Category: Bildeberg

août 31 2010

L’avenir de « l’ordre mondial » se construit sur nos vies

Tous les curseurs sont maintenant au rouge et les agences mondialistes prĂ©voient les pires scĂ©narios. Après la pause estivale, il est Ă  craindre que la crise Ă©conomique ne connaisse une nouvelle phase. Mais l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ne serait-elle pas le moyen de reconfigurer notre monde, et l’Occident en premier lieu ?

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Lors d’un discours devant la Chambre de Commerce de San Antonio, le 29 juillet, Richard Fisher, président de la Réserve fédérale de Dallas (une des 12 branches régionales de la Fed), a décrié l’impasse monétariste dans laquelle sont pris les Etats-Unis, et donc, par extension, le monde. Déjà, au printemps, Fisher s’était fait remarquer en soutenant le retour à la Loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt et l’interdiction des produits dérivés. D’après le reporter du SanAntonio Express-News présent sur place, Fisher a déclaré qu’il n’était pas possible pour la Fed d’émettre de la monnaie pour tenter de combler le déficit américain. « On sait ce qui arrive lorsque les banques centrales accèdent à ce type de demandes : cela nous embarque sur la pente glissante de la dévaluation de notre monnaie et nous met sur les rails de l’hyperinflation et de la destruction économique. Ni mes collègues ni moi ne sommes prêts à nous risquer sur cette voie. »

Apparemment, il ne doit pas considĂ©rer le gouverneur de la Fed comme un de ses collègues puisque Ben Bernanke, comme son confrère europĂ©en Jean-Claude Trichet, argue que les injections massives de liquiditĂ©s sont nĂ©cessaires pour la « stabilité ». En rĂ©alitĂ©, les Ă©changes interbancaires sont au point mort, et si les banques fĂ©dĂ©rales venaient Ă  cesser leur soutien, c’est toute la machine financière mondiale qui se gripperait. Cela risque bien d’arriver d’ici novembre prochain, car il est dĂ©sormais impossible que l’Espagne puisse faire face Ă  ses Ă©chĂ©ances, et sa dette publique et privĂ©e cumulĂ©e pourrait Ă  elle seule engloutir le plan d’aide europĂ©en de 750 milliards d’euros.

Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement »

Le dernier rapport de la Fondation Rockefeller, publiĂ© il y a deux mois, n’y va pas par quatre chemins, et prĂ©voit des « annĂ©es de malheur ». Le document, intitulĂ© « ScĂ©narios pour l’avenir de la technologie et le dĂ©veloppement global », prĂ©dit un cataclysme Ă©conomique qui entraĂ®nera des guerres civiles puis un effondrement des civilisations.

Des événements dévastateurs comme le 11 septembre, le tsunami en Asie du Sud en 2004, ou le tremblement de terre en Haïti en 2010, ont préparé les mentalités à des catastrophes inattendues,mais certainement pas à une succession sans relâche de catastrophes encore plus considérables. Quoique les catastrophes dont nous avons connaissance actuellement, tels les incendies en Russie ou les inondations au Bouthan et au Pakistan en paraissent un avant-goût.

L’étude décrit également les nations perdant le contrôle de leurs finances publiques et une incapacité à gérer l’ordre et la stabilité provoquant toujours plus de violence, de criminalité et de troubles au sein de la société. Vers 2020, il n’y aura plus de distinction entre « pays développés » et « pays en voie de développement ». Les gouvernements ne pourront plus surveiller, identifier ou restreindre ces activités illégales, indique le rapport, d’où la nécessité de mettre en œuvre un système de sécurité hautement sophistiqué afin de contrôler les intégrants du réseau ainsi que leurs activités à l’extérieur dudit réseau (Internet). « La différence entre les nantis et les plus défavorisés sera de plus en plus grande. Les plus riches auront encore les moyens financiers de se protéger. Les quartiers privés et sécurisés fleuriront partout dans le monde. Ce seront des sortes d’îlots entourés de bidonvilles. (…) Il sera de rigueur non pas de construire une maison, mais bien une forteresse avec de hauts murs et protégée par du personnel armé provenant d’entreprises de sécurité privées » précise encore la Fondation Rockefeller.

Les technologies de vérification de l’identité deviendront une routine de la vie quotidienne. Une base de données d’enregistrements de rétines, volée par des pirates en 2017, sera utilisée pour créer de nombreuses fausses identités dans le milieu des années 2020.


NOTRE MONDE EST UN JEU
envoyé par Mecanopolis.

En ligne de mire, « la société 20/80 »

Tandis que la technologie Internet est diabolisée dans ce scénario d’anticipation, l’étude de la Fondation mondialiste prévoit également une explosion sur le marché noir de récoltes d’aliments produits à partir d’OGM, appelés ici et pour l’occasion « progressistes », par les masses populaires décimées et appauvries.

Mais le rapport de la Fondation Rockefeller prĂ©conise Ă©galement des solutions pour contenir les populations plongĂ©es dans la pauvretĂ© : le « fearmongering » (propagande de la peur), qui peut ĂŞtre utilisĂ© Ă  propos du changement climatique, des catastrophes naturelles ainsi et des attaques terroristes Ă  grande Ă©chelle comme « outil de contrĂ´le des populations ». « Choc des civilisations », « axe du mal », « islamo-fascisme », « sĂ©curitĂ© intĂ©rieure »… Ces slogans et scĂ©narios catastrophes ne sont pas nouveaux, et ils ne visent qu’Ă  obtenir un consentement gĂ©nĂ©ral afin de remodeler l’Ă©conomie mondiale dans le but de la rendre plus efficace et sous le contrĂ´le d’une oligarchie financière totalitaire. En 1995 eut lieu le premier State Of The World Forum,Ă  l’HĂ´tel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre Ă©tait d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de dĂ©finir la politique globale utile Ă  leur mise en Ĺ“uvre. Les dirigeants rĂ©unis Ă  San Francisco (MikhaĂŻl Gorbatchev, George H.W. Bush, Margaret Thatcher, Zbigniew Brzezinski, Vaclav Havel, Bill Gates,Ted Turner, etc.) sont parvenus Ă  la conclusion que l’arrivĂ©e de la dĂ©nommĂ©e « sociĂ©tĂ© 20/80 » Ă©tait inĂ©luctable, Ă  savoir celle dans laquelle le travail de 20 % de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalitĂ© de l’appareil Ă©conomique de la planète. La population restante (80 %, donc) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.

Tittytainment

C’est ici qu’entre en jeu le « tittytainment », concept de Zbigniew Brzezinski, présenté lors de la réunion à l’Hôtel Fairmont. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le « tittytainment », comme une combinaison des mots anglais : tits (« nichons » en jargon américain) et entertainment qui, en aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles,mais au contraire comme allusif à l’effet soporifique et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il tète.

Puisque nos « élites » projettent de longue date d’établir cette loi de Pareto en véritable modèle de société,nous pouvons penser en toute logique qu’ils ne se gêneront pas pour utiliser des moyens peu scrupuleux afin de mettre en œuvre une méthode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir. Entre autres,la détérioration des conditions de vie globales des citoyens peut y contribuer. En effet, les États ont privatisé tant de secteurs rentables et nationalisé tellement de secteurs coûteux, que les budgets de la Sécurité sociale, de l’enseignement et de ce que l’État possède encore dans le domaine de la médecine ne cessent de diminuer, tout simplement parce que l’État n’est plus capable de tenir le rythme des financements. Il n’est pas nouveau que la médecine soit majoritairement une affaire privée et qui doit donc prioritairement se montrer rentable, mais l’enseignement est lui aussi en début de privatisation, et qui sait ce qui sera enseigné dans les écoles lorsque ce processus aura abouti…

Clovis CASADUE, pour la revue FLASH

Publié  sur Mecanopolis, avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

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Reproduction libre avec indication des sources

(Titre modifié par Mecanopolis)

août 31 2009

« La véritable histoire du Groupe Bilderberg », par Daniel Estulin

Pour mener à bien leur politique, les oligarques mondialistes tiennent généralement bien gardés leurs secrets, ceux de l’establishment. Establishment avec un grand « e ». Le même « e » que pour Estulin Daniel. Un journaliste-écrivain russe vivant à Madrid. Un nom marqué à l’encre rouge sur les tablettes atlantistes et qui parle peu à l’opinion publique (son site : danielestulin.com). Plutôt logique pour un dissident au Nouvel Ordre Mondial. Il faut dire que le bonhomme a de sacrés bons tuyaux, des réseaux, ses infiltrations. Infiltrations qui riment avec investigation. Et ce au service de la vérité de ce monde, à défaut de sa propre sécurité !

bilderberg

Petite piqûre de rappel : dans les grands médias, il y a ce qu’on nous montre et ce qu’on nous cache. Pour comprendre ce qui se passe dans le monde à l’heure de la gouvernance mondiale, ce qu’on nous montre doit être décrypté pour mieux tendre vers ce qui se trame en coulisse, ce qui reste maintenu en off.

Une chose devrait interpeller l’opinion publique. Elle réside dans la surmédiatisation d’informations futiles ; et à contrario, la totale omerta sur des sujets bien plus sensibles. Notamment sur les sociétés secrètes, les think tank euro-atlantistes du style CFR et Bilderberg ; lobbies surpuissants à la sauce Rockefeller-Brzezinski qui déterminent l’actualité à venir, et par extension la gouvernance mondiale dans ses grandes lignes sur le plan économique, commercial, politique et médiatique. Lobbys investissant les marionnettes politiciennes qu’ils veulent pour qu’elles mettent en place ce qu’ils veulent.

Estulin Daniel

A maintes reprises, l’investigateur russe a démasqué les plans des instigateurs du Nouvel Ordre Mondial. Centralisation des pouvoirs, banque mondiale, monnaie unique, mise en place d’un impôt mondial, mise en scène de guerres au Moyen-Orient, financement du sionisme, renforcement des ONG, du FMI, du rôle de l’OTAN et de l’ONU, suppression de la démocratie, augmentation de la taxe carbone… tout ceci avait été initialement révélé par Estulin avec, au-delà de l’information brute, une vision inquiétante du projet mondialiste : réduction de la population mondiale aux deux tiers, asservissement des peuples, destruction des nations, des cultures, de l’économie mondiale, uniformisation de l’individu. L’esclavage moderne à grande échelle en somme.

Grâce à ses réseaux, Daniel Estulin -à l’instar des Jim Tucker, Jordan Maxwell, Thierry Meyssan et autre Webster Tarpley- nous dévoile les grandes lignes du projet mondialiste. Point par point, avec un temps d’avance et une précision sans faille. Dans ces propos, il y a le contenu du projet et les hommes qui y prennent part. Rien d’étonnant par conséquent de retrouver parmi les « heureux élus » diverses personnalités très influentes des milieux financiers, industriels, politiques et médiatiques. Des habitués de ce genre de think tank où rien ne doit filtrer, mais où ce qui est planifié devra s’appliquer. Le problème pour ces conspirateurs avides de pouvoir, adeptes de la lutte des places et non des classes, c’est que les révélations d’Estulin ou Tucker s’avèrent exactes à chaque fois. Lorsqu’on fait mouche à tous les coups, il ne s’agit plus de chance ou de coïncidence, mais plutôt de véracité d’information. Une raison de plus pour les écouter avec autant d’attention que nos médias institutionnels.

Le système a évidemment tenté de l’éliminer à plusieurs reprises. Trois fois selon lui. Les trois fois par la CIA. Pour le décrédibiliser, les médias le qualifient de fou. Dénigrement révélateur d’un manque d’arguments. Mais il est comme Kasparov, Daniel Estulin, il a toujours un coup d’avance, voire plusieurs sous sa manche ! L’élément rassurant provient de certains individus dignes, de bonne conscience, ne résistant pas à l’appel de la vérité salvatrice. Alors ces derniers coopèrent dans l’intérêt informatif général et le risque de représailles.

Il fait penser à un moustique, Daniel Estulin, malgré sa queue de cheval flanquée derrière son crâne dégarni. Il pique, perturbe, dérange, contrarie les décideurs mondialistes, démasque leurs mensonges à la loupe… mais tant que son nom résonnera uniquement dans les tympans d’initiés dissidents, il ne parviendra pas à entraver la marche aussi venimeuse qu’irrésistible du Nouvel Ordre Mondial. Ce qu’il faudrait, c’est une horde de moustiques « estuliniens » -une armée même- infiltrant ces manigances plus que douteuses afin de crever l’abcès.

Enquête sur enquête, témoignage après témoignage, Daniel Estulin propose une grille de lecture des plus pertinentes en nous détaillant les différentes facettes de la politique mondiale à venir ; de justes -bien qu’inquiétantes- révélations débouchant sur une double conclusion implacable : la lutte contre l’ignorance est un combat de tous les instants, car la vérité de ce monde est d’abord celle qu’on nous cache.

 

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juil 25 2009

Personne n’est Ă  l’abri de l’impĂ©rialisme amĂ©ricain

Par Noam Chomsky

Aucun pays n’est Ă  l’abri d’une intervention des Etats-Unis, mĂŞme le plus insignifiant. En fait, ce sont souvent les pays les plus faibles, les plus pauvres, qui provoquent la plus grande hystĂ©rie.

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Prenez le cas du Laos dans les annĂ©es 60, peut-ĂŞtre le pays le plus pauvre du monde. La plupart de ceux qui y vivaient ne savaient mĂŞme pas qu’ils vivaient dans un pays appelĂ© le Laos ; tout ce qu’ils savaient Ă©tait qu’ils vivaient dans un village qui Ă©tait situĂ© non loin d’un autre petit village, etc. Mais dès qu’une rĂ©volution sociale très limitĂ©e a commencĂ© Ă  se dĂ©velopper lĂ -bas, Washington a soumis le Laos Ă  un « bombardement secret » meurtrier, dĂ©truisant de larges portions de zones habitĂ©es et qui, de leur propre aveu, n’avait rien Ă  voir avec la guerre que les Etats-Unis menaient contre le Vietnam du Sud.

La population de la Grenade est de 100.000 et vous auriez du mal à touver cette île sur une carte. Mais lorsque la Grenade a connu une révolution sociale modérée, Washington est rapidement entré en action pour détruire la menace.

Depuis la RĂ©volution bolchevique de 1917 jusqu’Ă  la chute des gouvernements communistes en Europe de l’Est Ă  la fin des annĂ©es 80, chaque agression US Ă©tait justifiĂ©e comme une dĂ©fense contre la menace soviĂ©tique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983, le chef d’Etat Major a expliquĂ© que, dans l’Ă©ventualitĂ© d’une attaque soviĂ©tique contre l’Europe occidentale, un rĂ©gime hostile Ă  la Grenade pouvait couper les approvisionnements de pĂ©trole des CaraĂŻbes Ă  l’Europe de l’Ouest et que les Etats-Unis seraient dans l’impossibilitĂ© de porter secours Ă  leurs malheureux alliĂ©s.

Cela peut paraĂ®tre comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien de l’opinion publique contre l’agression, le terrorisme et la subversion.

L’agression contre le Nicaragua Ă©tait justifiĂ©e par le fait que si nous ne « les » arrĂŞtions pas lĂ -bas, « ils » traverseraient notre frontière Ă  Harlington, Texas – Ă  peine deux heures de route. (pour les publics plus Ă©duquĂ©s, il y avait des arguments plus sophistiquĂ©s, mais tout aussi plausibles).

En ce qui concerne l’Ă©conomie amĂ©ricaine, le Nicaragua pourrait disparaĂ®tre et personne ne s’en rendrait compte. MĂŞme chose pour le Salvador. Pourtant ces deux pays ont Ă©tĂ© soumis Ă  des attaques meurtrières de la part des Etats-Unis qui ont coĂ»tĂ© des centaines de milliers de vies et des milliards de dollars de dĂ©gâts.

Il y a une raison Ă  cela. Plus le pays est faible, plus son exemple est dangereux. Si un pays minuscule comme la Grenade pouvait amĂ©liorer les conditions de vie de sa population, d’autres pays, avec plus de ressources, pourraient se demander « pourquoi pas nous ? »

Ceci est vrai aussi pour l’Indochine, qui est relativement grande et possède quelques ressources. Eisenhower et ses conseillers s’Ă©tendaient sans cesse sur le riz, l’Ă©tain et le caoutchouc, mais leur vĂ©ritable crainte Ă©tait que le peuple indochinois retrouve l’indĂ©pendance et la justice et que celui de la ThaĂŻlande les imite et, en cas de rĂ©ussite, que la Malaisie suive leur exemple pour rapidement aboutir Ă  l’indĂ©pendance totale de toute l’IndonĂ©sie et la perte pour les Etats-Unis d’une partie importante de la « Grande Zone ».

Lorsqu’on veut instaurer un système global qui soit soumis aux besoins des investisseurs amĂ©ricains, il faut s’assurer que tous les morceaux restent en place. Il est Ă©tonnant de constater Ă  quel point cette idĂ©e est ouvertement formulĂ©e dans les documents officiels.

Prenons l’exemple du Chili sous Allende. Le Chili est un pays relativement grand, avec beaucoup de ressources naturelles, mais, lĂ  non plus, les Etats-Unis n’allaient pas s’effondrer si le Chili devenait indĂ©pendant. Pourquoi Ă©tions-nous si prĂ©occupĂ©s par ce pays ? Selon Kissinger, le Chili Ă©tait un « virus » qui pouvait « infecter » la rĂ©gion et dont les effets allaient se ressentir jusqu’en Italie.

MalgrĂ© 40 ans de subversion par la CIA, l’Italie avait encore un mouvement ouvrier. L’avènement d’un gouvernement social-dĂ©mocrate au Chili aurait pu inspirer les Ă©lecteurs italiens. Imaginez qu’ils se prennent Ă  avoir des idĂ©es bizarres comme celle de reprendre le contrĂ´le de leur propre pays et de refonder les mouvements dĂ©truits par la CIA dans les annĂ©es 40 ?

Les stratèges amĂ©ricains, depuis le secrĂ©taire d’Etat Dean Acheson Ă  la fin des annĂ©es 40 jusqu’Ă  nos jours, ont toujours averti qu’ « une pomme pourrie gâte le baril » [traduction littĂ©rale du proverbe - NDT]. Le danger Ă©tait la pourriture – le dĂ©veloppement social et Ă©conomique – qui pouvait se transmettre.

Cette « thĂ©orie de la pomme pourrie » est prĂ©sentĂ©e en public sous le nom de la thĂ©orie des dominos. Elle est destinĂ©e Ă  faire peur Ă  l’opinion publique et lui expliquer comment Ho Chi Minh pourrait monter dans canoĂ« et pagayer jusqu’en Californie, ce genre de choses. Il se peut que quelques responsables amĂ©ricains croient Ă  ces bĂŞtises, c’est possible, mais pas les stratèges. Ces derniers comprennent parfaitement que la vĂ©ritable menace est celle d’un « bon exemple ». Et il leur arrive parfois de l’Ă©noncer clairement.

Lorsque les Etats-Unis planifiaient le renversement de la dĂ©mocratie guatĂ©maltèque en 1954, le DĂ©partement d’Etat a dĂ©clarĂ© officiellement que « le Guatemala reprĂ©sente un danger croissant pour la stabilitĂ© du Honduras et du Salvador. Sa rĂ©forme agraire est un puissant outil de propagande : son vaste programme social d’aide aux travailleurs et paysans dans une lutte victorieuse contre les classes aisĂ©es et les grandes entreprises Ă©trangères exerce un fort attrait auprès des populations voisines en AmĂ©rique centrale, oĂą les conditions sont similaires ».

En d’autres termes, les Etats-Unis veulent la « stabilitĂ© », c’est-Ă -dire la sĂ©curitĂ© pour « les classes aisĂ©es et les grandes entreprises Ă©trangères ». Si cet objectif peut ĂŞtre atteint par des mĂ©canismes dĂ©mocratiques, tout va bien. Sinon, la « menace contre la stabilitĂ© » que reprĂ©sente un bon exemple doit ĂŞtre dĂ©truite avant que le virus ne se rĂ©pande. C’est pourquoi mĂŞme le plus petit des pays peut reprĂ©senter une menace et doit ĂŞtre Ă©crasĂ©.

Noam Chomsky

mai 25 2009

Qu’est-ce qui se cache derrière l’attaque du secret bancaire suisse?

Par Brigitte Queck et Hans-JĂĽrgent Falkengagen

S’agit-il vraiment pour les politiques allemands de fermer les niches fiscales dont profitent les grands escrocs? S’il en Ă©tait ainsi, les politiques, les reprĂ©sentants de l’administration et de l’Ă©conomie qui ont soustrait au fisc des millions d’euros, comme Zumwinkel, ancien patron de la Poste qui a volĂ© des millions d’euros aux contribuables, ne demeureraient pas impunis alors qu’on licencie des personnes soupçonnĂ©es d’une erreur de caisse de 1,30 euro, comme ce fut le cas rĂ©cemment de cette caissière syndicaliste d’un supermarchĂ© de la chaĂ®ne Kaiser. On dĂ©noncerait et sanctionnerait Ă©galement les fraudes fiscales des grandes so­ciĂ©tĂ©s allemandes qui produisent Ă  peu de frais Ă  l’Ă©tranger, paient lĂ -bas peu d’impĂ´ts et transfèrent vers l’Allemagne uniquement leurs profits. Le gouvernement allemand ­accepte mĂŞme facilement que cela entraĂ®ne la perte de nombreux emplois en Alle­magne. Au lieu de cela, cette dernière accuse la Suisse, petit pays honnĂŞte, de ne pas vouloir abandonner son secret bancaire.

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Aucun Etat n’a le droit de s’immiscer dans les affaires intĂ©rieures de la Suisse

Le secret bancaire remonte Ă  l’annĂ©e 1934, Ă©poque de la grande crise financière mondiale oĂą les populations d’Europe n’avaient plus ­confiance dans l’argent car il permettait d’acheter de moins en moins de choses. Le gouvernement suisse se porta garant des banques suisses. Le secret bancaire fut finalement introduit afin de protĂ©ger l’argent des citoyens contre les abus de l’Etat qui, en temps de crise, utilise cet argent dans son propre intĂ©rĂŞt.
Reprocher Ă  la Suisse de favoriser la fraude fiscale est faux car elle la rĂ©prime sĂ©vèrement. Ce que l’on cherche Ă  cacher Ă  de nom­breuses personnes, c’est que le citoyen suisse a le droit, par le biais de ses assemblĂ©es communales, de dĂ©terminer le montant et l’utilisation de ses impĂ´ts. C’est un phĂ©nomène unique au monde! En Suisse, le secret bancaire est rĂ©glementĂ© juridiquement et aucun Etat au monde n’a le droit de s’immiscer dans les affaires intĂ©rieures du pays.

L’attaque contre la Suisse est une attaque contre un Etat souverain

Mais cela n’explique toujours pas pourquoi la Suisse, en ces temps de crise financière mondiale, est diabolisĂ©e et sert de bouc Ă©missaire.
Il faut savoir que les entretiens de Kronberg, qui ont eu lieu en 2002 sous l’Ă©gide du ministre des Affaires Ă©trangères d’alors Joschka Fischer et de la Fondation Bertelsmann en rĂ©fĂ©rence au Rapport Mitchell (George Mitchell Ă©tait membre du SĂ©nat amĂ©ricain!) et qui visaient Ă  supprimer la souverainetĂ© des Etats dans le monde entier au profit de la crĂ©ation, sous la domination des Etats-Unis, de nouvelles associations d’Etats, du Proche-Orient Ă  l’Inde, afin de mieux pouvoir les contrĂ´ler.
Cela explique pourquoi l’Europe, partenaire des Etats-Unis, cherche Ă  intĂ©grer politiquement et complètement la Suisse dans l’UE. L’attaque actuelle du secret bancaire, et peut-ĂŞtre plus tard celle de sa monnaie, est une attaque contre la souverainetĂ© d’un Etat qui ne s’est pas encore complètement soumis Ă  l’UE et n’est pas encore membre de l’OTAN.
Comme on peut le lire sur le site www.german-foreign-policy.com du 8/9/2006, les AmĂ©ricains recommandent depuis des annĂ©es une recomposition ethnique de l’ensemble des pays du Proche et du Moyen-Orient. La dissolution de groupements entiers d’Etats doit permettre de crĂ©er de nouveaux sujets de droit international en fonction de leur appartenance tribale ou religieuse. Ces recommandations ont paru dans la revue militaire amĂ©ricaine Armed Forces Journal de juin 2006, qui dĂ©pend d’une sociĂ©tĂ© qui publie environ 10 revues militaires. Selon un texte d’autopromotion, les revenus de ce groupe s’Ă©levaient officiellement, en 2005, Ă  7,6 milliards de dollars!
Les cartes de gĂ©ographie publiĂ©es sous le nom de Peters recommandent mĂŞme un dĂ©mantèlement de l’Arabie saoudite justifiĂ© par d’«énormes richesses pĂ©trolières» tout Ă  fait immĂ©ritĂ©es!
Il s’agit Ă©galement de retirer Ă  l’Iran le contrĂ´le du golfe Persique et de ses richesses pĂ©trolières et d’attribuer toute la zone cĂ´tière du pays Ă  un Etat Ă  crĂ©er qui comprendrait une partie de l’Irak.
Ainsi, on priverait des moyens matériels de leur autonomie les deux opposants aux préten­tions occidentales à la domination mondiale.

DĂ©mantèlement de groupes entiers d’Etats

Selon l’historien français Pierre Hillard, la politique allemande encourage de manière dĂ©terminante l’agression ethnique des puissances occidentales. Pour lui, lors des entretiens de Kronberg, il s’agissait de refondre complètement les institutions politiques, Ă©conomiques et religieuses des Etats musulmans possĂ©dant des ressources Ă©nergĂ©tiques afin de les souder solidement Ă  l’axe euro-atlantique et, en dĂ©veloppant peu Ă  peu la prĂ©sence de l’Europe dans la rĂ©gion, de permettre aux Etats-Unis de s’imposer.
La volontĂ© de dĂ©manteler des groupes entiers d’Etats n’est pas nouvelle au sein de la Fondation Bertelsmann qui est pionnière en la matière. Ainsi, Ă  la veille de la guerre en Yougoslavie, elle recommandait de recourir au «principe ethnique» et de mobiliser ­contre Belgrade des «ethnies», c’est-Ă -dire, selon ses propres termes, des «minoritĂ©s dĂ©finies par le sang et ayant des droits territoriaux». La Fondation a Ă©galement Ă©laborĂ© un plan de division ethnique de la Hongrie, de la Roumanie, de la Russie et du nord du Caucase.
C’est ainsi que l’on menace plusieurs membres de l’ONU de leur faire perdre leur qualitĂ© d’Etat! L’Armed Forces Journal fait allusion Ă  ce propos au «dĂ©placement naturel» des frontières consĂ©cutif au dĂ©placement biologique des tribus et des «ethnies». Etant donnĂ© que certaines formations territoriales sont «contre-nature», il faudrait, maintenant, en modifier la structure et cela du Congo au Caucase, en passant par le Kosovo.

Prétextes pour attaquer la souveraineté des Etats

Comment y parvenir? On pourrait rĂ©vĂ©ler «un sale petit secret de 5000 ans d’histoire»: Le nettoyage ethnique est efficace! Ainsi, la politique a quasiment donnĂ© l’absolution aux monopoles de l’armement pour continuer Ă  mener des guerres et Ă  en tirer des profits juteux!
Et cela rĂ©ussit le mieux, on s’en est rendu compte, lorsqu’on prive pratiquement les Etats de leurs leaders, c’est-Ă -dire qu’on installe des rĂ©gimes Quisling dans l’intĂ©rĂŞt du capital monopoliste international. Et pour accomplir cette tâche, on utilise toutes sortes de prĂ©textes pour attaquer la souverainetĂ© des Etats:
•    Avant l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie, on a recouru Ă  l’accusation de «gĂ©nocide» prĂ©tendument commis par les Serbes Ă  l’encontre des Albanais du Kosovo et invoquĂ© la nĂ©cessitĂ© supposĂ©e d’«éviter un second Auschwitz» pour attaquer militairement la Yougoslavie et occuper ensuite militairement le Kosovo. Maintenant, le Kosovo multiethnique n’existe plus.
•    Avant l’agression de l’OTAN contre l’Afghanistan, les Etats-Unis invoquèrent mĂŞme l’art. 51 de la Charte des Nations Unies et l’art. 5 du TraitĂ© de l’Atlantique nord (cas de dĂ©fense collective) puisque les USA avaient prĂ©tendument Ă©tĂ© attaquĂ©s par l’Afghanistan et qu’il fallait «se dĂ©fendre», sachant pertinemment qu’on ne pourrait se fonder sur l’art. 51 que jusqu’Ă  ce que l’attaque extĂ©rieure ait Ă©tĂ© repoussĂ©e. Maintenant nombreux sont ceux qui savent que certains membres du gouvernement amĂ©ricain, des services secrets et de l’armĂ©e ont eux-mĂŞmes organisĂ© l’attentat du 11 septembre afin d’avoir un prĂ©texte pour mener la guerre mondiale de l’OTAN contre le terrorisme, avant tout contre les pays ­musulmans.
•    Lors des guerres menĂ©es contre l’Irak, il s’agissait officiellement de se dĂ©barrasser du dictateur Saddam Hussein mais en rĂ©alitĂ© d’Ă©carter un puissant concurrent dans la rĂ©gion et de mettre en place un rĂ©gime totalement soumis aux AmĂ©ricains, d’empĂŞcher la perte du monopole mondial du ­dollar redoutĂ©e par les AmĂ©ricains Ă  la suite de l’annonce par Saddam Hussein qu’il allait rĂ©gler en euros les ventes de pĂ©trole, et finalement de s’emparer des ri­chesses du sous-sol irakien.

En quoi consiste la souverainetĂ© d’un Etat?

A ce sujet, il est important de savoir prĂ©cisĂ©ment en quoi consiste la souverainetĂ© d’un Etat.
Ses caractéristiques sont notamment:

  • une langue Ă  soi,
  • un Etat Ă  soi,
  • des frontières Ă  soi,
  • un système judiciaire Ă  soi,
  • une culture Ă  soi,
  • une police et une armĂ©e Ă  soi,
  • une monnaie Ă  soi.

Dans Foreign Affairs de juin 2007, on peut lire: «Réagissant contre les tendances géopolitiques, les pays pourraient recouvrer leur souveraineté grâce à leur monnaie.»
L’Allemagne, qu’elle ait Ă©tĂ© dirigĂ©e par la CDU ou par le SPD, n’a pas, en tant qu’agent d’exĂ©cution des Etats-Unis, gardĂ© sa monnaie; elle s’est soumise entièrement au processus d’intĂ©gration dans l’UE oĂą, grâce Ă  son rĂ´le de pionnière et de soutien aux USA, elle s’est taillĂ© une position de leader par la grâce des AmĂ©ricains. Et c’est dans ce schĂ©ma que les Etats-Unis, en collaboration avec l’UE, en particulier l’Allemagne, veulent forcer la Suisse Ă  en­trer, ce pays qui, avec ses institutions comme la Croix-Rouge et d’autres organismes Ă©conomiques soucieux du bien commun, pourrait ĂŞtre un modèle pour beaucoup d’Etats europĂ©ens.

Assujettir complètement les pays en développement riches en matières premières

Nous voudrions encore mettre l’accent sur un aspect de la question. Depuis des annĂ©es, avant tout les pays en dĂ©veloppement riches en matières premières qui ne veulent pas se soumettre aux diktats de la bourgeoisie amĂ©ricaine de la finance et des monopoles se voient soumis Ă  de lourdes sanctions Ă©galement de la part de l’UE: On leur «coupe les vivres» afin de pouvoir les assujettir complètement sous forme de guerres.
Pour ces pays, la Suisse a toujours Ă©tĂ© jusqu’ici un partenaire de confiance.
C’est pourquoi, pour la bourgeoisie monopoliste, une attaque gĂ©nĂ©rale contre la Suisse, approuvĂ©e aussi par une partie de la gauche allemande, du SPD au parti die Linke, est si importante.
C’est pourquoi les milieux monopolistes tentent de briser la rĂ©sistance de la Suisse. Selon Pierre Hillard, ils projettent une partition du pays qui rattacherait le Tessin Ă  l’Italie, la Suisse romande Ă  la France et la Suisse alĂ©manique Ă  l’Allemagne.

Poursuite de la politique étrangère agressive des Etats-Unis

Quant Ă  nous, nous pensons ceci: L’Allemagne ne devrait pas se sentir si sĂ»re d’elle au motif qu’aujourd’hui elle se comporte en partenaire des Etats-Unis. En effet elle pourrait, demain, tomber en disgrâce comme l’Irak il y a peu. Sous les Bush père et fils, l’AmĂ©rique a toujours rĂ©ussi, grâce aux mensonges, Ă©galement Ă  l’Ă©gard de sa population (cf. le 11-Septembre), Ă  mener progressivement Ă  bien ses projets de domination mondiale selon la devise «diviser pour rĂ©gner». Comme Barak Obama a les mĂŞmes conseillers que ses prĂ©dĂ©cesseurs et qu’il dĂ©pend Ă©videmment aussi du complexe militaro-industriel qui le soutient financièrement, la poursuite de la politique Ă©trangère agressive des Etats-Unis est programmĂ©e.
Pourquoi l’Allemagne devrait-elle continuer d’obĂ©ir Ă  un tel Etat qui vit aux dĂ©pens du monde entier au lieu de chercher de nouveaux alliĂ©s sur qui elle puisse compter?

Brigitte Queck et Hans-JĂĽrgent Falkengagen

mai 13 2009

PandĂ©mie A/H1N1 : un milliard de victimes d’ici juillet, selon le magazine New Scientist

Mecanopolis

Les mensonges rĂ©pĂ©tĂ©s du prĂ©sident mexicain Felipe Calderon n’y font rien : le virus A/H1N1 continue de se rĂ©pandre sur la planète, Ă  une vitesse tellement exponentielle que le magazine New Scientist estimait hier soir que la grippe porcine pourrait avoir contaminĂ© un milliard d’individus d’ici le mois de juillet (1). De toute Ă©vidence, la phase 6 du niveau d’alerte de pandĂ©mie n’est retardĂ©e que dans le but de laisser suffisamment de temps aux chancelleries pour organiser leurs plans de « distanciation sociale ».

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Mais ce n’est pas la seule mise en garde du magazine New Scientist, pour qui le virus n’est manifestement pas sensible aux tempĂ©ratures estivales.

Les donnĂ©es mexicaines montrent que les cas de pneumonies – une consĂ©quence du A/H1N1 quand il n’est pas soignĂ© rapidement – ont bondi en avril, oĂą la tempĂ©rature de Mexico-City oscille entre 15° et 26° Celsius, ce qui est Ă©galement la tempĂ©rature moyenne Ă  Londres en Ă©tĂ©.

Information complĂ©tĂ©e par une Ă©tude de l’UniversitĂ© de Berkeley (2) qui indique que le A/H1N1 serait mortel dans tous les cas lorsqu’il n’est pas traitĂ© par un anti-viral dans les trois premiers jours. C’est sans doute la raison pour laquelle le Mexique s’est fait livrer plus d’un million de doses de Tamiflu cette semaine, en mĂŞme temps qu’un retour Ă  la « normale », qui sera assurĂ©ment temporaire.

En outre, la grippe saisonnière tue gĂ©nĂ©ralement les populations très jeunes et très âgĂ©es. Les premières donnĂ©es concernant le AH1N1 montrent qu’un nombre disproportionnĂ© de personnes entre 15 et 54 ans ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es pour une pneumonie sĂ©vère en avril 2009 par rapport aux mĂŞmes pĂ©riodes sur les trois dernières annĂ©es au Mexique. Le mĂŞme groupe d’âge avait Ă©tĂ© touchĂ©s de manière disproportionnĂ©e, en 1918, et lors d’autres pandĂ©mies.

De fait, les malades traitĂ©s dans les hĂ´pitaux reçoivent des doses massives d’oseltamivir (3), sous sa forme injectable, de sorte a ce que l’on soit certain qu’ils puissent figurer du bon cĂ´tĂ© des statistiques.

Malgré ces efforts de propagande, les « cas » ont doublé aux États-Unis ces dernières vingt-quatre heures, et aucun pays ne peut maintenant prétendre ne pas être touché.

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Pandémie et Business

En rĂ©ponse aux bonnes âmes qui s’Ă©taient offusquĂ©es quand Condoleezza Rice avait très vite dĂ©fini le tsunami de dĂ©cembre 2004 comme une « merveilleuse opportunitĂ© » (« qui nous a Ă©tĂ© d’un grand profit », avait-elle ajoutĂ©), il a Ă©tĂ© justement remarquĂ© qu’elle ne faisait qu’exprimer lĂ , de façon certes un peu cavalière, une rĂ©alitĂ© du capitalisme (cf. Naomi Klein, « The rise of disaster Capitalism »). Il y avait cependant quelque naĂŻvetĂ© Ă  faire remonter la mise en place de ce « capitalisme du dĂ©sastre » – formule qui est en elle-mĂŞme un plĂ©onasme – Ă  la dĂ©vastation de l’AmĂ©rique centrale par le cyclone Mitch en octobre 1998, et Ă  principalement ranger sous cette rubrique les opĂ©rations extĂ©rieures de l’administration amĂ©ricaine et de la Banque mondiale, dĂ©sormais planifiĂ©es pour prĂ©parer en mĂŞme temps les interventions militaires Ă  venir et la reconstruction des pays qui n’ont pas Ă©tĂ© encore dĂ©truits, car c’est universellement que le dĂ©chaĂ®nement de calamitĂ©s sans nombre, avec leur combinaison imprĂ©vues et leurs accĂ©lĂ©rations brutales, ouvre un prodigieux chantier aux trusts planĂ©taires du capitalisme. En cela, le A/H1N1 est sans doute le produit le plus avancĂ© de la technologie marchande du XXIème siècle.

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Ce sont les masses qui demandent à être dominées

N’en dĂ©plaise aux amateurs de critique fiction mĂ©lodramatique et conspirative, cette pandĂ©mie ne permettra pas des dĂ©crets de « lois martiales » ou autres bruits de bottes. Nos sociĂ©tĂ©s sont depuis trop longtemps abatardisĂ©es et la manipulation dĂ©mocratique trop raffinĂ©e pour qu’ils soit encore nĂ©cessaire de faire rĂ©gner l’ordre par les armes, et nous aurions tort de penser selon le vieux schĂ©ma : si les masses savaient, si on ne leur cachait pas la vĂ©ritĂ©, elles se rĂ©volteraient. L’histoire moderne n’a pas Ă©tĂ© avare d’exemples contraires, illustrant plutĂ´t, chez les dites masses, une assez constante dĂ©termination Ă  ne pas se rĂ©volter en dĂ©pit de ce qu’elles savaient, et mĂŞme – depuis les camps d’extermination jusqu’Ă  Tchernobyl – Ă  ne pas savoir en dĂ©pit de l’Ă©vidence, ou du moins Ă  se comporter en dĂ©pit de tout comme si elles ne savaient pas.

Les masses ont Ă©tĂ© trop longuement entraĂ®nĂ©es aux sophismes de la rĂ©signation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavide devant la destruction du monde qui se dĂ©roule devant eux. Tout dĂ©montre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir dĂ©truit jusqu’Ă  la facultĂ© d’ĂŞtre atteint par l’expĂ©rience la plus directe.

L’artifice de la propagande consiste Ă  affirmer Ă  la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient, que l’humanitĂ© pourrait faire collectivement, comme un seul homme, en toute connaissance de cause une fois instruite par les experts est rĂ©gi par un implacable dĂ©terministe qui ramène le choix Ă  celui de vivre ou de pĂ©rir ; c’est-Ă  dire de vivre selon les directives des gouvernements ou de pĂ©rir parce que l’on sera restĂ© sourd Ă  leurs mises en garde. Un tel choix se ramène donc Ă  une contrainte qui règle le vieux problème de savoir si les hommes aiment la servitude, puisque dĂ©sormais ils sont contraint de l’aimer. Selon Arendt, le problème de la domination totale Ă©tait de fabriquer quelque chose qui n’existe pas : Ă  savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule « libertĂ© » consisterait Ă  « conserver l’espèce » (Le Totalitarisme). Sur la terre ravagĂ©e par une pandĂ©mie, ce programme cessera d’ĂŞtre une thĂ©orie de la domination pour devenir une revendication des dominĂ©s.

Il n’y aura d’ailleurs bientĂ´t plus d’alternatives qu’entre la soumission et le pur nihilisme. Ceux qui refuseront de se «responsabiliser» (porter un masque, se faire vacciner, accepter une puce RFID pour permettre un meilleur dĂ©pistage, plus rapide, etc), de participer avec zèle Ă  la « gestion citoyenne » de la crise et Ă  l’embrigadement dans l’Union sacrĂ©e pour « sauver le monde », peuvent s’attendre Ă  ĂŞtre bientĂ´t traitĂ©s comme le sont en temps de guerre les dĂ©serteur et le saboteurs. Car l’Ă©tat de nĂ©cessitĂ© et les pĂ©nuries qui vont s’accumuler pousseront d’abord Ă  rĂ©clamer de nouvelles formes d’asservissement, pour sauver ce qui peut l’ĂŞtre encore de la survie garantie lĂ  oĂą elle l’est encore quelque peu.

Cependant le rĂ´le de l’imagination thĂ©orique reste de discerner, dans un prĂ©sent Ă©crasĂ© par la probabilitĂ© du pire, les diverses possibilitĂ©s qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui  Ă  l’intĂ©rieur d’une rĂ©alitĂ© aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expĂ©rience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volontĂ©, avoir des consĂ©quences incalculables.

Mecanopolis

Notes :

1. Article de New Scientist

2. Article de l’UniversitĂ© de Berkeley

3. Documentation Tamiflu


06:00 > Un troisième mort de la grippe porcine a Ă©tĂ© enregistrĂ© aux Etats-Unis, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a-t-on annoncĂ© de source officielle.

10:00 > Un sondage US rĂ©alisĂ© hier pour  Gallup, Harvard School of Public Health and Pew dĂ©montre que 25% de la population amĂ©ricaine s’informe en premier lieu sur internet pour suivre l’Ă©volution du virus A/H1N1. Lire l’article.

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11:00 > Stats

Quelques uns des membres du forum jeuxvideo.com, dont nous vous parlions hier, ont rĂ©alisĂ© toutes sortes de tableaux statistiques, comme celui que nous plaçons ci-dessous, sur leur site : PandĂ©mie grippale – Virus H1N1

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(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

11:30 > Basic Reproduction Number

Le Basic Reproduction Number (R0) est en fait le nombre moyen de nouvelles infections grippales, crĂ©es par une personne nouvellement infectĂ©e, dans une population de personnes sensibles. En gros, on peut dire qu’un R0 de 2 veut dire que chaque personne touchĂ©e par le A/H1N1 contaminerait Ă  son tout 2 autres personnes.

Question : quel est le R0 actuel du A/H1N1 aux USA ? La réponse est 1.3

Question : quel était le Ro de la grippe espagnole ? La réponse est 1,45

Toutefois, l’utilisation du R0 est souvent incorrect

11:35 > De l’efficacitĂ© des restrictions de circulation

Traduction d’un texte de Monotreme sur PFI (Pandemic Flu Information):
Empirical Evidence for the Effectiveness of Movement Restrictions

Il existe un large Ă©ventail de donnĂ©es empiriques qui a trait Ă  l’efficacitĂ© des restrictions de circulation:

1. DonnĂ©es historiques provenant d’autres maladies.

Bien que la variole ait un R0 Ă©levĂ© et ait ravagĂ© les villes d’Europe, elle Ă©tait inconnue dans le nouveau monde jusqu’Ă  ce que les EuropĂ©ens l’amènent aux AmĂ©riques sur les navires. Il est probable que si ces navires n’Ă©taient jamais arrivĂ©, les Natifs AmĂ©ricains n’auraient jamais Ă©tĂ© infectĂ©s par la variole.

2. Preuve historique de la pandémie de grippe de 1918.

La pandĂ©mie de grippe de 1918 est l’une des pires jamais documentĂ©e. Ă€ ce moment-lĂ , il n’y avait pas d’antibiotiques, d’antiviraux et de vaccins. Pourtant, certaines communautĂ©s ont complètement Ă©chappĂ© Ă  des infections. Quelques exemples:

A. Gunnison, au Colorado.

Ni petite ni isolĂ©e, Gunnison Ă©tait une ville avec un chemin de fer, un centre d’approvisionnement pour le centre-ouest de l’État, et le College des instituteurs de l’est de l’Ă©tat (Western State Teachers College). Au dĂ©but d’octobre – longtemps avant tout cas de grippe – Gunnison et la plupart des villes voisines ont Ă©mis une ordonnance de clĂ´ture et une interdiction des rassemblements publics. Puis Gunnison a dĂ©cidĂ© de s’isoler entièrement. Un homme de loi de Gunnison a bloquĂ© toutes les routes. Les conducteurs de train mettaient en garde tous les passagers que s’ils levaient le pied de la plate-forme Ă  Gunnison dans le but d’Ă©tirer les jambes, ils seraient arrĂŞtĂ©s et mis en quarantaine durant cinq jours. Deux Nebraskans tentant simplement de passer dans le prochain comtĂ© par une ville, ont atteint le blocus et furent jetĂ©s en prison.

Gunnison n’a eu aucun mort.

B. Samoa américaines

Alors qu’elle Ă©tait en vigueur, la quarantaine maritime utilisĂ© par des Samoa amĂ©ricaines en date du 23 Novembre 1918, semblait exclure une pandĂ©mie de grippe (2). Une fois la grippe parvenue Ă  cette juridiction en 1920, aucun dĂ©cès n’a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  la grippe (sur une population de ≠8000) (8).

En revanche, la grippe se propagea rapidement Ă  travers le Samoa-Occidental (maintenant nommĂ© Samoa). L’impact a Ă©tĂ© amplifiĂ© par un manque d’assistance mĂ©dicale et par les pĂ©nuries alimentaires dans la rĂ©gion.Le Samoa-Occidental a le pire taux de mortalitĂ© enregistrĂ© de tous pays ou territoire pour la pandĂ©mie de 1918, perdant 19% -22% de sa population (2).

Source : PFI

11:45 > La dĂ©sinfection Ă  l’eau de Javel des aires communes, bureaux d’Ă©lèves, rampes d’escaliers et poignĂ©es de portes de la Polyvalente de Charlesbourg, dont un des Ă©lèves est atteint de la grippe A (H1N1), ne suffit pas Ă  stopper la propagation du virus, selon la Direction nationale de santĂ© publique. cyberpresse.ca

12:20 La grippe porcine a contaminĂ© 4.379 personnes dans 29 pays et fait 49 morts, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) diffusĂ© dimanche Ă  Genève.

L’augmentation significative du nombre de cas confirmĂ©s rĂ©sulte d’une forte progression aux Etats-Unis, dĂ©sormais le pays le plus touchĂ©. Le nombre de pays concernĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie est stable Ă  29. En revanche, on compte dĂ©sormais 4 pays oĂą des cas mortels ont Ă©tĂ© recensĂ©s.

    Etats-Unis:      2.254 cas, deux mortels
    Mexique:         1.626 cas, 45 mortels
    Canada:            280 cas, un mortel
    Costa Rica:          8 cas, un mortel
    Espagne:            93
    Royaume-Uni:        39
    France:             12
    Allemagne:          11
    Italie:              9
    Israël:              7
    Nouvelle-Zélande     7
    Brésil:              6
    Japon:               4
    Pays-Bas             3
    Corée du Sud:        3
    Panama               3
    Salvador:            2
    Argentine:           1
    Australie:           1
    Autriche:            1
    Colombie:            1
    Danemark:            1
    Guatemala            1
    Chine (Hong Kong):   1
    Irlande:             1
    Pologne              1
    Portugal:            1
    Suède                1
    Suisse:              1

Le précédent bilan, publié samedi à Genève, faisait état de 3.440 cas dans 29 pays et 48 morts.

Les donnĂ©es de l’OMS sont souvent infĂ©rieures aux bilans communiquĂ©s par les pays concernĂ©s en raison des procĂ©dures de vĂ©rification effectuĂ©es par l’organisation après leurs annonces. Il ne tient par exemple pas compte d’un troisième dĂ©cès annoncĂ© aux Etats-Unis et des deux premiers cas confirmĂ©s de prĂ©sence du virus en Norvège samedi. (AFP)

12:25 > Petite polĂ©mique dans les commentaires Ă  propos de l’utilisation du terme « victime » dans le titre de cette page. Une victime, ce n’est pas forcĂ©ment un mort. On peut-ĂŞtre victime d’un accident de la route sans finir au cimetière, par exemple. Une personne contaminĂ©e par le virus HIV est victime de ce virus potentiellement mortel, sans toutefois ĂŞtre morte au moment ou le test est positif, etc. De mĂŞme pour le AH1N1, nous semble-t-il. Par ailleurs, l’article de News Scientist reprend plusieurs fois le terme de victimes pour dĂ©signer les « cas » ou « contaminĂ©s », terme que nous n’avons pas voulu placer dans le titre.

Définition du Larousse :

Personne qui subit les consĂ©quences fâcheuses ou funestes de quelque chose, des Ă©vĂ©nements, des agissements d’autrui. Victime d’un abus, des circonstances, du chĂ´mage, d’une calomnie, du despotisme, de la fatalitĂ©, d’une mĂ©chancetĂ©, d’une mĂ©prise, de privations, du progrès, de sĂ©vices, du sort; (ĂŞtre) victime d’une attaque, d’une injustice, d’une machination, d’un malaise, d’une violation des droits de l’homme, d’un vol.

12:45 > Alors que le virus H1N1 inquiète partout Ă  travers le Monde, l’hĂ´pital Pasteur de Cherbourg semble parfaitement prĂ©parĂ© Ă  un Ă©ventuel cas de grippe A. Stocks de masques, de mĂ©dicaments Tamiflu ou chambres Ă  disposition ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s dès l’alerte de l’OMS. Le personnel hospitalier, dĂ©jĂ  rĂ´dĂ© par la grippe aviaire en 2007, gère avec expĂ©rience. Lire l’article.

13:00 > La sortie de Terminator 4 retardée pour cause de pandémie

La sortie de Terminator Salvation est retardĂ©e au Mexique. Synopsis du film : En 2018, John Connor, âgĂ© de 33 ans, leader charismatique de la rĂ©sistance humaine face aux machines, mène une lutte Ă  mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l’HumanitĂ©. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un Ă©tranger amnĂ©sique dont le seul souvenir est d’avoir Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prĂ©pare son ultime assaut, John et Marcus s’aventurent au sein de Skynet oĂą ils vont dĂ©couvrir un terrible secret qui menace la planète : les machines ont fabriquĂ© un virus dans le but de dĂ©truire l’humanitĂ©.

envoyé par Mecanopolis


13:15 > Hollywood et propagande

Il faut lire l’article de Le Blavec Le terrorisme anticipĂ© par Hollywood, pour se rendre compte comment le cinĂ©ma US a prĂ©parĂ© les esprits aux « attaques » du 11 septembre 2001. L’auteur revient d’ailleurs sur les films Ă©voquant des catastrophes au sein de tours ou l’urgence d’une protection militaire Ă  Manhattan.

En voyant Terminator 4, on peut rĂ©ellement se demander si le cinĂ©ma amĂ©ricain n’a pas pour but d’anticiper les catastrophes a venir et de prĂ©parer les foules Ă  quelques rĂ©actions de survie…

Sur le mĂŞme sujet, lire Ă©galement ce document de nos amis d’Infoguerre.

Le lien de l’article de Le Blavec n’est plus disponible. Nous l’avions placĂ© il y a un an sur Mecanopolis Ă  propos d’un article sur le film Cloverfield. Si quelqu’un retrouve son texte « Le terrorisme anticipĂ© par Hollywood », nous sommes prenneurs. ;)

13:40 > Le virus H1N1 pourrait circuler chez l’homme depuis l’automne dernier, selon NPR. ( »The best estimate is the middle of that range, kind of September. »)

13:45 > Excellent travail de compilation d’articles sur DiaBlogTimes ;)

13:50 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés ;)

14:10 > TF1 impose une quarantaine

Tous les salariĂ©s ayant effectuĂ© un rĂ©cent sĂ©jour au Mexique ou aux Etats-Unis sont ainsi priĂ©s de rester chez eux durant sept jours, sans passer par le siège de la chaĂ®ne Ă  Boulogne-Billancourt (92). Ces derniers pourront revenir travailler armĂ©s d’un certificat mĂ©dical assurant qu’ils ne sont pas atteints.

17:20 > 190 millions de doses de vaccin pour septembre

C’est un nouvel article de New Scientist qui rapporte l’information. Si la production de vaccin commence en juin, elle permettra de rĂ©aliser 190 millions de doses de vaccin pour septembre. Sachant qu’il faut 2 doses pour vacciner chaque personne, cela permettra de traiter 95 millions d’individus. Lire l’article. En gros, on aura la capacitĂ© de vacciner la France, la Belgique et la Suisse. Ca ne fait pas beaucoup, hein…

17:40 > Les mĂ©dias continuent Ă  parler de stabilisation, malgrĂ© les chiffres qui dĂ©montrent le contraire. Les dernières informations indiquent mĂŞme un retour de l’explosion des cas dans certaines provinces mexicaines, qui ont fermĂ© les Ă©tablissements publics.

influenza-2009-cases219:50 La lutte contre la grippe porcine au Mexique rebondit dans plusieurs rĂ©gions du pays qui imposent Ă  leur tour les restrictions d’activitĂ©s utilisĂ©es d’abord Ă  Mexico, oĂą la tension retombe avec la rĂ©ouverture des Ă©coles primaires attendue lundi.

Le bilan national de « cas confirmĂ©s » reste arrĂŞtĂ© Ă  48 morts et 1.578 malades contagieux en cours de traitement.

La rentrĂ©e des classes, d’abord fixĂ©e Ă  lundi au plan national après deux semaines d’interruption « prĂ©ventive », a Ă©tĂ© reportĂ©e dans six des 32 Etats du pays.

C’est le cas de celui de Guerrero, qui a dĂ©crĂ©tĂ© en outre la fermeture de tous les bars de nuit et discothèques dans ses stations touristiques, dont Acapulco, sur la cĂ´te du Pacifique.

Les restaurants y sont ouverts normalement, mais un grand hĂ´tel du front de mer annonçait dimanche matin un taux d’occupation de 10%, contre 40% Ă  50% habituellement Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e.

L’Etat de Jalisco (ouest) avait dĂ©jĂ  annoncĂ© vendredi la fermeture de tous ses Ă©quipements publics, cafĂ©s, restaurants, stades et autres lieux de distractions, après la dĂ©couverte de trois dĂ©cès suspects.

A Mexico, l’opĂ©ration de grand nettoyage et de dĂ©sinfection s’est poursuivie pendant tout le week-end dans les Ă©coles, mais aussi dans le mĂ©tro, dont l’affluence va redoubler avec la rentrĂ©e des classes. (AFP)

20:20 > SĂ©rieux doutes sur l’efficacitĂ© du Tamiflu

Ce cĂ©lèbre mĂ©dicament antiviral de la multinationale suisse Roche fait l’objet d’interrogations de plus en plus dĂ©rangeantes.

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C’est fait, ou presque: le Tamiflu est en passe de donner son nom Ă  une affaire dont il n’est pas interdit de penser qu’elle pourrait ĂŞtre amenĂ©e Ă  prendre des dimensions planĂ©taires. Cet antiviral de la multinationale pharmaceutique suisse Roche (moins connu sous sa dĂ©nomination chimique d’oseltamivir) est depuis plusieurs annĂ©es prĂ©sentĂ© de manière publicitaire comme une forme de panacĂ©e contre l’infection par les virus de la grippe. Avant l’Ă©mergence du risque hypothĂ©tique de pandĂ©mie hautement meurtrière associĂ© au nouveau virus A(H5N1) de la grippe aviaire il Ă©tait inconnu ou presque du grand public. Il Ă©tait aussi rarement prescrit par les mĂ©decins dans le cadre des Ă©pidĂ©mies de grippe saisonnière.

Tel n’est plus le cas. La diffusiion planĂ©taire du A(H5N1) dans les populations d’oiseaux sauvages et domestiques et, corollaire, l’augmentation du risque de passage du virus Ă  l’homme, ont totalement bouleversĂ© la donne. Dès 2006 et sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santĂ© la plupart des gouvernements des pays industriels ont dĂ©cidĂ© de constituer -Ă  prix d’or- des stocks considĂ©rables de Tamiflu. Et l’Ă©mergence du nouveau virus A(H1N1) a conduit les mĂŞmes autoritĂ©s Ă  souligner tout l’intĂ©rĂŞt de ces initiatives anticipant l’apparition d’un flĂ©au pandĂ©mique.

On n’a ainsi pas cessĂ© de rappeler, par voie de presse, ces derniers jours que la France disposait de plus d’une trentaine de millions de traitement. Et on nous a aussi expliquĂ© qu’une partie (laquelle?) de ce Tamiflu jusqu’Ă  prĂ©sent conservĂ©e en vrac sur des « sites militaires » Ă©tait en cours de conditionnement et bientĂ´t « prĂ©positionnĂ©e » dans les services spĂ©cialisĂ©s des Ă©tablissements hospitaliers sur l’ensemble du territoire national.

Tout ceci ne saurait gommer le fait que, depuis plusieurs mois dĂ©jĂ , deux questions circulent avec une insistance grandissante dans la communautĂ© mĂ©dicale et scientifique. La première: les stocks de Tamiflu (ou du moins une partie d’entre eux) n’ont-ils pas dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© leur dĂ©lai de pĂ©remption ? La seconde : comment interprĂ©ter les rĂ©sultats de diffĂ©rents travaux dĂ©montrant que des virus grippaux A(H1N1) sont, en moins de deux ans, devenus massivement rĂ©sistants Ă  ce mĂ©dicament ?

Depuis son siège de Londres l’Agence europĂ©enne du mĂ©dicament (EMEA) a, dans l’après-midi du 8 mai, rĂ©pondu par voie de communiquĂ© de presse Ă  la première de ces deux questions. Et elle l’a fait, selon moi, avec une assez grande dĂ©sinvolture assez inhabituelle. En clair : vos stocks de Tamiflu sont pĂ©rimĂ©s ? Qu’Ă  cela ne tienne : nous allons augmenter la durĂ©e de vie de votre mĂ©dicament. Et ne jetez surtout pas les boĂ®tes ayant dĂ©passĂ© le dĂ©lai de pĂ©remption ou celles qui s’en approchent !

Si la Commission europĂ©enne en est d’accord ce dĂ©lai de pĂ©remption passera de cinq Ă  sept ans. Et l’on voit mal Bruxelles s’opposer ici aux experts de l’EMEA. Mieux ces experts estiment que, le cas Ă©chĂ©ant, le Tamiflu pourra ĂŞtre prescrit aux enfants âgĂ©s de moins d’un an (ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes) ce qui Ă©tait jusqu’Ă  prĂ©sent formellement contre-indiquĂ©. Les experts de l’EMEA expliquent encore qu’en cas de pandĂ©mie les « bĂ©nĂ©fices » Ă©ventuels d’une telle utilisation du Tamiflu sont de nature Ă  dĂ©passer les « risques » encourus jusqu’alors pris en compte pour commercialiser au mieux la molĂ©cule pharmaceutique. Lire la suite.

stopp

20:35 > Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question

L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation :

Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques. La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type. Lire la suite.

21:10 > Merci Ă  tous nos amis bloggeurs qui ont repris les infos de cette page depuis ce matin ;)

Changement climatique ; Citoyens du Monde ; DiablogTimes ; Rodion Raskolnikov ; Serge Adam , Blog Seniors ; Vigi-Infos ; news.stcom

21:40 > Le nombre de personnes contaminĂ©es par le virus de la grippe A (H1N1) aux Etats-Unis s’Ă©levait dimanche Ă  2.532, a annoncĂ© le Centre de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC).

Lundi 11 mai > Le Mexique sacrifié ?

La situation au Mexique est inexplicable. Le gouvernement s’obstine Ă  rĂ©ouvrir les Ă©tablissements publics alors que tout dĂ©montre que la situation dans plusieurs rĂ©gions du pays connait une expansion importante des cas de A/H1N1. Tout semble ĂŞtre fait comme si il y avait un volontĂ© manifeste  pour que la contagion gagne du terrain. Pour couronner le tout, le Ministère de la santĂ© a refusĂ© de donner sa confĂ©rence quotidienne sur la situation de l’Ă©pidĂ©mie. A la veille de la rĂ©ouverture des Ă©coles, ça tombe plutĂ´t mal… Que cherche Ă  faire exactement le gouvernement mexicain ?

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00:05 > Peut-ĂŞtre un dĂ©but de rĂ©flexion : Nous avions expliquĂ©, il y a quelques jours, comment les CDC et l’OMS ont pris le contrĂ´le de la santĂ© au Mexique. Or, ce pays s’est fait livrĂ© 1 million de doses de Tamiflu la semaine dernière (400′000 venant des USA, 100′000 de la France et le reste des rĂ©serves de l’OMS). Si tous pensaient que la situation Ă©tait sous contrĂ´le, et mĂŞme en voie de stabilisation, ces livraisons au Mexique n’auraient pas lieu d’ĂŞtre. Sauf si on se livre Ă  une expĂ©rience grandeur nature afin de voir si le virus peut-ĂŞtre stoppĂ© de front plutĂ´t qu’en paralysant toute l’Ă©conomie d’un pays pendant plusieurs semaines. Le Mexique serait alors le laboratoire de ce qui sera ou ne sera pas fait aux Etats-Unis et partout ailleurs oĂą le virus s’Ă©tend. Cela expliquerait les mensonges de Calderon, prĂŞt a sacrifier un certain nombres de ces concitoyens sur l’autel de l’Ă©conomie mondiale.

Vous en doutez ? Pas nous ! (Mecanopolis + Redamex)

Poursuivre avec cet article. (Merci Ă  Redamex)

00:15 > NAOMI KLEIN ET LA CRISE FINANCIĂRE – 1 -
envoyé par Mecanopolis

Partie 2 et partie 3


06:30> Mexique : Le SecrĂ©taire fĂ©dĂ©ral de la SantĂ©, JosĂ© Angel Cordova Villalobos, a reconnu que « l’Ă©ventualitĂ© qu’apparaisse de nouveaux cas d’infection du virus de la grippe reste possible mais la phase de stabilisation se poursuit« . Comment on dit dĂ©jĂ … ? Hijo de la Chingada !!!

Source : elmanana.com.mx

18:30 > Une mégaporcherie états-unienne installée au Mexique et l’apparition de la grippe porcine

Le 20 mars dernier, alors que l’existence du virus de la grippe porcine n’était pas encore connue, Bertha Crisostomo, agente municipale de La Gloria, un quartier de la municipalité de Perote (État de Veracruz), sollicita l’appui du ministère de la Santé de Mexico concernant une explosion d’infections respiratoires qui affectaient 60% des 3000 habitants de l’arrondissement, soit 1600 personnes.

Également, un reportage publié par la revue Milenio, avant que soit connu l’origine de cette explosion, décrivait comment plusieurs familles avaient été victimes d’infections gastro-intestinales et respiratoires, symptômes typiques de la grippe.

José Luis Martinez, un résidant de La Gloria, de 34 ans, dit qu’il a appris de quoi il s’agissait par les médias qui décrivaient la grippe porcine et ses symptômes : fièvre, toux, douleurs dans les articulations, migraines et dans certains cas, vomissements et diarrées. « Quand on a vu ça à la télévision, dit-il, on s’est dit : c’est ça que nous avons. »

A ces doutes populaires, s’est ajouté la confirmation d’une firme de consultants états-unienne spécialisée dans la biosurveillance, Veretech Corporation, qui a identifié une communauté de Perote comme étant le lieu de l’apparition du nouveau virus de l’influenza. Lire la suite.

18:45 > SymptĂ´mes respiratoires chez 555 voyageurs entrĂ©s en Chine. Lire l’article.

19:00 > Publicités informatives des CDC diffusées depuis ce matin aux USA :

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Mardi 12 mai > Le A/H1N1 pourrait faire 30′000 morts en France

Près de 35% de la population française pourrait ĂŞtre touchĂ©e par la grippe porcine, ce qui pourrait entraĂ®ner 30.000 morts, a affirmĂ© lundi Antoine Flahaut, Ă©pidĂ©miologiste et directeur de l’Ecole des hautes Ă©tudes en santĂ© publique (EHESP) Ă  Rennes lors d’une confĂ©rence.

« Il pourrait y avoir 30.000 dĂ©cès en France », a affirmĂ© M. Flahaut au cours d’une confĂ©rence donnĂ©e Ă  l’EHESP, en Ă©voquant le scĂ©nario qu’il estime le plus probable de l’Ă©volution de la pandĂ©mie de la grippe A (H1N1).

Selon ce scĂ©nario, le pic se fera sentir « après l’Ă©tĂ© » et pourrait toucher « 35% de la population ». En comparaison, la grippe saisonnière fait selon lui en moyenne 6.000 morts par an.

InterrogĂ©e lundi soir sur France 3 sur ces dĂ©clarations, la ministre de la santĂ© Roselyne Bachelot a indiquĂ© que M. Flahaut avait « dĂ©crit un des scĂ©narios tout Ă  fait possibles », mais que « l’ensemble de la communautĂ© des experts mĂ©dicaux est encore en recherche sur ce qui va se passer ».

« Nous sommes très attentifs Ă  ce qui se passe dans l’hĂ©misphère sud, oĂą on va ĂŞtre en hiver », a dit encore Mme Bachelot. « Cela va prĂ©sager sans doute de ce qui va passer dans l’hĂ©misphère nord Ă  l’automne », a-t-elle ajoutĂ©.

M. Flahaut ne croit pas à un scénario de type SRAS, avec des symptômes apparaissant chez toutes les victimes et des hospitalisations systématiques. Selon lui, en moyenne, la moitié des personnes infectées par le H1N1 ne ressentent pas les symptômes de la maladie.

Il ne croit pas non plus au scĂ©nario de type grippe espagnole de 1918/1919 qui aurait fait selon l’OMS au moins 40 millions de dĂ©cès dans le monde en raison d’un taux très Ă©levĂ© « de 1 Ă  3% de cas de mortalitĂ© par rapport aux cas infectĂ©s ».

En revanche, il rapproche plutĂ´t la pandĂ©mie actuelle de la grippe de Kong-Kong de 1968. « En 1968, il y a eu 30.000 morts, on ne l’avait pas vu, lĂ  on le verra », a-t-il dit devant des Ă©tudiants.

« Pour le moment en France, nous n’avons que des cas d’importation, mais je ne serais pas Ă©tonnĂ© que des gens qui n’ont pas eu les symptĂ´mes aient transmis » la maladie, a-t-il ajoutĂ©.

« Il s’agit d’un virus qui se transmet comme les autres, il n’est pas exceptionnel, il fait sa besogne », a-t-il expliquĂ©. En moyenne, a-t-il ajoutĂ©, une personne contagieuse transmet la grippe Ă  deux autres personnes.

« Si au niveau collectif c’est une grande menace, au niveau individuel ce n’est qu’une grippe », a-t-il expliquĂ©. « 35% de la population malade, cela peut gripper le système, notamment le système de santĂ© », a-t-il poursuivi.

« La pandĂ©mie, nos pays s’en sortiront sans grands dĂ©gâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent dĂ©jĂ , par exemple ceux qui ont des emplois prĂ©caires », a-t-il encore dit.

Concernant le vaccin, l’OMS doit se prononcer le 14 mai, a affirmĂ© M. Flahaut. Elle devra choisir entre faire entrer le H1N1 souche nord-amĂ©ricaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou faire un vaccin dirigĂ© contre la pandĂ©mie, a-t-il rappelĂ©.

« Mon sentiment est qu’ils vont faire un vaccin pandĂ©mique », a-t-il ajoutĂ© sachant que « le nouveau virus est ultra-compĂ©titif et chassera tous les autres ». « En janvier, il n’y aura plus que du H1N1 sur la terre, le reste aura Ă©tĂ© dĂ©gommĂ© », a-t-il ajoutĂ©.

« Chaque nation va dĂ©cider de sa politique et cela ne va pas ĂŞtre triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde », a encore dĂ©clarĂ© M. Flahaut. « Soit on vaccine, comme pour la grippe saisonnière, les personnes âgĂ©es et les plus fragiles, soit on veut faire barrière au virus et on vaccine les personnes stratĂ©giques, mais c’est qui les personnes stratĂ©giques ? », s’est-il interrogĂ©. Source : France24

02:30 > A/H1N1 : 23′000 personnes seraient contaminĂ©es au Mexique

Quelque 23.000 personnes ont Ă©tĂ© contaminĂ©es au Mexique par le virus de la grippe A(H1N1), estime un rapport publiĂ© lundi en ligne par la revue « Science ». Ce nombre est beaucoup plus important que celui des cas confirmĂ©s officiellement dans le pays.

Le rapport, Ă©tabli par la cellule sur les pandĂ©mies de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), qui comprend notamment les Centres de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies amĂ©ricains (CDC), estime Ă  23.000 les personnes contaminĂ©es au Mexique par le virus. C’est dans ce pays que l’OMS avait repĂ©rĂ© l’Ă©ruption d’une Ă©pidĂ©mie de grippe porcine en avril.

Selon un dernier bilan, le nombre officiel de cas confirmĂ©s au Mexique s’Ă©lève Ă  2003 et celui des morts Ă  56. Au Mexique, comme dans le reste du monde, « les cas confirmĂ©s de A(H1N1) ne reprĂ©sentent que la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg », a relevĂ© lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intĂ©rim de la santĂ© publique aux CDC, lors d’une confĂ©rence de presse.

Aux Etats-Unis, par exemple, les statistiques fournies par les différents Etats concernent seulement les gens qui se sont rendus dans un laboratoire pour faire un test, souligne Mme Schuchat. (ATS) Source : swissinfo.ch

Merci a Redamex de nous avoir fait parvenir cette info qui confirme, comme nous l’affirmons sur Mecanopolis depuis 10 jours, que les chiffres avancĂ©s par le gouvernement mexicain ne correspondent en rien Ă  la rĂ©alitĂ©.

20:20 > Sanofi Pasteur se prépare à affronter une pandémie

Sanofi Pasteur, leader mondial des vaccins, a assuré mardi qu’il se “préparait à affronter une pandémie” de grippe A et attendait l’envoi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la souche du virus pour fabriquer le vaccin.

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”Nous n’avons pas encore reçu de souche de l’OMS, mais c’est une question de jours et on va se préparer pour produire un vaccin en masse”, a déclaré à l’AFP Albert Garcia, épidémiologiste et porte-parole de Sanofi-Pasteur.

M. Garcia s’exprimait en marge de la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine destinée à produire le futur vaccin contre la dengue, à Neuville-sur-Saône (Rhône).

”Nous ne sommes pas en phase pandémique, même si le virus H1N1 de la grippe A a tous les profils d’un virus pandémique, mais on se prépare à affronter une pandémie”, a souligné l’épidémiologiste.

”Aujourd’hui on se prépare à l’éventualité d’une résurgence” de la grippe A, mais on n’a aucun moyen fiable de mesurer sa virulence”, a observé le Dr Elias Zerhouani, conseiller Science et Technologie de Sanofi.

”La capacité mondiale de production (d’un vaccin) est encore limité et tous les investissements dans ce domaine sont nécessaires”, a-t-il dit.

De son côté, le directeur-général de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, a souligné que le groupe disposait de trois usines dans le monde –deux aux Etats-Unis et une en France– pour la fabrication de vaccins contre la grippe saisonnière, qui fait 30.000 morts chaque année.

Seuls les deux sites américains sont capables de produire en même temps un vaccin contre la grippe A, a-t-il souligné.

Arrêter en France la fabrication du vaccin contre la saisonnière pour celui contre la grippe A constitue “une vraie question de santé publique”. “Ce n’est pas à nous de la prendre, mais à l’OMS”, a-t-il dit.

Treize cas de grippe d’origine porcine A (H1N1) étaient confirmés en France mardi en fin de matinée, sept étant considérés comme probables et 32 autres possibles étaient en cours d’investigation, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans le monde, l’épidémie de grippe A a franchi le seuil des 5.000 cas confirmés mardi, dont 61 morts, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), et 3 nouveaux pays, la Finlande, la Thaïlande et Cuba, ont annoncé avoir détecté la présence du virus.

Merci Ă  « Je Tousse » pour cette info.

20:20 > L’OMS craint une rĂ©sistance aux antiviraux

L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) craint une rĂ©sistance du virus de la grippe porcine aux antiviraux se fondant sur « les signes de rĂ©sistance » de la grippe saisonnière constatĂ©s l’annĂ©e dernière, a annoncĂ© mardi l’un de ses experts en pandĂ©mie.

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« Nous sommes confrontĂ©s au risque de rĂ©sistance des virus » (aux antiviraux), a expliquĂ© Nikki Shindo au cours d’une confĂ©rence de presse tĂ©lĂ©phonique.

Le Dr Shindo a fait valoir que l’annĂ©e dernière la grippe saisonnière avait montrĂ© « des signes de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir », la molĂ©cule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral produit par le laboratoire suisse Roche et recommandĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette rĂ©sistance pourrait se dĂ©velopper après son passage dans l’hĂ©misphère Sud oĂą l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe, dĂ©bute, a laissĂ© entendre l’expert de l’ONU.

Le dĂ©veloppement d’un vaccin contre cette grippe atypique, qui a contaminĂ© plus de 5.200 personnes dans le monde, dont 61 sont mortes, a Ă©tĂ© motivĂ© par cette crainte, a encore expliquĂ© le Dr Shindo.

L’OMS a convoquĂ© jeudi un comitĂ© d’experts qui sera chargĂ© d’Ă©tudier les modalitĂ©s de production de ce vaccin.

En attendant et en dĂ©pit du risque de rĂ©sistance, l’organisation a commencĂ© Ă  envoyer la semaine dernière quelque 2,4 millions de doses de Tamiflu Ă  72 pays dont le Mexique.

Roche a Ă©galement annoncĂ© mardi qu’il offrait 5,65 millions de doses supplĂ©mentaires de son mĂ©dicament phare. Le laboratoire bâlois prĂ©voit Ă©galement d’augmenter ses capacitĂ©s de production de l’antiviral, dont il va produire 110 millions de traitements pendant les cinq prochains mois.

« Nous ne sommes qu’au commencement de l’Ă©pidĂ©mie », a par ailleurs estimĂ© l’expert de l’OMS, prĂ©cisant que l’organisation ne s’expliquait toujours pas pourquoi les cas les plus graves avaient Ă©tĂ© enregistrĂ©s au Mexique.

« Pour l’instant, les donnĂ©es des Etats-Unis et du Mexique suggèrent que 9 Ă  10% des cas confirmĂ©s ont nĂ©cessitĂ© une hospitalisation (…) ce qui est clairement diffĂ©rent de ce que nous voyons avec une grippe saisonnière, a encore soulignĂ© le Dr Shindo.

Alors que le nombre de cas de grippe porcine a franchi mardi le seuil des 5.000 malades avec 5.251 cas confirmĂ©s, dont 61 morts, dans 30 pays, selon le dernier bilan de l’OMS, le Dr Shindo a indiquĂ© que l’organisation prĂ©parait un guide de conseils pour les personnels mĂ©dicaux des pays touchĂ©s par la maladie.

21:00 > Le A/H1N1 est un virus pandémique

Les caractéristiques de l’épidémie provoquée par la nouvelle souche de grippe A(H1N1), dite grippe porcine ou mexicaine, correspondent à ce qui est connu des premiers stades d’une pandémie de grippe, selon une analyse publiée aujourd’hui par une équipe internationale dans la revue Science.

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Neil Ferguson (de l’Imperial College London, GB) et ses collègues Ă©pidĂ©miologistes et virologues Ă©valuent que l’épidĂ©mie de grippe A(H1N1) a commencĂ© au Mexique Ă  la mi-fĂ©vrier et qu’Ă  la fin du mois d’avril près de 23.000 personnes avaient Ă©tĂ© infectĂ©es par ce virus au Mexique et 91 en Ă©taient mortes. Un grand nombre de cas modĂ©rĂ©s de grippe ayant certainement Ă©chappĂ© au recensement, le nombre rĂ©el pourrait aller jusqu’à 32.000 cas.

Les chercheurs estiment que le taux de mortalité est compris entre 0,3% et 1,5% au Mexique et qu’il est vraisemblablement de 0,4% en moyenne (4 morts pour 1.000 cas).

Pour ce qui est de la vitesse de transmission du virus, ils estiment qu’il y a eu 1,2 Ă  1,6 cas secondaire en moyenne pour une personne infectĂ©e. Ce qui est plus Ă©levĂ© que dans le cas d’une grippe saisonnière, au cours de laquelle 10 Ă  15% de la population est infectĂ©e, mais est plus faible que dans le cas d’une pandĂ©mie qui touche 20 Ă  30% de la population.

«Le virus se répand à un rythme attendu pour les premiers stages d’une grippe pandémique», commente Neil Fergusson. «Jusqu’à présent, il a suivi un schéma très semblable à celui de la pandémie de 1957, en termes de nombre de personnes infectées et de pourcentage de cas mortels». Moins dangereux que le virus de la grippe espagnole, ce nouveau virus doit cependant rester sous surveillance, dit-il. L’épidémie de 1957 a fait 2 millions de morts dans le monde, selon les estimations de l’OMS, alors que la grippe saisonnière cause 250.000 à 500.000 décès annuellement.

Nous devons ĂŞtre prĂ©parĂ©s, particulièrement pour l’automne. Actuellement, le virus ne se rĂ©pand pas facilement dans l’hĂ©misphère nord parce que nous sommes Ă  l’extĂ©rieur de la saison normale de grippe, explique-t-il. La grippe pourrait atteindre son « plein potentiel pandĂ©mique » dans les six Ă  neuf prochains mois.

Mercredi 13 mai > La partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg

Le nombre de cas confirmĂ©s dans le monde pourrait n’ĂŞtre que « la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg », et le nombre de cas rĂ©els bien plus Ă©levĂ© que les bilans officiels, a averti la cellule sur les pandĂ©mies de l’OMS.

Ainsi cette cellule évalue à 23.000 le nombre de personnes contaminées au Mexique par le virus, alors que le bilan officiel des autorités mexicaines est de 2.224.

L’OMS a mis en garde contre une rĂ©sistance du virus de la grippe A (H1N1) aux antiviraux se fondant sur les « signes de rĂ©sistance » de la grippe saisonnière constatĂ©s l’an dernier.

Le Dr Nikki Shindo, expert en pandĂ©mies, a fait valoir que l’annĂ©e dernière la grippe saisonnière avait montrĂ© « des signes de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir », la molĂ©cule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral recommandĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette rĂ©sistance pourrait se dĂ©velopper après son passage dans l’hĂ©misphère Sud oĂą l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe, dĂ©bute, a laissĂ© entendre l’expert de l’OMS.

En attendant le dĂ©veloppement d’un vaccin et en dĂ©pit de ces craintes, l’organisation a commencĂ© Ă  envoyer la semaine dernière 2,4 millions de doses de Tamiflu Ă  72 pays, dont le Mexique.

01:00 > «Un tiers de l’humanité pourrait être infectée»

Si le virus de la grippe A (H1N1) maintient sa vitesse de propagation actuelle, un tiers de l’humanité pourrait être infectée. Un rapport d’experts rendu public par Science lundi soir estime ainsi pour la première fois le potentiel pandémique du nouveau virus de la grippe. Il donne raison à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, le 29 avril, a relevé son niveau d’alerte, le plaçant au stade de «pandémie imminente». Mais il faudra sans doute attendre l’automne pour que l’épidémie atteigne l’hémisphère Nord.

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Le virus va «vraisemblablement se propager autour du monde dans les six à neuf mois à venir», a déclaré un des auteurs de l’étude, Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres. «Quand il le fera, il affectera environ un tiers de la population mondiale.» Mais «cen’est pas le scénario catastrophique que craignait le monde avec la grippe aviaire», a-t-il précisé.

Quel vaccin produire?

Bien qu’il perdure une bonne dose d’incertitudes, le nouveau virus semble être moins sévère que son cousin de 1918, mais comparable à celui de 1957, estime le rapport. A cette époque, l’épidémie avait fait trois à quatre millions de morts.

L’expert se refuse toutefois à donner une estimation du nombre de morts possible. «Je ne prédis pas 3 à 4 millions de morts, a précisé Neil Ferguson au quotidien The Gua rdian.

Le monde est différent aujour­d’hui. Il est plus peuplé, mais le système de soins est aussi meilleur.» Et de rappeler que l’OMS doit décider cette semaine de faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou de faire un vaccin dirigé contre la pandémie.

Une chose est sûre, le virus est plus contagieux que la grippe saisonnière, a rappelé l’OMS. Lorsque cette dernière sévit, une personne en contact avec un malade a entre 5 et 15% de risque d’être infectée. Avec le nouveau virus, cette proportion grimpe entre 22 et 33%.

Les experts, travaillant en collaboration avec l’OMS, se sont concentrés essentiellement sur les données mexicaines, le virus étant parti du Mexique. En analysant les mouvements de voyageurs, le nombre de cas confirmés dans le monde, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que, fin avril, entre 6000 et 32 000 personnes ont été contaminées.

Données incomplètes

Selon les travaux publiés, la grippe dite mexicaine tue entre 0,4% et 1,4% de ses victimes. Le professeur Neil Ferguson reconnaît toutefois que les données sont encore incomplètes.

Enfin, les chercheurs ont confirmé que le virus est apparu pour la première fois mi-février dans le village de La Gloria, Veracruz, où 61% de la population de plus 15 ans a souffert de maladie respiratoire sévère.

Source : Tribune de Genève, 13 mai, 00:13

19:10 > Le H1N1 porcin dépasse la grippe saisonnière aux États-Unis
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire

Le rapport de la semaine 17 du CDC Ă  propos de la grippe saisonnière aux États-Unis est frappant. La courbe normale en forme de cloche de cas dĂ©tectĂ©s par les laboratoires sentinelles du CDC a soudainement Ă©tĂ© interrompue par une forte augmentation. Quoique la hauteur de la montĂ©e [de la coube] ait Ă©tĂ© poussĂ©e en quelque sorte par une surveillance accrue, attribuable Ă  la dĂ©tection du H1N1 porcin, la composition de la barre reprĂ©sentant la semaine 17 s’est avĂ©rĂ© un signal Ă©vident que la grippe porcine H1N1 a pris l’assault des cas de grippe aux États-Unis. Les donnĂ©es initiales pour l’influenza comportaient respectivement 334 et 300 positifs au H1 et H3, mais il y a eu 326 et 304 isolats de H1N1 porcin ou de l’influenza A intypable (ce qui consiste en du H1N1 porcin n’ayant pas encore Ă©tĂ© confirmĂ©). La mise Ă  jour des donnĂ©es publiĂ©e cette semaine fut encore plus frappante, avec 370 et 342 isolats respectivement de H1 et H3, alors que le H1N1 porcin et l’influenza A intypable s’Ă©levaient Ă  542 et 259. Ainsi, il est survenu davantage de H1N1 porcin que la combinaison de H1 et H3 de grippe saisonnière.

La montĂ©e des cas de H1N1 porcin a créé un retard de donnĂ©es [backlog] au CDC, ce qui peut ĂŞtre observĂ© dans la carte des cas confirmĂ©s et cas probables (voir la carte des États-Unis). Les tests de confirmation ont Ă©tĂ© confiĂ©s aux laboratoires d’États afin d’Ă©liminer le retard, mais peu de temps après, les laboratoires d’État ont admis que les Ă©chantillons testĂ©s n’Ă©taient que la pointe d’un très grand iceberg, et que les futurs tests se concentreraient uniquement sur les cas les plus graves.

Ce dĂ©placement du H1N1 porcin dans la population humaine demeure une cause de prĂ©occupations. L’augmentation dĂ©passant la grippe saisonnière pourrait ĂŞtre poussĂ©e par le gène PB2 aviaire de l’isolat porcin. La position 627 consiste en un E, qui favorise la croissance Ă  des tempĂ©ratures corporelles supĂ©rieures des oiseaux. La grippe saisonnière possède un K Ă  la position 627, ce qui facilite une reproduction rapide Ă  une tempĂ©rature infĂ©rieure, Ă©tant compatible avec la tempĂ©rature interne d’un nez humain en hiver.

La prĂ©sence d’un PB2 aviaire pourrait offrir un avantage sĂ©lectif au cours de l’Ă©tĂ©, lorsque la grippe saisonnière chutera Ă  des niveaux Ă  peine dĂ©tectables. Toutefois, le H1N1 porcin se dĂ©placera vers le sud au cours des prochains mois, et se dĂ©veloppera dans des conditions plus froides, ce qui pourrait favoriser l’acquisition du [changement] E627K via rĂ©assortiment ou recombinaison. Ce changement pourrait gĂ©nĂ©rer un H1N1 plus virulent Ă  l’automne dans l’hĂ©misphère nord.

Ainsi, le H1N1 porcin pourrait dĂ©ployer deux stratĂ©gies de virus. Le H1N1 avec un PB2 aviaire dominerait l’hĂ©misphère nord au cours de l’Ă©tĂ©, alors que le H1N1 de l’hĂ©misphère sud ferait l’acquisition du [changement] E627K, et Ă©tablirait la dominance au cours des mois d’hiver.

Ainsi, la propagation du H1N1 porcin s’effectue en vitesse supĂ©rieure, alors que l’OMS est encore Ă  dĂ©battre si le H1N1 porcin est un H1N1 porcin, et si une pandĂ©mie de phase 6 est rĂ©ellement Ă  la phase 6.

Le H1N1 porcin ne lit pas les communiquĂ©s de presse de l’OMS.

Il ne fait qu’acquĂ©rir de l’efficacitĂ© de transmission via recombinaison homologue.

23:00 > Comme nous l’indiquions hier, plusieurs centres de recherches indiquent que le virus A/H1N1 aurait dĂ©jĂ  mutĂ©.

Lire : Swine Flu: It’s a Mutation, But What Does it Mean? et Estudian nuevo virus que serĂ­a peor que el H1N1

Jeudi 14 mai > La grippe A (H1N1): une erreur humaine?

Adrian Gibbs, 75 ans, soutient qu’il prĂ©voyait publier un rapport montrant que cette pandĂ©mie de grippe aurait possiblement Ă©voluĂ© dans des oeufs utilisĂ©s pour crĂ©er des virus pour des recherches scientifiques et pour le dĂ©veloppement de vaccins.

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Le spécialiste a dit que sa découverte permettrait de mieux comprendre la capacité du virus à se propager.

Si les recherches d’Adrian Gibbs s’avèrent vĂ©ridiques, l’OMS estime que cela posera nombre de questions sur le virus de la grippe A (H1N1).

Par exemple, est-ce que ce virus a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© pour un vaccin ou dans le cadre d’une recherche? Est-ce qu’il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© par accident ou par exprès? Quelles en sont les circonstances? s’est demandĂ© un spĂ©cialiste de l’OMS citĂ© par l’agence de presse Bloomberg.

Tout de mĂŞme, un centre pour le contrĂ´le et la prĂ©vention des maladies Ă  Atlanta, aux États-Unis, a analysĂ© le rapport et conclut qu’aucune preuve ne peut confirmer les conclusions du chercheur australien.

Source : Bloomberg

Merci Ă  notre ami Antoine de nous avoir fait parvenir cette info.

21:00 > Qui a laissé échapper le virus A/H1N1 ?

Bien qu’il n’y ait aucune preuve formelle permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un virus créé de toutes pièces et qui aurait été répandu volontairement pour réduire la population mondiale, a expliqué LaRouche, cette hypothèse n’est pas à exclure au vu des intentions criminelles de certains courants au sein de l’oligarchie financière britannique. Lire la suite > solidariteetprogres.org

21:00 > INFORMATION A CONFIRMER : Selon une de nos  sources 636,000 étudiants et prof mexicains retournés à la maison pour symptômes apparentés à grippe A(H1N1).

Notre source semble ĂŞtre fiable, mais nous cherchons a recouper l’information.

21:25 > Selon le rapport du SecrĂ©tariat de l’éducation publique (SEP), 636′000 Ă©tudiants et 406 enseignants ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s dans leurs foyers, tout en prĂ©sentant des symptĂ´mes de maladies respiratoires ou Ă©taient absents de leurs Ă©coles, qui a plus que doublĂ© le nombre de les membres de la communautĂ© scolaire de maladie, l’a enregistrĂ©, mardi dernier, leur nombre Ă©tait de 259 mille 592. 91′000 Ă©lèves  seraient atteint des symptĂ´mes de la grippe : forts et intenses maux de tĂŞte, forte fièvre et douleurs musculaires. Lire l’article.

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22:25 > Le leader cubain Fidel Castro a accusĂ© jeudi le Mexique, les Etats-Unis et le Canada d’ĂŞtre responsables de l’ »expansion fulgurante » de la grippe porcine alors que ces pays Ă©taient, selon lui, au courant de l’apparition du virus A(H1N1) bien avant que l’alerte ne soit donnĂ©e.

« L’expansion fulgurante (de la grippe porcine) aurait pu ĂŞtre Ă©vitĂ©e », Ă©crit l’ancien prĂ©sident cubain Fidel Castro, 82 ans, dans un commentaire qui a Ă©tĂ© lu Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale et publiĂ© sur le site internet cubadebate.cu.

« Serait-il possible qu’au Mexique, les 16 et 17 avril », lors de la visite du prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, « personne ne savait un mot du cadeau qui serait fait au monde six jours plus tard? », se demande Fidel Castro, qui a cĂ©dĂ© le pouvoir en 2006 Ă  son frère Raul pour des raisons de santĂ©.

« Pas mĂŞme les services de renseignement des Etats-Unis, experts en information, ne savaient ce qui Ă©tait sur le point d’arriver? », ajoute-t-il en relevant qu’Obama avait retrouvĂ© le dirigeant mexicain Felipe Calderon ainsi que le Canadien Stephen Harper au Sommet des AmĂ©riques de TrinitĂ©-et-Tobago, les 18 et 19 avril.

Le gouvernement mexicain a donnĂ© l’alerte le 23 avril après qu’un laboratoire canadien eut diagnostiquĂ© officiellement le premier le virus A (H1N1) sur la base d’Ă©chantillons en provenance du Mexique.

« Ce n’est pas une faveur du gouvernement du Mexique au monde comme certains le prĂ©tendent. Il faudrait maintenant remercier les trois pays associĂ©s au traitĂ© de libre-Ă©change », le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, poursuit Castro.

Le journal mexicain La Jornada a rapporté, selon Fidel Castro, que dès le 5 avril des mesures sanitaires avaient été prises dans le village mexicain de la Gloria en raison de la grippe porcine.

Fidel Castro avait dĂ©jĂ  accusĂ© lundi les Mexicains d’avoir cachĂ© l’apparition de l’Ă©pidĂ©mie pour ne pas perturber la visite de Barack Obama dans leur pays. Ce qui a suscitĂ© des dĂ©nĂ©gations outrĂ©es de la part des autoritĂ©s mexicaines.

Samedi 16 mai > Chers Amis,

Encore une page saturée sur le sujet du A/H1N1. Nous en placerons une nouvelle durant le week-end, le temps de compiler les nombreuses informations qui nous sont parvenues ces dernières 24h

12:00 > L’OMS lance un avertissement : la liste des cas confirmĂ©s infectĂ©s du virus de la grippe AH1N1 s’alourdit dans le monde

La liste des cas confirmĂ©s infectĂ©s du virus de la grippe AH1N1 s’est alourdi le 15 mai dans le monde. Jusqu’au 17h du 16 mai (heure de Beijing), en total, 8461 cas sont confirmĂ©s dans 38 pays du monde. Le jour mĂŞme, Margaret Chan, directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, a averti en disant que le virus de la grippe AH1N1 continerait Ă  se propager sur le globe, dont les consĂ©quences varieraient selon les cas inconnus. Source > french.cri.cn

12:30 > Plus de 100′000 cas aux USA, selon les CDC

Le nombre rĂ©el de cas de grippe porcine aux États-Unis pourrait ĂŞtre « de plus de 100.000″, a  indiquĂ© un haut fonctionnaire de la santĂ© publique, ce qui est de loin plus Ă©levĂ© que les chiffres officiels de 7′415 cas confirmĂ©s par les laboratoires.

Le Dr Daniel Jernigan, chef de l’Ă©pidĂ©miologie de la grippe pour les Centers for Disease Control and Prevention, a dĂ©clarĂ© lors d’une confĂ©rence de presse que le nombre officiel donne une image inexacte de l’Ă©pidĂ©mie. Lire la suite.

Chers amis, avec un peu de retard, nous déménageons cette page sur le nouvel éditorial de Mecanopolis :

Le monde serait-il devenu une vaste porcherie ?


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mai 02 2009

Virus H1N1, une mine d’or sur les marchés boursiers pour les sociétés de biotechnologie

Par Michel Chossudovsky

Soutenu par la dĂ©sinformation des mĂ©dias, une atmosphère de peur et d’intimidation s’est propagĂ©e. Des situations « d’urgence » sanitaires ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es dans diffĂ©rentes rĂ©gions du monde. Les mĂ©dicaments les plus recherchĂ©s contre la grippe sont le Tamiflu et le Relenza. La course aux traitements a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par le gouvernement des États-Unis en rendant disponible ses rĂ©serves nationales « pour s’assurer que les fournisseurs de soins de santĂ© soient prĂŞts Ă  toute Ă©ventuelle intensification. »

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Le Tamiflu est fabriquĂ© par la gĂ©ante sociĂ©tĂ© pharmaceutique suisse Hoffman-La Roche pour le compte d’une entreprise de biotechnologie basĂ©e aux États-Unis, Gilead Sciences Inc. Alors que le mĂ©dicament est fabriquĂ© par Roche, il a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par Gilead Sciences Inc qui en dĂ©tient les droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle.

L’ancien secrĂ©taire Ă  la DĂ©fense, Donald Rumsfeld, Ă©tait l’un des principaux actionnaires de Gilead Sciences Inc. En 1997, Rumsfeld a Ă©tĂ© nommĂ© prĂ©sident de Gilead Sciences Inc, un poste qu’il a occupĂ© jusqu’Ă  ce qu’il devienne secrĂ©taire de la DĂ©fense dans l’administration Bush en 2001. Rumsfeld Ă©tait membre du conseil d’administration de Gilead en 1987.

Dans un reportage publiĂ© au plus fort de la crise de la grippe aviaire en 2005, Fortune Magazine a dĂ©crit Gilead comme l’une des entreprises les plus politiquement connectĂ©es dans le secteur de l’industrie biotechnologique. Les intĂ©rĂŞts et/ou les avoirs de Rumsfeld dans Gilead Ă  la suite de sa dĂ©mission en 2006, ne sont pas connus.

Les valeurs boursières

Le prix de l’action de Gilead sur le New York Stock Exchange (NYSE) a augmentĂ© considĂ©rablement depuis l’annonce de l’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine au Mexique.

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« Le gouvernement Ă©tasunien a dĂ©gagĂ© un quart de ses stocks de mĂ©dicaments après avoir dĂ©clarĂ© une situation d’urgence sanitaire nationale avec 40 cas confirmĂ©s en laboratoire de grippe porcine. Sept de ces cas sont en Californie, 28 dans la ville de New York, deux au Texas et deux au Kansas, et un dans l’Ohio.

Le Mexique a augmentĂ© le nombre soupçonnĂ© de victimes depuis l’apparition de la grippe Ă  149 personnes – il est confirmĂ© que 20 cas sont dus Ă  la grippe porcine – et ils ont fermĂ© toutes les Ă©coles jusqu’au 6 mai. Près de 2,000 personnes y ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es avec de graves cas de pneumonie.

Les antiviraux sont des mĂ©dicaments actifs d’ordonnance contre le virus de la grippe, y compris les virus de grippe porcine, selon les Centres de contrĂ´le de la maladie (Centers for Disease Control). Les virus de grippe porcine de type A dĂ©tectĂ©s aux États-Unis et au Mexique semblent ĂŞtre rĂ©sistants Ă  deux antiviraux, soit l’amantadine et la rimantadine, mais les tests de laboratoire indiquent que le virus est sensible au Tamiflu, Ă©galement connu sous le nom de l’oseltamivir, et au Relenza, qui est connu sous le nom de zanamivir.
Le Tamiflu, un antiviral oral approuvĂ© aux États-Unis pour traiter et prĂ©venir les infection au virus de la grippe de type A et B chez des personnes âgĂ©es d’un an et plus, est vendu par F. Hoffmann-La Roche Ltd, qui verse des redevances liĂ©es Ă  la vente de ce produit Ă  Gilead. Roche a dĂ©clarĂ© qu’il a 3 millions de boĂ®tes de Tamiflu en rĂ©serve – une partie des 5 millions de traitements donnĂ©s Ă  l’organisme de santĂ© des Nations Unies en 2006 – et qu’il peut fournir le mĂ©dicament partout dans les 24 heures. » (San Francisco Business Times, le 27 avril 2009)

Michel Chossudovsky, pour Mondialisation.ca

mai 02 2009

PandĂ©mie de grippe A/H1N1 : Ă©volution en temps rĂ©el – 1er mai 2009

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18:45 > Si la maladie se rĂ©pand massivement, notre quotidien s’en trouvera fortement bouleversĂ© Ă  tous les niveaux.

En fonction de la propagation de la grippe porcine, le gouvernement peut Ă  tout moment exiger la mise en oeuvre de mesures drastiques par les cantons pour lutter contre la maladie. Si des dizaines de foyers de grippe porcine venaient Ă  ĂŞtre identifiĂ©s, notre quotidien s’en trouverait complètement bouleversĂ©. Sortir de chez soi deviendrait un parcours du combattant pour Ă©viter le satanĂ© virus. Sans compter que toute la sociĂ©tĂ© fonctionnerait au ralenti. Nous n’y sommes pas encore, certes, mais, dans le pire des scĂ©narios, voici Ă  quoi cela ressemblerait.

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Les contacts sociaux devraient être réduits au strict minimum
Les personnes avides de contacts sociaux et peu solitaires seront mises Ă  rude Ă©preuve en cas de pandĂ©mie. Car la population, mĂŞme celle qui n’aura pas contractĂ© la maladie, sera appelĂ©e Ă  rĂ©duire au minimum ses relations extĂ©rieures. Il ne faudra pas rester murĂ© chez soi, mais presque. «Les rĂ©unions, les rendez-vous et de manière gĂ©nĂ©rale tout rassemblement seront fortement dĂ©conseillĂ©s. Ils pourront mĂŞme ĂŞtre supprimĂ©s, voire interdits. Autrement dit, fini le cinĂ©ma, les matches de foot, les festivals. Et cela pendant plusieurs mois, car «une vague Ă©pidĂ©mique dure de dix Ă  quinze semaines».

Les gens devraient porter un masque
Pour toutes les activitĂ©s «vitales» (faire ses courses, aller au travail), le gouvernement recommandera fortement, voire exigera, le port d’un masque hygiĂ©nique. «Le masque permet d’Ă©viter la propagation du virus, mais la protection n’est pas totale. Il doit ĂŞtre accompagnĂ© d’autres mesures». Comme se laver les mains rĂ©gulièrement. Par exemple, en rentrant de commissions. «Les gens devront maintenir une distance d’au moins un mètre avec les personnes environnantes.» Autrement dit, un casse-tĂŞte sans nom, quand on pense aux distances qui nous sĂ©parent du client prĂ©cĂ©dant ou suivant dans les files d’attente.

Le travail chez soi serait privilégié
L’Etat ne pourra pas contraindre les entreprises Ă  s’arrĂŞter de travailler. Mais elles devront s’en tenir au service minimum. «Toutes les entreprises sont aujourd’hui prĂ©parĂ©es Ă  ce type de scĂ©nario. Le cas Ă©chĂ©ant, elles devront s’organiser pour trouver des solutions alternatives aux rĂ©unions en privilĂ©giant le tĂ©lĂ©travail, les visioconfĂ©rences et les Ă©changes tĂ©lĂ©phoniques.» Quant aux employĂ©s qui devront se rendre au bureau, ils devront nettoyer leur place de travail rĂ©gulièrement. De mĂŞme que les surfaces servant Ă  plusieurs personnes dans une journĂ©e. «La grippe porcine se transmet par gouttelettes. Dans l’air, elle se transmet si on se trouve Ă  moins d’un mètre de distance d’une personne infectĂ©e. Mais les surfaces, sur lesquelles des gouttelettes ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es, sont Ă©galement des vecteurs du virus.» Lors de rĂ©unions indispensables, les employĂ©s devront Ă©viter de se trouver trop proches les uns des autres.

Il faudrait éviter les transports publics
Les transports publics fonctionneront au ralenti et certains services de transports pourront ĂŞtre suspendus. Les usagers devront s’Ă©quiper d’un masque pour Ă©viter la propagation du virus. Se dĂ©placer avec son propre vĂ©hicule (voiture, vĂ©lo, moto) sera donc fortement conseillĂ©.

19:00 > Comme nous l’indiquions hier, le Mexique n’a pas de laboratoire qui permette d’analyser les prĂ©lèvement de cas suspectĂ©s, et seulement trois hĂ´pitaux de Mexico envoyaient jusqu’alors leur prĂ©lèvements aux Etats-Unis, ce qui rendait prĂ©caire toute analyse claire de la situation et l’Ă©tablissement de donnĂ©es fiables. La situation semble toutefois Ă©voluer favorablement, puisque un laboratoire amĂ©ricain a Ă©tĂ© installĂ© au Mexique pour que les scientifiques puissent procĂ©der Ă  des diagnostics rapides du virus de la grippe porcine et mieux Ă©tudier la maladie.

« Nous avons dĂ©sormais un laboratoire qui fonctionne au Mexique, qui peut diagnostiquer ou confirmer la prĂ©sence du virus H1N1 » de la grippe porcine, a dĂ©clarĂ© le Dr Richard Besser, directeur des Centres amĂ©ricains de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC) au cours d’une confĂ©rence de presse.

19:10 > L’OMS dĂ©cide d’adopter la dĂ©nomination de « grippe A (H1N1) »

L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) a annoncĂ© jeudi sur son site internet qu’elle utiliserait dĂ©sormais la dĂ©nomination de « grippe A (H1N1) » pour dĂ©signer la maladie d’origine porcine qui aurait fait près d’une centaine de morts au Mexique et aux Etats-Unis.

Le nom de la grippe suscite un vif dĂ©bat Ă  travers le monde, de nombreuses voix s’Ă©tant Ă©levĂ©es pour rĂ©cuser l’appellation de « grippe porcine », invoquant notamment les consĂ©quences Ă©conomiques considĂ©rables pour les producteurs de porcs.

Pour sa part, le Mexique refuse vigoureusement que l’on qualifie la nouvelle maladie de « grippe mexicaine », jugeant que cette formulation « nuit Ă  l’image » du pays.

19:25 > 110 écoles et universités fermées dans 12 états aux Etats-Unis, selon BNO News.

19:30 > PandĂ©mie imminente selon l’OMS

La pandĂ©mie de grippe H1N1 est dĂ©sormais « imminente » mais, jeudi, l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) ne disposait « pas d’Ă©lĂ©ment » justifiant de passer au niveau six d’alerte maximale.

L’Organisation mondiale de la santĂ© ne dispose « pas d’Ă©lĂ©ment qui laisserait penser qu’il faut passer au niveau 6 d’alerte », signifiant que le monde est en proie Ă  une pandĂ©mie, a indiquĂ© jeudi le numĂ©ro deux de l’organisation, le Dr Keiji Fukuda.

« Les pandĂ©mies de grippe doivent ĂŞtre prises au sĂ©rieux parce qu’elles ont la capacitĂ© de se dĂ©velopper rapidement dans tous les pays du monde », avait expliquĂ© mercredi soir la directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, Margaret Chan quelques minutes après avoir annoncĂ© le passage de la phase 4 Ă  la phase 5 de son Ă©chelle d’alerte.

De fait, le nouveau virus A (H1N1) « continue de s’Ă©tendre (…) sans montrer aucun signe de ralentissement », a constatĂ© l’OMS. L’existence avĂ©rĂ©e de deux foyers autonomes aux Etats-Unis et au Mexique a motivĂ© le passage au niveau d’alerte 5.

L’OMS avait connaissance jeudi après-midi de 257 cas confirmĂ©s dans onze pays, contre 148 la veille, a indiquĂ© son adjoint, le Dr Fukuda.

Le nombre de cas confirmĂ©s au Mexique a bondi Ă  97, dont 7 morts, mais cette augmentation rapide est « probablement due Ă  l’important travail d’analyse des prĂ©lĂ©vements », a-t-il prĂ©cisĂ©. « Ils sont en train de traiter des milliers d’Ă©chantillons qui se sont accumulĂ©s », a expliquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’OMS.

A prĂ©sent, c’est l’hĂ©misphère sud qui est le plus exposĂ© au virus mutant en raison de l’arrivĂ©e de la saison hivernale, propice Ă  la propagation de la grippe, a averti le Dr Fukuda.

« Il est possible que nous observions bientĂ´t davantage de flambĂ©es du virus H1N1 dans l’hĂ©misphère sud que dans l’hĂ©misphère nord » oĂą c’est le printemps, a remarquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’OMS.

« C’est quelque chose que nous devons surveiller de très près », a-t-il insistĂ©.

Le passage au niveau 6 d’alerte pandĂ©mique interviendra quand l’OMS aura les preuves que le virus contenant des gènes d’origine porcine, humaine et aviaire d’un type totalement inĂ©dit se transmet de façon autonome entre humains dans plusieurs rĂ©gions de la planète.

Pour l’instant, en dehors du Mexique, le virus n’a eu que des formes peu virulentes mais il peut Ă©voluer Ă  tout moment, et devenir « beaucoup plus dangereux », craint l’OMS.

Aussi, la directrice de l’OMS a appelĂ© « tous les pays Ă  immĂ©diatement activer leur plan de prĂ©paration Ă  la pandĂ©mie ».

A ce stade, « une surveillance Ă©levĂ©e, une dĂ©tection rapide et la mise en place de traitements » efficaces sont « essentiels », a-t-elle prĂ©cisĂ©. Cependant, l’OMS « ne recommande ni la fermeture des frontières, ni de restreindre la circulation des personnes et des biens », a insistĂ© le Dr Chan.

Concernant la prĂ©paration mĂ©dicale, au coeur de la riposte, elle a jugĂ© prĂ©maturĂ© le lancement en masse de la production de vaccins pouvant nuire Ă  celle des vaccins de grippe saisonnière dont l’hĂ©misphère sud devrait avoir bientĂ´t besoin.

Elle a en revanche demandĂ© aux firmes d’Ă©tudier l’accĂ©lĂ©ration de la production d’antiviraux. Deux d’entre-eux sont considĂ©rĂ©s efficaces, le Tamiflu de Roche et le Relenza du britannique GlaxoSmithKline.

Appelant Ă  ne « pas cĂ©der Ă  la panique », le Dr Chan a demanĂ© de « maintenir un niveau de calme pour pouvoir continuer Ă  gĂ©rer cette affaire de manière rationnelle ».

SpĂ©cialiste reconnue des pandĂ©mies, le Dr Chan a estimĂ© que chacun pouvait Ă  son niveau participer Ă  l’effort gĂ©nĂ©ral, recommandant mĂŞme Ă  Genève, oĂą aucun cas n’a Ă©tĂ© officiellement confirmĂ©, « d’Ă©viter de se saluer en se faisant la bise ».

« Les individus peuvent aussi faire beaucoup, en restant Ă  la maison s’ils sont malades, en se lavant les mains et en mettant la main devant la bouche pour tousser », a-t-elle assurĂ©.

L’avertissement a Ă©tĂ© entendu par l’ONU, qui a demandĂ© jeudi dans une note interne Ă  ses fonctionnaires de « diffĂ©rer, si possible, les voyages non indispensables vers des pays Ă  risque » et de respecter des « règles d’hygiène de base ».

L’administration de l’ONU n’a pas prĂ©cisĂ© quels Ă©taient les pays qui devaient ĂŞtre Ă©vitĂ©s.

20:45 > Un membre de la délégation de Barack Obama au Mexique contaminé, selon SkyNews

20:55 > C’est un membre de la sĂ©curitĂ© de la dĂ©lĂ©gation de Barack Obama qui aurait Ă©tĂ© infectĂ© lors du rĂ©cent voyage du prĂ©sident amĂ©ricain au Mexique selon BNO News, qui cite des sources de la Maison blanche (A member of the security advance team for President Obama’s recent trip to Mexico is suspected of having contracted swine flu – White House).

21:00 > Première entreprise française contrainte de fermer ses portes en raison du A/H1N1. Un site de l’Ă©quipementier aĂ©ronautique Labinal (Groupe Safran) près de Toulouse a fermĂ© ses portes jeudi Ă  midi par prĂ©caution Ă  la suite du signalement d’un cas possible de grippe porcine chez un de ses salariĂ©s de retour d’une mission au Mexique, selon Safran.

21:10 > Les HĂ´pitaux Universitaires de Genève ont mis au point aujourd’hui un nouveau test-diagnostic de grippe A/H1N1 qui permet de diagnostiquer les prĂ©lèvements en 3h.

sanofi21:20 > Le 9 mars dernier, Sanofi-aventis annonçait la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros. L’annonce avait été faite au cours d’une cérémonie en présence de MM. Felipe Calderon, Président du Mexique et Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, en visite officielle au Mexique. Lire le communiqué de Sanofi

Bien sĂ»r, tout cela n’est que pure coĂŻncidence… Merci Ă  EgalitĂ© & RĂ©conciliation Provence de nous avoir fait parvenir cette information via notre groupe facebook.

21:45 > Le gouvernement français a Ă©levĂ© le niveau du plan de lutte pandĂ©mique au niveau 5A, par »prĂ©cautions ».

21:50 > Une cellule opĂ©rationnelle sera mise en place dans chaque dĂ©partement suite Ă  la dĂ©cision d’Ă©lever le plan pandĂ©mique en France.

22:00 > France : Le niveau 5 du plan national d’alerte face Ă  l’Ă©pidĂ©mie de grippe A/H1N1, dĂ©cidĂ© jeudi soir par le gouvernement, envisage notamment un contrĂ´le des frontières et une limitation des dĂ©placements individuels.

Ce niveau s’applique en cas d’ »extension gĂ©ographique de la transmission interhumaine du virus » (13 pays touchĂ©s Ă  ce stade).

Les mesures « que les autoritĂ©s peuvent dĂ©cider d’appliquer en fonction de chaque situation concrète rencontrĂ©e » sont examinĂ©es au cas par cas par la Cellule interministĂ©rielle de crise.

Cette phase 5 du plan d’action d’urgence comprend notamment la mise en place « d’une cellule opĂ©rationnelle de coordination dans chaque dĂ©partement » et le lancement « d’une campagne d’information nationale », « dans les prochains jours », a prĂ©cisĂ© le Premier ministre François Fillon.

Au niveau 5A de prĂ©paration (celui qui a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© jeudi soir par le gouvernement et qui correspond Ă  l’extension gĂ©ographique de la transmission interhumaine du virus Ă  l’Ă©tranger), le plan propose la suspension des liaisons avec les pays touchĂ©s, la mise en quarantaine des voyageurs qui en viennent, la suspension de la dĂ©livrance des visas français dans ces pays.

Les voyages non indispensables dans les pays « voisins des pays touchĂ©s » sont « formellement dĂ©conseillĂ©s ». Le contrĂ´le sanitaire est « renforcĂ© aux frontières ». Des mesures de sĂ©curisation des Ă©tablissements de production et de stockage des produits de santĂ©, des pharmacies, des mĂ©decins de ville, peuvent ĂŞtre mises en oeuvre.

Le public doit ĂŞtre informĂ© des règles Ă  suivre et des comportements Ă  adopter, avec « appel Ă  la solidaritĂ© de voisinage ». Le système du « mĂ©decin traitant » est suspendu.

L’industrie est priĂ©e de renforcer la production de masques, les personnels occupant des « postes indispensables au fonctionnement des structures » sont rĂ©partis de manière « fine et nominative ». Les conseils gĂ©nĂ©raux et les services municipaux sont organisĂ©s pour soutenir la population.

Au niveau 5B, qui irait de pair avec une extension gĂ©ographique du virus en France, des contrĂ´les peuvent ĂŞtre instaurĂ©s aux frontières, les arrivĂ©es et dĂ©parts internationaux de passagers peuvent ĂŞtre interrompus, les Ă©tablissements accueillant des mineurs (crèches, Ă©coles…) sont fermĂ©s. Et les spectacles ou rencontres sportives sont suspendus.

Le niveau 6 correspond à une pandémie mondiale.

Le plan français est disponible Ă  l’adresse: grippeaviaire.gouv.fr

22:03 > Vous ĂŞtes plus de 17′000 Ă  vous ĂŞtre connectĂ©s aujourd’hui sur Mecanopolis. Nous vous remercions pour votre confiance ;)

22:05 > Les Etats-Unis viennent de passer le cap des 120 cas confirmés.

newmap

22:20 > Nouvelle carte. Cliquez ici

22:25 > VeraTect sur Twitter. Cliquez ici

22:27 > CDCEmergengy sur Twitter. Cliquez ici

22:30 > OMSnews sur Twitter. Cliquez ici

22:35 > Val nous demande, dans un commentaire postĂ© ci-dessous, s’il peut envoyer ses enfants Ă  l’Ă©cole. Nous ne rĂ©pondons pas Ă  ce genre de questions. RĂ©fĂ©rez vous au site du gouvernement de votre pays.

newjerseytoday

Margate Beach, New Jersey (USA), jeudi 30 avril 2009

23:00 > Message de l’ambassade des Etats-Unis  Ă  leur ressortissants du Mexique :

- Faites des rĂ©serves (eau, nourriture, mĂ©dicaments …) et vĂ©rifiez vos possibilitĂ©s de paiement cash pour 2 semaines.
- Soyez prĂŞt Ă  toutes Ă©ventualitĂ©s en cas d’urgence.

Source : guadalajarareporter.com

23:10 > Le premier cas canadien de transmission de personne à personne de la nouvelle souche de grippe A H1N1 a été enregistré en Nouvelle-Ecosse.

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23:20 > Dr Keiji Fukuda, numĂ©ro 2 de l’OMS, indique qu’il est dĂ©jĂ  trop tard pour arrĂŞter la propagation de la maladie. « La pandĂ©mie n’est pas une option. Elle est lĂ , et le confinement des populations n’est pas techniquement rĂ©alisable. » Propos rapportĂ©s par The Telegraph.

23:30 > Cas confirmés et cas suspects annoncés depuis le 24 avril :

MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’Ă©pidĂ©mie, le bilan de la grippe porcine est passĂ© de huit Ă  douze morts. Selon le ministère de la SantĂ©, le nombre des patients contaminĂ©s est passĂ© de 91 Ă  260. Cette brutale augmentation s’explique, selon le ministre, par la performance du nouveau matĂ©riel utilisĂ© par les laboratoires. Au total, plus de 1.600 personnes malades pourraient avoir Ă©tĂ© contaminĂ©es.

ETATS-UNIS : un bĂ©bĂ© mexicain de 23 mois est dĂ©cĂ©dĂ© de la grippe porcine au Texas. C’est la première mort confirmĂ©e de cette maladie aux Etats-Unis.

Le nombre des cas est passĂ© de 91 mercredi Ă  118 jeudi, la Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest) puis le New Jersey (nord-est) venant s’ajouter Ă  la liste qui compte dĂ©sormais 15 Etats touchĂ©s, selon les autoritĂ©s sanitaires.

ALLEMAGNE : trois cas avérés, trois cas suspects mais non confirmés.

AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenant du Guatemala avec escale Ă  Mexico.

CANADA : les autorités ont confirmé jeudi treize nouveaux cas, tous bénins: quatre en Alberta (ouest), quatre en Nouvelle-Ecosse (est) et un en Ontario (est), ce qui porte à 32 le total des personnes contaminées dans ce pays.

COSTA RICA : deux cas avérés, les premiers en Amérique centrale.

GRANDE-BRETAGNE : trois nouveaux cas confirmés, soit un total de huit cas avérés. En outre, 76 cas suspects.

ESPAGNE : treize cas avĂ©rĂ©s et « 84 personnes en observation », selon le ministère de la SantĂ©.

ISRAEL : deux cas confirmés chez des Israéliens récemment rentrés du Mexique.

NOUVELLE-ZELANDE : neuf lycĂ©ens et un professeur, de retour d’un voyage au Mexique, sont porteurs du virus de type A, 56 cas potentiels sont en cours d’examen.

PAYS-BAS : un cas confirmé jeudi, un enfant de trois ans revenu récemment du Mexique.

PEROU: Un premier cas confirmé, chez une ressortissante argentine de retour du Mexique. Neuf autres cas suspects.

SUISSE : un premier cas confirmé, un patient revenant du Mexique, et 26 suspects.

CAS SUSPECTS

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects sont Ă  l’Ă©tude, des femmes ayant voyagĂ© rĂ©cemment au Mexique.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : quatre nouveaux cas suspects signalés jeudi, soit 24 cas depuis lundi, mais aucun confirmé.

BRESIL : 20 personnes en observation mais deux cas vraiment suspects.

CHILI : 24 cas présumés sous surveillance.

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix « de manière très Ă©troite », selon les autoritĂ©s.

COREE DU SUD : un cas probable et cinq suspects.

DANEMARK : trois femmes et un homme, revenus une semaine plus tĂ´t du Mexique et des Etats-Unis, sont en observation Ă  l’hĂ´pital.

FRANCE : une fillette de 9 ans hospitalisĂ©e après un voyage au Mexique. Deux cas « probables » sur une vingtaine de cas suspects.

HONG KONG : quatre cas suspects, chez des personnes ayant voyagĂ© dans les pays touchĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

IRLANDE : un premier cas « probable » de grippe porcine chez un homme revenant d’un voyage au Mexique, sur trois cas suspects en attente de rĂ©sultats.

JAPON : un premier cas suspect détecté.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

VENEZUELA : neuf cas suspects en cours d’examen.

23:50 > Selon le Professeur Patrick Berche, doyen de la FacultĂ© de mĂ©decine Paris Descartes, normalement, le virus de la grippe va quitter l’hĂ©misphère nord pour aller dans l’hĂ©misphère sud et revenir dans l’hĂ©misphère nord en automne. C’est ce qu’avait fait le virus de la grippe espagnole en 1918  il y avait eu 2 vague.

M. Berche Ă  Ă©crit L’histoire des guerres biologiques secrètes, Robert Laffont, 2009. Son blog se trouve ici.

Vendredi 1er mai 2009 – 00:05

Le centre de prĂ©vention et de contrĂ´le de l’Union EuropĂ©enne estime que la grippe A/H1N1 pourrait toucher entre 40% et 50% de la population, tout en soulignant que la majoritĂ© des infections seraient bĂ©nignes. Seuls les personnes âgĂ©es ou immunodĂ©ficientes risquent de dĂ©clarer de graves symptĂ´mes. Source : elpais.com

Merci à Thomas de nous avoir communiqué cet article.

00:15 > L’Organisation mondiale de la santĂ© ne dispose «pas d’élĂ©ment qui laisserait penser qu’il faut passer au niveau 6 d’alerte». indique le numĂ©ro 2 de l’OMS, dans un article qui vient de paraĂ®tre sur le site de la Tribune de Genève.

00:35 > L’alarme suscitĂ©e par la grippe porcine et le risque de pandĂ©mie, fait le bonheur des concepteurs de spams, ces courriels envoyĂ©s en grand nombre dans un but publicitaire, pour escroquer leurs destinataires ou endommager leurs ordinateurs, selon une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e. Lire la suite.

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00:55 > 90% des porcs d’Egyptes ont Ă©tĂ© abattus, selon BNO News.

01:00 > Selon RussianToday, le virus A H1N1 a Ă©tĂ© créé par l’homme.

Envoyé par Mecanopolis

Développement suit

Lire également Le A/H1N1 de la grippe porcine : un bien mystérieux virus

01:25 > Swissmedic, Institut suisse des  produits thĂ©rapeutiques, « dĂ©conseille fortement de se procurer des mĂ©dicaments hors des centres lĂ©gaux de remise, tels qu’hĂ´pitaux,  mĂ©decins ou pharmacies, en particulier le Tamiflu, dans le  contexte de la grippe porcine.

Comme le rappelle le porte-parole de Swissmedic, Joachim Gross,  »Toute personne qui achète du Tamiflu par d’autres voies –  Internet notamment – que les canaux officiels de distribution en  Suisse, met sa santĂ© gravement en danger ». Car personne ne peut  être sĂ»r alors de recevoir le vrai antigrippal Tamiflu, a-t-il  expliquĂ©.

L’expĂ©rience a montrĂ© que les mĂ©dicaments Ă©manant de sources  non contrĂ´lĂ©es, comme les prĂ©tendues pharmacies en ligne, sont  souvent contrefaits et, au mieux, ne contiennent qu’un peu de  principe actif, voire aucun du tout. Au pire, ils contiennent des  substances toxiques. On fait ainsi du profit en jouant, de manière totalement irresponsable, avec la peur du public, toujours selon  le communiquĂ©.

Swissmedic « insiste sur le fait que les rĂ©serves de mĂ©dicaments en Suisse sont suffisantes pour traiter la population ». Tamiflu  est autorisĂ© comme mĂ©dicament soumis Ă  ordonnance mĂ©dicale et ne  doit, par consĂ©quent, ĂŞtre pris que sur prescription mĂ©dicale. En  cas de prise inappropriĂ©e, on court le risque de voir apparaitre  des souches virales rĂ©sistant Ă  tout traitement qui peuvent  ensuite se rĂ©pandre sans limite.

01:30 > Tableau récapitulatif des cas A/H1N1 en France : cas_h1n1_france_30.04.09_pdf

01:55 > Pour les insomniaques, nous allons essayer de tĂ©lĂ©charger sur Mecanopolis I Am Legend dans la nuit. C’est un film de circonstances ;) Entre-temps, nous vous conseillons cet extrait de Zeitgeist.

Version intégrale vostfr ici

02:50 > Nouvel article sur Mecanopolis : H5N1, le dernier fléau de l’industrie agroalimentaire

02:55 > Le nombre de cas confirmĂ©s de grippe porcine humaine aux Etats-Unis approchait les 120 jeudi, l’Ă©pidĂ©mie s’Ă©tendant dans 15 Etats selon les autoritĂ©s, qui ont annoncĂ© dans la soirĂ©e l’achat de 13 millions de nouveaux traitements antiviraux.

L’achat de ces mĂ©dicaments est destinĂ© Ă  reconstituer les stocks stratĂ©giques et Ă  distribuer 400.000 de ces traitements au Mexique, Ă©picentre de l’Ă©pidĂ©mie, a annoncĂ© jeudi soir la secrĂ©taire Ă  la SantĂ© Kathleen Sebelius.

Le ministère de la SantĂ© (HHS) compte dans ses stocks environ 50 millions de traitements antiviraux auxquels s’ajoutent 23 millions dĂ©tenus par les Etats, a-t-elle prĂ©cisĂ©.

Plus tôt cette semaine, les autorités avaient débloqué 11 millions de ces traitements aux Etats américains, de plus en plus nombreux à être touchés.

Le nombre de cas est passĂ© de 91 mercredi Ă  118 jeudi, la Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest) puis le New Jersey (nord-est) venant s’ajouter Ă  la liste des Etats touchĂ©s.

En revanche, aucun nouveau dĂ©cès n’a Ă©tĂ© enregistrĂ© dans le pays depuis celui d’un enfant mexicain de moins de deux ans, dont la mort au Texas (sud) a Ă©tĂ© annoncĂ©e mercredi.

Mais le virus pourrait avoir atteint le coeur de la capitale, Washington: la Maison Blanche a annoncĂ© la probable contamination d’un membre de la dĂ©lĂ©gation qui a accompagnĂ© Barack Obama au Mexique. Cette personne a participĂ© Ă  un dĂ®ner avec le prĂ©sident amĂ©ricain Ă  Mexico le 16 avril.

La Banque mondiale, dont le siège est Ă  Washington, a aussi annoncĂ© un cas parmi ses employĂ©s, indiquant qu’il Ă©tait rĂ©tabli.

L’Ă©tat de la cinquantaine de patients Ă  New York continuait de s’amĂ©liorer jeudi, et ils avaient tous « complètement rĂ©cupĂ©rĂ© ou presque », selon le responsable des services sanitaires de la ville.

La crainte du virus a conduit Ă  la fermeture de 300 Ă©coles sur les quelque 100.000 que compte le pays, a indiquĂ© le ministère de l’Education amĂ©ricain. Ces fermetures touchent 169.000 Ă©lèves sur 55 millions.

Le directeur des Centres fĂ©dĂ©raux de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC), le Dr Richard Besser, a assurĂ© que tous les Etats touchĂ©s disposeraient de stocks fĂ©dĂ©raux de mĂ©dicaments d’ici au 3 mai.

Le Dr Anne Schuchat, autre responsable des CDC, a affirmĂ© que « les tests en laboratoire sur les virus montrent que jusqu’Ă  prĂ©sent, ils sont sensibles aux mĂ©dicaments que nous possĂ©dons dans notre stock », les antiviraux Tamiflu et Relenza.

Le Dr Besser a par ailleurs annoncĂ© que les Etats-Unis avaient installĂ© un laboratoire au Mexique. « Cela va nous aider Ă  faire des recherches lĂ -bas », a-t-il expliquĂ©, notamment pour comprendre pourquoi le Mexique compte plus de cas graves. « Si l’on peut comprendre cela, on pourra aider notre pays et d’autres pays Ă  empĂŞcher que cela arrive », a-t-il soulignĂ©.

Le Dr Besser s’est aussi montrĂ© rassurant après des propos alarmistes tenus par le vice-prĂ©sident Joe Biden, connu pour ses gaffes. « Ce n’est pas le fait d’aller au Mexique, c’est le fait d’ĂŞtre confinĂ© dans un avion. Si quelqu’un Ă©ternue, cela se propage dans tout l’appareil », avait dit M. Biden sur NBC, mettant aussi en garde contre les trajets en mĂ©tro, avant que ses propos ne fassent l’objet d’une rectification de la part de son service de presse.

« Voyager en avion est sĂ»r. Emprunter le mĂ©tro est sĂ»r », a assurĂ© M. Besser. « Les gens doivent continuer Ă  sortir et Ă  vivre normalement ».

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03:20 > Le Dr Marcus Gitterle, un médecin physicien basé près de New Braunfels, Texas, a émis une alerte interne qui contient plusieurs déclarations choquantes concernant la grippe porcine qui, si elles sont vraies, ont été préservées par les officiels d’une diffusion publique.

“Après être rentré d’une réunion publique hier avec les leaders de la communauté et les officiels universitaires du Comté de Comal et du Comté de Hayes [nom supprimé] a suggéré que j’envoie une mise à jour à mes patients de la région, parce que ce que nous entendons en privé de la part du CDC et du Département de la Santé est différent de ce que vous entendez dans les médias”, écrit Gitterle.

Le Docteur déclare que le nombre réel de cas confirmés de grippe porcine est 10 à 25 fois pire que ce qui a été reporté, et que les gens ne récupère pas facilement, comme cela a été dit, mais que beaucoup d’Etats-Uniens sont en fait sérieusement malades.

Merci à Thibaut, de notre groupe facebook, de nous avoir envoyé cet article de PrisonPlanet.com

03:35 > La Banque interamĂ©ricaine de dĂ©veloppement (BID) a annoncĂ© jeudi soir dĂ©bloquer 3 milliards de dollars pour le Mexique afin d’aider ce pays Ă  lutter contre la grippe H1N1 et la crise Ă©conomique.

03:50 > 6 Ă©tudiants du Amherst College, dans le Massachusetts (USA) positifs au test du A/H1N1, vient d’indiquer BNO News.

04:50 >La grippe porcine, qui pourrait avoir provoquĂ© la mort d’une centaine de personnes au Mexique et aux Etats-Unis, a continuĂ© de s’Ă©tendre jeudi sur le continent amĂ©ricain et en Europe, mais cette dernière a Ă©cartĂ© l’idĂ©e d’une suspension des vols aĂ©riens vers le Mexique.

L’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine, que l’OMS a officiellement dĂ©nommĂ© « grippe A (H1N1) », a atteint les Pays-Bas oĂą un enfant de 3 ans revenu rĂ©cemment du Mexique a contractĂ© le virus A/H1N1. Le nombre total des pays oĂą le virus a Ă©tĂ© dĂ©celĂ© est de douze, dont six europĂ©ens et quatre amĂ©ricains.

Au Mexique, foyer de la maladie, le ministre de la SantĂ© a annoncĂ© jeudi soir que 40 nouveaux cas de grippe porcine ont Ă©tĂ© confirmĂ©s, portant le nombre des patients contaminĂ©s Ă  312, mais il s’agit de malades qui « vont bien ». Le bilan officiel des morts du virus a grimpĂ© jeudi Ă  12 et le nombre des dĂ©cès « probables » reste fixĂ© Ă  84.

Les Mexicains s’apprĂŞtent Ă  passer le long week-end de la fĂŞte du Travail du 1er mai cloĂ®trĂ©s chez eux, les dĂ©filĂ©s syndicaux ont Ă©tĂ© suspendus.

Le nombre de cas avĂ©rĂ©s a augmentĂ© aux Etats-Unis (118 dans 15 Etats jeudi), oĂą aucun nouveau dĂ©cès n’a Ă©tĂ© enregistrĂ© depuis celui d’un bĂ©bĂ© mexicain, mais aussi en Grande-Bretagne (8), en Espagne (13).

Après le Mexique et les Etats-Unis, le 3e pays le plus touché est le Canada avec 34 cas avérés.

Neuf autres pays ont confirmé des cas : Grande-Bretagne, Espagne, Pays-Bas, Suisse, Autriche, Allemagne, Israël, Costa Rica, Nouvelle-Zélande.

Au PĂ©rou, un premier cas de grippe porcine avĂ©rĂ©, annoncĂ© mercredi, a Ă©tĂ© infirmĂ© jeudi après d’ultimes rĂ©sultats d’analyses sur la patiente, une Argentine de 27 ans qui avait sĂ©journĂ© au Mexique.

La secrétaire américaine à la Santé Kathleen Sebelius a annoncé que les Etats-Unis allaient acheter 13 millions de traitements antiviraux pour reconstituer leur stocks stratégiques et distribuer 400.000 de ces médicaments au Mexique.

Les Etats-Unis ont recommandé aux malades de la grippe porcine de rester chez eux pendant au moins sept jours sans pour autant prévoir de quarantaine à grande échelle. Quelque 300 écoles ont fermé jeudi leurs portes.

Le virus pourrait avoir atteint le coeur de la capitale : la Maison Blanche a annoncĂ© la probable contamination d’un membre de la dĂ©lĂ©gation qui a accompagnĂ© Barack Obama au Mexique et a participĂ© Ă  un dĂ®ner avec le prĂ©sident amĂ©ricain Ă  Mexico le 16 avril.

La Banque mondiale, dont le siège est Ă  Washington, a aussi annoncĂ© un cas parmi ses employĂ©s, indiquant qu’il Ă©tait rĂ©tabli.

L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), après avoir relevĂ© Ă  cinq sur une Ă©chelle de six son niveau d’alerte, signifiant qu’ »une pandĂ©mie est imminente », a prĂ©cisĂ© jeudi qu’elle ne disposait « pas d’Ă©lĂ©ment qui laisserait penser qu’il faut passer au niveau six ».

Selon le numĂ©ro deux de l’OMS, le Dr Keiji Fukuda, l’hĂ©misphère sud est toutefois davantage exposĂ© Ă  l’Ă©pidĂ©mie Ă  l’approche de l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe.

RĂ©unis Ă  Luxembourg, les ministres de la SantĂ© de l’Union europĂ©enne ont Ă©cartĂ© pour le moment l’idĂ©e française de suspendre les vols aller vers le Mexique.

La commissaire europĂ©enne Ă  la SantĂ© Androulla Vassiliou a demandĂ© aux EuropĂ©ens de ne « pas paniquer ».

La France a dĂ©cidĂ© le passage au niveau 5 de son plan d’action d’urgence « par prĂ©caution ».

De nombreux pays — France, Afrique du Sud, Colombie, Australie, Irlande, BrĂ©sil notamment — vĂ©rifient des dizaines de cas suspects, gĂ©nĂ©ralement des voyageurs de retour du Mexique ou des Etats-Unis.

L’ONU a demandĂ© dans une note interne Ă  ses fonctionnaires de « diffĂ©rer, si possible, les voyages non indispensables vers des pays Ă  risque ».

L’OMS ne recommande pas de restreindre les dĂ©placements, mais Paris, Londres, La Haye, Rome et Ottawa dĂ©conseillent le Mexique.

A l’aĂ©roport de Mexico, oĂą une cinquantaine de vols ont Ă©tĂ© annulĂ©s, dont 20 internationaux, les touristes Ă©trangers ont poursuivi leur exode.

L’Argentine, Cuba et le PĂ©rou ainsi que des voyagistes britanniques, français, canadiens et portugais ont suspendu les liaisons. La Russie a demandĂ© jeudi Ă  ses ressortissants de ne pas se rendre sur le continent amĂ©ricain.

Des charters ont été supprimés à destination de la station balnéaire de Cancun, où la fréquentation a chuté de 20%. Des croisières ont annulé leurs escales mexicaines.

Le virus, qui touche essentiellement de « jeunes adultes en bonne santĂ© », selon les autoritĂ©s mondiales, se transmet par voie respiratoire, d’homme Ă  homme. Les symptĂ´mes (fièvre, maux de tĂŞte, courbatures) sont similaires Ă  ceux de la grippe saisonnière qui tue chaque annĂ©e dans le monde entre 250.000 et 500.000 personnes.

La crainte de propagation du virus a conduit de nombreux pays à mettre en place des contrôles aux aéroports et aux frontières.

Le Japon, oĂą un cas suspect a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©, a annoncĂ© qu’il allait contrĂ´ler un par un les cochons vivants importĂ©s sur son territoire.

Mexico va demander des « explications » devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) aux pays qui ont stoppĂ© ou restreint leurs importations de produits mexicains, comme les produits dĂ©rivĂ©s du porc.

Une quinzaine de pays, dont la Chine et la Russie, ont pris de telles mesures, tandis que l’Egypte a dĂ©cidĂ© d’abattre tout son cheptel porcin.

L’Organisation mondiale de la santĂ© animale (OIE) s’est Ă©levĂ©e contre ces abattages, rappelant que le virus « est transmis par l’homme », Ă  l’instar de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui a toutefois recommandĂ© un « renforcement de la surveillance sanitaire des porcs ».

05:00 > Sondage grippe A/H1N1 sur MetaWiki

11:50 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde

PARIS – La grippe porcine, qui a fait 12 morts sur 312 cas confirmĂ©s au Mexique et un mort aux Etats-Unis, s’est dĂ©jĂ  propagĂ©e Ă  12 pays, dont six europĂ©ens et quatre sur le continent amĂ©ricain.

Voici les cas confirmés et les cas suspects annoncés depuis le 24 avril :

MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’Ă©pidĂ©mie, le bilan de la grippe porcine est passĂ© de huit Ă  12 morts. Le ministre de la SantĂ© a annoncĂ© jeudi soir que 40 nouveaux cas avaient Ă©tĂ© confirmĂ©s, portant le nombre des patients contaminĂ©s Ă  312. Le nombre des dĂ©cès « probables » reste Ă©valuĂ© Ă  84.

ETATS-UNIS : un seul dĂ©cès confirmĂ©, celui d’un bĂ©bĂ© mexicain de 23 mois, dĂ©cĂ©dĂ© au Texas. 118 cas de contamination confirmĂ©s dans 15 Etats, la Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest), puis le New Jersey (nord-est) venant s’ajouter Ă  la liste des Etats touchĂ©s.

ALLEMAGNE : quatre cas avĂ©rĂ©s, dont, pour le première fois, une infirmière qui ne s’est pas rendue au Mexique.

AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale Ă  Mexico.

CANADA : quinze nouveaux cas, tous bénins confirmés jeudi, ce qui porte à 34 le total des personnes contaminées.

COSTA RICA : deux cas avérés.

GRANDE-BRETAGNE : trois nouveaux cas confirmés, soit un total de huit cas avérés. En outre, 76 cas suspects.

ESPAGNE : 13 cas avérés et 84 personnes en observation.

ISRAEL : deux cas confirmés.

PAYS-BAS : un cas confirmé, un enfant de trois ans revenu récemment du Mexique.

SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects.

NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects, dont 12 probables.

AUTRES CAS SUSPECTS

PEROU: Un premier cas, confirmé mercredi chez une ressortissante argentine qui avait séjourné au Mexique, a été infirmé jeudi. Neuf autres cas suspects.

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects sont Ă  l’Ă©tude.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : 24 cas suspects, mais aucun confirmé.

BRESIL : 42 cas notifiés, mais quatre cas vraiment suspects.

CHILI : 24 cas présumés sous surveillance.

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix « de manière très Ă©troite », selon les autoritĂ©s.

COREE DU SUD : trois cas probables.

DANEMARK : quatre personnes en observation Ă  l’hĂ´pital.

FRANCE : Cinq cas « probables » identifiĂ©s parmi 41 cas suspects.

HONG KONG : quatre cas suspects.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

IRLANDE : un premier cas « probable », sur trois cas en attente de rĂ©sultats.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen.

12:15 > Israël décide de passer en phase 6, selon VeraTect.

12:30 > Le ministère israĂ©lien de la SantĂ© a dĂ©cidĂ© jeudi d’Ă©lever le niveau de prĂ©paration au virus de la grippe porcine de Phase 5 Ă  Phase 6, a rapportĂ© le quotidien local Yedioth Ahronoth, dans son Ă©dition en ligne.

La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise après une rĂ©union d’urgence entre le Premier ministre israĂ©lien, Benjamin Netanyahu, et les responsables de la santĂ© Ă  JĂ©rusalem, afin de parer Ă  une potentielle Ă©pidĂ©mie de grippe porcine en IsraĂ«l.

12:45 > Le docteur Charles A. de notre groupe facebook. nous fait parvenir ses observations provisoires.

1/ il s’agit d’un virus très contagieux
2/ ce virus est en cours de diffusion Ă  l’ensemble du globe Ă  vitesse grand V et rien ne peu interrompre sa diffusion
3/ ce virus semble relativement peu pathogène pour l’instant,dans nos pays dĂ©veloppĂ©s…. du type grippe
4/ il devrait nous revenir, plutĂ´t plus fort en automne
5/ ce virus aurait déjà muté plusieurs fois depuis que les labos le suivent
6/ il va probablement encore muter et peut-ĂŞtre mĂŞme se recombiner avec d’autre, ce qui risque d’augmenter de manière dramatique ses potentialitĂ©s pathogènes.

13:30 > Réunion à 15h de la Cellule Interministérielle de Crise (CIC) Place Beauvau avec Roselyne Bachelot et Michèle Alliot-Marie.

13:50 > Le professeur de microbiologie Patrick Berche, chef de service de l’hĂ´pital Necker, se dĂ©clare très inquiet dans une interview au Figaro.

14:00 > Point de la situation

Le Mexique, principal foyer de la grippe porcine, a commencĂ© vendredi Ă  vivre un pont du 1er Mai au ralenti dans l’espoir de freiner l’Ă©pidĂ©mie qui s’est propagĂ©e, en une semaine, Ă  douze pays et fait redouter Ă  l’OMS une pandĂ©mie « imminente ».

Nouvelle source d’inquiĂ©tude, les autoritĂ©s allemandes ont annoncĂ© que, pour la première fois dans ce pays, une femme avait Ă©tĂ© contaminĂ©e sans avoir sĂ©journĂ© au Mexique.

Au Mexique, oĂą la première alerte a Ă©tĂ© donnĂ©e il y a une semaine, le ministre de la SantĂ©, JosĂ© Angel Cordova, a affirmĂ© jeudi soir que les quatre prochains jours seraient « dĂ©terminants pour fixer la tendance » de l’Ă©pidĂ©mie, qui a dĂ©jĂ  fait 13 morts officiellement, 12 au Mexique et un aux Etats-Unis.

L’Organisation mondiale de la santĂ© a confirmĂ© 331 cas de grippe porcine dans le monde, dont 109 aux Etats-Unis (un mort) et 156 au Mexique (9 morts).

Durant leurs cinq jours de vacances Ă  l’occasion du 1er Mai, les Mexicains ont Ă©tĂ© invitĂ©s, dans un appel solennel du prĂ©sident Felipe Calderon, Ă  « rester Ă  la maison » afin d’Ă©viter la contagion.

Des millions de Mexicains ont ainsi entamĂ© ces congĂ©s cloĂ®trĂ©s chez eux et pour la première fois, le Zocalo, l’immense place centrale de Mexico, mĂ©gapole de 20 millions d’habitants, n’a pas vu dĂ©filer des milliers de manifestants comme le veut la tradition.

Pour venir en aide à ce pays, la Banque interaméricaine de développement (BID) avait annoncé jeudi le déblocage de trois milliards de dollars.

Douze pays au total sont dĂ©sormais touchĂ©s par la grippe porcine, dĂ©nommĂ©e officiellement par l’OMS « grippe A (H1N1) », dont quatre sur le continent amĂ©ricain et six en Europe.

Au Mexique, le ministre de la SantĂ© a annoncĂ© que le nombre de patients contaminĂ©s s’Ă©lève Ă  prĂ©sent Ă  312, mais que ces malades « vont bien ». 12 personnes sont mortes, selon le bilan officiel, et le nombre des dĂ©cès « probables » reste de 84.

Le nombre de cas avérés a également augmenté aux Etats-Unis (118 dans 15 Etats), où un bébé mexicain est mort, mais aussi en Grande-Bretagne (8) et en Espagne (13).

Le 3e pays le plus touché est le Canada, avec 34 cas. Autres pays où des cas ont été confirmés: Pays-Bas, Suisse, Autriche, Allemagne, Israël, Costa Rica, Nouvelle-Zélande.

En Allemagne, oĂą la maladie avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e chez trois personnes rentrĂ©es du Mexique, les autoritĂ©s ont annoncĂ© vendredi qu’une infirmière qui ne s’est pas rendue dans ce pays mais a Ă©tĂ© en contact avec un malade avait Ă©tĂ© contaminĂ©e, et qu’elle est Ă  prĂ©sent guĂ©rie.

Aux Etats-Unis, la secrĂ©taire Ă  la SantĂ© Kathleen Sebelius a annoncĂ© l’achat de 13 millions de traitements antiviraux pour reconstituer les stocks stratĂ©giques et en distribuer 400.000 au Mexique. Il a Ă©tĂ© recommandĂ© aux malades de rester chez eux pendant au moins sept jours.

La Maison Blanche a de son cĂ´tĂ© annoncĂ© la probable contamination d’un membre de la dĂ©lĂ©gation qui a accompagnĂ© Barack Obama au Mexique et a participĂ© Ă  un dĂ®ner avec le prĂ©sident amĂ©ricain Ă  Mexico le 16 avril.

L’OMS, craignant une pandĂ©mie « imminente », avait relevĂ© mercredi son niveau d’alerte Ă  cinq sur une Ă©chelle de six.

RĂ©unis jeudi Ă  Luxembourg, les ministres de la SantĂ© de l’Union europĂ©enne ont Ă©cartĂ© pour le moment l’idĂ©e française de suspendre les vols vers le Mexique.

De nombreux pays -France, Afrique du Sud, Colombie, Australie, Irlande, Brésil notamment- vérifient actuellement des dizaines de cas suspects, généralement des voyageurs de retour du Mexique ou des Etats-Unis.

En Pologne, une fillette de 8 ans, rentrée du Mexique il y a dix jours, a été hospitalisée avec des symptômes évoquant la grippe porcine.

L’OMS ne recommande pas de restreindre les dĂ©placements, mais Paris, Londres, La Haye, Rome et Ottawa dĂ©conseillent le Mexique.

L’Argentine, Cuba et le PĂ©rou, ainsi que des voyagistes britanniques, français, canadiens et portugais, ont suspendu les liaisons. La Russie a demandĂ© jeudi Ă  ses ressortissants de ne pas se rendre sur le continent amĂ©ricain.

Des charters ont été supprimés à destination de la station balnéaire mexicaine de Cancun, où la fréquentation a chuté de 20%.

Et le fabricant japonais de pneus Bridgestone a annoncé vendredi la fermeture temporaire de ses quatre usines au Mexique.

Le virus, qui touche essentiellement de « jeunes adultes en bonne santĂ© », selon les autoritĂ©s mondiales, se transmet par voie respiratoire, d’homme Ă  homme. Les symptĂ´mes (fièvre, maux de tĂŞte, courbatures) sont similaires Ă  ceux de la grippe saisonnière, qui tue chaque annĂ©e dans le monde entre 250.000 et 500.000 personnes.

14:05 >L’OMS envisage de déchancher la phase 6 de l’alerte pandémique, selon BNO News

14:10 > L’information de BNO News sur la phase 6 n’est confirmĂ©e nulle part ailleurs et prĂ©maturĂ©e selon nos correspondants.

18:00> Le nombre de cas confirmĂ©s de grippe « porcine » humaine aux Etats-Unis s’est alourdi de 33 vendredi, passant Ă  141 dans 19 Etats, ont annoncĂ© les Centres amĂ©ricains de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC) sur leur site internet.

Le Delaware (est), l’Illinois (nord), le Kentucky (centre-est) et la Virginie (est) s’ajoutent vendredi Ă  la liste des Etats qui ont enregistrĂ© des cas confirmĂ©s de grippe A(H1N1), selon la nouvelle dĂ©nomination adoptĂ©e jeudi soir par l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS).

Jeudi, l’Ă©pidĂ©mie touchait 15 Etats amĂ©ricains et 118 cas avaient Ă©tĂ© confirmĂ©s. La Caroline du Sud (sud-est), le Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest) puis le New Jersey (nord-est) s’Ă©taient ajoutĂ©s Ă  la liste.

Les Etats de New York (50 cas), du Texas (28) et de la Californie (13) restent les plus affectĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie.

Aucun nouveau dĂ©cès n’a Ă©tĂ© enregistrĂ© dans le pays depuis celui d’un enfant mexicain de moins de deux ans, dont la mort au Texas (sud) avait Ă©tĂ© annoncĂ©e mercredi.

18:10 > Un cas probable en Aquitaine, un autre en Midi-Pyrénées et trois autres en Ile-de-France, selon Roselyne Bachelot.

18:15 > On ignore toujours le degré de sévérité du virus A/H1N1, selon Swissinfo, qui vient de placer cet article en ligne.

18:40 > Fabrice Carrat est spĂ©cialiste de la grippe et de la modĂ©lisation des Ă©pidĂ©mies. Il est chercheur au sein de l’équipe EpidĂ©miologie, système d’information, modĂ©lisation (UniversitĂ© Pierre et Marie Curie (Paris) – INSERM). Il rĂ©pond aux questions sur l’épidĂ©mie de grippe liĂ©e au virus porcin H1N1.

Avec le Sras et la grippe aviaire, les yeux étaient tournés vers l’Asie, considérée comme la source probable de nouveaux virus pandémiques. Etes-vous surpris de voir qu’aujourd’hui la menace potentielle vient du Mexique ?

Fabrice Carrat : Si l’Asie est considĂ©rĂ©e comme le site privilĂ©giĂ© pour l’émergence de nouveaux virus Ă  cause de la promiscuitĂ© entre les humains et les animaux d’élevage, il n’y a pas de raison pour que cela ne se produise pas ailleurs. Ce modèle semble pouvoir aussi s’appliquer Ă  d’autres rĂ©gions du monde, comme au Mexique. Par ailleurs, avant que la grippe aviaire suscite la crainte d’une grippe pandĂ©mique, on a toujours pensĂ© que le porc, qui hĂ©berge des virus grippaux porcins, aviaires et humains, Ă©tait le « laboratoire » d’oĂą sortirait la prochaine pandĂ©mie mondiale de grippe.

Les informations dont on dispose à l’heure actuelle permettent-elles de savoir, grâce aux modèles épidémiologiques, comment la dissémination de ce virus H1N1 peut évoluer ?

Non. Aujourd’hui on ne sait presque rien, Ă  part que le virus se transmet bien d’homme Ă  homme et que toute la population est sensible Ă  ce nouveau virus. On suppose qu’il se transmet de la mĂŞme façon qu’un virus de grippe classique, avec une pĂ©riode de latence et d’incubation comparable mais nous n’avons pas de donnĂ©es prĂ©cises. Au Mexique ce sont surtout des jeunes qui ont Ă©tĂ© touchĂ©s mais cela ne signifie pas forcĂ©ment grand-chose : n’est-ce pas reprĂ©sentatif de la population mexicaine ? Pour l’instant, très approximativement, il semble que l’évolution du nombre de cas Ă  Mexico ait un profil peu diffĂ©rent de celle d’une grippe classique dans une population qui serait sensible au virus. L’OMS et les CDC amĂ©ricains ont mobilisĂ© leurs Ă©quipes spĂ©cialisĂ©es dans la modĂ©lisation de la grippe afin d’en savoir plus.

L’arrivée de l’été dans l’hémisphère nord peut-elle ralentir l’avancée du H1N1 et faut-il craindre sa résurgence l’hiver prochain ?

Ce n’est pas si simple. Il est vrai qu’en Europe la grippe est saisonnière et frappe l’hiver, de novembre à mars. Ces apparitions et disparitions des virus grippaux demeurent en grande partie inexpliquées. Il peut se produire des cas d’épidémies localisées pendant l’été et lors des précédentes pandémies, la vague ne correspondait pas forcément à la saisonnalité de la grippe. Il n’y a donc pas de raison de penser que ce facteur de saisonnalité empêche le nouveau virus de continuer à se diffuser.

Pourrait-on avoir l’hiver prochain deux virus grippaux en circulation, le virus saisonnier et le nouveau H1N1?

En effet on peut imaginer que les deux virus circulent l’hiver prochain. Ce qu’on peut craindre c’est que le virus H1N1 saisonnier, qui est résistant aux antiviraux, dont l’oseltamivir (Tamiflu), circule en même temps que le nouveau virus porcin et que ce dernier acquiert une résistance.

18:48 > Premier cas de grippe A en France confirmé.

18:51 > Le premier cas de grippe A en France est un homme de 37 ans hospitalisĂ© Ă  l’HĂ´pital Necker Ă  Paris

19:00 > France Info confirme > http://www.france-info.com

19:20 > Le prĂ©sident Barack Obama indique que le A/H1N1 Ă©volue comme une grippe ordinaire, mais que le gouvernement se prĂ©pare au pire. Source : BNO News (President Obama says swine flu may run course like « ordinary flus » but US government preparing for worst.)

19:30 > BNO News confirme que l’OMS envisage de dĂ©chancher la phase 6 de l’alerte pandĂ©mique. Comme nous l’indiquions Ă  14:05, BNO News est la seule source qui indique une probable progression du niveau d’alerte de pandĂ©mie dans les 24 prochaines heures.

19:45 > Le virus A/H1N1 pourrait faire des ravages en Afrique, qui est dĂ©jĂ  aux prises avec une Ă©pidĂ©mie de mĂ©ningite, expliquait ce soir sur RFI le professeur Jean-Paul Gonzalez, directeur gĂ©nĂ©ral du Centre international de recherches mĂ©dicales de Franceville (CIRMF) au Gabon et directeur de recherche Ă  l’Institut de recherche pour le dĂ©veloppement ( IRD ).

19:50 > D’un point de vue clinique, la Suisse s’attend Ă  ce que la grippe A/H1N1 ait des effets similaires Ă  ceux d’une grippe saisonnière mais avec 4 Ă  5 fois plus de malades, a indiquĂ© vendredi l’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique. Le nombre de dĂ©cès pourrait donc aussi ĂŞtre plus Ă©levĂ© en chiffres absolus. Contrairement Ă  la grippe saisonnière, le virus A/H1N1 pourrait aussi frapper les personnes jeunes, prĂ©vient l’OFSP. La Suisse compte encore 19 cas suspects de grippe A/H1N1. Sur les 35 cas signalĂ©s au total, 15 ont Ă©tĂ© testĂ©s nĂ©gatif,19 sont encore analysĂ©s actuellement et un a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© positif.  Lire la suite.

19:55 > ThĂ©oriquement, en cas de pandĂ©mie de grippe porcine, jusqu’Ă  la moitiĂ© de la population pourrait ĂŞtre contaminĂ©e, a jugĂ© vendredi l’agence de santĂ© de l’Union europĂ©enne en se fondant sur ce qui s’Ă©tait passĂ© au cours des trois pandĂ©mies qu’a connues le XXe siècle.

Entre 25 et 30% en moyenne des gens sont tombés malades des suites de la grippe espagnole de 1918, de la grippe asiatique de 1957 et de celle dite de Hong Kong de 1968, a rappelé devant la presse Angus Nicoll, qui dirige le programme grippe du Centre européen du contrôle des maladies, dont le siège est à Stockholm.

« Un tiers des personnes Ă©tant contaminĂ©es sans tomber malades, cela nous donne un taux de contamination de 50% », a-t-il ajoutĂ©.

Selon lui, environ 4% des individus ayant contracté ces grippes ont eu besoin de soins hospitaliers.

De plus, parmi les personnes tombĂ©es malades au cours des pandĂ©mies de 1957 et de 1968, la proportion des dĂ©cès s’est Ă©tablie « bien au-dessous de 0,2%, soit deux pour mille, ce qui est vraiment très bas », a poursuivi M. Nicoll.

Dans le cas de la grippe espagnole, « une pandĂ©mie très inhabituelle » qu’il n’a pas voulu mettre en parallèle avec l’actuelle grippe porcine, ce taux avait Ă©tĂ© de 2 Ă  3%.

« Je ne voudrais pas dire que nous allons revoir la mĂŞme chose », a-t-il insistĂ©, tout en soulignant que s’agissant d’un nouveau virus « la plupart d’entre nous ne sommes pour le moment pas immunisĂ©s contre lui ».

19:55 > DĂ©claration du prĂ©sident Obama, relayĂ©e par SkyNews : « Si nous sommes chanceux, nous aurons au moins une annĂ©e pour nous prĂ©parer Ă  une pandĂ©mie H1N1″

20:10 > 5 cas de grippe A en France, selon elyseeinside.fr

21:15 > Les deux premiers cas avĂ©rĂ©s d’infection par le virus de la nouvelle grippe A(H1N1) en France ont Ă©tĂ© confirmĂ©s « sur la base des rĂ©sultats d’analyses virologiques effectuĂ©es par le Centre national de rĂ©fĂ©rence de la grippe de l’Institut Pasteur », a indiquĂ© l’Institut de veille sanitaire.

21:28 > Deux cas de grippe porcine sont dĂ©sormais dĂ©clarĂ©s « avĂ©rĂ©s » en France, un homme de 49 ans et une femme de 24 ans hospitalisĂ©s Ă  Paris, tandis qu’un troisième cas est « très fortement suspect », a annoncĂ© vendredi la ministre de la SantĂ© Roselyne Bachelot.

« Nous avons le cas d’un homme de 49 ans qui est hospitalisĂ© Ă  Bichat. Nous avons une femme de 24 ans qui est hospitalisĂ©e Ă  La PitiĂ© SalpĂŞtrière et nous avons un cas très fortement suspect qui risque de se rĂ©vĂ©ler probablement positif Ă  Necker ».

Selon le professeur Olivier Lortholary, chef de service Ă  Necker, il s’agirait d’un homme de 37 ans, comme nous l’indiquions sur Mecanopolis Ă  18:48 dĂ©jĂ .

21:30 > Des agences de l’ONU cherchent toujours Ă  Ă©tablir si le nouveau virus de la grippe porcine Ă  l’origine de l’Ă©pidĂ©mie humaine se propage parmi les porcs au Mexique, auquel cas le risque pour la santĂ© humaine pourrait « augmenter ».

Ainsi de possibles restrictions sur le transport et le commerce de porcs vivants n’ont pas Ă©tĂ© exclues, indiquent l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport sur la sĂ©curitĂ© alimentaire.

L’OMS souligne cependant que la viande de porc ne reprĂ©sente aucun danger pour la consommation lorsqu’elle est prĂ©parĂ©e et cuite correctement.

Une porte-parole de l’OMS, qui a requis l’anonymat, a indiquĂ© vendredi que si le virus A (H1N1) Ă©tait encore prĂ©sent chez les animaux « il fallait le contenir ».

« Nous ne savons pas si le virus continue Ă  se propager parmi les animaux », a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP.

En dĂ©pit de ses implications potentielles pour la santĂ© de l’homme, la grippe porcine n’est pas une maladie animale qui doit ĂŞtre dĂ©clarĂ©e auprès de l’Organisation mondiale de la santĂ© animale (OIE), dont le siège est Ă  Paris.

Dans une note d’information, le RĂ©seau international des autoritĂ©s de la sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments (Infosan) indique que les Ă©valuations des Ă©quipes de la santĂ© qui recherchent actuellement les origines du virus au Mexique pourraient influencer son attitude Ă  l’Ă©gard du commerce des cochons.

« Si l’on dĂ©couvrait que le virus A/H1N1 pourrait rendre malades les animaux, la propagation du virus pourrait aggraver la situation rĂ©gionale et globale pour la santĂ© publique », a indiquĂ© le rĂ©seau qui est placĂ© sous l’autoritĂ© de l’OMS et de la FAO.

« Ces Ă©valuations Ă©taieront d’Ă©ventuelles dĂ©cisions concernant les restrictions sur les dĂ©placements des porcs dans les rĂ©gions touchĂ©es et toutes dĂ©cisions concernant les restrictions relatives aux porcs vivants », ajoute la note datĂ©e du 30 avril.

NĂ©anmoins, la note prĂ©cise aussi qu’actuellement il n’y a aucune « justification » pour imposer des restrictions commerciales car la grippe porcine n’a pas Ă©tĂ© notifiĂ©e auprès de l’OIE.

L’inquiĂ©tude se fonde en partie sur le rĂ´le du porc en tant que vecteur des virus de la grippe.

Bien que les virus de la grippe porcine ne soient pas nĂ©cessairement transmissibles Ă  l’homme, des cas de contamination chez les humains ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© enregistrĂ©s et des gens qui n’ont pas de contacts rĂ©guliers avec des cochons seraient plus susceptibles d’ĂŞtre contaminĂ©s.

Lorsque des virus de la grippe de différentes espèces contaminent des porcs, les virus peuvent muter en gènes et donner naissance à une combinaison de virus porcin, aviaire et humain, tels que le virus A(H1N1).

21:32 > Le nombre de personnes touchĂ©es par la grippe porcine a dĂ©passĂ© la barre des 50 vendredi au Canada, dix sept nouveaux cas ayant Ă©tĂ© annoncĂ©s dans le pays, alors qu’un haut responsable provincial avertissait qu’il y en aurait d’autres et peut-ĂŞtre mortels.

21:35 > Un avion qui effectuait la liaison Munich-Washington s’est posĂ© Ă  Boston (nord-est) vendredi Ă  cause d’une passagère avec des symptĂ´mes grippaux, a indiquĂ© un responsable de l’aĂ©roport.

21 40 > 2 premiers cas dans l’Etat de Floride (USA). Il s’agit d’une Ă©tudiante de 17 ans et d’un jeune garçon de 11 ans, selon SkyNews, qui cite des sources officielles. (The first two cases of swine flu have been confirmed in Florida, in an 11-year-old boy and a 17-year-old girl, officials say.)

21:42 > L’Etat du Missouri (USA) confirme un premier cas, selon BHO News (The Missouri Department of Health and Senior Services says it has found its first confirmed case of swine flu in the state.)

21:45 > Selon ministre de la SantĂ© mexicain, les quatre prochains jours seront « dĂ©terminants pour fixer la tendance » de l’Ă©pidĂ©mie.

21:47 > 300 personnes en quarantaine dans un hĂ´tel de Honk-Kong, selon BBC News. Merci Ă  notre correspondant Charles A. de nous avoir fait parvenir cette info.

22:24 > Quelque 564 cas confirmĂ©s de grippe A(H1N1) ont Ă©tĂ© recensĂ©s vendredi dans le monde. Un premier cas a Ă©tĂ© signalĂ© en Asie, Ă  Hong Kong, tandis que l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont annoncĂ© chacun une contamination survenue Ă  l’intĂ©rieur mĂŞme de leur territoire -les deux premières transmissions interhumaines advenues en Europe.

23:00 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde

MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’Ă©pidĂ©mie, le bilan de la grippe porcine est passĂ© de douze Ă  quinze morts. « Nous avons 343 patients qui ont contractĂ© le virus. Quinze sont malheureusement dĂ©cĂ©dĂ©s », a dĂ©clarĂ© le ministre de la SantĂ© vendredi, estimant que le virus n’Ă©tait pas « si agressif » qu’on le craignait. Le nombre des dĂ©cès « probables » reste Ă©valuĂ© Ă  84.

ETATS-UNIS : un seul dĂ©cès confirmĂ©, celui d’un bĂ©bĂ© mexicain de 23 mois, dĂ©cĂ©dĂ© au Texas. 141 cas de contamination confirmĂ©s dans 19 Etats, le Delaware (est), l’Illinois (nord), le Kentucky (centre-est) et la Virginie (est) s’ajoutent Ă  la liste des Etats touchĂ©s.

ALLEMAGNE : Cinq cas avĂ©rĂ©s, dont celui d’une infirmière qui ne s’est pas rendue au Mexique. Il s’agit donc du premier cas de contamination en Allemagne mĂŞme.

AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale Ă  Mexico.

CANADA : Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a atteint 51 vendredi, dix-sept nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays. Six provinces sont désormais touchées au Canada, troisième pays le plus affecté après le Mexique et les Etats-Unis.

COSTA RICA : deux cas avérés.

GRANDE-BRETAGNE : Un premier cas de grippe porcine contractée au Royaume-Uni et non pendant un voyage au Mexique, et deux autres cas avérés enregistrés en Angleterre portent à onze le nombre total des cas confirmés.

ESPAGNE : 13 cas avérés et 108 personnes en observation.

FRANCE: Deux cas de grippe porcine avĂ©rĂ©s, deux patients hospitalisĂ©s Ă  Paris rentrant du Mexique. 41 cas suspects, dont cinq « probables ».

DANEMARK: Un cas confirmĂ©, il s’agit d’une Danoise rentrĂ©e mercredi de New York. Le Danemark comptait 12 cas suspects jusqu’au 28 avril.

ISRAEL: deux cas confirmés.

PAYS-BAS : un cas confirmé, un enfant de trois ans ayant séjourné au Mexique.

SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects.

NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects.

HONG KONG: Un cas confirmĂ©. Il s’agit d’un Mexicain, arrivĂ© jeudi du Mexique via Shanghai.

AUTRES CAS SUSPECTS

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PEROU: Un premier cas, confirmé mercredi chez une ressortissante argentine qui avait séjourné au Mexique, a été infirmé jeudi. Neuf autres cas suspects.

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : 24 cas suspects.

BRESIL : 42 cas notifiés, mais quatre cas vraiment suspects.

CHILI : 16 cas présumés (24 personnes avaient été placées en observation).

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix « de manière très Ă©troite », selon les autoritĂ©s.

COREE DU SUD : trois cas probables.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

IRLANDE : un premier cas « probable », sur trois cas en attente de rĂ©sultats.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

POLOGNE: trois cas suspects de personnes après des séjours au Canada, aux Etats-Unis ou au Mexique.

VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen.

23:00 > Le Mexique ferme ses frontières

23:05 > En espérant freiner la pandémie de la grippe A H1N1, le Mexique prend les grands moyens et ferme ses frontières pour les cinq prochains jours. Malgré le fait que les aéroports demeureront ouverts, tout comme les services essentiels, les voyages conventionnels seront strictement interdits. Les bureaux gouvernementaux, les écoles et les entreprises privées jugées non essentielles au fonctionnement de l’État seront aussi fermés pour cette période.

Cette décision survient à la suite de l’apparition de nouveaux cas de la grippe A dans certains pays européens, au Canada et aux États-Unis, ces derniers jours. En outre, la Nouvelle-Zélande et quelques pays du Moyen-Orient seraient affligés par le virus.

En fait, l’Organisation mondiale de la santĂ© a fait Ă©tat de la prĂ©sence du virus dans douze pays rĂ©partis sur trois continents.

Les autorités mexicaines ont déjà confirmé la mort de 160 personnes sur leur territoire. La majeure partie de ces décès ont été répertoriés dans la capitale, Mexico.

23:15 > Quatre scénarios scientifiques pour prédire la propagation de la pandémie du A/H1N1 > i09.com

23:50 > Deux Ă©lĂ©ments de l’armĂ©e amĂ©ricaine au Camp Pendleton en Californie ont Ă©tĂ© confirmĂ©s atteints par la grippe A(H1N1), portant Ă  trois le nombre de soldats infectĂ©s par le virus aux Etats-Unis.

23:55 > Vidéo : La Guerre des Etals, de George Lucas.

Samedi 2 mai 2009 / 00:10 : CommuniquĂ© de presse de l’ONU : M. Fukuda a indiquĂ© qu’à ce jour, le nombre de cas avĂ©rĂ©s de grippe A(H1N1), qui Ă©tait hier de 236 est passĂ© aujourd’hui à 331. Le communiquĂ© de presse de l’ONU a Ă©tĂ© publiĂ© il y a 20 minutes. Il est disponible Ă  cette adresse.

00:15 > 15′165 visiteurs unique sur Mecanopolis ce vendredi 1er mai 2009. Nous vous remercions pour votre prĂ©sence, vos commentaires et les informations que vous nous faites parvenir.

00:30 > Le docteur Miguel Angel Lezana, directeur du Centre national de surveillance Ă©pidĂ©miologique et de contrĂ´le des maladies,au Mexique accuse l’Organisation Mondiale de la Santé  de ne pas avoir agit a temps avant de lancer un avertissement sur le danger que reprĂ©sente l’Ă©pidĂ©mie du A H1N1.

Monsieur Lezana Miguel Angel a dĂ©clarĂ© avoir alertĂ© les instance de contrĂ´le internationale sur un nombre alarmant de cas de grippe pneumonie atypique au Mexique dès le 16 avril dernier, sans qu’aucune mesure ne soit prise. Merci Ă  Redamex de nous avoir fait parvenir ce document qu’on peut lire dons son intĂ©gralitĂ© ici : univision.com

01:00 > Un rapide calcul dĂ©montre clairement que les chiffres annoncĂ©s ne tiennent pas la route un seul instant. Il y aurait 343 cas confirmĂ©s au Mexique, un pays qui compte plus de 100 millions d’habitants. Ainsi, tous les touristes aujourd’hui confirmĂ©s aux USA (143), au Canada (53) ou en Allemagne (5), pour ne prendre que ces exemples, se seraient fait contaminer par un de ces 343 Mexicains ? Quel manque de chance tout de mĂŞme… Il serait plus simple de nous dire que le Mexique n’est pas dans la capacitĂ© de savoir combien des ses ressortissants sont aujourd’hui infectĂ©s par la maladie et que ce chiffre de 343 cas ne correspond en rien Ă  la rĂ©alitĂ©.

01:10 > Nous recevons, comme vous sans doute, toutes sortes d’emails d’escrocs qui profitent de la situation pour essayer de fourguer des mĂ©dicaments, kit de survie et autre poudre de perlimpinpin. Ne vous laisser pas piĂ©ger ;)

01:15 > Très bon article sur le site du quotidien Le Monde > lemonde.fr. Merci Ă  Cetheolia de nous l’avoir envoyĂ©.

01:20 > Entendu sur France 5 il y a 2 jours que la production mondiale de vaccins pouvait ĂŞtre au maximum de 500 millions de doses par annĂ©e. Compte tenu du fait qu’il faut deux doses pour chaque personne, cela permettrait de ne vacciner que 250 millions d’habitants chaque annĂ©e sur cette planète. Or, nous sommes plus de 6 milliards. On va faire comment, tirer au sort ? Organiser une tombola ? Si quelqu’un pouvait nous communiquer une source Ă©crite et fiable sur la capacitĂ© de production des vaccins par annĂ©e, nous sommes  preneurs.

01:30 > Autre petit calcul. Reprenons les chiffres du Mexique, mĂŞme s’ils semblent bidons. : 343 cas pour 100 millions d’habitants, ce qui fait 1 cas pour 300′000 habitants. En Suisse, (c’est lĂ  oĂą nous sommes), si nous conservons le mĂŞme ratio, nous nous retrouverons dans une situation similaire au Mexique (donc de confinement gĂ©nĂ©ral de la population, fermeture des commerces, etc) dès le 20ème cas. 33 pour la Belgique, 216 pour la France, etc…

01:35 > Le nombre de personnes touchĂ©es par la grippe porcine a dĂ©passĂ© la barre des 50 vendredi au Canada, 21 nouveaux cas ayant Ă©tĂ© annoncĂ©s dans le pays, alors qu’un haut responsable provincial avertissait qu’il y en aurait d’autres et peut-ĂŞtre mortels.

01:45 > C’est presque drĂ´le : au Mexique, les commerces sont fermĂ©s, on demande aux gens de rester enfermĂ©s chez eux, mais le mĂ©tro continue de fonctionner. Morale de l’anecdote : si nous n’Ă©tions pas gouvernĂ©s par de pathĂ©tiques imbĂ©ciles, il y aurait sans doute moins de paranoĂŻaques qui voient des complots partout...

02:15 > Des millions de Mexicains restent cloĂ®trĂ©s chez eux, après avoir boudĂ© un triste 1er Mai par crainte de la grippe porcine, mĂŞme si le gouvernement a estimĂ© que le virus Ă©tait moins virulent que redoutĂ©, n’ayant causĂ© la mort que de 15 des 343 patients contaminĂ©s.

Le ministre mexicain de la SantĂ©, JosĂ© Angel Cordova, a soulignĂ© vendredi que le virus A H1N1, qui menace le monde d’une pandĂ©mie selon l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), n’Ă©tait « heureusement pas si agressif ».

« Son taux de mortalitĂ© est infĂ©rieur Ă  70%« , a dit M. Cordova, jugeant la maladie « moins mortelle » que la grippe aviaire ou le Sras, apparu fin 2002 en Chine et qui a fait plus de 800 morts dans le monde, essentiellement en Asie.

02:25 > InfĂ©rieur Ă  70% nous dit ce brave Monsieur Cordova en prĂ©cisant que le virus est moins virulent que redoutĂ©… Vous trouvez qu’il y a de quoi ĂŞtre optimiste, vous ? C’est bien pire que tout ce qu’on pouvait imaginer, 70% ! Et ces 70%, c’est avec ou sans ce merveilleux Tamiflu ?

02:30 > Il y a un truc qu’on ne comprend pas avec la dĂ©claration de M. Cordova. Il nous annonce 15 morts pour 343 patients contaminĂ©s au Mexique et nous explique ensuite que le  taux de mortalitĂ© est infĂ©rieur Ă  70% (donc, on imagine, quelque chose entre 67% et 69%). On a beau essayer de comprendre, ça colle pas ! Soit la dĂ©pĂŞche de l’AFP, reprise par Romandie News est erronĂ©e, soit ce Cordova s’est trompĂ©, soit...

02:50 > Barack Obama fait aussi bien que Cordova : Il arrive a placer, dans la mĂŞme phrase, qu’il est optimiste quant Ă  l’efficacitĂ© de la rĂ©ponse amĂ©ricaine, mais que le gouvernement se prĂ©pare au pire.

03:00 > Un site en langue Arabe reprend une Ă  une nos infos en les traduisant :) > 55a.net

03:10 > Le forum jeuxvidĂ©o reprend aussi  nos infos, en indiquant la source Ă  chaque fois. C’est rare ;)

03:15 > Carte Wikipedia

03:30 > Retour sur les 70% de M. Cordova. Sa dĂ©claration originale est : No es tan letal, como es el caso del virus de la gripe aviar, donde la letalidad es del 70 por ciento. Soit : « (Le virus H1N1) n’est pas très mortel, comme dans le cas de virus de la grippe aviaire, dont le taux de mortalitĂ© est de 70%« . L’Erreur provient donc de la traduction de la dĂ©pèche de l’AFP, reprise Romandie News. On vous l’avait dit, il faut s’informer sur Mecanopolis. Non seulement on a une longueur d’avance, mais en plus on corrige les boulettes des autres :)

Merci à Redamex de nous avoir fait parvenir la déclaration originale de M. Cordova.

03:32 > Tremblement de terre a San Francisco il y a 25 minutes, selon Sky News. Ca n’est pas vraiment en rapport avec le H1N1, mais bon…

03:39 > BNO News confirme le tremblement de terre de LA., d’une magnitude de 4,4 degrĂ©s sur l’Ă©chelle de Richter. C’est assez banal Ă  LA, et les services de secours n’indiquent pas de dommage. Pour ceux que ça intĂ©resse quand mĂŞme > CNNLive

03:55 > Le nouveau bilan de la grippe porcine au Mexique s’Ă©tablit Ă  16 morts et 381 malades infectĂ©s.

04:10 > Oly, de notre groupe facebook, nous fait parvenir un article intĂ©ressant : Des Ă©tudes dĂ©montrent que les virus de l’influenza dĂ©veloppent une plus grande rĂ©sistances aux anti-viraux. Lire l’article.

04:25 > Ce virus ne fait pas que des malheureux > Le titre boursier de Roche en hausse

obamah1n11

05:00 > Nouvel article sur Mecanopolis : Virus H1N1, une mine d’or sur les marchés boursiers pour les sociétés de biotechnologie

10:45 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde

MEXIQUE: au Mexique, foyer de l’Ă©pidĂ©mie, le bilan de la grippe porcine s’Ă©tablit Ă  16 morts et 381 malades infectĂ©s, a annoncĂ© vendredi soir le ministre de la SantĂ©, JosĂ© Angel Cordova.

Les autoritĂ©s n’ont pu Ă©tablir si la maladie frappait telle ou telle catĂ©gorie sociale, mais « la majoritĂ© des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es sont des femmes, dont une enceinte », a-t-il indiquĂ©.

ETATS-UNIS: un seul dĂ©cès, celui d’un bĂ©bĂ© mexicain de 23 mois, mort au Texas. 143 cas de contamination dans 20 Etats. Les Etats les plus touchĂ©s sont New York (50 cas), le Texas (28), la Californie (13).

ALLEMAGNE: cinq cas avĂ©rĂ©s, dont celui d’une infirmière qui ne s’est pas rendue au Mexique. Il s’agit du premier cas de contamination en Allemagne mĂŞme.

AUTRICHE: un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale Ă  Mexico.

CANADA: le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a atteint 51 vendredi, dix-sept nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays. Six provinces sont désormais touchées au Canada, troisième pays le plus affecté après le Mexique et les Etats-Unis.

CHINE: Un cas confirmĂ© Ă  Hong Kong. Il s’agit d’un Mexicain, arrivĂ© jeudi du Mexique via Shanghai.

COREE DU SUD : Premier cas confirmé, une religieuse, âgée de 51 ans, placée en quarantaine mardi à son retour du Mexique,

COSTA RICA: deux cas avérés.

DANEMARK: Un cas confirmĂ©, une Danoise rentrĂ©e mercredi de New York. Le Danemark comptait 12 cas suspects jusqu’au 28 avril.

ESPAGNE: 13 cas avérés et 108 personnes en observation.

FRANCE: Deux cas avĂ©rĂ©s, deux patients hospitalisĂ©s Ă  Paris rentrant du Mexique. 41 cas suspects, dont cinq « probables ».

GRANDE-BRETAGNE: Deux cas de grippe porcine contractée au Royaume-Uni et non pendant un voyage au Mexique portent à treize le nombre total des cas confirmés.

ISRAEL: deux cas confirmés.

NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects.

PAYS-BAS: un cas confirmé, un enfant de trois ans ayant séjourné au Mexique.

SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects.

AUTRES CAS SUSPECTS

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : 24 cas suspects.

BRESIL : sept cas suspects et 41 personnes en observation.

CHILI : 16 cas présumés (24 personnes avaient été placées en observation).

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix « de manière très Ă©troite », selon les autoritĂ©s.

INDE : Deux cas suspects en cours d’examen

IRLANDE : un premier cas « probable », sur trois cas en attente de rĂ©sultats.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

PEROU: Neuf cas suspects.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen.

11:50 > NestlĂ© demande Ă  ses employĂ©s de ne plus se rendre aux Etats-Unis. Lire l’article.

12:07 > Le prĂ©sident Barack Obama a dit samedi qu’il prĂ©fĂ©rait prendre trop de prĂ©cautions plutĂ´t que pas assez face Ă  la grippe porcine, et a invoquĂ© la mĂ©connaissance de l’Ă©volution du virus pour expliquer l’abondance de mesures prises par son administration.

A la diffĂ©rence des autres grippes d’origine animale, cette forme de grippe se transmet de personne Ă  personne, « ce qui offre le potentiel d’une pandĂ©mie », a dit M. Obama dans son allocution hebdomadaire.

Il a notĂ© que la grippe H1N1 n’avait pas jusqu’alors Ă©tĂ© aussi virulente ni aussi mortelle aux Etats-Unis que chez le voisin mexicain, mais « nous ne savons pas pourquoi de manière certaine, c’est la raison pour laquelle nous prenons toutes les prĂ©cautions nĂ©cessaires, dans l’Ă©ventualitĂ© oĂą le virus prendrait une forme plus grave », a-t-il dit.

« La bonne nouvelle, c’est qu’on peut vaincre la souche actuelle du virus de la grippe H1N1 grâce Ă  un traitement antiviral que nous avons Ă  notre disposition », a-t-il dit.

« Je n’ai pas d’espoir plus grand ni de prière plus ardente que de voir toutes ces prĂ©cautions et tous ces prĂ©paratifs se rĂ©vĂ©ler inutiles », a-t-il dit.

« Mais je prĂ©fère agir maintenant, plutĂ´t qu’hĂ©siter et devoir faire face plus tard Ă  des consĂ©quences plus graves », a-t-il dit.

M. Obama a rappelĂ© toutes les mesures prises par son gouvernement: la distribution aux Etats amĂ©ricains d’un quart des 50 millions de traitements antiviraux en rĂ©serve, et l’acquisition immĂ©diate de 13 millions de traitements supplĂ©mentaires pour reconstituer les stocks; la demande faite au Congrès, « par un luxe de prĂ©caution », d’un milliard et demi de dollars pour l’achat d’antiviraux ou le dĂ©veloppement d’un vaccin en prĂ©vision de la prochaine saison de grippe cet automne.

Il a invoquĂ© les campagnes d’information auprès des Ă©coles et des entreprises, et l’utilisation des nouvelles technologies et des sites de socialisation comme Facebook, MySpace ou Twitter, pour informer le public aussi vite que possible.

Il a rendu hommage Ă  l’administration de son prĂ©dĂ©cesseur George W. Bush pour la mise en place d’un dispositif contre la grippe aviaire en 2005, si bien que les gouvernements fĂ©dĂ©ral et locaux ont dĂ©jĂ  des plans antigrippe.

14:15> Nouvel article sur Mecanopolis : AH1N1, les 3 scénarios de la pandémie

14:25 > Un troisième cas de grippe porcine a été enregistré en Israël chez un homme de 34 ans récemment rentré du Mexique.


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Grippe A/H1N1, développement de la pandémie


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fév 18 2009

De la théologie politique américaine

«C’est un paradoxe flagrant de l’histoire de voir comment un nationalisme prĂ©cis (et particulièrement puissant) se dĂ©clare non seulement « prophĂ©tique » mais aussi universel, tout en se matĂ©rialisant dans de nombreux actes d’expension ou d’interventionnisme».

Anders Stephenson*

bush

L’Ă©minent juriste allemand Carl Schmitt a ca­rac­tĂ©risĂ© l’idĂ©ologie de l’expan­sion­nisme et de l’im­pĂ©rialisme amĂ©ricains comme une thĂ©olo­gie politique, qui est en mĂŞme temps totali­tai­re, dogmatique et pseudo universaliste, et qui s’in­gé­nie Ă  faire l’Ă©quation -avec le zèle et la fer­veur d’un Torquemada- entre l’in­tĂ©rĂŞt in­ter­national particulier des Etats-Unis et l’in­té­rĂŞt du genre humain.

Hans Morgenthau remarque que l’universa­lis­me est une idĂ©ologie qui rĂ©pond aux besoins de l’impĂ©ria­lis­me et de l’expansionnisme. L’ex­pansionnisme est sans cesse en opposition avec l’ordre international dominant et le statu quo existant. L’expansionnisme doit prouver que le statu quo qu’il cherche Ă  vaincre mĂ©rite d’ĂŞtre vaincu et que la lĂ©gitimitĂ© morale qui, dans l’esprit de beaucoup, est attachĂ©e aux cho­ses telles qu’elles sont, sera finalement ob­ligĂ©e de cĂ©der face Ă  un principe de plus gran­de moralitĂ©, tout en faisant appel Ă  une nou­velle distribution de pouvoir (1). «Jusqu’Ă  pré­sent, vu que les idĂ©ologies typiques de l’impé­ria­lisme utilisent des concepts de droit, elles ne peuvent faire rĂ©fĂ©rence de manière correcte au droit international positif, c’est-Ă -dire au droit in­ternational tel qu’il existe aujourd’hui. Dans le do­mai­ne du droit, c’est la doctrine du droit naturel, c’est-Ă -dire du droit comme il de­vrait ĂŞtre [et non pas tel qu'il est, ndt], qui rĂ©pond aux besoins idĂ©o­lo­giques de l’im­pĂ©ria­lisme… Lorsque la politique impé­rialiste expan­sionniste n’est pas dirigĂ©e contre un sta­tu quo en particulier, fruit d’une guerre perdue, mais tend Ă  s’accroĂ®tre Ă  l’appel d’un vide de pou­voir qui invite Ă  la conquĂŞte, elle avance tout un arsenal d’idĂ©ologies morales / moralisantes qui ont Ă©videm­ment pour corollaire de rem­pla­cer le simple appel Ă  un « droit naturel juste » contre « un droit positif in­juste » par le devoir, inĂ©vitable, de conquĂ©rir le pays rĂ©calcitrant (2).

La doctrine de la « destinĂ©e manifeste »

L’objectif principal de l’idĂ©ologie impĂ©rialiste est de faire l’Ă©quation entre les aspirations po­litiques d’une nation prĂ©cise, d’une part, et les lois morales qui gou­vernent l’univers, d’autre part; nous avons lĂ  une idĂ©ologie spĂ©cifique­ment anglo-saxonne pour habiller les aspi­ra­tions particulières et les actions impĂ©rialistes d’un objectif moral, qui correspondrait aux lois de l’univers. Cette idĂ©ologie a d’abord Ă©tĂ© ty­pi­quement britannique, mais elle a Ă©tĂ© perfec­tion­nĂ©e et absoluisĂ© par les Etats-Unis. «Le fait que savoir que les nations soient soumises Ă  la loi mo­rale est une chose, mais prĂ©tendre sa­voir avec as­surance ce qui est bon et mauvais dans les relations entre les nations, est d’un au­tre ressort. Il y a un mon­de de diffĂ©rence en­tre la croyance que toutes les nations sont sous le couvert du jugement de Dieu, impĂ©né­trable au genre humain, et la conviction blas­phé­matrice que Dieu est toujours de son cĂ´tĂ© et que ce que cette puissance alliĂ©e Ă  Dieu veut pour elle-mĂŞme ne peut pas connaĂ®tre l’é­chec, parce que cette volontĂ© est aussi celle de Dieu» (3).

L’exemple d’Ă©cole d’un tel blasphème se re­trou­ve dans l’assertion du PrĂ©sident McKinley qui affirmait que l’annexion des Philippines (et la sĂ©rie de mas­sacres de civils qui s’ensuivit) Ă©tait un signe de la providence divine. Cette con­quĂŞte et ces massacres avaient Ă©tĂ© entre­pris après que le prĂ©sident ait reçu un signe de la Providence. L’Amiral Dewey reven­di­quait le fait que la conquĂŞte des Philippines Ă©tait un ga­ge d’approbation divine. «Je devrais dire que la main de Dieu y Ă©tait pour quelque cho­se» (4).

Les arguments avancĂ©s pour justifier la con­quê­te des Philippines se concentraient sur des thèmes re­ligieux. «Ces thèmes s’exprimaient par les mots de­voir et destinĂ©e. Selon le pre­mier terme, refuser l’annexion des Philippines au­rait signifiĂ© omettre d’ac­complir une obliga­tion divine et solennelle. Selon le second ter­me, l’annexion des Philippines en parti­culier et l’expansion en gĂ©nĂ©ral Ă©taient inĂ©vitables et ir­ré­sistibles» (5); dans cette optique, l’expan­sion­nis­me impĂ©rial amĂ©ricain Ă©tait une « desti­nĂ©e manifeste » sous le signe de la Providence.

Une doctrine calviniste

La doctrine calviniste devient ainsi une arme idĂ©o­lo­gique pour la guerre d’agression et l’ex­pansion­nis­me. «Les victoires rapides gagnĂ©es par les forces amĂ©ricaines ont renforcĂ© les po­si­tions psycholo­gi­ques des impĂ©rialistes. L’im­pres­sion de commettre un acte rĂ©prĂ©hensible ne se renforce que si l’action contestable est suivie de revers. Inversement, la mauvaise cons­cience diminue ipso facto si le projet est exĂ©cutĂ© avec brio. L’Ă©chec s’interprète comme une punition de la Providence; mais la rĂ©us­si­te, telle que la dĂ©crit le schĂ©ma calviniste, se perçoit comme le signe extĂ©rieur d’un Ă©tat de grâce intĂ©rieur… Le «devoir», disait le Pré­si­dent McKinley, «dĂ©termine la destinĂ©e». Tandis que le devoir signifie que nous avons une obli­gation morale, la destinĂ©e signifie que nous al­lons certainement remplir cette obligation, que la capacitĂ© Ă  le faire nous est inhĂ©rente. Notre histoire a toujours Ă©tĂ© une histoire ininterrom­pue d’expansion; notre pays Ă©tait toujours par­­venu autrefois Ă  s’Ă©tendre, ainsi il Ă©tait cer­tain qu’il rĂ©us­sirait de la mĂŞme façon dans le fu­tur. La force d’ex­pansion est un hĂ©ritage na­tio­nal et « racial », un be­soin intĂ©rieur, irrĂ©sis­ti­ble et profond… La Providence a Ă©tĂ© vraiment in­dulgente envers nous en nous pro­curant des rĂ©ussites si fructueuses que nous com­met­­trions un pĂ©chĂ© si nous n’acceptions pas les res­ponsabilitĂ©s que l’on nous a demandĂ© d’as­sumer» (6).

L’impĂ©rialisme amĂ©ricain a dĂ©veloppĂ© une puis­­­sante thĂ©ologie de l’Ă©lection. L’idĂ©e amĂ©ri­caine d’Ă©lection historique ou providentielle, in­hĂ©rente Ă  la doctrine de la DestinĂ©e Mani­fes­te, a fait en sorte que Dieu et la gĂ©opolitique fu­sionnent en un tout parfaitement instrumen­ta­lisable; la doctrine procure ainsi la «lĂ©gi­ti­mi­té» Ă  la conquĂŞte et l’expansionnisme.

Un charabia moraliste et religieux

Le charabia moral et religieux de la doctrine de la DestinĂ©e Manifeste, tellement amĂ©ricain dans son sens primitif profond, est facile Ă  Ă©va­cuer car elle n’est qu’un bric-Ă -brac idĂ©o­logique. MalgrĂ© sa nature de bric-Ă -brac, cet abominable bricolage est devenu l’assise de la thĂ©ologie politique et de la politique Ă©trangère amĂ©ricaines. L’expansionnisme impĂ©ria­lis­te se voyait Ă©levĂ© au rang d’obligation positive, au rang de devoir. Plus l’expansionnisme Ă©tait im­pi­toyable, plus on le justifiait par une appro­ba­tion divine. La volontĂ© des impĂ©rialistes amé­ricains Ă©tait d’Ă©galer la volontĂ© de Dieu. L’im­pé­rialisme est de­venu «une vertu dĂ©rivĂ©e de l’ap­pel de Dieu». Rester en deçà Ă©quivalait Ă  «re­jeter la guidance divine». Le SĂ©nateur Al­bert J. Beveridge dĂ©clara un jour que «Dieu n’a pas passĂ© son temps pour rien durant un millier d’annĂ©es Ă  prĂ©parer les peuples anglo­pho­nes pour qu’ils ne se livrent Ă  rien d’autre qu’une vaine et ridicule auto-contemplation et au­to-admiration. Non! Il a fait de nous les maî­tres-organisateurs du monde pour Ă©tablir des systèmes ordonnĂ©s lĂ  oĂą rĂ©gnait le chaos. Il a fait de nous des virtuoses de la bonne gou­vernance pour que nous puissions, le cas é­chĂ©ant, gĂ©rer la politique chez les peuples sau­vages et les peuples sĂ©niles» (7).

Pris dans la spirale du destin

Le thème de la destinĂ©e Ă©tait un corollaire du thè­me du devoir. A maintes reprises, on a dé­cla­rĂ© que l’ex­pansion Ă©tait le rĂ©sultat d’une «tendance cosmique», que «c’Ă©tait le destin», que c’Ă©tait «la logique ine­xorable des Ă©vĂ©ne­ments», etc. La doctrine qui affir­me que l’ex­pan­sion est inĂ©vitable a bien sĂ»r Ă©tĂ© long­temps familière aux AmĂ©ricains; nous savons Ă´ com­bien la DestinĂ©e Manifeste a Ă©tĂ© invoquĂ©e au cours du 19ième siècle. Albert Weinberg souli­gne, toutefois, que cette expression prend un nouveau sens dans les annĂ©es 90. Auparavant, destinĂ©e si­gnifiait, dans son sens premier, que l’ex­pansion a­mé­ricaine, quand on le voulait, pou­vait ĂŞtre con­tre­carrĂ©e par d’autres qui pou­vaient se mettre en tra­vers de notre chemin. Au cours des annĂ©es 90, le sens de cette no­tion de « DestinĂ©e Manifeste » a lé­gèrement é­vo­luĂ©; elle finit pas vouloir signifier que « les A­mĂ©ricains ne pouvaient pas, par leur propre volontĂ©, refuser cette expansion », car ils é­taient pris, qu’ils le veuillent ou non, dans la spi­rale du destin. Nous faisions montre d’une cer­taine rĂ©ti­cence. Ce n’Ă©tait pas tout Ă  fait ce que nous voulions faire; c’Ă©tait ce que nous de­vions faire. Notre politique agressive se vo­yait implicitement dĂ©finie comme obligatoire, com­me le fruit, non pas de nos propres envies, mais d’un besoin objectif (ou de la volontĂ© de Dieu) (8). La destinĂ©e a toujours eu une desti­na­tion, et la destination correspondait Ă  l’ex­pan­sion­nisme gĂ©opolitique; ainsi la source de l’impé­ria­lisme amĂ©ricain Ă©tait le dĂ©sir de Dieu don­nĂ© aux Ă©lus pour destinĂ©e.

La mythologie politique de la Doctrine de Monroe

Kenneth M. Coleman dĂ©finit le corollaire politi­que (et gĂ©opolitique) de la doctrine de la Des­tinĂ©e Manifes­te, soit la doctrine Monroe, com­me une mythologie po­litique : «Une mytholo­gie politique a Ă©mergĂ© par­mi les Nord-Amé­ri­cains pour justifier la rĂ©alitĂ© de leur hĂ©gĂ©monie dans les AmĂ©riques. La doctrine Mon­roe con­sti­tue un exemple quasi paradigmatique de la crĂ©ation d’un mythe politique accompagnant la crĂ©ation de l’empire amĂ©ricain. Il apparaissait nĂ©ces­saire, Ă  l’Ă©poque, de trouver une sorte de vé­hicule rhĂ©torique par lequel on puisse sug­gé­rer non pas une intention expansionniste, mais une auto-abné­gation… Dès ses dĂ©buts, la doctrine Monroe a Ă©tĂ© un artifice rhĂ©torique con­çu pour rĂ©concilier les valeurs affirmĂ©es, c’est-Ă -dire celles qui Ă©voquent le dĂ©sin­té­res­se­ment et l’abnĂ©gation des AmĂ©ricains, avec leurs intentions expansionnistes rĂ©elles qui vi­sent Ă  rĂ©aliser leurs intĂ©rĂŞts stratĂ©giques et Ă©co­nomiques majeurs. Ainsi la première carac­té­ri­stique dans la dĂ©finition d’une mythologie po­litique est son actua­litĂ©… L’hĂ©gĂ©monie, tout comme l’Empire, postule la crĂ©ation d’une my­tho­logie lĂ©gitimante… Dans le cas d’un Empire, la mythologie doit faire raisonner les AmĂ©ri­cains comme suit : «Nous vous dirigeons parce qu’il est dans votre intĂ©rĂŞt que ce soit nous qui le fassions»… Dans le cas d’une hĂ©gĂ©monie, la my­thologie doit gĂ©nĂ©rer la croyance que les re­lations existantes sont bĂ©nĂ©fiques aux parte­nai­res et que ceux qui ne les perçoivent pas comme telles sont malavisĂ©s ou intrinsèque­ment mauvais…» (9).

Le message normatif de la Doctrine de Monroe

La mythologie politique, qui sous-tend les di­ver­ses formes d’hĂ©gĂ©monie, se distingue des au­tres mytho­lo­gies, dans le sens oĂą elle nie l’existence de la do­mination politique et Ă©co­no­mique. Elle est similaire Ă  la mythologie de l’im­pĂ©rialisme parce qu’elle affirme que les re­la­tions existantes sont justes, appropriĂ©es, i­né­vitables, ou dĂ©fendables de manière sur le plan des normes… La doctrine Monroe ren­fer­me un mes­sa­ge normatif… qui dit que les cau­ses actuelles, dé­fendues par l’AmĂ©rique, sont ju­stes, moralement dé­fendables, et en accord avec les plus grands prin­cipes d’un ordre poli­ti­que supĂ©rieur Ă  d’autres ordres politiques (10) et que l’impĂ©rialisme amĂ©ricain sert un but moral plus Ă©levĂ©, celui de la DestinĂ©e Ma­ni­feste laquelle a Ă©tĂ© prĂ©alablement fixĂ©e par Dieu lui-mĂŞme. Kenneth M. Coleman cite Sal­va­dor de Ma­da­riaga qui dĂ©crit la nature de la doctrine Monroe selon les termes suivants: «Je sais seulement deux choses Ă  propos de la doc­trine Monroe: l’une est qu’aucun AmĂ©ricain que j’ai rencontrĂ© ne sait ce que c’est; l’au­tre est qu’aucun AmĂ©ricain que j’ai rencontrĂ© ne consentirait Ă  ce que l’on tergiverse Ă  son pro­pos… J’en conclus que la doctrine Monroe n’est pas une doctrine mais un dogme… pas un seul dogme, mais bien deux, Ă  savoir: le dogme de l’in­faillibilitĂ© du Pré­sident amĂ©ricain et le dog­me de l’immaculĂ©e con­ception de la politique Ă©trangère amĂ©ricaine» (11).

Les intĂ©rĂŞts des Etats-Unis sont les intĂ©rĂŞts de l’humanitĂ© toute entière

Croire que les AmĂ©ricains sont un peuple choisi par Dieu, pour amorcer une expansion sans fin, Ă©tait in­hĂ©rent tant Ă  la doctrine de la Des­ti­nĂ©e Manifeste qu’Ă  la doctrine de Monroe. «Le terme qui a servi Ă  prendre ce sens de moral, du moins sur le plan de l’expansion gĂ©o­graphique, est celui de « DestinĂ©e Ma­ni­fes­te »; il rĂ©vèle la certitude calviniste avĂ©rĂ©e : Dieu rĂ©vĂ©lera au monde ceux qui assureront Sa grâ­ce et les rendra prospères». Si les Etats-Unis re­pré­sentent la Terre Promise du Peuple Choisi, alors « il est absolument impossible de concevoir une si­tua­tion dans laquelle les in­té­rĂŞts du genre humain ne sont pas tout Ă  fait iden­tiques Ă  ceux des Etats-Unis. En faisant mon­tre d’une telle prĂ©somption, l’oppo­si­tion Ă  la DestinĂ©e Manifeste (des Etats-Unis) n’Ă©tait pas une simple opposition politique -elle ne re­pré­sentait pas une quelconque diffĂ©rence d’o­pinion et se posait plutĂ´t comme une hé­ré­sie, en rĂ©volte contre les gens choisis par Dieu lui-mĂŞme… Si les autoritĂ©s des Etats-Unis -les autoritĂ©s choisies par les gens favorisĂ©s par Dieu lui-mĂŞme- Ă©taient en faveur d’u­ne politi­que donnĂ©e, alors critiquer la justice ou la mo­­ra­litĂ© de cette politique s’avĂ©rait moralement im­possible» (12).

Dans cette optique, il faut se souvenir de la con­clu­sion de Werner Sombart qui disait que «le calvi­nis­me est la victoire du judaĂŻsme sur la chrĂ©tienté» et que «l’AmĂ©rique est la quin­tessence du judaĂŻsme». L’immoralitĂ© politique de la doctrine de la « DestinĂ©e Manifeste », l’ex­pansionnisme gĂ©opolitique, sous la for­me d’u­ne conquĂŞte de territoires, telle que la re­ven­­dique la doctrine de Monroe, et l’impĂ©rialisme Ă©conomique, tel qu’il se manifeste sous la for­me de la politique des « portes ouvertes » (Open Doors Po­licy), deux options qui ont Ă©tĂ© fusion­nĂ©es par la suite sous la dĂ©nomination de « wil­so­nisme » (Doctrine de Wilson), sont en fait des traductions simplistes et mal­veillantes de la vieil­le immoralitĂ© talmudique, re­pĂ©rable dans l’his­toire.

Carl Schmitt a soulignĂ© que la transformation de la doctrine de Monroe, Ă  partir d’un Gross­raum ( »grand espace ») concret, en un principe universel, c’est-Ă -dire la « thĂ©ologisation » d’un im­pĂ©rialisme amĂ©ricain spĂ©cifique et particu­lier, en une doctrine mondialiste universelle, qui doit inĂ©luctablement dĂ©boucher sur une puis­sance-monde unique et absolument domi­nante, une « Capital Power », laquelle « servirait » les intĂ©rĂŞts du genre humain. Cette trans­for­ma­tion d’un impĂ©rialisme particulier en un mon­­dialisme sans al­ter­native est aussi le com­men­cement de la « thĂ©o­lo­gisation » des objectifs politiques Ă©trangers amĂ©ri­cains (13). Ce pro­ces­sus de « thĂ©ologisation » a dĂ©bu­tĂ© au cours de la prĂ©sidence de ThĂ©odore Roosevelt, mais le PrĂ©sident Woodrow Wilson fut le premier Ă  Ă©lever la doctrine de Monroe au rang d’un prin­cipe mon­dial, Ă  vĂ©ritablement « mondialiser » une doctrine qui, auparavant, Ă©tait censĂ©e se li­miter au seul hé­misphère occidental, pana­mé­ricain. Dans la moralitĂ© calviniste, talmudi­que et axĂ©e sur la PrĂ©destination de Woodrow Wilson, l’idĂ©e-projet de la domination mondiale de l’AmĂ©rique devient la substance mĂŞme de son plaidoyer pour une doctrine de Monroe Ă  ap­pliquer au monde entier.

L’immoralitĂ© foncière de Wilson le « moraliste »

Un cas Ă  mentionner : le slogan amĂ©ricain de la «De­s­tinĂ©e Manifeste» a servi Ă  accroĂ®tre l’ai­re d’ap­pli­cation de la doctrine de Monroe par le biais du prin­cipe de l’autodĂ©termination des peuples qu’a uti­lisĂ© le PrĂ©sident Wilson lors de la ConfĂ©rence de Paix de Paris (Versailles), pour accroĂ®tre de fait -et sub­tilement- les sphè­res d’influence anglo-saxonne et pour crĂ©er un Cordon Sanitaire autour de l’Alle­ma­gne et de la Russie SoviĂ©tique en Europe, un Cordon Sanitaire composĂ© d’Etats tampons. Évi­demment, le PrĂ©sident Wilson, dans son em­pressement Ă  faire va­loir en Europe le droit Ă  l’autodĂ©termination, n’a jamais dĂ©noncĂ© la doc­trine de Monroe qui incarnait, Ă  son Ă©po­que, dans l’hĂ©misphère amĂ©ricain, la né­ga­tion absolue de ce droit qu’il proclamait au bĂ©nĂ©fice des petits peuples des anciens mĂ´les impé­riaux d’Eu­­rope centrale et orientale. En fait, ce qu’il a vou­lu dire en parlant du droit Ă  l’auto­dé­termination Ă©tait clairement dĂ©montrĂ© en 1914 dĂ©jĂ , lorsque l’AmĂ©ri­que, renversant le gou­vernement Ă©lu au Mexique, a bombardĂ© la vil­le mexicaine de Vera Cruz, tuant ain­si des cen­taines de civils. Après le bombardement qui, par la suite, a conduit Ă  la chute du gou­ver­ne­ment mexicain et Ă  l’installation d’un fan­toche Ă  la solde des Etats-Unis, le PrĂ©sident Wil­son, en mettant l’accent sur la soi-disant iden­titĂ© entre la politique amĂ©ricaine et la jus­tice universelle, a convaincu le mon­de que «les Etats-Unis ont renversĂ© le pouvoir mexicain pour rendre service Ă  l’humanité» (14) (sic!). Le PrĂ©sident Wilson croyait sincèrement au rô­­le providentiel, dĂ©signĂ© par Dieu, des Etats-U­nis pour diriger le monde.

Aujourd’hui, si l’on regarde la situation de la You­go­slavie, on peut constater qu’une fois en­co­re le prin­cipe pseudo-universel du droit Ă  l’au­todĂ©termination a Ă©tĂ© utilisĂ© comme un mo­yen idĂ©ologique pour ren­verser un statu quo existant, via un règlement fron­talier en Europe, alors que les frontières euro­pĂ©ennes a­vaient Ă©tĂ© dĂ©finitivement reconnues et ac­ceptĂ©es comme telles par les Accords d’Hel­sin­ki. De mĂŞme, ce fameux droit Ă  l’autodĂ©ter­mi­nation, in­ven­tĂ© jadis par Wilson, a servi Ă  lé­gi­timer les atrocitĂ©s musulmanes lors de la guer­re en Bosnie d’abord, puis celles, innom­ma­bles, des bandes armĂ©es isla­mistes, ter­roristes et mafieuses des Albanais du Ko­sovo; en fait, ces bandes d’irrĂ©guliers musulmans sont l’Ă©quivalent europĂ©en des « Contras » du Ni­cara­gua, armĂ©s, entraĂ®nĂ©s et subsidiĂ©s par les Etats-U­nis. L’Europe est dĂ©sormais traitĂ©e de la mĂŞme ma­nière que les anciennes ré­pu­bliques latino-amé­ri­cai­nes.[ndt : Pire, dans le cas de la Bosnie et du Ko­sovo, les dirigeants des principales puissances euro­pĂ©ennes ont ap­plaudi et participĂ© Ă  ces horreurs, en po­sant, via les relais mĂ©diatiques, les assassins bos­niaques et albanais comme des hĂ©ros de la li­bertĂ© ou des dĂ©fenseurs des droits de l'hom­me].

Quand l’Allemagne hitlĂ©rienne reprenait Ă  son compte les concepts forgĂ©s par Wilson

Ironie historique : l’Allemagne nazie avait em­prun­tĂ©, en son temps, de nombreux concepts idĂ©o­logiques venus d’AmĂ©rique. Ainsi, l’Allema­gne nazie fondait ses requĂŞtes pour rĂ©viser le statu quo du TraitĂ© de Versailles, d’abord sur le principe d’Ă©galitĂ© que le TraitĂ© de Versailles avait violĂ©. Les juristes alle­mands ont pris cons­­cience que le droit international en place n’Ă©tait rien d’autre que l’universalisation de l’hé­gĂ©monie anglo-saxonne, et, partant, la « thĂ©o­lo­gi­sation » de l’intĂ©rĂŞt national amĂ©ricain en par­ticulier. Ces juristes allemands se sont donc mis Ă  parler d’un nouveau droit interna­tio­nal qui servirait l’intĂ©rĂŞt national allemand, comme le droit en place servait les intĂ©rĂŞts na­tio­naux amĂ©ricains. Ce nouveau droit, favo­ra­ble aux intĂ©rĂŞts allemands, utiliserait Ă©gale­ment le concept d’un « nouvel ordre mondial juste » destinĂ© Ă  justifier l’expansionnisme ger­ma­nique et Ă  prĂ©parer le renversement du sta­tu quo international, qui s’Ă©tait Ă©tabli après la guerre de 14-18.

Les principes de bases de la théologie politique a­mé­ricaine peuvent se résumer comme suit:

â—Š a) L’intĂ©rĂŞt national des Etats-Unis s’univer­sa­lise dans le but de devenir l’intĂ©rĂŞt universel du genre humain ou de la communautĂ© inter­na­tio­nale. Par consĂ©quent, l’expansionnisme im­pĂ©rialiste amĂ©ricain est alors vu comme un avancement de la race hu­maine, une promo­tion de la dĂ©mocratie, luttant con­tre le totalita­ris­me, etc. Les intĂ©rĂŞts amĂ©ricains, le droit in­ter­national, et la moralitĂ© internationale de­vien­nent Ă©quivalents. Ce qui sert les intĂ©rĂŞts a­mé­ri­cains est posĂ©, avec une incroyable ef­fron­terie, com­me des actes visant ou poursui­vant les desseins de la morale et du droit, dans tous les cas de figure (15).

Délégitimer les intérêts nationaux des autres pays

b) Par consĂ©quent, l’universalisation de l’inté­rĂŞt na­tio­nal amĂ©ricain, sa lĂ©gitimation transna­tio­nale -u­ne façade allant au-delĂ  de toutes les lĂ©gitimitĂ©s concrètes- conduit Ă  dĂ©lĂ©giti­mer les intĂ©rĂŞts natio­naux des autres pays. A travers la doctrine de Mon­roe, les pays latino-amĂ©ricains se voyaient refuser l’ex­pression de leurs intĂ©rĂŞts nationaux, du moins ceux qui dif­fĂ©raient de ou s’opposaient Ă  l’intĂ©rĂŞt na­tio­nal amĂ©ricain. Quoi qu’il en soit, une analyse his­torique objective montre clairement que l’intĂ©rĂŞt na­tio­nal authentique des pays latino-a­mĂ©ricains s’op­po­sent, en règle gĂ©nĂ©rale et par nĂ©cessitĂ©, Ă  l’intĂ©rĂŞt national des Etats-Unis. L’effet de la doctrine de Mon­roe Ă©tait que les pays latino-amĂ©ricains cessent d’exister po­li­tiquement, en devenant des protecto­rats et des nations captives au sens propre du ter­me.

c) Avec le Pacte Briand-Kellog, les Etats-Unis amor­cèrent l’Ă©tape suivante dans la globalisa­tion de leur thĂ©ologie politique. Les guerres me­nĂ©es au dĂ©part d’intĂ©rĂŞts nationaux diffé­rents de ceux des Etats-Unis se voyaient Ă©ti­que­tĂ©es comme des « guerres d’agression », tan­dis que les guerres agressives me­nĂ©es par les Etats-Unis Ă©taient considĂ©rĂ©es comme des « guerres justes ». Les rĂ©serves Ă©mises par les E­tats-Unis quant au Pacte de Kellog revĂŞtent une im­portance particulière : les Etats-Unis se ré­servent le droit d’ĂŞtre seuls juges de ce qui constitue une guer­re d’agression. La doctrine amĂ©ricaine de reconnais­sance et de non-re­con­naissance des Etats est Ă©ga­le­ment signifi­ca­tive : les Etats-Unis se rĂ©servent le droit d’ê­tre les seuls juges pour dĂ©cider quel Etat doit ĂŞtre reconnu ou non et quels sont les motifs qui les amènent Ă  reconnaĂ®tre un Etat ou non. Ces mo­tifs Ă©quivalent Ă  l’intĂ©rĂŞt national des Etats-Unis. Pour voir Ă  quels dangers et quelle absurditĂ© grotes­que, cette Ă©quivalence peut me­ner s’observe dans l’exemple historique de la non-reconnaissance par les Etats-Unis de la Chine après 1949, alors qu’ils re­connaissaient le rĂ©gime fantoche de Tchang Kai Tchek, qu’ils avaient installĂ© et qu’ils contribuaient Ă  main­te­nir. Les Etats-Unis ont utilisĂ© leur doctrine de non-reconnaissance, bloquant l’admission de la Chi­ne aux Nations Unies, dans le but prĂ©cis de sa­boter les Nations Unies et aussi pour s’assu­rer, par cet ar­tifice, deux sièges au Conseil de Sé­curitĂ© des Na­tions Unies, la Chine de Tchang Kai Tchek leur Ă©tant dĂ©votement infĂ©odĂ©e.

d) L’utilisation idĂ©ologique du concept de guer­re -et les principes de reconnaissance et de non-recon­naissance- mène Ă©galement Ă  la dĂ©s­hu­manisation mĂ©diatique des adversaires de l’AmĂ©rique : l’ennemi n’est plus un ennemi qui dĂ©fend Ă  Ă©galitĂ© ses inté­rĂŞts nationaux, mais un paria international.

e) La consĂ©quence finale du dĂ©veloppement de la thĂ©o­logie politique amĂ©ricaine est l’identifi­ca­tion du droit international -le Droit des Na­tions- avec le sy­stème de l’impĂ©rialisme amé­ri­cain. La source de ce droit international n’é­tant, dans un tel contexte de « nouvel ordre mondial », plus rien d’autre que la volontĂ© gĂ©o­politique et stratĂ©gique des Etats-Unis. Un tel « droit international » (?) n’est vraiment plus le Droit des Nations, au sens classique et habi­tuel du terme, mais bien le droit du pays le plus fort, l’in­car­nation de l’hĂ©gĂ©monie et de l’ex­pansionnisme amé­ricains. L’intĂ©rĂŞt national des Etats-Unis reçoit un sta­tut d’universalitĂ© dans le « nouvel ordre mondial » et passe pour re­prĂ©senter l’intĂ©rĂŞt de la commu­nau­tĂ© inter­na­tionale. En outre, les Etats-Unis eux-mê­mes de­viennent un sujet omnipotent et transna­tio­nal, s’universalisent, sans cesser d’ĂŞtre eux-mê­mes et rien qu’eux-mĂŞmes, reprĂ©sentant sans mĂ©diation la communautĂ© mondiale tout entière.

Les autres Etats n’existent plus que comme entitĂ©s non politiques

La thĂ©ologie politique amĂ©ricaine est incom­pa­tible en soi, non seulement avec le principe de l’Ă©galitĂ© des Etats et avec celui de leur souve­rai­netĂ© individuelle, mais aussi avec toute or­ganisation qui se prĂ©tend ê­tre une orga­nisa­tion internationale rĂ©elle comme les Nations U­nies. Dans le « nouvel ordre mondial », les E­tats ne peuvent exister que comme entitĂ©s non-po­li­tiques; les prĂ©rogatives de toute instance po­li­tique et territoriale concrète et rĂ©elle, telle que nous les trouvons Ă©numĂ©rĂ©es et dĂ©finies dans et par la ter­mi­nologie de Carl Schmitt, sont rĂ©servĂ©es uniquement aux Etats-Unis, de mĂŞme que le droit y affĂ©rent, de les exercer. Et une organisation internationale ne peut exister que si elle n’est plus rien d’autre qu’un Ă©quivalent fonctionnel de l’Organisation des E­tats A­mĂ©ricains (OAS), c’est-Ă -dire qu’une telle organisa­tion internationale ne peut plus ĂŞtre au­tre chose qu’une façade multilatĂ©rale pour lé­gitimer le dĂ©sir hé­gĂ©monique amĂ©ricain. L’hi­sto­rien britannique Ed­ward Hallet Carr re­mar­que, dans son livre, The Twen­ty Years’ Crisis – 1919-1939, publiĂ© Ă  l’origine en 1939, que, ju­ste un peu avant l’entrĂ©e des Etats-Unis dans la première guerre mondiale, dans un dis­cours au SĂ©nat sur les objectifs de la guerre, le Pré­sident Wilson expliquait que les Etats-Unis, ja­dis, a­vaient Ă©tĂ© «fondĂ©s pour le bien de l’hu­ma­nité» (16) (sic!). Wilson affirmait catĂ©gori­que­ment: «Ce sont des principes amĂ©ricains, ce sont des politiques amé­ricaines… Ce sont les principes du genre humain et ils doivent pré­dominer» (17). Carr souligne que «les dé­cla­rations de ce personnage viennent es­sen­tiel­lement d’hommes d’Etat anglo-saxons et d’é­cri­vains. Il est vrai, ajoute Carr, que lors­qu’un natio­nal-socialiste important certifiait que «tout ce qui est profitable au peuple al­lemand est juste, tout ce qui fait du mal au peu­ple allemand est mauvais», il pro­posait qua­siment la mĂŞme Ă©quation entre l’intĂ©rĂŞt na­tional et le droit universel, Ă©quation qui a­vait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©tablie par Wilson pour les pays de langue an­glaise».

Les deux explications de Carr

Carr a donnĂ© deux explications alternatives Ă  ce pro­ces­sus d’universalisation de l’intĂ©rĂŞt na­tional particu­lier. La première explication se re­trouve frĂ©quem­ment dans la littĂ©rature poli­ti­que des pays continen­taux : elle avance que les peuples de langue anglai­se sont de vieux maĂ®tres dans l’art de concevoir leurs intĂ©rĂŞts na­tionaux Ă©goĂŻstes comme l’expression pure et sim­ple du bien gĂ©nĂ©ral, et que ce genre d’hy­­po­crisie est une particularitĂ© spĂ©ciale et carac­té­ristique de la façon de penser des Anglo-Sa­xons. La seconde explication Ă©tait plus sociolo­gi­que : les thĂ©o­ries sur la moralitĂ© sociale sont tou­jours le pro­duit d’un groupe dominant, qui s’i­dentifie d’emblĂ©e Ă  la communautĂ© prise dans son ensemble et qui pos­sède des moyens que ne possèdent pas les groupes ou individus subordonnĂ©s pour imposer leur point de vue sur la vie dans la communautĂ©. Les thĂ©ories de la moralitĂ© internationale sont, pour les mê­mes rai­sons et en vertu du mĂŞme processus, le produit des nations hĂ©gĂ©moniques et/ou des groupes de nations dominantes. Durant les cent dernières annĂ©es, et plus particulièrement de­puis 1918, les nations de lan­gue anglaise ont formĂ© le groupe dominant dans le monde; les thĂ©ories actuelles de la moralitĂ© inter­na­tio­na­le ont Ă©tĂ© choisies par eux pour perpĂ©tuer leur suprĂ©matie et se sont gĂ©nĂ©ralement d’a­bord ex­primĂ©es dans l’idiome qui leur est pro­pre (18).

Le vocabulaire de l’Ă©mancipation

Autre aspect important de la thĂ©ologie politi­que : la pratique de mythifier et d’idĂ©aliser l’ex­pansionnisme amĂ©ricain pour en faire une mo­ralitĂ© internationale u­ni­verselle. Quelles sont les caractĂ©ristiques de la my­thologie uni­ver­saliste? C’est de transformer la si­gni­fication de la rĂ©alitĂ© politique classique (ndt : ari­sto­té­li­cienne et nationale-Ă©tatique) pour n’en faire qu’une illusion chimĂ©rique, de facture rĂ©pres­sive, et, en consĂ©quence, de neutraliser et de dé­lé­gitimer le langage politico-Ă©tatique (natio­nal) ou tout acte de ré­sistance contre l’uni­ver­salisme amĂ©ricain. En d’au­tres termes, la my­tho­logie politique de facture uni­ver­saliste con­siste toujours Ă  confisquer le rĂ©el, Ă  l’é­liminer et l’Ă©vacuer. Dans ce contexte, le langage ar­­ticulĂ© de l’ère Ă©tatique nationale, ou les actes de ré­sistance, affirmĂ©s par ceux qui refusent cette logi­que universaliste, offrent peu de ré­sistance, car leur contenu se voit neutralisĂ© par la thĂ©ologie politique universaliste. Pour pa­raphraser Roland Barthes (19), la thĂ©ologie politique est expansive; elle s’invente el­le-mê­me sans cesse. Elle tient compte de tout; de tous les aspects des relations internationales, de la di­plomatie, du droit international. Les pays opprimĂ©s ne sont rien : ils ne produisent qu’un langage, le cas Ă©chĂ©ant, celui de leur é­mancipation, or cette Ă©man­cipation a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dé­lĂ©gitimĂ©e Ă  l’avance. L’oppres­seur, en l’oc­cur­rence les Etats-Unis, sont tout, leur langage politico-thĂ©ologique a Ă©tĂ© Ă©levĂ© au rang de dog­me. En d’autres termes, dans le cadre de la thĂ©o­logie politique, les Etats-Unis ont le droit exclu­sif de produire le mĂ©ta-langage qui vi­se Ă  pĂ©renniser l’hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine. La thĂ©o­logie politique, en tant que mythe, nie le caractère empirique de la rĂ©a­litĂ© politique; ain­si la rĂ©sistance Ă  cette thĂ©ologie hĂ©gĂ©monique doit viser Ă  recrĂ©er et Ă  Ă©manciper la rĂ©alitĂ© em­pirique.


Un méta-langage qui accepte pour argent comptant les slogans de la propagande

Durant la marche en avant de l’expansion­nis­me a­mé­ricain, dĂ©jĂ  tout entière contenue dans la doctrine de Monroe et dans ses nombreuses extensions, en particulier durant la Guerre Froi­de avec sa justifi­ca­tion idĂ©ologique, on pou­vait lire dans des documents tels le NSC-68, qu’une destruction et une idĂ©olo­gi­sation du langage politique devaient s’accomplir et l’ont Ă©tĂ©. L’histoire de la Guerre Froide a dĂ©bouchĂ© sur le fait que les AmĂ©ricains anglophones sont tom­bĂ©s dans le jargon propagandiste de l’ancienne idĂ©o­logie et pratique panamĂ©ri­cai­nes, avec sa propen­sion Ă  accepter pour ar­gent comptant les slogans, les simplifications, les mensonges et les clichĂ©s pom­peux tels que le « totalitarisme », la « dĂ©fense de la dé­mo­cra­tie », le « pĂ©ril rouge », etc.

L’expansionnisme amĂ©ricain et les machina­tions co­lo­niales d’une AmĂ©rique perfide ont pré­cisĂ©ment in­clus de force des sĂ©mantèmes nou­veaux dans le lan­gage, des sĂ©mantèmes dont Washington avait be­soin pour exprimer ou camoufler vaille que vaille sa sauvagerie, dĂ©guisĂ©e en universalisme au service du genre humain; l’objectif prĂ©ventif est de dĂ©lĂ©gitimer toute rĂ©sistance potentielle et lĂ©gitimer Ă  l’a­van­ce la conquĂŞte et l’hĂ©gĂ©monie. Les Etats-Unis ont imposĂ© une subversion planĂ©taire du lan­gage et c’est sur la base de cette gigan­tes­que falsification que l’AmĂ©ri­que contemporaine a Ă©tĂ© Ă©duquĂ©e.

Un gigantesque mur de mythes

Pour paraphraser George Steiner, les diri­geants de l’AmĂ©rique construisent entre l’es­prit amĂ©ricain et la rĂ©alitĂ© empirique un gigan­tesque « mur de mythes ». Au fur et Ă  mesure, les mots ont perdu leur sens ori­ginel et ont acquis les contenus sĂ©mantiques propres de la thĂ©ologie politique universaliste, manipulĂ©e par Washington. Le langage est devenu une falsi­fi­cation gĂ©nĂ©rale, Ă  tel point qu’il n’est plus ca­pable de saisir ou d’exprimer la vĂ©ritĂ©. Les mots sont devenus des instruments de men­son­ge et de dĂ©sinformation, des convoyeurs de faussetĂ©, servant Ă  bĂ©tonner l’hĂ©gé­monie. «Le langage n’Ă©tait pas seulement infectĂ© par ces colossales bĂŞtises, il Ă©tait sommĂ© d’imposer les in­nombrables mensonges [de la propagande]» (20), d’endoctriner et de persuader les Amé­ricains que les nombreux actes visant Ă  mettre des nations entières hors jeu, ainsi que le droit international, que les a­gressions militaires et les crimes de guerre en Co­rĂ©e, au Vietnam et, plus rĂ©cemment, au Panama et en Irak, ont ser­vi la cause des grands principes « hu­manitai­res ». La subversion du langage par la thĂ©o­logie politique amĂ©ricaine fait en sorte que la vĂ©ritĂ© empirique ne puisse plus ĂŞtre dite, et Ă©rige un mur de silence et de mensonge, qui a pour rĂ©sultat inat­tendu l’effondrement de la langue anglaise, hĂ©ritĂ©e de l’histoire, au profit du jar­gon panamĂ©ricain, pure fabrication rĂ©cente. Et lorsque la langue « a Ă©tĂ© pi­quĂ©e de menson­ges, seule la vĂ©ritĂ© la plus crue peut la puri­fier» (21).

Des torrents de parlottes moralisantes

Il est un phĂ©nomène amĂ©ricain très Ă©trange que l’on ne retrouve pas en Europe : un Hom­me de Dieu -d’ordinaire un prĂŞtre- qui s’a­vère charlatan. Eh bien, dans l’arène politique, après la fin de la pre­mière guerre mondiale, le PrĂ©sident Wilson Ă©tait un de ces « Hommes de Dieu » qui voilait l’expansionnis­me amĂ©ricain par des torrents de parlottes morali­santes. Pour Wilson, les Etats-Unis dĂ©tenaient un rĂ´le, que leur avait dĂ©volu la Providence, celui de di­riger le monde. Le wilsonisme Ă©tait l’origine et la per­sonnification du totalitarisme amĂ©ri­cain universa­liste. A prĂ©sent, dans l’après-Guer­re Froide et l’a­près-Yalta, nous avons af­faire Ă  un nouveau Wilson, un petit Wilson, soit le PrĂ©sident Clinton, qui, Ă  son tour, ré­veil­le le torrent de parlottes moralisantes de son prĂ©dĂ©cesseur; lui aussi se pose comme « Hom­me de Dieu », et a pris sa place dans la cour­se Ă  l’ex­pan­sionnisme universaliste, de fac­ture nĂ©o-wilsonienne, en utilisant la mĂŞme vieille notion de DestinĂ©e Ma­nifeste et la mê­me thĂ©ologie politique, cette fois sous les ori­peaux du « nouvel ordre mondial ». Mais une fois de plus, les concepts de la thĂ©ologie poli­ti­que universaliste amĂ©ricaine se dĂ©voilent pour ce qu’ils sont : l’opium de la communautĂ© in­ter­na­tio­nale.

Nikolaj-Klaus von KREITOR

Source : Rodion Raskolnikov

Notes :

*Anders Stephenson Manifest Destiny. American expansion and the Empire of Right (Hill and Wang, New-York, 1995).

(1) Hans J. Morgenthau, Politics Among Nations (Alfred A. Knopf, New-York, 1948) p. 64.

(2) Hans J. Morgenthau, Politics Among Nations, ibid., p. 65.

(3) Hans J. Morgenthau, Politics Among Nations, aux édi­tions Stanley Hoffman; Contemporary Theory in Inter­natio­nal Relations (Prentice Hall, Inc, Englewood Cliffs, 1960) p. 61.

(4) Louis A. Coolidge, An Old Fashioned Senator: Orville H. Platt (New-York, 1910) p. 302.

(5) Richard Hofstadter, The Paranoid Style in American Poli­tics (The University of Chicago Press, Chicago, 1965) p. 174.

(6) Richard Hofstadter, ibid. pp. 175, 176, 177.

(7) Claude G. Bowers, Beveridge and the Progressive Era (New-York, 1932)

p. 121.

(8) Richard Hofstadter, ibid. p. 177.

(9) Kenneth M. Coleman, The Political Mythology of the Monroe Doctrine:Reflection on the Social Psychology of Domination, pp. 99, 100, 110

(10) M. Coleman, ibid. pp. 97, 103.

(11) M. Coleman, ibid. p. 102. Coleman quotes after Salvado de Madariaga Latin America Between the Eagle and th eBear (Praeger, New-York, 1962) p. 74

(12) Coleman, ibid. pp. 105, 109.

(13) Carl Schmitt, Grossraum gegen Universalismus in Position und Begriffe im Kampf mit Weimar-Genf-Versailles 1923-1939 (Duncker & Humblot, Berlin, 1988) pp. 295-303.

(14) Edward Hallet Carr, The Twenty Year’s Crisis 1919-1939 (Harper Torchbooks, New-York, 1964) p. 78; aussi R.S. Baker Public Papers of Woodrow Wilson: The New Democracy.

(15) Voir sur ce sujet: Kenneth W. Thompson, Toynbee and the Theory of International Poitics, aux editions Hoffman, Contemporary Theory in International Relations, ibid., p. 97.

(16) Editions R. S. Baker, Public Papers of Woodrow Wilson: The New Democracy pp. 318-319.

(17) Edward Hallet Carr, The Twenty Year Crisis, ibid. p. 79; aussi Toynbee, Survey of International Affairs, 1936, p. 319.

(18) Edward Hallet Carr, ibid., pp. 79, 80.

(19) Roland Barthes, Mythologies (Hill and Wang, New-York, 1987) pp. 131, 148, 149.

(20) Georg Steiner, A Reader, (Oxford University Press, New-York, 1984), p. 212.

(21) Georg Steiner, ibid. p. 219.

déc 03 2008

Antoine Sfeïr fait le lien entre les derniers attentats de Bombay, la crise financière et le 11 septembre

La prĂ©sence d’Antoine SfeĂŻr au Forum du journal arabophone « El-Chorouk », Ă  Alger, le 28 novembre dernier a coĂŻncidĂ© avec les attentats de Bombay, en Inde. Ses interlocuteurs l’ont interrogĂ© sur sa lecture des Ă©vĂ©nements.

Une volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e de dĂ©stabiliser l’Inde

Dans sa rĂ©ponse, Antoine SfeĂŻr n’exclut pas un lien entre les attentats de Bombay et la crise financière et Ă©conomique mondiale.  Il souligne en effet que « le terrorisme n’est pas un phĂ©nomène nouveau. L’Europe l’a connu dans le 19ème et 20ème siècle. Ce fut un terrorisme nationaliste ou idĂ©ologique, puis un terrorisme identitaire et culturel. Aujourd’hui, des Puissances occidentales ont inventĂ© ce qu’elles appellent terrorisme islamique, dont les objectifs sont sournois. Car jusque-lĂ , personne ne parlait de terrorisme catholique ou terrorisme religieux. Pourquoi lie-t-on aujourd’hui le terrorisme Ă  l’islam ? Moi je refuse catĂ©goriquement l’utilisation de ce terme, et personne n’a le droit de tuer des innocents au nom de Dieu ou de la religion. A-t-on identifiĂ© les terroristes ? Sait-on d’oĂą viennent-ils ? Quelles sont leurs revendications ? L’Inde est devenue un pays puissant, avec une population qui dĂ©passe le milliard d’individus, et a rĂ©alisĂ© des bonds Ă©conomiques importants. Cette puissance peut dĂ©sormais rivaliser avec les Puissances Ă©conomiques mondiales ».

Antoine SfeĂŻr  affirme que « la crise a dĂ©butĂ© dans le secteur bancaire amĂ©ricain en septembre 2007. Pendant un an, les AmĂ©ricains n’ont rien fait pour la rĂ©soudre. Courant l’Ă©tĂ© 2008, la crise a Ă©clatĂ©. Les grandes banques amĂ©ricaines, avaient beaucoup d’intĂ©rĂŞts en Inde, en Chine et dans les pays du Golfe depuis 2001. Avec la crise, ces banques risquent l’effondrement, et ont Ă©tĂ© rachetĂ©es par les banques de second rang. Ce qui menace les fonds indiens, chinois et arabes investis ».

« l’Inde est sur le point de signer un accord nuclĂ©aire avec les Etats-Unis. Ce facteur doit ĂŞtre pris en compte pour comprendre les attentats de Bombay. A ces nombreuses questions, je n’ai pas de rĂ©ponse , mais je pense qu’il y a une volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e de dĂ©stabiliser l’Inde, pour l’empĂŞcher de devenir une Puissance rĂ©gionale Ă©conomique, humaine, et nuclĂ©aire, qui menace l’Empire amĂ©ricain, lequel cherche Ă  mettre la main sur l’ensemble du monde, Ă©conomiquement, stratĂ©giquement et militairement ».

L’Iran ne veut pas d’une bombe nuclĂ©aire ou des armes de destruction massive

A propos de l’Iran, Antoine SfeĂŻr indique que « la première chose que ferait le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, après sa prise de fonction en janvier prochain, serait de nĂ©gocier avec TĂ©hĂ©ran. Les deux pays ont des intĂ©rĂŞts communs. L’Iran est entourĂ© de pays sunnites et est contraint de trouver une protection contre ce danger grâce Ă  un accord avec Washington ». Il ajoute Ă©galement, que « l’Iran ne veut pas d’une bombe nuclĂ©aire ou des armes de destruction massive. Les Iraniens sont conscients que l’accès Ă  ces armes conduit inĂ©vitablement Ă  une course nuclĂ©aire avec l’Arabie saoudite et l’Egypte, soutenus par leur alliĂ© amĂ©ricain. Pendant la guerre Iran-Irak, le monde entier a soutenu Saddam Hussein, Ă  l’exception d’IsraĂ«l.  Les Arabes sont victimes, depuis 50 ans, d’alliances stratĂ©giques qui se sont nouĂ©es dans leur dos ».

Quant au conflit israĂ©lo-arabe, il est clos selon Antoine SfeĂŻr. Les Palestiniens ont Ă©tĂ© forcĂ©s d’accepter une solution Ă  minima. Le confĂ©rencier est convaincu que « la stratĂ©gie des Etats-Unis vise Ă  dĂ©tourner l’attention vers l’Asie du Sud-est. Le conflit israĂ©lo-palestinien, malgrĂ© son importance, est sur le point d’ĂŞtre fermĂ©. Ce qui explique que les mĂ©dias occidentaux tendent Ă  minimiser dĂ©libĂ©rĂ©ment ce qui se passe dans l’arène palestinienne. Les massacres commis contre les palestiniens sont devenus des faits divers. »

Un complot contre le monde arabe

« Barack Obama ne sera pas un alliĂ© des Arabes, car il travaillera exclusivement dans l’intĂ©rĂŞt des Etats-Unis, dans la continuitĂ© de l’administration Bush. Ce qui se passe au Liban fait partie d’un plan de dĂ©mantèlement et de fragmentation qui sont appliquĂ©es dans la rĂ©gion arabe. Le Liban souffre de divergences culturelles et de divisions sectaires entre chiites, druzes, sunnites, maronites… et depuis les annĂ©es 1970, tout est fait pour alimenter la guerre au Liban, mĂŞme celle-ci Ă©tait une guerre des autres. Aujourd’hui, il y a deux visions du Liban : un projet libanais, nationaliste et arabe, un autre pro-iranien menĂ© par le Hezbollah, qui est un mouvement de rĂ©sistance, mais dont le chef, Hassan Nasrallah, reconnaĂ®t ĂŞtre un soldat dans l’armĂ©e de Wilayat Al-Faguih (Iran) ». Toujours au sujet du Liban, il a accusĂ© «IsraĂ«l d’ĂŞtre responsables de l’assassinat de Rafic Hariri, avec la Syrie et l’Iran. Les trois pays ont des points d’intĂ©rĂŞt dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre »

Al-QaĂŻda n’existe que dans l’imaginaire

Plus surprenant encore, de la part d’un analyste qu’on avait connu plutĂ´t tiède sur ces sujets : « Al-QaĂŻda sert les intĂ©rĂŞts des AmĂ©ricains. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-QaĂŻda n’existe que dans l’imaginaire et est uniquement destinĂ©e Ă  dĂ©truire le monde arabe et Ă  l’empĂŞcher de se moderniser. Ainsi, l’Ă©miettement des pays arabes sur la base ethnique et confessionnelle permettra Ă  IsraĂ«l de progresser et de diriger la rĂ©gion ».

Mecanopolis

Source : El-Chorouk

Article en Arabe au format pdf > El-Chorouk pdf

Traduction Mediarabe.info