Category: Hosni Moubarak

jan 22 2009

La Grande-Bretagne exige une enquête sur les bombes à phosphore israéliennes

Le Ministre d’Etat chargĂ© des affaires africaines, Lord Mark Malloch-Brown a demandĂ© une enquĂŞte pour dĂ©terminer si l’entitĂ© sioniste a utilisĂ© du phosphore blanc lors de sa guerre contre Gaza.

S’adressant devant la Chambres des Lords, il a affirmé : »Nous devons nous assurer que les faits sont Ă©tablis. Nous devons aller au-delĂ  de la rĂ©affirmation de journaux Ă  Ă©tablir une fois pour toutes ce qui a ou n’a pas Ă©tĂ© le cas.Et donc, bien sĂ»r, nous allons appuyer pleinement les efforts visant Ă  Ă©tablir enquĂŞte internationale indĂ©pendante de la prĂ©sente. »

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Malloch-Brown, un ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint des Nations unies, a dĂ©clarĂ© que l’utilisation d’agent chimique toxique est, dans certains cas, une arme lĂ©gitime dans la guerre », notamment  pour crĂ©er un Ă©cran de fumĂ©e pour permettre aux troupes d’avancer.
Mais il a souligné: «Il semble avoir été utilisé de manière très différente ici, il a été utilisé pour graver et de mutiler des civils. Si tel est bien établi, il est clairement une violation des règles de la guerre et doivent être exposées en tant que tels ».
Pour sa part, Amnesty International a constatĂ© l’utilisation du phosphore blanc dans les zones densĂ©ment peuplĂ©es de la ville de Gaza.

De son cĂ´tĂ©, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU, Ban Ki-moon, a indiquĂ© qu’il attendait des explications des autoritĂ©s israĂ©liennes sur les bombardements ayant touchĂ© des bâtiments de l’ONU Ă  Gaza, avant de dĂ©cider quoi que ce soit. Dans une dĂ©claration lue en son nom au Conseil de sĂ©curitĂ© par son adjoint pour les affaires politiques Lynn Pascoe, Ban a indiquĂ© avoir « demandĂ© une enquĂŞte approfondie par IsraĂ«l sur chacun de ces incidents ».   Lors de sa visite Ă  Gaza mardi, Ban avait qualifiĂ© les bombardements ayant touchĂ© des bâtiments onusiens comme des entrepĂ´ts et des Ă©coles, d’ »attaques scandaleuses et totalement inacceptables ». Ban a accusĂ© l’entitĂ© sioniste d’avoir employĂ© une « force excessive » durant son offensive de 22 jours contre la bande de Gaza.

Source : Al-Manar

jan 19 2009

L’attaque de Gaza a été décidée en concertation avec l’Égypte et l’Arabie saoudite

Condoleezza Rice et Tzipi Livni ont signĂ© vendredi Ă  Washington un accord bilatĂ©ral destinĂ©, disent-elles, Ă  empĂŞcher « la contrebande d’armes » vers Ghaza. Rice a indiquĂ© avoir tĂ©lĂ©phonĂ© aux ministres des Affaires Ă©trangères britannique, David Miliband, allemand, Frank-Walter Steinmeier et français, Bernard Kouchner, « pour les informer » de sa dĂ©marche ajoutant : « Je pense que ces efforts vont ĂŞtre suivis très rapidement par les EuropĂ©ens ». Selon le porte-parole du dĂ©partement d’État, Sean McCormack, Washington s’engage dans ce document Ă  mobiliser des « équipements » pour aider IsraĂ«l Ă  empĂŞcher « la contrebande  ». Il n’a cependant pas prĂ©cisĂ© ce que seraient ces Ă©quipements, mais il a indiquĂ© que les États-Unis ne dĂ©ploieraient pas de troupes sur le terrain. Dans cet entretien accordĂ© au Courrier d’ AlgĂ©rie, Thierry Meyssan revient sur cette offensive acharnĂ©e que mène IsraĂ«l contre la bande de Ghaza.

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Le Courrier d’AlgĂ©rie : Vous indiquez dans votre article intitulĂ© La guerre israĂ©lienne est financĂ©e par l’Arabie saoudite que l’attaque israĂ©lienne contre Gaza, est une option prĂ©parĂ©e de longue date. Que nous faut il comprendre par « option » ? Ce serait une option Ă  quoi et mise en Ĺ“uvre par qui et dans quelle but ?

Thierry Meyssan : Le rĂ©gime en place Ă  Tel-Aviv attaque Ă  intervales plus ou moins rĂ©guliers la population palestinienne pour dĂ©capiter sa RĂ©sistance et la dĂ©courager pour plusieurs annĂ©es. Cette stratĂ©gie, d’abord empirique, a Ă©tĂ© thĂ©orisĂ©e par Abba Eban Ă  la fin des annĂ©es 60. Celui-ci -qui avait Ă©tĂ© Ă©levĂ© en Afrique du Sud- considĂ©rait que, pour maintenir l’apartheid en Palestine, il fallait dialoguer avec des autoritĂ©s politiques palestiniennes tout en faisant la guerre Ă  la sociĂ©tĂ© civile palestinienne. Cette stratĂ©gie est parvenue Ă  un certain degrĂ© de raffinement avec la crĂ©ation de deux entitĂ©s politiques palestiniennes, gĂ©ographiquement distinctes, la Cisjordanie et Gaza, sĂ©parĂ©es par un Mur et des chek points, sur le modèle des bantoustans sud-africains.
Dans cette optique, le rĂ©gime sioniste se prĂ©pare en permanance Ă  de nouvelles actions militaires contre la population civile. L’opĂ©ration « plomb durci », quand Ă  elle, a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e six mois Ă  l’avance, la pseudo trĂŞve n’ayant Ă©tĂ© conclue que dans ce but, ainsi que l’a rĂ©vĂ©lĂ© le quotidien israĂ©lien Haaretz. C’est en ce sens que je parle d’une « option ». Restait Ă  dĂ©finir le moment propice pour la mettre en Ĺ“uvre, aussi bien en termes diplomatiques que politiques.

Le Courrier d’AlgĂ©rie : Vous indiquez Ă©galement qu’Israel a Ă©levĂ© cette agression au rang de cause nationale et religieuses ?

Thierry Meyssan : Selon les cas, le rĂ©gime de Tel-Aviv mène ces expĂ©ditions punitives contre la population palestinienne avec ou sans avoir recours aux rĂ©servistes. Cette fois, l’ampleur de l’opĂ©ration supposait la mobilisation de dizaines de milliers d’hommes. Les autoritĂ©s ont donc utilisĂ© un langage symbolique pour faire comprendre Ă  leur population juive l’importance de cet effort. D’oĂą le nom de « plomb durci » quif ait rĂ©fĂ©rence Ă  un chanson entonnĂ©e pour Hannukka.
Cette fĂŞte religieuse cĂ©lèbre le miracle de l’huile. Selon La Bible, les juifs chassèrent les Grecs (les SĂ©leucides, hĂ©ritiers d’Alexandre le Grand) de Palestine. Ă€ l’issue de batailles meurtrières, les soldats juifs rendirent grâce Ă  Dieu dans le temple de JĂ©rusalem, mais ils n’eurent pas le temps de se purifier. Ils allumèrent une lampe avec de l’huile pour la nuit en pensant revenir le lendemain pour reprendre le rituel. Or, la lampe brĂ»la durant huit jours, manifestant que Dieu ne leur en tenait pas rigueur, c’est-Ă -dire qu’Il ne considĂ©rait pas que massacrer les Grecs ait rendu les soldats juifs impurs.
En utilisant cette rĂ©fĂ©rence, le rĂ©gime de Tel-Aviv suggĂ©re qu’il n’y a rien d’impur Ă  massacrer des Palestiniens et, comme on peut le constater avec effroi, les soldats juifs n’ont pas tardĂ© Ă  mettre ce message en pratique.

Le Courrier d’AlgĂ©rie : Vous mentionner Ă©galement et dans se mĂŞme article le rĂ´le actif de l’Arabie saoudite et de l’Égypte dans cette offensive, peut-on avoir plus de prĂ©cisions ? Et quels auraient Ă©tĂ© intĂ©rĂŞts de ses deux États Ă  s’impliquer dans des manĹ“uvres hautement dangereuses et compromettantes ?

Thierry Meyssan : La montĂ©e en puissance du Hamas pose un problème politique Ă  l’Égypte et Ă  l’Arabie saoudite. Il s’agit en effet d’un mouvement de libĂ©ration nationale issu d’un milieu religieux sunnite progressiste et susceptible d’influence dans le reste du monde musulman via les organisations sunnites, actuellement contrĂ´lĂ©es par l’Arabie saoudite, et dans une moindre mesure par l’Égypte.
Un succès du Hamas signifierait à court terme une révolution en Égypte, et à moyen terme une autre en Arabie saoudite.
De ce point de vue, la guerre actuelle Ă  Gaza n’a pas seulement pour but de maintenir l’apartheid en Palestine, mais aussi et surtout, de maintenir un contrĂ´le rĂ©actionnaire et obscurantiste sur l’ensemble de la communautĂ© sunnite ; un contrĂ´le qui est exercĂ© dans l’intĂ©rĂŞt des Anglo-Saxons et d’IsraĂ«l par des gouvernements soutenus par eux Ă  bout de bras.
Elle fait apparaĂ®tre un clivage qui n’ont rien Ă  voir avec l’ethnie ou la religion. Le vrai conflit n’est pas entre juifs et musulmans, entre chiites et sunnites, entre arabes et perses, mais il oppose la libertĂ© et le droit d’un cĂ´tĂ©, Ă  la domination et Ă  la violence de l’autre.
L’opĂ©ration « plomb durci » a Ă©tĂ© planifiĂ©e par Tel-Aviv avec ses partenaires de Riyad et du Caire. Elle se rĂ©sume ainsi : les forces armĂ©s israĂ©liennes, le blocus Ă©gyptien et les finances saoudiennes. Ă€ cela s’ajoute le soutien de l’Égypte aux paramilitaires du gĂ©nĂ©ral Mohamed Dahlan. Ils sont actuellement 2 500 stationnĂ©s près de Rafah (et non 10 000 comme je l’ai prĂ©cĂ©demment Ă©cris par erreur en comptabilisant des forces Ă©gyptiennes). Ces mercenaires arabes sont prĂŞts Ă  entrer Ă  Gaza, une fois la rĂ©sistance au sol maitrisĂ©e par les tanks israĂ©liens, pour faire le sale boulot Ă  la place des IsraĂ©liens, c’est-Ă -dire y massacrer les familles du Hamas
Cette opĂ©ration militaire s’accompagne d’une action diplomatique de l’Égypte et de l’Arabie saoudite pour torpiller les initiatives de la Ligue arabe promues par le Qatar et la Syrie. Tout cela est certainement difficile Ă  admettre, mais il faut regarder la rĂ©alitĂ© en face. Riyad et Le Caire ont rejoint le camp sioniste.

Le Courrier d’AlgĂ©rie : Quelles seraient les visĂ©es de cette offensive pour Israel et les États-unis ?

Thierry Meyssan : Les États-Unis ne sont pas responsables du dĂ©clenchement de cette opĂ©ration. L’administration Bush finissante n’en avait pas le pouvoir. Durant la pĂ©riode de transition, elle ne peut qu’expĂ©dier les affaires courantes,
Tel-Aviv a placĂ© Washington devant le fait accompli et l’a contraint Ă  suivre en assurant le rĂ©approvisionnement des munitions. Je le redis : la dĂ©cision de l’attaque n’a pas Ă©tĂ© prise en concertation avec les Etats-Unis, mais avec l’Égypte et l’Arabie saoudite.

Le Courrier d’AlgĂ©rie : Quelles apprĂ©ciation faites vous de l’arsenal utilisĂ©s contre la population de Gaza ? Beaucoup Ă©voquent des raisons expĂ©rimentales.

Thierry Meyssan : IsraĂ«l est devenu un exportateur de matĂ©riels et de savoir-faire militaires. Il n’est pas nouveau qu’il utilise la population palestinienne Ă  la fois comme cobaye pour tester de nouvelles armes, et comme vitrine, pour montrer en situation rĂ©elle Ă  ses acheteurs les capacitĂ©s de ses matĂ©riels.
On se souvient par exemple des expĂ©rimentations conduites Ă  Jenine et de l’interdiction formelle Ă©dictĂ©e par les IsraĂ©liens aux organisations internationales d’aller y enquĂŞter mĂŞme des annĂ©es plus tard.

Le Courrier d’AlgĂ©rie : La donne pourra t-elle changer une fois Barak Obama officiellement investi ?

Thierry Meyssan : Le rĂ©gime sioniste et les États arabes sionistes craignent l’Ă©volution en cours Ă  Washington. Barack Obama, au dĂ©part un pur produit du mouvement sioniste, lancĂ© en politique il y a douze ans par Abner Mikva, est parvenu Ă  la Maison-Blanche en constituant une coalition hĂ©tĂ©roclite qui inclus des gĂ©nĂ©raux non pas anti-sionistes, mais a-sionistes. Je pense au groupe formĂ© par l’amiral William Fallon (ex commandant en chef du Central Command) autour du gĂ©nĂ©ral Brent Scowcroft (ex-conseiller national de sĂ©curitĂ©). Il s’agit de militaires qui entendent revoir la politique proche-orientale en fonction des seuls intĂ©rĂŞts US et qui, tout en soutenant le principe d’un État juif sont opposĂ©s Ă  l’expansionisme sioniste. Ce groupe, qui a trouvĂ© une expression politique avec la Commission Baker-Hamilton, contrĂ´le le dĂ©partement de la DĂ©fense (avec Robert Gates) ; la CIA (avec Leon Panetta) et le Conseil national de sĂ©curitĂ© (avec l’amiral James Jones). Les sionistes, quand Ă  eux, contrĂ´lent partielelment la Maison-Blanche (avec le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Rahm Emanuel) et le dĂ©partement d’État (avec Hillary Clinton et son adjoint James Steinberg).
Barack Obama devrait repositionner les États-Unis de manière plus ou moins neutre, pour qu’ils redeviennent un tiers de confiance dans la rĂ©gion, apte Ă  nĂ©gocier entre les uns et les autres. Il devrait relancer le processus de la confĂ©rence de Madrid. Il souhaite prĂ©senter un plan visant Ă  rĂ©duire les conflits, plutĂ´t qu’Ă  les rĂ©soudre. Les grandes lignes en sont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es Ă  de nombreux leaders arabes, elles tournent autour d’une interprĂ©tation nouvelle de la « solution Ă  deux États » :

- Naturalisation des réfugiés palestiniens dans les pays où ils se trouvent et indemnisation financière de ces États ; renoncement de facto par les Palestiniens à leur droit pourtant inaliénable au retour.

- CrĂ©ation d’un État palestinien dĂ©militarisĂ©, avec une partie de JĂ©rusalem comme capitale et dans les frontières de 1967 ; investissements financiers massifs pour y crĂ©er une Ă©conomie viable.

- Interposition d’une force de paix de l’OTAN.

Les sionistes tentent prĂ©ventivement de rendre cette proposition impossible. Au demeurant, le plan Ă©tats-unien limiterait le nombre de personnes souffrant d’une situation d’injustice, mais consacrerait dĂ©finitivement cette situation.

Source : Le Courrier d’AlgĂ©rie et le RĂ©seau Voltaire

Envoyé par SAMY59RBX

jan 10 2009

« L’objectif de cette guerre à Gaza est de fonder le Grand Israël », entretien avec Gérard Khoury (audio)

Gérard Khoury, historien du Moyen-Orient, explique les objectifs de cette guerre à Gaza, dont les raisons avancées par l’Etat hébreu ne sont en fait que des prétextes pour éliminer les Palestiniens et créer le « Grand Israël » auquel les sionistes, comme les néoconservateurs étasuniens, aspirent depuis longtemps.

Entretien réalisé le vendredi 9 janvier 2009, sur les ondes de Radio-Orient.

GĂ©rard Khoury est Libanais maronite. Il vit en France depuis 1972. Il a publiĂ© de nombreux ouvrages, dont « MĂ©moire de l’aube » (1987), « la Maison absente « (1992), et « la France et l’Orient arabe » (1993).

L’Ĺ“uvre de GĂ©rard Khoury est le lieu d’une rĂ©flexion poussĂ©e et engagĂ©e sur la genèse du Moyen-Orient moderne, en mĂŞme temps qu’une tentative de comprĂ©hension des causes qui ont prĂ©cipitĂ© le Liban dans la guerre civile.

Mecanopolis

Source : Radio-Orient

jan 09 2009

Des militants égyptiens menacent de faire exploser le gazoduc qui fournit du gaz à Israël

Des militants Ă©gyptiens ont menacĂ© de dĂ©truire le gazoduc, qui fournit du gaz Ă  IsraĂ«l dans le cas oĂą le gouvernement Ă©gyptien n’applique pas la dĂ©cision de justice qui l’oblige Ă  cesser l’exportation du gaz vers IsraĂ«l.

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Les militants ont accusĂ© les autoritĂ©s Ă©gyptiennes de fournir Ă  l’ennemi sioniste le combustible nĂ©cessaire pour faire fonctionner sa machine de guerre, celle qui massacre les femmes et les enfants dans la bande de Gaza.

L’Egypte avait commencĂ© au dĂ©but de l’annĂ©e dernière Ă  fournir du gaz naturel Ă  IsraĂ«l en vertu d’un contrat signĂ© en 2005, par l’intermĂ©diaire du consortium Ă©gypto-israĂ©lien, EMG.

Cet accord prĂ©voit la livraison de 7 milliards de m3 par an de gaz naturel Ă  IsraĂ«l sur 20 ans Ă  un prix de 0,75 dollar par million d’unitĂ©s thermiques pour un prix de revient de 2,65 dollars, l’Egypte vend donc Ă  perte son gaz d’autant que les cours actuels sont 12 fois plus Ă©levĂ©s que le prix payĂ© par IsraĂ«l.

Dans le contexte de l’agression israĂ©lienne et du non-sens Ă©conomique de cette transaction, l’accord conclu avec IsraĂ«l semble plus qu’absurde et s’apparente Ă  la traitrise.

Le gaz naturel Ă©gyptien est acheminĂ© Ă  l’aide d’un pipeline depuis la ville d’El Arish (nord du SinaĂŻ, près de la frontière avec la bande de Gaza) jusqu’au port israĂ©lien d’Ashkelon au nord de la bande de Gaza.

La Cour suprĂŞme administrative Ă©gyptienne a confirmĂ© un jugement, dĂ©jĂ  rendu, contraignant le gouvernement Ă©gyptien Ă  stopper les exportations de gaz vers IsraĂ«l. Les militants de la sociĂ©tĂ© civile et de l’opposition sous le slogan « Non au revers du gaz » ont menacĂ©, lors d’un rassemblement, de saboter ces pipelines si le gouvernement Ă©gyptien n’exĂ©cute pas les dĂ©cisions de justice.

Le porte-parole officiel de la campagne de protestation, Said Mohamed Anwar Sadat, a dĂ©clarĂ© Ă  Al Jazeera que « la jeunesse Ă©gyptienne est en colère contre les massacres Ă  Gaza et elle ne peut plus accepter que son gouvernement refuse d’arrĂŞter l’exportation du Gaz qui fait tourner la machine de guerre sioniste ».

Il a ajoutĂ© que « le gouvernement n’a laissĂ© aucun autre choix au peuple que celui d’arrĂŞter ces exportations par la force, et nous verrons bientĂ´t un retour Ă  la guĂ©rilla comme au temps de l’occupation britannique ; mais cette fois-ci, elle sera dirigĂ©e contre les installations et les lignes d’approvisionnement de gaz vers IsraĂ«l. »

Et Said Mohamed Anwar Sadat, neveu du feu raïs égyptien Anouar el-Sadate président ayant signé un accord de paix avec Israël en 1979, a mis en garde son gouvernement, il ajouta « ignorer la volonté populaire pourrait pousser à des actions qui menaceraient la sécurité du pays, le gouvernement prend tout les risques afin de servir les intérêts israéliens. »

Il a soulignĂ© qu’il a envoyĂ© au prĂ©sident Ă©gyptien Hosni Moubarak une missive lui demandant un arrĂŞt immĂ©diat de la fourniture du gaz Ă  IsraĂ«l afin de se conformer Ă  une dĂ©cision de justice lui enjoignant de le faire et avant que la colère du peuple n’explose.

Le journaliste, Abdel-Halim Qandil a affirmĂ© Ă  Al Jazeera que le refus du gouvernement Ă©gyptien d’appliquer la dĂ©cision de justice l’obligeant Ă  arrĂŞter l’exportation de gaz montre le niveau de connivence de l’Egypte avec IsraĂ«l pour Ă©craser la bande de Gaza, et prouve la contribution directe de l’Egypte aux actions militaires israĂ©liennes contre les Palestiniens.

Qandil, qui est l’un chef de file de l’opposition « Kefaya », a lui aussi affirmĂ© que la colère et le dĂ©sespoir de la population peuvent pousser Ă  des rĂ©actions violentes telles la destruction des pipelines qui transportent le gaz vers IsraĂ«l, et peuvent s’Ă©tendre aux institutions de l’Ă©tat.

L’accord gazier israĂ©lo-Ă©gyptien a provoquĂ© au dĂ©but de cette annĂ©e, de vives manifestations et de larges critiques, qui ont incitĂ© un grand nombre de parlementaires, parmi eux des dĂ©putĂ©s du parti au pouvoir, Ă  protester contre leur gouvernement.

Moukawama pour Info-Palestine

jan 09 2009

Pour Roland Dumas, Nicolas Sarkozy est complice du « nettoyage ethnique » organisé par Israël (audio)

Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien Président du Conseil constitutionnel de la République Française (1), était interrogé par « Radio-Orient », ce jeudi 8 janvier 2009.

Au micro de Marie-Jo Sader, il a dĂ©noncĂ© la politique française au Proche-Orient, affirmant que « Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak ont manĹ“uvrĂ© avec leurs va-et-vient pour laisser le temps Ă  l’armĂ©e israĂ©lienne de commettre le nettoyage humain Ă  Gaza. C’est une terrible catastrophe quand on voit les rĂ©sultats des massacres intervenus (…) sans qu’il y a une rĂ©volte autre que verbale (…). Des gens qui ne voulaient absolument pas arrĂŞter le conflit immĂ©diatement et qui laissaient le temps Ă  IsraĂ«l de faire son massacre (…). L’attitude de Monsieur Moubarak avec son complice, le prĂ©sident de la RĂ©publique française consiste Ă  laisser le temps de la discussion, par des allers-retours, Ă  l’armĂ©e israĂ©lienne de faire son travail, comme elle a l’habitude de le faire tous les deux ou trois ans, c’est-Ă -dire le nettoyage ethnique et inadmissible, je trouve que c’est amuser la galerie pour rien (…). La diplomatie est complice de l’administration amĂ©ricaine et de l’administration Ă©gyptienne… ».

Mecanopolis

Sources : Radio-Orient et Médiarabe.info

(1) Son père, Georges Dumas, a Ă©tĂ© une des grandes figures de la RĂ©sistance française. Membre du Parti socialiste clandestin et de l’ArmĂ©e secrète, il sera dĂ©noncĂ© Ă  la Gestapo, puis fusillĂ© fin mars 1944.