Category: Juifs

août 15 2010

Entretien avec Thierry Meyssan (vidéos)

Entretien avec Thierry Meyssan, journaliste français, à Beyrouth le 27 juillet 2010.

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Partie 1 : Le mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.


Partie 2 : La France et le Moyen-Orient, le patriotisme, la thĂ©orie du pĂ©trole abiotique et le cas BP aux USA, la campagne d’E&R « Pour un Chavez français ! », Chavez et le pĂ©trole fournit aux USA, les Ă©lections prĂ©sidentielles françaises de 2012.


Partie 3 : Les armes climatiques et sismiques, Israël et le projet de reconstruire le temple de Salomon à la place de la Mosquée Al-Aqsa, l’Afrique du Sud, Medvedev contre Poutine.



juin 28 2010

Bruits de bottes Ă  la frontière nord de l’Iran

Depuis la traversĂ©e du Canal de Suez par une armada de navires de guerre, il semble indĂ©niable que l’on assiste Ă  un renforcement des dispositifs militaires amĂ©ricains et israĂ©liens autour de l’Iran, ce qui pourrait indiquer la prĂ©paration d’une opĂ©ration contre les infrastructures nuclĂ©aires du rĂ©gime de TĂ©hĂ©ran.

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Selon l’agence officielle iranienne Fars, des hĂ©licoptères israĂ©liens auraient, les 18 et 19 juin dernier, « dĂ©chargĂ© des Ă©quipements destinĂ©s Ă  attaquer un Etat musulman l’aĂ©roport de Tabuk en Arabie Saoudite », ce qui confirme l’information du Sunday Times que nous avons mentionnĂ© dans notre article du 20 juin dernier, qui rapportait que l’Arabie Saoudite aurait acceptĂ© d’ouvrir son espace aĂ©rien aux appareils israĂ©liens en vue d’une frappe possible contre l’Iran.

Autre fait intéressant, le brigadier-général Medhi Moini, chef du corps des Pasdaran (Corps des Gardiens de la révolution islamique) dans la province iranienne d’Azerbaïdjan, a fait officiellement savoir, le 22 juin dernier, qu’il mobilisait ses troupes dans la région « en raison de la présence de forces américaines et israéliennes le long des frontières occidentales de l’Iran ».

De longs convois de chars, de matériel d’artillerie, de batteries de DCA et d’unités d’infanterie ont été aperçus sur les routes qui mènent vers la frontière de l’Iran avec l’Azerbaïdjan. Ces forces militaires auraient même été déclarées « en état de guerre »

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Le brigadier-général Medhi Moin a également ajouté « que certains pays européens compliquaient la situation en fomentant des troubles ethniques dans ces régions de la frontière nord de l’Iran afin de déstabiliser toute la région ».

D’autres sources de renseignement indiquent qu’Israël a récemment envoyé un grand nombre de chasseurs-bombardiers vers des bases en Azerbaïdjan, via la Géorgie, pour épauler des forces américaines déjà stationnées dans ce pays d’Asie centrale.

Pour le moment, les autorités azéries n’ont pas réagi à ces informations en provenance d’Iran, ni à la concentration de forces israéliennes sur son territoire.

L’État hĂ©breu entretient une collaboration Ă©conomique et militaire Ă©troite avec la GĂ©orgie, alliĂ©e stratĂ©gique et Ă©conomique de l’ArmĂ©nie, et une entente cordiale avec l’AzerbaĂŻdjan, bien que ces deux États se trouvent en situation quasi conflictuelle permanente.

Ces informations, qui doivent encore confirmĂ©es, peuvent laisser penser que l’AzerbaĂŻdjan remplacerait la Turquie voisine, qui a fermĂ© son espace aĂ©rien aux avions militaires israĂ©liens depuis le 31 mai dernier, comme l’une des bases de lancement d’une offensive militaire contre l’Iran.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

juin 20 2010

Une armada de navires amĂ©ricains et israĂ©liens se dirigent vers l’Iran

Douze navires de guerre amĂ©ricains et israĂ©liens, dont deux porte-avions, ont franchi le Canal de Suez vendredi et se dirigent vers la mer Rouge, itinĂ©raire le plus direct vers le golfe Persique depuis la mĂ©diterranĂ©e. L’objectif serait d’acheminer des troupes, des munitions et des vĂ©hicules blindĂ©s, dans cadre d’ultimes prĂ©paratifs avant d’engager un conflit militaire avec l’Iran.

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Aucun mĂ©dia occidental n’a pour l’heure relayĂ© cette information, pourtant confirmĂ©e par le journal israĂ©lien Haaretz, qui indique que plusieurs milliers de soldats Ă©gyptiens ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s le long du canal de Suez, de sorte Ă  veiller Ă  la « sĂ©curitĂ© du passage des navires ».

Selon la version anglaise du quotidien hĂ©breu Yedioth Ahronoth, le trafic dans le canal a Ă©tĂ© interrompu pendant plusieurs heures pour permettre le passage des navires de guerres, de mĂŞme que la totalitĂ© des activitĂ©s de pĂŞche dans la zone ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es ainsi que la circulation sur les ponts au-dessus du canal. Le Yedioth ajoute, en citant le gĂ©nĂ©ral Ă©gyptien Amin Radi, qu’IsraĂ«l « ne dĂ©sire une guerre avec l’Iran que pour rester l’unique puissance nuclĂ©aire de la rĂ©gion ».

Des membres de l’opposition Ă©gyptienne ont critiquĂ© le gouvernement Moubarak pour sa coopĂ©ration avec les États-Unis et les forces israĂ©liennes, et permettre le passage de ces navires dans les eaux territoriales Ă©gyptiennes.

Des dĂ©putĂ©s du parti politique des Frères Musulmans ont Ă©galement indiquĂ©s qu’ils considĂ©raient l’Ă©vĂ©nement comme une allĂ©geance de plus du prĂ©sident Hosni Moubarak envers l’État juif et les États-Unis, et que la participation Ă©gyptienne Ă  ces prĂ©paratifs de guerre Ă©taient « un scandale international ». Ces dĂ©putĂ©s ont encore ajoutĂ© qu’ils ne comptaient pas « s’asseoir les bras croisĂ©s » pendant que « le pays collabore a une guerre contre l’Iran ».

Le 12 juin dernier, le Sunday Times avait rĂ©vĂ©lĂ© qu’IsraĂ«l avait la permission de l’Arabie saoudite d’utiliser son espace aĂ©rien pour attaquer l’Iran.  « Dans la semaine qui a suivit les nouvelles sanctions imposĂ©e par le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU Ă  TĂ©hĂ©ran, Riyad a acceptĂ© de permettre Ă  IsraĂ«l d’utiliser un couloir Ă©troit de son espace aĂ©rien dans le nord du pays pour raccourcir la distance pour un bombardement de l’Iran », indique le journal. Une information catĂ©goriquement dĂ©mentie deux jours plus tard par l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Royaume-Uni, le Prince Mohammed ben Nawaf.

InterrogĂ© par le Teheran Times, le ministre de la DĂ©fense iranienne, Ahmad Vahidi, a indiquĂ© que « Les AmĂ©ricains nous ont dit qu’ils allaient utiliser toutes les options contre l’Iran, nous vous annonçons que nous allons, nous aussi, utiliser toutes les options pour nous dĂ©fendre ».

Spencer Delane, pour Mecanopolis

juin 12 2010

Le blocus de Gaza n’est pas une question de sĂ©curitĂ©

Alors qu’IsraĂ«l vient d’ordonner mercredi un lĂ©ger assouplissement du blocus de la bande de Gaza, McClatchy a obtenu un document gouvernemental israĂ©lien qui prĂ©sente le blocus non comme une mesure de sĂ©curitĂ© mais comme une « guerre Ă©conomique » contre l’organisation islamiste Hamas qui dirige ce territoire palestinien.

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IsraĂ«l a imposĂ© de sĂ©vères restrictions Ă  Gaza en juin 2007, après que la victoire Ă©lectorale du Hamas et sa prise de contrĂ´le de l’enclave cĂ´tière l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et le gouvernement a longtemps affirmĂ© que l’objectif du blocus Ă©tait de stopper le flux d’armes et de combattants vers Gaza.

La semaine dernière, après que des commandos IsraĂ©liens ont tuĂ© neuf volontaires d’une flottille humanitaire pour Gaza organisĂ©e par des Turcs, IsraĂ«l a encore affirmĂ© que son but Ă©tait de stopper l’arrivĂ©e dans Gaza d’armes pour les terroristes.

Cependant, en rĂ©ponse Ă  une action en justice menĂ©e par Gisha, une association israĂ©lienne pour les droits de l’homme, le gouvernement israĂ©lien a expliquĂ© que le blocus Ă©tait un exercice du droit Ă  la guerre Ă©conomique.

« Un Etat a le droit de dĂ©cider de ne pas avoir de relations Ă©conomiques ou de ne pas apporter d’assistance Ă©conomique Ă  l’autre partie au conflit, ou de vouloir agir en recourant Ă  la ‘guerre Ă©conomique’ » affirme le gouvernement.

McClatchy s’est procurĂ© la dĂ©claration Ă©crite du gouvernement auprès de Gisha, le Centre Juridique pour la LibertĂ© de Circulation qui a dĂ©fĂ©rĂ© au tribunal le gouvernement pour obtenir des informations sur le blocus. La haute cour israĂ©lienne a donnĂ© suite et le gouvernement a fourni sa dĂ©claration en dĂ©but d’annĂ©e.

Sari Bashi, directrice de Gisha, considère que ces documents prouvent qu’IsraĂ«l n’impose pas son blocus pour les raisons qu’il affirme publiquement mais plutĂ´t en tant que punition collective pour la population palestinienne de Gaza. Gisha s’intĂ©resse aux droits des Palestiniens (un porte parole du DĂ©partement d’Etat, qui n’Ă©tait pas autorisĂ© Ă  s’exprimer officiellement, a dĂ©clarĂ© n’avoir pas connaissance des documents en question).

Le gouvernement israĂ©lien a franchi une nouvelle Ă©tape mercredi et affirmĂ© que la guerre Ă©conomique visait Ă  atteindre un objectif politique. Un porte parole du gouvernement, dont nous ne pouvons pas donner le nom pour des raisons politiques, a dĂ©clarĂ© Ă  McClatchy que les autoritĂ©s vont continuer Ă  allĂ©ger le blocus mais «ne lèveront pas complètement l’embargo tant que le Hamas gardera le contrĂ´le de Gaza.»

Le prĂ©sident Barack Obama, après avoir reçu Mahmoud Abbas, le chef de l’AutoritĂ© palestinienne, a dĂ©clarĂ© que la situation Ă  Gaza est « intenable. » Il a promis un complĂ©ment de 400 millions de dollars d’aides pour le logement, la construction d’Ă©coles et de routes pour amĂ©liorer la vie quotidienne des Palestiniens – dont au moins 30 millions de dollars affectĂ©s Ă  Gaza.

Le blocus de Gaza par les IsraĂ©liens comprend une liste complexe et changeant constamment des biens qui sont autorisĂ©s Ă  entrer dans Gaza. Des produits comme le ciment ou le mĂ©tal sont interdits parce qu’ils peuvent ĂŞtre utilisĂ©s Ă  des fins militaires, disent les officiels IsraĂ©liens.

Selon des chiffres publiĂ©s par Gisha en coordination avec l’ONU, IsraĂ«l permet l’entrĂ©e de 25 % des biens qu’elle autorisait Ă  entrer Ă  Gaza avant sa prise de contrĂ´le par le Hamas. Pendant les annĂ©es qui ont prĂ©cĂ©dĂ© le blocus,

Israël a autorisé en moyenne 14 000 camions de marchandises par mois à se rendre à Gaza. Israël autorise maintenant approximativement 2 500 camions par mois.

Les chiffres montrent qu’IsraĂ«l a aussi limitĂ© les marchandises Ă  entrer Ă  Gaza Ă  40 types d’articles, tandis qu’avant juin 2007, ce sont environ 4 000 types d’articles qui entraient Ă  Gaza.

Israël a légèrement allongé la liste ce mercredi pour y a ajouter les sodas, les jus de fruits, les épices, la crème à raser, les chips et les bonbons, indique Raed Fattouh, le responsable Palestinien chargé de la liaison, qui coordonne avec Israël le flux des marchandises destinées à Gaza.

«Je pense qu’IsraĂ«l veut dĂ©samorcer les pressions internationales,» dĂ©clare Fattouh. « Ils veulent montrer aux gens qu’ils autorisent des choses Ă  entrer Ă  Gaza.»

C’est la première mesure tangible prise par IsraĂ«l suite aux critiques internationales sans prĂ©cĂ©dent qu’elle a essuyĂ©es au sujet du blocus après le raid israĂ©lien en haute mer de la semaine dernière.

Alors mĂŞme que s’Ă©levaient des appels pour une enquĂŞte sur la manière par laquelle IsraĂ«l a interceptĂ© la flottille, les dirigeants mondiaux ont aussi appelĂ© IsraĂ«l Ă  lever son blocus de Gaza.

Lors de sa rencontre avec Abbas, Obama a dĂ©clarĂ© que le Conseil de SĂ©curitĂ© avait appelĂ© Ă  une « enquĂŞte crĂ©dible et transparente conforme aux normes internationales. » Il a ajoutĂ© : « Et nous pensons ce que nous avons dit. C’est ce que nous attendons.»

Il a aussi appelĂ© Ă  un allègement du blocus par IsraĂ«l. « Il nous semble qu’il devrait y avoir des moyens pour qu’il se limite strictement aux cargaisons d’armes plutĂ´t que d’interdire pratiquement tout puis d’autoriser, au coup par coup, des choses Ă  entrer Ă  Gaza, » a-t-il dĂ©clarĂ© Ă  la presse.

L’Egypte, qui contrĂ´le la plus grande partie de la frontière sud de Gaza, a rouvert le point de passage de Rafah cette semaine en rĂ©ponse aux pressions internationales pour la levĂ©e du blocus.

L’Egypte a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme le partenaire d’IsraĂ«l dans l’application du blocus, mais le ministre Egyptien des affaires Ă©trangères, Hossam Zaki, a dĂ©clarĂ© que le passage de Rafah restera ouvert indĂ©finiment pour les habitants de Gaza munis de permis spĂ©ciaux. Par le passĂ©, la frontière a Ă©tĂ© ouverte sporadiquement.

Maxwell Gaylard, le coordonnateur de l’ONU pour l’action humanitaire dans les territoires palestiniens, a dĂ©clarĂ© que la communautĂ© international veut un « changement rapide et fondamental » dans la politique israĂ©lienne concernant Gaza plutĂ´t qu’une approche au coup par coup.

« Un modeste allongement de la liste restrictive des biens autorisĂ©s Ă  Gaza est bien en deçà de ce qui est nĂ©cessaire. Nous avons besoin d’un changement fondamental et d’une ouverture des points de passage pour les marchandises, » a-t-il dit.

Les responsables du Hamas dissent avoir Ă©tĂ© déçus par l’annonce israĂ©lienne, et que la liste des marchandises est très Ă©loignĂ©e des besoins rĂ©els.

« Ce ne sera qu’une entrĂ©e. Nous attendons le plat de rĂ©sistance,» dĂ©clare Ă  Ramallah le ministre Palestinien de l’Ă©conomie Hassan Abu Libdeh qui prĂ©cise que les matĂ©riaux de construction sont ce qui fait le plus dĂ©faut aux habitants de Gaza. De nombreux Palestiniens ont Ă©tĂ© dans l’impossibilitĂ© de bâtir leurs maisons après l’opĂ©ration Plomb Durci, l’offensive punitive d’IsraĂ«l contre la bande de Gaza en dĂ©cembre 2008 et janvier 2009.

IsraĂ«l affirme que le ciment et d’autres matĂ©riaux de construction peuvent server Ă  construire des bunkers et d’autres installations militaires.

Certaines de ces marchandises entrent dĂ©jĂ  Ă  Gaza en contrebande par des tunnels qui la relient Ă  l’Egypte.

Sheera Frenkel, Mc Clatchy Newspapers

Traduit de l’anglais par Mounadil al-JazaĂŻri


juin 05 2010

Les victimes de la « Flottille de la liberté » on Ă©tĂ© criblĂ©es de balles, selon un rapport d’autopsie

Les neuf victimes turques de l’assaut israĂ©lien contre la flottille en route vers Gaza lundi ont Ă©tĂ© criblĂ©es de balles, selon un rapport d’autopsie des autoritĂ©s turques.

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Le rapport des autorités turque est accablant. Certaines des victimes ont même été abattues à bout portant. Elles ont essuyé 30 balles au total. Un sexagénaire a été atteint à la tempe, la poitrine, la hanche et au dos. Les médecins légistes turcs qui ont procédé à l’autopsie des cadavres ont été formels : tous ont été tués par balles, dont un par des tirs à bout portant.

Le plus jeune d’entre-eux, Dogan Forkan, 19 ans, qui avait la double nationalitĂ© turque et Ă©tats-unienne a lui Ă©tĂ© touchĂ© par cinq balles tirĂ©es Ă  bout portant contre le visage, rapporte le « Guardian » (citĂ© par la dĂ©pĂŞche de l’Agence tĂ©lĂ©graphique suisse que nous reproduisons ci dessous).

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Le Cargo Rachel Corrie arraisonné par Israël

Les militaires israĂ©liens ont abordĂ© le cargo humanitaire irlandais Rachel Corrie qui faisait route vers Gaza sans rencontrer de rĂ©sistance. Les militaires ont pris le contrĂ´le du navire, qui est escortĂ© vers le port d’Ashdod. Les forces israĂ©liennes sont montĂ©es Ă  bord du navire après avoir tentĂ© en vain de le dĂ©router. Elles avaient prĂ©venu qu’elles aborderaient le Rachel Corrie s’il refusait de rebrousser chemin. L’armĂ©e prĂ©cise avoir abordĂ© le bateau irlandais par la mer, et non depuis des hĂ©licoptères comme ce fut le cas lundi lors de l’assaut mortel.

A Gaza, le Hamas a dĂ©noncĂ© « un nouveau crime grave d’IsraĂ«l qui vise les Palestiniens mais aussi l’ensemble de la communautĂ© internationale ». De son cĂ´tĂ©, la haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay a de nouveau rĂ©clamĂ© la levĂ©e du blocus de la bande de Gaza, une mesure imposĂ©e par IsraĂ«l et qualifiĂ©e « d’illĂ©gale ».

Julian Diesdorf, pour Mecanopolis

Lire l’article du Guardian

Sur le même sujet, lire également Les militaires israéliens auraient « jeté plusieurs cadavres à la mer »

juin 04 2010

Les militaires israĂ©liens auraient « jetĂ© plusieurs cadavres Ă  la mer » (vidĂ©o)

Article mis Ă  jour le 5.6.2010 Ă  02h30

FREE

Les militaires israĂ©liens Ă  bord du Mavi Marmara auraient  « jetĂ© plusieurs cadavres Ă  la mer », a indiquĂ© jeudi, Ă  son retour Ă  Rome, l’ex-otage italien Manolo Luppichini.


Tsahal a jeté plusieurs cadavres à la mer
envoyé par Mecanopolis.

Cette estimation d’un minimum de 19 tués est cohérente avec les premiers chiffres donnés, dès lundi, par une chaîne de télévision israélienne, citant des « sources militaires anonymes ». Quelques heures après, au cours de cette même journée de lundi, les autorités israéliennes imposaient à la chaîne la publication d’un démenti et à évoquer une « erreur » de sa rédaction.

« Non, il y a eu au moins 19 tués, et plusieurs cadavres ont été jetés à la mer. Je dispose des témoignages des infirmières à bord du Marmara, qui ont compté jusqu’à 170 blessés, dont plusieurs dans un état très grave », a indiqué Manolo Luppichini, avant de donner quelques détails sur les coups et mauvais traitements infligés, à terre, jusque sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, aux otages internationaux.

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Les neuf victimes reconnues actuellement par les autorités israéliennes sont toutes de nationalité turque. Le plus jeune, Dogan Forkan, 19 ans, avait la doublé nationalité turque et états-unienne. Les médecins légistes turcs qui ont procédé à l’autopsie des cadavres ont été formels : tous ont été tués par balles, dont un par des tirs à bout portant.

Israël a aussi évoqué, jeudi soir, le cas de 7 blessés « intransportables » à l’étranger, en raison de leur état de santé.

Le Cargo Rachel Corrie fait route sur Gaza

Le « Rachel Corrie », dont le contact avait été perdu dans la journée par les organisateurs de la flottille d’aide, se trouvait à 150 milles nautiques de Gaza dans les eaux internationales vendredi soir. Il devrait arriver samedi matin. Le cargo de 1 200 tonnes est le dernier bateau de la Flottille de la Liberté. Il est chargé de matériaux de construction, de 20 tonnes de papier et de beaucoup d’autres approvisionnements dont Israël refuse l’accès pour les Palestiniens assiégés de Gaza.

La Maison blanche a estimĂ©, vendredi soir Ă©galement, que le blocus israĂ©lien de la bande de Gaza n’Ă©tait pas tenable et qu’il devait ĂŞtre changĂ©.

La prĂ©sidence amĂ©ricaine a dans le mĂŞme temps demandĂ© Ă  l’Ă©quipage du « Rachel-Corrie », de se dĂ©tourner du territoire palestinien et de faire route vers le port israĂ©lien d’Ashdod pour Ă©viter toute nouvelle confrontation avec les forces israĂ©liennnes.

« Nous travaillons dans l’urgence avec IsraĂ«l, l’AutoritĂ© palestinienne et d’autres partenaires internationaux pour concevoir de nouveaux modes d’acheminement de marchandises et d’assistance Ă  Gaza », a dit Mike Hammer, porte-parole du conseil de sĂ©curitĂ© nationale de la Maison blanche.

« Les dispositions actuelles sont intenables et doivent ĂŞtre changĂ©es. Pour l’heure, nous appelons toutes les parties Ă  se joindre Ă  nous pour encourager des dĂ©cisions responsables de toutes parts afin d’Ă©viter toute confrontation inutile », a-t-il encore ajoutĂ© dans dans le communiquĂ©.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Avec les informations d’Europalestine et du site d’information italien IGN

juin 03 2010

La « BioDynamic Signature » détrône la puce RFID

Les puces RFID appartiennent dĂ©jĂ  Ă  la prĂ©histoire de la biomĂ©trie. Une nouvelle technologie, appelĂ©e « BioDynamic Signature », mise au point par une sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, permet d’ores et dĂ©jĂ  de relever l’emprunte magnĂ©tique d’un individu. Plus besoin de puce Ă©lectronique, car ce sont les signaux Ă©lectro-physiologiques que votre corps Ă©met qui permettent de vous identifier.

BDS

C’est une dĂ©pĂŞche anodine de l’AFP, dont nous reproduisons le fac simile ci-dessous, qui annonce la mise au point d’une nouvelle technologie, appelĂ©e « BioDynamic Signature (BDS) », par l’entreprise israĂ©lienne IDesia, dĂ©voilĂ©e ce jeudi Ă  Taipei lors du Computex, l’un des plus grands salon informatiques du monde.

L’article de l’agence de presse prĂ©sente la BDS comme une avancĂ©e mĂ©dicale qui devrait permettre Ă  chacun «  d’Ă©valuer stress et humeur ». Il suffira pour cela de « saisir deux capteurs Ă  la forme similaire Ă  une souris pour mesurer prĂ©cisĂ©ment son activitĂ© cardiaque. » Des relevĂ©s qui devront ĂŞtre « combinĂ©s aux donnĂ©es personnelles du patient », comme l’âge par exemple, et qui permettront de calculer son niveau de stress.

DĂ©pĂŞche de l’AFP. Cliquer sur l’image pour l’agrandir :

idesia

C’est pourtant Ă  un tout autre usage qu’est en rĂ©alitĂ© destinĂ©e la technologie « BioDynamic Signature ». IDesia travaille Ă  ce projet d’identification biomĂ©trique depuis 2006. Il s’agit de pouvoir relever l’emprunte magnĂ©tique d’un individu au moyen des signaux Ă©lectro-physiologique qu’il Ă©met. « Personne n’avait encore jamais rĂ©ussi Ă  crĂ©er un système biomĂ©trique qui permettent d’authentifier passivement un individu, par un simple toucher sur du mĂ©tal ou un matĂ©riau conducteur », dĂ©clare le Dr Daniel Lange, inventeur du BDS, dans la plaquette technique d’IDesia que nous nous sommes procurĂ© (1).

Le procĂ©dĂ© est simple, mais redoutable : on prĂ©lève d’un individu une sorte de code gĂ©nĂ©tique magnĂ©tique et il est ensuite possible de l’identifier Ă  chaque fois qu’il est en contact avec un capteur BDS. Le directeur d’IDesia, Baruch Levanon, prĂ©cise que si l’identification nĂ©cessite un contact (comme poser sa main sur une poignĂ©e de porte, un tĂ©lĂ©phone, etc) l’authentification peut en revanche se faire depuis plusieurs mètres, et « mĂŞme depuis une carte Ă  puce de type bancaire ».

« La caractĂ©ristique la plus importante pour une utilisation quotidienne de la biomĂ©trie est la commoditĂ©, ajoute M. Baruch, on peut donc sans peine Ă©quiper chaque ordinateur d’un capteur BDS, de sorte Ă  identifier les consommateurs lors de leurs achats en ligne sur Internet. » On est loin de l’Ă©valuation du stress prĂ©sentĂ©e par l’AFP.

En vue de sa commercialisation, prĂ©vue au quatrième trimestre 2010, une première sĂ©rie de tests de la technologie BDS ont Ă©tĂ© effectuĂ©s par le National Physical Laboratory Ă  Londres. Les premiers kits d’IDesia ont Ă©tĂ© distribuĂ©s aujourd’hui au salon de Computex. La brochure qui l’accompagne annonce fièrement : « Vous le verrez, l’application de notre technologie est sans fin. »

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

Note :

1 Plaquette technique d’IDesia (pdf)

juin 01 2010

Nouvel acte de piraterie sioniste

L’armĂ©e sioniste vient de commettre un nouvel acte de piraterie dans les eaux internationales en s’attaquant Ă  la flottille « Marmara » chargĂ©e de nourritures et de mĂ©dicaments pour les populations de la bande de Gaza soumise Ă  un blocus israĂ©lien depuis quatre ans. L’assaut du commando sioniste s’est soldĂ© par la mort d’au moins vingt personnes en majoritĂ© de nationalitĂ© turque (le nombre exact des victimes reste imprĂ©cis Ă  l’heure ou nous publions ce texte, Ndlr). La machine de propagande sioniste a aussitĂ´t Ă©tĂ© mise en branle pour accuser les vilains militants intĂ©gristes d’Al QaĂŻda.

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Pour ceux qui ont encore quelques doutes, ce nouvel acte de piraterie sioniste illustre si besoin est la vraie nature de l’entité sioniste créée de toutes pièces par les puissances colonialistes et impérialistes du début du XXème siècle pour jouer le rôle de gendarme dans une région du monde hautement stratégique tant pour ses sous-sols qui regorgent de pétrole que pour sa position géographique en temps de guerre et de conflits armés. Les membres du commando sioniste qui a massacré de sang froid des civils désarmés savaient parfaitement que leur crime restera impuni comme les autres crimes commis dans le passé et que la violation des eaux internationales n’entraînera qu’une tempête dans un verre d’eau. La preuve en est le mutisme des gouvernements américains et anglais et les pleurnicheries de l’Europe et de la France en particulier confirmant l’adage qui dit qu’un serpent ne mord jamais sa queue.

Hazard de calendrier, au moment même où l’armée sioniste massacrait des civils en Méditerranée, se tenait un forum organisé conjointement à Tel-Aviv par l’ambassade de France le quotidien Haertz sur le thème de « la démocratie et ses nouveaux défis ». C’est le propagandiste sioniste et le philosophe du supermarché, Bernard-Henri Lévy qui a ouvert le forum en évoquant le rôle des juifs dans l’avènement de la démocratie et en louant surtout la vigueur de la « démocratie » en Israël. Ce forum prévu pour durer trois jours (de dimanche à mardi) abordera les questions de la liberté de la presse, du rôle de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté dans la vie politique. L’organisation de ce forum sur la démocratie tombe à point, car la flottille attaquée par le commando sioniste se dirigeait vers la bande de Gaza pour protester contre le blocus imposé à un million et demi de gazaouis qui ont eu le tort et le malheur de voter majoritairement en 2006 pour le Hamas. Connaissant parfaitement les faiblesses notoires de BHL pour la démocratie américaine et pour les thèses des néoconservateurs américains qui avaient planifié la guerre de l’Irak, nous avons du mal à comprendre la position d’un homme qui prétend être un philosophe et qui s’ingénie à prouver le même et son contraire.

BHL et ses compères sionistes considèrent qu’un État est une dĂ©mocratie quand ses habitants Ă©lisent « librement » leurs reprĂ©sentants et leurs gouvernants au suffrage universel. Pour BHL, l’État sioniste est donc une dĂ©mocratie qu’il convient d’opposer Ă  ses voisins arabes qui sont par dĂ©finition des dictatures. Nous sommes d’accord avec BHL pour dire qu’en effet tous les rĂ©gimes arabes sont des dictatures et lĂ  il n’y a pas l’ombre d’un doute. Mais lĂ  oĂą le bat blesse, c’est que le Hamas est arrivĂ© au pouvoir par la voie dĂ©mocratique suite Ă  des Ă©lections et par l’intermĂ©diaire des urnes comme n’importe Ă©lu dans n’importe quelle dĂ©mocratie occidentale. Imaginons un seul instant que les vingt-six pays de l’union EuropĂ©enne aient dĂ©cidĂ© de boycotter et d’exclure la France en 2007 suite Ă  l’ élection Ă  la prĂ©sidence française d’un sioniste notoire, Sarkozy. La rĂ©plique, on la connaĂ®t Ă  l’avance: ce serait un tollĂ© gĂ©nĂ©ral et une atteinte Ă  la lĂ©gitimitĂ© politique d’un prĂ©sident Ă©lu dĂ©mocratiquement par le peuple français. Comme n’importe quel prĂ©sident Ă©lu en Europe et aux Etats-Unis, le mouvement islamiste le Hamas a lui aussi gagnĂ© sa lĂ©gitimitĂ© politique par les urnes et dans des Ă©lections reconnues par des observateurs internationaux prĂ©sents sur place lors du vote comme libres et honnĂŞtes.

Si le philosophe du supermarché BHL et ses compères sionistes n’avaient pas un esprit tordu, ils auraient reconnu la légitimité politique du Hamas et ils auraient traité avec le mouvement palestinien comme partenaire à part entière. Or, non seulement les dirigeants de l’État sioniste n’ont pas reconnu le triomphe électoral du Hamas, ils ont œuvré bien au contraire à son élimination et à sa liquidation en lui collant l’étiquette d’organisation terroriste avant de lui faire la guerre de décembre 2008-janvier 2009. Le fait de liquider physiquement ses adversaires politiques, ce sont plutôt des méthodes dignes des dictatures comme ce fut le cas de Pinochet au Chili qui n’a pas hésité à faire bombarder le palais de la Moneda et à éliminer physiquement le président démocratiquement élu, Salvador Allende.

En cherchant désespérément à éliminer physiquement le Hamas et à affamer les gazaouis qui ont voté massivement pour le mouvement palestinien, l’État sioniste révèle sa vraie nature, non pas celle d’une démocratie comme le prétendent BHL et ses compères sionistes mais celle d’une dictature qui n’hésite pas à recourir à la violence et à la guerre pour liquider physiquement ses adversaires. L’accusation contre le Hamas d’être une organisation terroriste relève du domaine de la propagande sioniste internationale dont l’Europe a malheureusement été victime, elle qui a pourtant connu le nazisme et le fascisme et que les résistants pendant la Seconde Guerre mondiale étaient considérés par les occupants nazis comme des terroristes.

La démocratie à géométrie variable de BHL et de ses compères sionistes a eu pour principale conséquence la punition collective d’un million et demi de palestiniens dont la seule faute est d’avoir voté pour le mouvement palestinien, le Hamas. Après une guerre particulièrement meurtrière en décembre 2008 et janvier 20O9 qui a fait plus de mille victimes en majorité des enfants, des femmes et des vieillards, des dizaines de milliers de blessés, de la destruction quasi complète de l’infrastructure de la bande de Gaza, c’est le blocus qui frappe aujourd’hui les habitants de la bande de Gaza parqués dans un compound et dans une bande de terre grande comme un département français.

Qui dit blocus, dit précarité, inanition, privation, famine et misère sociale et économique. Imaginons un scénario familier à BHL et à tous ceux qui ont pourfendu en leur temps les crimes et le génocide commis jadis en Union soviétique. Si le million et demi de gazaouis était soumis à un blocus par l’ex-URSS, la Chine, Cuba, Corée du Nord, BHL et ses compères sionistes et non sionistes auraient aussitôt hurlé au génocide et à la famine. et par « la mort d’inanition ». Les auteurs du Livre noir du communisme ont consacré un chapitre entier traitant de la famine en Ukraine durant les années 1932-1933 et ils ont même inventé des termes tels que « famine provoquée », «mort d’inanition » etc.

On l’aura compris, le génocide et la famine provoquée par le blocus de la bande de Gaza, BHL et ses compères sionistes s’en soucient comme d’une guigne et pour cause, la bande de Gaza de 2010 n’est pas un enjeu dans la lutte anticommuniste et que les affameurs et les tyrans génocides ne s’appellent plus Staline et Molotov mais Ariel Sharon, Ehud Olmert et Benjamin Netannyahou et Cie. Les habitants de la bande de Gaza apprécieront !

Faouzi Elmir, pour Mecanopolis

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mai 13 2010

« Israël est derrière le 11 septembre », selon le professeur Sabrosky (audio)

« Le 11 septembre a directement causĂ© la mort ou blessĂ© plus de 60′000 AmĂ©ricains, et Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays ont Ă©tĂ© tuĂ©es, blessĂ©es ou rendues sans-abri. C’est une une plaie actuelle ! Ce n’est pas votre blessure de l’USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam, c’est une plaie ouverte ! Et ce que les AmĂ©ricains doivent savoir, c’est que ce sont les IsraĂ©liens qui l’ont fait. Ils l’ont fait ! »

Professeur Alan Sabrosky

Sabrosky



Transcription de l’entretien :

Mark Glenn : Dr Sabrosky, bienvenue à l’émission.

Dr Alan Sabrosky : Merci beaucoup, Mark. C’est un plaisir d’être ici.

MG : Eh bien, croyez-moi, tout le plaisir est pour nous. Comme je l’ai dit, cet article que vous avez Ă©crit cette semaine – il y a très peu d’articles qui captent vraiment mon attention ces temps-ci, comme vous pouvez le comprendre, Dr Sabrosky, parce qu’il y a tellement d’informations et tant de gens qui s’expriment. Mais celui-ci a particulièrement captĂ© mon intĂ©rĂŞt et maintenu mon intĂ©rĂŞt pendant toute la lecture de cet article – que je vais vous lire ici dans une minute. Mais avant d’entrer lĂ -dedans, je vais juste aller de l’avant et vous donner la parole ici, et vous laisser dire des choses que je crois nĂ©cessaire de dire.

AS : Mark, nous nous sommes parlés plus tôt et, vous le savez, mes sentiments sont que je suis tout à fait disposé à débattre de problèmes avec n’importe qui sur n’importe quel sujet. La plupart d’entre nous ont des vues différentes sur les choses, et aucun d’entre nous, je pense, ne croit détenir toute la vérité pour lui-même. Ceux qui le croient sont des imbéciles.

Le sujet sur lequel j’ai Ă©crit cette fois a attirĂ© mon attention aussi parce que s’il y a quelque chose qui est plus important c’est la loyautĂ© : la loyautĂ© envers le pays, la loyautĂ© envers le peuple, la loyautĂ© Ă  la Constitution. Et Ă  mon grand mĂ©contentement et j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majoritĂ© des juifs amĂ©ricains donnent leur allĂ©geance Ă  un pays Ă©tranger. Ils peuvent avoir la citoyennetĂ© amĂ©ricaine, mais leur allĂ©geance va Ă  IsraĂ«l. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique qui est tout aussi malhonnĂŞte que la bigamie matrimoniale. Je ne suis pas mariĂ© en ce moment, mais quand je l’étais, la loyautĂ© envers ma conjointe Ă©tait absolue. Elle doit ĂŞtre lĂ . Je pouvais regarder et dire : « Ah ! Il y a Farrah Fawcett, » et je pouvais admirer quelqu’un lĂ -bas mais je n’ai pas offert Ă  cette personne mon allĂ©geance. Il y a une diffĂ©rence entre admirer de loin et donner allĂ©geance Ă  cette chose. Et c’est la mĂŞme chose avec un pays.

Certains de mes parents [amĂ©ricains] sont allemands, certains sont irlandais, et ils ont tous une certaine mesure d’allĂ©geance Ă  ces cultures, mais ce n’est pas une allĂ©geance politique. Il s’agit d’une appartenance sociale. C’est comme dire : « On va se tenir debout le jour de la St-Patrick », ou « On va se tenir debout Ă  l’Oktoberfest », ou « Nous allons fĂŞter ça,« et nous sommes fiers d’être allemands ou irlandais, ou quoi que ce soit d’autre. Mais aucun d’entre nous ne donne son allĂ©geance Ă  l’Irlande ou Ă  l’Allemagne. Les Juifs le font. Et si nous ne le disons pas – peu m’importe d’être taxĂ© d’antisĂ©mite – si nous ne nous levons pas pour dire, « La vĂ©ritĂ© est la vĂ©ritĂ©, leur allĂ©geance Ă  un pays Ă©tranger, ils sont des traĂ®tres », alors nous sommes malhonnĂŞtes avec nous-mĂŞmes.

MG : Ce serait une chose s’ils avaient cette allĂ©geance Ă  ce pays Ă©tranger, et que les intĂ©rĂŞts nationaux de ce pays Ă©tranger imitaient les nĂ´tres – or ce n’est pas le cas. La troisième patte de ce fauteuil est aujourd’hui un homme ayant vĂ©cu de première main le fait que les intĂ©rĂŞts nationaux de cet autre pays ne sont pas les mĂŞmes que les intĂ©rĂŞts nationaux de ce pays.

AS : Mais c’est encore plus que cela, Mark. J’ai eu une discussion amère avec un de mes cousins juifs qui a Ă©migrĂ© en IsraĂ«l et conservĂ© la nationalitĂ© amĂ©ricaine. Si quelqu’un aime un autre pays assez pour y dĂ©mĂ©nager : tant mieux pour lui. Ils y vont, et c’est tout – ils sont partis. Mais ils gardent la nationalitĂ© amĂ©ricaine afin de pouvoir continuer Ă  participer Ă  nos Ă©lections, Ă  siĂ©ger dans nos bureaux – regardez Rahm Emanuel : il a servi dans les forces armĂ©es israĂ©liennes, et non dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines, et il est de loin la deuxième personne la plus puissante de ce pays – facilement.

C’est une trahison. Je vais vous dire maintenant : si les Palestiniens avaient la même influence en Amérique, je m’y opposerais de la même manière. Je me fous de quel pays il s’agit, quelle est l’allégeance, ce qui compte pour moi, c’est que si vous êtes américain, vous aimez ce pays en premier, et en dernier, et ça s’arrête là. Et je ne m’inquiète pas que vous soyez de la Navy, de la Marine, peu importe ce que vous êtes. Phil, vous et moi serons sans doute d’accord sur ce point — et sans doute l’une des rares choses sur lesquelles un gars de la Navy et un gars de la Marine soient d’accord — mais je pense que chacun de nous est d’accord que la loyauté envers l’Amérique est la seule part non-négociables de la citoyenneté américaine.

Phil Tourney (survivant du USS Liberty) : Absolument, Alan, et je vais vous dire, vous ĂŞtre un Marine des États-Unis, cela vous est consubstantiel, et d’être un Marine – Semper Fidelis, toujours fidèle – vous ĂŞtes fidèle Ă  votre pays ; et je suis dĂ©solĂ© que vous ayez eu cette prise de bec avec votre cousine, mais vous ĂŞtes toujours fidèle Ă  votre pays et je comprends exactement d’oĂą vous venez.

** Mark, je ne pense pas que tu aies lu au début de l’émission les références du docteur. Je souhaiterais que tu le fasses, parce que ça signifie beaucoup, et cela signifie beaucoup pour moi de les entendre.

MG : Absolument, et je vais le faire dès maintenant car je suis sur le point d’entamer la lecture de cet excellent article.

Alan Sabrosky (Ph.D, Université du Michigan) est un Américain qui a oeuvré pendant dix ans dans le corps des Marines et qui est un ancien diplômé de l’US Army War College.

Maintenant, non seulement cela – Dr. Sabrosky me corrigera si je me trompe ici – non seulement vous ĂŞtes diplĂ´mĂ© de l’US Army War College, mais vous Ă©tiez le directeur des Ă©tudes pendant un certain temps – est-ce exact ?

AS : C’est exact. Pendant cinq ans et demi.

MG : Cinq ans et demi comme directeur d’études à l’US Army War College. Vous savez, de tous les titres que j’aimerais avoir à la suite de mon nom, Dr Sabrosky, celui de directeur des études au US Army War College serait certainement l’un d’entre eux.

AS : Merci beaucoup, j’apprécie.

MG : Très bien, Mesdames et Messieurs, mĂŞme si j’ai l’air de la mère d’un Ă©colier ici en lisant cet article pour vous, nĂ©anmoins, je vais le faire. Non pas comme un geste d’insulte Ă  votre intelligence – parce que je sais que vous ĂŞtes tous bien lettrĂ©s – mais j’ai Ă©tĂ© tellement impressionnĂ© par cet article qu’il soit dĂ»ment conservĂ© ici dans le contexte de cette conversation, et c’est la raison pour laquelle je vais le lire.

En date du 12 mars 2010, par le Dr Alan Sabrosky :

Le visage sombre du nationalisme juif

« Le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahou a dit un jour Ă  une rĂ©union du Likoud qu’ « IsraĂ«l n’est pas comme les autres pays. » Curieusement pour lui, cette fois lĂ  il disait la vĂ©ritĂ©, et ça n’est nulle part plus Ă©vident que dans l’exemple du nationalisme juif, qu’on lui attribue ou pas l’étiquette de « sioniste ».

Le nationalisme dans la plupart des pays et des cultures peut avoir des aspects positifs et négatifs, unifiant un peuple et, quelquefois, le poussant contre son voisin. L’extrémisme peut émerger, et l’a souvent fait, au moins en partie dans presque tous les mouvement nationalistes/d’indépendance dont je me souviens (par exemple, le mouvement nationaliste français avait La Terreur, le Kenya avait les Mau-Mau, etc.)

Mais alors que l’extrémisme des autres mouvements nationalistes est une aberration, l’extrémisme dans le nationalisme juif est la norme, montant les juifs sionistes (laïques ou observateurs) contre les Goyim (le reste du monde), qui sont potentiellement ou bien des prédateurs ou bien des proies certaines, sinon les deux successivement. Cela ne signifie pas, d’aucune façon, que tous les Juifs ou tous les Israéliens ressentent et agissent ainsi. Mais cela signifie qu’Israël est aujourd’hui ce qu’il ne peut éviter d’être, et ce qu’il serait sous n’importe quel gouvernement élu (un point que je vais développer dans un autre article).

Les différences entre le nationalisme juif (le sionisme) et celui d’autres pays et cultures, sont selon moi quadruples :

1. Le sionisme est un vĂ©ritable balai de sorcière de xĂ©nophobie, de racisme, d’ultra-nationalisme, de militarisme, ce qui le place en dehors d’un simple « contexte nationaliste » – par exemple, quand j’étais en Irlande (dans les deux portions), je n’ai vu aucune indication selon quoi les PIRAs ou quelqu’un d’autre faisaient pression pour qu’une Irlande unie planifie d’envoyer les protestants dans des camps ou Ă  l’extĂ©rieur du pays, bien qu’il puisse très bien y en avoir une poignĂ©e qui pense ainsi – et qui dĂ©passerait de loin les misères infligĂ©es par les nazis ;

2. Le sionisme sape la loyautĂ© civique de ses adhĂ©rents dans les autres pays, ce que les autres mouvements nationalistes (et mĂŞme des mouvements ultra-nationalistes comme le nazisme) n’ont pas fait – par exemple, une grande majoritĂ© des Juifs amĂ©ricains, y compris ceux qui n’ont pas ouvertement la double citoyennetĂ©, Ă©pousent une forme de la bigamie politique appelĂ©e « double loyautĂ© » (Ă  IsraĂ«l et aux États-Unis) qui est tout aussi malhonnĂŞte que la bigamie matrimoniale, les tentatives de faire impasse sur la prĂ©sĂ©ance qu’ils accordent Ă  IsraĂ«l par rapport aux États-Unis (beaucoup de Rahm Emanuel lĂ -bas qui ont servi dans l’armĂ©e israĂ©lienne mais PAS dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines), et n’a absolument aucun parallèle dans le sens d’une identitĂ© nationale ou culturelle adoptĂ©e par n’importe quel autre groupe ethnique ou racial dĂ©finissable aux États-Unis – mĂŞme le Bund nazi aux États-Unis a disparu une fois que l’Allemagne et les États-Unis sont entrĂ©s en guerre, avec la quasi-totalitĂ© de ses membres se portant volontaires dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines ;

3. L’« ennemi » des mouvements nationalistes normaux est la puissance occupante et peut-être ses alliés, et une fois l’indépendance assurée, des relations normales avec la puissance occupante sont vraiment la norme, mais pour le sionisme presque tout le monde extérieur est un ennemi réel ou potentiel, ne différant qu’en terme de proximité et de position dans sa très longue liste d’ennemis (qui est maintenant la liste des cibles des États-Unis) ; et

4. Presque tous les mouvements nationalistes (y compris les irrĂ©dentistes et les variantes sĂ©cessionnistes) ont l’intention de crĂ©er un État indĂ©pendant Ă  partir d’une population en place ou pour rĂ©unir un peuple sĂ©parĂ© (comme les Allemands des Sudètes dans les annĂ©es 1930) – il est très rare qu’il comprenne le dĂ©placement massif d’une autre population indigène, qui est beaucoup plus commune dans les mouvements colonialistes rĂ©ussis tels qu’aux États-Unis – et peut-ĂŞtre une raison expliquant que la plupart des AmĂ©ricains ne se sentent pas concernĂ©s par ce que les IsraĂ©liens font subir aux Palestiniens, mĂŞme s’ils le savaient, puisque ce n’est pas tellement diffĂ©rent de ce que les EuropĂ©ens d’AmĂ©rique du Nord ont fait aux AmĂ©rindiens ici sur une plus longue pĂ©riode de temps et avec une technologie peu dĂ©veloppĂ©e.

Les implications pour les perspectives de paix au Moyen-Orient, et pour d’autres pays sous l’emprise (ou pas) de leurs lobbies juifs domestiques, donnent le frisson. Le fait que le livre du DeutĂ©ronome prenne vie dans un État dotĂ© d’un arsenal nuclĂ©aire serait suffisant pour donner Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  quiconque n’est pas soumis par l’argent ou la corruption – qui de nos jours englobe le gouvernement des États-Unis, compte tenu de l’inclination d’IsraĂ«l Ă  lancer de la boue dans le visage de l’administration Obama et compte tenu de l’inclination visible Obama Ă  accepter cela avec le sourire, l’ « Oncle Tom » de Bibi Netanyahou vient Ă  Washington.

Feu le gĂ©nĂ©ral Moshe Dayan, qui – sionistes ou pas – fait partie de mon propre PanthĂ©on honorifique des hĂ©ros militaires, aurait apparemment fait remarquer que la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l dĂ©pend du fait qu’elle soit perçu par autrui comme un chien enragĂ©. Il avait sans doute raison. Mais il a nĂ©gligĂ© de noter que la rĂ©ponse prĂ©fĂ©rĂ©e de tout le monde est de tuer ce chien enragĂ© avant qu’il puisse dĂ©cider de se dĂ©chaĂ®ner et de mordre. Il s’agit d’une option Ă  considĂ©rer. »

MG : C’est ce qu’écrit Alan Sabrosky PhD, ancien directeur des études à l’US Army War College.

Dr. Sabrosky, je ne peux penser Ă  aucun autre article que j’aie lu, de mĂ©moire rĂ©cente, qui rĂ©sume essentiellement le problème auquel nous avons affaire en ce moment de manière plus prĂ©cise et aussi succincte que cet essai que vous avez Ă©crit. Vous avez, pour toutes fins pratiques, enfoncĂ© le clou de cette affaire. Je suppose que la raison pour laquelle je suis tellement enthousiasmĂ© par cet article, Dr Sabrosky, est que l’une des choses que j’ai notĂ© au sujet de ce problème auquel nous faisons face – en termes de sionisme, de la puissance du lobby juif, et tout le reste – c’est que tout est enveloppĂ© dans un brouillard de confusion ou de mystère, et cela, je crois, de façon dĂ©libĂ©rĂ©e. Je pense que c’est l’un des principaux Ă©lĂ©ments expliquant le fait que ce puissant intĂ©rĂŞt Ă©tranger soit en mesure d’obtenir ce qu’il veut. Je veux dire, regardons les choses en face : il s’en est tirĂ© avec l’attaque d’un navire amĂ©ricain durant près de deux heures et tuant 34 hommes – c’était un acte de guerre, et ils s’en sont tirĂ©s. Non seulement ils s’en sont tirĂ©s, ils ont mĂŞme Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s par trois milliards de dollars par annĂ©e minimum. Quand on regarde les deux guerres dans lesquelles les États-Unis se retrouvent, et sur le seuil d’au moins deux autres, et tout cela au profit d’un certain pays Ă©tranger assis sur la rive orientale de la mer MĂ©diterranĂ©e – ils ont eu un franc succès Ă  mettre tout cela en place et je pense que l’une des principales composantes de cela est le fait que très peu de gens comprennent rĂ©ellement la nature du problème – et je pense que votre article rĂ©vèle essentiellement le problème, qui est que lorsque vous avez des gens qui essaient de dire qu’ils sont fidèles aux États-Unis et, en mĂŞme temps, fidèles Ă  un gouvernement Ă©tranger, c’est un mensonge.

AS : Ça l’est, et c’est plus que cela, Mark. Ce que nous devons proclamer bien haut, c’est que non seulement ils ont attaqué le USS Liberty, ils ont fait le 11 septembre. Ils l’ont fait.

J’ai eu de longues conversations au cours des deux dernières semaines avec des contacts à l’Army War College, au Siège du corps de la Marine, et j’ai dit très clairement dans les deux cas qu’il est à 100% certain que le 11 septembre était une opération du Mossad [services secrets israéliens]. Point final.

Vous savez, Phil, je ne dĂ©nigre pas ce qui est arrivĂ© au USS Liberty, pas le moins du monde – vous comprenez cela – mais pour la plupart des AmĂ©ricains ce qui est arrivĂ© au USS Liberty, ou au Vietnam, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant, c’est de l’histoire ancienne. Vous savez, ils peuvent ĂŞtre prĂ©occupĂ©s Ă  ce sujet, mais ils ne vont pas se mettre en colère Ă  ce sujet.

Le 11 septembre a directement causé plus de 60 000 Américains morts et blessés, Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays nous avons tués ou blessés ou rendus sans-abri, et c’est une plaie actuelle. Ce n’est pas votre blessure du USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam. Nous en avons tous les deux, chacun de nous s’en préoccupe. Mais c’est une plaie ouverte. Et ce que les Américains ont besoin de comprendre, c’est que c’est eux qui l’ont fait. Ils l’ont fait. Et s’ils comprennent cela, Israël va disparaître. Israël va tout simplement disparaître de cette Terre.

J’ai envoyĂ© un film Ă  l’un de mes collègues et cela montrait essentiellement des AmĂ©ricains endeuillĂ©s alors que leurs morts sont rapatriĂ©s. Et je l’ai montrĂ© l’un d’eux – c’est une femme – le coeur complètement arrachĂ© par la douleur en train de pleurer son soldat mort. Et j’ai dit, vous le savez, si jamais les AmĂ©ricains savent qu’IsraĂ«l a fait cela, ils vont les rayer de la surface de la Terre, et ils ne vont pas s’en faire pour eux comme lorsqu’on tue un rat – pardonnez mon langage – de ce que cela va coĂ»ter. Ils n’auront pas de pitiĂ©. Ils vont le faire. Et ils le devraient. Et ils le devraient.

PT : Alan, votre article et votre cĹ“ur et votre tĂ©moignage et ce que vous croyez en est dĂ©chirant pour moi. C’est comme nos pères fondateurs, et leurs ombres, qui parlent et qui disent : « Nous devons rĂ©soudre ce problème, nous devons le faire Ă  notre manière, et nous devons le faire maintenant, ou nous seront terrassĂ©s. »

AS : Exactement. Absolument, Phil. Je suis entièrement d’accord.

TP : Votre article doit être expédié à la Bibliothèque du Congrès immédiatement.

AS : Eh bien, je peux vous dire qu’il est lu par certaines personnes au siège du corps des Marines et à l’Army War College. Je leur ai envoyé la semaine dernière et j’ai eu de longues discussions avec les gens là-haut, et il y a certaines personnes très, très mécontentes.

MG : Que disent-ils, si vous pouvez parler de cela, Dr Sabrosky ?

AS : L’étonnement. La première chose, Mark, est l’étonnement. Ils ne savaient pas. Ils ne savaient vraiment pas. Et ce ne sont pas des gens stupides. Ils ne savaient vraiment pas.

Et la rĂ©action suivante est la rage. Une vĂ©ritable rage. Et les sionistes jouent ceci comme un pari « tout ou rien », parce que s’ils perdent celui-ci, si le peuple amĂ©ricain rĂ©alise ce qui s’est passĂ©, ils sont finis.

Et je vais vous dire franchement – je ne pense pas que l’un de vous ait une ascendance juive. J’en ai. Vous savez, j’ai un grand-parent qui est juif. Comme nous en parlions moi et Phil Weiss de Mondoweiss – c’est un juif qui publie beaucoup d’articles critiques sur IsraĂ«l – et j’ai dit que pour le Rabbinat orthodoxe je ne suis pas un Juif. Mais pour les nazis, je suis passĂ© par lĂ . Et si cela explose, je vais tomber avec le reste d’entre eux. Et je le sais. Je le sais tout simplement. Mais si tel est le prix pour refaire l’AmĂ©rique Ă  neuf…

Quand j’ai prĂŞtĂ© serment il y a 51 ans au sein du corps de la Marine des États-Unis, personne ne nous a promis la vie. Personne ne l’a fait. Ils nous ont promis le devoir, la fidĂ©litĂ© et le service – et peut-ĂŞtre la mort. Et c’est comme ça qu’ils nous parlait en 1959. Je ne pense pas qu’ils leur parlent encore ainsi. Mais en 1959 ils le faisaient, et si ma mort Ă©tait une condition nĂ©cessaire pour sauver l’AmĂ©rique – alors, qu’importe, j’aurais pu mourir au Vietnam. C’est mon service, mon pays, mon corps [de la Marine]. Et, Phil, c’est comme vous dans la Navy : nous avons signĂ© pour cela et nous aimons notre service. Et aucun de nous ne veut mourir. Certes, je ne le veux pas. Je ne pense pas que l’un de vous ne le veuille. Mais si c’est le prix, alors c’est le prix que j’aurai Ă  payer. Je le pense vraiment.

PT : Quand vous parlez des Marines, j’ai le plus grand respect et je connais votre devoir envers votre pays. Lorsque la torpille a frappé notre bateau et que je suis entré dans la partie inondée, devinez qui j’ai tiré de là : un soldat de la Marine des États-Unis, du nom de Bryce Lockwood. Et il était accroché à un autre marin et lui sauva la vie, et il a reçu une étoile d’argent. Dieu le bénisse pour cela.

Et je comprends de tout mon cĹ“ur ce qu’il y a dans le vĂ´tre, car je l’ai dans mon cĹ“ur. Je n’ai pas appris en devenant un marin en tant que tel, mais je l’ai appris par la grâce de Dieu pour sauver notre navire, je l’ai appris par des savants comme vous, je l’ai appris par des bons amis comme Mark Glenn et mes compagnons de bord – et je l’ai appris Ă  travers les actions d’IsraĂ«l. Et quand vous m’avez frappĂ© très, très fort il y a tout juste une seconde lorsque vous avez parlĂ© du 11 septembre. Vous ĂŞtes très prĂŞt Ă  dire que, oui, ils l’ont fait, le 11 septembre. Oui, ils ont fait. Et, vous savez, mon cĹ“ur s’est brisĂ©. Et j’ai vu cet avion – le dernier – entrer dans la tour. Et de voir cela … Je veux dire, je sais que c’est dans votre cĹ“ur, et dans celui de Mark, et tout les autres, de voir vos compatriotes amĂ©ricains massacrĂ©s et assassinĂ©s comme ils l’ont fait au USS Liberty. Alan, c’est quelque chose qui, si nous ne parlons pas, si nous n’avertissons pas les gens Ă  ce sujet – je crois que Dieu veut que nous le fassions – et si nous ne le faisons pas : honte Ă  nous.

AS : Je suis amplement d’accord Ă  ce sujet, et je vais vous le dire – j’ai un rĂŞve, comme Martin Luther King Jr. a dit un jour, et mon rĂŞve est que les 5e et 6e flottes des États-Unis attaquent IsraĂ«l et le rasent. Et c’est la fin de ce rĂŞve.

MG : Juste pour le rappel, Dr Sabrosky, c’était il y a trois ans – et je me souviens distinctement que j’étais Ă  une Ă©mission de radio au cours des prĂ©paratifs pour la rĂ©union des gars du Liberty qui allait avoir lieu Ă  [Washington] DC – et j’ai fait une prĂ©diction en ondes que je pensais de tout mon cĹ“ur Ă  l’époque et je le crois toujours de tout mon coeur, qu’un jour, d’une manière ou d’une autre – je ne sais pas exactement comment cela va se passer – je m’en doute – qu’un jour et d’une façon ou d’une autre, peut-ĂŞtre beaucoup plus tĂ´t qu’aucun de nous s’y attend, les États-Unis vont se trouver en guerre avec IsraĂ«l. Et je veux dire une vraie guerre de tirs.

Maintenant, techniquement parlant, nous sommes en guerre avec elle parce qu’elle est en guerre avec nous. Elle cherche à nous détruire. Nous ne l’avons tout simplement pas réalisé pour le moment.

Ma prĂ©diction personnelle est que, probablement, – encore une fois, plus tĂ´t qu’aucun d’entre nous pourrait s’y attendre ou ne souhaite l’envisager – IsraĂ«l va commettre un autre 11 septembre. Elle va faire un nouveau USS Liberty. De toute Ă©vidence, certaines personnes assez puissantes dans certains lieux très visibles, comme le prĂ©sident du Joint Chiefs of Staff, Mike Mullen, pense que c’est une possibilitĂ©, Ă©tant donnĂ© qu’il a coupĂ© court Ă  un voyage qu’il avait fait en l’Europe il y a quelques annĂ©es pour s’empresser d’aller en IsraĂ«l pour rencontrer son homologue et l’avertir en termes non Ă©quivoques combien il Ă©tait important qu’il n’y ait pas un second USS Liberty.

Ainsi, concernant ce que vous deux venez de parler, que nous avons besoin d’en parler, je vais proposer une autre thĂ©orie ici pour en discuter. Nous aurions dĂ©jĂ  eu ce second 11 septembre, ou ce second USS Liberty – cela aurait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© un fait accompli si ce n’était du fait qu’un nombre croissant de personnes ont parlĂ© de ce problème depuis le 11 septembre.

Je pense qu’IsraĂ«l a regardĂ© tout cela et s’est dit : « Nous devons laisser les choses se refroidir un peu pour le moment – si nous essayons une nouvelle tentative dès maintenant, alors nous sommes cuits : nous allons faire Ă©clater notre couverture. »

AS : Ce n’est pas seulement une question de souffler notre couverture. Si jamais les AmĂ©ricains comprennent vraiment cela – ils sont de l’histoire ancienne. Ce sera une guerre sanglante et brutale – et ils disparaĂ®tront. Je veux dire, ça ne sera mĂŞme pas un match serrĂ©. Et ils le savent. Ce qu’ils comprennent, je crois, aussi, c’est que leur influence est sur les nominations politiques. Leur effet de levier n’est pas dans les services en uniforme [militaire].

Si vous consultez l’Army Times, le Navy Times, ou n’importe lequel des journaux de n’importe quel service, vous avez une vision très diffĂ©rente de celle que l’on voit lorsqu’on regarde le Congrès et la Maison Blanche. Et l’armĂ©e n’a pas Ă©tĂ© achetĂ©e. L’armĂ©e est fidèle mais elle n’a pas Ă©tĂ© achetĂ©e. Et si jamais elle comprend cela – qu’elle le comprend vraiment, vraiment profondĂ©ment – et c’est ce que j’ai constatĂ© lorsque j’ai remis certaines de ces informations Ă  l’Army War College et au siège du Corps des Marines – et j’ai mentionnĂ© Ă  l’un de mes contacts au siège du Corps des Marines, j’ai dit : « Tu sais, ils ont fait le 11 septembre …, » et il a rĂ©pondu : « Vous n’y pensez pas.  » J’ai dit : « Absolument ».

Et si jamais ils comprennent cela, ces gens là sont de l’histoire ancienne.

MG : Eh bien, maintenant laissez-moi vous demander quelque chose, docteur, et Ă©videmment je comprends que nous avons besoin de protĂ©ger les noms des innocents ici…

AS : Il n’y a pas innocents ! [Rires]

PT : Je suis d’accord.

MG : Je voudrais en savoir un peu plus à ce sujet. Je veux dire, ces conversations que vous avez avec vos collègues qui sont encore en service en uniforme. Quelle est leur réaction lorsque vous leur dites de telles choses ?

AS : La première est l’incrĂ©dulitĂ©, et ce que je leur montre immĂ©diatement après, c’est une entrevue avec un expert en dĂ©molition danois nommĂ© Danny Jowenko, et ça montre le troisième bâtiment du World Trade Center en train de tomber – le WTC 7. Et ils regardent ça, et je leur ai dit : « Maintenant, vous comprenez que si l’un des bâtiments a Ă©tĂ© câblĂ© pour ĂŞtre dĂ©moli, ils ont tous Ă©tĂ© câblĂ©s pour ĂŞtre dĂ©molis. » Et c’est tout. C’est le point de bascule.

Je veux dire, entrer dans les arguments au sujet de qui Ă©tait aux commandes de quoi, et oĂą ils Ă©taient, et s’il y avait de la nano-thermite – ces choses sont vraies, mais elles sont accidentelles. La chose qui est nĂ©cessaire est de dire aux gens : trois bâtiments sont tombĂ©s ; le troisième n’a pas Ă©tĂ© touchĂ© par un avion, il a Ă©tĂ© câblĂ© pour une dĂ©molition contrĂ´lĂ©e, par consĂ©quent, ils ont tous Ă©tĂ© câblĂ©s pour une dĂ©molition contrĂ´lĂ©e. Et Ă  partir de cet instant, la rĂ©action est la rage. L’incrĂ©dulitĂ© d’abord et puis ensuite la rage.

MG : Eh bien, je dois vous dire, que je trouve cela très encourageant, car sur la base des conversations superficielles que j’ai eu avec certains militaires – et je fais très attention Ă  ce que je dis parce qu’on ne sait jamais sur quoi on marche lorsqu’on dĂ©marre une discussion de ce type avec l’un d’entre eux – Ă  partir de ces conversations rapides que j’ai eues avec certains d’entre eux, ils ont aucune idĂ©e et ne veulent pas en entendre parler. Ils sont fidèles au drapeau qui est sur l’écusson de leur manche gauche, et l’idĂ©e que le gouvernement puisse ĂŞtre impliquĂ© d’une manière ou d’une autre dans toutes sortes de hauts crimes et de trahison contre le peuple amĂ©ricain est impensable pour eux, ainsi je suis heureux d’entendre qu’il reste encore quelque matière grise et quelque patriotisme – au moins dans les milieux auxquels vous avez accès, Dr Sabrosky.

AS : Eh bien, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas l’entendre, c’est qu’ils ne le savent pas. Ce que j’ai fait quand je l’ai prĂ©sentĂ© Ă  ces gens et que je leur ai dit, « Examinez seulement ce point-lĂ  – il suffit de regarder cette image. Je ne vais pas vous donner d’arguments – il suffit de regarder. » Et ils regardent le film et, sans exception, ils reviennent en disant : « Ils l’ont fait, n’est-ce pas. » Je leur ai dit, « Ouais – ils l’ont fait. »

** PT : Puis-je vous interrompre ici une seconde – je voulais juste mentionner, parler des militaires, certains des militaires les plus distinguĂ©es que j’aie eu le plaisir de rencontrer … L’amiral Thomas Moore, l’ancien chef d’état-major qui nous a soutenu du dĂ©but Ă  la fin dans l’enquĂŞte sur le USS Liberty, et ainsi de suite et ainsi de suite.

Et puis Ray Davis – il Ă©tait un commandant du corps de Marine des États-Unis. Il a dit directement – cela ne concerne Ă©videmment pas le 11 septembre – que le USS Liberty n’était pas une erreur d’identitĂ©, c’était un meurtre de sang-froid, prĂ©mĂ©ditĂ©. Donc, il y a des gens dans l’armĂ©e [qui savent].

Ces gars Ă©taient retraitĂ©s Ă  l’époque – mais quand vous Ă©duquez les gens, comme vous faites, Alan, les gens qui servent dans l’armĂ©e maintenant, vous avez parfaitement raison : ils ne savent pas, car personne ne sait. Cela a Ă©tĂ© cachĂ©. Tout a Ă©tĂ© cachĂ©. Cela a Ă©tĂ© si bien camouflĂ© que ça prendrait presque un messie pour nous sortir de lĂ .

MG : Dr Sabrosky, je voulais vous demander – puisque nous sommes dans une certaine mesure en train de pronostiquer aujourd’hui, et de faire des prĂ©dictions – que pensez-vous qui va se passer ?

Je veux dire, j’avais une conversation avec quelqu’un l’autre jour à propos de la situation avec l’Iran, et le fait est que, indépendamment de savoir si l’Iran poursuit activement ou pas la construction d’une arme nucléaire, le fait est qu’Israël ne peut se permettre que cette guerre n’ait pas lieu. Quelque chose doit se produire, même si c’est juste quelques bombardements en Iran et puis rendre ça vraiment spectaculaire grâce au contrôle des médias. Ils doivent faire quelque chose pour récupérer une partie de leur image publique, alors seriez-vous d’accord avec moi sur ce point, et en supposant que vous êtes d’accord avec moi à ce sujet, que pensez-vous qu’Israël fera dans un proche avenir ?

AS : Nous allons avoir la guerre contre l’Iran. Et je suppose que la « rue arabe » va exploser.

PT : Je suis d’accord.

AS : Et les forces amĂ©ricaines, les unitĂ©s amĂ©ricaines, comme siège de la 5e Flotte Ă  BahreĂŻn, tout le reste – il va y avoir une liste de victimes desquelles nous n’allons mĂŞme pas nous prĂ©occuper.

PT : Alan, je pense que cette chose était prédestiné dès le premier jour. Ça a commencé en Afghanistan. Ils vont ensuite en Irak et l’Iran était le gros morceau de résistance prévu depuis le début. Qu’en pensez-vous ?

AS : Oui. Pas de doute là-dessus. Et en fait, si la résistance irakienne n’avait été si forte cela aurait déjà eu lieu dans la seconde administration Bush.

PT : Absolument. Je suis d’accord à 100%.

MG : Donc, toutes ces rĂ©ticences, la rĂ©ticence – peu importe comment vous voulez l’appeler – ce qui semble ĂŞtre de la rĂ©ticence de la part de l’administration Obama – qu’est-ce qui se passe selon vous ? Je veux dire, regardez, juste la semaine dernière nous avons eu quelques choses que je considère assez dramatiques qui ont Ă©tĂ© dites par l’administration Obama en ce qui concerne IsraĂ«l et les colonies de peuplement et quoi d’autre. Qu’en est-il ? Est-ce lĂ  rien de plus que de la gesticulation de la part de l’administration Obama ou sont-ils vraiment en train de se replier ?

AS : L’administration Obama n’a pas retenu un seul dollar, un seul avion – rien. Les mots ne valent pas grand chose.

Les IsraĂ©liens ont commis une erreur tactique en insultant Biden – et Biden n’est pas un de mes favoris, mais il est un gars intelligent de la rue et il n’aime pas ĂŞtre humiliĂ©. Cela fait partie de la donne. Mais rien ne s’est produit de façon Ă  affecter concrètement quoi que ce soit que nous donnons Ă  IsraĂ«l. Rien. Et tant que rien ne se passe qui puisse affecte concrètement ce que nous leur donnons, rien d’autre n’a d’importance.

MG : Pourquoi ne sommes-nous pas déjà en guerre avec l’Iran alors ?

AS : En partie parce que nous ne pouvons pas trouver une excuse suffisante pour justifier cela et pour nous permettre de nous soustraire à ce que nous faisons en Afghanistan et, dans une moindre mesure, en Irak. C’est qu’il y a juste un petit trop à gérer.

Je suis sûr que le schéma était le suivant : l’Afghanistan en 2001, l’Irak en 2003, l’Iran en 2005, la Syrie en 2007. Le problème est que la résistance irakienne n’a pas laissé cela se produire. Alors maintenant, l’échéancier est un peu différent, et je ne suis pas sûr de savoir comment cela va se jouer, mais je pense que de la manière dont nous sommes partis, c’est d’essayer de créer un prétexte pour une guerre.

Et une fois que la guerre a lieu, les gens peuvent poser des questions, mais cela ne change rien au fait de la guerre.

MG : Vous avez raison. S’il y a quelque chose que nous avons appris du Vietnam c’est qu’une fois que les troupes se sont engagés, pour une bonne ou une mauvaise raison, vous soutenez les troupes. C’est une des choses que j’ai remarqué avec la première guerre du Golfe, et c’était bien avant que je connaisse quoi que ce soit à tout ça.

J’ai pensĂ©, Ă©tant jeune, qu’en regardant le genre de manifestations qui ont eu lieu – et j’étais Ă  l’universitĂ© au moment de la première guerre du Golfe – quand on regarde le genre de manifestations qui ont eu lieu durant le Vietnam – et bien sĂ»r dans les collèges vous aviez quelques personnes grommelant et disant ceci ou cela, mais, en gĂ©nĂ©ral, les nĂ©o-conservateurs ont vraiment jouĂ© magnifiquement la guerre du Vietnam – si un tel mot peut ĂŞtre utilisĂ© pour quelque chose d’aussi tragique. Et ne vous mĂ©prenez pas, Dr Sabrosky : je sais que vous ĂŞtes un vĂ©tĂ©ran du Vietnam et je tiens ces gars-lĂ  en plus haute estime aussi, et quand je dis qu’ils ont jouĂ© cette chose magnifiquement, c’est qu’ils ont rĂ©ussi Ă  faire passer les manifestants pour des ĂŞtres grotesques, laids, des gens antipatriotiques, au point oĂą, lorsque la grande guerre suivante a commencĂ©, personne n’oserait Ă©lever la voix contre les troupes de la façon qu’ils l’ont fait pour le Vietnam.

AS : Oui, absolument. Mark, je vais devoir quitter dans une minute. Si je pouvais faire une sorte de dĂ©claration finale … Et je pense que vous me seconderez Ă  ce sujet.

Rien pour moi n’est plus important que la loyauté ou l’allégeance à mon pays. Rien. Mais cela nécessite que mon pays et mon gouvernement se comportent d’une manière honorable. Notre gouvernement, aujourd’hui, ne se comporte pas de façon honorable. Et il y a quelque chose dans la Déclaration d’Indépendance qui dit que chaque fois qu’une forme de gouvernement devient oppressante, il est du droit et du devoir du peuple de la modifier ou de l’abolir, et je pense que nous sommes rendus au point où nous devons la modifier ou la supprimer. Et je dis cela en tant qu’homme qui est toute sa vie resté fidèle aux États-Unis.

PT : Je vous comprends. Que Dieu vous bénisse pour cela. Que Dieu vous bénisse.

MG : Mesdames et messieurs : « Le visage tĂ©nĂ©breux du nationalisme juif ». A consulter sur Internet – je ne pense pas que vous ayez du mal Ă  le trouver. RĂ©digĂ© par notre très bon ami et invitĂ© spĂ©cial de ce soir : Dr Alan Sabrosky.

Docteur, j’espère que nous aurons la chance de vous recevoir à l’émission dans un proche avenir, et d’ici là s’il vous plaît continuez votre excellent travail. Honnêtement, autant que cela va sonner prétentieux pour vous, il y a très peu de gens, comme je l’ai dit, qui disent quoi que ce soit qui fasse en sorte que je vais m’asseoir et porter une attention particulière, et vous êtes certainement l’un d’entre eux.

AS : Je comprends cela, Mark. Prenez soin de vous.

Phil, salutations les plus chaleureuses. Semper Fi Ă  vous, mon ami.

PT : Semper Fi. Que Dieu vous bénisse, monsieur, et nous allons nous reparler.

Source : News of  Tomorrow pour la version française

The information underground pour la version originale

avr 22 2010

« Le retour de l’âme juive », dites-vous ?

Cela fait déjà un certain temps que Maurice Ruben Hayoun prend sa plume pour tenir sur son blog des propos ahurissants révélant une absence de tout sentiment humain envers les Palestiniens.

«Pourquoi, demande-il, tant de violence et d’émotion à l’occasion de l’inauguration d’une si vieille synagogue (synagogue de la Hourba) qui symbolise à elle seule le retour de l’âme juive dans sa patrie ancestrale ?»

hani

Le « retour de l’âme juive », dites-vous ? Tsahal massacrant les civils palestiniens, les enfants brûlés au phosphore blanc, les champs d’olivier dévastés, les maisons saccagées et volées, Jérusalem-Est occupée, l’annonce de la construction de 1600 logements dans les quartiers arabes de la ville, le projet de faire de l’ensemble de la région une capitale indivisible et éternelle, c’est cela, Monsieur Maurice Ruben Hayoun, « le retour de l’âme juive » ?

On aimerait entendre votre voix sur cette suite d’abominations.

Et que pensez-vous donc des dĂ©clarations de Abdel Fatah Iskafi, qui tient un commerce Ă  l’entrĂ©e de l’une des portes de la Veille Ville de JĂ©rusalem et qui affirme :

« Hier, les IsraĂ©liens ont inaugurĂ© la synagogue de la Hourba dans le quartier juif. Ils y entrent facilement alors que les Palestiniens qui dĂ©sirent prier Ă  la mosquĂ©e Al-Aqsa ne peuvent rentrer Ă  moins d’avoir plus de 50 ans. Cette situation est insupportable. Les nĂ©gociations sont au point mort et les colonies fleurissent partout. Ils veulent nous dĂ©raciner de cette terre. Une Ă©puration ethnique est en cours. Les constructions de nouvelles colonies n’ont pas connu de halte, les impĂ´ts qu’on nous impose sont trop Ă©levĂ©s, les jeunes et les Ă©tudiants sont systĂ©matiquement contrĂ´lĂ©s et nos femmes sont harcelĂ©es. » (source)

La vérité, Cher Monsieur, c’est que le sionisme que vous défendez est une trahison de la pensée juive. Cette doctrine raciste obéit encore aux directives de son plus ardent défenseur, Ben Gourion, qui fut un criminel de guerre avant tout. Voilà ce qu’il affirmait dans son journal le 1er janvier 1948 :

« L’heure est venue de réagir avec fermeté et violence. Il nous faut être précis sur le moment, l’endroit et la cible. Si nous attaquons une famille, nous devons la brutaliser sans pitié, femmes et enfants y compris. Sinon, ce ne sera pas une réaction efficace (…). Il n’est nul besoin de faire la distinction entre coupable et non-coupable. »

C’est cela, « l’âme juive » ?

Alors, laissez-moi vous dire ce qui suit : L’Etat que vous défendez est un Etat voyou. Son armée est une armée d’assassins. Ses colons sont des fanatiques et des voleurs.

La position du quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) qui conteste vaguement cette colonisation tout en la soutenant dans les faits, n’est que l’expression d’une vaste mascarade verbale qui n’a que trop duré.

Les intellectuels de votre acabit (BHL et compagnie) ne sont que des imposteurs qui s’expriment dans la démesure la plus hallucinante, alors que sous nos yeux se déroule le martyre du peuple palestinien.

Enfin, sachez que le piège de Jérusalem est en train de se refermer sur la démagogie du projet sioniste. En acceptant le partage de cette grande Cité, Israël aurait pu échapper à une confrontation future avec le monde musulman. Mais ne respectant aucune résolution de la communauté internationale, agissant avec une arrogance qui défie le droit international, méprisant la vie humaine, le sionisme finira comme il a commencé : dans la violence et par un juste retour de manivelle. Ce n’est qu’une question de temps.

Hani Ramadan

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