Category: Editorial

fév 09 2010

Et si la Grèce montrait la voie de la rĂ©volte contre l’UE et le FMI ?

La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphériques de l’UE, la Grèce, l’Islande et la Lettonie étant les plus touchées. Mais ce ne sont pas nos habituels solliciteurs du tiers monde. Historiquement, l’Islande a été colonisée par les Vikings qui envahirent avec succès la Grande-Bretagne. Les tribus lettones repoussèrent même les Vikings. Les Grecs, quant à eux, conquirent tout l’Empire perse.

grece

Des dizaines de pays ont été dans l’incapacité de payer leurs dettes au cours des récentes décennies, le dernier étant Dubai, qui a de­mandé le 26 novembre un moratoire sur sa dette. Si l’émirat arabe naguère hyper-riche peut le faire, des pays dont la situation est plus désespérée le peuvent également. Et quand l’alternative est de détruire l’économie indi­gène, il est difficile de prétendre qu’ils devraient s’en abstenir. C’est particulièrement vrai lorsque les créanciers sont largement responsables et qu’on a de bonnes raisons de penser que les dettes n’ont pas lieu d’être. Les problèmes de la Grèce ont commencé quand de faibles taux d’intérêts inadaptés à la Grèce ont été maintenus pour sauver l’Allemagne de l’effondrement économique. Et l’Islande comme la Lettonie se sont retrouvées responsables de dettes privées qui ne les concernaient pas. L’économiste Michael Hudson écrit:

«L’Union européenne et le Fonds monétaire international leur ont dit de remplacer les dettes privées par des obligations publiques et de les financer en augmentant les impôts, en réduisant les dépenses publiques et en obligeant les citoyens à dépenser leurs économies. Les gens en veulent de plus en plus non seulement à ceux qui ont fait ces dettes mais également aux conseillers néolibéraux et au créanciers étrangers qui ont fait pression sur leurs gouvernements pour qu’ils vendent les banques et leurs infrastructures publiques à des initiés.»1

Mauvais fonctionnement de l’UE: échec de la monnaie commune

La Grèce pourrait être le premier des pays périphérique à se révolter. Ambrose Evans-Pritchard écrit dans le «Daily Telegraph» du 13 décembre dernier que «la Grèce est le premier pays en crise aux marges de l’union monétaire européenne à défier Bruxelles et à rejeter ce remède moyenâgeux qu’est la baisse des salaires. Le Premier ministre Papandhréou a déclaré le 11 décembre:

«Les salariés ne feront pas les frais de la situation: nous n’allons pas procéder à un gel ou à une baisse des salaires. Nous ne sommes pas venus au pouvoir pour démanteler l’Etat social.»

Evans-Pritchard note que «M. Papan­dhréou a de bonnes raisons de défier l’UE. On a dit à la Grèce d’adopter des mesures d’austérité sans la dévaluation qui est au centre des plans du FMI. Cette demande est ruineuse et manifestement contraire au but recherché.»

La monnaie ne peut pas être dévaluée parce que le même euro a cours partout. Cela sig­nifie que, comme la capacité du pays à rembourser sa dette est paralysée par les mesures d’austérité, il n’y a pas moyen de réduire le coût de la dette. Evans-Pritchard conclut:

«La vérité que peu de personnes dans la zone euro sont prêtes à considérer est que l’Union monétaire européenne pose de graves problèmes … à la Grèce, à l’Allemagne, à tous les pays membres.»2

C’est pourquoi l’Islande, qui n’est pas encore membre de l’UE, a de bonnes raisons de reconsidérer sa position. On met comme condition à son adhésion qu’elle rembourse les investisseurs hollandais et britanniques qui ont perdu de l’argent dans la faillite d’IceSave, filiale en ligne de la plus grande banque privée islandaise. Eva Joly, juge norvégo-française engagée pour enquêter sur la faillite de la banque islandaise, parle de chantage. Pour elle, céder aux demandes de l’UE, ce serait ponctionner les ressources du pays et de ses habitants qui sont contraints d’émigrer pour trouver du travail.3

La Lettonie est membre de l’UE et devrait adopter l’euro, mais elle n’en est pas encore à ce stade. L’UE et le FMI ont demandé au gouvernement d’emprunter des monnaies étrangères pour stabiliser le taux de change de sa monnaie afin d’aider les emprunteurs à payer les hypothèques souscrites en monnaies étrangères dans des banques étrangères. On exige que le gouvernement, pour obtenir de l’argent du FMI, procède aux économies habituelles. Selon Nils Muiznieks, directeur de l’Advanced Social and Political Institute de Riga, « le reste du monde applique des plans de relance allant de 1 à 10% du PIB mais en même temps, on demande à la Lettonie de faire d’importantes coupes budgétaires qui se montent cette année à 38% dans le secteur public et à augmenter les impôts afin de réduire le déficit. »4

En novembre, le gouvernement letton a adopté le budget le plus rigoureux de ces dernières années, avec des coupes de près de 11%. Il a déjà augmenté les impôts, taillé dans les dépenses publiques, diminué les salaires des fonctionnaires et fermé des di­zaines d’écoles et d’hôpitaux. Il en résulte que la Banque nationale prévoit un recul de l’économie de 17,5% cette année5 alors que le pays aurait besoin d’une économie productive pour se remettre d’aplomb. En Islande, l’économie a subi un recul de 7,2% au cours du troisième trimestre,6 taux le plus important jamais enregistré. Comme dans les autres pays saignés à blanc par les restrictions néolibérales de productivité, l’emploi et la production sont paralysés, ce qui met l’économie à genoux.

Si l’on est cynique, on dira que c’était bien là l’intention. Au lieu d’aider les pays post-soviétiques à développer des économies indépendantes, écrit Marshall Auerback, « l’Occident les a considérés comme des huîtres économiques à briser et à endetter afin d’en tirer profit, laissant des coquilles vides .»7

Mais les gens ne se soumettent pas sans mot dire. En Lettonie, au début décembre 2009, alors que le Parlement débattait de la dette publique, des milliers d’étudiants et d’enseignants défilaient dans les rues pour protester contre la fermeture de centaines d’écoles et des baisses de salaires allant jusqu’à 60%. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Ils ont vendu leur âme au diable» et « Nous sommes contre la pauvreté ». Au Parlement islandais, le débat sur IceSave a duré, aux der­nières nouvelles, plus de 140 heures, un nouveau record. Et une proportion croissante de la population refuse d’assumer une dette qui, à son avis, n’est pas celle de l’Etat.

Le 3 décembre, dans un article du «Daily Mail» intitulé «Ce que l’Islande peut ap­prendre aux Tories», Mary Ellen Synon écrivait que depuis que l’économie islandaise s’était effondrée, l’année dernière, « les bâtisseurs d’empire de Bruxelles espéraient que les Islandais ruinés et effrayés seraient finalement prêts à échanger leur indépendance contre la stabilité que leur offrait l’adhésion à l’UE ». Mais le mois dernier, un sondage d’opinion montrait que 54% des Islandais étaient opposés à l’adhésion alors que seuls 29% y étaient favorables. Synon écrivait:

« Bien que les Islandais aient pu avoir une peur bleue l’année dernière, ils se dégagent maintenant des ruines de leur prospérité et ont décidé que la chose la plus précieuse qui leur reste est leur indépendance. Ils ne sont pas disposés à l’échanger, même dans la perspective d’un sauvetage de la Banque centrale européenne. »8

L’Islande, la Lettonie et la Grèce sont toutes en situation de mettre le FMI et l’UE au pied du mur. Dans un article paru le 1er octobre et intitulé «Lettonie, la folie continue», Marshall Auerback affirmait que le problème de la dette de la Lettonie pouvait être réglé au cours d’un week-end au moyen d’une série de mesures: 1) ne pas répondre au téléphone lorsque des créanciers étrangers appellent le gouvernement; 2) déclarer les banques insol­vables, convertir leur dette extérieure en capital propre, les rouvrir et leur permettre de garantir les dépôts en monnaie locale; 3) accorder à toutes les personnes disposées et capables de travailler un emploi payé à un sa­laire minimum en monnaie locale avec sécurité sociale, comme l’a fait l’Argentine après que le régime Kirchner eut repoussé le plan toxique de remboursement de sa dette imposé par le FMI.»9

Evans-Pritchard suggère un remède similaire pour la Grèce qui pourrait lui per­mettre de faire sauter le carcan mortel où elle se trouve en suivant l’exemple de l’Argentine. Elle pourrait «rétablir sa monnaie, la dévaluer, adopter une loi transformant les dettes en euro en monnaie locale et en « restructurant les contrats avec l’étranger ».

Un moyen peu utilisé: dire non au FMI

Résister au FMI n’est pas un moyen très uti­lisé, mais l’Argentine a montré la voie. En 2001, au vu des pronostics désastreux selon lesquels l’économie pourrait s’effondrer en l’absence de crédits étrangers, elle a défié ses créanciers et s’est détournée de ses dettes. A l’automne 2004, trois ans après un défaut de payement record de plus de 100 milliards de dollars, le pays était sur la voie du redressement et il avait réussi cette prouesse sans aide étran­gère. La croissance économique fut de 8% pendant deux années consécutives. Le volume des exportations augmenta, la monnaie était stable, les investisseurs revenaient et le chômage diminua. Selon l’économiste Mark Weisbrot interrogé en 2004 par le New York Times, « c’est un événement historique remarquable qui remet en cause 25 ans de mauvaise politique. Alors que d’autres pays avancent cahin-caha, l’Argentine vit une croissance très saine dont rien ne permet de penser qu’elle ne durera pas, et elle l’a réussie sans faire aucune concession pour attirer des capitaux étrangers. »

Weisbrot est le co-directeur du laboratoire d’idées Center for Economic and Policy Research basé à Washington qui a publié en octobre 2009 une étude sur les 41 pays débiteurs du FMI. Selon cette étude, les politiques d’austérité imposées par le FMI, notamment la réduction des dépenses et le resserrement de la politique monétaire, risquaient de faire plus de mal que de bien aux économies de ces pays.

C’est également la conclusion d’une étude publiée en février 2009 et due à Yonka Özemir de la Middle East Technical University d’Ankara, qui compare l’assistance du FMI à l’Argentine et à la Turquie.10 Ces deux marchés émergents ont subi en 2001 de graves crises économiques précédées de déficits budgétaires chroniques, d’une croissance insuffisante des exportations, d’un important endettement, d’une instabilité politique et d’une inégalité dans la répartition des richesses.

Tandis que l’Argentine faisait bande à part, la Turquie suivait les conseils du FMI. Le résultat final a été que l’Argentine a rebondi alors que la Turquie connaît encore la crise financière. La confiance de la Turquie dans les investissements étrangers l’a rendue très vulnérable à la récession mondiale. L’Argentine, elle, a choisi d’investir dans le pays, de développer l’économie indigène.

Pour trouver l’argent nécessaire, elle n’a pas eu besoin d’investisseurs étrangers. Sa banque centrale a émis sa propre monnaie et accordé ses crédits. Lorsque la monnaie nationale s’est totalement effondrée en 1995, puis une nouvelle fois en 2000, les gouvernements locaux ont émis des obligations locales qui ont été négociées comme de la monnaie. Les provinces ont payé leurs fonctionnaires avec des « obligations d’annulation de dette » équivalentes au peso. Ces obligations annulaient les dettes des provinces envers leurs fonctionnaires et pouvaient être dépensées comme de l’argent. Les provinces avaient «monétisé» leurs dettes en transformant leurs obligations en monnaie légale.

L’Argentine est un vaste pays dont les ressources sont plus importantes que celles de l’Islande, de la Lettonie ou de la Grèce, mais les nouvelles technologies permettent également à des petits pays de devenir autosuffisants. (cf. David Blume: alcoholcanbeagas)11

Des monnaies locales pour un développement local

Les gouvernements ont le droit souverain d’émettre et de prêter de la monnaie et l’Islande le perdra si elle rejoint l’UE qui interdit aux Etats membres d’emprunter de l’argent à leurs propres banques centrales. Pourtant les habitants de ces pays frappés par la crise pourraient continuer de développer leurs res­sources s’ils disposaient des crédits néces­saires. Un contrôle souverain sur leur monnaie locale leur permettrait d’obtenir des crédits simplement en les créant dans la comptabilité de leurs banques d’Etat.

En réalité, cette proposition n’a rien d’extraordinaire. Toutes les banques privées obtiennent les crédits qu’elles accordent à leurs clients en les créant dans leur comptabilité. Contrairement aux idées reçues, les banques ne prêtent pas leur propre argent ou celui de leurs déposants. Comme le confirme la Réserve fédérale américaine,12 les banques prêtent de l’argent neuf créé par une comptabilité en partie double sous la forme de dépôts des emprunteurs d’un côté et d’actifs de la banque de l’autre.

Outre le fait qu’ils permettent de lutter contre le gel des crédits, les crédits accordés par les gouvernements ont l’avantage de pouvoir être sans intérêt. En éliminant les intérêts, on réduit considérablement les coûts de production.13

L’argent émis par les gouvernements pour financer des projets publics a une longue histoire couronnée de succès qui remonte au moins au début du XVIIIe siècle, lorsque la colonie américaine de Pennsylvanie émit une monnaie qui était à la fois prêtée et dépensée par le gouvernement local dans l’économie locale. Il en résulta une période de prospérité sans précédent obtenue sans inflation ni impôts.14

L’Etat insulaire de Guernesey, situé dans la Manche, a financé ses infrastructures avec de l’argent émis par le gouvernement il y a plus de 200 ans sans inflation des prix ni dette publique.

Durant la Première Guerre mondiale, lorsque les banques demandaient des intérêts de 6%, la Commonwealth Bank, établissement de l’Etat australien, a financé l’effort de guerre du pays à un taux d’intérêt inférieur à 1%, économisant aux Australiens 12 millions de dollars de frais bancaires. Après la guerre, le gouverneur de la banque a épargné aux Australiens la dépression qui régnait dans d’autres pays en finançant la production, la construction de logements et en accordant des crédits à des gouvernements locaux pour la construction de routes, de lignes de trams, de ports, d’usines à gaz et de centrales électriques. Les profits de la banque étaient reversés à l’Etat.

Après avoir élu son premier gouvernement travailliste dans les années 1930, la Nou­velle-Zélande mit en place avec succès un programme d’infrastructures financé grâce à un crédit national sans intérêt. Le crédit accordé par la banque centrale nationalisée permit à la Nouvelle-Zélande de prospérer à une époque où le reste du monde était en proie à la pauvreté et au manque de productivité.

L’argument contre l’émission et le prêt d’argent par les gouvernements pour les infrastructures est que cela provoque l’inflation, mais ce n’est pas nécessairement le cas. L’inflation des prix se produit lorsque la «de­mande» (l’argent) augmente plus rapidement que l’«offre» (biens et services). Quand on augmente la masse monétaire nationale pour financer des projets productifs, l’offre augmente avec la demande, sans affecter les prix.

De toute façon, comme nous l’avons dit plus haut, les banques privées créent elles-mêmes l’argent qu’elles prêtent. Le processus par lequel elles créent de la monnaie est inflationniste parce qu’elles ne prêtent que le capital, pas les intérêts nécessaires à rembourser leurs emprunts. Pour payer les intérêts, il faut faire de nouveaux emprunts.

L’important, c’est d’utiliser la monnaie nouvellement créée ou le crédit pour des projets productifs qui augmentent les biens et les services plutôt que pour la spéculation et pour payer les dettes publiques en monnaies étrangères (le piège dans lequel est tombé le Zimbabwe). On peut protéger la monnaie nationale contre les spéculateurs15 en imposant des contrôles des changes, comme l’a fait la Malaisie en 1998, en imposant des con­trôles des capitaux, comme le font actuellement le Brésil et Taiwan, en interdisant les instruments financiers à terme ou en imposant une «taxe Tobin» sur les transactions monétaires internationales.

Guérir les créanciers

Si les créanciers souhaitent vraiment récupérer leurs prêts, ils comprendront qu’il est sage de laisser le pays débiteur développer son économie pour lui permettre de rembourser ses dettes. Si les créanciers ne tiennent pas vraiment à être remboursés mais utilisent la dette comme un moyen d’exploiter le pays débiteur et de le priver de ses actifs, il faut dénoncer le bluff des créanciers.

Lorsque le pays débiteur refuse de payer, le fardeau pousse les créanciers à se guérir eux-mêmes. L’économiste britannique Michael Rowbotham suggère que dans le monde de la monnaie électronique, cela peut être effectué par des régulateurs bancaires créatifs simplement en modifiant les règles comptables. Aujourd’hui, on peut créer des dettes à l’aide d’écritures comptables et les annuler de la même manière. Rowbotham esquisse deux moyens permettant de changer les règles afin d’annuler des dettes impossibles à rembourser:

«La première option consiste à libérer les banques de l’obligation de maintenir la parité entre l’actif et le passif. Ainsi, si une banque commerciale détient pour 10 millions de dollars de créances d’un pays en développement, elle pourrait être autorisée à avoir à perpétuité, après annulation, 10 millions de dollars de déficit dans son bilan. C’est une simple question d’écritures.

La seconde option consiste à annuler les créances tout en permettant aux banques de les conserver pour des raisons comptables. Les dettes seraient annulées pour les pays en développement mais conservées à des fins de comptabilité bancaire. Ces créances seraient conservées à leur valeur nominale en tant qu’actifs permanents, non négociables.»16

Si les banques étaient autorisées soit à porter en compte les crédits non remboursables ou à se faire rembourser en monnaies locales, leurs actifs et leur solvabilité seraient préservés.

Source : Web Of Debt

Traduction : Horizons et Débats

Notes :

1 Recovering from Neoliberal Disaster. Why Iceland and Latvia Won’t (and Can’t) Pay the EU for the Kleptocrats’ Ripoffs. Prof. Michael Hudson. www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=14800
2 Ambrose Evans-Pritchard. Greece defies Europe as EMU crisis turns deadly serious. www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/
3 Eva Joly: Iceland is being blackmailed. icelandweatherreport.com/2009/08/eva-joly-iceland-is-being-blackmailed.html
4 Zit. In: Pavol Stracansky. G20: IMF Finds a New Unpopularity. ipsnews.net/news.asp?idnews=48594
5 Ilmars Rimševics, Governor, Bank of Latvia. Recent Economic Developments and Banking in Latvia. www.bank.lv/eng/main/all/sapinfo/presrunas/receco/
6 Kay Murchie. Iceland’s economy shrinks at record pace. www.financemarkets.co.uk/2009/12/07/icelands-economy-shrinks-at-record-pace/
7 Marshall Auerback. Latvia: The Insanity continues. www.creditwritedowns.com/2009/10/latvia-the-insanity-continues.html
8 Mary Ellen Synon. What Iceland can teach the Tories. synonblog.dailymail.co.uk/2009/12/what-iceland-can-teach-the-tories.html
9 Marshall Auerback, a.a.O.
10 More a Curse than a Cure? The Role of the IMF after the Argentine and Turkish Financial Crises. Von Yonca Özdemir. Political Science & International Relations Program. Middle East Technical University, Northern Cyprus Campus. Paper prepared for delivery at the 2009 Annual Convention of the International Studies Association (ISA), February 15–18, 2009, New York.
11 alcoholcanbeagas.com/node/587
12 ModernMoneyMechanics. Federal Bank of Chicago. www.rayservers.com/images/.pdf
13 The McKleever Institute of Economic Policy
Analysis. There are Alternatives. (T.A.A.)
Project winning Essay. Margrit Kennedy
inspires New Zealand Groups to Establish
Regional Money Systems. By Deidre Kent.
www.mkeever.com/kent.html
14 Ellen Brown. Sustainable Energy Development: How Costs Can Be Cut in Half.
www..com/articles/energy-costs.php
15 A Debt Moratorium for Iceland.
www.actindependent.org/icelandprogram.pdf
16 How to Cancel Third World Debt. by Michael Rowbotham. www.prosperityuk.com/prosperity/articles/cantwd.html

jan 02 2010

Mecanopolis entre dans sa troisième année

logo forum

Il y a aujourd’hui une nĂ©cessitĂ© urgente Ă  crĂ©er un vĂ©ritable courant critique de ce que l’on nous prĂ©sente comme un Nouvel Ordre Mondial ‒ mais qui est en fait toujours le mĂŞme ordre ancien, avec les mĂŞmes objectifs, qui se donne pour nouveau parce qu’il avance sur de nouvelles bĂ©quilles, jamais vues nulle part, et rĂ©pand de nouvelles odeurs de dĂ©composition, jamais senties nulle part. Une critique qui attaque tous les problèmes sans respecter aucune spĂ©cialisation ; et qui par lĂ  soit Ă  mĂŞme de faire passer dans l’Ă©poque les idĂ©es et les mĂ©thodes par lesquelles le plan mondialiste ne puisse s’accomplir.

Ce qui fait aujourd’hui communĂ©ment dĂ©faut, c’est moins le constat d’un effondrement total, dĂ©sormais patent, que la conscience de sa profonde unitĂ© ; et c’est moins cette conscience que la rĂ©appropriation active et offensive de l’idĂ©e que tout est toujours possible, que rien au cours annoncĂ© de la catastrophe n’est inĂ©luctable.

Quoique que nous objections Ă  ĂŞtre tuĂ© en temps de paix sociale, nous ne nous cachons cependant pas combien la cause de la libertĂ© excède de toute part celle qui nous est ainsi imposĂ©e ; ce n’est pas sans raison qu’elle se sent Ă  l’Ă©troit dans les formes pratiques et les formulations actuelles des oppositions au Nouvel Ordre Mondial.

Notre ambition n’a jamais Ă©tĂ© de tenir le rĂ´le de lucides mais dĂ©sarmĂ©s et passifs chroniqueurs de la lutte contre toutes les formes de dominations. Si nous avons travaillĂ© sans relâche depuis trois ans sur la critique du mondialisme, avec nos faibles moyens, c’est que pour cette critique puisse servir ; ceci valant avant tout pour les participants Ă  Mecanopolis. Et si ce site peut, en passant Ă  un stade supĂ©rieur d’efficacitĂ©, servir Ă  fĂ©dĂ©rer les refus autour des possibilitĂ©s d’intervention qui se dĂ©couvriront, ce sera aussi parce que ceux qui la rĂ©digent auront su aller Ă  la rencontre de nouvelles occasions et de nouveaux alliĂ©s. Notre idĂ©e consiste Ă  renforcer le projet qui fonde Mecanopolis en le ramifiant.

Les alliances de Mecanopolis seront donc menĂ©es mĂ©thodiquement, au rythme que permettront l’extension de notre terrain et la diversitĂ© de ses directions. On verra bien si nous faisons ainsi que prĂ©parer nos prochaines erreurs : elles auront au moins l’avantage d’ĂŞtre instructives. On ne nous verra en tout cas pas nous contenter de ce que, sur l’essentiel, la suite ait pu nous donner raison. Notre propos est plutĂ´t de donner une suite Ă  nos raisons.

Plus que jamais, nous devons nous garder d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Ce n’est pas d’un « Nouvel Ordre Mondial » dont nous avons besoin, mais d’un nouveau monde.

Mecanopolis

Mecanopolis sur Dailymotion :

dailymotion

Mecanopolis sur Facebook :

logo_facebook-rgb-7inch


oct 24 2009

IsraĂ«l, terrorisme d’Etat et 11 septembre (vidĂ©o vostfr de Missing Links)

080423_US_and_Israel_flags

De l’opération Susannah dans les années 1950 aux attentats du 11 septembre 2001, Missing Links (Chainons Manquants) est un long documentaire sous-titré qui aborde notamment l’organisation du terrorisme international à travers des opérations false flag (sous fausse bannière) impliquant principalement les réseaux juifs criminels pro-sionistes d’Israël, des États-Unis et d’Europe tirant les ficelles dans les coulisses du pouvoir socio-politico-économique, des lobbys d’armement et du pétrole.

Source : Forum Soral

MecanoBlog

oct 03 2009

Le Coup d’Etat de Lisbonne veut porter Blair au pouvoir

Si le Traité de Lisbonne était ratifié, il engendrerait immédiatement un Tony de Lisbonne. Selon les informations publiées hier par le quotidien britannique The Sun, Tony Blair pourrait être propulsé au poste de Président de l’Europe avant la fin du mois !

tony blair

Le Sun cite une source haut placée dans le gouvernement britannique, expliquant : « Si nous obtenons un Oui [au référendum irlandais qui se tient aujourd’hui, ndlr], tout bougera très très vite. Tony pourrait être nommé dès la fin octobre. » La Suède, qui dirige la présidence tournante de l’UE jusqu’au 31 décembre, « veut qu’un président soit nommé dès la fin du mois, et M. Blair est le favori », explique le Sun. Un diplomate français a même confié : « Qui oserait dire non à Tony Blair ? », tout en minimisant la responsabilité que Blair porte dans le déclenchement de la Guerre en Irak.

Et oui, qui oserait s’opposer à lui ? David Kelly, l’inspecteur en armement britannique, a payé de sa vie d’avoir révélé que les « preuves » données par le gouvernement Blair sur les armes de destruction massive irakiennes étaient bidonnées. Quant à Nicolas Sarkozy, il est le premier supporter de sa candidature, au nom de l’entente cordiale qu’il a scellé avec son « ami Tony ». S’il est vrai qu’à la vue de l’un on pourrait être tenté de soutenir l’autre, Tony Blair n’en serait pas moins le président supranational non-élu de l’Europe. Il faut dire non au césarisme !

Source : Solidarité et Progrès

Suivre l’information en continu sur le Forum Mecanopolis

sept 20 2009

« Les Américains ne recherchent même plus Ben Laden »

Ancien membre des services secrets suisses, Jacques Baud s’est fait connaître en 1997 par son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets ». Son dernier ouvrage, « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension » (*), risque de faire grincer des dents. Jacques Baud n’a pas que des amis dans les services secrets suisses habitués à l’ombre. Ce Genevois prône la transparence, car, dit-il, 95 % de l’information utilisée par les services de renseignement stratégiques est ouverte. Les espions pourraient donc faire moins de mystères. Son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets », devenue un livre de référence dans de nombreux pays, a été réédité à deux reprises.

Print - copie

Dans son nouvel essai, intitulé « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension », Jacques Baud enfourche un autre cheval de bataille : la lutte contre le terrorisme s’effectue avec de nouvelles armes, « mais selon les mêmes principes que dans les années 60 », assure-t-il. On en voit chaque jour les conséquences catastrophiques en Irak et en Afghanistan.

Selon vous, les accusations portées contre Oussama Ben Laden ne seraient que des spéculations ?

Après le 11 septembre 2001, les Américains demandent au régime des Taliban de leur livrer Ben Laden. La justice afghane réclame alors aux Etats-Unis de lui fournir des preuves prouvant son implication dans les attentats. Elle n’a pas eu de réponse. Aujourd’hui encore on est incapable de démontrer que Ben Laden est bien à l’origine du 11 septembre. Aujourd’hui, les Américains ne classent toujours pas les Taliban parmi les organisations terroristes et ont officiellement abandonné la chasse à Ben Laden.

Malgré tout, Oussama Ben Laden approuvent les attentats du 11 septembre…

Soutenir une action ne veut pas dire que vous y avez participé. Ben Laden ne s’en est jamais attribué la paternité. Or, dans la culture moyen-orientale, on a souvent tendance à en rajouter. Dans l’islam, l’intention prime l’action, raison pour laquelle les terroristes arrêtés tendent souvent à exagérer leur action. Ben Laden ne manifeste même pas cette vantardise. Quant aux personnes qui ont été arrêtées, que valent des aveux obtenus sous la torture ?

Vous vous en prenez à la pléthore d’“experts“, brusquement apparus après le 11 septembre, et qui seraient, selon vous, « incapables de saisir la logique du terrorisme et de la pensée islamique » ?

Les médias ont accordé beaucoup de crédits à des gens dont on était incapable de vérifier le passé. Soit ces « experts » prétendaient venir d’un service de renseignement, et ce n’était tout simplement pas vrai. Soit ils n’y occupaient que des postes très subalternes. Même les experts musulmans modérés, plus attachés à se distancer des extrémistes qu’à identifier les causes de l’islamisme n’ont pas réussi à apporter les clés nécessaires au désamorçage de la situation. En revanche, on a effectivement peu entendu de vrais experts spécialistes des questions militaires, des conflits, des méthodes de la guerre clandestine. Résultat, la lutte contre le terrorisme islamiste s’effectue selon des schémas dépassés, qui créent plus d’insécurité.

Votre livre risque de provoquer des protestations en Israël. Notamment quand vous écrivez que « le discours du Hamas est parfaitement cohérent ».

Cohérent ne signifie pas « juste » ou « légal », mais qu’il y a une logique ! Si le Hamas n’était pas cohérent, il ne bénéficierait pas d’autant de crédit dans la population. Ce que j’ai voulu dire c’est que les Israéliens cherchent à noircir au maximum le Hamas, à le faire plus haïssable qu’il ne l’est. Ils ont prétendu, par exemple, que le Hamas était en relation avec Al-Qaida, rien n’est plus faux. Pour preuve, le Hamas fait actuellement à la chasse aux salafistes. On est toujours perdant quand on surestime, comme quand on sous-estime, l’ennemi.

N’est-ce pas une constance de noircir l’ennemi ?

Apparemment oui. En 1986, j’ai rédigé un rapport sur le Pacte de Varsovie, affirmant que l’Est, loin de pouvoir nous envahir, allait être contraint de réduire ses effectifs, faute de moyens. Trois ans plus tard, Gorbatchev a annoncé des chiffres pratiquement identiques aux miens. Mais sur le moment, mon rapport a été rejeté. La Suisse, comme les autres pays occidentaux, voulaient un ennemi fort, agressif…

Face aux islamistes, l’Occident, selon vous, utiliserait des méthodes vieilles d’un demi siècle ?

A la fin de la Seconde guerre mondiale, les alliés bombardaient massivement les villes allemandes, tuant des milliers de civils. Leur stratégie était de pousser la population à la révolte contre le régime nazi. Aujourd’hui, les Israéliens utilisent la même logique quand ils noient sous les bombes le Liban. Ils pensent que les habitants, pris en otages, vont se rebeller contre le Hezbollah. Or, c’est tout le contraire qui se passe. Les Libanais se sont mobilisés encore davantage contre les Israéliens.

Apparemment, vous ne mettez pas tous les torts sur le dos des Iraniens ?

Il ne s’agit pas de soutenir ce régime. Mais il faut aussi savoir que les Etats-Unis, depuis des années, aident et financent des mouvements séparatistes en Iran, notamment au Baloutchistan. On sait que les Etats-Unis mènent des opérations clandestines avec du personnel au Sud et au Nord de l’Iran depuis 2004. Comment voulez-vous, dans ces conditions que Téhéran ne soit pas sur la défensive ?

Dans votre ouvrage, vous soulignez que la notion de victoire n’est pas la même dans le monde musulman et en Occident.

On prend souvent les musulmans pour des « fanfarons », notamment quand les Egyptiens fêtent leur victoire en 1973 sur les Israéliens, et Saddam Hussein sur la coalition en 1991 ! Il faut savoir que la victoire dans l’islam n’a pas de caractère absolu : il suffit de marquer sa volonté de combattre pour être victorieux. Il s’agit plus d’une victoire sur soi que sur l’adversaire. En Occident, on gagne quand on a détruit l’adversaire, au Moyen-Orient, quand on ne baisse pas les bras. Résultat, la victoire de l’un apporte la victoire de l’autre. Ce qui explique que les Palestiniens continuent depuis la bande de Gaza à lancer des roquettes sur Sderot, même si elles ne feront pas plier Israël. Tant que l’Occident ne refusera à comprendre les modes de pensée des islamistes, il ne parviendra pas à vaincre le terrorisme.

Propos recueillis par Ian Hamel

(*) Jacques Baud, « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension », Editions Lavauzelle, 175 pages.

Entretien réalisé par Ian Hamel pour Le Matin Dimanche (Suisse)

(*) Jacques Baud, «Djihad. L’asymĂ©trie entre fanatisme et incomprĂ©hension», Editions Lavauzelle, 175 pages.

août 03 2009

Le Nouvel Ordre Mondial pourrait-il échouer ?

Par Régis Mex

La marche du progrès n’est pas impossible à ralentir, mais ne peut être arrêtée en aucun cas. Ainsi, on peut prendre à ceux qui n’ont pas et donner à ceux qui ont sans que cela ne bouleverse qui que ce soit, car il s’agit là de ce que le commun des mortels considère comme le fonctionnement normal des choses. En effet, les pauvres considèrent comme « normal » d’être pauvres s’ils sont dans cette situation depuis leur naissance, tout comme ils ne s’attendent pas, dans une conjoncture « normale », à recevoir quoi que ce soit de quelqu’un « qui a ». Ils ne sont donc susceptibles de ressentir aucun sentiment de rébellion. De même, celui qui vit dans l’aisance ne nourrira nulle intention de révolte, puisqu’il possède tout ce qui sert à son confort et à son bon plaisir, et n’imaginerait en aucun cas qu’il puisse en être autrement, étant donné que cet état de fait est après tout entièrement « normal ». Or, si l’on malmène ce présent état de fait, la société toute entière peut s’attendre à de violentes secousses.

87954862

L’Histoire est faite de civilisations qui ont eu leurs périodes de stabilité et leurs périodes de crise. Le plus souvent, les crises étaient l’occasion d’exprimer les mécontentements divers qui s’étaient accumulés dans une ou plusieurs couche(s) de la société, et de soulager ces derniers grâce aux propositions de réformes que la situation permettait. Soit des concessions étaient faites de la part du pouvoir pour satisfaire les mécontents, soit leur soulèvement servait de prétexte à la classe dirigeante pour décréter l’état d’urgence et faire naître ou renforcer un totalitarisme qui ne pouvait qu’aggraver les exaspérations populaires diverses qui, sur le long terme, auront raison de lui à la moindre opportunité venue. De fait, puisque ce sont généralement les classes populaires et moyennes qui ont des raisons de s’insurger, et qu’elles finissent toujours par obtenir ce qu’elles veulent à un moment ou à un autre, la voie vers la concrétisation de leurs aspirations multiples est un passage obligé.

 

Le problème est que ces « masses » (mot qui comprend, dans ce contexte, toute personne de classe populaire ou moyenne qui correspond aux  caractĂ©ristiques dĂ©finies ci-dessous), n’aspirent aucunement Ă  des idĂ©aux Ă©levĂ©s de justice, de bienveillance ou de stabilitĂ©. Il est alors simple de perpĂ©tuer l’inexistence de ces Ă©lĂ©ments dans la sociĂ©tĂ©, pourtant nĂ©cessaires, parmi d’autres, Ă  la crĂ©ation d’un système valable oĂą il ferait bon vivre pour l’être humain qui pourrait y trouver Ă©quilibre et plĂ©nitude. Non, la majoritĂ© Ă©crasante de la population que je dĂ©finis comme Ă©tant les « masses » (terme pĂ©joratif Ă  juste titre) se prĂ©occupent de choses autrement plus futiles. Elles se passionnent pour tout ce qui est immĂ©diatement accessible aux cinq sens, tout ce qui est du domaine du matĂ©riel et du plaisir, ce qui leur exclut tout accès aux qualitĂ©s qui sont supĂ©rieures Ă  cet univers de l’instantanĂ©itĂ©, et les dĂ©pourvoit donc de quelque sens moral et spirituel que ce soit. ConformĂ©ment Ă  leurs aspirations, et enfermĂ©es inĂ©luctablement dans une sphère d’égoĂŻsme et d’inconscience d’une ampleur telle qu’elles frĂ´lent la psychopathie, voire qu’elles embrassent le sadisme, les masses n’ont cure que de leur propre confort. Un confort qui consiste purement et simplement dans l’obtention de ce qui est nĂ©cessaire Ă  la perpĂ©tuation des plaisirs vulgaires tirĂ©s de l’excitation des seuls cinq sens, Ă  leur maintien dans la grossièretĂ© de leur personnalitĂ©, et Ă  l’affirmation de leur absence de conscience. D’autres comprennent la nature mauvaise des politiques humaines, mais se donnent bonne conscience en se persuadant qu’il n’y a de toute façon aucun moyen d’y changer quoi que ce soit, et quand bien mĂŞme cela serait-il possible, ce ne serait pas eux-mĂŞmes qui pourraient le faire. Ceux-lĂ  sont donc partisans du système par le soutien qu’ils lui tĂ©moignent du fait de leur attitude passive et rĂ©signĂ©e, et finissent par ĂŞtre absorbĂ© par ce mĂŞme système au moment oĂą ils en arrivent Ă  se dire qu’après tout, puisque le fonctionnement du monde est purement Ă©goĂŻste, il n’y a pas de raison pour qu’ils ne mènent pas eux aussi une vie Ă©gocentrique. Cet Ă©tat de bassesse et de vide spirituel peut Ă©videmment se retrouver dans tout individu, quel que soit sa classe sociale, mais il aurait Ă©tĂ© Ă  non-sens d’inclure la classe aisĂ©e dans ma dĂ©finition des « masses », puisque ces dernières reprĂ©sentent le peuple, qui s’oppose par dĂ©finition Ă  la minoritĂ© des classes riches et privilĂ©giĂ©es. Il n’y a donc que deux situations qui peuvent rĂ©volter les masses : soit elles ne trouvent pas les conditions qui leur permettent de vivre leur nature purement hĂ©doniste dans leur environnement, soit elles ne disposent pas de moyens de survie suffisants pour atteindre le seuil minimum de dignitĂ© qu’elles convoitent.

 

Cependant, malgrĂ© la mĂ©diocritĂ© de l’homme commun, qui, habituĂ© Ă  ĂŞtre esclave de lui-mĂŞme et de plusieurs maĂ®tres extĂ©rieurs, se laisse volontiers marcher dessus et enfoncer dans une plus grande servitude encore tout en demeurant d’une passivitĂ© totale, si un peu des possessions futiles ou du confort auxquels il est attachĂ© lui est retirĂ©, il considĂ©rera cela comme un vol et une atteinte Ă  sa personne, et en sera courroucĂ©. En effet, il arrive souvent que de nombreuses manifestations aient lieu en France pour des motifs tout Ă  fait lĂ©gers ; protester contre la suppression d’un jour de congĂ©, par exemple, alors que des mesures autrement plus graves passent sans susciter la moindre rĂ©action. Des mesures qui peuvent ĂŞtre Ă  l’origine de futures hausses des prix, de licenciements, de rĂ©ductions de dĂ©penses sociales, contre lesquelles les gens protesteront encore, mais en dĂ©pit de tout bon sens, puisqu’ils n’auront rĂ©agi qu’une fois qu’ils auront Ă©tĂ© personnellement touchĂ©s, et après avoir laissĂ© passer les mesures ayant causĂ© ces effets sans broncher. L’ardeur de la plupart des manifestants Ă  dĂ©fendre une cause est d’ailleurs aussi souvent inexistente que leur colère est totalement Ă©phĂ©mère ; après avoir soulagĂ© un surplus d’énergie lors de la manifestation Ă  laquelle ils ont participĂ©, et occupĂ© par la mĂŞme occasion un jour qu’ils ne savaient comment combler, ils rentrent chez eux et oublient rapidement la raison pour laquelle ils se sont vaguement rebellĂ©s. Ă moins qu’ils ne l’aient jamais su.

nouvel-ordre-mondial

Or, si le peuple se sent trop amplement volĂ©, et ne dispose plus des moyens nĂ©cessaires pour subsister et vivre de la façon qui le conduit vers l’état de bonheur qui lui convient, il se soulèvera, et l’État devra faire face aux problèmes que lui cause la base sur laquelle il repose, de peur d’être emportĂ© dans son agitation, et dĂ©truit. En effet, le but premier de tout un chacun est après tout de se construire un environnement dans lequel il puisse mener une vie heureuse, quelles que soient les conditions, variant d’après les individus, qui permettent d’y accĂ©der. Bien que beaucoup de gens n’atteignent pas cet Ă©tat, ils ne sont pas pour autant affectĂ©s d’un quelconque malheur ; ils vivent plutĂ´t dans la bĂ©atitude, un mĂ©lange confus de sentiments, de dĂ©sirs et de plaisirs divers, dans lequel ils ont du mal Ă  cerner leur propre personnalitĂ© et leur conscience. Autrement dit, un stade oĂą ils sont mĂŞlĂ©s Ă  l’inconscient collectif, et oĂą leur individualitĂ© est donc très peu marquĂ©e. Mais lorsque la souffrance survient, l’individu va rĂ©agir de deux façons : soit il va se sentir impuissant face Ă  sa douleur et va somatiser, soit il va vouloir agir sur son environnement extĂ©rieur de sorte Ă  le modeler de la façon qui servira Ă  soulager son Ă©tat d’esprit prĂ©sent, que ce soit sur le court ou le long terme. Si une personne souffre, directement ou non, des rĂ©alitĂ©s de notre monde actuel, elle voudra changer ou supprimer ce qui lui cause du tort ne serait-ce que par instinct de survie, pour se protĂ©ger. Donc, si un nombre suffisant de gens sont mĂ©contents pour les mĂŞmes raisons Ă  un degrĂ© signifiant, elles vont spontanĂ©ment crĂ©er un mouvement qui sera chaotique du fait de sa nature Ă©motionnelle, jusqu’à ce qu’il se cristallise autour d’un « leader » qui saura canaliser ses impulsions et diriger ses forces vers un but rationnel. Toute la question est de savoir si ce mouvement possède assez de puissance et de pertinence pour surpasser la rĂ©sistance de ceux qui protègent l’ordre des choses, rĂ©sistance qui peut s’exprimer de diverses manières ; qui du peuple ou du pouvoir sera le plus fort, donc.

 

L’écrasante majoritĂ© des rĂ©voltes de l’Histoire, avec violence ou non, ont Ă©tĂ© causĂ©es par un peuple insatisfait, mais cette tendance s’est inversĂ©e lors des soixante dernières annĂ©es. En effet, les Ă©lites politique et financière avaient jusque lĂ  l’habitude de rentrer en conflits ouverts par l’intermĂ©diaire des guerres entre États et/ou Nations pour les mĂŞmes raisons que leurs peuples entraient en conflit avec elles ; parce qu’il y avait des acquis Ă  dĂ©fendre ou que, comparĂ©es Ă  leurs rivaux, elles Ă©taient insatisfaites de leur situation. Ce conflit Ă©tait une lutte pour plus de possessions, de pouvoir, d’influence ; une lutte pour ĂŞtre supĂ©rieur Ă  son rival. Ce n’est effectivement pas le fait d’avoir peu qui dĂ©clenche la convoitise de possĂ©der plus, tant que l’on imagine pas ce que serait notre vie avec plus de possessions. L’envie d’avoir mieux que ce que l’on a prĂ©sentement survient lorsque l’on a connu, dans le passĂ©, une situation meilleure que prĂ©sentement, ou que l’on constate qu’une quantitĂ© de richesses qui amĂ©liorerait notre niveau de vie est accaparĂ©e par une poignĂ©e de personnes. Par exemple, les habitants de pays sous-dĂ©veloppĂ©s ne sont gĂ©nĂ©ralement pas malheureux Ă  cause de la vie primitive qu’ils doivent mener, mais dĂ©veloppent une frustration qui se transforme facilement en haine vis-Ă -vis des pays riches lorsqu’ils prennent connaissance de leurs conditions de vie enviables. Les Ă©lites dirigeantes n’échappent pas aux effets de cet Ă©tat de fait, ce qui explique bon nombre de guerres. Mais depuis ces soixante dernières annĂ©es, donc, la tendance des conflits a eu tendance Ă  changer de nature ; en effet, les oligarques financiers Ă©tant de plus en plus unis grâce Ă  la mondialisation, et les buts des politiciens convergeant toujours davantage vers un but similaire du fait du mondialisme, leurs diffĂ©rends s’attĂ©nuent et les motifs de conflits disparaissent peu Ă  peu, puisqu’il ne peut y avoir de conflit au sein d’un ensemble uni. Par consĂ©quent, les Ă©lites ne se battent plus entre elles mais luttent contre les avantages que leurs peuples ont su acquĂ©rir au cours des siècles ; elles veulent trouver le profit lĂ  oĂą il en reste Ă  gagner. Élite et peuple s’opposent d’ailleurs tout comme les classes aisĂ©es s’opposent aux classes populaires dans leurs aspirations, ou comme le jour s’oppose Ă  la nuit…

 

En effet, le New Deal a tardé à être adopté parce qu’il allait dans le sens de l’aide au peuple et non aux financiers, mais ces derniers ont finalement dû l’accepter à contrecoeur, car le discours communiste se faisait de plus en plus séduisant pour un nombre croissant de citoyens, nombreux à avoir été lésés par la Grande Dépression. Les mesures sociales qui sont apparues, tant avant qu’après le New Deal, n’ont donc jamais été des actes de pure charité et de philanthropie, mais bien des nécessités stratégiques. En effet, en donnant aux gens suffisamment d’assistance pour qu’ils n’en demandent pas plus et cessent d’être mécontents, on évitait leur ralliement à la cause des socialistes d’abord, et des communistes ensuite, quitte à devoir distiller quelques-uns de leurs principes dans le système capitaliste. Le socialisme a d’ailleurs été présenté aux États-Unis comme la voie qui mène inéluctablement au communisme pendant la Guerre froide, de sorte à dissuader de nouvelles mesures sociales, comme une socialisation de la médecine ou un renforcement de la Sécurité Sociale. Après la fin de la Guerre froide, notamment entre 1993 et 1995, on utilisa l’argument des difficultés causées par la dette pour justifier de nombreuses compressions budgétaires, privatisations et réductions de services sociaux (chômage, retraite, santé, allocations, …) dans les pays occidentaux. Le capitalisme n’avait maintenant plus d’opposant idéologique sérieux ; il pouvait donc laisser librement sa véritable nature s’exprimer. Les magnats de l’économie et de la finance voulaient maintenant voir le New Deal détruit.

2502050366_33fa676ccd

Le 11 septembre 2001 et la crise financière commencée en 2007 doublée de la crise économique qui l’a suivie ont été les autres événements marquant l’avancée du capitalisme débridé. En ce qui concerne l’arme qu’est la crise, deux citations officielles de personnages hauts placés résument bien les vertus qu’ils lui trouvent, que ce soit dans le cadre de crises provoquées à l’étranger ou à l’intérieur de la nation. Le 13 janvier 1993, au cours d’une conférence tenue au dixième étage du palais des congrès Carnegie, John Williamson, créateur du « Consensus de Washington », dit ceci : « On peut se demander s’il y aurait lieu de songer à provoquer délibérément une crise dans l’intention de supprimer les obstacles politiques à la réforme. Dans le cas du Brésil, par exemple, on laisse parfois entendre qu’il faudrait attiser l’hyperinflation pour effrayer les gens et les obliger à accepter ces changements. Au milieu des années 1930, aucune personne ayant la capacité de prédire l’histoire n’aurait osé affirmer que l’Allemagne et le Japon devaient entrer en guerre pour profiter des avantages de la supercroissance qui a suivi leur défaite. Mais une crise de moindre envergure aurait-elle pu avoir le même effet ? Peut-on imaginer qu’une fausse crise serve les mêmes fins sans entraîner les coûts d’une crise réelle ? ». Autre témoignage de leur immoralité : dans une communication présentée devant l’Association internationale des sciences économiques, à Tunis, en 1995, et dont le texte fut publié plus tard par la Banque mondiale, Michael Bruno, économiste en chef à la Banque mondiale, déclara devant 500 économistes venus de 68 pays que « l’idée selon laquelle une crise suffisamment grave pouvait pousser des décideurs jusque-là récalcitrants à instaurer des réformes susceptibles d’accroître la productivité » faisait l’objet d’un consensus de plus en plus grand. Bruno ajouta : « Je tiens à réitérer l’importance d’un thème majeur : l’économie politique des crises graves tend à déboucher sur des réformes radicales aux résultats positifs. »

DanzigerCostPlus

Enlever un acquis à quelqu’un est pire que de lui faire miroiter un bien qu’il n’a jamais connu. Le peuple, qui bénéficie d’un confort tel depuis les Trente Glorieuses qu’il s’intéresse encore moins à la politique qu’autrefois ou à quelque autre domaine que ce soit d’autre qui puisse avoir un impact sur sa vie présente ou future sans qu’il ne puisse résister s’il n’y prend pas garde, est à la fois plus satisfait et plus manipulable que jamais. Mais les tensions et les mécontentements vont croissants depuis la crise financière, et les masses, aussi stupides soient-elles, ne se laisseront pas vider le frigidaire et se faire mettre à la rue sans réagir. La chute du niveau de vie promet effectivement d’être si radicale que les gens préféreront lutter, avec tous les risques que cela comprend, plutôt que d’accepter un état de vie précaire. Il y aura donc inévitablement des révoltes, et peut-être de nouvelles guerres faites par des gouvernements qui voudront diriger les tensions vers l’extérieur, susciter la crainte, et s’octroyer une part encore plus importante de la sphère économique au niveau mondial. La réaction populaire sera probablement si puissante qu’il y aura peu de chances pour que nos dirigeants puissent tirer profit de leurs programmes et réprimer les révoltes sans trop de dommages. Qui plus est, les aberrations du système sont telles qu’un nombre croissant de personnes sont conscientes de ses méfaits, que ce soit grâce à des médias qui, bien que contrôlés, ne peuvent pas cacher toutes les failles si flagrantes de cette société, ou bien par le développement des sites d’information libre et non contrôlés, ce qui fait que la lutte contre les élites ne s’arrêtera probablement pas aux exigences de réinstaurer les conditions de vie de 2007, mais prendra aussi une tournure idéologique qui imposera de revoir bien des aspects du système. En outre, les ambitions de l’élite sont d’une telle ampleur qu’elles ont dû préparer bien des verrouillages pour avoir des chances d’arriver à leurs fins, car elle projette tant de changements radicaux qu’elle a besoin d’un énorme pouvoir pour espérer ne pas être emportée avec ses réformes. Malgré tout, la disproportion de leurs attentes est telle que certains points décisifs de leur projet ne peuvent qu’avorter.

 

Il est clair que l’ampleur croissante de la gravité de la pandĂ©mie et de la crise Ă©conomique, peut-ĂŞtre couplĂ©es Ă  de futures catastrophes, donneront bien des prĂ©textes pour l’Ă©tablissement d’une gouvernance mondiale. Tout comme l’Union EuropĂ©enne, l’OTAN et l’ONU furent créés après la deuxième Guerre Mondiale, pour qu’un tel dĂ©sastre ne se reproduise plus jamais, on instaurera ici des organismes internationaux plus larges encore (tels que la communautĂ© transatlantique, qui aura pour objectif d’unir l’Union nord-amĂ©ricaine et l’Union europĂ©enne sous une seule entitĂ© aux politiques et aux règles Ă©conomiques identiques), pour Ă©viter, soi-disant, d’autres drames du mĂŞme genre Ă  l’avenir. Un avantage rĂ©el d’une gouvernance mondiale, prĂ©lude Ă  l’avènement d’un gouvernement mondial, aurait au moins le mĂ©rite d’effacer les probabilitĂ©s de guerre entre les diffĂ©rents États qui le composeraient. Il est effectivement vrai que la crĂ©ation de l’Union EuropĂ©enne empĂŞche l’apparition de toute guerre en son sein depuis 64 ans, ce qui est un temps record de paix sur le continent europĂ©en. On sait cependant pertinemment bien que ce qui intĂ©resse vĂ©ritablement l’Ă©lite n’est rien d’autre que la crĂ©ation d’un vaste marchĂ© mondial sans limites d’action ni rĂ©gulation, protĂ©gĂ© par une dictature mondiale. Pour que les tenants de ces ambitions gardent un minimum de crĂ©dibilitĂ© et de chances de rĂ©ussite, il est Ă©galement Ă©vident que les dĂ©sastres qui affectent notre sociĂ©tĂ© (bien qu’ils n’en soient pour l’instant qu’au stade bĂ©nin) doivent ĂŞtre, aux yeux du public, des Ă©vĂ©nements dĂ»s Ă  la malchance qui lèsent tout autant les gouvernements que les peuples. En ce qui concerne la pandĂ©mie de grippe A, je pense qu’elle aura surtout un impact psychotique, qui consistera Ă  faire mourir un nombre suffisant de personnes davantage dans le but de crĂ©er la panique et de contribuer Ă  rendre plus manipulables les populations en Ă©tat de choc que dans l’optique d’une rĂ©elle rĂ©duction de la population. Quant Ă  la crise Ă©conomique, elle justifiera, tout comme la pandĂ©mie, l’application de mesures politiques fortes et servira aussi, entre autres, de prĂ©texte au fait que les services sociaux ne pourront plus ĂŞtre assumĂ©s comme autrefois.

dfce7dd0aa85b2c8fd51fa656f332852

MĂŞme si cela rĂ©duira les velleitĂ©s de contestation, on peut toutefois se douter que des personnes excĂ©dĂ©es d’avoir perdu leurs Ă©conomies et de se retrouver dans la prĂ©caritĂ© n’aient pas rĂ©ellement cure de savoir d’oĂą viennent les problèmes, et s’attaquent aveuglement Ă  l’État qui, dans leur vision des choses, est responsable de les protĂ©ger contre tout mal que ce soit et les trahit s’il faillit Ă  ce devoir. Les mouvements de rĂ©volte, s’ils ne se cristallisent pas autour d’un groupe de « leaders » qui aura Ă  la fois les moyens matĂ©riels et les talents pour prĂ©tendre les diriger efficacement, ne pourront de toute manière pas constituer de vĂ©ritables menaces pour les États, car le chaos qui rĂ©sulte de leur spontanĂ©ité rend toujours toute action des mĂ©contents inefficaces, ces derniers se lassant gĂ©nĂ©ralement rapidement de lutter pour une cause. Malgré tout, de petites rĂ©bellions peuvent ĂŞtre gĂŞnantes si elles se renouvellent constamment et parasitent la bonne concrĂ©tisation de l’agenda de l’Ă©lite, ce qui fait que j’imagine mal que cette mĂŞme Ă©lite puisse vaincre tous les obstacles qui se dresseront devant elle sans une guerre d’une certaine ampleur. Une grande guerre obligerait effectivement la population Ă  se prĂ©occuper de sa survie dans une situation plus dĂ©licate que jamais et Ă  lutter contre un ennemi qui pourrait lui ravir le peu qu’elle possède encore Ă  tout moment, ce qui fait qu’elle sera bien trop concentrĂ©e sur ce qui tourne autour de sa propre vie pour se mĂŞler de quoi que ce soit d’autre. Tout ceci contribuera assurĂ©ment Ă  faire triompher une gouvernance mondiale dans un monde faussement multipolaire, les diffĂ©rents « pĂ´les » faisant en fait partie du mĂŞme puzzle. Les moyens colossaux dont l’Ă©lite dispose pour parvenir Ă  ses fins sont de toute manière tels que l’on voit mal comment elle ne pourrait pas atteindre son but ultime. Cependant, elle peut très bien parvenir Ă  Ă©tablir une gouvernance mondiale tout en ayant eu Ă  faire plusieurs concessions pour y arriver. Les instabilitĂ©s qui menaceront Ă  tout instant de faire Ă©crouler l’Ă©lite en place, qu’elles viennent de l’intĂ©rieur du pays ou que soient celles qui naĂ®tront opportunĂ©ment Ă  l’extĂ©rieur pour profiter de la situation,  la victoire totale semble rĂ©ellement difficile Ă  obtenir pour les mondialistes amĂ©ricano-europĂ©ens. Ces derniers parviendront probablement Ă  maĂ®triser les pulsions populaires tant que la gravitĂ© de la situation permettra de tenir les consciences en Ă©tat de choc, mais cet Ă©tat d’urgence a une durĂ©e limitĂ©e, et Ă  moins d’instaurer une dictature calquĂ©e sur l’URSS, on ne pourra faire indĂ©finiment accepter Ă  la population, qui est obsĂ©dĂ©e par son confort matĂ©riel bien qu’elle se contrefiche de tout le reste, un Ă©tat de prĂ©caritĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e, surtout pas après qu’elle ait connu le confort de la pĂ©riode 1970-2007.

FEMAcamp_H1N1

Personnellement, je pense que notre sociĂ©tĂ© ne peut de toute façon plus continuer en Ă©tant ce qu’elle est aujourd’hui; trop de poisons la gangrènent et risquent de causer des dommages pires que ce que nous allons connaĂ®tre dans les six prochaines annĂ©es si nous la laissons perdurer telle qu’elle encore longtemps. Il me semble que nous avons tout simplement atteint les limites de notre système actuel, de nos moyens de production, de fournir de l’Ă©nergie, etc. : c’est pourquoi nous stagnons dans tous les domaines autres que le secteur technologique depuis les environs de l’annĂ©e 2000. La crise actuelle est une crise systĂ©mique, et le choc considĂ©rable que nous allons recevoir d’ici peu permettra de remodeler de nombreux aspects de notre sociĂ©tĂ© et de retrouver une croissance forte, tout comme les Trente Glorieuses ont suivi la deuxième Guerre Mondiale. De nombreuses modifications peuvent se faire de façon fortuite, car, comme je l’ai dit, je pense qu’un gouvernement mondial se concrĂ©tisera un jour ou l’autre, ce qui fait que les gens ne seront pas plus libres Ă  l’avenir qu’ils ne l’ont Ă©tĂ© dans le passĂ©, mais je pense Ă©galement que les points les plus dommageables de l’agenda mondialiste pour notre avenir Ă©choueront. En effet, les sociĂ©tĂ©s ont toujours progressĂ© ; il n’y a pas d’exemple dans l’Histoire d’une sociĂ©tĂ© qui ait pris, au contraire, le chemin de la rĂ©gression sans que ce choc ne l’amène Ă  un « boom » qui lui fait ensuite rattraper et dĂ©passer les progrès perdus. L’Histoire nous enseigne aussi qu’il y a toujours une bonne part de la tournure que prennent les Ă©vĂ©nements, dans les situations dĂ©cisives, qui est due au destin, et que les Ă©lites qui s’engagent sur un chemin foncièrement opposĂ© Ă  la progression des connaissances de la civilisation Ă©chouent et sont remplacĂ©es. MĂŞme si notre monde ne sera probablement pas plus moral dans dix ans qu’il ne l’est aujourd’hui, je pense que l’on peut ralentir et tenter d’empĂŞcher de grands progrès, mais sans espoir de succès sur le long terme, car le progrès triomphe toujours. Ce que nous connaĂ®trons dans dix ans sera certainement radicalement diffĂ©rent de ce que nous connaissons maintenant, mais aura sans doute vu une nouvelle rĂ©volution de notre civilisation, n’en dĂ©plaise Ă  notre Ă©lite actuelle et Ă  ses voeux malsains.

annuit-coeptis

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

juil 15 2009

La pandémie de grippe A (H1N1) est largement sous-estimée (info en continu)

Par Julie Joly

Selon une étude parue dans une revue médicale britannique, le nombre de cas et la mortalité de la grippe A seraient bien supérieurs aux statistiques officielles.

swine-flu

La méthode de recensement des cas de grippe porcine ne serait pas fiable et fausserait le nombre de cas.

Un conseiller ministĂ©riel français en a fait rĂ©cemment l’expĂ©rience: deux semaines Ă  40 °C de fièvre, toux rauque, tremblements, et impossible de savoir s’il Ă©tait porteur, ou non, du virus H1N1. « J’ai suivi les conseils de l’Institut de veille sanitaire [InVS], j’ai appelĂ© le 15! Un mĂ©decin du Samu m’a demandĂ© par tĂ©lĂ©phone si j’avais Ă©tĂ© en contact avec un citoyen amĂ©ricain ou britannique. J’ai rĂ©pondu qu’a priori non… Il en a conclu que je n’avais pas la grippe A. » Un peu court pour un diagnostic, s’inquiète le malade en rĂ©mission. Trop flou pour Ă©tablir une photographie crĂ©dible de l’avancĂ©e de la pandĂ©mie, dĂ©noncent les experts en virologie.

L’Ă©tude publiĂ©e mercredi 15 juillet par le très sĂ©rieux British Medical Journal n’a rien pour rassurer: les chiffres officiels concernant le nombre de cas et la mortalitĂ© du virus de la grippe A dans le monde ne sont pas fiables, pointent les Ă©pidĂ©miologistes de l’Imperial College de Londres. Et pour cause, beaucoup de malades infectĂ©s ne sont pas recensĂ©s comme tel.

La propagation du virus serait dès lors bien supĂ©rieure aux allĂ©gations, multipliant d’autant les risques de voir s’Ă©tendre la pandĂ©mie, faute de prĂ©cautions suffisantes. Plus grave encore, soulignent les auteurs, l’absence de donnĂ©es fiables peut aussi retarder la prise en compte d’une mutation du virus. Or, Ă  quelques semaines de la fin de l’Ă©tĂ© et des premiers rhumes automnaux, le dĂ©calage expose Ă  de lourdes rĂ©percussions: croisĂ© Ă  la grippe saisonnière, le virus H1N1 Ă  toutes les chances de gagner en virulence et en dangerositĂ©.

Mercredi 14 juillet, l’Australie annonçait compter plus de 10 000 malades de la grippe porcine, prĂ©cisant que « le nombre de cas rĂ©els pourrait ĂŞtre plus Ă©levĂ© ». Le Japon recensait le mĂŞme jour 3000 personnes infectĂ©es sur son territoire, dont plus de 1000 au cours de la dernière semaine. L’Allemagne envisage dĂ©sormais de vacciner le tiers de sa population, l’Italie, officiellement Ă©pargnĂ©e jusqu’alors, prĂ©voit d’enregistrer entre 3 et 4 millions de cas d’infection au cours de l’hiver prochain.

Au Royaume-Uni, la tension monte aussi. Un mĂ©decin sans antĂ©cĂ©dents particuliers est mort la semaine dernière après avoir contractĂ© le virus de la grippe A. Près de 10 000 contaminations ont Ă©tĂ© confirmĂ©es Ă  ce jour en Angleterre, mais le nombre de cas rĂ©els pourrait se chiffrer en centaines de milliers, estiment les spĂ©cialistes. Signe de l’impuissance gĂ©nĂ©rale: face Ă  l’explosion de l’Ă©pidĂ©mie, les autoritĂ©s britanniques ont renoncĂ© Ă  confirmer systĂ©matiquement la prĂ©sence du virus H1N1.

Julie Joly, pour l’Express.fr

Nous placerons à la suite de cet article les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

Rédaction Mecanopolis


Jeudi 16 juillet > La version mexicaine de la grippe plus virulente ?

Les chercheurs relèvent également de grands écarts entre les ratios de mortalité entre pays. Au Mexique (119 décès pour 10.292 cas), le taux est plus de deux fois supérieur à celui du Canada (25 décès pour 7.983 cas) ou des Etats-Unis (170 décès pour 33.902 cas).
La version du virus circulant au Mexique pourrait ĂŞtre plus virulente, ou alors les Mexicains concentreraient les formes les plus aiguĂ«s de la maladie avec un nombre d’infections bien plus Ă©levĂ©. La grippe A serait alors moins dangereuse que telle qu’elle est apparu dans un premier temps.
Par ailleurs, l’Ă©tude du BMJ met en garde contre une possible augmentation des infarctus ou des arrĂŞts cardiaques liĂ©s Ă  la grippe qui pourraient ne pas apparaĂ®tre dans les statistiques.
Les auteurs soulignent l’importance de disposer de chiffres fiables alors que le virus peut muter pour voir sa virulence et sa contagiositĂ© Ă©voluer par Ă©changes gĂ©nĂ©tiques avec des virus de la grippe saisonnière. Toutefois, une dangerositĂ© accrue du virus mettrait du temps Ă  ĂŞtre dĂ©tectĂ©e.
(Nouvelobs.com avec AFP)

Nota Bene : Nous espérons que nos fidèles lecteurs auront noté que, répercutant les informations de biologistes issu de notre groupe Facebook sur le H1N1, nous disions exactement la même chose il y a deux mois déjà : La version du virus circulant au Mexique pourrait être plus virulente.

17:30 > Grande-Bretagne : 29 décès liés à la grippe porcine

Vingt-neuf personnes sont mortes en Grande-Bretagne après avoir contractĂ© la grippe porcine, a annoncĂ© jeudi l’agence de protection sanitaire, alors que le bilan n’Ă©tait que de 17 morts lundi.

Vingt-six dĂ©cès ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s en Angleterre et trois en Ecosse, a prĂ©cisĂ© l’agence.

L’agence officielle estime qu’il y a eu environ 55.000 nouveaux cas de grippe porcine la semaine dernière dans le pays, qui est parmi les plus touchĂ©s au monde.

NB : 55′000 nouveaux cas de H1M1 la semaine dernière en Grande Bretagne ?? Le journaliste de l’AFP Ă©tait-il bourrĂ© en Ă©crivant cette dĂ©pĂŞche ?

23:00 > Le bilan monte Ă  125 morts au Mexique

Un cas mortel supplĂ©mentaire de grippe porcine a Ă©tĂ© enregistrĂ© au Mexique, ce qui porte le total Ă  125 dans le pays considĂ©rĂ© comme l’Ă©picentre mondial de la pandĂ©mie, a annoncĂ© jeudi le ministère mexicain de la SantĂ©.

La rĂ©gion la plus touchĂ©e est l’Etat du Chiapas (sud-est) oĂą une recrudescence a Ă©tĂ© constatĂ©e ces deux dernières semaines: 2.205 cas de contagion sur un total national de 13.646, a indiquĂ© le ministère dans un communiquĂ©.

Le Chiapas oĂą l’on dĂ©nombre « entre 100 et 130 nouveaux cas par jour », selon le ministère, dĂ©passe dĂ©sormais le bilan de la capitale qui concentrait jusqu’alors le plus grand nombre de cas et oĂą on a comptĂ© 2.151 malades.

Mais c’est dans le nord du Mexique que la dernière victime a succombĂ©, dans l’Etat de Reynosa, a prĂ©cisĂ© Ă  l’AFP un porte-parole du ministère, sans donner la date de ce dĂ©cès.

La propagation de la maladie reste « maĂ®trisĂ©e » dans le pays, selon le ministère qui dĂ©clarait toutefois mardi ne pas ĂŞtre parvenu Ă  « contrĂ´ler » le retour de la grippe dans le Chiapas.

Le virus A(H1N1) –qui combine des Ă©lĂ©ments de grippe humaine, porcine et aviaire– a dĂ©sormais contaminĂ© officiellement plus de 100.000 personnes dans le monde et tuĂ© près de 450 patients, selon l’OMS qui a dĂ©clarĂ© le monde en Ă©tat de pandĂ©mie le 11 juin.

Le Mexique a longtemps Ă©tĂ© le pays le plus touchĂ© par la pandĂ©mie qui s’est dĂ©clarĂ©e sur son sol fin avril, mais il est dĂ©sormais dĂ©passĂ© en ce qui concerne le nombre de morts par les Etats-Unis (211 morts) et l’Argentine (137).

NB : Il faut quand mĂŞme avoir une sacrĂ©e dose d’humour pour oser dire, dans la mĂŞme phrase, qu’on maĂ®trise une situation qu’on n’arrive pas Ă  contrĂ´ler.

17 Juillet > Volontaires pour contracter la grippe A

Certains experts s’interrogent sur l’intérêt de contracter la grippe A maintenant, avant que le virus ne mute pour devenir plus virulent. Déjà, dans les pays anglo-saxons, des “grippes parties” sont organisées dans le but de se contaminer délibérément. Nos spécialistes réunionnais invitent à la prudence sur ce genre de pratiques.

Dans le journal Le Monde, le Pr Antoine Flahault, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique et épidémiologiste, a reconnu que “ceux qui auront attrapé tôt la grippe A (H1N1) auront plusieurs avantages”, dont celui d’être “en quelque sorte vaccinés avant les autres”. En effet, en contractant la grippe A, les malades développent naturellement des anticorps susceptibles de les immuniser face à une évolution plus délétère du virus. Lire la suite.

18 juillet > Alerte nationale en Argentine

L’ est durement touchĂ©e par la grippe porcine. Avec 137 morts, c’est après les Etats-Unis (211 dĂ©cès), le deuxième pays oĂą le bilan de l’Ă©pidĂ©mie est le plus lourd.

Ce vendredi, ce pays d’AmĂ©rique du Sud a dĂ©crĂ©tĂ© une «alerte nationale» après la dĂ©tection d’un cas de grippe au sein d’un Ă©levage de porcs dans la province de .

Un premier cas avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© en juin dans une ferme dans la mĂŞme province, d’après le Service national de la sĂ©curitĂ© agroalimentaire (Senasa). Certes, il ne s’agit pas  d’humains mais le virus pourrait muter et devenir bien plus dangereux qu’il ne l’a Ă©tĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent.

Les porcs sont, en effet, des creusets de mĂ©lange des virus grippaux, et peuvent ainsi abriter simultanĂ©ment des souches humaines, aviaires et porcines. Ce qui favorise les brassages gĂ©nĂ©tiques potentiellement dangereux Ă  terme pour les humains avec l’apparition de nouveaux virus. Qui plus est, c’est l’hiver actuellement dans ce pays d’AmĂ©rique du Sud : les conditions climatiques idĂ©ales pour la propagation du virus.

La procédure mise en oeuvre par les autorités est destinée à renforcer la vigilance ainsi que la prévention.

00:30 > On s’en sortira, mais ce sera dur

Le virus de la grippe porcine se propage très efficacement d’homme Ă  homme, y compris en l’absence de symptĂ´mes, a expliquĂ© hier l’Organisation mondiale de la santĂ©. En Suisse, l’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique estime que la grippe porcine pourrait faire cinq fois plus de malades que la grippe normale, qui frappe 300 000 personnes chaque annĂ©e. Un million et demi d’Helvètes pourraient donc attraper le H1N1. Quand se produira le pic, combien de malades y laisseront leur vie? Ces questions restent cependant sans rĂ©ponse pour l’instant. Lire l’article.

09:30 > Sanofi Pasteur moyennement optimiste

Sur son site anglophone, Sanofi Pasteur propose une foire aux questions qui n’ont pas Ă©tĂ© posĂ©es en France.

Extraits :

Notre objectif est de produire le plus grand nombre de doses de vaccin dans le temps le plus court possible et dans le cadre des procĂ©dures lĂ©gales et techniques dĂ©finies par les autoritĂ©s de santĂ©. En gĂ©nĂ©ral nous estimons qu’Ă  partir du moment oĂą nous avons reçu la souche virale (le 27 mai), il nous faut de 4 Ă  6 mois pour produire la première dose de vaccin. Ce dĂ©lai ne tient pas compte du temps nĂ©cessaire pour enregistrer le vaccin selon les procĂ©dures dĂ©finies par les autoritĂ©s de santĂ©. Nous travaillons Ă©troitement avec elles pour voir comment raccourcir les dĂ©lais.

Un vaccin fabriquĂ© sur cellules a-t-il l’avantage d’ĂŞtre dĂ©veloppĂ© plus rapidement ?

La technologie de dĂ©veloppement d’un vaccin sur des cellules isolĂ©es nĂ©cessite une Ă©valuation complète et doit pouvoir ĂŞtre adaptĂ©e Ă  une production de masse, puis ĂŞtre expĂ©rimentĂ©e avant d’obtenir son autorisation de commercialisation. Ceci pourrait prendre plusieurs annĂ©es.

Source : sanofi pasteur pandemic influenza web site

10:30 > Grippe : le virus H1N1 passe la vitesse supérieure

Le virus A (H1N1) se propage dĂ©sormais dans le monde Ă  très grande vitesse : c’est ce qu’indiquait vendredi l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS). Le virus mexicain (rappelons que les grandes Ă©pidĂ©mies grippales «espagnole», ou «Hongkong» prennent le nom du pays ou de la ville oĂą elles ont dĂ©marrĂ©) se rĂ©pand avec une cĂ©lĂ©ritĂ© inconnue des spĂ©cialistes.

En effet, «lors des prĂ©cĂ©dentes pandĂ©mies, il avait fallu aux virus grippaux plus de six mois pour se propager aussi largement que l’a fait le nouveau virus H1N1 en six semaines», constate l’organisation en se basant sur le nombre de cas dĂ©clarĂ©s et sur leur sĂ©vĂ©ritĂ© pays par pays, continent par continent. DĂ©but juin, 20 000 cas avaient Ă©tĂ© officiellement rĂ©pertoriĂ©s ; un mois plus tard, le seuil des 100 000 cas confirmĂ©s avait Ă©tĂ© atteint. Soit cinq fois plus !

L’OMS relève cependant «le caractère bĂ©nin des symptĂ´mes pour l’Ă©crasante majoritĂ© des patients, qui se rĂ©tablissent gĂ©nĂ©ralement, mĂŞme sans traitement mĂ©dical, en une semaine après l’apparition des premiers symptĂ´mes». Du coup, l’organisation basĂ©e Ă  Genève, annonce qu’elle va cesser de publier des bilans de l’Ă©volution de la pandĂ©mie. Est-ce Ă  dire que l’on va occulter les donnĂ©es concernant cette menace ? Pas du tout : «l’OMS se bornera Ă  fournir des informations uniquement sur les pays nouvellement affectĂ©s», ajoute le communiquĂ©.

«Nous ne cachons rien, explique au Figaro, Gregory Hartl, le chef du bureau de presse de l’OMS. Mais continuer Ă  comptabiliser les cas individuels dans les pays les plus affectĂ©s comme nous le faisions jusqu’Ă  prĂ©sent ne se justifie plus en terme d’utilisation des ressources de santĂ© publique. Nous devons maintenant nous concentrer sur l’identification et le traitement des cas les plus sĂ©vères.» Lire la suite.

10:30 > Sondage Ă  propos de la grippe A

Les opinions nationales apparaissent globalement peu inquiètes de la nouvelle grippe A(H1N1) mais la France se sent nettement plus « concernĂ©e » que la moyenne, selon un sondage rĂ©alisĂ© dans 19 pays et publiĂ© samedi dans Le Figaro.

En moyenne seuls 28% des habitants des 19 pays interrogĂ©s (Argentine, Australie, Autriche, Bolivie, BrĂ©sil, Canada, Chine, France, Allemagne, Etats-Unis, Royaume-Uni, Islande, Italie, CorĂ©e du Sud, Pays-Bas, Suisse, Japon, Russie, Mexique) se sentent « personnellement concernĂ©s ».

Dans seulement deux pays, la Chine (64%) et la Bolivie (59%), une majoritĂ© d’habitants se montrent « très concernĂ©s ou assez concernĂ©s ». L’Argentine (41%) et la France (40%) se sentent Ă©galement nettement plus concernĂ©es que la moyenne. L’Argentine est devenue cette semaine, avec 137 morts, le deuxième pays oĂą le bilan de l’Ă©pidĂ©mie est le plus lourd après les Etats-Unis.

ExceptĂ© en France et en Italie (27%), dans tous les autres pays europĂ©ens moins d’un habitant sur quatre se sent personnellement concernĂ© par cette maladie, que ce soit au Royaume-Uni (21%), en Allemagne (14%), en Suisse (7%), aux Pays-Bas (7%) ou en Autriche (3%).

Globalement, 43% des habitants des 19 pays interrogĂ©s estiment leur pays « bien prĂ©parĂ© ». A l’exception du Royaume-Uni (38%), ce sont les pays europĂ©ens qui se pensent les mieux prĂ©parĂ©s : 83% des Suisses, 75% des Autrichiens, 65% des Italiens, 65% des Français, 63% des NĂ©erlandais, 60% des Islandais, 53% des Allemands.

Les Etats-Unis (32%), la Russie (28%), l’Argentine (14%) et la Bolivie (12%) sont ceux se sentant les moins prĂ©parĂ©s.

13:30> Pas de vaccin combiné contre la grippe saisonnière et la porcine

Il n’y aura pas de vaccin combinĂ© contre la grippe saisonnière et la grippe porcine. Pour se protĂ©ger du virus, il faudra deux vaccins distincts. Pour l’heure, on ignore si les deux seront compatibles.

L’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique Ă©mettra des recommandations Ă  ce propos dès que les Ă©tudes en cours seront terminĂ©es. C’est ce qu’a indiquĂ© Patrick Mathys, chef de la section de la prĂ©vention des pandĂ©mies Ă  l’OFSP.

On ignore aussi si la propagation Ă  large Ă©chelle du virus de la grippe porcine coĂŻncidera avec la grippe saisonnière. De plus, ajoute M.Mathys, il se peut que le virus de la grippe porcine Ă©vince l’autre.

15:00 > Le monde se prépare au H1N1

Après la trĂŞve estivale, le virus grippal A-H1N1 pourrait revenir en force. A tel point que l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) a mis en garde vendredi, sur son site Internet, contre « une propagation de la maladie Ă  une vitesse sans prĂ©cĂ©dent« . Alors que la France a commandĂ© 94 millions de vaccins, l’OMS craint que l’accès au remède ne soit rĂ©servĂ© qu’aux pays dĂ©veloppĂ©s.

L’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) est sur le qui-vive, et met en garde qui veut bien l’entendre contre les progrès inquiĂ©tants de la grippe A-H1N1. Depuis vendredi, l’organisme souligne sur son site Internet la singularitĂ© de la pandĂ©mie: pour la première fois, le virus se propage Ă  une vitesse inĂ©dite. « Lors des pandĂ©mies du passĂ©, il a fallu plus de six mois aux virus grippaux pour se propager aussi largement que l’a fait le nouveau virus 1-H1N1 en moins de six semaines« , explique le site. Ce coup d’accĂ©lĂ©rateur, inattendu, oblige les responsables de l’OMS Ă  revoir leurs calculs.

L’organisme a d’ores et dĂ©jĂ  indiquĂ© qu’il n’allait plus procĂ©der au comptage individuel des cas de grippe. Exponentiel, ce chiffre ne servira pas Ă  comprendre les Ă©volutions du virus et le risque qu’il pose. D’autant que plusieurs donnĂ©es se contredisent: aux Etats-Unis, l’OMS a comptĂ© près de 37 300 personnes touchĂ©es alors qu’une Ă©tude indique plus d’un million d’infectĂ©s.

Coûteux préparatifs

La pandĂ©mie, « la plus grosse qu’on a jamais rencontrĂ©e » selon Margaret Chan, directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, semble donc plus importante que ne le montrent les chiffres officiels. Mais son niveau de dangerositĂ© diffère selon les rĂ©gions et les conditions de quarantaine des malades. Ainsi, la grippe A-H1N1 semble bĂ©nine « pour une grande majoritĂ© des patients« , car ces derniers ont Ă©tĂ© pris en charge très tĂ´t. Sur ce point, Margaret Chan reste très pessimiste: elle sait que les pays dĂ©veloppĂ©s auront un accès plus large aux traitements et vaccins contre la maladie. Ainsi, la France (490 cas au compteur) a commandĂ© 94 millions de vaccins, alors que le Chili (plus de 10 000 cas connus et 33 dĂ©cès dus au H1N1) a annoncĂ© qu’il n’y aurait pas assez de remède pour tous ses citoyens.

La pandĂ©mie ne concerne pas encore l’Afrique, dont le pays le plus touchĂ©, l’Afrique du Sud, n’accuse qu’une centaine de cas. En Asie, si la ThaĂŻlande est particulièrement touchĂ©e, elle fait figure d’exception. Certes la Chine affiche plus de 3000 personnes infectĂ©es Ă  son compteur national, mais la puissance Ă©mergente a dĂ©jĂ  eu maille Ă  partir avec une dangereuse Ă©pidĂ©mie, celle de la pneumonie atypique appelĂ©e SRAS en 2002-2003. Depuis, PĂ©kin a mis en place un programme de prĂ©vention Ă  grande Ă©chelle. Ces deux dernières semaines, près de 500 millions d’euros ont Ă©tĂ© dĂ©bloquĂ©s pour parer Ă  toute Ă©ventualitĂ©. De leur cĂ´tĂ©, les Etats-Unis, oĂą 211 dĂ©cès ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© recensĂ©s, ont, eux, commandĂ© 600 doses de vaccins, le dĂ©partement de la SantĂ© prĂ©parant un plan d’urgence de plus de 7,5 milliards de dollars. Des dĂ©penses sans prĂ©cĂ©dent que l’OMS juge « malheureusement insuffisantes« , car jamais elles ne pourront subvenir aux besoins des 6,8 milliards d’humains qui pourraient avoir besoin d’un vaccin. (Source : JDD)

Notez le ridicule de cet article :

1. On nous parle de « trĂŞve estivale ». OĂą est-ce que ces imbĂ©ciles de journalistes ont notĂ© une trĂŞve ? En France ? Aux Etats Unis ? En Grande Bretagne ? Le virus n’a jamais Ă©tĂ© aussi virulent. Certes, il le sera sans doute encore d’avantage dès l’automne venu, mais parler de trĂŞve ne sert juste Ă  couvrir le fait que l’on n’aura rien fait d’ici lĂ  pour Ă©viter une catastrophe.

2. L’OMS, tout comme les Etats-Unis (ou les CDC parlent aujourd’hui de plus d’un millions de cas) et la Grande-Bretagne il y a quelques semaines, ne va pas cesser de comptabiliser les cas. C’est son boulot. Elle va seulement cesser de nous en communiquer le rĂ©sultat, dĂ©jĂ  volontairement approximatif depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie.

3. Cette grippe ne peut sembler que « bĂ©nine » lorsqu’on prĂ©cipite chaque cas dans dans un hĂ´pital, et qu’on lui injecte des doses massives d’anti-viral sous perfusion en l’isolant pendant 10 jours. Une cadence qui est dĂ©jĂ  devenue intenable aujourd’hui, et qui sera totalement inconcevable bien avant le pic de la pandĂ©mie. On peut donc, sans exagĂ©rer, s’attendre Ă  plusieurs centaines de milliers de morts en quelques mois. Si le virus mute entre-temps (ce qu’indique dĂ©jĂ  plusieurs sources qui demandent Ă  ĂŞtre confirmĂ©es), ce sera plusieurs dizaines de millions. Bien sĂ»r, le moment de la catastrophe venu, on nous dira que, quand mĂŞme, on ne s’attendait pas Ă  ça. Entre-temps, les mĂŞmes imbĂ©ciles vont continuer Ă  nous rĂ©pĂ©ter que la situation est sous-contrĂ´le.

4. On peut bien commander 94 millions de doses de vaccin, ou mĂŞme 500 millions, pour autant qu’il serve Ă  quelque chose d’autres que d’affaiblir le système immunitaire de ceux Ă  qui il sera administrĂ©, mais les premières doses ne seront pas disponibles avant novembre. Et comme il faut deux doses, au minimum espacĂ©e de trois semaines, pour espĂ©rer qu’un individu soit Ă  peu près immunisĂ© (et lĂ  aussi trois semaines après la deuxième dose). Soit dĂ©but 2010. Pour vacciner la France entière, il faudrait au moins attendre, en raccourcissant tous les dĂ©lais, septembre 2010. En pratique, Ă  cette date, on pourra s’estimer heureux si un tiers de la population est vaccinĂ©e.

17:30 > Pas de vaccins pour tous

La Commissaire europĂ©enne Ă  la SantĂ© Androulla Vassiliou a estimĂ© samedi Ă  60 millions le nombre de personnes qui devront ĂŞtre vaccinĂ©es en prioritĂ© contre la grippe A/H1N1 dans l’Union europĂ©enne. Les groupes Ă  risque sont concernĂ©s « Si toutes ces personnes sont vaccinĂ©es, c’est une protection suffisante », a assurĂ© A.Vassiliou. « Il n’y aura pas de vaccins pour tous », a-t-elle rappelĂ©. Les critères de vaccination seront dĂ©finis par les ministres europĂ©ens de la santĂ© qui se rĂ©uniront en octobre. Vendredi, l’Organisation mondiale de la santĂ© a annoncĂ© qu’elle renonçait Ă  tenir des statistiques sur la pandĂ©mie. (Source : TSR)

Voici un article qui confirme notre commentaire de tout Ă  l’heure, et qui sonne le retour Ă  la rĂ©alitĂ© : il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde, et les annonces flamboyantes des dernières semaines (comme l’OMS, qui indiquait pompeusement la production de 4,9 milliards de doses en trois ans, sans indiquer d’oĂą elle sortait ces chiffres – en tous cas pas des laboratoires) n’avaient pour but de laisser entendre que, quoiqu’il arrive, la situation serait sous contrĂ´le, qu’il n’y avait rien Ă  craindre, etc. , cela dans le but d’Ă©viter de prendre les mesures qui s’imposaient pour, dès le dĂ©part, stopper la propagation du virus. Il y avait donc deux choix : perdre tous les jours et pendant plusieurs mois des milliards de dollars en stoppant les flux commerciaux dans le monde entier, ou, Ă  terme, gĂ©rer (mĂ©diatiquement s’entend) quelques centaines de milliers (ou au pire quelques dizaines de millions) de morts. AssurĂ©ment, certains esprits pragmatiques auront mĂŞme vu une opportunitĂ© Ă  la seconde solution (pour dire les choses dans des termes convenables), s’ils n’ont pas plus simplement tout fait pour que cette situation advienne (lire l’article de RĂ©gis : « Limiter la population pour sauver la planète »

Egalement, Ă  propos de l’article de la TSR, que les critères de vaccinations soient dĂ©finis en octobre par les ministres europĂ©ens de l’UE indique clairement qu’aucun vaccin ne sera prĂŞt avant novembre (et lĂ  on est encore très optimiste).

21:00 > Conseils belges

Pour Ă©viter la grippe porcine, renoncez aux poignĂ©es de main: c’est le conseil donnĂ© en Belgique par l’organisation patronale flamande Unizo.

« Si vos collaborateurs entrent en contact avec beaucoup de gens, ils peuvent restreindre le danger de contamination en ne serrant pas de mains », indique l’Unizo sur son site internet dans une liste de conseils pratiques face Ă  la nouvelle grippe A(H1N1).

« Si ça peut ĂŞtre utile et que ça peut aider, alors faisons le. Je pense qu’on peut trouver un autre moyen de se saluer », a commentĂ© au micro de la tĂ©lĂ©vision publique

On Ă  beau dire, nos amis belges sautent Ă  pieds joints dans la caricature qu’on se fait d’eux. Le patronat belge pourrait aussi nous conseiller de ne plus manifester contre les parachutes dorĂ©s et les licenciements abusifs, pour se prĂ©munir de toute infection, et surtout de vellĂ©itĂ© contestataire.

19 Juillet > Grippe A : HeroĂŻc Fantasy ?

Tout ça laisse perplexe mais y plusieurs scénarii possibles :

1. Le virus débarque de nulle part et, ou d’un « accident » de manip quelque part dans un labo militaire. Nos dirigeants qui prennent soin de nous et du monde entier , et qui ont bénéficié de l’aide de madame Soleil ont pris en compte le danger en faisant construire un labo au Mexique 1 an avant toute alerte, et toujours bienveillants ont décidé de nous faire bénéficier en masse du vaccin miracle sur le compte de la Sécu malgré le risque d’aggravation du trou.

2. Devant la crise et pour continuer à renflouer les banques, qui sont toutes partie prenantes dans les labos, les états capitalistes ont décidé d’inventer un virus nouveau, de le répandre et d’endoctriner les masses. Non pas pour qu’elles soient vaccinées mais pour qu’elles acceptent de laisser leur gouvernement filer quelques milliards de plus aux labos en question sans rouspèter.

3. Les vieux rêves eugénistes des dirigeants américains d’avant-guerre, ceux qu’ils avaient « soufflés » à l’oreille d’Hitler, se sont réveillés, et ils ont décidé d’ « inventer » un virus afin de se débarrasser de l’excédent de population du Monde en le répandant partout, mais en « vaccinant » sélectivement, de préférence ceux qui sont dans leur sphère d’influence, et les Blancs occidentaux en particulier.
Double intérêt : Ca permettra de sélectionner les mal-pensants, les réfractaires à l’indoctrination, les plus pauvres qui sont aussi les plus négligents, les plus faibles qui sont les plus sensibles aux virus, en les laissant sans défense contre la pandémie. Qu’ils soient volontaires ou pas pour le vaccin.

4. Le « virus » est un leurre qui ouvre la possibilité de fourguer un système de vaccination créant un « besoin » permanent.
Par exemple en créant une situation sanitaire pour ceux qui le subiront qui fera que chaque année ils seront contraints de subir une « suite » au traitement sous peine de retomber dans une situation ; sinon ils seront sans défense contre les futurs avatars du « virus ».
D’où une manne providentielle pour les « inventeurs » du vaccin et un instrument parfait du contrôle des masses. Plus besoin de « puce » électronique si chacun est sensé se faire injecter sa dose chaque année pour ne pas être hors-la-loi.
Il suffira de dĂ©cider que seuls ont droit Ă  une vie civile normale ceux qui sont « vaccinĂ©s » et « bien-pensants ». Et tous les « vaccinĂ©s » soutiendront en choeur.

Ca je l’ai pas inventĂ© mais c’est le thème d’un très passionnant roman de SF, Ă©crit par Silverberg : « Shadrak dans la tourmente »

C’est d’ailleurs ce qui va se passer pour les fonctionnaires et assimilés. Ca ne sera pas obligatoire mais les non-vaccinés ne pourront pas travailler s’ils y sont réfractaires.

Qui tiendra le « vaccin » tiendra les masses.

5. Un peu tout ça mélangé.

6. Y a encore de la place pour les imaginations fertiles…

Mais au fait j’entends pas beaucoup parler du « vaccin » en dehors des pays occidentaux alignés sur les Américains.

Ils sont plus cons que nous ? Ils savent pas fabriquer les vaccins ? Ils savent pas qu’il y a une « pandĂ©mie en gestation » ? Ils veulent pas filer des sous aux labos de Dick Cheney ou de TĂ©va en IsraĂ«l ?

Ou leurs dirigeant sont moins attentionnés ?

Bizarre !!!!

Une chose aussi : J’espère que le Nain et sa suite commenceront la campagne en se faisant vacciner en premier et en block.

Et avec des doses tirées au sort dans le stock par des mains vraiment innocentes. LOL.

Gilong, pour Bellaciao

17:30 > Suite :

7- Imaginons tout d’abord que depuis dix ans, les Ă©vĂ©nements Ă  rĂ©sonance mondiale s’enchaĂ®nent selon une forme d’agenda, qu’ils soient créés de toutes pièces par les puissances mondiales, ou bien que -n’ayant pas Ă©tĂ© provoquĂ©s volontairement- ils soient mis en Ă©vidence par des campagnes mĂ©diatiques intenses : le 11 septembre, la guerre en Afghanistan, la seconde guerre du Golfe, le tsunami, l’ouragan Katrina, le sĂ©isme de 2008 en Chine, la guerre en GĂ©orgie…. et partons Ă©galement du principe (fictif, bien sĂ»r) que la mise en exergue desdits Ă©vĂ©nements auraient pour finalitĂ© de dĂ©tourner l’attention de la population, Ă  l’échelle mondiale, d’actions pratiquĂ©es par les gouvernants des pays les plus riches : goinfrerie gĂ©nĂ©ralisĂ©e (enrichissement personnel, transferts d’énormes sommes d’argent), libĂ©ralisation Ă  marche forcĂ©e, destruction des services publics, mise au pas des salariĂ©s, des syndicats (y compris par l’intĂ©rieur)… etc.

Si l’on part des principes Ă©noncĂ©s ci-dessus, imaginons que la « crise » dont medias et hommes politiques nous bassinent depuis septembre dernier (mais qui existe en fait depuis le choc pĂ©trolier de 1973, mĂŞme si ses effets se sont accĂ©lĂ©rĂ©s durant ces derniers mois) soit d’abord un prĂ©texte pour provoquer un effet d’aubaine, les patrons des grandes entreprises profitant des nouvelles pessimistes qui circulent actuellement pour licencier et dĂ©localiser. Imaginons ensuite qu’il existe une telle distorsion entre les effets de cette crise et l’attitude des chefs des grandes entreprises et des gouvernants (par ex, en France, la liquidation des services publics alors que l’Etat devrait au contraire ĂŞtre actuellement plus fort pour protĂ©ger les individus), qu’un Ă©vĂ©nement devrait ĂŞtre impĂ©rativement mis en avant par les medias afin de tenir en haleine une grande partie de la population mondiale, et de la dĂ©tourner de toute envie de rĂ©volte : la grippe porcine.

Imaginons enfin -en partant donc de l’hypothèse (fictive, évidemment) d’une manipulation- que la vaccination serait une façon de faire agréer par la population une forme de soumission à l’état de fait décrit plus haut, chacun -en acceptant l’administration d’une dose de vaccin- devenant lui-même acteur de sa propre manipulation.

20 Juillet > Le virus Ebola découvert chez les porcs

Le virus Ebola-Reston connu pour infecter les singes et l’homme a Ă©tĂ© retrouvĂ© chez des porcs aux Philippines indiquent des chercheurs dans un article publiĂ© dans le dernier numĂ©ro de la revue Science

Le virus Ebola-Reston connu pour infecter les singes et l’homme a Ă©tĂ© retrouvĂ© chez des porcs aux Philippines indiquent des chercheurs. Ce virus, dit aussi « EBO-R », ne semble pas responsable d’une maladie chez l’homme contrairement Ă  d’autres filovirus tels que celui de Marburg ou d’autres espèces d’Ebola mais son apparition dans la chaĂ®ne alimentaire humaine est un « souci » Ă©crivent Roger W. Barrette et ses collègues.

On ne sait pas encore si l’EBO-R pourrait devenir virulent chez l’homme comme les autres filovirus, mais selon les chercheurs cela reste thĂ©oriquement possible après mutation chez le porc.

L’Ă©quipe a analysĂ© des tissus de porcs atteints d’affections respiratoires particulièrement sĂ©vères et aussi identifiĂ© le virus chez des porcs infectĂ©s par le virus du syndrome respiratoire et reproducteur porcin. Les souches de EBO-R isolĂ©es dans les Ă©chantillons diffĂ©raient plus entre elles que la souche d’origine trouvĂ©e chez le macaque, ce qui suggère que le virus a circulĂ© chez les porcs depuis et peut-ĂŞtre mĂŞme avant sa dĂ©couverte initiale chez les singes. Certains ouvriers agricoles ont aussi Ă©tĂ© infectĂ©s mais ne montrent pas de symptĂ´mes de la maladie humaine rapportent aussi les chercheurs.

Cette page continue sur :

Refusez le vaccin contre l’Influenza A (H1N1)

juin 28 2009

« Bertelsmann, une Fondation au service de la gouvernance mondiale », par Pierre Hillard

Par Pierre Hillard, pour Mecanopolis

La Fondation Bertelsmann Ă©voque peu de choses auprès des Français. Nous serions mĂŞme tentĂ©s de dire que cela n’Ă©voque rien du tout. Pourtant, le lecteur doit prendre conscience que les grandes dĂ©cisions sont toujours conçues par une minoritĂ©. Le peuple prĂ©tendu souverain n’a aucune prise sur l’Ă©volution interne et externe du pays. Le choix qu’il porte sur tel ou tel candidat du système ne change rien Ă  la donne parce que ce dernier est, en fin de compte, le produit de l’oligarchie. Parvenu au pouvoir, le « poulain » issu de la matrice financière se voit servi tout frais une sĂ©rie de rapports et de documents qui conditionnent sa politique dans tous les domaines. Ceci est patent dans le cas de la Fondation Bertelsmann.

OFRBS-BERTELSMANN-RESULTATS-20070321

En fait, il faut distinguer l’entreprise de la Fondation. A l’origine, l’entreprise a vu le jour en 1835 grâce aux efforts de son fondateur Carl Bertelsmann. Ce dernier et ses successeurs ont su dĂ©velopper leurs affaires au point que la petite imprimerie de la première moitiĂ© du XIXè siècle Ă©tait devenue le premier fournisseur du IIIè Reich Ă  la veille de la Seconde guerre mondiale. A partir de 1945, son jeune prĂ©sident, Reinhard Mohn (descendant de la famille Bertelsmann, mais par les femmes), reprend en main l’affaire familiale et donne Ă  son entreprise la taille d’un empire. En effet, c’est un vĂ©ritable empire des mĂ©dias et de l’Ă©dition qui a vu le jour. Fort d’un chiffre d’affaires de plus de 18 milliards d’euros, Bertelsmann est Ă  la tĂŞte de filiales comme RTL (radio), M6 (tĂ©lĂ©vision) et d’une variĂ©tĂ© de journaux et de revues comme GEO, Femmes Actuelles, VSD, Stern, Gala etc. A cela, il faut ajouter que la plus grande maison d’Ă©dition amĂ©ricaine, Random House, est sous la coupe de cette entreprise germanique. Ainsi, lorsque Barack Obama a publiĂ© son livre en 2006 L’audace de l’espoir chez Random House ; en fait, c’Ă©tait sous l’Ă©gide de Bertelsmann. Enfin, prĂ©cisons que le groupe de distributeurs de livres, France Loisirs, est coiffĂ© par Bertelsmann mĂŞme si ce dernier, selon certaines indiscrĂ©tions, tente de se sĂ©parer de sa filiale française. Cette simple Ă©numĂ©ration suffit Ă  souligner le poids incontournable de ce grand mĂ©dia allemand en Europe mais aussi dans le monde. Cependant, ce poids est d’autant plus renforcĂ© que les dirigeants de Bertelsmann ont su profiter des succès de l’entreprise pour financer la crĂ©ation d’un « laboratoire Ă  idĂ©es » : la Fondation Bertelsmann.

Celle-ci a vu le jour en 1977. Ses objectifs sont clairs. Il s’agit d’Ĺ“uvrer dans trois domaines : la construction europĂ©enne, le renforcement du partenariat transatlantique et Ă©laborer une politique au Proche-Orient subdivisĂ©e en deux parties ; IsraĂ«l et le monde musulman.

bertelsmann_media_ramifications

Bertelsmann et ses ramifications (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Dans le cas europĂ©en, les efforts de la Fondation Bertelsmann sont probants puisqu’elle a jouĂ© un rĂ´le dĂ©cisif dans la relance du projet de constitution europĂ©enne après les non français et hollandais en 2005. En effet, un rapport a Ă©tĂ© adoptĂ© par le Parlement europĂ©en en janvier 2006 appelant Ă  remettre sur les rails l’idĂ©e d’une constitution dotĂ©e de la personnalitĂ© juridique (droit accordĂ© Ă  l’Union europĂ©enne d’ĂŞtre un acteur reconnu sur la scène internationale). MalgrĂ© le non irlandais en juin 2008, le projet de constitution est maintenu. Or, les deux rapporteurs, les dĂ©putĂ©s anglais et autrichien au Parlement europĂ©en, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, ont travaillĂ© en liaison Ă©troite avec la Fondation Bertelsmann. Celle-ci a bĂ©nĂ©ficiĂ© de relais au sein du Parlement europĂ©en comme les prĂ©sidents des commissions des Affaires Ă©trangères et constitutionnelles (Elmar Brok et Jo leinen) pour remettre en vigueur l’idĂ©al politique de ValĂ©ry Giscard d’Estaing. Ce texte doit thĂ©oriquement voir le jour en 2010. Parallèlement Ă  l’Ă©volution de la politique europĂ©enne, la Fondation Bertelsmann s’active dans le renforcement des liens transatlantiques. En fait, cette Fondation se dĂ©mène pour rĂ©ussir Ă  crĂ©er un bloc transatlantique unifiĂ© pour 2015. Ces ambitions vont très loin puisqu’il est spĂ©cifiĂ© qu’une « arène monĂ©taire » doit voit le jour de part et d’autre des rives de l’Atlantique. C’est l’annonce en filigrane d’une monnaie transatlantique. Dans ce cas bien prĂ©cis, l’Europe contre puissance est un vain mot.

Enfin, les activitĂ©s de la Fondation Bertelsmann s’exercent en direction du Proche-Orient : IsraĂ«l et le monde musulman. Dans le cadre du « Dialogue germano-juif » (Deutsch-jĂĽdischer Dialog), Bertelsmann souhaite associer un « troisième pilier » du judaĂŻsme (IsraĂ«l) Ă  ceux des piliers Nord-amĂ©ricain et europĂ©en. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’Ă©mergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongĂ© jusqu’Ă  l’État d’IsraĂ«l. Il va de soi qu’une mĂŞme organisation politique, Ă©conomique, militaire et philosophique doit structurer cette immense architecture au sein de laquelle le monde musulman doit s’adapter. C’est tout l’enjeu des « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) qui animent les travaux de la Fondation Bertelsmann. Cette dernière cherche Ă  « moderniser » l’esprit des musulmans afin de les rendre aptes, selon elle, aux exigences de la modernitĂ©. Cela se traduit par une sĂ©rie de mesures allant dans la voie de l’occidentalisation des structures politiques, sociales et morales des sociĂ©tĂ©s musulmanes. D’une certaine manière, c’est une forme de « Vatican II » que Bertelsmann veut imposer aux esprits arabo-musulmans en liaison avec les think tanks anglo-saxons. Une telle politique court le risque d’aviver les tensions avec ces populations rĂ©tives aux prĂ©ceptes occidentaux.

Finalement, les travaux de la Fondation Bertelsmann accompagnent et renforcent les ambitions d’une gouvernance mondiale politique, financière et monĂ©taire dont le coup d’envoi officiel fut lancĂ© lors du Sommet du G-20 Ă  Londres en avril 2009.

Pierre Hillard, pour Mecanopolis


Pierre Hillard est l’auteur du livre « La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale »

c2a0la-fondation-bertelsmann

Editions François-Xavier de Guibert, 2009

juin 24 2009

Le retour de la directive Bolkestein

Thierry Brun

La directive de libĂ©ralisation des services dite « Bolkestein », du nom de son auteur ultralibĂ©ral Fritz Bolkestein, n’est pas morte. Elle doit mĂŞme faire l’objet d’une procĂ©dure lĂ©gislative en France d’ici le 28 dĂ©cembre 2009. Depuis quelques semaines, le ministère des Finances, chargĂ© de la transposition de cette directive et d’Ă©valuer les exigences existantes, travaille sur ce dossier lourd de consĂ©quences pour un secteur des services qui pèse 66 % du PIB europĂ©en et 75 % des emplois.

bolkestein_mauvaiscoup-677222

Fritz Bolkestein, celui par qui est arrivée la libéralisation des services

Les Etats membres de l’Union europĂ©enne ont en effet jusqu’au 28 dĂ©cembre pour « évaluer pour chacune des exigences identifiĂ©es dans leur lĂ©gislation, si elle est non discriminatoire, justifiĂ©e par une raison d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral et proportionnĂ©e » (article 15 de la directive « rĂ©visĂ©e », relative aux services dans le marchĂ© intĂ©rieur, dite directive Bolkestein).

En pleine campagne pour les europĂ©ennes, la discrĂ©tion est requise au gouvernement et Ă  l’ElysĂ©e. Et les principaux candidats aux Ă©lections europĂ©ennes, en particulier ceux de la majoritĂ© et du parti socialiste, se gardent bien de dĂ©battre sur ce terrain glissant de la libĂ©ralisation des services, d’autant plus que, lors de la campagne rĂ©fĂ©rendaire française de 2005, les partisans du oui au TCE ont laissĂ© croire que celle-ci Ă©tait « enterrĂ©e ». En vĂ©ritĂ©, une majoritĂ© a Ă©tĂ© trouvĂ©e (avec le PPE pour la droite et le Parti socialiste europĂ©enne, PSE, pour la gauche) pour consacrer la dĂ©rĂ©glementation de services publics en Europe ainsi que le dumping social.

Quel est le contenu de cette directive ? La directive Bolkestein a pour objectif de lever les obstacles Ă  la libre circulation des services dans l’UE. Et après plus de deux ans d’intenses controverses, qui ont suscitĂ© un dĂ©bat dĂ©terminant en faveur du non au traitĂ© constitutionnel europĂ©en lors du rĂ©fĂ©rendum de mai 2005, une directive « rĂ©visĂ©e » a finalement Ă©tĂ© adoptĂ©e en deuxième lecture par le Conseil europĂ©en (seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues) en dĂ©cembre 2006.

La version actuellement en cours de transposition n’est pas moins dangereuse que l’original. Si l’on se souvient de la controverse sur le « principe du pays d’origine » et des objectifs de libĂ©ralisation des services publics, la version actuelle de la directive, principal outil de mise en Ĺ“uvre de la StratĂ©gie de Lisbonne, consacre le principe de « libre prestation de services », une des dispositions du traitĂ© de Rome, et le champ d’application concerne bien les services publics, du moins les « services d’intĂ©rĂŞt Ă©conomique gĂ©nĂ©ral » (SIEG), c’est-Ă -dire les transports, les services postaux, l’approvisionnement en eau, l’Ă©lectricitĂ©, le traitement des dĂ©chets, etc. Auxquels il faut ajouter les services aux entreprises, les services fournis Ă  la fois aux entreprises et aux consommateurs.

Cette directive, entĂ©rine la mise en concurrence des salariĂ©s et le nivellement de la protection sociale par le bas, et applique Ă  la lettre le principe de la concurrence « libre et non faussĂ©e », fondement que l’on retrouve dans le TraitĂ© de Lisbonne dans un Protocole, partie intĂ©grante du TraitĂ©, qui stipule : le « marchĂ© intĂ©rieur tel qu’il est dĂ©fini Ă  l’article 3 [...] comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussĂ©e ».

Pourquoi est-il si intĂ©ressant de revenir sur cette directive Bolkestein ? En cette pĂ©riode de crise et de retour annoncĂ© Ă  plus de rĂ©gulation, le ministère des Finances, sous couvert de crainte de contentieux Ă  venir, est Ă  l’Ă©vidence en train de s’aligner sur la position de la Commission europĂ©enne, validĂ©e par le Parlement europĂ©en après un compromis entre les groupes du PPE et du Parti socialiste europĂ©en.

Certains rĂ©torqueront que la directive rĂ©visĂ©e a supprimĂ© le « principe du pays d’origine », selon lequel un prestataire qui souhaite fournir ses services temporairement dans un autre pays (sans s’y Ă©tablir) peut le faire sans avoir Ă  appliquer d’autres mesures que celles de son pays d’origine. Il n’en est rien. Après l’adoption de la directive Bolkestein, un règlement europĂ©en (593/2008/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 juin 2008 sur la loi applicable aux obligations contractuelles), qui s’applique donc directement aux Etats membres, a, sans bruit, mis en place un dispositif similaire au « principe du pays d’origine ».

Le rĂ©seau europĂ©en de soutien aux entreprises Enterprise Europe Network, mis en place par la Commission europĂ©enne en fĂ©vrier 2008, l’a fort bien rĂ©sumé : « Ce règlement s’applique Ă  toute obligation nĂ©e d’un contrat, tel qu’un accord de transfert de technologie ou une licence internationale de propriĂ©tĂ© intellectuelle. Le principe de base de ce texte est que les parties contractantes sont libres de choisir la loi applicable au contrat. Si elles ne parviennent pas Ă  s’accorder, la loi la plus Ă©troitement liĂ©e au contrat s’appliquera. Il est prĂ©sumĂ© que cette loi est la loi de rĂ©sidence ou d’Ă©tablissement du titulaire de la licence, bien qu’il puisse y avoir des exceptions ».

Ce règlement s’appliquera aux contrats conclus après le 17 dĂ©cembre 2009 et remplacera la convention de Rome de 1980. A cette date « une entreprise et un salariĂ© français exerçant ses talents en France, pourront parfaitement convenir en toute libertĂ© que la loi applicable Ă  leur rapport sera celle du YĂ©men du Sud », explique Gilles Karpman, directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© du Cabinet IdĂ©e Consultants dans un article publiĂ© en septembre 2008. Il ajoute que cette règle « s’applique Ă  tous les contrats y compris de travail et meret aux parties de choisir et de changer Ă  tout moment la loi applicable Ă  leurs relations, et cela pas seulement en optant pour une des lĂ©gislations des Etats membres mais en vertu d’un principe dit d’universalitĂ© (c’est beau) Ă©ventuellement pour n’importe quelle lĂ©gislation mĂŞme extra communautaire (le plombier kazakh fera-t-il autant jaser que son confrère polonais ?) ».

D’autres souligneront que six mois après l’adoption de la directive Bolkestein, un protocole inĂ©dit sur les « services d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral » annexĂ© au traitĂ© de Lisbonne fait clairement la distinction entre les SIEG et les services « non-Ă©conomiques » (justice, police, rĂ©gimes de sĂ©curitĂ© sociale). Ce document n’est pas encore ratifiĂ© et loin de l’ĂŞtre. Dans le mĂŞme temps, les SIEG sont quasiment tous tombĂ©s sous le coup de la concurrence libre et non faussĂ©e. De plus, le ministère des Finances n’a pas encore indiquĂ© quels seraient les services sociaux exclus de la transposition de la directive Bolkestein. En effet, les services d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral (SIG) n’existent pas en droit europĂ©en et la Commission ne connaĂ®t que la dĂ©finition des services que donne la jurisprudence de la Cour de justice par laquelle une activitĂ© de service est « une activitĂ© fournie en Ă©change d’une contrepartie Ă©conomique ».

Rappelons enfin que la directive 96/71 du 16 dĂ©cembre 1996 sur le dĂ©tachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services intercommunautaire laisse aussi la place Ă  de nombreuses pratiques de dumping social. «  La règle qu’elle Ă©dicte veut que quelle que soit la loi applicable Ă  la relation de travail, les travailleurs dĂ©tachĂ©s d’un pays Ă  un autre de l’Union en application d’un contrat de prestation de services restent soumis Ă  la loi du pays oĂą ils ont conclu leur contrat de travail Ă  l’exception d’un socle de règles du pays d’accueil ». Plusieurs affaires jugĂ©es par la Cour de justice (CJCE) ont donnĂ© lieu Ă  un jugement privilĂ©giant la libertĂ© d’Ă©tablissement et la libre prestation des services plutĂ´t que les droits sociaux fondamentaux.

Directive Bolkestein, ce qui est déjà transposé :

La loi de modernisation de l’Ă©conomie adoptĂ©e en juillet 2008 a transposĂ© une partie de la directive europĂ©enne sur les services de 2006, en particulier dans son titre II. Il s’agit de l’assouplissement des conditions d’implantation des grandes surfaces sur le territoire. Une grande surface de moins de 1000 m² (contre 300 m² auparavant) pourra dĂ©sormais s’installer sans autorisation prĂ©alable de la commission dĂ©partementale d’urbanisme (autoritĂ© compĂ©tente pour dĂ©livrer les permis d’implantation).

Thierry Brun

Télécharger le règlement du parlement europééen

juin 06 2009

Les prĂ©mices d’une guerre-civile mondiale (suivi des infos en continu)

Mecanopolis

Dans le monde occidental, le choc en retour de de la dĂ©composition imposĂ©e de la planète, du saccage planifiĂ© de toute indĂ©pendance matĂ©rielle et spirituelle Ă  l’Ă©gard des rapports marchands, commence seulement Ă  faire sentir ses effets. La crise Ă©conomique, les tensions gĂ©opolitiques, du Moyen-Orient Ă  l’Asie, le virus A/H1N1 et les « facteurs X » (1)  Ă  venir en apportent la nouvelle : le dĂ©clenchement d’une espèce de guerre-civile mondiale, sans front prĂ©cis ni camps dĂ©finis, se rapproche inexorablement. Ce qui prĂ©domine partout, c’est le sentiment qu’il n’y aura pas de « sortie de crise » et qu’il n’y a plus que des calamitĂ©s Ă  attendre de l’effondrement de l’Ă©conomie globalisĂ©e.

3592049663_cd178511e9_o2

Les subalternes du pouvoir en place (journalistes, experts, scientifiques, etc) continuent pourtant de nous rassurer, Ă  faire comme si nous Ă©tions bien installĂ© dans la paix, la dĂ©mocratie, puisque ce vers quoi nous allons ne ressemble Ă  aucune forme de dictature connue Ă  ce jour et rĂ©pertoriĂ©e comme telle par les dĂ©mocrates. Mais bien sĂ»r, ils ne s’en prennent jamais au contenu et aux finalitĂ©s du mondialisme, qui nous a menĂ© Ă  cette situation, Ă  la vie parasitaire qu’il nous fait mener, au système de besoin qu’il dĂ©finit. Non, ils dĂ©plorent seulement que ce mondialisme n’ait pas conduit Ă  l’Ă©mancipation attendue. Ses consĂ©quences auraient du ĂŞtre des plus bĂ©nĂ©fiques, presque miraculeuses. Elles ont en rĂ©alitĂ© des effets dĂ©sastreux.

Cependant, mĂŞlĂ© Ă  ces peurs et Ă  cette demande de protection, existe aussi le dĂ©sir Ă  peine secret qu’Ă  la fin il se passe quelque chose qui clarifie et simplifie une bonne fois, serait-ce dans la brutalitĂ© et dans le dĂ©nouement, ce monde incomprĂ©hensible, oĂą l’avalanche des Ă©vènements, leur confusion inextricable, prend de vitesse toute rĂ©action et mĂŞme toute pensĂ©e. Dans l’idĂ©e d’une catastrophe enfin totale, d’une « grande implosion », se rĂ©fugie l’espoir qu’un Ă©vènement dĂ©cisif, irrĂ©vocable, et qu’il n’y aurait qu’Ă  attendre, nous fasse sortir de la dĂ©composition de tout, de ses combinaisons imprĂ©visibles, de ses effets omniprĂ©sents et insaisissables : que chacun soit contraint de se dĂ©terminer, de rĂ©inventer la vie Ă  partir des nĂ©cessitĂ©s premières, des besoins Ă©lĂ©mentaires ainsi venus au premier plan.

Attendre d’un seuil franchi dans la dĂ©gradation de la vie qu’il brise l’adhĂ©sion collective et la dĂ©pendance vis-Ă -vis de la domination en obligeant les hommes et l’autonomie, c’est mĂ©connaĂ®tre que pour simplement percevoir qu’un seuil a Ă©tĂ© franchi, sans mĂŞme parler d’y voir une obligation de se libĂ©rer, il faudrait ne pas avoir Ă©tĂ© corrompu par tout ce qui a menĂ© lĂ  ; c’est ne pas vouloir admettre que l’accoutumance aux conditions catastrophiques est un processus, commencĂ© de longtemps, qui permet en quelque sorte de s’en accommoder vaille que vaille.

Les ruptures violentes de la routine qui continueront Ă  se produire dans les mois Ă  venir pousseront plutĂ´t l’inconscience vers les protections disponibles, Ă©tatiques ou autres.

Non seulement on ne saurait espĂ©rer d’une « bonne catastrophe » qu’elle Ă©claire enfin les masses sur la rĂ©alitĂ© du monde dans lequel elles vivent, mais on a toute les raisons de redouter que, face aux calamitĂ©s inouĂŻes qui vont dĂ©ferler, la panique ne renforce les identifications et les liens collectifs fondĂ©s sur la fausse-conscience. On voit d’ailleurs depuis quelques mois dĂ©jĂ  comment ce besoin de protection ressuscite d’anciens modes de liens et d’appartenances, claniques, raciales, religieuses : les fantĂ´mes de toutes les aliĂ©nations du passĂ© reviennent hanter la sociĂ©tĂ© mondialisĂ©e, qui se flattait de les avoir dĂ©passĂ©es par l’universalisme marchand.

On ne peut raisonner sur le dĂ©raisonnable. L’attente d’une catastrophe, d’un auto-effondrement libĂ©rateur du système en place, n’est que le reflet inversĂ© de celle qui compte sur ce mĂŞme système pour « imposer positivement » la possibilitĂ© d’une Ă©mancipation : dans l’un et l’autre cas, on se dissimule le fait qu’on justement disparu, sous l’action du conditionnement gĂ©nĂ©ral, les individus qui auraient pu faire usage de cette possibilitĂ©, ou de cette occasion. On s’Ă©pargne donc Ă  soi-mĂŞme l’effort d’en ĂŞtre un. Ceux qui veulent la libertĂ© pour rien ne dĂ©montrent qu’une chose : ils ne la mĂ©ritent pas. Source : hisz.rsoe.hu

Mecanopolis

Profil Facebook de Rédaction Mecanopolis




Note :

(1) : A propos des « facteurs X », lire les propos du président de la Banque Mondiale.

 

A la suite de cet article, nous placerons les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

 

00:20 > Crash d’Air-France : la piste interdite

Pour de nombreux pilotes d’Air France, les défaillances informatiques de l’Airbus A 330 sont à l’origine de la catastrophe. En janvier dernier, l’Agence européenne de sécurité avait donné l’alerte.

Les débris repêchés par la marine brésilienne n’appartiendrait pas à l’Airbus d’Air France et la tâche de kérosène serait en fait de l’huile abandonnée par un navire. Autant de fausses pistes et d’informations qui viennent brouiller un peu plus les circonstances de cette catastrophe. Autant de vrais/faux rebondissements qui après la « foudre » viennent éclipser d’autres pistes, très sérieuses, dont débattent les professionnels du secteur, mais dont le grand public est tenu à l’écart. Lire la suite.

01:10 > Weimar Palnétaire ?

Cela aurait dû faire la une de toute la presse, au moins de toute la presse financière. Le 26 janvier, parlant à Paris au Forum international économique et financier (FIEF), l’ancien sherpa de François Mitterrand Jacques Attali a prononcé ce mot qui commence par H et que seuls Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade ont osé prononcer jusqu’ici : l’hyperinflation « à la Weimar ».

Peu importe si l’on se trouve en désaccord (ce qui est notre cas) avec les remèdes du docteur Attali, son diagnostic se démarque des lieux communs de la pensée sur ce sujet.

Attali commença son intervention en soulignant à quel point les discours officiels se voulaient rassurants. Quand une pierre risque de tomber sur la tête de quelqu’un, il faut lui dire, disait-il. Non pas pour le faire paniquer, mais pour lui permettre d’échapper à l’événement. En réalité, avance-t-il, la situation est bien pire en janvier 2009 qu’en janvier 2008. Si le pire n’est pas certain, il n’en demeure que le scénario du pire est le plus probable. Lire la suite.

Une vidĂ©o qui appuie admirablement l’article que vous venons de prĂ©senter et notre Ă©ditorial en haut de cette page :

Merci Ă  David A. de nous avoir faire parvenir ce document.

09:40 > « FACTEUR X » (lire notre éditorial en haut de cette page) :

Séisme de magnitude 5.9 a Tokyo

10:00 > Evolution des marchés boursiers au cours des quatre dernières grandes crises économiques

tableauEn gris : 1929, en rouge : 1973, en vert : 2000, et en bleu : crise actuelle

Source : Commerzbank

10:40 > Nouvelle commande de Tamiflu en Suisse

tamiflu551

La propagation de la grippe A H1N1 a pris une nouvelle tournure aujourd’hui avec la première victime infectĂ©e sur territoire suisse, une femme de 29 ans, habitant le canton de Vaud. Le Conseil fĂ©dĂ©ral a par ailleurs donnĂ© aujourd’hui son aval Ă  l’achat de 40′000 traitements de Tamiflu supplĂ©mentaires.

Il est gentil Thomas Zeltner, directeur de l’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique. Il explique, dans une interview Ă  la RSR, que ces rĂ©serves d’urgences vont couter très cher, mais qu’elles sont tout Ă  fait inutiles. Toutefois, on dĂ©pense quand mĂŞme deux millions de francs pour en faire l’acquisition. Ecouter l’interview.

Nous rappelons à nos lecteurs que Mecanopolis est hébergé en Suisse, pays où la grande partie de notre rédaction réside également.

14:40 > L’OMS en passe d’annoncer le niveau 6 d’alerte pandĂ©mique

Depuis le dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie de grippe A (H1N1), 21 509 cas dont 127 dĂ©cès ont Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ©s dans le monde, note Le Parisien. « L’Ă©pidĂ©mie se diffuse particulièrement en AmĂ©rique du Sud, oĂą c’est la fin de l’automne, ainsi qu’aux Philippines, oĂą une circulation communautaire a Ă©tĂ© signalĂ©e », ajoutent LesEchos.fr. LibĂ©ration indique par ailleurs que l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) pourrait annoncer le passage au niveau de l’alerte pandĂ©mique, « au plus tard au dĂ©but de la semaine prochaine ». Le quotidien rappelle que « ce passage est automatique lorsque plus de deux zones connaissent une contamination autonome ».

14:45 > Les autoritĂ©s des Philippines ont annoncĂ© samedi le report de la rentrĂ©e universitaire au 15 juin Ă©tant donnĂ© le nombre croissant de cas de grippe A(H1N1) dans l’archipel. L’Australie a quant Ă  elle franchi la barre du millier de cas avĂ©rĂ©s.

15:00 > Va-t-on nous refaire le coup d’Al-QaĂŻda ?

Il nous semblait déjà bien suffisant qu’il y ait, sur la frontière Sud des Etats-Unis, une féroce guerre des cartels de la drogue mexicains, qui pénètre largement en territoire US. Comme annoncé à propos du Hezbollah mais alors dans des termes beaucoup plus imprécis, voici Al Qaïda, l’insaisissable organisation de toutes les occasions, qui entre en scène. Il faut dire que c’est le Washington Times (le 3 juin 2009) qui nous annonce la chose. Proche des néo-conservateurs, extrémiste tendance révérend Moon recyclé droite super-dure classique, le Washington Times est par excellence l’organe de référence pour débusquer et développer de telles informations. Avec lui, Al Qaïda est assuré de durer.

ben-laden-obama

… Il s’agit d’une attaque biologique contre les USA, que Al QaĂŻda prĂ©parerait, ou pourrait prĂ©parer, ou pourrait envisager de prĂ©parer, etc., selon une vidĂ©o du mĂŞme Al QaĂŻda parvenue Ă  Al Jazzera et Ă  divers sites commerciaux de la rĂ©gion du Golfe, avant de parvenir aux services US pour examen… Le Washington Times cite ses sources, anonymes au dĂ©part pour la rĂ©vĂ©lation de cette affaire, ensuite des sources officielles identifiĂ©es qui ont confirmĂ© la chose. Lire la suite.

15:30 > 1 million de vidéos visionnées sur le compte Dailymotion de Mecanopolis en une année !

 

Notre compte Dailymotion vient de souffler sa première bougie. Il totalise 1′005′000 vidĂ©os visionnĂ©es. C’est un score honorable. On aurait peut-ĂŞtre pu le doubler si Dailymotion ne nous avait pas supprimĂ© plus de 80 vidĂ©os tout au long de ces 12 mois. Un problème qui sera bientĂ´t rĂ©solut avec la nouvelle palteforme du site Mecanopolis qui nous permettra de nous passer de la censure des sites dit de « partage ».

Mecanopolis sur Dailymotion

18:45 > Lavage de cerveau sur écran géant

brainwashing

Demain va déferler sur les écrans un film de propagande aux dimensions inouïes. Véritable char d’assaut écolo, Home sera projeté simultanément dans 130 pays, sur les écrans géants du Champ-de-Mars et de Central Park, sur YouTube, France 2, Al-Jezira, etc. Gratuitement bien sûr, comme tout bon lavage de cerveau. Avant même sa sortie, le film se paie le luxe d’être adoubé par les puissants, à commencer par ces nouveaux phares intellectuels que sont devenus Al Gore et le prince Charles. Notre bon Président s’y collera aussi, à pousser le dithyrambe obligatoire, sans trop se forcer d’ailleurs, puisqu’on apprend déjà, officieusement, que ce serait son «film préféré». Lire la suite.

21:10 > La phase 6 semble inévitable

Le passage au niveau d’alerte 6, phase dĂ©clenchĂ©e quand deux rĂ©gions du globe sont touchĂ©es par une propagation autonome du virus, serait « imminent ». Le docteur Keiji Fukuda, numĂ©ro deux de l’OMS, a ainsi reconnu que le monde « se rapprochait » de sa première pandĂ©mie grippale du siècle. Cela constituera un tournant dĂ©cisif, selon Patrick Lagadec, directeur de recherche Ă  l’Ecole polytechnique et spĂ©cialiste de la gestion de crise et du risque. Dans un entretien, il invite Ă  ne pas se contenter d’Ă©tablir des prescriptions techniques, mais surtout Ă  « se prĂ©parer Ă  l’imprĂ©visible ».

swineflu

Le passage au niveau 6 de l’alerte OMS autour de la grippe A (H1N1) semble inĂ©vitable. Qu’en pensez-vous ?

Ce passage confirmera la dynamique dans laquelle nous sommes installĂ©s depuis le dĂ©but de la crise. Je ne suis pas dans le processus de dĂ©cision, mais il me semble qu’il aurait fallu faire très vite de la rĂ©action Ă  la propagation du virus – mĂŞme si la pandĂ©mie n’Ă©tait pas dĂ©clarĂ©e – une sorte d’exercice mondial. Cela Ă©tant, dans l’implosion financière internationale, on a attendu que le niveau 6 soit dĂ©passĂ© pour intervenir

Quelles sont les caractéristiques de cette crise sanitaire ?

Elle rassemble quatre types de crises. Il s’agit d’abord d’une grosse catastrophe potentielle, qui sollicite une forte puissance logistique et une chaĂ®ne de commandement efficace. C’est Ă©galement un « Ă©vĂ©nement crise », comme nous en avons connu dans les annĂ©es 1990, avec la mise en place de centres opĂ©rationnels, d’une communication ad hoc, sans oublier la transparence affichĂ©e et la pĂ©dagogie en direction du public.

Elle reprĂ©sente aussi une « crise de système » qui nĂ©cessite un leadership politique fort. Enfin, le risque d’une dislocation de nos sociĂ©tĂ©s est Ă  prendre en compte, et face Ă  cela, il faut des personnes capables de rĂ©inventer une stratĂ©gie et une rĂ©flexion Ă  partir du terrain.

L’une des difficultĂ©s, pour les gouvernants, de l’Ă©pidĂ©mie de grippe A(H1N1) est de dĂ©terminer les dispositifs les plus adaptĂ©s. Vaut-il mieux pĂ©cher par excès de prĂ©caution, en prenant des mesures très contraignantes (rassemblements interdits, arrĂŞt des manifestations sportives, etc.), ou dĂ©cider de ne pas le faire compte tenu de leurs consĂ©quences Ă©conomiques et sociales ?

La seule rĂ©ponse, selon moi, est de rĂ©flĂ©chir en temps rĂ©el. Un expert indiquait que, dans une pandĂ©mie grippale, si au cinquantième cas, on arrĂŞtait l’ensemble des transports sur le territoire amĂ©ricain, cela ferait gagner seulement huit jours sur l’expansion de la maladie.

Comment un plan de réponse à une pandémie doit-il être élaboré ?

La première page du plan doit être blanche. Certes, il faut présenter les outils techniques qui aideront à contrer la pandémie, mais au premier signal, le plus important est de commencer par réfléchir. Une stratégie évidemment insupportable pour les autorités, qui ne peuvent apparaître comme prises au dépourvu. Selon elles, les experts ne sont pas là pour se poser des questions mais pour y répondre. Les modèles sont faits pour travailler sur des systèmes relativement stables. Avec des défis chaotiques comme une pandémie grippale, tout vole en éclats.

Que se passerait-il si, en octobre, nous n’avions pas seulement le retour du H1N1, mais aussi une crise Ă©conomique qui se durcit ? Les plans face Ă  une pandĂ©mie peuvent ĂŞtre une nouvelle ligne Maginot : ĂŞtre prĂŞts, mais pas lĂ  oĂą il le faut.

La communication de crise pousse Ă  faire le plus simple possible, du genre « Mieux vaut un mauvais plan que pas de plan du tout ». La plupart du temps, elle consiste Ă  donner des stratĂ©gies clĂ©s en main aux gouvernants.

Je ne dis pas que les stratĂ©gies de rĂ©ponse Ă  la pandĂ©mie sont inutiles, mais elles ne doivent pas dispenser d’une rĂ©flexion stratĂ©gique. Celle-ci s’articule autour de quatre questions : de quoi s’agit-il ? Quels sont les pièges Ă  Ă©viter ? Avec quels acteurs va-t-il falloir travailler ? Quelles initiatives prendre dans un environnement de nature chaotique afin d’enclencher des cercles vertueux ? Nous devons constituer ce que j’appelle une « force de rĂ©flexion rapide » transnationale, qui ne soit pas une assemblĂ©e, avec un reprĂ©sentant par pays.

Quel changement les crises du XXIe siècle représentent-elles par rapport à celles des siècles précédents ?

Le grand changement est la mutation du pilotage face Ă  la crise. Il nĂ©cessite de se focaliser sur des logiques de dĂ©cisions plus que sur les plans Ă  dĂ©rouler. Dans The Age of the Unthinkable ( »L’Age de l’impensable »), Joshua Cooper Ramo Ă©crit : « Nous entrons dans un âge « rĂ©volutionnaire ». Et nous y entrons avec des idĂ©es, des dirigeants et des institutions formatĂ©s pour un monde rĂ©volu depuis des siècles. »

Dimanche 7 juin > Les bugs du plan antigripal H1N1

great-influenza

J’ai dĂ©jĂ  Ă©crit, ici et ailleurs, Ă  quel point le plan « pandĂ©mie grippale » ou « grippe aviaire » ( c’est selon ) concotĂ© par nos Ă©lites et sans cesse vantĂ© comme l’un des plus sĂ»rs et mieux ficelĂ©s de la planète voire de l’univers connu, est une pantalonnade.
La mĂ©saventure survenue il y a quelques jours Ă  un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste français, dont je respecterai l’anonymat, en est une preuve supplĂ©mentaire: ( je retranscris ici un mail d’un autre confrère). Lire la suite.

10:30 > L‘invention de la thĂ©orie du complot

Le texte qui suit est consacré à l’invention de « la théorie du complot » par la sociologie libérale (Popper, Boudon, Taguieff), et faussement attribuée à la contestation radicale. Mais l’on verra aussi comment ces dénégations de complots constituent finalement un aveu, et comment cette « théorie du complot », débarrassée de ses traits caricaturaux, peut servir à comprendre la marche réelle des affaires.

curse

I. Qui dénonce le mensonge, y compris avec l’appui des faits les mieux établis, échappe rarement à cette même accusation en retour. Les faits sont niés. La notion même de fait, récusée. Il s’agit de « construction ». Vous voyez midi à votre porte, mais pour d’autres il est minuit ; et pour d’autres encore ce mot de midi ne renvoie à aucun fait en soi. Tout au plus vous êtes-vous imaginé ce milieu du jour où le soleil atteint son zénith, comme ces malades mentaux atteints de radiophobie qui aux alentours de Tchernobyl, s’imaginent victimes de radiations nucléaires, quand ils ne souffrent que de peurs répandues par de pernicieux obscurantistes.

II. Les journalistes qui aiment se croire dans le secret des dieux disent qu’il y en a peu ou pas ; qu’il est impossible de tenir un secret dans nos sociétés « ouvertes » ; que des fuites percent des pays les plus étanches ; et que ce qu’on ignore, des détails techniques, ne vaut pas la peine d’être connu. Ils répètent ainsi ce que leur disent les politiques, les militaires, les policiers, avec qui ils se flattent de déjeuner et à qui, entre gens supérieurs, ils rapportent en retour leurs propres observations sur les affaires et les personnes. On le sait parce que les uns et les autres finissent toujours par s’en vanter dans les livres qu’ils n’auraient pu écrire sans leur mutuelle collaboration. D’ailleurs la justice a confirmé l’an dernier, après plusieurs années de procédures, que le directeur et le chroniqueur militaire du Monde étaient bel et bien d’honorables correspondants de la DGSE (Direction Générale à la Sécurité Extérieure).

III. Les courtisans d’aujourd’hui ne se formalisent plus d’entendre dire que le roi est nu, ni qu’ils travaillent pour le crime organisé. Ils sourient juste qu’on puisse enfoncer pareille porte ouverte.

Insistez, et le plus irrité lâchera, comme une bombe à couper le souffle, le mot de fantasmes. Dans la langue du pouvoir, les fantasmes désignent toutes opinions négatives sur ses vices tacites. Parmi les plus communs, le soupçon qu’il pourrait sciemment, ou non, empoisonner les populations avec des produits industriels : fibres d’amiante, ondes électro-magnétiques, rejets de dioxine. Que des connivences d’intérêts pourraient souder les cercles du pouvoir, scientifiques, industriels, militaires, médiatiques, contre ces populations. Que des dispositifs législatifs, manipulatoires, et coercitifs, de mieux en mieux combinés et performants, pourraient être employés contre les récalcitrants. Que des services, privés ou publics, légaux ou non, mais toujours obscurs, pourraient épier, léser, ou autrement incapaciter, les plus rétifs aux vérités officielles.

IV. Pour sauver les apparences, leurs défenseurs redoublent souvent l’accusation de fantasmes par celles de romans et de science-fiction. Des esprits faibles, influencés par leurs lectures ou par des films, confondraient leurs imaginations et la réalité. Ainsi les lecteurs de « La constance du jardinier », ou les spectateurs du film éponyme, pourraient se figurer que des laboratoires industriels, tels le Labo Gilead Sciences, expérimentent sans scrupule leurs molécules anti-sida, le Terrafovir par exemple, sur des cobayes africains, au Nigéria, disons, au Cameroun, au Botswana, au Malawi.

VI. Le complot, terme d’origine incertaine apparaît au XIIe siècle pour signifier « rassemblement de personnes ».

La racine latine serait peut-ĂŞtre « pila » – balle, boule, pelote. On signale une variante « complote », pour dĂ©signer une foule, la mĂŞlĂ©e d’une bataille. Le verbe comploter n’est attestĂ© qu’au XVe siècle.

Un complot, selon le dictionnaire, est un projet concerté secrètement contre la vie, la sûreté de quelqu’un, ou contre une institution. Selon cette définition, l’affaire du sang contaminé, celle de l’amiante, et tant d’autres similaires, sont bel et bien des complots quoique l’atteinte à la vie et à la sûreté des victimes soit un effet, et non pas le mobile de ces complots, les comploteurs agissant en toute connaissance des effets.

Le complot, vieux comme la communauté, ne peut se fomenter qu’en son sein, et l’histoire en regorge, plus attestés les uns que les autres, dès ses origines. La raison en est simple : l’union et le secret constituent un double avantage sur la dispersion et la publicité dans les affaires du groupe. Et c’est pourquoi l’on voit, même dans les mouvements de contestation qui en principe se targuent de loyauté et se réclament de la démocratie directe, des factions se réunir secrètement pour instaurer un pouvoir parallèle et manipuler l’assemblée générale.

Lire le texte intĂ©gral sur notre page L’invention de la thĂ©orie du complot

16:30 > Au Liban, la liste emmenée par le Hezbollah pourrait remporter les élections législatives, selon des estimations  non-officielles.

18:00 > Ce que la grippe espagnole peut nous apprendre sur l’Ă©pidĂ©mie actuelle du A/H1N1

En matière de pandémie grippale, l’épisode de 1918, resté dans l’histoire sous le nom de grippe espagnole, est celui qui a le plus marqué l’humanité. La grippe espagnole n’a pas été la première pandémie grippale puisqu’elle a été précédée par de nombreuses épidémies de grande ampleur (notamment celle de 1889-1891 due à un virus H2N2 qui aurait fait 6 millions de morts). Mais c’est la première qui a été suffisamment étudiée pour laisser une trace dans l’histoire de la médecine et dans l’histoire tout court.
Bien que la répétition ne soit pas une règle absolue en épidémiologie comme en économie, il est logique de rechercher dans l’histoire de la grippe espagnole des enseignements pour la pandémie de grippe A (H1N1) qui se profile depuis quelques semaines, de même que l’on scrute les causes et les conséquences de la crise de 1929 pour mieux comprendre la crise économique actuelle. Nous tenterons d’apporter notre pierre à cet édifice en abordant quelques questions fondamentales posées par la pandémie de 1918.

h-pital-grippe-espagnole

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Lorsque l’épidémie a frappé le monde à la fin de la première guerre mondiale, l’hypothèse la plus communément admise était que l’affection était liée au bacille de Pfeiffer connu à l’époque sous le nom de « bacille de l’influenza » et aujourd’hui comme Haemophilus influenzae. Mais rapidement un « virus filtrant » a été soupçonné notamment à partir d’expériences montrant que le pouvoir pathogène des crachats de malades persistait après passage par des filtres Chamberland arrêtant les bactéries. Ce n’est toutefois qu’au milieu des années 30 que le virus de la grippe fut identifié, cultivé en 1940 et observé au microscope électronique en 1943. On sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un virus A (H1N1) qui a pu être séquencé à partir de prélèvements faits sur 5 victimes de l’épidémie de 1918 et même reconstitué au laboratoire (Tumpey T et coll. : Characterization of the reconstructed 1918 spanish influenza pandemic virus. Science 2005 ; 310 : 77-80.).
L’origine géographique du virus de 1918 n’est pas connue avec certitude. On sait que les premiers cas ont été décrits dans l’ouest des Etats-Unis en mars 1918 au camp Funston de l’armée américaine. Mais certains historiens de la médecine évoquent des cas chinois qui auraient précédé la propagation de la maladie aux Etats-Unis ou une épidémie analogue en 1916 dans un camp de soldats britanniques dans le Pas de Calais.
Sans qu’on dispose de certitudes sur ce point l’une des hypothèses le plus communément admises est que ce virus H1N1 de 1918 provenait de souches aviaires sauvages s’étant adaptées à l’homme peut être après passage chez le porc.
Le nouveau virus A (H1N1) responsable des cas actuels aurait lui aussi des séquences génétiques communes avec certains virus aviaires et porcins.

Comment s’est propagée la grippe espagnole ?

On en sait nettement plus sur cette question que sur la précédente. L’épidémie, après avoir frappé les Etats-Unis en mars 1918, a atteint la France en avril à la faveur du débarquement du corps expéditionnaire américain puis le reste de l’Europe et l’Asie et enfin l’hémisphère sud en mai. Après cette première vague du printemps 1918, la grippe espagnole est réapparue en Europe et aux Etats-Unis à l’automne.
La diffusion de l’épidémie actuelle (de l’Amérique du Nord vers l’Europe) rappelle pour l’instant celle de la grippe espagnole, le bateau ayant été remplacé par l’avion et les mouvements de troupes par le tourisme et les voyages d’affaire. La référence avec l’épisode de 1918 explique bien la crainte exprimée par certains responsables de l’OMS de voir la maladie se développer dans l’hémisphère sud durant l’hiver austral pour revenir dans l’hémisphère nord à la fin de l’automne 2009 ( Site de l’OMS. Alerte et action en cas d’épidémie et de pandémie. ).

Quelles étaient la morbidité et la mortalité de la grippe espagnole ?

Sur ce point les estimations reposent sur ce qui a été observé dans les pays occidentaux, les statistiques étant quasi inexistantes dans les régions asiatiques ou africaines touchées. Il semble que lors de la première vague de la pandémie, la contagiosité était majeure (plus de 20 % de la population atteinte) avec une mortalité relativement faible. La deuxième vague tout aussi contagieuse, a atteint des sujets épargnés par la première (ce qui démontre bien qu’il s’agissait de la même maladie) et s’est accompagnée d’une mortalité élevée tout à fait inhabituelle au cours de la grippe. Les pourcentages de décès rapportés parmi les sujets atteints oscillent entre 1 et 3 % dans certaines séries, un peu moins de 10 % dans l’armée française, 15 % dans certaines régions des Etats-Unis et même 60 % chez les Inuits d’Alaska (contre environ 1 pour 1 000 avec la grippe saisonnière). Globalement si l’on estime qu’un milliard de sujets ont été infectés par le virus (la moitié de la population mondiale de l’époque) et que le nombre de morts s’est situé entre 20 et 100 millions, la létalité de l’affection peut-être estimée entre 2 et 10 %, ce qui laisse on le voit des marges importantes. Dans le détail, pour les pays occidentaux pour lesquels les statistiques semblent plus fiables on aurait compté environ 240 000 décès en France (0,5 % de la population), 225 000 en Grande Bretagne, 500 000 aux Etats-Unis. Une chose est sûre, contrairement aux autres pandémies grippales (notamment celles de 1957 [à H2N2 qui aurait fait 4 millions de morts] et de 1968 [à H3N2 qui aurait tué 2 millions de personnes]) ce sont surtout les jeunes enfants et les adultes de 20 à 40 ans qui sont décédés lors de l’épidémie de 1918. Le même phénomène semble s’observer au cours de l’épisode actuel.
Deux types d’hypothèses ont été avancées pour expliquer cette mortalité exceptionnellement élevée : des complications bactériennes favorisées par les privations de la guerre et la promiscuité ambiante ou une virulence spécifique de ce virus H1N1. Le fait que la mortalité se soit considérablement accrue entre les deux vagues de l’épidémie alors que l’environnement n’avait pas évolué défavorablement est plus en faveur d’une létalité spécifique du virus sans doute acquise à l’occasion de mutations.
Selon les premières données dont on dispose sur la nouvelle grippe A (H1N1), sa contagiosité semble inférieure à celle de la grippe espagnole ou de la grippe saisonnière, puisque plus d’un mois après les premiers cas (identifiés fin mars 2009 au Texas) nous ne comptions encore qu’environ 4400 cas le 9 mai. On ne peut toutefois exclure que les méthodes actuelles de surveillance épidémiologique et virologique aient permis de capter une phase toute initiale de l’épidémie restée inapparente lors de l’épisode de 1918.
Sur la létalité de la nouvelle grippe A (H1N1) nous ne disposons de chiffres fiables que pour les Etats-Unis, le Canada et l’Europe. Les données provenant du Mexique (foyer apparent de l’épidémie) n’autorisent pas à établir un taux de mortalité, le nombre de cas confirmés biologiquement étant probablement très inférieur à la morbidité réelle. Si l’on se base sur les chiffres provenant des pays occidentaux, la mortalité apparente de l’affection est aujourd’hui plus proche de celle de la grippe saisonnière (4 décès pour un peu plus de 3000 malades au 11 mai 2009) que de celle de la deuxième vague de la grippe de 1918.

Comment la grippe espagnole a-t-elle disparu ?

Comme son origine, les causes de sa disparition en 1919-1920 demeurent incertaines. L’immunisation de la population réceptive est probablement l’un des phénomènes pouvant expliquer cette extinction. Mais est-ce le seul ?
La réaction des autorités sanitaires face à l’épidémie actuelle est-elle adaptée ?

Cette question est l’objet depuis quelques jours de débats parfois vifs dans les médias. Pour tenter d’y répondre, il est indispensable de ne pas occulter l’épisode de 1918 qui demeure le modèle de LA grande pandémie et qui rappelons-le a marqué suffisamment les responsables sanitaires pour conduire à la création de l’ancêtre de l’OMS par la Société des Nations et du ministère de la santé en France.
Avec les moyens thérapeutiques dont nous disposons (anti-viraux, antibiotiques pour combattre les surinfections, réanimation pour les formes graves) et les armes préventives que nous possédons d’ores et déjà (mesures d’isolement et de protection) ou que nous aurons sans doute dans quelques mois (vaccin) il est certain que la létalité liée à un virus identique à celui de 1918 devrait être sensiblement inférieure à celle observée au début du siècle dernier. De plus, les plans de lutte contre la pandémie mis en place dans les pays développés devraient permettre non pas d’empêcher à coup sûr la pandémie mais d’en étaler le pic épidémique pour éviter un débordement complet de nos systèmes de santé par un afflux trop important de malades.
Mais malgré ces notes optimistes, les déclarations récentes des responsables de l’OMS (évoquant la possibilité de dizaines de millions de morts) et les mesures mises en œuvre dans les grands pays développés nous semblent tout à fait adaptées à la gravité potentielle de cette pandémie naissante (même si elle n’est pas certaine). Et en tout état de cause, plus responsables que ce à quoi nous avions assisté lors de l’affaire du sang contaminé ou de la canicule de 2003.

Source : Journal International de Médecine (JIM)

19:30 > 60% d’abstention en France pour les Ă©lections europĂ©ennes

20:45 > Selon les premières estimations, la liste antisioniste qui rassemblait Dieudonné et Alain Soral obtiendrait moins de 3 %

21:20 > On nous cache tout, on nous dit rien..

21:30 > Eric Naulleau est il un con ou fait-il semblant ?

06:50 > La liste antisioniste emmenée par Dieudonné et Alain Soral pour les élections européennes en Ile-de-France obtiendrait 1,3 %

07:00 > Cohn Bendit face Ă  We Are Change Paris

envoyé par wearechangeparis.

07:15 > Malgré les premières informations réjouissantes hier soir, il semblerait que la coalition emmenée par le Hezbollah, qui faisait alliance notamment avec les chrétiens maronites, ne remporte pas les élections lésislatives au Liban.

16:30 >L’UniversitĂ© amĂ©ricaine du Caire (AUC) mise en quarantaine après que deux Ă©tudiants amĂ©ricains aient Ă©tĂ© testĂ© positif au A/H1N1. Source : reuters.com

17:00 > Défaite de la démocratie

Abstention partout, les Européens ne se déplacent pas pour une Europe dont ils ne veulent pas : Une Europe qui travaille contre eux, contre leurs intérêts. Et ce qui est grave, c’est que ce sont les couches populaires et les classes moyennes qui ne se sont pas déplacées.

europe-non-c61f7-b3485-4a6e9

En Allemagne, par exemple, la Droite est stable ou en progression, malgré la crise. Les électeurs sont trompés, faute de débats sur les enjeux réels que les Médias se gardent bien de provoquer. Et en Allemagne toujours, en pleine crise, la Gauche vit une défaite historique. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas de gauche. Si c’est pour avoir une Gauche comme la Droite, on préfère l’original à la copie. Normal, non ?

La montĂ©e des extrĂ©mismes rĂ©flète le dĂ©sespoir profond des populations spoliĂ©es et bernĂ©es. En Hollande, par exemple, l’extrĂŞme-droite progresse, et en Italie … la gauche n’est plus reprĂ©sentĂ©e au Parlement ! Et Berlusconi, cet infâme individu, progresse !

Barroso, qui frĂ©quente assidĂ»ment Bilderberg oĂą l’on prĂ©pare le renflouement des Banques et le malheur des peuples, sera réélu. C’est très grave pour tous. Je rappelle entre autres que cet homme-lĂ  a complotĂ© avec des individus comme Bush ou Aznar, pour mettre Ă  feu et Ă  sang le Moyen Orient, par soumission aux diktats des Multinationales prĂ©datrices. Quel que soit le prix payĂ© par les populations sur place, bombardĂ©es, trucidĂ©es (plus d’un million d’individus), dressĂ©es les unes contre les autres, ruinĂ©es, dĂ©sespĂ©rĂ©es, handicapĂ©es, Ă©parpillĂ©es partout sans espoir de retour, et dans la misère… Lire la suite.

18:50 > Un astĂ©roĂŻde frĂ´lera la Terre selon l’Observatoire jurassien (Suisse)

L’Observatoire astronomique de Vicques, dans le canton du Jura, a dĂ©couvert un astĂ©roĂŻde de 800 mètres de diamètre qui s’approche en ce moment de la Terre. BaptisĂ© « 2009 KL2″, ce bolide va la frĂ´ler dĂ©but septembre… Lire l’article.

19:20 > Obama dĂ©pense trop pour l’armĂ©e

La première règle Ă  observer pour Ă©valuer la stratĂ©gie rĂ©elle d’un gouvernement est de savoir oĂą va l’argent. Le budget militaire de l’AmĂ©rique est supĂ©rieur Ă  tous les autres. Les budgets d’Obama ne changent pas cette situation. Pour l’exercice budgĂ©taire 2010, 755 milliards sont prĂ©vus pour les dĂ©penses militaires, soit plus que les dĂ©penses budgĂ©taires amĂ©ricaines dans tous les autres domaines rĂ©unis, hormis ladite dĂ©pense « obligatoire » pour la SĂ©curitĂ© sociale, les soins de santĂ©, le paiement des intĂ©rĂŞts de la dette nationale et quelques autres postes. Cette prĂ©pondĂ©rance des dĂ©penses militaires est valable pour les dix annĂ©es du scĂ©nario Ă  moyen terme d’Obama.

Selon le Swedish International Peace Research Institute, le total en dollars constants 2005 des dĂ©penses militaires mondiales a atteint environ 1.400 milliards en 2007. En d’autres termes, les Etats-Unis dĂ©pensent Ă  peu près le mĂŞme montant que le reste du monde rĂ©uni. Les dĂ©cisions politiques des derniers mois n’offrent pas davantage l’espoir d’un changement fondamental d’orientation de la politique Ă©trangère amĂ©ricaine. Si les Etats-Unis ont signĂ© un accord avec l’Irak sur leur retrait d’ici Ă  la fin 2011, il est toutefois question au Pentagone que des soldats amĂ©ricains « non combattants » restent dans le pays pour les annĂ©es ou les dĂ©cennies Ă  venir. Lire la suite.

22:15 > Infections humaines par le nouveau virus grippal A (H1N1): observations cliniques en provenance du Mexique et d’autres pays touchés, mai 2009

Télécharger le document pdf

22:35 > A/H1N1 : Un bouclier protecteur à base de protéines

Une petite molĂ©cule de synthèse administrĂ©e par voie nasale pourrait permettre de dĂ©clencher au niveau respiratoire la formation d’un bouclier protecteur, Ă  base de protĂ©ines, contre les virus de la grippe, selon des travaux français.

Les chercheurs des instituts publics de recherche en mĂ©decine et agronomie (Inserm et Inra) montrent qu?une protĂ©ine appelĂ©e PAR2, prĂ©sente en grande quantitĂ© sur la membrane des cellules de la trachĂ©e, peut jouer un rĂ´le protecteur en cas d’infection par un virus H1N1 chez des souris, dès lors qu’elle est activĂ©e par le traitement inhalĂ©.
Cette protĂ©ine, maillon important du système immunitaire, induit chez les rongeurs une production accrue de substances qui neutralisent le virus en bloquant sa prolifĂ©ration, selon l’Ă©tude paraissant dans « The Journal of Immunology », datĂ© du 15 juin. Lire l’article.

23:10 > Mecanopolis Ă  un nouvel ami. Il s’appelle Ferlinpimpim. On ne connait pas cet homme, du moins pas encore, mais on sait dĂ©jĂ  qu’il est un gĂ©nie. Son blog incontournable allie Ă  la perfection information et billets d’humeurs. Felinpimpim est un homme de caractère, ça se sent. Tout ce qu’on aime chez Mecano. ;)

LE BLOG DE FERLINPIMPIM

23:15 > Nous en profitons aussi pour remercier Hellogringo, El Jabali, Sam’s (qui vient d’ĂŞtre papa), Adam, Max, Antoine, les (très) jeunes internautes de jeux-vidĂ©os.com et tous ceux que nous oublions mais qui alimentent inlassablement nos pages infos de commentaires pertinents depuis le dĂ©but de la crise H1N1.

Nous sommes très occupĂ©, chez Mecanopolis, Ă  la prĂ©paration d’une nouvelle plateforme, dont, entre autres nouveautĂ©s, les commentaires donneront plus d’espace et de visibilitĂ© Ă  nos lecteurs. Encore merci.

23:40 > Pavillon noir sur le parlement Européen

Le pari était insensé, fou même auraient pu avancer certains observateurs en 2006 lorsque fut enregistré ce parti par Rickard Falkvinge pour participer aux élections Suédoises en septembre. Pourtant, du modeste départ opéré par celui-ci après l’appel aux urnes nationales, le voici trois ans après capable de claironner en savourant les 7,1% obtenus aux élections Européennes. Une performance lui octroyant le droit d’envoyer un représentant au sein de l’hémicycle de Strasbourg dès la prochaine legislature.

parti_pirate-87aae-38326

La Suède hisse le pavillon pirate

Alors que tous les regards Français étaient tournés en direction des résultats assez stupéfiants survenus dans l’hexagone, la Suède, elle, apprenait la confirmation de sondages publiés précédemment à la tenue de cette journée. Ces derniers annonçant régulièrement la montée en puissance du parti pirate [1] au point d’en faire la troisième force politique du moment au sein du royaume. A cette heure, Christian Engström peut jubiler : la mobilisation de ses militants malgré des moyens des plus réduits lui permettra de bénéficier de l’un des 18 sièges disponibles par cet Etat scandinave. Lire la suite.

14:30 > Stratégie de vaccination

La commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou a prôné mardi une stratégie commune de vaccination contre la grippe A(H1N1), consistant en particulier à choisir des groupes prioritaires dans la population européenne.

 »Je crois que c’est très important que les Etats membres se mettent d’accord sur les modalitĂ©s de production, de disponibilitĂ© et de distribution des vaccins », a-t-elle dit Ă  son arrivĂ©e Ă  une rĂ©union des ministres europĂ©ens de la SantĂ© Ă  Luxembourg.

 »Si nous avons besoin d’un vaccin Ă  l’automne, et si la disponibilitĂ© du vaccin n’est pas suffisante pour tous, alors nous devons Ă©tablir des groupes prioritaires de personnes Ă  vacciner en premier », comme les personnes âgĂ©es ou les handicapĂ©s, a-t-elle notĂ©. (AFP)

15:00 > La grippe A/H1N1 est bien pire que prévu

Lorsque nous avons commencĂ© Ă  Ă©crire Ă  propos de l’imminence menaçante d’une pandĂ©mie de grippe porcine, de nombreux lecteurs ont pensĂ© que nous Ă©tions en train de sombrer dans une sorte de panique créée par le gouvernement. Notre point de vue Ă©tait exactement le contraire: le gouvernement sous-estimait les risques de la grippe porcine, craignant que «la panique» nuirait Ă  l’Ă©conomie. Les sources de mĂ©dias conventionnelles ont commencĂ© par ĂŞtre «responsables» et ont sous-rapportĂ© les risques aux États-Unis, ont sombrĂ© dans la panique pendant une semaine ou deux, puis ont discrètement abandonnĂ© l’affaire.

Maintenant, le sujet de la grippe porcine a effectivement été écarté des discussions publiques. En fait, lorsque ce sujet est discuté, c’est habituellement comme une critique des autorités de la santé d’avoir inutilement créé une panique.

Une fois encore, cependant, c’est exactement l’inverse. La grippe porcine ne s’est pas avĂ©rĂ©e un Ă©vĂ©nement qui n’a pas eu lieu. Elle n’est pas plus limitĂ©e que ce que l’on craignait initialement. En effet, les modèles de risques officiels de grippe porcine ont radicalement sous-estimĂ© Ă  quel point elle s’est rĂ©pandue.

Comme le rapporte le New York Times, deux Ă©quipes superinformatiques ont fait des projections au sujet de l’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine. L’une d’elles a dit que la grippe porcine aurait frappĂ© 2,000 personnes vers la fin de mai. Une autre a dit que le nombre serait de 25 pour cent supĂ©rieur: 2,500. (Les rĂ©dacteurs du New York Times dĂ©signent ces estimations comme «étonnamment semblables», mais ce n’est pas important pour le moment.)

En fait, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estiment qu’à la fin du mois de mai, il y a eu plus de 100,000 cas de grippe porcine à travers le pays. Voilà en ce qui concerne les modèles qui nous ont dit que les risques n’étaient pas si élevés que cela.

Source : Businessinsinder

18:30 > Une nouvelle maladie frappe la chine

Une nouvelle maladie se rĂ©pand dans de vastes rĂ©gions de la Chine continentale. Les symptĂ´mes sont semblables au sida, mais il se propage plus rapidement entre les membres de la famille, mĂŞme par les fluides corporels comme la salive. M. Lin de la province du Yunnan a attrapĂ© une maladie de Mai dernier, Ă  la diffĂ©rence de tout ce qu’il avait vu auparavant. « Cette maladie dĂ©truit les cellules de l’immunitĂ© comme le sida. La plus faible quantitĂ© de cellules de l’immunitĂ© de certains patients est Ă  seulement 200, la mienne est de 400. Le mĂ©decin ne pouvait pas trouver beaucoup d’anticorps, il a appelĂ© cela » la peur du sida maladie ». Des recherches prĂ©liminaires montrent que les patients ont des symptĂ´mes de fatigue, de diarrhĂ©e chronique, l’inflammation des ganglions lymphatiques, et l’affaiblissement de l’immunitĂ©. Mais les mĂ©decins ne peuvent pas trouver tous les signes du virus VIH. «Un grand nombre de personnes pris le nom de virus mais les mĂ©decins ne peuvent pas faire un contrĂ´le approfondi. Alors, ils font une conclusion que c’est une crainte de sida maladie. Les symptĂ´mes sont très proches de ceux du SIDA. »

Parce que le ministère chinois de la SantĂ© ne reconnaĂ®t pas la maladie, il n’a pas menĂ© d’enquĂŞte. Cependant, les patients se sentent très horrifiĂ©e et triste de voir des membres de leur famille et les amis sont infectĂ©s par entrer en contact avec leur salive ou de sueur. « Nous espĂ©rons que les mĂ©dias peuvent exercer des pressions sur les services concernĂ©s Ă  accorder plus d’attention Ă  la maladie. Ne faites pas de conclusions et de dire irresponsable, elle est causĂ©e par la peur ou l’effet psychologique – il s’agit d’un vĂ©ritable virus. De nombreux mĂ©decins, y compris des mĂ©decins de Beijing a Ă©galement dire que c’est une maladie infectieuse ». Les mĂ©decins de la Chine pense que les patients peuvent aussi attraper la maladie. Toutefois, le nombre exact de personnes infectĂ©es reste inconnu et que le taux de mortalitĂ© est, et combien sont morts de celui-ci. Source : hisz.rsoe.hu

19:00 > Phase 6, l’OMS demande Ă  ne pas cĂ©der Ă  la panique

Le monde est « vraiment, vraiment très près » d’une pandĂ©mie de grippe porcine, a dĂ©clarĂ© mardi le numĂ©ro deux de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), le Dr Keiji Fukuda.
 »Nous ne voulons pas que les gens cèdent Ă  la panique de manière excessive » Ă  la perspective du passage au niveau six d’alerte pandĂ©mique maximum, a insistĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’OMS au cours d’une confĂ©rence de presse par tĂ©lĂ©phone.

L’organisation veut avant tout s’assurer que les Etats sont prĂŞts Ă  faire face au virus A(H1N1), a-t-il dit.

Cette page d’infos en continu déménage sur :

A qui profite le terrorisme ?

Â