Category: Editorial

août 25 2010

A ceux qui n’ont de cesse que de trahir la souverainetĂ© suisse

Le bilatéralisme va semble-t-il atteindre ses limites mais la Suisse officielle redoute un débat sans préjugés sur l’avenir de notre politique européenne. Il faut que cela change. Presque quotidiennement les médias nous serinent que la voie de l’indépendance de la Suisse est bouchée. Comment se fait-il qu’il vient justement maintenant à l’idée des médias que la population suisse, dont on sait qu’elle est opposée dans sa majorité à une adhésion à l’UE, devrait absolument dé­battre de ce sujet?
Ceux qui ont lu l’ouvrage du think tank «Avenir Suisse» paru aux éditions de la Neue Zürcher Zeitung et intitulé «Souveränität im Härtetest» (La souveraineté en cause1) ne peuvent s’empêcher de penser que de nombreux orateurs du 1er-Août s’en sont inspirés, ou inversement?

Actuellement a lieu une importante campagne planifiée depuis longtemps et qui a pour objet de faire plier le peuple opposé à l’adhésion. On répète cette absurdité ad nauseam dans toute la presse ainsi qu’à la télévision. Nous n’aurons bientôt plus qu’une solution: nous désabonner et ne plus payer la redevance.

A l’automne 2011 auront lieu les élections au Conseil national et il s’agit de faire en sorte que les partis défendent une politique qui «sonde de nouvelles voies dans la mesure du possible» (Markus Spillmann). De nombreux médias et politiques chantent la même antienne.

schweiz

Tout le monde le sait: le modèle suisse est une réussite et l’on s’en rend compte justement à un moment où de nombreux pays sont secoués par des crises politiques et écono­miques. La stratège d’Avenir Suisse Katja Gentinetta ne l’ignore pas lorsqu’elle constate que «jusqu’à présent, la Suisse a su imposer une stratégie de souveraineté particulièrement réussie: la politique étrangère, principalement la poli­tique européenne, signifiait en fait d’abord la politique économique extérieure: ceci lui a facilité la route en vue d’une forte intégration dans le marché unique tout en maintenant une grande indépendance politique et institutionnelle.». Que vouloir de plus, madame Gentinetta? Or les choses ne ­peuvent pas en rester là: «Dans les circonstances actuelles, exprimer l’idée d’un rapprochement de l’UE, même comme une sorte de worst case scenario, signifie emprunter un chemin très long et conflictuel.» (p. 26). Faut-il se rapprocher d’une UE au bord de la faillite? (cf. Bruno Bandulet, «Die letzten Jahre des Euro»).

«Je suis horrifié», nous fait savoir officieusement un membre de la Banque nationale suisse. Il se réfère à une étude de la Stiftung Marktwirt­schaft allemande et de l’expert en finances publiques de Fribourg-en-Brisgau Raffelhüschen, qui aboutit à la conclusion effrayante suivante: «La dette publique grecque est 8 fois (!) plus importante que celle qui a été déclarée (!).» Selon son étude, une dette cachée gigantesque s’ajoute à la dette officielle.
Source: Vertraulicher Schweizer Brief no 1258 du 3/8/10

Ceux qui se souviennent de la votation de décembre 1992 sur l’adhésion à l’EEE qui a été refusée par le peuple et les cantons connaissent bien ces prévisions alarmistes; ils se souviennent avec quelle insistance, à l’époque, le Conseil fédéral et de nombreux politiques nous mettaient en garde contre la catastrophe économique et sociale qui menaçait la Suisse si elle n’adhérait pas. Or il n’en a rien été. Au contraire, la voie adoptée par la Suisse, petit pays souverain avec ses capacités économiques et son modèle de démocratie directe et de fédéralisme a continué à faire ses preuves. Or cela n’intéresse pas les stratèges d’Avenir Suisse, car ils visent d’autres objectifs.

Le modèle suisse contrarie «Avenir Suisse»

Avant d’étudier les thèses principales de «Souveränität im Härtetest», évoquons brièvement les objectifs et la manière de travailler d’Avenir Suisse.
Ce think tank a été fondé en 1999 par des grands groupes opérant au niveau mondial
2 dans le but d’influencer en coulisse le développement social et économique de la Suisse: «A la différence d’associations comme économiesuisse, Avenir Suisse ne veut pas pour autant jouer un rôle actif dans les procédures de consultation politique ou les campagnes de votation, contrairement à des associations telles qu’economiesuisse. Elle consacre bien plutôt ses énergies à la sensibilisation des différents milieux aux problèmes qu’elle juge opportun d’aborder et à leur inclusion rapide dans l’ordre du jour des processus décisionnels.»3 Il est évident que les multinationales représentées par Avenir Suisse ont tout intérêt à avoir des structures politiques qui leur permettent d’étendre si possible sans limites leur puissance financière et d’augmenter leurs bénéfices qui se chiffrent en milliards. L’indépendance de la Suisse, la démocratie directe, le fédéralisme sont souvent un obstacle à l’épanouissement des multinationales et Avenir Suisse voudrait changer cela. «Pour le think tank, les forces du marché doivent en règle générale bénéficier de la plus grande marge de manœuvre possible. Dans cette optique, l’Etat n’intervient pas en première instance dans la résolution des problèmes existants.»3
Aux niveaux communal, cantonal et fédéral, les citoyens ne cessent de s’opposer à ces objectifs. En Suisse, l’Etat, c’est le ­peuple et celui-ci se permet de limiter la «marge de manœuvre» des «forces du marché» en s’opposant par exemple à la privatisation de la poste, des chemins de fer, de l’eau et de l’électricité. Il arrive que dans les com­munes et les cantons, les demandes de permis de construire d’usines chimiques sur d’excel­lentes terres agricoles ou de supermarchés discounts étrangers soient rejetées par le ­peuple. Et avant chaque votation fédérale sur un accord bilatéral avec l’UE, les milieux économiques qui préféreraient maximiser sans restrictions leurs profits au sein du marché intérieur européen et les politiques qui louchent vers un emploi à Bruxelles qui leur apporterait influence et revenus élevés doivent faire des pieds et des mains pour inciter les citoyens à accepter des progrès dans la libéralisation ou, plus encore, les empêcher de recourir au référendum facultatif.
Si la Suisse était membre de l’UE, les choses seraient naturellement beaucoup plus simples pour les multinationales. C’est pourquoi elles ont fondé Avenir Suisse il y a 11 ans afin de communiquer au peuple leur message afin de contribuer à une «meilleure compréhension, par le grand public, des incertitudes et des défis qui attendent les principaux acteurs d’une Suisse en mouvement» afin d’intervenir à temps dans la «sensibilisation des différents milieux aux problèmes» et à «leur inclusion rapide dans l’ordre du jour des processus décisionnels.»

Trois conseillers fédéraux marchent de conserve avec «Avenir Suisse»

Les trois conseillers fédéraux qui aimeraient depuis longtemps apparaître sur la photo de groupe des chefs d’Etat de l’UE ne se gênent pas de dire ce qu’ils pensent dans leurs discours du 1er-Août. Ainsi Moritz Leuenberger, tout comme le think tank du grand capital, a affirmé que la voie bilatérale «touchait à sa fin» et que la Suisse devait «prévoir un nouveau rapprochement avec l’UE» (NZZ du 2 août). Selon ce journal, Leuenberger est allé jusqu’à affirmer que nous devions à l’UE «une paix durable avec nos voisins», comme si n’importe quel écolier ne savait pas que notre pays vit en paix avec ses voisins depuis 200 ans. Pour que la Suisse s’approche de l’objectif de l’adhésion à l’UE en regroupant en régions ses petites structures, Leuenberger souhaite un renforcement des villes et des agglomérations et s’est moqué, à l’instar des universitaires prétentieux de la ville de Zurich, des «symboles et mythes campagnards» qui caractérisent trop fortement notre pays. Il s’est surtout attaqué au «mythe du monde intact des montagnes» car celui-ci a permis d’aboutir à l’Initiative pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit alors qu’il jugeait absurde de limiter aux Alpes la réduction du trafic. Déclaration remar­quable du chef du Département des transports qui, depuis des années, ne tient sciemment pas compte de l’article sur la protection des Alpes pourtant inscrit dans la Constitution afin de céder à ces messieurs de ­Bruxelles. Mais ceux qui connaissent l’agenda européen et le nouveau projet de pro­gramme du PS ne s’étonnent plus de rien.
Egalement sur la même longueur d’onde qu’Avenir Suisse, la présidente de la Confédération et cheffe du Département de l’économie Doris Leuthard a appelé à un «débat constructif» sur la question de savoir «ce que devraient être nos rapports avec nos voisins dans un monde en mutation». Ce n’est pas étonnant car depuis longtemps, Doris Leuthard se fait la propagandiste infati­gable d’un développement sans limites de l’économie globale, de l’extension du régime de l’OMC et de son libre-échange agri­cole (Cycle de Doha) au détriment des pays ­pauvres et de l’agriculture des petites exploitations, ce en quoi elle s’oppose fondamentalement aux conclusions du Rapport sur l’agriculture mondiale. Elle défend également un accord de libre-échange agricole avec l’UE qui, selon ses propres dires, entraînerait la disparition d’au moins la moitié des exploitations suisses.
La troisième à être d’accord avec Avenir Suisse, Micheline Calmy-Rey, a déclaré qu’elle «ne voudrait pas que notre pays soit un membre de facto de l’UE sans droit de vote»
4. On sait que la conseillère fédérale socialiste voudrait depuis longtemps que la Suisse adhère à l’UE. Le point culminant de ses activités dans ce sens fut sa tentative de faire participer l’armée suisse à l’opération Atalante de l’UE, laquelle tentative a heureusement échoué en septembre 2009 grâce à l’opposition du Conseil national, avant tout grâce à un nombre important de «non» d’authentiques socialistes qui n’ont pas encore oublié que la politique de gauche doit absolument être une politique de paix.

La souveraineté en cause

Commençons par préciser ceci: Pour les éditeurs de l’ouvrage, Katja Gentinetta, stratège d’Avenir Suisse et Georg Kohler, professeur de philosophie zurichois, il ne s’agit pas le moins du monde de la sauvegarde de la souveraineté de la Suisse, c’est-à-dire du peuple suisse souverain. Ils sont gênés, de même que la plupart des autres auteurs, par le fait qu’une forte majorité de Suisses tiennent à l’indépendance de leur pays et à ce que le peuple, grâce à ses droits politiques étendus, ait tant de possibilités de participer aux décisions. Lorsque les éditeurs prétendent que le débat sur les rapports entre la Suisse et l’UE est soumis à des «tabous», ils font allusion au fait, agaçant pour eux, que le think tank n’ait pas réussi jusqu’ici à remplir une de ses missions: amener les Suisses à vouloir adhérer à l’UE. Et c’est dans ce but qu’Avenir Suisse part en campagne, une année avant les élections fédérales, en vue d’affaiblir, voire de détruire notre identité et notre profonde identification au modèle suisse.

Constatation étonnante: l’adhésion à l’UE n’est pas économiquement nécessaire

Contre toute attente, les économistes qui s’expriment dans la IIe partie de l’ouvrage arrivent à la conclusion qu’une adhésion à l’UE ne s’impose nullement pour des raisons économiques: «En tant que petit pays, la Suisse est plus libre de ces politiques [commerce extérieur, monnaie, fiscalité, ressources, précision de l’auteure] justement parce qu’elle peut agir de manière indépendante au niveau global. […] En matière de commerce extérieur, de nombreux arguments, et en politique monétaire tous les arguments, parlent en faveur de l’indépendance.» (!) C’est ce qu’affirme Heinz Hauser5 sous le titre «Aussenhandel: Souveränität als Marktvorteil» et Ernst Baltensperger6 sous le titre «Geldpolitik: Autonomie als Stabilitätsanker».

Une adhésion prétendument nécessaire «pour des raisons institutionnelles»

Rendez-vous compte: Malgré cette prise de position très claire des économistes, Avenir Suisse insiste sur l’adhésion. Bien que les auteurs ne cessent de répéter qu’il ne s’agit que d’une «stratégie de souveraineté» suisse, d’un débat de politique européenne «sans tabous», tous les constitutionnalistes et les politologues de la 1re partie du livre se prononcent nettement en faveur de l’adhésion. Tout en reconnaissant que la voie bilatérale a été jusqu’ici un succès, ils la qualifient d’«impasse» (p. ex. Dieter Freiburghaus,7 p. 120 et Franz von Däniken,8 pp. 51 sqq.). Selon eux, l’adhésion à part entière apporterait à la ­Suisse un «gain de souveraineté» au plan politique parce qu’elle ne devrait plus appliquer le droit communautaire sans pouvoir «prendre part aux décisions» de Bruxelles (cf. pp. 115 et 288 notamment).

La voie bilatérale n’a pas atteint ses limites

« La voie bilatérale est une success story impressionnante. En fait, la Suisse a aujourd’hui une meilleure situation économique que la plupart des pays de l’UE. […]
Les accords bilatéraux permettent une politique d’ouverture et de collaboration. Les principes essentiels de la souveraineté de la Suisse (démocratie directe, fédéralisme, autonomie monétaire, financière et fiscale) ne sont en principe pas affectés. Rien n’indique que la voie bilatérale ait atteint ses limites.
»

Source: Finanz und Wirtschaft du 4/8/10

Ici deux questions se posent: Qui, en cas d’adhésion, participerait aux décisions à Bruxelles? Et: Pourquoi le think tank des multinationales défend-il si fortement l’adhésion alors que l’économie marche apparemment bien sous le régime actuel des accords bilatéraux?

Qui peut participer aux décisions de l’UE?

Qu’en est-il du prétendu «gain de souveraineté» que nous vaudrait une adhésion? Qui pourrait exercer une influence sur ­Bruxelles et participer aux décisions? Pour Freiburghaus, les choses sont claires (p. 115 sqq.): «Les gagnants sont le gouvernement et l’administration, c’est-à-dire l’exécutif car ils siègent autour des tables où se prennent les décisions. Les parlements n’ont que peu de moyens d’influencer leur gouvernement.»
Les citoyens des pays voisins de la ­Suisse peuvent confirmer cette affirmation. A Bruxelles siégeraient quelques conseillers fédéraux ainsi qu’une multitude de fonc­tionnaires fédéraux, des représentants des partis poli­tiques, des associations et des syndicats. Les multinationales dont le siège est en Suisse, représentées par Avenir Suisse, pourraient faire valoir leurs intérêts directement aux postes de commande de l’UE. En outre, le transfert de souveraineté de la capitale vers Bruxelles a des conséquences beaucoup plus négatives pour un Etat fédéral que pour un Etat centraliste comme la France. «Dans les fédérations, la compétence législative des Etats fédérés est également affectée.» Ici, Freiburg­haus minimise le risque car on sait bien que les parlements des Länder allemands et autrichiens n’ont conservé qu’une petite partie de leurs anciennes compétences.
Si la Suisse adhérait, non seulement les Chambres fédérales, mais également les parlements et gouvernements cantonaux perdraient beaucoup de leurs compétences. Mais ce qui serait le plus grave pour les Suisses est que le véritable perdant serait le peuple. Tous les auteurs de «Souveränität im Härtetest» savent bien que la structure politique particulière de la Suisse avec sa démocratie directe très prononcée aux niveaux fédéral, cantonal et communal est la vraie raison de la nette opposition des citoyens à l’adhésion. Comme le remarque Freiburghaus à juste titre, il s’agit du «droit presque illimité du peuple à s’opposer à ce que fait le personnel politique qu’il a mandaté» (p. 116). La perte de souveraineté du peuple serait énorme.
Mais il s’agit de plus encore, d’une chose fondamentale: l’identité des Suisses, tout ce qui constitue le modèle suisse avec son caractère d’encouragement pour d’autres ­peuples, serait irrémédiablement détruit. En plus de la démocratie directe, le type particulier de fédéralisme avec les quatre langues de cul­ture serait affecté de même que la forme particulière de neutralité armée qui ne consiste pas en un isolement par rapport à l’étranger mais dans la mission humanitaire d’une grande portée que la Suisse s’est imposée à l’égard de tous les peuples du monde en tant que siège du CICR et d’Etat dépositaire des Conventions de Genève. A cela s’ajoute l’autonomie communale avec l’institution de l’assemblée communale dans laquelle les citoyens peuvent gérer leurs affaires et assumer une responsabilité dans la commune (principe de milice). Cela ne fonctionne que tant que le peuple «aura son mot à dire», car on sait que la folie réglementariste de la bureaucratie européenne étouffe la participation des individus et la réduit essentiellement à la re­cherche de moyens d’obtenir des aides financières de Bruxelles.

Qu’est-ce qui dérange «Avenir Suisse» dans le modèle suisse?

La réponse à cette question est simple: ce qui dérange le think tank global, c’est le fait qu’en Suisse, le peuple ait tant de moyens d’exprimer son opinion, que la Suisse soit une nation née de la volonté populaire qui ne souhaite pas de «transfert de souveraineté» vers la structure centraliste et antidémocratique de l’UE, ce sont les nombreuses petites struc­tures transparentes des communes et des cantons – plus ou moins importants – que la population peut aisément contrôler.
Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, il est beaucoup plus facile pour les grandes sociétés d’établir leurs lobbyistes à Bruxelles et d’exercer une influence directe sur l’économie européenne. C’est pourquoi les auteurs de la Ire partie du livre sont très contrariés par les liens profonds, caractéristiques de la Suisse et de ses habitants, entre l’identité collective, l’identité individuelle et la démocratie directe» (Kohler, p. 36), par le fait que leur conception de la souveraineté soit «incompatible avec la supranationalité» (Jürg Martin Gabriel,
9 p. 100). Selon Thomas Maissen,10 une majorité de représentants de la politique (économique) étran­gère seraient sans doute prêts à un abandon de souveraineté «qui rend possible le commerce global (!). Cependant le peuple souverain n’en veut pas parce qu’il est imprégné d’expériences et de conceptions sur l’Etat nation datant des XIX et XXe siècles selon lesquelles la souveraineté par rapport à l’étranger et la neutralité sont la condition la plus importante d’un développement pacifique.» (pp. 79 sqq.) Eh oui, c’est bien cela, monsieur Maissen! Selon Freiburghaus, «le peuple et les cantons devraient approuver une adhésion qui réduirait leurs droits» et il poursuit, déçu, en écrivant que ce qui rend presque impossible une adhésion, c’est «le rôle de souverain du peuple». Le rôle, monsieur Freiburghaus?

Faire voler en éclats la Suisse en la transformant radicalement

On comprend maintenant pourquoi le think tank cherche depuis de nombreuses années à remodeler la Suisse. «Si donc le coût du cavalier seul et du maintien de la souveraineté devenait trop élevé [le coût pour qui? rem. de l’auteure], nous devrions quand même songer à modifier nos institutions politiques de manière à ce qu’une participation ne soit plus un obstacle mais une chose salutaire». (Freiburg­haus, p. 129). Selon Freiburghaus, le Conseil fédéral aurait besoin d’une «plus ­grande marge de manœuvre», ce qui réduirait «un peu» (!) les compétences du Parlement et des cantons et restreindrait les droits populaires.
Pour avoir le peuple à l’usure, les auteurs ne cessent de dénigrer le modèle suisse et les citoyens récalcitrants. Les médias nous ont habitués à voir les Suisses considérés comme des gens qui s’isolent, se réservent la meilleure part du gâteau et persistent dans une conception dépassée de la démocratie. Selon les auteurs, notre système politique a besoin d’une «rénovation profonde» car aussi bien le Conseil fédéral que le «prétendu Parlement de milice» sont de moins en moins en mesure de faire leur travail (sic!). Le fédéralisme «n’est plus que l’ombre de lui-même» (pp. 129 sqq.) car les cantons sont trop petits pour accomplir leurs missions.

Selon le Service de renseignement de la Confédération (SRC), le Département des Affaires étrangères (DFAE) a été la cible d’une attaque informatique en octobre 2009. Des pirates dont on ignore l’identité ont utilisé un logiciel spécial pour pénétrer le système informatique du Département et récupérer des informations. Le DFAE a isolé son réseau informatique du réseau Internet afin de stopper la transmission de données vers l’extérieur et d’éviter toute manipulation du système par des tiers. Le ministère de la Confédération a ouvert une enquête.
Source: Vertraulicher Schweizer Brief du 3/8/10

On connaît les efforts d’Avenir Suisse et de ses affidés – volontaires ou non – du monde politique et administratif ainsi que de leurs «experts» extérieurs en vue de remodeler la Suisse pour la rendre euro-compa­tible: il s’agit de créer des grandes régions et des grandes communes, des niveaux de pouvoir antidémocratiques au-dessus des agglomérations, de dépeupler les campagnes et les régions de montagne (cf. Leuenberger), d’introduire des acteurs supplémentaires à un métaniveau illégitime et non démocratique comme les conférences métropolitaines et les ateliers du futur, de privatiser les services publics, de pratiquer la manipulation neurolinguistique de la population, tout cela ad nauseam.
Parallèlement, les auteurs tentent de présenter les citoyens comme des incapables lorsqu’ils ne votent pas comme le voudrait l’«élite»: «Peu à peu, on se rend compte que la démocratie directe n’est un bienfait que lorsque les élites font bloc et présentent au peuple de bonnes solutions» (p. 130). Les Suisses ont-ils besoin de professeurs d’université qui manifestent tant d’arrogance et coûtent cher aux contribuables? L’historien Maissen révèle définitivement le vrai ­visage du think tank qui prétend vouloir sauvegarder la souveraineté de la Suisse: «Si les ­élites suisses désirent étendre la marge de ma­nœuvre au plan international, elles doivent cesser de lutter pour l’indépendance des marchés étrangers mais contre les droits de veto de la démocratie directe, notamment la minorité de blocage due à la majorité des cantons qui, dans le pire des cas (11½ des plus petits cantons), ne représentent guère que le quart de la population. Plutôt que de se confronter au peuple souverain doté du droit de référendum et à ses représentants souverainistes, il serait plus simple de négocier dans l’égalité des droits et dans le cadre d’un ordre juridique commun avec les représentants d’autres Etats. Mais quel détenteur d’un droit de veto renonce de plein gré à ce droit?» (p. 80)
Donc on s’attaque au peuple suisse et à ses droits politiques gênants en brandissant la menace du Roi des aulnes (Goethe): «Si tu ne veux pas, j’utiliserai la force»? Cela suffit maintenant. Nous, le peuple, restons souverains et résoudrons les problèmes auxquels la Suisse est confrontée beaucoup mieux, à coup sûr, au sein de notre modèle éprouvé de démocratie qu’en tant que laquais de l’économie globale. La domination d’une élite est étrangère au modèle suisse; nous n’en avons pas besoin.

Horizons et Débats

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Notes :

1     «Souveränität im Härtetest. Selbstbestimmung unter neuen Vorzeichen» von Katja Gentinetta und Georg Kohler (Hrsg.), Avenir Suisse und Verlag Neue Zürcher Zeitung, 2010. Résumé en français du dernier chapitre: www.avenir-suisse.ch/content/themen/effizienz-der-institutionen/souveraenitaet/mainColumnParagraphs/0/document1/souv_resume_fin.p
2     ABB, Crédit suisse, Groupement des banquiers privés genevois, Jacobs Holding, Kuoni Holding, McKinsey Switzerland, Nestlé, Novartis, Roche, Sulzer, Swiss Re, UBS et Zurich Financial Services
3     www.avenir-suisse.ch/fr/ueber-uns/leitbild.html
4     Toutes les citations sont tirées de la NZZ du 2 août.
5     Professeur émérite de politique économique étrangère à l’Université de Saint-Gall et auteur du rapport d’expertise sur les conséquences économiques de l’adhésion à l’EEE (1992)
6     Professeur émérite d’économie aux Universités de Berne, de Saint-Gall, de Heidelberg et de l’Ohio ainsi que conseiller de la Banque nationale suisse.
7     Professeur émérite de sciences politiques et administratives à Lausanne et fondateur des séminaires soleurois sur l’Europe destinés à la formation continue des fonctionnaires fédéraux
8     ex-Secrétaire d’Etat et directeur politique de l’Administration fédérale
9     Professeur émérite de relations internationales à l’EPFZ
10     Professeur d’histoire des temps modernes à l’Université de Heidelberg

mai 09 2010

Mecanopolis sur Couleur 3 (Radio Suisse Romande)

C’Ă©tait ce matin, sur Couleur 3. Nous Ă©tions invitĂ© par le journaliste Michael Marquet, pour l’Ă©mission « Ici dimanche », afin de prĂ©senter Mecanopolis.org

rsr

Nous nous sommes Ă©galement exprimĂ© sur les mĂ©dias, la banqueroute de la Grèce et la volontĂ© de Bruxelles d’utiliser la crise des Etats afin de contraindre les pays de la zone-euro Ă  des rĂ©formes qu’ils ne souhaitent pas.

Il est possible de (rĂ©)Ă©couter l’Ă©mission sur leweb2zero.

L’ensemble de notre petite Ă©quipe remercie le journaliste Michael Marquet ainsi que la Radio Suisse Romande.

Mecanopolis

avr 28 2010

« Prémonition de grands malheurs pour la Grèce »

Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point d’en arriver au FMI, perdant ainsi sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle.

mikis

Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne s’est occupé du plus simple, à savoir de notre parcours économique chiffré à partir de données, degré par degré, de manière à ce que nous ignorants comprenions les motifs réels de ce développement vertigineux et sans précédent, qui a abouti à la perte de notre identité nationale accompagné de l’humiliation internationale.

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Donc, celle-là ne peut pas être la cause de notre malheur. De plus, un élément s’ajoute à mon trouble, celui de l’exagération des coups internationaux, portés sur un pays à l’économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques personnes nous amènent à la confusion, nous font peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur clef dans la politique expansionniste des Etats-Unis et qui lance la solidarité européenne comme de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement américaine, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois la domination étrangère acceptée. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, je dois dire que je crains et un renforcement soudain des relations, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, et les déplacements récents à Chypre, et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que la politique américaine en arrière-plan dissimule ses projets suspects, qui concerne notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.

Tout autour de nous, de près ou de loin, tous sont attachés au char des USA. La seule différence, c’est que nous a été imposée la dictature et, à l’issue, la perte de 40% de Chypre, et ensuite, les visées de l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine et l’ultranationalisme des Albanais, ce que nous acceptons continuellement sans coup férir.

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, las analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens philo-américains du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé à un « grand machin », la dévalorisation d’un peuple libre, soumis à des vassaux. Moi, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je ne suis pas un expert mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Beaucoup d’autres pensent comme moi et nous verrons ce que les jours à venir nous réserveront.

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (qui, comme je le dis, nous a été imposée) n’est pas seulement la première pilule amère qui suivra un déjeuner enjoué ; viendront des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Mikis THEODORAKIS

Athènes, le mardi 27 avril 2010

Traduit par Josette Vossot

Source : RESALTO

RESALTO est une revue d’intervention politique et culturelle, qui défend l’hellénisme.

C’est elle qui a la primeur des déclarations de Mikis THEODORAKIS. Elle l’a mise en ligne hier soir. Aujourd’hui 28 avril, cette déclaration est diffusée dans les blogs de résistance patriotique et elle est citée en partie dans le journal à grand tirage « To Vima ».

Reproduction autorisée avec indication des sources

avr 22 2010

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro.

Les deux sont exagérés. Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

dollar

Ce n’est pas par un hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe: l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulsson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps. Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

Et malheureusement, en cédant à la pression américaine, les pays européens ont commis la même faute. En reprenant à leur compte la crise des banques jouant à la roulette, ils ont entraîné l’endettement et la crise financière de l’Etat.

Actuellement on devrait évidemment réduire l’envahissement financier des marchés des capitaux par une hausse des taux d’intérêt. Mais cette augmentation des taux d’intérêt ruinerait les Etats qui se trouvent déjà au bord de la faillite et aggraverait encore la crise conjoncturelle par des difficultés de paiement de l’économie privée. Actuellement aucune banque centrale n’ose récupérer l’argent prêté à la légère.

Comme une vraie correction n’est en­core ni arrivée ni n’est voulue, la crise per­siste et se propage comme une métastase vers d’autres secteurs. De la crise financière privée vers la crise des finances de l’Etat, vers la crise réelle de notre économie, vers la crise de nos systèmes sociaux jusqu’à l’appauvrissement et aux troubles sociaux.

La Grèce n’avance en tête dans cette situation de crise que parce qu’elle est contrainte de faire des économies. Mais faire des économies fera grimper plus sûrement la spirale de la crise. Tous les autres pays qui voudraient faire des économies et qui doivent faire des économies, devront suivre l’exemple de la Grèce; même les USA en tant que pays le plus endetté au monde.

Il n’y a qu’une seule issue: des mesures d’éco­nomies drastiques pour empêcher la crise économique et sociale, c’est-à-dire l’inflation.

En pratique, les banques centrales ont déjà jeté les fondements de l’inflation par la submersion de l’argent. Réduire la masse d’argent, c’est comme un sevrage. Celui qui ne peut pas supporter les conséquences d’une désintoxication doit réduire lentement sa consommation, mais cela veut dire qu’il accepte encore plus longtemps sa toxicomanie.

Pour le dire encore une fois: La crise du dollar et de l’euro a déjà commencé, il y a plusieurs années, par une hausse effrénée de la masse monétaire. Depuis plusieurs années, la FED n’a même plus avoué à quel point elle avait augmenté la masse monétaire chaque année, c’était en tout cas plus de 20%, dernièrement plus de 100%. L’inflation est donc voulue et au fond inévitable.

Le problème des monnaies soumises à l’inflation, c’est juste de savoir quelle monnaie perdra plus vite sa valeur. Il y a une course internationale à la dévaluation. Dans ce processus, l’euro pourrait en tout cas rester plus stable que le dollar.

L’inflation résout bien des problèmes:

• Le gagnant de toute inflation, c’est le débiteur. Tous les Etats sont surendettés, donc ils sont les gagnants.

• L’inflation peut aussi corriger les dettes bancaires et les investissements toxiques, elle est donc également utile pour le système financier qui joue avec l’argent.

• L’inflation stimule l’économie parce qu’il y aura de faux profits et une fuite vers les biens réels et les investissements.

• Mais l’inflation sert avant tout les politiciens sociaux. Les prestations sociales sont dévaluées, et il n’y a pas besoin de les réduire formellement. Cela a déjà été prévu par le Bundestag allemand, qui a décidé une garantie du montant de la retraite, sachant que les retraites pourront de moins en moins être payées. Il s’est décidé pour la dévaluation au lieu de la réduction.

On continuera à nous raconter le conte de fées des économies publiques, mais nous vivrons en réalité l’inflation à des taux à deux chiffres. Les perdants sont ceux qui possèdent des valeurs monétaires, comme les actions, les titres de rente, les droits d’assurances, les fonds etc. Mais ceux qui ont un revenu stable ou qui reçoivent des allocations sociales, vont aussi y perdre à cause de la dévaluation. Les propriétaires de biens réels par contre seront gagnants, à moins qu’on ne leur présente la facture par des impôts qui augmentent.

Une chose est sûre: Nous avons joui d’une fausse prospérité durant les décennies passées. Celle-ci se réduira forcément et laissera des perdants sur le carreau. Les secteurs de la crise les plus touchés seront les systèmes sociaux avec ses allocations et avec ce que l’Etat pourra encore distribuer. La lutte entre les fournisseurs pour leurs prestations et les bénéficiaires pour ce qu’ils reçoivent s’aggravera. Westerwelle a été le premier qui a osé aborder ces problèmes du futur. Dans les années à venir, cela deviendra le principal sujet de la politique.

Eberhard Hamer, pour Horizons et Débats

avr 18 2010

Vers un coup de force prochain en France ? (Réseau Vercors)

vercors

La France est décidément un pays étonnant.

La dĂ©rĂ©liction de l’appareil d’État français; la corruption et la vulgaritĂ© Ă©talĂ©es au plus haut sommet de l’État; la dĂ©sorganisation police-gendarmerie-armĂ©e; la destruction programmĂ©e de la Justice; le climat prĂ©-insurrectionnel dans les banlieues oĂą les livraisons d’armes se multiplient via des services Ă©trangers de pays dit « amis » … le tout sur fond de crises Ă©conomique et sociale dures, il n’en fallait pas plus pour que quelques hommes dĂ©cident de s’organiser.

Le Réseau VERCORS le sait bien, un Homme décidé plus un Homme décidé égale une force.

Pour le RĂ©seau VERCORS, il s’agit de « stopper » le processus de « solution finale » appliquĂ©e Ă  la Nation France.

Ne s’agit-il d’ailleurs pas, des mĂŞmes forces financières et industrielles qui – ayant soutenu l’accession de Hitler au pouvoir en 1933 puis l’ayant lâchĂ© quelques annĂ©es plus tard – cherchent aujourd’hui Ă  dĂ©truire les Nations en Europe et en premier lieu celle primordiale de la France ?

Le RĂ©seau VERCORS l’affirme : « Si la France tombe, toute l’Europe tombe« ! C’est dire que le rĂ©seau revendique Ă©galement des appuis au delĂ  des frontières françaises.

Dans une logique de rĂ©sistance totale, le RĂ©seau VERCORS proclame la nĂ©cessitĂ© de restaurer la France, la RĂ©publique dans l’esprit du programme du CNR.

RĂ©unissant d’après nos renseignements – Magistrats, Officiers d’actives, hauts fonctionnaires, militants et syndicalistes – le RĂ©seau opĂ©rationnel « VERCORS » s’inscrit dans la vieille tradition française – celle des comitĂ©s de Salut public, des ComitĂ©s insurrectionnels et des ComitĂ©s de grèves gĂ©nĂ©rales – de quoi prendre très au sĂ©rieux les informations qui nous parviennent.

La rĂ©cente rĂ©organisation de la sĂ©curitĂ© autour de N.SARKOZY n’est d’ailleurs pas Ă©trangère Ă  ces bruissements qui inquiètent au plus haut sommet de l’État.

La candidature de N.SARKOZY en 2012 – actĂ©e depuis son rĂ©cent voyage aux États-Unis – ne peut que renforcer la dĂ©termination de ceux qui s’inscrivent dans un processus de libĂ©ration de la France, notamment en se fixant pour objectif, la sortie immĂ©diate de l’OTAN.

Enfin, les tensions dans l’entourage de N.SARKOZY, les inquiĂ©tudes grandissantes sur son Ă©tat de santĂ© psychique ne peuvent qu’accroĂ®tre la volontĂ© d’en finir au plus tĂ´t. Le RĂ©seau VERCORS est-il prĂŞt ? Difficile Ă  dire.

RĂ©seau jeune, il progresse depuis des mois dans un maillage territorial qui – d’après nos informations – est d’ores et dĂ©jĂ  bien avancĂ©.

Inutile de préciser que nous suivons de très près cette actualité de la plus haute importance …

mar 30 2010

Le diable est dans la place ! (vidéos)

Par HISNOULMUSLIM

Peut-on dire que « l’influence dĂ©moniaque » ou encore la « pactisation » avec d’obscures forces sont quantifiables dans l’actualitĂ© ou bien la moindre allusion Ă  ces phĂ©nomènes ne renverrait-elle pas tout simplement Ă  la psychanalyse ?

moloch

Comment aborder le sujet ainsi sans l’entacher des dĂ©rives et bĂŞtises d’un « Malleus Maleficarum », outil d’une inquisition qui chassait alors les « pas très Catholiques » au sens littĂ©ral du terme et autres Juifs et Musulmans du cĂ´tĂ© de l’Espagne ?

Dans un monde qui a niĂ© en apparence le thème des sciences occultes on pourrait pourtant se demander pourquoi le sujet est tant reprĂ©sentĂ© dans les mĂ©dias (sĂ©ries TV, dessins animĂ©s, clip musicaux, jeux vidĂ©os etc…).

Certes il fascine mais alors comment expliquer le rapport entre celui-ci et une pub pour les produits laitiers oĂą l’usage d’un symbolisme ancien Ă  connotation sacrificielle s’y diffuse de façon subversive ?

Loin de moi l’idĂ©e que cela se soit fait intentionnellement mais alors comment l’expliquer sans citer le hasard et sans pour autant jeter l’anathème sur les vĂ©hicules de ce phĂ©nomène.

En rĂ©alitĂ©, vous qui lisez ces quelques lignes, que vous y croyez ou non n’est pas tellement le sujet de cette introduction qui n’a pas non plus pour vocation de convaincre. Mais si vous, vous n’y croyez pas alors sachez que ce n’est pas forcĂ©ment le cas de ceux qui dĂ©cident de la conduite Ă  tenir sur le plan gĂ©opolitique. Le sujet est plutĂ´t de prendre conscience que certaines dĂ©cisions capitales sur la scène internationale pour exemple ont parfois pour source une vision intĂ©gralement eschatologique.

Pour preuve, un « Code EzĂ©chiel » ou comment le prĂ©sident de la plus grande puissance militaro-industrielle du monde de l’Ă©poque appelle par tĂ©lĂ©phone un autre prĂ©sident pour lui expliquer que les prophĂ©ties apocalyptiques se manifestent et qu’elles nĂ©cessitent par consĂ©quent une intervention des forces du bien contre l’axe du mal.

C’est bien ainsi que s’est dĂ©roulĂ© les tentatives de Georges W. Bush en vue de motiver Jacques Chirac de participer Ă  l’invasion de l’Irak en 2003 (lire le document George W. Bush et le Code EzĂ©chiel, UniversitĂ© de Lausanne, 2007). Si le commun des peuples n’est pas conscient de la prise en considĂ©ration d’un tel facteur par ceux qui les dirigent n’est-il pas tout de mĂŞme Ă©trange de constater la persistance de la manifestation d’un symbolisme occulte qui suggère le sang, et qui traverse les âges pour rĂ©apparaitre dans nos mĂ©dias sous ses formes originelles ?

Vous aussi dĂ©sormais balancez des Ĺ“ufs sur ceux qui sonnent Ă  vos portes la nuit du 31 octobre avant que ce ne soit eux qui le fassent sous prĂ©texte que vous n’ayez de bonbons Ă  sacrifier en vue de commĂ©morer un rite druidique en l’honneur d’un panthĂ©on d’entitĂ©s divines. Certes dĂ©tournĂ© au fil des siècles Ă  des fins commerciales mais toujours dans l’optique d’asservissement Ă  une idole [Mammon] sous couvert de divertissement.

Plaisanterie mise Ă  part les vidĂ©os « Le Symboles des Deux Cornes » et « Clarification » n’ont pour but que de prĂ©senter une autre vision, Ă  travers la Foi, de l’interprĂ©tation du phĂ©nomène de la rĂ©apparition des symboles occultes.

HISNOULMUSLIM, pour Mecanopolis






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mar 21 2010

Élections rĂ©gionales, Mecanopolis publie les rĂ©sultats Ă  17h30 avec une marge d’erreur de… 0.3%

carte1

Nos lecteurs noteront que nos prévisions de 17h30 étaient conformes à la dernière estimation des résultats de 22h00.

Dernière mise à jour lundi 22 mars à 06h00

Premières estimations à 17h30

Le prĂ©sident français, mĂŞme s’il s’en dĂ©fend aujourd’hui, a voulu faire de ces Ă©lections un enjeu national. La rĂ©ponse des urnes, ainsi que le taux record d’abstentionnisme, dĂ©montre le ras-le-bol des français envers la Sarkozye. MĂŞme si la gauche n’est pas plus crĂ©dible, elle devrait ĂŞtre en mesure de remporter le grand « chelem ».

povcon

Samedi 20 mars :

13:30 > Fadela Amara bientôt virée du gouvernement

Selon le Canard enchaĂ®nĂ©, c’est Fadela Amara qui sera la première visĂ©e par le remaniement qui succèdera Ă  la dĂ©bâcle de l’UMP. Elle a exaspĂ©rĂ© Sarko en refusant de dire pour qui elle voterait aux Ă©lections rĂ©gionales. Elle a aggravĂ© son cas en rĂ©clamant, le 11 mars, sur le site web du magazine « Capital », un ministère de plein exercice. Et surtout, en dĂ©plorant que « la France soit dirigĂ©e par une caste qui se reproduit entre elle et refuse de s’ouvrir aux autres ».

13h45 > Plus d’un Français sur deux (55%) pourrait s’abstenir au second tour, selon un sondage CSA pour Aujourd’hui en France/Le Parisien paru vendredi. Au premier tour, l’abstention avait atteint le chiffre de 53,5%. Lire la suite.

14h00 > Kouchner proche de la sortie

Il ne fera pas un mauvais score puisqu’il n’est pas candidat, mais Bernard Kouchner fait partie des ministres qui sont dans le collimateur del’ÉlysĂ©e.. Il Ă©tait en Laponie pour le premier tour et il a programmĂ© pour le second un voyage en CorĂ©e et au Japon. Conclusion de Sarko : « Kouchner ne fait pas partie des ministres qui ont mouillĂ© leur chemise ».

14h15 > Seuil de tolérance

Le premier ministre a donné quelques précisions à son entourage sur le calendrier. Il présentera dès le 22 mars sa démission à Sarko, qui la refusera et lui demandera de remanier son gouvernement. Commentaire de Fillon : « Les ministres qui auront fait moins de 40% au second tour seront difficiles à garder. »

14h30 > NO SARKOZY DAY, le 27 mars. Informations ici.

16h30 > Bachelot virée ?

Sarko Ă  rĂ©cemment fait miroitĂ© Ă  Nathalie Kosciuko-Morizet, actuelle secrĂ©taire d’État Ă  l’Economie numĂ©rique, une promotion comme ministre de la SantĂ© Ă  la place de Roselyne Bachelot. NĂ©anmoins, elle n’a pas su tenir sa langue : Le Figaro a publiĂ© l’information. La fureur du chef de l’État a encore redoublĂ© quand il a appris que la bavarde avait reçu, il y a quelques semaines, l’ensemble des directeurs du ministère de la SantĂ©. Histoire de prĂ©parer son entrĂ©e en fonction.

Carla Bruni : Sarko s’endort (parodie)

Dimanche 21 mars :

Les premiers résultats des élections régionales à 18h00 sur Mecanopolis

12h40 > La droite française va boire la coupe

Si l’on en croit les derniers sondages, elle réalisera dimanche un score historiquement bas: 36% au second tour des élections régionales, contre 56% à la gauche, selon l’institut CSA.

Plusieurs des huit ministres alignés dans ce scrutin pourraient sombrer. En Aquitaine, Ifop prédit 29% des voix à celui du Travail, Xavier Darcos, contre 59% au socialiste Alain Rousset. En Poitou-Charentes, le secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau obtiendrait un piètre 37%, face à une Ségolène Royal triomphante à 63%. Lire la suite.

13h15 > 20,90%. Tel est le taux de participation enregistrĂ© ce dimanche peu avant midi pour le second tour des Ă©lections rĂ©gionales. Un score de bon augure ? La semaine dernière, Ă  la mĂŞme heure, le taux de participation n’Ă©tait que de 17,31%.

13h30 > Carla Bruni aurait-elle forcé sur le Botox ?

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Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir communiqué cette information capitale ! :P

13h45 > Confirmation attendue d’un vote sanction contre Sarkozy

Les Français devaient confirmer dimanche, au second tour d’Ă©lections rĂ©gionales, une large dĂ©faite de la majoritĂ© de droite de Nicolas Sarkozy qui alimente dĂ©jĂ  des spĂ©culations sur un prochain remaniement ministĂ©riel.

Les premières indications Ă  la mi-journĂ©e montraient une meilleure participation des Ă©lecteurs que dimanche dernier, lors du premier tour. Selon le ministère de l’IntĂ©rieur, elle s’Ă©levait Ă  18,57% Ă  11H00 GMT contre 16,07% la semaine dernière.

Si la droite s’inclinait en Alsace (est), la dĂ©faite prendrait des allures de dĂ©route pour Nicolas Sarkozy, dĂ©jĂ  mis en demeure par son camp de rĂ©agir par des gestes forts.

Depuis quelques jours, la presse spécule sur un prochain remaniement ministériel et sur son ampleur.

Au premier tour de scrutin, le parti de droite UMP et ses alliĂ©s (26%) avaient Ă©tĂ© devancĂ©s par les socialistes (29%), qui ont fait alliance au second tour avec les Ă©cologistes d’Europe-Ecologie (12%) et la gauche radicale (6%).

Le parti d’extrĂŞme droite Front National (FN) de Jean-Marie Le Pen a rĂ©alisĂ© plus de 11%, et il a pu se maintenir au second tour dans 12 rĂ©gions.

(Source : Le Temps, 21.03.10 Ă  13h15)

16h15 > Les résultats par régions (dès 20h) sur GoogleMap

16h30 > La partie la plus serrée se joue en Alsace, actuellement tenue par la droite. On saura très vite si le défi est réussi ou non.

16h35 > Le prĂ©sident du Front national Jean-Marie Le Pen a votĂ© dimanche Ă  Saint-Cloud pour le second tour des rĂ©gionales, affirmant croire en « une confirmation du succès » du FN au 1er tour et mĂŞme « peut-ĂŞtre un progrès ». « J’attends de ce vote la confirmation de notre succès de dimanche dernier, et aussi peut-ĂŞtre un progrès », a-t-il dit après avoir dĂ©posĂ© son bulletin dans l’urne.

16h40 > Alors qu’il votait Ă  Paris en compagnie de son Ă©pouse Carla Bruni-Sarkozy, Nicolas Sarkozy est quant Ă  lui apparu souriant, mais n’a fait aucun commentaire sur les rumeurs d’un Ă©ventuel remaniement ministĂ©riel.

Samedi, Claude GuĂ©ant, principal collaborateur du prĂ©sident, avait dĂ©clarĂ©: »Quel que soit le cas de figure, il n’y aura pas de grand remaniement. Ce sera un remaniement modeste, technique, parce que de petits ajustements mĂ©ritent d’être faits ».

S’agissant de l’ouverture, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ElysĂ©e a laissĂ© entendre qu’aucune nouvelle personnalitĂ© de gauche ne devrait ĂŞtre nommĂ©e au gouvernement la semaine prochaine en dĂ©clarant que « continuer l’ouverture ne veut pas dire l’élargir ».

17h00 > En attendant les premiers résultats :

Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir envoyé ce clip.

17h15 > Premiers résultats à 17h30

carte

17h30 > Premières estimations :

Première estimation nationale à 17h30 :

Gauche : 54 %

Droite : 36 %

Front National : 9 %

Taux de participation 17h :

Métropole : 43,47%

Alsace : 40,03%

17h35 > La RĂ©union bascule Ă  droite, selon les premières estimations de l’institut Ipsos.

17h40 > La droite  remporte la Réunion avec 45% des voix selon Ipsos.

17h45 > Taux de participation 17h :

Corse 61,09%

Champagne-Ardenne 40,5%

Centre 45,86%

Bretagne 47,83%

Bourgogne 45,99%

Basse-Normandie 46,25%

Auvergne 49,06%

Aquitaine 46,71%

17h50 > Le taux de participation au second tour des élections régionales atteignait dimanche à 17h 43,47%, soit près de huit points de moins qu’en 2004 à la même heure (51,24%). A 17h au premier tour le 14 mars dernier, ce chiffre était de 39,29%.

18h00 > En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%), toujours selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

18h05 > Selon l’Instititut IFOP/La Lettre de l’Expansion, l’abstention atteindrait 47,5% au second tour. Dimanche dernier, ce taux Ă©tait plus important: 53,67%. Cette augmentation du nombre d’Ă©lecteurs pourrait signifier une remobilisation des Ă©lecteurs de droite.

18h05 > Abstention : Estimation Opinion Way 49,5% – Estimation Sofres 49,00%

18h10 > Auvergne, Basse-Normandie, Pays de la Loire : le PS l’emporte entre 56 et 58 %

18h10 > Pécresse (UMP) perdrait la face entre 40% et 42% contre Huchon qui culminerait entre 58% et 60%

18h15 > Ségolène Royal donnée gagnante en Poitou-Charentes avec près de 63,7% des voix face à Dominique Bussereau.

18h17 > Estimations IDF (IFOP) : Huchon 62%-64%, Percresse 36%-38%

18h25 > Nouvelle estimation nationale :

Gauche : 56 %

Droite : 36 %

Front National :  8 %

18h30 > Toutes les rĂ©gions de la mĂ©tropole Ă  gauche. Seul subsiste un doute pour l’Alsace.

18h40 > Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%).

18h40 > Confirmation : Royal (Gauche) entre 62 et 63,5% remporte Poitou-Charentes. M Malvy (Gauche) entre 63 et 65% remporte Midi-Pyrénées.

Avec ce résultat, on se demande ce que va bien pouvoir Faire Ségolène Royal pour niquer la soirée de Martine Aubry ?

18h50 > Le Front National ferait un très bon score en Alsace (à confirmer).

18h50 >Participation en hausse, la gauche autour de 56%

Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

18h55 > Percheron (PS) l’emporterait avec 57% face ValĂ©rie LĂ©tard (UMP) 26% et Marine Le Pen 17%

19h00 > Alsace, 51% pour Phillipe Richert (UMP), 49% pour Jacques Bigot (PS). Strasbourg vote encore jusqu’Ă  20h.

19h00 > Victoire historique de la gauche*

La majorité de droite sauverait l’honneur au second tour des élections régionales en remportant l’île de la Réunion, selon les premières projections de l’institut de sondage CSA. Le rapport de force global resterait cependant très favorable à la gauche, qui obtiendrait au moins 56% du total des voix, contre 37% à la droite et 7% au Front national, un chiffre faible qui s’explique par sa présence dans seulement 12 régions.

Dans les duels gauche-droite, le score serait de 58% contre 42%. La participation serait en hausse par rapport au premier tour, avec 51% contre 46%.

* Selon le quotidien Le Temps (Genève)

19h05 > FrĂ©dĂ©ric Lefebvre livre ses lumières sur FranceInfo : « Les rĂ©sultats de ce soir: dĂ©faite pour la gauche » :)

19h10 > Le CSA confirme : gauche 56%, droite 37 %, FN 7 %. Duels gauche-droite: 58% Ă  42%.

19h15 > Alsace, dernières estimations : 45% pour Richert(UMP), 44% pour Bigot(PS), Binder (FN) à 11%. Précipitation dans les bureaux de vote à Strasbourg en ce moment même. Il reste 45 minutes.

19h20 > PACA : la gauche est Ă  43%, la droite Ă  33%, le FN Ă  24%

19h20 > Nouvelle estimation nationale :

Estimation nationale Opinion Way : Gauche 52,2%, Droite 37,1%, FN 9,7%

19h25 > Rhone-Alpes : la gauche est Ă  51%, la droite Ă  34%, le FN Ă  15%

19h30 > Estimations de l’abstention

OpinionWay Fiducial pour TF1 et RTL : 49,5%.

TNS-Sofres Logica pour Radio France, France Télévisions, Le Monde et Le Point : 49%.

19h30 > FrĂ©dĂ©ric Lefebvre s’apprĂŞte Ă  trouver raciste de ne parler que des 22 rĂ©gions de mĂ©tropole :P

19h35 > La droite toujours en avance en Alsace. Camarades, encore un effort ! Les bureaux de vote ferment dans 25 minutes…

19h45 > Estimation Télévision suisse romande :

Gauche : 52,2%

Droite : 37,1%

Front national : 9,7%

19h50 > L’Alsace planche sur un rattachement Ă  l’Outre-Mer. Les cigognes demandent l’asile politique :)

19h52 > Confirmation : La Corse est passée à gauche.

19h55 > Lorraine : PS 49,3 ; UMP 31,3 ; FN 19,4

19h56 > Sur quelle chaĂ®ne est FrĂ©dĂ©ric Lefevre ce soir ? Qu’on rigole un peu…

20h00 > Nouvelle estimation nationale d’Opinion Way: la gauche 54,3%, la droite 36,1%, le FN 8,7%

20h01 > La tronche de CopĂ© sur France2… :P

20h05 > PACA : Michel Vauzelle 44%, Thierry Mariani 33,5 et Jean-Marie Le Pen 22,5%.

20h07 > CopĂ© : on ne change pas une Ă©quipe qui perd. L’abruti en remet une couche sur l’interdiction de la burqa, comme si c’Ă©tait la prĂ©occupation des Français…

20h10 > Ah ! On a trouvĂ© FrĂ©dĂ©ric Lefèbvre. Il est sur TF1. Première parole, première connerie : « Le PS et Europe Ecologie confondent rĂ©gionales et lĂ©gislatives ».

Carte (provisoire) Ă  20h20

carte1

20h30 > Fillon a des chaussettes rouges, un signe ? :)

20h35 > Marine à la télé..! cachez les femmes et les enfants !!!

20h36 > Tant pis pour l’Alsace, on l’a jamais trop senti cette rĂ©gion. Puis ici on a horreur de la choucroute et du flammenkĂĽche… :P

20h37 > Aubry et le maquillage ça fait deux ! Vous avez entendu ? Elle a dit « sinsfĂ©ritĂ© ». Un mot qu’elle a manifestement du mal Ă  prononcer…

20h38 > Segolene Royal réalise le meilleur score des 26 régions avec 61% en Poitou-Charentes.

20h40 > Rama Yade découvre que la crise touche les français grâce aux élections. Ispiss di kounasss !

20h42 > MĂŞme le micro de Jean-Marie semblait avoir peur. :)

20h45 > Un militant UMP sur iTĂ©lĂ© au QG de PĂ©cresse : « Revenez nous voir quand on aura descendu une bouteille »

20h46 > FrĂŞche sur France2 accorde 1 minute de silence pour l’UMP et le PS. Il est pas mal ce type finalement.

20h50 > RĂ©action Le Pen : ces rĂ©gionales marquent « l’effondrement du sarkozysme »

Bon, y en a marre. On va pas passer la soirée à commenter ces guignols.

Le but de cette page, c’Ă©tait de faire dĂ©couvrir Mecanopolis Ă  ceux qui ne le connaissaient pas. ;)

C’Ă©tait aussi pour nous un exercice de recherche d’informations.

Vous remarquerez que la première estimation que nous avons publié à 17h30 est très très proche du résultat donné ce soir sur les chaînes de télé.

Bonne fin de soirée tous.

Agata, Spencer & Mecanopolis


mar 14 2010

Un « opposant patriote » est-il un terroriste en gestation ?

Le dernier livre d’Alain Bauer et François-Bernard Huyghe Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire est sorti des Presses Universitaires de France en janvier 2010. Le titre est simpliste mais il s’applique aussi Ă  ses auteurs qui demandent: « Hier, un lecteur attentif aurait sans doute pu prĂ©voir quelles idĂ©es dĂ©boucheraient sur quelles violences. Regretterons-nous demain de ne pas l’avoir fait maintenant ? »

jaisson

ForcĂ©s de reconnaĂ®tre qu’ils avaient falsifiĂ© les rapports de leurs services secrets pour accuser Saddam Hussein de fabriquer des armes de destruction massive, des crapules d’Ă©tat sortirent alors de leur chapeau le concept de « guerre prĂ©ventive« . Celle-ci n’a de fondement dans le droit international pas plus qu’en droit français. Dans un climat serein de paix civile, le public sait d’instinct que ce concept est arbitraire et dangereux. Il en va autrement de gens traumatisĂ© par un terrorisme importĂ© ou inventĂ©, comme l’a montrĂ© Naomi Klein Ă  propos des attentats du 11/9 et d’autres Ă©vènements [1].

Bauer et Huyghe dĂ©veloppent dans leur livre l’application politicarde de ce concept; voici comment ça marche. Ces experts en criminalitĂ© proposent de neutraliser le terroriste qui s’ignore, en criminalisant son milieu. Mais comment cerne-t-on le milieu d’un terroriste qui n’en est pas encore un? Il faut ratisser large, pour n’en rater aucun; la « guerre prĂ©ventive » dĂ©finira donc le « milieu terroriste » comme celui de l’opposition… Oh pas l’opposition de scène de la fausse gauche libĂ©rale, qui regarde ailleurs ou invente une dispute au sommet ou une Ă©lection interne quand son silence gĂŞne ses militants. Les gens qui sont visĂ©s – les opposants patriotes comme Alain Soral [2] – s’opposent Ă  la dissolution de la souverainetĂ© française dans l’Europe rĂ©gionale ultralibĂ©rale, au retour servile de la France dans l’OTAN, au soutien français Ă  l’impĂ©rialisme de l’Oncle Sam, Ă  la politique Ă©trangère pro-israĂ©lienne de Sarkozy et sa soumission au CRIF, Ă  la gĂ©nĂ©ration de tensions intercommunautaires et la diabolisation islamophobe et cætera. Tout rĂ©publicains qu’ils soient, ces ennemis du libĂ©ralisme atlantiste rĂ©clament presque un changement de rĂ©gime – ajoutez la sortie de l’Union EuropĂ©enne – puisque notre RĂ©publique a Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©e par le libĂ©ralisme de la fausse gauche et celui de la droite molle [3] de sa fin première – libertĂ©, Ă©galitĂ© et fraternitĂ©. L’accusation « prĂ©ventive » de « terrorisme potentiel » viendra d’elle-mĂŞme, quand les fonctionnaires du Ministère de l’IntĂ©rieur auront affublĂ© les opposants patriotes du bonnet de la sĂ©dition, Ă  la sortie du cours de « rĂ©pression prĂ©ventive » dispensĂ© par Alain Bauer…

Ce dernier est le pĂ©dagogue sĂ©curitaire que Nicolas Sarkozy parachuta Ă  la tĂŞte de la chaire de criminologie du CNAM, pour lui confier la dĂ©formation des forces de l’ordre. Il publie depuis 1999 des livres critiquĂ©s par les sociologues qui lui reprochent sa vision catastrophiste de la criminalitĂ©, ses statistiques douteuses et son discours politiquement biaisĂ© sur l’insĂ©curitĂ© et le terrorisme. Quand il Ă©tait Grand MaĂ®tre du Grand Orient, il Ă©crivit avec Michel Barat, Grand MaĂ®tre de la Grande Loge de France, un article intitulĂ© « Immigration, une chance pour la France » dans le Figaro du 18/10/2002 [4] avant d’analyser en 2010 les confidences anticipĂ©es du terroriste en gestation. C’est ainsi que Bauer, spĂ©cialiste prolixe de la franc-maçonnerie [5], applique la dialectique maçonne: tension, conflit, solution. Cette dernière profite Ă  qui impose les conditions de la paix après avoir semĂ© la zizanie: Bauer fait entrer les immigrĂ©s le matin et instruit la police et les gendarmes au cours du soir, sur la dĂ©linquance et la menace terroriste. Lit-il aussi Ă  ses Ă©lèves ses vieilles piges au Figaro et le bilan annuel d’AB-Associates, la sociĂ©tĂ© de conseil en sĂ©curitĂ© et gestion des crises, dont il est le prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral?

Denis Jaisson

Notes :

[1] « La stratĂ©gie du choc », Actes Sud, 2008 – «Naomi Klein dĂ©nonce (.) l’existence d’opĂ©rations concertĂ©es clans le but d’assurer la prise de contrĂ´le de la planète par les tenants d’un ultralibĂ©ralisme tout-puissant. Ce dernier met sciemment Ă  contribution crises et dĂ©sastres pour substituer aux valeurs dĂ©mocratiques (.) la seule loi du marchĂ© et la barbarie de la spĂ©culation» (prĂ©sentation de l’Ă©diteur)

[2] Alain Soral est le PrĂ©sident d’EgalitĂ© & RĂ©conciliation

[3] Jean-Claude MichĂ©a, « La double pensĂ©e: Retour sur la question libĂ©rale », Flammarion, 2008 – «Le libĂ©ralisme est, fondamentalement, une pensĂ©e double: apologie de l’Ă©conomie de marchĂ©, d’un cĂ´tĂ©, de l’Etat de droit et de la « libĂ©ration des mours » de l’autre. Mais, depuis George Orwell, la double pressĂ©e dĂ©signe aussi ce mode de fonctionnement psychologique singulier, fondĂ© sur le mensonge Ă  soi-mĂŞme, qui permet Ă  l’intellectuel totalitaire de soutenir simultanĂ©ment deux thèses incompatibles. Un tel concept s’applique Ă  merveille au rĂ©gime mental de la nouvelle intelligentsia de gauche. Son ralliement au libĂ©ralisme politique et culturel la soumet, en effet, Ă  un double bina affolant. Pour sauver l’illusion d’une fidĂ©litĂ© aux luttes de l’ancienne gauche, elle doit forger un mythe dĂ©lirant: l’idĂ©ologie naturelle de la sociĂ©tĂ© du spectacle serait le « nĂ©oconservatisme », soit un mĂ©lange d’austĂ©ritĂ© religieuse, de contrĂ´le Ă©ducatif impitoyable, et de renforcement incessant des institutions patriarcales, racistes et militaires. Ce n’est qu’Ă  cette condition que la nouvelle gauche peut continuer Ă  vivre son appel Ă  transgresser toutes les frontières morales et culturelles comme un combat « anticapitaliste ». La double pensĂ©e offre la clĂ© de cette Ă©trange contradiction. Et donc aussi celle de la bonne conscience inoxydable de l’intellectuel de gauche moderne» (prĂ©sentation de l’Ă©diteur)

[4] Le public n’a pas accès, dans le site Ă©lectronique du Figaro, Ă  cet article dont j’ai l’original. Pourquoi, Monsieur Serges Dassault? Parce que Bauer et Barat promurent dans votre torchon partisan «le nĂ©cessaire renouvellement des populations» – les Français plus bons Ă  rien vous remercient – «permettant de prĂ©server les Ă©quilibres sociaux» (noms d’oiseaux; censurĂ©) et affirmèrent que «l’immigration peut devenir un plus pour la France»… Un plus pour quelle « France »? Celle du roi Fric qui veut Ă  court terme faire baisser les salaires et celle des nĂ©oconservateurs qui veulent provoquer en France le « choc des civilisations » Ă  long terme – dĂ©jĂ  demain? Pour bientĂ´t, Ă  en juger par la culture liberticide de rĂ©pression prĂ©ventive Ă  prĂ©texte sĂ©curitaire, dont Bauer et Huyghe font l’apologie.

[5] Liste des livres écrits par Alain Bauer

jan 02 2010

Mecanopolis entre dans sa troisième année

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Il y a aujourd’hui une nĂ©cessitĂ© urgente Ă  crĂ©er un vĂ©ritable courant critique de ce que l’on nous prĂ©sente comme un Nouvel Ordre Mondial ‒ mais qui est en fait toujours le mĂŞme ordre ancien, avec les mĂŞmes objectifs, qui se donne pour nouveau parce qu’il avance sur de nouvelles bĂ©quilles, jamais vues nulle part, et rĂ©pand de nouvelles odeurs de dĂ©composition, jamais senties nulle part. Une critique qui attaque tous les problèmes sans respecter aucune spĂ©cialisation ; et qui par lĂ  soit Ă  mĂŞme de faire passer dans l’Ă©poque les idĂ©es et les mĂ©thodes par lesquelles le plan mondialiste ne puisse s’accomplir.

Ce qui fait aujourd’hui communĂ©ment dĂ©faut, c’est moins le constat d’un effondrement total, dĂ©sormais patent, que la conscience de sa profonde unitĂ© ; et c’est moins cette conscience que la rĂ©appropriation active et offensive de l’idĂ©e que tout est toujours possible, que rien au cours annoncĂ© de la catastrophe n’est inĂ©luctable.

Quoique que nous objections Ă  ĂŞtre tuĂ© en temps de paix sociale, nous ne nous cachons cependant pas combien la cause de la libertĂ© excède de toute part celle qui nous est ainsi imposĂ©e ; ce n’est pas sans raison qu’elle se sent Ă  l’Ă©troit dans les formes pratiques et les formulations actuelles des oppositions au Nouvel Ordre Mondial.

Notre ambition n’a jamais Ă©tĂ© de tenir le rĂ´le de lucides mais dĂ©sarmĂ©s et passifs chroniqueurs de la lutte contre toutes les formes de dominations. Si nous avons travaillĂ© sans relâche depuis trois ans sur la critique du mondialisme, avec nos faibles moyens, c’est que pour cette critique puisse servir ; ceci valant avant tout pour les participants Ă  Mecanopolis. Et si ce site peut, en passant Ă  un stade supĂ©rieur d’efficacitĂ©, servir Ă  fĂ©dĂ©rer les refus autour des possibilitĂ©s d’intervention qui se dĂ©couvriront, ce sera aussi parce que ceux qui la rĂ©digent auront su aller Ă  la rencontre de nouvelles occasions et de nouveaux alliĂ©s. Notre idĂ©e consiste Ă  renforcer le projet qui fonde Mecanopolis en le ramifiant.

Les alliances de Mecanopolis seront donc menĂ©es mĂ©thodiquement, au rythme que permettront l’extension de notre terrain et la diversitĂ© de ses directions. On verra bien si nous faisons ainsi que prĂ©parer nos prochaines erreurs : elles auront au moins l’avantage d’ĂŞtre instructives. On ne nous verra en tout cas pas nous contenter de ce que, sur l’essentiel, la suite ait pu nous donner raison. Notre propos est plutĂ´t de donner une suite Ă  nos raisons.

Plus que jamais, nous devons nous garder d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Ce n’est pas d’un « Nouvel Ordre Mondial » dont nous avons besoin, mais d’un nouveau monde.

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oct 24 2009

IsraĂ«l, terrorisme d’Etat et 11 septembre (vidĂ©o vostfr de Missing Links)

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De l’opération Susannah dans les années 1950 aux attentats du 11 septembre 2001, Missing Links (Chainons Manquants) est un long documentaire sous-titré qui aborde notamment l’organisation du terrorisme international à travers des opérations false flag (sous fausse bannière) impliquant principalement les réseaux juifs criminels pro-sionistes d’Israël, des États-Unis et d’Europe tirant les ficelles dans les coulisses du pouvoir socio-politico-économique, des lobbys d’armement et du pétrole.

Source : Forum Soral

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