Category: Conspiration

août 31 2010

L’avenir de « l’ordre mondial » se construit sur nos vies

Tous les curseurs sont maintenant au rouge et les agences mondialistes prĂ©voient les pires scĂ©narios. Après la pause estivale, il est Ă  craindre que la crise Ă©conomique ne connaisse une nouvelle phase. Mais l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ne serait-elle pas le moyen de reconfigurer notre monde, et l’Occident en premier lieu ?

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Lors d’un discours devant la Chambre de Commerce de San Antonio, le 29 juillet, Richard Fisher, président de la Réserve fédérale de Dallas (une des 12 branches régionales de la Fed), a décrié l’impasse monétariste dans laquelle sont pris les Etats-Unis, et donc, par extension, le monde. Déjà, au printemps, Fisher s’était fait remarquer en soutenant le retour à la Loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt et l’interdiction des produits dérivés. D’après le reporter du SanAntonio Express-News présent sur place, Fisher a déclaré qu’il n’était pas possible pour la Fed d’émettre de la monnaie pour tenter de combler le déficit américain. « On sait ce qui arrive lorsque les banques centrales accèdent à ce type de demandes : cela nous embarque sur la pente glissante de la dévaluation de notre monnaie et nous met sur les rails de l’hyperinflation et de la destruction économique. Ni mes collègues ni moi ne sommes prêts à nous risquer sur cette voie. »

Apparemment, il ne doit pas considĂ©rer le gouverneur de la Fed comme un de ses collègues puisque Ben Bernanke, comme son confrère europĂ©en Jean-Claude Trichet, argue que les injections massives de liquiditĂ©s sont nĂ©cessaires pour la « stabilité ». En rĂ©alitĂ©, les Ă©changes interbancaires sont au point mort, et si les banques fĂ©dĂ©rales venaient Ă  cesser leur soutien, c’est toute la machine financière mondiale qui se gripperait. Cela risque bien d’arriver d’ici novembre prochain, car il est dĂ©sormais impossible que l’Espagne puisse faire face Ă  ses Ă©chĂ©ances, et sa dette publique et privĂ©e cumulĂ©e pourrait Ă  elle seule engloutir le plan d’aide europĂ©en de 750 milliards d’euros.

Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement »

Le dernier rapport de la Fondation Rockefeller, publiĂ© il y a deux mois, n’y va pas par quatre chemins, et prĂ©voit des « annĂ©es de malheur ». Le document, intitulĂ© « ScĂ©narios pour l’avenir de la technologie et le dĂ©veloppement global », prĂ©dit un cataclysme Ă©conomique qui entraĂ®nera des guerres civiles puis un effondrement des civilisations.

Des événements dévastateurs comme le 11 septembre, le tsunami en Asie du Sud en 2004, ou le tremblement de terre en Haïti en 2010, ont préparé les mentalités à des catastrophes inattendues,mais certainement pas à une succession sans relâche de catastrophes encore plus considérables. Quoique les catastrophes dont nous avons connaissance actuellement, tels les incendies en Russie ou les inondations au Bouthan et au Pakistan en paraissent un avant-goût.

L’étude décrit également les nations perdant le contrôle de leurs finances publiques et une incapacité à gérer l’ordre et la stabilité provoquant toujours plus de violence, de criminalité et de troubles au sein de la société. Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement ». Les gouvernements ne pourront plus surveiller, identifier ou restreindre ces activités illégales, indique le rapport, d’où la nécessité de mettre en œuvre un système de sécurité hautement sophistiqué afin de contrôler les intégrants du réseau ainsi que leurs activités à l’extérieur dudit réseau (Internet). « La différence entre les nantis et les plus défavorisés sera de plus en plus grande. Les plus riches auront encore les moyens financiers de se protéger. Les quartiers privés et sécurisés fleuriront partout dans le monde. Ce seront des sortes d’îlots entourés de bidonvilles. (…) Il sera de rigueur non pas de construire une maison, mais bien une forteresse avec de hauts murs et protégée par du personnel armé provenant d’entreprises de sécurité privées » précise encore la Fondation Rockefeller.

Les technologies de vérification de l’identité deviendront une routine de la vie quotidienne. Une base de données d’enregistrements de rétines, volée par des pirates en 2017, sera utilisée pour créer de nombreuses fausses identités dans le milieu des années 2020.


NOTRE MONDE EST UN JEU
envoyé par Mecanopolis.

En ligne de mire, « la société 20/80 »

Tandis que la technologie Internet est diabolisée dans ce scénario d’anticipation, l’étude de la Fondation mondialiste prévoit également une explosion sur le marché noir de récoltes d’aliments produits à partir d’OGM, appelés ici et pour l’occasion « progressistes », par les masses populaires décimées et appauvries.

Mais le rapport de la Fondation Rockefeller prĂ©conise Ă©galement des solutions pour contenir les populations plongĂ©es dans la pauvretĂ© : le « fearmongering » (propagande de la peur), qui peut ĂŞtre utilisĂ© Ă  propos du changement climatique, des catastrophes naturelles ainsi et des attaques terroristes Ă  grande Ă©chelle comme « outil de contrĂ´le des populations ». « Choc des civilisations », « axe du mal », « islamo-fascisme », « sĂ©curitĂ© intĂ©rieure »… Ces slogans et scĂ©narios catastrophes ne sont pas nouveaux, et ils ne visent qu’Ă  obtenir un consentement gĂ©nĂ©ral afin de remodeler l’Ă©conomie mondiale dans le but de la rendre plus efficace et sous le contrĂ´le d’une oligarchie financière totalitaire. En 1995 eut lieu le premier State Of The World Forum,Ă  l’HĂ´tel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre Ă©tait d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de dĂ©finir la politique globale utile Ă  leur mise en Ĺ“uvre. Les dirigeants rĂ©unis Ă  San Francisco (MikhaĂŻl Gorbatchev, George H.W. Bush, Margaret Thatcher, Zbigniew Brzezinski, Vaclav Havel, Bill Gates,Ted Turner, etc.) sont parvenus Ă  la conclusion que l’arrivĂ©e de la dĂ©nommĂ©e « sociĂ©tĂ© 20/80 » Ă©tait inĂ©luctable, Ă  savoir celle dans laquelle le travail de 20 % de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalitĂ© de l’appareil Ă©conomique de la planète. La population restante (80 %, donc) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.

Tittytainment

C’est ici qu’entre en jeu le « tittytainment », concept de Zbigniew Brzezinski, présenté lors de la réunion à l’Hôtel Fairmont. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le « tittytainment », comme une combinaison des mots anglais : tits (« nichons » en jargon américain) et entertainment qui, en aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles,mais au contraire comme allusif à l’effet soporifique et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il tète.

Puisque nos « élites » projettent de longue date d’établir cette loi de Pareto en véritable modèle de société,nous pouvons penser en toute logique qu’ils ne se gêneront pas pour utiliser des moyens peu scrupuleux afin de mettre en œuvre une méthode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir. Entre autres,la détérioration des conditions de vie globales des citoyens peut y contribuer. En effet, les États ont privatisé tant de secteurs rentables et nationalisé tellement de secteurs coûteux, que les budgets de la Sécurité sociale, de l’enseignement et de ce que l’État possède encore dans le domaine de la médecine ne cessent de diminuer, tout simplement parce que l’État n’est plus capable de tenir le rythme des financements. Il n’est pas nouveau que la médecine soit majoritairement une affaire privée et qui doit donc prioritairement se montrer rentable, mais l’enseignement est lui aussi en début de privatisation, et qui sait ce qui sera enseigné dans les écoles lorsque ce processus aura abouti…

Clovis CASADUE, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

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Reproduction libre avec indication des sources

(Titre modifié par Mecanopolis)

août 15 2010

Entretien avec Thierry Meyssan (vidéos)

Entretien avec Thierry Meyssan, journaliste français, à Beyrouth le 27 juillet 2010.

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Partie 1 : Le mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.


Partie 2 : La France et le Moyen-Orient, le patriotisme, la thĂ©orie du pĂ©trole abiotique et le cas BP aux USA, la campagne d’E&R « Pour un Chavez français ! », Chavez et le pĂ©trole fournit aux USA, les Ă©lections prĂ©sidentielles françaises de 2012.


Partie 3 : Les armes climatiques et sismiques, Israël et le projet de reconstruire le temple de Salomon à la place de la Mosquée Al-Aqsa, l’Afrique du Sud, Medvedev contre Poutine.



août 15 2010

« Est-ce pour toujours, la victoire de la mort ? »

Tout se passe comme si, Ă  l’abri d’un Ă©cran protecteur, aussi invisible qu’impĂ©nĂ©trable, des Ă©vènements considĂ©rables se produisent, dont on ne parviendrait Ă  saisir, Ă  l’extĂ©rieur, que des fragments en ordre dispersĂ©s, inintelligibles parce que leur terrifiante cohĂ©rence intĂ©rieure se trouve occultĂ©e, rigoureusement maintenue en dehors de toute attention Ă©trangère au secret central des choses qui s’y font et s’y dĂ©font et qui dĂ©cident du sort de ce monde dans une obscuritĂ© extrĂŞme.

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Quel pourrait-ĂŞtre, en cette occurrence, le secret central qui promeut tout cet ensemble ? C’est la question Ă  laquelle tente de rĂ©pondre la vidĂ©o que nous plaçons en fin d’article.

Vers la fin du document, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle parle d’une « Europe de la solidaritĂ© ». Nous en sommes bien loin. En 1949, de Gaulle, avait d’avance tout dit : « Il faut faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemand. Un fois l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra se tourner vers la Russie. Alors on pourra essayer, une bonne fois pour toute, de faire l’Europe toute entière avec la Russie, dut-elle changer son rĂ©gime. » La Russie a bien changĂ© de rĂ©gime, mais l’Europe a Ă©tĂ© infiltrĂ©e Ă  son plus haut niveau dĂ©cisionnel par les États-Unis et leur concept mortifère de mondialisme.

Ce qu’ils veulent aujourd’hui, c’est nous mener, par la guerre civile, au chaos destructeur final. Ce sera leur dernière carte pour imposer ensuite, Ă  un monde terrifiĂ© et affamĂ©, leur nouvel ordre, sans qu’aucune rĂ©sistance ne puisse contrarier leurs plans. Une sociĂ©tĂ© reconfigurĂ©e pour le seul intĂ©rĂŞt d’une oligarchie financière occulte, qui ne manquera pas de manipuler les catastrophes naturelles ou les attaques terroristes Ă  grande Ă©chelle comme « outil de contrĂ´le des populations » (1).

Cette conspiration mondialiste, ces sĂ©ides du non-ĂŞtre, peuvent très certainement prĂ©tendre, Ă  l’heure actuelle, d’ĂŞtre en Ă©tat de tout verrouiller, de neutraliser toute vellĂ©itĂ© de rĂ©sistance – cette prĂ©tention se trouvant posĂ©e dans les termes mĂŞmes de la dialectique offensive de ses propres intĂ©rĂŞts d’ensemble, de ses propres desseins, dĂ©sormais Ă  dĂ©couvert, de domination planĂ©taire. En fait, la conspiration mondialiste s’y croit dĂ©jĂ .

Peut-ĂŞtre commandent-ils en effets aux effets circonstanciels de l’histoire visible. Mais l’histoire n’est absolument pas la somme des circonstances : au contraire, c’est l’histoire qui dĂ©cide, invente et impose irrationnellement les circonstances de sa propre marche en avant. Nous autres, comme l’Ă©crit Jean Parvulesco, « nous commandons aux causes parce que ce sont les causes qui nous commandent directement.  Les causes invisibles, abyssales, eschatologiques et providentielles, les causes premières. » A la terreur de la raison mondialiste totalitaire, nous opposerons la ligne de front de l’irrationalitĂ© de l’histoire elle-mĂŞme.

Aussi, pour conclure, provisoirement, il nous faut citer, ici, les lignes si extraordinairement prĂ©monitoires des MĂ©moires du gĂ©nĂ©ral de Gaulle Ă©crivant, inspirĂ© sans doute par ce qu’il appelait lui mĂŞme le gĂ©nie du renouveau : « Le destin est donc scellĂ© ? Est-ce pour toujours, la victoire de la mort ? Non ! DĂ©jĂ , sous mon sol inerte, je pressens le merveilleux de la lumière et de la vie ».

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

1. Lire notre article La Décennie du malheur


Vidéo envoyée par Désobéissance Civile

août 07 2010

Ce que ne dit pas Wikileaks

La retraite d’Afghanistan ressemblera Ă  un sauve-qui-peut gĂ©nĂ©ral oĂą les militaires, après avoir dĂ©pensĂ© des milliards de dollars pour massacrer hommes, femmes et enfants, apparaitront pour ce qui sont : d’absurdes criminels que seules l’ignorance et la bĂŞtise de nos semblables sauvent de la prison.

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«La guerre est faite de tout sauf de transparence»

Fuite orchestrĂ©e, construite par des officiers du renseignement, les 105 000 documents livrĂ©s au public, par le site islandais WikiLeaks, offrent peu d’intĂ©rĂŞt pour les amoureux de la vĂ©ritĂ©.

Les amateurs de scoop, de scandale, de petites histoires, resteront sur leur faim.

La faussetĂ© du prĂ©texte qui a motivĂ©, en dĂ©cembre 2001, l’invasion puis l’occupation de l’Afghanistan, est savamment dissimulĂ©e, dans les plis du drapeau.

Pas un instant, les traitres « qui menacent la sĂ©curitĂ© nationale », selon l’expression de Washington, ne dĂ©noncent les marchands de canons, les multinationales du crime, la CIA ou les compagnies militaires privĂ©es.

La coĂŻncidence entre le boum de la production d’opium, dans la rĂ©gion du Helmand, au sud-est de l’Afghanistan, et l’occupation anglo-saxonne, n’est mĂŞme pas Ă©voquĂ©e.

On ne retrouve pas, dans cette poubelle renversĂ©e sur la Toile, les ordres de mission relatifs aux crimes de guerre, perpĂ©trĂ©s par l’US Air Force ou les Marines, Ă  Nawabad, le 21 aoĂ»t 2008 et Ă  Bala Batuk, le 5 mai 2009.

Hormis les prisonniers et les transfuges, parlant sous la torture ou pour de l’argent, aucun rapport ne donne la parole Ă  la RĂ©sistance ni aux milliers de villageois qui vivent dignement, sous les bombes, et qui auront contribuĂ©, Ă  leurs manières, au dĂ©part de l’Ă©tranger.

La reprĂ©sentation des choses ici demeure fermement aux mains de l’occupant.

Seuls des « journalistes embarquĂ©s », des photographes de l’armĂ©e ou de soit-disant experts, le M16 en bandoulière, sont autorisĂ©s Ă  dire la rĂ©alitĂ©.

Et malheur au reporter qui essaierait de donner à voir autre chose que la propagande : il serait tué ou pris en otage par un groupe armé.

Les journalistes français de Fr3, captifs depuis 218 jours, quelque part dans la vallĂ©e de la Kapisa, payent, aujourd’hui, le prix de ces paroles et images confisquĂ©es.

L’Histoire de cette seconde guerre d’Afghanistan doit ĂŞtre Ă©crite par l’AmĂ©rique – dans la victoire comme dans la dĂ©bâcle.

Tel est peut-ĂŞtre l’unique message qui Ă©mane de cette montagne de papiers, flottant dans l’arbre stĂ©rile d’Internet.

LE GRAND MÉNAGE AVANT UNE RETRAITE PITOYABLE

Comme dans les films Ă©voquant la chute de SaĂŻgon, en 1975, ou la prise d’assaut de l’ambassade des États-Unis, Ă  TĂ©hĂ©ran, les petits fonctionnaires amĂ©ricains brĂ»lent tous les documents compromettants et ne sauvegardent que l’essentiel : leur propagande.

Les informateurs de Julian ASSANGE, responsable de WikiLeaks, ambitionnent, avec une avalanche de dĂ©tails, de conforter les fables qu’on nous sert depuis les attaques de New-York.

Entre autres : la collusion de l’armĂ©e pakistanaise avec les talibans et l’aide militaire, apportĂ©e par l’Iran, au groupe chiite de Guldbudin HEKMATYAR, le Hezb-i-Islami.

Mais le nombre de preuves assĂ©nĂ©es par des militaires dont la première mission n’est pas exactement l’information n’en font pas des certitudes recevables par un tribunal.

Les accusations portĂ©es contre le gĂ©nĂ©ral pakistanais Ă  la retraite, Hamid GUL, prĂ©sentĂ© comme une sorte de roi des talibans, frisent le ridicule et ne rĂ©sisteraient pas, cinq minutes, Ă  l’analyse d’un juge d’instruction.

Les charges contre ce vieillard de 74 ans, dĂ©corĂ© Ă  la chute du Mur de Berlin, par le gouvernement allemand, « pour services rendus », rappellent les injonctions de Condoleeza RICE qui demandait, en dĂ©cembre 2008, l’arrestation immĂ©diate de l’ancien directeur de l’Inter Service Intelligence (ISI).

« Le vainqueur de l’armĂ©e Rouge », fort en gueule, qui connaĂ®t très bien les mĂ©thodes de la CIA – il a travaillĂ© pour eux pendant vingt ans – avait eu l’outrecuidance de dĂ©noncer les auteurs des attaques de Mumbay, le 26, 28 novembre 2008, comme de probables mercenaires Ă  la solde de Langley, soutenus par l’Intelligence Bureau, le M16 et le MOSSAD.

Le but des attaques de Mumbay, attribuĂ©es officiellement au groupe Cachemiri, le Laskar-e-Toyba, Ă©tant de crĂ©er un casus belli et de forcer le gouvernement indien Ă  entrer en guerre comme ce fut le cas, après l’attaque du parlement indien, le 13 dĂ©cembre 2001…

Peu de nos concitoyens savent qu’il y a un lien intime entre l’Ă©volution de la situation politique, militaire, en Afghanistan et la question disputĂ©e du Cachemire, occupĂ© par l’armĂ©e indienne.

Chose que Wikileaks et « nos balances du Pentagone » laissent volontairement dans l’ombre…

LES MACHOIRES INDIENNES DU PIEGE AFGHAN

Lors de l’invasion de l’Afghanistan par les soviĂ©tiques, en dĂ©cembre 1979, Indira GANDHI fut l’une des rares dirigeantes des pays non-alignĂ©s Ă  saluer l’arrivĂ©e des Soviets Ă  Kaboul ; et le gouvernement de son successeur, le premier Ă  dĂ©plorer leur retrait lorsque l’URSS dĂ©cida de retirer leurs troupes en 1989.

Car la chute du rĂ©gime pro-soviĂ©tique de Najibullah et le triomphe des talibans, Ă  Kaboul, provoquèrent et aidèrent une insurrection pro-pakistanaise, Ă  Srinagar, dans la partie est du Cachemire, occupĂ©, depuis 1947, par l’armĂ©e indienne.

Une insurrection qui dure et retient l’attention de 400 000 militaires et para-militaires indiens.

Dans la seconde guerre d’Afghanistan, une configuration, plus dramatique, se met en place et inquiète le commandement de l’ISAF.

Le plan de « sortie honorable » qui mise sur la capacitĂ© de l’armĂ©e afghane Ă  assurer seule la sĂ©curitĂ© du pays ne tient pas.

La nature profondĂ©ment fĂ©odale et « anti-nation » des montagnards pachtouns interdit toute forme d’espĂ©rance aux occupants.

Les structures Ă©tatiques et le voile de modernitĂ© qu’avaient laissĂ© les soviĂ©tiques Ă  leur dĂ©part, en fĂ©vrier 1989, avaient tenu Ă  peine deux ans…

Mais ce qui rend plus pĂ©rilleux la transition, c’est le grand jeu auquel se livrent la puissance indienne qui a repris, semble-t-il, les ambitions du Raj britannique, et le Pakistan au bord d’une rĂ©volution islamique.

Le risque permanent de clash entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances Ă  couteaux tirĂ©s, qui possèdent l’arme nuclĂ©aire, obère toute sortie maĂ®trisĂ©e du corps expĂ©ditionnaire, le forçant Ă  dĂ©pendre de l’une ou l’autre des nations rivales.

La Russie, la Chine, la rĂ©publique iranienne, les rĂ©publiques d’Asie centrale, pour diffĂ©rentes raisons, quant Ă  elles, malgrĂ© leurs rivalitĂ©s avec les États-Unis, ne souhaitent pas le dĂ©part du corps expĂ©ditionnaire et regardent perplexes le drame se jouer.

Cette impossibilitĂ© des coalisĂ©s Ă  fixer clairement les conditions de leur retrait et d’empĂŞcher les consĂ©quences ( l’entrĂ©e victorieuse de talibans Ă  Kaboul, une guerre entre le Pakistan et l’Inde, suivie d’une rĂ©volution islamique en Afpak) pourrait conduire l’OTAN Ă  l’implosion.

Un soldat du contingent hollandais qui dĂ©sertait rĂ©cemment le piège afghan rĂ©sumait ainsi le dĂ©sastre : « Ce fut une erreur d’y mettre le pied et une plus grande encore de le lever. »

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UN « CAPITALISME DU DÉSASTRE » QUI NE RÉUSSIT PAS A L’OTAN

Le Pakistan, ex-membre de l’OTASE, est le plus grand dommage collatĂ©ral de l’aventure.

Au lieu de stabiliser la région, la présence américaine, « dans la montagne rebelle », a provoqué une guerre civile, au Pakistan, qui a fait des millions de réfugiés et coûté la vie, selon Zaïd Hamid Zaman (journaliste pakistanais, consultant à Brasstrack) « au moins à vingt milles personnes ».

Les bombardements des populations par les drones de la CIA, les attaques kamikazes dont beaucoup se demandent, eu Ă©gard aux cibles choisies (cinĂ©mas, marchĂ©s, mosquĂ©es), s’ils ne sont pas l’Ĺ“uvre de groupes terroristes payĂ©s par l’Ă©tranger, ont créé les conditions propices Ă  une rĂ©volution islamique anti-impĂ©rialiste, au sein mĂŞme de l’armĂ©e.

Si les documents militaires, divulguĂ©s par WikiLeaks, montrent bien le trou bĂ©ant dans lequel s’abĂ®me chaque jour davantage l’aventure coloniale, les sources militaires se refusent Ă  montrer l’ampleur des dĂ©gâts que la CIA et leurs compagnies privĂ©es comme Black Water, ont commis au Pakistan.

Pire, elles trahissent l’intĂ©rĂŞt de leurs propre pays en Ă©pousant les vues de la puissance rĂ©gionale dont le gĂ©nĂ©ral MacChrystal, lui-mĂŞme, dĂ©nonçait, avant d’ĂŞtre remerciĂ©, « la prĂ©sence de plus en plus nĂ©faste en Af-Pak».

Cependant cette analyse considĂ©rant l’influence indienne comme nĂ©faste n’est pas partagĂ©e par la majoritĂ© des officiers composant le commandement des forces d’occupation.

Notamment des Français qui ont fait dĂ©filer, le 14 juillet 2009, un contingent de la marine indienne sur leur propres Champs-ElysĂ©es…

Leurs analyses correspondent, en effet, à celles des diplomates de New Dehli, qui envisagent, dans la revue « Indian Foreign Affairs Journal », de janvier-février 2010, la périlleuse période de transition.

A savoir : l’envoi d’un corps expĂ©ditionnaire indien, sous mandat onusien, d’abord dans la vallĂ©e du Panshir, puis dĂ©ployĂ© sur l’ensemble des zones pachtounes tenues par les coalisĂ©s.

Une telle hypothèse déboucherait inévitablement sur une guerre avec le Pakistan et une intervention, peut-être, de la Chine qui a signé des accords de défense avec Islamabad.

Pour les Pakistanais, « le pire reste toujours possible » car l’Inde, ex-pays non alignĂ©, a signĂ©, en 2005, un formidable accord stratĂ©gique avec les États-Unis.

Pour appuyer ce dispositif, l’Indian Air Force (IAF) occupe dĂ©jĂ  une base militaire louĂ©e prĂ©cĂ©demment aux Français, Ă  DouchambĂ©, au Tadjikistan.

De plus, le Border Road Organization (BRO), protĂ©gĂ© par quelques dix milles paramilitaires de l’Indian Tibetan Border Police Force (ITBPF), prĂ©sents en Afghanistan, a construit une route stratĂ©gique de la frontière iranienne Ă  Kandahar.

Après nĂ©gociation avec un Iran, soumis Ă  un embargo sĂ©vère et dĂ©pendant pour son raffinage de la compagnie indienne, ONGC, l’Indian Navy qui disposera bientĂ´t d’un nouveau porte-aĂ©ronefs, escortĂ©s de sous-marins de type Scorpène, pourrait dĂ©barquer un corps expĂ©ditionnaire de plusieurs centaines de milliers d’hommes Ă  l’horizon 2014.

Les marqueurs prĂ©sageant un tel exercice, dans l’OcĂ©an indien, sont nombreux.

De 2001 Ă  2009, les manĹ“uvres avec les forces de l’OTAN se sont multipliĂ©es, les commandes de matĂ©riels militaires, notamment en navires de guerre, Ă  l’Ă©tranger, ont quadruplĂ© de volume.

Signe que l’intention amĂ©ricaine n’est pas nouvelle : en dĂ©cembre 2001, l’US Navy confiait Ă  la flotte indienne l’escorte des pĂ©troliers qui ravitaillent le corps expĂ©ditionnaire du dĂ©troit d’Ormuz aux eaux sombres du littoral (opĂ©ration Sagittarius).

Or depuis 1947, le Pakistan, ex-membre de l’OTASE, est historiquement le porte-avions de l’impĂ©rialisme US, dans la rĂ©gion.

Encore, aujourd’hui, l’armĂ©e pakistanaise, sur ordre de Washington, se bat, avec acharnement et beaucoup de brutalitĂ© contre ses propres populations insurgĂ©es du FATA et du Waziristan, lesquelles sont bombardĂ©es rĂ©gulièrement, depuis 2006, par les drones de la CIA.

Cette guerre civile, provoquĂ©e, en grande partie, par l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan, a fait, depuis le dĂ©but de l’opĂ©ration Enduring Freedom, en deçà de la ligne Mortimer-Durand, plus de morts que les quatre conflits avec l’Union indienne.

Une majoritĂ© de pakistanais pensent sĂ©rieusement que les États-Unis, malgrĂ© leurs aides financières, avec la complicitĂ© active de l’Inde et d’IsraĂ«l, sont Ă  l’origine de leurs malheurs.

Des intellectuels américains comme Michel CHOSSUDOVSKI confirment leur point de vue, dans un article où le dissident explique la déstabilisation planifiée de la république islamique.

Pas une note des 105 000 documents secrets, publiĂ©s par WikiLeaks, n’Ă©voque cette dimension !

L’armĂ©e pakistanaise fait pourtant partie du CENTCOM et nombre de bases importantes comme Jacobadad d’oĂą partent les drones qui massacrent les Pachtouns, au Wasziristan, sont consacrĂ©es au dĂ©ploiement de l’US Air Force.

On estime à 25 000 hommes la présence américaine sur le sol pakistanais : soldats, pilotes, diplomates, agents de différents départements (FBI, DEA, etc.), mercenaires de compagnies privée comme Xe ou Vinel.

L’ambassade US Ă  Islamabad dirige quasiment le gouvernement ZARDARI-GILANI dont le soutien, dans la guerre contre le terrorisme, est crucial.

Mais ce soutien Ă  l’impĂ©rialisme est Ă  double tranchant, s’il satisfait les Ă©trangers, il Ă©loigne de plus en plus les populations locales de leur propre gouvernement.

A bien des égards, « le double jeu» évoqué par WikiLeaks serait plus le fait des américains que des officiers pakistanais.

Le chef d’Ă©tat-major, le gĂ©nĂ©ral KAYANI comme le gĂ©nĂ©ral MUSHARRAF, actuellement en exil Ă  Londres, ont fait leurs classes dans les acadĂ©mies US et sont des amis intimes de l’amiral Mike MULLEN qui commande la flotte de la zone Asie-Pacifique.

Pourquoi ces simples informations dont on pourrait vĂ©rifier l’exactitude, dans n’importe quelle encyclopĂ©die en ligne, ne figurent-elles pas dans les papiers de WikiLeaks ?

La guerre racontĂ©e par le site « pacifiste » tĂ©moigne, semble-t-il, de l’âpre combat que se livrent, par informations divulguĂ©es, des Ă©lĂ©ments proches de l’ancien gouvernement BUSH, pro-indiens, et une administration OBAMA, en plein dĂ©sarroi, qui tient l’armĂ©e pakistanaise comme la clef de voĂ»te pour sortir, dans l’honneur, du bourbier afghan.

CONCLUSION PROVISOIRE

La guerre en Afghanistan n’est pareille Ă  nulle autre : une fois commencĂ©e, elle ne s’achève jamais avant la disparition complète de l’envahisseur et ceux et celles qui les ont aidĂ©s.

Dans les massifs himalayens de l’Hindou Kouch, les âmes des hommes, tuĂ©s par les armes, poursuivent les vivants d’une haine sans fin.

Le complexe militaro-industriel va connaĂ®tre, pour la première fois de son histoire, un Ă©chec retentissant face Ă  une sociĂ©tĂ© archaĂŻque, profondĂ©ment religieuse, dont le moteur n’est pas l’argent mais la Vengeance.

HIMALOVE

Publié sur Mecanopolis le 7 août 2010

juin 15 2010

Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin, par Jean Parvulesco

La parution du dernier livre de Jean Parvulesco, La confirmation borĂ©ale, est un Ă©vènement littĂ©raire majeur qui a bien sur Ă©tĂ© totalement occultĂ© par les « mĂ©dias autorisĂ©s ». Pour tous ceux qui veulent comprendre le monde – celui dans lequel nous sommes et celui vers lequel nous nous dirigeons – cet ouvrage, pour lequel Michel Mourlet Ă©crivait il y a peu qu’il « est comme un obus de la Grosse Bertha par rapport aux balles en caoutchouc des forces de l’ordre », sera incontournable.

C’est avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque que nous vous prĂ©sentons, en exclusivitĂ©, un chapitre complet de La confirmation borĂ©ale.

Mecanopolis

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Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin

Par Jean Parvulesco

Que l’on en soit réellement conscients ou pas, nous nous trouvons à présent sur la ligne du partage des eaux de la « grande histoire », soudain proche de son terme : quelque chose y prend fin définitivement, et quelque chose d’autre va bientôt s’y passer, abyssalement, quelque chose d’absolument nouveau.

La terreur sournoise et dégradante exercée, à l’échelle planétaire, par la subversion suractivée de la conspiration mondialiste qu’arme, justifie et n’en finit plus d’imposer sa doctrine du « politiquement correct » soi-disant démocratique, atteint, à l’heure présente, les ultimes limites dé l’insupportable, du cauchemar permanent et total. Arrivant, ainsi, en ces extrémités, à ce paroxysme final de l’affirmation active, des impositions subversives et totalitaires de la conspiration mondialiste en place et de sa terreur démocratique incapacitante, l’histoire mondiale semble s’être momentanément arrêtée dans sa marche, comme auto-immobilisée dans l’attente de l’instant fatal où il lui faudra basculer, inéluctablement, dans un état absolument contraire à celui de son actuel blocage négatif total, changer entièrement de sens.

Car une nouvelle forme spécifique de changement est à présent apparue dans le devenir visible de l’histoire mondiale, une nouvelle forme ontologique d’action directe dans le cours immédiat de l’histoire, qui implique et décide, à terme, quand l’heure en vient, l’auto-destitution aussi totale qu’instantanée, sans la moindre intervention extérieure, de toute situation de pouvoir fondamentalement constituée, s’affirmant politiquement et fût-elle apparemment inexpugnable en ses assises du moment : ce qui semblait ainsi devoir durer indéfiniment, disparaîtra alors d’une mystérieuse manière soudaine, sans laisser de trace, effacé à jamais du courant de l’histoire ; comme si rien il n’y avait eu.

Comprendre ce qui fait avancer l’histoire par en-dessous…

C’est que, lors de ses grands changements, lors de ses grands tournants décisifs, imprévisibles, soudains, l’histoire se trouve forcée de muer, de se transformer de par le mystère même de ses propres profondeurs irrationnelles, mystère en action que seules mènent, depuis l’invisible, les décisions révolutionnaires occultes de la Divine Providence toujours là, toujours dissimulée derrière les événements immédiatement visibles. Comprendre l’histoire dans sa marche, ce n’est pas en pénétrer les raisons objectives, qui ne sont jamais que des apparences arrangées, mais ne pas méconnaître l’identité abyssale de ce qui la mène et fait avancer vraiment, par en-dessous, suivant un dessein providentiellement conçu et conduit d’en dehors des temps.

Ainsi en avait-il Ă©tĂ© de la fin abrupte du communisme soviĂ©tique et de l’ensemble de ses conspirations subversives de dimensions planĂ©taires : sans la moindre intervention visible venant de l’extĂ©rieur de ce qui Ă©tait en train de se passer au moment dĂ©cisif, sans absolument aucune raison objective, Ă  l’heure prĂ©vue – et que personne n’attendait, parce qu’il s’agissait d’une heure occulte, supra-historique – il s’en Ă©tait produit comme un brusque effondrement total, de l’intĂ©rieur de celui-ci, comme un soudain Ă©clair noir, annulant tout, et la plus grande puissance politico-militaire du monde a cessĂ© d’exister, s’est trouvĂ©e comme aspirĂ©e par le nĂ©ant qu’elle portait secrètement en elle, instantanĂ©ment. Et tout Ă  fait dĂ©finitivement, sans trĂŞve ni recours.

L’histoire démocratique de l’Europe est morte

Or cette mĂŞme nouvelle structure ontologique d’auto-destitution instantanĂ©e, mystĂ©rieuse dans ses apparences, vient Ă©galement de frapper l’ensemble de l’actuelle situation politique europĂ©enne. Disparues, dans le nĂ©ant de leur propre auto-destitution, les toutes-puissantes dĂ©mocraties chrĂ©tiennes italienne et allemande, tout comme semble s’être Ă©vanoui le grand rĂŞve impĂ©rial europĂ©en du « gaullisme de la fin » et, en France aussi, le vaste mouvement de mobilisation populaire qu’avait mis en place le Front National, ainsi que le Parti Communiste lui-mĂŞme, Ă©clatĂ©, de l’intĂ©rieur, en des morceaux disparates. Alors que, sous les apparences mĂŞmes de leur pouvoir, Ă  l’heure prĂ©sente inconditionnellement encore en place – en France, en Allemagne, en Italie – la social-dĂ©mocratie, sous-traitance locale de la conspiration mondialiste, installĂ©e partout en Europe, ainsi qu’en Grande Bretagne, se trouve malgrĂ© tout, elle-mĂŞme, dĂ©sormais, Ă  la merci du brusque mouvement sismique des profondeurs qui va la renvoyer, d’un moment Ă  l’autre, Ă  son trou noir d’origine. Ainsi, de Bucarest Ă  Lisbonne, un immense dĂ©sert vide, calcinĂ©, morne, immobile, « suintant des malĂ©fices secrets, imprĂ©visibles », s’étend au comble de la dĂ©solation, au comble de l’impuissance. L’histoire dĂ©mocratique de l’Europe est morte, qui est en train de devenir sa propre fosse commune.

Or c’est bien au-dessus de cette fosse commune déliquescente que va devoir se lever, bientôt, et de quelle manière inattendue, l’immense tourbillon de feu de l’entreprise révolutionnaire grand-européenne de salut et de libération visant à mettre en piste, politiquement et historiquement, ce qu’il est déjà convenu d’appeler l’Empire Eurasiatique de la Fin.

Car, si, dĂ©sormais, en ces temps d’interrègne, sans heure ni espĂ©rance ni plus aucune attente lĂ©gitime, quand l’évidence de l’abdication politique de l’Europe fait fonction d’un champ d’épandage final, seule risque encore d’avoir cours, prĂ©cisĂ©ment, l’ontologie de l’auto-destitution instantanĂ©e de cet ensemble politique en situation terminale – ainsi que cela s’était dĂ©jĂ  vu avec l’auto-destitution politique de l’Union SoviĂ©tique, ou avec le mystĂ©rieux Ă©vanouissement sur place des dĂ©mocratie chrĂ©tiennes europĂ©ennes – il n’est pas moins certain que le mouvement dialectiquement contraire, celui d’une ontologie de renversement total et de reconstitution abyssale, d’une soudaine remontĂ©e paroxystique de l’Être originel, d’une Ă©mergence de renversement absolu et de recommencement absolu d’une situation apparemment fermĂ©e sans recours puisse Ă©galement avoir, lieu, Ă  tout instant. Et tout faire basculer, d’un seul coup.

Un prochain basculement

Aujourd’hui, partout, dans l’espace intérieur propre de la plus Grande Europe, de l’Europe en tant qu’avant-garde révolutionnaire du Grand Continent Eurasiatique, le feu du retour à l’être, du redressement politique révolutionnaire de l’ensemble du continent couve souterrainement, se maintient envers et contre tout, clandestinement disponible dans l’attente de cette « émergence de renversement absolu et de recommencement absolu » qui doit marquer le prochain basculement de l’actuelle situation politique européenne en son propre contraire. Cela, c’est bien la dialectique agissante de la nouvelle forme d’intervention ontologique dans l’histoire qui l’exige, à travers son double commandement de l’auto-destitution du passé, des formes condamnées et déjà révolues, et de la mobilisation abyssale de ce qui, soudain, sera appelé à donner son nouveau visage à l’avenir déjà, secrètement, en marche.

Du projet océanique fondamental de l’Amiral Gorchkov

En conclusion Ă  un travail de recherche politico-rĂ©volutionnaire que je faisais paraĂ®tre, en 1976, sous le titre de La ligne gĂ©opolitique de l’URSS et le « projet ocĂ©anique fondamental » de l’Amiral G. S. Gorchkov, j’avais placĂ©, prophĂ©tiquement – Ă  prĂ©sent je m’en rends compte – les lignes suivantes, dont l’actualitĂ© me paraĂ®t tout Ă  fait saisissante, plus que jamais immĂ©diatement opĂ©ratoire :

«  C’est sous le jour de cette conception intĂ©riorisante de l’histoire qu’il faudra savoir – savoir d’avance, tout est lĂ  – qui, en Union SoviĂ©tique, finira par l’emporter, Ă  l’heure voulue, sur l’autre camp, implacablement, pour s’engager aussitĂ´t Ă  changer – dans un sens ou dans l’autre – la direction et jusqu’à la face mĂŞme de l’histoire du monde. Aujourd’hui comme hier, tel est le but unique : changer la face du monde. Cependant, dans la perspective du but unique, lequel des deux camps l’emportera sur l’autre? Celui qui saura laisser apparaĂ®tre, en son sein, la volontĂ© de destin de l’homme providentiel, qui sera, aussi, l’homme de la dernière bataille. Quand viendra-t-il, celui-lĂ  ? InĂ©luctablement, Ă  l’heure prĂ©vue. »

Or c’est très prĂ©cisĂ©ment l’apparition – l’avènement – de ce que j’appelais, alors, l’« homme providentiel » que, aujourd’hui que les temps sont prĂŞts, va devoir provoquer le basculement final de l’actualitĂ© politique europĂ©enne immĂ©diate dans le sens de son retour rĂ©volutionnaire Ă  l’Être, fournir – au-delĂ  de l’actuel dĂ©sastre de celle-ci – sa forme ontologique dĂ©cisive Ă  un autre recommencement total de l’histoire et de la conscience politique europĂ©ennes, de leurs structures d’affirmation et de prĂ©sence agissante propres, renouvelĂ©es depuis leurs profondeurs originelles retrouvĂ©es.

Car c’est un fait : la déflagration révolutionnaire finale est à présent prête à éclater. Partout en Europe, des « groupes géopolitiques » de conscience et d’intervention politique clandestine impériale grand-européenne, agissant déjà sur des dimensions continentales eurasiatiques, se trouvent à l’affût de l’imminent changement de l’histoire proche de sa fin, changement qui est en train de s’amorcer souterrainement et dont ces « groupes géopolitiques » mobilisés sur place constituent la masse explosive, à laquelle l’apparition de l’« homme providentiel », du nouveau « concept absolu » de l’histoire arrivant à son point critique suprême, apportera le détonateur prédestiné.

La définition idéologico-doctrinale de ce changement annoncé, on peut la trouver, exhaustivement arrêtée, dans un récent document émanant d’une des centrales opérationnelles à l’œuvre, à demi-clandestinement, de ce vaste mouvement politique souterrain, dont celle-ci représente une des actuelles instances décisives d’affirmation révolutionnaire immédiate. De cette définition idéologico-doctrinale, en voici donc, ci-dessous, le document faisant état de son projet opérationnel de base, document connu plus ou moins confidentiellement sous le titre de « Pacte Impérial Eurasiatique ». Je cite, textuellement.

Un document fondationnel : « Le Pacte Impérial Eurasiatique »

« C’est de la confrontation de nos doctrines impériales et catholiques avec la réalité politico-historique actuelle, directe, à laquelle celles-ci s’adressent révolutionnairement, qu’il va en résulter, dialectiquement, l’émergence finale du Grand Empire catholique constituant notre objectif ultime, l’Imperium Ultimum, du Regnum Sanctum, qui devra comporter, en principe, trois stades opérationnels, trois étapes édificationnelles prévues.

Le premier de ces trois stades opĂ©rationnels, celui de l’acte mĂŞme de la mise en piste du projet impĂ©rial final, concernera la crĂ©ation de l’axe Paris-Berlin-Moscou, pĂ´le europĂ©en grand-continental impĂ©rial Ă  venir. Ne devant pas comporter d’intĂ©gration politique Ă  proprement parler de la France, de l’Allemagne et de la Russie, l’axe Paris-Berlin-Moscou n’aura qu’une première fonction de mise en convergence dĂ©finitive et totale de la communion de destin – de la prĂ©destination – des trois pays du pĂ´le fondationnel grand-continental mobilisĂ©s en avant par une mĂŞme vision impĂ©riale irrĂ©vocable, par la dĂ©cision du Pacte Fondamental.

Le deuxième des trois stades opérationnels de l’IMPERIUM ULTIMUM vers la réalisation effective de l’Empire Eurasiatique de la Fin, constitué par l’intégration politico-historique totale de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, de la Russie et de la Grande-Sibérie, de l’Inde et du Japon.

Une deuxième Guerre de Sécession

Quant au troisième stade opĂ©rationnel de l’édification rĂ©volutionnaire impĂ©riale catholique de ce monde et de son histoire finale, il devra inclure, aussi, après la rĂ©duction dĂ©finitive de la conspiration dĂ©mocratique mondialiste menĂ©e par la « Superpuissance PlanĂ©taire des États-Unis » et la libĂ©ration rĂ©volutionnaire de celle-ci, la double instance gĂ©opolitique intĂ©grĂ©e des deux AmĂ©riques, l’AmĂ©rique du Sud et l’AmĂ©rique du Nord. Le troisième stade impĂ©rial de l’histoire finale du monde sera celui de l’apparition de l’Archipel PlanĂ©taire unifiĂ©, entitĂ© suprahistorique, transcendantale, placĂ©e sous la lumière rĂ©vĂ©latrice, parousiale, du REGNUM SANCTUM.

Aussi la conspiration mondialiste de la Superpuissance Planétaire des États-Unis devra-t-elle prendre fin en s’auto-dé-truisant elle-même, dans les termes d’une guerre civile continentale qui sera la répétition à rebours de la Guerre de Sécession américaine, de son propre acte fondationnel des origines (1861-1865).

Lors de cette seconde Guerre de SĂ©cession, ce sera la majoritĂ© nationale oppressĂ©e de la Superpuissance PlanĂ©taire des États-Unis, sa majoritĂ© « sudiste », traditionnelle et spiritualiste, catholique, d’hĂ©ritage europĂ©en en continuitĂ©, qui va devoir l’emporter, irrĂ©versiblement, sur la partie « nordiste », anti-traditionnelle, gauchiste et matĂ©rialiste du continent nord-amĂ©ricain.

Et ce sera la mission prĂ©destinĂ©e de l’AmĂ©rique du Sud qui, entre temps, sous l’impulsion rĂ©volutionnaire de l’Argentine et du Chili, aura dĂ©jĂ  su faire, accomplir sa propre intĂ©gration continentale, que de soutenir, politiquement et stratĂ©giquement, l’effort de la majoritĂ© nationale, « sudiste », des États-Unis dans son entreprise de nettoyage rĂ©volutionnaire final du continent nord-amĂ©ricain lors de la deuxième Guerre de SĂ©cession.

Et c’est ainsi qu’à la fin de l’histoire actuelle de ce monde et au-delà de celle-ci, l’Archipel Planétaire dans sa totalité géopolitiquement intégrale va se trouver identifié, d’une manière transcendantale, supra-historique, avec le concept agissant du Grand Empire Catholique de la Fin, avec le Regnum Sanctum. C’est en cela aussi que nous reconnaissons, et affirmons tout haut, la mission, la prédestination révolutionnaire transcendantale de notre propre génération choisie pour qu’elle prenne sur elle d’accomplir le changement apocalyptique de ce monde, suivant un dessein conçu dans l’invisible. »

Le « signe du départ » : l’apparition d’un nouveau « concept absolu », d’un nouvel « homme providentiel »

Ce sont donc les « groupes géopolitiques » de l’ensemble révolutionnaire grand-européen en situation souterraine qui constituent, à l’heure présente, le dispositif d’émergence, déjà en place, du futur mouvement de basculement sismique, du futur renversement ontologique du sens de l’histoire actuelle à son terme final. Renversement qui marquera le nouveau recommencement révolutionnaire de la nouvelle histoire mondiale s’apprêtant à faire sa soudaine apparition. Laquelle, pour apparaître, n’attend plus que le « signal du départ » de son nouveau destin, l’événement fondamental qui sera celui de l’avènement-là du « concept absolu », de l’« homme providentiel », dans lequel il lui est demandé de s’incarner pour qu’elle puisse agir au niveau de l’histoire visible, encristalliser brusquement, en polariser suractivement sa nouvelle identité révolutionnaire à venir, ou plutôt qui est déjà en train de nous en venir.

Or, avec l’accession de Vladimir Poutine à la magistrature politique suprême de la « Nouvelle Russie », le « concept absolu » de la nouvelle histoire mondiale déjà souterrainement en cours, l’« homme providentiel » du recommencement abyssal de celle-ci, vient assez mystérieusement d’apparaître à la lumière du jour, et faire de par cela même que tout se jette, brusquement, en avant vers cette Totale Weltrevolution dont secrètement nous attendions tous, et depuis si longtemps, la venue définitive, l’« affirmation polaire de la fin ».

Poutine : émanation des conseils secrets des Forces Armées ?

Mais qui est, en fait, Vladimir Poutine? Vladimir Poutine, c’est avant tout et très essentiellement l’émanation directe des conseils secrets rĂ©volutionnaires permanents des Forces ArmĂ©es de l’Union SoviĂ©tique, qui se cherchaient, et qui guettaient l’occasion de faire surface, de franchir la ligne du passage Ă  l’histoire visible, active, depuis dĂ©jĂ  les annĂ©es 1948-1952, quand il y avait eu les premières manifestations de taille de leur action, de leur prĂ©sence combattante, de leur volontĂ© d’affirmation politique propre, non pas contre l’État SoviĂ©tique, mais confidentiellement au sein mĂŞme des structures de pouvoir propres de celui-ci. C’est depuis lors que l’on a pu parler d’une doctrine national-rĂ©volutionnaire immanente des Forces ArmĂ©es de l’Union SoviĂ©tique, doctrine qui est allĂ©e en se prĂ©cisant d’une manière de plus en plus dĂ©cisive Ă  partir des annĂ©es soixante, et dont les thèses gĂ©opolitiques de base se sont trouvĂ©es confidentiellement soutenues par L. I. Brejnev et, par la suite, ouvertement – ou presque – par Y. V. Andropov.

Chtemenko et Ogarkov

Deux personnalités militaires de tout premier plan passent pour avoir été, et restent encore des représentants emblématiques de pointe de la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées Soviétiques, doctrine globale, à demi-clandestine, ou plutôt implicite, mais, dans son temps, de plus en plus active et suractivante là où elle parvenait à agir, et qui, aujourd’hui, est en passe de devenir, effectivement, et tout à fait à découvert cette fois-ci, la doctrine géopolitique officielle de la « Nouvelle Russie ». Ces deux personnalités militaires soviétiques, sont l’ancien chef du CRU et, par la suite, de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS, ainsi que ultérieurement, commandant en chef des forces du Pacte de Varsovie, le Général-Colonel S. M. Chtemenko, et le Maréchal N. V. Ogarkov qui, lui aussi, tout comme le Général-Colonel S. M. Chtemenko, devait accéder, quelques années après, à la tête de l’État-major Général des Forces Armées soviétiques. C’est en tant que chef de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS que le maréchal N. V. Ogarkov avait tenté, et failli même réussir, une prise de contrôle totale de la direction politique de l’URSS par les Forces Armées, ayant finalement échoué à cause de la contre-conspiration rivale, qui allait amener au pouvoir, à travers le secrétariat général du Parti Communiste, Mikhaïl Gorbatchev, pour aboutir, en dernière instance, à l’auto-destitution politique irréversible de l’ancienne Union Soviétique.

Dans son livre capital, qui avait dĂ©finitivement comptĂ© pour toute une gĂ©nĂ©ration de chercheurs, GRU, le plus secret des services soviĂ©tiques, 1918-1988 (Stock, Paris 1988), Pierre de Villemarest appelait le gĂ©nĂ©ral-colonel S. M. Chtemenko « un des premiers gĂ©opoliticiens de l’URSS, peut-ĂŞtre mĂŞme le premier de tous ». Aussi, sur le gĂ©nĂ©ral-colonel S. M. Chtemenko, Pierre de Villemarest Ă©crira-t-il que celui-ci « appartient Ă  un clan d’officiers supĂ©rieurs, certainement « soviĂ©tiques », mais avant tout grand-russiens d’esprit, et parfaitement expansionnistes. » Et aussi : « Pour cette caste, l’URSS est un empire appelĂ© Ă  dominer le continent eurasiatique, non seulement de l’Oural Ă  Brest, mais de l’Oural Ă  la Mongolie, de la Centre-Asie Ă  la MĂ©diterranĂ©e. » Et ensuite : « Sur ce dernier point, Chtemenko est en effet l’homme qui a proprement inventĂ©, de 1948 Ă  1952, non l’invasion Ă©ventuelle de l’Afghanistan, mais son absorption lente par interpĂ©nĂ©tration Ă©conomique continue, avec subversion assortie. Et, parallèlement, l’irruption de l’URSS dans les capitales arabes, Ă  Beyrouth, Damas, Le Caire, Alger. Fin 1948, il exposait dĂ©jĂ  qu’à l’intersection de l’Orient et de l’Asie, l’Afghanistan offrait le moyen stratĂ©gique de couvrir les flottes que commençait Ă  dĂ©velopper l’amiral Serge Gorchkov – un de ses amis personnels – pour dĂ©boucher de la Mer Noire vers la MĂ©diterranĂ©e. » La puissance visionnaire de la gĂ©opolitique d’avant-garde du gĂ©nĂ©ral-colonel S. M. Chtemenko nourrit, encore aujourd’hui, la dĂ©marche active des positions gĂ©opolitiques armant les bases idĂ©ologiques rĂ©volutionnaires de la « Nouvelle Russie » dont Vladimir Poutine incarne et assume les destinĂ©es, le projet impĂ©rial grand-continental eurasiatique et la mission eschatologique finale.

En allant donc à l’essentiel, on peut effectivement avancer que, par dessus l’état de fait du régime soviétique en place, et néanmoins de l’intérieur même de celui-ci, la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées de l’URSS comportait une double perspective opérationnelle intérieure, à la fois géopolitique et transcendantale. Sa doctrine géopolitique comprenait le projet fondamental d’une intégration politique finale, « totale », « impériale », du grand continent eurasiatique dans son ensemble, alors que sa doctrine transcendantale ne faisait que reprendre, renouveler les grands objectifs supra-historiques du tsarisme et d’une certaine conception visionnaire eschatologique, « polaire », de la prédestination spirituelle salvatrice finale, « apocalyptique », de la plus Grande Russie.

Militarisation intégrale et mobilisation générale permanente

Ainsi, quand, vers la fin des annĂ©es soixante, le marĂ©chal N. V. Ogarkov, alors chef de l’État-major GĂ©nĂ©ral de l’URSS, lançait l’appel – et tentait d’en imposer la doctrine – de la « militarisation intĂ©grale » et de la « mobilisation gĂ©nĂ©rale et permanente » de l’appareil de production industrielle et de l’économie soviĂ©tique dans son ensemble, le tout petit nombre de ceux que l’on dit « au courant des choses qu’il ne faut surtout pas savoir » – « tout petit groupe » prĂ©sent, et confidentiellement Ă  l’œuvre en URSS aussi bien qu’en Europe de l’Est, ou en Europe de l’Ouest – n’avait pas manquĂ© de comprendre que l’« Ordre Secret » s’apprĂŞtait Ă  passer Ă  l’offensive finale, dĂ©cisive, l’« Ordre Secret » de la grande conspiration immanente des Forces ArmĂ©es soviĂ©tiques en place, agissant au cĹ“ur mĂŞme du pouvoir soviĂ©tique, qu’elles comptaient changer de l’intĂ©rieur. D’oĂą, alors, presque sur le coup mĂŞme, le limogeage du marĂ©chal N. V. Ogarkov, rentrĂ© provisoirement – mais ne faut-il pas plutĂ´t dire subversivement – dans l’ombre, en attendant la suite. Car l’heure, il faudrait bien le croire, n’en Ă©tait pas encore tout Ă  fait venue de cette « offensive finale » ni, surtout, de ce que celle-ci eĂ»t impliquĂ© et, du coup, rendu irrĂ©versible sur le plan encore non entamĂ© des grandes stratĂ©gies politico-militaires soviĂ©tiques renouvelĂ©es par la reprise Ă  dĂ©couvert de la ligne grand-continentale eurasiatique.

Or, si tout cela n’avait pas pu se faire à ce moment-là, c’est très certainement à présent que cela va devoir se faire, à travers tout ce que signifie la prise du pouvoir, à Moscou, par Vladimir Poutine et le grand renversement révolutionnaire que celle-ci implique depuis les profondeurs.

Retrouver les principes suractivants de l’Empire russe

Cette évidence est fondamentale pour ce qui est là, réellement, en jeu : la thèse immédiatement opérationnelle de la mobilisation totale, de la « mobilisation révolutionnaire » des structures politico-administratives, sociales et culturelles, voire religieuses de la Russie en vue d’un « grand dessein » supra-historique, constituait le noyau central de la doctrine révolutionnaire immanente des Forces Armées russes d’hier et d’aujourd’hui, retrouvant ainsi les principes suractivants de l’Empire Russe des origines, suivant son identité missionnaire, « romaine, impériale », de ses premiers débuts en armes, suivant son « identité abyssale, occulte », « polaire ».

Or c’est bien de cette vision politico-historique visionnaire et de ses grandes thèses opérationnelles géopolitique et transcendantales que Vladimir Poutine est, lui, aujourd’hui, l’héritier, le porteur direct, l’« homme providentiel » appelé à une tâche prédestinée, qu’il lui appartiendra de mener jusqu’au bout.

Et c’est bien dans la lumière révolutionnaire de cette vision qu’il s’agit à présent de situer le véritable sens, tout le sens des récentes déclarations de Vladimir Poutine concernant la mission prédestinée des Forces Armées russes dans le travail de redressement et de salut révolutionnaire de la Russie et partant de l’ensemble du grand continent eurasiatique en tant qu’Empire Eurasiatique de la Fin que lui, Vladimir Poutine, se sait tenu d’assumer, d’une manière inspirée, et sans plus tarder. Car les portes du destin se sont refermées sur lui, et il faudra qu’il fasse ce qu’il incombe désormais de faire. Sans la moindre hésitation.

L’ombre protectrice des Forces Armées

En effet, Vladimir Poutine, le « De Gaulle russe », déclarait récemment que le redressement de la société russe, « actuellement au bord de l’abîme », passe, pour lui, par une réorganisation générale, en profondeur, du pays dans son ensemble, axée sur la priorité d’urgence accordée aux Forces Armées et à leur modèle d’agencement et de fonctionnement structurel, qui doivent devenir l’ossature organisationnelle du renouveau révolutionnaire de la « Nouvelle Russie », le noyau agissant de la naissance même des « temps nouveaux », l’expression des « temps nouveaux » étant en passe d’apparaître comme une rengaine obsessionnelle des bouleversements en cours ou à venir, le nouveau mot de passe. Et cela à telle enseigne que la future reprise industrielle de la Russie devra se trouver soutenue, dans un premier temps, sur l’exploitation suivie, intensive, du fonds des « technologies spéciales d’avant-garde » dont disposeraient actuellement les Forces Armées.

Induire une conception hautaine et « romaine » de l’État

Ainsi l’ombre protectrice de celles-ci s’étend-elle à nouveau sur l’ensemble de la société russe : les « nouveaux temps » de Vladimir Poutine viennent de ramener l’obligation formelle de la préparation militaire à l’école, et celle-ci suivie de près par les nominations en masse de militaires aux postes-clefs, aux postes stratégiques du renouvellement, de la réorganisation de la situation politico-administrative, sociale, économique et industrielle de la Russie ainsi poussée vers l’ère des changements accélérés, vers son abrupte « normalisation ». Reconstituer l’État, refaire et imposer une continuité, une volonté, une conception hautaine, « romaine » de l’État, tel semblerait être le but principal et immédiat de Vladimir Poutine, qui, par ailleurs, entretient le culte du secret, du non-dévoilement de ses plans d’action (culte du secret révélateur d’une ancienne habitude impériale russe, reprise en continuité par le pouvoir soviétique).

D’autre part, on n’ignore pas l’influence directe et profonde exercée, sur les milieux proches du groupe de commandement politico-militaire personnel de Vladimir Poutine, par le « manuel de géopolitique » impériale grand-européenne, eurasiatique et « transcendantale », « polaire », d’Alexandre Douguine, conseiller politique du Président de l’Assemblée Nationale de la Russie, chargé plus particulièrement de la direction active de la « cellule géopolitique » de celle-ci, entité responsable de la définition des grandes lignes de force géopolitiques actuelles et à venir de cette « Russie naissante » dont Vladimir Poutine entend forger les nouvelles destinées révolutionnaires.

Aussi l’importance qu’Alexandre Douguine et ses conceptions géopolitiques impériales eurasiatiques sont en train de gagner actuellement auprès du groupe de commandement politico-militaire de Vladimir Poutine apparaît-elle comme extrêmement significative, lourde de promesses d’avenir, parce que la pensée de notre camarade Alexandre Douguine est celle, précisément, de l’ensemble de nos « groupes géopolitiques » actuellement en action, les positions de combat et les thèses opérationnelles d’Alexandre Douguine sont les mêmes que celles avancées par le « Pacte Impérial Eurasiatique » cité déjà dans lé courant du présent article. Là, une boucle est bouclée, qui va profondément marquer les futures destinées politico-spirituelles du continent eurasiatique, et plus particulièrement de la plus Grande Europe.

Les anciennes républiques musulmanes d’URSS : une chaîne d’instabilité sur laquelle il ne faut pas céder

Il est d’autre part certain que si Vladimir Poutine a choisi d’axer sa propre prise de pouvoir politique sur le problème d’un règlement intégral et définitif du conflit de Tchétchénie, il avait parfaitement compris que, céder en Tchétchénie, ce serait devoir céder, ultérieurement, sur toute la ligne face au permanent complot suscité par la conspiration mondialiste, à travers la Turquie et derrière les manigances de l’islamisme fondamentaliste, sur le flanc méridional du continent eurasiatique, tout le long de la chaîne d’instabilité des républiques islamistes de l’ancienne Union Soviétique. Dans mon for intérieur, j’ai décidé que ma mission, que ma mission historique consisterait à régler le problème du Caucase-Nord, affirmait Vladimir Poutine dans un entretien avec la revue Kommersant de Moscou.

Or, si, comme il n’arrête pas de le dire, pour Vladimir Poutine, la guerre de Tchétchénie, guerre de déstabilisation et d’infiltration aux objectifs essentiellement subversifs, représente la ligne d’opposition de l’Islam et de la Chrétienté, il ne pouvait pas non plus ne pas comprendre, aussi, que, dans une guerre de religions, il s’agit de la confrontation irréductible de deux religions qui ne saurait prendre fin que par l’abdication de l’une devant l’autre de ces religions, et par conséquent d’une guerre totale.

Mais ce n’est certes pas lĂ  seulement la raison pour laquelle Vladimir Poutine ne cesse d’accentuer la nĂ©cessitĂ© de l’intĂ©gration Ă  part entière de l’orthodoxie dans le bloc actuel du patrimoine rĂ©volutionnaire de la « Nouvelle Russie ». C’est qu’en mĂŞme temps qu’il n’y a pas d’Empire sans une religion d’Empire, que l’acte fondationnel de la crĂ©ation – ou du renouvellement – d’un Empire ne saurait ĂŞtre que d’une nature exclusivement religieuse. Et que la grande mission eschatologique finale de la « Nouvelle Russie » se doit d’être, en dernière analyse, une mission religieuse.

Dans l’entretien déjà cité avec la revue Kommersant, Vladimir Poutine déclarait, aussi, que, quelques années après la mort de sa mère, qui l’avait fait baptiser clandestinement dans la religion orthodoxe, celle-ci lui avait donné sa croix de baptême, pour que, lors d’un voyage qu’il lui avait fallu faire en Israël, il la fasse bénir « sur le tombeau du Christ ». Et, ajoute-t-il, « pour ne pas la perdre, je l’ai mise autour de mon cou. Et, depuis, je l’y ai gardée. »

De toutes les façons, la « Russie Nouvelle » doit absolument se souvenir, sans cesse, qu’elle doit le miracle inconcevable de sa brusque libération du communisme, « comme par enchantement », au fait que, en communion avec tous les Évêques du monde, le Pape Jean Paul II avait consacré la Russie au Cœur Immaculé de Marie, suivant le vœu et la promesse sous condition qu’avaient prononcés la Vierge Marie lors de son apparition à Fatima, au Portugal, en 1917, l’année même où la Russie sombrait dans le cauchemar halluciné, dans le cauchemar sanglant et sombre de soixante-dix années de terreur communiste.

Mais il y a plus. Suivant la prophétie de Saint Maximilien Kolbe, le martyr de la charité d’Auschwitz, pour que la « Nouvelle Russie » puisse être vraiment au rendez-vous de ses retrouvailles prévues avec ses plus grandes destinées à venir, il faudrait que, sur la plus haute tour du Kremlin, l’Étoile Rouge soit remplacée par une statue votive de la Vierge Marie, symbole annonciateur du Regnum Mariae. Ce n’est qu’un symbole, mais c’est sans doute de ce symbole que dépend entièrement l’avenir eschatologie de la Russie et partant de l’ensemble impérial du grand-continent eurasiatique Cela, je ne sais pas si Vladimir Poutine le sait. Mais il faudra le lui faire savoir.

Pour le moment, la somme maximale des efforts à déployer par les « groupes géopolitiques », et par les formations politiques européennes que ceux-ci pourraient influencer, doit concerner la mise en piste de l’axe Paris-Berlin-Moscou. En même temps, si la plus Grande Europe est, désormais, à cause de la Russie, à la fois catholique et orthodoxe, il faudra s’empresser d’arriver à une réintégration des deux religions, catholique et orthodoxe, revenir en arrière jusqu’aux temps où leur séparation n’avait pas été consommée. Ce qui à présent paraît impossible, une volonté transcendantale le fera, soutenue par certaines centrales occultes à l’œuvre, et par la sainteté.

Jean Parvulesco

PubliĂ© sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque.

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Reproduction autorisée avec indication des sources

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juin 07 2010

Le Mossad aurait utilisé Al-Qaïda dans les attentats du 11 septembre, selon le journaliste Alan Hart (vidéo)

Plus une semaine ne passe dĂ©sormais sans qu’un tĂ©moignage ne vienne alimenter la thèse de l’implication des services israĂ©liens dans les Ă©vènements du 11 septembre.

mossad

Aujourd’hui, c’est le journaliste et Ă©crivain Alan Hart, ancien reporter de la BBC et spĂ©cialiste du Moyen-Orient pour la chaine ITN, qui nous explique comment « depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit ». Ainsi, selon Hart, les sionistes et les nĂ©oconservateurs auraient utilisĂ© Al-QaĂŻda dans le 9/11 pour leurs intĂ©rĂŞts respectifs. Une thĂ©orie qui renforce l’information publiĂ©e il y a un peu plus d’un an par le quotidien algĂ©rien Ennahar, qui affirmait que l’Etat hĂ©breu entraĂ®ne des terroristes liĂ©s Ă  l’organisation de Ben Laden sur son territoire.

Agata Kovacs, Mecanopolis


Alan Hart, 9/11 et Mossad
envoyé par Mecanopolis.

Merci Ă  « Druide » pour son travail de traduction.

Transcription de l’entretien :


Alan Hart: Je vais briser une règle Ă  prĂ©sent. Je veux dire, vous avez mentionnĂ© le 11 septembre. En principe je n’en parle pas en public parce que cela fait de vous une cible pour des attaques et de fausses accusations d’antisĂ©mitisme et tout le reste, n’est-ce pas?


Kevin Barrett: Je l’ai certainement remarquĂ©.


Hart: Donc, d’entrĂ©e de jeu, j’ai gardĂ© mes distances par rapport Ă  ça, car cela leur donne un thème sur lequel ils vont se concentrer, et ils peuvent alors dĂ©tourner l’attention de votre message principal. Mais, puisque vous l’avez mentionnĂ©, je vais vous dire ce que je crois sincèrement. Je pense que cela a probablement commencĂ© comme une opĂ©ration d’un groupe musulman, d’accord? Mais je pense que cela fut très rapidement infiltrĂ© par des agents du Mossad. Ceci n’est pas un secret – je l’explique en dĂ©tail dans mon livre : depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit. Donc, ils auraient certainement infiltrĂ© celui-lĂ  (les terroristes du 11 septembre). Et je suppose qu’Ă  un moment au dĂ©but ils ont dit aux « traĂ®tres » dans la CIA, « Ce complot est en marche, que devons-nous faire? » Et les sionistes et les nĂ©o-conservateurs ont dit : « Utilisons-le ! ».


Ce qui est sĂ»r et certain dans tout ça, je crois, c’est que les tours jumelles ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol, pas par les avions. Maintenant, je vous dirai en passant que parmi les amis que j’ai certains sont consultants pour l’une des plus importantes firmes d’ingĂ©nierie civile et de construction au monde. Je ne vais pas la nommer. Mais ils ont Ă©tudiĂ© les films et ils ont conclu qu’il n’y a absolument aucun doute que les avions ont Ă©tĂ© abattus … DĂ©solĂ©, que les tours ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol. Et puis nous avons le film de ce qu’on appelle souvent les « cinq IsraĂ©liens dansants ». Saviez-vous cela Kevin ?


Barrett: Je le sais certainement. Ils cĂ©lĂ©braient les attentats. Ils avaient mis en place des camĂ©ras avant les attentats et ils se claquaient dans leurs mains en l’air ["high five"] et allumaient leur briquet en Ă©tant placĂ©s juste devant les tours jumelles.


Hart: C’est exact. Mais le fait Ă  remarquer est qu’ils avaient tous des tĂ©lĂ©phones portables. N’est-ce pas?


Barrett: C’est exact.


Hart: Ils ont d’abord Ă©tĂ© signalĂ©s comme Ă©tant des musulmans. Saviez-vous cela?


Barrett: Euh … Moyen-Orientaux est le « code » pour les IsraĂ©liens …


Hart: Bon, Moyen-Orientaux. Mais ça donnait l’impression qu’ils Ă©taient musulmans – qu’ils Ă©taient les mĂ©chants.


Barrett: C’est exact.


Hart: Donc, le FBI les a pourchassĂ©, et ces cinq gars ont fui pour Ă©viter d’ĂŞtre arrĂŞtĂ©s. Mais ils ont finalement Ă©tĂ© capturĂ©s et ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s. Et devinez quoi. Ils Ă©taient tous des agents du Mossad.


Barrett: Cela a été confirmé par [la revue] The Forward.


Hart: C’est exact. C’est un fait Ă©tabli. Alors cela dĂ©bouche sur la question : que faisaient-ils lĂ ? Cela indique qu’ils savaient, ou Ă  tout le moins, qu’ils savaient que les attaques allaient se produire. Il n’est pas impossible – et c’est Alan Hart qui spĂ©cule ici – que les avions aient Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s de transpondeurs, et que ces gars-lĂ  ont dirigĂ© les avions vers leur cible avec leur portable. Ce n’est pas impossible.


Barrett: Je suppose que ça n’est pas impossible. Il y a certainement toutes sortes d’autres possibilitĂ©s, mais l’hypothèse d’avions guidĂ©s Ă  distance est très probable, considĂ©rant que, si l’on avait prĂ©vu une dĂ©molition très complexe de trois gratte-ciels – et s’agissant lĂ  des trois plus grands bâtiments au monde Ă  ĂŞtre dĂ©truits par dĂ©molition contrĂ´lĂ©e -, il fallait bien s’assurer qu’ils soient percutĂ©s [par un objet quelconque] pour justifier leur destruction.


Hart: Et n’est-ce pas le cas, Kevin, que plusieurs de vos meilleurs pilotes ont effectivement dit que cela aurait Ă©tĂ© une tâche extrĂŞmement difficile que de diriger ces avions pour qu’ils percutent ces bâtiments.


Barrett: Eh bien, c’est vrai. J’ai reçu un certain nombre de pilotes qui sont membres des Pilotes pour la vĂ©ritĂ© sur le 11 septembre Ă  mon Ă©mission, et ils ont dit que la vitesse mesurĂ©e de l’avion, qui, lorsqu’il a heurtĂ© la tour Sud, Ă©tait proche de 600 miles Ă  l’heure au niveau de la mer, est une vitesse Ă  laquelle… enfin certains d’entre eux disent que ces Boeing 767 ne pouvaient nullement atteindre cette vitesse au niveau du sol. Ils auraient Ă©té rĂ©duits en pièces Ă  une vitesse sensiblement infĂ©rieure Ă  celle-ci par la pression de l’air au niveau de la mer, qui est beaucoup plus dense. Mais, en tout cas, [ils affirmaient] que nulle personne saine d’esprit pourrait prĂ©tendre qu’il soit possible de guider un avion Ă  cette vitesse au niveau de la mer et de percuter ces objectifs de la façon dont ils l’ont fait.


Hart: Donc, la spĂ©culation qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s d’une sorte de transpondeur et qu’ils ont Ă©tĂ© appelĂ©s vers leur cible par voie Ă©lectronique n’est pas totalement irrationnelle?


Barrett: Euh … Eh bien non, ça ne l’est pas, en fait, il est mĂŞme un peu douteux que des avions de passagers normaux soient capables de le faire avec une telle constance et Ă  une telle vitesse. Dans tous les cas, il semble très douteux que des pilotes qui ne pouvaient mĂŞme pas piloter en solo un Cessna aient pu accomplir ces prouesses incroyables pour atteindre leurs cibles.


Hart: Eh bien, [il y a] cela et deux autres choses Kevin. Nous savons qu’en fait au moins six, voire neuf des prĂ©sumĂ©s pirates de l’air qui sont prĂ©tendument morts sont en fait bien en vie … et habitent quelque part …


Barrett [l'interrompt]: Eh bien, c’est vrai. Et c’est confirmĂ© par l’article de Jay Kolar « What we now know about the 9/11 hijackers » ( »Ce que nous savons maintenant sur les pirates de l’air du 11  septembre »), qui a Ă©tĂ© publiĂ©, en fait, dans un volume paru chez un Ă©diteur scientifique europĂ©en de premier plan [Research in Political Economy, vol. 23, Elsevier, 2006]. Il est Ă©tonnant que toute la littĂ©rature acadĂ©mique soit tellement Ă  sens unique. Il n’y a pas de contre-littĂ©rature de niveau acadĂ©mique Ă  l’exception de …


Hart [l'interrompt]: Sauf pour dire « Comment osez-vous ĂŞtre Ă  ce point antisĂ©mite ?!? ». C’est la seule contre-littĂ©rature.


Barrett: Exact, exact. Et puis il y a aussi la contre-littĂ©rature de Cass Sunstein publiĂ©e dans la [revue] Harvard Law Review. C’est un diplomĂ© de Harvard qui est maintenant conseiller d’Obama, qui a Ă©crit un article sur la façon de traiter avec ces terribles thĂ©ories du complot et il a dĂ©fendu l’idĂ©e que le gouvernement devrait infiltrer ces groupes et rĂ©pandre toutes sortes d’informations variĂ©es afin de  »diffuser de la diversitĂ© cognitive » dans ces groupes et, qu’Ă  terme, il pourrait ĂŞtre nĂ©cessaire de rendre illĂ©gales les thĂ©ories du complot.


Hart: Oui, bien sĂ»r, mais un autre indicateur assez effrayant, est que nous savons que Wolfowitz et Perle ont Ă©crit ce document, dont le nom m’Ă©chappe pour le moment…


Barrett: « Rebuilding America’s Defense » [PNAC]? [Reconstruire la dĂ©fense de l'AmĂ©rique, document du Projet pour le nouveau siècle amĂ©ricain]?


Hart: Oui… mais quand ils Ă©taient conseillers de Netanyahu ….


Barrett: C’est le document « Clean Break ».


Hart: C’est celui-lĂ , le document « Clean Break ». Et la stratĂ©gie Ă©tait de se dĂ©barrasser de Saddam Hussein, de faire reculer la Syrie et d’attaquer l’Iran. Tout cela est du domaine public. Mais nous savons aussi que M. Wolfowitz, Ă  un moment parlait de la nĂ©cessitĂ© d’un incident Ă  la Pearl Harbor.


Barrett: Eh bien c’est vrai, Wolfowitz Ă©tait obsĂ©dĂ© par la valeur stratĂ©gique de Pearl Harbor. Il avait parlĂ© de la façon dont les nazis croyaient qu’ils auraient gagnĂ© la Seconde Guerre mondiale s’ils avaient eu un tel incident Ă  la Pearl Harbor pour rallier la population.


Hart: Oui, tu vois, je crois que la guerre en Irak — j’ai Ă©crit cela dans mon livre –, je crois que les deux principaux moteurs de la guerre ont Ă©tĂ© Wolfowitz et Perle. Je crois qu’ils ont ensuite Ă©tĂ© supportĂ©s et approuvĂ©s par celui que j’ai appelĂ© « Dr Strangelove » (Dr Folamour) — vous pouvez deviner de qui il s’agit, c’est le vice-prĂ©sident Dick Cheney –, et [par] l’ensemble des nĂ©o-conservateurs. Vous voyez, ce n’Ă©tait pas une guerre pour le pĂ©trole. Les gens disent que c’Ă©tait une guerre pour le pĂ©trole. J’ai parlĂ© avec les dirigeants des pĂ©trolières — puisque je connais bien certains d’entre eux — et ils m’ont dit: « Alan, ne soyez pas insensĂ© : l’industrie pĂ©trolière a besoin de stabilitĂ©! Elle n’a pas besoin de ce genre de bouleversements ». Et je pense que c’est exact.


Barrett: Ça l’est. James Petras a fait valoir cet argument de façon tout Ă  fait convaincante. Je pense que le seul contre-argument valide est que ce n’est pas tant le pĂ©trole mais la gĂ©ostratĂ©gie Ă  long terme basĂ©e sur le pĂ©trole qui rendait cela important d’occuper ces rĂ©gions du monde.


Hart: IsraĂ«l avait un autre objectif stratĂ©gique Ă  plus long terme. Il fallait se dĂ©barrasser de Saddam Hussein parce qu’il reprĂ©sentait la seule menace potentielle — je rĂ©pète, menace potentielle — ou dĂ©fi pour la domination complète de la rĂ©gion par IsraĂ«l.


Barrett: C’est un très bon point. Et maintenant, il a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©, l’Irak a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©e et empoisonnĂ©e et les intellectuels, scientifiques et techniciens ont Ă©tĂ© pourchassĂ©s et tuĂ©s par le Mossad…


Hart [l'interrompt]: Et se dirige sans doute vers la guerre civile.


Barrett: L’Irak a Ă©tĂ© supprimĂ©e en tant qu’antagoniste potentiel d’IsraĂ«l il y a très longtemps. Et maintenant, ils veulent utiliser les militaires amĂ©ricains pour aller contre l’Iran.


Hart: Vous voyez, c’est fascinant, Kevin. Je crois vraiment — et je crois vraiment — que l’Iran n’est pas le moindrement intĂ©ressĂ© Ă  se procurer des bombes nuclĂ©aires. Mais imaginons qu’ils en ont 4, 5 ou 6 ou peu importe, pensez-vous qu’il soit possible qu’ils lancent une première attaque contre IsraĂ«l? Bien sĂ»r qu’ils ne le feraient pas! Parce que s’ils le faisaient, la totalité de l’Iran serait dĂ©vastĂ© et anĂ©anti, et ils ne sont pas stupides. Et la raison pour laquelle les IsraĂ©liens font tout un cinĂ©ma en Iran c’est afin de dĂ©tourner l’attention – publique et politique – de la colonisation sioniste et du gĂ©nocide en cours en Palestine.


Barrett: C’est exactement ce que certains de mes invitĂ©s rĂ©cents ont dit. Gordon Duff qui Ă©tait Ă  mon Ă©mission il y a une semaine ou deux, fait partie d’un groupe de militaires amĂ©ricains Ă  la retraite qui avertissent que les IsraĂ©liens veulent fuir en avant en provoquant une guerre au Moyen-Orient plus Ă©tendue en vue justement de masquer leurs traces non seulement en ce qui concerne le nettoyage ethnique de la Palestine mais aussi en ce qui concerne le 11 septembre. Alan Sabrosky, qui est un ami de Gordon Duff, est très respectĂ© et accompli…


Hart [l'interrompt]: Ouais je connais Alan, je le respecte, oui.


Barrett: Il a dĂ©clarĂ© carrĂ©ment que c’est juste une simple Ă©vidence, comme vous le savez, qui saute aux yeux, que le Mossad est derrière le 11 septembre. Et donc ces gens nous avertissent qu’IsraĂ«l est susceptible de lancer une nouvelle attaque contre les États-Unis, encore une fois pour provoquer une autre guerre plus Ă©tendue au Moyen-Orient …


Hart [l'interrompt]: une attaque sous faux pavillon …


Barrett: Exact, pour être absous de leur responsabilité dans le 11 septembre et avoir des troupes là-bas cette année.


Hart: La thĂ©orie des conspirateurs est: IsraĂ«l ne peut attaquer l’Iran tout seul. Donc, il serait nĂ©cessaire d’orchestrer une opĂ©ration sous fausse bannière de manière Ă  forcer et entraĂ®ner les États-Unis dans cette guerre.


Barrett: Exactement.

(…)

mai 05 2010

Invisible Empire (vidéo vostfr)

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Jason Bermas avait prĂ©cĂ©demment travaillĂ© sur Loose Change. Avec « Invisible Empire », il met au jour les divers mensonges, manipulations, trahisons, dĂ©cisions politico-financières de l’ombre, ayant pour finalitĂ© la mise en place d’un « Nouvel Ordre Mondial ».

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mar 07 2010

Pour Ahmadinejad, le 11 septembre est une « effroyable imposture »

A l’occasion d’un discours prononcé le 8 mars 2001 devant les services de Renseignement iranien, le président Mahmoud Ahmadinejad a présenté sa vision du monde et des relations internationales.

Evoquant les attentats du 11 septembre 2001 qui marquent un tournant dans l’histoire contemporaine, il a dénoncé une effroyable imposture qui a permis avant tout de justifier l’invasion de l’Afghanistan.

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Pour le président iranien, le recours au terrorisme et à la guerre est une caractéristique du mode de domination sioniste et de son système économique, le capitalisme. Toujours selon lui, la Révolution islamique a apporté une alternative là où le matérialisme marxiste a échoué.

Au cours des dernières années, Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les déclarations dénonçant le « grand mensonge » du 11-Septembre. Ce discours intervient alors qu’il doit se rendre en Afghanistan en début de semaine.

Source : Réseau Voltaire

fév 25 2010

Herman van Rompuy tancé par le député européen Nigel Farage (vidéo)

Le chef de file des dĂ©putĂ©s du Parti pour l’indĂ©pendance du Royaume-Uni (UKIP) au Parlement europĂ©en, Nigel Farage, a créé l’Ă©vènement mercredi en s’adressant sans concession au prĂ©sident de l’UE Herman Van Rompuy, nommĂ© Ă  ce poste par l’intercession du groupe Bilderberg, Ă  l’occasion de sa première apparition devant les eurodĂ©putĂ©s.

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Intervention de Niger Farage : « Je ne veux pas ĂŞtre impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque! La question que je veux poser… Qui ĂŞtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous! On n’a jamais entendu parler de vous! Personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous. Je veux vous poser une question PrĂ©sident, qui a votĂ© pour vous ? Et quel mĂ©canisme (vous a fait Ă©lire ?). La dĂ©mocratie n’est pas populaire avec vous… Les peuples d’Europe doivent vous dĂ©mettre de votre poste. Est-ce que c’est ça la dĂ©mocratie europĂ©enne ? Je sens que vous ĂŞtes compĂ©tent, capable et dangereux. Je n’ai aucun doute sur le fait que votre intention est d’ĂŞtre l’assassin de la dĂ©mocratie europĂ©enne et de toutes les nations europĂ©ennes. Vous ne savez pas ce qu’est un pays uni car vous venez de Belgique, qui est plutĂ´t un non-pays. Mais depuis que vous ĂŞtes lĂ , on a vu la Grèce rĂ©duite Ă  devenir rien de plus qu’un protectorat. Monsieur, vous n’ĂŞtes pas lĂ©gitime Ă  ce poste. Je peux dire avec confiance que je parle au nom de la majoritĂ© du peuple anglais: On ne vous connaĂ®t pas, On ne vous veut pas. Plus tĂ´t vous partirez mieux cela sera. » (Traduction : Pierre Jovanovic)



Sur le même sujet, lire également Le plan secret du Président du Conseil européen Herman van Rompuy

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fév 11 2010

Le plan secret du Président du Conseil européen Herman van Rompuy (The Independant)

Comme nous l’indiquions dans notre article publiĂ© hier matin, l’idĂ©e centrale, pour Bruxelles, est d’utiliser cette « crise des Etats » afin contraindre au fĂ©dĂ©ralisme Ă©conomique la majoritĂ© des pays membres qui s’y refusaient jusqu’ici. Cela par la mise en place d’un « gouvernement Ă©conomique » qui aura pour but d’unifier les budgets des Etats membres de l’UE, afin de pouvoir disposer de leurs ressources, oĂą plus exactement de mettre fin Ă  leur souverainetĂ© Ă©conomique.

Le quotidien britannique The Independant confirme nos craintes les plus sombres en publiant une note secrète du président du Conseil européen, Herman van Rompuy, dont nous vous proposons la traduction.

Mecanopolis

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TheIndependentMasthead

Le nouveau prĂ©sident du Conseil europĂ©en, Herman Van Rompuy, s’appuie sur la crise financière dans l’euro-zone pour pointer audacieusement la question du pouvoir sur les budgets nationaux. Des fuites sont rĂ©vĂ©lĂ©es.

The IndĂ©pendant a pris connaissance d’ une annexe secrète Ă  la lettre envoyĂ©e par M. Van Rompuy aux chefs de l’Union EuropĂ©enne de gouvernement les invitant au sommet tenu demain Ă  Bruxelles.

Dans une assertion majeure et musclĂ©e sur les gouvernements nationaux et sur la Commission d’UE, Van Rompuy note : « les membres du Conseil europĂ©en sont responsables de la stratĂ©gie Ă©conomique dans leur gouvernement. Ils devraient l’assumer Ă  l’échelle de l’UE. Si on appelle Ă  la coordination des politiques et des gouvernances Ă©conomiques, seul le Conseil europĂ©en est capable de fournir une stratĂ©gie europĂ©enne commune pour plus de croissance et plus d’efficacitĂ©. »

M. Van Rompuy dĂ©clare que « la crise a rĂ©vĂ©lĂ© nos faiblesses« , en ajoutant : « les plans budgĂ©taires, les programmes de rĂ©forme structurels et les rapports concernant le changement climatique devraient ĂŞtre prĂ©sentĂ©s simultanĂ©ment Ă  la Commission. Cela fournirait une vue d’ensemble complète.« 

Une source d’UE dĂ©voile : « Il est devenu clair Ă  chacun que cette crise Ă©conomique ne peut pas ĂŞtre rĂ©solue par diffĂ©rents Ă©tats membres, tels que l’Allemagne dĂ©pannant la Grèce. Ce dont nous avons besoin est le mĂŞme genre de mĂ©canisme que nous avons maintenant imposĂ© Ă  la Grèce afin de surveiller et analyser la situation de certains pays en zone Euro. Donc l’idĂ©e est de mettre toutes les Ă©conomies europĂ©ennes sous surveillance. Vous pouvez vous attendre Ă  ce qu’Ă  quelques dĂ©cisions importantes soient prises très bientĂ´t. »

Très inhabituellement, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a interrompu une réunion de gouverneurs de banques centrales à Sydney pour revenir en Europe.

La pression sur l’euro s’est attĂ©nuĂ©e dans l’attente supposĂ©e que l’autoritĂ© du responsable politique et Ă©conomique de U.E apaise les marchĂ©s.

Le gouvernement de centre-gauche de M. Papandreou a annoncĂ© qu’une austĂ©ritĂ© de quatre annĂ©es jugulerait un dĂ©ficit budgĂ©taire abyssal. Cependant, des doutes persistent. Après une situation tragico-comique, les percepteurs d’impĂ´ts de Grèce se sont mis en grève la semaine dernière. Aujourd’hui tous les vols en partance et vers la Grèce seront gelĂ©s par les contrĂ´leurs de trafic aĂ©rien et des grèves interviendront aussi dans les hĂ´pitaux et les Ă©coles.

Bien que pas directement affectĂ©, compte tenu que la livre sterling est hors de la zone Euro, Gordon Brown s’est Ă©mu que n’importe quelle faille dans l’Ă©conomie europĂ©enne pouvait mettre aussi le Royaume-Uni en danger.

L’inquiĂ©tude affichĂ©e aux plus hauts niveaux de l’UE quant Ă  une contagion passant par la Grèce, l’Espagne et le Portugal est aussi clairement confirmĂ©e par la note confidentielle de M. Van Rompuy : « La crise a rĂ©vĂ©lĂ© nos faiblesses. Notre taux de croissance structurel est trop bas pour crĂ©er de nouveaux emplois et soutenir nos systèmes sociaux. »

Se rapportant au fait que l’UE n’a aucune solution pour rĂ©soudre une crise budgĂ©taire qui affecte d’autres Etats membres, M. Van Rompuy continue : « les dĂ©veloppements rĂ©cents dans la zone euro accentuent le besoin urgent de renforcer notre gouvernement Ă©conomique. Dans nos Ă©conomies imbriquĂ©es, nos rĂ©formes doivent ĂŞtre coordonnĂ©es pour optimiser leur effet. »

Le Pacte de Croissance et de StabilitĂ© europĂ©en et le TraitĂ© Maastricht ont Ă©tĂ© conçus pour prĂ©venir le type de crise budgĂ©taire que l’euro-zone connaĂ®t actuellement.

Les règles de Maastricht – le fait de limiter des Etats membres Ă  un dĂ©ficit budgĂ©taire annuel de 3 pour cent par an et Ă  une dette nationale totale Ă  un rapport de PIB de 60 pour cent – ont Ă©tĂ© balayĂ©es pendant la crise financière. MĂŞme pendant les annĂ©es d’avertissement, les pays les ont le plus souvent nĂ©gligĂ©es.

Pour l’avenir, M. Van Rompuy explicite , « nous allons nous concentrer sur l’impact de politiques nationales sur l’ensemble de l’U.E , tout particulièrement quant aux dĂ©sĂ©quilibres macroĂ©conomiques et aux divergences de compĂ©titivitĂ©. »

La crise financière met en compĂ©tition les trois prĂ©sidents de l’UE qui luttent pour la première place. M. Van Rompuy , prĂ©sident permanent du Conseil europĂ©en (Une fonction pensĂ©e pour Tony Blair), le premier ministre espagnol, JosĂ© Zapatero, prĂ©sident du Conseil de l’Union EuropĂ©enne et JosĂ© Manuel Barroso , prĂ©sident de la Commission europĂ©enne.

Le PrĂ©sident Barack Obama a rembarrĂ© rĂ©cemment un sommet d’U.E-Etats-Unis pour le printemps prochain au titre de cette troĂŻka ingĂ©rable.

Le sommet va ĂŞtre tenu loin des bureaucraties habituelles, dans la bibliothèque Solvay de Bruxelles. « Van Rompuy a voulu crĂ©er une atmosphère bien plus intime, sans une armĂ©e de conseillers, » rĂ©vèle une source. « Il y a actuellement beaucoup de tensions entre les Etats membres, ce pourquoi il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de les faire se rencontrer dans un cadre ouvert, sympathique, apĂ©ros Ă  l’appui. L’idĂ©e est d’avoir des sessions de travail convenable , conviviables. »

Lire l’article original sur le site de The Independant

Lire également notre dernier article La reconfiguration de l’Union européenne est en marche (vidéo)

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