« Le 11 septembre a directement causĂ© la mort ou blessĂ© plus de 60′000 AmĂ©ricains, et Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays ont Ă©tĂ© tuĂ©es, blessĂ©es ou rendues sans-abri. C’est une une plaie actuelle ! Ce n’est pas votre blessure de l’USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam, c’est une plaie ouverte ! Et ce que les AmĂ©ricains doivent savoir, c’est que ce sont les IsraĂ©liens qui l’ont fait. Ils l’ont fait ! »
Professeur Alan Sabrosky
Transcripti on de l’entretien :
Mark Glenn : Dr Sabrosky, bienvenue à l’émission.
Dr Alan Sabrosky : Merci beaucoup, Mark. C’est un plaisir d’être ici.
MG : Eh bien, croyez-moi, tout le plaisir est pour nous. Comme je l’ai dit, cet article que vous avez Ă©crit cette semaine – il y a très peu d’articles qui captent vraiment mon attention ces temps-ci, comme vous pouvez le comprendre, Dr Sabrosky, parce qu’il y a tellement d’informations et tant de gens qui s’expriment. Mais celui-ci a particulièrement captĂ© mon intĂ©rĂŞt et maintenu mon intĂ©rĂŞt pendant toute la lecture de cet article – que je vais vous lire ici dans une minute. Mais avant d’entrer lĂ -dedans, je vais juste aller de l’avant et vous donner la parole ici, et vous laisser dire des choses que je crois nĂ©cessaire de dire.
AS : Mark, nous nous sommes parlés plus tôt et, vous le savez, mes sentiments sont que je suis tout à fait disposé à débattre de problèmes avec n’importe qui sur n’importe quel sujet. La plupart d’entre nous ont des vues différentes sur les choses, et aucun d’entre nous, je pense, ne croit détenir toute la vérité pour lui-même. Ceux qui le croient sont des imbéciles.
Le sujet sur lequel j’ai Ă©crit cette fois a attirĂ© mon attention aussi parce que s’il y a quelque chose qui est plus important c’est la loyautĂ© : la loyautĂ© envers le pays, la loyautĂ© envers le peuple, la loyautĂ© Ă la Constitution. Et Ă mon grand mĂ©contentement et j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majoritĂ© des juifs amĂ©ricains donnent leur allĂ©geance Ă un pays Ă©tranger. Ils peuvent avoir la citoyennetĂ© amĂ©ricaine, mais leur allĂ©geance va Ă IsraĂ«l. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique qui est tout aussi malhonnĂŞte que la bigamie matrimoniale. Je ne suis pas mariĂ© en ce moment, mais quand je l’étais, la loyautĂ© envers ma conjointe Ă©tait absolue. Elle doit ĂŞtre lĂ . Je pouvais regarder et dire : « Ah ! Il y a Farrah Fawcett, » et je pouvais admirer quelqu’un lĂ -bas mais je n’ai pas offert Ă cette personne mon allĂ©geance. Il y a une diffĂ©rence entre admirer de loin et donner allĂ©geance Ă cette chose. Et c’est la mĂŞme chose avec un pays.
Certains de mes parents [amĂ©ricains] sont allemands, certains sont irlandais, et ils ont tous une certaine mesure d’allĂ©geance Ă ces cultures, mais ce n’est pas une allĂ©geance politique. Il s’agit d’une appartenance sociale. C’est comme dire : « On va se tenir debout le jour de la St-Patrick », ou « On va se tenir debout Ă l’Oktoberfest », ou « Nous allons fĂŞter ça,« et nous sommes fiers d’être allemands ou irlandais, ou quoi que ce soit d’autre. Mais aucun d’entre nous ne donne son allĂ©geance Ă l’Irlande ou Ă l’Allemagne. Les Juifs le font. Et si nous ne le disons pas – peu m’importe d’être taxĂ© d’antisĂ©mite – si nous ne nous levons pas pour dire, « La vĂ©ritĂ© est la vĂ©ritĂ©, leur allĂ©geance Ă un pays Ă©tranger, ils sont des traĂ®tres », alors nous sommes malhonnĂŞtes avec nous-mĂŞmes.
MG : Ce serait une chose s’ils avaient cette allĂ©geance Ă ce pays Ă©tranger, et que les intĂ©rĂŞts nationaux de ce pays Ă©tranger imitaient les nĂ´tres – or ce n’est pas le cas. La troisième patte de ce fauteuil est aujourd’hui un homme ayant vĂ©cu de première main le fait que les intĂ©rĂŞts nationaux de cet autre pays ne sont pas les mĂŞmes que les intĂ©rĂŞts nationaux de ce pays.
AS : Mais c’est encore plus que cela, Mark. J’ai eu une discussion amère avec un de mes cousins juifs qui a Ă©migrĂ© en IsraĂ«l et conservĂ© la nationalitĂ© amĂ©ricaine. Si quelqu’un aime un autre pays assez pour y dĂ©mĂ©nager : tant mieux pour lui. Ils y vont, et c’est tout – ils sont partis. Mais ils gardent la nationalitĂ© amĂ©ricaine afin de pouvoir continuer Ă participer Ă nos Ă©lections, Ă siĂ©ger dans nos bureaux – regardez Rahm Emanuel : il a servi dans les forces armĂ©es israĂ©liennes, et non dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines, et il est de loin la deuxième personne la plus puissante de ce pays – facilement.
C’est une trahison. Je vais vous dire maintenant : si les Palestiniens avaient la même influence en Amérique, je m’y opposerais de la même manière. Je me fous de quel pays il s’agit, quelle est l’allégeance, ce qui compte pour moi, c’est que si vous êtes américain, vous aimez ce pays en premier, et en dernier, et ça s’arrête là . Et je ne m’inquiète pas que vous soyez de la Navy, de la Marine, peu importe ce que vous êtes. Phil, vous et moi serons sans doute d’accord sur ce point — et sans doute l’une des rares choses sur lesquelles un gars de la Navy et un gars de la Marine soient d’accord — mais je pense que chacun de nous est d’accord que la loyauté envers l’Amérique est la seule part non-négociables de la citoyenneté américaine.
Phil Tourney (survivant du USS Liberty) : Absolument, Alan, et je vais vous dire, vous ĂŞtre un Marine des États-Unis, cela vous est consubstantiel, et d’être un Marine – Semper Fidelis, toujours fidèle – vous ĂŞtes fidèle Ă votre pays ; et je suis dĂ©solĂ© que vous ayez eu cette prise de bec avec votre cousine, mais vous ĂŞtes toujours fidèle Ă votre pays et je comprends exactement d’oĂą vous venez.
** Mark, je ne pense pas que tu aies lu au début de l’émission les références du docteur. Je souhaiterais que tu le fasses, parce que ça signifie beaucoup, et cela signifie beaucoup pour moi de les entendre.
MG : Absolument, et je vais le faire dès maintenant car je suis sur le point d’entamer la lecture de cet excellent article.
Alan Sabrosky (Ph.D, Université du Michigan) est un Américain qui a oeuvré pendant dix ans dans le corps des Marines et qui est un ancien diplômé de l’US Army War College.
Maintenant, non seulement cela – Dr. Sabrosky me corrigera si je me trompe ici – non seulement vous ĂŞtes diplĂ´mĂ© de l’US Army War College, mais vous Ă©tiez le directeur des Ă©tudes pendant un certain temps – est-ce exact ?
AS : C’est exact. Pendant cinq ans et demi.
MG : Cinq ans et demi comme directeur d’études à l’US Army War College. Vous savez, de tous les titres que j’aimerais avoir à la suite de mon nom, Dr Sabrosky, celui de directeur des études au US Army War College serait certainement l’un d’entre eux.
AS : Merci beaucoup, j’apprécie.
MG : Très bien, Mesdames et Messieurs, mĂŞme si j’ai l’air de la mère d’un Ă©colier ici en lisant cet article pour vous, nĂ©anmoins, je vais le faire. Non pas comme un geste d’insulte Ă votre intelligence – parce que je sais que vous ĂŞtes tous bien lettrĂ©s – mais j’ai Ă©tĂ© tellement impressionnĂ© par cet article qu’il soit dĂ»ment conservĂ© ici dans le contexte de cette conversation, et c’est la raison pour laquelle je vais le lire.
En date du 12 mars 2010, par le Dr Alan Sabrosky :
Le visage sombre du nationalisme juif
« Le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahou a dit un jour Ă une rĂ©union du Likoud qu’ « IsraĂ«l n’est pas comme les autres pays. » Curieusement pour lui, cette fois lĂ il disait la vĂ©ritĂ©, et ça n’est nulle part plus Ă©vident que dans l’exemple du nationalisme juif, qu’on lui attribue ou pas l’étiquette de « sioniste ».
Le nationalisme dans la plupart des pays et des cultures peut avoir des aspects positifs et négatifs, unifiant un peuple et, quelquefois, le poussant contre son voisin. L’extrémisme peut émerger, et l’a souvent fait, au moins en partie dans presque tous les mouvement nationalistes/d’indépendance dont je me souviens (par exemple, le mouvement nationaliste français avait La Terreur, le Kenya avait les Mau-Mau, etc.)
Mais alors que l’extrémisme des autres mouvements nationalistes est une aberration, l’extrémisme dans le nationalisme juif est la norme, montant les juifs sionistes (laïques ou observateurs) contre les Goyim (le reste du monde), qui sont potentiellement ou bien des prédateurs ou bien des proies certaines, sinon les deux successivement. Cela ne signifie pas, d’aucune façon, que tous les Juifs ou tous les Israéliens ressentent et agissent ainsi. Mais cela signifie qu’Israël est aujourd’hui ce qu’il ne peut éviter d’être, et ce qu’il serait sous n’importe quel gouvernement élu (un point que je vais développer dans un autre article).
Les différences entre le nationalisme juif (le sionisme) et celui d’autres pays et cultures, sont selon moi quadruples :
1. Le sionisme est un vĂ©ritable balai de sorcière de xĂ©nophobie, de racisme, d’ultra-nationalisme, de militarisme, ce qui le place en dehors d’un simple « contexte nationaliste » – par exemple, quand j’étais en Irlande (dans les deux portions), je n’ai vu aucune indication selon quoi les PIRAs ou quelqu’un d’autre faisaient pression pour qu’une Irlande unie planifie d’envoyer les protestants dans des camps ou Ă l’extĂ©rieur du pays, bien qu’il puisse très bien y en avoir une poignĂ©e qui pense ainsi – et qui dĂ©passerait de loin les misères infligĂ©es par les nazis ;
2. Le sionisme sape la loyautĂ© civique de ses adhĂ©rents dans les autres pays, ce que les autres mouvements nationalistes (et mĂŞme des mouvements ultra-nationalistes comme le nazisme) n’ont pas fait – par exemple, une grande majoritĂ© des Juifs amĂ©ricains, y compris ceux qui n’ont pas ouvertement la double citoyennetĂ©, Ă©pousent une forme de la bigamie politique appelĂ©e « double loyautĂ© » (Ă IsraĂ«l et aux États-Unis) qui est tout aussi malhonnĂŞte que la bigamie matrimoniale, les tentatives de faire impasse sur la prĂ©sĂ©ance qu’ils accordent Ă IsraĂ«l par rapport aux États-Unis (beaucoup de Rahm Emanuel lĂ -bas qui ont servi dans l’armĂ©e israĂ©lienne mais PAS dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines), et n’a absolument aucun parallèle dans le sens d’une identitĂ© nationale ou culturelle adoptĂ©e par n’importe quel autre groupe ethnique ou racial dĂ©finissable aux États-Unis – mĂŞme le Bund nazi aux États-Unis a disparu une fois que l’Allemagne et les États-Unis sont entrĂ©s en guerre, avec la quasi-totalitĂ© de ses membres se portant volontaires dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines ;
3. L’« ennemi » des mouvements nationalistes normaux est la puissance occupante et peut-être ses alliés, et une fois l’indépendance assurée, des relations normales avec la puissance occupante sont vraiment la norme, mais pour le sionisme presque tout le monde extérieur est un ennemi réel ou potentiel, ne différant qu’en terme de proximité et de position dans sa très longue liste d’ennemis (qui est maintenant la liste des cibles des États-Unis) ; et
4. Presque tous les mouvements nationalistes (y compris les irrĂ©dentistes et les variantes sĂ©cessionnistes) ont l’intention de crĂ©er un État indĂ©pendant Ă partir d’une population en place ou pour rĂ©unir un peuple sĂ©parĂ© (comme les Allemands des Sudètes dans les annĂ©es 1930) – il est très rare qu’il comprenne le dĂ©placement massif d’une autre population indigène, qui est beaucoup plus commune dans les mouvements colonialistes rĂ©ussis tels qu’aux États-Unis – et peut-ĂŞtre une raison expliquant que la plupart des AmĂ©ricains ne se sentent pas concernĂ©s par ce que les IsraĂ©liens font subir aux Palestiniens, mĂŞme s’ils le savaient, puisque ce n’est pas tellement diffĂ©rent de ce que les EuropĂ©ens d’AmĂ©rique du Nord ont fait aux AmĂ©rindiens ici sur une plus longue pĂ©riode de temps et avec une technologie peu dĂ©veloppĂ©e.
Les implications pour les perspectives de paix au Moyen-Orient, et pour d’autres pays sous l’emprise (ou pas) de leurs lobbies juifs domestiques, donnent le frisson. Le fait que le livre du DeutĂ©ronome prenne vie dans un État dotĂ© d’un arsenal nuclĂ©aire serait suffisant pour donner Ă rĂ©flĂ©chir Ă quiconque n’est pas soumis par l’argent ou la corruption – qui de nos jours englobe le gouvernement des États-Unis, compte tenu de l’inclination d’IsraĂ«l Ă lancer de la boue dans le visage de l’administration Obama et compte tenu de l’inclination visible Obama Ă accepter cela avec le sourire, l’ « Oncle Tom » de Bibi Netanyahou vient Ă Washington.
Feu le gĂ©nĂ©ral Moshe Dayan, qui – sionistes ou pas – fait partie de mon propre PanthĂ©on honorifique des hĂ©ros militaires, aurait apparemment fait remarquer que la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l dĂ©pend du fait qu’elle soit perçu par autrui comme un chien enragĂ©. Il avait sans doute raison. Mais il a nĂ©gligĂ© de noter que la rĂ©ponse prĂ©fĂ©rĂ©e de tout le monde est de tuer ce chien enragĂ© avant qu’il puisse dĂ©cider de se dĂ©chaĂ®ner et de mordre. Il s’agit d’une option Ă considĂ©rer. »
MG : C’est ce qu’écrit Alan Sabrosky PhD, ancien directeur des études à l’US Army War College.
Dr. Sabrosky, je ne peux penser Ă aucun autre article que j’aie lu, de mĂ©moire rĂ©cente, qui rĂ©sume essentiellement le problème auquel nous avons affaire en ce moment de manière plus prĂ©cise et aussi succincte que cet essai que vous avez Ă©crit. Vous avez, pour toutes fins pratiques, enfoncĂ© le clou de cette affaire. Je suppose que la raison pour laquelle je suis tellement enthousiasmĂ© par cet article, Dr Sabrosky, est que l’une des choses que j’ai notĂ© au sujet de ce problème auquel nous faisons face – en termes de sionisme, de la puissance du lobby juif, et tout le reste – c’est que tout est enveloppĂ© dans un brouillard de confusion ou de mystère, et cela, je crois, de façon dĂ©libĂ©rĂ©e. Je pense que c’est l’un des principaux Ă©lĂ©ments expliquant le fait que ce puissant intĂ©rĂŞt Ă©tranger soit en mesure d’obtenir ce qu’il veut. Je veux dire, regardons les choses en face : il s’en est tirĂ© avec l’attaque d’un navire amĂ©ricain durant près de deux heures et tuant 34 hommes – c’était un acte de guerre, et ils s’en sont tirĂ©s. Non seulement ils s’en sont tirĂ©s, ils ont mĂŞme Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s par trois milliards de dollars par annĂ©e minimum. Quand on regarde les deux guerres dans lesquelles les États-Unis se retrouvent, et sur le seuil d’au moins deux autres, et tout cela au profit d’un certain pays Ă©tranger assis sur la rive orientale de la mer MĂ©diterranĂ©e – ils ont eu un franc succès Ă mettre tout cela en place et je pense que l’une des principales composantes de cela est le fait que très peu de gens comprennent rĂ©ellement la nature du problème – et je pense que votre article rĂ©vèle essentiellement le problème, qui est que lorsque vous avez des gens qui essaient de dire qu’ils sont fidèles aux États-Unis et, en mĂŞme temps, fidèles Ă un gouvernement Ă©tranger, c’est un mensonge.
AS : Ça l’est, et c’est plus que cela, Mark. Ce que nous devons proclamer bien haut, c’est que non seulement ils ont attaqué le USS Liberty, ils ont fait le 11 septembre. Ils l’ont fait.
J’ai eu de longues conversations au cours des deux dernières semaines avec des contacts à l’Army War College, au Siège du corps de la Marine, et j’ai dit très clairement dans les deux cas qu’il est à 100% certain que le 11 septembre était une opération du Mossad [services secrets israéliens]. Point final.
Vous savez, Phil, je ne dĂ©nigre pas ce qui est arrivĂ© au USS Liberty, pas le moins du monde – vous comprenez cela – mais pour la plupart des AmĂ©ricains ce qui est arrivĂ© au USS Liberty, ou au Vietnam, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant, c’est de l’histoire ancienne. Vous savez, ils peuvent ĂŞtre prĂ©occupĂ©s Ă ce sujet, mais ils ne vont pas se mettre en colère Ă ce sujet.
Le 11 septembre a directement causé plus de 60 000 Américains morts et blessés, Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays nous avons tués ou blessés ou rendus sans-abri, et c’est une plaie actuelle. Ce n’est pas votre blessure du USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam. Nous en avons tous les deux, chacun de nous s’en préoccupe. Mais c’est une plaie ouverte. Et ce que les Américains ont besoin de comprendre, c’est que c’est eux qui l’ont fait. Ils l’ont fait. Et s’ils comprennent cela, Israël va disparaître. Israël va tout simplement disparaître de cette Terre.
J’ai envoyĂ© un film Ă l’un de mes collègues et cela montrait essentiellement des AmĂ©ricains endeuillĂ©s alors que leurs morts sont rapatriĂ©s. Et je l’ai montrĂ© l’un d’eux – c’est une femme – le coeur complètement arrachĂ© par la douleur en train de pleurer son soldat mort. Et j’ai dit, vous le savez, si jamais les AmĂ©ricains savent qu’IsraĂ«l a fait cela, ils vont les rayer de la surface de la Terre, et ils ne vont pas s’en faire pour eux comme lorsqu’on tue un rat – pardonnez mon langage – de ce que cela va coĂ»ter. Ils n’auront pas de pitiĂ©. Ils vont le faire. Et ils le devraient. Et ils le devraient.
PT : Alan, votre article et votre cĹ“ur et votre tĂ©moignage et ce que vous croyez en est dĂ©chirant pour moi. C’est comme nos pères fondateurs, et leurs ombres, qui parlent et qui disent : « Nous devons rĂ©soudre ce problème, nous devons le faire Ă notre manière, et nous devons le faire maintenant, ou nous seront terrassĂ©s. »
AS : Exactement. Absolument, Phil. Je suis entièrement d’accord.
TP : Votre article doit être expédié à la Bibliothèque du Congrès immédiatement.
AS : Eh bien, je peux vous dire qu’il est lu par certaines personnes au siège du corps des Marines et à l’Army War College. Je leur ai envoyé la semaine dernière et j’ai eu de longues discussions avec les gens là -haut, et il y a certaines personnes très, très mécontentes.
MG : Que disent-ils, si vous pouvez parler de cela, Dr Sabrosky ?
AS : L’étonnement. La première chose, Mark, est l’étonnement. Ils ne savaient pas. Ils ne savaient vraiment pas. Et ce ne sont pas des gens stupides. Ils ne savaient vraiment pas.
Et la rĂ©action suivante est la rage. Une vĂ©ritable rage. Et les sionistes jouent ceci comme un pari « tout ou rien », parce que s’ils perdent celui-ci, si le peuple amĂ©ricain rĂ©alise ce qui s’est passĂ©, ils sont finis.
Et je vais vous dire franchement – je ne pense pas que l’un de vous ait une ascendance juive. J’en ai. Vous savez, j’ai un grand-parent qui est juif. Comme nous en parlions moi et Phil Weiss de Mondoweiss – c’est un juif qui publie beaucoup d’articles critiques sur IsraĂ«l – et j’ai dit que pour le Rabbinat orthodoxe je ne suis pas un Juif. Mais pour les nazis, je suis passĂ© par lĂ . Et si cela explose, je vais tomber avec le reste d’entre eux. Et je le sais. Je le sais tout simplement. Mais si tel est le prix pour refaire l’AmĂ©rique Ă neuf…
Quand j’ai prĂŞtĂ© serment il y a 51 ans au sein du corps de la Marine des États-Unis, personne ne nous a promis la vie. Personne ne l’a fait. Ils nous ont promis le devoir, la fidĂ©litĂ© et le service – et peut-ĂŞtre la mort. Et c’est comme ça qu’ils nous parlait en 1959. Je ne pense pas qu’ils leur parlent encore ainsi. Mais en 1959 ils le faisaient, et si ma mort Ă©tait une condition nĂ©cessaire pour sauver l’AmĂ©rique – alors, qu’importe, j’aurais pu mourir au Vietnam. C’est mon service, mon pays, mon corps [de la Marine]. Et, Phil, c’est comme vous dans la Navy : nous avons signĂ© pour cela et nous aimons notre service. Et aucun de nous ne veut mourir. Certes, je ne le veux pas. Je ne pense pas que l’un de vous ne le veuille. Mais si c’est le prix, alors c’est le prix que j’aurai Ă payer. Je le pense vraiment.
PT : Quand vous parlez des Marines, j’ai le plus grand respect et je connais votre devoir envers votre pays. Lorsque la torpille a frappé notre bateau et que je suis entré dans la partie inondée, devinez qui j’ai tiré de là : un soldat de la Marine des États-Unis, du nom de Bryce Lockwood. Et il était accroché à un autre marin et lui sauva la vie, et il a reçu une étoile d’argent. Dieu le bénisse pour cela.
Et je comprends de tout mon cĹ“ur ce qu’il y a dans le vĂ´tre, car je l’ai dans mon cĹ“ur. Je n’ai pas appris en devenant un marin en tant que tel, mais je l’ai appris par la grâce de Dieu pour sauver notre navire, je l’ai appris par des savants comme vous, je l’ai appris par des bons amis comme Mark Glenn et mes compagnons de bord – et je l’ai appris Ă travers les actions d’IsraĂ«l. Et quand vous m’avez frappĂ© très, très fort il y a tout juste une seconde lorsque vous avez parlĂ© du 11 septembre. Vous ĂŞtes très prĂŞt Ă dire que, oui, ils l’ont fait, le 11 septembre. Oui, ils ont fait. Et, vous savez, mon cĹ“ur s’est brisĂ©. Et j’ai vu cet avion – le dernier – entrer dans la tour. Et de voir cela … Je veux dire, je sais que c’est dans votre cĹ“ur, et dans celui de Mark, et tout les autres, de voir vos compatriotes amĂ©ricains massacrĂ©s et assassinĂ©s comme ils l’ont fait au USS Liberty. Alan, c’est quelque chose qui, si nous ne parlons pas, si nous n’avertissons pas les gens Ă ce sujet – je crois que Dieu veut que nous le fassions – et si nous ne le faisons pas : honte Ă nous.
AS : Je suis amplement d’accord Ă ce sujet, et je vais vous le dire – j’ai un rĂŞve, comme Martin Luther King Jr. a dit un jour, et mon rĂŞve est que les 5e et 6e flottes des États-Unis attaquent IsraĂ«l et le rasent. Et c’est la fin de ce rĂŞve.
MG : Juste pour le rappel, Dr Sabrosky, c’était il y a trois ans – et je me souviens distinctement que j’étais Ă une Ă©mission de radio au cours des prĂ©paratifs pour la rĂ©union des gars du Liberty qui allait avoir lieu Ă [Washington] DC – et j’ai fait une prĂ©diction en ondes que je pensais de tout mon cĹ“ur Ă l’époque et je le crois toujours de tout mon coeur, qu’un jour, d’une manière ou d’une autre – je ne sais pas exactement comment cela va se passer – je m’en doute – qu’un jour et d’une façon ou d’une autre, peut-ĂŞtre beaucoup plus tĂ´t qu’aucun de nous s’y attend, les États-Unis vont se trouver en guerre avec IsraĂ«l. Et je veux dire une vraie guerre de tirs.
Maintenant, techniquement parlant, nous sommes en guerre avec elle parce qu’elle est en guerre avec nous. Elle cherche à nous détruire. Nous ne l’avons tout simplement pas réalisé pour le moment.
Ma prĂ©diction personnelle est que, probablement, – encore une fois, plus tĂ´t qu’aucun d’entre nous pourrait s’y attendre ou ne souhaite l’envisager – IsraĂ«l va commettre un autre 11 septembre. Elle va faire un nouveau USS Liberty. De toute Ă©vidence, certaines personnes assez puissantes dans certains lieux très visibles, comme le prĂ©sident du Joint Chiefs of Staff, Mike Mullen, pense que c’est une possibilitĂ©, Ă©tant donnĂ© qu’il a coupĂ© court Ă un voyage qu’il avait fait en l’Europe il y a quelques annĂ©es pour s’empresser d’aller en IsraĂ«l pour rencontrer son homologue et l’avertir en termes non Ă©quivoques combien il Ă©tait important qu’il n’y ait pas un second USS Liberty.
Ainsi, concernant ce que vous deux venez de parler, que nous avons besoin d’en parler, je vais proposer une autre thĂ©orie ici pour en discuter. Nous aurions dĂ©jĂ eu ce second 11 septembre, ou ce second USS Liberty – cela aurait dĂ©jĂ Ă©tĂ© un fait accompli si ce n’était du fait qu’un nombre croissant de personnes ont parlĂ© de ce problème depuis le 11 septembre.
Je pense qu’IsraĂ«l a regardĂ© tout cela et s’est dit : « Nous devons laisser les choses se refroidir un peu pour le moment – si nous essayons une nouvelle tentative dès maintenant, alors nous sommes cuits : nous allons faire Ă©clater notre couverture. »
AS : Ce n’est pas seulement une question de souffler notre couverture. Si jamais les AmĂ©ricains comprennent vraiment cela – ils sont de l’histoire ancienne. Ce sera une guerre sanglante et brutale – et ils disparaĂ®tront. Je veux dire, ça ne sera mĂŞme pas un match serrĂ©. Et ils le savent. Ce qu’ils comprennent, je crois, aussi, c’est que leur influence est sur les nominations politiques. Leur effet de levier n’est pas dans les services en uniforme [militaire].
Si vous consultez l’Army Times, le Navy Times, ou n’importe lequel des journaux de n’importe quel service, vous avez une vision très diffĂ©rente de celle que l’on voit lorsqu’on regarde le Congrès et la Maison Blanche. Et l’armĂ©e n’a pas Ă©tĂ© achetĂ©e. L’armĂ©e est fidèle mais elle n’a pas Ă©tĂ© achetĂ©e. Et si jamais elle comprend cela – qu’elle le comprend vraiment, vraiment profondĂ©ment – et c’est ce que j’ai constatĂ© lorsque j’ai remis certaines de ces informations Ă l’Army War College et au siège du Corps des Marines – et j’ai mentionnĂ© Ă l’un de mes contacts au siège du Corps des Marines, j’ai dit : « Tu sais, ils ont fait le 11 septembre …, » et il a rĂ©pondu : « Vous n’y pensez pas. » J’ai dit : « Absolument ».
Et si jamais ils comprennent cela, ces gens là sont de l’histoire ancienne.
MG : Eh bien, maintenant laissez-moi vous demander quelque chose, docteur, et Ă©videmment je comprends que nous avons besoin de protĂ©ger les noms des innocents ici…
AS : Il n’y a pas innocents ! [Rires]
PT : Je suis d’accord.
MG : Je voudrais en savoir un peu plus à ce sujet. Je veux dire, ces conversations que vous avez avec vos collègues qui sont encore en service en uniforme. Quelle est leur réaction lorsque vous leur dites de telles choses ?
AS : La première est l’incrĂ©dulitĂ©, et ce que je leur montre immĂ©diatement après, c’est une entrevue avec un expert en dĂ©molition danois nommĂ© Danny Jowenko, et ça montre le troisième bâtiment du World Trade Center en train de tomber – le WTC 7. Et ils regardent ça, et je leur ai dit : « Maintenant, vous comprenez que si l’un des bâtiments a Ă©tĂ© câblĂ© pour ĂŞtre dĂ©moli, ils ont tous Ă©tĂ© câblĂ©s pour ĂŞtre dĂ©molis. » Et c’est tout. C’est le point de bascule.
Je veux dire, entrer dans les arguments au sujet de qui Ă©tait aux commandes de quoi, et oĂą ils Ă©taient, et s’il y avait de la nano-thermite – ces choses sont vraies, mais elles sont accidentelles. La chose qui est nĂ©cessaire est de dire aux gens : trois bâtiments sont tombĂ©s ; le troisième n’a pas Ă©tĂ© touchĂ© par un avion, il a Ă©tĂ© câblĂ© pour une dĂ©molition contrĂ´lĂ©e, par consĂ©quent, ils ont tous Ă©tĂ© câblĂ©s pour une dĂ©molition contrĂ´lĂ©e. Et Ă partir de cet instant, la rĂ©action est la rage. L’incrĂ©dulitĂ© d’abord et puis ensuite la rage.
MG : Eh bien, je dois vous dire, que je trouve cela très encourageant, car sur la base des conversations superficielles que j’ai eu avec certains militaires – et je fais très attention Ă ce que je dis parce qu’on ne sait jamais sur quoi on marche lorsqu’on dĂ©marre une discussion de ce type avec l’un d’entre eux – Ă partir de ces conversations rapides que j’ai eues avec certains d’entre eux, ils ont aucune idĂ©e et ne veulent pas en entendre parler. Ils sont fidèles au drapeau qui est sur l’écusson de leur manche gauche, et l’idĂ©e que le gouvernement puisse ĂŞtre impliquĂ© d’une manière ou d’une autre dans toutes sortes de hauts crimes et de trahison contre le peuple amĂ©ricain est impensable pour eux, ainsi je suis heureux d’entendre qu’il reste encore quelque matière grise et quelque patriotisme – au moins dans les milieux auxquels vous avez accès, Dr Sabrosky.
AS : Eh bien, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas l’entendre, c’est qu’ils ne le savent pas. Ce que j’ai fait quand je l’ai prĂ©sentĂ© Ă ces gens et que je leur ai dit, « Examinez seulement ce point-lĂ – il suffit de regarder cette image. Je ne vais pas vous donner d’arguments – il suffit de regarder. » Et ils regardent le film et, sans exception, ils reviennent en disant : « Ils l’ont fait, n’est-ce pas. » Je leur ai dit, « Ouais – ils l’ont fait. »
** PT : Puis-je vous interrompre ici une seconde – je voulais juste mentionner, parler des militaires, certains des militaires les plus distinguĂ©es que j’aie eu le plaisir de rencontrer … L’amiral Thomas Moore, l’ancien chef d’état-major qui nous a soutenu du dĂ©but Ă la fin dans l’enquĂŞte sur le USS Liberty, et ainsi de suite et ainsi de suite.
Et puis Ray Davis – il Ă©tait un commandant du corps de Marine des États-Unis. Il a dit directement – cela ne concerne Ă©videmment pas le 11 septembre – que le USS Liberty n’était pas une erreur d’identitĂ©, c’était un meurtre de sang-froid, prĂ©mĂ©ditĂ©. Donc, il y a des gens dans l’armĂ©e [qui savent].
Ces gars Ă©taient retraitĂ©s Ă l’époque – mais quand vous Ă©duquez les gens, comme vous faites, Alan, les gens qui servent dans l’armĂ©e maintenant, vous avez parfaitement raison : ils ne savent pas, car personne ne sait. Cela a Ă©tĂ© cachĂ©. Tout a Ă©tĂ© cachĂ©. Cela a Ă©tĂ© si bien camouflĂ© que ça prendrait presque un messie pour nous sortir de lĂ .
MG : Dr Sabrosky, je voulais vous demander – puisque nous sommes dans une certaine mesure en train de pronostiquer aujourd’hui, et de faire des prĂ©dictions – que pensez-vous qui va se passer ?
Je veux dire, j’avais une conversation avec quelqu’un l’autre jour à propos de la situation avec l’Iran, et le fait est que, indépendamment de savoir si l’Iran poursuit activement ou pas la construction d’une arme nucléaire, le fait est qu’Israël ne peut se permettre que cette guerre n’ait pas lieu. Quelque chose doit se produire, même si c’est juste quelques bombardements en Iran et puis rendre ça vraiment spectaculaire grâce au contrôle des médias. Ils doivent faire quelque chose pour récupérer une partie de leur image publique, alors seriez-vous d’accord avec moi sur ce point, et en supposant que vous êtes d’accord avec moi à ce sujet, que pensez-vous qu’Israël fera dans un proche avenir ?
AS : Nous allons avoir la guerre contre l’Iran. Et je suppose que la « rue arabe » va exploser.
PT : Je suis d’accord.
AS : Et les forces amĂ©ricaines, les unitĂ©s amĂ©ricaines, comme siège de la 5e Flotte Ă BahreĂŻn, tout le reste – il va y avoir une liste de victimes desquelles nous n’allons mĂŞme pas nous prĂ©occuper.
PT : Alan, je pense que cette chose était prédestiné dès le premier jour. Ça a commencé en Afghanistan. Ils vont ensuite en Irak et l’Iran était le gros morceau de résistance prévu depuis le début. Qu’en pensez-vous ?
AS : Oui. Pas de doute là -dessus. Et en fait, si la résistance irakienne n’avait été si forte cela aurait déjà eu lieu dans la seconde administration Bush.
PT : Absolument. Je suis d’accord à 100%.
MG : Donc, toutes ces rĂ©ticences, la rĂ©ticence – peu importe comment vous voulez l’appeler – ce qui semble ĂŞtre de la rĂ©ticence de la part de l’administration Obama – qu’est-ce qui se passe selon vous ? Je veux dire, regardez, juste la semaine dernière nous avons eu quelques choses que je considère assez dramatiques qui ont Ă©tĂ© dites par l’administration Obama en ce qui concerne IsraĂ«l et les colonies de peuplement et quoi d’autre. Qu’en est-il ? Est-ce lĂ rien de plus que de la gesticulation de la part de l’administration Obama ou sont-ils vraiment en train de se replier ?
AS : L’administration Obama n’a pas retenu un seul dollar, un seul avion – rien. Les mots ne valent pas grand chose.
Les IsraĂ©liens ont commis une erreur tactique en insultant Biden – et Biden n’est pas un de mes favoris, mais il est un gars intelligent de la rue et il n’aime pas ĂŞtre humiliĂ©. Cela fait partie de la donne. Mais rien ne s’est produit de façon Ă affecter concrètement quoi que ce soit que nous donnons Ă IsraĂ«l. Rien. Et tant que rien ne se passe qui puisse affecte concrètement ce que nous leur donnons, rien d’autre n’a d’importance.
MG : Pourquoi ne sommes-nous pas déjà en guerre avec l’Iran alors ?
AS : En partie parce que nous ne pouvons pas trouver une excuse suffisante pour justifier cela et pour nous permettre de nous soustraire à ce que nous faisons en Afghanistan et, dans une moindre mesure, en Irak. C’est qu’il y a juste un petit trop à gérer.
Je suis sûr que le schéma était le suivant : l’Afghanistan en 2001, l’Irak en 2003, l’Iran en 2005, la Syrie en 2007. Le problème est que la résistance irakienne n’a pas laissé cela se produire. Alors maintenant, l’échéancier est un peu différent, et je ne suis pas sûr de savoir comment cela va se jouer, mais je pense que de la manière dont nous sommes partis, c’est d’essayer de créer un prétexte pour une guerre.
Et une fois que la guerre a lieu, les gens peuvent poser des questions, mais cela ne change rien au fait de la guerre.
MG : Vous avez raison. S’il y a quelque chose que nous avons appris du Vietnam c’est qu’une fois que les troupes se sont engagés, pour une bonne ou une mauvaise raison, vous soutenez les troupes. C’est une des choses que j’ai remarqué avec la première guerre du Golfe, et c’était bien avant que je connaisse quoi que ce soit à tout ça.
J’ai pensĂ©, Ă©tant jeune, qu’en regardant le genre de manifestations qui ont eu lieu – et j’étais Ă l’universitĂ© au moment de la première guerre du Golfe – quand on regarde le genre de manifestations qui ont eu lieu durant le Vietnam – et bien sĂ»r dans les collèges vous aviez quelques personnes grommelant et disant ceci ou cela, mais, en gĂ©nĂ©ral, les nĂ©o-conservateurs ont vraiment jouĂ© magnifiquement la guerre du Vietnam – si un tel mot peut ĂŞtre utilisĂ© pour quelque chose d’aussi tragique. Et ne vous mĂ©prenez pas, Dr Sabrosky : je sais que vous ĂŞtes un vĂ©tĂ©ran du Vietnam et je tiens ces gars-lĂ en plus haute estime aussi, et quand je dis qu’ils ont jouĂ© cette chose magnifiquement, c’est qu’ils ont rĂ©ussi Ă faire passer les manifestants pour des ĂŞtres grotesques, laids, des gens antipatriotiques, au point oĂą, lorsque la grande guerre suivante a commencĂ©, personne n’oserait Ă©lever la voix contre les troupes de la façon qu’ils l’ont fait pour le Vietnam.
AS : Oui, absolument. Mark, je vais devoir quitter dans une minute. Si je pouvais faire une sorte de dĂ©claration finale … Et je pense que vous me seconderez Ă ce sujet.
Rien pour moi n’est plus important que la loyauté ou l’allégeance à mon pays. Rien. Mais cela nécessite que mon pays et mon gouvernement se comportent d’une manière honorable. Notre gouvernement, aujourd’hui, ne se comporte pas de façon honorable. Et il y a quelque chose dans la Déclaration d’Indépendance qui dit que chaque fois qu’une forme de gouvernement devient oppressante, il est du droit et du devoir du peuple de la modifier ou de l’abolir, et je pense que nous sommes rendus au point où nous devons la modifier ou la supprimer. Et je dis cela en tant qu’homme qui est toute sa vie resté fidèle aux États-Unis.
PT : Je vous comprends. Que Dieu vous bénisse pour cela. Que Dieu vous bénisse.
MG : Mesdames et messieurs : « Le visage tĂ©nĂ©breux du nationalisme juif ». A consulter sur Internet – je ne pense pas que vous ayez du mal Ă le trouver. RĂ©digĂ© par notre très bon ami et invitĂ© spĂ©cial de ce soir : Dr Alan Sabrosky.
Docteur, j’espère que nous aurons la chance de vous recevoir à l’émission dans un proche avenir, et d’ici là s’il vous plaît continuez votre excellent travail. Honnêtement, autant que cela va sonner prétentieux pour vous, il y a très peu de gens, comme je l’ai dit, qui disent quoi que ce soit qui fasse en sorte que je vais m’asseoir et porter une attention particulière, et vous êtes certainement l’un d’entre eux.
AS : Je comprends cela, Mark. Prenez soin de vous.
Phil, salutations les plus chaleureuses. Semper Fi Ă vous, mon ami.
PT : Semper Fi. Que Dieu vous bénisse, monsieur, et nous allons nous reparler.
Source : News of  Tomorrow pour la version française
The information underground pour la version originale