Category: Al-Qaeda

juin 07 2010

Le Mossad aurait utilisé Al-Qaïda dans les attentats du 11 septembre, selon le journaliste Alan Hart (vidéo)

Plus une semaine ne passe dĂ©sormais sans qu’un tĂ©moignage ne vienne alimenter la thèse de l’implication des services israĂ©liens dans les Ă©vènements du 11 septembre.

mossad

Aujourd’hui, c’est le journaliste et Ă©crivain Alan Hart, ancien reporter de la BBC et spĂ©cialiste du Moyen-Orient pour la chaine ITN, qui nous explique comment « depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit ». Ainsi, selon Hart, les sionistes et les nĂ©oconservateurs auraient utilisĂ© Al-QaĂŻda dans le 9/11 pour leurs intĂ©rĂŞts respectifs. Une thĂ©orie qui renforce l’information publiĂ©e il y a un peu plus d’un an par le quotidien algĂ©rien Ennahar, qui affirmait que l’Etat hĂ©breu entraĂ®ne des terroristes liĂ©s Ă  l’organisation de Ben Laden sur son territoire.

Agata Kovacs, Mecanopolis


Alan Hart, 9/11 et Mossad
envoyé par Mecanopolis.

Merci Ă  « Druide » pour son travail de traduction.

Transcription de l’entretien :


Alan Hart: Je vais briser une règle Ă  prĂ©sent. Je veux dire, vous avez mentionnĂ© le 11 septembre. En principe je n’en parle pas en public parce que cela fait de vous une cible pour des attaques et de fausses accusations d’antisĂ©mitisme et tout le reste, n’est-ce pas?


Kevin Barrett: Je l’ai certainement remarquĂ©.


Hart: Donc, d’entrĂ©e de jeu, j’ai gardĂ© mes distances par rapport Ă  ça, car cela leur donne un thème sur lequel ils vont se concentrer, et ils peuvent alors dĂ©tourner l’attention de votre message principal. Mais, puisque vous l’avez mentionnĂ©, je vais vous dire ce que je crois sincèrement. Je pense que cela a probablement commencĂ© comme une opĂ©ration d’un groupe musulman, d’accord? Mais je pense que cela fut très rapidement infiltrĂ© par des agents du Mossad. Ceci n’est pas un secret – je l’explique en dĂ©tail dans mon livre : depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit. Donc, ils auraient certainement infiltrĂ© celui-lĂ  (les terroristes du 11 septembre). Et je suppose qu’Ă  un moment au dĂ©but ils ont dit aux « traĂ®tres » dans la CIA, « Ce complot est en marche, que devons-nous faire? » Et les sionistes et les nĂ©o-conservateurs ont dit : « Utilisons-le ! ».


Ce qui est sĂ»r et certain dans tout ça, je crois, c’est que les tours jumelles ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol, pas par les avions. Maintenant, je vous dirai en passant que parmi les amis que j’ai certains sont consultants pour l’une des plus importantes firmes d’ingĂ©nierie civile et de construction au monde. Je ne vais pas la nommer. Mais ils ont Ă©tudiĂ© les films et ils ont conclu qu’il n’y a absolument aucun doute que les avions ont Ă©tĂ© abattus … DĂ©solĂ©, que les tours ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol. Et puis nous avons le film de ce qu’on appelle souvent les « cinq IsraĂ©liens dansants ». Saviez-vous cela Kevin ?


Barrett: Je le sais certainement. Ils cĂ©lĂ©braient les attentats. Ils avaient mis en place des camĂ©ras avant les attentats et ils se claquaient dans leurs mains en l’air ["high five"] et allumaient leur briquet en Ă©tant placĂ©s juste devant les tours jumelles.


Hart: C’est exact. Mais le fait Ă  remarquer est qu’ils avaient tous des tĂ©lĂ©phones portables. N’est-ce pas?


Barrett: C’est exact.


Hart: Ils ont d’abord Ă©tĂ© signalĂ©s comme Ă©tant des musulmans. Saviez-vous cela?


Barrett: Euh … Moyen-Orientaux est le « code » pour les IsraĂ©liens …


Hart: Bon, Moyen-Orientaux. Mais ça donnait l’impression qu’ils Ă©taient musulmans – qu’ils Ă©taient les mĂ©chants.


Barrett: C’est exact.


Hart: Donc, le FBI les a pourchassĂ©, et ces cinq gars ont fui pour Ă©viter d’ĂŞtre arrĂŞtĂ©s. Mais ils ont finalement Ă©tĂ© capturĂ©s et ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s. Et devinez quoi. Ils Ă©taient tous des agents du Mossad.


Barrett: Cela a été confirmé par [la revue] The Forward.


Hart: C’est exact. C’est un fait Ă©tabli. Alors cela dĂ©bouche sur la question : que faisaient-ils lĂ ? Cela indique qu’ils savaient, ou Ă  tout le moins, qu’ils savaient que les attaques allaient se produire. Il n’est pas impossible – et c’est Alan Hart qui spĂ©cule ici – que les avions aient Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s de transpondeurs, et que ces gars-lĂ  ont dirigĂ© les avions vers leur cible avec leur portable. Ce n’est pas impossible.


Barrett: Je suppose que ça n’est pas impossible. Il y a certainement toutes sortes d’autres possibilitĂ©s, mais l’hypothèse d’avions guidĂ©s Ă  distance est très probable, considĂ©rant que, si l’on avait prĂ©vu une dĂ©molition très complexe de trois gratte-ciels – et s’agissant lĂ  des trois plus grands bâtiments au monde Ă  ĂŞtre dĂ©truits par dĂ©molition contrĂ´lĂ©e -, il fallait bien s’assurer qu’ils soient percutĂ©s [par un objet quelconque] pour justifier leur destruction.


Hart: Et n’est-ce pas le cas, Kevin, que plusieurs de vos meilleurs pilotes ont effectivement dit que cela aurait Ă©tĂ© une tâche extrĂŞmement difficile que de diriger ces avions pour qu’ils percutent ces bâtiments.


Barrett: Eh bien, c’est vrai. J’ai reçu un certain nombre de pilotes qui sont membres des Pilotes pour la vĂ©ritĂ© sur le 11 septembre Ă  mon Ă©mission, et ils ont dit que la vitesse mesurĂ©e de l’avion, qui, lorsqu’il a heurtĂ© la tour Sud, Ă©tait proche de 600 miles Ă  l’heure au niveau de la mer, est une vitesse Ă  laquelle… enfin certains d’entre eux disent que ces Boeing 767 ne pouvaient nullement atteindre cette vitesse au niveau du sol. Ils auraient Ă©té rĂ©duits en pièces Ă  une vitesse sensiblement infĂ©rieure Ă  celle-ci par la pression de l’air au niveau de la mer, qui est beaucoup plus dense. Mais, en tout cas, [ils affirmaient] que nulle personne saine d’esprit pourrait prĂ©tendre qu’il soit possible de guider un avion Ă  cette vitesse au niveau de la mer et de percuter ces objectifs de la façon dont ils l’ont fait.


Hart: Donc, la spĂ©culation qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s d’une sorte de transpondeur et qu’ils ont Ă©tĂ© appelĂ©s vers leur cible par voie Ă©lectronique n’est pas totalement irrationnelle?


Barrett: Euh … Eh bien non, ça ne l’est pas, en fait, il est mĂŞme un peu douteux que des avions de passagers normaux soient capables de le faire avec une telle constance et Ă  une telle vitesse. Dans tous les cas, il semble très douteux que des pilotes qui ne pouvaient mĂŞme pas piloter en solo un Cessna aient pu accomplir ces prouesses incroyables pour atteindre leurs cibles.


Hart: Eh bien, [il y a] cela et deux autres choses Kevin. Nous savons qu’en fait au moins six, voire neuf des prĂ©sumĂ©s pirates de l’air qui sont prĂ©tendument morts sont en fait bien en vie … et habitent quelque part …


Barrett [l'interrompt]: Eh bien, c’est vrai. Et c’est confirmĂ© par l’article de Jay Kolar « What we now know about the 9/11 hijackers » ( »Ce que nous savons maintenant sur les pirates de l’air du 11  septembre »), qui a Ă©tĂ© publiĂ©, en fait, dans un volume paru chez un Ă©diteur scientifique europĂ©en de premier plan [Research in Political Economy, vol. 23, Elsevier, 2006]. Il est Ă©tonnant que toute la littĂ©rature acadĂ©mique soit tellement Ă  sens unique. Il n’y a pas de contre-littĂ©rature de niveau acadĂ©mique Ă  l’exception de …


Hart [l'interrompt]: Sauf pour dire « Comment osez-vous ĂŞtre Ă  ce point antisĂ©mite ?!? ». C’est la seule contre-littĂ©rature.


Barrett: Exact, exact. Et puis il y a aussi la contre-littĂ©rature de Cass Sunstein publiĂ©e dans la [revue] Harvard Law Review. C’est un diplomĂ© de Harvard qui est maintenant conseiller d’Obama, qui a Ă©crit un article sur la façon de traiter avec ces terribles thĂ©ories du complot et il a dĂ©fendu l’idĂ©e que le gouvernement devrait infiltrer ces groupes et rĂ©pandre toutes sortes d’informations variĂ©es afin de  »diffuser de la diversitĂ© cognitive » dans ces groupes et, qu’Ă  terme, il pourrait ĂŞtre nĂ©cessaire de rendre illĂ©gales les thĂ©ories du complot.


Hart: Oui, bien sĂ»r, mais un autre indicateur assez effrayant, est que nous savons que Wolfowitz et Perle ont Ă©crit ce document, dont le nom m’Ă©chappe pour le moment…


Barrett: « Rebuilding America’s Defense » [PNAC]? [Reconstruire la dĂ©fense de l'AmĂ©rique, document du Projet pour le nouveau siècle amĂ©ricain]?


Hart: Oui… mais quand ils Ă©taient conseillers de Netanyahu ….


Barrett: C’est le document « Clean Break ».


Hart: C’est celui-lĂ , le document « Clean Break ». Et la stratĂ©gie Ă©tait de se dĂ©barrasser de Saddam Hussein, de faire reculer la Syrie et d’attaquer l’Iran. Tout cela est du domaine public. Mais nous savons aussi que M. Wolfowitz, Ă  un moment parlait de la nĂ©cessitĂ© d’un incident Ă  la Pearl Harbor.


Barrett: Eh bien c’est vrai, Wolfowitz Ă©tait obsĂ©dĂ© par la valeur stratĂ©gique de Pearl Harbor. Il avait parlĂ© de la façon dont les nazis croyaient qu’ils auraient gagnĂ© la Seconde Guerre mondiale s’ils avaient eu un tel incident Ă  la Pearl Harbor pour rallier la population.


Hart: Oui, tu vois, je crois que la guerre en Irak — j’ai Ă©crit cela dans mon livre –, je crois que les deux principaux moteurs de la guerre ont Ă©tĂ© Wolfowitz et Perle. Je crois qu’ils ont ensuite Ă©tĂ© supportĂ©s et approuvĂ©s par celui que j’ai appelĂ© « Dr Strangelove » (Dr Folamour) — vous pouvez deviner de qui il s’agit, c’est le vice-prĂ©sident Dick Cheney –, et [par] l’ensemble des nĂ©o-conservateurs. Vous voyez, ce n’Ă©tait pas une guerre pour le pĂ©trole. Les gens disent que c’Ă©tait une guerre pour le pĂ©trole. J’ai parlĂ© avec les dirigeants des pĂ©trolières — puisque je connais bien certains d’entre eux — et ils m’ont dit: « Alan, ne soyez pas insensĂ© : l’industrie pĂ©trolière a besoin de stabilitĂ©! Elle n’a pas besoin de ce genre de bouleversements ». Et je pense que c’est exact.


Barrett: Ça l’est. James Petras a fait valoir cet argument de façon tout Ă  fait convaincante. Je pense que le seul contre-argument valide est que ce n’est pas tant le pĂ©trole mais la gĂ©ostratĂ©gie Ă  long terme basĂ©e sur le pĂ©trole qui rendait cela important d’occuper ces rĂ©gions du monde.


Hart: IsraĂ«l avait un autre objectif stratĂ©gique Ă  plus long terme. Il fallait se dĂ©barrasser de Saddam Hussein parce qu’il reprĂ©sentait la seule menace potentielle — je rĂ©pète, menace potentielle — ou dĂ©fi pour la domination complète de la rĂ©gion par IsraĂ«l.


Barrett: C’est un très bon point. Et maintenant, il a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©, l’Irak a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©e et empoisonnĂ©e et les intellectuels, scientifiques et techniciens ont Ă©tĂ© pourchassĂ©s et tuĂ©s par le Mossad…


Hart [l'interrompt]: Et se dirige sans doute vers la guerre civile.


Barrett: L’Irak a Ă©tĂ© supprimĂ©e en tant qu’antagoniste potentiel d’IsraĂ«l il y a très longtemps. Et maintenant, ils veulent utiliser les militaires amĂ©ricains pour aller contre l’Iran.


Hart: Vous voyez, c’est fascinant, Kevin. Je crois vraiment — et je crois vraiment — que l’Iran n’est pas le moindrement intĂ©ressĂ© Ă  se procurer des bombes nuclĂ©aires. Mais imaginons qu’ils en ont 4, 5 ou 6 ou peu importe, pensez-vous qu’il soit possible qu’ils lancent une première attaque contre IsraĂ«l? Bien sĂ»r qu’ils ne le feraient pas! Parce que s’ils le faisaient, la totalité de l’Iran serait dĂ©vastĂ© et anĂ©anti, et ils ne sont pas stupides. Et la raison pour laquelle les IsraĂ©liens font tout un cinĂ©ma en Iran c’est afin de dĂ©tourner l’attention – publique et politique – de la colonisation sioniste et du gĂ©nocide en cours en Palestine.


Barrett: C’est exactement ce que certains de mes invitĂ©s rĂ©cents ont dit. Gordon Duff qui Ă©tait Ă  mon Ă©mission il y a une semaine ou deux, fait partie d’un groupe de militaires amĂ©ricains Ă  la retraite qui avertissent que les IsraĂ©liens veulent fuir en avant en provoquant une guerre au Moyen-Orient plus Ă©tendue en vue justement de masquer leurs traces non seulement en ce qui concerne le nettoyage ethnique de la Palestine mais aussi en ce qui concerne le 11 septembre. Alan Sabrosky, qui est un ami de Gordon Duff, est très respectĂ© et accompli…


Hart [l'interrompt]: Ouais je connais Alan, je le respecte, oui.


Barrett: Il a dĂ©clarĂ© carrĂ©ment que c’est juste une simple Ă©vidence, comme vous le savez, qui saute aux yeux, que le Mossad est derrière le 11 septembre. Et donc ces gens nous avertissent qu’IsraĂ«l est susceptible de lancer une nouvelle attaque contre les États-Unis, encore une fois pour provoquer une autre guerre plus Ă©tendue au Moyen-Orient …


Hart [l'interrompt]: une attaque sous faux pavillon …


Barrett: Exact, pour être absous de leur responsabilité dans le 11 septembre et avoir des troupes là-bas cette année.


Hart: La thĂ©orie des conspirateurs est: IsraĂ«l ne peut attaquer l’Iran tout seul. Donc, il serait nĂ©cessaire d’orchestrer une opĂ©ration sous fausse bannière de manière Ă  forcer et entraĂ®ner les États-Unis dans cette guerre.


Barrett: Exactement.

(…)

mai 13 2010

« Israël est derrière le 11 septembre », selon le professeur Sabrosky (audio)

« Le 11 septembre a directement causĂ© la mort ou blessĂ© plus de 60′000 AmĂ©ricains, et Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays ont Ă©tĂ© tuĂ©es, blessĂ©es ou rendues sans-abri. C’est une une plaie actuelle ! Ce n’est pas votre blessure de l’USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam, c’est une plaie ouverte ! Et ce que les AmĂ©ricains doivent savoir, c’est que ce sont les IsraĂ©liens qui l’ont fait. Ils l’ont fait ! »

Professeur Alan Sabrosky

Sabrosky



Transcription de l’entretien :

Mark Glenn : Dr Sabrosky, bienvenue à l’émission.

Dr Alan Sabrosky : Merci beaucoup, Mark. C’est un plaisir d’être ici.

MG : Eh bien, croyez-moi, tout le plaisir est pour nous. Comme je l’ai dit, cet article que vous avez Ă©crit cette semaine – il y a très peu d’articles qui captent vraiment mon attention ces temps-ci, comme vous pouvez le comprendre, Dr Sabrosky, parce qu’il y a tellement d’informations et tant de gens qui s’expriment. Mais celui-ci a particulièrement captĂ© mon intĂ©rĂŞt et maintenu mon intĂ©rĂŞt pendant toute la lecture de cet article – que je vais vous lire ici dans une minute. Mais avant d’entrer lĂ -dedans, je vais juste aller de l’avant et vous donner la parole ici, et vous laisser dire des choses que je crois nĂ©cessaire de dire.

AS : Mark, nous nous sommes parlés plus tôt et, vous le savez, mes sentiments sont que je suis tout à fait disposé à débattre de problèmes avec n’importe qui sur n’importe quel sujet. La plupart d’entre nous ont des vues différentes sur les choses, et aucun d’entre nous, je pense, ne croit détenir toute la vérité pour lui-même. Ceux qui le croient sont des imbéciles.

Le sujet sur lequel j’ai Ă©crit cette fois a attirĂ© mon attention aussi parce que s’il y a quelque chose qui est plus important c’est la loyautĂ© : la loyautĂ© envers le pays, la loyautĂ© envers le peuple, la loyautĂ© Ă  la Constitution. Et Ă  mon grand mĂ©contentement et j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majoritĂ© des juifs amĂ©ricains donnent leur allĂ©geance Ă  un pays Ă©tranger. Ils peuvent avoir la citoyennetĂ© amĂ©ricaine, mais leur allĂ©geance va Ă  IsraĂ«l. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique qui est tout aussi malhonnĂŞte que la bigamie matrimoniale. Je ne suis pas mariĂ© en ce moment, mais quand je l’étais, la loyautĂ© envers ma conjointe Ă©tait absolue. Elle doit ĂŞtre lĂ . Je pouvais regarder et dire : « Ah ! Il y a Farrah Fawcett, » et je pouvais admirer quelqu’un lĂ -bas mais je n’ai pas offert Ă  cette personne mon allĂ©geance. Il y a une diffĂ©rence entre admirer de loin et donner allĂ©geance Ă  cette chose. Et c’est la mĂŞme chose avec un pays.

Certains de mes parents [amĂ©ricains] sont allemands, certains sont irlandais, et ils ont tous une certaine mesure d’allĂ©geance Ă  ces cultures, mais ce n’est pas une allĂ©geance politique. Il s’agit d’une appartenance sociale. C’est comme dire : « On va se tenir debout le jour de la St-Patrick », ou « On va se tenir debout Ă  l’Oktoberfest », ou « Nous allons fĂŞter ça,« et nous sommes fiers d’être allemands ou irlandais, ou quoi que ce soit d’autre. Mais aucun d’entre nous ne donne son allĂ©geance Ă  l’Irlande ou Ă  l’Allemagne. Les Juifs le font. Et si nous ne le disons pas – peu m’importe d’être taxĂ© d’antisĂ©mite – si nous ne nous levons pas pour dire, « La vĂ©ritĂ© est la vĂ©ritĂ©, leur allĂ©geance Ă  un pays Ă©tranger, ils sont des traĂ®tres », alors nous sommes malhonnĂŞtes avec nous-mĂŞmes.

MG : Ce serait une chose s’ils avaient cette allĂ©geance Ă  ce pays Ă©tranger, et que les intĂ©rĂŞts nationaux de ce pays Ă©tranger imitaient les nĂ´tres – or ce n’est pas le cas. La troisième patte de ce fauteuil est aujourd’hui un homme ayant vĂ©cu de première main le fait que les intĂ©rĂŞts nationaux de cet autre pays ne sont pas les mĂŞmes que les intĂ©rĂŞts nationaux de ce pays.

AS : Mais c’est encore plus que cela, Mark. J’ai eu une discussion amère avec un de mes cousins juifs qui a Ă©migrĂ© en IsraĂ«l et conservĂ© la nationalitĂ© amĂ©ricaine. Si quelqu’un aime un autre pays assez pour y dĂ©mĂ©nager : tant mieux pour lui. Ils y vont, et c’est tout – ils sont partis. Mais ils gardent la nationalitĂ© amĂ©ricaine afin de pouvoir continuer Ă  participer Ă  nos Ă©lections, Ă  siĂ©ger dans nos bureaux – regardez Rahm Emanuel : il a servi dans les forces armĂ©es israĂ©liennes, et non dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines, et il est de loin la deuxième personne la plus puissante de ce pays – facilement.

C’est une trahison. Je vais vous dire maintenant : si les Palestiniens avaient la même influence en Amérique, je m’y opposerais de la même manière. Je me fous de quel pays il s’agit, quelle est l’allégeance, ce qui compte pour moi, c’est que si vous êtes américain, vous aimez ce pays en premier, et en dernier, et ça s’arrête là. Et je ne m’inquiète pas que vous soyez de la Navy, de la Marine, peu importe ce que vous êtes. Phil, vous et moi serons sans doute d’accord sur ce point — et sans doute l’une des rares choses sur lesquelles un gars de la Navy et un gars de la Marine soient d’accord — mais je pense que chacun de nous est d’accord que la loyauté envers l’Amérique est la seule part non-négociables de la citoyenneté américaine.

Phil Tourney (survivant du USS Liberty) : Absolument, Alan, et je vais vous dire, vous ĂŞtre un Marine des États-Unis, cela vous est consubstantiel, et d’être un Marine – Semper Fidelis, toujours fidèle – vous ĂŞtes fidèle Ă  votre pays ; et je suis dĂ©solĂ© que vous ayez eu cette prise de bec avec votre cousine, mais vous ĂŞtes toujours fidèle Ă  votre pays et je comprends exactement d’oĂą vous venez.

** Mark, je ne pense pas que tu aies lu au début de l’émission les références du docteur. Je souhaiterais que tu le fasses, parce que ça signifie beaucoup, et cela signifie beaucoup pour moi de les entendre.

MG : Absolument, et je vais le faire dès maintenant car je suis sur le point d’entamer la lecture de cet excellent article.

Alan Sabrosky (Ph.D, Université du Michigan) est un Américain qui a oeuvré pendant dix ans dans le corps des Marines et qui est un ancien diplômé de l’US Army War College.

Maintenant, non seulement cela – Dr. Sabrosky me corrigera si je me trompe ici – non seulement vous ĂŞtes diplĂ´mĂ© de l’US Army War College, mais vous Ă©tiez le directeur des Ă©tudes pendant un certain temps – est-ce exact ?

AS : C’est exact. Pendant cinq ans et demi.

MG : Cinq ans et demi comme directeur d’études à l’US Army War College. Vous savez, de tous les titres que j’aimerais avoir à la suite de mon nom, Dr Sabrosky, celui de directeur des études au US Army War College serait certainement l’un d’entre eux.

AS : Merci beaucoup, j’apprécie.

MG : Très bien, Mesdames et Messieurs, mĂŞme si j’ai l’air de la mère d’un Ă©colier ici en lisant cet article pour vous, nĂ©anmoins, je vais le faire. Non pas comme un geste d’insulte Ă  votre intelligence – parce que je sais que vous ĂŞtes tous bien lettrĂ©s – mais j’ai Ă©tĂ© tellement impressionnĂ© par cet article qu’il soit dĂ»ment conservĂ© ici dans le contexte de cette conversation, et c’est la raison pour laquelle je vais le lire.

En date du 12 mars 2010, par le Dr Alan Sabrosky :

Le visage sombre du nationalisme juif

« Le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahou a dit un jour Ă  une rĂ©union du Likoud qu’ « IsraĂ«l n’est pas comme les autres pays. » Curieusement pour lui, cette fois lĂ  il disait la vĂ©ritĂ©, et ça n’est nulle part plus Ă©vident que dans l’exemple du nationalisme juif, qu’on lui attribue ou pas l’étiquette de « sioniste ».

Le nationalisme dans la plupart des pays et des cultures peut avoir des aspects positifs et négatifs, unifiant un peuple et, quelquefois, le poussant contre son voisin. L’extrémisme peut émerger, et l’a souvent fait, au moins en partie dans presque tous les mouvement nationalistes/d’indépendance dont je me souviens (par exemple, le mouvement nationaliste français avait La Terreur, le Kenya avait les Mau-Mau, etc.)

Mais alors que l’extrémisme des autres mouvements nationalistes est une aberration, l’extrémisme dans le nationalisme juif est la norme, montant les juifs sionistes (laïques ou observateurs) contre les Goyim (le reste du monde), qui sont potentiellement ou bien des prédateurs ou bien des proies certaines, sinon les deux successivement. Cela ne signifie pas, d’aucune façon, que tous les Juifs ou tous les Israéliens ressentent et agissent ainsi. Mais cela signifie qu’Israël est aujourd’hui ce qu’il ne peut éviter d’être, et ce qu’il serait sous n’importe quel gouvernement élu (un point que je vais développer dans un autre article).

Les différences entre le nationalisme juif (le sionisme) et celui d’autres pays et cultures, sont selon moi quadruples :

1. Le sionisme est un vĂ©ritable balai de sorcière de xĂ©nophobie, de racisme, d’ultra-nationalisme, de militarisme, ce qui le place en dehors d’un simple « contexte nationaliste » – par exemple, quand j’étais en Irlande (dans les deux portions), je n’ai vu aucune indication selon quoi les PIRAs ou quelqu’un d’autre faisaient pression pour qu’une Irlande unie planifie d’envoyer les protestants dans des camps ou Ă  l’extĂ©rieur du pays, bien qu’il puisse très bien y en avoir une poignĂ©e qui pense ainsi – et qui dĂ©passerait de loin les misères infligĂ©es par les nazis ;

2. Le sionisme sape la loyautĂ© civique de ses adhĂ©rents dans les autres pays, ce que les autres mouvements nationalistes (et mĂŞme des mouvements ultra-nationalistes comme le nazisme) n’ont pas fait – par exemple, une grande majoritĂ© des Juifs amĂ©ricains, y compris ceux qui n’ont pas ouvertement la double citoyennetĂ©, Ă©pousent une forme de la bigamie politique appelĂ©e « double loyautĂ© » (Ă  IsraĂ«l et aux États-Unis) qui est tout aussi malhonnĂŞte que la bigamie matrimoniale, les tentatives de faire impasse sur la prĂ©sĂ©ance qu’ils accordent Ă  IsraĂ«l par rapport aux États-Unis (beaucoup de Rahm Emanuel lĂ -bas qui ont servi dans l’armĂ©e israĂ©lienne mais PAS dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines), et n’a absolument aucun parallèle dans le sens d’une identitĂ© nationale ou culturelle adoptĂ©e par n’importe quel autre groupe ethnique ou racial dĂ©finissable aux États-Unis – mĂŞme le Bund nazi aux États-Unis a disparu une fois que l’Allemagne et les États-Unis sont entrĂ©s en guerre, avec la quasi-totalitĂ© de ses membres se portant volontaires dans les forces armĂ©es amĂ©ricaines ;

3. L’« ennemi » des mouvements nationalistes normaux est la puissance occupante et peut-être ses alliés, et une fois l’indépendance assurée, des relations normales avec la puissance occupante sont vraiment la norme, mais pour le sionisme presque tout le monde extérieur est un ennemi réel ou potentiel, ne différant qu’en terme de proximité et de position dans sa très longue liste d’ennemis (qui est maintenant la liste des cibles des États-Unis) ; et

4. Presque tous les mouvements nationalistes (y compris les irrĂ©dentistes et les variantes sĂ©cessionnistes) ont l’intention de crĂ©er un État indĂ©pendant Ă  partir d’une population en place ou pour rĂ©unir un peuple sĂ©parĂ© (comme les Allemands des Sudètes dans les annĂ©es 1930) – il est très rare qu’il comprenne le dĂ©placement massif d’une autre population indigène, qui est beaucoup plus commune dans les mouvements colonialistes rĂ©ussis tels qu’aux États-Unis – et peut-ĂŞtre une raison expliquant que la plupart des AmĂ©ricains ne se sentent pas concernĂ©s par ce que les IsraĂ©liens font subir aux Palestiniens, mĂŞme s’ils le savaient, puisque ce n’est pas tellement diffĂ©rent de ce que les EuropĂ©ens d’AmĂ©rique du Nord ont fait aux AmĂ©rindiens ici sur une plus longue pĂ©riode de temps et avec une technologie peu dĂ©veloppĂ©e.

Les implications pour les perspectives de paix au Moyen-Orient, et pour d’autres pays sous l’emprise (ou pas) de leurs lobbies juifs domestiques, donnent le frisson. Le fait que le livre du DeutĂ©ronome prenne vie dans un État dotĂ© d’un arsenal nuclĂ©aire serait suffisant pour donner Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  quiconque n’est pas soumis par l’argent ou la corruption – qui de nos jours englobe le gouvernement des États-Unis, compte tenu de l’inclination d’IsraĂ«l Ă  lancer de la boue dans le visage de l’administration Obama et compte tenu de l’inclination visible Obama Ă  accepter cela avec le sourire, l’ « Oncle Tom » de Bibi Netanyahou vient Ă  Washington.

Feu le gĂ©nĂ©ral Moshe Dayan, qui – sionistes ou pas – fait partie de mon propre PanthĂ©on honorifique des hĂ©ros militaires, aurait apparemment fait remarquer que la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l dĂ©pend du fait qu’elle soit perçu par autrui comme un chien enragĂ©. Il avait sans doute raison. Mais il a nĂ©gligĂ© de noter que la rĂ©ponse prĂ©fĂ©rĂ©e de tout le monde est de tuer ce chien enragĂ© avant qu’il puisse dĂ©cider de se dĂ©chaĂ®ner et de mordre. Il s’agit d’une option Ă  considĂ©rer. »

MG : C’est ce qu’écrit Alan Sabrosky PhD, ancien directeur des études à l’US Army War College.

Dr. Sabrosky, je ne peux penser Ă  aucun autre article que j’aie lu, de mĂ©moire rĂ©cente, qui rĂ©sume essentiellement le problème auquel nous avons affaire en ce moment de manière plus prĂ©cise et aussi succincte que cet essai que vous avez Ă©crit. Vous avez, pour toutes fins pratiques, enfoncĂ© le clou de cette affaire. Je suppose que la raison pour laquelle je suis tellement enthousiasmĂ© par cet article, Dr Sabrosky, est que l’une des choses que j’ai notĂ© au sujet de ce problème auquel nous faisons face – en termes de sionisme, de la puissance du lobby juif, et tout le reste – c’est que tout est enveloppĂ© dans un brouillard de confusion ou de mystère, et cela, je crois, de façon dĂ©libĂ©rĂ©e. Je pense que c’est l’un des principaux Ă©lĂ©ments expliquant le fait que ce puissant intĂ©rĂŞt Ă©tranger soit en mesure d’obtenir ce qu’il veut. Je veux dire, regardons les choses en face : il s’en est tirĂ© avec l’attaque d’un navire amĂ©ricain durant près de deux heures et tuant 34 hommes – c’était un acte de guerre, et ils s’en sont tirĂ©s. Non seulement ils s’en sont tirĂ©s, ils ont mĂŞme Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s par trois milliards de dollars par annĂ©e minimum. Quand on regarde les deux guerres dans lesquelles les États-Unis se retrouvent, et sur le seuil d’au moins deux autres, et tout cela au profit d’un certain pays Ă©tranger assis sur la rive orientale de la mer MĂ©diterranĂ©e – ils ont eu un franc succès Ă  mettre tout cela en place et je pense que l’une des principales composantes de cela est le fait que très peu de gens comprennent rĂ©ellement la nature du problème – et je pense que votre article rĂ©vèle essentiellement le problème, qui est que lorsque vous avez des gens qui essaient de dire qu’ils sont fidèles aux États-Unis et, en mĂŞme temps, fidèles Ă  un gouvernement Ă©tranger, c’est un mensonge.

AS : Ça l’est, et c’est plus que cela, Mark. Ce que nous devons proclamer bien haut, c’est que non seulement ils ont attaqué le USS Liberty, ils ont fait le 11 septembre. Ils l’ont fait.

J’ai eu de longues conversations au cours des deux dernières semaines avec des contacts à l’Army War College, au Siège du corps de la Marine, et j’ai dit très clairement dans les deux cas qu’il est à 100% certain que le 11 septembre était une opération du Mossad [services secrets israéliens]. Point final.

Vous savez, Phil, je ne dĂ©nigre pas ce qui est arrivĂ© au USS Liberty, pas le moins du monde – vous comprenez cela – mais pour la plupart des AmĂ©ricains ce qui est arrivĂ© au USS Liberty, ou au Vietnam, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant, c’est de l’histoire ancienne. Vous savez, ils peuvent ĂŞtre prĂ©occupĂ©s Ă  ce sujet, mais ils ne vont pas se mettre en colère Ă  ce sujet.

Le 11 septembre a directement causé plus de 60 000 Américains morts et blessés, Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays nous avons tués ou blessés ou rendus sans-abri, et c’est une plaie actuelle. Ce n’est pas votre blessure du USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam. Nous en avons tous les deux, chacun de nous s’en préoccupe. Mais c’est une plaie ouverte. Et ce que les Américains ont besoin de comprendre, c’est que c’est eux qui l’ont fait. Ils l’ont fait. Et s’ils comprennent cela, Israël va disparaître. Israël va tout simplement disparaître de cette Terre.

J’ai envoyĂ© un film Ă  l’un de mes collègues et cela montrait essentiellement des AmĂ©ricains endeuillĂ©s alors que leurs morts sont rapatriĂ©s. Et je l’ai montrĂ© l’un d’eux – c’est une femme – le coeur complètement arrachĂ© par la douleur en train de pleurer son soldat mort. Et j’ai dit, vous le savez, si jamais les AmĂ©ricains savent qu’IsraĂ«l a fait cela, ils vont les rayer de la surface de la Terre, et ils ne vont pas s’en faire pour eux comme lorsqu’on tue un rat – pardonnez mon langage – de ce que cela va coĂ»ter. Ils n’auront pas de pitiĂ©. Ils vont le faire. Et ils le devraient. Et ils le devraient.

PT : Alan, votre article et votre cĹ“ur et votre tĂ©moignage et ce que vous croyez en est dĂ©chirant pour moi. C’est comme nos pères fondateurs, et leurs ombres, qui parlent et qui disent : « Nous devons rĂ©soudre ce problème, nous devons le faire Ă  notre manière, et nous devons le faire maintenant, ou nous seront terrassĂ©s. »

AS : Exactement. Absolument, Phil. Je suis entièrement d’accord.

TP : Votre article doit être expédié à la Bibliothèque du Congrès immédiatement.

AS : Eh bien, je peux vous dire qu’il est lu par certaines personnes au siège du corps des Marines et à l’Army War College. Je leur ai envoyé la semaine dernière et j’ai eu de longues discussions avec les gens là-haut, et il y a certaines personnes très, très mécontentes.

MG : Que disent-ils, si vous pouvez parler de cela, Dr Sabrosky ?

AS : L’étonnement. La première chose, Mark, est l’étonnement. Ils ne savaient pas. Ils ne savaient vraiment pas. Et ce ne sont pas des gens stupides. Ils ne savaient vraiment pas.

Et la rĂ©action suivante est la rage. Une vĂ©ritable rage. Et les sionistes jouent ceci comme un pari « tout ou rien », parce que s’ils perdent celui-ci, si le peuple amĂ©ricain rĂ©alise ce qui s’est passĂ©, ils sont finis.

Et je vais vous dire franchement – je ne pense pas que l’un de vous ait une ascendance juive. J’en ai. Vous savez, j’ai un grand-parent qui est juif. Comme nous en parlions moi et Phil Weiss de Mondoweiss – c’est un juif qui publie beaucoup d’articles critiques sur IsraĂ«l – et j’ai dit que pour le Rabbinat orthodoxe je ne suis pas un Juif. Mais pour les nazis, je suis passĂ© par lĂ . Et si cela explose, je vais tomber avec le reste d’entre eux. Et je le sais. Je le sais tout simplement. Mais si tel est le prix pour refaire l’AmĂ©rique Ă  neuf…

Quand j’ai prĂŞtĂ© serment il y a 51 ans au sein du corps de la Marine des États-Unis, personne ne nous a promis la vie. Personne ne l’a fait. Ils nous ont promis le devoir, la fidĂ©litĂ© et le service – et peut-ĂŞtre la mort. Et c’est comme ça qu’ils nous parlait en 1959. Je ne pense pas qu’ils leur parlent encore ainsi. Mais en 1959 ils le faisaient, et si ma mort Ă©tait une condition nĂ©cessaire pour sauver l’AmĂ©rique – alors, qu’importe, j’aurais pu mourir au Vietnam. C’est mon service, mon pays, mon corps [de la Marine]. Et, Phil, c’est comme vous dans la Navy : nous avons signĂ© pour cela et nous aimons notre service. Et aucun de nous ne veut mourir. Certes, je ne le veux pas. Je ne pense pas que l’un de vous ne le veuille. Mais si c’est le prix, alors c’est le prix que j’aurai Ă  payer. Je le pense vraiment.

PT : Quand vous parlez des Marines, j’ai le plus grand respect et je connais votre devoir envers votre pays. Lorsque la torpille a frappé notre bateau et que je suis entré dans la partie inondée, devinez qui j’ai tiré de là : un soldat de la Marine des États-Unis, du nom de Bryce Lockwood. Et il était accroché à un autre marin et lui sauva la vie, et il a reçu une étoile d’argent. Dieu le bénisse pour cela.

Et je comprends de tout mon cĹ“ur ce qu’il y a dans le vĂ´tre, car je l’ai dans mon cĹ“ur. Je n’ai pas appris en devenant un marin en tant que tel, mais je l’ai appris par la grâce de Dieu pour sauver notre navire, je l’ai appris par des savants comme vous, je l’ai appris par des bons amis comme Mark Glenn et mes compagnons de bord – et je l’ai appris Ă  travers les actions d’IsraĂ«l. Et quand vous m’avez frappĂ© très, très fort il y a tout juste une seconde lorsque vous avez parlĂ© du 11 septembre. Vous ĂŞtes très prĂŞt Ă  dire que, oui, ils l’ont fait, le 11 septembre. Oui, ils ont fait. Et, vous savez, mon cĹ“ur s’est brisĂ©. Et j’ai vu cet avion – le dernier – entrer dans la tour. Et de voir cela … Je veux dire, je sais que c’est dans votre cĹ“ur, et dans celui de Mark, et tout les autres, de voir vos compatriotes amĂ©ricains massacrĂ©s et assassinĂ©s comme ils l’ont fait au USS Liberty. Alan, c’est quelque chose qui, si nous ne parlons pas, si nous n’avertissons pas les gens Ă  ce sujet – je crois que Dieu veut que nous le fassions – et si nous ne le faisons pas : honte Ă  nous.

AS : Je suis amplement d’accord Ă  ce sujet, et je vais vous le dire – j’ai un rĂŞve, comme Martin Luther King Jr. a dit un jour, et mon rĂŞve est que les 5e et 6e flottes des États-Unis attaquent IsraĂ«l et le rasent. Et c’est la fin de ce rĂŞve.

MG : Juste pour le rappel, Dr Sabrosky, c’était il y a trois ans – et je me souviens distinctement que j’étais Ă  une Ă©mission de radio au cours des prĂ©paratifs pour la rĂ©union des gars du Liberty qui allait avoir lieu Ă  [Washington] DC – et j’ai fait une prĂ©diction en ondes que je pensais de tout mon cĹ“ur Ă  l’époque et je le crois toujours de tout mon coeur, qu’un jour, d’une manière ou d’une autre – je ne sais pas exactement comment cela va se passer – je m’en doute – qu’un jour et d’une façon ou d’une autre, peut-ĂŞtre beaucoup plus tĂ´t qu’aucun de nous s’y attend, les États-Unis vont se trouver en guerre avec IsraĂ«l. Et je veux dire une vraie guerre de tirs.

Maintenant, techniquement parlant, nous sommes en guerre avec elle parce qu’elle est en guerre avec nous. Elle cherche à nous détruire. Nous ne l’avons tout simplement pas réalisé pour le moment.

Ma prĂ©diction personnelle est que, probablement, – encore une fois, plus tĂ´t qu’aucun d’entre nous pourrait s’y attendre ou ne souhaite l’envisager – IsraĂ«l va commettre un autre 11 septembre. Elle va faire un nouveau USS Liberty. De toute Ă©vidence, certaines personnes assez puissantes dans certains lieux très visibles, comme le prĂ©sident du Joint Chiefs of Staff, Mike Mullen, pense que c’est une possibilitĂ©, Ă©tant donnĂ© qu’il a coupĂ© court Ă  un voyage qu’il avait fait en l’Europe il y a quelques annĂ©es pour s’empresser d’aller en IsraĂ«l pour rencontrer son homologue et l’avertir en termes non Ă©quivoques combien il Ă©tait important qu’il n’y ait pas un second USS Liberty.

Ainsi, concernant ce que vous deux venez de parler, que nous avons besoin d’en parler, je vais proposer une autre thĂ©orie ici pour en discuter. Nous aurions dĂ©jĂ  eu ce second 11 septembre, ou ce second USS Liberty – cela aurait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© un fait accompli si ce n’était du fait qu’un nombre croissant de personnes ont parlĂ© de ce problème depuis le 11 septembre.

Je pense qu’IsraĂ«l a regardĂ© tout cela et s’est dit : « Nous devons laisser les choses se refroidir un peu pour le moment – si nous essayons une nouvelle tentative dès maintenant, alors nous sommes cuits : nous allons faire Ă©clater notre couverture. »

AS : Ce n’est pas seulement une question de souffler notre couverture. Si jamais les AmĂ©ricains comprennent vraiment cela – ils sont de l’histoire ancienne. Ce sera une guerre sanglante et brutale – et ils disparaĂ®tront. Je veux dire, ça ne sera mĂŞme pas un match serrĂ©. Et ils le savent. Ce qu’ils comprennent, je crois, aussi, c’est que leur influence est sur les nominations politiques. Leur effet de levier n’est pas dans les services en uniforme [militaire].

Si vous consultez l’Army Times, le Navy Times, ou n’importe lequel des journaux de n’importe quel service, vous avez une vision très diffĂ©rente de celle que l’on voit lorsqu’on regarde le Congrès et la Maison Blanche. Et l’armĂ©e n’a pas Ă©tĂ© achetĂ©e. L’armĂ©e est fidèle mais elle n’a pas Ă©tĂ© achetĂ©e. Et si jamais elle comprend cela – qu’elle le comprend vraiment, vraiment profondĂ©ment – et c’est ce que j’ai constatĂ© lorsque j’ai remis certaines de ces informations Ă  l’Army War College et au siège du Corps des Marines – et j’ai mentionnĂ© Ă  l’un de mes contacts au siège du Corps des Marines, j’ai dit : « Tu sais, ils ont fait le 11 septembre …, » et il a rĂ©pondu : « Vous n’y pensez pas.  » J’ai dit : « Absolument ».

Et si jamais ils comprennent cela, ces gens là sont de l’histoire ancienne.

MG : Eh bien, maintenant laissez-moi vous demander quelque chose, docteur, et Ă©videmment je comprends que nous avons besoin de protĂ©ger les noms des innocents ici…

AS : Il n’y a pas innocents ! [Rires]

PT : Je suis d’accord.

MG : Je voudrais en savoir un peu plus à ce sujet. Je veux dire, ces conversations que vous avez avec vos collègues qui sont encore en service en uniforme. Quelle est leur réaction lorsque vous leur dites de telles choses ?

AS : La première est l’incrĂ©dulitĂ©, et ce que je leur montre immĂ©diatement après, c’est une entrevue avec un expert en dĂ©molition danois nommĂ© Danny Jowenko, et ça montre le troisième bâtiment du World Trade Center en train de tomber – le WTC 7. Et ils regardent ça, et je leur ai dit : « Maintenant, vous comprenez que si l’un des bâtiments a Ă©tĂ© câblĂ© pour ĂŞtre dĂ©moli, ils ont tous Ă©tĂ© câblĂ©s pour ĂŞtre dĂ©molis. » Et c’est tout. C’est le point de bascule.

Je veux dire, entrer dans les arguments au sujet de qui Ă©tait aux commandes de quoi, et oĂą ils Ă©taient, et s’il y avait de la nano-thermite – ces choses sont vraies, mais elles sont accidentelles. La chose qui est nĂ©cessaire est de dire aux gens : trois bâtiments sont tombĂ©s ; le troisième n’a pas Ă©tĂ© touchĂ© par un avion, il a Ă©tĂ© câblĂ© pour une dĂ©molition contrĂ´lĂ©e, par consĂ©quent, ils ont tous Ă©tĂ© câblĂ©s pour une dĂ©molition contrĂ´lĂ©e. Et Ă  partir de cet instant, la rĂ©action est la rage. L’incrĂ©dulitĂ© d’abord et puis ensuite la rage.

MG : Eh bien, je dois vous dire, que je trouve cela très encourageant, car sur la base des conversations superficielles que j’ai eu avec certains militaires – et je fais très attention Ă  ce que je dis parce qu’on ne sait jamais sur quoi on marche lorsqu’on dĂ©marre une discussion de ce type avec l’un d’entre eux – Ă  partir de ces conversations rapides que j’ai eues avec certains d’entre eux, ils ont aucune idĂ©e et ne veulent pas en entendre parler. Ils sont fidèles au drapeau qui est sur l’écusson de leur manche gauche, et l’idĂ©e que le gouvernement puisse ĂŞtre impliquĂ© d’une manière ou d’une autre dans toutes sortes de hauts crimes et de trahison contre le peuple amĂ©ricain est impensable pour eux, ainsi je suis heureux d’entendre qu’il reste encore quelque matière grise et quelque patriotisme – au moins dans les milieux auxquels vous avez accès, Dr Sabrosky.

AS : Eh bien, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas l’entendre, c’est qu’ils ne le savent pas. Ce que j’ai fait quand je l’ai prĂ©sentĂ© Ă  ces gens et que je leur ai dit, « Examinez seulement ce point-lĂ  – il suffit de regarder cette image. Je ne vais pas vous donner d’arguments – il suffit de regarder. » Et ils regardent le film et, sans exception, ils reviennent en disant : « Ils l’ont fait, n’est-ce pas. » Je leur ai dit, « Ouais – ils l’ont fait. »

** PT : Puis-je vous interrompre ici une seconde – je voulais juste mentionner, parler des militaires, certains des militaires les plus distinguĂ©es que j’aie eu le plaisir de rencontrer … L’amiral Thomas Moore, l’ancien chef d’état-major qui nous a soutenu du dĂ©but Ă  la fin dans l’enquĂŞte sur le USS Liberty, et ainsi de suite et ainsi de suite.

Et puis Ray Davis – il Ă©tait un commandant du corps de Marine des États-Unis. Il a dit directement – cela ne concerne Ă©videmment pas le 11 septembre – que le USS Liberty n’était pas une erreur d’identitĂ©, c’était un meurtre de sang-froid, prĂ©mĂ©ditĂ©. Donc, il y a des gens dans l’armĂ©e [qui savent].

Ces gars Ă©taient retraitĂ©s Ă  l’époque – mais quand vous Ă©duquez les gens, comme vous faites, Alan, les gens qui servent dans l’armĂ©e maintenant, vous avez parfaitement raison : ils ne savent pas, car personne ne sait. Cela a Ă©tĂ© cachĂ©. Tout a Ă©tĂ© cachĂ©. Cela a Ă©tĂ© si bien camouflĂ© que ça prendrait presque un messie pour nous sortir de lĂ .

MG : Dr Sabrosky, je voulais vous demander – puisque nous sommes dans une certaine mesure en train de pronostiquer aujourd’hui, et de faire des prĂ©dictions – que pensez-vous qui va se passer ?

Je veux dire, j’avais une conversation avec quelqu’un l’autre jour à propos de la situation avec l’Iran, et le fait est que, indépendamment de savoir si l’Iran poursuit activement ou pas la construction d’une arme nucléaire, le fait est qu’Israël ne peut se permettre que cette guerre n’ait pas lieu. Quelque chose doit se produire, même si c’est juste quelques bombardements en Iran et puis rendre ça vraiment spectaculaire grâce au contrôle des médias. Ils doivent faire quelque chose pour récupérer une partie de leur image publique, alors seriez-vous d’accord avec moi sur ce point, et en supposant que vous êtes d’accord avec moi à ce sujet, que pensez-vous qu’Israël fera dans un proche avenir ?

AS : Nous allons avoir la guerre contre l’Iran. Et je suppose que la « rue arabe » va exploser.

PT : Je suis d’accord.

AS : Et les forces amĂ©ricaines, les unitĂ©s amĂ©ricaines, comme siège de la 5e Flotte Ă  BahreĂŻn, tout le reste – il va y avoir une liste de victimes desquelles nous n’allons mĂŞme pas nous prĂ©occuper.

PT : Alan, je pense que cette chose était prédestiné dès le premier jour. Ça a commencé en Afghanistan. Ils vont ensuite en Irak et l’Iran était le gros morceau de résistance prévu depuis le début. Qu’en pensez-vous ?

AS : Oui. Pas de doute là-dessus. Et en fait, si la résistance irakienne n’avait été si forte cela aurait déjà eu lieu dans la seconde administration Bush.

PT : Absolument. Je suis d’accord à 100%.

MG : Donc, toutes ces rĂ©ticences, la rĂ©ticence – peu importe comment vous voulez l’appeler – ce qui semble ĂŞtre de la rĂ©ticence de la part de l’administration Obama – qu’est-ce qui se passe selon vous ? Je veux dire, regardez, juste la semaine dernière nous avons eu quelques choses que je considère assez dramatiques qui ont Ă©tĂ© dites par l’administration Obama en ce qui concerne IsraĂ«l et les colonies de peuplement et quoi d’autre. Qu’en est-il ? Est-ce lĂ  rien de plus que de la gesticulation de la part de l’administration Obama ou sont-ils vraiment en train de se replier ?

AS : L’administration Obama n’a pas retenu un seul dollar, un seul avion – rien. Les mots ne valent pas grand chose.

Les IsraĂ©liens ont commis une erreur tactique en insultant Biden – et Biden n’est pas un de mes favoris, mais il est un gars intelligent de la rue et il n’aime pas ĂŞtre humiliĂ©. Cela fait partie de la donne. Mais rien ne s’est produit de façon Ă  affecter concrètement quoi que ce soit que nous donnons Ă  IsraĂ«l. Rien. Et tant que rien ne se passe qui puisse affecte concrètement ce que nous leur donnons, rien d’autre n’a d’importance.

MG : Pourquoi ne sommes-nous pas déjà en guerre avec l’Iran alors ?

AS : En partie parce que nous ne pouvons pas trouver une excuse suffisante pour justifier cela et pour nous permettre de nous soustraire à ce que nous faisons en Afghanistan et, dans une moindre mesure, en Irak. C’est qu’il y a juste un petit trop à gérer.

Je suis sûr que le schéma était le suivant : l’Afghanistan en 2001, l’Irak en 2003, l’Iran en 2005, la Syrie en 2007. Le problème est que la résistance irakienne n’a pas laissé cela se produire. Alors maintenant, l’échéancier est un peu différent, et je ne suis pas sûr de savoir comment cela va se jouer, mais je pense que de la manière dont nous sommes partis, c’est d’essayer de créer un prétexte pour une guerre.

Et une fois que la guerre a lieu, les gens peuvent poser des questions, mais cela ne change rien au fait de la guerre.

MG : Vous avez raison. S’il y a quelque chose que nous avons appris du Vietnam c’est qu’une fois que les troupes se sont engagés, pour une bonne ou une mauvaise raison, vous soutenez les troupes. C’est une des choses que j’ai remarqué avec la première guerre du Golfe, et c’était bien avant que je connaisse quoi que ce soit à tout ça.

J’ai pensĂ©, Ă©tant jeune, qu’en regardant le genre de manifestations qui ont eu lieu – et j’étais Ă  l’universitĂ© au moment de la première guerre du Golfe – quand on regarde le genre de manifestations qui ont eu lieu durant le Vietnam – et bien sĂ»r dans les collèges vous aviez quelques personnes grommelant et disant ceci ou cela, mais, en gĂ©nĂ©ral, les nĂ©o-conservateurs ont vraiment jouĂ© magnifiquement la guerre du Vietnam – si un tel mot peut ĂŞtre utilisĂ© pour quelque chose d’aussi tragique. Et ne vous mĂ©prenez pas, Dr Sabrosky : je sais que vous ĂŞtes un vĂ©tĂ©ran du Vietnam et je tiens ces gars-lĂ  en plus haute estime aussi, et quand je dis qu’ils ont jouĂ© cette chose magnifiquement, c’est qu’ils ont rĂ©ussi Ă  faire passer les manifestants pour des ĂŞtres grotesques, laids, des gens antipatriotiques, au point oĂą, lorsque la grande guerre suivante a commencĂ©, personne n’oserait Ă©lever la voix contre les troupes de la façon qu’ils l’ont fait pour le Vietnam.

AS : Oui, absolument. Mark, je vais devoir quitter dans une minute. Si je pouvais faire une sorte de dĂ©claration finale … Et je pense que vous me seconderez Ă  ce sujet.

Rien pour moi n’est plus important que la loyauté ou l’allégeance à mon pays. Rien. Mais cela nécessite que mon pays et mon gouvernement se comportent d’une manière honorable. Notre gouvernement, aujourd’hui, ne se comporte pas de façon honorable. Et il y a quelque chose dans la Déclaration d’Indépendance qui dit que chaque fois qu’une forme de gouvernement devient oppressante, il est du droit et du devoir du peuple de la modifier ou de l’abolir, et je pense que nous sommes rendus au point où nous devons la modifier ou la supprimer. Et je dis cela en tant qu’homme qui est toute sa vie resté fidèle aux États-Unis.

PT : Je vous comprends. Que Dieu vous bénisse pour cela. Que Dieu vous bénisse.

MG : Mesdames et messieurs : « Le visage tĂ©nĂ©breux du nationalisme juif ». A consulter sur Internet – je ne pense pas que vous ayez du mal Ă  le trouver. RĂ©digĂ© par notre très bon ami et invitĂ© spĂ©cial de ce soir : Dr Alan Sabrosky.

Docteur, j’espère que nous aurons la chance de vous recevoir à l’émission dans un proche avenir, et d’ici là s’il vous plaît continuez votre excellent travail. Honnêtement, autant que cela va sonner prétentieux pour vous, il y a très peu de gens, comme je l’ai dit, qui disent quoi que ce soit qui fasse en sorte que je vais m’asseoir et porter une attention particulière, et vous êtes certainement l’un d’entre eux.

AS : Je comprends cela, Mark. Prenez soin de vous.

Phil, salutations les plus chaleureuses. Semper Fi Ă  vous, mon ami.

PT : Semper Fi. Que Dieu vous bénisse, monsieur, et nous allons nous reparler.

Source : News of  Tomorrow pour la version française

The information underground pour la version originale

mar 13 2010

L’Ă©trange conversion Ă  l’islam de l’otage espagnole libĂ©rĂ©e par Al-Qaeda au Maghreb

Al-Qaeda au Maghreb islamique  (AQMI) a annoncĂ© vendredi dans un communiquĂ© que l’humanitaire espagnole gardĂ©e otage 100 jours en Mauritanie avait Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e car elle s’Ă©tait volontairement convertie Ă  l’islam.

Une nouvelle manipulation du pouvoir militaire algĂ©rien, pour lequel Al-Qaeda au Maghreb n’est qu’un instrument pour consolider leur mainmise sur les richesses du pays et pour se lĂ©gitimer auprès des puissances occidentales, en particulier auprès des États-Unis grâce Ă  l’adhĂ©sion Ă  sa « Guerre contre le terrorisme ».

aqmi

Dans un communiquĂ© diffusĂ© sur le site as-ansar.com, AQMI ajoute avoir Ă©galement pris en compte l’Ă©tat de santĂ© d’Alicia Gamez, 35 ans, qui a « pris le nom d’AĂŻcha » après sa conversion.

Les deux collègues masculins d’Alicia Gamez, Roque Pascual et Albert Vilalta, prĂ©tendument bĂ©nĂ©voles comme elle de l’ONG Barcelona Accion Solidaria sont toujours aux mains de leurs ravisseurs. Ils avaient Ă©tĂ© enlevĂ©s le 29 novembre dernier.

Services secrets algériens et hydrocarbures

Rappelons qu’Al-Qaeda au Maghreb (AQMI) est une organisation nĂ©e en 2007 sur le cendres du Groupe salafiste pour la prĂ©dication et le combat (GSPC). L’exploitation des informations disponibles sur ce groupe, combinĂ©e Ă  l’analyse des singularitĂ©s du rĂ©gime algĂ©rien depuis 1962, ne laisse place Ă  aucun doute : Al-Qaeda u Maghreb est une crĂ©ation des services secrets de l’armĂ©e algĂ©rienne, le DĂ©partement de renseignement et de sĂ©curitĂ© (DRS, ex-SĂ©curitĂ© militaire), dont les chefs contrĂ´lent, depuis la guerre civile des annĂ©es 1992-1999, la rĂ©alitĂ© du pouvoir.

L’intensification des actions terroristes depuis 2006 en AlgĂ©rie s’explique par celle de la lutte des clans au sein du pouvoir pour le contrĂ´le de la manne pĂ©trolière (considĂ©rablement accrue par l’envolĂ©e des prix des hydrocarbures) : celui du gĂ©nĂ©ral Mohammed  » Tewfik  » MĂ©diène, chef du DRS depuis 1990, a vu sa prééminence contestĂ©e par le  » clan Bouteflika « , qui conteste l’alliance privilĂ©giĂ©e nouĂ©e avec les États-Unis pour l’exploitation des hydrocarbures par le  » clan Tewfik « . D’oĂą le choix de ce dernier, pour dĂ©stabiliser le clan adverse, de multiplier les actions terroristes du GSPC-AQMI, y compris contre des cibles Ă©trangères. Et de prĂ©parer, après cette acmĂ© de terreur, une Ă©ventuelle relève de ce groupe armĂ© de plus en plus discrĂ©ditĂ©.

Nous reviendrons prochainement plus en dĂ©tail sur les liens Ă©tranges d’Al-Qaeda au Maghreb avec le renseignement militaire algĂ©rien. Entre-temps, nous mettons Ă  la disposition de nos lecteurs dĂ©sireux d’en savoir plus l’excellent livre de François Gèze et Salima Mellah : « Al-Qaeda au Maghreb », ou la très Ă©trange histoire du GSPC (pdf)

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Spencer Delane

CommuniquĂ© d’AQMI du 12.03.2010 :

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(cliquer sur les images pour les agrandir)


jan 29 2010

Messages de Ben Laden, de l’info très intoxiquĂ©e

Une voix qui menace, une voix qui revendique, une voix qui serait celle de Ben Laden. Le dernier message menace directement Barack Obama, revendique l’attentat manquĂ© du 25 dĂ©cembre dernier et promet de nouveaux «11 septembre» aux Etats-Unis.

obamabinladenComme presque toujours, c’est Al- Jazira qui l’a mis Ă  l’antenne le 24 janvier. C’est encore la chaĂ®ne panarabe qui a formellement identifiĂ© son auteur. A part cette dernière, personne ne certifie son authenticitĂ©, Washington la première. Du moins pas cette fois…

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, une soixantaine de messages sont attribuĂ©s Ă  Oussama ben Laden et sa nĂ©buleuse. Il peut y avoir des annĂ©es sans aucun signe de vie (2005) et d’autres plus prolixes: sept en 2009, quatre en 2008, cinq en 2007 ou quatre en 2006.

Pour la CIA, l’authenticitĂ© du premier message audio, justement publiĂ© par Al-Jazira le 12 novembre 2002, ne fait aucun doute. Une thĂ©orie mise Ă  mal, deux semaines plus tard par les chercheurs de l’Idiap (Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perspective) de Martigny (VS). Avec les conditionnels de rigueur propres aux scientifiques, le message serait celui d’un imposteur (lire encadrĂ©).

2002, Ben laden n’est pas identifiĂ©

A la demande de France 2, l’Idiap analyse un enregistrement de Ben Laden en novembre 2002. Les logiciels utilisĂ©s d’analyse et de reconnaissance vocale se basent sur une vingtaine de documents. C’est cette matière première qui permet l’analyse des frĂ©quences qui dĂ©bouche sur des algorithmes certifiant une signature vocale. Les logiciels repèrent les bidouillages en studio. Quand la qualitĂ© est optimum, on certifie une fiabilitĂ© entre 97 Ă  98%. Si la bande est pourrie ou s’il n’y a pas assez d’Ă©chantillon on descend Ă  70%. A l’Ă©poque, le Dr Samy Bengio de l’Idiap, dĂ©plorait la mauvaise qualitĂ© des enregistrements.

Leurs logiciels dĂ©masquent les imitateurs, tout aussi douĂ©s soient-ils. «Ils peuvent assez facilement berner l’ĂŞtre humain, mais c’est beaucoup plus difficile de tromper la machine», soulignait, en 2002, le Dr Samy Bengio.

La CIA, face Ă  l’Idiap, n’a jamais lâchĂ© le morceau et a maintenu sa version. En 2007, les services de renseignements amĂ©ricains identifient de nouveau avec certitude la voix de Ben Laden sur une vidĂ©o. Le chef d’Al-Qaida nomme Gordon Brown et Nicolas Sarkozy. Ce qui daterait le document et prouverait qu’il Ă©tait encore en vie.

Existence utile

Car, depuis 2001, Ben Laden a au moins Ă©tĂ© annoncĂ© mort six fois par des officiels! La thèse dĂ©fendue par bien des journalistes, c’est que l’homme qui vaut 25 millions (rĂ©compense offerte par les Etats-Unis pour sa capture) a perdu son capital de vie depuis longtemps. Et que, autant du cĂ´tĂ© d’Al-Qaida que des Etats-Unis, on entretient un Ă©pouvantail qui justifie bien des crĂ©dits. «Il n’existera que dans le regard de ceux Ă  qui il est utile», commente le journaliste Philippe Madelin sur le site Rue 89. Le bidouillage des cassettes? Pour certains, comme Kevin Barrett (fameux propagandiste de la thĂ©orie du complot sur le 11 septembre) sur Internet, c’est une cause entendue. Il parle carrĂ©ment de film «publicitaire rĂ©alisĂ© par la CIA» avec un Ben Laden de pacotille pesant 20 ou 25 kilos de plus que l’original. Dans ce monde de propagande, la question de fond est de savoir qui manipule qui?

Joël Cerutti, pour Le Matin (Suisse)

Traduction du message de Ben Laden (par Mecanopolis) :

Au Nom d’Allah le ClĂ©ment le MisĂ©ricordieux,

Message d’Oussama Ă  Obama,

Que la paix soit sur quiconque suit la guidée,

Ensuite,

Si nos messages avaient pu ĂŞtre supportĂ©s par les mots, Nous n’aurions pas utilisĂ© les avions;

Le message que je veux vous faire parvenir avec l’avion du hĂ©ro ‘Umar Al Faruq (qu’Allah le secours) confirme le message prĂ©cĂ©dent que les hĂ©ros du 11 Septembre ont transmis et qui a Ă©tĂ© frĂ©quemment rĂ©pĂ©tĂ©.

Le message est que l’AmĂ©rique ne rĂŞvera pas de vivre en paix tant que nous ne la vivons pas en Palestine; et il n’est pas juste de jouir d’une vie en sĂ©curitĂ© alors que nos frères Ă  Gaza ont grandement souffert;

Dès lors, avec la permission d’Allah, les attaques continueront sur ceux qui continuent Ă  supporter IsraĂ«l,

Et que la paix soit sur quiconque suit la guidée.

jan 28 2010

Obama s’apprĂŞte Ă  demander Ă  l’OTAN 10′000 soldats supplĂ©mentaires pour l’Afghanistan

Alors que tous les observateurs ont les yeux rivĂ©s sur la confĂ©rence de Londres sur l’Afghanistan, oĂą le prĂ©sident fantoche Hamid KarzaĂŻ vient de rĂ©affirmer sa proposition ridicule et hypocrite envers les Talibans, personne n’Ă©voque le sommet de l’OTAN qui se tiendra la semaine prochaine Ă  Mons, en Belgique, lors duquel un « effort supplĂ©mentaire » sera demandĂ© aux « alliĂ©s » des Etats-Unis.

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La question que se pose tous les jours KarzaĂŻ, en prenant son petit dĂ©jeuner, est sans doute de savoir par quels moyens il pourrait encore prolonger un peu sa prĂ©sidence. Élu par des fraudes massives lors du scrutin de novembre dernier, la prĂ©sidence KarzaĂŻ est gangrĂ©nĂ©e par des affaires de corruption et de trafic d’opium.

La dernière trouvaille du « clan Karzaï » consiste Ă  faire croire qu’ils pourraient rĂ©intĂ©grer les Talibans dans le processus politique. Hormis la contradiction Ă©vidente de cette proposition (qu’aucun journaliste n’a cru bon de relever), puisqu’on nous rĂ©pète Ă  l’envi depuis bientĂ´t 10 ans qu’un des buts principal de cette guerre Ă©tait justement d’Ă©radiquer les Talibans, on sait bien sĂ»r que cela n’arrivera pas et que cette stratĂ©gie de la « main tendue » n’est qu’une manĹ“uvre de plus, destinĂ©e Ă  faire illusion. Car si des Ă©lections libres Ă©taient organisĂ©es en Afghanistan, les islamistes les emporteraient haut la main. D’ailleurs les Talibans ne sont pas dupes et ont dĂ©jĂ  rĂ©pondu Ă  cette « invitation » (lire notre article du 23 janvier) en indiquant : « seule une victoire totale est envisageable : soit les armĂ©es d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tuĂ©s jusqu’au dernier. »

Mais Hamid KarzaĂŻ ne sera sans doute pas prĂ©sent Ă  Mons, pour le sommet de l’OTAN sur l’Afghanistan, car les rĂ©centes avancĂ©es de la rĂ©sistance afghane, dĂ©sormais aux portes de Kaboul, sont bien trop importantes pour y inviter ce genre de clown.

Selon des officiers français en poste Ă  Washington, les États-Unis vont demander un effort supplĂ©mentaire Ă  l’OTAN par l’envoi de 10′000 soldats supplĂ©mentaires. Des gĂ©nĂ©raux amĂ©ricains vont ĂŞtre dĂ©pĂŞchĂ©s Ă  Mons, oĂą se tiendra le sommet, pour expliquer dans le dĂ©tail la situation et les « efforts Ă  consentir ».

Pourtant, selon les mĂŞmes sources, les États-Unis ne seraient eux-mĂŞmes pas en mesure de dĂ©ployer sur le terrain les 30′000 soldats supplĂ©mentaires promis par le prĂ©sident Barack Obama Ă  la fin de l’annĂ©e dernière pour porter son corps expĂ©ditionnaire Ă  100′000 hommes avant le mois d’aoĂ»t, ce qui ne rassure en rien les « contingents alliĂ©s » prĂ©sents sur place.

Al-Qaeda serait un… syndicat

A en croire le patron du Pentagone, Roberts Gates, un « syndicat du terrorisme mondial », qui veut dĂ©stabiliser « l’Asie centrale » se constitue sous «  la bannière fĂ©dĂ©rative d’Al-Qaeda ». Et il veut obtenir du Pakistan et de l’Inde, deux États en conflit larvĂ©, qu’ils participent Ă  la lutte contre ces mĂ©chants « syndicalistes ».

Selon Le Canard enchaĂ®nĂ© de cette semaine, Robert Gates aurait promis une aide militaire de 1,5 milliards de dollars par an au Pakistan, avec l’espoir de voir l’armĂ©e se dĂ©cider enfin Ă  combattre les Talibans afghans qui ont Ă©tablis leur bases arrières dans les zones tribales pakistanaise.

Il serait sans doute plus sage de mĂ©nager les opinions publiques des 43 États qui participent Ă  cette guerre, et qui commencent Ă  se lasser des mensonges et prĂ©textes renouvelĂ©s chaque semaines pour justifier cette occupation illĂ©gitime et illĂ©gale de l’Afghanistan.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

jan 23 2010

L’amiral Mike Mullen reconnaĂ®t la dĂ©faite des États-Unis en Afghanistan

Des officiers français du Renseignement militaire ont pu prendre connaissance, au dĂ©but de l’annĂ©e, d’un rapport pour le moins surprenant qui retranscrit les propos tenus par l’amiral Michael Glenn « Mike » Mullen, chef d’Ă©tat-major des armĂ©es des États-Unis, lors d’une confĂ©rence donnĂ©e  le 10 dĂ©cembre 2009 sur les derniers dĂ©veloppements de la guerre en Afghanistan.

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Selon ce document, Mullen dĂ©clare que « 2009 aura Ă©tĂ© la troisième annĂ©e d’une dĂ©tĂ©rioration continue et significative de la sĂ©curitĂ© en Afghanistan (…) et d’un niveau de violence supĂ©rieur de 60% par rapport Ă  2008. » L’avenir, selon Mike Mullen, ne semble guère plus rĂ©jouissant : « Au point oĂą en sont les choses, nous ne sommes certainement pas en train de gagner. Et, face Ă  l’insurrection, il n’y a pas le choix : ou vous ĂŞtes en train de l’emporter, ou vous ĂŞtes en train de perdre. (…) Il est urgent de renverser la situation aussi rapidement que possible ». Et d’insister sur la nĂ©cessitĂ© de conduire d’avantage d’opĂ©rations clandestine de contre-terrorisme : « Nous l’avons fait en Irak, il est important de le faire en Afghanistan. »

La prochaine arrivĂ©e, Ă  Kaboul, de 30′000 soldats, en « renfort », ne saurait donc suffire Ă  « renverser la situation », selon l’amiral en chef.

Les talibans font partie du paysage politique

Cette dĂ©faite des États-Unis et de leurs subalternes europĂ©ens de l’OTAN en Afghanistan a Ă©tĂ© confirmĂ©e aujourd’hui par le secrĂ©taire amĂ©ricain Ă  la DĂ©fense Robert Gate, en visite au Pakistan voisin , qui a indiquĂ© que « les talibans font partie du paysage politique en Afghanistan ». « La question est de savoir s’ils sont prĂŞts Ă  jouer un rĂ´le lĂ©gitime dans le processus politique en cours, Ă  savoir participer aux Ă©lections » a ajoutĂ© le chef du Pentagone.

Cette dĂ©claration devant la presse intervient au moment oĂą le prĂ©sident afghan Hamid KarzaĂŻ dĂ©voile un pan de son nouveau « programme de rĂ©conciliation » avec talibans, qu’il prĂ©sentera lors d’une confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan prĂ©vue Ă  Londres le 28 janvier.

KarzaĂŻ a indiquĂ©, dans une interview Ă  la BBC, qu’il allait proposer un travail et un salaire aux insurgĂ©s pour qu’ils abandonnent la lutte armĂ©e, et qu’il allait utiliser les fonds de la communautĂ© internationale pour cela. « Les talibans doivent accepter la dĂ©mocratie » a encore indiquĂ©, sans rire, le chef de l’État afghan, en omettant de prĂ©ciser le genre de dĂ©mocratie qu’il entend imposer, et pour laquelle il a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© le plus grand mĂ©pris en se faisant réélire par des fraudes massives lors du scrutin prĂ©sidentiel de novembre dernier.

En guise de rĂ©ponse, Qari Muhammad Yussuf, porte-parole des Talibans, a indiquĂ© en fin de journĂ©e que pour la rĂ©sistance « seule une victoire totale est envisageable : soit les armĂ©es d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tuĂ©s jusqu’au dernier. »

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

Avec les informations des agences de presse, du Canard enchaîné du 6 janvier et du site de la résistance afghane : www.shahamat.org (traduit par Mecanopolis)


jan 17 2010

Obama bombarde plus que Bush

Dix jours avant la confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan, prĂ©vue Ă  Londres le 28 janvier prochain, les Ă©tats-majors subalternes des États-Unis ont en main un rapport alarmant de l’OTAN qui dĂ©montre que Barack Obama s’engage de plus en plus dans cette guerre lointaine et multiplie les bombardements, puis les opĂ©rations clandestines, bien au-delĂ  des frontières du seul Afghanistan.

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« Bush est dĂ©passĂ© par son successeur », remarque un diplomate français, citĂ© dans la dernière Ă©dition de l’hebdomadaire Le Canard enchaĂ®nĂ©. « Cette Ă©volution de la stratĂ©gie, on peut l’approuver ou la critiquer… Mais force est de constater que nous sommes impliquĂ©s dans ces opĂ©rations, sans y participer et sans avoir et consultĂ©s. »

Un document rĂ©cent de l’OTAN, qui a Ă©tĂ© escamotĂ© par les mĂ©dias, donne raison Ă  ce diplomate. Les analystes de « l’Alliance » se sont notamment intĂ©ressĂ©s aux « engins explosifs improvisĂ©s », utilisĂ©s par la rĂ©sistance afghane. En 2009, ils en ont recensĂ© 6′440, soit 17 ou 18 attentats quotidiens, et « quatre-vingt fois plus » qu’en 2003. Quant au dĂ©compte des militaires alliĂ©s tuĂ©s en Afghanistan, il a augmentĂ© de 400% en deux ans, et le nombre de blessĂ©s de 700%. Pas de quoi pavoiser, donc « et cette guerre ne fait que commencer » selon un analyste des services français de renseignement, citĂ© par Le Canard enchainĂ©.

Tueurs Ă  distance

Après avoir envoyĂ© 30′000 soldats supplĂ©mentaires, Obama vient d’autoriser une intensification des bombardements par avion sans pilote. Ces drones, sorte de robots espions guidĂ©s Ă  distance par la CIA ou les armĂ©es US, peuvent surveiller plusieurs zones, enregistrer des conversations, filmer des cibles et tuer quand on leur en donne l’ordre.

Aujourd’hui, ces engins perfectionnĂ©s se promènent au-dessus de l’Afghanistan, bien sĂ»r, mais aussi dans le ciel du Pakistan et du YĂ©men, qu’ils bombardent de temps Ă  autre, ou de la Somalie, qui connaitra sans doute bientĂ´t le mĂŞme sort que que l’Afghanistan.

« Assassinats ciblés »

« L’AmĂ©rique est en guerre ». Les diplomates français en poste Ă  Washington se l’entendent dire aujourd’hui plus souvent qu’au temps de Bush. Et le recours aux « assassinats ciblĂ©s », apanage de ces drones, est en train de devenir la politique officielle des États-Unis. Un exemple, dĂ©couvert dans une Ă©tude d’un centre de recherche US, New America Foundation : celui de l’assassinat de Baithullah Meshud, prĂ©sumĂ© chef des talibans au Pakistan. Il aura fallu neuf bombardements guidĂ©s par la CIA, et on e ne sait combien de victimes civiles non comptabilisĂ©es, pour « atteindre la cible ». Mais, au pays du hamburger, quand on dĂ©teste, on ne compte pas.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Avec les informations du Canard enchainé du 13 janvier 2010, dont nous vous conseillons vivement la lecture

Agáta Kovacs

jan 09 2010

Le président Obama a-t-il échappé à un attentat orchestré par la CIA ?

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Le PrĂ©sident Barack Obama pensait sans doute passer un paisible sĂ©jour Ă  HawaĂŻ lorsque, le 28 dĂ©cembre dernier, Ă  15h10, il entamait une partie de golf sur le green du Luana Hills Country Club. Trois minutes plus tard, les agents des services secrets en charge de sa sĂ©curitĂ© intervenaient dans l’urgence, engouffrant le prĂ©sident et sa suite dans deux vĂ©hicules blindĂ©s.

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Barack Obama, sur le green du Luana Hills Country Club, quelques instants avant l’intervention des agents des services-secrets en charge de sa sĂ©curitĂ©

La « version officielle » de « l’incident », relayĂ©e un peu plus tard par un communiquĂ© du service de presse de la Maison Blanche, indique que c’est Ă  la suite de la blessure accidentelle du fils d’un couple d’amis, Eric et Cheryl Whitaker, qui accompagnaient Obama, que le plan d’Ă©vacuation du prĂ©sident des États-Unis a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©. Le communiqué prĂ©cise nĂ©anmoins que l’enfant n’a pas eu besoin d’assistance mĂ©dicale.

Qui peut vraiment croire que les services-secrets auraient expĂ©diĂ© Barack Obama dans un bunker parce qu’un garçonnet se serait blessĂ© Ă  la plage ? Ici comme ailleurs, la « version officielle », et ses cent retouches successives, n’a pas pour but d’ĂŞtre crĂ©dible, mais d’ĂŞtre la seule en vitrine, de sorte Ă  occuper l’ensemble des mĂ©dias et de couvrir la rĂ©alitĂ© des faits.

Le quotidien russe Zvatara, qui indique prendre ses sources auprès d’un agent du FSB (service de renseignement russe) prĂ©sente une toute autre version des Ă©vènements. Selon le journal, l’alerte aurait Ă©tĂ© donnĂ©e quand Ă  15h 03 prĂ©cise, un avion « non identifié » a pĂ©nĂ©trĂ© dans l’espace aĂ©rien du pĂ©rimètre restreint de la « zone de vacances » du prĂ©sident amĂ©ricain.

La rĂ©action des services de protection d’Obama aurait encore Ă©tĂ© d’avantage prĂ©cipitĂ©e quand, quelques minutes plus tard, l’identitĂ© de cet avion, un bi-rĂ©acteur portant le numĂ©ro d’enregistrement N46F, a Ă©tĂ© Ă©tablie comme appartenant Ă  la Hunt Oil Company, et qu’il avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment liĂ© Ă  l’Agence centrale de renseignement (CIA), comme le confirme ce document.

Il n’est pas inutile de rappeler que le PDG de Hunt Oil, Ray L. Hunt, est un proche de George Bush senior, et membre du President’s Foreign Intelligence Advisory Board.

A noter aussi que, en avril 2009, George Bush junior a effectuĂ© un voyage au YĂ©men, dont les rĂ©serves de pĂ©trole sont estimĂ©es 10 milliards de barils, afin d’inaugurer une raffinerie de la… Hunt Oil Company. Cela alors que, depuis peu, le pĂ©trole yĂ©mĂ©nite reprĂ©sente 7% des sources d’approvisionnement de la Chine, et que les projets de Petrochina sont nombreux dans ce pays.

A la lumière de ces informations, ont serait tentĂ© de relier « l’attentat manqué » du vol Detroit-Amsterdam du 25 dĂ©cembre dernier avec ce qui ressemble a une mise en garde de la CIA et de ses commanditaires Ă  l’encontre du prĂ©sident Barack Obama, afin de le contraindre Ă  accĂ©lĂ©rer un processus d’ingĂ©rence militaire au YĂ©men, de sorte Ă  en accaparer les ressources en hydrocarbures.

Au soir du 28 dĂ©cembre, Barack Obama, a « rompu le silence qu’il observait depuis l’attentat manquĂ© sur le vol 253 le jour de NoĂ«l » pour s’adresser aux amĂ©ricains : «Nous allons continuer Ă  utiliser tous les Ă©lĂ©ments en notre pouvoir pour intercepter, dĂ©truire et vaincre les extrĂ©mistes violents qui nous menacent, qu’ils soient d’Afghanistan, du Pakistan, du YĂ©men ou de Somalie. »

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Spencer Delane

jan 04 2010

Qui forme les terroristes d’Al-Qaeda au YĂ©men ?

Cet article, que nous avions placĂ© sur Mecanopolis le 17 avril dernier, retrouve toute sa pertinence aujourd’hui, alors que le « prix Nobel de la paix » Barack Obama semble vouloir Ă©tendre la « guerre contre le terrorisme » au YĂ©men. Seuls les imbĂ©ciles et les suspects peuvent encore feindre de croire qu’Al-Qaeda a un centre de gravitĂ© propre et que cette organisation n’agit pas pour les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques amĂ©ricano-sionistes. Après l’Irak et l’Afghanistan, c’est la rĂ©gion du dĂ©troit d’Ormuz, oĂą transite plus de 30% du pĂ©trole mondial, et plus encore le soutien iranien aux tribus Houtis dans le Nord YĂ©men qui sont visĂ©s, et non pas quelques fanatiques se rĂ©clamant du « jihad international », concept qui n’existe que dans la volontĂ© de quelques stratèges maffieux et leurs complices mĂ©diatiques.

Article du quotidien Ennahar, 16 avril 2009 :

IsraĂ«l formerait des terroristes d’Al-Qaeda

Selon des sources bien informĂ©es du dossier et des activitĂ©s d’Al-Qaeda, IsraĂ«l aurait créée depuis environ une annĂ©e, des camps sur son territoire pour entraĂ®ner des Ă©lĂ©ments venus de pays arabes.

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Des terroristes fabriqués de toutes pièces, utilisables à volonté

Ces entraĂ®nements militaires et d’espionnage sont fournis en prĂ©paration Ă  d’Ă©ventuelles opĂ©rations terroristes contre les intĂ©rĂŞts des pays Ă©trangers dans les pays arabes qui sont considĂ©rĂ©s par IsraĂ«l comme un danger pour sa sĂ©curitĂ© et sur ses intĂ©rĂŞts stratĂ©giques, notamment la rĂ©gion du Maghreb Arabe.

Selon les mĂŞmes sources, ces camps incluent des arabes d’AlgĂ©rie, du Maroc et du YĂ©men avec de faux passeports venus d’Europe et portant des noms juifs. Ces derniers ont Ă©tĂ© recrutĂ©s par les services gĂ©nĂ©raux du Mossad dans diffĂ©rentes capitales pour activer au sein de l’organisation Al-Qaeda après avoir Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s par les services de renseignement europĂ©ens. Ces gens sont gĂ©nĂ©ralement recherchĂ©s pour appartenance aux groupes terroristes.

Ces camps secrets d’entraĂ®nement entretiennent des relations avec les cellules dormantes d’Al-Qaeda en Europe oĂą leurs Ă©lĂ©ments sont recrutĂ©s pour d’Ă©ventuelles opĂ©rations terroristes dans les pays arabes en coordination avec les branches de l’organisation notamment les groupes terroristes armĂ©s du grand Sahara. Ceci prouve ce que Ennahar avait publiĂ© auparavant sur l’attachĂ© militaire de l’ambassade d’IsraĂ«l en Mauritanie qui avait prĂ©parĂ© un rapport sĂ©curitaire secret sur les activitĂ©s des hommes armĂ©s dans la rĂ©gion du Sahara. Ce dernier entretenait des relations secrètes avec les mouvements rebelles au Mali et au Niger.

Le Mossad aurait des relations avec les branches d’Al-Qaeda et les opĂ©rations contre les intĂ©rĂŞts Ă©trangers, essentiellement amĂ©ricaines, et en rapport avec les Ă©vènements en Irak et au Moyen Orient.

Selon ces mĂŞmes sources, le Mossad pourrait mĂŞme recourir Ă  l’utilisation des Harraga algĂ©rien en Italie pour les recruter dans ces camps d’entraĂ®nement Ă  travers le rĂ©seau logistique des marins travaillant sur l’axe Sardaigne Naples Ă  la recherche d’Ă©lĂ©ments Ă  envoyer en IsraĂ«l secrètement essentiellement après l’apparition d’informations presque confirmĂ©es sur la prĂ©paration des hommes recrutĂ©s dans le but de commettre des opĂ©rations contre les intĂ©rĂŞts Ă©trangers durant l’Ă©tĂ© prochain et qui seront attribuĂ©es Ă  Al-Qaeda sous une direction centrale du Mossad et des services de l’armĂ©e israĂ©lienne.

Cette nouvelle Ă©tape dans les activitĂ©s de l’organisation Al-Qaeda sera le sujet du discours d’El Dhawahiri dans une tentative de relancer les diffĂ©rentes branches après l’Ă©tau exercĂ© autour de l’organisation par les renseignement europĂ©ens et aussi les frappes douloureuses encaissĂ©es sur le terrain par les services de l’armĂ©e au Maghreb arabe et notamment en AlgĂ©rie.

Mohamed Ben Kemoukh, pour Ennahar

déc 31 2009

Les invraisemblances de l’attentat manquĂ© du vol Amsterdam-Detroit

Par Mireille Delamarre pour Planetenonviolence.org

Des incohérences dans cette affaire remettent en cause la version officielle simpliste colportée par les médias serviles. Obama a besoin de justifier sa prochaine guerre… au Yémen. Cette opération sous faux pavillon tomberait donc à pic. Explications.

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Du déjà vu

Souvenez-vous le 22 décembre 2001, Richard Reid l’homme à la chaussure bourrée d’explosifs était arrêté pour avoir tenté selon les autorités officielles de faire sauter un avion de l’American Air Lines, le vol 63 venant de Paris à destination de Miami. Cette fois, à Noël, huit ans plus tard, Umar Farouk Abdul Mutallab, un Nigérian de 23 ans, a lui essayé de faire sauter un avion américain de la Cie Northwest Airlines le vol 253, reliant Amsterdam à Détroit aux USA.

Tous deux ont utilisé le même type d’explosif le PETN (pentaerythritol), tous deux ont été maîtrisés par des passagers des vols qu’ils étaient supposés faire exploser, et dans les deux cas également, les autorités responsables de la sécurité aéroportuaire en ont profité pour resserrer les contrôles des passagers. Dans le cas de Reid, l’obligation d’enlever ses chaussures et autres mesures de fouilles approfondies, et dans le cas d’Umar, interdiction de se lever pendant une heure avant l’atterrissage et d’autres restrictions aux libertés de mouvement à venir.

Autre similitude entre l’affaire Reid et celle d’Umar, l’environnement politique particulièrement volatile. Pour Reid cela s’est passé juste après les attaques du 11 Septembre à New York alors que l’Administration Bush se préparait déjà depuis plusieurs mois à attaquer et occuper l’Afghanistan et l’Irak. Dans le cas d’Umar, le moment est lui aussi politiquement sensible puisqu’ Obama vient de lancer une grande offensive en Afghanistan avec de larges débordements au Pakistan, a ordonné récemment à l’aviation américaine « d’aider » les forces armées du gouvernement yéménite à bombarder de soi-disant repères de « terroristes » d’Al Qaïda , où, selon ce que colportent les médias proguerre, Umar aurait reçu un « entraînement » dans l’utilisation d’explosifs.

Le fiasco de sa tentative pour allumer ce que les passagers du vol 253 ont eux-mêmes qualifié de «pétard », semble démontrer soit que ce type d’ « entraînement » n’est pas sérieux, soit en fait que cette histoire d’ »entraînement » au Yémen est tout simplement bidon. Reid n’avait pas réussi lui non plus à faire détonner ses explosifs placés dans sa chaussure.

L’affaire Umar, des incohérences évoquant une opération sous faux pavillon

Le père d’Umar, le Dr Umaru Mutallah, l’un des plus importants banquiers nigérians, ancien ministre de l’Économie du Niger, a contacté l’ambassade US et rencontré des responsables de la CIA de même que des hauts fonctionnaires de l’agence des services de renseignement de son pays et les a prévenus que son fils représentait un danger. Alors pourquoi Umar a-t-il été autorisé à monter à bord d’un avion en partance pour les US. Les autorités américaines disent qu’il était dans une banque de données d’individus surveillés, mais pas sur la liste de ceux interdits de vol malgré les alertes de son père.

Autre incohérence : Umar, qui n’avait pas de passeport, a pu prendre le vol 253, dans des circonstances pas claires du tout. Un passager de ce vol, Kurt Haskell, a livré un témoignage des plus accablants sur la manière dont Umar a pu monter à bord de cet appareil.

« J’étais à proximité du terroriste quand il a été contrôlé à l’aéroport d’Amsterdam tôt à Noël. Ma femme et moi-même nous jouions aux cartes directement devant le bureau d’enregistrement. C’est ce que j’ai vu (et j’ai fait cette déclaration au FBI quand nous avons été retenus à la douane) :

« Un homme de type indien, en costume élégant, âgé d’environ 50 ans s’est approché du comptoir d’enregistrement avec le terroriste et a dit « cet homme a besoin de monter à bord de ce vol et il n’a pas de passeport » Ces deux personanges n’étaient guère assortis vu que le terroriste était un homme petit, noir, qui semblait être très pauvre et avoir environ 17 ans (je crois qu’il en a 23, mais il ne les faisait pas). L’idée que c’étaient des terroristes ne m »a pas effleuré, j’ai juste pensé qu’ils formaient un couple bizarre. Le contrôleur de billet a dit « vous ne pouvez pas monter à bord sans passeport ». L’indien a alors répondu, « il vient du Soudan, nous faisons cela tout le temps. » Ce que j’ai compris de cette phrase est qu’il est difficile d’obtenir un passeport au Soudan et que c’était une sorte de stratagème pour susciter la sympathie. Le contrôleur de billet a alors dit : « vous devrez en discuter avec mon directeur » et il a envoyé les deux hommes dans un hall plus bas. Je n’ai plus revu l’indien, il n’était pas sur le vol. Le fait que le terroriste n’ait pas dit un mot pendant cet échange était aussi quelque-chose de bizarre. Quoi qu’il en soit, au final, le terroriste a pu monter dans l’avion. Je ne sais pas si c’était grâce à un pot de vin ou simplement dû à la sympathie du responsable de la sécurité. ».

Pourtant, les contrôles de sécurité à l’aéroport d’Amsterdam sont réputés très stricts les passagers sont même soumis à un interrogatoire personnel.

Autre témoignage troublant sur cette tentative pour faire exploser en vol un avion américain : ce qu’a dit Jasper Shuringa, le passager qui a bondi de son siège pour maîtriser Umar et éteindre le début d’incendie :

« Il tremblait. Il n’a opposé aucune résistance. C’est tout simplement difficile de croire qu’il était en train d’essayer de faire sauter l’avion. Il était en transe. Il avait très peur. »

Le fait qu’il n’ait pas rĂ©sistĂ© laisse planer de sĂ©rieux doutes sur ses capacitĂ©s de « jihadiste » tout comme Reid d’ailleurs. Les deux semblaient prĂ©senter au moment des faits des attitudes et comportements de personnes sous l’emprise de stupĂ©fiants.

La narration officielle simpliste faite de ces évènements et colportée complaisamment par les médias de masse commence à s’effriter alors que de nouvelles informations émergent.

Un an à peine après son investiture, Barack Obama a endossé la politique étrangère de « guerre contre le terrorisme » (ou « guerre contre Al Qaïda ») de Bush II en ce qui concerne les états que les US qualifient de «voyous » comme le Yémen et la Somalie.

Au Yémen, selon le NYT, la CIA est déjà très active depuis plus d’un an dans le cadre d’opérations clandestines et la formation d’agents gouvernementaux de contre insurrection. Dans les 18 mois à venir, le gouvernement US va dépenser 70 millions de $ pour financer le déploiement et l’entrainement de forces spéciales US et pour équiper les forces armées yéménites, soit le double de ce qui avait été dépensé auparavant.

L’administration Obama essaie de développer des relations de vassalité avec l’actuel président du Yémen, Ali Abdullah Saleh. Ce pays occupe une position stratégique dans la péninsule arabique et selon Christopher Boucek, spécialiste du Yémen à la Carnegie Endowment for International Peace à Washington «les problèmes de sécurité au Yémen ne sont pas l’affaire du seul Yémen… ce sont des problèmes régionaux et ils affectent également les intérêts occidentaux ». Autrement dit, l’interventionnisme guerrier américain a trouvé une nouvelle proie : ce pays pauvre, instable, dont les dirigeants sont facilement manipulables.

Les USA se sont fait une spécialité d’attaquer ce genre de pays faible stratégiquement bien situé.

Obama peut compter sur « l’opposition » Ă  Washington pour lui faire endosser cette nouvelle « guerre de nĂ©cessitĂ© ». Certains sĂ©nateurs faucons rĂ©publicains, mais aussi Joe Lieberman, un sioniste amĂ©ricain Ă  l’avant-garde de toutes les initiatives guerrières des US, ont dĂ©jĂ  exigĂ© d’Obama qu’il lance une attaque « prĂ©ventive » contre ces « nids de terroristes d’Al QaĂŻda » au YĂ©men.

Mais, l’opinion publique américaine, majoritairement contre de nouvelles guerres, n’est pas prête à accepter une nouvelle guerre de « nécessité ». Pour finir de la persuader d’échanger liberté contre fausse sécurité, le totalitarisme qu’il soit le fait d’un président blanc ou noir adopte toujours les mêmes méthodes : faire régner la terreur au besoin en montant de fausses attaques, ce que l’on appelle une opération sous faux pavillon.

L’affaire Umar – montée en épingle par des médias dont le rôle principal c’est de battre le rappel des troupes comme le fait si bien le NYT qui s’évertue à vendre à cette opinion publique américaine une attaque «préventive» contre un pays repère de « terroristes » – présente des éléments troublants qui font penser à ce genre d’opération.

Mireille Delamarre pour Planetenonviolence.org

(titre de l’article modifiĂ© par Mecanopolis)