour l’identité blanche est identique au dilemme des Austro-Allemands qui craignaient une perte de l’influence du vieil Empire des Habsbourg.

La réaction à ce phénomène résulte dans une résurgence des idéologies radicales, qui se nourrissent des menaces de la globalisation économique, des mesures de discrimination positive et de l’immigration en provenance du tiers-monde. Cela se manifeste essentiellement parmi les jeunes Blancs aliénés et la population à faibles revenus, de plus en plus marginalisés par les nouvelles industries high-tech et l’intégration croissante de minorités ethniques dans leur communauté. Aux Etats-Unis, l’augmentation rapide de l’immigration hispanique et des pays du tiers-monde, tout comme en Europe l’immigration en provenance des pays en voie de développement vers l’Europe de l’Ouest, ont ravivé de nouvelles peurs d’inondation raciale. La chute de l’Union soviétique et de la Yougoslavie a poussé plus loin les migrations vers l’Europe de l’Ouest, notamment parmi les populations de l’Europe de l’Est et les gitans. Les accords de libre-échange, le déclin des industries manufacturières traditionnelles et l’exportation de métiers de service à l’étranger, comme dans le domaine des communications et de l’informatique, stimulent le racisme et l’hostilité envers le libéralisme. »

De fait, le racisme latent habitant chaque représentant du commun des mortels étroit d’esprit, craignant de regarder au-delà de l’horizon que lui offre son patelin et effrayé à l’idée qu’une cohabitation avec des personnes de culture différente pourrait modifier un tantinet la vie placide et béate qu’il a l’habitude de mener, se voit significativement excité. Pour cet archétype du citoyen moyen qui est tout aussi incapable de chercher des causes par lui-même, au-delà des faits qu’il constate de façon simpliste, que de concevoir des valeurs telles que la tolérance, la faute de son éventuel licenciement échoit moins à la politique que mène l’entreprise ou l’État pour lequel il travaille qu’à l’immigré polonais qui est prétendument arrivé sur son sol pour lui dérober son emploi. Ainsi, la haine que les Nords-Américains et les Européens peuvent éprouver à l’encontre des injustices du système se focalise sur les étrangers à leur territoire, ces mêmes étrangers qui volent soi-disant l’emploi de ceux qui en cherchent, sont prêts à travailler à plus bas salaire et dans des conditions moins confortables, et qui accentuent plus ou moins indirectement la montée du taux de chômage du fait des délocalisations des industries dans leurs pays d’origine où les prix de travail sont diaboliquement peu élevés. Le terrain est alors tout préparé pour que certains plongent dans des délires racistes dualistes où un peuple, qui représente le bien, est supérieur à tous les autres, sources de tous ses maux, qu’il combat, ou qu’il doit carrément éliminer. Cette idéologie raciste peut aussi être relayée, plus ou moins inconsciemment, par des « spiritualités » creuses de types New Age, dans lesquels les mythes qu’inventent des ésotéristes dégénérés racontent souvent des histoires de surhommes ou de peuple supérieur.

Il y a deux manières de combattre : l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bĂŞtes
Nicolas Machiavel

Si les conséquences sociales de cette « invasion » sont déjà considérables, elles grandissent encore en ampleur si les immigrés en question importent une religion qui n’est pas celle du sol national. Effectivement, rien ne terrifie plus les héritiers du christianisme qu’une « islamisation rampante » de leur contrée, christianisme que la plupart d’entre eux ont pourtant abandonné depuis longtemps, ainsi que ses valeurs. Il ne se passe donc pas un mois sans que le gros de la plèbe ne vomisse ses médiocres préjugés à la vision de faits où leur culture, si ce n’est leur « race », est confrontée à une autre, étrangère, par le relais de médias complaisants. Ils se gardent généralement bien d’exposer leurs vues trop publiquement, cependant, car ce n’est pas politiquement correct. En effet, il faut respecter son conditionnement et rester « politiquement correct », et donc conforme à la forme en laquelle cette société nous a modelés, car en quoi cela pourrait-il bien être logique de tenir la ploutocratie mondialiste comme responsable des échecs de sa politique cosmopolite ?

Il paraît évident que l’enrichissement d’une élite et la paupérisation des classes moyennes et populaires sont dus à la façon dont les politiques libérales sont actuellement appliquées, et non aux immigrés, qui ne sont pas responsables de la mauvaise gestion du système d’immigration et sont victimes des fautes que l’on rejette sur eux. En outre, on peut difficilement les blâmer de chercher de meilleures conditions dans des pays qui les accueillent pour combler une manque de main-d’œuvre dans certains secteurs et un déficit démographique. Le taux de chômage français actuel, supérieur à 10%, trouve son origine dans le fait que la population marginalisée par les attentes présentes du capitalisme n’ont pas suffisamment de secteurs nouveaux dans lesquels se réinsérer, étant donné que l’innovation est réprimée et non encouragée. Évidemment, nos dirigeants préféreront toujours renvoyer la faute sur quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes, et ne pas mettre en question les points discutables du système.

En plus du fait que l’antagonisme entre les prétendues « races » trompe la population d’adversaire, et lui permet de trouver un bouc-émissaire sur lequel reporter son attention et sa haine, il contribue aussi largement à amenuiser la cohésion nationale des États d’Europe et à appauvrir toutes les cultures coexistant dans les pays par l’incompatibilité qui est entretenue entre elles, plutôt que de faire en sorte qu’elles s’enrichissent réciproquement. Ainsi, à nouveau, les réactions nationalistes des peuples d’Europe dues à la perte « d’identité blanche » servent les stratégies mondialistes dont ces mêmes peuples craignent pourtant les effets dont ils méconnaissent l’origine. Les populations étant trop occupées par les rivalités ethniques et les gouvernements devant s’échiner à gérer ces problèmes, le pouvoir étatique est d’autant plus affaibli et laisse cours plus docilement aux desseins des acteurs économiques.

Les penchants racistes exacerbés d’une majorité de Nords-Américains et d’Européens font aussi en sorte que l’opinion publique n’éprouve pas trop de scrupules lorsque leurs pays sont en guerre au Moyen-Orient, étant donné que beaucoup d’entre eux se rassurent par l’intime conviction que ce ne sont là que des « bougnoules » et des « sauvages » qui meurent, pour l’hypothétique bien de leur petite sécurité. Au contraire, plutôt que d’être offusqués par les effets de guerres faciles et injustes, leur haine ne se trouve que renforcée par le fait qu’ils sont convaincus que leur pays a dû intervenir pour effacer une « menace » qui émanait d’eux, et va jusqu’à les tenir responsables des conséquences de cette guerre. Le problème palestinien suscite pourtant plus de réactions généralement, mais la raison est sans doute moins liée au fait que le conflit en question dure depuis une soixantaine d’années qu’à l’antisémitisme qui est lui aussi présent, comme les autres formes de racismes, chez une part croissante et non négligeable de la population. D’autre part, beaucoup de personnes parmi les peuples arabes, exaspérés par près deux siècles d’occupations et d’influences subversives venant des Européens, depuis les colonisations jusqu’à la situation actuelle de l’Irak en passant par la tromperie des accords de Sykes-Picot qui ont suivi la dissection de l’Empire Ottoman, ont nourri un fort ressentiment anti-européen et anti-chrétien, sentiments désormais fortement imprégnés dans leur conscience nationale. Il en résulte que la cohabitation entre Européens de souches et immigrés arabes n’en est que plus compliquée encore.

Celui qui ne sait pas et qui n’agit pas est un ignorant, mais celui qui sait et qui n’agit pas est un criminel
Bertolt Brecht

Nos gouvernements ne semblent donc pas réellement dérangés par la radicalisation ambiante des comportements, n’ayant eux-mêmes qu’assez peu de conviction quant à l’importance du respect des principes démocratiques. Il n’en est pas moins que la multiplication des messages simplistes émanant d’une pléthore de mouvements et de sites internet qui sont, ou non, liés entre eux est problématique pour la bonne santé de ce qui reste des valeurs de notre société. En effet, au-delà du racisme, les explications caricaturales de conspirations juives ou maçonniques pour expliquer l’état d’un monde sous le joug du « Nouvel Ordre Mondial » contentent un nombre croissant de personnes au fur et à mesure que le mécontentement envers le système s’accroît. Ces derniers croient avoir compris le fonctionnement du monde et bénéficier du savoir que le reste de la population n’a pas, alors qu’ils ne font que plonger tête la première dans la bêtise et font souvent le jeu de mouvements de contestation douteux, qui sont soit composés d’illuminés, de fascistes ou de personnes désireuses de servir des intérêts extérieurs au pays dans lequel elles opèrent.

Pour prendre l’exemple de l’expression « Nouvel Ordre Mondial », qui a été reprise par plusieurs personnalités de la scène politique française récemment, beaucoup ignorent qu’elle fut également utilisée au début de la Guerre Froide pour désigner la séparation du monde en trois parties : les Etats-Unis et l’Europe, l’Union soviétique, et le Tiers-Monde. Elle fut à nouveau utilisée à la fin de la Guerre Froide avec la chute du communisme, et réapparaît aujourd’hui, sans doute pour signifier la victoire définitive du capitalisme sur le globe avec la gouvernance mondiale qui s’ensuivra. Or, lorsque quelqu’un qui prétend s’opposer au système entend « Nouvel Ordre Mondial », il a tendance à ne penser qu’à un vaste projet mondialiste, stigmatise ceux qui en font la promotion et rejoint ceux qui sont censés le dénoncer. Mais quand les présidents Chavez et Ahmadinejad parlent de Nouvel Ordre Mondial, par exemple, on se doute qu’il s’agit, pour eux, d’espérer un monde multipolaire où l’union de plusieurs pays permettraient de contrer la seule hégémonie des Etats-Unis, plutôt, justement, qu’un monde unifié aux critères libéraux. D’autre part, il est facile, pour les pseudo-mouvements de contestation, de jouer sur le terrain des points auxquels le public auquel ils s’adressent est sensible. Ainsi, en usant de critiques répandues et consensuelles du système, ils s’attireront l’attention de ceux qui penseront que les personnes qui tiennent un discours qui leur convient doivent être des gens biens. Or, il est facile de dénoncer, mais ceux qui prétendent le faire disent rarement pourquoi ils le font, et ont rarement de meilleures solutions aux problèmes dont ils traitent, exagérés ou réels, que les mesures qui sont déjà en place pour les gérer. Cette propagande dont l’ampleur grandit n’atteindra probablement pas une influence suffisante pour être un tant soit peu dangereuse pour le bien public, mais elle abrutit ceux qui y prêtent oreille et discrédite le travail de ceux qui tentent de faire de l’information réelle.

Ce n’est pas rejeter en bloc le système qui pourra être d’une quelconque utilité pour nous-mêmes comme pour le bien commun, ce qui ne peut être fait que par des gens qui se laissent dominer par leurs sentiments de frustration et de mécontentement sans tenter de discerner précisément ce qui les gêne dans le système et ce qu’il est bon de conserver. Plutôt que cela, il faudrait justement trouver un consensus sur ce qui tourne mal dans nos sociétés, et proposer des solutions. Bien sûr, ce n’est pas en faisant de longs discours que quiconque parmi ceux qui ont le pouvoir de changer quoi que ce soit au système sera convaincu qu’il doit revoir la politique qu’il mène depuis des années, mais je suis personnellement convaincu que les travers d’un système sont comme des chaînes pesantes que quelqu’un devrait traîner au prix de son énergie et du ralentissement qu’ils lui causent, jusqu’au moment où la gêne deviendra trop lourde pour être supportable, et où il faudra se démener pour se débarrasser de ses parasites. En clair, les imperfections ne peuvent que miner le système le plus obstiné jusqu’au jour où elles créeront des événements d’une ampleur suffisante pour l’amener à revoir impérativement les zones d’ombre de sa structure, le tout échappant aux hommes qui tenaient jusque là les rennes. Mais lorsque cela arrivera, si cela arrive, encore faudra-t-il que des programmes ambitieux aient été pensés et que ce soient des alternatives justes qui prévalent.

J’ai aimé la justice et j’ai haï l’iniquité : c’est pour cela que je meurs en exil.
Pape Jean XIV

En l’occurrence, présentement, le problème principal de notre système me semble être le musellement de l’innovation. En effet, la ploutocratie établie préfère s’assurer la conservation des privilèges qu’elle a acquis sur les critères de réussite actuellement appliqués plutôt que d’aider, au moyen de ses immenses possessions financières, des projets qui pourraient bénéficier grandement aux citoyens de leur pays et aider ses scientifiques, ses philosophes et autres intellectuels dans leur quête de connaissance. Ce facteur me paraît être le principal responsable du taux de chômage élevé, ainsi que du grand nombre de personnes déprimées et de suicides. En effet, cela ne convient pas à tout le monde de mener une existence terne, partagée entre plaisirs du divertissement et travail, nécessitant le plus souvent l’utilisation de personnes conditionnées comme des machines, du fait qu’elles ont été formées pour accomplir un travail bien spécifique et que la plus grande partie de leur vie se résume à cela. Si personne ne trouve la paix dans une société guerrière, privilégiant les valeurs masculines de force et d’expansion, l’autre extrême, une société qui se complait dans la passivité et la stagnation, croyant qu’il ne reste plus rien à accomplir dans ce monde, pourrit assurément. L’idéal serait d’associer l’harmonie féminine à la propension plus masculine à l’expansion, mais dans le domaine de la connaissance, soit profiter de la paix pour parfaire la société humaine grâce à l’acquisition d’encore plus de savoirs.

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

nov 03 2009

Fall of the Republic, d’Alex Jones (vostfr)

Le rĂ©alisateur Alex Jones affirme, dans son nouveau film « The Fall of The Republic » (la chute de la rĂ©publique) que les patriotes doivent s’unir et se battre contre les ennemis de la RĂ©publique, car ils risquent sinon de se retrouver tenu en esclavage par une Ă©lite dirigeante Ă  travers un contrĂ´le social tyrannique.

Fall of the Republic cover

Du plan de sauvetage Ă  la taxe sur le carbone, ainsi que la mort annoncĂ©e du dollar, il semble Ă©vident, selon Alex Jones, que Barack Obama et ses maĂ®tres sont en train de mettre en place les conditions nĂ©cessaire Ă  la crĂ©ation d’un gouvernement mondial, fusse-t-il pour cela nĂ©cessaire de sacrifier des millions de vies.

Nos remerciement Ă  Hussardelamort pour son travail de traduction.


7ème partie (mise en ligne le 5 novembre 2009)

8ème partie (mise en ligne le 7 novembre 2009)

9ème partie (mise en ligne le 8 novembre 2009)

10ème partie (mise en ligne le 8 novembre 2009)


11ème partie (mise en ligne le 9 novembre 2009)

12ème partie (mise en ligne le 14 novembre 2009)

13ème partie (mise en ligne le 14 novembre 2009)

12ème partie (mise en ligne le 15 novembre 2009)

Nous placerons la suite du document dès la traduction réalisée

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oct 09 2009

Révolution Verte Eugénique ou Génocidaire?

Par Dominique Guillet

Genocide

Cette question va sans doute susciter des réactions indignées, mais qu’importe. Faites-vous confiance à l’OMS? Pas moi. Et encore moins depuis que je sais que, depuis 2005, le directeur du SAGE (Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale à l’OMS [145]) est le Docteur David Salisbury, responsable du groupe de vaccination et des maladies infectieuses au Ministère de la santé du gouvernement britannique. Le Docteur David Salisbury est très sérieusement impliqué dans le scandale d’une campagne massive de vaccination des enfants avec le vaccin ROR (rougeole-oreillon-rubéole) fabriqué par le prédécesseur de GlaxoSmithKline et qui a généré de multiples pathologies chez les enfants. [146]

L’acharnement vaccinal de l’OMS à l’encontre de la gripette bénigne H1N1 est plus que suspect tout autant que le sont les réunions secrètes entre l’OMS et les multinationales de Big Pharma. Et bien sûr tout autant que la totale immunité accordée aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire.N’ayons pas la mémoire courte. Souvenons nous de ces campagnes de vaccination au Mexique, au Nicaragua et dans les Philippines. Voici ce qu’en dit William Engdahl dans son ouvrage “Semences de destruction” [207]:«La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

Il n’est donc pas anodin, rappelons-le, de trouver dans les soutiens financiers de la grosse ONG “Millenium Promise”, créée par Jeffrey Sachs pour dĂ©velopper la “seconde rĂ©volution verte” en Afrique, la clique des multinationales de la pharmacie (et donc des vaccins): Procter et Gamble, GlaxoSmithKline, Merck, Novartis, Pfizer, Sanofi-Aventis et dont quatre d’entre elles sont justement les pourvoyeurs actuels du vaccin contre la “pandĂ©mie” H1N1, dite “maladie du cochon volant”: Sanofi-Aventis, Novartis, Merck et GlaxoSmithKline.Sanofi Pasteur, le N°1 mondial, vient d’ouvrir une nouvelle usine de production de vaccin contre la grippe saisonnière aux USA, une nouvelle unitĂ© de remplissage en France et une nouvelle usine en Chine pour 2012. La tambouille des grippes en tous genres – “de saison”, “poulet laqué”, “cochon caramel” – est en pleine prospĂ©ritĂ©. Selon l’OMS, pour la grippe de saison, la production de vaccins Ă©tait de 350 millions de doses en 2006, 565 millions de doses en 2007 [94], et sera d’1 milliard de doses l’an prochain. [95] Quant Ă  la grippe H1N1, l’OMS vient de revoir quelque peu Ă  la baisse son chiffre de 5 milliards de doses pour 2009. Les multinationales de Big Pharma n’avaient pas prĂ©vu un tel engouement pour ce nouveau “cocktail pandĂ©mique” dont la recette est Ă  ce point hĂ©tĂ©roclite qu’on la croirait tout droit issue de la cuisine d’un savant fou… [102] [103] Mais elles seront rĂ©compensĂ©es de leurs diligents efforts puisqu’elles vont toucher la coquette somme de 40 milliards de dollars.

Le 16 juin 2008, Sanofi Pasteur a publié un communiqué annonçant qu’elle allait «donner 60 millions de doses de vaccin H5N1 à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur trois ans pour la constitution d’un stock de réserve international.» Le président directeur général de Sanofi Pasteur, Wayne Pisano, a déclaré dans le communiqué que «le virus H5N1 circule actuellement dans certaines régions parmi les plus pauvres du monde et l’irruption d’une grippe pandémique pourrait frapper des populations ayant un accès limité aux vaccins. Cette donation de vaccin H5N1 a pour but de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. En plus de soutenir les efforts des gouvernements, il est essentiel que l’industrie collabore avec les organisations internationales telles que l’OMS, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres organismes de santé mondiale. Ainsi, il sera possible de constituer un stock de réserve de vaccins pour les pays en voie de développement, prêt à être déployé sur le terrain dans le cas où une pandémie de grippe viendrait à être déclarée.» [90]

Sur le mĂŞme communiquĂ©, nous avons relevĂ© cet aveu de la multinationale: «… Dans cette Ă©ventualitĂ©, toutes les usines de production de vaccin contre la grippe de sanofi pasteur basculeraient de la production de vaccin contre la grippe saisonnière Ă  celle de vaccin contre la grippe pandĂ©mique.» Allons-y, appelons-la, donc, la “grippe de sanofi pasteur”!!

La collaboration, appelée par Sanofi-Pasteur, entre “l’industrie”, l’OMS et le Fondation Gates fait frémir, surtout lorsqu’elle est se met en place chez les pauvres “vulnérables” et beaucoup trop nombreux selon les néo-Malthusiens. Surtout lorsque l’on sait que la Fondation Gates, en partenariat avec la Fondation Rockefeller, est très activement engagée dans des programmes de “contrôle de la population”. [91] Surtout lorsque l’on sait que la Fondation Gates est l’un des plus gros financeurs de l’OMS [93] et que ses plus grandes largesses financières vont vers des organisations spécialisées dans les vaccins: “PATH” et “GAVI” (Global Alliance for Vaccines and Immunisation). Et cette année, le H8 s’est retrouvé à Seattle, qui est le siège de la Fondation Gates. Le H8, c’est: la Fondation Gates, l’OMS, la Banque Mondiale, l’UNICEF, le GAVI, le Fonds des Nations unies pour la population, ONU-Sida, le Fond Global de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose. [92]

Sincèrement, pourquoi les programmes de génocides, ou “campagnes de vaccination stérilisante”, que nous avons évoqués ci-dessus, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

L’avenir proche nous dira si la vaccination H1N1 n’était seulement qu’un cocktail de “virus vivants atténués” et d’adjuvants archi-toxiques, le but n’ayant été, bien sûr, que de générer encore un peu plus de panique et, en effet collatéral, de remplir généreusement les caisses des multinationales de Big Pharma. Car en cette fin d’année 2009, avec le très médiatisé Sommet de Copenhague, ce sont, sur le ring médiatique de la déroute programmée, deux fièvres qui luttent pour la première place de l’hystérie et de la panique collectives: d’une part le virus de la fièvre climatique, dénommé “syndrome d’Al Gore”, et d’autre part le virus H1N1, dénommé “grippe du Goret”. Que la plus chaude gagne!

Fièvre climatique ou “Syndrome d’Al Gore”: des vérités qui dérangent

Ce n’est pas mon propos d’analyser le film de science-fiction de Mr Gore “Une vérité qui dérange” et de décliner les quelque trente erreurs climatiques grotesques, et grosses comme des icebergs, qui en ruinent toute la crédibilité si tant est qu’on espère déceler une once de crédibilité dans un film de réalité virtuelle. [160] D’ailleurs, dans un interview de mai 2006, Al Gore n’hésite pas à affirmer qu’il ne faut pas hésiter à “amplifier” certains faits pour faire passer le message (“amplifier” étant un euphémisme pour “mentir”, nous l’aurons tous compris). [167] A l’arrachée, tout comme le directeur de Greenpeace Angleterre qui avoue, à la télévision, les mensonges de son organisation: c’était pour la bonne cause, pour faire peur. [168]

Ce n’est pas non plus mon propos d’évoquer, en longueur, les aléas de la mine de zinc de Mr Gore [169] qui détruisait tout l’environnement local, dans le Tennessee, et ni même ses amitiés pétrolières:- ses actions (ou celles de ses parents) qui ont pu atteindre près d’1 million de dollars dans Occidental Petroleum. [170]

- ses relations très intimes avec Occidental Petroleum qui ont permis à l’une des compagnies les plus polluantes au monde (scandale, par exemple, du déversement de milliers de tonnes de déchets chimiques toxiques à Love Canal) de tripler ses réserves de pétrole lorsqu’Al Gore “facilita” l’acquisition, par cette société pétrolière, de droits de forage en Californie près de Bakersfield dans la réserve naturelle “Elk Hills National Petroleum Reserve” [36] [204] (c’est même sur wikipedia!). Bush père et Nixon n’avaient jamais réussi un tel prodige. En l’espace de cinq années, plus de cent sites archéologiques Amérindiens furent éradiqués. [35] Toujours dans le dossier Occidental Petroleum, il faudrait également mentionner le scandale des puits de pétrole en Colombie sur les terres du peuple U’was et les relations intimes, qui sont de notoriété publique [55], entre l’administration Clinton-Gore de l’époque et Occidental Petroleum. [201] Pour la petite histoire, cela demanda 5 années de lobbying pour que l’administration Clinton/Al Gore arrive à ses fins, à savoir permettre les forages pétroliers d’Occidental Petroleum dans la réserve naturelle de Elk Hills: le jour même où la vente des terres de la réserve naturelle fut scellée, Al Gore délivra un discours à la Maison Blanche sur les perspectives terrifiantes du réchauffement climatique anthropique en raison de l’usage inconsidéré des combustibles fossiles. [203] Quels sont les qualificatifs les plus adéquats pour décrire ce type de fourberies?

- le fait que son directeur de campagne présidentielle, un juriste, Mr Tony Coelho, était un lobbyiste très impliqué dans l’ouverture de ces nouveaux forages pétroliers en Californie.

- son partenariat actif depuis 2008 [53] avec la société Kleiner Perkins Caulfield & Byers [54]. Sont également actionnaires dans Kleiner Perkins, John Doerr, le fondateur de Google, et Colin Powell, l’ancien secrétaire d’état sous Bush. Dans le port-folio de la société Kleiner Perkins [58] se trouvent trois compagnies intrinsèquement impliquées dans le business des “combustibles fossiles”:

1. Terralliance Technologies [56], dont l’autre investisseur principal est Goldman Sach, est spécialisée dans les forages pétroliers. Selon le rapport Forbes, [59] Terralliance Technologies aurait déjà foré plus d’une centaine de puits sur la planète entière. Ce sont 65 millions de dollars qui ont été investis dans cette compagnie par Kleiner Perkins. Mais Kleiner Perkins ne s’en vante pas publiquement. [60]

2. GreatPoint Energy (Cambridge, Massachussetts) qui est dans la conversion de charbon en gaz naturel.

3. GloriOil, qui selon la rapport Forbes [57] “élabore des microbes qui, lorsqu’ils sont injectés dans les puits pétroliers, accroissent la production de pétrole”.

J’invite donc très cordialement tous les écologistes et autres “réchauffistes” amnésiques, qui ont considéré mes deux articles précédents sur l’arnaque climatique comme des soutiens aux pétroliers, d’aller faire le ménage devant la porte de leur idole, et de ne pas oublier l’aspirateur (et la calculette pour compenser l’empreinte carbone de l’aspirateur car le processus risque d’être laborieux).

Je ne vais pas m’appesantir Ă©galement sur le fait que Mr Al Gore, considĂ©rĂ© par certains medias US comme un prophète, le Prophète de l’Apocalypse Climatique, le RĂ©dempteur PlanĂ©taire – Ă  l’image des monothĂ©istes, proclamant la religion de l’Amour IncarnĂ©, qui ont tout dĂ©truit dans leur sillage pendant 2000 ans – promeut le retour Ă  la corde Ă  sĂ©cher le linge pendant qu’il circule en jet, roule en limousine, possède “quelques” maisons, consomme autant d’électricitĂ© que 20 familles moyennes US, demande des cachets de 150 000/170 000 dollars pour venir donner une confĂ©rence, etc. Le principal n’est-il pas qu’il compense ses Ă©missions de carbone? Et peut-ĂŞtre, comme le dirait un prĂ©sident, est-il gĂ©nĂ©tiquement programmĂ© pour ĂŞtre très riche pendant que d’autres sont gĂ©nĂ©tiquement programmĂ©s pour crever de faim. Ainsi va la Roue de la Vie. (La fortune personnelle de Mr Gore Ă©tait de 2 millions de dollars en 2001, elle Ă©tait “officiellement” de 100 millions en 2007.) Il y en a qui prĂŞchent pendant que d’autres trinquent. Certains compensent leurs Ă©missions de carbone pendant que d’autres font le sacrifice de leurs corps et de leur vie pour mettre fin, radicalement, Ă  leurs Ă©missions de carbone. C’est la division des tâches, en toute “fraternitĂ© climatique”.

Dans le cadre de cet article sur la “révolution verte génocidaire”, il est beaucoup plus instructif de se pencher sur les amitiés particulières de Mr Al Gore avec “le monde selon Monsanto”:

- Mr Al Gore, lorsqu’il était au Congrès US, fut le président de la commission chargée d’enquêter sur les relations “très intimes” entre Monsanto et les grandes universités US. Il va sans dire que la commission d’enquête lava Monsanto de tout soupçon de corruption de scientifiques et de tentative de mise sous séquestre de grandes universités US…

- Mr Charles W. Burson, procureur général du Tennessee pendant 10 ans, fut le conseiller spécial de Mr Al Gore et puis le chef de cabinet de Mr Al Gore et puis, ensuite, vice-président de Monsanto, jusqu’en 2006. [75]

- Mr Mickey Kantor, directeur de campagne présidentielle pour Clinton, ministre du commerce sous Clinton/Al Gore, partit comme directeur chez Monsanto en 1997. Ce fut lui qui, en 1998, activa la chaudière pour que Clinton/Al Gore fassent céder l’Europe sur les OGMs. [179]

- Last but not least: Mr Michael Taylor. [32] [76] Il est, par excellence, le symbole aux USA des “revolving doors”, des portes tournantes entre Monsanto et l’administration US. [78]. (Pour plus d’informations, voir l’ouvrage de Marie-Monique Robin “Le Monde selon Monsanto” [185]). Michael Taylor entra à la FDA (Food and Drug Administration) en 1976, puis travailla dans le cabinet de juristes King and Spaulding comme représentant de Monsanto (pour faire passer l’hormone bovine transgénique); il retourna à la FDA en 1991, jusqu’en 1994, pour y rédiger les lois permettant à l’hormone bovine de Monsanto d’être imposée à l’agriculture US. Durant l’administration Clinton/Al Gore, c’est lui qui “oublia” où avaient été rangés 40 000 pages de dossiers archivés “confidentiels OGMs” de la FDA! De 1994 à 1996, il fut au Ministère de l’Agriculture US. Il repartit ensuite chez Monsanto comme vice-président de 1998 à 2001. Et le président Obama vient de le rappeler à la FDA dont il est l’un des conseillers suprêmes! [184]

Nous allons ainsi le retrouver dans une autre partie de cet exposé car Michel Taylor résume, en sa personne, toute la problématique de la corruption des hauts fonctionnaires et de la collusion entre les multinationales, les fondations, les ONGs d’assistance aux pays pauvres et les agences gouvernementales.

Et cerise sur le gâteau, Michael Taylor est le cousin de l’épouse d’Al Gore! Une simple coïncidence, bien évidemment, car on ne choisit pas ses cousins.

Durant la présidence Clinton-Al Gore, de 1993 à 2000, et Mr Al Gore fut l’un des vice-présidents les plus influents du siècle passé:

- L’hormone de croissance bovine transgénique de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA. [77]

- Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA (Food and Drug Administration) “libère”, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre.

- En 1998, le quartet Clinton – Al Gore – Dan Glickman (ministre de l’agriculture) – William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenĂ©e pour obliger l’Europe Ă  accepter les chimères gĂ©nĂ©tiques. On voudra bien se rappeler que Mr Jospin (premier ministre), Mr Glavany (ministre de l’agriculture) et Mme Voynet (ministre de l’environnement) signèrent, Ă  cette Ă©poque, l’introduction en France des premier maĂŻs transgĂ©niques.

Mr Al Gore, avec Madeleine Albright, secrétaire d’état, forcèrent la main à Mr Jospin pour que les OGMs de Monsanto soient accueillis en Europe. [33] C’est ce dont se vanta Toby Moffett au St Louis Post Dispatch. [34] Toby Moffett, ex-vice-président de Monsanto, qui, lors de la campagne présidentielle de 2000, était chargé de drainer les voix “vertes” de Ralph Nader vers Al Gore [44] (alors même que Ralph Nader dénonçait avec véhémence l’inféodation d’Al Gore-Clinton à l’empire Monsanto [40] [202]). Et ce n’est pas vraiment de la vantardise parce que l’Agence Reuters publia un communiqué le mardi 21 juillet 1998 stipulant que Mr Al Gore venait de téléphoner personnellement à Mr Jospin. «On peut dire sans problèmes que le premier ministre [Mr Lionel Jospin] a très bien compris l’importance de cette problématique pour les agriculteurs US» après sa conversation téléphonique avec Gore, dit Kay Casstevens, une assistante juridique du vice-président. Jospin a précisé à Gore qu’il n’avait pas fini d’évaluer la situation «mais qu’il prendrait une décision sous peu.» [37]

Mr Mendelson résume ainsi la situation dans son long article sur le Roundup paru en 1999 dans la revue l’Ecologiste: «L’UE n’a pas donné son accord complet pour l’importation de maïs rR. Devant les réticences de l’opinion publique, Al Gore, vice-président des Etats-Unis, ainsi que des représentants du ministère de l’Agriculture, ont aussitôt fourni une béquille à Monsanto, déplorant que l’Europe, si elle n’autorisait pas l’importation de maïs transgénique, mette en péril 250 millions de dollars d’exportations . La France a répondu qu’elle ouvrirait la voie à l’entrée du maïs transgénique en Europe, plutôt que d’engager une guerre commerciale à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).[par arrêté du 3 août 98, la France a inscrit ce maïs au catalogue des variétés végétales lui permettant d’être commercialisé en UE.] »

Mr Al Gore considérait les chimères génétiques comme “équivalentes en substance” selon la formule consacrée. Cela m’a été confirmé, par courrier, par Jeffrey Smith, l’auteur des ouvrages “Semences de tromperie” et “Roulette génétique”. Mr Al Gore considérait le glyphosate de Monsanto, le Roundup, comme le moins dangereux des herbicides. [45] [166] C’est en fait l’un des pesticides les plus toxiques [38] et une grande partie des variétés génétiquement modifiées de Monsanto sont “résistantes” à cet herbicide, à savoir elles le digèrent fort bien. C’est également l’administration Clinton/Al Gore qui supprima l’un des derniers remparts de la protection alimentaire US: la “Delaney Clause” de 1958 qui interdisait la présence de pesticides dans les aliments. [205]

Mr Al Gore a soutenu les biotechnologies lorsqu’il était sénateur. [46] Il rédigea en 1991 “Planning a New Biotechnology Policy”, (Harvard Journal of Law and Technology, Vol. 5, Fall 1991, pp. 19-30). Pour la petite histoire [42], le 9 avril 1998, Al Gore embaucha comme son conseiller spécial aux affaires intérieures David W. Beier, le lobbyiste de Genentech Inc / Hoffman La Roche, le même La Roche [178] qui fabrique, contre la grippe, le célèbre Tamiflu [83] (complètement inefficace, archi-toxique [147] et que l’on retrouve dans les eaux de rivière [104] [105]) pour le compte d’une entreprise de biotechnologie basée aux États-Unis, Gilead Sciences Inc. dont Mr Rumsfeld (Ministre de la Défense de George W. Bush) était le principal actionnaire. Et nous trouvons également, au capital de La Roche, la multinationale Novartis/Syngenta, le fabricant du vaccin contre H1N1. La grande famille que voilà.

On ne peut omettre, bien sûr, de mentionner l’ouvrage “écologique” d’Al Gore “Urgence planète Terre” en 1992. De deux choses l’une, ou les deux, cet ouvrage a été écrit partiellement par quelqu’un d’autre [197] ou Mr Al Gore souffre peut-être de schizophrénie, ce qui est un syndrome courant dans le monde politique. Il est difficile, en effet, de vivre à la fois dans un monde de promesses débridées au peuple, et dans un autre monde d’allégeances serviles à la dictature des cartels.

En opposition totale avec les grands principes de son ouvrage, Al Gore, durant ses 8 ans de vice-présidence, conduisit une politique environnementale désastreuse au point qu’en juillet 2000, 61 leaders d’associations de protection environnementale, de 18 états, créèrent une coalition “Environmentalists Against Gore”. [41]

C’est également en 1999 que Pusztai (un des scientifiques les plus réputés au monde, auteur de trois ouvrages et de 270 études scientifiques) publia ses recherches sur les rats nourris avec des pommes de terres génétiquement modifiées de Monsanto. Une simple chaîne d’appels téléphoniques Monsanto/Clinton/Tony Blair vira l’éminent professeur en l’espace de quelques heures. A cette époque, l’un des membres seniors de l’administration Bill Clinton/Al Gore déclara que la décade des années 90 serait «la décade de la commercialisation triomphante des produits biotechnologiques». L’administration Bill Clinton/Al Gore dépensa des milliards de dollars pour la promotion des chimères génétiques.

C’est durant la période-clé de 1993 à 2000 que les chimères génétiques se répandirent sur toute la planète et que les humains et les animaux en furent gavés. Les trois personnes responsables de cet état de fait, politiquement et stratégiquement, sont Bill Clinton, Al Gore et Michael Taylor (FDA/USDA/Monsanto). Ce sont Bill Clinton, Al Gore et Michael Taylor qui ont ouvert la route de la “seconde révolution verte transgénique” qui gangrène présentement tous les écosystèmes planétaires. Et Al Gore et Michael Taylor continuent présentement de paver cette route: Michael Taylor de par le fait qu’il est de nouveau le maillon entre Monsanto et le gouvernement US (pour l’Afrique) et Al Gore de par sa croisade climatique pour refroidir la planète. De brûler des cierges “carbone-zéro”, pour exorciser le mal et pour générer un magnifique écran de fumée, ne changera rien à cette situation.

Je mets au défi n’importe quel zélote hystérique, de la secte des Al Gorites, de me prouver le contraire.

Après le pétrole, le roundup et les chimères génétiques, abordons maintenant la problématique des “crédits carbone”.

Mr Al Gore, en 2006, créa sa Fondation “The Alliance for Climate Protection”, l’Alliance pour la Protection du Climat [49], avec le directeur de la banque Lehman Brothers. Après avoir créé sa fondation et son cabinet Londonien “Generation Investment Management” [50], il lança son film best-seller “Une vérité qui dérange”. Précisons que “Generation Investment Management”, spécialisé dans la gestion des “crédits carbone”, a été créé en partenariat avec David Blood, ancien directeur de “Goldman Sachs”, Mark Ferguson, ancien président de “Goldman Sachs Assets Management pan-European Research” et Peter Harris, ancien directeur de “Goldman Sachs Assets Management”.

Le 2 février 1988, Al Gore, dans un débat présidentiel déclara: «Mon premier engagement sera de restaurer l’intégrité de la Maison Blanche. Et je vais virer toute personne ayant menti au peuple Américain et au Congrès». J’invite les lecteurs à juger par eux-mêmes de l’accomplissement de cet engagement solennel et j’invite ceux qui parlent anglais à visionner les vidéos, sur la toile, des auditions “climatiques” d’Al Gore au Congrès, au printemps 2009 (et sous serment, bien sûr!). [156] [157] [158] [159] Déconseillé à toute personne ne souhaitant pas remettre en question ses croyances dans le rédempteur atmosphérique.

En conclusion, je pose la question à tous les écologistes qui luttent contre les chimères génétiques et contre les pesticides depuis de très nombreuses années: pouvons-nous faire confiance à l’homme de Monsanto, celui-là même qui, avec Bill Clinton et Michael Taylor, a piégé la totalité de l’humanité dans le cercle infernal des chimères génétiques? De quel droit son film de science-fiction a-t-il été imposé à des dizaines de milliers d’écoles?

Ecologistes de tous les pays, réveillez-vous! Le réchauffement climatique anthropique est une farce, c’est une arnaque monumentale permettant d’ouvrir de nouveaux et gigantesques marchés: crédits carbone, taxes carbone, nécro-carburants “refroidissants”, chimères génétiques, fertilisants de synthèse et pesticides! D’ailleurs, aux USA, la législation “cap and trade” est surnommée “Al Gore enrichment act”!

Crédits de Carbone:

Un marchĂ© climatique qui gĂ©nère des revenus Ă  partir de l’air du temps!

Le marché du carbone, ce n’est pas une bagatelle puisqu’il se chiffre à 135 milliards de dollars pour 2008. Ce qui fait quasiment s’étrangler le très placide Jacques Diouf, directeur de la FAO, qui se demande bien pourquoi on peut générer un tel marché de carbone planétaire et ne pas être capable de lui confier 30 petits milliards de dollars pour régler le problème de la faim dans le monde. Mais Mr Diouf a sûrement compris, depuis belle lurette, que ce ne sont pas les mêmes caisses. Il posa également la même question pour le “coût de la crise financière” qui vient, d’ailleurs, d’être revu à la baisse, le 30 septembre 2009, par le FMI, le Fonds Monétaire International: il ne serait que de 3400 milliards de dollars. [39] Il avait été estimé auparavant à 4000 milliards de dollars. Mr Strauss-Kahn, un grand ami de Condoleezza Rice, qui a été placé par les Autorités à la tête de cette institution, en récompense de ses loyaux services [136], sait jouer de la calculette virtuelle. Les communiqués officiels cajoleurs omettent de préciser qui “finance” le coût! C’est bien évidemment de l’argent public: des sommes astronomiques qui partent à fond perdu pour renflouer les banques et le système financier. D’où la nécessité de lever de nouveaux impôts aux USA, dits “taxes carbone” ou “U.S. cap-and-trade bill”.

Et en attendant que le petit peuple soit une nouvelle fois carbo-taxĂ©, pour la bonne cause climatique, les multinationales se gavent sur le marchĂ© du carbone gĂ©rĂ© par le Chicago Climate Exchange et le European Climate Exchange: Barclays, le pĂ©trolier BP, Fortis, Goldman Sachs, Morgan Stanley, le pĂ©trolier Shell, etc. Parmi les fondateurs du Chicago Climate Exchange, nous retrouvons American Electric Power (AEP), DuPont, Baxter International (vaccins H1N1), etc. Et dans le comitĂ© de conseillers « Ă  la stratĂ©gie » du Chicago Climate Exchange, nous retrouvons Ă©galement Mr Rajendra K. Pachauri, le prĂ©sident du GIEC. [209]Aux USA, Goldman Sachs est le plus gros actionnaire (avec 10 %) du Chicago Climate Exchange. Je convie de nouveau les lecteurs intĂ©ressĂ©s Ă  consulter le courageux article de Matt Taibbi, paru dans Rolling Stones, “Goldman Sachs – La grande machine Ă  bulles” [51] dont le dernier volet s’intitule “Bulle 6: le rĂ©chauffement global”. [52]

Lehman Brothers, qui a aidé Al Gore à capitaliser son business “vert”, s’était fait l’apôtre de la croisade du réchauffement climatique pour que ses actionnaires continuent de toucher de généreuses plus-values sur le marché du carbone. Ils avaient publié un “rapport Lehman”, la bible de jeunes activistes, sur le réchauffement climatique et le chaos qu’il allait générer. Manifestement, Lehman Brothers fut capable de prédire le climat un siècle à l’avance mais ne fut pas capable de prédire sa faillite spectaculaire, une année à l’avance. La véritable raison de la faillite de Lehman Brothers, néanmoins, n’est sans doute pas celle que l’on croit! [79]

Ainsi, d’un coup de baguette virtuelle, le capitalisme décadent vient de sortir un nouveau lapin de son chapeau feutré: un marché climatique qui génère des revenus à partir de l’air du temps!

Et Maurice Strong fut l’un des principaux prestidigitateurs qui a présidé à la création du Chicago Climate Exchange et il y siège. Il faudrait des pages entières pour énumérer les “fonctions” de Maurice Strong, le très bon ami d’Al Gore. Membre éminent des Bilderberg, de la Commission Trilatérale, du Council on Foreign Relations (CFR) et du Club de Rome; directeur de la Fondation Rockefeller; Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sous Kofi Annan; Conseiller senior du Président de la Banque Mondiale; Premier directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE); A la tête du Sommet de la Terre qui a eu lieu à Rio en 1992 et dont est issue la Convention sur la diversité biologique, etc, etc. [66]

La “Convention sur la diversité biologique” n’est qu’une déclaration pathétique, (que les multinationales de la semence ont joyeusement interprétée comme un pillage légalisé des ressources génétiques), à l’image du Protocole de Carthagène, dit “Protocole de Cartes à Gènes”, un jeu de poker génétique dont la nation gagnante est celle qui fait entrer le plus de chimères génétiques tout en prétendant s’en préserver!

Maurice Strong se définit comme socialiste en idéologie et capitaliste dans la vie quotidienne. Ce qui est clair, c’est que, à l’image d’Al Gore, c’est un grand donneur de leçons d’ascétisme mais impliqué jusqu’au cou depuis des dizaines d’années dans une pléthore d’aventures capitalistes dont nous ne préférons pas mentionner certaines des liaisons très sulfureuses ni des faillites financières suspectes.

Maurice Strong est considéré par certains comme le père du mouvement environnemental et on se demande bien de quel mouvement environnemental il s’agit car il est depuis fort longtemps l’apôtre du Nouvel Ordre Mondial. Il est vrai qu’il était déjà présent au premier “Jour de la Terre” en 1970 lorsque le professeur d’études environnementales Kenneth Watt déclara: “si la tendance présente se poursuit, le monde sera environ 4 degrés plus froid en 1990 et 11 degrés plus froid d’ici l’année 2000”. Espérons au moins, pour sa réputation, qu’il parlait en degrés Fahrenheit, mais cela fait encore beaucoup. On lui pardonnera d’autant plus qu’à l’époque tous les medias se faisaient l’écho de l’extrême danger du “refroidissement global” qui allait ruiner l’agriculture mondiale: Newsweek, 28 avril 1975 [67]; Peter Gwynne, Newsweek 1976 [68], etc. Tout comme Nicolas Hulot et Kofi Annan évoquent des centaines de milliers de morts tous les ans en raison du réchauffement climatique anthropique, Lowell Ponte “The Cooling”, 1976, annonçait lui aussi le même nombre de décès annuels en raison du “refroidissement global”: «Le refroidissement actuel a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S’il continue, et si personne ne prend des mesures énergiques, il provoquera une famine mondiale, un chaos généralisé et même une nouvelle guerre mondiale. Tout cela pourrait survenir avant l’an 2000».

En fait, Maurice Strong aurait déjà pu créer en 1970 son Chicago Climate Exchange pour les crédits de carbone car Kenneth Watt (University of California à Davis) déclarait à l’époque que c’est l’excès de CO2 qui allait provoquer un refroidissement global catastrophique!

Mais tout cela ne nous éloigne-t-il pas un peu de la révolution verte eugénique? Pas du tout car les multinationales de l’agrochimie et de la semence font bien évidemment partie de ce marché de dupes. Même Monsanto a rejoint le Chicago Climate Exchange en décembre 2007. (Ce qui est dans la bonne logique capitaliste: si le réchauffement climatique anthropique génère des fortunes, Monsanto veut avoir sa part du gâteau). Richard Sandor, le président du Chicago Climate Exchange en a profité pour saluer le rôle de “leadership climatique” de Monsanto. [138] (Car, en effet, en 2006, 20 scientifiques de Monsanto se sont penchés sur le problème climatique et en ont déduit que la température montait, ce qui n’est pas un scoop, vu que nous sommes dans une période de réchauffement naturel léger, et non-linéaire, depuis 1860!). [173] (Monsanto en 2009 a régulièrement placé des pages entières de publicité dans les grands journeaux US avec le titre: “9 Milliards de personnes à nourrir. Un changement climatique. Et maintenant?” et comme texte: «Les semences améliorées de Monsanto non seulement augmentent la productivité de façon conséquente mais elles utilisent moins de ressources essentielles telles que le sol et le combustible: tout le monde y gagne y compris la Terre»). Saint Monsanto, le sauveur de la planète!

Mais Monsanto n’en reste pas là. Un de ses vice-présidents, Will Ferretti, affirma que les agriculteurs US pourraient revendiquer annuellement de 4 à 6 milliards de dollars en crédits carbone à cause de leur bonnes pratiques agricoles [139]. Et par “bonnes pratiques agricoles”, Monsanto entend les techniques de non-labour (car le non-labour libère moins de CO2 que le labour) avec des variétés OGMs résistantes au Roundup de Monsanto. Un autre de ses vice-présidents, Jerry Steiner, affirma qu’en utilisant les techniques de non-labour, les agriculteurs peuvent augmenter leurs ressources financières en vendant des crédits carbones à d’autres entreprises au travers du Chicago Climate Exchange.

En 2007, les techniques de non-labour chimique aux herbicides (Roundup principalement) couvraient 30 millions d’hectares aux USA et 26 millions d’hectares pour le seul Brésil. David Miller, le responsable scientifique du AgraGate Climate Credits Corporation, une filiale du Iowa Farm Bureau Federation (une coalition d’agriculteurs dans l’Iowa, l’état-empire du maïs et du soja transgéniques aux USA) espère que bientôt ce soient 85 millions d’hectares agricoles aux USA en non-labour chimique à la sauce Monsanto.

Pour une analyse détaillée de cette arnaque agricole, je renvoie les lecteurs vers mon article de mars 2007 “Le non-labour dans les sillons de l’agro-chimie” [137]. Pour résumer brièvement, les agriculteurs en non-labour chimique sèment des variétés de Monsanto qui sont résistantes au glyphosate. Les sols sont archi-brûlés par la chimie et les pesticides, et sont tellement biologiquement morts qu’ils ne peuvent plus digérer la bio-masse restante après la récolte! Ce n’est pas grave, c’est une nouvelle manne financière pour les agriculteurs qui vendent leur biomasse, refusant de se composter, aux centrales d’éthanol. En Amérique latine, les sols sont tellement brûlés par le Roundup, de par les techniques de non-labour, que les agriculteurs doivent appliquer un engrais azoté pour la culture du soja, qui étant une légumineuse, n’en a normalement pas besoin puisqu’il fixe l’azote tout seul.

Donc, si l’on suit le raisonnement de Monsanto, tous les agriculteurs cultivant des nécro-carburants ou des aliments pour bétail ou poulets, par la technique du non-labour, vont pouvoir revendiquer des crédits carbones à hauteur de dizaines de milliards de dollars.

Si l’on résume brièvement la situation en Amérique latine: on déforeste l’Amazonie (ce qui libère de gigantesques quantités de CO2) pour cultiver des nécro-carburants (dont le bilan CO2 est pire que les combustibles fossiles) pour en fin de compte revendiquer des crédits carbones (pour raison de bonne pratique de non-labour). Ce raisonnement est tout autant spécieux que celui de Kofi Annan qui veut financer la modulation climatique de l’Afrique grâce aux apports du marché des crédits carbone.

La réalité, c’est que la petite paysannerie est ruinée, spoliée, cancérisée, mutagénée. La réalité, c’est que des dizaines de millions d’hectares de forêt Amazonienne ont été déforestés (chiffres de 2007: 21 millions d’hectares au Brésil, 14 millions d’hectares en Argentine, 2 millions hectares au Paraguay et 600 000 hectares en Bolivie) pour les nécro-carburants (et le soja aliment bétail pour l’Europe et la Chine) et qu’il est envisagé d’en déforester encore 60 millions. La réalité, c’est que plus 300 espèces d’adventices, sur la planète, sont entrées en “guérilla génétique” et sont devenues “résistantes” au Roundup et autres herbicides, ce qui veut dire qu’elle le “digèrent” très bien. La réalité, c’est qu’il existe une nouvelle classe d’esclaves, de serfs, dans les plantations des nécro-carburants. [144] L’essence verte est rougie par le sang.

Les marchés de crédits-carbone sont-ils réellement la solution à notre “empreinte écologique plus noire que le péché”, pour emprunter une formule favorite de James Lovelock?

Une arme de dépopulation massive: l’eugénisme

L’autrefois gĂ©nial concepteur de la thĂ©orie GaĂŻa, James Lovelock, monta au crĂ©neau, fin aoĂ»t 2009, pour traiter les environnementalistes qui font campagne contre le rĂ©chauffement climatique anthropique, sans prendre en compte la croissance de population, “d’irrationnels et d’ignorants”. James Lovelock, qui venait d’être nommĂ© parrain de l’ONG “Optimum Population Trust”, en appela aux Verts pour qu’ils «disent la vĂ©ritĂ© et qu’ils s’expriment en public»: «Ceux qui ne veulent pas voir que la croissance de la population et le changement climatique sont les deux faces d’une mĂŞme pièce soit sont ignorants, soit se voilent la face. Ces deux gigantesques problèmes environnementaux sont insĂ©parables et Ă©voquer l’un tout en ignorant l’autre est irrationnel. (…) Comment pouvons-nous rĂ©ellement dĂ©croĂ®tre les Ă©missions de carbone, et l’utilisation des terres, alors que le nombre d’émetteurs, et l’espace qu’ils occupent, s’accroissent sans remords. Quand les environnementalistes qui prĂ©tendent ĂŞtre Verts vont-ils reconnaĂ®tre la vĂ©ritĂ© et se prononcer publiquement?» [150] L’Apocalypse selon James Lovelock stipule que le dĂ©chaĂ®nement climatique Ă  venir va rĂ©duire la population de la Terre Ă  seulement un demi-milliard d’habitants.

Rappelons que James Lovelock participait Ă  la confĂ©rence de 1975, en Caroline du Nord, organisĂ©e par l’anthropologue Margaret Mead. La confĂ©rence s’intitulait “The atmosphere: endangered and endangering”. Intervenaient Ă  cette confĂ©rence Paul Ehrlich, ultra-malthusien et auteur de la “Bombe P.” (qui avait prophĂ©tisĂ© la disparition de l’Angleterre d’ici l’an 2000) et Stephen Schneider qui faisait la promotion du scĂ©nario du “Refroidissement Global”, vers 1970. Stephen Schneider est connu pour avoir dĂ©clarĂ© en 1996, Ă  un journaliste: «Afin de capturer l’imagination du public, nous devons promouvoir des scĂ©narios de panique, profĂ©rer des dĂ©clarations dramatiques, et très simplifiĂ©es, et faire abstraction de tout doute que nous puissions avoir… »Roger Martin, le prĂ©sident de Optimum Population Trust dĂ©clara: «Il est tragique que le mouvement Vert ait choisi d’occulter ce phĂ©nomène. Avec l’aide de personnes Ă©minentes, telles que James Lovelock, nous allons faire de notre mieux pour leur rafraĂ®chir la mĂ©moire». Cette ONG vient de demander publiquement aux nĂ©gociateurs qui vont se rĂ©unir Ă  Copenhague, en dĂ©cembre 2009, d’inscrire dans les politiques de chaque nation des programmes de contrĂ´le de la population pour lutter contre le changement climatique. Elle prĂ©cise que les programmes de contrĂ´le de la population dans les pays pauvres devraient ĂŞtre “subventionnĂ©s au titre de la modulation climatique”.

Le raisonnement de Roger Martin et du fondateur de cette ONG, Jonathon Porritt (un ancien directeur des Amis de la Terre et ancien administrateur du WWF, au Royaume-Uni) [192], est d’autant plus frauduleux que si on raisonne en terme d’empreinte carbone, celle d’un citoyen US ou Britannique est de 75 à 300 fois plus grande que celle d’un paysan de la zone Sahélienne ou un paysan de l’Inde, qui ne “gagnent” qu’un dollar par jour, quand ils le gagnent.

Mon premier conseil à tous ceux qui préconisent des contrôles de la population draconiens, en raison du réchauffement climatique anthropique, serait qu’ils donnent l’exemple! Qu’ils dégagent avant l’orage!

Rappelons encore une fois, pour donner “bonne mesure” que les 300 personnes les plus riches du monde possèdent autant que les 3 milliards de personnes les plus pauvres.

Ce débat démographique n’est pas sans évoquer le conflit entre René Dumont, qui dénonçait la surpopulation en Afrique et préconisait l’usage de l’agriculture chimique, et Pierre Rabhi [206], le promoteur des techniques agro-écologiques en Afrique qui a toujours affirmé que ce continent n’était pas surpeuplé. Pierre Rabhi et le président Sankara auraient fait du Burkina le premier pays Africain “bio” si Sankara n’avait pas été assassiné, en 1987, par les Autorités, afin que tout rentre dans leur Ordre. Cela aurait peut-être changé le visage de l’Afrique qui ne serait pas en train de succomber aux nécro-carburants et aux chimères génétiques de Kofi Annan, de Monsanto et de toute la clique mafieuse des multinationales.

Deux chercheurs de l’Université de l’Oregon viennent de publier une étude “scientifique” démontrant que si une femme recycle, conduit une voiture à faible consommation, utilise les bonnes ampoules, etc, elle va économiser 456 tonnes des CO2 dans sa vie entière. Cependant, si elle a deux enfants (et en prenant en compte les générations subséquentes avec un taux de reproduction de 1,85 par femme d’ici 2050) elle va rajouter à son héritage d’empreinte carbone 18 882 tonnes de CO2, ruinant ainsi tous les efforts qu’elle aura déployés pour vivre économe en carbone.

A quand donc la taxe carbone sur les bébés? S’il est clair que le consumérisme effréné de la société occidentale est une pathologie terminale en raison des ressources limitées de notre planète Terre, le fait d’assimiler une future maman à l’empreinte carbone de ses descendants jusqu’à 2050 manque pour le moins de poésie et il y a fort à penser que ce type de démarche soit complètement contre-productive, eu égard à la remise en cause des fondements de notre société occidentale mortifère. Et ce d’autant plus, si le climat tarde encore un quart de siècle avant de faire mine de commencer à s’échauffer pour de bon!

Tout cela nous rappelle les rapports annuels de la Fondation Rockefeller datant de plus de 40 années! Jurriaan Maessen, dans son article “Le programme à long terme de la Fondation Rockefeller: au-delà du riz doré et des aliments chimériques” [148] fait une référence aux “politiques démographiques et aux programmes de contrôle de la population” évoqués à la page 54 de ce rapport annuel 1968 de la Fondation Rockefeller.

«Comme nous le savons, l’appel à une intensification du planning familial au nom de l’environnement a été promu de façon croissante par l’élite Malthusienne. Il est évident que l’une des autres modalités mentionnées par le rapport [annuel 1968 de la Fondation Rockefeller] a été découverte et exploitée, de fond en comble: le grand mythe du Réchauffement Global Anthropique fut créé et recouvert d’une sauce subtile de science afin de donner à tout le ragoût un air de crédibilité. Et le programme eugénique suit son chemin. »

Cela fait près d’un siècle que la Fondation Rockefeller est archi-impliquée dans les programmes de contrôle de la population: c’est elle qui a créé aux USA, et de par le monde, des ONGs de contrôle démographique. Et nous ne souhaitons pas, dans le cadre restreint de cet article, évoquer son soutien considérable aux pratiques eugénistes Nazis et l’organisation de congrès eugénistes auxquels participèrent le père de John Kennedy, Winston Churchill, les Nazis, et toute une palette de “personnalités”. N’oublions pas que les Etats-Unis et la Suède, en début de siècle passé, n’ont pas attendu les Nazis pour mettre en place des législations de stérilisation des citoyens “non conformes”.

Tout ce dossier pue la mort et nous convions les lecteurs intéressés à enquêter sur la toile. Ils trouveront sur le site de Liberterre quelques articles dans la rubrique “eugénisme” qui offrent déjà un certain nombre de pistes de recherche. [152]Néanmoins, dans les années qui viennent, nous n’allons pas pouvoir faire l’économie d’un débat fondamental sur l’eugénisme et le contrôle de la démographie alors que des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent, soit pour dénoncer l’usage qui est fait du réchauffement climatique anthropique pour invoquer la nécessité de contrôles drastiques de la population planétaire, soit, tout au contraire, pour brandir le spectre de l’apocalypse climatique si l’on n’impose pas des contrôles de la population. [151]

Ce qui est clair, c’est que les révolutions vertes, la première et la seconde, sont déjà à l’oeuvre pour mettre en place des dynamiques de délestage démographique:

- suicides des paysans qui utilisent les “bienfaits” de la révolution verte pour mettre fin à leurs jours, à savoir ils boivent du pesticide. On estime à 200 000 le nombre de paysans suicidés en Inde, durant ces dix dernières années, et plus particulièrement en raison des échec répétés du coton transgénique de Monsanto. En Inde, deux paysans se suicident toutes les heures. Et ailleurs sur la planète? [153]

- processus de stérilité inexorable en raison de l’agriculture chimique et des pesticides. En Inde, présentement, ce sont 20 % des jeunes couples qui sont stériles. A cet égard, les constats du Professeur Dominique Belpomme sont également très alarmants pour l’Occident et devraient réjouir tous les néo-Malthusiens.

- cancérisation de la population en raison de l’alimentation toxique et bien sûr en raison de l’agriculture chimique et pesticidée. En Inde, ce sont encore 75 % des gens qui vivent de la terre et qui en meurent lorsque la terre se transforme en poison. Précisons que les paysans pauvres du Tiers-monde ne bénéficient pas de l’arsenal thérapeutique moderne occidental si tant est que l’on puisse qualifier de “thérapeutique” la machine infernale de la médecine allopathique (Il meurt aux USA, tous les ans, 800 000 personnes victimes des effets directs ou collatéraux de cette forme de médecine. Et en Europe?).

- campagnes de vaccination. Sur ce dossier toutes les supputations sont possibles. Ainsi que Jean-Pierre Berlan le décrit très souvent, lorsqu’il analyse les corrélations entre les deux guerres mondiales et l’agriculture moderne de guerre: l’objectif de la guerre, ce n’est pas de tuer, c’est de produire des handicapés qui coûtent très cher à l’Etat. Il en est de même avec les vaccinations. L’abomination de cette technologie, c’est qu’elle détruit le système immunitaire et qu’elle produit beaucoup de maladifs et d’handicapés qui font la fortune des multinationales de la pharmacie qui vendent d’autant plus de “remèdes” pour pallier aux pathologies qu’ils ont eux-mêmes créées. Car si ce n’est pas cela, pourquoi sont-elles toutes en train de se précipiter vers l’Afrique alors que jusqu’à ces dernières années, les trois-quarts des thérapies utilisées par les paysans de ce continent étaient encore à base de plantes médicinales?

Dans cet article, j’ai approfondi un peu plus la situation de l’Afrique. J’aurais pu, bien sûr, exposer le fait que le responsable à l’IRRI, dans l’Asie du sud-est, du riz transgénique à la vitamine A “de jonquille” (financé par la Fondation Rockefeller) est sous la responsabilité d’un ancien directeur de chez Monsanto, Gerard Barry [174]. J’aurais pu évoquer la visite de trois représentants de Monsanto, il y a quelques années, chez l’un des inspirateurs du mouvement paysan bio dans le sud de l’Inde, Nadayan Reddy: ils lui proposèrent 35 000 dollars, cash sur la table, pour qu’il fasse un tout petit discours afin de vanter le coton transgénique de Monsanto. Nadayan Reddy, un paysan d’inspiration Gandhienne, les reconduisit poliment à la porte.

J’ai tenté de jeter un peu plus de lumière sur l’Afrique car c’est le laboratoire, par excellence, de la seconde révolution verte génétique, eugénique et génocidaire.

«[148]

L’Afrique est le jouet des multinationales qui vont oeuvrer pour éliminer du continent jusqu’à la dernière semence libre, la dernière semence paysanne traditionnelle.

Monsanto vient d’annoncer, en août 2009, que l’augmentation du prix de vente de ses semences génétiquement modifiées atteindrait 42% en 2010! [43]

Le même Monsanto qui avec Syngenta, DuPont/Pioneer Hi-Bred, la Fondation Bill Gates, la Fondation Rockefeller, et le CGIAR, sont en train d’investir dans une banque de semences à l’intérieur d’une montagne sur l’île de Spitsberg, (Svalbard) en Norvège, pour le “futur de l’humanité”. Quelle humanité et quel futur? C’est là-même que le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon a donné son discours larmoyant en septembre 2009 sur la “fonte catastrophique de la banquise”. [155] En fait, ce que les journalistes ne disent pas, c’est que son bateau ne pouvait pas aller plus loin car la mer était bloquée par les glaces!

«Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé “Trust Mondial pour la Diversité Végétale” (GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.

Le GCDT est basé à Rome. Son conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une Canadienne également présente au comité consultatif du groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l’une des plus grandes sociétés privées de l’eau. Jusqu’en 1998, Catley-Carlson était aussi présidente du Comité sur la Population (Population Council) établi à New York, l’organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créé en 1952 pour accélérer le programme d’eugénisme de la famille Rockefeller, sous couvert de promouvoir le planning familial, le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le “contrôle de la population” des pays en voie de développement.

Les autres membres du conseil de GCDT comptent l’ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l’un des plus grands entrepreneurs de l’industrie militaire du Pentagone.» [153]

Il faut encore préciser que l’objectif des centres du CGIAR (créé par la Fondation Rockefeller) était de conserver, dans diverses “banques de semences”, les ressources génétiques de l’humanité. Mais, il y a quelques années, les centres du CGIAR ont “confié” toutes ces ressources aux multinationales de la semence. Ce qui n’est pas sans rappeler les manifestations paysannes en Inde, en décembre 2002, pour empêcher l’université de Raipur de “vendre” la collection du Professeur Richcharia de 22 972 variétés de riz à la multinationale Syngenta. [181]

L’alerte n’est pas climatique, elle est humanitaire

Il n’y pas d’injustice climatique mais il y a, par contre, une injustice alimentaire criante. Il n’y a pas de Titanic climatique, le Titanic est strictement agricole. Il n’y pas d’alerte climatique, l’alerte est humanitaire.

Les pleurnicheries de Mr Kofi Annan sont une insulte Ă  la misère rĂ©elle, et non virtuelle, d’une grande partie de l’humanitĂ©. Lorsque Mr Kofi Annan affirme que «le changement climatique est une crise humaine silencieuse… et que cela constitue le dĂ©fi humanitaire Ă©mergent le plus grand de notre Ă©poque», de qui se moque-t-il? Son chiffre de 325 000 personnes mourant du “changement climatique” tous les ans, c’est de l’esbroufe.Un milliard d’affamĂ©s sur la planète et plus de 30 000 personnes dĂ©cĂ©dant tous les jours de faim, voilĂ  LA crise humaine silencieuse dont jamais personne ne parle (ou bien alors une fois tous les 10 ans Ă  Rome lorsque toute la clique se rĂ©unit pour faire de grandes dĂ©clarations pompeuses et hypocrites qui ne seront suivies d’aucun effet. N’en dĂ©plaise Ă  Mr Kofi Annan, il n’existe pas de “rĂ©fugiĂ©s climatiques”, il existe, par contre, des rĂ©fugiĂ©s de la faim et c’est dans la mort que se rĂ©fugient plus de 30 000 ĂŞtres humains tous les jours.

Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable. Il faudrait seulement investir 1,5 milliard de dollars chaque année pendant 10 ans pour que les 300 millions d’Africains, qui n’ont pas d’eau potable, puissent y accéder et pour que 80% d’entre eux puissent accéder à l’assainissement. Une bagatelle.

Le réchauffement climatique anthropique n’a rien à voir avec la destruction de l’Afrique, ou des autres continents d’ailleurs. Les responsabilités incombent au colonialisme, à la monoculture, à la déforestation et à la désertification qui s’ensuivirent. La seconde révolution verte génétique, c’est un nouveau colonialisme transgénique de monocultures de nécro-carburants ou d’aliments pour les animaux esclaves de l’homme occidental.

Il faut également souligner que la course aux gènes climatiques résistants à la sécheresse est concomitante avec un reverdissement spectaculaire des zones Sahéliennes, ce qui constitue un sujet de débats acharnés entre les climatologistes. [134] [135] Et alors même que les “scientifiques” du GIEC ont prédit une réduction des récoltes de 50 % d’ici 2020 en Afrique!

Les solutions pour l’agriculture de l’Afrique, et pour tous les pays dits du Tiers-Monde, sont simples, trop simples: reforestation, pratiques agro-écologiques et semences de vie. Elles ne pourront, cependant, être mises en oeuvre que le jour où tous les colonialistes seront expulsés: les multinationales, les pétroliers, les extracteurs de diamant, de zinc, d’uranium, et toutes les ONGs dont une bonne partie constitue l’avant-garde de l’empire, et bien sûr tous les roitelets et dictateurs, marionnettes contrôlées, en bonne et due forme, par les Autorités.

Distinguer le réel de l’imaginaire et la vérité de la propagande.

Michael Crichton, qui dans les dernières années de sa vie dénonça avec virulence l’imposture climatique, avait dit: «Le plus grand défi auquel l’humanité soit confronté est celui de distinguer le réel de l’imaginaire et la vérité de la propagande.» L’erreur fondamentale qui semble avoir été implantée dans la psyché humaine, depuis fort longtemps, ne serait-ce pas l’illusion que l’homme puisse dominer la Nature et y compris même en contrôler le Climat?

La “science” à façon du GIEC est basée sur d’énormes fraudes dont l’une vient d’éclater au grand jour en fin de septembre 2009. La crosse de hockey, l’emblème, le logo du réchauffement climatique anthropique, est basée sur une fraude scientifique qui vient d’être dévoilée. [140] [141] [142] [143] [149] Une déferlante, mais pas celle prédite par le GIEC, va bientôt laminer le château de sable de cette pseudo-science. Elle est tout autant crédible, cette science, que les déclarations de Mr Sarkozy qui confond encore la couche d’ozone avec l’effet de serre [161] [162] [200]; les déclarations de Mr Rocard, l’ambassadeur des pôles, qui confond encore la couche d’ozone avec l’effet de serre et le dioxyde de carbone avec le monoxyde de carbone [163]; les déclarations de Mr Al Gore, qui confond encore la banquise et la calotte polaire. [164] [165] Ce qui lui a fait dire récemment que la calotte de glace polaire aurait intégralement fondu dans quelques années! [180] Peut-être devrait-il postuler au GIEC? Car il y a de la défection dans l’air!J’en profite pour tirer ma révérence à Vaclav Klaus, le président Tchèque, qui dans le débat sur le climat a su garder son intégrité et ne pas succomber aux sirènes des caniculs-bénis. Il est pathétique que certains mouvements “écologiques” se ridiculisent à promouvoir de telles berludondaines et se rendent, par là-même, complices de la destruction des communautés humaines des pays les plus pauvres par les nécro-carburants et les chimères génétiques. Quant aux organisations “non-gouvernementales” qui en ont fait leur fonds de commerce, on sait de quel côté elles se situent, du côté de l’argent et parfois même, si on soulève le paillasson, du côté de l’eugénisme ou de la dépopulation.

En attendant (que les calottes de glace se désintègrent), aux quelques intégristes qui m’ont accusé de complicité avec les pétroliers, à la suite de mes deux premiers articles, je dirai que nous sommes tous complices des pétroliers, dès que nous ouvrons le robinet à la pompe à essence, dès que nous consommons des aliments issus de la pétro-agriculture, dès que nous consommons des aliments “bios” qui arrivent d’Inde ou d’Afrique (et qui ont été cultivés par des travailleurs à 1 dollar par jour!), dès que nous achetons des “choses” qui ont été produites à l’autre bout de la planète par des enfants ou par des paysans chassés de leur terre par les multinationales.

La taxe “carbonette-mignonette” n’a rien de révolutionnaire. Ce qui serait véritablement révolutionnaire, c’est de confisquer les 14 milliards d’euros de bénéfice de Total, pour l’année 2008, pour les attribuer à la reforestation de l’Afrique ou à la recherche sur les énergies alternatives (au lieu que Total les investissent dans les centrales nucléaires). Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de démanteler les cartels pétroliers qui volent les ressources collectives planétaires, car le pétrole ne leur appartient pas. Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de démanteler les cartels financiers qui ont confisqué un bien public, à savoir le privilège de créer de la monnaie [195] (et bien sûr de démanteler ces deux structures mafieuses que sont le FMI et la Banque Mondiale). Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de mettre fin à la dictature de tous les cartels sur la planète.

Et ce qui serait encore très révolutionnaire, ce serait d’éclaircir tous les mystères qui planent au-dessus des fins de vie de Nikola Tesla, de Wilhelm Reich et de Victor Schauberger car il semblerait que ces trois découvreurs géniaux aient suscité beaucoup de tracas aux Autorités en ce qui concerne les “énergies alternatives”. L’un mourut dans la misère, après que ses découvertes aient été torpillées par Edison, Marconi et les trusts de l’énergie; l’autre mourut assassiné dans les prisons des USA; et le dernier mourut 5 jours après qu’il eut été ramené en Autriche des USA après y avoir abandonné les droits de tous ses brevets qui n’ont jamais réapparu depuis.

C’est tout un programme et il faut y aller sans doute par étapes afin de ne pas choquer les Autorités. Première phase: lancer un boycott de la taxe carbone et seconde phase: requérir du président de la France qu’il confisque les 14 milliards d’euros de bénéfice de Total pour abus et vol de ressources communautaires. On peut encore rêver.

Pour éviter de choquer les âmes sensibles, je me suis gardé, dans cet article, de prononcer le mot “conspiration”. Et pourtant, pour parler de climat, de carbone et d’atmosphère, ce terme est le bienvenu car il signifie en latin “respirer avec”. L’humanité partage son atmosphère avec tous les êtres vivants de la biosphère et tous les éléments non vivants à la surface de la planète. Nous partageons tous du même oxygène et du même dioxyde de carbone. Nous sommes tous en “conspiration”.

Donc je ne parlerai pas de conspiration mais je parlerai d’un système mafieux, et mĂŞme “panmafieux”, qui a pris toute l’humanitĂ© en otage. Ce qui serait rĂ©volutionnaire, c’est de faire juger par les tribunaux la poignĂ©e de quelques centaines de terroristes pĂ©troliers, de terroristes alimentaires, de terroristes financiers, de terroristes vaccinalistes… tous membres de ce rĂ©seau “panmafieux”.

Mais il est vrai qu’ils contrĂ´lent les tribunaux… et que parfois mĂŞme ils possèdent les prisons. Il faudra donc s’en remettre aux Insurrections qui ne manqueront pas de venir… ou bien Ă  GaĂŻa.

Car ce serait vraiment un non-sens cosmique que Gaïa, la Terre-Mère, nous ait fait émerger de son berceau, nous l’espèce humaine, pour qu’une poignée de criminels, déments et inhumains, dévaste sa biosphère.

Dominique Guillet

Sur le même sujet, lire également Réduire la population pour lutter contre le réchauffement climatique

oct 04 2009

La société marchande est une religion

Par Régis Mex, pour Mecanopolis

La consommation des mĂ©nages est le moteur de l’Ă©conomie de nos sociĂ©tĂ©s occidentales depuis le triomphe du modèle capitaliste, mondialiste et libĂ©ral; ce n’est un secret pour personne. Ce qui est moins Ă©vident est que l’Ă©conomie, si elle est censĂ©e ĂŞtre le coeur de pierre qui alimente un pays au grĂ© des flux monĂ©taires suivant le cours des pertes et des profits, n’influence pas moins d’une façon certaine l’Ă©thique d’une sociĂ©tĂ©. Si le coeur est un organe sans morale, conscience ni intelligence propres, il est pourtant une part de l’ensemble dont il est issu et a des impacts inĂ©vitables sur la santĂ© de celui-ci: admettons un instant que le sang qu’il vĂ©hicule contienne du poison, et c’est l’entièretĂ© de ce qu’il sustente qui se mourra. L’analogie semble effectivement appropriĂ©e: bien que l’Ă©conomie soit un des piliers indispensables Ă  la marche d’un État, qui procède selon des lois de cause Ă  effet purement mathĂ©matiques et donc exemptes d’une quelconque morale par nature, il n’empĂŞche pas moins que les consĂ©quences de mĂ©canisme programmĂ© puissent attenter gravement Ă  la puretĂ© de l’esprit d’une sociĂ©tĂ© et des individus qui la constituent. Un produit n’est-il pas, par dĂ©finition, le rĂ©sultat de tous les Ă©lĂ©ments qui le composent ? Un bâtiment n’est-il pas dĂ©pendant des fondements sur lesquels il repose ? Ainsi, une part dĂ©fectueuse d’un ensemble affecte toujours la totalitĂ© et le bon fonctionnement de ce dernier.

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Le mot « religion » trouve son Ă©tymologie dans le verbe latin « religere », qui signifie « relier ». La fonction première de la religion est donc de relier les ĂŞtres. Par quoi sont-ils reliĂ©s au sein de celle-ci ? Essentiellement par l’appartenance Ă  une mĂŞme doctrine. Or, la sociĂ©tĂ© marchande ne relie-t-elle pas ses adhĂ©rents grâce Ă  une façon commune de penser et de percevoir le monde ? Le « mainstream », l’inconscient collectif du peuple qui fait partie d’une sociĂ©tĂ© donnĂ©e (littĂ©ralement « courant principal »), est formĂ© par la somme des idĂ©es, principes, cultures et valeurs de chaque personne qui constitue ce mĂŞme peuple. La grande majoritĂ© des individus ayant peu de personnalitĂ©, chacun est modelĂ© par l’idĂ©ologie de la sociĂ©tĂ© une fois qu’il y est intĂ©grĂ©. La voie de la facilitĂ© est effectivement la plus prisĂ©e par le commun des mortels, car le seul autre choix possible serait de vouloir modifier son environnement pour le faire correspondre Ă  des idĂ©aux que l’on juge Ă©levĂ©s, mais encore faudrait-il avoir les capacitĂ©s d’apprĂ©hender une telle possibilitĂ©; un exercice autrement plus ardu, en somme.

Il se trouve que la pensĂ©e dominante en AmĂ©rique du Nord et en Europe a dĂ©crĂ©tĂ© en ce dĂ©but de 21ème siècle que l’on ne doit croire que dans ce que l’on voit et peut ressentir directement par nos sens organiques. Cela implique de collectionner un maximum de plaisirs: puisque le corps est destinĂ© Ă  mourir, il serait invraisemblable qu’il y ait une quelconque vie après la mort, n’est-ce pas ? L’accession Ă  une profession aussi prestigieuse que rentable est une autre prioritĂ©, un autre Ă©lĂ©ment indispensable pour ĂŞtre socialement reconnu, ce qui est aussi important maintenant que l’obtention de « son paradis » l’Ă©tait au Moyen Ă‚ge: seuls les critères ont changĂ©. Le système conditionne aussi chacun d’entre nous dès le plus jeune âge pour que nous acceptions de nous vendre aux employeurs les plus divers pour le servir avec fiertĂ©.

Ce qui intĂ©resse rĂ©ellement la population est de s’acquitter des tâches qu’on lui impose pour vivre une vie « normale », plate, sans risques, et ainsi donner l’apparence d’avoir rĂ©ussi sa vie de sorte Ă  avoir bonne conscience. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que chacun a une conception personnelle et intime des critères qui lui permettraient d’ĂŞtre satisfait de la vie qu’il mène, et qu’il n’y a aucune loi universelle de rĂ©ussite qui puisse ĂŞtre trouvĂ©e (surtout pas par de simples humains).

C’est pourtant la conduite aveugle de principes Ă©tiquetĂ©s comme seuls valables qui prĂ©vaut, et ceux qui se targuent d’ĂŞtre les parfaits produits du système achètent compulsivement tout ce qui est Ă  leur portĂ©e et pourrait leur permettre de « profiter au maximum de la vie tant qu’il en est encore temps », dans le but d’Ă©prouver autant de plaisirs que possible. L’angoisse du nĂ©ant qu’il y aurait après la mort (pour peu qu’ils se soient jamais posĂ© ce genre de question existentielle) ne fait que renforcer cette envie de fuir en avant et de trouver des Ă©chappatoires Ă  l’absence de rĂ©ponses dans les plaisirs les plus divers.

Le statut officiellement dĂ©mocratique de nos sociĂ©tĂ©s est Ă©galement un atout considĂ©rable pour le mercantilisme, parce qu’aucune limite n’y entrave la consommation et que tout peut s’y vendre, parfois mĂŞme des choses qui pourraient nuire au pouvoir en place, et que la population peut se fondre dans des illusions de perfection et ne plus avoir d’autre prĂ©occupation que de se complaire dans le plaisir que les produits achetĂ©s lui procurent de sorte Ă  renforcer la rĂ©alitĂ© de son petit paradis, entre autres raisons. La dĂ©mocratie s’accompagnant du libĂ©ralisme Ă©conomique (censĂ©, comme son nom l’indique, permettre la libertĂ© alors qu’il provoque l’inverse dans les faits), du libre-Ă©change et du laisser-faire, le capitalisme ne peut qu’ĂŞtre enchantĂ© par un tel système, surtout lorsqu’il serait en rĂ©alitĂ© digne d’ĂŞtre nommĂ© dĂ©mocrature en raison de la nature de son pouvoir politique.

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Pire, le domaine du matĂ©riel finit par ĂŞtre la seule dimension d’existence de l’individu, ce qui implique qu’il adopte toutes sortes de comportements d’un niveau de sophistication digne de ce qui est matĂ©riel; autrement dit, le plus bas qui puisse exister. La sociĂ©tĂ© marchande contribue donc fortement Ă  dĂ©connecter l’homme de ses facultĂ©s spirituelles et Ă  le pousser dans un Ă©goĂŻsme et une mĂ©diocritĂ© toujours plus patentes. Il est vrai qu’un nombre consĂ©quent de personnes est de toute manière incapable d’envisager quoi que ce soit de plus Ă©voluĂ© que ce qui est purement tangible, visible, et cultiverait donc une grande proximitĂ© avec le cĂ´tĂ© animal, primitif et instinctif du genre humain, qu’il vive dans une sociĂ©tĂ© marchande ou non. Le problème est que l’inconscient collectif empoisonnĂ© par les valeurs inversĂ©es d’aujourd’hui peut conduire dès le plus jeune âge des gens intelligents et de bonne foi Ă  un mode de vie qui ne correspond pas Ă  leurs aspirations naturelles, ou les rendre malheureux parce qu’ils refusent ce système dans lequel ils ne trouvent pas une place qui leur est appropriĂ©e. Le système ne proposant pas vraiment d’alternatives Ă  sa politique de conditionnement et de mise au travail qui oblige presque tout un chacun Ă  se plier aux exigences de la sociĂ©tĂ© et qui laisse peu de temps et d’Ă©nergie Ă  ceux qui dĂ©sirent se dĂ©velopper intellectuellement et spirituellement par eux-mĂŞmes, il est clair que le gâchis de gĂ©nie et d’imagination qui pourrait contribuer Ă  amĂ©liorer l’ordre des choses est Ă©norme.

D’autre part, il est difficile d’imaginer que plusieurs religions dominantes puissent cohabiter; la vocation d’une religion est aussi d’Ă©liminer ses concurrents. Ainsi, le matĂ©rialisme qui pourrait ĂŞtre qualifiĂ© de religion sataniste et voleuse d’âmes, Ă©clipse toute autre religion de la scène principale, et les relègue au second plan. On Ă©rige dĂ©sormais le matĂ©riel comme dieu unique, et on rend des cultes Ă  un florilège de divinitĂ©s secondaires, telles des vedettes de cinĂ©ma ou de sport, toutes aussi creuses les unes que les autres. Cela se constate nettement avec le recul incontestable de l’importance du christianisme depuis l’avènement de la sociĂ©tĂ© marchande. L’amoindrissement de l’influence d’une Église qui s’Ă©tait depuis longtemps dĂ©crĂ©dibilisĂ©e n’est certes pas d’une rĂ©elle gravitĂ©, mais la perte de vue de l’idĂ©e mĂŞme d’un Dieu a grandement renforcĂ© l’ignorance de l’Homme de sa dimension spirituelle. Si je ne considère personnellement pas comme particulièrement positif d’ĂŞtre thĂ©iste, je pense qu’ĂŞtre dĂ©iste peut difficilement avoir des consĂ©quences nĂ©gatives, tant sur soi que sur les autres personnes.

Le système Ă©conomique occidental lui-mĂŞme fonctionne d’une façon tout Ă  fait Ă©goĂŻste et psychopathe, en ne se contentant pas de spolier la richesse des citoyens de son pays, mais en volant aussi celle des nations dans lesquelles il a une emprise sur la scène internationale. Ce modèle, comme le reste de la sociĂ©tĂ© dont il est issu, privilĂ©gie la pensĂ©e et l’action Ă  court terme, ce qui est plutĂ´t logique lorsque l’on est basĂ© sur le matĂ©riel. Le matĂ©riel est effectivement l’incarnation mĂŞme de ce qui est temporaire, et miser lĂ -dessus revient Ă  se baser sur ce qui est Ă©vanescent et ne peut que disparaĂ®tre. Comment penser qu’un pays qui, comme les États-Unis, affecte 651,2 milliards de dollars Ă  la DĂ©fense nationale, quand 330 milliards sont versĂ©s Ă  la Recherche et au DĂ©veloppement, 64 milliards pour l’Ă©ducation, et 18,1 pour la Nasa, pendant que des coupes dans les services sociaux et la santĂ© sont faites, puisse ĂŞtre en phase avec les rĂ©alitĂ©s de son temps ? Alors qu’investir dans les sciences paraĂ®trait le moyen le plus probable d’aboutir, entre autres perspectives allĂ©chantes, Ă  l’autonomie et Ă  l’abondance Ă©nergĂ©tique, ce qui serait très utile et rentable sur le long terme, mais coĂ»teux pendant la pĂ©riode de recherche qui prĂ©cède la dĂ©couverte, le gouvernement des États-Unis prĂ©fère, lui, investir prioritairement dans l’industrie de l’armement, y ajoutant une subvention de 100 milliards de dollars entre 2008 et 2009 malgrĂ© la crise Ă©conomique, parce que ce secteur est immĂ©diatement rentable et que seul le profit est recherchĂ©. Certains diront qu’il s’agit d’une mesure de protection nĂ©cessaire pour garder un poids dissuasif sur la scène internationale. Mais contre qui les États-Unis devraient-ils se protĂ©ger avec une velle vĂ©hĂ©mence, au juste ? MĂŞme la Chine, pourtant versĂ©e dans l’art de la brutalitĂ© et deuxième puissance militaire mondiale, n’affecte que 56 milliards à son budget militaire. La mort est tout simplement une affaire florissante. (Pour les intĂ©ressĂ©s, voir la rĂ©partition des dĂ©penses du gouvernement amĂ©ricain, en anglais)

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Un autre mĂ©fait de la sociĂ©tĂ© marchande telle qu’elle est organisĂ©e est qu’elle oblige le citoyen Ă  oeuvrer Ă  sa propre auto-destruction. Du fait qu’elle lui impose de penser sur le court terme et ne lui fait savoir que ce qu’elle estime qu’il doit savoir, elle l’habitue Ă  acheter sans se demander qui il contribue Ă  financer de la sorte. En effet, bien qu’il soit tout Ă  fait normal que le groupe assez volumineux des citoyens qui gagnent tout juste assez d’argent pour survivre minimise ses dĂ©penses au maximum et achète donc lĂ  oĂą les prix sont les moins Ă©levĂ©s, d’autres personnes plus aisĂ©es pourraient faire passer les justes valeurs avant la cupiditĂ©, ne serait-ce que par principe. En effet, en achetant lĂ  oĂą les prix sont les moins Ă©levĂ©s, donc dans la grande distribution, on enrichit forcĂ©ment les multinationales qui pourrissent le monde du fait des consĂ©quences de leurs actions, de mĂŞme que tant d’autres entreprises dont l’Ă©thique est discutable mais auxquelles le système force souvent bon nombre de gens Ă  avoir recours par la simple et logique motivation de la survie. De toute manière, peu d’entreprises peuvent encore se vanter d’ĂŞtre exemptes de reproches. Mais en favorisant la grande distribution, on accentue aussi quelque chose qui nous touche plus directement, Ă  savoir la destruction des classes moyennes, qui sont un pilier indispensable Ă  la dĂ©mocratie. RĂ©duire la classe moyenne dans des proportions incongrues, cela signifie diviser la sociĂ©tĂ© entre une classe aisĂ©e, dans laquelle les richesses et le pouvoir sont centralisĂ©s, et une classe pauvre, qui est si prĂ©occupĂ©e par sa survie qu’elle a peu d’occasions de se soucier de quoi que ce soit d’autre et dont les moyens ne permettraient de toute manière pas de causer la moindre incidence. Ce schĂ©ma illustre de manière Ă©loquente la disparition progressive de la classe moyenne depuis les 30 dernières annĂ©es:

Classe moyenne

Le pire est que les citoyens sont contraints par le système de disloquer cette petite bourgeoisie. Qui plus est, la sociĂ©tĂ© marchande a permis au secteur privĂ© des entreprises de s’approprier une telle quantitĂ© de richesses qu’elles se sont non seulement substituĂ©es aux États, mais les tiennent dĂ©sormais sous leur coupe grâce Ă  leur monopole de l’argent, et y trouvent un sympathique rĂ©servoir de subsides dans lequel elles peuvent se servir aux dĂ©triments du contribuable.

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Bien que tous les systèmes, mĂŞme ceux qui incluent les valeurs les plus nobles, sont dĂ©tournĂ©s par les dirigeants Ă  des fins qui leur sont avantageuses, et que ce qui se fait sur le reste du globe peut difficilement ĂŞtre considĂ©rĂ© comme plus apprĂ©ciable que ce qui existe en Occident, le nĂ´tre a ceci de particulièrement pervers qu’il essaie de revenir sur des droits durement acquis et veut se faire passer pour une dĂ©mocratie humaniste alors qu’il est une dĂ©mocrature qui penche de plus en plus vers la dictature. Prisonniers de leur propre logique, nos dirigeants nord-amĂ©ricains et europĂ©ens multiplient les mesures et les astuces extraordinaires pour conserver leur emprise hĂ©gĂ©monique sur le globe qui leur permet de faire prĂ©valoir leurs ambitions, obsĂ©dĂ©s Ă  l’idĂ©e de maintenir le système tel qu’il est pour sauvegarder leurs privilèges, alors que leurs « blocs »Â dĂ©clinent inexorablement et pourraient se retrouver balayĂ©s d’ici une quarantaine d’annĂ©es par le pĂ´le Russe, Indien et Chinois, mĂŞme si ceux-ci sont actuellement encore loin d’ĂŞtre rĂ©ellement menaçants Ă©conomiquement parlant, Ă  moins d’un Ă©ventuel effondrement brusque de l’Occident, quoiqu’il les emporterait probablement dans le mĂŞme gouffre. L’Union EuropĂ©enne des 27, les États-Unis et le Japon comptent effectivement pour un PIB d’environ 36 000 milliards sur un total de 54 000 pour l’ensemble du globe, tandis que la Chine atteint les 5 000 milliards et que la Russie et l’Inde tournent autour des 2000. Pourtant, ces derniers pays sont partisans d’un système capitaliste tout aussi immoral que celui du monde occidental (mĂŞme s’ils partagent aussi de nombreux diffĂ©rends avec ce dernier) que la Chine couple d’une ignoble politique communiste, et les droits des citoyens y stagnent Ă  un niveau auquel nos Ă©lites auraient toutes les peines du monde Ă  nous ramener, malgrĂ© leurs brillants efforts en ce sens.

Bien mieux qu’un effondrement du monde occidental, donc, il faudrait tout simplement espĂ©rer que l’issue des évĂ©nements Ă  venir dĂ©bouche sur un changement de pouvoir vers un gouvernement plus Ă©clairĂ©, ou permettent au minimum un retour Ă  une situation plus acceptable. Malheureusement, une amĂ©lioration de la vie au sein d’une sociĂ©tĂ© ne dĂ©pend que de la bonne volontĂ© de personnes hauts-placĂ©es, et peut brutalement disparaĂ®tre d’un jour Ă  l’autre avec ces mĂŞmes dirigeants bien intentionnĂ©s. Mais puisque la nature du genre humain est par nature imparfaite, l’ĂŞtre humain ne peut crĂ©er que des sociĂ©tĂ©s imparfaites, et c’est pourquoi attendre la perfection dans ce domaine ne pourrait que dĂ©cevoir tant que l’Homme sera tel qu’il est. Cependant, il nous est tout Ă  fait lĂ©gitime d’exiger une sociĂ©tĂ© aussi parfaite que possible, en ayant Ă  l’esprit que cette entitĂ© est le reflet de l’ensemble de ses constituants et que nous sommes par consĂ©quent les garants de son bon fonctionnement.

Régis Mex, pour Mecanopolis.

sept 27 2009

Le meilleur des mondes

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Dans le livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

Dans cette sociĂ©tĂ© future, tous les enfants sont conçus dans des Ă©prouvettes. Ils sont gĂ©nĂ©tiquement conditionnĂ©s pour appartenir Ă  l’une des 5 catĂ©gories de population. De la plus intelligente Ă  la plus stupide: les Alpha (l’Ă©lite), les BĂ©tas (les exĂ©cutants), les Gammas (les employĂ©s subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinĂ©s aux travaux pĂ©nibles).

Le « meilleur des mondes » dĂ©crit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la dĂ©mocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas Ă  s’Ă©vader. Un système d’esclavage oĂą, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves « auraient l’amour de leur servitude »…

Comme une plongĂ©e, un zoom, un reportage sur le monde tel qu’il pourrait devenir, si certains aspects de nos sociĂ©tĂ©s dites modernes et civilisĂ©es, Ă©taient cultivĂ©s par ces forces qui gouvernent le mental… Le meilleur des mondes ?

Le meilleur des mondes 1/5

août 22 2009

La « grande grippe », un jeu vidéo pour vous laver le cerveau

Un producteur néerlandais de « jeux sérieux » (comprenez à forte valeur pédagogique) vient de réaliser, pour le CHU de Rotterdam, et dans le cadre de l’année Darwin, un nouveau jeu vidéo The Great Flu (La grande grippe).

 

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Visiblement formaté par des « économistes de la santé » de l’école comportementaliste, le jeu vise à vous laver le cerveau et à rendre plus acceptable la bio-éthique du « canot de sauvetage » promue par l’Empire britannique et ses adeptes comme le conseiller spécial en matière de santé d’Obama, le docteur Ezekiel Emanuel. Comme les tristement célèbres hygiénistes allemands, le docteur Emanuel estime que certaines vies ne méritent pas d’être vécues, surtout quand l’argent et les ressources se font de plus en plus rares.

 

C’est le message explicite de « La grande grippe ». La publicité pour ce jeu avoue que « pour bien des gens, faire d’une maladie mortelle un passe-temps peut apparaître comme un manque de goût, en particulier quand l’Amérique se prépare à affronter la deuxième vague de grippe A(H1N1). Mais chez les enfants, ce jeu peut s’avérer le moyen le plus efficace pour communiquer des nouvelles sérieuses ».

 

Dans « La grande grippe », le joueur pilote le centre de « contrôle pandémique mondial ». Devant une carte du monde, il suit jour par jour, à partir d’avril 2009, l’évolution de la pandémie. Accompagné d’une musique mortuaire, des clignotants s’allument en Asie et dans la région du Mexique et ils finissent, petit à petit, par gagner les cinq continents.

 

Pendant que les compteurs totalisent en temps réel le nombre de cas confirmés et de morts, le joueur, doté au départ d’une somme d’argent fixe (2 milliards d’euro) « apprend » que, pour enrayer la pandémie mortelle, il est obligé de trouver « un équilibre » entre des coûts inévitables en vies humaines et les coûts financiers de tout effort sanitaire.

 

Sans surprise, la tendance naturelle du joueur l’amène rapidement à éviter les mesures les plus coûteuses, comme la fermeture d’aéroports (250 millions), l’amélioration de la recherche (200 millions), l’achat de vaccins (120 millions) ou la création de services de veille sanitaire (100 millions) !

 

Ainsi, les concepteurs du jeu nous apprennent les « bonnes mesures », de surcroît pas forcément très cher ! Comme : informer les citoyens (5 millions) ; fermer un marché local (5 millions) ; distribuer des masques (7 millions) ; fermer une école après un début de grippe (10 millions) ou encore« améliorer » l’offre de soins (20 millions).

 

Si le joueur dépasse son portefeuille virtuel, un message d’avertissement apparaît : « vos mesures coûtent de l’argent, faites attention ». Les réalités politiques sont également prises en compte. Si un joueur met en place un système de surveillance coûteux ou contraignant, des gouvernements ne manquent pas de lui faire savoir. C’est ce qui arrive lorsqu’on investit dans la recherche et les vaccins, pourtant synonyme de victoire.

 

Morale de l’histoire ? Il s’agit de nous faire prendre conscience de la difficulté des responsables devant une telle tâche : arrêter une pandémie avec des moyens financiers très limités ! (car il s’agit de la santé des humains et non de la santé des banques…)

 

Ce qui vient immédiatement à l’esprit, c’est la similitude de « l’éthique du canot de sauvetage » promue par ce jeu et un article du conseiller santé d’Obama Ezekiel Emanuel intitulé « Qui devrait recevoir le vaccin contre la grippe quand on ne peut pas vacciner tout le monde ? », publié le 12 mai 2006 dans la revue britannique Science, à une époque où la grippe aviaire H5N1 faisait craindre le pire.

 

Ezekiel Emanuel, co-auteur de l’article avec Alan Wertheimer, y écrivait qu’il « est probable que plus de 90% de la population américaine ne sera pas vaccinée [contre le H5N1] pendant la première année ». Il va donc falloir faire des choix ! Si à l’époque certains experts américains conseillaient de vacciner en priorité le personnel des laboratoires produisant les vaccins, le personnel médical et les personnes âgées et malades plutôt que personnes en bonne santé entre 2 et 64 ans, Emanuel rejetait cette approche en proposant son propre « cadre éthique alternatif ».

 

Ce nouveau cadre établit la priorité de l’attribution des soins ou médicaments selon le principe de « cycles de vies », un principe qui prétend que, pour qu’une vie soit digne d’être vécue, chaque personne devrait pouvoir traverser plusieurs cycles de la vie (jeunesse, adolescence, vieillesse), car, d’après les auteurs, « la mort nous semble plus tragique quand meurt un enfant ou un jeune adulte que quand il s’agit d’une personne âgée ».

 

En clair, pour Ezekiel Emanuel, s’il n’y a pas de quoi vacciner tout le monde, priorité aux jeunes adolescents*, et tant pis pour les nourrissons et les vieillards !

 

Note :

*Précisons qu’en 2006, Ezekiel Emanuel accordait la priorité aux jeunes sur la base de sa conception nazie de la bio-éthique selon lequel il existe certaines vies qui méritent plus d’être vécues que d’autres. Evidemment, en 2009, le mode opératoire de la grippe A(H1N1), en frappant en grande majorité de jeunes adultes, fait d’eux une population à risque au même titre que les femmes enceintes ou les personnes souffrant de maladies chroniques ou d’immunodépression.

 

Source: Solidarité & Progrès

juil 27 2009

Petite mise au point sur la nature non-démocratique des institutions françaises

Par AspExplorer

L’idĂ©e que la France est une dĂ©mocratie est gĂ©nĂ©ralement acceptĂ©e par la plupart des observateurs, en particulier Ă  l’Ă©tranger, sans que la question fasse dĂ©bat. Il est cependant permis d’examiner cette assertion en dĂ©tail, et les choses nous apparaissent alors moins nettes. La dĂ©mocratie consiste en un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. « Par le peuple », la chose paraĂ®t difficile lorsque l’on parle de nations comptant des millions de citoyens – bien qu’Ă  la vĂ©ritĂ©, l’expĂ©rience n’ai jamais Ă©tĂ© tentĂ©e – voici pourquoi la France a fait, comme tous les autres pays, une entorse Ă  ce principe en y substituant le gouvernement « par les reprĂ©sentants du peuple ». C’est ce que l’on appelle la dĂ©mocratie indirecte. Les citoyens Ă©lisent donc librement ceux qui vont porter leur parole au sein d’une assemblĂ©e oĂą ils dĂ©battront. Ce système est en soi imparfait, car bien sĂ»r, celui que j’Ă©lis, par exemple, parce que ses opinions sont proches des miennes en matière Ă©conomique n’aura pas nĂ©cessairement les mĂŞmes idĂ©es que moi en matière de dĂ©fense, de moeurs, de diplomatie, etc… Se rajoutent Ă  ce dĂ©faut de ontologique trois biais spĂ©cifiques au cas Français.

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- En premier lieu, l’assemblĂ©e dont nous parlons n’a de compĂ©tence qu’en matière de pouvoir lĂ©gislatif. Le pouvoir exĂ©cutif rend des comptes au Parlement, mais les ministres ne sont pas Ă©lus par le peuple. De fait, ce n’est le cas nulle part dans le monde, la situation Française se caractĂ©risant du reste par un degrĂ© de dĂ©mocratie lĂ©gèrement supĂ©rieur Ă  la moyenne en ceci que le PrĂ©sident de la RĂ©publique, qui exerce de fait les fonctions de chef de gouvernement, est directement Ă©lu par les citoyens. Notez enfin que le pouvoir judiciaire, entre les mains de fonctionnaires de carrière, est largement hors de portĂ©e du suffrage populaire, et que la souverainetĂ© du peuple ne s’y exerce que par le rare et folklorique truchement des jurys d’assises.

- En second lieu, le pouvoir lĂ©gislatif du Parlement est strictement encadrĂ© par l’exĂ©cutif, qui dĂ©cide de l’ordre du jour de l’AssemblĂ©e Nationale. Les dĂ©putĂ©s n’ont donc aucun moyen de dĂ©battre d’un sujet qui n’aurait pas l’agrĂ©ment du PrĂ©sident de la RĂ©publique, une spĂ©cificitĂ© Française qui rĂ©duit considĂ©rablement la souverainetĂ© et la crĂ©dibilitĂ© du Parlement.

- Enfin, le parlement se compose de deux chambres, l’AssemblĂ©e Nationale et le SĂ©nat. Ce dernier n’est pas Ă©lu au suffrage universel, mais par le vote des « grands Ă©lecteurs », principalement les maires. Ce système avait, Ă  l’origine, pour unique objet d’empĂŞcher la gauche d’arriver au pouvoir, en donnant autant de voix Ă  quelque obscure bourgade agraire du bocage Normand qu’Ă  Paris et ses hordes d’ouvriers bolcheviques. Ce système Ă  l’antidĂ©mocratisme patent est toujours en place de nos jours, car il est impossible de rĂ©former la constitution sur ce point sans avoir l’aval du SĂ©nat…

Dans la pratique, le Parlement n’a que le pouvoir de voter servilement les lois qui lui sont proposĂ©es par le gouvernement ou, de plus en plus souvent, directement par les groupes de pression Ă©conomiques ou moraux qui font le siège du Palais Bourbon. Lorsque le parlement vote mal, on le fait revoter, comme on l’a vu rĂ©cemment.

Il n’existe que peu de reliquats de vĂ©ritable dĂ©mocratie dans la pratique du pouvoir. Les citoyens ont rarement voix au chapitre. Souvenons-nous que le dernier rĂ©fĂ©rendum national date de quatre ans – la pratique du rĂ©fĂ©rendum local Ă©tant très marginale – et que l’actuel PrĂ©sident de la RĂ©publique s’Ă©tait fait fort, durant sa campagne, de n’en organiser aucun durant son mandat, sous prĂ©texte que le peuple est bĂŞte et qu’il ne comprend pas les questions qu’on lui pose. On ne saurait mieux faire l’Ă©loge de l’oligarchie. En somme, tout se passe comme si la dĂ©mocratie « Ă  la Française » consistait Ă  se dĂ©placer au bureau de vote une fois tous les cinq ans, et Ă  obĂ©ir servilement le reste du temps.

Cela pourrait effectivement passer pour une sorte de dĂ©mocratie, dĂ©voyĂ©e, mais enfin, qui aurait sauvegardĂ© l’essentiel : le choix du peuple. Mais lĂ  encore, dans la pratique, tout s’est mis en place depuis des annĂ©es pour rĂ©duire la pertinence de ces choix, toujours en raison du fait que le peuple est bĂŞte et mal Ă©duquĂ© et qu’il ne connaĂ®t pas son intĂ©rĂŞt, la preuve, c’est qu’il ne vote pas comme on veut. Qui se souvient du rĂ©fĂ©rendum sur le quinquennat ? Sous le premier mandat de Jacques Chirac, celui-ci avait eu l’idĂ©e brillante – qui traĂ®nait en fait dans l’air depuis un bon moment – de ramener le mandat du PrĂ©sident de la RĂ©publique de 7 Ă  5 ans. VoilĂ  qui va dans le bon sens, bĂŞla-t-on alors de conserve, car cela signifiait que l’on aurait le droit de choisir plus souvent ceux qui nous gouvernent. Mais il n’en a rien Ă©tĂ©, et voici pourquoi. Jadis, le mandat du PrĂ©sident Ă©tant de sept ans et celui des dĂ©putĂ©s de cinq seulement, ils se retrouvaient dĂ©calĂ©s. Au cours d’un septennat, on pouvait donc changer deux fois ceux qui nous gouvernaient, la première fois Ă  la PrĂ©sidentielle, la seconde cinq ans plus tard aux LĂ©gislatives. En moyenne, l’Ă©lection dĂ©cisive se dĂ©roulait donc tous les 3,5 ans. Avec le quinquennat, les deux Ă©lections Ă©tant synchronisĂ©es, on ne vote qu’une fois tous les 5 ans. Le voyez-vous mieux, le progrès dĂ©mocratique ? De fait, si on examine les Ă©volutions constitutionnelles intervenues ces vingt dernières annĂ©es, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu la moindre avancĂ©e ayant permis de redistribuer un peu de pouvoir au peuple. Ou plutĂ´t si, il y en eut un : en 2005, on avait inclus un – dĂ©risoire – alinĂ©a pour obliger Ă  passer par voie rĂ©fĂ©rendaire lorsqu’il s’agirait de ratifier toute nouvelle adhĂ©sion d’un pays Ă  l’Union EuropĂ©enne. C’Ă©tait pour rassurer les Français au sujet de la Turquie. L’alinĂ©a en question a depuis mystĂ©rieusement disparu Ă  l’occasion du dernier chambardement constitutionnel voulu par le PrĂ©sident Sarkozy (c’Ă©tait officiellement pour moderniser les institutions, on ne voit pas bien le rapport).

Du point de vue institutionnel, tout est fait pour protĂ©ger de plus en plus les Ă©lus contre les mĂ©faits du suffrage universel. Mais les institutions ne sont pas tout, il y a aussi, et surtout, les usages, le contexte social dans lequel s’opère le choix du peuple. Ainsi, la libertĂ© d’expression est-elle gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme nĂ©cessaire Ă  la pratique dĂ©mocratique, car seul un citoyen bien informĂ© peut voter en connaissance de cause. Cette libertĂ© est garantie par la Constitution. Sauf dans certains cas prĂ©vus par la loi afin d’Ă©viter des « abus ». Quels sont ces cas ?

- Injure
- Diffamation
- Divulgation d’Ă©lĂ©ments relatifs Ă  la vie privĂ©e
- Divulgation de données fiscales
- Entorse à la propriété intellectuelle
- Négation de génocide
- Citation de marque commerciale dans un medium grand public
- Dénigrement de marque commerciale
- Pédopornographie
- Incitation Ă  la haine raciale
- Non-respect de la prĂ©somption d’innocence
- Non-respect du secret de l’instruction
- Non-respect du « droit Ă  l’image »
- Apologie du suicide, de la torture, de dĂ©lits divers…
- Infraction au secret défense
- etc…

Il n’aura Ă©chappĂ© Ă  personne que si vous dĂ©sirez empĂŞcher quelqu’un de s’exprimer et que vous avez de l’argent Ă  y consacrer, vous trouverez toujours dans cette liste non-exaustive au moins un moyen de faire taire le gĂŞneur. NĂ©anmoins, la Constitution garantit votre droit Ă  la libertĂ© d’expression. Il suffit juste que ce que vous avez Ă  dire ne cause de chagrin Ă  personne.

Cet arsenal juridique est d’autant plus ubuesque que dans les faits, les principaux organes de presse ont, depuis quelques annĂ©es, tous basculĂ© dans le giron de grands groupes industriels et financiers, amis et associĂ©s de l’actuel pouvoir, ce qui permet de s’interroger sur leur indĂ©pendance. L’enquĂŞte de fond n’ayant jamais Ă©tĂ© la spĂ©cialitĂ© de la presse Française, on comprend que l’Etat n’a, en somme, rien Ă  craindre de ce cĂ´tĂ© lĂ . C’est donc uniquement Ă  destination des particuliers que l’on a, annĂ©e après annĂ©e, organisĂ© cet Ă©touffant système du « vous ĂŞtes libres de dire que vous ĂŞtes d’accord avec nous » qui conduit invariablement Ă  nous donner le choix, Ă  chaque Ă©lection, entre l’Ă©narque de droite et l’Ă©narque de gauche, qui sont d’accord sur tout et mèneront, avec des nuances de pure sĂ©mantique, des politiques indiscernables.

Plus on s’interroge sur la pratique dĂ©mocratique dans notre pays, plus on est contraint de constater que le gouvernement « par le peuple » n’est pas Ă  l’ordre du jour, et historiquement, il est vrai qu’il l’a rarement Ă©tĂ©. Qu’en est-il alors du gouvernement « pour le peuple » ? Car si la France de de Gaulle et Pompidou ne valait guère mieux en matière de censure et de respect des formes dĂ©mocratiques, au moins peut-on crĂ©diter les hommes d’Ă©tat de ce temps d’une certaine efficacitĂ© dans leur gouvernement. N’ont-ils pas relevĂ© la France de ses ruines, et bâti un des pays les plus prospères du monde sur le socle d’une solide indĂ©pendance nationale ? Les annĂ©es 50 et 60 n’ont pas manquĂ© de scandales et d’affairistes, pourtant, on construisait, on entreprenait, on bâtissait l’avenir en investissant dans l’innovation et la jeunesse. En somme, si les institutions Ă©taient dĂ©jĂ  imparfaites, les politiciens de cette gĂ©nĂ©ration, issus de la guerre et de la rĂ©sistance, Ă©taient dotĂ©s d’une qualitĂ© morale et intellectuelle suffisante pour n’en point trop tirer profit Ă  leur avantage personnel.

On ne peut certes pas en dire autant de la génération actuellement au pouvoir.

Source: AspExplorer

juil 26 2009

La fabrication du consentement (vidéo vostfr)

Mecanopolis

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants prĂ©sentent leur « modèle de propagande », vĂ©ritable outil d’analyse et de comprĂ©hension de la manière dont fonctionnent les mĂ©dias dominants.
 

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Ils font la lumière sur la tendance lourde Ă  ne travailler que dans le cadre de limites dĂ©finies et Ă  relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les Ă©lites Ă©conomiques et politiques, les amenant ainsi Ă  participer plus ou moins consciemment Ă  la mise en place d’une propagande idĂ©ologique destinĂ©e Ă  servir les intĂ©rĂŞts des mĂŞmes Ă©lites.

En dissĂ©quant les traitements mĂ©diatiques rĂ©servĂ©s Ă  divers Ă©vènements ou phĂ©nomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en AmĂ©rique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent Ă  jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systĂ©matiques des principaux mĂ©dias et des modes de traitement qu’ils rĂ©servent a l’information.

 

 

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