Category: Politique française

juin 15 2010

Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin, par Jean Parvulesco

La parution du dernier livre de Jean Parvulesco, La confirmation boréale, est un évènement littéraire majeur qui a bien sur été totalement occulté par les « médias autorisés ». Pour tous ceux qui veulent comprendre le monde – celui dans lequel nous sommes et celui vers lequel nous nous dirigeons – cet ouvrage, pour lequel Michel Mourlet écrivait il y a peu qu’il « est comme un obus de la Grosse Bertha par rapport aux balles en caoutchouc des forces de l’ordre », sera incontournable.

C’est avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque que nous vous présentons, en exclusivité, un chapitre complet de La confirmation boréale.

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Vladimir Poutine et l’Empire eurasiatique de la Fin

Par Jean Parvulesco

Que l’on en soit réellement conscients ou pas, nous nous trouvons à présent sur la ligne du partage des eaux de la « grande histoire », soudain proche de son terme : quelque chose y prend fin définitivement, et quelque chose d’autre va bientôt s’y passer, abyssalement, quelque chose d’absolument nouveau.

La terreur sournoise et dégradante exercée, à l’échelle planétaire, par la subversion suractivée de la conspiration mondialiste qu’arme, justifie et n’en finit plus d’imposer sa doctrine du « politiquement correct » soi-disant démocratique, atteint, à l’heure présente, les ultimes limites dé l’insupportable, du cauchemar permanent et total. Arrivant, ainsi, en ces extrémités, à ce paroxysme final de l’affirmation active, des impositions subversives et totalitaires de la conspiration mondialiste en place et de sa terreur démocratique incapacitante, l’histoire mondiale semble s’être momentanément arrêtée dans sa marche, comme auto-immobilisée dans l’attente de l’instant fatal où il lui faudra basculer, inéluctablement, dans un état absolument contraire à celui de son actuel blocage négatif total, changer entièrement de sens.

Car une nouvelle forme spécifique de changement est à présent apparue dans le devenir visible de l’histoire mondiale, une nouvelle forme ontologique d’action directe dans le cours immédiat de l’histoire, qui implique et décide, à terme, quand l’heure en vient, l’auto-destitution aussi totale qu’instantanée, sans la moindre intervention extérieure, de toute situation de pouvoir fondamentalement constituée, s’affirmant politiquement et fût-elle apparemment inexpugnable en ses assises du moment : ce qui semblait ainsi devoir durer indéfiniment, disparaîtra alors d’une mystérieuse manière soudaine, sans laisser de trace, effacé à jamais du courant de l’histoire ; comme si rien il n’y avait eu.

Comprendre ce qui fait avancer l’histoire par en-dessous…

C’est que, lors de ses grands changements, lors de ses grands tournants décisifs, imprévisibles, soudains, l’histoire se trouve forcée de muer, de se transformer de par le mystère même de ses propres profondeurs irrationnelles, mystère en action que seules mènent, depuis l’invisible, les décisions révolutionnaires occultes de la Divine Providence toujours là, toujours dissimulée derrière les événements immédiatement visibles. Comprendre l’histoire dans sa marche, ce n’est pas en pénétrer les raisons objectives, qui ne sont jamais que des apparences arrangées, mais ne pas méconnaître l’identité abyssale de ce qui la mène et fait avancer vraiment, par en-dessous, suivant un dessein providentiellement conçu et conduit d’en dehors des temps.

Ainsi en avait-il été de la fin abrupte du communisme soviétique et de l’ensemble de ses conspirations subversives de dimensions planétaires : sans la moindre intervention visible venant de l’extérieur de ce qui était en train de se passer au moment décisif, sans absolument aucune raison objective, à l’heure prévue – et que personne n’attendait, parce qu’il s’agissait d’une heure occulte, supra-historique – il s’en était produit comme un brusque effondrement total, de l’intérieur de celui-ci, comme un soudain éclair noir, annulant tout, et la plus grande puissance politico-militaire du monde a cessé d’exister, s’est trouvée comme aspirée par le néant qu’elle portait secrètement en elle, instantanément. Et tout à fait définitivement, sans trêve ni recours.

L’histoire démocratique de l’Europe est morte

Or cette même nouvelle structure ontologique d’auto-destitution instantanée, mystérieuse dans ses apparences, vient également de frapper l’ensemble de l’actuelle situation politique européenne. Disparues, dans le néant de leur propre auto-destitution, les toutes-puissantes démocraties chrétiennes italienne et allemande, tout comme semble s’être évanoui le grand rêve impérial européen du « gaullisme de la fin » et, en France aussi, le vaste mouvement de mobilisation populaire qu’avait mis en place le Front National, ainsi que le Parti Communiste lui-même, éclaté, de l’intérieur, en des morceaux disparates. Alors que, sous les apparences mêmes de leur pouvoir, à l’heure présente inconditionnellement encore en place – en France, en Allemagne, en Italie – la social-démocratie, sous-traitance locale de la conspiration mondialiste, installée partout en Europe, ainsi qu’en Grande Bretagne, se trouve malgré tout, elle-même, désormais, à la merci du brusque mouvement sismique des profondeurs qui va la renvoyer, d’un moment à l’autre, à son trou noir d’origine. Ainsi, de Bucarest à Lisbonne, un immense désert vide, calciné, morne, immobile, « suintant des maléfices secrets, imprévisibles », s’étend au comble de la désolation, au comble de l’impuissance. L’histoire démocratique de l’Europe est morte, qui est en train de devenir sa propre fosse commune.

Or c’est bien au-dessus de cette fosse commune déliquescente que va devoir se lever, bientôt, et de quelle manière inattendue, l’immense tourbillon de feu de l’entreprise révolutionnaire grand-européenne de salut et de libération visant à mettre en piste, politiquement et historiquement, ce qu’il est déjà convenu d’appeler l’Empire Eurasiatique de la Fin.

Car, si, désormais, en ces temps d’interrègne, sans heure ni espérance ni plus aucune attente légitime, quand l’évidence de l’abdication politique de l’Europe fait fonction d’un champ d’épandage final, seule risque encore d’avoir cours, précisément, l’ontologie de l’auto-destitution instantanée de cet ensemble politique en situation terminale – ainsi que cela s’était déjà vu avec l’auto-destitution politique de l’Union Soviétique, ou avec le mystérieux évanouissement sur place des démocratie chrétiennes européennes – il n’est pas moins certain que le mouvement dialectiquement contraire, celui d’une ontologie de renversement total et de reconstitution abyssale, d’une soudaine remontée paroxystique de l’Être originel, d’une émergence de renversement absolu et de recommencement absolu d’une situation apparemment fermée sans recours puisse également avoir, lieu, à tout instant. Et tout faire basculer, d’un seul coup.

Un prochain basculement

Aujourd’hui, partout, dans l’espace intérieur propre de la plus Grande Europe, de l’Europe en tant qu’avant-garde révolutionnaire du Grand Continent Eurasiatique, le feu du retour à l’être, du redressement politique révolutionnaire de l’ensemble du continent couve souterrainement, se maintient envers et contre tout, clandestinement disponible dans l’attente de cette « émergence de renversement absolu et de recommencement absolu » qui doit marquer le prochain basculement de l’actuelle situation politique européenne en son propre contraire. Cela, c’est bien la dialectique agissante de la nouvelle forme d’intervention ontologique dans l’histoire qui l’exige, à travers son double commandement de l’auto-destitution du passé, des formes condamnées et déjà révolues, et de la mobilisation abyssale de ce qui, soudain, sera appelé à donner son nouveau visage à l’avenir déjà, secrètement, en marche.

Du projet océanique fondamental de l’Amiral Gorchkov

En conclusion à un travail de recherche politico-révolutionnaire que je faisais paraître, en 1976, sous le titre de La ligne géopolitique de l’URSS et le « projet océanique fondamental » de l’Amiral G. S. Gorchkov, j’avais placé, prophétiquement – à présent je m’en rends compte – les lignes suivantes, dont l’actualité me paraît tout à fait saisissante, plus que jamais immédiatement opératoire :

«  C’est sous le jour de cette conception intériorisante de l’histoire qu’il faudra savoir – savoir d’avance, tout est là – qui, en Union Soviétique, finira par l’emporter, à l’heure voulue, sur l’autre camp, implacablement, pour s’engager aussitôt à changer – dans un sens ou dans l’autre – la direction et jusqu’à la face même de l’histoire du monde. Aujourd’hui comme hier, tel est le but unique : changer la face du monde. Cependant, dans la perspective du but unique, lequel des deux camps l’emportera sur l’autre? Celui qui saura laisser apparaître, en son sein, la volonté de destin de l’homme providentiel, qui sera, aussi, l’homme de la dernière bataille. Quand viendra-t-il, celui-là ? Inéluctablement, à l’heure prévue. »

Or c’est très précisément l’apparition – l’avènement – de ce que j’appelais, alors, l’« homme providentiel » que, aujourd’hui que les temps sont prêts, va devoir provoquer le basculement final de l’actualité politique européenne immédiate dans le sens de son retour révolutionnaire à l’Être, fournir – au-delà de l’actuel désastre de celle-ci – sa forme ontologique décisive à un autre recommencement total de l’histoire et de la conscience politique européennes, de leurs structures d’affirmation et de présence agissante propres, renouvelées depuis leurs profondeurs originelles retrouvées.

Car c’est un fait : la déflagration révolutionnaire finale est à présent prête à éclater. Partout en Europe, des « groupes géopolitiques » de conscience et d’intervention politique clandestine impériale grand-européenne, agissant déjà sur des dimensions continentales eurasiatiques, se trouvent à l’affût de l’imminent changement de l’histoire proche de sa fin, changement qui est en train de s’amorcer souterrainement et dont ces « groupes géopolitiques » mobilisés sur place constituent la masse explosive, à laquelle l’apparition de l’« homme providentiel », du nouveau « concept absolu » de l’histoire arrivant à son point critique suprême, apportera le détonateur prédestiné.

La définition idéologico-doctrinale de ce changement annoncé, on peut la trouver, exhaustivement arrêtée, dans un récent document émanant d’une des centrales opérationnelles à l’œuvre, à demi-clandestinement, de ce vaste mouvement politique souterrain, dont celle-ci représente une des actuelles instances décisives d’affirmation révolutionnaire immédiate. De cette définition idéologico-doctrinale, en voici donc, ci-dessous, le document faisant état de son projet opérationnel de base, document connu plus ou moins confidentiellement sous le titre de « Pacte Impérial Eurasiatique ». Je cite, textuellement.

Un document fondationnel : « Le Pacte Impérial Eurasiatique »

« C’est de la confrontation de nos doctrines impériales et catholiques avec la réalité politico-historique actuelle, directe, à laquelle celles-ci s’adressent révolutionnairement, qu’il va en résulter, dialectiquement, l’émergence finale du Grand Empire catholique constituant notre objectif ultime, l’Imperium Ultimum, du Regnum Sanctum, qui devra comporter, en principe, trois stades opérationnels, trois étapes édificationnelles prévues.

Le premier de ces trois stades opérationnels, celui de l’acte même de la mise en piste du projet impérial final, concernera la création de l’axe Paris-Berlin-Moscou, pôle européen grand-continental impérial à venir. Ne devant pas comporter d’intégration politique à proprement parler de la France, de l’Allemagne et de la Russie, l’axe Paris-Berlin-Moscou n’aura qu’une première fonction de mise en convergence définitive et totale de la communion de destin – de la prédestination – des trois pays du pôle fondationnel grand-continental mobilisés en avant par une même vision impériale irrévocable, par la décision du Pacte Fondamental.

Le deuxième des trois stades opérationnels de l’IMPERIUM ULTIMUM vers la réalisation effective de l’Empire Eurasiatique de la Fin, constitué par l’intégration politico-historique totale de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, de la Russie et de la Grande-Sibérie, de l’Inde et du Japon.

Une deuxième Guerre de Sécession

Quant au troisième stade opérationnel de l’édification révolutionnaire impériale catholique de ce monde et de son histoire finale, il devra inclure, aussi, après la réduction définitive de la conspiration démocratique mondialiste menée par la « Superpuissance Planétaire des États-Unis » et la libération révolutionnaire de celle-ci, la double instance géopolitique intégrée des deux Amériques, l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord. Le troisième stade impérial de l’histoire finale du monde sera celui de l’apparition de l’Archipel Planétaire unifié, entité suprahistorique, transcendantale, placée sous la lumière révélatrice, parousiale, du REGNUM SANCTUM.

Aussi la conspiration mondialiste de la Superpuissance Planétaire des États-Unis devra-t-elle prendre fin en s’auto-dé-truisant elle-même, dans les termes d’une guerre civile continentale qui sera la répétition à rebours de la Guerre de Sécession américaine, de son propre acte fondationnel des origines (1861-1865).

Lors de cette seconde Guerre de Sécession, ce sera la majorité nationale oppressée de la Superpuissance Planétaire des États-Unis, sa majorité « sudiste », traditionnelle et spiritualiste, catholique, d’héritage européen en continuité, qui va devoir l’emporter, irréversiblement, sur la partie « nordiste », anti-traditionnelle, gauchiste et matérialiste du continent nord-américain.

Et ce sera la mission prédestinée de l’Amérique du Sud qui, entre temps, sous l’impulsion révolutionnaire de l’Argentine et du Chili, aura déjà su faire, accomplir sa propre intégration continentale, que de soutenir, politiquement et stratégiquement, l’effort de la majorité nationale, « sudiste », des États-Unis dans son entreprise de nettoyage révolutionnaire final du continent nord-américain lors de la deuxième Guerre de Sécession.

Et c’est ainsi qu’à la fin de l’histoire actuelle de ce monde et au-delà de celle-ci, l’Archipel Planétaire dans sa totalité géopolitiquement intégrale va se trouver identifié, d’une manière transcendantale, supra-historique, avec le concept agissant du Grand Empire Catholique de la Fin, avec le Regnum Sanctum. C’est en cela aussi que nous reconnaissons, et affirmons tout haut, la mission, la prédestination révolutionnaire transcendantale de notre propre génération choisie pour qu’elle prenne sur elle d’accomplir le changement apocalyptique de ce monde, suivant un dessein conçu dans l’invisible. »

Le « signe du départ » : l’apparition d’un nouveau « concept absolu », d’un nouvel « homme providentiel »

Ce sont donc les « groupes géopolitiques » de l’ensemble révolutionnaire grand-européen en situation souterraine qui constituent, à l’heure présente, le dispositif d’émergence, déjà en place, du futur mouvement de basculement sismique, du futur renversement ontologique du sens de l’histoire actuelle à son terme final. Renversement qui marquera le nouveau recommencement révolutionnaire de la nouvelle histoire mondiale s’apprêtant à faire sa soudaine apparition. Laquelle, pour apparaître, n’attend plus que le « signal du départ » de son nouveau destin, l’événement fondamental qui sera celui de l’avènement-là du « concept absolu », de l’« homme providentiel », dans lequel il lui est demandé de s’incarner pour qu’elle puisse agir au niveau de l’histoire visible, encristalliser brusquement, en polariser suractivement sa nouvelle identité révolutionnaire à venir, ou plutôt qui est déjà en train de nous en venir.

Or, avec l’accession de Vladimir Poutine à la magistrature politique suprême de la « Nouvelle Russie », le « concept absolu » de la nouvelle histoire mondiale déjà souterrainement en cours, l’« homme providentiel » du recommencement abyssal de celle-ci, vient assez mystérieusement d’apparaître à la lumière du jour, et faire de par cela même que tout se jette, brusquement, en avant vers cette Totale Weltrevolution dont secrètement nous attendions tous, et depuis si longtemps, la venue définitive, l’« affirmation polaire de la fin ».

Poutine : émanation des conseils secrets des Forces Armées ?

Mais qui est, en fait, Vladimir Poutine? Vladimir Poutine, c’est avant tout et très essentiellement l’émanation directe des conseils secrets révolutionnaires permanents des Forces Armées de l’Union Soviétique, qui se cherchaient, et qui guettaient l’occasion de faire surface, de franchir la ligne du passage à l’histoire visible, active, depuis déjà les années 1948-1952, quand il y avait eu les premières manifestations de taille de leur action, de leur présence combattante, de leur volonté d’affirmation politique propre, non pas contre l’État Soviétique, mais confidentiellement au sein même des structures de pouvoir propres de celui-ci. C’est depuis lors que l’on a pu parler d’une doctrine national-révolutionnaire immanente des Forces Armées de l’Union Soviétique, doctrine qui est allée en se précisant d’une manière de plus en plus décisive à partir des années soixante, et dont les thèses géopolitiques de base se sont trouvées confidentiellement soutenues par L. I. Brejnev et, par la suite, ouvertement – ou presque – par Y. V. Andropov.

Chtemenko et Ogarkov

Deux personnalités militaires de tout premier plan passent pour avoir été, et restent encore des représentants emblématiques de pointe de la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées Soviétiques, doctrine globale, à demi-clandestine, ou plutôt implicite, mais, dans son temps, de plus en plus active et suractivante là où elle parvenait à agir, et qui, aujourd’hui, est en passe de devenir, effectivement, et tout à fait à découvert cette fois-ci, la doctrine géopolitique officielle de la « Nouvelle Russie ». Ces deux personnalités militaires soviétiques, sont l’ancien chef du CRU et, par la suite, de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS, ainsi que ultérieurement, commandant en chef des forces du Pacte de Varsovie, le Général-Colonel S. M. Chtemenko, et le Maréchal N. V. Ogarkov qui, lui aussi, tout comme le Général-Colonel S. M. Chtemenko, devait accéder, quelques années après, à la tête de l’État-major Général des Forces Armées soviétiques. C’est en tant que chef de l’État-major Général des Forces Armées de l’URSS que le maréchal N. V. Ogarkov avait tenté, et failli même réussir, une prise de contrôle totale de la direction politique de l’URSS par les Forces Armées, ayant finalement échoué à cause de la contre-conspiration rivale, qui allait amener au pouvoir, à travers le secrétariat général du Parti Communiste, Mikhaïl Gorbatchev, pour aboutir, en dernière instance, à l’auto-destitution politique irréversible de l’ancienne Union Soviétique.

Dans son livre capital, qui avait définitivement compté pour toute une génération de chercheurs, GRU, le plus secret des services soviétiques, 1918-1988 (Stock, Paris 1988), Pierre de Villemarest appelait le général-colonel S. M. Chtemenko « un des premiers géopoliticiens de l’URSS, peut-être même le premier de tous ». Aussi, sur le général-colonel S. M. Chtemenko, Pierre de Villemarest écrira-t-il que celui-ci « appartient à un clan d’officiers supérieurs, certainement « soviétiques », mais avant tout grand-russiens d’esprit, et parfaitement expansionnistes. » Et aussi : « Pour cette caste, l’URSS est un empire appelé à dominer le continent eurasiatique, non seulement de l’Oural à Brest, mais de l’Oural à la Mongolie, de la Centre-Asie à la Méditerranée. » Et ensuite : « Sur ce dernier point, Chtemenko est en effet l’homme qui a proprement inventé, de 1948 à 1952, non l’invasion éventuelle de l’Afghanistan, mais son absorption lente par interpénétration économique continue, avec subversion assortie. Et, parallèlement, l’irruption de l’URSS dans les capitales arabes, à Beyrouth, Damas, Le Caire, Alger. Fin 1948, il exposait déjà qu’à l’intersection de l’Orient et de l’Asie, l’Afghanistan offrait le moyen stratégique de couvrir les flottes que commençait à développer l’amiral Serge Gorchkov – un de ses amis personnels – pour déboucher de la Mer Noire vers la Méditerranée. » La puissance visionnaire de la géopolitique d’avant-garde du général-colonel S. M. Chtemenko nourrit, encore aujourd’hui, la démarche active des positions géopolitiques armant les bases idéologiques révolutionnaires de la « Nouvelle Russie » dont Vladimir Poutine incarne et assume les destinées, le projet impérial grand-continental eurasiatique et la mission eschatologique finale.

En allant donc à l’essentiel, on peut effectivement avancer que, par dessus l’état de fait du régime soviétique en place, et néanmoins de l’intérieur même de celui-ci, la doctrine politico-militaire immanente des Forces Armées de l’URSS comportait une double perspective opérationnelle intérieure, à la fois géopolitique et transcendantale. Sa doctrine géopolitique comprenait le projet fondamental d’une intégration politique finale, « totale », « impériale », du grand continent eurasiatique dans son ensemble, alors que sa doctrine transcendantale ne faisait que reprendre, renouveler les grands objectifs supra-historiques du tsarisme et d’une certaine conception visionnaire eschatologique, « polaire », de la prédestination spirituelle salvatrice finale, « apocalyptique », de la plus Grande Russie.

Militarisation intégrale et mobilisation générale permanente

Ainsi, quand, vers la fin des années soixante, le maréchal N. V. Ogarkov, alors chef de l’État-major Général de l’URSS, lançait l’appel – et tentait d’en imposer la doctrine – de la « militarisation intégrale » et de la « mobilisation générale et permanente » de l’appareil de production industrielle et de l’économie soviétique dans son ensemble, le tout petit nombre de ceux que l’on dit « au courant des choses qu’il ne faut surtout pas savoir » – « tout petit groupe » présent, et confidentiellement à l’œuvre en URSS aussi bien qu’en Europe de l’Est, ou en Europe de l’Ouest – n’avait pas manqué de comprendre que l’« Ordre Secret » s’apprêtait à passer à l’offensive finale, décisive, l’« Ordre Secret » de la grande conspiration immanente des Forces Armées soviétiques en place, agissant au cœur même du pouvoir soviétique, qu’elles comptaient changer de l’intérieur. D’où, alors, presque sur le coup même, le limogeage du maréchal N. V. Ogarkov, rentré provisoirement – mais ne faut-il pas plutôt dire subversivement – dans l’ombre, en attendant la suite. Car l’heure, il faudrait bien le croire, n’en était pas encore tout à fait venue de cette « offensive finale » ni, surtout, de ce que celle-ci eût impliqué et, du coup, rendu irréversible sur le plan encore non entamé des grandes stratégies politico-militaires soviétiques renouvelées par la reprise à découvert de la ligne grand-continentale eurasiatique.

Or, si tout cela n’avait pas pu se faire à ce moment-là, c’est très certainement à présent que cela va devoir se faire, à travers tout ce que signifie la prise du pouvoir, à Moscou, par Vladimir Poutine et le grand renversement révolutionnaire que celle-ci implique depuis les profondeurs.

Retrouver les principes suractivants de l’Empire russe

Cette évidence est fondamentale pour ce qui est là, réellement, en jeu : la thèse immédiatement opérationnelle de la mobilisation totale, de la « mobilisation révolutionnaire » des structures politico-administratives, sociales et culturelles, voire religieuses de la Russie en vue d’un « grand dessein » supra-historique, constituait le noyau central de la doctrine révolutionnaire immanente des Forces Armées russes d’hier et d’aujourd’hui, retrouvant ainsi les principes suractivants de l’Empire Russe des origines, suivant son identité missionnaire, « romaine, impériale », de ses premiers débuts en armes, suivant son « identité abyssale, occulte », « polaire ».

Or c’est bien de cette vision politico-historique visionnaire et de ses grandes thèses opérationnelles géopolitique et transcendantales que Vladimir Poutine est, lui, aujourd’hui, l’héritier, le porteur direct, l’« homme providentiel » appelé à une tâche prédestinée, qu’il lui appartiendra de mener jusqu’au bout.

Et c’est bien dans la lumière révolutionnaire de cette vision qu’il s’agit à présent de situer le véritable sens, tout le sens des récentes déclarations de Vladimir Poutine concernant la mission prédestinée des Forces Armées russes dans le travail de redressement et de salut révolutionnaire de la Russie et partant de l’ensemble du grand continent eurasiatique en tant qu’Empire Eurasiatique de la Fin que lui, Vladimir Poutine, se sait tenu d’assumer, d’une manière inspirée, et sans plus tarder. Car les portes du destin se sont refermées sur lui, et il faudra qu’il fasse ce qu’il incombe désormais de faire. Sans la moindre hésitation.

L’ombre protectrice des Forces Armées

En effet, Vladimir Poutine, le « De Gaulle russe », déclarait récemment que le redressement de la société russe, « actuellement au bord de l’abîme », passe, pour lui, par une réorganisation générale, en profondeur, du pays dans son ensemble, axée sur la priorité d’urgence accordée aux Forces Armées et à leur modèle d’agencement et de fonctionnement structurel, qui doivent devenir l’ossature organisationnelle du renouveau révolutionnaire de la « Nouvelle Russie », le noyau agissant de la naissance même des « temps nouveaux », l’expression des « temps nouveaux » étant en passe d’apparaître comme une rengaine obsessionnelle des bouleversements en cours ou à venir, le nouveau mot de passe. Et cela à telle enseigne que la future reprise industrielle de la Russie devra se trouver soutenue, dans un premier temps, sur l’exploitation suivie, intensive, du fonds des « technologies spéciales d’avant-garde » dont disposeraient actuellement les Forces Armées.

Induire une conception hautaine et « romaine » de l’État

Ainsi l’ombre protectrice de celles-ci s’étend-elle à nouveau sur l’ensemble de la société russe : les « nouveaux temps » de Vladimir Poutine viennent de ramener l’obligation formelle de la préparation militaire à l’école, et celle-ci suivie de près par les nominations en masse de militaires aux postes-clefs, aux postes stratégiques du renouvellement, de la réorganisation de la situation politico-administrative, sociale, économique et industrielle de la Russie ainsi poussée vers l’ère des changements accélérés, vers son abrupte « normalisation ». Reconstituer l’État, refaire et imposer une continuité, une volonté, une conception hautaine, « romaine » de l’État, tel semblerait être le but principal et immédiat de Vladimir Poutine, qui, par ailleurs, entretient le culte du secret, du non-dévoilement de ses plans d’action (culte du secret révélateur d’une ancienne habitude impériale russe, reprise en continuité par le pouvoir soviétique).

D’autre part, on n’ignore pas l’influence directe et profonde exercée, sur les milieux proches du groupe de commandement politico-militaire personnel de Vladimir Poutine, par le « manuel de géopolitique » impériale grand-européenne, eurasiatique et « transcendantale », « polaire », d’Alexandre Douguine, conseiller politique du Président de l’Assemblée Nationale de la Russie, chargé plus particulièrement de la direction active de la « cellule géopolitique » de celle-ci, entité responsable de la définition des grandes lignes de force géopolitiques actuelles et à venir de cette « Russie naissante » dont Vladimir Poutine entend forger les nouvelles destinées révolutionnaires.

Aussi l’importance qu’Alexandre Douguine et ses conceptions géopolitiques impériales eurasiatiques sont en train de gagner actuellement auprès du groupe de commandement politico-militaire de Vladimir Poutine apparaît-elle comme extrêmement significative, lourde de promesses d’avenir, parce que la pensée de notre camarade Alexandre Douguine est celle, précisément, de l’ensemble de nos « groupes géopolitiques » actuellement en action, les positions de combat et les thèses opérationnelles d’Alexandre Douguine sont les mêmes que celles avancées par le « Pacte Impérial Eurasiatique » cité déjà dans lé courant du présent article. Là, une boucle est bouclée, qui va profondément marquer les futures destinées politico-spirituelles du continent eurasiatique, et plus particulièrement de la plus Grande Europe.

Les anciennes républiques musulmanes d’URSS : une chaîne d’instabilité sur laquelle il ne faut pas céder

Il est d’autre part certain que si Vladimir Poutine a choisi d’axer sa propre prise de pouvoir politique sur le problème d’un règlement intégral et définitif du conflit de Tchétchénie, il avait parfaitement compris que, céder en Tchétchénie, ce serait devoir céder, ultérieurement, sur toute la ligne face au permanent complot suscité par la conspiration mondialiste, à travers la Turquie et derrière les manigances de l’islamisme fondamentaliste, sur le flanc méridional du continent eurasiatique, tout le long de la chaîne d’instabilité des républiques islamistes de l’ancienne Union Soviétique. Dans mon for intérieur, j’ai décidé que ma mission, que ma mission historique consisterait à régler le problème du Caucase-Nord, affirmait Vladimir Poutine dans un entretien avec la revue Kommersant de Moscou.

Or, si, comme il n’arrête pas de le dire, pour Vladimir Poutine, la guerre de Tchétchénie, guerre de déstabilisation et d’infiltration aux objectifs essentiellement subversifs, représente la ligne d’opposition de l’Islam et de la Chrétienté, il ne pouvait pas non plus ne pas comprendre, aussi, que, dans une guerre de religions, il s’agit de la confrontation irréductible de deux religions qui ne saurait prendre fin que par l’abdication de l’une devant l’autre de ces religions, et par conséquent d’une guerre totale.

Mais ce n’est certes pas là seulement la raison pour laquelle Vladimir Poutine ne cesse d’accentuer la nécessité de l’intégration à part entière de l’orthodoxie dans le bloc actuel du patrimoine révolutionnaire de la « Nouvelle Russie ». C’est qu’en même temps qu’il n’y a pas d’Empire sans une religion d’Empire, que l’acte fondationnel de la création – ou du renouvellement – d’un Empire ne saurait être que d’une nature exclusivement religieuse. Et que la grande mission eschatologique finale de la « Nouvelle Russie » se doit d’être, en dernière analyse, une mission religieuse.

Dans l’entretien déjà cité avec la revue Kommersant, Vladimir Poutine déclarait, aussi, que, quelques années après la mort de sa mère, qui l’avait fait baptiser clandestinement dans la religion orthodoxe, celle-ci lui avait donné sa croix de baptême, pour que, lors d’un voyage qu’il lui avait fallu faire en Israël, il la fasse bénir « sur le tombeau du Christ ». Et, ajoute-t-il, « pour ne pas la perdre, je l’ai mise autour de mon cou. Et, depuis, je l’y ai gardée. »

De toutes les façons, la « Russie Nouvelle » doit absolument se souvenir, sans cesse, qu’elle doit le miracle inconcevable de sa brusque libération du communisme, « comme par enchantement », au fait que, en communion avec tous les Évêques du monde, le Pape Jean Paul II avait consacré la Russie au Cœur Immaculé de Marie, suivant le vœu et la promesse sous condition qu’avaient prononcés la Vierge Marie lors de son apparition à Fatima, au Portugal, en 1917, l’année même où la Russie sombrait dans le cauchemar halluciné, dans le cauchemar sanglant et sombre de soixante-dix années de terreur communiste.

Mais il y a plus. Suivant la prophétie de Saint Maximilien Kolbe, le martyr de la charité d’Auschwitz, pour que la « Nouvelle Russie » puisse être vraiment au rendez-vous de ses retrouvailles prévues avec ses plus grandes destinées à venir, il faudrait que, sur la plus haute tour du Kremlin, l’Étoile Rouge soit remplacée par une statue votive de la Vierge Marie, symbole annonciateur du Regnum Mariae. Ce n’est qu’un symbole, mais c’est sans doute de ce symbole que dépend entièrement l’avenir eschatologie de la Russie et partant de l’ensemble impérial du grand-continent eurasiatique Cela, je ne sais pas si Vladimir Poutine le sait. Mais il faudra le lui faire savoir.

Pour le moment, la somme maximale des efforts à déployer par les « groupes géopolitiques », et par les formations politiques européennes que ceux-ci pourraient influencer, doit concerner la mise en piste de l’axe Paris-Berlin-Moscou. En même temps, si la plus Grande Europe est, désormais, à cause de la Russie, à la fois catholique et orthodoxe, il faudra s’empresser d’arriver à une réintégration des deux religions, catholique et orthodoxe, revenir en arrière jusqu’aux temps où leur séparation n’avait pas été consommée. Ce qui à présent paraît impossible, une volonté transcendantale le fera, soutenue par certaines centrales occultes à l’œuvre, et par la sainteté.

Jean Parvulesco

Publié sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation des Editions Alexipharmaque.

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Reproduction autorisée avec indication des sources

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mar 21 2010

Élections régionales, Mecanopolis publie les résultats à 17h30 avec une marge d’erreur de… 0.3%

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Nos lecteurs noteront que nos prévisions de 17h30 étaient conformes à la dernière estimation des résultats de 22h00.

Dernière mise à jour lundi 22 mars à 06h00

Premières estimations à 17h30

Le président français, même s’il s’en défend aujourd’hui, a voulu faire de ces élections un enjeu national. La réponse des urnes, ainsi que le taux record d’abstentionnisme, démontre le ras-le-bol des français envers la Sarkozye. Même si la gauche n’est pas plus crédible, elle devrait être en mesure de remporter le grand « chelem ».

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Samedi 20 mars :

13:30 > Fadela Amara bientôt virée du gouvernement

Selon le Canard enchaîné, c’est Fadela Amara qui sera la première visée par le remaniement qui succèdera à la débâcle de l’UMP. Elle a exaspéré Sarko en refusant de dire pour qui elle voterait aux élections régionales. Elle a aggravé son cas en réclamant, le 11 mars, sur le site web du magazine « Capital », un ministère de plein exercice. Et surtout, en déplorant que « la France soit dirigée par une caste qui se reproduit entre elle et refuse de s’ouvrir aux autres ».

13h45 > Plus d’un Français sur deux (55%) pourrait s’abstenir au second tour, selon un sondage CSA pour Aujourd’hui en France/Le Parisien paru vendredi. Au premier tour, l’abstention avait atteint le chiffre de 53,5%. Lire la suite.

14h00 > Kouchner proche de la sortie

Il ne fera pas un mauvais score puisqu’il n’est pas candidat, mais Bernard Kouchner fait partie des ministres qui sont dans le collimateur del’Élysée.. Il était en Laponie pour le premier tour et il a programmé pour le second un voyage en Corée et au Japon. Conclusion de Sarko : « Kouchner ne fait pas partie des ministres qui ont mouillé leur chemise ».

14h15 > Seuil de tolérance

Le premier ministre a donné quelques précisions à son entourage sur le calendrier. Il présentera dès le 22 mars sa démission à Sarko, qui la refusera et lui demandera de remanier son gouvernement. Commentaire de Fillon : « Les ministres qui auront fait moins de 40% au second tour seront difficiles à garder. »

14h30 > NO SARKOZY DAY, le 27 mars. Informations ici.

16h30 > Bachelot virée ?

Sarko à récemment fait miroité à Nathalie Kosciuko-Morizet, actuelle secrétaire d’État à l’Economie numérique, une promotion comme ministre de la Santé à la place de Roselyne Bachelot. Néanmoins, elle n’a pas su tenir sa langue : Le Figaro a publié l’information. La fureur du chef de l’État a encore redoublé quand il a appris que la bavarde avait reçu, il y a quelques semaines, l’ensemble des directeurs du ministère de la Santé. Histoire de préparer son entrée en fonction.

Carla Bruni : Sarko s’endort (parodie)

Dimanche 21 mars :

Les premiers résultats des élections régionales à 18h00 sur Mecanopolis

12h40 > La droite française va boire la coupe

Si l’on en croit les derniers sondages, elle réalisera dimanche un score historiquement bas: 36% au second tour des élections régionales, contre 56% à la gauche, selon l’institut CSA.

Plusieurs des huit ministres alignés dans ce scrutin pourraient sombrer. En Aquitaine, Ifop prédit 29% des voix à celui du Travail, Xavier Darcos, contre 59% au socialiste Alain Rousset. En Poitou-Charentes, le secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau obtiendrait un piètre 37%, face à une Ségolène Royal triomphante à 63%. Lire la suite.

13h15 > 20,90%. Tel est le taux de participation enregistré ce dimanche peu avant midi pour le second tour des élections régionales. Un score de bon augure ? La semaine dernière, à la même heure, le taux de participation n’était que de 17,31%.

13h30 > Carla Bruni aurait-elle forcé sur le Botox ?

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Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir communiqué cette information capitale ! :P

13h45 > Confirmation attendue d’un vote sanction contre Sarkozy

Les Français devaient confirmer dimanche, au second tour d’élections régionales, une large défaite de la majorité de droite de Nicolas Sarkozy qui alimente déjà des spéculations sur un prochain remaniement ministériel.

Les premières indications à la mi-journée montraient une meilleure participation des électeurs que dimanche dernier, lors du premier tour. Selon le ministère de l’Intérieur, elle s’élevait à 18,57% à 11H00 GMT contre 16,07% la semaine dernière.

Si la droite s’inclinait en Alsace (est), la défaite prendrait des allures de déroute pour Nicolas Sarkozy, déjà mis en demeure par son camp de réagir par des gestes forts.

Depuis quelques jours, la presse spécule sur un prochain remaniement ministériel et sur son ampleur.

Au premier tour de scrutin, le parti de droite UMP et ses alliés (26%) avaient été devancés par les socialistes (29%), qui ont fait alliance au second tour avec les écologistes d’Europe-Ecologie (12%) et la gauche radicale (6%).

Le parti d’extrême droite Front National (FN) de Jean-Marie Le Pen a réalisé plus de 11%, et il a pu se maintenir au second tour dans 12 régions.

(Source : Le Temps, 21.03.10 à 13h15)

16h15 > Les résultats par régions (dès 20h) sur GoogleMap

16h30 > La partie la plus serrée se joue en Alsace, actuellement tenue par la droite. On saura très vite si le défi est réussi ou non.

16h35 > Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a voté dimanche à Saint-Cloud pour le second tour des régionales, affirmant croire en « une confirmation du succès » du FN au 1er tour et même « peut-être un progrès ». « J’attends de ce vote la confirmation de notre succès de dimanche dernier, et aussi peut-être un progrès », a-t-il dit après avoir déposé son bulletin dans l’urne.

16h40 > Alors qu’il votait à Paris en compagnie de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, Nicolas Sarkozy est quant à lui apparu souriant, mais n’a fait aucun commentaire sur les rumeurs d’un éventuel remaniement ministériel.

Samedi, Claude Guéant, principal collaborateur du président, avait déclaré: »Quel que soit le cas de figure, il n’y aura pas de grand remaniement. Ce sera un remaniement modeste, technique, parce que de petits ajustements méritent d’être faits ».

S’agissant de l’ouverture, le secrétaire général de l’Elysée a laissé entendre qu’aucune nouvelle personnalité de gauche ne devrait être nommée au gouvernement la semaine prochaine en déclarant que « continuer l’ouverture ne veut pas dire l’élargir ».

17h00 > En attendant les premiers résultats :

Merci à Chevalier Jedi, du forum Mecanopolis, de nous avoir envoyé ce clip.

17h15 > Premiers résultats à 17h30

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17h30 > Premières estimations :

Première estimation nationale à 17h30 :

Gauche : 54 %

Droite : 36 %

Front National : 9 %

Taux de participation 17h :

Métropole : 43,47%

Alsace : 40,03%

17h35 > La Réunion bascule à droite, selon les premières estimations de l’institut Ipsos.

17h40 > La droite  remporte la Réunion avec 45% des voix selon Ipsos.

17h45 > Taux de participation 17h :

Corse 61,09%

Champagne-Ardenne 40,5%

Centre 45,86%

Bretagne 47,83%

Bourgogne 45,99%

Basse-Normandie 46,25%

Auvergne 49,06%

Aquitaine 46,71%

17h50 > Le taux de participation au second tour des élections régionales atteignait dimanche à 17h 43,47%, soit près de huit points de moins qu’en 2004 à la même heure (51,24%). A 17h au premier tour le 14 mars dernier, ce chiffre était de 39,29%.

18h00 > En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%), toujours selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

18h05 > Selon l’Instititut IFOP/La Lettre de l’Expansion, l’abstention atteindrait 47,5% au second tour. Dimanche dernier, ce taux était plus important: 53,67%. Cette augmentation du nombre d’électeurs pourrait signifier une remobilisation des électeurs de droite.

18h05 > Abstention : Estimation Opinion Way 49,5% – Estimation Sofres 49,00%

18h10 > Auvergne, Basse-Normandie, Pays de la Loire : le PS l’emporte entre 56 et 58 %

18h10 > Pécresse (UMP) perdrait la face entre 40% et 42% contre Huchon qui culminerait entre 58% et 60%

18h15 > Ségolène Royal donnée gagnante en Poitou-Charentes avec près de 63,7% des voix face à Dominique Bussereau.

18h17 > Estimations IDF (IFOP) : Huchon 62%-64%, Percresse 36%-38%

18h25 > Nouvelle estimation nationale :

Gauche : 56 %

Droite : 36 %

Front National :  8 %

18h30 > Toutes les régions de la métropole à gauche. Seul subsiste un doute pour l’Alsace.

18h40 > Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

En Alsace, la région la plus disputée de ces élections régionales, la seule où la droite peut raisonnablement espérer conserver la présidence, la participation à 17h était de 40,03%, en hausse de 6 points par rapport au premier tour (34,86%).

18h40 > Confirmation : Royal (Gauche) entre 62 et 63,5% remporte Poitou-Charentes. M Malvy (Gauche) entre 63 et 65% remporte Midi-Pyrénées.

Avec ce résultat, on se demande ce que va bien pouvoir Faire Ségolène Royal pour niquer la soirée de Martine Aubry ?

18h50 > Le Front National ferait un très bon score en Alsace (à confirmer).

18h50 >Participation en hausse, la gauche autour de 56%

Premières indications sur le 2e tour des régionales ce dimanche, la participation était en hausse de 4 points à 17h00 par rapport à dimanche dernier, à 43,47%. Cette hausse semble jouer en faveur de la droite, qui pourrait gagner la Réunion. Selon les premières tendances, au niveau national le front de gauche réunirait autour de 56% des voix et la droite autour de 37. Rien ne serait encore joué en Alsace.

18h55 > Percheron (PS) l’emporterait avec 57% face Valérie Létard (UMP) 26% et Marine Le Pen 17%

19h00 > Alsace, 51% pour Phillipe Richert (UMP), 49% pour Jacques Bigot (PS). Strasbourg vote encore jusqu’à 20h.

19h00 > Victoire historique de la gauche*

La majorité de droite sauverait l’honneur au second tour des élections régionales en remportant l’île de la Réunion, selon les premières projections de l’institut de sondage CSA. Le rapport de force global resterait cependant très favorable à la gauche, qui obtiendrait au moins 56% du total des voix, contre 37% à la droite et 7% au Front national, un chiffre faible qui s’explique par sa présence dans seulement 12 régions.

Dans les duels gauche-droite, le score serait de 58% contre 42%. La participation serait en hausse par rapport au premier tour, avec 51% contre 46%.

* Selon le quotidien Le Temps (Genève)

19h05 > Frédéric Lefebvre livre ses lumières sur FranceInfo : « Les résultats de ce soir: défaite pour la gauche » :)

19h10 > Le CSA confirme : gauche 56%, droite 37 %, FN 7 %. Duels gauche-droite: 58% à 42%.

19h15 > Alsace, dernières estimations : 45% pour Richert(UMP), 44% pour Bigot(PS), Binder (FN) à 11%. Précipitation dans les bureaux de vote à Strasbourg en ce moment même. Il reste 45 minutes.

19h20 > PACA : la gauche est à 43%, la droite à 33%, le FN à 24%

19h20 > Nouvelle estimation nationale :

Estimation nationale Opinion Way : Gauche 52,2%, Droite 37,1%, FN 9,7%

19h25 > Rhone-Alpes : la gauche est à 51%, la droite à 34%, le FN à 15%

19h30 > Estimations de l’abstention

OpinionWay Fiducial pour TF1 et RTL : 49,5%.

TNS-Sofres Logica pour Radio France, France Télévisions, Le Monde et Le Point : 49%.

19h30 > Frédéric Lefebvre s’apprête à trouver raciste de ne parler que des 22 régions de métropole :P

19h35 > La droite toujours en avance en Alsace. Camarades, encore un effort ! Les bureaux de vote ferment dans 25 minutes…

19h45 > Estimation Télévision suisse romande :

Gauche : 52,2%

Droite : 37,1%

Front national : 9,7%

19h50 > L’Alsace planche sur un rattachement à l’Outre-Mer. Les cigognes demandent l’asile politique :)

19h52 > Confirmation : La Corse est passée à gauche.

19h55 > Lorraine : PS 49,3 ; UMP 31,3 ; FN 19,4

19h56 > Sur quelle chaîne est Frédéric Lefevre ce soir ? Qu’on rigole un peu…

20h00 > Nouvelle estimation nationale d’Opinion Way: la gauche 54,3%, la droite 36,1%, le FN 8,7%

20h01 > La tronche de Copé sur France2… :P

20h05 > PACA : Michel Vauzelle 44%, Thierry Mariani 33,5 et Jean-Marie Le Pen 22,5%.

20h07 > Copé : on ne change pas une équipe qui perd. L’abruti en remet une couche sur l’interdiction de la burqa, comme si c’était la préoccupation des Français…

20h10 > Ah ! On a trouvé Frédéric Lefèbvre. Il est sur TF1. Première parole, première connerie : « Le PS et Europe Ecologie confondent régionales et législatives ».

Carte (provisoire) à 20h20

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20h30 > Fillon a des chaussettes rouges, un signe ? :)

20h35 > Marine à la télé..! cachez les femmes et les enfants !!!

20h36 > Tant pis pour l’Alsace, on l’a jamais trop senti cette région. Puis ici on a horreur de la choucroute et du flammenküche… :P

20h37 > Aubry et le maquillage ça fait deux ! Vous avez entendu ? Elle a dit « sinsférité ». Un mot qu’elle a manifestement du mal à prononcer…

20h38 > Segolene Royal réalise le meilleur score des 26 régions avec 61% en Poitou-Charentes.

20h40 > Rama Yade découvre que la crise touche les français grâce aux élections. Ispiss di kounasss !

20h42 > Même le micro de Jean-Marie semblait avoir peur. :)

20h45 > Un militant UMP sur iTélé au QG de Pécresse : « Revenez nous voir quand on aura descendu une bouteille »

20h46 > Frêche sur France2 accorde 1 minute de silence pour l’UMP et le PS. Il est pas mal ce type finalement.

20h50 > Réaction Le Pen : ces régionales marquent « l’effondrement du sarkozysme »

Bon, y en a marre. On va pas passer la soirée à commenter ces guignols.

Le but de cette page, c’était de faire découvrir Mecanopolis à ceux qui ne le connaissaient pas. ;)

C’était aussi pour nous un exercice de recherche d’informations.

Vous remarquerez que la première estimation que nous avons publié à 17h30 est très très proche du résultat donné ce soir sur les chaînes de télé.

Bonne fin de soirée tous.

Agata, Spencer & Mecanopolis


fév 12 2010

La reconfiguration de l’Union européenne est en marche

Addendum ajouté le 13.02, à 15h30

Rappelez-vous : le 2 avril dernier, le G20 était historique ! Le gratin mondial s’était réuni à Londres et allait prendre des mesures qui allaient non seulement sauver du krach imminent le monde mondialisé, mais aussi « refonder le capitalisme ». Dans les faits, rien – absolument rien – n’a changé, et ce sont les mêmes fadaises, à peine remises à jour, que le « couple » Sarkozy-Merkel nous resservent aujourd’hui. En réalité, nos dirigeants ne sont jamais en rivalité avec les marchés financiers qu’ils feignent de dénoncer. Au contraire même, ils sont les meilleurs garants de leur succès.

sarkozymerkel

Selon les médias alignés, le quotidien Libération (propriété de la banque Rotschild) et Le Figaro (groupe Lagardère) en tête, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auraient mis « tout leur poids politique » derrière la Grèce, afin de la sauver de la défiance des marchés. Vraiment ?

Comme nous l’avons déjà indiqué dans notre article du 10 janvier, c’est l’agence de notation Flitch Ratings, propriété du holding français Fimalac qui a été à l’origine du déclassement de la note Grecque au début du mois de décembre dernier. Ensuite la Deutsche Bank et la banque Goldman Sachs, ainsi que des hedges funds qui leur sont directement liés, ont pariés sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec entre décembre 2009 et début février 2010 (source). Dans le même temps, ils se sont précipités sur les produits Credit Default Swap (voir notre article du 6 février), tout en vendant massivement des euros contre des dollars, ce a qui à entrainé une aggravation de la situation de la Grèce, qui ne pouvait plus trouver preneur pour sa dette sur les marchés à moins de 6 %.

Mais la baisse de l’euro face au dollar bénéficie directement à l’économie française et allemande, comme l’indique cet article du NouvelObs : « La reprise suit deux axes. L’un est celui de l’Espagne et la Grèce qui s’enfoncent dans la récession alors que la croissance s’accélère dans la plupart des autres pays, menés par la France et l’Allemagne (…) Les exportations bénéficient actuellement du retrait amorcé par l’euro face au dollar en raison des craintes qui pèsent sur la dette du Portugal et de la Grèce ». Le gouvernement allemand précipite donc les signatures de contrat à l’exportation : « la composante des commandes à l’exportation a également grimpé à un sommet de 29 mois, à 53,8 contre 53,2 en décembre et en estimation flash. »

Humour noir

La Deutsche Bank est donc à la base de la manipulation, ce qui n’empêche pas son économiste en chef, Thomas Mayer, dont le cynisme laisse penser qu’il aime prendre les gens pour des imbéciles, d’indiquer : « La pression sur l’euro s’accroît. L’UE doit maintenant tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l’euro » (source). « Plus le mensonge est gros, plus il passe » disait un autre Allemand nommé Goebbels, le siècle dernier.

Marc Ledreit de Lacharrière, le patron de Flitch Ratings n’est pas en reste. Il jouait même les pucelles effarouchées, il y a deux jours, en suppliant « il faut aider la Grèce ! » (source).

Résumons : le système financier des pays européens les plus puissants, avec la bénédiction de leurs gouvernements respectifs, spécule sur la faillite de la Grèce jusqu’à ce que la la situation devienne critique. Ils envoient ensuite les dirigeants politiques éteindre l’incendie qu’ils ont allumés et, au final, si la Grèce se retrouve en cessation de paiement,  ce sont ces derniers qui viendront la secourir… avec de l’argent public.

Le but de la manœuvre

Mais l’objectif n’est pas simplement de se remplir les poches à court terme, ce serait trop simple. Ce que nous suspections dans nos précédents articles est confirmé par une note secrète du président du Conseil européen, Herman van Rompuy, révélée par The Independent.

La Grèce est le premier pays européen à être placé sous tutelle directe de l’UE. L’Espagne, dont le déficit est comparable, puis le Portugal, l’Italie, l’Irlande, etc, suivront. Ces pays ont en commun de refuser le projet d’un gouvernement économique centralisé, comme tente de l’imposer Herman van Rompuy, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. « Ce dont nous avons besoin est le même genre de mécanisme que nous avons maintenant imposé à la Grèce afin de surveiller et analyser la situation de certains pays en zone Euro » (The Indépendent)

Comme nous l’écrivions il y a deux jours, « ce gouvernement économique ne sera pas mis en place au matin du 12 février (…) Pour contraindre les pays récalcitrants, il est nécessaire que la situation se dégrade encore ». Mais nous assistions d’ors et déjà aux premières phases d’une reconfiguration totale de l’Union européenne, de la perte de la souveraineté économique des pays membres et de la création d’un « impôt européen ». L’article 269 (et alinéas) du Traité de Lisbonne permet cela : « L’Union se dote des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques. Il est possible, dans ce cadre, d’établir de nouvelles catégories de ressources propres ou d’abroger une catégorie existante. »

Mais pour rendre l’économie européenne plus « compétitive », Il faudra donc rationaliser le rapport coût/productivité des masses. « Les développements récents dans la zone euro accentuent le besoin urgent de renforcer notre gouvernement économique. Dans nos économies imbriquées, nos réformes doivent être coordonnées pour optimiser leur effet » indique Monsieur van Rompuy. Optimiser leur effet, par la contrainte où la culpabilité, comme c’est le cas aujourd’hui avec la Grèce.

Les élucubrations de Sarkozy et Merkel seront sans effet sur la crise en cours. Il faudra attendre lundi pour que les premiers leviers du plan de van Rompuy soient actionnés, lors de la rencontre des ministres des finances des pays de la zone euro, avec Jean-Claude Junker, patron de l’Eurogroupe et ministre des finances luxembourgeois (et ancien directeur de la Banque Mondiale).

Notre précédent article concluait sur la mort de la démocratie européenne. Nous ne pouvons clore celui-ci sans penser, de cette Europe, qu’elle ressemble de plus en plus à un IVème Reich.

Spain next !

Addendum du 13 février

Le soutien à la Grèce affiché hier n’est qu’une farce grotesque. Comme nous l’avons écris à plusieurs reprises, il est nécessaire que la situation se dégrade encore. Les chose vont sans doute aller assez vite maintenant : les bourses continueront de plonger lundi, et l’euro de chuter. C’est le but. L’Espagne va assez rapidement se retrouver dans le même cyclone que la Grèce, à qui on demande de réduire de 4% son déficit en 10 mois sans lui apporter d’aide, mais en lui imposant des réformes drastiques. C’est « marche ou crève ! ». Pour Bruxelles, il est nécessaire de mettre en place une sorte de « stratégie de tension » afin d’étendre ces réformes aux autres pays en difficultés : révision des statuts des fonctionnaires, élévation de l’âge de la retraite, hausse des impôts, privatisation des assurances sociales, etc. Cette stratégie de tension doit trouver son équilibre pour faire passer ces réformes sans toutefois occasionner un désordre social et politique trop violent, ce qui serait contre-productif (encore qu’il puisse encore accélérer le processus en cours, mais il est économiquement préférable de s’en passer).

La réunion de lundi de l’Eurogroupe ne changera en rien la situation des pays de la zone euro qui sont en difficultés. Ce n’est d’ailleurs pas son but. On continuera de faire la promotion de l’idée que la résolution de toutes les difficultés passe par la mise en place d’un « gouvernement économique européen ». Il est nécessaire de poser les premiers jalons techniques nécessaires à sa constitution et, surtout, qu’il fasse réagir positivement les marchés quand on énonce son nom. Ce « gouvernement économique » doit apparaître comme étant LA solution à tous nos problèmes et devenir incontestable. Les Allemands font un peu semblant d’être réticents. Sans doute que la part du gâteau qui leur est octroyée n’est pas encore assez grosse. Un détail qui sera très vite réglé à leur avantage.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Merci aux membres du forum Mecanopolis qui, par leurs informations, ont contribué à l’écriture de ce texte.

Spencer Delane

fév 01 2010

Guerre ouverte entre Villepin et Sarkozy (vidéo)

C’est la guerre ouverte. Vendredi soir sur Canal+, Dominique de Villepin a porté des accusations d’une violence inouïe contre Nicolas Sarkozy, l’accusant de «duplicité». Selon lui, le procureur de la République Jean-Claude Marin aurait décidé de faire appel sur ordre du chef de l’Etat, à l’issue d’une réunion qui se serait tenue jeudi à l’Elysée, alors même que Sarkozy semblait vouloir passer à autre chose. Aux journalistes stupéfaits par cette affirmation péremptoire, il a assuré n’avoir «pas l’ombre d’un doute» sur cette «information» qu’il tient de «fonctionnaires de la présidence de la République».

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C’est peu dire, donc, que le nouveau procès imposé par le procureur Marin a provoqué la colère des amis de l’ex-Premier ministre. Déchaînés, ils évoquaient ouvertement la possibilité d’une prochaine scission de l’UMP, avec, à la clé, la création d’un nouveau parti politique. Ceux qui jugeaient «probable» une candidature Villepin à la présidentielle de 2012 la disent désormais «certaine». Ils assumeront sans états d’âme une défaite de la droite dans deux ans.

Qu’un procureur choisisse d’annoncer sa décision au micro d’une radio constitue, pour Villepin et ses amis une illustration supplémentaire de la grossièreté du sarkozysme. Un régime qui salit la République et ses institutions. Sarkozy? Ce n’est, pour son rival, qu’un bloc d’ambition pure et de haine, sans conviction, sans idées, sans cette «passion de servir» dans laquelle se drape l’ancien Premier ministre.

Ses amis et admirateurs le décrivaient vendredi comme une sorte de fauve dont les blessures ne font qu’accroître «la détermination». «Plus on l’attaque plus son énergie est forte», assurait Brigitte Girardin, animatrice du Club Villepin. Au porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui ironisait jeudi sur un Villepin remis en selle «mais sans cheval», un proche de l’ex-chef de gouvernement réplique, triomphant : «Ce n’est pas un cheval, c’est une cavalerie qu’ils nous ont donné !» Villepin lui-même aurait reçu de très nombreux messages de soutien. Y compris de «deux anciens Premier ministres». Les députés villepinistes assurent que dans leurs circonscriptions, les élus et militants UMP faisaient part jeudi leur satisfaction de voir enfin «tournée» la page de la division. Vendredi, les mêmes manifestaient leur consternation face à «l’acharnement» du chef de l’Etat. Selon ses animateurs, le Club Villepin aurait reçu sur Internet, près de 300 adhésions par heure depuis la relaxe. «Quand j’annonçais qu’on serait 100 000 à la fin de l’année, on disait que j’étais dingue. Mais ce pari, je vais le gagner»,s’emporte Jean-Pierre Grand, député (UMP) de l’Hérault.

Dans une vidéo (voir ci-dessous) à l’attention de ses supporteurs, Villepin revient sur son «ambition de servir»ceux qui ont en partage «l’amour de la France». Vendredi, sur Canal+, il a ajouté «qu’on ne peut à la fois multiplier les coups bas et servir les Français». Il jure qu’il ne tombera pas dans «le piège». Et pour le prouver, il annonce son intention «d’aller à la rencontre des Français», pour «rassembler tous ceux qui ont un idéal à défendre». A l’invitation du député Jacques Le Guen, il fait savoir qu’il sera le 15 février, dans le Finistère, auprès de producteurs de lait et d’éleveurs de cochons.

jan 30 2010

L’Islam, une Foi inadaptée et inadaptable au puzzle du mondialisme (vidéo)

Par HISNOULMUSLIM

Le 21 janvier 2009 à la salle Colbert de l’Assemblée Nationale, le groupe de réflexion Génération France créé par Jean-François Copé recevait la présidence du think tank américain l’Hudson Institut1.

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Il est fort étonnant qu’un cercle comme celui de Génération France qui se targuait lors de sa création d’inspirer un nouvel élan à l’identité française, reçoive en la personne de Kenneth Weinstein, un groupe de réflexion impérialiste américain dont le but avoué est de consolider l’atlantisme au sein de l’Union européenne et de faire reculer l’Islam « isme »2.

C’est précisément dans le recoupement de ces informations que l’on prend conscience de la tromperie des mots.

Jean-François Copé :

« Au cœur de cette démarche de réflexion commune, j’ai souhaité placer le mot «France ». Parce que je suis convaincu que la question essentielle, c’est celle de notre identité. »3.

Nul doute que la première partie de la citation est correcte mais concernant la seconde il s’agit au minimum d’un double sens et reste à chacun la sensibilité de déterminer de quelle identité il s’agit quand on déballe le tapis rouge à des groupes dont les seules intérêts sont d’imposer leur hégémonie et leurs influences à travers le monde.

Moins d’un an après cette rencontre, à n’en pas douter « pour les intérêts de la France », le président du groupe UMP à l’Assemblée prenait tout le monde de vitesse en annonçant le dépôt dès janvier 2010 d’une proposition de loi visant à interdire le voile intégral dans l’espace public4.

Le 09 janvier 2010 le grand imam de l’UMP, « Shaykh Copé » nous expliquait dans l’émission de Thierry Ardisson, Salut Les Terriens – Copé-Burqa Le Face à Face, que le voile intégral ne faisait pas partie de l’Islam selon lui.

Affirmation nécessaire pour passer à l’étape supérieure consistante à statuer prochainement sur la légalité de la liberté de penser de ces fameux « talibans de quartier  » qui contrôleraient le phénomène du niqab en France5.

Le 5 septembre 2006 le président américain de l’époque, George W. Bush, mettait en garde le monde contre un Khalifat Islamique aux portes de l’Europe6.

Le 27 aout 2007 c’était au tour du Président de la République Française Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la conférence des Ambassadeurs, de mettre en garde contre le Khalifat7.

Il devient alors évident dans le temps, que la volonté de faire peur avec l’Islam est nourrie et voulue dans le but de se doter d’un droit universel de modeler cette religion selon les convenances d’un « Grand Occident Coalisé » contre un monde Musulman qui, refusant obstinément de délaisser une partie de son Coran et de son mode d’emploi qu’est la Tradition du Prophète Muahmmad, n’est toujours pas incorporable en l’état dans leur projet tant couvé d’une gouvernance mondiale et qui commence depuis quelques années à éclore de sa coquille.

Qu’avons-nous là ? Une Foi inadaptée et inadaptable au puzzle du mondialisme.

Sans même évoquer le facteur eschatologique de la situation, c’est précisément à ce moment de la réflexion que peut se justifier la stigmatisation, l’hypocrisie et la calomnie à l’encontre de l’Islam ainsi que la présence d’une coalition forte de plusieurs centaines de milliers d’Hommes en terre musulmane8 ; débarquée là bas pour expliquer à l’autochtone local à coup de bombe, la supériorité de l’élaboration de lois humaines sur leur conception de lois divines exemptes de toutes imperfections.

Le fait est que la plupart des volontés politiques du monde coalisé sur la question de l’Islam converge vers l’objectif évident de le modeler comme toutes les autres religions l’ont été, quitte à s’autoproclamer les droits et devoirs d’ingérences sur les populations que l’on aurait décidé au préalable d’affubler du titre de « Méchant ».

HISNOULMUSLIM, pour Mecanopolis

Télécharger ce film au format DVIX

Notes :

jan 28 2010

Le « début de la fin » pour Nicolas Sarkozy

Mis à jour le 29.01 à 12h00

Nicolas Sarkozy avait prévu de se « payer » Dominique de Villepin, ce jeudi 28 janvier, jour de son 55ème anniversaire. Ce sera la douche froide pour le président français qui s’était constitué partie civile dans le procès Clearstream, affaire dans laquelle il se posait en victime en désignant l’ancien Premier ministre comme coupable d’avoir organisé cette « machination » contre lui. Après trois heures d’audience, ce matin au tribunal de Paris, Dominique de Villepin a été relaxé.

villepin

« Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique » a indiqué Dominique de Villepin, dans un brève déclaration accordée aux journalistes, en sortant du Palais de justice. Il doit être le premier surpris de sa relaxe, lui qui hier encore, dans en entretien accordé au quotidien suisse Le Temps, s’attendait à être condamné. Nul doute qu’il n’y aura pas de réconciliation entre l’ancien premier ministre et le chef de l’État, et que cette victoire judiciaire sera l’acte fondateur d’une marche vers la présidentielle de 2012

Nous avons tous en mémoire la déclaration courageuse de Dominique de Villepin,  alors ministre des Affaire étrangères sous la présidence de Jacques Chirac, qui avait, devant le Conseil de sécurité d l’ONU, refusé l’engagement de la France dans la guerre en Irak. Un acte de rébellion gaulliste qu’il confirme dans un livre paru cette semaine, Villepin, La verticale du fou, où il va même jusqu’à se comparer à un « chef de réseau » de la Résistance durant l’occupation allemande.

Il ne faut néanmoins pas se tromper. Dominique de Villepin ne sera pas le candidat de l’anti-mondialisme. Mais, s’il est élu président, il saura redonner à la France son véritable rang dans les décisions internationales qui lui reviennent. Un rang qui, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, est devenu synonyme de soumission aux diktats des intérêts américano-sionistes.

Le Parquet fait appel

« La décision est une décision de nature politique (…) Elle montre qu’un homme, Nicolas Sarkozy, le président de la République préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine plutôt que d’assumer la responsabilité de sa fonction en tant que garant de la justice française », a déclaré l’ancien Premier ministre, à peine annoncé l’appel du parquet.

Le procureur de Paris Jean-Claude Marin, qui a décidé de faire appel, est « sous l’autorité hiérarchique du Garde des Sceaux et du président de la République », a-t-il relevé, ajoutant: « il savait qu’il n’y avait rien dans ce dossier à me reprocher ».

Nicolas Sarkozy « s’enferme dans sa haine ce qui n’est pas, je crois, la vocation d’un président de la République », a aussi déclaré M. de Villepin.

L’ancien Premier ministre a évoqué « un détournement de la fonction présidentielle, un détournement du pouvoir ». « Je regrette que ce spectacle pitoyable soit donné aux Français, je regrette que la justice soit instrumentalisée ».

Sarkozy s’est couché à Davos

Cette semaine sera décidément très mauvaise pour Nicolas Sarkozy qui, lors de son passage au Forum économique de Davos (WEF) hier, s’est littéralement couché dans l’affaire de la liste des comptes de la banque HSBC.

Au sortir d’une entrevue avec la ministre française de l’Economie Christine Lagarde et celui du Budget Eric Woerth, en fin d’après-midi, le chef du Département fédéral des finances (DFF) a pu assurer que la question était réglée. Les autorités de l’Hexagone ont promis qu’elles ne feraient aucun usage de la liste des 130′000 comptes de clients qu’Hervé Falciani avait dérobée à la  HSBC à Genève. Cette mesure faisait suite à la décision de la Suisse, quelque jours plus tôt, de suspendre la procédure de ratification de la Convention de double imposition (CDI) négociée l’été dernier entre les deux pays. Malgré les déclarations intempestives de Sarkozy sur le secret bancaire, lors du dernier G20, tous les commentateurs admettent aujourd’hui que la Suisse à gagné le bras de fer qui l’opposait à la France.

Le pire reste à venir pour le président français

L’affaire de « l’attentat de Karachi » pourrait très vite se transformer en un véritable « sarkogate ». Selon nos informations, le nom du président français, qui était à ministre du Budget à l’époque des faits, ressortirait à plusieurs reprises dans le volet suisse de l’enquête, instruite actuellement par la justice genevoise, qui porte sur des versements suspects lors de la vente de sous-marins français au Pakistan.

Pour Nicolas Sarkozy, l’année de ses 55 ans s’annonce difficile.

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

Frédéric Courvoisier |

sept 12 2009

La taxe carbone et l’imposture écologique

Par Charles Hoareau

Avec sa taxe carbone le gouvernement et ceux qui soutiennent la mesure donnent un nouvel exemple de mauvaise réponse à une vraie question.

Qui a envie de vivre dans un monde pollué ? Ni vous ni moi ! Alors qui sont-ils ces gens que l’on va taxer ?

taxe carbone

TOTAL ? qui en vendant du pétrole a fait des profits d’un montant supérieur au déficit de la France ?
ARCELOR MITTAL qui dispose pour ses 6 usines françaises d’un droit annuel à émettre gratuitement 8 millions de tonnes de carbone ?
Celles et ceux qui vendent sur le marché (et oui !!) le droit à polluer au prix de 14€ la tonne ? [1]

Vous n’y êtes pas du tout ! Tous ceux là seront exemptés de cette fameuse taxe et on peut observer au passage qu’une telle exonération – à 32€ la tonne le prix prévu [2] – représente pour ARCELOR déjà cité une économie de …250 millions d’euros dès la 1ère année !

Non ceux qui devront payer la taxe c’est vous et moi ! Et pourquoi ? Parce qu’il y a des experts mandatés par des politiques qui ont conclu que plus nous paierons, moins nous gaspillerons d’essence, car vous ne le saviez pas, mais c’est démontré par des spécialistes : nous gaspillons l’essence et le chauffage par plaisir d’émettre du carbone…Et sans respect pour la planète bien sûr : foi de Yann Arthus Bertrand qui ne se déplace qu’en hélicoptère !

Pour ou contre les taxes ?

Personne ne conteste qu’il faut réduire les émissions de gaz la question qui reste c’est comment s’y prendre dans l’intérêt des peuples ?
Faut-il le redire ici ? C’est d’abord le principe même d’une taxe qui est à remettre en cause. Dans un pays où les impôts indirects – les plus injustes car frappant indistinctement les riches et les pauvres – représentent plus de 60% des recettes de l’Etat comment accepter une nouvelle taxe quelle qu’elle soit ? En plus concernant cette taxe-ci le gouvernement a clairement annoncé la couleur : « Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail » [3]. Autrement dit, au nom de l’écologie on voudrait une fois de plus baisser les cotisations nécessaires à une vraie sécurité sociale déjà bien mal en point. Comme si cette question de la protection sociale était une question secondaire, en tous cas seconde par rapport à la compétitivité des entreprises qui seraient contraintes de délocaliser à cause des charges énormes qu’elles supporterait. Mais comme le dit Yves Dimicoli dans l’Humanité : « On ne sait pas assez l’inanité d’une telle argumentation : entre 1991 et 2008, le total cumulé des exonérations de cotisations sociales patronales a atteint 260,6 milliards d’euros, dont 221 milliards compensés par l’État. Or le déficit commercial de la France ne cesse de se creuser (il a atteint 55,65 milliards d’euros en 2008) tandis que les exportations de capitaux s’emballent : en 2008, il sera sorti en net quelque 160 milliards d’euros au titre des investissements directs à l’étranger qui ont généré des délocalisations et, donc, des transports accrus et des pollutions au Sud hors normes environnementales du Nord. »

Tant qu’il y aura des riches

De plus qui peut nous faire croire que cette mesure peut être efficace ? Les produits de luxe, bateaux, parfums et autres automobiles de fortes cylindrées sont déjà taxées : cela empêche-t-il les riches de les acquérir ? Dans un pays et un monde où la part des salaires dans la richesse créée est au plus bas [4] ce qui est posé c’est la répartition des richesses et non la mise en œuvre de mesures qui ne sont que des peccadilles pour les plus fortunés et de lourdes charges pour les autres.

Sans rire le journal Challenges parle des français qui « changeront leur 4X4 pour une citadine, prendront le train au lieu de l’avion, éviteront de faire tourner le sèche linge » Mais de quels français parle-t-il ? Des 5% plus riches qui détiennent 80% des richesses de ce pays…ou des 30% plus pauvres qui en ont à peine 1% ?

Il y avait déjà, pour les plus riches – et en particulier les grandes entreprises – la possibilité d’acheter et même de spéculer sur le droit à polluer, mais, avec la taxe carbone, il y a pire.
Il y a la pénalisation de celles et ceux qui n’ont pas le choix. Passons sur les exemples justement cités par les adversaires de ce nouvel impôt à la consommation (les ruraux [5], les mal desservis en transports urbains…) [6] et prenons un exemple. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), en région parisienne, les deux tiers des émissions de gaz à effet de serre sont liés aux logements. Or un bâtiment neuf consomme quatre fois moins d’énergie qu’un immeuble construit avant 1975. Dans leur logique on va donc taxer 4 fois plus celui qui a déjà la malchance d’habiter un logement où il est obligé de dépenser 4 fois plus pour se chauffer !!! Et remarquez bien on ne taxe pas le bailleur (et encore moins on ne l’oblige) alors qu’il est le seul à pouvoir faire les travaux d’isolation et donc baisser les émissions, mais le locataire qui sera ainsi deux fois victime ! Quand on connait toutes les batailles que sont obligés de mener les locataires pour obtenir des améliorations dans ce domaine on se demande dans quel monde vit M. Rocard quand il déclare : « il est largement prévu de compenser la taxe, mais en terme de pouvoir d’achat, de manière à garder intact le signal prix, l’incitation aux gens à se déplacer moins, à avoir petit à petit des voitures électriques, à mettre des doubles vitres ou à faire des économies sur le chauffage ».

Faire passer la pilule

En l’état du projet, plus de la moitié des ménages aurait à supporter un surcoût de 300 euros, les autres ayant droit à une compensation « forfaitaire et partielle ». En réalité la facture sera bien plus lourde. En effet si le prix de l’énergie augmente, les prix des biens et des services augmenteront proportionnellement…et cela ne sera jamais compensé par le fameux chèque vert.

Car pour faire passer la pilule le gouvernement parle d’une redistribution qui pourrait atteindre 130€ par famille. Le même gouvernement qui vient de supprimer la taxe professionnelle reverserait la totalité de ce qu’il va percevoir ? Qui va le croire ? En tous cas pas l’UFC-que choisir qui déclare qu’elle : « combattra ces propositions qui, si elles étaient adoptées par le gouvernement, constitueraient le pire des scénarios pour le pouvoir d’achat des consommateurs…l’Etat va prélever plusieurs milliards d’euros sur les consommateurs, leur restituera une partie et gardera une part substantielle pour son budget général ou pour baisser les taxes sur les entreprises ».
Et puis ils croient qu’on a oublié le coup de la vignette des vieux ? Ou celui de la taxe sur les alcools sensée renflouer la sécu ? (taxe qui en elle-même n’a d’ailleurs pas fait reculer la consommation). Le fait que Michel Rocard, l’inventeur de la CSG, – une autre fameuse taxe – essaie de défendre le projet n’est pas fait pour nous rassurer.

L’imposture écologique

Pourtant cette taxe a ses défenseurs et pas seulement au gouvernement. Le PS après avoir soutenu le projet du bout des lèvres vient de dire qu’il était contre… tout en disant qu’il était pour une fiscalité écologique ce qui ne veut pas dire grand-chose à part que ça marque mieux qu’une fiscalité polluante ! Le gouvernement lui a fait mieux encore en parlant « d’impôt intelligent » (sic !) : à croire que les autres impôts sont stupides… La palme revient aux verts qui sont les meilleurs supporters de cet impôt dont le caractère injuste leur échappe totalement. Et pour cette formation ce n’est malheureusement pas une première.

Je me rappelle quand ils avaient soutenu le projet de fermeture de la mine de Gardanne au prétexte que celle-ci polluait. Il faut croire qu’il n’y avait chez eux pas beaucoup de mineurs ou d’enfants de mineurs…
Depuis la mine a fermé et le chômage pollue la ville bien plus surement que les vapeurs de souffre que les mineurs, premières victimes, demandèrent pendant des années à Charbonnage de France d’éliminer… ce qui était possible et qu’il ne fit pas au nom de la rentabilité…

Je me rappelle aussi quand Gaudin a voulu installer dans la ville des milliers d’horodateurs.
Les verts étaient POUR car la voiture ça pollue et ça encombre le centre ville. 4 ans plus tard quel résultat ? Les plus fortunés ont toujours leur garage, on n’a jamais circulé aussi mal dans Marseille, des marseillais par milliers (celles et ceux qui n’ont pu empêcher la mise en place des mange pièces) ont vu leur pouvoir d’achat amputé et nombre de gens et même d’élus (dont certains riaient alors de nous) reprennent aujourd’hui la proposition de Rouges Vifs 13 de la gratuité des transports et du stationnement.

Dans le conflit de Legré Mante où les ouvriers se battent pour leur emploi et contre le bétonnage du littoral les verts sont aussi absents : une marina polluerait moins qu’une usine que l’on ne pourrait contraindre – on se demande bien pourquoi – à produire propre ?

Dans leur logique les verts en redemandent et déplorent que la France ne soit qu’au « 21ème rang de la fiscalité environnementale » comme si la politique d’un gouvernement était déterminée avant tout par les taxes et non par les choix qu’il fait.

Par leurs prises de position, les verts démontrent, s’il en était besoin, que l’écologie n’est ni un programme de gouvernement ni une fin en soi. Contrairement à ce qui est dit sur leur site où ils paraphrasent une citation célèbre, l’avenir ce n’est pas l’écologie ou la barbarie.

Répondre à l’urgence environnementale

L’écologie est un élément d’un programme mais non un système économique. Le capitalisme est forcément pollueur parce que toute autre attitude est une atteinte à son profit qui est le moteur du système. Si on veut limiter les émissions de gaz et les diviser par 4 (objectif annoncé) il faut que la nation, salariés et population, s’approprie les productions afin qu’elles soient gérées selon d’autres critères que ceux d’aujourd’hui.
A ceux qui nous parlent de compétitivité (dans le pays champion du monde de la productivité) nous répondons nationalisations et protection des productions et services, service public et choix d’avenir en réponse aux besoins.
En matière de logement une vraie révolution [7] serait non pas de taxer ceux qui déjà se chauffent mal par manque de budget mais d’utiliser un dispositif législatif du style aide à la pierre et instaurer une obligation légale, pour que les appartements soient rénovés en ce sens.
Et en plus cela créerait des emplois.

Croire ou tenter de faire croire que, dans cette affaire de pollution du monde, tout repose sur la masse des individus à qui nos pseudo démocraties donnent de moins en moins la parole et ignorer ou feindre d’ignorer le rôle et le pouvoir y compris financier des multinationales et des Etats serviles, c’est soit faire preuve d’une grande naïveté, soit se tromper de cible, mais dans tous les cas ce n’est pas mettre en danger ce système qui est la cause. Par là même au fond, c’est démontrer sa perméabilité à l’idéologie dominante : c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute !

Il y a urgences pour la planète, urgence sociale, humanitaire, écologique, le capitalisme ne pourra par nature jamais répondre à ces urgences là. Prôner la défense de l’environnement sans vouloir combattre de front ce système, c’est être aussi crédible que Sarkozy quand il parle de moraliser le capitalisme.
L’avenir du monde sera communiste ou ne sera pas.

Charles Hoareau

Merci de placer vos commentaires sur le Forum Mecanopolis

Post Scriptum :

Merci à Linsay pour les documents qu’elle m’a fait parvenir et qui m’ont aidé dans la rédaction de cet article

[1] Les quotas obtenus par les entreprises sont si importants qu’en fin d’année elles ont un surplus…qu’elles peuvent revendre. Pour Arcelor cela représentait en 2008 plus d’un million de tonnes soit 15 millions d’euros

[2] prix préconisé par la commission Rocard pour la 1ère année et destiné à être augmenté de 5% par an pour atteindre 200€ en 2050

[3] Sarkozy devant le parlement en juin dernier

[4] aux Etats Unis on a atteint en 2006 le niveau le plus bas depuis 1929 et le FMI indique que dans le G7 la part des salaires dans le PIB a baissé de près de 10% en 20 ans

[5] Selon l’INSEE « Un habitant de Paris qui dispose d’un réseau de transports en commun très dense et qui vit dans une habitation collective a une facture énergétique inférieure de 44% à celle d’un habitant d’une commune rurale »

[6] Rocard a dit à un vieux monsieur qui l’interrogeait sur France Inter : « Vous n’avez qu’à prendre un vélo ! ». On appréciera l’élégance du propos venant de quelqu’un qui, malgré ses 16 000€ mensuels (sans compter les conférences qu’il facture 10 000€ pour 2h) n’hésite pas à se faire payer des voyages…polluants. « Michel Rocard a « bien embarqué le 29 juillet comme conférencier invité pour une deuxième croisière de rêve cette année à bord du paquebot de luxe le « Diamant ». A la découverte, cette fois-ci des « Magies du Groenland » jusqu’au 9 août. Un voyage qui coûte entre 4000 et 7500 euros selon la cabine ou la suite mise à disposition. (…) Du 22 janvier au 2 février dernier, Rocard avait déjà embarqué à bord du « Diamant » (120 membres d’équipage pour 220 passagers) pour une croisière en Antarctique . » Source : « Rocard polaire de rien », Le Canard enchaîné n°4632, 5 août 2009, page 8

[7] terme employé par l’inénarrable Cohn Bendit au sujet de la taxe !

juil 27 2009

Petite mise au point sur la nature non-démocratique des institutions françaises

Par AspExplorer

L’idée que la France est une démocratie est généralement acceptée par la plupart des observateurs, en particulier à l’étranger, sans que la question fasse débat. Il est cependant permis d’examiner cette assertion en détail, et les choses nous apparaissent alors moins nettes. La démocratie consiste en un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. « Par le peuple », la chose paraît difficile lorsque l’on parle de nations comptant des millions de citoyens – bien qu’à la vérité, l’expérience n’ai jamais été tentée – voici pourquoi la France a fait, comme tous les autres pays, une entorse à ce principe en y substituant le gouvernement « par les représentants du peuple ». C’est ce que l’on appelle la démocratie indirecte. Les citoyens élisent donc librement ceux qui vont porter leur parole au sein d’une assemblée où ils débattront. Ce système est en soi imparfait, car bien sûr, celui que j’élis, par exemple, parce que ses opinions sont proches des miennes en matière économique n’aura pas nécessairement les mêmes idées que moi en matière de défense, de moeurs, de diplomatie, etc… Se rajoutent à ce défaut de ontologique trois biais spécifiques au cas Français.

drapeau_france

- En premier lieu, l’assemblée dont nous parlons n’a de compétence qu’en matière de pouvoir législatif. Le pouvoir exécutif rend des comptes au Parlement, mais les ministres ne sont pas élus par le peuple. De fait, ce n’est le cas nulle part dans le monde, la situation Française se caractérisant du reste par un degré de démocratie légèrement supérieur à la moyenne en ceci que le Président de la République, qui exerce de fait les fonctions de chef de gouvernement, est directement élu par les citoyens. Notez enfin que le pouvoir judiciaire, entre les mains de fonctionnaires de carrière, est largement hors de portée du suffrage populaire, et que la souveraineté du peuple ne s’y exerce que par le rare et folklorique truchement des jurys d’assises.

- En second lieu, le pouvoir législatif du Parlement est strictement encadré par l’exécutif, qui décide de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Les députés n’ont donc aucun moyen de débattre d’un sujet qui n’aurait pas l’agrément du Président de la République, une spécificité Française qui réduit considérablement la souveraineté et la crédibilité du Parlement.

- Enfin, le parlement se compose de deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Ce dernier n’est pas élu au suffrage universel, mais par le vote des « grands électeurs », principalement les maires. Ce système avait, à l’origine, pour unique objet d’empêcher la gauche d’arriver au pouvoir, en donnant autant de voix à quelque obscure bourgade agraire du bocage Normand qu’à Paris et ses hordes d’ouvriers bolcheviques. Ce système à l’antidémocratisme patent est toujours en place de nos jours, car il est impossible de réformer la constitution sur ce point sans avoir l’aval du Sénat…

Dans la pratique, le Parlement n’a que le pouvoir de voter servilement les lois qui lui sont proposées par le gouvernement ou, de plus en plus souvent, directement par les groupes de pression économiques ou moraux qui font le siège du Palais Bourbon. Lorsque le parlement vote mal, on le fait revoter, comme on l’a vu récemment.

Il n’existe que peu de reliquats de véritable démocratie dans la pratique du pouvoir. Les citoyens ont rarement voix au chapitre. Souvenons-nous que le dernier référendum national date de quatre ans – la pratique du référendum local étant très marginale – et que l’actuel Président de la République s’était fait fort, durant sa campagne, de n’en organiser aucun durant son mandat, sous prétexte que le peuple est bête et qu’il ne comprend pas les questions qu’on lui pose. On ne saurait mieux faire l’éloge de l’oligarchie. En somme, tout se passe comme si la démocratie « à la Française » consistait à se déplacer au bureau de vote une fois tous les cinq ans, et à obéir servilement le reste du temps.

Cela pourrait effectivement passer pour une sorte de démocratie, dévoyée, mais enfin, qui aurait sauvegardé l’essentiel : le choix du peuple. Mais là encore, dans la pratique, tout s’est mis en place depuis des années pour réduire la pertinence de ces choix, toujours en raison du fait que le peuple est bête et mal éduqué et qu’il ne connaît pas son intérêt, la preuve, c’est qu’il ne vote pas comme on veut. Qui se souvient du référendum sur le quinquennat ? Sous le premier mandat de Jacques Chirac, celui-ci avait eu l’idée brillante – qui traînait en fait dans l’air depuis un bon moment – de ramener le mandat du Président de la République de 7 à 5 ans. Voilà qui va dans le bon sens, bêla-t-on alors de conserve, car cela signifiait que l’on aurait le droit de choisir plus souvent ceux qui nous gouvernent. Mais il n’en a rien été, et voici pourquoi. Jadis, le mandat du Président étant de sept ans et celui des députés de cinq seulement, ils se retrouvaient décalés. Au cours d’un septennat, on pouvait donc changer deux fois ceux qui nous gouvernaient, la première fois à la Présidentielle, la seconde cinq ans plus tard aux Législatives. En moyenne, l’élection décisive se déroulait donc tous les 3,5 ans. Avec le quinquennat, les deux élections étant synchronisées, on ne vote qu’une fois tous les 5 ans. Le voyez-vous mieux, le progrès démocratique ? De fait, si on examine les évolutions constitutionnelles intervenues ces vingt dernières années, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu la moindre avancée ayant permis de redistribuer un peu de pouvoir au peuple. Ou plutôt si, il y en eut un : en 2005, on avait inclus un – dérisoire – alinéa pour obliger à passer par voie référendaire lorsqu’il s’agirait de ratifier toute nouvelle adhésion d’un pays à l’Union Européenne. C’était pour rassurer les Français au sujet de la Turquie. L’alinéa en question a depuis mystérieusement disparu à l’occasion du dernier chambardement constitutionnel voulu par le Président Sarkozy (c’était officiellement pour moderniser les institutions, on ne voit pas bien le rapport).

Du point de vue institutionnel, tout est fait pour protéger de plus en plus les élus contre les méfaits du suffrage universel. Mais les institutions ne sont pas tout, il y a aussi, et surtout, les usages, le contexte social dans lequel s’opère le choix du peuple. Ainsi, la liberté d’expression est-elle généralement considérée comme nécessaire à la pratique démocratique, car seul un citoyen bien informé peut voter en connaissance de cause. Cette liberté est garantie par la Constitution. Sauf dans certains cas prévus par la loi afin d’éviter des « abus ». Quels sont ces cas ?

- Injure
- Diffamation
- Divulgation d’éléments relatifs à la vie privée
- Divulgation de données fiscales
- Entorse à la propriété intellectuelle
- Négation de génocide
- Citation de marque commerciale dans un medium grand public
- Dénigrement de marque commerciale
- Pédopornographie
- Incitation à la haine raciale
- Non-respect de la présomption d’innocence
- Non-respect du secret de l’instruction
- Non-respect du « droit à l’image »
- Apologie du suicide, de la torture, de délits divers…
- Infraction au secret défense
- etc…

Il n’aura échappé à personne que si vous désirez empêcher quelqu’un de s’exprimer et que vous avez de l’argent à y consacrer, vous trouverez toujours dans cette liste non-exaustive au moins un moyen de faire taire le gêneur. Néanmoins, la Constitution garantit votre droit à la liberté d’expression. Il suffit juste que ce que vous avez à dire ne cause de chagrin à personne.

Cet arsenal juridique est d’autant plus ubuesque que dans les faits, les principaux organes de presse ont, depuis quelques années, tous basculé dans le giron de grands groupes industriels et financiers, amis et associés de l’actuel pouvoir, ce qui permet de s’interroger sur leur indépendance. L’enquête de fond n’ayant jamais été la spécialité de la presse Française, on comprend que l’Etat n’a, en somme, rien à craindre de ce côté là. C’est donc uniquement à destination des particuliers que l’on a, année après année, organisé cet étouffant système du « vous êtes libres de dire que vous êtes d’accord avec nous » qui conduit invariablement à nous donner le choix, à chaque élection, entre l’énarque de droite et l’énarque de gauche, qui sont d’accord sur tout et mèneront, avec des nuances de pure sémantique, des politiques indiscernables.

Plus on s’interroge sur la pratique démocratique dans notre pays, plus on est contraint de constater que le gouvernement « par le peuple » n’est pas à l’ordre du jour, et historiquement, il est vrai qu’il l’a rarement été. Qu’en est-il alors du gouvernement « pour le peuple » ? Car si la France de de Gaulle et Pompidou ne valait guère mieux en matière de censure et de respect des formes démocratiques, au moins peut-on créditer les hommes d’état de ce temps d’une certaine efficacité dans leur gouvernement. N’ont-ils pas relevé la France de ses ruines, et bâti un des pays les plus prospères du monde sur le socle d’une solide indépendance nationale ? Les années 50 et 60 n’ont pas manqué de scandales et d’affairistes, pourtant, on construisait, on entreprenait, on bâtissait l’avenir en investissant dans l’innovation et la jeunesse. En somme, si les institutions étaient déjà imparfaites, les politiciens de cette génération, issus de la guerre et de la résistance, étaient dotés d’une qualité morale et intellectuelle suffisante pour n’en point trop tirer profit à leur avantage personnel.

On ne peut certes pas en dire autant de la génération actuellement au pouvoir.

Source: AspExplorer

mai 18 2009

La stratégie de Benoît XVI: « Une croisade pour le Nouvel Ordre Mondial »

Régis Mex, Mecanopolis

Suite aux divers événements en provenance du Vatican, que ce soit la polémique autour des propos de Benoît XVI décourageant l’utilisation du préservatif ou son voyage auprès des communautés juives et musulmanes en Terre Sainte, il m’a paru intéressant de reprendre quelques informations visant à cerner la stratégie du Vatican. Bien sûr, il n’est aucunement dans mon intention de critiquer la religion en elle-même, mais bien la politique (car c’est bien de cela qu’il s’agit) que mènent ses représentants par son biais.

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Christian Terras, catholique de 56 ans qui avait notamment dénoncé l’affaire des prêtres pédophiles en Suisse, est le poil à gratter du Vatican depuis maintenant 15 ans. Directeur de la revue progressiste «Golias», il explique ce qui sous-tend, selon lui, les propos de Benoît XVI:

« Benoît XVI propose un idéal sectaire et totalitaire si l’on met en parallèle cette morale catholique en tant que telle et la situation africaine. Ce n’est malheureusement pas nouveau. L’an dernier, les ONG humanitaires catholiques ont été réunies à Rome. Le Vatican voulait peser contre les campagnes qui font du préservatif un passage obligé. Il faut lire cette volonté dans le sens du message de Benoît XVI dans l’avion. Il ne veut pas tomber dans la mécanisation éthique du préservatif. »

3409248794_7857c359b0« Cela commence à bien faire; depuis quatre ans, il y a une accumulation de gaffes. Sur les musulmans à Ratisbonne, sur les Nazis à Auschwitz, une «bande de criminels», sur les peuples d’Amérique du Sud qui n’auraient pas été évangélisés de manière violente… Puis la levée des excommunications des Lefebvristes, en janvier dernier, dont le négationniste Williamson, et enfin l’excommunication par un prélat brésilien d’une mère qui a fait avorter sa fille de 9 ans, violée par son beau-père et enceinte de lui, qu’il a approuvé… »

« Il y a autre chose derrière l’irresponsabilité de ces déclarations. Il agit en fait dans le cadre d’une stratégie concertée. Il est en croisade pour un nouvel ordre mondial. Une croisade contre ce que Benoît XVI appelle le relativisme, une stratégie concertée contre le monde moderne et ses évolutions en matière de famille, de bioéthique, de santé (le débat sur l’euthanasie). Or, Benoît XVI n’a de cesse de remonter le temps, d’instrumentaliser la tradition chrétienne, la loi naturelle et Saint Thomas d’Aquin par exemple. Depuis plusieurs décennies, les médecins chrétiens avaient commencé à faire bouger les lignes sur le préservatif. Un certain nombre d’évêques avaient fait montre de pragmatisme: si le préservatif peut permettre de sauver des vies, bon… Mais Josef Ratzinger, lorsqu’il était préfet de la congrégation et garant de l’orthodoxie romaine, avait mis à mal ce travail progressiste, en faisant condamner 1.000 théologiens, dont 200 théologiens moralistes selon mes recherches. L’Eglise a laminé toute la pensée théologique qui travaillait sur une nouvelle morale catholique moderne et adaptée, en prenant en compte les progrès de la science, de l’anthropologie, le statut de la femme. C’est une stratégie suicidaire, je pense qu’il est dangereux. »

Les propos polémiques sur l’usage du préservatif font donc partie, en fait, d’une stratégie de communication qui vise une certaine fortification de l’identité de l’Église, une certaine radicalisation. Ce qui est paradoxal, c’est l’ouverture que semble pourtant périodiquement accorder Benoît XVI aux autres religions. Lors de son voyage en Jordanie, le Pape a effectivement précisé : « Nous pouvons dire que ces précieuses initiatives ont obtenu de bons résultats en favorisant la promotion d’une alliance des civilisations entre l’Occident et le monde musulman mettant en échec les prédications de ceux qui considèrent inévitables la violence et les conflits.» Il est indiscutable qu’à l’heure où les tensions entre communautés judéo-chrétiennes et musulmanes sont grandes, l’initiative de Benoît XVI va dans le bon sens puisqu’elle s’inscrit dans la recherche d’une réconciliation. Cependant, il pourrait se cacher quelque chose de moins noble derrière cette volonté de promouvoir « une alliance des civilisations entre l’Occident et le monde musulman ». Dans ces temps de mondialisme effréné, il n’est pas impossible que le mot « alliance » soit lourd de nuances. Pour se faire une meilleure idée sur la portée de ce terme, il faut se référer à un extrait d’un ancien discours de Noël du Pape:

Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.»

Les propos du supérieur général de l’Ordre des Jésuites, surnommé le « Pape Noir », Peter-Hans Kolvenbach, n’en sont pas moins intriguants. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.»

Mais les propensions de l’Église envers le Nouvel Ordre Mondial ne s’arrêtent pas là. Le rapport aux évêques de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté européenne) intitulé « Gouvernance mondiale: Notre responsabilité pour que la mondialisation devienne une opportunité pour tous», contient, entre autre, les lignes suivantes:

« Nous accueillons chaleureusement ce rapport, plus particulièrement, au nom de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) dont la tâche est de surveiller et de commenter la politique de l’Union européenne. Une conclusion clé du texte suivant est que l’UE, étant donné sa genèse, son architecture, la compréhension qu’elle a d’elle-même, ainsi que ses responsabilités dans des domaines politiques comme le commerce, la concurrence et la coopération au développement, a un rôle crucial à jouer dans la transformation de l’ordre international existant en un système de gouvernance mondiale . Nous considérons que l’Union européenne est un modèle pionnier d’intégration régionale et qu’elle constitue un exemple pour l’avenir de la gouvernance dans de nombreuses autres régions du monde, malgré son expérience encore naissante et donc, contingente, dans certains domaines politiques. Nous espérons que ce rapport contribuera également à ranimer la réflexion et le débat public sur la signification profonde de l’intégration européenne.»

« Les économies ouvertes ne tiendront pas sans la volonté des Etats de s’ouvrir également sur le plan politique. Dans un monde marqué par une interdépendance croissante, l’Union européenne est un exemple unique et convaincant d’un système de gouvernance basé sur la coopération politique supranationale et multilatérale. En outre, la volonté politique d’aboutir à un système de gouvernance mondiale et de le maintenir doit être soutenue par des convictions et des valeurs fermes.»

« L’ implication des Eglises et des autres communautés religieuses, des ONG et des entreprises privées, ainsi que des Etats et des blocs régionaux dans la gouvernance mondiale: Les Eglises et les autres religions peuvent s’informer et informer leurs fidèles sur les défis globaux et les encourager à prendre leurs responsabilités. Les problèmes de la gouvernance mondiale doivent être inclus dans des programmes d’enseignement et de catéchèse. Les Eglises pourraient faire du thème de la gouvernance mondiale un sujet de dialogue oecuménique et interreligieux. Au sein de l’Eglise catholique, par exemple, le réseau d’universités, les commissions ‘Justice et Paix’ et les «Semaines sociales» pourraient être une ressource à utiliser fidèles à leurs mandats initiaux pour contrôler et analyser les développements.»

Á la lumière de ceci, les motivations mondialistes de l’Église nous apparaissent clairement, tout comme le fait que cette même Église outrepasse le cadre purement spirituel dans lequel son pouvoir est censé être restreint pour s’immiscer dans le domaine temporel, politique. Parmi les plus influentes personnalités du Vatican règne donc une corruption manifeste, qui explique sans doute pourquoi les élites ecclésiastiques oeuvrent de temps à autres pour le rapprochement des communautés, et le reste du temps à la solidification de leur identité propre. En effet, en ce qui concerne la radicalisation du christianisme, Benoît XVI mènerait sa propre politique, et serait influencé par les pressions politiques qui sont exercées au sein du Vatican de sorte à appuyer le mondialisme de temps à autre, en donnant à ce courant une touche religieuse qui permet de le faire d’autant mieux passer dans les pensées des croyants qui seront plus enclins à considérer le mondialisme comme une bonne chose, voire à le rendre inconsciemment acceptable au plus grand nombre, c’est-à-dire à ceux qui ne sont de toute façon pas conscients de ce que représentent les déclarations du Pape sur le Nouvel Ordre Mondial.

En outre, bien que cela ne soit pas directement lié, il n’est pas impossible que certains des représentants de notre élite occidentale veuillent encourager des mesures, dans les pays musulmans corrompus et désireux de satisfaire les volontés de l’axe américano-européen, qui puissent rendre peu à peu l’Islam assimilable à l’esprit de consommation, tout comme le concile de Vatican II y avait contribué vis-à-vis du christianisme. En attestent les propos de Ralph Peters, auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales:

« Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un État sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. » Soit une sorte d’Islam des Lumières élaboré au cœur de cet État sacré islamique qui permettrait de rayonner sur l’ensemble du monde musulman et de remodeler les esprits afin qu’ils épousent pleinement la philosophie mondialiste.

D’autres éléments contribuent à renforcer le rôle de la religion chrétienne en l’utilisant à des fins politiques. Les actions en ce sens de Nicolas Sarkozy sont particulièrement connues parce qu’elles sont en désaccord avec le statut laïc de la France.

On ne peut effectivement s’empêcher de penser que la croyance et l’espérance, dont Nicolas Sarkozy parle benoit-xvi-21avec constance, sont précisément les sentiments qu’il voudrait inspirer aux Français. « Pas de pouvoir sans croyance », disait Paul Valéry. L’exposition sans retenue de ses interrogations métaphysiques procède aussi de cette logique-là. Qu’importent la réalité et ses contraintes, qu’importent les vicissitudes de l’action politique quand il suffit de croire. A cette logique, à laquelle les Américains sont habitués depuis longtemps, Nicolas Sarkozy voudrait accoutumer les Français.

Il a détaillé ses convictions dans un livre, la « République, les Religions, l’Espérance » , paru en 2004, ouvrage qui s’insère dans une bibliographie dont les titres ont un étrange parfum d’encyclique ou de prêche ésotérique : « Ensemble », « Témoignage libre », « Au bout de la passion : l’équilibre ». Et s’il est vrai qu’un responsable politique écrit généralement la biographie d’hommes auxquels il voudrait secrètement qu’on le compare, alors le titre de son ouvrage sur Georges Mandel, « Le Moine de la politique », laisse songeur.

Dès les premières pages de la République, tout est dit : « Je considère que, toutes ces dernières années, on a surestimé l’importance des questions sociologiques, tandis que le fait religieux et la question spirituelle ont été très largement sous-estimées.» On remarquera, en outre, que cette phrase opère un étonnant rapprochement entre le fait religieux, phénomène social qui ressort de la sphère publique, et la question spirituelle, en principe exclusivement privée, elle.

Explication de texte, par l’auteur : « Le fait religieux est un élément primordial en ce qu’il inscrit la vie dans un processus qui ne s’arrête pas avec la mort. C’est pourquoi je n’ai pas une conception sectaire de la laïcité. Pas même la vision d’une laïcité indifférente. Je crois au besoin religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. La place de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire est centrale. »

Il faut évoquer la réception, en grande pompe, au ministère des Finances, de l’acteur Tom Cruise, dont personne n’ignorait alors qu’il était le porte-parole de la scientologie.

Il faut lire Sarkozy, toujours dans la « République, les Religions, l’Espérance », lorsqu’il reconnaît « la légitimité de certaines des nouvelles religiosités », estimant que le mot secte « est parfois utilisé abusivement contre des mouvements spirituels nouveaux ». Nouveau mouvement spirituel, ce qualificatif est précisément celui dont se réclame la scientologie, secte pourtant parmi les plus dangereuses, aux dires même des pouvoirs publics. Il est vrai, comme l’exprimera Nicolas Sarkozy, que les « sectaires » sont les autres, ceux qui ont fait de la laïcité une « laïcité de combat ». Inquiétant dévoiement du sens des mots.

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

mai 13 2009

Pandémie A/H1N1 : un milliard de victimes d’ici juillet, selon le magazine New Scientist

Mecanopolis

Les mensonges répétés du président mexicain Felipe Calderon n’y font rien : le virus A/H1N1 continue de se répandre sur la planète, à une vitesse tellement exponentielle que le magazine New Scientist estimait hier soir que la grippe porcine pourrait avoir contaminé un milliard d’individus d’ici le mois de juillet (1). De toute évidence, la phase 6 du niveau d’alerte de pandémie n’est retardée que dans le but de laisser suffisamment de temps aux chancelleries pour organiser leurs plans de « distanciation sociale ».

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Mais ce n’est pas la seule mise en garde du magazine New Scientist, pour qui le virus n’est manifestement pas sensible aux températures estivales.

Les données mexicaines montrent que les cas de pneumonies – une conséquence du A/H1N1 quand il n’est pas soigné rapidement – ont bondi en avril, où la température de Mexico-City oscille entre 15° et 26° Celsius, ce qui est également la température moyenne à Londres en été.

Information complétée par une étude de l’Université de Berkeley (2) qui indique que le A/H1N1 serait mortel dans tous les cas lorsqu’il n’est pas traité par un anti-viral dans les trois premiers jours. C’est sans doute la raison pour laquelle le Mexique s’est fait livrer plus d’un million de doses de Tamiflu cette semaine, en même temps qu’un retour à la « normale », qui sera assurément temporaire.

En outre, la grippe saisonnière tue généralement les populations très jeunes et très âgées. Les premières données concernant le AH1N1 montrent qu’un nombre disproportionné de personnes entre 15 et 54 ans ont été hospitalisées pour une pneumonie sévère en avril 2009 par rapport aux mêmes périodes sur les trois dernières années au Mexique. Le même groupe d’âge avait été touchés de manière disproportionnée, en 1918, et lors d’autres pandémies.

De fait, les malades traités dans les hôpitaux reçoivent des doses massives d’oseltamivir (3), sous sa forme injectable, de sorte a ce que l’on soit certain qu’ils puissent figurer du bon côté des statistiques.

Malgré ces efforts de propagande, les « cas » ont doublé aux États-Unis ces dernières vingt-quatre heures, et aucun pays ne peut maintenant prétendre ne pas être touché.

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Pandémie et Business

En réponse aux bonnes âmes qui s’étaient offusquées quand Condoleezza Rice avait très vite défini le tsunami de décembre 2004 comme une « merveilleuse opportunité » (« qui nous a été d’un grand profit », avait-elle ajouté), il a été justement remarqué qu’elle ne faisait qu’exprimer là, de façon certes un peu cavalière, une réalité du capitalisme (cf. Naomi Klein, « The rise of disaster Capitalism »). Il y avait cependant quelque naïveté à faire remonter la mise en place de ce « capitalisme du désastre » – formule qui est en elle-même un pléonasme – à la dévastation de l’Amérique centrale par le cyclone Mitch en octobre 1998, et à principalement ranger sous cette rubrique les opérations extérieures de l’administration américaine et de la Banque mondiale, désormais planifiées pour préparer en même temps les interventions militaires à venir et la reconstruction des pays qui n’ont pas été encore détruits, car c’est universellement que le déchaînement de calamités sans nombre, avec leur combinaison imprévues et leurs accélérations brutales, ouvre un prodigieux chantier aux trusts planétaires du capitalisme. En cela, le A/H1N1 est sans doute le produit le plus avancé de la technologie marchande du XXIème siècle.

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Ce sont les masses qui demandent à être dominées

N’en déplaise aux amateurs de critique fiction mélodramatique et conspirative, cette pandémie ne permettra pas des décrets de « lois martiales » ou autres bruits de bottes. Nos sociétés sont depuis trop longtemps abatardisées et la manipulation démocratique trop raffinée pour qu’ils soit encore nécessaire de faire régner l’ordre par les armes, et nous aurions tort de penser selon le vieux schéma : si les masses savaient, si on ne leur cachait pas la vérité, elles se révolteraient. L’histoire moderne n’a pas été avare d’exemples contraires, illustrant plutôt, chez les dites masses, une assez constante détermination à ne pas se révolter en dépit de ce qu’elles savaient, et même – depuis les camps d’extermination jusqu’à Tchernobyl – à ne pas savoir en dépit de l’évidence, ou du moins à se comporter en dépit de tout comme si elles ne savaient pas.

Les masses ont été trop longuement entraînées aux sophismes de la résignation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavide devant la destruction du monde qui se déroule devant eux. Tout démontre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir détruit jusqu’à la faculté d’être atteint par l’expérience la plus directe.

L’artifice de la propagande consiste à affirmer à la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient, que l’humanité pourrait faire collectivement, comme un seul homme, en toute connaissance de cause une fois instruite par les experts est régi par un implacable déterministe qui ramène le choix à celui de vivre ou de périr ; c’est-à dire de vivre selon les directives des gouvernements ou de périr parce que l’on sera resté sourd à leurs mises en garde. Un tel choix se ramène donc à une contrainte qui règle le vieux problème de savoir si les hommes aiment la servitude, puisque désormais ils sont contraint de l’aimer. Selon Arendt, le problème de la domination totale était de fabriquer quelque chose qui n’existe pas : à savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule « liberté » consisterait à « conserver l’espèce » (Le Totalitarisme). Sur la terre ravagée par une pandémie, ce programme cessera d’être une théorie de la domination pour devenir une revendication des dominés.

Il n’y aura d’ailleurs bientôt plus d’alternatives qu’entre la soumission et le pur nihilisme. Ceux qui refuseront de se «responsabiliser» (porter un masque, se faire vacciner, accepter une puce RFID pour permettre un meilleur dépistage, plus rapide, etc), de participer avec zèle à la « gestion citoyenne » de la crise et à l’embrigadement dans l’Union sacrée pour « sauver le monde », peuvent s’attendre à être bientôt traités comme le sont en temps de guerre les déserteur et le saboteurs. Car l’état de nécessité et les pénuries qui vont s’accumuler pousseront d’abord à réclamer de nouvelles formes d’asservissement, pour sauver ce qui peut l’être encore de la survie garantie là où elle l’est encore quelque peu.

Cependant le rôle de l’imagination théorique reste de discerner, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui  à l’intérieur d’une réalité aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Mecanopolis

Notes :

1. Article de New Scientist

2. Article de l’Université de Berkeley

3. Documentation Tamiflu


06:00 > Un troisième mort de la grippe porcine a été enregistré aux Etats-Unis, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a-t-on annoncé de source officielle.

10:00 > Un sondage US réalisé hier pour  Gallup, Harvard School of Public Health and Pew démontre que 25% de la population américaine s’informe en premier lieu sur internet pour suivre l’évolution du virus A/H1N1. Lire l’article.

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11:00 > Stats

Quelques uns des membres du forum jeuxvideo.com, dont nous vous parlions hier, ont réalisé toutes sortes de tableaux statistiques, comme celui que nous plaçons ci-dessous, sur leur site : Pandémie grippale – Virus H1N1

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(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

11:30 > Basic Reproduction Number

Le Basic Reproduction Number (R0) est en fait le nombre moyen de nouvelles infections grippales, crées par une personne nouvellement infectée, dans une population de personnes sensibles. En gros, on peut dire qu’un R0 de 2 veut dire que chaque personne touchée par le A/H1N1 contaminerait à son tout 2 autres personnes.

Question : quel est le R0 actuel du A/H1N1 aux USA ? La réponse est 1.3

Question : quel était le Ro de la grippe espagnole ? La réponse est 1,45

Toutefois, l’utilisation du R0 est souvent incorrect

11:35 > De l’efficacité des restrictions de circulation

Traduction d’un texte de Monotreme sur PFI (Pandemic Flu Information):
Empirical Evidence for the Effectiveness of Movement Restrictions

Il existe un large éventail de données empiriques qui a trait à l’efficacité des restrictions de circulation:

1. Données historiques provenant d’autres maladies.

Bien que la variole ait un R0 élevé et ait ravagé les villes d’Europe, elle était inconnue dans le nouveau monde jusqu’à ce que les Européens l’amènent aux Amériques sur les navires. Il est probable que si ces navires n’étaient jamais arrivé, les Natifs Américains n’auraient jamais été infectés par la variole.

2. Preuve historique de la pandémie de grippe de 1918.

La pandémie de grippe de 1918 est l’une des pires jamais documentée. À ce moment-là, il n’y avait pas d’antibiotiques, d’antiviraux et de vaccins. Pourtant, certaines communautés ont complètement échappé à des infections. Quelques exemples:

A. Gunnison, au Colorado.

Ni petite ni isolée, Gunnison était une ville avec un chemin de fer, un centre d’approvisionnement pour le centre-ouest de l’État, et le College des instituteurs de l’est de l’état (Western State Teachers College). Au début d’octobre – longtemps avant tout cas de grippe – Gunnison et la plupart des villes voisines ont émis une ordonnance de clôture et une interdiction des rassemblements publics. Puis Gunnison a décidé de s’isoler entièrement. Un homme de loi de Gunnison a bloqué toutes les routes. Les conducteurs de train mettaient en garde tous les passagers que s’ils levaient le pied de la plate-forme à Gunnison dans le but d’étirer les jambes, ils seraient arrêtés et mis en quarantaine durant cinq jours. Deux Nebraskans tentant simplement de passer dans le prochain comté par une ville, ont atteint le blocus et furent jetés en prison.

Gunnison n’a eu aucun mort.

B. Samoa américaines

Alors qu’elle était en vigueur, la quarantaine maritime utilisé par des Samoa américaines en date du 23 Novembre 1918, semblait exclure une pandémie de grippe (2). Une fois la grippe parvenue à cette juridiction en 1920, aucun décès n’a été attribué à la grippe (sur une population de ≈ 8000) (8).

En revanche, la grippe se propagea rapidement à travers le Samoa-Occidental (maintenant nommé Samoa). L’impact a été amplifié par un manque d’assistance médicale et par les pénuries alimentaires dans la région.Le Samoa-Occidental a le pire taux de mortalité enregistré de tous pays ou territoire pour la pandémie de 1918, perdant 19% -22% de sa population (2).

Source : PFI

11:45 > La désinfection à l’eau de Javel des aires communes, bureaux d’élèves, rampes d’escaliers et poignées de portes de la Polyvalente de Charlesbourg, dont un des élèves est atteint de la grippe A (H1N1), ne suffit pas à stopper la propagation du virus, selon la Direction nationale de santé publique. cyberpresse.ca

12:20 La grippe porcine a contaminé 4.379 personnes dans 29 pays et fait 49 morts, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) diffusé dimanche à Genève.

L’augmentation significative du nombre de cas confirmés résulte d’une forte progression aux Etats-Unis, désormais le pays le plus touché. Le nombre de pays concernés par l’épidémie est stable à 29. En revanche, on compte désormais 4 pays où des cas mortels ont été recensés.

    Etats-Unis:      2.254 cas, deux mortels
    Mexique:         1.626 cas, 45 mortels
    Canada:            280 cas, un mortel
    Costa Rica:          8 cas, un mortel
    Espagne:            93
    Royaume-Uni:        39
    France:             12
    Allemagne:          11
    Italie:              9
    Israël:              7
    Nouvelle-Zélande     7
    Brésil:              6
    Japon:               4
    Pays-Bas             3
    Corée du Sud:        3
    Panama               3
    Salvador:            2
    Argentine:           1
    Australie:           1
    Autriche:            1
    Colombie:            1
    Danemark:            1
    Guatemala            1
    Chine (Hong Kong):   1
    Irlande:             1
    Pologne              1
    Portugal:            1
    Suède                1
    Suisse:              1

Le précédent bilan, publié samedi à Genève, faisait état de 3.440 cas dans 29 pays et 48 morts.

Les données de l’OMS sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l’organisation après leurs annonces. Il ne tient par exemple pas compte d’un troisième décès annoncé aux Etats-Unis et des deux premiers cas confirmés de présence du virus en Norvège samedi. (AFP)

12:25 > Petite polémique dans les commentaires à propos de l’utilisation du terme « victime » dans le titre de cette page. Une victime, ce n’est pas forcément un mort. On peut-être victime d’un accident de la route sans finir au cimetière, par exemple. Une personne contaminée par le virus HIV est victime de ce virus potentiellement mortel, sans toutefois être morte au moment ou le test est positif, etc. De même pour le AH1N1, nous semble-t-il. Par ailleurs, l’article de News Scientist reprend plusieurs fois le terme de victimes pour désigner les « cas » ou « contaminés », terme que nous n’avons pas voulu placer dans le titre.

Définition du Larousse :

Personne qui subit les conséquences fâcheuses ou funestes de quelque chose, des événements, des agissements d’autrui. Victime d’un abus, des circonstances, du chômage, d’une calomnie, du despotisme, de la fatalité, d’une méchanceté, d’une méprise, de privations, du progrès, de sévices, du sort; (être) victime d’une attaque, d’une injustice, d’une machination, d’un malaise, d’une violation des droits de l’homme, d’un vol.

12:45 > Alors que le virus H1N1 inquiète partout à travers le Monde, l’hôpital Pasteur de Cherbourg semble parfaitement préparé à un éventuel cas de grippe A. Stocks de masques, de médicaments Tamiflu ou chambres à disposition ont été préparés dès l’alerte de l’OMS. Le personnel hospitalier, déjà rôdé par la grippe aviaire en 2007, gère avec expérience. Lire l’article.

13:00 > La sortie de Terminator 4 retardée pour cause de pandémie

La sortie de Terminator Salvation est retardée au Mexique. Synopsis du film : En 2018, John Connor, âgé de 33 ans, leader charismatique de la résistance humaine face aux machines, mène une lutte à mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l’Humanité. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un étranger amnésique dont le seul souvenir est d’avoir été condamné à mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prépare son ultime assaut, John et Marcus s’aventurent au sein de Skynet où ils vont découvrir un terrible secret qui menace la planète : les machines ont fabriqué un virus dans le but de détruire l’humanité.

envoyé par Mecanopolis


13:15 > Hollywood et propagande

Il faut lire l’article de Le Blavec Le terrorisme anticipé par Hollywood, pour se rendre compte comment le cinéma US a préparé les esprits aux « attaques » du 11 septembre 2001. L’auteur revient d’ailleurs sur les films évoquant des catastrophes au sein de tours ou l’urgence d’une protection militaire à Manhattan.

En voyant Terminator 4, on peut réellement se demander si le cinéma américain n’a pas pour but d’anticiper les catastrophes a venir et de préparer les foules à quelques réactions de survie…

Sur le même sujet, lire également ce document de nos amis d’Infoguerre.

Le lien de l’article de Le Blavec n’est plus disponible. Nous l’avions placé il y a un an sur Mecanopolis à propos d’un article sur le film Cloverfield. Si quelqu’un retrouve son texte « Le terrorisme anticipé par Hollywood », nous sommes prenneurs. ;)

13:40 > Le virus H1N1 pourrait circuler chez l’homme depuis l’automne dernier, selon NPR. ( »The best estimate is the middle of that range, kind of September. »)

13:45 > Excellent travail de compilation d’articles sur DiaBlogTimes ;)

13:50 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés ;)

14:10 > TF1 impose une quarantaine

Tous les salariés ayant effectué un récent séjour au Mexique ou aux Etats-Unis sont ainsi priés de rester chez eux durant sept jours, sans passer par le siège de la chaîne à Boulogne-Billancourt (92). Ces derniers pourront revenir travailler armés d’un certificat médical assurant qu’ils ne sont pas atteints.

17:20 > 190 millions de doses de vaccin pour septembre

C’est un nouvel article de New Scientist qui rapporte l’information. Si la production de vaccin commence en juin, elle permettra de réaliser 190 millions de doses de vaccin pour septembre. Sachant qu’il faut 2 doses pour vacciner chaque personne, cela permettra de traiter 95 millions d’individus. Lire l’article. En gros, on aura la capacité de vacciner la France, la Belgique et la Suisse. Ca ne fait pas beaucoup, hein…

17:40 > Les médias continuent à parler de stabilisation, malgré les chiffres qui démontrent le contraire. Les dernières informations indiquent même un retour de l’explosion des cas dans certaines provinces mexicaines, qui ont fermé les établissements publics.

influenza-2009-cases219:50 La lutte contre la grippe porcine au Mexique rebondit dans plusieurs régions du pays qui imposent à leur tour les restrictions d’activités utilisées d’abord à Mexico, où la tension retombe avec la réouverture des écoles primaires attendue lundi.

Le bilan national de « cas confirmés » reste arrêté à 48 morts et 1.578 malades contagieux en cours de traitement.

La rentrée des classes, d’abord fixée à lundi au plan national après deux semaines d’interruption « préventive », a été reportée dans six des 32 Etats du pays.

C’est le cas de celui de Guerrero, qui a décrété en outre la fermeture de tous les bars de nuit et discothèques dans ses stations touristiques, dont Acapulco, sur la côte du Pacifique.

Les restaurants y sont ouverts normalement, mais un grand hôtel du front de mer annonçait dimanche matin un taux d’occupation de 10%, contre 40% à 50% habituellement à cette période de l’année.

L’Etat de Jalisco (ouest) avait déjà annoncé vendredi la fermeture de tous ses équipements publics, cafés, restaurants, stades et autres lieux de distractions, après la découverte de trois décès suspects.

A Mexico, l’opération de grand nettoyage et de désinfection s’est poursuivie pendant tout le week-end dans les écoles, mais aussi dans le métro, dont l’affluence va redoubler avec la rentrée des classes. (AFP)

20:20 > Sérieux doutes sur l’efficacité du Tamiflu

Ce célèbre médicament antiviral de la multinationale suisse Roche fait l’objet d’interrogations de plus en plus dérangeantes.

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C’est fait, ou presque: le Tamiflu est en passe de donner son nom à une affaire dont il n’est pas interdit de penser qu’elle pourrait être amenée à prendre des dimensions planétaires. Cet antiviral de la multinationale pharmaceutique suisse Roche (moins connu sous sa dénomination chimique d’oseltamivir) est depuis plusieurs années présenté de manière publicitaire comme une forme de panacée contre l’infection par les virus de la grippe. Avant l’émergence du risque hypothétique de pandémie hautement meurtrière associé au nouveau virus A(H5N1) de la grippe aviaire il était inconnu ou presque du grand public. Il était aussi rarement prescrit par les médecins dans le cadre des épidémies de grippe saisonnière.

Tel n’est plus le cas. La diffusiion planétaire du A(H5N1) dans les populations d’oiseaux sauvages et domestiques et, corollaire, l’augmentation du risque de passage du virus à l’homme, ont totalement bouleversé la donne. Dès 2006 et sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé la plupart des gouvernements des pays industriels ont décidé de constituer -à prix d’or- des stocks considérables de Tamiflu. Et l’émergence du nouveau virus A(H1N1) a conduit les mêmes autorités à souligner tout l’intérêt de ces initiatives anticipant l’apparition d’un fléau pandémique.

On n’a ainsi pas cessé de rappeler, par voie de presse, ces derniers jours que la France disposait de plus d’une trentaine de millions de traitement. Et on nous a aussi expliqué qu’une partie (laquelle?) de ce Tamiflu jusqu’à présent conservée en vrac sur des « sites militaires » était en cours de conditionnement et bientôt « prépositionnée » dans les services spécialisés des établissements hospitaliers sur l’ensemble du territoire national.

Tout ceci ne saurait gommer le fait que, depuis plusieurs mois déjà, deux questions circulent avec une insistance grandissante dans la communauté médicale et scientifique. La première: les stocks de Tamiflu (ou du moins une partie d’entre eux) n’ont-ils pas déjà dépassé leur délai de péremption ? La seconde : comment interpréter les résultats de différents travaux démontrant que des virus grippaux A(H1N1) sont, en moins de deux ans, devenus massivement résistants à ce médicament ?

Depuis son siège de Londres l’Agence européenne du médicament (EMEA) a, dans l’après-midi du 8 mai, répondu par voie de communiqué de presse à la première de ces deux questions. Et elle l’a fait, selon moi, avec une assez grande désinvolture assez inhabituelle. En clair : vos stocks de Tamiflu sont périmés ? Qu’à cela ne tienne : nous allons augmenter la durée de vie de votre médicament. Et ne jetez surtout pas les boîtes ayant dépassé le délai de péremption ou celles qui s’en approchent !

Si la Commission européenne en est d’accord ce délai de péremption passera de cinq à sept ans. Et l’on voit mal Bruxelles s’opposer ici aux experts de l’EMEA. Mieux ces experts estiment que, le cas échéant, le Tamiflu pourra être prescrit aux enfants âgés de moins d’un an (ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes) ce qui était jusqu’à présent formellement contre-indiqué. Les experts de l’EMEA expliquent encore qu’en cas de pandémie les « bénéfices » éventuels d’une telle utilisation du Tamiflu sont de nature à dépasser les « risques » encourus jusqu’alors pris en compte pour commercialiser au mieux la molécule pharmaceutique. Lire la suite.

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20:35 > Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question

L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation :

Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques. La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type. Lire la suite.

21:10 > Merci à tous nos amis bloggeurs qui ont repris les infos de cette page depuis ce matin ;)

Changement climatique ; Citoyens du Monde ; DiablogTimes ; Rodion Raskolnikov ; Serge Adam , Blog Seniors ; Vigi-Infos ; news.stcom

21:40 > Le nombre de personnes contaminées par le virus de la grippe A (H1N1) aux Etats-Unis s’élevait dimanche à 2.532, a annoncé le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Lundi 11 mai > Le Mexique sacrifié ?

La situation au Mexique est inexplicable. Le gouvernement s’obstine à réouvrir les établissements publics alors que tout démontre que la situation dans plusieurs régions du pays connait une expansion importante des cas de A/H1N1. Tout semble être fait comme si il y avait un volonté manifeste  pour que la contagion gagne du terrain. Pour couronner le tout, le Ministère de la santé a refusé de donner sa conférence quotidienne sur la situation de l’épidémie. A la veille de la réouverture des écoles, ça tombe plutôt mal… Que cherche à faire exactement le gouvernement mexicain ?

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00:05 > Peut-être un début de réflexion : Nous avions expliqué, il y a quelques jours, comment les CDC et l’OMS ont pris le contrôle de la santé au Mexique. Or, ce pays s’est fait livré 1 million de doses de Tamiflu la semaine dernière (400′000 venant des USA, 100′000 de la France et le reste des réserves de l’OMS). Si tous pensaient que la situation était sous contrôle, et même en voie de stabilisation, ces livraisons au Mexique n’auraient pas lieu d’être. Sauf si on se livre à une expérience grandeur nature afin de voir si le virus peut-être stoppé de front plutôt qu’en paralysant toute l’économie d’un pays pendant plusieurs semaines. Le Mexique serait alors le laboratoire de ce qui sera ou ne sera pas fait aux Etats-Unis et partout ailleurs où le virus s’étend. Cela expliquerait les mensonges de Calderon, prêt a sacrifier un certain nombres de ces concitoyens sur l’autel de l’économie mondiale.

Vous en doutez ? Pas nous ! (Mecanopolis + Redamex)

Poursuivre avec cet article. (Merci à Redamex)

00:15 > NAOMI KLEIN ET LA CRISE FINANCIÈRE – 1 -
envoyé par Mecanopolis

Partie 2 et partie 3


06:30> Mexique : Le Secrétaire fédéral de la Santé, José Angel Cordova Villalobos, a reconnu que « l’éventualité qu’apparaisse de nouveaux cas d’infection du virus de la grippe reste possible mais la phase de stabilisation se poursuit« . Comment on dit déjà… ? Hijo de la Chingada !!!

Source : elmanana.com.mx

18:30 > Une mégaporcherie états-unienne installée au Mexique et l’apparition de la grippe porcine

Le 20 mars dernier, alors que l’existence du virus de la grippe porcine n’était pas encore connue, Bertha Crisostomo, agente municipale de La Gloria, un quartier de la municipalité de Perote (État de Veracruz), sollicita l’appui du ministère de la Santé de Mexico concernant une explosion d’infections respiratoires qui affectaient 60% des 3000 habitants de l’arrondissement, soit 1600 personnes.

Également, un reportage publié par la revue Milenio, avant que soit connu l’origine de cette explosion, décrivait comment plusieurs familles avaient été victimes d’infections gastro-intestinales et respiratoires, symptômes typiques de la grippe.

José Luis Martinez, un résidant de La Gloria, de 34 ans, dit qu’il a appris de quoi il s’agissait par les médias qui décrivaient la grippe porcine et ses symptômes : fièvre, toux, douleurs dans les articulations, migraines et dans certains cas, vomissements et diarrées. « Quand on a vu ça à la télévision, dit-il, on s’est dit : c’est ça que nous avons. »

A ces doutes populaires, s’est ajouté la confirmation d’une firme de consultants états-unienne spécialisée dans la biosurveillance, Veretech Corporation, qui a identifié une communauté de Perote comme étant le lieu de l’apparition du nouveau virus de l’influenza. Lire la suite.

18:45 > Symptômes respiratoires chez 555 voyageurs entrés en Chine. Lire l’article.

19:00 > Publicités informatives des CDC diffusées depuis ce matin aux USA :

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Mardi 12 mai > Le A/H1N1 pourrait faire 30′000 morts en France

Près de 35% de la population française pourrait être touchée par la grippe porcine, ce qui pourrait entraîner 30.000 morts, a affirmé lundi Antoine Flahaut, épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) à Rennes lors d’une conférence.

« Il pourrait y avoir 30.000 décès en France », a affirmé M. Flahaut au cours d’une conférence donnée à l’EHESP, en évoquant le scénario qu’il estime le plus probable de l’évolution de la pandémie de la grippe A (H1N1).

Selon ce scénario, le pic se fera sentir « après l’été » et pourrait toucher « 35% de la population ». En comparaison, la grippe saisonnière fait selon lui en moyenne 6.000 morts par an.

Interrogée lundi soir sur France 3 sur ces déclarations, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a indiqué que M. Flahaut avait « décrit un des scénarios tout à fait possibles », mais que « l’ensemble de la communauté des experts médicaux est encore en recherche sur ce qui va se passer ».

« Nous sommes très attentifs à ce qui se passe dans l’hémisphère sud, où on va être en hiver », a dit encore Mme Bachelot. « Cela va présager sans doute de ce qui va passer dans l’hémisphère nord à l’automne », a-t-elle ajouté.

M. Flahaut ne croit pas à un scénario de type SRAS, avec des symptômes apparaissant chez toutes les victimes et des hospitalisations systématiques. Selon lui, en moyenne, la moitié des personnes infectées par le H1N1 ne ressentent pas les symptômes de la maladie.

Il ne croit pas non plus au scénario de type grippe espagnole de 1918/1919 qui aurait fait selon l’OMS au moins 40 millions de décès dans le monde en raison d’un taux très élevé « de 1 à 3% de cas de mortalité par rapport aux cas infectés ».

En revanche, il rapproche plutôt la pandémie actuelle de la grippe de Kong-Kong de 1968. « En 1968, il y a eu 30.000 morts, on ne l’avait pas vu, là on le verra », a-t-il dit devant des étudiants.

« Pour le moment en France, nous n’avons que des cas d’importation, mais je ne serais pas étonné que des gens qui n’ont pas eu les symptômes aient transmis » la maladie, a-t-il ajouté.

« Il s’agit d’un virus qui se transmet comme les autres, il n’est pas exceptionnel, il fait sa besogne », a-t-il expliqué. En moyenne, a-t-il ajouté, une personne contagieuse transmet la grippe à deux autres personnes.

« Si au niveau collectif c’est une grande menace, au niveau individuel ce n’est qu’une grippe », a-t-il expliqué. « 35% de la population malade, cela peut gripper le système, notamment le système de santé », a-t-il poursuivi.

« La pandémie, nos pays s’en sortiront sans grands dégâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent déjà, par exemple ceux qui ont des emplois précaires », a-t-il encore dit.

Concernant le vaccin, l’OMS doit se prononcer le 14 mai, a affirmé M. Flahaut. Elle devra choisir entre faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou faire un vaccin dirigé contre la pandémie, a-t-il rappelé.

« Mon sentiment est qu’ils vont faire un vaccin pandémique », a-t-il ajouté sachant que « le nouveau virus est ultra-compétitif et chassera tous les autres ». « En janvier, il n’y aura plus que du H1N1 sur la terre, le reste aura été dégommé », a-t-il ajouté.

« Chaque nation va décider de sa politique et cela ne va pas être triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde », a encore déclaré M. Flahaut. « Soit on vaccine, comme pour la grippe saisonnière, les personnes âgées et les plus fragiles, soit on veut faire barrière au virus et on vaccine les personnes stratégiques, mais c’est qui les personnes stratégiques ? », s’est-il interrogé. Source : France24

02:30 > A/H1N1 : 23′000 personnes seraient contaminées au Mexique

Quelque 23.000 personnes ont été contaminées au Mexique par le virus de la grippe A(H1N1), estime un rapport publié lundi en ligne par la revue « Science ». Ce nombre est beaucoup plus important que celui des cas confirmés officiellement dans le pays.

Le rapport, établi par la cellule sur les pandémies de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui comprend notamment les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC), estime à 23.000 les personnes contaminées au Mexique par le virus. C’est dans ce pays que l’OMS avait repéré l’éruption d’une épidémie de grippe porcine en avril.

Selon un dernier bilan, le nombre officiel de cas confirmés au Mexique s’élève à 2003 et celui des morts à 56. Au Mexique, comme dans le reste du monde, « les cas confirmés de A(H1N1) ne représentent que la partie émergée de l’iceberg », a relevé lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intérim de la santé publique aux CDC, lors d’une conférence de presse.

Aux Etats-Unis, par exemple, les statistiques fournies par les différents Etats concernent seulement les gens qui se sont rendus dans un laboratoire pour faire un test, souligne Mme Schuchat. (ATS) Source : swissinfo.ch

Merci a Redamex de nous avoir fait parvenir cette info qui confirme, comme nous l’affirmons sur Mecanopolis depuis 10 jours, que les chiffres avancés par le gouvernement mexicain ne correspondent en rien à la réalité.

20:20 > Sanofi Pasteur se prépare à affronter une pandémie

Sanofi Pasteur, leader mondial des vaccins, a assuré mardi qu’il se “préparait à affronter une pandémie” de grippe A et attendait l’envoi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la souche du virus pour fabriquer le vaccin.

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”Nous n’avons pas encore reçu de souche de l’OMS, mais c’est une question de jours et on va se préparer pour produire un vaccin en masse”, a déclaré à l’AFP Albert Garcia, épidémiologiste et porte-parole de Sanofi-Pasteur.

M. Garcia s’exprimait en marge de la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine destinée à produire le futur vaccin contre la dengue, à Neuville-sur-Saône (Rhône).

”Nous ne sommes pas en phase pandémique, même si le virus H1N1 de la grippe A a tous les profils d’un virus pandémique, mais on se prépare à affronter une pandémie”, a souligné l’épidémiologiste.

”Aujourd’hui on se prépare à l’éventualité d’une résurgence” de la grippe A, mais on n’a aucun moyen fiable de mesurer sa virulence”, a observé le Dr Elias Zerhouani, conseiller Science et Technologie de Sanofi.

”La capacité mondiale de production (d’un vaccin) est encore limité et tous les investissements dans ce domaine sont nécessaires”, a-t-il dit.

De son côté, le directeur-général de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, a souligné que le groupe disposait de trois usines dans le monde –deux aux Etats-Unis et une en France– pour la fabrication de vaccins contre la grippe saisonnière, qui fait 30.000 morts chaque année.

Seuls les deux sites américains sont capables de produire en même temps un vaccin contre la grippe A, a-t-il souligné.

Arrêter en France la fabrication du vaccin contre la saisonnière pour celui contre la grippe A constitue “une vraie question de santé publique”. “Ce n’est pas à nous de la prendre, mais à l’OMS”, a-t-il dit.

Treize cas de grippe d’origine porcine A (H1N1) étaient confirmés en France mardi en fin de matinée, sept étant considérés comme probables et 32 autres possibles étaient en cours d’investigation, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans le monde, l’épidémie de grippe A a franchi le seuil des 5.000 cas confirmés mardi, dont 61 morts, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), et 3 nouveaux pays, la Finlande, la Thaïlande et Cuba, ont annoncé avoir détecté la présence du virus.

Merci à « Je Tousse » pour cette info.

20:20 > L’OMS craint une résistance aux antiviraux

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint une résistance du virus de la grippe porcine aux antiviraux se fondant sur « les signes de résistance » de la grippe saisonnière constatés l’année dernière, a annoncé mardi l’un de ses experts en pandémie.

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« Nous sommes confrontés au risque de résistance des virus » (aux antiviraux), a expliqué Nikki Shindo au cours d’une conférence de presse téléphonique.

Le Dr Shindo a fait valoir que l’année dernière la grippe saisonnière avait montré « des signes de résistance à l’oseltamivir », la molécule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral produit par le laboratoire suisse Roche et recommandé jusqu’à présent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette résistance pourrait se développer après son passage dans l’hémisphère Sud où l’hiver, propice à la propagation de la grippe, débute, a laissé entendre l’expert de l’ONU.

Le développement d’un vaccin contre cette grippe atypique, qui a contaminé plus de 5.200 personnes dans le monde, dont 61 sont mortes, a été motivé par cette crainte, a encore expliqué le Dr Shindo.

L’OMS a convoqué jeudi un comité d’experts qui sera chargé d’étudier les modalités de production de ce vaccin.

En attendant et en dépit du risque de résistance, l’organisation a commencé à envoyer la semaine dernière quelque 2,4 millions de doses de Tamiflu à 72 pays dont le Mexique.

Roche a également annoncé mardi qu’il offrait 5,65 millions de doses supplémentaires de son médicament phare. Le laboratoire bâlois prévoit également d’augmenter ses capacités de production de l’antiviral, dont il va produire 110 millions de traitements pendant les cinq prochains mois.

« Nous ne sommes qu’au commencement de l’épidémie », a par ailleurs estimé l’expert de l’OMS, précisant que l’organisation ne s’expliquait toujours pas pourquoi les cas les plus graves avaient été enregistrés au Mexique.

« Pour l’instant, les données des Etats-Unis et du Mexique suggèrent que 9 à 10% des cas confirmés ont nécessité une hospitalisation (…) ce qui est clairement différent de ce que nous voyons avec une grippe saisonnière, a encore souligné le Dr Shindo.

Alors que le nombre de cas de grippe porcine a franchi mardi le seuil des 5.000 malades avec 5.251 cas confirmés, dont 61 morts, dans 30 pays, selon le dernier bilan de l’OMS, le Dr Shindo a indiqué que l’organisation préparait un guide de conseils pour les personnels médicaux des pays touchés par la maladie.

21:00 > Le A/H1N1 est un virus pandémique

Les caractéristiques de l’épidémie provoquée par la nouvelle souche de grippe A(H1N1), dite grippe porcine ou mexicaine, correspondent à ce qui est connu des premiers stades d’une pandémie de grippe, selon une analyse publiée aujourd’hui par une équipe internationale dans la revue Science.

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Neil Ferguson (de l’Imperial College London, GB) et ses collègues épidémiologistes et virologues évaluent que l’épidémie de grippe A(H1N1) a commencé au Mexique à la mi-février et qu’à la fin du mois d’avril près de 23.000 personnes avaient été infectées par ce virus au Mexique et 91 en étaient mortes. Un grand nombre de cas modérés de grippe ayant certainement échappé au recensement, le nombre réel pourrait aller jusqu’à 32.000 cas.

Les chercheurs estiment que le taux de mortalité est compris entre 0,3% et 1,5% au Mexique et qu’il est vraisemblablement de 0,4% en moyenne (4 morts pour 1.000 cas).

Pour ce qui est de la vitesse de transmission du virus, ils estiment qu’il y a eu 1,2 à 1,6 cas secondaire en moyenne pour une personne infectée. Ce qui est plus élevé que dans le cas d’une grippe saisonnière, au cours de laquelle 10 à 15% de la population est infectée, mais est plus faible que dans le cas d’une pandémie qui touche 20 à 30% de la population.

«Le virus se répand à un rythme attendu pour les premiers stages d’une grippe pandémique», commente Neil Fergusson. «Jusqu’à présent, il a suivi un schéma très semblable à celui de la pandémie de 1957, en termes de nombre de personnes infectées et de pourcentage de cas mortels». Moins dangereux que le virus de la grippe espagnole, ce nouveau virus doit cependant rester sous surveillance, dit-il. L’épidémie de 1957 a fait 2 millions de morts dans le monde, selon les estimations de l’OMS, alors que la grippe saisonnière cause 250.000 à 500.000 décès annuellement.

Nous devons être préparés, particulièrement pour l’automne. Actuellement, le virus ne se répand pas facilement dans l’hémisphère nord parce que nous sommes à l’extérieur de la saison normale de grippe, explique-t-il. La grippe pourrait atteindre son « plein potentiel pandémique » dans les six à neuf prochains mois.

Mercredi 13 mai > La partie émergée de l’iceberg

Le nombre de cas confirmés dans le monde pourrait n’être que « la partie émergée de l’iceberg », et le nombre de cas réels bien plus élevé que les bilans officiels, a averti la cellule sur les pandémies de l’OMS.

Ainsi cette cellule évalue à 23.000 le nombre de personnes contaminées au Mexique par le virus, alors que le bilan officiel des autorités mexicaines est de 2.224.

L’OMS a mis en garde contre une résistance du virus de la grippe A (H1N1) aux antiviraux se fondant sur les « signes de résistance » de la grippe saisonnière constatés l’an dernier.

Le Dr Nikki Shindo, expert en pandémies, a fait valoir que l’année dernière la grippe saisonnière avait montré « des signes de résistance à l’oseltamivir », la molécule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral recommandé jusqu’à présent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette résistance pourrait se développer après son passage dans l’hémisphère Sud où l’hiver, propice à la propagation de la grippe, débute, a laissé entendre l’expert de l’OMS.

En attendant le développement d’un vaccin et en dépit de ces craintes, l’organisation a commencé à envoyer la semaine dernière 2,4 millions de doses de Tamiflu à 72 pays, dont le Mexique.

01:00 > «Un tiers de l’humanité pourrait être infectée»

Si le virus de la grippe A (H1N1) maintient sa vitesse de propagation actuelle, un tiers de l’humanité pourrait être infectée. Un rapport d’experts rendu public par Science lundi soir estime ainsi pour la première fois le potentiel pandémique du nouveau virus de la grippe. Il donne raison à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, le 29 avril, a relevé son niveau d’alerte, le plaçant au stade de «pandémie imminente». Mais il faudra sans doute attendre l’automne pour que l’épidémie atteigne l’hémisphère Nord.

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Le virus va «vraisemblablement se propager autour du monde dans les six à neuf mois à venir», a déclaré un des auteurs de l’étude, Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres. «Quand il le fera, il affectera environ un tiers de la population mondiale.» Mais «cen’est pas le scénario catastrophique que craignait le monde avec la grippe aviaire», a-t-il précisé.

Quel vaccin produire?

Bien qu’il perdure une bonne dose d’incertitudes, le nouveau virus semble être moins sévère que son cousin de 1918, mais comparable à celui de 1957, estime le rapport. A cette époque, l’épidémie avait fait trois à quatre millions de morts.

L’expert se refuse toutefois à donner une estimation du nombre de morts possible. «Je ne prédis pas 3 à 4 millions de morts, a précisé Neil Ferguson au quotidien The Gua rdian.

Le monde est différent aujour­d’hui. Il est plus peuplé, mais le système de soins est aussi meilleur.» Et de rappeler que l’OMS doit décider cette semaine de faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou de faire un vaccin dirigé contre la pandémie.

Une chose est sûre, le virus est plus contagieux que la grippe saisonnière, a rappelé l’OMS. Lorsque cette dernière sévit, une personne en contact avec un malade a entre 5 et 15% de risque d’être infectée. Avec le nouveau virus, cette proportion grimpe entre 22 et 33%.

Les experts, travaillant en collaboration avec l’OMS, se sont concentrés essentiellement sur les données mexicaines, le virus étant parti du Mexique. En analysant les mouvements de voyageurs, le nombre de cas confirmés dans le monde, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que, fin avril, entre 6000 et 32 000 personnes ont été contaminées.

Données incomplètes

Selon les travaux publiés, la grippe dite mexicaine tue entre 0,4% et 1,4% de ses victimes. Le professeur Neil Ferguson reconnaît toutefois que les données sont encore incomplètes.

Enfin, les chercheurs ont confirmé que le virus est apparu pour la première fois mi-février dans le village de La Gloria, Veracruz, où 61% de la population de plus 15 ans a souffert de maladie respiratoire sévère.

Source : Tribune de Genève, 13 mai, 00:13

19:10 > Le H1N1 porcin dépasse la grippe saisonnière aux États-Unis
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire

Le rapport de la semaine 17 du CDC à propos de la grippe saisonnière aux États-Unis est frappant. La courbe normale en forme de cloche de cas détectés par les laboratoires sentinelles du CDC a soudainement été interrompue par une forte augmentation. Quoique la hauteur de la montée [de la coube] ait été poussée en quelque sorte par une surveillance accrue, attribuable à la détection du H1N1 porcin, la composition de la barre représentant la semaine 17 s’est avéré un signal évident que la grippe porcine H1N1 a pris l’assault des cas de grippe aux États-Unis. Les données initiales pour l’influenza comportaient respectivement 334 et 300 positifs au H1 et H3, mais il y a eu 326 et 304 isolats de H1N1 porcin ou de l’influenza A intypable (ce qui consiste en du H1N1 porcin n’ayant pas encore été confirmé). La mise à jour des données publiée cette semaine fut encore plus frappante, avec 370 et 342 isolats respectivement de H1 et H3, alors que le H1N1 porcin et l’influenza A intypable s’élevaient à 542 et 259. Ainsi, il est survenu davantage de H1N1 porcin que la combinaison de H1 et H3 de grippe saisonnière.

La montée des cas de H1N1 porcin a créé un retard de données [backlog] au CDC, ce qui peut être observé dans la carte des cas confirmés et cas probables (voir la carte des États-Unis). Les tests de confirmation ont été confiés aux laboratoires d’États afin d’éliminer le retard, mais peu de temps après, les laboratoires d’État ont admis que les échantillons testés n’étaient que la pointe d’un très grand iceberg, et que les futurs tests se concentreraient uniquement sur les cas les plus graves.

Ce déplacement du H1N1 porcin dans la population humaine demeure une cause de préoccupations. L’augmentation dépassant la grippe saisonnière pourrait être poussée par le gène PB2 aviaire de l’isolat porcin. La position 627 consiste en un E, qui favorise la croissance à des températures corporelles supérieures des oiseaux. La grippe saisonnière possède un K à la position 627, ce qui facilite une reproduction rapide à une température inférieure, étant compatible avec la température interne d’un nez humain en hiver.

La présence d’un PB2 aviaire pourrait offrir un avantage sélectif au cours de l’été, lorsque la grippe saisonnière chutera à des niveaux à peine détectables. Toutefois, le H1N1 porcin se déplacera vers le sud au cours des prochains mois, et se développera dans des conditions plus froides, ce qui pourrait favoriser l’acquisition du [changement] E627K via réassortiment ou recombinaison. Ce changement pourrait générer un H1N1 plus virulent à l’automne dans l’hémisphère nord.

Ainsi, le H1N1 porcin pourrait déployer deux stratégies de virus. Le H1N1 avec un PB2 aviaire dominerait l’hémisphère nord au cours de l’été, alors que le H1N1 de l’hémisphère sud ferait l’acquisition du [changement] E627K, et établirait la dominance au cours des mois d’hiver.

Ainsi, la propagation du H1N1 porcin s’effectue en vitesse supérieure, alors que l’OMS est encore à débattre si le H1N1 porcin est un H1N1 porcin, et si une pandémie de phase 6 est réellement à la phase 6.

Le H1N1 porcin ne lit pas les communiqués de presse de l’OMS.

Il ne fait qu’acquérir de l’efficacité de transmission via recombinaison homologue.

23:00 > Comme nous l’indiquions hier, plusieurs centres de recherches indiquent que le virus A/H1N1 aurait déjà muté.

Lire : Swine Flu: It’s a Mutation, But What Does it Mean? et Estudian nuevo virus que sería peor que el H1N1

Jeudi 14 mai > La grippe A (H1N1): une erreur humaine?

Adrian Gibbs, 75 ans, soutient qu’il prévoyait publier un rapport montrant que cette pandémie de grippe aurait possiblement évolué dans des oeufs utilisés pour créer des virus pour des recherches scientifiques et pour le développement de vaccins.

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Le spécialiste a dit que sa découverte permettrait de mieux comprendre la capacité du virus à se propager.

Si les recherches d’Adrian Gibbs s’avèrent véridiques, l’OMS estime que cela posera nombre de questions sur le virus de la grippe A (H1N1).

Par exemple, est-ce que ce virus a été développé pour un vaccin ou dans le cadre d’une recherche? Est-ce qu’il a été libéré par accident ou par exprès? Quelles en sont les circonstances? s’est demandé un spécialiste de l’OMS cité par l’agence de presse Bloomberg.

Tout de même, un centre pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta, aux États-Unis, a analysé le rapport et conclut qu’aucune preuve ne peut confirmer les conclusions du chercheur australien.

Source : Bloomberg

Merci à notre ami Antoine de nous avoir fait parvenir cette info.

21:00 > Qui a laissé échapper le virus A/H1N1 ?

Bien qu’il n’y ait aucune preuve formelle permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un virus créé de toutes pièces et qui aurait été répandu volontairement pour réduire la population mondiale, a expliqué LaRouche, cette hypothèse n’est pas à exclure au vu des intentions criminelles de certains courants au sein de l’oligarchie financière britannique. Lire la suite > solidariteetprogres.org

21:00 > INFORMATION A CONFIRMER : Selon une de nos  sources 636,000 étudiants et prof mexicains retournés à la maison pour symptômes apparentés à grippe A(H1N1).

Notre source semble être fiable, mais nous cherchons a recouper l’information.

21:25 > Selon le rapport du Secrétariat de l’éducation publique (SEP), 636′000 étudiants et 406 enseignants ont été renvoyés dans leurs foyers, tout en présentant des symptômes de maladies respiratoires ou étaient absents de leurs écoles, qui a plus que doublé le nombre de les membres de la communauté scolaire de maladie, l’a enregistré, mardi dernier, leur nombre était de 259 mille 592. 91′000 élèves  seraient atteint des symptômes de la grippe : forts et intenses maux de tête, forte fièvre et douleurs musculaires. Lire l’article.

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22:25 > Le leader cubain Fidel Castro a accusé jeudi le Mexique, les Etats-Unis et le Canada d’être responsables de l’ »expansion fulgurante » de la grippe porcine alors que ces pays étaient, selon lui, au courant de l’apparition du virus A(H1N1) bien avant que l’alerte ne soit donnée.

« L’expansion fulgurante (de la grippe porcine) aurait pu être évitée », écrit l’ancien président cubain Fidel Castro, 82 ans, dans un commentaire qui a été lu à la télévision nationale et publié sur le site internet cubadebate.cu.

« Serait-il possible qu’au Mexique, les 16 et 17 avril », lors de la visite du président américain Barack Obama, « personne ne savait un mot du cadeau qui serait fait au monde six jours plus tard? », se demande Fidel Castro, qui a cédé le pouvoir en 2006 à son frère Raul pour des raisons de santé.

« Pas même les services de renseignement des Etats-Unis, experts en information, ne savaient ce qui était sur le point d’arriver? », ajoute-t-il en relevant qu’Obama avait retrouvé le dirigeant mexicain Felipe Calderon ainsi que le Canadien Stephen Harper au Sommet des Amériques de Trinité-et-Tobago, les 18 et 19 avril.

Le gouvernement mexicain a donné l’alerte le 23 avril après qu’un laboratoire canadien eut diagnostiqué officiellement le premier le virus A (H1N1) sur la base d’échantillons en provenance du Mexique.

« Ce n’est pas une faveur du gouvernement du Mexique au monde comme certains le prétendent. Il faudrait maintenant remercier les trois pays associés au traité de libre-échange », le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, poursuit Castro.

Le journal mexicain La Jornada a rapporté, selon Fidel Castro, que dès le 5 avril des mesures sanitaires avaient été prises dans le village mexicain de la Gloria en raison de la grippe porcine.

Fidel Castro avait déjà accusé lundi les Mexicains d’avoir caché l’apparition de l’épidémie pour ne pas perturber la visite de Barack Obama dans leur pays. Ce qui a suscité des dénégations outrées de la part des autorités mexicaines.

Samedi 16 mai > Chers Amis,

Encore une page saturée sur le sujet du A/H1N1. Nous en placerons une nouvelle durant le week-end, le temps de compiler les nombreuses informations qui nous sont parvenues ces dernières 24h

12:00 > L’OMS lance un avertissement : la liste des cas confirmés infectés du virus de la grippe AH1N1 s’alourdit dans le monde

La liste des cas confirmés infectés du virus de la grippe AH1N1 s’est alourdi le 15 mai dans le monde. Jusqu’au 17h du 16 mai (heure de Beijing), en total, 8461 cas sont confirmés dans 38 pays du monde. Le jour même, Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, a averti en disant que le virus de la grippe AH1N1 continerait à se propager sur le globe, dont les conséquences varieraient selon les cas inconnus. Source > french.cri.cn

12:30 > Plus de 100′000 cas aux USA, selon les CDC

Le nombre réel de cas de grippe porcine aux États-Unis pourrait être « de plus de 100.000″, a  indiqué un haut fonctionnaire de la santé publique, ce qui est de loin plus élevé que les chiffres officiels de 7′415 cas confirmés par les laboratoires.

Le Dr Daniel Jernigan, chef de l’épidémiologie de la grippe pour les Centers for Disease Control and Prevention, a déclaré lors d’une conférence de presse que le nombre officiel donne une image inexacte de l’épidémie. Lire la suite.

Chers amis, avec un peu de retard, nous déménageons cette page sur le nouvel éditorial de Mecanopolis :

Le monde serait-il devenu une vaste porcherie ?


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