Category: Terroriste

déc 29 2009

De l’utilisation d’al-Qaeda au YĂ©men afin de promouvoir les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques amĂ©ricains

Comme nous l’expliquions hier soir dans un article et cette nuit sur notre forum, la revendication d’Al-Qaeda  de l’attentat manquĂ© du vol Amsterdam-Detroit de vendredi dernier n’est pas un instant crĂ©dible. Tout indique que son vĂ©ritable objectif consiste Ă  lĂ©gitimer une plus large implication des États-Unis dans un conflit qui, depuis cinq ans, oppose des tribus chi’ites du Nord du YĂ©men, qui n’ont aucun lien avec al-Qaeda, au gouvernement de Saana, soutenu par l’Arabie Saoudite et la CIA. MalgrĂ© cette diversion crypto-terroriste, il n’est pas difficile de comprendre que c’est une fois de plus l’Iran qui est dans le collimateur des Etats-Unis et de leurs alliĂ©s.

La dernière phase paroxystique de la guerre qui dure depuis 5 années, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis.

Ce pays pauvre de la Mer Rouge, mais stratégique par sa position, scène critique, depuis des années, de la guerre contre de soi-disant extrémistes islamistes, est désormais devenu un théâtre-clé où les Etats-Unis et l’Iran luttent pour la prédominance régionale. Eu égard à cela, le conflit au Yémen peut être comparé en importance avec la guerre du Liban de 2006 et le conflit de Gaza. Ses résultats pèseront lourdement sur les positions stratégiques respectives dans les régions du Golfe Persique et de la Mer Rouge, pour les Etats-Unis, aussi bien que pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et, indirectement Israël aussi, vis-à-vis de l’Iran.

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Les militaires saoudiens utilisent des bombes au phosphore américaines pendant des raids nocturnes (source : Forum Mecanopolis)

Plusieurs sources confirment huit traits saillants du conflit en cours au Yémen :

1. Au début septembre, l’armée du Président Ali Abdallah Saleh a lancé le 6è round de sa guerre depuis l’an 2000 contre les Houthis, en déployant environ 20 000 hommes dans une offensive majeure afin de déloger les 15 000 Houthis de leurs nids d’aigles dans les montagnes (entre 3 à 6000 m d’altitude) dans la province de Saada au nord.

2. Les Houthis sont des Zaydis qui revendiquent leur adhĂ©sion Ă  la forme la plus pure de l’Islam chi’ite. Ils se battent pour apporter « la vraie voie » au YĂ©men, et restaurer l’autoritĂ© de l’Imam Zaydi renversĂ© en 1962. Leur nom dĂ©coule de celui du fondateur du mouvement, Badreddin al-Houti, qui fut tuĂ© par l’armĂ©e yĂ©mĂ©nite en 2004. Les Chi’ites Houthis et le Chi’isme iranien n’ont rien d’autre en commun, sauf  l’aide logistique de TĂ©hĂ©ran apportĂ©e aux rebelles yĂ©mĂ©nites.

3. Les quantités de matériel lourd que les Iraniens sont parvenus à transférer aux Houthis en quelques semaines ont stupéfié Washington, Saana, Riyad et Le Caire. L’armée yéménite semble mise en difficulté de réprimer ces rebelles et même d’empêcher les combats de s’étendre au-delà de la région de Saada, vers d’autres parties du pays, y compris la capitale.

4. Craignant que le conflit et l’influence Zaydi puisse déborder par-delà la frontière du nord- Yémen vers les régions sud, saoudiennes de Najran et Asir, l’Arabie Saoudite a envoyé son armée de l’air aider l’armée yéménite en tapissant de bombes les bastions houthis dans les villages de montagne de Saada.

5. La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien.

6. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Elle a été tout dernièrement accordée lors de la rencontre entre les Présidents américain et égyptien à la Maison blanche, le mardi 18 août 2009. Selon cette modalité, le Président américain Barack Obama prend position contre l’Iran aux côtés d’Hosni Moubarak et du Roi Abdallah.

7. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos- parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des bastions de montagne des rebelles.

8. Sans la rĂ©alisation d’un accord global, le conflit menace de s’étendre et de conduire Ă  une escalade vers la plus importante et la plus dangereuse guerre ayant Ă©clatĂ© dans n’importe quelle partie du monde arabe depuis longtemps. Les Etats-Unis ont manifestement choisi la surenchère en manipulant la revendication par al-QaĂŻda de cet attentat manquĂ© du vol Amsterdam-Detroit du 25 septembre dernier.

Sur la guerre au Yémen, lire également notre article du 10 novembre dernier.

oct 19 2009

Attentat au Sistan-Balouchistan en Iran… Un acte de guerre décisif ?

Par Jean-Michel Vernochet

Sans doute faut-il mettre en relation, voire en parallèle, l’offensive que vient de lancer l’armée pakistanaise au Sud Waziristan et l’attentat qui a, ce dimanche 18 octobre 2009, ensanglanté la ville frontalière de Pishin, au Balouchistan iranien, faisant une trentaine de morts parmi les Gardiens de la Révolution.

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Victimes parmi lesquelles plusieurs officiers de haut rang de l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution, le général Mohammad-Zadeh, commandant des pasdaran pour le Sistan-Balouchistan, le commandant des Gardiens pour la ville d’Iranshahr et le commandant de l’unité visée, Amir-al Momenin.

TĂ´t dans la matinĂ©e, Ali Larijani, prĂ©sident des Majlis, l’AssemblĂ©e lĂ©gislative iranienne, a ainsi confirmĂ© la mort de cette brochette d’officiers supĂ©rieurs dans un discours prononcĂ© au Parlement avec retransmission nationale. Il a Ă  cette occasion renouvelĂ© les accusations de l’Iran Ă  l’égard des États-Unis soupçonnĂ©s d’avoir commanditĂ© l’attentat : « Nous considĂ©rons [a-t-il dĂ©clarĂ©] que les dernières actions terroristes rĂ©sultent de l’action des Etats-Unis et montrent l’hostilitĂ© amĂ©ricaine Ă  l’égard de notre pays… M. Obama avait dit qu’il tendait la main Ă  l’Iran, mais avec cette action il s’est brĂ»lĂ© la main ».

Gageons que ce dernier attentat – qui n’est pas me premier dans la région troublée du Sistan-Baloutchistan, et à l’évidence pas le dernier !- n’est pas un simple épisode de la guerre indirecte que les États-Unis mènent contre l’Iran, mais d’un acte qui peut s’apparenter à une véritable « déclaration de guerre ».

En tout cas une provocation qui dépasse à l’évidence les capacités habituelles des djihadistes du Jondallah et sonnent assez lugubrement dans le paysage délabré de l’Asie centrale, région en proie à ces « guerres sans limites » qu’annonçaient le Président Bush le 12 septembre 2001.

La Première Guerre mondiale a démarré le 28 juin 1914 à Sarajevo avec l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand ; le terrible cycle de guerres que nous connaissons actuellement a lui commencé le 9 septembre 2001 avec le meurtre de l’ex Taleb Shah Massoud… Bref dans le contexte d’une fausse reprise financière et économique due essentiellement au jeu de bonneteau auquel se livre Wall Street, la Réserve fédérale et le Trésor américain, tout cela commence à fortement puer. t !

La question baloutche… périphérie et zone de guerre

Que devons-nous savoir de la question baloutche ?

les Baloutches représentent environ 3 % de la population iranienne, soit 2,1 millions, essentiellement présents dans les régions du Sud-Est de l’Iran, principalement dans les provinces du Sistan-Baloutchistan, du Khorassan et du Golestân.

Les 5 millions Baloutches se trouvent en fait répoatis de part et d’autre des frontières pakistanaises, afghanes et iraniennes. Sunnites à l’instar de Kurdes, les Baloutches à la périphérie iranienne, comme toute communauté excentrée ont formé un certain nombre de griefs à l’égard du « Centre » (Téhéran) estimant ne pas bénéficier suffisamment des retombées de l’exploitation des ressources naturelles de leur territoire [mines de cuivre et or] et d’être l’objet de discriminations institutionnelles, notamment confessionnelles, du fait d’un État réputé jacobin, autrement dit centralisateur.

À l’Est l’irrédentisme baloutche crée depuis longtemps de réelles difficultés au Pakistan ; une question qui déborde en vérité largement la frontière et se développe sur fond des convoitises multinationales suscitées par les richesses minières – or et cuivre – dont les déserts du Baloutchistan regorgent. De même la province de Kerman2 immédiatement à l’ouest du Baloutchistan, également riche en ressources minérales, constitue par sa contiguïté avec le Sistan-Balouchistan, un pôle d’intérêt supplémentaire pour des mouvements indépendantistes que l’on peut supposer(à juste titre) soutenus en sous-main par des intérêts transnationaux et quelques acteurs de premier plan, étatiques ou privés.

Parmi les protagonistes de la rébellion des provinces de l’Est, mentionnons outre le Front du Baloutchistan Uni né en 2003 et basé à Londres, d’autres formations politico-militaires telles l’Organisation démocratique du peuple du Baloutchistan et le Conseil national baloutche, ce dernier né en 1994 ; tous revendiquent l’indépendance du Baloutchistan à des degrés divers et tous sont accusés, à tort ou à raison, de participer à la fois du terrorisme et du grand banditisme. Rappelons que le Baloutchistan est l’une des pricncipaux point de passage pour la drogue (opium et héroïne) ex-filtrée du narco-État afghan.

Il est au final cependant assez difficile de démêler précisément l’exacte nature des troubles qui agitent périodiquement une région où le banditisme, notamment la piraterie routière, le trafic de drogue et la contrebande, sont des activités quasi institutionnalisées, et où le mélange des genres prévaut par excellence. Les faits publiés et l’information accessible conduisent malgré tout au constat qu’une instabilité croissante s’y installe au fil des ans, d’abord effectivement en raison du développement constant du trafic de drogue depuis l’Afghanistan sous contrôle des force occidentales mais aussi en raison directe de l’intensification de l’irrédentisme baloutche au Pakistan.

En mars 2006, le groupe sunnite Jondallah, les soldats de Dieu, autrement appelé Mouvement de Résistance du Peuple iranien, tuait 22 personnes circulant en voiture non loin de la frontière pakistanaise. Groupe déjà présent au Kurdistan irakien où leur village avait été bombardé par l’US Air Force, peu avant le déclenchement de l’Opération Choc et Effroi, ce « groupe » avait commencé à se manifester en décembre 2005 à l’occasion de l’enlèvement de neuf soldats iraniens sur la frontière pakistanaise dont huit furent libérés, le neuvième exécuté.

Le même mois, un attentat à la bombe perpétré à Tasuki fut suivi d’une prise d’otages. Dix sept personnes seront condamnées à mort ou exécutées pour cet attentat précis. En mai de la même année, il s’agissait de douze passagers de quatre véhicules qui étaient tués dans la province de Kerman jouxtant le Sistan-Balouchistan. Le 15 décembre 2005, peu avant des élections locales, c’était une voiture piégée qui explosait à Zahedan ne faisant là qu’une seule victime. Mais les autorités exécutent les sept responsables présumés de ces attentats de mars 2006…

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Le 14 février 2007, un bus transportant des Gardiens de la révolution, des Pasdaran, explosait à Zahedan causant 14 morts. Le 27 mai suivant l’un 7 prévenus dans cette affaire était pendu au grand dam de la Communauté internationale… D’après Amnesty International [5 juin 2007], le député iranien Hossein Ali Shahryari aurait signalé que plus de 700 détenus au Sistan-Baloutchistan se trouvaient alors sous le coup d’une condamnation à la peine capitale, et que sur les quelque 177 condamnés à la peine capitale exécutés en Iran en 2006, un tiers environ appartenaient vraisemblablement à la minorité baloutche. Ceci étant donné comme une simple indication quant au niveau d’intensité des troubles et de l’instabilité de cette province excentrée.

En ce qui concerne proprement dit les Jondallah, ce mouvement ne commence pour sa part à vraiment se manifester que le 31 décembre 2005 lorsque la chaîne Al-Arabiya annonce depuis Dubaï l’enlèvement spectaculaire de 9 soldats iraniens à l’occasion de l’attaque d’un poste de police de la région de Sarevan. Lieu où le 15 décembre précédant le cortège du président Ahmadinejad avait été attaqué par « des bandits » et deux de ses gardes du corps abattus.

En 2006, le groupe, au moyen d’une prise d’otages, dont plusieurs seront exécutés, exige la libération de ses membres emprisonnés. Une opération apparemment revendiquée sur une chaîne de télévision appartenant aux Moujahidine du Peuple d’Iran (voir cet article de Géopolintel ). Du Kurdistan au Baloutchistan, il semble ainsi qu’il existerait une sorte de « régie » ou en tout cas une certaine coopération en matière communication.

En juillet 2008, c’est au Baloutchistan Pakistanais que des combats faisaient une quarantaine de morts dont une trentaine de 30 de dissidents prĂ©s de la ville d’Uch Ă  l’occasion d’une opĂ©ration lancĂ©e contre deux bases rebelles. Dernier Ă©pisode spectaculaire documentĂ©, le 28 mai 2009 un attentat contre une mosquĂ©e chiite de Zahedan fait 25 morts, attentat auquel les autoritĂ©s iraniennes rĂ©pondent le 1er juillet par treize pendaisons… ÉvĂ©nement conduisant la revue de West Point, CTC Sentinel, Ă  publier le commentaire suivant de Chris Zambelis :« Etant donnĂ© l’escalade du groupe en termes de tactiques et de choix des cibles ces derniers mois, la prochaine Ă©tape dans l’évolution des Jondallah pourrait ĂŞtre de mener des attaques Ă  l’extĂ©rieur du Baloutchistan iranien… une nouvelle phase, plus dangereuse dans sa guerre contre le gouvernement iranien » « [Reuters - 19 juillet 2009]… Est-ce une prophĂ©tie auto-rĂ©alisable ? DĂ©jĂ  En 2007, CTC Sentinel s’était signalĂ© en reprenant la dĂ©claration du chef du Jondallah, Abdolmalek Righi, justifiant son engagement armĂ© en raison du »gĂ©nocide » perpĂ©trĂ© par TĂ©hĂ©ran au Sistan-Baloutchistan. Pour mĂ©moire, l’ancien chef d’antenne de la CIA au Kurdistan, Robert Baer [citĂ© par Seymour Hersh, The New Yorker 7 juillet 2008] le groupe armĂ© sunnite iranien Jondallah (soldats de dieu) ferait partie des groupes bĂ©nĂ©ficiant du soutien des services amĂ©ricains… Ceci expliquant cela ! En 2002, la lettre confidentielle israĂ©lienne Dekka-net-Weekly3 signalait la possibilitĂ© que des Ă©lĂ©ments de la CIA infiltrĂ©s en Iran par la province afghane de Zabol, eussent commencĂ© Ă  opĂ©rer au Sistan-Balouchistan. Ce qui en soi n’auraient rien d’extraordinaire sachant que de telles missions de « reconnaissance » [covert actions] sont vraisemblablement et rĂ©gulièrement conduites depuis 2003 Ă  partir d’Erbil au Kurdistan irakien et au Khouzistan depuis la zone marĂ©cageuse transfrontalière du Chatt-el-Arab. Laissons Ă  nouveau la parole Ă  Seymour Hersh4 qui Ă©crivait en avril 2006 « As of early winter, I was told by the government consultant with close ties to civilians in the Pentagon, the units were also working with minority groups in Iran, including the Azeris, in the north, the Baluchis, in the southeast, and the Kurds, in the northeast. The troops “are studying the terrain, and giving away walking-around money to ethnic tribes, and recruiting scouts from local tribes and shepherds,” the consultant said. One goal is to get “eyes on the ground”- quoting a line from “Othello,” he said, “Give me the ocular proof.” The broader aim, the consultant said, is to “encourage ethnic tensions”and undermine the regime ».

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Ajoutons que le Baloutchistan dans sa totalitĂ© joue dès Ă  prĂ©sent un rĂ´le clef dans la recomposition gĂ©ostratĂ©gique de l’Asie centrale. Non seulement ses dĂ©serts servent aux essais nuclĂ©aires et balistiques d’Islamabad, mais cette province est Ă©galement appelĂ©e Ă  servir de dĂ©bouchĂ© sur l’OcĂ©an Indien pour la Chine, laquelle construit un port en eau profonde Ă  Gwandar par lequel transiteront produits et marchandises Ă  destination de la Chine via le Xinjiang. Un partenariat stratĂ©gique Chine-Pakistan que devrait complĂ©ter des facilitĂ©s portuaires accordĂ©es Ă  la marine de guerre chinoise dans la nouvelle bas navale pakistanaise d’Omara, toujours sur la cĂ´te de Makran, notamment en vue d’exercer un contrĂ´le des voies maritimes d’approvisionnement pĂ©trolier et gazier dans une rĂ©gion d’instabilitĂ© chronique. Les hydrocarbures Ă©taient acheminĂ©s jusqu’ici vers la Chine par des routes maritimes placĂ©es sous la surveillance exclusive des États-Unis5, celle-ci se montrant aujourd’hui plus que jamais soucieuse tout en prenant pied dans les pays dĂ©tenteurs de rĂ©serves comme l’Iran, de sĂ©curiser ses routes d’approvisionnement maritimes mais aussi et les voies continentales perçues comme plus sĂ»res que les voies maritimes6. Ă€ ce titre, il existe depuis juillet 2005 un projet de gazoduc irano-indien7 devant passer Ă  travers le Baloutchistan, projet qui s’est, en toute logique gĂ©ostratĂ©gique, heurtĂ© Ă  une vive hostilitĂ© de la part du DĂ©partement d’État. Pour les É-U en effet, le rapprochement en matière d’énergie la Russie, l’Iran, l’Inde et la Chine, amorcĂ© depuis le printemps 2005 et qui progresse actuellement Ă  travers l’Organisation de CoopĂ©ration de ShangaĂŻ, constitue une vĂ©ritable hantise… La dernière rĂ©union de l’OCS (créée le 15 mai 2001, l’OCS rassemble la Russie, la Chine, le Kazakhstan, la Kirghizie et le Tadjikistan), le 15 juin 2009 dans l’Oural, Ă  Ekaterinbourg avec l’Iran et l’Inde invitĂ©s au statut d’observateurs, les participants n’ont pas manquĂ© de souligner que « les États-Unis] n’apprĂ©cient pas que la Russie et la Chine fassent cause commune pour rĂ©soudre certains problèmes, qu’ils n’aiment pas que l’Inde et le Pakistan y participent, que l’Iran soit attirĂ©. Ils n’ont cependant pas la capacitĂ© d’influer sur l’organisation et cela les inquiète ». De fait, si l’OCS s’élargissait Ă  l’Inde et Ă  l’Iran pour constituer un bloc rĂ©gional stratĂ©gique fondĂ©, notamment, sur les intĂ©rĂŞts Ă©nergĂ©tiques de la mer Caspienne NOTES : 1- Les postes de la fonction publique et plus particulièrement dans la police, sont en effet rĂ©putĂ©s ĂŞtre attribuĂ©s Ă  des persanophones ; dans les Ă©coles, la langue baloutche est interdite. Des incitations matĂ©rielles Ă  s’installer dans les provinces du Sud-Est sont accordĂ©es Ă  des Persans, comme des logements subventionnĂ©s ou des terres agricoles de telle façon que, tout comme les Arabes iraniens du Khouzistan, les Baloutches soupçonnent aujourd’hui le gouvernement de vouloir modifier l’équilibre dĂ©mographique et cherche Ă  minorer les autochtones dans les centres urbains, en particulier Ă  Zahedan, Iranshar, Chabahar et Khash. 2 – La SociĂ©tĂ© nationale iranienne des industries du cuivre, créée en 1972 gère dans la province de Kerman la mine Ă  ciel ouverte de Sarcheshmeh, le second plus grand dĂ©pĂ´t de cuivre mondial (1milliard 200 millions de tonnes de sulfates de cuivre et d’or). 365,000 tonnes de cuivre y sont produits chaque annĂ©e ; le gisement contient aussi Ă©galement de fortes quantitĂ©s de molybdène, et d’or soit plus 3500 ans de rĂ©serves au rythme actuel d’extraction qui est de 100 tonnes par jour ; les 2/3 de la production sont exportĂ©s pour 1,5 milliards de dollars annuels. 3 – n°76. 26 septembre 2002. Information reprise par l’Ifas, Institut français d’études stratĂ©giques. Voir notamment, David Rigoulet-Roze, article du 20 juin 2006. 4 – Seymour Hersh, “The Iran Plans : Would President Bush go to war to stop Tehran from getting the bomb ?”. The New Yorker 17 avril 2006. 5 – 12000 kilomètres sĂ©parent le dĂ©troit d’Ormuz de Shanghai, sous le contrĂ´le de l’US Navy ce qui n’empĂŞche pas ses eaux d’être infestĂ©s de pirates au niveau du dĂ©troit de Malacca. Des routes maritimes qui pourraient Ă©tre fermĂ©es par les É-U en cas de crise internationale majeure… un moyen de pression inapprĂ©ciable pour le cas oĂą É-U ou IsraĂ©liens se dĂ©cideraient Ă  frapper les installations nuclĂ©aires iraniennes. 6 – Chacun comprendra Ă©galement l’intĂ©rĂŞt d’un Ă©ventuel Baloutchistan unifiĂ© (en amputant l’Iran et le Pakistan) si l’information, lancĂ© en aoĂ»t 2005 et discutĂ©e sur le site Pakistan defence – Web’s Authoritative Source on Pakistani Security and Strategic Affairs – et selon laquelle reposeraient quelque 5 milliards de barils de brut [la rumeur s’étant enflĂ©e jusqu’à 6000 milliards !] dans le sous-sol baloutchistanais… 7 – L’Inde important plus de 70% de sa consommation Ă©nergĂ©tique ce projet est pour elle d’une importance vitale quelles que soient les rĂ©ticences les Washington. Le projet en 2005, les nĂ©gociations ayant dĂ©marrĂ© en 1994, reprĂ©sentait un coĂ»t estimĂ© alors Ă  4,7 milliards d’Euros pour un gazoduc devant parcourir 2.600 Km. Le dĂ©bit du gazoduc Iran-Pakistan-Inde devrait ĂŞtre de 21,1 milliards de m3 de gaz naturel par an pour ĂŞtre ensuite multipliĂ© par 2,5 ; sa mise en service Ă©tant programmĂ©e pour 2011.

Jean-Michel Vernochet

Jean-Michel Vernochet  est l’auteur de « L’Iran contemporain, surtensions pĂ©riphĂ©riques… » Éditions de l’Infini

Source : Geopolintel

Notes :

[1] Les postes de la fonction publique et plus particulièrement dans la police, sont en effet réputés être attribués à des persanophones ; dans les écoles, la langue baloutche est interdite. Des incitations matérielles à s’installer dans les provinces du Sud-Est sont accordées à des Persans, comme des logements subventionnés ou des terres agricoles de telle façon que, tout comme les Arabes iraniens du Khouzistan, les Baloutches soupçonnent aujourd’hui le gouvernement de vouloir modifier l’équilibre démographique et cherche à minorer les autochtones dans les centres urbains, en particulier à Zahedan, Iranshar, Chabahar et Khash.

[2] La Société nationale iranienne des industries du cuivre, créée en 1972 gère dans la province de Kerman la mine à ciel ouverte de Sarcheshmeh, le second plus grand dépôt de cuivre mondial (1milliard 200 millions de tonnes de sulfates de cuivre et d’or). 365,000 tonnes de cuivre y sont produits chaque année ; le gisement contient aussi également de fortes quantités de molybdène, et d’or soit plus 3500 ans de réserves au rythme actuel d’extraction qui est de 100 tonnes par jour ; les 2/3 de la production sont exportés pour 1,5 milliards de dollars annuels.

[3] n°76. 26 septembre 2002. Information reprise par l’Ifas, Institut français d’études stratégiques. Voir notamment, David Rigoulet-Roze, article du 20 juin 2006.

[4] Seymour Hersh, “The Iran Plans : Would President Bush go to war to stop Tehran from getting the bomb ?”. The New Yorker 17 avril 2006.

[5] 12000 kilomètres séparent le détroit d’Ormuz de Shanghai, sous le contrôle de l’US Navy ce qui n’empêche pas ses eaux d’être infestés de pirates au niveau du détroit de Malacca. Des routes maritimes qui pourraient étre fermées par les É-U en cas de crise internationale majeure… un moyen de pression inappréciable pour le cas où É-U ou Israéliens se décideraient à frapper les installations nucléaires iraniennes.

[6] Chacun comprendra Ă©galement l’intĂ©rĂŞt d’un Ă©ventuel Baloutchistan unifiĂ© (en amputant l’Iran et le Pakistan) si l’information, lancĂ© en aoĂ»t 2005 et discutĂ©e sur le site Pakistan defence – Web’s Authoritative Source on Pakistani Security and Strategic Affairs – et selon laquelle reposeraient quelque 5 milliards de barils de brut [la rumeur s’étant enflĂ©e jusqu’à 6000 milliards !] dans le sous-sol baloutchistanais…

[7] L’Inde important plus de 70% de sa consommation énergétique ce projet est pour elle d’une importance vitale quelles que soient les réticences les Washington. Le projet en 2005, les négociations ayant démarré en 1994, représentait un coût estimé alors à 4,7 milliards d’Euros pour un gazoduc devant parcourir 2.600 Km. Le débit du gazoduc Iran-Pakistan-Inde devrait être de 21,1 milliards de m3 de gaz naturel par an pour être ensuite multiplié par 2,5 ; sa mise en service étant programmée pour 2011.

juin 20 2009

Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur impliquĂ©s dans l’affaire de l’attentat de Karachi (vidĂ©o)

L’attentat, qui avait fait 14 morts dont 11 ingĂ©nieurs français en 2002, ne serait pas liĂ© Ă  Al-QaĂŻda mais commis en reprĂ©sailles au non-versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins.

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L’enquĂŞte sur l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariĂ©s des arsenaux d’Etat DCN s’oriente non plus vers Al-QaĂŻda, mais vers une « affaire d’Etats » dans laquelle apparaissent les noms d’Edouard Balladur, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
Selon l’avocat de sept familles de victimes, Me Olivier Morice, qui a rencontrĂ© jeudi 18 juin les juges antiterroristes Marc TrĂ©vidic et Yves Jannier, « la piste Al-QaĂŻda est totalement abandonnĂ©e. Le mobile de l’attentat apparaĂ®t liĂ© Ă  un arrĂŞt des versements de commissions » de la France au Pakistan, dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, prĂ©cise l’avocat.

Campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur

Les rĂ©tro-commissions pourraient avoir participĂ© au financement de la campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur en 1995, par le biais d’une sociĂ©tĂ©, Heine, créée avec le feu vert de Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget.
« Ces commissions ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es Ă  l’arrivĂ©e de Jacques Chirac Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique en 1995 afin que des rĂ©trocommissions » destinĂ©es Ă  financer la campagne d’Edouard Balladur, Premier ministre avant l’arrivĂ©e de Jacques Chirac Ă  la prĂ©sidence, « ne soient pas versĂ©es », affirme Me Olivier Morice.
L’avocat pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. « On s’oriente nĂ©cessairement vers des actes de grande importance. Des personnalitĂ©s politiques de premier plan vont ĂŞtre entendues », a estimĂ© Me Morice.
Selon ce scĂ©nario, l’attentat de Karachi aurait Ă©tĂ© commis en reprĂ©sailles au non-versement des commissions distribuĂ©es par l’actuel chef de l’Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, alors Premier ministre, a ajoutĂ© Magali Drouet, fille d’un salariĂ© de la DCN, dĂ©fendue par Me Olivier Morice. « Il s’agit d’une affaire d’Etats impliquant la France, le Pakistan et l’Arabie Saoudite, bailleur de fonds du Pakistan », a-t-elle ajoutĂ©.

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Nautilus

Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d’une enquĂŞte sur des faits prĂ©sumĂ©s de corruption et de ventes d’armes.
Des policiers ont mis la main lors d’une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN) sur des documents portant sur des sociĂ©tĂ©s par lesquelles ont transitĂ© des commissions, versĂ©es en marge de contrats d’armements.
Un de ces documents, baptisĂ© Nautilus et non signĂ©, faisait Ă©tat d’une « instrumentalisation » de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l’armĂ©e. Il indiquait que « l’attentat de Karachi a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© grâce Ă  des complicitĂ©s au sein de l’armĂ©e (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guĂ©rillas islamistes » des services secrets pakistanais.
Selon cette note, versĂ©e au dossier de l’instruction, « les personnalitĂ©s ayant instrumentalisĂ© le groupe islamiste qui a menĂ© Ă  bien l’action poursuivaient un but financier (…) Il s’agissait d’obtenir le versement de commissions non honorĂ©es » dans le cadre d’un achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994.

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Le nom de l’auteur du document rĂ©vĂ©lĂ©

Alors que l’avocat des familles des victimes rendait publique l’avancĂ©e du dossier jeudi, le site Mediapart a rĂ©vĂ©lĂ© le nom de l’auteur de la fameuse note « Nautilus », jusqu’ici anonyme : il s’agit de Claude ThĂ©venet, un ancien membre des services secrets français. « Longtemps employĂ© par la DCN (rebaptisĂ©e DCNS), il a reconnu devant un juge antiterroriste, le 14 mai, ĂŞtre l’auteur de ce document. Et l’a confirmĂ© Ă  Mediapart », prĂ©cise le site.
« Oui, c’est moi qui ai Ă©crit ‘Nautilus’ et c’est ce que j’ai dit au juge », a dĂ©clarĂ© l’ancien espion Ă  Mediapart. « J’avais Ă©tĂ© chargĂ© par les instances dirigeantes de la DCN de recouper un certain nombre d’informations parce que la DCN avait peur que les services officiels, comme la DGSE ou la DST, lui livrent des informations inexactes ou tronquĂ©es sur ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© au Pakistan. »

L’aval de Nicolas Bazire et de Nicolas Sarkozy

Cette thèse est partagĂ©e par un ancien directeur financier et administratif de la DCNI, la filiale commerciale de DCN, GĂ©rard-Philippe Menayas. Dans un mĂ©morandum d’avril 2008, que l’AFP a consultĂ©, GĂ©rard-Philippe Menayas indique que « selon les informations qu’(il) a pu recueillir, l’arrĂŞt des paiements aurait pu avoir une consĂ©quence dramatique: l’attentat de Karachi en rĂ©torsion contre la dĂ©faillance française dans l’accomplissement des ses engagements commerciaux ».
Le versement de commissions, interdit par une convention de l’OCDE de 2000, Ă©tait encore lĂ©gal en 1994. D’Ă©ventuelles rĂ©tro-commissions dont auraient pu bĂ©nĂ©ficier Ă  cette Ă©poque des dĂ©cideurs français sont par contre rĂ©primĂ©es par la loi.
Un Ă©ventuel financement de la campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d’armements de la DCN Ă©tait apparu dans le cadre d’une enquĂŞte prĂ©liminaire sur des sociĂ©tĂ©s d’intelligence Ă©conomique mandatĂ©es par la DCN.
Les policiers avaient alors trouvĂ© Ă  la DCN une note mentionnant l’aval pour la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© Heine du directeur de cabinet d’Edouard Balladur Ă  Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d’alors, Nicolas Sarkozy, laissant « supposer des relations ambiguĂ«s avec les autoritĂ©s politiques en faisant rĂ©fĂ©rence au financement de la campagne Ă©lectorale de M. Balladur pour l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 1995″.

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Jacques Chirac, alors prĂ©sident, rendant un hommage « solennel » aux victimes françaises de l’attentat

« Grotesque », rĂ©pond Nicolas Sarkozy

InterrogĂ© vendredi lors d’une confĂ©rence de presse Ă  Bruxelles, Nicolas Sarkozy, dans une rĂ©ponse pour le moins chaotique, a simplement qualifiĂ© ces informations de « grotesque ».

« Qui peut croire Ă  une fable pareille. Et puis si vous avez des Ă©lĂ©ments donnez-les Ă  la justice et demandez Ă  la justice qu’ils enquĂŞtent », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique.
Pour sa part, Edouard Balladur a reconnu jeudi sur France 3 qu’il avait certes « entendu parler de cette histoire depuis des annĂ©es » mais il a soulignĂ© que tout, selon ce qu’il savait, s’Ă©tait dĂ©roulĂ© de manière « parfaitement rĂ©gulière ».
« Il y a eu effectivement des accords qui ont Ă©tĂ© passĂ©s avec le gouvernement pakistanais », a dit l’ancien chef de gouvernement, ajoutant : « A ma connaissance tout cela Ă©tait parfaitement rĂ©gulier, je n’ai rien Ă  ajouter ».
« Si quelqu’un a un tĂ©moignage, une preuve Ă  apporter, qu’il saisisse la justice, c’est tout », a-t-il poursuivi.
L’attentat de Karachi a fait le 8 mai 2002 14 morts, dont 11 ingĂ©nieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d’Etat DCN ou des sous-traitants, et 12 blessĂ©s.

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Sur le mĂŞme sujet, lire l’article de Mediapart

Derniers développements :

samedi 19 juin 2009, 13h30

Cette opĂ©ration de reprĂ©saille menĂ©e par la DGSE a fait quatre victimes pakistanaises (dont trois amiraux, prĂ©cise le quotidien LibĂ©ration, qui ajoute que l’une des victimes a Ă©tĂ© tuĂ©e). Les juges ont confirmĂ© cette hypothèse lors de leur rencontre jeudi avec les familles des victimes.

Règlement de comptes

Maintenant, il faudrait dĂ©terminer si cette opĂ©ration musclĂ©e des services secrets français a Ă©tĂ© effectuĂ©e après l’attentat ou avant l’attentat. C’est-Ă -dire en rĂ©ponse Ă  l’attentat du 8 mai 2002, et donc Ă  titre de vengeance. Ou bien avant, c’est-Ă -dire en rĂ©ponse aux tentatives de chantage qui ont prĂ©cĂ©dĂ© l’attentat.

Pour les familles, c’est très important : car si c’est cette dernière hypothèse qui prĂ©vaut, cela pourrait signifier que les 14 morts de l’attentat sont les victimes collatĂ©rales d’un règlement de comptes entre services français et pakistanais.

Source : Radio France Internationale

mar 24 2009

Cartographie du Nouvel Ordre Mondial

Régis Mex, pour Mecanopolis

Cette carte, réalisée par nos propres soins, a pour but de faire comprendre au lecteur les fondements de la politique mondiale de la façon la plus synthétisée et agréable qui soit. Nous avons effectivement conscience qu’il est bien plus aisé de s’informer par le biais de documents structurés à la présentation claire et simple, et qu’il est donc plus habile de concocter cette sorte de plan, de carte graphique que l’on explore à sa guise grâce au navigateur intégré, plutôt que de faire subir au lecteur la laborieuse lecture de ce que représenterait les informations placées sur ce schéma si elles étaient retranscrites en un texte formel, c’est-à-dire une soixantaine de pages. En outre, nous avons tenté de placer et de relier les choses de sorte qu’il n’y ait pas réellement de point par où commencer ni par où finir le parcours de ce plan ; il est conçu pour que le lecteur puisse facilement repérer les sujets dont le schéma traite et s’attarder sur ceux qui éveillent son intérêt.

C’est donc bien de cela qu’il s’agit : un schéma de causes à effets, qui a pour but de rendre accessible au plus large public possible les grands événements passés qui ont littéralement façonné la situation mondiale actuelle, leurs conséquences sur les temps présents, et l’anticipation de certaines mesures futures. La connaissance de ces éléments est nécessaire pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

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Régis Mex, pour Mecanopolis

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Pour nos lecteurs qui utiliseraient un navigateur archaïque, il est possible de télécharger directement la carte a cette adresse.

mar 18 2009

Une provocation mondiale

Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le gĂ©nĂ©ral LĂ©onid Ivashov Ă©tait chef d’Ă©tat-major des armĂ©es le 11 septembre 2001. Ce jour-lĂ , il avait placĂ© ses satellites en alerte pour observer les manĹ“uvres militaires aĂ©riennes annoncĂ©es aux USA, mais c’est un tout autre spectacle auquel il fut confrontĂ©. Au vu des analyses de cet Ă©vĂ©nements par ses experts, il a Ă©cartĂ© l’hypothèse Al-QaĂŻda et conclu Ă  une provocation de l’Ă©lite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il dĂ©veloppĂ© la vision stratĂ©gique russe du monde post-11-Septembre. Nous reproduisons ici un de ses articles, reprĂ©sentatif de sa pensĂ©e et de celle des officiers supĂ©rieurs russes. Le lecteur sera surpris de constater que ce qui est considĂ©rĂ© comme un dĂ©lire dans les pays de l’OTAN est une vĂ©ritĂ© d’Ă©vidence en Russie, comme d’ailleurs dans de nombreux autres rĂ©gions du monde. Au-delĂ  de la question d’Ă©tablir la vĂ©ritĂ©, l’honnĂŞtetĂ© intellectuelle exige de comprendre et d’accepter la relativitĂ© des points de vue. Cet article sera particulièrement prĂ©cieux pour les militaires français au moment oĂą le ministre de la DĂ©fense a engagĂ© une chasse aux sorcières contre les enseignants de l’École de guerre qui ont osĂ© rendre compte de la diversitĂ© des interprĂ©tations du 11-Septembre.

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L’expĂ©rience de l’humanitĂ© montre que le terrorisme apparaĂ®t partout oĂą se produit Ă  un moment donnĂ© une aggravation des contradictions, oĂą les relations commencent Ă  se dĂ©grader au sein de la sociĂ©tĂ© et oĂą l’ordre social change, oĂą surgit l’instabilitĂ© politique, Ă©conomique et sociale, oĂą se libèrent des potentiels d’agressivitĂ©, oĂą les valeurs morales pĂ©riclitent, oĂą triomphent le cynisme et le nihilisme, et oĂą la criminalitĂ© explose.

Les processus liés à la mondialisation créent des conditions favorables à ces phénomènes extrêmement dangereux. Ils entraînent un redécoupage de la carte géopolitique du monde, une redistribution des ressources planétaires, violent la souveraineté et effacent les frontières des États, démantèlent le droit international, anéantissent la diversité culturelle, appauvrissent la vie spirituelle et morale.

Je pense que nous sommes en droit aujourd’hui de parler de crise systĂ©mique de la civilisation humaine. Elle se manifeste de manière particulièrement aiguĂ« au niveau de l’interprĂ©tation philosophique de la vie. Ses manifestations les plus spectaculaires concernent le sens donnĂ© Ă  la vie, l’Ă©conomie et le domaine de la sĂ©curitĂ© internationale.

L’absence de nouvelles idĂ©es philosophiques, la crise morale et spirituelle, la dĂ©formation de la perception du monde, la diffusion de phĂ©nomènes amoraux contraires Ă  la tradition, la course Ă  l’enrichissement illimitĂ© et au pouvoir, la cruautĂ©, conduisent l’humanitĂ© Ă  la dĂ©cadence et peut-ĂŞtre Ă  la catastrophe.

L’inquiĂ©tude, ainsi que le manque de perspectives de vie et de dĂ©veloppement de nombreux peuples et Ă©tats constituent un important facteur d’instabilitĂ© mondiale.
L’essence de la crise Ă©conomique se manifeste dans la lutte sans merci pour les ressources naturelles, dans les efforts dĂ©ployĂ©s par les grandes puissances du monde, avant tout par les États-Unis d’AmĂ©rique, mais aussi par des entreprises multinationales pour soumettre Ă  leurs intĂ©rĂŞts les systèmes Ă©conomiques d’autres États, prendre le contrĂ´le des ressources de la planète et surtout des sources d’approvisionnement en hydrocarbures.

La destruction du modèle multipolaire qui assurait l’Ă©quilibre des forces dans le monde a entraĂ®nĂ© Ă©galement la destruction du système de sĂ©curitĂ© internationale, des normes et des principes qui rĂ©gissaient les relations entre États, ainsi que du rĂ´le de l’ONU et de son Conseil de sĂ©curitĂ©.
Aujourd’hui les États-Unis d’AmĂ©rique et l’OTAN se sont arrogĂ©s le droit de dĂ©cider du destin d’autres États, de commettre des actes d’agression, de soumettre les principes de la Charte des Nations Unies Ă  leur propre lĂ©gislation.

Ce sont prĂ©cisĂ©ment les pays occidentaux qui, par leurs actions et agressions contre la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale de Yougoslavie et l’Irak, ainsi qu’en permettant de toute Ă©vidence l’agression israĂ©lienne contre le Liban et en menaçant la Syrie, l’Iran et d’autres pays, ont libĂ©rĂ© une Ă©norme Ă©nergie de rĂ©sistance, de vengeance et d’extrĂ©misme, Ă©nergie qui a renforcĂ© le potentiel de la terreur avant de se retourner, comme un boomerang, contre l’Occident.

L’analyse de la substance des processus de mondialisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des États-Unis d’AmĂ©rique et d’autres États, permet de se convaincre que le terrorisme favorise la rĂ©alisation des objectifs de domination du monde et la soumission des États aux intĂ©rĂŞts de l’oligarchie mondiale. Cela signifie qu’il ne constitue pas un sujet en tant que tel de la politique mondiale mais un simple instrument, le moyen d’instaurer un nouvel ordre unipolaire ayant un centre de commandement mondial unique, d’effacer les frontières nationales et d’assurer la domination d’une nouvelle Ă©lite mondiale. C’est elle qui constitue le sujet principal du terrorisme international, son idĂ©ologue et son « parrain ». C’est elle aussi qui s’efforce de diriger le terrorisme contre d’autres États, y compris contre la Russie.

La principale cible de la nouvelle Ă©lite mondiale est la rĂ©alitĂ© naturelle, traditionnelle, historique et culturelle qui a jetĂ© les bases du système de relations entre les États, de l’organisation de la civilisation humaine en États nationaux, de l’identitĂ© nationale.

Le terrorisme international actuel est un phĂ©nomène qui consiste, pour des structures gouvernementales ou non gouvernementales, Ă  utiliser la terreur comme moyen d’atteindre des objectifs politiques en terrorisant, dĂ©stabilisant les populations sur le plan socio-psychologique, en dĂ©motivant les structures du pouvoir d’État et en crĂ©ant les conditions permettant de manipuler la politique de l’État et le comportement des citoyens.

Le terrorisme est un moyen de faire la guerre de manière différente, non conventionnelle. Simultanément, le terrorisme, allié aux médias, se comporte comme un système de contrôle des processus mondiaux.
C’est prĂ©cisĂ©ment la symbiose des mĂ©dias et de la terreur qui crĂ©e les conditions favorables Ă  des bouleversements dans la politique mondiale et dans la rĂ©alitĂ© existante.
Si l’on examine dans ce contexte les Ă©vĂ©nements du 11 septembre 2001 aux États-Unis d’AmĂ©rique, on peut en tirer les conclusions suivantes :

- l’attentat terroriste contre les tours jumelles du World Trade Center a modifiĂ© le cours de l’histoire du monde en dĂ©truisant dĂ©finitivement l’ordre mondial issu des accords de Yalta-Potsdam ;

- il a dĂ©liĂ© les mains des États-Unis d’AmĂ©rique, de la Grande-Bretagne et d’IsraĂ«l, leur permettant de mener des actions contre d’autres pays en faisant fi des règles de l’ONU et des accords internationaux ;

- il a stimulĂ© l’amplification du terrorisme international.

D’autre part, le terrorisme se prĂ©sente comme un instrument radical de rĂ©sistance aux processus de mondialisation, comme un moyen de lutte de libĂ©ration nationale, de sĂ©paratisme, un moyen de rĂ©soudre les conflits entre les nations et entre les religions, ainsi que comme in instrument de lutte Ă©conomique et politique.

En Afghanistan, au Kosovo, en Asie centrale, au Proche Orient et dans le Caucase nous constatons que la terreur sert aussi à protéger des narcotrafiquants en déstabilisant leurs zones de passage.
On peut constater que dans un contexte de crise systĂ©mique mondiale la terreur est devenue une sorte de culture de la mort, la culture de notre quotidien. Il a fait irruption dans la prospère Europe, tourmente la Russie, secoue le Proche-Orient et l’ExtrĂŞme-Orient. Il favorise l’accoutumance de la communautĂ© internationale Ă  des ingĂ©rences violentes et illĂ©gales dans les affaires intĂ©rieures des États et Ă  la destruction du système de sĂ©curitĂ© internationale.

La terreur engendre le culte de la force et lui soumet la politique, le comportement des gouvernements et de la population. Le plus effrayant est que le terrorisme a un grand avenir en raison de la nouvelle spirale de guerre qui s’annonce pour la redistribution des ressources mondiales et pour le contrĂ´le des zones clĂ© de la planète.
Dans la stratĂ©gie de sĂ©curitĂ© nationale des États-Unis d’AmĂ©rique, approuvĂ©e cette annĂ©e par le Congrès Ă©tats-unien, l’objectif avouĂ© de la politique de Washington est « de s’assurer l’accès aux rĂ©gions clĂ© du monde, aux communications stratĂ©giques et aux ressources mondiales », avec comme moyen pour y parvenir de procĂ©der Ă  des frappes prĂ©ventives contre n’importe quel pays. Du point de vue du Congrès, les États-Unis d’AmĂ©rique peuvent donc adopter une doctrine de frappes nuclĂ©aires prĂ©ventives qui s’apparente Ă  du terrorisme nuclĂ©aire.
Cela implique l’utilisation Ă  grande Ă©chelle de substances nocives et d’armes de destruction massive. On ne s’embarrassera pas de scrupules pour choisir les moyens de rĂ©pondre Ă  une attaque. Pour se dĂ©fendre les parties n’auront que le choix des moyens.

La provocation par un acte terroriste devient un moyen d’atteindre des objectifs politiques d’ampleur globale, rĂ©gionale et locale. Ainsi, une provocation organisĂ©e dans la localitĂ© de Rachic (Kosovo, Serbie) a fini par entraĂ®ner le changement de rĂ©gime politique en Serbie et l’effondrement de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rĂ©e de Yougoslavie, tout en servant de prĂ©texte Ă  l’agression de l’OTAN et Ă  la sĂ©paration du Kosovo de la Serbie. Il s’agit d’une provocation d’ampleur rĂ©gionale.

Les explosions dans le mĂ©tro de Londres, les dĂ©sordres Ă  Paris en 2005-2006 sont des provocations locales qui ont eu des rĂ©percussions sur la politique et l’opinion publique en Grande Bretagne et en France.
Pratiquement chaque acte terroriste dissimule des forces politiques puissantes, des entreprises transnationales ou des structures criminelles ayant des objectifs prĂ©cis. Et presque tous les actes terroristes, Ă  l’exception des activitĂ©s de libĂ©ration nationale) sont en rĂ©alitĂ© des provocations.

MĂŞme en Irak, les explosions dans les mosquĂ©es sunnites et shiites ne sont rien d’autre que des provocations organisĂ©es en vertu du principe « diviser pour rĂ©gner ». Il en va de mĂŞme de la prise en otage et de l’assassinat de membres de la mission diplomatique russe Ă  Bagdad.
L’acte terroriste commis Ă  des fins de provocation est aussi ancien que l’humanitĂ© elle-mĂŞme. Ce sont prĂ©cisĂ©ment des provocations terroristes qui ont servi de prĂ©textes au dĂ©clenchement des deux guerres mondiales. Les Ă©vĂ©nements du 11 septembre 2001 constituent une provocation mondiale. On peut parler d’opĂ©ration d’ampleur mondiale. De telles opĂ©rations permettent en gĂ©nĂ©ral de rĂ©soudre plusieurs problèmes mondiaux Ă  la fois. On peut les dĂ©finir comme suit :

- 1. L’oligarchie financière mondiale et les États-Unis d’AmĂ©rique ont obtenu le droit non formel de recourir Ă  la force contre n’importe quel État.

- 2. Le rĂ´le du Conseil de sĂ©curitĂ© s’est trouvĂ© dĂ©valuĂ©. Il fait de plus en plus figure d’organisation criminelle complice de l’agresseur et alliĂ©e Ă  la nouvelle dictature fasciste mondiale.

- 3. Grâce Ă  la provocation du 11 septembre, les États-Unis d’AmĂ©rique ont consolidĂ© leur monopole mondial et ont obtenu l’accès Ă  n’importe quelle rĂ©gion du monde et Ă  ses ressources.

Dans le dĂ©roulement d’une opĂ©ration-provocation il y a toujours trois Ă©lĂ©ments obligatoires : le commanditaire, l’organisateur et l’exĂ©cutant. En ce qui concerne la provocation du 11 septembre et contrairement Ă  l’opinion dominante, « Al-Qaida » ne pouvait ĂŞtre ni le commanditaire, ni l’organisateur, ne disposant pas des moyens financiers suffisants (et ils sont Ă©normes) pour commander une action d’une telle ampleur.

Toutes les opĂ©rations menĂ©es par cette organisation ne sont que des actions locales et assez primitives. Elle ne dispose pas des ressources humaines, d’un rĂ©seau d’agents suffisamment dĂ©veloppĂ© sur le territoire des États-Unis d’AmĂ©rique, pour rĂ©ussir Ă  pĂ©nĂ©trer les dizaines de structures publiques et privĂ©es qui assurent le fonctionnement des transports aĂ©riens et veillent Ă  sa sĂ©curitĂ©. Al-Qaida ne saurait donc avoir Ă©tĂ© l’organisateur de cette opĂ©ration (sinon Ă  quoi peuvent bien servir le FBI et la CIA ?). Ces gens pourraient en revanche fort bien avoir Ă©tĂ© de simples exĂ©cutants de cet acte terroriste.

Ă€ mon avis, le commanditaire de cette provocation pourrait avoir Ă©tĂ© l’oligarchie financière mondiale, dans le but d’installer une fois pour toutes « la dictature fasciste mondiale des banques » (l’expression appartient Ă  l’Ă©conomiste Ă©tats-unien bien connu Lyndon LaRouche) et d’assurer le contrĂ´le de ressources mondiales en hydrocarbures limitĂ©es. Il se serait agi par la mĂŞme de s’assurer la domination mondiale pour longtemps.

L’invasion de l’Afghanistan, riche en ressources gazières, de l’Irak et peut-ĂŞtre aussi de l’Iran, qui possèdent des rĂ©serves mondiales de pĂ©trole, mais aussi l’instauration d’un contrĂ´le militaire sur les communications pĂ©trolières stratĂ©giques et l’augmentation radicale du prix du pĂ©trole sont des consĂ©quences des Ă©vĂ©nements du 11 septembre 2001.

L’organisateur de l’opĂ©ration pourrait avoir Ă©tĂ© un consortium bien organisĂ© et abondamment financĂ© formĂ© de reprĂ©sentants (anciens et actuels) des services secrets, d’organisations maçonniques et d’employĂ©s des transports aĂ©riens.

La couverture mĂ©diatique et juridique a Ă©tĂ© assurĂ©e par des organes de presse, des juristes et des politiciens stipendiĂ©s. Les exĂ©cutants ont Ă©tĂ© choisis sur la base de leur appartenance ethnique Ă  la rĂ©gion qui possède les ressources naturelles d’importance mondiale.

L’opĂ©ration a rĂ©ussi, les objectifs sont atteints.

L’expression « terrorisme international » en tant que principale menace pour l’humanitĂ© a fait irruption dans le quotidien politique et social.
Cette menace a Ă©tĂ© identifiĂ©e en la personne d’un islamiste, ressortissant d’un pays disposant d’Ă©normes ressources en hydrocarbures.
Le système international mis sur pied Ă  l’Ă©poque oĂą le monde Ă©tait bipolaire a Ă©tĂ© dĂ©truit et les notions d’agression, de terrorisme d’État et de droit a la dĂ©fense ont Ă©tĂ© altĂ©rĂ©es.

Le droit des peuples de résister aux agressions et aux activités subversives des services secrets étrangers ainsi que de défendre leurs intérêts nationaux est foulé aux pieds.
Toutes les garanties sont assurées en revanche aux forces qui cherchent à instaurer une dictature mondiale et à dominer le monde.
Mais la guerre mondiale n’est pas encore finie. Elle a Ă©tĂ© provoquĂ©e le 11 septembre 2001 et elle n’est que le prĂ©lude Ă  de grands Ă©vĂ©nements Ă  venir.

Général Leonid Ivashov, voltairenet.org

Le gĂ©nĂ©ral Leonid Ivashov est vice-prĂ©sident de l’AcadĂ©mie des problèmes gĂ©opolitiques. Il fut chef du dĂ©partement des Affaires gĂ©nĂ©rales du ministère de la DĂ©fense de l’Union soviĂ©tique, secrĂ©taire du Conseil des ministres de la DĂ©fense de la CommunautĂ© des États indĂ©pendants (CEI), chef du DĂ©partement de coopĂ©ration militaire du ministère de la DĂ©fense de la FĂ©dĂ©ration de Russie. Il Ă©tait chef d’Ă©tat-major des armĂ©es russes, le 11 septembre 2001.

fév 24 2009

Compte rendu de la première journĂ©e d’audience

Dès 14h00, environ vingt anciens salariĂ©s sont Ă  l’entrĂ©e de l’enceinte judiciaire,portant la casquette « Â AZF LA VERITE » – ils portent aussi une dizaine de panneaux reprĂ©sentant une Marianne baillonnĂ©e « AZF LA VERITE »!

FRANCE EXPLOSION TRIAL

Six camions TV et une dizaine de radios couvrent cette première audience. Les personnalitĂ©s: MM. CHAUZY (CESR, MOUDENC (ancien maire de Toulouse, IZARD (Pdt conseil gĂ©nĂ©ral, MALVY (Pdt Conseil RĂ©gional, COHEN (maire de Toulouse),….. 15h,les photographes et cameramen sont autorisĂ©s Ă  opĂ©rer dans la salle du tribunal; ils sont une cinquantaine, ils se ruent sur S. Biechlin. DĂ©but de l’audience Ă  15h15 – 7 magistrats, 5 juges et 2 procureurs (3 hommes, 4 femmes). Le prĂ©sident Le Monnyer introduit,souligne des dissensions entre parties civiles,reconnaĂ®t l’extrĂŞme complexitĂ© du dossier…. La citation directe de Total et Desmarets sera examinĂ©e mercredi prochain. Les deux mis en examen (S. Biechlin et D. Grasset)dĂ©clinent leur identitĂ©. Le prĂ©sident lit les motifs ( morts, blessĂ©s, dĂ©gâts matĂ©riels, mise en danger des salariĂ©s et s/traitants) Appel des tĂ©moins (200) et date de leur citation, prĂ©cise jusqu’en avril, approximative ensuite… J. Chirac citĂ© par Monique Mauzac ne viendra pas. L.J ospin se tient Ă  la disposition de la Justice. Monique Mauzac maintient sa citation pour ce dernier (19 mars). L’ancien procureur BrĂ©ard est citĂ© le 24 mars. Les parties civiles (1800): certains avocats (Me Bisseuil et Me Casero) reprĂ©sentent 300 personnes ou plus. L’ancien CE, dissous sera-t-il acceptĂ© comme partie civile ? SNPE n’est plus partie civile. Une demande de partie civile d’un parti politique (Verts) est rejetĂ©e. Une vingtaine de personnes demandent Ă  se constituer partie civile sans avocat. Le prĂ©sident prĂ©cise qu’ĂŞtre partie civile ne donne pas systĂ©matiquement droit Ă  la parole….

Source : Gepolintel

fév 11 2009

Les Terroristes de Wall Street ont provoqué une Guerre Financière Mondiale

Fin Septembre 2008, tout le monde s’accordait pour dire que la  crise financière, officiellement dĂ©clarĂ©e avec la banqueroute de l’entreprise Lehman Brothers, Ă©tait comparable aux Ă©vènements du 11 septembre 2001,  mais cette fois-ci d’un point de vue financier et Ă©conomique. De mĂŞme que l’escroquerie colossale du financier Madoff semble cacher des liens bien Ă©tranges, que les dĂ©clarations de Georges Soros, qui se rĂ©jouit que cette crise mondiale puisse faire plier les gouvernements rĂ©calcitrants au Nouvel Ordre Mondial, il semblerait que la banqueroute de l’entreprise de courtages Lehman Brother ait Ă©tĂ© organisĂ©e plusieurs mois a l’avance en permettant l’Ă©vasion de plus de 400.000 millions de dollars vers les banques d’IsraĂ«l.

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Les États-Unis ont-ils créé les conditions pour une guerre financière mondiale ?

Par Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, traduit de l’espagnol par Chevalier Jedi pour Mecanopolis

Le « Tsunami » financier est en train de rĂ©vĂ©ler des Ă©vènements rocambolesques difficiles d’accepter pour quelqu’un de rationnel qui utilise l’arithmĂ©tique Ă©lĂ©mentaire.

L’horloge nationale de la dette (NDT : National Debt Clock), qui apparaĂ®t sur un Ă©cran du Times Square a New York, n’a plus suffisamment de chiffres pour comptabiliser la dette du gouvernement Ă©tasunien (cette dette qui ne prend pas en compte les dettes nationales et municipales, non plus celles des couvertures mĂ©dicales, les retraites, et encore moins celle des entreprises privĂ©es et les comptes personnels). L’Ă©cran de l’horloge nationale de la dette fut installĂ© en 1989 pour mettre en Ă©vidence les 2,7 milles milliards de dollars de dette de cette Ă©poque, mais qui maintenant ne suffisent plus et qui dĂ©passent les 10 milles milliards de dollars (BBC 9/10/2008).

Linda Sandler (Bloomberg, 27/09/2008), rĂ©vĂ©la d’une manière effrayante que l’entreprise de courtage Lehman Brothers Holding Inc., Ă  expatriĂ© des Etats Unis plus de 400.000 millions de dollars sous forme d’actifs quelques mois avant que la maison mère de celle-ci ne se dĂ©clare en banqueroute. Ce qui dĂ©range beaucoup dans cette histoire, c’est que la dite banqueroute fut reportĂ©e dans une comptabilitĂ© vieille de quatre mois. L’Ă©trange disparition de cette somme (il faut ici constater que nous sommes au XXIe siècle), et selon Hughes Hubbard & Reed (la sociĂ©tĂ© lĂ©gale qui reprĂ©sente la banque durant le procès pour sa banqueroute dans la Cours de Justice de Manhattan), serait due a une perte de valeur de l’entreprise, occasionnĂ©e par des changements dans le Marche. Bien sur !

Dans quelle caverne d’Ali Baba se sont caches les 400 milles millions de dollars ?

De plus, la controversĂ©e « The Voice of the White House » (truthseeker.com.uk du 02/10/2008) a provoquĂ© bien des remous, en dĂ©nonçant que les mystĂ©rieux 400 milles millions de dollars furent envoyĂ©s avant la banqueroute de Lehman Brothers Inc. vers IsraĂ«l, « les sociĂ©tĂ©s d’affaire envoient massivement par voie Ă©lectronique d’immenses quantitĂ©s d’argent vers les banques d’IsraĂ«l », et plus particulièrement au Groupe Hapoalim, a la Banque Leumi et a l’IsraĂ«l Discount Bank. Serait-ce ainsi ?

Hapoalim est la première banque d’IsraĂ«l et fut dirigĂ©e par le dĂ©funt Ted Arison, spĂ©cialiste en croisières de luxe dans les caraĂŻbes et autres croisières transatlantiques qui ont pour point de dĂ©part Miami, fut un fameux et reconnu dĂ©linquant fiscal aux USA.

La Banque Leumi possĂ©dait 85 mil millions de dollars (ce n’est maintenant plus le cas grâce a la « main magique  » de New York) et des succursales dans 21 pays. Cette banque est en relation avec la financière internationale d’Hedge Funds (fonds de couverture sur le risque) Cerberus-Gabriel (Cerberus Capital Management) elle aussi impliquĂ©e dans un sulfureux scandale de contrats avec le Pentagone et la CIA, d’oĂą sortirent avec de larges bĂ©nĂ©fices le vice-prĂ©sident (NDT: ex-vice-prĂ©sident) Dick Cheney, l’antĂ©rieur vice-prĂ©sident Dan Quayle et l’ex-secrĂ©taire a la dĂ©fense Donald Rumsfeld, ainsi que des membres du congrès du Parti RĂ©publicain et de la pĂ©trolière Halliburton (Daily Kos 10/03/2007).

Discount Bank est la 3e plus grande banque IsraĂ«l et jusqu’Ă  l’annĂ©e dernière Ă©tait contrĂ´lĂ©e par Matthew Bronfman, qui a renoncĂ© a son poste au conseil d’administration en raison de scandales pour des conflits d’intĂ©rĂŞts.

La macabre histoire de la famille Bronfman mériterait une encyclopédie entière.

Les Bankster (NDT : banquiers-gangsters), la redondance est valable, ont dĂ©montrĂ© qui ils sont, car ils n’ont jamais cessĂ© de l’ĂŞtre: les vĂ©ritables MaĂ®tres du monde nĂ©olibĂ©rale, comme le montre d’ailleurs qui sont les bĂ©nĂ©ficiaires du plan de sauvetage Paulson-Bernanke-Bush. Toute ressemblance avec le cas mexicain Foboproa/IPAB du cordobiste Zedillo, n’est que pure coĂŻncidence.

Le MarchĂ© a disparu, marchĂ© qui en rĂ©alitĂ©, n’a jamais existĂ© parce qu’il Ă©tait contrĂ´lĂ© par la clepto-ploutocratie de Wall Street et de la City, il a Ă©tĂ© remplacĂ© par une lutte pour le pouvoir mondial qui a pris sa place, et ce, avec des armes financières.

Les plans de sauvetage spectaculaires des deux cotes de l’Atlantique cherchent a freiner le colapsage financier et sauvegarder un minimum les structures bancaires en dĂ©confiture, mais au passage, en profite pour maintenir a flot ses devises (voir la hausse artificielle du dollar) et assener quelques coups bas au passage, aux matières premières ennemies du G7 (en particulier le pĂ©trole), ainsi qu’aux finances russes.

Le colossal plan de sauvetage britannique de pratiquement 1 trillion de dollars constitue de fait une nationalisation total du système bancaire (et des usuriers) qui se trouvait dans le 7e cercle de l’enfer de Dante.

Les rĂ©cents « sauvetages » du G7, qui sans aucune considĂ©ration, ont affectĂ© les intĂ©rĂŞts de tiers et ont encaissĂ© les factures impayĂ©es de ses adversaires gĂ©opolitiques et gĂ©oĂ©conomiques (voir « le Syndrome Samson », Bajo la Lupa du 01/10/2008), ont obligĂ© l’OPEP a convoquer un conseil d’urgence (Ă  partir de maintenant et Ă  l’avenir, tous ce fera dans un caractère d’urgence pour faire face au Tsunami Ă©tasunien) pour essayer d’arrĂŞter la chute de l’or noir en dessous des limites tolĂ©rables, chute qui vulnĂ©rabilise aussi de grands producteurs comme la Russie.

Serait-ce une guerre globale financière, que les Etats Unis auraient dĂ©clarĂ© et dont ils n’oseraient pas prononcer le mot ?

L’attitude de l’Irlande est très Ă©trange (voir Bajo la Lupa du 08/10/2008), elle a dĂ©stabilisĂ© avec beaucoup d’attention et d’une manière très similaire a l’alliance faite par l’Allemagne avec la Russie (voir Bajo la Lupa du 05/10/2008). De la mĂŞme manière, l’Irlande a sabotĂ© la Constitution de l’Union EuropĂ©enne.

Cette prouesse que plusieurs analystes ont dĂ©signĂ© comme Ă©tant la « main invisible » du dĂ©jĂ  trop prĂ©sent rĂ©gime maffieu bushien, pour essayer de faire dĂ©railler le vieux continent et l’Euro.

Une fois de plus et de façon très audacieuse, l’Irlande, qui a une petite Ă©conomie avec un PIB nominal de 285.600 millions de dollars (face a l’Allemagne qui possède un PIB  de 3.332.000 millions de dollars, soit quasiment 13 fois supĂ©rieurs), a Ă©tendu sa garantie des dĂ©pĂ´ts aux banques Ă©trangères qui opèrent sur son territoire, principalement Ulster Bank, First Active, HBOS, IIB Bank et Postbank, selon Tony Bonsignore (Citywire.uk du 09/10/2008).

Mais d’oĂą l’Irlande, qui est Ă©crasĂ©e par la rĂ©cession, sort-elle tant d’argent ?

Wall Street impose-t-il sa main invisible depuis longtemps entrevue derrière de sinistres mesures irlandaises qui ont tant dĂ©stabilisĂ© l’Euro et qui permis la hausse d’un Dollar alors sacrifiĂ© ?

Comme la Russie et l’Allemagne, les deux principales puissances en prĂ©sence (vu sous un angle gĂ©nĂ©rale) ne sont pas ni manchotes ni mutilĂ©es, elles ont adoptĂ© des mesures dĂ©fensives et mĂŞme

contre-offensives très efficaces…

Stratfor, un think-tank de rĂ©flexions israĂ©lo-texan en relation avec le Pentagone, met en exergue la magistral coups de poker financier russe aux grandes implications gĂ©ostratĂ©giques avec son sauvetage financier, moyennant 5.400 millions de dollars qui valent de l’or en barres dans ce contexte, de l’Islande: un alliĂ© intime des USA, mais officiellement en banqueroute.

Quoiqu’il en soit, la Russie s’est positionnĂ©e plus près de la cĂ´te est des USA.

Nous assistons à une redistribution de la richesse mondiale et au réordonnement de la géopolitique globale.

Traduit par Chevalier Jedi pour Mecanopolis, Buenos Aires, Février 2009

déc 15 2008

Sur les inculpations de Tarnac et d’ailleurs (vidĂ©o)

Taïga. Une opération à double détente

En s’attaquant à Julien Coupat et à ses amis, l’État savait très bien qu’il provoquerait des réactions d’hostilité visibles.

Il le savait d’autant mieux que c’est sa police qui a mené toute l’affaire, de l’infiltration au «sabotage» lui-même et qu’évidemment elle «savait tout» sur Coupat.

D’autres «anarcho-autonomes d’ultra-gauche nihiliste» sont déjà emprisonnés depuis quelques mois, eux aussi accusés de terrorisme, mais qui s’en soucie en dehors du petit milieu des «militants» radicaux ?

Il fallait un exemple, un exemple médiatique et le coup a été bien préparé au ministère de l’Intérieur pour le 11 novembre, une mise en scène formidable et déjà plus d’un mois de prison (en tant que D.P.S.) pour Julien Coupat et Yldune Lévy, et cela sans aucune preuve.

Julien Coupat et ses amis écrivent, et ils écrivent bien. Et c’est bien cela que leur reprochent l’État et sa police politique.

Ne pouvant encore censurer tous les écrits qu’il voudrait interdire, l’État enferme leurs auteurs sous des accusations fallacieuses.

Finalement, avec cette opération l’État veut montrer qu’il peut enfermer n’importe qui, même des «intellectuels», enfants d’une classe «moyenne supérieure», soutenus par d’autres «intellectuels» reconnus, en les accusant de n’importe quoi.

L’État se moque bien d’apparaître arbitraire, stupide et de porter des accusations délirantes, comme qualifier de terrorisme des «actes de malveillance».

Au contraire, c’était son objectif.

Dans les temps troublés qui s’annoncent, cette opération est la «première» offensive de l’État et de sa police médiatique contre ceux qui refusent l’existence absurde qu’on leur impose, ceux qui ont choisi de «déserter» le désert et de construire autre chose.

L’État veut faire PEUR, c’est son essence même d’être terroriste.

«C’est seulement en se libérant de la peur que la société pourra s’édifier dans la liberté.»

Durruti.

déc 09 2008

L’inéluctable riposte indienne

Le colonel Jean-Louis Dufour est officier de carrière dans l’Armée française, ex-attaché militaire au Liban, chef de corps du 1er Régiment d’infanterie de marine. Il a aussi poursuivi des activités de recherche: études de crises internationales, rédacteur en chef de la revue Défense… et auteur de livres de référence sur le sujet, dont «La guerre au XXe siècle» (Hachette 2003), «Les crises internationales, de Pékin à Bagdad» (Editions Complexe, 2004)

La crise internationale amorcée par l’attaque de Bombay, le 26 novembre, est singulière. Tout évènement de ce genre suit d’ordinaire un schéma précis dont les phases, de durées variables, suivent un ordre quasi immuable et logique: précrise, rupture, escalade, détente ou… guerre(1). Entre l’Inde et le Pakistan, la phase d’escalade semble escamotée. La réaction de New Delhi paraît très modérée, le Pakistan ayant reconnu très vite la participation de cadres subalternes de ses Services (Inter Services Intelligence ou ISI) à l’action menée par les militants de l’organisation cachemirie Lakhdar-e-Taiba. Dans chacun des deux pays, rien de spectaculaire n’intervient, guère de bruit de bottes, pas de mouvement de troupes, aucune mobilisation. Tout juste les Indiens ont-ils renforcé la surveillance de leurs aéroports et mis leur armée de l’air en alerte après avoir intercepté le 5 décembre divers signaux indiquant de possibles détournements d’avions liés à des attaques suicide.
Normalement, tout pays agressé par des terroristes venus de l’étranger réagit sans tarder. La riposte ne doit pas intervenir des semaines, voire des mois, après l’offense. On ne gronde pas un enfant des heures après la faute commise. C’est un peu la même chose s’agissant de représailles antiterroristes.
Pourtant l’Inde ne saurait se dispenser de frapper. Pour deux raisons: la situation électorale du gouvernement Singh est catastrophique, le Pakistan semble politiquement hors d’état de mettre hors d’état de nuire ses Islamistes et plus encore les membres de l’ISI, coupables pourtant d’une forfaiture.
La question n’est donc pas de savoir si l’Inde va employer la force mais comment elle va le faire. Les options militaires ne sont pas légion. L’Inde doit imaginer une frappe puissante, spectaculaire et à peu près instantanée. La confrontation pourrait être terrestre, aérienne, voire navale, sous la forme d’un blocus.
New Delhi ne veut certainement pas d’une guerre de grande envergure contre le Pakistan. L’Inde ne souhaite ni la décomposition de son voisin, ni l’effondrement d’un gouvernement pakistanais plutôt modéré et avec lequel les mesures de confiance étaient en train de prendre leur essor. Les Indiens doivent veiller à ne pas entraîner une réaction trop massive du Pakistan. Celui-ci laisse les Américains viser quelques objectifs situés dans les zones tribales à l’ouest du Pakistan sans trop se formaliser. L’état-major indien peut être tenté d’en faire autant à l’est, au Cachemire, surtout s’il reçoit du Pentagone les informations précises nécessaires. Bien connaître son adversaire est évidemment essentiel. Or l’Inde ne dispose pas d’outils évolués d’acquisition du renseignement. Les images satellites lui font grandement défaut pour assurer un suivi quotidien de la situation prévalant au Cachemire. Les militaires indiens ne possèdent ni drones, ni Predator, ces engins sans pilote télécommandés capables d’attaquer et de détruire un objectif. L’hiver, enfin, est imminent, et ce n’est surement pas un hasard si les auteurs des tueries de Bombay ont œuvré à la fin de l’automne. La saison se prête fort mal à des opérations offensives menée sur un terrain caractérisé par des altitudes souvent supérieures à 5.000 mètres. Lors de la guerre dite du Kargil, les Pakistanais avaient profité des grands froids pour occuper des positions évacuées chaque hiver par les troupes indiennes. Celles-ci, au printemps 1999, s’étaient lancées à la reconquête du terrain perdu. Rudes, les combats étaient néanmoins demeurés limités.
Aujourd’hui, trois possibilités s’offrent aux stratèges indiens. La première est à dominante terrestre. Des actions d’infanterie appuyée par l’artillerie, et par l’aviation si le temps le permet, sont envisageables pour aller au contact des groupes islamistes pakistanais. L’armée indienne est entraînée pour ce type de combat en terrain montagneux contre des irréguliers. Des troupes à pied constituent le moyen le mieux adapté au milieu considéré. Un tel mode d’action risque pourtant d’être laborieux et les affrontements durer longtemps. Le succès n’est pas garanti compte tenu des fortifications installées de longue date par les Pakistanais, dans un terrain très propice à la défensive. Des opérations de forces spéciales mieux adaptées à une infiltration entre des positions pakistanaises trop fortes pour être attaquées de front pourraient aussi faire l’affaire. Le but serait la destruction d’installations et de cantonnements utilisés par les paramilitaires cachemiris. Il y faut des informations très précises, une logistique appropriée et des délais suffisants pour bien préparer l’entreprise. Toutefois, l’armée indienne a peu de forces spéciales et n’a pas l’habitude des coups de commandos, un mode d’action jamais encore employé pendant soixante ans de confrontation, directe ou non, entre les deux pays. New Delhi peut aussi vouloir privilégier l’artillerie, aux tirs si souvent déclenchés de part et d’autre de la ligne de contrôle, la LOC définie en 1972. Les derniers échanges d’artillerie sérieux ont eu lieu en 2003. Ils permettent de bombarder l’autre camp sans y mettre le pied. La portée maximum est de 40 kilomètres en utilisant les LRM, ces lance-roquettes multiples russes BM 30 dont est dotée l’armée indienne. Mais il lui faudrait soigneusement choisir ses objectifs et disposer d’observateurs bien placés pour régler les tirs.
La deuxième possibilité est l’emploi de la troisième dimension, autant dire l’armée de l’air et les missiles balistiques. Ainsi New Delhi pourrait-il frapper dans toute la profondeur du territoire adverse. Certains de ses engins bénéficient d’une précision très convenable tout en étant dotés de charges à explosifs conventionnels hautement performants. Pareille stratégie ne serait pas sans risque si elle devait être mal interprétée par les Pakistanais, tentés de voir là une attaque nucléaire. Pour s’éviter pareille méprise, l’Inde dispose de missiles de croisière supersoniques sol-sol, très récents, de type BrahMos. Ces engins n’ayant jamais encore été pratiquement utilisés, des questions se posent quant à leur efficacité opérationnelle. Et il y a les avions de combat, surtout les derniers Su-30MKI russes (Flanker selon la terminologie Otan), considérés comme les meilleurs chasseurs bombardiers du monde et qui ont fait la preuve de leurs capacités lors de récents exercices Red Flag, menés sur les champs de tir américains du Nevada. Ces appareils pénétreraient sans doute sans trop de dommage l’espace aérien pakistanais. Ils pourraient donc détruire des objectifs gouvernementaux symboliques, comme par exemple le siège de l’ISI, à l’aide de bombes guidées par laser (BGL), d’origine russe et israélienne, dont l’Inde disposerait. Cette façon d’agir entraînerait sans doute une réplique pakistanaise de même nature, avec cet avantage que l’aviation d’Islamabad est probablement moins performante que celle de son adversaire. La dernière option consiste en un blocus naval des côtes pakistanaises. L’Inde avait choisi de procéder ainsi en 1971 et y avait songé après l’attaque du Parlement de New Delhi, le 13 décembre 2001. Sa marine en est capable. La disposition d’une aviation embarquée lui permet d’appuyer au plus près ses bâtiments. L’inconvénient est qu’un blocus nuirait évidemment à l’économie pakistanaise sans spécialement atteindre les coupables cachemiris, même si les auteurs de l’attaque du 26 novembre sont venus du Pakistan par voie de mer. Toutefois, la présence à Karachi de bâtiments américains ou battant pavillon des pays membres de l’Otan serait de nature à compliquer l’opération. C’est en effet via le grand port pakistanais que le commandement US assure une grande partie du soutien logistique des unités engagées en Afghanistan.
Il va falloir encore attendre pour connaître le choix de New Delhi. Seul, semble-t-il, un bombardement précis d’un objectif majeur et symbolique pourrait ressembler à cette riposte rapidement mise en œuvre, spectaculaire et puissante qu’attend l’opinion indienne. A condition d’être économe en vies humaines et de ne pas multiplier les dommages collatéraux, la réplique de New Delhi pourrait également présenter le grand avantage de ne pas entraîner une quatrième guerre, peut-être dévastatrice celle-là, entre l’Inde et le Pakistan.

Colonel Jean-Louis Dufour

Reçu par mail

déc 06 2008

Retour sur les « attaques terroristes » en Inde

Joachim Martillo se dĂ©finit comme ethniquement AshkĂ©naze. S’il prĂ©cise qu’il est ethniquement AshkĂ©naze c’est pour faire comprendre qu’il tient son origine d’un peuple mais qu’il n’adhère pas Ă  la foi communĂ©ment associĂ©e Ă  ce peuple ni au sionisme politique, idĂ©ologie nĂ©e historiquement chez les AshkĂ©nazes.

De fait, J. Martillo est farouchement antisioniste et ses écrits sont irrigués par une connaissance intime de la culture ashkénaze et de la religion à laquelle adhèrent ces derniers.

Le texte que je vous propose est en lien direct avec de prĂ©cĂ©dents posts oĂą je m’interrogeais sur le rĂ´le de la Chabad House (Nariman House) dans les rĂ©centes attaques perpĂ©trĂ©es Ă  Mumabai en Inde.

L’analyse de Martillo est intĂ©ressante, en ce sens qu’elle met en avant le rĂ´le des Chabad Houses, Ă  l’insu gĂ©nĂ©ralement de leur base traditionnelle, comme relais dans le monde des entreprises sionistes de contrĂ´le des communautĂ©s juives et d’interventions Ă©ventuellement de nature terroriste.

Mounadil el-DjazaĂŻri

Le jeu dangereux de Chabad Loubavich

Chabad Lubavitch’ Dangerous Game, par Joachim Martillo, 1er dĂ©cembre 2008

La sionisation du hassidisme

L’attaque sur Mumbai met en lumière la communautĂ© ultra-orthodoxe (haredi) de Chabad-Lubavitch et ses rĂ©seaux Ă©tendus Ă  l’international. Quand l’extension de ce rĂ©seau hassidique (keruv) a commencĂ© dans les annĂ©es 1950, il semblait plutĂ´t intellectuellement malhonnĂŞte parce que l’organisation se servait de la nostalgie d’un passĂ© juif imaginaire comme point d’accroche pour amener des juifs non religieux ou sĂ©cularisĂ©s Ă  la pratique ultra-orthodoxe (haredi) comme bitshuvah de hozrim (retournĂ©s Ă  la foi, parfois improprement appelĂ©s tshuvah de baalei), mais dans l’ensemble son activitĂ© Ă©tait la plupart du temps inoffensive contrairement aux activitĂ©s actuelles de Chabad, qui ont depuis longtemps franchi la ligne qui mène Ă  un terrain dangereux.

Comme l’organisation Loubavitch est devenue plus grande et plus riche – en partie parce que la mobilisation pour le keruv a drainĂ© d’importantes contributions, des membres ont montrĂ© une propension Ă  la corruption (voir BREAKING! FEDS PREPARE FOR AGRIPROCESSORS TAX EVASION, FRAUD CHARGES – ALSO MOVE TO SEIZE RUBASHKIN LIFE INSURANCE POLICIES.)

Parce que l’expansion de ce rĂ©seau a amenĂ© dans la communautĂ© Loubavitch de nombreuses personnes revenues Ă  la foi Ă©duquĂ©es ou endoctrinĂ©es dans les systèmes soviĂ©tique ou sioniste, qui sont similaires et tous deux gĂ©nocidaires, le mouvement loubavitch est lui-mĂŞme devenu plus conservateur et plus enclin Ă  soutenir la violence ou Ă  la promouvoir. (dans la Russie tsariste les Loubavitchs avaient la rĂ©putation d’ĂŞtre une des organisations hassidiques les plus dures et ils ont rĂ©ussi Ă  survivre et Ă  prospĂ©rer dans Crown Heights au moment oĂą ce quartier de Brooklyn dĂ©clinait et vivait de fortes tensions ethniques).

Jusqu’Ă  prĂ©sent les Loubavitchs ne sont pas autant impliquĂ©s dans la vie politique Ă©tatsunienne qu’Aish ha Torah et son alter ego The Clarion Fund qui a ouvertement tentĂ© d’injecter de l’islamophobie dans la rĂ©cente Ă©lection prĂ©sidentielle (voir Followup: Obsession, Aish, Clarion Fund et Aish and Clarion Fund History. Il est question d’un DVD de propagande islamophobe distribuĂ© gratuitement Ă  des millions d’exemplaires en supplĂ©ment Ă  des journaux).

Pourtant les Loubavitchs ont collaborĂ© Ă©troitement avec des racistes Juifs comme Lawrence Summers et Alan Dershowitz dans les tentatives actuelles visant Ă  contrĂ´ler le discours sur les campus Ă©tatsuniens. (See Fighting Hegemonic Blocking on Campus — Ousting Summers at Harvard and Harvard: Jews Better Than Muslims

Par exemple la campagne qui a réussi à empêcher la nomination de Norman Finklestein à un poste de professeur.

MĂŞme si les Loubavitchs sont restĂ©s nominalement antisionistes, l’anti goyisme (hostilitĂ© aux Gentils) les a conduits Ă  faire alliance avec les partis et organisations sionistes les plus racistes et violents de l’Etat d’IsraĂ«l.

Lev Leviev, le richissime Loubavitch Russe revenu Ă  la foi, soutient ouvertement le terrorisme sioniste et la construction de colonies dans les territoires palestiniens occupĂ©s. (See Settlers on Israel’s eastern frontier)

Chabad Loubavitch, peut-ĂŞtre Ă  cause de Leviev, s’est ouvertement impliquĂ© dans le combat de Poutine contre les oligarques Juifs. (See Chabad (Lubavitch), Putin, Russian Oligarchs.)

En elles mĂŞmes, les activitĂ©s susmentionnĂ©es ont suffi Ă  de nombreuses organisations, des mafiosi Russes aux habitants de Postville [la ville d'implantation d'Agriprocessors] en passant par des Arabes en colère pour s’en prendre aux Loubavitchs.

Pourtant, l’organisation Loubavitch possède un aspect encore plus sinistre.

Parce que les missions Loubavitch sont situĂ©es dans les plus importantes mĂ©tropoles Ă©conomiques, politiques et culturelles Ă  travers le monde, les Loubavitchs ont mis en place un rĂ©seau incomparable pour l’espionnage Ă©conomique et politique ainsi que pour l’Ă©change secret d’informations. Parce que les Chabad Houses sont potentiellement aptes Ă  fonctionner comme des lieux sĂ»rs, ne gardant aucune trace des personnes de passage, le rĂ©seau des missions Loubavitch est bien supĂ©rieur Ă  celui d’Aish Ha Torah pour les actions clandestines.

La plupart des gens ne prennent pas les Loubavitchs au sĂ©rieux, mais j’ai visitĂ© des Chabad Houses oĂą j’ai rencontrĂ© des haut responsables du gouvernement israĂ©lien ou des officiers de l’armĂ©e (et certainement des agents secrets). On peut facilement imaginer l’intelligentsia nĂ©oconservatrice essayer de dĂ©velopper des relations avec celle d’Hindutya [nationalistes Huidouistes] ou que des politiciens se soient servi de Chabad Nariman House comme lieu de rĂ©union.

Car les Loubavitchs font un bon accueil inconditionnel Ă  tous les Juifs dans l’espoir de les rapprocher du style de vie Loubavitch, ils se sont avĂ©rĂ©s vulnĂ©rables Ă  une potentielle action subversive des services de renseignements israĂ©liens. Le Mossad et le Shin Bet ont pu assez aisĂ©ment pĂ©nĂ©trer la communautĂ© haredi [ultra orthodoxe] lors de l’affaire Yossele. (Israeli reunites with NY woman who helped in his abduction).

La vie politique juive a souvent mis en Ĺ“uvre l’infiltration et la subversion d’une organisation politique par une autre. C’Ă©tait la procĂ©dure standard des communistes Juifs dans leurs tentatives de prendre le contrĂ´le des syndicats en Europe de l’Est comme aux Etats-Unis. (le livre Red Star in Hollywood dĂ©crit cette pratique Ă  Hollywood). L’organisation David Project Israel Advocacy s’est servi de ses programmes Ă©ducatifs comme moyen pour infiltrer des sionistes de la ligne Jabotinsky et des islamophobes extrĂ©mistes dans les organisations communautaires juives ordinaires.

Pour sioniser les organisations ultra orthodoxes qui activent avec des services de proximitĂ© ou des missions, le gouvernement israĂ©lien a seulement Ă  encourager de jeunes gens parlant l’hĂ©breu et endoctrinĂ©s dans le sionisme Ă  frĂ©quenter ces structures et, en quelques annĂ©es la communautĂ© ultra orthodoxe ciblĂ©e est complètement imprĂ©gnĂ©e de pensĂ©e sioniste tandis que les services de renseignements israĂ©liens acquièrent un nouveau vivier de saya`nim sur place prĂŞts Ă  servir dans les actions sionistes secrètes.

Les shluchim Moubavitchs (Ă©missaires Ă  l’extĂ©rieur, missionnaires) Gavriel Noach et Rivkah Holtzberg correspondent parfaitement au profil du saya’an – particulièrement Rivkah. (voir LA Chabad mourns couple slain in Mumbai.)

Si le gouvernement israĂ©lien veut placer quelqu’un dans une position d’influence plus directe sur la direction des Loubavitchs ou d’une autre organisation ultra orthodoxe, c’est simplement un problème d’entraĂ®nement de ses agents Ă  l’acquisition des modes de pensĂ©e permettant de se faire passer pour des gens revenus Ă  la religion. En quelques dĂ©cennies, les services secrets israĂ©liens ont pu contrĂ´ler une importante communautĂ© ultra orthodoxe organisĂ©e Ă  l’insu des la base des adeptes ultra orthodoxes.

Un service de renseignement qui aurait lancĂ© ce programme vers la fin de l’affaire Yossele (1960) aurait donc eu près de cinquante annĂ©es pour perfectionner sa capacitĂ© Ă  utiliser des organisations juives ultra orthodoxes pour des opĂ©rations secrètes aux Etats-Unis.

Nul ne saurait ĂŞtre surpris de constater que des programmes TV comme Sleeper Cell et 24 ne s’intĂ©ressent pas aux bonnes organisations religieuses dans leur dĂ©veloppement de scenarii sur des activitĂ©s clandestines menaçantes Ă  l’intĂ©rieur des Etats-Unis. L’Etat d’IsraĂ«l a placĂ© des agents Ă  Hollywood dans les annĂ©es 1950 et n’a pas cessĂ© depuis de manipuler l’industrie cinĂ©matographique Ă©tatsunienne.

Qui est derrière les attaques ?

La litanie habituelle qui consiste Ă  accuser le Pakistan et le « terrorisme islamique » a dĂ©jĂ  commencĂ©. Voyez Al-Qaeda ‘hijack’ led to Mumbai attack et Mumbai attacks ‘were a ploy to wreck Obama plan to isolate al-Qaeda’.

Du fait que le Pakistan a dĂ©sespĂ©rĂ©ment besoin d’aide Ă©trangère, le gouvernement de ce pays n’est probablement pas impliquĂ© dans les attaques de Mumbai qui peuvent avoir un effet d’accroĂ®tre la dĂ©stabilisation du Pakistan.

A l’opposĂ©, les nĂ©oconservateurs sionistes du Pentagone dĂ©fendent une politique anti pakistanaise depuis 2001 et le gouvernement israĂ©lien pourrait avoir des raisons encore plus importantes d’attaquer l’Ă©conomie indienne et le système Ă©conomique globalisĂ© en gĂ©nĂ©ral.
Les avoirs des fonds souverains arabes devraient croĂ®tre jusqu’Ă  12 trillards de dollars Ă  court terme et pourraient donner aux pays arabes plus d’influence internationale que le pĂ©trole ne l’a jamais fait.

EmpĂŞcher le dĂ©veloppement d’une telle influence est un aspect du Mur d’Acier de Jabotinsky qui est rarement mentionnĂ© dans les analyses anglophones sur les thĂ©matiques de la politique Ă©trangère sioniste. Les intellectuels sionistes rĂ©visionnistes les plus connus comme Jabotinsky et Achimeir prĂ©fĂ©raient le libre marchĂ© capitaliste dans un Etat ethno-national, mais ils posaient la prospĂ©ritĂ© ethno nationale en tant que caractĂ©ristique devant dĂ©finir les relations Ă©conomiques internationales. Une tentative sioniste pour mettre en ruines l’ordre Ă©conomique mondial et de crĂ©er de la suspicion autour des investissements musulmans est le corollaire immĂ©diat de l’idĂ©ologie sioniste nĂ©oconservatrice.


Comme l’Inde a suscitĂ© une Ă©norme hostilitĂ© chez les Musulmans en raison des politiques nationalistes hindouistes [Hindutva], l’oppression du cachemire et le rapprochement avec l’Etat d’IsraĂ«l, il existe de nombreuses organisations de Musulmans mĂ©contents sensibles aux efforts d’agents provocateurs Etatsuniens ou sionistes, et les USA comme les sionistes ont une longue expĂ©rience dans l’instigation d’incidents par ces moyens.

L’excitation des peurs vis-Ă -vis des Arabes et de Musulmans de mĂŞme que l’incitation des Musulmans Ă  la rĂ©action soit par des provocations ouvertes dans les territoires palestiniens occupĂ©s ou pad des actions clandestines sont des procĂ©dures d’action standard chez les sionistes aussi bien au Pentagone que du gouvernement israĂ©lien.

Au moment oĂą le mandat de Bush arrive Ă  son terme, on peut sans difficultĂ© envisager que l’intelligentsia nĂ©ocon et sionste jabotinskienne est en train de faire un ultime effort pour bâtir le « mur d’acier Ă©conomique » aussi haut que possible avant la prise de fonctions du prĂ©sident Obama.

Israël a-t-il pu sacrifier les Holtzberg ?

Les sionistes ont toujours utilisĂ© la mort de Juifs pour susciter de la sympathie pour les objectifs sioniste et comme couverture pour les crimes sionistes contre l’humanitĂ©.

Ben Gourion avait dit explicitement qu’il sacrifierait les enfants Juifs Allemands pour le bien du sionisme et les dirigeants sionistes ont certainement appris du bĂ©nĂ©fice obtenu en sacrifiant des agents sionistes lors du pogrom de Kielce en 1946. Au cours de cet Ă©vĂ©nement, des SoviĂ©tiques (Juifs) et des agents sionistes avaient probablement collaborĂ© pour s’assurer que les survivants Juifs polonais choisiraient, comme le souhaitaient Ă  l’Ă©poque aussi bien la direction sioniste que l’Union SoviĂ©tique, d’Ă©migrer en Palestine plutĂ´t que de rentrer en Pologne

Du fait que les recruteurs sionistes de Kielce avaient été tués lors du pogrom (soit par des pogromistes, soit par des agents Soviétiques Juifs), des informations essentielles sur la période critique qui a conduit au pogrom ont été rendues à jamais inaccessibles.

Certains articles sur les attaques de Mumbai indiquent que les Holtzberg avaient ces derniers mois loué des locaux aux organisateurs des attaques et ont donc contribué à une plus grande efficacité des assaillants.

La possibilitĂ© d’interroger les Holtzberg aurait Ă©normĂ©ment aidĂ© les enquĂŞteurs.

Source : Moudanil el-DjazaĂŻri