Category: Juifs

jan 27 2010

Defamation (vidéos vostfr)

Par Gilad Atzmon

Ce film est une dénonciation stupéfiante des conditions morbides qui tiennent prisonnière l’identité juive séculière. Il explore et tourne en ridicule la notion courante d’antisémitisme ainsi que les lobbies qui participent à la diffusion d’une telle phobie. Il dénonce aussi ces propagandistes juifs ethniques qui insistent, pour une raison qu’eux seuls connaissent, pour organiser leur identité autour de l’idée phantasmatique selon laquelle ils seraient pourchassés, diffamés ou haïs pour des raisons « raciales ».

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Etant Israélien, Yoav Shamir, qui a réalisé ce film, a réussi à infiltrer l’Anti-Defamation League d’Abe Foxman. Il a même réussi à se faire engager dans une « mission internationale » de Foxman. Il a également suivi le voyage de lycéens israéliens à Auschwitz. Il nous donne une vision intime de la jeunesse israélienne que l’on endoctrine afin de la placer dans une anxiété collective et dans une névrose totale juste avant son incorporation dans l’armée.

L’impression générale que ce film donne au spectateur est celle d’une situation rien moins que grotesque. Le film étudie l’amplification agressive et vulgaire de la peur parmi les Israéliens et les juifs sionistes. « Nous sommes élevés dans l’idée que nous sommes haïs », dit ainsi une lycéenne israélienne, en route vers un camp de concentration. « L’ADL nous fournit un programme nous expliquant comment être juifs », indique une dame juive âgée.

Première partie (traduite par forum soral)

Shamir nous donne l’opportunité de voir à quel point les jeunes Israéliens se comportent mal dès qu’ils se trouvent en Pologne. Vous pouvez voir leur mépris pour la population locale, leur manque de respect vis-vis des Polonais et des institutions polonaises. Vous pouvez aussi voir des Israéliens en train de projeter leur haine sur d’autres. Pour quelque raison, ils sont convaincus que tout le monde, autour d’eux, en Pologne, est au moins aussi impitoyable qu’ils le sont eux-mêmes. Les jeunes israéliens sont saturés de peur, et pourtant, ils s’éclatent un max : vous pouvez les voir en train de danser dans le bus tout au long de leur trajet vers Auschwitz. Vous pouvez les voir mâchonner des chips tout en regardant un prisonnier musulman * en train de manger sa soupe délayée d’eau.

Shamir nous donne à voir des images inhabituelles d’Abe Foxman en compagnie de dirigeants du monde. Fièrement, le chef de l’ADL insiste pour vendre son produit favori. Shamir présente le commerce de l’ADL sans mâcher ses mots. « Nous (l’ADL) serons vos alliés au Congrès américain ; tout ce que nous demandons, en retour, c’est que vous combattiez l’antisémitisme à nos côtés… » Shamir prend conscience du fait que si Foxman et son ADL sont en mesure de garantir un laissez-passer pour les corridors du pouvoir en Amérique, alors, le message (soi-disant) « antisémite » visité par les « Protocoles des Sages de Sion » est tout à fait pertinent, et qu’il devrait, par conséquent, être débattu ouvertement.

Deuxième partie (traduite par forum soral)

Nous pouvons voir Foxman et sa mission internationale en train de parler au Président de l’Ukraine : il lui assure que l’ADL peut tout à fait l’aider, en Amérique, dès lors qu’il n’établit « aucun lien entre l’Holocauste et l’Holodomor (l’Holocauste des Ukrainiens) ». « Si vous établissiez un tel lien, cela serait contreproductif », ose expliquer Foxman au dirigeant ukrainien.

L’on est fondé à se demander comment il se fait que Foxman, qui vit (bien) des catastrophes juives, est aussi réticent à autoriser les Ukrainiens à réfléchir à leur passé ou à partager celui-ci avec d’autres ?

Bonne question, vraiment ! Je pense qu’au premier chef, c’est l’ « élection » juive qui entre ici en jeu. Foxman n’aime pas que sa raison d’être, à savoir l’Holocauste, soit mise en compétition, éclipsée, voire, pire, défiée par un quelconque autre génocide. Mais cela va plus loin : comme le confirme le professeur à Harvard Yuri Slezkine, dans son chef-d’œuvre The Jewish Century [Le Siècle juif], les juifs furent, en réalité, « les exécutants zélés de Staline » Les juifs bolcheviques furent largement impliqués dans le crime génocidaire perpétré contre le peuple ukrainien, mais aussi contre d’autres peuples. Au cas où quelqu’un voudrait lire des choses au sujet des « juifs de Staline » dans un quotidien sioniste, le journaliste Sever Plocker, du site Ynet (du quotidien israélien Yediot Ahronot) a écrit des choses excellentes à ce sujet. « Nous ne devons pas oublier que certains des plus grands criminels des temps modernes étaient juifs », dit le sioniste Plocker. Abe Foxman est certainement au courant. S’il exige des Ukrainiens qu’ils ne fassent aucun rapprochement entre leur passé horrifiant et la Shoah, c’est tout simplement parce qu’il sait que bien trop nombreux sont les membres de son propre peuple qui ont été directement impliqués dans les crimes perpétrés à l’encontre du peuple ukrainien.

Troisième partie (traduite par forum soral)

Détail intéressant : dans le film, ce sont les juifs orthodoxes qui défient les accusations d’antisémitismes proférées à tout bout de champ. C’est un rabbin qui affirme qu’Abe Foxman crée de l’antisémitisme « parce que c’est son boulot ».

Un autre rabbin affirme que contrairement aux juifs orthodoxes, qui associent intrinsèquement leur judaïté au judaïsme, les hauts-cris à l’antisémitisme sont un phénomène juif séculier, qui satisfait l’avidité d’identité des juifs laïcs.

C’est tout à fait logique : une fois que vous avez enlevé le judaïsme aux juifs, tout ce qui leur reste, c’est le « bouillon de poulet » et l’« antisémitisme ». Foxman avait dû choisir entre ouvrir une charcuterie cachère ou faire la chasse à tous les antisémites. Manifestement, il a opté pour la deuxième solution. Lui et ses crypto-sionistes au sein de la gauche et des médias sont en train de faire carrière en amplifiant la peur d’être pourchassés (des juifs).

Quatrième partie (traduite par forum soral)

Contrairement à Uri Avneri et à Norman Finkelstein, qui apparaissent dans ce documentaire pour dire que l’antisémitisme est exagéré, je pense, personnellement, que le ressentiment envers la politique juive est en train de monter rapidement et constamment. Toutefois, je fais bien la différence entre la notion judéo-centrique d’antisémitisme et le ressentiment politique envers l’idéologie juive. Je ne considère pas que toute forme d’activité antijuive soit une forme d’antisémitisme ou de haine raciale, car ni les juifs ne sont des Sémites, ni ils ne constituent un quelconque continuum racial.

La montée de la haine contre toute forme de politique juive et de lobbies juifs est une réaction à une idéologie tribale, chauvine et suprématiste. Si les juifs politiques, qu’ils soient sionistes ou « juifs antisionistes » sont préoccupés par leur perte de popularité, la seule chose qu’ils doivent faire, c’est apprendre à se regarder dans un miroir.

L’examen au miroir est une libération, dès lors que l’on est assez courageux pour affronter la réalité.

Gilad Atzmon

Cinquième partie (traduite par forum soral)

Sixième partie (traduite par forum soral)

Septième partie (traduite par forum soral)

Huitième partie (traduite par forum soral)

Neuvième partie (traduite par forum soral)

jan 17 2010

Bienvenue dans le monde d’Orwell

Dans son livre « 1984 », George Orwell décrit un super état nommé Oceania dont le langage guerrier inversait les termes pour en faire des mensonges qui « sont passés dans l’histoire comme des vérités ». « Celui qui contrôle le passé, » disait le slogan du Parti, « contrôle le futur ; celui qui contrôle le présent contrôle le passé. »

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Barack Obama est le dirigeant de l’Oceania contemporain. En deux discours en cette fin de décennie, le lauréat du prix Nobel de la paix a affirmé que la paix n’était plus la paix, mais plutôt une guerre permanente qui « s’étend bien au-delà de l’Afghanistan et du Pakistan » jusqu’à des « régions agitées et des ennemis diffus » (*). Il l’a définie comme la « sécurité globale » et nous conviait à nous montrer reconnaissants. A l’intention du peuple d’Afghanistan, que les Etats-Unis ont envahi et occupé, il a déclaré avec malice : « Nous n’avons aucun intérêt à occuper votre pays ».

Dans l’état d’Oceania, vérité et mensonge ne font qu’un. Selon Obama, l’attaque américaine contre l’Afghanistan en 2001 fut autorisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il n’y a jamais eut d’autorisation des Nations Unies. Il a dit que « le monde » soutenait l’invasion au lendemain du 11 septembre alors qu’en réalité dans 34 des 37 pays sondés par l’institut Gallup, une écrasante majorité s’y opposait. Il a dit que les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan « uniquement après que les Taliban aient refusé de livrer (Oussama) Ben Laden ». En 2001, les Taliban ont tenté à trois reprises de livrer Ben Laden, selon le régime militaire du Pakistan, mais ils furent ignorés. Et même la mythification du 11 septembre par Obama pour justifier sa guerre est fausse. Plus de deux mois avant l’attaque des tours jumelles, le ministre des affaires étrangères du Pakistan, Niaz Naik, était informé par l’administration Bush qu’une attaque militaire allait être lancée mi-octobre. Le régime taliban à Kaboul, qui avait été secrètement soutenu par l’administration Clinton, n’était plus considéré comme suffisamment « stable » pour garantir le contrôle américain sur les oléoducs et gazoducs vers la mer Caspienne. Le régime devait donc être renversé.

Le mensonge le plus éhonté d’Obama est que l’Afghanistan aujourd’hui est un « havre » pour Al-Qaeda et ses attaques contre l’Occident. Mais son propre conseiller à la sécurité nationale, le Général James Jones, a déclaré au mois d’octobre qu’il y avait « moins de 100 » membres d’Al-Qaeda en Afghanistan. Selon les services de renseignement US, 90 % des Taliban sont à peine des Taliban, mais « une insurrection tribale locale qui s’oppose aux Etats-Unis parce ces derniers constituent à leurs yeux une force d’occupation. » La guerre est une arnaque. Il faut avoir un encéphalogramme à plat pour croire encore à la « paix mondiale » qu’Obama veut nous vendre.

Cependant, en coulisses se prépare un véritable plan. Sous le commandement du troublant Général Stanley McCrystal, qui fut distingué pour ses escadrons de la mort en Irak, l’occupation d’un des pays les plus pauvres est un modèle pour les « régions agitées » du monde qui échappent encore au contrôle d’Oceania. Il est connu sous le nom de COIN, ou « counter-insurgency network » (réseau de contre insurrection), qui rassemble militaires, organisations humanitaires, psychologues, anthropologues, média et consultants en relations publiques. Noyé sous un jargon qui parle de gagner les coeurs et les esprits, son objectif est de provoquer des conflits interethniques et une guerre civile : Tadjiks et Ouzbekes contre Pashtouns.

C’est ce que les Américains ont fait en Irak où ils ont détruit une société multiethnique. Ils ont acheté des gens et construit des murs entre des communautés où auparavant on connaissait des mariages mixtes, ils ont procédé à un nettoyage ethnique des sunnites et exilé des millions à l’étranger. Les médias embarqués ont présenté tout ceci comme « la paix », et les universitaires américains à la solde de Washington et les « experts en sécurité » coachés par le Pentagone sont apparus à la télévision pour répandre la bonne nouvelle. Comme dans « 1984 », c’est le contraire qui était vrai.

Quelque chose de similaire est prévu pour l’Afghanistan. La population sera déportée dans des « zones cibles » contrôlées par des chefs de guerre financés par Washington et le trafic d’opium. Que ces chefs de guerre soient notoirement connus pour leur barbarie n’a aucune importance. « Cela ne nous dérange pas » avait déclaré un diplomate de l’administration Clinton en référence de la persécution des femmes sous le régime « stable » des Taliban. Des organisations humanitaires, des ingénieurs et des agronomes seront désignés pour gérer la « crise humanitaire » et ainsi « sécuriser » les zones tribales.

Voilà pour la théorie. Ca a bien fonctionné en Yougoslavie où une partition éthnique sectaire a balayé une société qui était jadis pacifique, mais ça a échoué au Vietnam où le programme des « hameaux stratégiques » de la CIA dont l’objectif était de regrouper la population et la diviser pour battre le Viet Cong – un terme fourre-tout que les américains employaient pour désigner les résistants, comme aujourd’hui ils emploient le terme « taliban ».

Une part de responsabilité incombe aux Israéliens, qui depuis longtemps conseillent les Américains en Irak et en Afghanistan. Les nettoyages ethniques, la construction de murs, les points de contrôle, les punitions collectives et la surveillance constante sont revendiqués comme des innovations israéliennes qui ont permis le vol de la majorité du territoire Palestinien. Et pourtant, malgré toutes les souffrances endurées, les Palestiniens n’ont pas été irrévocablement divisés et résistent en tant que nation, contre toute attente.

Les précurseurs les plus emblématiques du Plan Obama, que le lauréat du Prix Nobel de la Paix et son étrange général et ses hommes en charge des relations publiques aimeraient nous faire oublier, sont ceux qui ont échoué en Afghanistan justement. Les Britanniques au 19eme siècle et les Soviétiques au 20eme siècle ont tenté de conquérir le pays sauvage par le nettoyage ethnique mais ont du déguerpir, après avoir provoqué un bain de sang. Leurs mémoriaux sont les cimetières des empires. Le pouvoir d’un peuple, parfois déroutant, souvent héroïque, est comme des graines qui germent sous un manteau de neige, et les envahisseurs le craignent.

« C’était curieux », a Ă©crit Orwell dans « 1984 », « de penser que le ciel Ă©tait le mĂŞme pour tous, en Eurasie, en Estasie ou ici. Et que les gens sous ce ciel Ă©taient très semblables, partout dans le monde… des gens qui s’ignoraient, sĂ©parĂ©s par des murs de haine et de mensonges, et qui pourtant Ă©taient pratiquement les mĂŞmes qui … accumulaient dans leurs coeurs, leurs ventres et leurs muscles l’énergie qui un jour allait renverser le monde. »

John Pilger

Titre original : Welcome to Orwell’s world 2010

Traduit de l’anglais par Le Grand Soir

jan 16 2010

Les Pakistanais ne croient plus aux « versions officielles » des attentats

Une moyenne de sept attentats par jour, plus de 3.000 morts, 7.334 blessĂ©s… 2009 a Ă©tĂ© l’annĂ©e la plus meurtrière jamais connue au Pakistan. Le nombre de morts par attentat y est le plus Ă©levĂ© au monde après l’Irak. La plupart de ces attaques ont Ă©tĂ© revendiquĂ©es par le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), une coalition de talibans et de groupes jihadistes locaux. Mais, pour la majoritĂ© des Pakistanais, ces groupes sont infiltrĂ©s et manipulĂ©s par l’Occident.

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« Beaucoup de Pakistanais se rendent compte que ces terroristes sont soutenus par l’Occident », constate Khadim Hussain, un universitaire d’Islamabad. Les partis islamistes et certains intellectuels accusent l’Inde, IsraĂ«l et les Etats-Unis de commanditer les attentats. Le plus virulent est le gĂ©nĂ©ral Hamid Gul qui a dirigĂ© l’ISI, les services secrets pakistanais, entre1987 et1989. «Ce sont les AmĂ©ricains qui nous ont forcĂ©s Ă  nous engager dans la guerre contre le terrorisme et les talibans qui nous attaquent en reprĂ©sailles car ils haĂŻssent les Etats-Unis», explique t-il. Il affirme Ă©galement que certains groupes talibans se sont alliĂ©s aux services secrets occidentaux: «Ces talibans qui commettent les attentats sont financĂ©s et armĂ©s par des espions prĂ©sents au Pakistan qui travaillent pour les services secrets indiens, afghans et israĂ©liens. Ces pays agissent sur ordre des Etats-Unis qui cherchent Ă  dĂ©stabiliser le Pakistan pour mieux le contrĂ´ler. En effet, notre territoire est une voie d’accès Ă  l’Asie Centrale, riche en gaz et en pĂ©trole.»

Des journalistes Ă©trangers accusĂ©s d’espionnage

Le 5 novembre 2009, The Nation, un quotidien anglophone, publiait un article accusant un journaliste du Wall Street Journal de travailler pour la CIA et le Mossad. Quinze jours plus tard, le quotidien démontrait comment deux journalistes espagnols étaient en fait des agents de la CIA.

MĂŞme les artistes ne croient plus Ă  ces histoires de terrorisme qu’on leur ressasse sans arrĂŞt, comme pour les rendre crĂ©dibles. Ali Azmat est un chanteur de rock très populaire. DĂ©sormais, il dĂ©nonce l’impĂ©rialisme occidental et les intĂ©rĂŞts amĂ©ricano-sioniste qui n’ont pour but que de diaboliser l’Islam et maintenir au pouvoir les dirigeants corrompu des pays musulmans, qui sont soutenu par les « dĂ©mocraties occidentales ». «Des entreprises comme Haliburton et Blackwater, qui sont des sous-traitantes de l’armĂ©e amĂ©ricaine, ne poursuivent qu’un but : crĂ©er le chaos pour ensuite lĂ©gitimer leur prĂ©sence». Pour lui, les talibans pakistanais sont armĂ©s et Ă©quipĂ©s par l’Occident. « Tout dĂ©montre que ces attentats ne sont pas organisĂ© par des gens d’ici, mais planifiĂ© et exĂ©cutĂ© par des groupes clandestins qui veulent assoir leur puissance dans la rĂ©gion et discrĂ©diter les vĂ©ritables forces de la rĂ©sistance musulmane qui luttent contre l’occupant.»

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Avec les infos des quotidien The Nation et La Tribune de Genève (Suisse)

Agáta Kovacs


jan 04 2010

Qui forme les terroristes d’Al-Qaeda au YĂ©men ?

Cet article, que nous avions placĂ© sur Mecanopolis le 17 avril dernier, retrouve toute sa pertinence aujourd’hui, alors que le « prix Nobel de la paix » Barack Obama semble vouloir Ă©tendre la « guerre contre le terrorisme » au YĂ©men. Seuls les imbĂ©ciles et les suspects peuvent encore feindre de croire qu’Al-Qaeda a un centre de gravitĂ© propre et que cette organisation n’agit pas pour les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques amĂ©ricano-sionistes. Après l’Irak et l’Afghanistan, c’est la rĂ©gion du dĂ©troit d’Ormuz, oĂą transite plus de 30% du pĂ©trole mondial, et plus encore le soutien iranien aux tribus Houtis dans le Nord YĂ©men qui sont visĂ©s, et non pas quelques fanatiques se rĂ©clamant du « jihad international », concept qui n’existe que dans la volontĂ© de quelques stratèges maffieux et leurs complices mĂ©diatiques.

Article du quotidien Ennahar, 16 avril 2009 :

IsraĂ«l formerait des terroristes d’Al-Qaeda

Selon des sources bien informĂ©es du dossier et des activitĂ©s d’Al-Qaeda, IsraĂ«l aurait créée depuis environ une annĂ©e, des camps sur son territoire pour entraĂ®ner des Ă©lĂ©ments venus de pays arabes.

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Des terroristes fabriqués de toutes pièces, utilisables à volonté

Ces entraĂ®nements militaires et d’espionnage sont fournis en prĂ©paration Ă  d’Ă©ventuelles opĂ©rations terroristes contre les intĂ©rĂŞts des pays Ă©trangers dans les pays arabes qui sont considĂ©rĂ©s par IsraĂ«l comme un danger pour sa sĂ©curitĂ© et sur ses intĂ©rĂŞts stratĂ©giques, notamment la rĂ©gion du Maghreb Arabe.

Selon les mĂŞmes sources, ces camps incluent des arabes d’AlgĂ©rie, du Maroc et du YĂ©men avec de faux passeports venus d’Europe et portant des noms juifs. Ces derniers ont Ă©tĂ© recrutĂ©s par les services gĂ©nĂ©raux du Mossad dans diffĂ©rentes capitales pour activer au sein de l’organisation Al-Qaeda après avoir Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s par les services de renseignement europĂ©ens. Ces gens sont gĂ©nĂ©ralement recherchĂ©s pour appartenance aux groupes terroristes.

Ces camps secrets d’entraĂ®nement entretiennent des relations avec les cellules dormantes d’Al-Qaeda en Europe oĂą leurs Ă©lĂ©ments sont recrutĂ©s pour d’Ă©ventuelles opĂ©rations terroristes dans les pays arabes en coordination avec les branches de l’organisation notamment les groupes terroristes armĂ©s du grand Sahara. Ceci prouve ce que Ennahar avait publiĂ© auparavant sur l’attachĂ© militaire de l’ambassade d’IsraĂ«l en Mauritanie qui avait prĂ©parĂ© un rapport sĂ©curitaire secret sur les activitĂ©s des hommes armĂ©s dans la rĂ©gion du Sahara. Ce dernier entretenait des relations secrètes avec les mouvements rebelles au Mali et au Niger.

Le Mossad aurait des relations avec les branches d’Al-Qaeda et les opĂ©rations contre les intĂ©rĂŞts Ă©trangers, essentiellement amĂ©ricaines, et en rapport avec les Ă©vènements en Irak et au Moyen Orient.

Selon ces mĂŞmes sources, le Mossad pourrait mĂŞme recourir Ă  l’utilisation des Harraga algĂ©rien en Italie pour les recruter dans ces camps d’entraĂ®nement Ă  travers le rĂ©seau logistique des marins travaillant sur l’axe Sardaigne Naples Ă  la recherche d’Ă©lĂ©ments Ă  envoyer en IsraĂ«l secrètement essentiellement après l’apparition d’informations presque confirmĂ©es sur la prĂ©paration des hommes recrutĂ©s dans le but de commettre des opĂ©rations contre les intĂ©rĂŞts Ă©trangers durant l’Ă©tĂ© prochain et qui seront attribuĂ©es Ă  Al-Qaeda sous une direction centrale du Mossad et des services de l’armĂ©e israĂ©lienne.

Cette nouvelle Ă©tape dans les activitĂ©s de l’organisation Al-Qaeda sera le sujet du discours d’El Dhawahiri dans une tentative de relancer les diffĂ©rentes branches après l’Ă©tau exercĂ© autour de l’organisation par les renseignement europĂ©ens et aussi les frappes douloureuses encaissĂ©es sur le terrain par les services de l’armĂ©e au Maghreb arabe et notamment en AlgĂ©rie.

Mohamed Ben Kemoukh, pour Ennahar

déc 24 2009

Hortefeux primé pour son combat contre le racisme, la bonne blague !

Hortefeux vient d’ĂŞtre rĂ©compensĂ© pour son combat contre le racisme et l’antisĂ©mitisme par l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France. Guillaume Weill Raynal, spĂ©cialiste du « nouvel antisĂ©mitisme », vous informe sur ce que pense vraiment cette organisation qui considère Hortefeux comme un anti-raciste.

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Le ministre Hortefeux affiche publiquement un soutien inconditionnel à Israël

L’annonce officielle a Ă©tĂ© mise en ligne sur le site du ministère de l’intĂ©rieur vendredi 11 dĂ©cembre, Ă  22 h 44. Pas sur la page d’accueil. Il fallait cliquer sur la rubrique «Espace Presse» pour voir apparaĂ®tre, dans une liste d’articles, la mention «Colloque annuel de l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France»; et cliquer sur cette mention pour y lire que Brice Hortefeux viendrait clĂ´turer, le dimanche 13 dĂ©cembre Ă  18 h 30, le colloque annuel de l’UPJF, sans plus de prĂ©cision. Peu de risques de rameuter les mĂ©dias. On voit mal un journaliste bouleverser soudainement son week-end pour une annonce de dernière minute aussi vague, et surtout, aussi confidentielle.

Le sujet de ce colloque ? Les ruses de l’antisémitisme. Quoi de plus naturel, après tout, que le ministre de l’intérieur vienne honorer de sa présence une manifestation organisée sur ce thème très consensuel, comme il aurait pu le faire pour n’importe quelle autre manifestation du même ordre organisée par SOS Racisme ou Ni Putes Ni Soumises ? Certes, le programme annonçait que l’on parlerait des « ruses » de l’antisémitisme. Traduisez qu’il y serait sans doute proposé et développé une définition très « extensive » de la chose. Mais seul un incorrigible esprit chagrin aurait pu, à ce stade, soupçonner le ministre de venir ainsi cautionner l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme au service d’une cause partisane.

Le discours de Brice Hortefeux fut d’ailleurs très convenu : le ministre de l’intĂ©rieur assura simplement Ă  ses hĂ´tes – les dirigeants de l’UPJF – que les pouvoirs publics seraient toujours Ă  leurs cĂ´tĂ©s pour combattre toutes les formes de racisme et d’antisĂ©mitisme. Restait seulement Ă  s’entendre sur la dĂ©finition de ces formes, qui – on l’aura compris – sont infiniment rusĂ©es, comme l’annonçait l’intitulĂ© du colloque. Et comme le ressassent jusqu’à la nausĂ©e les articles fĂ©tides que le site de l’UPJF met inlassablement en ligne.

Par exemple, Les métastases de l’antisémitisme : un poétique vocable pour désigner tout ce que l’UPJF dénonce comme de nouvelles formes et vecteurs de judéophobie, à savoir, pêle-mêle, « les Arabes, les Palestiniens, Dieudonné et le rapport Goldstone », mais aussi « les universitaires, les artistes et autres intellectuels israéliens (…) Amnesty International, les ONG des Droits de l’homme », mais aussi et surtout, « l’Union Européenne et les Etats-Unis » (sous Obama, bien sûr), lorsqu’ils « exigent des concessions israéliennes en faveur de la paix » et réclament « l’expulsion des Juifs » des colonies de Judée et Samarie.

D’ailleurs Le temps de l’annexion (de ces territoires) est venu : « Israël doit mettre fin à cette farce » que constitue, selon l’auteur de l’article, l’hypothèse d’une future négociation sur les territoires palestiniens. «Ces terres sont nôtres, de droit Divin », et il est plus que temps de faire « revivre notre domination formelle sur ces terres après un interlude de près de 2000 ans ». L’assurance ainsi donnée par Brice Hortefeux d’être toujours présent à leurs côtés pour lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ne pouvait donc que combler d’aise les organisateurs du colloque ainsi que le public au premier rang duquel siégeaient, en bonne place, Richard Prasquier, président du CRIF, et Meyer Habib, vice-président, par ailleurs l’un des plus proches conseillers de l’actuel Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu…

Pour faire bonne mesure, Brice Hortefeux évoqua aussi le racisme anti-arabe et antimusulman, dénonçant les dégradations commises, le matin même, contre la mosquée de Castres. Certes, mais le ministre de l’intérieur, qui n’est tout de même pas l’homme le moins bien informé de France, ignore-t-il que le site de l’UPJF a publié depuis le début du mois de décembre une quinzaine d’articles qui se félicitent quasiment tous de l’interdiction des minarets en Suisse ? Ignore-t-il, surtout, que ce site publie régulièrement des articles qui, au-delà de la question des minarets, témoignent d’une véritable hystérie raciste antimusulmane, et dont il est permis de s’étonner qu’ils n’aient à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite ?

« Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe ». C’est le titre d’un article mis en ligne le 1er mai dernier. On y lit que la construction de mosquées, en France est un « scénario catastrophe » car elle serait le fait d’une population qui « avant 2020, atteindra, en France vingt million d’âmes », qui représente «un ordre politico religieux étranger à nos valeurs », et dont « l’exigence » (sic !) de constructions de lieux de cultes n’exprime rien moins que « la volonté affichée de notre éradication culturelle ».

Autre article, cinq jours plus tard : Comment l’islamisme m’a rendue islamophobe. Il y est surtout question d’islam et très peu d’islamisme : « Si j’évite les arabes et les musulmans de toutes origines », explique l’auteur, « ce n’est pas a priori, à cause de préjugés, mais en conséquence d’expériences malheureuses avec ces « gens-là », qui sont totalement responsables de mon islamophobie, ce virus qu’ils m’ont eux-mêmes inoculé (…) Les musulmans qui vivent en France sont responsables de l’hostilité grandissante que leur vouent les Français de culture occidentale et judéo-chrétien ».

Ce n’est pas fini. 11 mai :« L’Europe est complice du Califat qui vient ». 17 mai : « La France et le renouveau de l’Islam », dans lequel l’auteur s’inquiète de voir la France devenir une république islamique. Et surtout, le 11 septembre dernier : « Un cheval de Troie moderne : la doctrine islamique de l’immigration ». Il n’est plus question ni d’islamisme, ni de mosquées. Seulement d’immigration musulmane: « un projet insidieux vieux de 1 400 ans, de conquête et de domination », conçu « pour dominer les sociétés non musulmanes et paver la voie à leur totale islamisation », selon une « véritable stratégie », destinée à « tromper la vigilance des occidentaux portés à croire que les musulmans qui émigrent, le font essentiellement pour des raisons économiques – pour améliorer leur sort ». Un véritable complot mondial, en quelque sorte. Remplacez dans ce texte le mot « musulmans » par le mot « juifs » et vous avez une copie conforme des Protocoles des Sages de Sion…

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A la fin de son discours, Brice Hortefeux se vit attribuer par les organisateurs du colloque le « Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme », sous forme d’un imposant chandelier à sept branches. Symbole infiniment respectable mais pour le moins ambivalent. Emblème à la fois du Judaïsme et de l’Etat d’Israël. En tout cas, dans le contexte qui vient d’être décrit, sûrement pas la meilleure garantie d’une lutte effective contre tous les racismes.

Guillaume Weill Raynal

Guillaume Weill Raynal est ancien avocat et auteur de Une haine imaginaire ? Contre-enquête sur «le nouvel antisémitisme»

nov 15 2009

Israël diffuse de la « désinformation positive » sur le web

Israël déploie une équipe de cybernautes pour diffuser de la désinformation positive. Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

Faceboo

Le soutien passionné à Israël qui s’exprime dans les sections interactives des sites Internet, forums, chats, blogs, Twitters et Facebook, n’est peut-être pas ce dont il a l’air à première vue.

Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

De jeunes Israéliens férus de l’Internet, surtout des soldats fraîchement diplômés et démobilisés dotés de compétences linguistiques, sont recrutés pour jouer le rôle de surfeurs ordinaires, tout en propageant la ligne gouvernementale sur le conflit du Moyen-Orient.

« Pratiquement, l’Internet est un théâtre d’opérations dans le conflit israélo-palestinien, et nous devons être actifs dans ce théâtre, sans quoi nous allons perdre », dit Ilan Shturman, le responsable de ce projet.

L’existence d’une « équipe Internet de combat » est apparue au grand jour depuis qu’elle a été inscrite dans le budget du ministère des Affaires étrangères cette année. Près de 105 000 € (?) ont été réservés à une première phase de développement, et un financement supérieur est prévu pour l’an prochain.

[….....]

« Nos gens ne diront pas : « hello, je suis du dĂ©partement hasbara du ministère des Affaires Ă©trangères israĂ©lien et je voudrais vous dire ceci ». Et ils ne s’identifieront pas non plus nĂ©cessairement comme IsraĂ©liens, dit-il ; ils parleront comme des surfeurs et des citoyens, et Ă©criront des rĂ©ponses qui auront l’air personnelles mais seront basĂ©es sur une liste prĂ©parĂ©e de messages dĂ©veloppĂ©s par le ministère ».

Rona Kuperboim, chroniqueuse pour Ynet, le site d’information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, disant qu’elle indique qu’Israël est devenu « un Etat doté d’une police de la pensée ».

Elle a ajouté que « de bonnes RP ne peuvent pas rendre plus agréables la réalité dans les territoires occupés. Des enfants y sont tués, des maison bombardées, des familles meurent de faim ».

Elle a été contactée par de nombreux intervenants demandant comment postuler à un job dans l’équipe du ministère des Affaires étrangères.

Le projet formalise des pratiques de relations publiques que le ministère a développées spécifiquement pour l’attaque israélienne contre Gaza en décembre et janvier dernier.

« Pendant l’opération Plomb Durci, nous avons fait appel aux communautés juives à l’étranger et avec leur aide nous avons recruté quelques milliers de volontaires qui se sont joints aux volontaires israéliens » a dit M. Shturman.

« Nous leur avons fourni du matériel de contexte et de propagande et nous les avons envoyés pour représenter le point de vue israélien sur les sites web et les enquêtes d’opinion sur l’Internet ».

L’armée israélienne avait aussi un des sites les plus populaires sur le site de partage de vidéos YouTube, où elle chargeait régulièrement des clips, bien que cela fasse l’objet de critiques de la part de groupes pour les droits de l’homme en raison des fausses informations induites à propos de ce qui était montré dans ses films.

[…...]

La nouvelle équipe est censée augmenter la coordination étroite du ministère avec un groupe de défense privé, giyus.org (Give Israel Your United Support). Quelque 50 000 activistes auraient téléchargé un programme intitulé Megaphone qui envoie une alerte à leurs ordinateurs chaque fois qu’un article critiquant Israël est publié. Ils sont alors censés bombarder le site de commentaires de soutien à Israël.

Nasser Rego de « I’lam », une ONG basée à Nazareth qui observe les médias israéliens, dit que des organisations arabes en Israël faisaient partie des cibles régulières des groupes hasbara pour des « assassinats de réputations ». Il s’inquiétait de savoir si la nouvelle équipe tenterait de présenter un travail plus professionnel et convaincant.

« Si ces gens donnent une fausse représentation de ce qu’ils sont, on peut se dire que cela ne les dérangera pas trop de donner une fausse représentation des groupes et des individus sur lesquels ils écrivent. Leur objectif, c’est clair, sera de discréditer ceux qui défendent les droits humains et la justice pour les Palestiniens ».

Quand le quotidien The National a appelé le ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, un porte-parole, a nié l’existence de l’équipe Internet, tout en admettant que des responsables officiels étaient en train de durcir l’exploitation de nouveaux médias.

[…...]

M. Shturman a dit que son équipe chercherait à utiliser des sites web pour améliorer « l’image d’Israël en tant qu’Etat développé qui apporte sa contribution à la qualité de l’environnement et à l’humanité ».

David Saranga, chef des relations publiques au Consulat général d’Israël à New York, et qui a dirigé la pression en faveur d’un accroissement des messages positifs sur Israël, arguait la semaine dernière qu’Israël était désavantagé par rapport à la défense des pro-palestiniens.

« Contrairement au monde musulman qui a des centaines de millions de partisans ayant adopté la version palestinienne afin de battre Israël, le monde juif ne compte que 13 millions de partisans » écrivait-il dans Ynet.

Israël se préoccupe particulièrement du fait que les soutiens lui font de plus en plus défaut parmi les jeunes générations d’Europe et des Etats-Unis.

En 2007 il est apparu que le ministère des Affaires étrangères était derrière une photo publiée dans Maxim, magazine étatsunien pour hommes très populaire, dans lequel des soldates israéliennes posaient en maillot de bain.

Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth en Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

SaĂŻd, pour le MecanoBlog

« désinformation positive »

nov 02 2009

La fin de la propagande sioniste internationale

drapeau Isaélien

Il faut d’abord dire quelques mots sur ce que nous entendons par propagande sioniste internationale. Il convient de distinguer entre propagande sioniste internationale et propagande sioniste menée à l’intérieur de l’État d’Israël. Une propagande sioniste internationale est le fait de groupes, de partis politiques, de lobbies juifs et non juifs, de gouvernements comme ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne, etc. Par leur défaitisme, les pays arabes font indirectement de la propagande sioniste internationale. Rappelons qu’une propagande vise des objectifs et nécessite une organisation sophistiquée. L’objectif de la propagande est la modification de la posture psychologique des individus en vue de l’action ou de prise de position par rapport à un problème donné. Pour atteindre son objectif, la propagande utilise des moyens de communication de masse, les mass medias. Dans nos sociétés capitalistes, ceux qui peuvent faire de la propagande, ce sont les grands groupes capitalistes et les États qui les servent, c’est-à-dire ceux qui détiennent les moyens financiers pour acheter et contrôler les mass medias. Contrairement aux apparences trompeuses, il n’y a pas plusieurs propagandes dans les sociétés capitalistes, il ne saurait y avoir qu’une seule, la propagande capitaliste. Les « deux partis uniques » qui alternent au pouvoir pour mieux gérer les intérêts du Capital aux Etats-Unis et en Europe sont élus avec l’aide des mass medias détenues et contrôlées par ce même Capital. Pour dissiper un dernier malentendu lourd de conséquences, il n’y a aucune différence entre la propagande politique des capitalistes privés et la propagande d’État, car l’une et l’autre concourent à une même fin, créer des individus aliénés et abrutir les masses pour mieux les dominer.

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Cela dit, s’il est impossible de mener une contre-propagande à l’intérieur des États, il n’en est pas de même à l’échelle internationale où une propagande politique peut être combattue et neutralisée par une propagande adverse du fait de l’existence de clivages idéologiques entre les Etats. Par exemple, à l’époque de l’Union soviétique et du bloc socialiste, la propagande capitaliste internationale avait en face d’elle une propagande capable de la contrecarrer. Pour annihiler les effets d’une propagande adverse, il faut d’abord se doter de moyens humains et matériels équivalents. Il faut ensuite repérer les thèmes centraux de la propagande adverse et les réfuter systématiquement en faisant apparaître leurs visées idéologiques et politiques. Aujourd’hui, grâce à l’internet et aux satellites, la propagande capitaliste et impérialiste mondiale a du plomb dans l’aile et elle commence à être combattue, neutralisée et démasquée comme propagande. Mais dès lors qu’une propagande a été démasquée comme propagande, elle perd ses effets escomptés. Nous nous trouvons aujourd’hui dans le même cas de figure qu’à l’époque de l’union soviétique et du bloc de l’Est, avec l’émergence d’une contre-propagande menée sur la scène internationale par de nouveaux dirigeants politiques comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez qui n’hésitent pas à se servir des conférences internationales comme tribune politique pour vilipender le sionisme et l’impérialisme. Sans parler d’autres supports d’information indépendants qui ne sont plus tributaires des multinationales de l’information occidentales pour retransmettre leurs propres images, fabriquer leurs propres nouvelles et fournir leurs propres interprétations des faits et des événements. Nous voilà donc à un tournant qui annonce non seulement la fin de la propagande capitaliste, impérialiste et sioniste mais la fin de toutes les propagandes.

LE DESSOUS DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

Quand on parle de la propagande sioniste internationale, on pense immédiatement et machinalement au lobby israélien aux Etats-Unis et en Europe. C’est notamment la thèse soutenue en 2006 par John Mearsheimer et Steven Walt qui considèrent que la politique étrangère américaine au Moyen Orient est sous influence d’un puissant lobby israélien qui lui imprime ses actions et ses orientations. Sans nier aucunement l’influence de ce lobby surtout au congrès et à la Chambre des Représentants, sa puissance a été exagérée volontairement justement par la propagande sioniste internationale elle-même pour faire croire que les juifs sont des hommes super intelligents, dotés d’un QI supérieur aux autres et d’un pouvoir manipulateur hors du commun. On parle trop souvent du lobby israélien aux Etats-Unis ou en Europe mais on ne parle pas assez ou pas du tout de tous ces groupes obscurs et de tous ces lobbies non juifs et non sionistes qui exercent discrètement et sournoisement une influence considérable sur les orientations de la politique étrangère américaine et européenne au Moyen Orient. Les villes américaines sont peuplées de groupes de pression, de think tanks de tous genres, d’institutions, civiles, religieuses, politiques, de centres de recherche politiques, stratégiques et militaires, de fondations comme le NED (National Endownment for Democracy), Fondations Soros, Fondations Rockefeller etc. qui sont des groupements non juifs et non sionistes mais qui font une propagande active et efficace tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats-Unis en faveur du soutien inconditionnel à l’entité sioniste en Palestine. Le lobby israélien aux USA et en Europe ne représente en fait qu’un petit groupe très minoritaire par rapport à une myriade d’autres groupes non juifs et non sionistes qui agissent dans l’ombre et qui apportent un soutien indéfectible à Israël. Rappelons par ailleurs que le but de ces groupes non juifs et non sionistes n’est pas franchement l’amour du juif et l’Etat d’Israël mais la planification et la préparation des prochaines guerres impérialistes au Moyen Orient. Plus précisément, le travail de ces think tanks non juifs et non sionistes consiste à semer des troubles et à fomenter des conflits au sein des sociétés arabo-musulmanes quand bien même ces dernières représentent un terrain fertile et réceptif à toutes les sollicitations extérieures du fait de leur composition ethnique et religieuse. Ceux qui mettent en avant ou exagèrent la puissance du lobby israélien cherchent en réalité à détourner les regards du vrai danger qui menace le Moyen-Orient qui est moins l’entité sioniste que la soldatesque des Etats-Unis. En se focalisant sur le lobby israélien aux Etats-Unis, on occulte par ailleurs les vraies motivations de la politique étrangère américaine au Moyen Orient qui, rappelons-le au passage, ne sont ni morales, ni religieuses ni éthiques mais la protection des intérêts du capital et des multinationales. Israël représente certes une menace permanente au Moyen Orient mais ce qui menace le plus cette région, c’est l’impérialisme américain. Le soutien américain inconditionnel n’est pas spécifique au seul Etat d’Israël, c’est une constance de la politique étrangère américaine que l’on relève dans bien d’autres régions du monde, en Afrique, en Europe ou en Amérique latine. L’aide apportée par les États unis à leurs alliés est conditionnée comme toujours par leur degré de fidélité et leur coopération directe ou indirecte pour la protection des intérêts des multinationales américaines. Par conséquent, le soutien des Etats-Unis à l’État d’Israël dépend de la position hautement stratégique qu’occupe l’entité sioniste dans la mise en œuvre de l’hégémonie américaine au Moyen Orient. Ce sont cet enchevêtrement et cette collusion entre les intérêts stratégiques et tactiques des Etats-Unis et d’Israël qui empêchent de bien discerner les objectifs visés par la propagande impérialiste américaine et ceux de la propagande sioniste internationale.

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Essayons de voir par ailleurs de quelle manière la propagande sioniste internationale sert les intérêts du grand capital américain et accessoirement le grand capital européen au Moyen Orient. L’existence de l’État sioniste au cœur du Moyen-Orient est d’abord et avant tout une source de conflits et de tensions permanents dans cette région du monde. C’est déjà une affaire juteuse pour les Etats-Unis et pour l’Europe, ou plus précisément pour les marchands d’armes et le complexe militaro-industriel. À intervalles réguliers, pour pouvoir survivre et maintenir l’unité de ses populations que tout sépare, l’histoire et la géographie, Israël est condamné à faire des guerres et à entretenir des tensions permanentes au Moyen-Orient. Dans les années1950, Moshé Dayan a affirmé qu’Israël n’avait pas besoin d’une alliance militaire, car il n’est menacé ni par ses voisins arabes ni par les palestiniens qui n’ont pas d’armes. La grande menace qui pèse sur Israël, dit-il, est le maintien de son unité intérieure et dans ce dessein il fallait sans cesse faire peur aux Israéliens en leur racontant des histoires comme par exemple les Américains et les Anglais sont en train de débarquer dans le désert du Néguev. Cet aveu de Moshé Dayan confirme le fait que l’État d’Israël n’est pas un État créé pour des juifs européens persécutés et victimes de l’antisémitisme et de l’holocauste mais comme une simple base militaire occidentale, appelée à jouer le rôle de gendarme et du berger allemand au Moyen-Orient. Ces guerres à répétition sont donc du pain béni pour les marchands d’armes et le complexe militaro-industriel américain et européen. D’ailleurs, si l’État sioniste n’avait pas existé, les marchands d’armes et le complexe militaro-industriel l’aurait inventé. Autrement dit, Israël n’est autre chose qu’un marchepied et un pion au service des marchands d’armes et du complexe militaro-industriel.

Après chaque conflit armé, les marchands d’armes et les représentants du complexe militaro-industriel américain et européen accourent en Israël pour faire le point avec les militaires sionistes sur l’efficacité des armes utilisées contre les populations civiles palestiniennes et libanaises et cela dans le but de les perfectionner pour les prochaines guerres. Après chaque guerre, les think tanks états -uniens, européens et sionistes se mettent aussitôt au travail pour préparer les prochaines guerres moyen orientales avec à la clé le futur plan de campagne et le prochain ennemi à abattre. Avec les guerres et les conflits armés au Moyen-Orient, les marchands d’armes et le complexe militaro-industriel font deux coups avec une seule pierre en vendant les armes dernier cri aux Israéliens et les armes défensives ou presque obsolètes aux États arabes voisins. Naturellement avant chaque guerre, il faut préparer psychologiquement les opinions publiques occidentales grâce à une intense propagande. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, la collusion entre la propagande impérialiste américaine et la propagande sioniste internationale est parfaite et les deux propagandes ont travaillé ensemble, main dans la main et elles ont conjugué leurs efforts pour en finir avec tous les régimes qui faisaient obstacle à l’hégémonie des Etats-Unis au Moyen-Orient. La première guerre du Golfe avait déjà été planifiée une dizaine d’années avant, c’est-à-dire après la fin de la guerre Iran-Irak en 1980. Avant le 11 septembre 2001, la propagande impérialiste et la propagande sioniste avaient déjà désigné les futurs ennemis à abattre, les États de l’Axe du mal ou les États voyous (Rogue States) l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord. Pour mener leur propagande guerrière et pour violer psychiquement les opinions publiques occidentales, les marchands d’armes et le complexe militaro-industriel ont fait main basse sur les mass medias aux Etats-Unis et en Europe. Aux USA, parmi les dix grands groupes de communication, sept sont contrôlés par des marchands d’armes et par le complexe militaro-industriel. Par exemple, General Electric est la maison mère de la chaîne américaine NBC. Le cas de la France est assez éloquent à cet égard puisque les mass medias sont aujourd’hui contrôlées par deux marchands d’armes, Lagardère et Dassault. La collusion est donc parfaite entre les intérêts du complexe militaro-industriel américano européen, la propagande sioniste internationale et la propagande impérialiste américaine.

CONTRE PROPAGANDE ET NEUTRALISATION DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

La propagande sioniste internationale est fondée sur la suggestion émotionnelle qui a si bien réussi à Hitler pour accéder au pouvoir en Allemagne. La propagande de type émotionnel n’est pas à vrai dire une prorogative des dictatures, car on trouve aux Etats-Unis et en Europe des techniques similaires visant à exciter l’émotivité et l’impulsivité des individus. Dans le plan de campagne de la propagande sioniste internationale, on trouve une série de fables et de légendes fabriquées pour le besoin de la cause comme le droit historique des juifs sur la terre de la Palestine et l’holocauste devenu une industrie. L’holocauste qui est une autre manière pour exciter l’émotivité a été mis à contribution pour légitimer l’occupation israélienne et pour couvrir les exactions et les atrocités commises à l’égard des populations civiles palestiniennes. (Sur les origines du sionisme, lire cet excellent article de René Castillon. Pour une critique pertinente du droit historique des juifs, voir l’article documenté de Frédéric Courvoisier sur le site mecanopolis, « L’exil du peuple juif remis en cause » )

620Palestinien de JĂ©rusalem rĂ©sistant Ă  l’invasion des forces d’occupation Ă  Al-Aqsa
Photographie issue du Forum Mecanopolis

Aujourd’hui, le thème de l’éternelle victimisation du juif est en perte de vitesse et ne fait plus recette. Les crimes à répétition commis par les forces d’occupation sioniste en Palestine et l’extension de la colonisation de la terre palestinienne démasquent jour après jour les mensonges de la propagande sioniste internationale. Quand on parle de la fin de la propagande sioniste, cela veut dire concrètement qu’une propagande adverse, en l’occurrence une propagande anti-sioniste, fera appel à des données factuelles pour montrer que la propagande sioniste internationale n’est qu’un tissu de mensonges. La propagande anti-sioniste se doit d’évoquer des faits et des événements réels en évitant la propagande émotionnelle. Pour convaincre, la propagande anti-sioniste doit diffuser ses propres images, produire ses propres informations et donner ses propres interprétations des faits et des événements. Les multinationales de l’information occidentales n’ont plus aujourd’hui le monopole de la production des images et de l’information et elles ont perdu du coup l’exclusivité dans l’interprétation des faits. Les sources d’information se diversifient et se multiplient en permettant à tout un chacun de confronter des points de vue différents sur la même question. Aujourd’hui, chacun des protagonistes au Moyen Orient possède ses propres moyens de propagande par lesquels il s’exprime et combat la propagande adverse. Pendant la première guerre du Golfe, CNN était le seul organe de propagande américano-sioniste. Depuis, CNN a perdu le monopole de la propagande à cause de l’émergence d’une chaîne arabe concurrente, Al-Jazira. Pendant la guerre libanaise de l’été 2006, l’aviation israélienne a bombardé en premier Al-Manar, l’organe de propagande du Hezbollah. Le Hamas palestinien a sa radio et sa télévision. Sous la pression du lobby sioniste en France, le gouvernement français a interdit la diffusion de la chaîne Al Manar.

Durant la guerre sur Gaza, malgré le bouclage et l’interdiction faite aux journalistes étrangers de filmer le massacre et des exactions commis à l’égard des populations civiles palestiniennes, le monde entier a tout de même pu découvrir à travers les images diffusées par la chaîne Al-Jazira, les corps d’enfants palestiniens, déchiquetés et brûlés par les bombes à phosphore. Le monde entier a ainsi pu voir et constater de visu, la sauvagerie et la barbarie sioniste en Palestine. Grâce aux images d’Al-Jazira et d’observateurs étrangers, européens, américains, le monde entier a pu se rendre compte que les victimes d’hier de l’holocauste juif deviennent aujourd’hui à leur tour des bourreaux et des criminels de guerre en commettant massacre après massacre à l’égard les populations civiles palestiniennes. La propagande sioniste internationale ne pouvaint rien contre les images diffusées par satellite, car ces images parlent d’elles-mêmes et elles n’ont besoin ni de long discours ni de commentaires. Les membres des ONG et des organisations internationales de défense des droits de l’homme présentes sur place durant la guerre contre Gaza ont tout vu et ils ont filmé les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par l’armée sioniste dans les territoires occupés. D’ailleurs, pour établir son rapport, la commission Goldstone qui, par ailleurs a été empêchée d’enquêter sur place, a puisé l’essentiel de ses informations dans les reportages et les rapports réalisés par des ONG et des organisations humanitaires indépendantes.

N’ayant plus la maîtrise absolue de la production de l’image et de l’information, la propagande sioniste internationale s’est trouvée désarmée et elle a du coup manqué son objectif, celui de berner et de manipuler comme par le passé, les opinions publiques occidentales. La mobilisation sans précédent de celles-ci en faveur des palestiniennes et contre Israël durant la guerre de Gaza, une attitude contrastant bizarrement avec les positions pro-sionistes des gouvernements européens, montrent à quel point la propagande sioniste internationale a perdu la guerre de l’image et de l’information et elle s’est démasquée comme propagande.

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Palestinienne agressée par un extrémiste juif à Jérusalem
Photographie issue du Forum Mecanopolis

Les enceintes internationales deviennent de plus en plus un lieu de propagande anti-sioniste. Au mois de septembre, lors de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations-unies, le colonel Kadhafi qui, après avoir déchiré la Charte des nations unies, a accusé l’organisation onusienne d’avoir fomenté et cautionné 67 guerres depuis sa création et il a réclamé, entre autres, l’ouverture d’une enquête internationale sur le massacre de Sabra et Chatila et l’invasion de la bande de Gaza en 2008. Les fulminations et diatribes du président vénézuelien Hugo Chavez contre l’impérialisme américain et l’expulsion de l’ambassadeur israélien pendant la guerre de Gaza s’apparentent à une forme de propagande anti-sioniste. La colère et le départ précipité de Davos en Suisse du premier ministre turc, Regip Taeb Erdogan de Davos en Suisse suite à des propos prononcés par le président israélien Shimon Peres contre le Hamas palestinien sont une manière personnelle de s’opposer à la propagande sioniste internationale.

Par ailleurs, certains chefs d’États arabes osent aborder la question du nucléaire israélien en brisant un tabou sur la question de l’arme atomique au Moyen-Orient. Le colonel Khadafi a déclaré lors d’une interview diffusée lundi 26 octobre par la chaîne britannique Sky News, que les Egyptiens, les Syriens et les Saoudiens ont le droit de posséder l’arme atomique au même titre qu’Israël. Dans une interview au Sunday Times le premier ministre turc, Erdogan, a reproché à l’Occident son acharnement à l’égard du nucléaire iranien alors que les mêmes membres du conseil de sécurité qui veulent empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, possèdent chacun son propre arsenal nucléaire. Depuis deux décennies, les délégations des États arabes demandent à l’AIEA d’enquêter sur le nucléaire israélien mais en vain. Dernièrement, une résolution présentée par les pays arabes a été votée par 49 voix contre 45 demande au président de l’AIEA Mohammed El Baradei de soumettre le nucléaire israélien à des inspections au même titre que le nucléaire iranien. Mais Israël a refusé toute inspection de ses installations nucléaires ainsi que toutes formes de coopération avec l’agence onusienne sous prétexte qu’il n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire. Quelle serait l’attitude de la soi-disant communauté internationale si c’est un État arabe qui refusait l’inspection de ses installations nucléaires? Bush et Blair ne sont-ils pas allés en Irak sous prétexte que le régime de Saddam Hussein cachait des armes de destruction massive. Comprenne qui pourra.

Indéniablement, c’est le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui se révèle sur la scène internationale comme un redoutable propagandiste anti-sioniste en brisant des tabous et en mettant en selle des thèmes que personne n’ose aborder en Occident tels l’holocauste et de l’antisémitisme, sous peine d’être poursuivi et condamné pour négationnisme. Il faut bien reconnaître qu’avant Ahmadinejad, aucun chef d’État n’a eu le courage et n’a osé poser la question de l’holocauste, de l’antisémitisme et les conditions qui ont été à l’origine de la création de l’État d’Israël. Quand le président iranien monte sur les tribunes internationales, il pose la question de l’holocauste et de l’origine de l’Etat d’Israël en avançant des arguments dont certains sont certes discutables et même critiquables mais d’autres sont pertinents. Je reproduits ici un extrait d’une interview donnée par la président iranien à l’hebdomadaire Neesweek, où il aborde entre autres la question de l’holocauste et les victimes juives de la Seconde Guerre mondiale.

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Newsweek : Alors que l’Iran tente de renouer des liens avec l’Occident, pourquoi à nouveau nier la réalité de l’Holocauste, quand ces thèses sont si aisément réfutables ? Ne pensez-vous pas que l’Holocauste est un sujet important ?

Mahmoud Ahmadinejad : Oui, je pense que c’est le plus grand crime du XXe siècle.

Vous êtes donc d’accord sur le fait que le sujet est important. Pensez-vous que l’Holocauste est encore d’actualité aujourd’hui, qu’il nous concerne encore aujourd’hui par ses effets ?

Pouvez-vous m’expliquer en quoi il influe sur les questions de l’heure ?

Ce que je pense importe peu, M. le président, c’est ce que vous pensez qui compte.

Bien sûr, mais je voudrais que nous puissions échanger nos points de vue afin de pouvoir régler une question.

Le monde voudrait savoir ce que vous pensez.

De quel monde parle-t-on ici ?

L’Iran tente d’améliorer ses relations avec l’Occident, c’est du moins ainsi que je le comprends. Il est clair que l’Holocauste a eu lieu. Pourquoi dire qu’il n’a pas eu lieu ? Pensez-vous qu’il ne devrait pas y avoir un état Juif ? Pas d’Israël ?

Ce que je dis est extrêmement clair. C’est une approche académique d’un sujet d’importance capitale, qui se fonde également sur des considérations humanitaires. Ce que je dis, c’est que bien des choses sont survenues tout au long de l’histoire, et qu’au cours de la seconde guerre mondiale, bien des crimes ont été commis. Plus de 60 millions de gens ont été tués, encore plus déplacés. Il se pose donc un certain nombre de questions spécifiques quant aux événements de la seconde guerre mondiale, et je pense qu’on ne pourra trouver de réponses à ces questions dans la propagande que diffusent les médias. Au bout du compte, il faut des réponses convaincantes à ces questions. La première chose que je voudrais comprendre, c’est la raison pour laquelle, étant donné tout ce qui s’est passé au cours de la seconde guerre mondiale, on met l’accent sur l’Holocauste plus que sur tout autre [événement] ?

Disons que les crimes de Staline étaient de même gravité.

La seconde question est : pourquoi les hommes politiques en occident sont tellement obsédés par ce problème ? La troisième question est : de quelle façon cet événement est-il relié aux problèmes que nous pouvons observer autour de nous dans le monde d’aujourd’hui ? Fut-il un événement historique isolé, sans impact sur la situation présente ? La question qu’on doit se poser ensuite est : si cet événement s’est produit, où s’est-il produit, qui en sont les responsables, et quel fut le rôle du peuple palestinien ? Quel crime a-t-il commis pour mériter ce qu’il a subi en conséquence ? Pour quelle raison le peuple palestinien devrait-il être brimé ? Saviez-vous que plus de cinq millions de Palestiniens ont été déplacés, et bénéficient du statut de réfugié ? Quel rôle ont-ils joué dans l’Holocauste ? Pourquoi exploite-t-on l’Holocauste comme prétexte à l’occupation de la terre d’un autre peuple ? Pourquoi les Palestiniens devraient-ils donner leur vie en échange ? Vous devez savoir que les habitants de Gaza ont dû subir plusieurs embargos.

Et ceux-ci ont lancé des frappes contre Israël au moyen de missiles.

En fin de compte, les habitants de Gaza sont dans leur maison, c’est leur vie, et c’est leur terre. Qui est l’occupant ici ? Quel régime d’occupation est condamné par les résolutions des Nations Unies ? Quel esprit juste pourrait accepter qu’un événement qui s’est déroulé en Europe entraîne l’occupation de sa terre, autre part dans le monde ? Si un crime a été commis en Europe, pourquoi les habitants de Palestine devraient-ils en payer le prix ? La question est simple à comprendre. Malheureusement, les politiciens occidentaux refusent de répondre à ces questions, et préfèrent changer le sujet. Nous sommes opposés par principe au meurtre d’êtres humains. Soixante millions de gens ont été tués à l’époque [de la seconde guerre mondiale] et c’est effectivement très regrettable. Peu importe quelles étaient leur foi ou leurs opinions — c’étaient des êtres humains et leurs vies auraient dû être respectées du seul fait que c’étaient des êtres humains. Je voudrais souligner que nous ne vivons pas dans le monde d’il y a soixante ans. Nous vivons aujourd’hui. Nous considérons l’Holocauste comme un prétexte au génocide commis sur le peuple palestinien.

L’intĂ©gralitĂ© de cet interview est disponible sur Mecanopolis

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À Genève, le 20 avril 2009, lors de la conférence de Durban II sur le racisme, Ahmadinejad évoque les conditions dans lesquelles a été fondé l’État d’Israël provoquant ainsi le retrait précipité des délégations occidentales présentes dans la salle. Voila ce que dit le président iranien à propos de l’Etat d’Israël « « A la fin de la deuxième guerre mondiale, prenant prétexte des souffrances juives ils (les Européens, ndlr) ont eu recours aux moyens militaires pour créer une nation de sans abris. Ils ont envoyé des migrants d’Europe et des États unis et d’autres parties du monde afin d’établir un gouvernement totalement raciste dans la Palestine occupée » (sur l’analyse du discours d’Ahmadinejad à la conférence de Durban sur le racisme à Genève, lire l’article de Frederic Courvoisier Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de « Durban II » : Une vérité qui dérange. La conférence sur l’holocauste organisée à Téhéran en 2006 en présence du négationniste français Faurisson est une forme de propagande anti-sioniste.

En guise de conclusion, il convient d’évoquer la géographie politique du vote du rapport Goldstone. L’analyse du vote marque la fin de la propagande sioniste internationale et une timide prise de conscience des pays du Tiers-monde vis-à-vis d’un État, l’État sioniste, qui, jusqu’ici, a violé toutes les lois internationales et qui a bénéficié, grâce à la complicité occidentale, d’une impunité parfaite. Mais n’allons pas vite en besogne, car ce n’est pas demain que nous verrons les criminels de guerre sionistes, les mains enchaînées, en train de répondre de leurs crimes devant un tribunal pénal international, devant la Cour pénale internationale ou devant une instance pénale nationale. Après la guerre de Gaza, l’inquiétude gagne le rang des hauts responsables militaires et politiques israéliens menacés de poursuites judiciaires ou d’arrestations lors de leurs déplacements à l’étranger. Pour les informer sur les pays à risque notamment l’Espagne, une cellule spéciale a été mise en place au ministère des affaires étrangères. Cela étant dit, revenons à présent au rapport Goldstone. Le rapport Goldstone a été adopté par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU par 25 voix contre 6 voix. Les États qui ont voté pour le rapport Goldstone sont : Bahreïn, Djibouti, Egypte, Jordanie, Qatar, Arabie saoudite, Pakistan, Indonésie, Bangladesh, Sénégal, les Etats d’Amérique centrale et du sud (Brésil, Argentine, Bolivie, Chili, Cuba, Nicaragua), Nigeria, Afrique du sud, Zambie, Ghana, Inde, Philippines, Chine, Russie. Les États qui ont voté contre, ce sont les Etats-Unis et leurs satellites, Italie, Hollande, Norvège, Slovaquie, Ukraine et Hongrie. 11 Pays se sont abstenus comme l’Allemagne, la France, la Slovénie, le Japon, la Corée du sud, le Mexique. Mais ce qui attire l’attention lors de ce vote est l’attitude de la Bosnie-Herzégovine qui a voté contre le rapport Goldstone alors que les Bosniaques ont vécu une situation dramatique similaire à celle que vit aujourd’hui les palestiniens sous l’occupation israélienne. Bien que voué, comme tous les autres rapports, aux oubliettes de l’histoire, le rapport Goldstone a tout de même révélé un phénomène inédit, la fin de la propagande sioniste internationale qui ne peut plus cacher les images de l’horreur et de la barbarie israélienne en Palestine et qui n’a plus assez de ressources pour manipuler comme bon lui semble les opinions publiques occidentales ou non occidentales et de ce fait on ne peut que s’en féliciter.

Faouzi Elmir, pour Mecanopolis

Nous vous recommandons de visiter le blog de Faouzi Elmir :

Le Bulletin de l’International

oct 27 2009

Le droit au doute (vidéo)

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Est-il permis de remettre en question la version officielle du 11-Septembre ? Huit ans après les attentats qui ont dévasté le sol américain, l’interrogation est devenue scandaleuse. Alors que de plus en plus de citoyens à travers le monde contestent le récit conventionnel de cet évènement, l’expression publique du doute est désormais sacrilège. Selon le rang social que vous occuperez, elle vous vaudra au mieux les ricanements de quelques ignorants, au pire l’adversité d’opposants déterminés à ne pas débattre du sujet.

Sur le même sujet, voir également notre documentaire vidéo Israël, terrorisme d’Etat et 11 septembre

oct 26 2009

Des juifs extrémistes veulent-ils détruire Al-Aqsa ? (vidéos et photos exclusives)

Des juifs extrĂ©mistes protĂ©gĂ©s par des unitĂ©s de l’armĂ©e sioniste ont envahi ce dimanche 25 octobre la mosquĂ©e d’Al Aqsa et attaquĂ© des musulmans en prière. Photos exclusives.

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PALESTINIANS-ISRAEL/JERUSALEM

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APTOPIX Mideast Israel Palestinians

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oct 24 2009

IsraĂ«l, terrorisme d’Etat et 11 septembre (vidĂ©o vostfr de Missing Links)

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De l’opération Susannah dans les années 1950 aux attentats du 11 septembre 2001, Missing Links (Chainons Manquants) est un long documentaire sous-titré qui aborde notamment l’organisation du terrorisme international à travers des opérations false flag (sous fausse bannière) impliquant principalement les réseaux juifs criminels pro-sionistes d’Israël, des États-Unis et d’Europe tirant les ficelles dans les coulisses du pouvoir socio-politico-économique, des lobbys d’armement et du pétrole.

Source : Forum Soral

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