Category: Nouvel Ordre Mondial

août 31 2010

L’avenir de « l’ordre mondial » se construit sur nos vies

Tous les curseurs sont maintenant au rouge et les agences mondialistes prĂ©voient les pires scĂ©narios. Après la pause estivale, il est Ă  craindre que la crise Ă©conomique ne connaisse une nouvelle phase. Mais l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ne serait-elle pas le moyen de reconfigurer notre monde, et l’Occident en premier lieu ?

globalist1

Lors d’un discours devant la Chambre de Commerce de San Antonio, le 29 juillet, Richard Fisher, président de la Réserve fédérale de Dallas (une des 12 branches régionales de la Fed), a décrié l’impasse monétariste dans laquelle sont pris les Etats-Unis, et donc, par extension, le monde. Déjà, au printemps, Fisher s’était fait remarquer en soutenant le retour à la Loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt et l’interdiction des produits dérivés. D’après le reporter du SanAntonio Express-News présent sur place, Fisher a déclaré qu’il n’était pas possible pour la Fed d’émettre de la monnaie pour tenter de combler le déficit américain. « On sait ce qui arrive lorsque les banques centrales accèdent à ce type de demandes : cela nous embarque sur la pente glissante de la dévaluation de notre monnaie et nous met sur les rails de l’hyperinflation et de la destruction économique. Ni mes collègues ni moi ne sommes prêts à nous risquer sur cette voie. »

Apparemment, il ne doit pas considĂ©rer le gouverneur de la Fed comme un de ses collègues puisque Ben Bernanke, comme son confrère europĂ©en Jean-Claude Trichet, argue que les injections massives de liquiditĂ©s sont nĂ©cessaires pour la « stabilité ». En rĂ©alitĂ©, les Ă©changes interbancaires sont au point mort, et si les banques fĂ©dĂ©rales venaient Ă  cesser leur soutien, c’est toute la machine financière mondiale qui se gripperait. Cela risque bien d’arriver d’ici novembre prochain, car il est dĂ©sormais impossible que l’Espagne puisse faire face Ă  ses Ă©chĂ©ances, et sa dette publique et privĂ©e cumulĂ©e pourrait Ă  elle seule engloutir le plan d’aide europĂ©en de 750 milliards d’euros.

Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement »

Le dernier rapport de la Fondation Rockefeller, publiĂ© il y a deux mois, n’y va pas par quatre chemins, et prĂ©voit des « annĂ©es de malheur ». Le document, intitulĂ© « ScĂ©narios pour l’avenir de la technologie et le dĂ©veloppement global », prĂ©dit un cataclysme Ă©conomique qui entraĂ®nera des guerres civiles puis un effondrement des civilisations.

Des événements dévastateurs comme le 11 septembre, le tsunami en Asie du Sud en 2004, ou le tremblement de terre en Haïti en 2010, ont préparé les mentalités à des catastrophes inattendues,mais certainement pas à une succession sans relâche de catastrophes encore plus considérables. Quoique les catastrophes dont nous avons connaissance actuellement, tels les incendies en Russie ou les inondations au Bouthan et au Pakistan en paraissent un avant-goût.

L’étude décrit également les nations perdant le contrôle de leurs finances publiques et une incapacité à gérer l’ordre et la stabilité provoquant toujours plus de violence, de criminalité et de troubles au sein de la société. Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement ». Les gouvernements ne pourront plus surveiller, identifier ou restreindre ces activités illégales, indique le rapport, d’où la nécessité de mettre en œuvre un système de sécurité hautement sophistiqué afin de contrôler les intégrants du réseau ainsi que leurs activités à l’extérieur dudit réseau (Internet). « La différence entre les nantis et les plus défavorisés sera de plus en plus grande. Les plus riches auront encore les moyens financiers de se protéger. Les quartiers privés et sécurisés fleuriront partout dans le monde. Ce seront des sortes d’îlots entourés de bidonvilles. (…) Il sera de rigueur non pas de construire une maison, mais bien une forteresse avec de hauts murs et protégée par du personnel armé provenant d’entreprises de sécurité privées » précise encore la Fondation Rockefeller.

Les technologies de vérification de l’identité deviendront une routine de la vie quotidienne. Une base de données d’enregistrements de rétines, volée par des pirates en 2017, sera utilisée pour créer de nombreuses fausses identités dans le milieu des années 2020.


NOTRE MONDE EST UN JEU
envoyé par Mecanopolis.

En ligne de mire, « la société 20/80 »

Tandis que la technologie Internet est diabolisée dans ce scénario d’anticipation, l’étude de la Fondation mondialiste prévoit également une explosion sur le marché noir de récoltes d’aliments produits à partir d’OGM, appelés ici et pour l’occasion « progressistes », par les masses populaires décimées et appauvries.

Mais le rapport de la Fondation Rockefeller prĂ©conise Ă©galement des solutions pour contenir les populations plongĂ©es dans la pauvretĂ© : le « fearmongering » (propagande de la peur), qui peut ĂŞtre utilisĂ© Ă  propos du changement climatique, des catastrophes naturelles ainsi et des attaques terroristes Ă  grande Ă©chelle comme « outil de contrĂ´le des populations ». « Choc des civilisations », « axe du mal », « islamo-fascisme », « sĂ©curitĂ© intĂ©rieure »… Ces slogans et scĂ©narios catastrophes ne sont pas nouveaux, et ils ne visent qu’Ă  obtenir un consentement gĂ©nĂ©ral afin de remodeler l’Ă©conomie mondiale dans le but de la rendre plus efficace et sous le contrĂ´le d’une oligarchie financière totalitaire. En 1995 eut lieu le premier State Of The World Forum,Ă  l’HĂ´tel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre Ă©tait d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de dĂ©finir la politique globale utile Ă  leur mise en Ĺ“uvre. Les dirigeants rĂ©unis Ă  San Francisco (MikhaĂŻl Gorbatchev, George H.W. Bush, Margaret Thatcher, Zbigniew Brzezinski, Vaclav Havel, Bill Gates,Ted Turner, etc.) sont parvenus Ă  la conclusion que l’arrivĂ©e de la dĂ©nommĂ©e « sociĂ©tĂ© 20/80 » Ă©tait inĂ©luctable, Ă  savoir celle dans laquelle le travail de 20 % de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalitĂ© de l’appareil Ă©conomique de la planète. La population restante (80 %, donc) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.

Tittytainment

C’est ici qu’entre en jeu le « tittytainment », concept de Zbigniew Brzezinski, présenté lors de la réunion à l’Hôtel Fairmont. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le « tittytainment », comme une combinaison des mots anglais : tits (« nichons » en jargon américain) et entertainment qui, en aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles,mais au contraire comme allusif à l’effet soporifique et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il tète.

Puisque nos « élites » projettent de longue date d’établir cette loi de Pareto en véritable modèle de société,nous pouvons penser en toute logique qu’ils ne se gêneront pas pour utiliser des moyens peu scrupuleux afin de mettre en œuvre une méthode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir. Entre autres,la détérioration des conditions de vie globales des citoyens peut y contribuer. En effet, les États ont privatisé tant de secteurs rentables et nationalisé tellement de secteurs coûteux, que les budgets de la Sécurité sociale, de l’enseignement et de ce que l’État possède encore dans le domaine de la médecine ne cessent de diminuer, tout simplement parce que l’État n’est plus capable de tenir le rythme des financements. Il n’est pas nouveau que la médecine soit majoritairement une affaire privée et qui doit donc prioritairement se montrer rentable, mais l’enseignement est lui aussi en début de privatisation, et qui sait ce qui sera enseigné dans les écoles lorsque ce processus aura abouti…

Clovis CASADUE, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

Télécharger l’article de la revue au format PDF

Reproduction libre avec indication des sources

(Titre modifié par Mecanopolis)

août 31 2010

Terrorisme : le règne de la peur

Comment gouverner des populations rétives ? En leur faisant peur. Une martingale qui remonte à loin et qui se montre toujours efficace. Jusqu’à quand ?

gauthier

Naguère, le religieux se mêlait intimement au politique, la peur de l’enfer était donc un puissant levier de gouvernance, personne n’ayant envie de finir au fond d’un chaudron à se faire taquiner le fion par des diables cornus aux tisonniers fourchus. En Occident, le spirituel s’étant depuis longtemps incliné devant le temporel, le bidule fonctionne évidemment moins bien. Mais le Système étant connu pour avoir de la ressource, il aura suffi de changer les données de l’équation pour que cette dernière perdure, la peur de la mort ayant remplacé celle de la damnation.

Ainsi, chassez le religieux par la porte et il revient derechef par la fenêtre : d’où cette peur mondialisée, insufflée par les USA, entité à vocation mondiale et messianiste se confondant, pour les âmes simples, avec cet « Occident » évoqué à l’instant. Ils sont le camp du « Bien ». Ceux qui s’opposent se retrouvent donc dans celui du « Mal ». Et ce « Bien » autoproclamé ne peut « avancer » que s’il a en face un « ennemi » à sa mesure. D’où cet extravagant défilé de diables peints sur les murs et jetés à la vindicte populaire : jésuites comploteurs, bolcheviks au couteau entre les dents et…maintenant, islamo-terroristes. En guise de piqûre de rappel, on rappellera justement qu’en Inde, celle des serpents cause bien plus de morts que la nébuleuse islamiste.

Il n’empêche, le monde anglo-saxon, jadis connu pour son indubitable respect des libertés individuelles, est devenu l’un des plus liberticides au monde. Loi des suspects,arrestations arbitraires, tortures officialisées dans des goulags secrets, etc. Pis,enclenchant la surmultipliée, la Maison blanche, pourtant en guerre permanente depuis 1776, porte le fer partout dans le globe. Que ce soit en Orient, en Afghanistan, dans les Balkans, et de façon larvée en Amérique du Sud. Et avec à chaque fois ce prétexte : « Si nous menons la guerre au terrorisme,c’est pour mieux vous protéger… » Mais nous protéger de quoi ? Les structures d’Al-Qaïda ont été détruites depuis 2003, nos meilleurs analystes de la DRI et de la DGSE l’ont depuis longtemps confirmé. Ce n’est pas demain que des Talibans à mobylette parachuteront leurs troupes d’élite sur Time Square. On nous fait peur avec la « stratégie conquérante » de l’islam,mais qui dit « stratégie » dit « stratège »… Et si le Vatican peut avoir une stratégie – le Pape a une diplomatie, des moyens, une adresse, un numéro de portable – les musulmans et encore moins leurs « terroristes » n’ont rien de tout ça. Pas de stratège, donc pas de stratégie. Accuser l’adversaire de ses propres turpitudes, vieille ruse dialectique que les marxistes-léninistes ont si souvent employée, et qui ressert aujourd’hui à ceux dont les stratèges ont les moyens de leur stratégie : les tenants du Nouvel ordre mondial dont le pavillon américain n’est, en l’occurrence, que de complaisance. La ficelle est grosse ; du genre de ces histoires qu’on raconte aux enfants afin qu’ils finissent leur soupe.

Soupe mondialiste qu’on entend nous faire avaler de force pour notre bien. Sous la contrainte de la peur, celle qui est communément la mieux acceptée. Un peu comme si on demandait à une femme violée de faire semblant d’éprouver le grand frisson.

Nicolas GAUTHIER, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

Télécharger l’article de la revue au format PDF

Reproduction libre avec indication des sources

août 26 2010

Les pays européens pauvres privés de droit de vote à Bruxelles ?

La récente menace de l’agence de notation Moody’s de dégrader la note de la dette souveraine des États-Unis, de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, moyen de redonner un coup d’accélérateur à la reconfiguration mondiale de l’économie ? Explications.

hvr

Dans son rapport, publié le 18 août dernier, Moody’s ne se fonde pas uniquement sur l’ampleur de l’endettement accumulé, mais sur la capacité des États à payer la charge de la dette en cas de chocs : panne de croissance, moindres rentrées fiscales ou remontée spectaculaire des taux d’intérêts. C’est donc la marge de manœuvre des États-Unis et de l’Europe pour assumer le seul paiement des intérêts sur leurs emprunts qui se retrouve dans le collimateur. Le remède préconisé par l’agence passe par la mise en place de programmes crédibles de redressement des finances publiques à moyen terme.

Par un hasard pour le moins surprenant, ce même 18 août, Nicolas Sarkozy convoquait au Fort de Brégançon François Fillon, Christine Lagarde et François Baroin pour une réunion consacrée à la croissance et aux déficits publics. La menace de la dégradation de la note de la dette de la France ne manquera pas de constituer un argument majeur pour la mise en place du plan de bataille de la réforme des retraites. Mais ce n’est là que le premier volet de toute une série de mesures d’austérité qui vont devoir – et c’est le sens de la mise en garde de Moody’s – être simultanément appliquées à l’ensemble des pays européens.

Un “gouvernement économique” des plus flous…

C’est ce que prépare Hermann van Rompuy, le président du Conseil européen, avec son groupe de travail (“task force”) sur le “renforcement de la gouvernance économique et de la discipline budgétaire au sein de l’Union”, qui rendra son rapport pour la fin du mois d’octobre prochain. Même si le flou demeure actuellement sur la notion de “gouvernement économique”, et des modifications nécessaire qui seront faites aux traités actuels pour lui donner une existence juridique, on peut déjà entrevoir les mesures qui seront imposées, non plus aux seuls pays de la zone euro, mais à l’ensemble des pays membres de l’Union.

Ă€ brève Ă©chĂ©ance, il faudra Ă©liminer toute disparitĂ© entre pays membres. Par exemple, la sĂ©curitĂ© sociale Ă  la française n’est pas compatible avec le rĂ©gime des assurances maladies privĂ©es de l’Allemagne. Bien sĂ»r, cette intĂ©gration des Ă©conomies se fera par le bas, puisqu’il convient d’amĂ©liorer la “compĂ©titivité” et non la justice sociale. Comme l’indiquait Christine Lagarde il y a quelques semaines, alors qu’elle rencontrait son homologue allemand : « La cure passe par des procĂ©dures budgĂ©taires croisĂ©es, des sanctions accrues et autres gages de coordination et de rigueur budgĂ©taire ».

C’est en fait l’ensemble des mesures qui ont été imposées à la Grèce ces dernières semaines (abandon des régimes sociaux, augmentations des taxes et impôts, réduction des salaires, allongement de la durée du travail, etc.) qui doivent maintenant être élargies à l’ensemble des pays de l’Union. Les pays qui n’arriveront pas, à moyen terme, à ramener leur dette a moins de 60 % du PIB seront amendés par Bruxelles (sanction financière), et leurs droits de vote seront suspendus (sanction non financière).

En guise de conclusion – tout à fait provisoire – nous vous livrons ici quelques mots que nous adressait Pierre Hillard, essayiste et docteur en sciences politiques, dans un récent courrier. L’occasion d’exprimer assez précisément un sentiment qui pourrait bien devenir notre triste réalité d’ici quelques semaines :“Humainement, nos ennemis ont gagné la partie. Nous allons être fixés sur notre sort très rapidement. En fait, déjà d’ici la fin de l’année.”

Clovis CASADUE, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

Télécharger l’article de la revue au format pdf

Reproduction libre avec indication des sources


août 26 2010

DĂ©sobĂ©issance Civile Belgique exige un rĂ©fĂ©rendum sur l’Union europĂ©enne (vidĂ©o)

Hier soir, cinq de nos camarades du mouvement DĂ©sobĂ©issance Civile Belgique (DĂ©cibel) ont pris d’assaut une grue se situant rue Henri Maus, près de la Bourse de Bruxelles (voir la vidĂ©o ci-dessous). Leur action a Ă©tĂ© relatĂ©e par les mĂ©dias Belges aujourd’hui. Les membres de DĂ©cibel ont ainsi rĂ©ussi Ă  se faire entendre sur la nĂ©cessitĂ© d’exiger une consultation par rĂ©fĂ©rendum sur l’Union europĂ©enne.

decibel

Le site de la Radio et TĂ©lĂ©vision Belge (RTBF) consacre un article sur l’action de nos camarades de DĂ©cibel, qui sont restĂ©s « perchĂ©s Ă  une dizaine de mètres de hauteur depuis 19 heures mardi soir », promettant Ă  la police, immĂ©diatement dĂ©pĂŞchĂ©e sur les lieux, « de redescendre vers 22 heures. »

« Le but des activistes Ă©tait de dĂ©ployer une banderole visant Ă  dĂ©noncer la dĂ©marche « antidĂ©mocratique » de l’Union EuropĂ©enne », indique Ă©galement une dĂ©pĂŞche de l’agence de presse Belga.

« Par cette action, le groupe DĂ©sobĂ©issance Civile Belgique entend notamment dĂ©noncer « la soumission des Etats europĂ©ens Ă  l’Union EuropĂ©enne, via le TraitĂ© de Lisbonne, adoptĂ© sans consultation prĂ©alable des citoyens », prĂ©cise encore le site d’information belge 7sur7

Les membres de DĂ©cibel dĂ©noncent Ă©galement l’absence de rĂ©fĂ©rendum lors de l’adoption de l’euro au dĂ©but des annĂ©es 2000, ainsi que « la mise en place par le groupe Bilderberg d’un prĂ©sident Ă  la tĂŞte de l’UE, Herman Van Rompuy, sans Ă©lections », indique quant Ă  lui le quotidien belge en langue nĂ©erlandaise HLN.BE

Dans leur DĂ©claration d’indĂ©pendance des Peuples et Nations d’Europe, que nous reproduisons ci-dessous, nos camarades belges exigent qu’un referendum soit organisĂ© pour tous les pays membres de l’UE.

Mecanopolis



Déclaration d’Indépendance des Peuples et Nations d’Europe

Par Désobéissance Civile Belgique

Nous ne sommes pas européens, ou plutôt, oui nous le sommes, mais nous ne sommes pas « union européens ».

Nous n’avons pas été consultés, ou nos choix n’ont pas été pris en considération, concernant le « Traité De Lisbonne ». Par conséquent, nous ne reconnaissons pas la validité de ce traité.

Nous n’avons pas été consultés concernant la « Charte des droits fondamentaux » et les « Explications relatives à la Charte des droits fondamentaux » avec son article 2, (« droit à la vie ») « Nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté » qui autorise les exécutions sommaires :

« La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :

a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;

b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »

Nous ne reconnaissons par conséquent pas cette « Charte des droits fondamentaux » et ses « Explications ».

Nous n’avons pas été consultés concernant l’ « Eurogendfor », Force de Gendarmerie Européenne, qui est une armée privée au service des dirigeants de l’Europe, qui a carte blanche et bénéficie de l’immunité pour rétablir l’ordre partout dans les pays de l’Union Européenne. Nous ne reconnaissons par conséquent pas l’autorité de l’Eurogendfor, ni son droit d’exercer des interventions dans nos nations.

Nous ne reconnaissons l’Union Européenne, proclamée déjà, en même temps que le mondialisme, dans la « Déclaration de Montreux » en 1947, et affirmant « Nous, fédéralistes mondiaux, affirmons … Une telle confédération devrait reposer sur les principes suivants : … Limitation des souverainetés nationales et transfert à la Confédération des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, nécessaires à la gestion des affaires mondiales… ».

Enfin, nous ne reconnaissons l’Union Européenne bâtie grâce à l’argent que la CIA versait dans les années 50-60, argent provenant des fondations Rockefeller et Ford, à des personnes telles que Robert Schuman et Paul-Henri Spaak ou à des institutions pro-européennes, afin d’aider à accélérer le processus d’unification de l’Europe et d’empêcher tout débat quant à la création de la monnaie unique européenne.

Etant donné que

a) nos gouvernement et chefs d’Etats ont choisi seuls, sans nous consulter, de se soumettre à une Union Européenne non démocratique

b) l’Union Européenne n’est qu’une étape d’un plan visant à soumettre les nations du monde entier à un gouvernement mondial

c) tout homme a le droit inaliénable de choisir son avenir et sa destinée, dans les limites que la vie veut bien lui accorder

Nous, peuples et nations d’Europe, déclarons notre indépendance. Nous ne sommes pas « union européens », nous sommes européens, nous sommes allemands, autrichiens, belges, bulgares, chypriotes, danois, espagnols, estoniens, finlandais, français, grecs, hongrois, irlandais, italiens, lettons, lituaniens, luxembourgeois, maltais, hollandais, polonais, portugais, tchèques, roumains, anglais, écossais, irlandais, gallois, slovaques, slovènes, suédois, tous de nationalités différentes, mais liés par un passé commun et tournés vers un avenir commun où, nous en sommes convaincus, les mots démocraties et libertés pourrons prendre tout leur sens.

Désobeissance Civile Belgique

août 24 2010

L’agence de notation Dagong abaisse l’ensemble de la note des pays occidentaux

L’agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating vient de revoir Ă  la baisse la note de la dette souveraine des pays occidentaux. Il n’y a que la Suisse, la Norvège et l’Australie qui conservent la note maximale AAA. Selon Andreas Höfert, chef Ă©conomiste d’United Bank of Switzerland (UBS), l’ensemble des agences de notation devrait rapidement emboiter le pas de Dagong et confirmer la dĂ©gradation de la note des pays concernĂ©s.

dagong

Un coup Dagong que les Etats ne peuvent ignorer

Par Andreas Höfert

Les Européens en rêvaient, les Chinois l’ont fait: une agence de notation non anglo-saxonne que les marchés devront prendre au sérieux. Alors que les Standard & Poors, Moody’s et autre Fitch s’évertuent à tirer sur les ambulances que sont les pays du sud de l’Europe – justifiant ainsi leur réputation d’être à la fois pompiers pyromanes et de ne prévoir qu’a posteriori un défaut de crédit – l’agence chinoise Dagong Global Credit Rating s’est penchée sur la dette souveraine des pays occidentaux.

Et là, plus de tabou. Les Etats-Unis se retrouvent avec une note de AA, le Royaume-Uni et la France avec AA –, l’Italie, l’Espagne et la Belgique avec A–. L’Allemagne, le Canada et les Pays-Bas s’en sortent un peu mieux avec la même note que la Chine: AA +. Le maximum, AAA, n’est accordé qu’à la Suisse, à la Norvège et à l’Australie ainsi qu’à quelques petits pays.

On pourra ironiser quant au bagage idéologique d’une telle démarche réalisée par une agence que nous Occidentaux soupçonnerons – probablement à juste titre – d’être dépendante du pouvoir chinois. Mais force est de constater qu’il s’agit bien d’un miroir très peu flatteur que nous tend l’Empire du Milieu. Avec des dettes d’Etat qui devraient atteindre les 100% du produit intérieur brut d’ici deux ou trois ans, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France vont probablement voir leurs notations réduites dans un avenir proche. En effet, il n’y a jusqu’à présent jamais eu d’Etat présentant des dettes supérieures à 100% de leur PIB et bénéficiant d’une notation AAA de leurs emprunts.

Dagong ne fait donc qu’anticiper. Et c’est bien la moindre des choses que l’on demandera à une agence de notation. Sur ce point, les Chinois se révèlent autrement plus crédibles que les agences anglo-saxonnes. Lorsqu’on sait en plus que la Chine est détentrice d’environ mille milliards de dollars de dette publique américaine, on pourra même s’étonner de la témérité de Dagong, tant sa notation pourrait avoir un impact négatif sur la valeur des avoirs publics chinois.

Enfin, ceux qui sourient à l’idée d’une agence chinoise susceptible un jour de peser sur les marchés ne devraient pas oublier que Dagong représente un pays créancier. Au contraire, S & P, Moody’s et Fitch viennent de pays débiteurs. Si vous prêtez de l’argent, préférez-vous vous-même juger de la qualité de l’emprunteur? Ou faites-vous confiance aux dires de celui-ci?

Les notations de Dagong sont un nouveau signe du glissement progressif et inexorable du pouvoir économique mondial vers l’Orient et les marchés émergents. En fin de compte, celui qui paye est toujours celui qui décide.

Andreas Höfert

Source : Le Temps, quotidien suisse


août 23 2010

Techniques d’interrogatoire (fiche pratique #1)

Alors que la rentrĂ©e annonce un chaos social et que la rĂ©pression policière ne cesse de s’accroitre (plus de 800′000 gardes Ă  vue en France en 2009), il nous apparait utile, sinon mĂŞme urgent, de publier une sĂ©rie de fiches pratiques dĂ©diĂ©es aux mĂ©thodes policières. Celle que nous prĂ©sentons aujourd’hui concerne les principales techniques d’interrogatoire, issues d’un manuel rĂ©capitulatif liĂ© aux « cours pratiques » d’un corps de police europĂ©en, dont nous nous sommes procurĂ© un exemplaire.

Nul doute que, dans un proche avenir, tout individu qui contestera l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se dĂ©clarer dans cette catĂ©gorie sera soumis au contrĂ´le permanent des services policiers. L’objectif des fiches que nous publierons, allant des techniques de filature aux opĂ©rations d’infiltration, est de permettre de comprendre et dĂ©jouer l’arsenal rĂ©pressif mis en place par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire, qui considère chaque citoyen comme un ennemi potentiel.

Mecanopolis

pol1

1.) L’argumentation logique

Dans le cas oĂą la preuve de la culpabilitĂ© du suspect a Ă©tĂ© apportĂ©e, l’enquĂŞteur peut choisir de faire appel Ă  ses capacitĂ©s de rationalisation. Le but recherchĂ© en adoptant une pareille attitude est de prĂ©senter au suspect un certain nombre de raison purement logique pour lui faire comprendre qu’il est de son propre intĂ©rĂŞt de fournir d’avantage d’information, et que seule la conduite raisonnable qu’il puisse dĂ©sormais adopter consiste Ă  coopĂ©rer avec la police. L’enquĂŞteur doit lui tenir ce discours en prĂ©sentant les choses sur le ton d’une affaire qu’on traite et afficher un comportement qui exprime l’assurance et la volontĂ© de mener les choses rondement. Il doit faire de façon neutre l’exposĂ© de la situation actuelle du suspect et faire comprendre Ă  celui-ci que l’affaire va maintenant Ă©voluer de façon automatique, impersonnelle, en fonction de l’attitude qu’il va dĂ©cider d’adopter. Il s’agit bien sur de laisser entendre au suspect qu’il bĂ©nĂ©ficiera de mesures d’indulgence et qu’il pourra « s’en tirer » plus aisĂ©ment s’il se monte coopĂ©ratif.

2.) La compréhension

Si l’enquĂŞteur estime que le suspect ne se montrera pas indiffĂ©rent Ă  une tĂ©moignage de comprĂ©hension, il peut dĂ©cider de faire jouer cette corde sensible. L’interrogatoire sera alors conduit en douceur et laissera place Ă  des expressions de sympathie et de commisĂ©ration pour le sujet qui s’est placĂ© dans une situation semblable. L’enquĂŞteur fera vibrer davantage encore cette corde sensible s’il Ă©voque tout ce qui peut toucher l’affectivitĂ© du suspect : sa femme, ses parents, sa religion, sa carrière, sa santĂ©, etc. Tandis qu’il parle au suspect, l’enquĂŞteur doit de prĂ©fĂ©rence s’assoir près de lui, voir lui tĂ©moigner Ă  l’occasion des marques de compassion en posant sur lui ma main de façon amicale. Ce comportement Ă  pour objet de faire naĂ®tre chez le suspect des sentiments de culpabilitĂ© et d’apitoiement sur soi-mĂŞme, et l’amener Ă  rejeter sur les autres la responsabilitĂ© de ses ennuis. Ces tĂ©moignages de sympathies manifestĂ©s par l’enquĂŞteur incitent bien souvent un suspect Ă  se dĂ©charger de ses sentiments de culpabilitĂ© en apportant sa contribution Ă  la suite de l’enquĂŞte.

3.) L’agressivitĂ©

La manière agressive consiste essentiellement pour l’enquĂŞteur en l’adoption d’une attitude lourde de menaces, laquelle donne l’impression au suspect que celui qui l’interroge nourrit contre lui une solide animositĂ© et doit prendre sur lui-mĂŞme pour se retenir de le frapper. De nos jours, il est relativement mal aisĂ© de dĂ©crire ce mode d’interrogatoire hĂ©ritĂ© du fameux « troisième degré » sans encourir le risque de tomber sur le coup d’une infraction aux droits civiques du suspect, raison pour laquelle ce manuel rĂ©sumĂ© restera Ă©vasif sur le sujet. L’observation de cette attitude d’agressivitĂ© peut s’intĂ©grer dans une stratĂ©gie globale d’interrogatoire, quand les deux enquĂŞteurs affichent un des comportements diamĂ©tralement opposĂ©s. Dans les cas semblables, celui des deux enquĂŞteurs qui par son attitude fait ressentir de la peur au suspect peut amener ce dernier Ă  se montrer plus coopĂ©ratif avec l’autre enquĂŞteur, celui qui se montre le plus comprĂ©hensif et le plus gentil.

4.) L’indiffĂ©rence

Une variante de la conduite d’agressivitĂ© consiste pour celui qui interroge Ă  tĂ©moigner au suspect une totale indiffĂ©rence. En l’occurrence, l’attitude de l’enquĂŞteur peut laisser croire au sujet que sa coopĂ©ration ultĂ©rieure n’est nullement souhaitable, mais au fur et Ă  mesure que l’interrogatoire progresse, cette Ă©ventualitĂ© doit cependant se faire jour. L’enquĂŞteur doit donner Ă  celui qu’il questionne l’impression que, pour sa part, il prĂ©fère le voir sĂ©vèrement condamnĂ© pour le dĂ©lit qu’il a commis plutĂ´t que de tenir compte de sa collaboration que celui-ci pourrait Ă©ventuellement apporter au dĂ©roulement de l’enquĂŞte. LĂ  encore, cette tactique reposant sur l’indiffĂ©rence qu’exploite l’un des deux enquĂŞteurs peut-ĂŞtre juxtaposĂ©e Ă  l’attitude diamĂ©tralement opposĂ©e affichĂ©e par son collègue.

5.) « Sauver la face »

Cette tactique consiste pour le policier chargĂ© de l’interrogatoire Ă  fournir au suspect une « échappatoire » psychologique qui lui permettra de se justifier d’avoir pris part Ă  un dĂ©lit. Pour cela, l’enquĂŞteur doit faire comprendre, mais sans jamais le formuler explicitement, qu’une prise en compte attentive des raisons qui ont poussĂ© le suspect Ă  agir comme il l’a fait risque d’attĂ©nuer la part de responsabilitĂ© qu’il a prise dans l’activitĂ© dĂ©lictueuse. En essayant systĂ©matiquement d’expliquer les conduites qui ont Ă©tĂ© celles du suspect jusqu’au moment oĂą il a enfreint la loi, et en faisant de ces conduites les consĂ©quences naturelles de difficultĂ©s ou d’ennuis personnels, l’enquĂŞteur tente ainsi d’amener celui qu’il interroge Ă  parler de l’infraction elle-mĂŞme. Quelques remarques occasionnelles bien placĂ©es au cours de l’interrogatoire ont souvent pour effet de diminuer aux yeux du suspect la part de responsabilitĂ© qu’il aura prise dans l’affaire.

6.) Flatter la vanité

Ici l’enquĂŞteur doit jouer sur l’orgueil, l’autocomplaisance du suspect en faisant allusion Ă  l’intelligence requise pour mener Ă  bien un interrogatoire tout en faisant semblant d’ĂŞtre impressionnĂ© par le montage d’une telle opĂ©ration. Il doit feindre d’afficher un certain respect pour un individu suffisamment astucieux pour assurer la rĂ©ussite d’une entreprise aussi complexe qu’aventureuse. Cette attitude de flatterie amène parfois un suspect Ă  se glorifier de ses activitĂ©s illĂ©gales et Ă  fournir des dĂ©tails supplĂ©mentaires pour impressionner davantage encore l’enquĂŞteur.

7.) L’exagĂ©ration

A l’effet de faire parler un suspect peu enclin Ă  coopĂ©rer, l’officier enquĂŞteur peut dĂ©libĂ©rĂ©ment exagĂ©rer les prĂ©somptions de culpabilitĂ© qui peuvent ĂŞtre reconnues contre lui. Il peut par exemple laisser entendre au suspect qu’il sait parfaitement que sa part de responsabilitĂ© est beaucoup plus importante qu’elle en Ă  l’air, afin d’amener son interlocuteur Ă  faire l’aveu de ses activitĂ©s rĂ©elles dans le but de ne pas encourir une peine plus lourde.

Il existe bien sĂ»r d’autres mĂ©thodes d’interrogatoire que celles que nous venons d’Ă©numĂ©rer, qui sont Ă©galement connues sous d’autres appellations. Ce ne sont lĂ  que les principales techniques utilisĂ©es aujourd’hui par les forces de police. Nous reviendrons prochainement sur le sujet avec une fiche pratique spĂ©ciale qui sera consacrĂ©e aux mĂ©thodes de coercition, de contrainte physique et psychologique utilisĂ©e dans les interrogatoires de police.

A suivre : Techniques de filature et contre-filature (fiche pratique #2)





août 18 2010

Comment la Fondation Bertelsmann endoctrine et manipule les citoyens d’Europe

Des « ateliers du futur », des « forums prévisionnels » ou des « ateliers de démographie » en vue du soi-disant « développement de la commune » – cela n’existe pas en Suisse seulement. C’est à travers l’Europe entière que les communes ont affaire à de telles organisations douteuses et anti-démocratiques. Et partout elles se déroulent selon le même schéma, guidées par des animateurs externes.

manipulation3

En Allemagne, c’est la Fondation Bertelsmann qui en fournit le modèle. Sur ses sites internet on trouve des directives stratégiques, des conseils, des manuels en vue de créer des «ateliers dans les communes» ainsi que des «visions sur le développement communal».1

Quant aux «visions» de la Fondation Bertelsmann, elles sont évidentes. Il s’agit du détournement vers le privé des institutions communales («out-sourcing»), de l’usurpation de tâches réservées à la souveraineté de la commune, de privatisation de piscines commu­nales et des régies communales de l’eau, des maisons de retraite, des associations et unions d’intérêt public etc.; les communes et leurs institutions devront, selon ces plans, devenir des entreprises fonctionnant selon le principe de gain et profit, quitte à participer à la course aux avantages locaux. Il est évident que cela n’a plus rien à voir avec la démocratie.

En Angleterre, l’entreprise Arvato, filiale à 100% de la Fondation Bertelsmann, a ainsi pris possession de la commune de East Riding, Yorkshire, gérant maintenant des tâches auparavant réservées à la souveraineté communale dans une circonscription qui compte pas moins que 325 000 habitants (cf. en­cadré) – s’étendant du prélèvement des impôts communaux, en passant par la distribution des allocations d’aide sociale, jusqu’à la gestion des finances.2

En Allemagne, c’est la ville de Wurzburg (Basse-Franconie) où Arvato gère «la totalité des prestations administratives».3 D’autres communes devraient suivre ce modèle.

Or, en Allemagne, il s’agit de 105 milliards d’euros, provenant des fonds fiscaux qui, selon estimation, circulent dans les communes et leurs institutions par an. Ce sont ces milliards-là qui provoquent l’avidité de la multinationale Bertelsmann. Pour le moment, Arvato «se contente» d’un cinquième de cette somme, comme dit son chef, Rolf Buch: «Il s’agit d’un marché de plus de 20 milliards d’euros, soit autant que le chiffre d’affaires actuel de Bertelsmann.»4

Non, décidément, avec Bertelsmann, on n’a plus affaire à un cercle à connivence chrétienne distribuant des livres et des périodiques dont les magazines illustrés peuplaient, du temps de l’après-guerre, les mé­nages, les cabinets médicaux et les pharmacies allemands. Aujourd’hui, il s’agit d’un empire des médias connecté dans le monde entier, disposant d’un chiffre d’affaires en milliards et qui, dans de nombreux pays, entretient des relations les plus privilégiées avec des hommes politiques de haut rang, des présidents de partis et des chefs d’Etat, ainsi qu’avec des fonctionnaires de syndicats etc. Les gens de Bertelsmann siègent dans des institutions et commissions de l’UE et influencent tous les domaines de la politique – qu’il s’agisse de la Constitution europé­enne, de la formation d’une armée européenne ou de la privatisation des domaines de la formation et de la santé et, dernièrement aussi des communes.5

La «vision» de la Fondation Bertelsmann est une «Europe des régions» dans laquelle les nations souveraines ont disparu6 et dont les unités administratives sont des «espaces métropolitains» ou des communes fusionnées, unités sous l’administration centrale de Bruxelles7 et exploitées sur le marché par Bertelsmann. C’est dans cette direction-là qu’est dirigé ce «changement», changement où les décisions démocratiques des citoyens ne font que déranger.

Pour démarrer le «changement» on convoque – après concertation avec les conseillers externes – un groupe, complètement arbi­traire, mais pourtant soigneusement choisi – de membres d’exécutifs, d’associations, d’Eglises, de corps de métier et corporations, d’entreprises etc. dans les «ateliers du futur» susnommés qui n’ont aucune légitimation ni représentation démocratiques. Ainsi, avec le recours à des méthodes de manipulation psychologique employées dans des groupes d’envergure (mise en place, «open space» etc.) qui n’ont rien à faire dans un processus de décision libre et démocratique, on se met à dis­soudre «les forces récalcitrantes» de la société.8 Il s’agit de créer une «ambiance positive de renouveau» qui vise «l’enthousiasme des acteurs locaux».9 Ceux qui mettent en doute les «visions» sont traités de «passéistes» et de «traditionalistes arriérés». De telles images nuisibles ne font que semer la discorde dans les communes et déranger la paix politique.

Nous n’avons pas besoin d’«ateliers du futur» qui, comme des «cabinets de l’ombre», se mettent à saper l’autonomie communale. Il ne nous faut pas du «strip-tease» psycholo­gique dans des salles polyvalentes pour procréer des «visions communales», qui ne créent, en fait, que des coûts. Le vrai débat sur les thèmes d’avenir se situe dans les conseils municipaux et les réunions communales où chaque citoyen est censé contribuer, proposer des motions et solliciter un vote, dénué de tout endoctrinement et de toute manipulation.

Mais détrompons-nous: en Suisse aussi, une 5e colonne de traîtres au pays se bâtit sous forme d’«acteurs» en vue du développement européen régional misant sur les méthodes Bertelsmann. Ainsi «régiosuisse», un réseau central national en faveur du développement régional suisse, recommande-t-il chaudement «la fondation allemande de Bertelsmann». «Sur son site internet», poursuit-il, «elle fournit toute une gamme d’idées à l’usage des gestionnaires régionaux et instances constructrices de réseaux» (sic!); on y trouve, ajoute-t-il, «diverses publications et une banque de données intitulée ‹Best Practices des communes pour les com­munes› etc. qui offrent, également aux instances ac­trices suisses pour le développement communal d’intéressants intrants.»10

Voilà pourquoi, dans nos communes, les «ateliers du futur» surgissent du sol comme des champignons. Il ne faut pourtant pas oublier que ce sont toujours les citoyennes et citoyens qui décideront, en dernière in­stance, s’ils veulent effectivement l’«Anschluss» à une «Europe des régions», gérée de manière centraliste par Bruxelles, où il n’y aurait plus de nations souveraines, ni par conséquent, de citoyens jouissant de leurs pleins droits de démocratie directe.

Horizons et Débats

Sur le même sujet, lire également Les « ateliers du futur », nouvelle cinquième colonne des stratèges de l’UE

Notes :

1 Bertelsmann-Stiftung: Workshops fĂĽr Kommunen. URL: www.bertelsmann-stiftung.de/cps/rde/xchg/SID-0FEC8238-A85109F4/bst/hs.xsl/93630.htm
2 Privat statt Staat: Das englische Modell. Bertels mann-Tochter Arvato übernimmt Verwaltung. «Neue Westfälische», Bielefeld, 1/9/06
3 Arvato Services Bertelsmann: Arvato startet Dienstleistungen für die öffentliche Verwaltung in Deutschland. URL: www.arvato-services.de/de/news-20070427.html
4 Siebenhaar, Hans-Peter: «Ein riesiger Markt vor der Haustür». «Handelsblatt», 4/4/08
5 cf. Hillard, Pierre: La Fondation Bertelsmann et
la gouvernance mondiale, Paris 2009
6 cf. Hillard, Pierre: La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, Paris 2009
7 cf. Wüthrich, Marianne: Bruxelles tente de court-circuiter la structure politique de la Suisse. Horizons et débats no 31 du 10/8/09
8 Willener, Alex: Zukunftswerkstatt. Hochschule Luzern o.J. URL: www.hslu.ch/s-zukunftswerk-statt.pdf
9 Bertelsmann-Stiftung (Hrsg.): Demographie konkret – Handlungsansätze für die kommunale Praxis. Gütersloh o.J., S. 35
10 regiosuisse: Organisationen/Institutionen/Netz werke (CH/EU). www.regiosuisse.ch/adressen/links/links/#organisationen-institutionen-ch

août 18 2010

Les « ateliers du futur », nouvelle cinquième colonne des stratèges de l’UE

Alors que l’UE balance entre l’éclatement et un pouvoir de plus en plus dictatorial, les attaques contre la Suisse se pour­suivent. Après les brutales attaques verbales de Steinbrück et consorts qui ont amené les Suisses à se serrer résolument les coudes, un groupe obscure d’adversaire bruxellois sous influence anglo-américaine a manifestement recours à une stratégie secrète: Puisque le modèle suisse de démocratie directe ne peut pas être attaqué par la cavalerie, on essaie de le faire à l’aide d’une cinquième colonne, de louches «cabinets de conseil en matière de changement social» pilotés discrètement dans l’ombre par la Fondation Bertelsmann. La recette est ancienne et peu appétissante: comme les Suisses répugnent à se soumettre au joug de l’UE, on tente de créer insidieusement de nouvelles structures et de les placer à côté des anciennes qui ont fait leurs preuves.

Depuis quelque temps, dans de nom­breuses communes, sous le label «atelier du futur» et par l’intermédiaire de cabinets de conseil privés, on instrumentalise les citoyens à l’aide de méthodes perfides de manipulation psychologique des grands groupes, les incitant à procéder à des fusions de communes et à propager la stratégie des régions métropolitaines. L’objectif est le suivant: en semant la discorde entre les citoyens des communes, on cherche à dissoudre les structures effi­caces et à créer de grandes régions euro-compatibles soumises directement à Bruxelles au lieu de l’être aux Etats nations. Mais cela ne se fera pas si les citoyens vigilants sont au courant de ce qui se trame.

manipulation

Le « Social Engineering » n’a rien à faire dans une démocratie

Par Horizons et Débats

Avec toutes ses facettes et ses structures équilibrées comme l’autonomie communale, le principe de subsidiarité, le fédéralisme, le principe de milice, la péréquation financière, la solidarité entre les communes et les cantons et surtout la participation directe des citoyens aux processus politiques qui permettent d’opposer la raison et la pondération du peuple à la soif de pouvoir de quelques-uns, la démocratie directe a apporté à notre pays la stabilité politique et économique, l’indépendance et la prospé­rité, et cela grâce à une culture politique qui se nourrit du dialogue de citoyens égaux en droits.

Le pays a besoin de citoyens responsables et à la pensée indépendante

Comme les citoyens suisses ne sont pas prêts à abandonner ce modèle pacifique qui pourrait se révéler salutaire dans d’autres régions du monde (à condition de les adapter), et bien qu’ils subissent depuis des années le feu des critiques des médias étrangers, ceux qui tirent les ficelles ont chargé leurs spin-doctors d’imaginer une nouvelle ruse de guerre: les «ateliers du futur» der­rière lesquels se dissimule un projet de l’UE qui vise à dissoudre les structures commu­nales et à les remplacer par de nou­velles régions sans racines historiques ni con­trôle démocra­tique. Sous ce label d’«ateliers du futur», on cherche à vendre aux Suisses quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec leur pays, son histoire et ses règles du jeu démocratique. Des organismes privés, la plupart du temps des cabinets de conseil animés par des individus médiocres passés maîtres dans l’art de la manipulation, de l’endoctrinement et des relations pu­bliques mais qui n’ont aucune idée des réalités politiques et des problèmes concrets invitent les citoyens à participer à des «ateliers du futur», et cela à la de­mande de quelques membres d’une administration communale (autorités scolaires, conseil communal, etc.) mal connus des autres citoyens, souvent nouveaux dans la commune et disposant d’une obscure formation complémentaire. Il s’agit d’attirer des citoyens triés sur le volet selon des critères opaques, avant tout des membres d’autorités, d’institutions, de corporations et d’associations, à procéder, dans la salle polyvalente de la commune, à un strip-tease psychologique et à développer des «visions d’avenir» sur ce que la com­mune devrait être dans 20 ans, sur les choses et les personnes qui les dé­rangent depuis longtemps et ce qui devrait être modifié pour que leur bien-être s’améliore. Les thèmes favoris sont l’énergie et les transports ainsi que de grands projets de construction aux contrats lucratifs à l’aide desquels on tente d’appâter certains membres de la commune. On notera que ces «élus» ne sont aucunement représentatifs de leur organisme ou corporation et qu’ils n’en sont surtout pas les délégués. On ne tolère pas les critiques envers ces manipulations collectives et ceux qui ne hurlent pas avec les loups sont stigmatisés, traités de «passéistes» devant toutes les personnes pré­sentes et marginalisés.

Or les citoyens lucides doivent révéler avec clarté les agissements minables des individus médiocres et louches à qui l’on confie le rôle d’animateurs.

C’est une chose absolument nouvelle en Suisse que les critiques objectives suscitent des attaques personnelles et où les contradicteurs se voient marginalisés. L’exemple de l’atelier du futur de Malters le montre clairement (cf. encadré).

Ces ateliers sont non seulement dépourvus de toute légitimité démocratique; ce sont des mascarades à l’aide desquelles les adversaires de la Suisse cherchent, par le biais de conseillers extérieurs, à amener la Suisse à se soumettre à Bruxelles. On ne veut pas ici de citoyens responsables et à la pensée indépendante qui ont l’habitude d’exprimer leurs opinions à l’abri des interprétations psychologiques. La plupart du temps, on lance sans réfléchir dans le débat des platitudes telles qu’«évolution démographique», «manque d’attrait économique du site», ou «société qui évolue rapidement» pour faire croire aux «élus», grâce à une habile manipulation, qu’il est urgent de changer quelque chose dans leur commune. On veut ainsi empêcher que quelqu’un s’oppose à ces thèmes et au procédé manipulateur. On crée ainsi un état d’esprit dans lequel le débat objectif est impossible et d’ailleurs non souhaité.

Intrusion inadmissible dans la vie privée

C’est une pure dérision de traiter de cette manière des gens responsables et à la pensée indépendante. Tout citoyen suisse responsable a la possibilité, aux niveaux communal, cantonal et surtout fédéral, par le biais des procédures de consultation, de l’initiative et du référendum, d’avoir une influence directe sur la politique, avantage que nous envient fortement les citoyens étrangers qui cherchent maintenant peu à peu à obtenir ces droits mais rencontrent une grande résis­tance, surtout de la part des politiques. Nous pouvons (à vrai dire depuis des siècles) débattre de questions politiques relevant du niveau communal lors de chaque assemblée communale, nous pouvons lancer une initiative et amener un large public à en dé­battre. Nous disposons de tous les moyens poli­tiques de discuter de questions spécifiques avec tous les membres d’une commune et de chercher des solutions praticables, satisfaisantes pour toutes les parties. Nulle part ailleurs que dans les com­munes, l’échange d’idées sur des questions spécifiques entre les citoyens n’est aussi vivant.

Mais dès que l’on a besoin de «visions» pour augmenter le bien-être des individus, on assiste à une intrusion inadmissible dans la vie privée qui n’a rien à voir avec la maîtrise de questions spécifiques. La commune a pour mission de trouver des solutions aux problèmes quotidiens pour le bien de l’ensemble des habitants là où la loi le prévoit, avec eux, sans parler des activités bénévoles importantes accomplies de toute façon par les citoyens.

Les citoyens responsables n’ont pas ­besoin d’animateurs qui, à l’aide d’as­tuces psychologiques et de mises en scène étudiées, cherchent à les mener dans la direction voulue avant tout par les initiateurs de l’«atelier du futur». L’échange d’idées ouvert et honnête entre les citoyens constitue la base du bon fonctionnement des communes suisses et par conséquent d’une démocratie saine.

L’Etat de droit en lieu et place de la dictature des opinions

Les «ateliers du futur» n’ont rien à faire dans notre démocratie: ils relèvent des techniques psychologiques manipulatrices. Les spécialistes appellent cela «Social Engineering» ce que l’on pourrait traduire par «manipulation de l’opinion publique». La formation de l’opinion, qui naît des débats objectifs, et parfois également émotionnels, entre citoyens responsables est un processus ouvert et transparent qui a toujours pour objectif la solution de questions concrètes. Les attaques person­nelles et les interprétations n’ont pas leur place ici et sont catégoriquement bannies des assemblées communales. Le débat concerne la recherche de solutions. Or les «ateliers du futur» procèdent tout différemment: les participants sont entraînés sur le plan affectif, lequel n’a rien à voir avec l’indépendance et les libres décisions. On installe une «dictature des opinions» très éloignée de la démocratie et qui n’a absolument rien à voir avec l’Etat de droit.

La Suisse n’a absolument pas besoin de cela. Depuis des siècles, les citoyens sont habitués à défendre leur liberté et leur indépendance. Ce fut un long et dur combat, mais il a conduit au plus démocratique de tous les Etats, qui a acquis un rôle de pionnier. Allons-nous perdre ce précieux héritage à cause d’un groupe d’arrivistes uniquement parce qu’ils ne peuvent pas résister aux tentations du pouvoir et se laissent embrigader comme des idiots dociles par ceux qui veulent avoir encore plus de pouvoir sur le pays et ses citoyens afin de mettre à exécution leur obscurs projets?

Non, nous sommes redevables à nos descendants et à nos ancêtres de sauvegarder de toutes nos forces ce que ces derniers ont obtenu et défendu de haute lutte: la liberté, l’indépendance et un Etat de droit qui accorde à ses citoyens un haut degré de participation politique.

Horizons et Débats

« Ateliers du futur » : l’exemple de Malters

Parmi les exemples significatifs d’«ateliers du futur» se trouve celui de la commune de Malters. Les 22 et 23 août 2008 a eu lieu, sous la devise «Organiser ensemble l’avenir», un «atelier du futur pour le développement communal». Il a été animé par trois personnes étrangères à la commune qui s’intitulent «spécialistes du développement communal, urbain et régional»2 et dirigent le cabinet de conseil kon-sens.

manipulation2

Dans une démocratie, le peuple est souverain et cela signifie que ce ne sont pas des spécialistes qui décident de l’avenir de la commune mais le peuple. One man one vote. A Malters, selon la documentation, les participants à l’«atelier du futur» sensés organiser l’avenir de toute la commune ont été triés sur le volet par un «groupe de pilotage» en fonction de critères opaques: il s’agissait de membres de partis, de l’Eglise, d’associations, de l’économie privée, de la commission scolaire, de l’administration communale, aucune de ces personnes n’ayant de légitimité démocratique. Le groupe de pilotage, composé de membres du cabinet de conseil et de membres de l’exécutif agissant de leur propre autorité, opérait en coulisse et sans mandat légitime. Officiellement, on a prétendu que les participants avaient été invités «à la demande du conseil communal». Le président de commune avait manifestement un rôle de figurant dans cet atelier dont l’objet avait été fixé à l’avance par le groupe de pilotage et puis sagement «élaboré» par les participants de l’atelier du futur.

Le premier jour, le président de commune a présenté une brève introduction et a confié la direction au cabinet de conseil. Bel exemple d’expertocratie! kon-sens a expliqué les «règles du jeu», c’est-à-dire les méthodes de manipulation psychologique, les procédures et la répartition en groupes. Un processus de grand groupe était ainsi mis en marche. A la fin, le résultat était conforme à ce que voulait le groupe de pilotage.

Les méthodes psychologiques mises en œuvre proviennent des officines de la programmation neuro-linguistique, de la théorie systémique, de l’écologie des profondeurs, Peter Singer inclus, et de la théorie des «systèmes autorégulés», telles qu’elles ont été importées des Etats-Unis par le groupe autrichien metalogikon, par exemple, méthodes qui remplacent l’action réfléchie par l’imagination, les visions et le strip-tease psychologique. Il s’agit là d’une ingérence anticonstitutionnelle de psychologues à la manque, de sociologues et de représentants d’autres sciences sociales dans des processus démocratiques où ils n’ont rien à faire. Dans ces séances, les citoyens qui assument des responsabilités dans la gestion de leur commune n’ont plus d’opinion personnelle (pour autant qu’on leur de­mande leur avis): le groupe de pilotage les mène là où il veut. Les participants à ces bavardages infantiles de salle polyvalente affublés de termes anglo-américains tels qu’«open space technology», «world cafe» ou «atelier du futur», comme à Malters, ne savent pas qui a mandaté les animateurs.

L’exemple de Malters doit nous mettre en garde contre la manière dont on cherche, à l’aide de techniques manipulatrices pratiquées dans des grands groupes à démanteler, des structures et des procédures démocratiques qui se sont développées au cours des siècles. Etant donné l’ignorance politique et la superficialité intellectuelle des «conseillers» et de leurs «théories», il est facile de mettre fin à leur sinistre manipulation psychologique.

Horizons et Débats

Instaurer la stratégie européenne des espaces métropolitains en Suisse – sans prendre en compte le peuple

Le programme des agglomérations ou la création d’espaces métropolitains sont des projets néo-libéraux. Il est promu par l’Union européenne avec le but de dissoudre progressivement les frontières des Etats-nations. On veut créer des régions transnationales qui agiront en tant qu’unités administratives sans traditions pour contrôler les gens qui y vivent, tout en les privant de leur identité. La démocratie doit être déconstruite pour pouvoir gérer le budget «plus efficacement» et avoir un meilleur contrôle, bref, pour mieux pouvoir exploiter la population au profit d’une petite oligarchie.

Le Schéma de développement de l’espace communautaire (SDEC), la conception de la stratégie des espaces métropolitains de l’UE, divise l’Europe en 16 espaces métropolitains dans lesquels la Suisse – bien sûr sans avoir eu voix au chapitre – est entièrement impliquée comme si l’UE avait quoi que ce soit à décider concernant notre pays. L’espace métropolitain zurichois est désigné comme moteur économique et élevé au niveau d’espace métropolitain européen. Que cela ait été accepté favorablement par quelques stratèges de l’UE en Suisse s’est avéré lors de la fondation de l’Association métropolitaine de Zurich, juste avant les vacances d’été de l’année passée. Les initiateurs étaient Markus Notter, conseiller d’Etat, Elmar Ledergerber, maire de Zurich à l’époque et Ernst Wohlwend, maire de Winterthur. En fait, tous les trois sont sociaux-démocrates. Ils ont créé une association, dirigée par des membres exécutifs élus et gérée par une entreprise de communication privée, qui s’ingère activement dans les affaires communales et cantonales (économie, trafic, société, habitat). Aucune trace de contrôle démocratique. Même les députés des cantons concernés n’étaient pas au courant de ce processus. Un scandale!

A ce jour, cette association existe toujours et tente, avec son caractère de société secrète, de préparer le terrain pour une adhésion à l’UE, à laquelle aspirent notamment les trois politiciens mentionnés ci-dessus. C’est scandaleux. C’est totalement antidémocratique, immoral et profondément contre les coutumes suisses que des hommes politiques se ré­unissent dans une association privée pour traiter de questions politiques qui concernent directement leur propre fonction mais qui sont du ressort des autorités cantonales ou communales concernées, et qui sont ainsi complètement sous­traites à tout contrôle démocratique.

Mais en Suisse, on ne prépare pas le terrain seulement au niveau cantonal. Le Projet de territoire suisse a été manigancé dans le département Leuenberger (PS) et coordonné avec l’UE. Le nouveau programme du parti socialiste en dit long. Les militants se retrouvent.

Les espaces métropolitains ont pour but de dissoudre les structures démocratiques, de les remplacer par des entités régionales nouvellement créées afin de mieux pouvoir réduire la participation de la population. Le citoyen actif devient un sujet qui est privé de sa participation démocratique. – Cela, nous ne pouvons le tolérer!

«Metalogikon»: manipulation «minimalement structurée» de grands groupes et programmation neuro-linguistique

A la recherche des dessous du monde suisse des «ateliers du futur», on ren­contre des entreprises comme flow, kon-sens ou Metalogikon – Association pour le développement et la recherche d’innovations entrepreneuriales et sociales. Elle a collaboré étroitement avec le cabinet de conseil fischli&würmli fondé en 2000 et établi à Glaris. Des agents de Metalogikon organisent avec des membres de fischli&würmli des programmes d’enseignement des cadres de Migros. Christoph Mandl de Metalogikon, remplit en outre des missions à l’EPF de Zurich, à l’Université de Saint-Gall, à la Commission européenne ainsi qu’à la Cour des comptes européenne.

Metalogikon a été fondé en 1997 tout d’abord en tant que groupe de travail de 6 «conseillères en organisation» autrichiennes. Devenue aujourd’hui une association, la société couvre les pays germanophones d’Europe ainsi que l’Italie. Depuis 1997, Metalogikon prend en charge des «interventions sur les grands groupes» – développées aux Etats-Unis dans les années 1980 – dans lesquels on provoque, à l’aide de techniques psychologiques, des «processus minimalement structurés». Ces groupes (pouvant compter plusieurs milliers de participants!) sont par exemple des communes (cf. Malters), des cantons, des Etats. Une combinaison de l’open space technology et du dialogue, deux de ces méthodes appli­cables à de grands groupes et venant des Etats-Unis, ont ensuite été développées pour être appliquées en Europe: il s’agit des conférences métalogues, qui ont lieu depuis 1998.

Ces méthodes sont, selon leurs inventeurs, un perfectionnement des groupes-T (petits groupes) inventés par Kurt Lewin et destinées particulièrement aux «activités créatrices» des grands groupes, parce que les groupes-T s’étaient avérés «trop rigides».1 Dans leur article programma­tique paru en 2000 et intitulé «Les conférences métalogues – innovation venant d’Autriche», Mandl et Weber écrivent que les fondements des conférences métalogues (et par conséquent également des «ateliers du futur» ) sont dérivés de la «théorie de l’auto-organisation» de Stuart Kauffman et le concept de métalogue remonte à Gregory Bateson, qui se vante d’être l’auteur de la programmation neuro-linguistique.

Horizons et Débats

août 15 2010

Entretien avec Thierry Meyssan (vidéos)

Entretien avec Thierry Meyssan, journaliste français, à Beyrouth le 27 juillet 2010.

meyssan

Partie 1 : Le mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.


Partie 2 : La France et le Moyen-Orient, le patriotisme, la thĂ©orie du pĂ©trole abiotique et le cas BP aux USA, la campagne d’E&R « Pour un Chavez français ! », Chavez et le pĂ©trole fournit aux USA, les Ă©lections prĂ©sidentielles françaises de 2012.


Partie 3 : Les armes climatiques et sismiques, Israël et le projet de reconstruire le temple de Salomon à la place de la Mosquée Al-Aqsa, l’Afrique du Sud, Medvedev contre Poutine.



août 15 2010

« Est-ce pour toujours, la victoire de la mort ? »

Tout se passe comme si, Ă  l’abri d’un Ă©cran protecteur, aussi invisible qu’impĂ©nĂ©trable, des Ă©vènements considĂ©rables se produisent, dont on ne parviendrait Ă  saisir, Ă  l’extĂ©rieur, que des fragments en ordre dispersĂ©s, inintelligibles parce que leur terrifiante cohĂ©rence intĂ©rieure se trouve occultĂ©e, rigoureusement maintenue en dehors de toute attention Ă©trangère au secret central des choses qui s’y font et s’y dĂ©font et qui dĂ©cident du sort de ce monde dans une obscuritĂ© extrĂŞme.

espoir

Quel pourrait-ĂŞtre, en cette occurrence, le secret central qui promeut tout cet ensemble ? C’est la question Ă  laquelle tente de rĂ©pondre la vidĂ©o que nous plaçons en fin d’article.

Vers la fin du document, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle parle d’une « Europe de la solidaritĂ© ». Nous en sommes bien loin. En 1949, de Gaulle, avait d’avance tout dit : « Il faut faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemand. Un fois l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra se tourner vers la Russie. Alors on pourra essayer, une bonne fois pour toute, de faire l’Europe toute entière avec la Russie, dut-elle changer son rĂ©gime. » La Russie a bien changĂ© de rĂ©gime, mais l’Europe a Ă©tĂ© infiltrĂ©e Ă  son plus haut niveau dĂ©cisionnel par les États-Unis et leur concept mortifère de mondialisme.

Ce qu’ils veulent aujourd’hui, c’est nous mener, par la guerre civile, au chaos destructeur final. Ce sera leur dernière carte pour imposer ensuite, Ă  un monde terrifiĂ© et affamĂ©, leur nouvel ordre, sans qu’aucune rĂ©sistance ne puisse contrarier leurs plans. Une sociĂ©tĂ© reconfigurĂ©e pour le seul intĂ©rĂŞt d’une oligarchie financière occulte, qui ne manquera pas de manipuler les catastrophes naturelles ou les attaques terroristes Ă  grande Ă©chelle comme « outil de contrĂ´le des populations » (1).

Cette conspiration mondialiste, ces sĂ©ides du non-ĂŞtre, peuvent très certainement prĂ©tendre, Ă  l’heure actuelle, d’ĂŞtre en Ă©tat de tout verrouiller, de neutraliser toute vellĂ©itĂ© de rĂ©sistance – cette prĂ©tention se trouvant posĂ©e dans les termes mĂŞmes de la dialectique offensive de ses propres intĂ©rĂŞts d’ensemble, de ses propres desseins, dĂ©sormais Ă  dĂ©couvert, de domination planĂ©taire. En fait, la conspiration mondialiste s’y croit dĂ©jĂ .

Peut-ĂŞtre commandent-ils en effets aux effets circonstanciels de l’histoire visible. Mais l’histoire n’est absolument pas la somme des circonstances : au contraire, c’est l’histoire qui dĂ©cide, invente et impose irrationnellement les circonstances de sa propre marche en avant. Nous autres, comme l’Ă©crit Jean Parvulesco, « nous commandons aux causes parce que ce sont les causes qui nous commandent directement.  Les causes invisibles, abyssales, eschatologiques et providentielles, les causes premières. » A la terreur de la raison mondialiste totalitaire, nous opposerons la ligne de front de l’irrationalitĂ© de l’histoire elle-mĂŞme.

Aussi, pour conclure, provisoirement, il nous faut citer, ici, les lignes si extraordinairement prĂ©monitoires des MĂ©moires du gĂ©nĂ©ral de Gaulle Ă©crivant, inspirĂ© sans doute par ce qu’il appelait lui mĂŞme le gĂ©nie du renouveau : « Le destin est donc scellĂ© ? Est-ce pour toujours, la victoire de la mort ? Non ! DĂ©jĂ , sous mon sol inerte, je pressens le merveilleux de la lumière et de la vie ».

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

1. Lire notre article La Décennie du malheur


Vidéo envoyée par Désobéissance Civile