Category: Administration Bush

jan 25 2010

Les États-Unis s’apprêtent à replonger l’Irak dans le chaos

511 candidats soutenus par les États-Unis viennent de se voir exclure des élections générales du 7 mars prochain par le gouvernement irakien. L’administration américaine a envoyé en toute urgence le vice-président Joseph Biden à Bagdad pour une ultime négociation : céder aux pressions américaines ou le retour au chaos.

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Les 511 personnalités interdites sont toutes issues de l’ancien parti Baas de Saddam Hussein, aujourd’hui interdit. Les Etats-Unis pensaient se servir de ces sunnites afin de contrer l’influence du chef du gouvernement, Nouri al-Maliki, d’obédience chiite, et derrière lequel les américains voient la main de Téhéran.

La CIA négociait l’affaire avec l’administration irakienne depuis des mois, en jouant les intermédiaires des chefs baasistes, exilés depuis sept ans en Jordanie, en Syrie et au Yémen, dans le but de parvenir à un accord. Les efforts de l’agence de renseignement américaine auront été vains, puisque la Commission nationale électorale vient de confirmer l’exclusion des candidats. Cette prise de position, approuvée par l’actuel parti numéro un de l’Assemblée, dont est issu Nouri al-Maliki, à fortement contrarié la plan des États-Unis pour garder le contrôle du pays, condition indispensable au retrait de leurs troupes prévu d’ici le 30 août prochain. Raison pour laquelle ils viennent de dépêcher le vice-président Joseph Biden à Bagdad pour intervenir.

Tous les analystes de la scène politique irakienne jugent que la paix très relative volera en éclat si la liste des « interdits » est maintenue et qu’au soir du 7 mars le pays est livré à une majorité chiite absolue.

L’un deux, Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS et spécialiste d’histoire contemporaine de l’islam dans les pays arabes du Moyen-Orient, estime même « que la possibilité d’un coup d’État militaire, mené par des troupes d’élite présentement entraînées à l’étranger par les Américains, se renforce. »

D’ici là, nous allons certainement voir ressurgir la nébuleuse Al-Qaeda en Irak, son cortège d’attentats sanglants et ses victimes civiles, qui n’auront d’autre but que d’affaiblir le gouvernement al-Maliki avant les élections.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Spencer Delane

oct 27 2009

Le droit au doute (vidéo)

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Est-il permis de remettre en question la version officielle du 11-Septembre ? Huit ans après les attentats qui ont dévasté le sol américain, l’interrogation est devenue scandaleuse. Alors que de plus en plus de citoyens à travers le monde contestent le récit conventionnel de cet évènement, l’expression publique du doute est désormais sacrilège. Selon le rang social que vous occuperez, elle vous vaudra au mieux les ricanements de quelques ignorants, au pire l’adversité d’opposants déterminés à ne pas débattre du sujet.

Sur le même sujet, voir également notre documentaire vidéo Israël, terrorisme d’Etat et 11 septembre

mai 13 2009

Pandémie A/H1N1 : un milliard de victimes d’ici juillet, selon le magazine New Scientist

Mecanopolis

Les mensonges répétés du président mexicain Felipe Calderon n’y font rien : le virus A/H1N1 continue de se répandre sur la planète, à une vitesse tellement exponentielle que le magazine New Scientist estimait hier soir que la grippe porcine pourrait avoir contaminé un milliard d’individus d’ici le mois de juillet (1). De toute évidence, la phase 6 du niveau d’alerte de pandémie n’est retardée que dans le but de laisser suffisamment de temps aux chancelleries pour organiser leurs plans de « distanciation sociale ».

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Mais ce n’est pas la seule mise en garde du magazine New Scientist, pour qui le virus n’est manifestement pas sensible aux températures estivales.

Les données mexicaines montrent que les cas de pneumonies – une conséquence du A/H1N1 quand il n’est pas soigné rapidement – ont bondi en avril, où la température de Mexico-City oscille entre 15° et 26° Celsius, ce qui est également la température moyenne à Londres en été.

Information complétée par une étude de l’Université de Berkeley (2) qui indique que le A/H1N1 serait mortel dans tous les cas lorsqu’il n’est pas traité par un anti-viral dans les trois premiers jours. C’est sans doute la raison pour laquelle le Mexique s’est fait livrer plus d’un million de doses de Tamiflu cette semaine, en même temps qu’un retour à la « normale », qui sera assurément temporaire.

En outre, la grippe saisonnière tue généralement les populations très jeunes et très âgées. Les premières données concernant le AH1N1 montrent qu’un nombre disproportionné de personnes entre 15 et 54 ans ont été hospitalisées pour une pneumonie sévère en avril 2009 par rapport aux mêmes périodes sur les trois dernières années au Mexique. Le même groupe d’âge avait été touchés de manière disproportionnée, en 1918, et lors d’autres pandémies.

De fait, les malades traités dans les hôpitaux reçoivent des doses massives d’oseltamivir (3), sous sa forme injectable, de sorte a ce que l’on soit certain qu’ils puissent figurer du bon côté des statistiques.

Malgré ces efforts de propagande, les « cas » ont doublé aux États-Unis ces dernières vingt-quatre heures, et aucun pays ne peut maintenant prétendre ne pas être touché.

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Pandémie et Business

En réponse aux bonnes âmes qui s’étaient offusquées quand Condoleezza Rice avait très vite défini le tsunami de décembre 2004 comme une « merveilleuse opportunité » (« qui nous a été d’un grand profit », avait-elle ajouté), il a été justement remarqué qu’elle ne faisait qu’exprimer là, de façon certes un peu cavalière, une réalité du capitalisme (cf. Naomi Klein, « The rise of disaster Capitalism »). Il y avait cependant quelque naïveté à faire remonter la mise en place de ce « capitalisme du désastre » – formule qui est en elle-même un pléonasme – à la dévastation de l’Amérique centrale par le cyclone Mitch en octobre 1998, et à principalement ranger sous cette rubrique les opérations extérieures de l’administration américaine et de la Banque mondiale, désormais planifiées pour préparer en même temps les interventions militaires à venir et la reconstruction des pays qui n’ont pas été encore détruits, car c’est universellement que le déchaînement de calamités sans nombre, avec leur combinaison imprévues et leurs accélérations brutales, ouvre un prodigieux chantier aux trusts planétaires du capitalisme. En cela, le A/H1N1 est sans doute le produit le plus avancé de la technologie marchande du XXIème siècle.

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Ce sont les masses qui demandent à être dominées

N’en déplaise aux amateurs de critique fiction mélodramatique et conspirative, cette pandémie ne permettra pas des décrets de « lois martiales » ou autres bruits de bottes. Nos sociétés sont depuis trop longtemps abatardisées et la manipulation démocratique trop raffinée pour qu’ils soit encore nécessaire de faire régner l’ordre par les armes, et nous aurions tort de penser selon le vieux schéma : si les masses savaient, si on ne leur cachait pas la vérité, elles se révolteraient. L’histoire moderne n’a pas été avare d’exemples contraires, illustrant plutôt, chez les dites masses, une assez constante détermination à ne pas se révolter en dépit de ce qu’elles savaient, et même – depuis les camps d’extermination jusqu’à Tchernobyl – à ne pas savoir en dépit de l’évidence, ou du moins à se comporter en dépit de tout comme si elles ne savaient pas.

Les masses ont été trop longuement entraînées aux sophismes de la résignation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavide devant la destruction du monde qui se déroule devant eux. Tout démontre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir détruit jusqu’à la faculté d’être atteint par l’expérience la plus directe.

L’artifice de la propagande consiste à affirmer à la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient, que l’humanité pourrait faire collectivement, comme un seul homme, en toute connaissance de cause une fois instruite par les experts est régi par un implacable déterministe qui ramène le choix à celui de vivre ou de périr ; c’est-à dire de vivre selon les directives des gouvernements ou de périr parce que l’on sera resté sourd à leurs mises en garde. Un tel choix se ramène donc à une contrainte qui règle le vieux problème de savoir si les hommes aiment la servitude, puisque désormais ils sont contraint de l’aimer. Selon Arendt, le problème de la domination totale était de fabriquer quelque chose qui n’existe pas : à savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule « liberté » consisterait à « conserver l’espèce » (Le Totalitarisme). Sur la terre ravagée par une pandémie, ce programme cessera d’être une théorie de la domination pour devenir une revendication des dominés.

Il n’y aura d’ailleurs bientôt plus d’alternatives qu’entre la soumission et le pur nihilisme. Ceux qui refuseront de se «responsabiliser» (porter un masque, se faire vacciner, accepter une puce RFID pour permettre un meilleur dépistage, plus rapide, etc), de participer avec zèle à la « gestion citoyenne » de la crise et à l’embrigadement dans l’Union sacrée pour « sauver le monde », peuvent s’attendre à être bientôt traités comme le sont en temps de guerre les déserteur et le saboteurs. Car l’état de nécessité et les pénuries qui vont s’accumuler pousseront d’abord à réclamer de nouvelles formes d’asservissement, pour sauver ce qui peut l’être encore de la survie garantie là où elle l’est encore quelque peu.

Cependant le rôle de l’imagination théorique reste de discerner, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui  à l’intérieur d’une réalité aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Mecanopolis

Notes :

1. Article de New Scientist

2. Article de l’Université de Berkeley

3. Documentation Tamiflu


06:00 > Un troisième mort de la grippe porcine a été enregistré aux Etats-Unis, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a-t-on annoncé de source officielle.

10:00 > Un sondage US réalisé hier pour  Gallup, Harvard School of Public Health and Pew démontre que 25% de la population américaine s’informe en premier lieu sur internet pour suivre l’évolution du virus A/H1N1. Lire l’article.

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11:00 > Stats

Quelques uns des membres du forum jeuxvideo.com, dont nous vous parlions hier, ont réalisé toutes sortes de tableaux statistiques, comme celui que nous plaçons ci-dessous, sur leur site : Pandémie grippale – Virus H1N1

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(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

11:30 > Basic Reproduction Number

Le Basic Reproduction Number (R0) est en fait le nombre moyen de nouvelles infections grippales, crées par une personne nouvellement infectée, dans une population de personnes sensibles. En gros, on peut dire qu’un R0 de 2 veut dire que chaque personne touchée par le A/H1N1 contaminerait à son tout 2 autres personnes.

Question : quel est le R0 actuel du A/H1N1 aux USA ? La réponse est 1.3

Question : quel était le Ro de la grippe espagnole ? La réponse est 1,45

Toutefois, l’utilisation du R0 est souvent incorrect

11:35 > De l’efficacité des restrictions de circulation

Traduction d’un texte de Monotreme sur PFI (Pandemic Flu Information):
Empirical Evidence for the Effectiveness of Movement Restrictions

Il existe un large éventail de données empiriques qui a trait à l’efficacité des restrictions de circulation:

1. Données historiques provenant d’autres maladies.

Bien que la variole ait un R0 élevé et ait ravagé les villes d’Europe, elle était inconnue dans le nouveau monde jusqu’à ce que les Européens l’amènent aux Amériques sur les navires. Il est probable que si ces navires n’étaient jamais arrivé, les Natifs Américains n’auraient jamais été infectés par la variole.

2. Preuve historique de la pandémie de grippe de 1918.

La pandémie de grippe de 1918 est l’une des pires jamais documentée. À ce moment-là, il n’y avait pas d’antibiotiques, d’antiviraux et de vaccins. Pourtant, certaines communautés ont complètement échappé à des infections. Quelques exemples:

A. Gunnison, au Colorado.

Ni petite ni isolée, Gunnison était une ville avec un chemin de fer, un centre d’approvisionnement pour le centre-ouest de l’État, et le College des instituteurs de l’est de l’état (Western State Teachers College). Au début d’octobre – longtemps avant tout cas de grippe – Gunnison et la plupart des villes voisines ont émis une ordonnance de clôture et une interdiction des rassemblements publics. Puis Gunnison a décidé de s’isoler entièrement. Un homme de loi de Gunnison a bloqué toutes les routes. Les conducteurs de train mettaient en garde tous les passagers que s’ils levaient le pied de la plate-forme à Gunnison dans le but d’étirer les jambes, ils seraient arrêtés et mis en quarantaine durant cinq jours. Deux Nebraskans tentant simplement de passer dans le prochain comté par une ville, ont atteint le blocus et furent jetés en prison.

Gunnison n’a eu aucun mort.

B. Samoa américaines

Alors qu’elle était en vigueur, la quarantaine maritime utilisé par des Samoa américaines en date du 23 Novembre 1918, semblait exclure une pandémie de grippe (2). Une fois la grippe parvenue à cette juridiction en 1920, aucun décès n’a été attribué à la grippe (sur une population de ≈ 8000) (8).

En revanche, la grippe se propagea rapidement à travers le Samoa-Occidental (maintenant nommé Samoa). L’impact a été amplifié par un manque d’assistance médicale et par les pénuries alimentaires dans la région.Le Samoa-Occidental a le pire taux de mortalité enregistré de tous pays ou territoire pour la pandémie de 1918, perdant 19% -22% de sa population (2).

Source : PFI

11:45 > La désinfection à l’eau de Javel des aires communes, bureaux d’élèves, rampes d’escaliers et poignées de portes de la Polyvalente de Charlesbourg, dont un des élèves est atteint de la grippe A (H1N1), ne suffit pas à stopper la propagation du virus, selon la Direction nationale de santé publique. cyberpresse.ca

12:20 La grippe porcine a contaminé 4.379 personnes dans 29 pays et fait 49 morts, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) diffusé dimanche à Genève.

L’augmentation significative du nombre de cas confirmés résulte d’une forte progression aux Etats-Unis, désormais le pays le plus touché. Le nombre de pays concernés par l’épidémie est stable à 29. En revanche, on compte désormais 4 pays où des cas mortels ont été recensés.

    Etats-Unis:      2.254 cas, deux mortels
    Mexique:         1.626 cas, 45 mortels
    Canada:            280 cas, un mortel
    Costa Rica:          8 cas, un mortel
    Espagne:            93
    Royaume-Uni:        39
    France:             12
    Allemagne:          11
    Italie:              9
    Israël:              7
    Nouvelle-Zélande     7
    Brésil:              6
    Japon:               4
    Pays-Bas             3
    Corée du Sud:        3
    Panama               3
    Salvador:            2
    Argentine:           1
    Australie:           1
    Autriche:            1
    Colombie:            1
    Danemark:            1
    Guatemala            1
    Chine (Hong Kong):   1
    Irlande:             1
    Pologne              1
    Portugal:            1
    Suède                1
    Suisse:              1

Le précédent bilan, publié samedi à Genève, faisait état de 3.440 cas dans 29 pays et 48 morts.

Les données de l’OMS sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l’organisation après leurs annonces. Il ne tient par exemple pas compte d’un troisième décès annoncé aux Etats-Unis et des deux premiers cas confirmés de présence du virus en Norvège samedi. (AFP)

12:25 > Petite polémique dans les commentaires à propos de l’utilisation du terme « victime » dans le titre de cette page. Une victime, ce n’est pas forcément un mort. On peut-être victime d’un accident de la route sans finir au cimetière, par exemple. Une personne contaminée par le virus HIV est victime de ce virus potentiellement mortel, sans toutefois être morte au moment ou le test est positif, etc. De même pour le AH1N1, nous semble-t-il. Par ailleurs, l’article de News Scientist reprend plusieurs fois le terme de victimes pour désigner les « cas » ou « contaminés », terme que nous n’avons pas voulu placer dans le titre.

Définition du Larousse :

Personne qui subit les conséquences fâcheuses ou funestes de quelque chose, des événements, des agissements d’autrui. Victime d’un abus, des circonstances, du chômage, d’une calomnie, du despotisme, de la fatalité, d’une méchanceté, d’une méprise, de privations, du progrès, de sévices, du sort; (être) victime d’une attaque, d’une injustice, d’une machination, d’un malaise, d’une violation des droits de l’homme, d’un vol.

12:45 > Alors que le virus H1N1 inquiète partout à travers le Monde, l’hôpital Pasteur de Cherbourg semble parfaitement préparé à un éventuel cas de grippe A. Stocks de masques, de médicaments Tamiflu ou chambres à disposition ont été préparés dès l’alerte de l’OMS. Le personnel hospitalier, déjà rôdé par la grippe aviaire en 2007, gère avec expérience. Lire l’article.

13:00 > La sortie de Terminator 4 retardée pour cause de pandémie

La sortie de Terminator Salvation est retardée au Mexique. Synopsis du film : En 2018, John Connor, âgé de 33 ans, leader charismatique de la résistance humaine face aux machines, mène une lutte à mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l’Humanité. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un étranger amnésique dont le seul souvenir est d’avoir été condamné à mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prépare son ultime assaut, John et Marcus s’aventurent au sein de Skynet où ils vont découvrir un terrible secret qui menace la planète : les machines ont fabriqué un virus dans le but de détruire l’humanité.

envoyé par Mecanopolis


13:15 > Hollywood et propagande

Il faut lire l’article de Le Blavec Le terrorisme anticipé par Hollywood, pour se rendre compte comment le cinéma US a préparé les esprits aux « attaques » du 11 septembre 2001. L’auteur revient d’ailleurs sur les films évoquant des catastrophes au sein de tours ou l’urgence d’une protection militaire à Manhattan.

En voyant Terminator 4, on peut réellement se demander si le cinéma américain n’a pas pour but d’anticiper les catastrophes a venir et de préparer les foules à quelques réactions de survie…

Sur le même sujet, lire également ce document de nos amis d’Infoguerre.

Le lien de l’article de Le Blavec n’est plus disponible. Nous l’avions placé il y a un an sur Mecanopolis à propos d’un article sur le film Cloverfield. Si quelqu’un retrouve son texte « Le terrorisme anticipé par Hollywood », nous sommes prenneurs. ;)

13:40 > Le virus H1N1 pourrait circuler chez l’homme depuis l’automne dernier, selon NPR. ( »The best estimate is the middle of that range, kind of September. »)

13:45 > Excellent travail de compilation d’articles sur DiaBlogTimes ;)

13:50 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés ;)

14:10 > TF1 impose une quarantaine

Tous les salariés ayant effectué un récent séjour au Mexique ou aux Etats-Unis sont ainsi priés de rester chez eux durant sept jours, sans passer par le siège de la chaîne à Boulogne-Billancourt (92). Ces derniers pourront revenir travailler armés d’un certificat médical assurant qu’ils ne sont pas atteints.

17:20 > 190 millions de doses de vaccin pour septembre

C’est un nouvel article de New Scientist qui rapporte l’information. Si la production de vaccin commence en juin, elle permettra de réaliser 190 millions de doses de vaccin pour septembre. Sachant qu’il faut 2 doses pour vacciner chaque personne, cela permettra de traiter 95 millions d’individus. Lire l’article. En gros, on aura la capacité de vacciner la France, la Belgique et la Suisse. Ca ne fait pas beaucoup, hein…

17:40 > Les médias continuent à parler de stabilisation, malgré les chiffres qui démontrent le contraire. Les dernières informations indiquent même un retour de l’explosion des cas dans certaines provinces mexicaines, qui ont fermé les établissements publics.

influenza-2009-cases219:50 La lutte contre la grippe porcine au Mexique rebondit dans plusieurs régions du pays qui imposent à leur tour les restrictions d’activités utilisées d’abord à Mexico, où la tension retombe avec la réouverture des écoles primaires attendue lundi.

Le bilan national de « cas confirmés » reste arrêté à 48 morts et 1.578 malades contagieux en cours de traitement.

La rentrée des classes, d’abord fixée à lundi au plan national après deux semaines d’interruption « préventive », a été reportée dans six des 32 Etats du pays.

C’est le cas de celui de Guerrero, qui a décrété en outre la fermeture de tous les bars de nuit et discothèques dans ses stations touristiques, dont Acapulco, sur la côte du Pacifique.

Les restaurants y sont ouverts normalement, mais un grand hôtel du front de mer annonçait dimanche matin un taux d’occupation de 10%, contre 40% à 50% habituellement à cette période de l’année.

L’Etat de Jalisco (ouest) avait déjà annoncé vendredi la fermeture de tous ses équipements publics, cafés, restaurants, stades et autres lieux de distractions, après la découverte de trois décès suspects.

A Mexico, l’opération de grand nettoyage et de désinfection s’est poursuivie pendant tout le week-end dans les écoles, mais aussi dans le métro, dont l’affluence va redoubler avec la rentrée des classes. (AFP)

20:20 > Sérieux doutes sur l’efficacité du Tamiflu

Ce célèbre médicament antiviral de la multinationale suisse Roche fait l’objet d’interrogations de plus en plus dérangeantes.

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C’est fait, ou presque: le Tamiflu est en passe de donner son nom à une affaire dont il n’est pas interdit de penser qu’elle pourrait être amenée à prendre des dimensions planétaires. Cet antiviral de la multinationale pharmaceutique suisse Roche (moins connu sous sa dénomination chimique d’oseltamivir) est depuis plusieurs années présenté de manière publicitaire comme une forme de panacée contre l’infection par les virus de la grippe. Avant l’émergence du risque hypothétique de pandémie hautement meurtrière associé au nouveau virus A(H5N1) de la grippe aviaire il était inconnu ou presque du grand public. Il était aussi rarement prescrit par les médecins dans le cadre des épidémies de grippe saisonnière.

Tel n’est plus le cas. La diffusiion planétaire du A(H5N1) dans les populations d’oiseaux sauvages et domestiques et, corollaire, l’augmentation du risque de passage du virus à l’homme, ont totalement bouleversé la donne. Dès 2006 et sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé la plupart des gouvernements des pays industriels ont décidé de constituer -à prix d’or- des stocks considérables de Tamiflu. Et l’émergence du nouveau virus A(H1N1) a conduit les mêmes autorités à souligner tout l’intérêt de ces initiatives anticipant l’apparition d’un fléau pandémique.

On n’a ainsi pas cessé de rappeler, par voie de presse, ces derniers jours que la France disposait de plus d’une trentaine de millions de traitement. Et on nous a aussi expliqué qu’une partie (laquelle?) de ce Tamiflu jusqu’à présent conservée en vrac sur des « sites militaires » était en cours de conditionnement et bientôt « prépositionnée » dans les services spécialisés des établissements hospitaliers sur l’ensemble du territoire national.

Tout ceci ne saurait gommer le fait que, depuis plusieurs mois déjà, deux questions circulent avec une insistance grandissante dans la communauté médicale et scientifique. La première: les stocks de Tamiflu (ou du moins une partie d’entre eux) n’ont-ils pas déjà dépassé leur délai de péremption ? La seconde : comment interpréter les résultats de différents travaux démontrant que des virus grippaux A(H1N1) sont, en moins de deux ans, devenus massivement résistants à ce médicament ?

Depuis son siège de Londres l’Agence européenne du médicament (EMEA) a, dans l’après-midi du 8 mai, répondu par voie de communiqué de presse à la première de ces deux questions. Et elle l’a fait, selon moi, avec une assez grande désinvolture assez inhabituelle. En clair : vos stocks de Tamiflu sont périmés ? Qu’à cela ne tienne : nous allons augmenter la durée de vie de votre médicament. Et ne jetez surtout pas les boîtes ayant dépassé le délai de péremption ou celles qui s’en approchent !

Si la Commission européenne en est d’accord ce délai de péremption passera de cinq à sept ans. Et l’on voit mal Bruxelles s’opposer ici aux experts de l’EMEA. Mieux ces experts estiment que, le cas échéant, le Tamiflu pourra être prescrit aux enfants âgés de moins d’un an (ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes) ce qui était jusqu’à présent formellement contre-indiqué. Les experts de l’EMEA expliquent encore qu’en cas de pandémie les « bénéfices » éventuels d’une telle utilisation du Tamiflu sont de nature à dépasser les « risques » encourus jusqu’alors pris en compte pour commercialiser au mieux la molécule pharmaceutique. Lire la suite.

stopp

20:35 > Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question

L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation :

Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques. La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type. Lire la suite.

21:10 > Merci à tous nos amis bloggeurs qui ont repris les infos de cette page depuis ce matin ;)

Changement climatique ; Citoyens du Monde ; DiablogTimes ; Rodion Raskolnikov ; Serge Adam , Blog Seniors ; Vigi-Infos ; news.stcom

21:40 > Le nombre de personnes contaminées par le virus de la grippe A (H1N1) aux Etats-Unis s’élevait dimanche à 2.532, a annoncé le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Lundi 11 mai > Le Mexique sacrifié ?

La situation au Mexique est inexplicable. Le gouvernement s’obstine à réouvrir les établissements publics alors que tout démontre que la situation dans plusieurs régions du pays connait une expansion importante des cas de A/H1N1. Tout semble être fait comme si il y avait un volonté manifeste  pour que la contagion gagne du terrain. Pour couronner le tout, le Ministère de la santé a refusé de donner sa conférence quotidienne sur la situation de l’épidémie. A la veille de la réouverture des écoles, ça tombe plutôt mal… Que cherche à faire exactement le gouvernement mexicain ?

fema-camp

00:05 > Peut-être un début de réflexion : Nous avions expliqué, il y a quelques jours, comment les CDC et l’OMS ont pris le contrôle de la santé au Mexique. Or, ce pays s’est fait livré 1 million de doses de Tamiflu la semaine dernière (400′000 venant des USA, 100′000 de la France et le reste des réserves de l’OMS). Si tous pensaient que la situation était sous contrôle, et même en voie de stabilisation, ces livraisons au Mexique n’auraient pas lieu d’être. Sauf si on se livre à une expérience grandeur nature afin de voir si le virus peut-être stoppé de front plutôt qu’en paralysant toute l’économie d’un pays pendant plusieurs semaines. Le Mexique serait alors le laboratoire de ce qui sera ou ne sera pas fait aux Etats-Unis et partout ailleurs où le virus s’étend. Cela expliquerait les mensonges de Calderon, prêt a sacrifier un certain nombres de ces concitoyens sur l’autel de l’économie mondiale.

Vous en doutez ? Pas nous ! (Mecanopolis + Redamex)

Poursuivre avec cet article. (Merci à Redamex)

00:15 > NAOMI KLEIN ET LA CRISE FINANCIÈRE – 1 -
envoyé par Mecanopolis

Partie 2 et partie 3


06:30> Mexique : Le Secrétaire fédéral de la Santé, José Angel Cordova Villalobos, a reconnu que « l’éventualité qu’apparaisse de nouveaux cas d’infection du virus de la grippe reste possible mais la phase de stabilisation se poursuit« . Comment on dit déjà… ? Hijo de la Chingada !!!

Source : elmanana.com.mx

18:30 > Une mégaporcherie états-unienne installée au Mexique et l’apparition de la grippe porcine

Le 20 mars dernier, alors que l’existence du virus de la grippe porcine n’était pas encore connue, Bertha Crisostomo, agente municipale de La Gloria, un quartier de la municipalité de Perote (État de Veracruz), sollicita l’appui du ministère de la Santé de Mexico concernant une explosion d’infections respiratoires qui affectaient 60% des 3000 habitants de l’arrondissement, soit 1600 personnes.

Également, un reportage publié par la revue Milenio, avant que soit connu l’origine de cette explosion, décrivait comment plusieurs familles avaient été victimes d’infections gastro-intestinales et respiratoires, symptômes typiques de la grippe.

José Luis Martinez, un résidant de La Gloria, de 34 ans, dit qu’il a appris de quoi il s’agissait par les médias qui décrivaient la grippe porcine et ses symptômes : fièvre, toux, douleurs dans les articulations, migraines et dans certains cas, vomissements et diarrées. « Quand on a vu ça à la télévision, dit-il, on s’est dit : c’est ça que nous avons. »

A ces doutes populaires, s’est ajouté la confirmation d’une firme de consultants états-unienne spécialisée dans la biosurveillance, Veretech Corporation, qui a identifié une communauté de Perote comme étant le lieu de l’apparition du nouveau virus de l’influenza. Lire la suite.

18:45 > Symptômes respiratoires chez 555 voyageurs entrés en Chine. Lire l’article.

19:00 > Publicités informatives des CDC diffusées depuis ce matin aux USA :

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Mardi 12 mai > Le A/H1N1 pourrait faire 30′000 morts en France

Près de 35% de la population française pourrait être touchée par la grippe porcine, ce qui pourrait entraîner 30.000 morts, a affirmé lundi Antoine Flahaut, épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) à Rennes lors d’une conférence.

« Il pourrait y avoir 30.000 décès en France », a affirmé M. Flahaut au cours d’une conférence donnée à l’EHESP, en évoquant le scénario qu’il estime le plus probable de l’évolution de la pandémie de la grippe A (H1N1).

Selon ce scénario, le pic se fera sentir « après l’été » et pourrait toucher « 35% de la population ». En comparaison, la grippe saisonnière fait selon lui en moyenne 6.000 morts par an.

Interrogée lundi soir sur France 3 sur ces déclarations, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a indiqué que M. Flahaut avait « décrit un des scénarios tout à fait possibles », mais que « l’ensemble de la communauté des experts médicaux est encore en recherche sur ce qui va se passer ».

« Nous sommes très attentifs à ce qui se passe dans l’hémisphère sud, où on va être en hiver », a dit encore Mme Bachelot. « Cela va présager sans doute de ce qui va passer dans l’hémisphère nord à l’automne », a-t-elle ajouté.

M. Flahaut ne croit pas à un scénario de type SRAS, avec des symptômes apparaissant chez toutes les victimes et des hospitalisations systématiques. Selon lui, en moyenne, la moitié des personnes infectées par le H1N1 ne ressentent pas les symptômes de la maladie.

Il ne croit pas non plus au scénario de type grippe espagnole de 1918/1919 qui aurait fait selon l’OMS au moins 40 millions de décès dans le monde en raison d’un taux très élevé « de 1 à 3% de cas de mortalité par rapport aux cas infectés ».

En revanche, il rapproche plutôt la pandémie actuelle de la grippe de Kong-Kong de 1968. « En 1968, il y a eu 30.000 morts, on ne l’avait pas vu, là on le verra », a-t-il dit devant des étudiants.

« Pour le moment en France, nous n’avons que des cas d’importation, mais je ne serais pas étonné que des gens qui n’ont pas eu les symptômes aient transmis » la maladie, a-t-il ajouté.

« Il s’agit d’un virus qui se transmet comme les autres, il n’est pas exceptionnel, il fait sa besogne », a-t-il expliqué. En moyenne, a-t-il ajouté, une personne contagieuse transmet la grippe à deux autres personnes.

« Si au niveau collectif c’est une grande menace, au niveau individuel ce n’est qu’une grippe », a-t-il expliqué. « 35% de la population malade, cela peut gripper le système, notamment le système de santé », a-t-il poursuivi.

« La pandémie, nos pays s’en sortiront sans grands dégâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent déjà, par exemple ceux qui ont des emplois précaires », a-t-il encore dit.

Concernant le vaccin, l’OMS doit se prononcer le 14 mai, a affirmé M. Flahaut. Elle devra choisir entre faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou faire un vaccin dirigé contre la pandémie, a-t-il rappelé.

« Mon sentiment est qu’ils vont faire un vaccin pandémique », a-t-il ajouté sachant que « le nouveau virus est ultra-compétitif et chassera tous les autres ». « En janvier, il n’y aura plus que du H1N1 sur la terre, le reste aura été dégommé », a-t-il ajouté.

« Chaque nation va décider de sa politique et cela ne va pas être triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde », a encore déclaré M. Flahaut. « Soit on vaccine, comme pour la grippe saisonnière, les personnes âgées et les plus fragiles, soit on veut faire barrière au virus et on vaccine les personnes stratégiques, mais c’est qui les personnes stratégiques ? », s’est-il interrogé. Source : France24

02:30 > A/H1N1 : 23′000 personnes seraient contaminées au Mexique

Quelque 23.000 personnes ont été contaminées au Mexique par le virus de la grippe A(H1N1), estime un rapport publié lundi en ligne par la revue « Science ». Ce nombre est beaucoup plus important que celui des cas confirmés officiellement dans le pays.

Le rapport, établi par la cellule sur les pandémies de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui comprend notamment les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC), estime à 23.000 les personnes contaminées au Mexique par le virus. C’est dans ce pays que l’OMS avait repéré l’éruption d’une épidémie de grippe porcine en avril.

Selon un dernier bilan, le nombre officiel de cas confirmés au Mexique s’élève à 2003 et celui des morts à 56. Au Mexique, comme dans le reste du monde, « les cas confirmés de A(H1N1) ne représentent que la partie émergée de l’iceberg », a relevé lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intérim de la santé publique aux CDC, lors d’une conférence de presse.

Aux Etats-Unis, par exemple, les statistiques fournies par les différents Etats concernent seulement les gens qui se sont rendus dans un laboratoire pour faire un test, souligne Mme Schuchat. (ATS) Source : swissinfo.ch

Merci a Redamex de nous avoir fait parvenir cette info qui confirme, comme nous l’affirmons sur Mecanopolis depuis 10 jours, que les chiffres avancés par le gouvernement mexicain ne correspondent en rien à la réalité.

20:20 > Sanofi Pasteur se prépare à affronter une pandémie

Sanofi Pasteur, leader mondial des vaccins, a assuré mardi qu’il se “préparait à affronter une pandémie” de grippe A et attendait l’envoi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la souche du virus pour fabriquer le vaccin.

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”Nous n’avons pas encore reçu de souche de l’OMS, mais c’est une question de jours et on va se préparer pour produire un vaccin en masse”, a déclaré à l’AFP Albert Garcia, épidémiologiste et porte-parole de Sanofi-Pasteur.

M. Garcia s’exprimait en marge de la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine destinée à produire le futur vaccin contre la dengue, à Neuville-sur-Saône (Rhône).

”Nous ne sommes pas en phase pandémique, même si le virus H1N1 de la grippe A a tous les profils d’un virus pandémique, mais on se prépare à affronter une pandémie”, a souligné l’épidémiologiste.

”Aujourd’hui on se prépare à l’éventualité d’une résurgence” de la grippe A, mais on n’a aucun moyen fiable de mesurer sa virulence”, a observé le Dr Elias Zerhouani, conseiller Science et Technologie de Sanofi.

”La capacité mondiale de production (d’un vaccin) est encore limité et tous les investissements dans ce domaine sont nécessaires”, a-t-il dit.

De son côté, le directeur-général de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, a souligné que le groupe disposait de trois usines dans le monde –deux aux Etats-Unis et une en France– pour la fabrication de vaccins contre la grippe saisonnière, qui fait 30.000 morts chaque année.

Seuls les deux sites américains sont capables de produire en même temps un vaccin contre la grippe A, a-t-il souligné.

Arrêter en France la fabrication du vaccin contre la saisonnière pour celui contre la grippe A constitue “une vraie question de santé publique”. “Ce n’est pas à nous de la prendre, mais à l’OMS”, a-t-il dit.

Treize cas de grippe d’origine porcine A (H1N1) étaient confirmés en France mardi en fin de matinée, sept étant considérés comme probables et 32 autres possibles étaient en cours d’investigation, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans le monde, l’épidémie de grippe A a franchi le seuil des 5.000 cas confirmés mardi, dont 61 morts, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), et 3 nouveaux pays, la Finlande, la Thaïlande et Cuba, ont annoncé avoir détecté la présence du virus.

Merci à « Je Tousse » pour cette info.

20:20 > L’OMS craint une résistance aux antiviraux

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint une résistance du virus de la grippe porcine aux antiviraux se fondant sur « les signes de résistance » de la grippe saisonnière constatés l’année dernière, a annoncé mardi l’un de ses experts en pandémie.

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« Nous sommes confrontés au risque de résistance des virus » (aux antiviraux), a expliqué Nikki Shindo au cours d’une conférence de presse téléphonique.

Le Dr Shindo a fait valoir que l’année dernière la grippe saisonnière avait montré « des signes de résistance à l’oseltamivir », la molécule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral produit par le laboratoire suisse Roche et recommandé jusqu’à présent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette résistance pourrait se développer après son passage dans l’hémisphère Sud où l’hiver, propice à la propagation de la grippe, débute, a laissé entendre l’expert de l’ONU.

Le développement d’un vaccin contre cette grippe atypique, qui a contaminé plus de 5.200 personnes dans le monde, dont 61 sont mortes, a été motivé par cette crainte, a encore expliqué le Dr Shindo.

L’OMS a convoqué jeudi un comité d’experts qui sera chargé d’étudier les modalités de production de ce vaccin.

En attendant et en dépit du risque de résistance, l’organisation a commencé à envoyer la semaine dernière quelque 2,4 millions de doses de Tamiflu à 72 pays dont le Mexique.

Roche a également annoncé mardi qu’il offrait 5,65 millions de doses supplémentaires de son médicament phare. Le laboratoire bâlois prévoit également d’augmenter ses capacités de production de l’antiviral, dont il va produire 110 millions de traitements pendant les cinq prochains mois.

« Nous ne sommes qu’au commencement de l’épidémie », a par ailleurs estimé l’expert de l’OMS, précisant que l’organisation ne s’expliquait toujours pas pourquoi les cas les plus graves avaient été enregistrés au Mexique.

« Pour l’instant, les données des Etats-Unis et du Mexique suggèrent que 9 à 10% des cas confirmés ont nécessité une hospitalisation (…) ce qui est clairement différent de ce que nous voyons avec une grippe saisonnière, a encore souligné le Dr Shindo.

Alors que le nombre de cas de grippe porcine a franchi mardi le seuil des 5.000 malades avec 5.251 cas confirmés, dont 61 morts, dans 30 pays, selon le dernier bilan de l’OMS, le Dr Shindo a indiqué que l’organisation préparait un guide de conseils pour les personnels médicaux des pays touchés par la maladie.

21:00 > Le A/H1N1 est un virus pandémique

Les caractéristiques de l’épidémie provoquée par la nouvelle souche de grippe A(H1N1), dite grippe porcine ou mexicaine, correspondent à ce qui est connu des premiers stades d’une pandémie de grippe, selon une analyse publiée aujourd’hui par une équipe internationale dans la revue Science.

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Neil Ferguson (de l’Imperial College London, GB) et ses collègues épidémiologistes et virologues évaluent que l’épidémie de grippe A(H1N1) a commencé au Mexique à la mi-février et qu’à la fin du mois d’avril près de 23.000 personnes avaient été infectées par ce virus au Mexique et 91 en étaient mortes. Un grand nombre de cas modérés de grippe ayant certainement échappé au recensement, le nombre réel pourrait aller jusqu’à 32.000 cas.

Les chercheurs estiment que le taux de mortalité est compris entre 0,3% et 1,5% au Mexique et qu’il est vraisemblablement de 0,4% en moyenne (4 morts pour 1.000 cas).

Pour ce qui est de la vitesse de transmission du virus, ils estiment qu’il y a eu 1,2 à 1,6 cas secondaire en moyenne pour une personne infectée. Ce qui est plus élevé que dans le cas d’une grippe saisonnière, au cours de laquelle 10 à 15% de la population est infectée, mais est plus faible que dans le cas d’une pandémie qui touche 20 à 30% de la population.

«Le virus se répand à un rythme attendu pour les premiers stages d’une grippe pandémique», commente Neil Fergusson. «Jusqu’à présent, il a suivi un schéma très semblable à celui de la pandémie de 1957, en termes de nombre de personnes infectées et de pourcentage de cas mortels». Moins dangereux que le virus de la grippe espagnole, ce nouveau virus doit cependant rester sous surveillance, dit-il. L’épidémie de 1957 a fait 2 millions de morts dans le monde, selon les estimations de l’OMS, alors que la grippe saisonnière cause 250.000 à 500.000 décès annuellement.

Nous devons être préparés, particulièrement pour l’automne. Actuellement, le virus ne se répand pas facilement dans l’hémisphère nord parce que nous sommes à l’extérieur de la saison normale de grippe, explique-t-il. La grippe pourrait atteindre son « plein potentiel pandémique » dans les six à neuf prochains mois.

Mercredi 13 mai > La partie émergée de l’iceberg

Le nombre de cas confirmés dans le monde pourrait n’être que « la partie émergée de l’iceberg », et le nombre de cas réels bien plus élevé que les bilans officiels, a averti la cellule sur les pandémies de l’OMS.

Ainsi cette cellule évalue à 23.000 le nombre de personnes contaminées au Mexique par le virus, alors que le bilan officiel des autorités mexicaines est de 2.224.

L’OMS a mis en garde contre une résistance du virus de la grippe A (H1N1) aux antiviraux se fondant sur les « signes de résistance » de la grippe saisonnière constatés l’an dernier.

Le Dr Nikki Shindo, expert en pandémies, a fait valoir que l’année dernière la grippe saisonnière avait montré « des signes de résistance à l’oseltamivir », la molécule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral recommandé jusqu’à présent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette résistance pourrait se développer après son passage dans l’hémisphère Sud où l’hiver, propice à la propagation de la grippe, débute, a laissé entendre l’expert de l’OMS.

En attendant le développement d’un vaccin et en dépit de ces craintes, l’organisation a commencé à envoyer la semaine dernière 2,4 millions de doses de Tamiflu à 72 pays, dont le Mexique.

01:00 > «Un tiers de l’humanité pourrait être infectée»

Si le virus de la grippe A (H1N1) maintient sa vitesse de propagation actuelle, un tiers de l’humanité pourrait être infectée. Un rapport d’experts rendu public par Science lundi soir estime ainsi pour la première fois le potentiel pandémique du nouveau virus de la grippe. Il donne raison à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, le 29 avril, a relevé son niveau d’alerte, le plaçant au stade de «pandémie imminente». Mais il faudra sans doute attendre l’automne pour que l’épidémie atteigne l’hémisphère Nord.

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Le virus va «vraisemblablement se propager autour du monde dans les six à neuf mois à venir», a déclaré un des auteurs de l’étude, Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres. «Quand il le fera, il affectera environ un tiers de la population mondiale.» Mais «cen’est pas le scénario catastrophique que craignait le monde avec la grippe aviaire», a-t-il précisé.

Quel vaccin produire?

Bien qu’il perdure une bonne dose d’incertitudes, le nouveau virus semble être moins sévère que son cousin de 1918, mais comparable à celui de 1957, estime le rapport. A cette époque, l’épidémie avait fait trois à quatre millions de morts.

L’expert se refuse toutefois à donner une estimation du nombre de morts possible. «Je ne prédis pas 3 à 4 millions de morts, a précisé Neil Ferguson au quotidien The Gua rdian.

Le monde est différent aujour­d’hui. Il est plus peuplé, mais le système de soins est aussi meilleur.» Et de rappeler que l’OMS doit décider cette semaine de faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou de faire un vaccin dirigé contre la pandémie.

Une chose est sûre, le virus est plus contagieux que la grippe saisonnière, a rappelé l’OMS. Lorsque cette dernière sévit, une personne en contact avec un malade a entre 5 et 15% de risque d’être infectée. Avec le nouveau virus, cette proportion grimpe entre 22 et 33%.

Les experts, travaillant en collaboration avec l’OMS, se sont concentrés essentiellement sur les données mexicaines, le virus étant parti du Mexique. En analysant les mouvements de voyageurs, le nombre de cas confirmés dans le monde, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que, fin avril, entre 6000 et 32 000 personnes ont été contaminées.

Données incomplètes

Selon les travaux publiés, la grippe dite mexicaine tue entre 0,4% et 1,4% de ses victimes. Le professeur Neil Ferguson reconnaît toutefois que les données sont encore incomplètes.

Enfin, les chercheurs ont confirmé que le virus est apparu pour la première fois mi-février dans le village de La Gloria, Veracruz, où 61% de la population de plus 15 ans a souffert de maladie respiratoire sévère.

Source : Tribune de Genève, 13 mai, 00:13

19:10 > Le H1N1 porcin dépasse la grippe saisonnière aux États-Unis
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire

Le rapport de la semaine 17 du CDC à propos de la grippe saisonnière aux États-Unis est frappant. La courbe normale en forme de cloche de cas détectés par les laboratoires sentinelles du CDC a soudainement été interrompue par une forte augmentation. Quoique la hauteur de la montée [de la coube] ait été poussée en quelque sorte par une surveillance accrue, attribuable à la détection du H1N1 porcin, la composition de la barre représentant la semaine 17 s’est avéré un signal évident que la grippe porcine H1N1 a pris l’assault des cas de grippe aux États-Unis. Les données initiales pour l’influenza comportaient respectivement 334 et 300 positifs au H1 et H3, mais il y a eu 326 et 304 isolats de H1N1 porcin ou de l’influenza A intypable (ce qui consiste en du H1N1 porcin n’ayant pas encore été confirmé). La mise à jour des données publiée cette semaine fut encore plus frappante, avec 370 et 342 isolats respectivement de H1 et H3, alors que le H1N1 porcin et l’influenza A intypable s’élevaient à 542 et 259. Ainsi, il est survenu davantage de H1N1 porcin que la combinaison de H1 et H3 de grippe saisonnière.

La montée des cas de H1N1 porcin a créé un retard de données [backlog] au CDC, ce qui peut être observé dans la carte des cas confirmés et cas probables (voir la carte des États-Unis). Les tests de confirmation ont été confiés aux laboratoires d’États afin d’éliminer le retard, mais peu de temps après, les laboratoires d’État ont admis que les échantillons testés n’étaient que la pointe d’un très grand iceberg, et que les futurs tests se concentreraient uniquement sur les cas les plus graves.

Ce déplacement du H1N1 porcin dans la population humaine demeure une cause de préoccupations. L’augmentation dépassant la grippe saisonnière pourrait être poussée par le gène PB2 aviaire de l’isolat porcin. La position 627 consiste en un E, qui favorise la croissance à des températures corporelles supérieures des oiseaux. La grippe saisonnière possède un K à la position 627, ce qui facilite une reproduction rapide à une température inférieure, étant compatible avec la température interne d’un nez humain en hiver.

La présence d’un PB2 aviaire pourrait offrir un avantage sélectif au cours de l’été, lorsque la grippe saisonnière chutera à des niveaux à peine détectables. Toutefois, le H1N1 porcin se déplacera vers le sud au cours des prochains mois, et se développera dans des conditions plus froides, ce qui pourrait favoriser l’acquisition du [changement] E627K via réassortiment ou recombinaison. Ce changement pourrait générer un H1N1 plus virulent à l’automne dans l’hémisphère nord.

Ainsi, le H1N1 porcin pourrait déployer deux stratégies de virus. Le H1N1 avec un PB2 aviaire dominerait l’hémisphère nord au cours de l’été, alors que le H1N1 de l’hémisphère sud ferait l’acquisition du [changement] E627K, et établirait la dominance au cours des mois d’hiver.

Ainsi, la propagation du H1N1 porcin s’effectue en vitesse supérieure, alors que l’OMS est encore à débattre si le H1N1 porcin est un H1N1 porcin, et si une pandémie de phase 6 est réellement à la phase 6.

Le H1N1 porcin ne lit pas les communiqués de presse de l’OMS.

Il ne fait qu’acquérir de l’efficacité de transmission via recombinaison homologue.

23:00 > Comme nous l’indiquions hier, plusieurs centres de recherches indiquent que le virus A/H1N1 aurait déjà muté.

Lire : Swine Flu: It’s a Mutation, But What Does it Mean? et Estudian nuevo virus que sería peor que el H1N1

Jeudi 14 mai > La grippe A (H1N1): une erreur humaine?

Adrian Gibbs, 75 ans, soutient qu’il prévoyait publier un rapport montrant que cette pandémie de grippe aurait possiblement évolué dans des oeufs utilisés pour créer des virus pour des recherches scientifiques et pour le développement de vaccins.

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Le spécialiste a dit que sa découverte permettrait de mieux comprendre la capacité du virus à se propager.

Si les recherches d’Adrian Gibbs s’avèrent véridiques, l’OMS estime que cela posera nombre de questions sur le virus de la grippe A (H1N1).

Par exemple, est-ce que ce virus a été développé pour un vaccin ou dans le cadre d’une recherche? Est-ce qu’il a été libéré par accident ou par exprès? Quelles en sont les circonstances? s’est demandé un spécialiste de l’OMS cité par l’agence de presse Bloomberg.

Tout de même, un centre pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta, aux États-Unis, a analysé le rapport et conclut qu’aucune preuve ne peut confirmer les conclusions du chercheur australien.

Source : Bloomberg

Merci à notre ami Antoine de nous avoir fait parvenir cette info.

21:00 > Qui a laissé échapper le virus A/H1N1 ?

Bien qu’il n’y ait aucune preuve formelle permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un virus créé de toutes pièces et qui aurait été répandu volontairement pour réduire la population mondiale, a expliqué LaRouche, cette hypothèse n’est pas à exclure au vu des intentions criminelles de certains courants au sein de l’oligarchie financière britannique. Lire la suite > solidariteetprogres.org

21:00 > INFORMATION A CONFIRMER : Selon une de nos  sources 636,000 étudiants et prof mexicains retournés à la maison pour symptômes apparentés à grippe A(H1N1).

Notre source semble être fiable, mais nous cherchons a recouper l’information.

21:25 > Selon le rapport du Secrétariat de l’éducation publique (SEP), 636′000 étudiants et 406 enseignants ont été renvoyés dans leurs foyers, tout en présentant des symptômes de maladies respiratoires ou étaient absents de leurs écoles, qui a plus que doublé le nombre de les membres de la communauté scolaire de maladie, l’a enregistré, mardi dernier, leur nombre était de 259 mille 592. 91′000 élèves  seraient atteint des symptômes de la grippe : forts et intenses maux de tête, forte fièvre et douleurs musculaires. Lire l’article.

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22:25 > Le leader cubain Fidel Castro a accusé jeudi le Mexique, les Etats-Unis et le Canada d’être responsables de l’ »expansion fulgurante » de la grippe porcine alors que ces pays étaient, selon lui, au courant de l’apparition du virus A(H1N1) bien avant que l’alerte ne soit donnée.

« L’expansion fulgurante (de la grippe porcine) aurait pu être évitée », écrit l’ancien président cubain Fidel Castro, 82 ans, dans un commentaire qui a été lu à la télévision nationale et publié sur le site internet cubadebate.cu.

« Serait-il possible qu’au Mexique, les 16 et 17 avril », lors de la visite du président américain Barack Obama, « personne ne savait un mot du cadeau qui serait fait au monde six jours plus tard? », se demande Fidel Castro, qui a cédé le pouvoir en 2006 à son frère Raul pour des raisons de santé.

« Pas même les services de renseignement des Etats-Unis, experts en information, ne savaient ce qui était sur le point d’arriver? », ajoute-t-il en relevant qu’Obama avait retrouvé le dirigeant mexicain Felipe Calderon ainsi que le Canadien Stephen Harper au Sommet des Amériques de Trinité-et-Tobago, les 18 et 19 avril.

Le gouvernement mexicain a donné l’alerte le 23 avril après qu’un laboratoire canadien eut diagnostiqué officiellement le premier le virus A (H1N1) sur la base d’échantillons en provenance du Mexique.

« Ce n’est pas une faveur du gouvernement du Mexique au monde comme certains le prétendent. Il faudrait maintenant remercier les trois pays associés au traité de libre-échange », le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, poursuit Castro.

Le journal mexicain La Jornada a rapporté, selon Fidel Castro, que dès le 5 avril des mesures sanitaires avaient été prises dans le village mexicain de la Gloria en raison de la grippe porcine.

Fidel Castro avait déjà accusé lundi les Mexicains d’avoir caché l’apparition de l’épidémie pour ne pas perturber la visite de Barack Obama dans leur pays. Ce qui a suscité des dénégations outrées de la part des autorités mexicaines.

Samedi 16 mai > Chers Amis,

Encore une page saturée sur le sujet du A/H1N1. Nous en placerons une nouvelle durant le week-end, le temps de compiler les nombreuses informations qui nous sont parvenues ces dernières 24h

12:00 > L’OMS lance un avertissement : la liste des cas confirmés infectés du virus de la grippe AH1N1 s’alourdit dans le monde

La liste des cas confirmés infectés du virus de la grippe AH1N1 s’est alourdi le 15 mai dans le monde. Jusqu’au 17h du 16 mai (heure de Beijing), en total, 8461 cas sont confirmés dans 38 pays du monde. Le jour même, Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, a averti en disant que le virus de la grippe AH1N1 continerait à se propager sur le globe, dont les conséquences varieraient selon les cas inconnus. Source > french.cri.cn

12:30 > Plus de 100′000 cas aux USA, selon les CDC

Le nombre réel de cas de grippe porcine aux États-Unis pourrait être « de plus de 100.000″, a  indiqué un haut fonctionnaire de la santé publique, ce qui est de loin plus élevé que les chiffres officiels de 7′415 cas confirmés par les laboratoires.

Le Dr Daniel Jernigan, chef de l’épidémiologie de la grippe pour les Centers for Disease Control and Prevention, a déclaré lors d’une conférence de presse que le nombre officiel donne une image inexacte de l’épidémie. Lire la suite.

Chers amis, avec un peu de retard, nous déménageons cette page sur le nouvel éditorial de Mecanopolis :

Le monde serait-il devenu une vaste porcherie ?


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mar 24 2009

Cartographie du Nouvel Ordre Mondial

Régis Mex, pour Mecanopolis

Cette carte, réalisée par nos propres soins, a pour but de faire comprendre au lecteur les fondements de la politique mondiale de la façon la plus synthétisée et agréable qui soit. Nous avons effectivement conscience qu’il est bien plus aisé de s’informer par le biais de documents structurés à la présentation claire et simple, et qu’il est donc plus habile de concocter cette sorte de plan, de carte graphique que l’on explore à sa guise grâce au navigateur intégré, plutôt que de faire subir au lecteur la laborieuse lecture de ce que représenterait les informations placées sur ce schéma si elles étaient retranscrites en un texte formel, c’est-à-dire une soixantaine de pages. En outre, nous avons tenté de placer et de relier les choses de sorte qu’il n’y ait pas réellement de point par où commencer ni par où finir le parcours de ce plan ; il est conçu pour que le lecteur puisse facilement repérer les sujets dont le schéma traite et s’attarder sur ceux qui éveillent son intérêt.

C’est donc bien de cela qu’il s’agit : un schéma de causes à effets, qui a pour but de rendre accessible au plus large public possible les grands événements passés qui ont littéralement façonné la situation mondiale actuelle, leurs conséquences sur les temps présents, et l’anticipation de certaines mesures futures. La connaissance de ces éléments est nécessaire pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

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Régis Mex, pour Mecanopolis

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Pour nos lecteurs qui utiliseraient un navigateur archaïque, il est possible de télécharger directement la carte a cette adresse.

mar 19 2009

Du 11 septembre à la crise économique : une stratégie pour imposer une « Gouvernance Mondiale »

Par Tobias Salander

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En l’an 19 de la guerre, les Etats membres de l’alliance de guerre USA-UK-Allemagne se retrouvent au bord de la faillite d’Etat. Mais au lieu de transformer maintenant le complexe militaro-industriel en une économie de la paix et de mettre les forces économiques au service de la population, ils poursuivent et élargissent même les guerres – et attaquent des Etats comme la Suisse pour recouvrer de l’argent pour leurs caisses de guerre vides. Au lieu de vivre les principes du droit international et du droit international humanitaire, les Etats guerriers suivent toujours le même modèle: Le stratège chinois Sun Tzu déjà l’a recommandé au Ve siècle av. J.-C. à son souverain dans son œuvre «l’Art de la guerre», les empereurs romains l’ont traité comme maxime d’Etat, au temps de la Renaissance, Machiavel l’a recommandé dans son «Il principe», au XXe siècle cette stratégie archi-vieille a couru sous le couvert de «Gladio» et «Stratégie de la tension», au XXIe siècle sous le titre «Guerre contre le terrorisme», ou depuis Obama ce sont des actions du «smart» ou du «soft power». Les temps ou les modes changent, mais le principe reste toujours le même: Il s’appelle «divide et impera», diviser pour régner.

Diviser pour mieux régner

Si tu veux soumettre les autres, par simple soif du pouvoir et de l’argent, travaille avec des tromperies, des mensonges et déforme les faits, donc agis de sang-froid. Exerce de la pression de l’extérieur. Etudie également de façon approfondie l’objet de ta cupidité, dé­finis les divers groupes de population qui y vivent, leurs points communs et les points sur lesquels ils diffèrent. Essaie de les monter les uns contre les autres, si nécessaire avec des agents provocateurs infiltrés. Une infamie par ci, un assassinat par là, si nécessaire commis par toi-même ou bien par des agents payés, renforcés par les médias, et le tour est joué.

Répandons de la propagande d’atrocités, amenons un des groupes à appeler à l’aide et offrons-nous comme sauveteur de la misère causée de l’extérieur. Puis, il s’agit d’accompagner l’intervention par les médias, de la camoufler en la présentant comme intervention humanitaire et de chercher la reconnaissance du grand public mondial bien manipulé. Si l’intervention cause un chaos, la population indigène sera sous le choc, ce qui est souhaitable, car ainsi des changements bien plus profonds se réalisent beaucoup plus vite – et en plus sans résistance. Finalement, on offre de l’aide pour la reconstruction des destructions faites soi-même par ses propres entreprises. Avec un accompagnement médiatique habile, l’industrie cinématographique et des spin-doctors, formés pour la guerre psychologique, on reconstruit le pays, retombé à l’âge de pierre et on édite le tout comme jeu vidéo dans l’industrie du divertissement pour que les enfants sachent déjà tôt comment de nos jours on peut «aider le monde» afin que sa propre bourse se remplisse sans aucune scrupule.

L’Otan et la stratégie de la tension

Après la Seconde guerre mondiale l’alliance de l’Ouest, l’Otan, dominée par les Etats-Unis, a agi d’après la méthode décrite ci-dessus: Giulio Andreotti était le premier à l’avouer devant le tribunal: Oui, nous avons essayé de semer la panique parmi la population. Oui, nous avons tué nous-mêmes et accusé l’adversaire. Oui, nous avons appelé cela la stratégie de la tension, nous voulions que la population fasse appel à un Etat fort, nous avons voulu les bombarder dans la soumission, oui, nous avons effectué des «false flag operations» – mais nous nous trouvions en la meilleure compagnie: tous les Etats de l’Otan avaient leurs armées secrètes, tous étaient guidés par l’Otan, en partie par la CIA américaine, en partie par le MI6 anglais. Oui, même le gouvernement socialiste français avait son armée secrète guidée par les USA, oui, même l’Allemagne, etc. Dans l’Espagne de Franco, c’était l’armée secrète qui était le gouvernement.

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Les mensonges de la guerre du Golfe

Et pendant la guerre du Golfe, en 1991/92? Tout a commencé par un mensonge, avec des combines et des escroqueries. Après que Saddam Hussein ait reçu le soutien de l’Occident dans la guerre contre l’Iran qui a duré huit ans, qu’il ait été littéralement invité par la diplomatie des USA à opérer contre les forages koweïtiens dans leurs gisements, le dénigrement contre le pays-modèle Irak a été initié par cette histoire d’infirmière mensongère – une infirmière qui avait été engagée sous une fausse identité par la société de relations publiques Hill&Knowlton, pour convaincre le public que c’était uniquement la guerre qui pouvait aider contre des assassins de prématurés.

Bombes et révolutions des couleurs

Ou bien le démantèlement du modèle de la Yougoslavie: La très estimée troisième voie entre capitalisme et économie socialiste planifiée devait être détruite par les bombes, une tête de pont sur la route stratégiquement importante du pétrole et du gaz vers le Caucase devait être établie. Là aussi: mensonge après mensonge: le massacre de pauvres gens faisant la queue devant une boulangerie de Sarajevo («Brotschlangenmassaker»), le soi-disant Plan Fer-à-cheval («Hufeisenplan») du Kosovo, la dénonciation calomnieuse des Serbes ,qui avaient aidé d’innombrables juifs pendant la Seconde guerre mondiale, comme de nouveaux nazis, à nouveau mise en scène par une agence des relations publiques, cette fois-ci Ruder&Finn, dont le chef juif, James Harff s’est vanté publiquement de ce mauvais coup.

Et puis la sale comédie de Rambouillet. Avec un protocole additionnel secret, l’annexe B, on avait posé des conditions aux Serbes qu’aucun Etat souverain n’aurait pu accepter. La Serbie fut obligée de refuser et l’Otan eut enfin son prétexte pour l’attaque – cependant toujours contre le droit international.

Et si l’on n’a pas vraiment pu atteindre l’objectif voulu avec ces guerres d’agression à l’encontre du droit international, comme celle contre la Serbie, on a eu recours à l’organisation de groupes internes payés qui se sont habillés de couleurs appropriées et qu’on envoyait ainsi contre les sièges des gouvernements. Vendus comme mouvements démocratiques sous les caméras du public mondial, ces révolutions des couleurs téléguidées ont renversé le gouvernement à Belgrade, ensuite à Kiev, en Géorgie et se sont cependant cassé les dents en Biélorussie et en Russie – ce qui a valu à ces pays-là le re­proche d’être des «passéistes» – tout simplement parce qu’ils ne voulaient pas se plier au diktat des Chicago Boys avec leur idéologie de privatisation.

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«Patriot Act» – «Loi des pleins pouvoirs» moderne

Après la «false flag operation» du 11 septembre, les Etats démocratiques de l’Ouest ont été transformés de façon sournoise par des lois de mise au pas, d’espionnage, de surveillance au «Patriot act», en des espèces d’Etats pré-totalitaires, pour pouvoir ainsi soumettre d’autres pays sans être dérangés par une opposition interne. L’Afghanistan et l’Irak ont été bombardés ouvertement et livrés au pillage par les multinationales, la guerre a été plus couverte contre l’Iran, la Syrie, le Liban. En même temps, par contre, plusieurs Etats latino-américains ont réussi à se libérer de la coupe du FMI et de la Banque mondiale et à s’opposer en commun à cette hégémonie. Que le résultat en ait été la réactivation de la quatrième flotte montre que l’autonomie et la souveraineté ne sont pas tolérées par les cercles du pouvoir de Washington.

Avec la Suisse, l’alliance de guerre se cassera les dents

Et maintenant, en l’an 19 de la guerre, l’alliance germano-anglo-américaine se trouve au bord de la banqueroute. Quoi de plus na­turel que de se procurer cet argent par le chantage auprès d’économies nationales saines qui jusqu’à présent n’ont pas voulu se plier au diktat ?

Les attaques actuelles contre la Suisse neutre, avec sa démocratie directe, gardienne des Conventions de Genève et patrie du CICR, havre d’un modèle à succès de l’économie du marché social, suivent le modèle bien connu cité ci-dessus – bien que pour le moment encore dans une version non sanglante et dans les premières phases de sa réalisation.

Avec des mensonges, des déformations, des menaces ouvertes, la Suisse doit être mise au pas. On peut s’attendre à des tentatives de monter des groupes de population les uns contre les autres, de créer et de financer des groupes radicaux pour pouvoir ensuite lancer des cris médiatiques. Il y a déjà eu plusieurs tentatives, jusqu’à présent sans succès. Mais la population suisse est trop bien formée et trop fortement ancrée dans les traditions de la démocratie directe, de la citoyenneté honnête pour ne pas être capable de démasquer les actions couvertes, les manipulations et les menaces, et dire de quoi il s’agit vraiment, soit: des machinations criminelles d’élites criminelles qui veulent se procurer de l’argent pour continuer de soumettre le monde afin de créer un «Nouvel ordre mondial».

Propagé par George Bush en 1990, ce «Nouvel ordre mondial» se heurtera à la résistance musclée de la population suisse, tout comme la tentative de créer un nouvel ordre mondial des national-socialistes dans les années 1930 a rencontré la résistance ferme de la Suisse neutre et en état de se défendre. «Contre les poings rouges et bruns» c’était jadis la devise de la démocratie apte à se défendre. «Tous pour un, un pour tous contre le smart-power des USA, le toupet de la City londonienne et l’arrogance allemande à la Merkel», c’est le commandement de l’heure en l’an 2009.

Tobias Salander


jan 19 2009

L’attaque de Gaza a été décidée en concertation avec l’Égypte et l’Arabie saoudite

Condoleezza Rice et Tzipi Livni ont signé vendredi à Washington un accord bilatéral destiné, disent-elles, à empêcher « la contrebande d’armes » vers Ghaza. Rice a indiqué avoir téléphoné aux ministres des Affaires étrangères britannique, David Miliband, allemand, Frank-Walter Steinmeier et français, Bernard Kouchner, « pour les informer » de sa démarche ajoutant : « Je pense que ces efforts vont être suivis très rapidement par les Européens ». Selon le porte-parole du département d’État, Sean McCormack, Washington s’engage dans ce document à mobiliser des « équipements » pour aider Israël à empêcher « la contrebande  ». Il n’a cependant pas précisé ce que seraient ces équipements, mais il a indiqué que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le terrain. Dans cet entretien accordé au Courrier d’ Algérie, Thierry Meyssan revient sur cette offensive acharnée que mène Israël contre la bande de Ghaza.

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Le Courrier d’Algérie : Vous indiquez dans votre article intitulé La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite que l’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. Que nous faut il comprendre par « option » ? Ce serait une option à quoi et mise en œuvre par qui et dans quelle but ?

Thierry Meyssan : Le régime en place à Tel-Aviv attaque à intervales plus ou moins réguliers la population palestinienne pour décapiter sa Résistance et la décourager pour plusieurs années. Cette stratégie, d’abord empirique, a été théorisée par Abba Eban à la fin des années 60. Celui-ci -qui avait été élevé en Afrique du Sud- considérait que, pour maintenir l’apartheid en Palestine, il fallait dialoguer avec des autorités politiques palestiniennes tout en faisant la guerre à la société civile palestinienne. Cette stratégie est parvenue à un certain degré de raffinement avec la création de deux entités politiques palestiniennes, géographiquement distinctes, la Cisjordanie et Gaza, séparées par un Mur et des chek points, sur le modèle des bantoustans sud-africains.
Dans cette optique, le régime sioniste se prépare en permanance à de nouvelles actions militaires contre la population civile. L’opération « plomb durci », quand à elle, a été préparée six mois à l’avance, la pseudo trêve n’ayant été conclue que dans ce but, ainsi que l’a révélé le quotidien israélien Haaretz. C’est en ce sens que je parle d’une « option ». Restait à définir le moment propice pour la mettre en œuvre, aussi bien en termes diplomatiques que politiques.

Le Courrier d’Algérie : Vous indiquez également qu’Israel a élevé cette agression au rang de cause nationale et religieuses ?

Thierry Meyssan : Selon les cas, le régime de Tel-Aviv mène ces expéditions punitives contre la population palestinienne avec ou sans avoir recours aux réservistes. Cette fois, l’ampleur de l’opération supposait la mobilisation de dizaines de milliers d’hommes. Les autorités ont donc utilisé un langage symbolique pour faire comprendre à leur population juive l’importance de cet effort. D’où le nom de « plomb durci » quif ait référence à un chanson entonnée pour Hannukka.
Cette fête religieuse célèbre le miracle de l’huile. Selon La Bible, les juifs chassèrent les Grecs (les Séleucides, héritiers d’Alexandre le Grand) de Palestine. À l’issue de batailles meurtrières, les soldats juifs rendirent grâce à Dieu dans le temple de Jérusalem, mais ils n’eurent pas le temps de se purifier. Ils allumèrent une lampe avec de l’huile pour la nuit en pensant revenir le lendemain pour reprendre le rituel. Or, la lampe brûla durant huit jours, manifestant que Dieu ne leur en tenait pas rigueur, c’est-à-dire qu’Il ne considérait pas que massacrer les Grecs ait rendu les soldats juifs impurs.
En utilisant cette référence, le régime de Tel-Aviv suggére qu’il n’y a rien d’impur à massacrer des Palestiniens et, comme on peut le constater avec effroi, les soldats juifs n’ont pas tardé à mettre ce message en pratique.

Le Courrier d’Algérie : Vous mentionner également et dans se même article le rôle actif de l’Arabie saoudite et de l’Égypte dans cette offensive, peut-on avoir plus de précisions ? Et quels auraient été intérêts de ses deux États à s’impliquer dans des manœuvres hautement dangereuses et compromettantes ?

Thierry Meyssan : La montée en puissance du Hamas pose un problème politique à l’Égypte et à l’Arabie saoudite. Il s’agit en effet d’un mouvement de libération nationale issu d’un milieu religieux sunnite progressiste et susceptible d’influence dans le reste du monde musulman via les organisations sunnites, actuellement contrôlées par l’Arabie saoudite, et dans une moindre mesure par l’Égypte.
Un succès du Hamas signifierait à court terme une révolution en Égypte, et à moyen terme une autre en Arabie saoudite.
De ce point de vue, la guerre actuelle à Gaza n’a pas seulement pour but de maintenir l’apartheid en Palestine, mais aussi et surtout, de maintenir un contrôle réactionnaire et obscurantiste sur l’ensemble de la communauté sunnite ; un contrôle qui est exercé dans l’intérêt des Anglo-Saxons et d’Israël par des gouvernements soutenus par eux à bout de bras.
Elle fait apparaître un clivage qui n’ont rien à voir avec l’ethnie ou la religion. Le vrai conflit n’est pas entre juifs et musulmans, entre chiites et sunnites, entre arabes et perses, mais il oppose la liberté et le droit d’un côté, à la domination et à la violence de l’autre.
L’opération « plomb durci » a été planifiée par Tel-Aviv avec ses partenaires de Riyad et du Caire. Elle se résume ainsi : les forces armés israéliennes, le blocus égyptien et les finances saoudiennes. À cela s’ajoute le soutien de l’Égypte aux paramilitaires du général Mohamed Dahlan. Ils sont actuellement 2 500 stationnés près de Rafah (et non 10 000 comme je l’ai précédemment écris par erreur en comptabilisant des forces égyptiennes). Ces mercenaires arabes sont prêts à entrer à Gaza, une fois la résistance au sol maitrisée par les tanks israéliens, pour faire le sale boulot à la place des Israéliens, c’est-à-dire y massacrer les familles du Hamas
Cette opération militaire s’accompagne d’une action diplomatique de l’Égypte et de l’Arabie saoudite pour torpiller les initiatives de la Ligue arabe promues par le Qatar et la Syrie. Tout cela est certainement difficile à admettre, mais il faut regarder la réalité en face. Riyad et Le Caire ont rejoint le camp sioniste.

Le Courrier d’Algérie : Quelles seraient les visées de cette offensive pour Israel et les États-unis ?

Thierry Meyssan : Les États-Unis ne sont pas responsables du déclenchement de cette opération. L’administration Bush finissante n’en avait pas le pouvoir. Durant la période de transition, elle ne peut qu’expédier les affaires courantes,
Tel-Aviv a placé Washington devant le fait accompli et l’a contraint à suivre en assurant le réapprovisionnement des munitions. Je le redis : la décision de l’attaque n’a pas été prise en concertation avec les Etats-Unis, mais avec l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Le Courrier d’Algérie : Quelles appréciation faites vous de l’arsenal utilisés contre la population de Gaza ? Beaucoup évoquent des raisons expérimentales.

Thierry Meyssan : Israël est devenu un exportateur de matériels et de savoir-faire militaires. Il n’est pas nouveau qu’il utilise la population palestinienne à la fois comme cobaye pour tester de nouvelles armes, et comme vitrine, pour montrer en situation réelle à ses acheteurs les capacités de ses matériels.
On se souvient par exemple des expérimentations conduites à Jenine et de l’interdiction formelle édictée par les Israéliens aux organisations internationales d’aller y enquêter même des années plus tard.

Le Courrier d’Algérie : La donne pourra t-elle changer une fois Barak Obama officiellement investi ?

Thierry Meyssan : Le régime sioniste et les États arabes sionistes craignent l’évolution en cours à Washington. Barack Obama, au départ un pur produit du mouvement sioniste, lancé en politique il y a douze ans par Abner Mikva, est parvenu à la Maison-Blanche en constituant une coalition hétéroclite qui inclus des généraux non pas anti-sionistes, mais a-sionistes. Je pense au groupe formé par l’amiral William Fallon (ex commandant en chef du Central Command) autour du général Brent Scowcroft (ex-conseiller national de sécurité). Il s’agit de militaires qui entendent revoir la politique proche-orientale en fonction des seuls intérêts US et qui, tout en soutenant le principe d’un État juif sont opposés à l’expansionisme sioniste. Ce groupe, qui a trouvé une expression politique avec la Commission Baker-Hamilton, contrôle le département de la Défense (avec Robert Gates) ; la CIA (avec Leon Panetta) et le Conseil national de sécurité (avec l’amiral James Jones). Les sionistes, quand à eux, contrôlent partielelment la Maison-Blanche (avec le secrétaire général Rahm Emanuel) et le département d’État (avec Hillary Clinton et son adjoint James Steinberg).
Barack Obama devrait repositionner les États-Unis de manière plus ou moins neutre, pour qu’ils redeviennent un tiers de confiance dans la région, apte à négocier entre les uns et les autres. Il devrait relancer le processus de la conférence de Madrid. Il souhaite présenter un plan visant à réduire les conflits, plutôt qu’à les résoudre. Les grandes lignes en sont déjà été présentées à de nombreux leaders arabes, elles tournent autour d’une interprétation nouvelle de la « solution à deux États » :

- Naturalisation des réfugiés palestiniens dans les pays où ils se trouvent et indemnisation financière de ces États ; renoncement de facto par les Palestiniens à leur droit pourtant inaliénable au retour.

- Création d’un État palestinien démilitarisé, avec une partie de Jérusalem comme capitale et dans les frontières de 1967 ; investissements financiers massifs pour y créer une économie viable.

- Interposition d’une force de paix de l’OTAN.

Les sionistes tentent préventivement de rendre cette proposition impossible. Au demeurant, le plan états-unien limiterait le nombre de personnes souffrant d’une situation d’injustice, mais consacrerait définitivement cette situation.

Source : Le Courrier d’Algérie et le Réseau Voltaire

Envoyé par SAMY59RBX

jan 10 2009

« L’objectif de cette guerre à Gaza est de fonder le Grand Israël », entretien avec Gérard Khoury (audio)

Gérard Khoury, historien du Moyen-Orient, explique les objectifs de cette guerre à Gaza, dont les raisons avancées par l’Etat hébreu ne sont en fait que des prétextes pour éliminer les Palestiniens et créer le « Grand Israël » auquel les sionistes, comme les néoconservateurs étasuniens, aspirent depuis longtemps.

Entretien réalisé le vendredi 9 janvier 2009, sur les ondes de Radio-Orient.

Gérard Khoury est Libanais maronite. Il vit en France depuis 1972. Il a publié de nombreux ouvrages, dont « Mémoire de l’aube » (1987), « la Maison absente « (1992), et « la France et l’Orient arabe » (1993).

L’œuvre de Gérard Khoury est le lieu d’une réflexion poussée et engagée sur la genèse du Moyen-Orient moderne, en même temps qu’une tentative de compréhension des causes qui ont précipité le Liban dans la guerre civile.

Mecanopolis

Source : Radio-Orient

déc 02 2008

Aucune preuve n’existe pour prouver que des musulmans ont perpétré le crime du 11 septembre

Ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 a été un crime contre l’humanité : une tuerie préméditée de milliers de personnes innocentes. Je crois qu’aucune personne n’en doute.  Il s’agit donc d’un crime qui touche toute l’humanité, vous, moi, tout le monde.  Il est du devoir de chaque gouvernement de participer à la répression de tels crimes.  Or les faits nous montrent que les gouvernements siégeant aux Nations Unies ont collaboré pour étouffer l’affaire.


Dans le cas du 11 septembre, il est du devoir du gouvernement américain d’établir la vérité sur des actes criminels, de déterminer l’identité des coupables et de les amener devant ses tribunaux.  Or le gouvernement américain a fait tout son possible pour que la vérité sur ce crime ne soit pas établie.  Le 12 septembre 2001, le ministre le la Justice américaine, John Ashcroft, a averti que la police fédérale ne devrait pas se pencher sur la solution du crime mais plutôt empêcher un nouvel attentat. Quatre semaines plus tard cet appel a été répété, ainsi que le New York Times nous le renseigne.  L’enquête du 11 septembre fut nommée PENTTBOM.  Ceux qui s’intéressent aux résultats de cette enquête devraient consulter la page web de la police fédérale (FBI) dédiée au PENTTBOM. Elle se trouve à ici.

Que nous indique cette page ?

Premièrement, que le FBI hésite toujours sur l’identité des coupables.
Deuxièment, que le FBI n’a rien à nous apprendre sur son enquête.  Les pages consacrées au PENTTBOM ne disent pratiquement rien.
Troisièmement, qu’Osama bin Laden n’est pas nommé parmi les coupables.

Connaissez-vous un seul journaliste qui a simplement rapporté au public ces faits?  Et pourquoi aucun gouvernement ne demande une explication pour ces faits incompréhensibles?

Les choses sont cependant bien plus graves que cela.

Mis à part une minorité de personnes qui se sont renseignées, peu de gens savent que le gouvernement américain n’a présenté à ce jour (juin 2008) aucune preuve soutenant sa légende selon laquelle des musulmans fanatiques auraient perpétré le crime du 11 septembre.   On aurait pu s’attendre à ce que le gouvernement américain s’acharne à prouver ses accusations. Or même les documents les plus innocents et qui n’ont aucun rapport avec la sécurité nationale ou la lutte contre le terrorisme, n’ont pas été présentés au public, pour soutenir les accusations officielles.

1. Listes des passgers
Les noms des 19 arabes dits kamikazes ne figurent sur aucune liste officielle des passagers.  Les autorités américaines refusent de présenter une copie certifiée qui conforme aux originaux des listes des passagers.

2.  Les cartes d’embarquement
Nous savons tous que les noms de passagers figurent sur les cartes d’embarquement et que ces cartes prouvent qui a finalement embarqué dans un avion.  Le gouvernement américain n’a jamais présenté la moindre carte d’embarquement des 4 avions dits détournés. Il ne s’agit pourtant pas d’un secret militaire mais simplement d’un document qui prouverait ce qui fut annoncé ouvertement au public.

3. Les témoignages sur l’embarquement
Pour chaque embarquement d’avion, nous rencontrons normalement deux employés de la ligne aérienne ou de l’aéroport qui détachent une partie de la carte d’embarquement et consultent nos cartes d’identité ou nos passeports.  Dans le cas du 11 septembre on aurait eu au minimum huit personnes, deux pour chaque avion, en train d’observer l’embarquement de ces avions et qui se seraient vraisemblablement rappelées d’au moins quelques uns des passagers (et « kamikazes »). Or aucune de ces personnes n’a été interviewée ni par les médias ni par la police fédérale américaine ni par la commission d’enquête établie plus tard par le gouvernement américain. L’identité de ces employé(e)s reste un secret.  On ne sait donc pas si quelqu’un a vraiment observé l’embarquement et si l’embarquement avait eu lieu, et si oui, dans quelles conditions l’embarquement aurait eu lieu. Le secret s’étend aussi à la porte de sortie.  Les autorités américaines n’ont pas divulgué par quelle porte de sortie les passagers et les « kamikazes » ont embarqué.

4.  Les documents visuels sur l’embarquement
On aurait pu s’attendre à ce que les aéroports américains soient munis de milliers de caméras de sécurité. Or selon nos connaissances aucun enregistrement n’existe qui documenterait l’embarquement dans les avions du 11 septembre.  Un enregistrement a été distribué aux chaînes de télévision qui montre un des prétendus kamikazes passer la sécurité dans l’aéroport de Portland (Maine).  Selon le récit officiel ce terroriste – Mohamed Atta – serait parti la veille de Boston à Portland pour retourner de là-bas le matin du 11 septembre avec un avion de correspondance avant d’embarquer dans l’avion à détourner à Boston.   Aucune explication n’a été fournie pour ce détour de la part de ce « terroriste » qui aurait pu rater sa grandiose entreprise mortelle si son premier avion avait eu du retard. La plupart des téléspectateurs croient toujours que cet enregistrement prouve la véracité du récit officiel.  Un autre enregistrement a été distribué aux chaînes de télévision en 2004 par un cabinet d’avocats privé. Cet enregistrement est censé nous dévoiler quelques uns des « kamikazes » en train de passer par le point de contrôle de la sécurité de l’aéroport de Washington (Dulles) avant l’embarquement du vol AA77 qui aurait percuté le Pentagone. Cet enregistrement ne peut pas être authentique car il ne montre ni la date et l’heure de l’enregistrement ni le numéro de l’appareil, ce qui permettrait de savoir où et quand l’enregistrement avait eu lieu.  D’autre part, la luminosité de l’enregistrement suggère qu’il a été fait vers la mi-journée et non pas le matin vers 7 heures, lors de l’embarquement des avions du 11 septembre. Finalement, cet enregistrement flou ne montre que le passage par le contrôle de sécurité et non pas l’embarquement dans un quelconque avion.

5.  Les restes des « kamikazes » au sol
Tandis que les autorités américaines prétendent avoir identifié positivement les corps ou restes sur terre de la plupart des passagers « innocents » et membres de l’équipage, ils ont déclaré que l’identification des restes des « kamikazes » se ferait par élimination : les morceaux de chair qui resteraient après avoir identifié les passagers (et l’équipage) seraient désignés comme appartenant aux « kamikazes ».  Aucun effort n’a été fait pour obtenir des familles des « kamikazes » des échantillons de comparaison qui auraient permis de déterminer l’identité de ces restes au sol. Dans un cas précis, les autorités américaines ont même rejeté l’offre d’une famille d’un prétendu kamikaze (Ziad Jarrah), de fournir des échantillons.

Les faits présentés ci-dessus peuvent être vérifiés par tout un chacun.  Ils sont le résultat d’une recherche méticuleuse.  Il est d’une importance capitale pour le droit, la démocratie et la paix, de constater qu’aucun gouvernement et aucun des médias établis n’a demandé au gouvernement américain de prouver ses accusations contre lesdits 19 kamikazes.  Est-ce que ce manque d’intérêt se base sur une foi sans failles dans l’honnêteté du gouvernement américain ou y a-t-il des explications plus sinistres au fait que personne ne s’intéresse aux faits?

Elias Davidsson
, 10 juin 2008

Envoyé par WeAreChange

nov 16 2008

Islam, l’ennemi fabriqué

« Viendra un temps où les responsables des crimes contre l’humanité, qui ont accompagné le conflit israélo-palestinien et d’autres conflits de notre époque, seront appelés à répondre devant les tribunaux des hommes ou de l’histoire, avec leurs complices et tous ceux qui, en Occident, ont choisi le silence, la lâcheté et l’opportunisme ». (*)

Les va-t-en guerre se sont appuyés sur des attentats isolés, aux origines mal élucidées, pour incriminer tout à la fois, Oussama Ben Laden, Saddam Hussein, les Palestiniens, les « musulmans » en général, et influer sur notre perception [1].

Pour justifier leurs guerres unilatérales, et légaliser, sous le masque d’une « guerre mondiale au terrorisme », leurs violations des droits des peuples et du droit international, il leur fallait commencer par mentir et fabriquer un ennemi.

Est-il besoin de rappeler que, avant d’envahir l’Irak en 2003, l’administration Bush avait présenté de faux documents de façon à accréditer la possession d’« armes de destruction massive » par le Président Saddam Hussein et une responsabilité irakienne dans les attentats du 11 septembre 2001 ?

Cette falsification monstrueuse n’était que l’un des innombrables mensonges répandus pour entraîner le monde entier dans des guerres criminelles à répétition.

Depuis 2005, grâce à l’enquête confiée par le Conseil de l’Europe au sénateur suisse Dick Marty [2], nous savons comment, dans le cadre de cette prétendue « guerre au terrorisme », les officiers de la CIA et du FBI ont fait transférer dans des prisons secrètes, pour y être sauvagement torturés, nombre de musulmans kidnappés au hasard. Nous savons également comment des pays européens ont étroitement participé à ces activités, contraires aux principes fondamentaux dont ils se réclament. [3]

Mais nous sommes très loin d’imaginer toute la mesure dans laquelle ces pouvoirs se servent de journalistes et d’agences de « relations publiques » [4] pour répandre la peur de façon à imposer une fausse perception des choses.

« On est dans un moment épouvantable. Le milieu intellectuel parisien est dans une dérive parareligieuse, dans une islamophobie latente (…) Il n’y a aucune raison d’avoir peur de l’Islam » répondait l’intellectuel français Emmanuel Todd au journaliste qui lui demandait s’il n’avait pas « peur des musulmans ». [5]

Pourtant, en Occident, cette peur des musulmans est bien là, palpable.

Il a suffi aux idéologues, adeptes du « choc des civilisations », d’associer l’Islam au « terrorisme », le port du voile au « fanatisme », pour distiller insidieusement un sentiment d’insécurité et créer un profond rejet contre cette religion. On doit malheureusement constater que la majorité des grands médias ont fait largement écho à leurs arguments racistes – délibérément ou par ignorance – contribuant ainsi à amplifier cette vaste intoxication.

Nous en sommes les témoins directs. Des journalistes, des journaux à grand tirage, des présentateurs télévisés, ont abusé de manière stupéfiante de leur position.

Chacun de nous peut se souvenir de tel ou tel commentateur, ou envoyé spécial en Irak ou en Palestine, qualifiant de « terroristes » ceux qui se dressaient contre l’envahisseur, alors qu’il s’agissait de résistants. Ou encore de tel autre journaliste faisant systématiquement passer des idées grotesques, sur le voile et la « charia » (la loi musulmane), pour entretenir l’impression que les musulmans « ne sont pas comme nous », n’acceptent pas « nos » valeurs, saisissant toute occasion de les associer au « fanatisme », à l’« arriération », à l’« oppression » de la femme [6].

Sans ces féroces campagnes de dénigrement de la culture et des traditions de la société arabe, le développement des préjugés islamophobes n’aurait jamais pu prendre une telle dimension. Et l’indifférence des gens demeurer si totale, malgré les images insoutenables de détenus torturés, ou de civils déchiquetés par les bombardements, en Palestine, au Liban, en Irak, en Afghanistan.

Il faut appeler les choses par leur nom. Ce qui nous a été présenté comme une guerre pour « restaurer la loi et la sécurité », était ni plus ni moins une guerre islamophobe. Une guerre totalement instrumentalisée par des intervenants dévoués à la défense des intérêts d’Israël au Moyen Orient avant tout.

Dans des pays comme la Suisse ou l’Italie, par exemple, où l’on n’avait jamais connu d’attentats pouvant être attribués à des Arabes ou à des musulmans, des personnes qui n’avaient rien à se reprocher, ont été ciblées en raison de leur appartenance religieuse. Et – dans tous les milieux sociopolitiques – dès les années 2000 surtout, les gens ont commencé à regarder avec de plus en plus de méfiance les femmes portant le foulard et les fidèles qui fréquentaient les mosquées.

Cette criminalisation, consciente ou non, d’une population importante (l’Union européenne compte 15 millions de musulmans), avait une motivation éminemment politique. Elle devait préparer l’opinion publique à adhérer à la guerre ou à l’accepter.

La criminalisation des musulmans a servi à cela : à conditionner l’opinion pour que nul n’aille s’apitoyer sur les souffrances que nos « défenseurs des libertés » leur faisaient endurer ; et aussi à préserver les criminels étatiques de toute critique.

Cette politique cynique, à laquelle des journalistes asservis ont indéniablement contribué, porte un nom : « stratégie de la tension ». Une stratégie qui consiste à cibler et dénigrer des citoyens ordinaires, -ici des musulmans respectueux des lois- à les accuser de choses absurdes et, le moment venu, à leur attribuer les provocations ou les attentats que des agents clandestins étatiques ont préparés à cet effet, ou – et cela se produit plus souvent qu’on ne l’imagine- ont parfois eux-mêmes perpétrés.

Ce n’est pas une fiction. Dans un ouvrage intitulé « Les armées secrètes de l’OTAN » [7], l’historien suisse Daniele Ganser a montré comment, durant la « guerre froide », les Etats-Unis, et leurs alliés européens, se sont servis d’un réseau clandestin formé par l’OTAN, en association avec la CIA, appelé « Gladio », pour fomenter des attentats meurtriers et ensuite les attribuer aux communistes. Vincenzo Vinciguerra, qui a participé à la préparation de ces attentats à la bombe contre des innocents, a confirmé par la suite que le but recherché par ces massacres était de provoquer la panique et de pousser les autorités vers un régime autoritaire.

Aujourd’hui, les mêmes manipulations ne sont-elles pas toujours à l’œuvre, à notre insu ?

Mais, cette fois, les manipulateurs étatiques ne ciblent plus les gauchistes et les communistes, comme durant les années 60-80 ; ils ciblent les Arabes et les musulmans. Chaque attentat est tout de suite mis à profit par ces « spécialistes du terrorisme », appelés à les commenter et les expliquer, pour relancer le débat et accroître la méfiance vis-à-vis de l’Islam.

Il n’y a, en général, aucune réaction pour contester l’arbitraire et les falsifications. [8] Il est donc d’autant plus aisé, de répandre des fausses nouvelles, que les médias traditionnels ne montrent aucune propension à aller enquêter, comme il se devrait, pour vérifier si les versions officielles sont plausibles. [9]

Les citoyens, pris dans la désinformation, sont loin de s’imaginer que leurs autorités, aidées par le quatrième pouvoir, pourraient tremper, de près ou de loin, dans la mise en place de stratégies contraires à leur intérêt, et on les comprend.

Mais, aujourd’hui, quelque chose est en train de changer : les victimes commencent à sortir la tête de l’eau et à parler [10]. Et, pour certaines d’entre elles, à exprimer leur amertume vis-à-vis de ces journalistes et journaux qui ont été à l’origine de leur descente aux enfers. Il est urgent de les écouter. Et de lever le voile sur cette sombre période.

Les deux exemples qui suivent concernent des personnalités très différentes, mais qui ont une chose en commun : ils ont été l’objet d’accusations, aussi infondées que dévastatrices, de la part de médias clairement orientés.

Les mensonges qui tuent : le cas de Youssef Nada.

M. Nada, ingénieur et banquier italien d’origine égyptienne, est une des victimes de ces campagnes médiatiques mensongères. Suite aux accusations d’une poignée de journalistes, il a été inscrit sur la liste noire de l’ONU. Bien que son innocence ait été confirmée par les tribunaux, ses biens restent gelés et il demeure, depuis 2001, assigné à résidence dans la minuscule enclave de Campione d’Italia. [11]

Il dirigeait une société bancaire florissante dans la ville suisse de Lugano, quand un article de Guido Olimpio, paru sur le « Corriere della Sera » [12], l’a brutalement frappé. Le journaliste l’accusait alors de financer le groupe palestinien du Hamas. Groupe que l’occupant israélien considérait comme « terroriste » et visait à faire cataloguer comme tel par les pays occidentaux.

C’était en 1997. Ce qui confirme que la stratégie de criminalisation était déjà à l’œuvre bien avant les attentats du 11 septembre 2001. L’accusation formulée contre lui a eu des conséquences terriblement lourdes. Bien qu’elle ait été dûment démentie, elle a été reprise sans vérification par d’autres journalistes et a ainsi continué à faire les grands titres de la presse internationale [13]. Pour finir par se transformer en « vérité ».

Le doute et l’opprobre jeté sur M. Nada a permis, dans un premier temps, de stigmatiser cet éminent opposant politique au régime dictatorial du Président Moubarak (un allié des Etats-Unis et d’Israël) et de discréditer l’association des Frères musulmans, dont M. Nada est également une des personnalités les plus respectées.

Dans un second temps, les accusations du « Corriere della Sera » ont permis au FBI de désigner M. Nada lors des attentats du 11 septembre et de faire de lui un coupable.

C’est ainsi que, le 7 novembre 2001, M. Nada a sursauté en entendant le Président des Etats Unis en personne dire, sur une chaîne télévisée, que la société Al Taqwa, qu’il dirigeait à Lugano, était le principal pourvoyeur de fonds d’Oussama Ben Laden.

Sur quelle preuve M. Bush pouvait-il bien fonder une si énorme accusation ? Le seul élément jamais présenté par le FBI, aux autorités suisses, reste l’article du « Corriere della Sera » écrit par Guido Olimpio en 1997.

Ce qui aurait pu ne rester qu’une accusation sans fondement, était devenu une « vérité » officielle planétaire permettant de légitimer des sanctions illégales et des guerres.

Cette fois ce n’était pas seulement avec le mouvement palestinien Hamas que M. Nada était accolé ; mais avec le « diable » en personne ! Oussama Ben Laden ! Cette fois M. Nada était brûlé.

Comme il le dit lui-même, dans le film que lui a consacré Andrea Canetta : « Calomnier quelqu’un de mon âge revient à le tuer avant qu’il ne meure. Ils m’ont assassiné. Le fait que je me tienne debout devant vous ne signifie pas que je sois vivant, Ils m’ont tué, moi et ma famille, ma réputation. Ils ont détruit tout ce que j’avais construit au cours de ma vie » [14].

Basé sur un pur mensonge, un engrenage kafkaïen venait de se mettre en place. Depuis sept ans, M. Nada en est réduit à se battre devant les tribunaux et devant l’opinion publique pour que justice lui soit enfin rendue.

Le mal est fait. Même si, demain, justice lui était rendue, sa vie a déjà été massacrée.

Le cas de Kassim Britel.

C’est une autre histoire horrifiante. Elle concerne cet Italien d’origine marocaine, victime, comme des milliers d’autres musulmans, d’une de ces opérations criminelle de la CIA appelées « extraordinary renditions ».

M. Kassim Britel voyageait au Pakistan quand, le 10 mars 2002, il a été enlevé par les Services de renseignement pakistanais. Il a été torturé, puis « vendu », oui vendu, aux officiers du FBI et de la CIA [15]. Ces derniers l’ont torturé à leur tour et lui ont promis argent et liberté s’il acceptait d’espionner des musulmans. Comme il a refusé, ils l’ont livré aux Services secrets marocains afin qu’ils l’interrogent et le torturent encore. Il est toujours dans leurs mains à ce jour, alors même que son innocence a été démontrée, et malgré la pressante invitation au gouvernement italien, contenue dans la Résolution du Parlement européen sur les « vols secrets de la CIA », pour que l’Italie « fasse des pas concrets pour sa libération ».

Ici aussi, il y a une famille traumatisée par la manière avec laquelle on a transformé un mari, un fils, un frère, en « criminel ». Ici aussi ce sont les accusations, jamais prouvées, d’un journaliste qui ont été, semble-t-il à l’origine de la diabolisation de la victime.

Son épouse raconte son calvaire d’une voix douce. « Mon époux a été calomnié d’une manière très lourde par quelques journalistes qui, semble-t-il, diffusent ce que veulent les services secrets ». Raison pour laquelle Mme Britel a ouvert une action en justice contre les quotidiens italiens, « Il Corriere della Sera » et « Libero ».

« Déjà en 2001, quatre mois avant que mon mari ne soit enlevé illégalement et remis à des agents de la CIA au Pakistan, Guido Olimpio avait écrit un article dans lequel il le présentait comme un dangereux terroriste. J’étais très en colère. Il disait qu’il était toujours en voyage, qu’il était membre d’un réseau terroriste islamiste, qu’il fournissait de faux papiers d’identité, que nos noms et adresses avaient été trouvés à Kaboul, et que, sous couvert d’une vie anonyme et tranquille, il disparaissait périodiquement. Il parlait de passeports vierges volés dans notre ville, de sa prétendue appartenance au « Groupe salafiste pour la prédication et le combat, associé à Oussama Ben Laden ».

Ce n’étaient que de pures inventions ! Mon mari menait une vie normale. Comment un journal peut-il accepter que l’on invente des choses pareilles dans un pays civilisé ? Je n’arrivais plus à raisonner. Je me disais : regarde ce qu’ils nous ont fait ! Tout cela a détruit notre famille. Ils veulent m’incriminer moi aussi parce que je défends mon époux, parce que je porte le foulard.

Le journaliste ne présentait jamais aucune preuve justifiant le contenu de ses dénonciations. En le lisant, je me disais qu’il ne parlait pas de mon mari, que tout cela était absurde, qu’il parlait de quelqu’un d’autre, qu’il inventait ces choses pour faire le portrait de celui qu’il voulait faire passer pour un « terroriste dormant ». Tout ce qu’il disait n’avait rien à voir avec la réalité. C’étaient des affirmations gratuites qui ne reposaient sur rien. Malgré cela, il est revenu à la charge plusieurs fois pour dire des mensonges présentés comme de graves révélations mettant en cause mon mari.

C’est dans le contexte délétère de la radicalisation raciste ayant suivi les attentats du 11 septembre, que le « Corriere della Sera », a édité à 2 millions d’exemplaires le pamphlet islamophobe d’Oriana Fallaci « La rabbia e l’orgoglio » [16] [La Rage et l'Orgueil] qui qualifiait l’Islam de « nazifascisme » et appelait à la haine contre les musulmans.

Je me rappelle que, le 19 novembre 2001, j’ai trouvé une foule de journalistes qui m’attendaient sur mon lieu de travail. Et que, les 20 et 21 novembre, il y a eu une dizaine d’articles. Les plus lourdement accusateurs étaient ceux du « Corriere della Sera ». [17]. Les gens que je rencontrais me disaient « Tu as lu le titre du Corriere ? ».

Quand je lisais ces choses, cela me tombait dessus. Même si je voulais réagir, je ne pouvais pas. J’étais paralysée. J’ai dû m’enfuir de ma maison.

J’ai écrit au Président, aux ministres. Depuis des années je demande justice. Le fait qu’il soit innocent n’a pas servi à rendre à Kassim sa liberté et à lui restituer son honneur. Sa vie est en péril. Je suis fatiguée et indignée. Nous sommes des citoyens sans droits.

Quand, suite à ma dénonciation pénale, Guido Olimpio a été convoqué et interrogé par la police judiciaire il a déclaré : « Les informations proviennent de divers organes du Renseignement italien et aussi étrangers par voie confidentielle ». Etait-ce une manière de ne pas avouer qu’il avait menti du début à la fin ?

Je tiens à souligner que le rôle du gouvernement Berlusconi et de ses Services secrets – alors dirigés alors par Franco Frattini [18] – est fondamental dans cette affaire. Ils étaient au courant de l’arrestation de mon mari et de ce qu’il subissait, et ils ne me le disaient pas. Les polices collaboraient avec les services de la CIA, du Pakistan et du Maroc, en dehors du cadre légal, comme cela est démontré dans les actes de l’enquête italienne, fermée et archivée en septembre 2006 ».

Pourquoi ont-ils agi ainsi ?

« Il y a un épisode qui l’explique. Nous étions en 2001, peu avant la réunion du G8 à Gênes. Les médias étaient remplis d’articles qui annonçaient que des groupes « extrémistes islamistes » se préparaient à aller au G 8 verser « du sang infesté » sur les forces de l’ordre. C’est durant cette période que la police a mis sous enquête tous les musulmans qui fréquentaient les mosquées et a perquisitionné leurs foyers. En juillet, quand notre maison a été perquisitionnée, Kassim était en voyage au Pakistan. C’est précisément à cette époque que les titres des journaux mettaient l’Italie en émoi en annonçant la probabilité d’attaques imminentes d’ « islamistes ». A noter que, lors de la réunion du G 8, il n’y a eu aucune attaque organisée par des musulmans. En revanche, il y a eu des provocations et des violences policières.

Deux mois après la fermeture du dossier de Kassim par la justice, le 29 septembre 2006, le « Corriere della Sera », qui avait toujours fait ses grands titres pour diffamer mon mari et l’associer au terrorisme international, aux Talibans et à Ben Laden, en l’appelant de manière impropre « El Kassim », a publié une petite note en page 13, sous le titre : « Terrorisme, accusations inconsistantes pour Britel ». Ainsi, celui que Guido Olimpio avait toujours appelé « El Kassim » était devenu soudain « Britel » au moment où il était innocenté.

Les lecteurs n’allaient pas forcément faire le lien entre le « terroriste » fabriqué de toutes pièces, et l’honnête homme qui avait injustement subi presque sept années d’emprisonnement et de tortures. Il ne sera pas rappelé non plus que « Britel » avait été victime des abominables « renditions » et détentions secrètes illégales de la CIA, condamnées par le Conseil de l’Europe et le Parlement européen. Ceci pour dire, en conclusion, que les lecteurs auront été désinformés jusqu’au bout ».

Comme cela apparaît, au travers de ces deux cas révoltants, la priorité des médias en général, n’est pas d’attirer l’attention du monde sur les souffrances provoquées par les violations du droit international perpétrées par des grandes puissances, dans le cadre de cette « lutte contre le terrorisme ». La priorité est d’inonder les gens et les librairies d’articles et d’ouvrages évoquant un lien entre « islam et terrorisme ». La priorité est d’entretenir la peur du « terrorisme religieux », cette « hydre menaçante à cent têtes » qui « étend sa progression jusqu’au seuil de nos portes » [19].

La déshumanisation des Arabes est une arme de guerre. Une arme, que l’Etat colonial israélien a toujours utilisée avec un évident succès. C’est ainsi que les Palestiniens ont toujours été maltraités et présentés abusivement par leur occupant comme « terroristes ».

Pendant ce temps, derrière le paravent de prétendus « processus de paix », Israël a réussi à entraîner « l’Occident » dans sa confrontation militaire avec le monde arabe et à lui faire adopter son système « orwellien » de surveillance des populations. Transformant ainsi son conflit régional en confrontation globale, en une guerre mondiale contre l’Islam.

Cet état de guerre qui humilie et ensanglante les peuples du Moyen Orient depuis 60 ans, et qui maintient l’opinion publique sous le règne du mensonge, a déjà trop duré.

« Aujourd’hui, alors que notre planète est « minée » par d’innombrables conflits entre groupes, entre Etats, et même entre sphères culturelles, nous avons un énorme besoin d’un « journalisme de la paix » qui nous offre des clés pour comprendre ces conflits, qui nous donne des éléments pour saisir les contradictions qu’ils reflètent, et qui nous propose des pistes de réflexion sur la manière de les transformer et transcender . » [20]

Pour contribuer à mettre un terme à ces cruels conflits, il ne faut pas avoir peur de dire la vérité, même si cela n’a rien d’agréable. Car il est encore bien plus désagréable de découvrir les souffrances endurées par des innocents injustement condamnés.

Mais, comme le dit si justement le journaliste Alan Hart :
« L’enfer, c’est lorsque vous comprenez que votre vie touche à son terme et que vous n’avez pas mobilisé tous vos talents et toutes vos ressources autant que vous auriez pu le faire afin de changer quelque chose – c’est-à-dire que l’enfer, c’est le moment où vous prenez conscience, après mûre réflexion, que vous avez gâché votre vie. Le Paradis, en revanche, c’est la prise en considération de l’approche de votre mort sans crainte, parce que vous savez qu’au contraire, vous avez fait de votre mieux pour changer, aussi peu que ce soit, le monde. » [21]

Sylvia Cattori

(*) ISM-Italia

[1] Sur les « stratégies du mensonge dans la politique contemporaine » et le fonctionnement de la falsification lire l’ouvrage : « La fabbrica del falso » de Vladimiro Giacchè, Derive-Approdi, 2008.

[2] Voir :
- « Allégations de détentions secrètes et de transferts illégaux de détenus concernant des Etats membres du Conseil de l’Europe », Rapport de M. Dick Marty à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 12 juin 2006.
- « Détentions secrètes et transferts illégaux de détenus impliquant des Etats membres du Conseil de l’Europe : 2e rapport », Rapport de M. Dick Marty à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 7 juin 2007.
- Le Parlement européen a, de son côté, réalisé une enquête approfondie instituant le TDIP (Temporary Committee on the alleged use of European countries by the CIA for the transportation and illegal detention of prisoners).

[3] Voir : « Jean-Claude Paye : Les lois antiterroristes. Un acte constitutif de l’Empire », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 12 septembre 2007.

[4] Voir à ce sujet :
- « Opération Balkans : publicité pour la guerre et la mort », par Jörg Becker et Mira Beham, Horizons et débats, 11 novembre 2008.
- « Comment la machinerie croate des relations publiques s’est mise à polariser l’opinion avec l’aide de « Ruder Finn » », extraits du livre « Kriegstrommeln – Medien, Krieg und Politik » de Mira Beham, Horizons et débats, 12 novembre 2008.

[5] Voir : « Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente », Interview d’Emmanuel Todd, El Watan. 3 novembre 2008.

[6] Les partisans de la manière forte avec les Arabes et les musulmans, les plus remarqués : Daniel Pipes aux Etats-Unis ; le « philosophe » Alain Finkielkraut, un peu l’équivalent français d’Oriana Fallaci ; le journaliste Alexandre Adler.
A la veille de la guerre contre l’Afghanistan, ce dernier prétendait qu’elle aurait le mérite de libérer les femmes de la Burka. Dans le Figaro, du 8 novembre 2008, il a fait l’éloge de Bush, cet allié docile d’Israël pour que l’on n’oublie pas d’« instruire à décharge et de reconnaître le grand courage du président à l’heure de l’épreuve, sa détermination à porter le fer au cœur du dispositif ennemi, en Irak » ; voir cet article.

[7] Voir : http://www.voltairenet.org/librairie/product_info.php ?products_id=65

Voir également : « Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 29 décembre 2006.

[8] En pleine offensive israélienne, Guido Olimpio a lancé de très graves accusations pour criminaliser, à nos yeux, l’adversaire d’Israël, donc celui qui se trouvait du côté des agressés. Voir : « Droga e viagra, così si finanzia Hezbollah », par Guido Olimpio,Corriere della Sera, 22 juillet 2006.

[9] Les journalistes qui remettent en question l’histoire officielle et en démontrent les points faibles sont ostracisés, contraints de s’exiler, comme Christopher Bollyn, journaliste d’investigation pour American Free Press ; ou poursuivis en justice, comme l’Allemand Jürgen Cain Külbel.

[10] Voir : « Sami El Haj, journaliste d’Al-Jazira, témoigne », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 18 juillet 2008.

Moazzam Begg, autre rescapé de Guantanamo raconte son histoire dans le livre : « Enemy Combatant : The Terrifying True Story of a Briton in Guantanamo ».

[11] Voir :
- « L’incroyable histoire de Youssef Nada », par Silvia Cattori, mondialisation.ca, 13 juin 2008.
- « Youssef Nada : Pour nous le mal est déjà fait », par Silvia Cattori, mondialisation.ca, 30 octobre 2008.

[12] Chef de la rubrique étrangère du « Corriere della Sera » dès 1987. Correspondant en Israël de 1999 à 2003.
- Voir l’article : « Hamas perde metà del tesoro », par Guido Olimpio, Corriere della Sera, 20 octobre 1997.
- Voir également la notice concernant M. Olimpio, sur le Site officiel de Youssef Nada.

[13] Richard Labévière, journaliste de radio RFI, a repris les accusations d’Olimpio. Dans le documentaire, diffusé par la télévision suisse TSR, il associait M. Nada à l’attentat de Luxor en 1998,où 60 touristes, en majorité suisses, avaient été tués. Ce qui a conduit la Procureure suisse de l’époque, Mme Carla Del Ponte, à interroger M. Nada. Elle a conclu que les informations selon lesquelles Al Taqwa – la société de M. Nada – finançait le terrorisme, émanaient « des services », et que « M. Nada et sa société, n’avaient rien à voir avec le terrorisme » (Corriere del Ticino, 2 juin 2006).
Les journalistes ont néanmoins continué, durant des années, à diffamer M. Nada.

[14] Voir sous ce lien, le film d’Andrea Canetta sur Youssef Nada – intitulé « Nel nome dell’uomo » – diffusé le 2 novembre 2008 par la Télévision suisse italienne : http://www.rtsi.ch/trasm/storie/welcome.cfm ?idg=0&ids=0&idc=35702

[15] Pour plus d’information sur M. Britel, voir :
http://www.giustiziaperkassim.net

Voir également :
- « Résolution du Parlement européen sur l’utilisation alléguée de pays européens par la CIA pour le transport et la détention illégale de prisonniers (2006/2002(INI)) ».
- Rapport 2008 d’Amnesty International Italie .
- « Italy : A briefing to the UN Committee against Torture », Amnesty International, 2007.
- « Pakistan. Les droits humains bafoués au nom de la « guerre contre le terrorisme ». Synthèse », Amnesty International, 29 septembre 2006.

[16] Un article d’Oriana Fallaci, publié le 25 septembre 2001 par le « Corriere della Sera », où elle réagissait aux attentats du 11 septembre, et qui deviendra un livre : « La Rage et l’Orgueil », Plon, 2002 (éd. italienne : 2001) ; « La Force de la Raison », Rocher, 2004.
Les allégations islamophobes d’Oriana Fallaci ont été démontées par divers auteurs :
- Stefano Allievi : « Niente di personale, signora Fallaci », Aliberti, 2006.
- Stefano Allievi : « Ragioni senza forza forze senza ragione : una risposta a Oriana Fallaci », EMI, 2004.
- Giancarlo Bosetti : « Cattiva maestra », Marsilio, 2005.

[17] L’article que Mme Britel considère comme le plus cruel : « Da Bergamo a Kabul : così il marocchino reclutava militanti », 20 novembre 2001 – Corriere della Sera. Autore : Olimpio Guido.

Autres articles :
- « El Kassim, l’ insospettabile di Bergamo che arruolava volontari della Jihad Guido Olimpio », Pubblicato il 20 novembre 2001 – Corriere della Sera.
- Le 22 mai 2003, alors que M. Britel était de nouveau soumis à torture et détenu en secret, M. Olimpio le disait impliqué dans le massacre de Casablanca ; voir : « Il mistero di El Kassim, da Bergamo a Casablanca (via Kabul) », par Guido Olimpio, Corriere della Sera, 22 mai 2003.
Mme Britel suppose que M. Olimpio connaissait une note « réservée » des Services qui précisait que les autorités du Maroc ne le considéraient pas comme impliqué dans cet attentat.

[18] L’actuel Ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, était « Ministre en charge de la coordination des Services d’information et sécurité » du 11.6.2001 au 13.11.2002.

[19] Rhétorique que l’on trouve dans le recueil des articles de Guido Olimpio : « La rete del terrore », Sperling & Kupfer, 2002.

[20] Voir : « Journalisme de guerre et guerre contre le journalisme », par Abbas Aroua, Fondation Cordoue de Genève, 27 juin 2008.

[21] Alan Hart, ancien correspondant en chef, au Moyen-Orient, de la chaîne britannique « Independent Television News » [ITN] ; présentateur de la célèbre émission de la BBC, Panorama, auteur de l’ouvrage « Le sionisme : Le véritable ennemi des juifs » (« Zionism : The Real Enemy of the Jews »)