Category: Al-Qaïda

juin 07 2010

Le Mossad aurait utilisé Al-Qaïda dans les attentats du 11 septembre, selon le journaliste Alan Hart (vidéo)

Plus une semaine ne passe désormais sans qu’un témoignage ne vienne alimenter la thèse de l’implication des services israéliens dans les évènements du 11 septembre.

mossad

Aujourd’hui, c’est le journaliste et écrivain Alan Hart, ancien reporter de la BBC et spécialiste du Moyen-Orient pour la chaine ITN, qui nous explique comment « depuis l’instant même où Israël est né, ses agent ont tâché d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit ». Ainsi, selon Hart, les sionistes et les néoconservateurs auraient utilisé Al-Qaïda dans le 9/11 pour leurs intérêts respectifs. Une théorie qui renforce l’information publiée il y a un peu plus d’un an par le quotidien algérien Ennahar, qui affirmait que l’Etat hébreu entraîne des terroristes liés à l’organisation de Ben Laden sur son territoire.

Agata Kovacs, Mecanopolis


Alan Hart, 9/11 et Mossad
envoyé par Mecanopolis.

Merci à « Druide » pour son travail de traduction.

Transcription de l’entretien :


Alan Hart: Je vais briser une règle à présent. Je veux dire, vous avez mentionné le 11 septembre. En principe je n’en parle pas en public parce que cela fait de vous une cible pour des attaques et de fausses accusations d’antisémitisme et tout le reste, n’est-ce pas?


Kevin Barrett: Je l’ai certainement remarqué.


Hart: Donc, d’entrée de jeu, j’ai gardé mes distances par rapport à ça, car cela leur donne un thème sur lequel ils vont se concentrer, et ils peuvent alors détourner l’attention de votre message principal. Mais, puisque vous l’avez mentionné, je vais vous dire ce que je crois sincèrement. Je pense que cela a probablement commencé comme une opération d’un groupe musulman, d’accord? Mais je pense que cela fut très rapidement infiltré par des agents du Mossad. Ceci n’est pas un secret – je l’explique en détail dans mon livre : depuis l’instant même où Israël est né, ses agent ont tâché d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit. Donc, ils auraient certainement infiltré celui-là (les terroristes du 11 septembre). Et je suppose qu’à un moment au début ils ont dit aux « traîtres » dans la CIA, « Ce complot est en marche, que devons-nous faire? » Et les sionistes et les néo-conservateurs ont dit : « Utilisons-le ! ».


Ce qui est sûr et certain dans tout ça, je crois, c’est que les tours jumelles ont été abattues par une explosion contrôlée au sol, pas par les avions. Maintenant, je vous dirai en passant que parmi les amis que j’ai certains sont consultants pour l’une des plus importantes firmes d’ingénierie civile et de construction au monde. Je ne vais pas la nommer. Mais ils ont étudié les films et ils ont conclu qu’il n’y a absolument aucun doute que les avions ont été abattus … Désolé, que les tours ont été abattues par une explosion contrôlée au sol. Et puis nous avons le film de ce qu’on appelle souvent les « cinq Israéliens dansants ». Saviez-vous cela Kevin ?


Barrett: Je le sais certainement. Ils célébraient les attentats. Ils avaient mis en place des caméras avant les attentats et ils se claquaient dans leurs mains en l’air ["high five"] et allumaient leur briquet en étant placés juste devant les tours jumelles.


Hart: C’est exact. Mais le fait à remarquer est qu’ils avaient tous des téléphones portables. N’est-ce pas?


Barrett: C’est exact.


Hart: Ils ont d’abord été signalés comme étant des musulmans. Saviez-vous cela?


Barrett: Euh … Moyen-Orientaux est le « code » pour les Israéliens …


Hart: Bon, Moyen-Orientaux. Mais ça donnait l’impression qu’ils étaient musulmans – qu’ils étaient les méchants.


Barrett: C’est exact.


Hart: Donc, le FBI les a pourchassé, et ces cinq gars ont fui pour éviter d’être arrêtés. Mais ils ont finalement été capturés et ont été arrêtés. Et devinez quoi. Ils étaient tous des agents du Mossad.


Barrett: Cela a été confirmé par [la revue] The Forward.


Hart: C’est exact. C’est un fait établi. Alors cela débouche sur la question : que faisaient-ils là? Cela indique qu’ils savaient, ou à tout le moins, qu’ils savaient que les attaques allaient se produire. Il n’est pas impossible – et c’est Alan Hart qui spécule ici – que les avions aient été équipés de transpondeurs, et que ces gars-là ont dirigé les avions vers leur cible avec leur portable. Ce n’est pas impossible.


Barrett: Je suppose que ça n’est pas impossible. Il y a certainement toutes sortes d’autres possibilités, mais l’hypothèse d’avions guidés à distance est très probable, considérant que, si l’on avait prévu une démolition très complexe de trois gratte-ciels – et s’agissant là des trois plus grands bâtiments au monde à être détruits par démolition contrôlée -, il fallait bien s’assurer qu’ils soient percutés [par un objet quelconque] pour justifier leur destruction.


Hart: Et n’est-ce pas le cas, Kevin, que plusieurs de vos meilleurs pilotes ont effectivement dit que cela aurait été une tâche extrêmement difficile que de diriger ces avions pour qu’ils percutent ces bâtiments.


Barrett: Eh bien, c’est vrai. J’ai reçu un certain nombre de pilotes qui sont membres des Pilotes pour la vérité sur le 11 septembre à mon émission, et ils ont dit que la vitesse mesurée de l’avion, qui, lorsqu’il a heurté la tour Sud, était proche de 600 miles à l’heure au niveau de la mer, est une vitesse à laquelle… enfin certains d’entre eux disent que ces Boeing 767 ne pouvaient nullement atteindre cette vitesse au niveau du sol. Ils auraient été réduits en pièces à une vitesse sensiblement inférieure à celle-ci par la pression de l’air au niveau de la mer, qui est beaucoup plus dense. Mais, en tout cas, [ils affirmaient] que nulle personne saine d’esprit pourrait prétendre qu’il soit possible de guider un avion à cette vitesse au niveau de la mer et de percuter ces objectifs de la façon dont ils l’ont fait.


Hart: Donc, la spéculation qu’ils ont été équipés d’une sorte de transpondeur et qu’ils ont été appelés vers leur cible par voie électronique n’est pas totalement irrationnelle?


Barrett: Euh … Eh bien non, ça ne l’est pas, en fait, il est même un peu douteux que des avions de passagers normaux soient capables de le faire avec une telle constance et à une telle vitesse. Dans tous les cas, il semble très douteux que des pilotes qui ne pouvaient même pas piloter en solo un Cessna aient pu accomplir ces prouesses incroyables pour atteindre leurs cibles.


Hart: Eh bien, [il y a] cela et deux autres choses Kevin. Nous savons qu’en fait au moins six, voire neuf des présumés pirates de l’air qui sont prétendument morts sont en fait bien en vie … et habitent quelque part …


Barrett [l'interrompt]: Eh bien, c’est vrai. Et c’est confirmé par l’article de Jay Kolar « What we now know about the 9/11 hijackers » ( »Ce que nous savons maintenant sur les pirates de l’air du 11  septembre »), qui a été publié, en fait, dans un volume paru chez un éditeur scientifique européen de premier plan [Research in Political Economy, vol. 23, Elsevier, 2006]. Il est étonnant que toute la littérature académique soit tellement à sens unique. Il n’y a pas de contre-littérature de niveau académique à l’exception de …


Hart [l'interrompt]: Sauf pour dire « Comment osez-vous être à ce point antisémite ?!? ». C’est la seule contre-littérature.


Barrett: Exact, exact. Et puis il y a aussi la contre-littérature de Cass Sunstein publiée dans la [revue] Harvard Law Review. C’est un diplomé de Harvard qui est maintenant conseiller d’Obama, qui a écrit un article sur la façon de traiter avec ces terribles théories du complot et il a défendu l’idée que le gouvernement devrait infiltrer ces groupes et répandre toutes sortes d’informations variées afin de  »diffuser de la diversité cognitive » dans ces groupes et, qu’à terme, il pourrait être nécessaire de rendre illégales les théories du complot.


Hart: Oui, bien sûr, mais un autre indicateur assez effrayant, est que nous savons que Wolfowitz et Perle ont écrit ce document, dont le nom m’échappe pour le moment…


Barrett: « Rebuilding America’s Defense » [PNAC]? [Reconstruire la défense de l'Amérique, document du Projet pour le nouveau siècle américain]?


Hart: Oui… mais quand ils étaient conseillers de Netanyahu ….


Barrett: C’est le document « Clean Break ».


Hart: C’est celui-là, le document « Clean Break ». Et la stratégie était de se débarrasser de Saddam Hussein, de faire reculer la Syrie et d’attaquer l’Iran. Tout cela est du domaine public. Mais nous savons aussi que M. Wolfowitz, à un moment parlait de la nécessité d’un incident à la Pearl Harbor.


Barrett: Eh bien c’est vrai, Wolfowitz était obsédé par la valeur stratégique de Pearl Harbor. Il avait parlé de la façon dont les nazis croyaient qu’ils auraient gagné la Seconde Guerre mondiale s’ils avaient eu un tel incident à la Pearl Harbor pour rallier la population.


Hart: Oui, tu vois, je crois que la guerre en Irak — j’ai écrit cela dans mon livre –, je crois que les deux principaux moteurs de la guerre ont été Wolfowitz et Perle. Je crois qu’ils ont ensuite été supportés et approuvés par celui que j’ai appelé « Dr Strangelove » (Dr Folamour) — vous pouvez deviner de qui il s’agit, c’est le vice-président Dick Cheney –, et [par] l’ensemble des néo-conservateurs. Vous voyez, ce n’était pas une guerre pour le pétrole. Les gens disent que c’était une guerre pour le pétrole. J’ai parlé avec les dirigeants des pétrolières — puisque je connais bien certains d’entre eux — et ils m’ont dit: « Alan, ne soyez pas insensé : l’industrie pétrolière a besoin de stabilité! Elle n’a pas besoin de ce genre de bouleversements ». Et je pense que c’est exact.


Barrett: Ça l’est. James Petras a fait valoir cet argument de façon tout à fait convaincante. Je pense que le seul contre-argument valide est que ce n’est pas tant le pétrole mais la géostratégie à long terme basée sur le pétrole qui rendait cela important d’occuper ces régions du monde.


Hart: Israël avait un autre objectif stratégique à plus long terme. Il fallait se débarrasser de Saddam Hussein parce qu’il représentait la seule menace potentielle — je répète, menace potentielle — ou défi pour la domination complète de la région par Israël.


Barrett: C’est un très bon point. Et maintenant, il a été éliminé, l’Irak a été décimée et empoisonnée et les intellectuels, scientifiques et techniciens ont été pourchassés et tués par le Mossad…


Hart [l'interrompt]: Et se dirige sans doute vers la guerre civile.


Barrett: L’Irak a été supprimée en tant qu’antagoniste potentiel d’Israël il y a très longtemps. Et maintenant, ils veulent utiliser les militaires américains pour aller contre l’Iran.


Hart: Vous voyez, c’est fascinant, Kevin. Je crois vraiment — et je crois vraiment — que l’Iran n’est pas le moindrement intéressé à se procurer des bombes nucléaires. Mais imaginons qu’ils en ont 4, 5 ou 6 ou peu importe, pensez-vous qu’il soit possible qu’ils lancent une première attaque contre Israël? Bien sûr qu’ils ne le feraient pas! Parce que s’ils le faisaient, la totalité de l’Iran serait dévasté et anéanti, et ils ne sont pas stupides. Et la raison pour laquelle les Israéliens font tout un cinéma en Iran c’est afin de détourner l’attention – publique et politique – de la colonisation sioniste et du génocide en cours en Palestine.


Barrett: C’est exactement ce que certains de mes invités récents ont dit. Gordon Duff qui était à mon émission il y a une semaine ou deux, fait partie d’un groupe de militaires américains à la retraite qui avertissent que les Israéliens veulent fuir en avant en provoquant une guerre au Moyen-Orient plus étendue en vue justement de masquer leurs traces non seulement en ce qui concerne le nettoyage ethnique de la Palestine mais aussi en ce qui concerne le 11 septembre. Alan Sabrosky, qui est un ami de Gordon Duff, est très respecté et accompli…


Hart [l'interrompt]: Ouais je connais Alan, je le respecte, oui.


Barrett: Il a déclaré carrément que c’est juste une simple évidence, comme vous le savez, qui saute aux yeux, que le Mossad est derrière le 11 septembre. Et donc ces gens nous avertissent qu’Israël est susceptible de lancer une nouvelle attaque contre les États-Unis, encore une fois pour provoquer une autre guerre plus étendue au Moyen-Orient …


Hart [l'interrompt]: une attaque sous faux pavillon …


Barrett: Exact, pour être absous de leur responsabilité dans le 11 septembre et avoir des troupes là-bas cette année.


Hart: La théorie des conspirateurs est: Israël ne peut attaquer l’Iran tout seul. Donc, il serait nécessaire d’orchestrer une opération sous fausse bannière de manière à forcer et entraîner les États-Unis dans cette guerre.


Barrett: Exactement.

(…)

mai 13 2010

« Israël est derrière le 11 septembre », selon le professeur Sabrosky (audio)

« Le 11 septembre a directement causé la mort ou blessé plus de 60′000 Américains, et Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays ont été tuées, blessées ou rendues sans-abri. C’est une une plaie actuelle ! Ce n’est pas votre blessure de l’USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam, c’est une plaie ouverte ! Et ce que les Américains doivent savoir, c’est que ce sont les Israéliens qui l’ont fait. Ils l’ont fait ! »

Professeur Alan Sabrosky

Sabrosky



Transcription de l’entretien :

Mark Glenn : Dr Sabrosky, bienvenue à l’émission.

Dr Alan Sabrosky : Merci beaucoup, Mark. C’est un plaisir d’être ici.

MG : Eh bien, croyez-moi, tout le plaisir est pour nous. Comme je l’ai dit, cet article que vous avez écrit cette semaine – il y a très peu d’articles qui captent vraiment mon attention ces temps-ci, comme vous pouvez le comprendre, Dr Sabrosky, parce qu’il y a tellement d’informations et tant de gens qui s’expriment. Mais celui-ci a particulièrement capté mon intérêt et maintenu mon intérêt pendant toute la lecture de cet article – que je vais vous lire ici dans une minute. Mais avant d’entrer là-dedans, je vais juste aller de l’avant et vous donner la parole ici, et vous laisser dire des choses que je crois nécessaire de dire.

AS : Mark, nous nous sommes parlés plus tôt et, vous le savez, mes sentiments sont que je suis tout à fait disposé à débattre de problèmes avec n’importe qui sur n’importe quel sujet. La plupart d’entre nous ont des vues différentes sur les choses, et aucun d’entre nous, je pense, ne croit détenir toute la vérité pour lui-même. Ceux qui le croient sont des imbéciles.

Le sujet sur lequel j’ai écrit cette fois a attiré mon attention aussi parce que s’il y a quelque chose qui est plus important c’est la loyauté : la loyauté envers le pays, la loyauté envers le peuple, la loyauté à la Constitution. Et à mon grand mécontentement et j’ai honte – parce que j’ai une famille juive, dont aucun n’est sioniste – la grande majorité des juifs américains donnent leur allégeance à un pays étranger. Ils peuvent avoir la citoyenneté américaine, mais leur allégeance va à Israël. Et comme je l’ai dit dans l’article, c’est une forme de bigamie politique qui est tout aussi malhonnête que la bigamie matrimoniale. Je ne suis pas marié en ce moment, mais quand je l’étais, la loyauté envers ma conjointe était absolue. Elle doit être là. Je pouvais regarder et dire : « Ah ! Il y a Farrah Fawcett, » et je pouvais admirer quelqu’un là-bas mais je n’ai pas offert à cette personne mon allégeance. Il y a une différence entre admirer de loin et donner allégeance à cette chose. Et c’est la même chose avec un pays.

Certains de mes parents [américains] sont allemands, certains sont irlandais, et ils ont tous une certaine mesure d’allégeance à ces cultures, mais ce n’est pas une allégeance politique. Il s’agit d’une appartenance sociale. C’est comme dire : « On va se tenir debout le jour de la St-Patrick », ou « On va se tenir debout à l’Oktoberfest », ou « Nous allons fêter ça,« et nous sommes fiers d’être allemands ou irlandais, ou quoi que ce soit d’autre. Mais aucun d’entre nous ne donne son allégeance à l’Irlande ou à l’Allemagne. Les Juifs le font. Et si nous ne le disons pas – peu m’importe d’être taxé d’antisémite – si nous ne nous levons pas pour dire, « La vérité est la vérité, leur allégeance à un pays étranger, ils sont des traîtres », alors nous sommes malhonnêtes avec nous-mêmes.

MG : Ce serait une chose s’ils avaient cette allégeance à ce pays étranger, et que les intérêts nationaux de ce pays étranger imitaient les nôtres – or ce n’est pas le cas. La troisième patte de ce fauteuil est aujourd’hui un homme ayant vécu de première main le fait que les intérêts nationaux de cet autre pays ne sont pas les mêmes que les intérêts nationaux de ce pays.

AS : Mais c’est encore plus que cela, Mark. J’ai eu une discussion amère avec un de mes cousins juifs qui a émigré en Israël et conservé la nationalité américaine. Si quelqu’un aime un autre pays assez pour y déménager : tant mieux pour lui. Ils y vont, et c’est tout – ils sont partis. Mais ils gardent la nationalité américaine afin de pouvoir continuer à participer à nos élections, à siéger dans nos bureaux – regardez Rahm Emanuel : il a servi dans les forces armées israéliennes, et non dans les forces armées américaines, et il est de loin la deuxième personne la plus puissante de ce pays – facilement.

C’est une trahison. Je vais vous dire maintenant : si les Palestiniens avaient la même influence en Amérique, je m’y opposerais de la même manière. Je me fous de quel pays il s’agit, quelle est l’allégeance, ce qui compte pour moi, c’est que si vous êtes américain, vous aimez ce pays en premier, et en dernier, et ça s’arrête là. Et je ne m’inquiète pas que vous soyez de la Navy, de la Marine, peu importe ce que vous êtes. Phil, vous et moi serons sans doute d’accord sur ce point — et sans doute l’une des rares choses sur lesquelles un gars de la Navy et un gars de la Marine soient d’accord — mais je pense que chacun de nous est d’accord que la loyauté envers l’Amérique est la seule part non-négociables de la citoyenneté américaine.

Phil Tourney (survivant du USS Liberty) : Absolument, Alan, et je vais vous dire, vous être un Marine des États-Unis, cela vous est consubstantiel, et d’être un Marine – Semper Fidelis, toujours fidèle – vous êtes fidèle à votre pays ; et je suis désolé que vous ayez eu cette prise de bec avec votre cousine, mais vous êtes toujours fidèle à votre pays et je comprends exactement d’où vous venez.

** Mark, je ne pense pas que tu aies lu au début de l’émission les références du docteur. Je souhaiterais que tu le fasses, parce que ça signifie beaucoup, et cela signifie beaucoup pour moi de les entendre.

MG : Absolument, et je vais le faire dès maintenant car je suis sur le point d’entamer la lecture de cet excellent article.

Alan Sabrosky (Ph.D, Université du Michigan) est un Américain qui a oeuvré pendant dix ans dans le corps des Marines et qui est un ancien diplômé de l’US Army War College.

Maintenant, non seulement cela – Dr. Sabrosky me corrigera si je me trompe ici – non seulement vous êtes diplômé de l’US Army War College, mais vous étiez le directeur des études pendant un certain temps – est-ce exact ?

AS : C’est exact. Pendant cinq ans et demi.

MG : Cinq ans et demi comme directeur d’études à l’US Army War College. Vous savez, de tous les titres que j’aimerais avoir à la suite de mon nom, Dr Sabrosky, celui de directeur des études au US Army War College serait certainement l’un d’entre eux.

AS : Merci beaucoup, j’apprécie.

MG : Très bien, Mesdames et Messieurs, même si j’ai l’air de la mère d’un écolier ici en lisant cet article pour vous, néanmoins, je vais le faire. Non pas comme un geste d’insulte à votre intelligence – parce que je sais que vous êtes tous bien lettrés – mais j’ai été tellement impressionné par cet article qu’il soit dûment conservé ici dans le contexte de cette conversation, et c’est la raison pour laquelle je vais le lire.

En date du 12 mars 2010, par le Dr Alan Sabrosky :

Le visage sombre du nationalisme juif

« Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit un jour à une réunion du Likoud qu’ « Israël n’est pas comme les autres pays. » Curieusement pour lui, cette fois là il disait la vérité, et ça n’est nulle part plus évident que dans l’exemple du nationalisme juif, qu’on lui attribue ou pas l’étiquette de « sioniste ».

Le nationalisme dans la plupart des pays et des cultures peut avoir des aspects positifs et négatifs, unifiant un peuple et, quelquefois, le poussant contre son voisin. L’extrémisme peut émerger, et l’a souvent fait, au moins en partie dans presque tous les mouvement nationalistes/d’indépendance dont je me souviens (par exemple, le mouvement nationaliste français avait La Terreur, le Kenya avait les Mau-Mau, etc.)

Mais alors que l’extrémisme des autres mouvements nationalistes est une aberration, l’extrémisme dans le nationalisme juif est la norme, montant les juifs sionistes (laïques ou observateurs) contre les Goyim (le reste du monde), qui sont potentiellement ou bien des prédateurs ou bien des proies certaines, sinon les deux successivement. Cela ne signifie pas, d’aucune façon, que tous les Juifs ou tous les Israéliens ressentent et agissent ainsi. Mais cela signifie qu’Israël est aujourd’hui ce qu’il ne peut éviter d’être, et ce qu’il serait sous n’importe quel gouvernement élu (un point que je vais développer dans un autre article).

Les différences entre le nationalisme juif (le sionisme) et celui d’autres pays et cultures, sont selon moi quadruples :

1. Le sionisme est un véritable balai de sorcière de xénophobie, de racisme, d’ultra-nationalisme, de militarisme, ce qui le place en dehors d’un simple « contexte nationaliste » – par exemple, quand j’étais en Irlande (dans les deux portions), je n’ai vu aucune indication selon quoi les PIRAs ou quelqu’un d’autre faisaient pression pour qu’une Irlande unie planifie d’envoyer les protestants dans des camps ou à l’extérieur du pays, bien qu’il puisse très bien y en avoir une poignée qui pense ainsi – et qui dépasserait de loin les misères infligées par les nazis ;

2. Le sionisme sape la loyauté civique de ses adhérents dans les autres pays, ce que les autres mouvements nationalistes (et même des mouvements ultra-nationalistes comme le nazisme) n’ont pas fait – par exemple, une grande majorité des Juifs américains, y compris ceux qui n’ont pas ouvertement la double citoyenneté, épousent une forme de la bigamie politique appelée « double loyauté » (à Israël et aux États-Unis) qui est tout aussi malhonnête que la bigamie matrimoniale, les tentatives de faire impasse sur la préséance qu’ils accordent à Israël par rapport aux États-Unis (beaucoup de Rahm Emanuel là-bas qui ont servi dans l’armée israélienne mais PAS dans les forces armées américaines), et n’a absolument aucun parallèle dans le sens d’une identité nationale ou culturelle adoptée par n’importe quel autre groupe ethnique ou racial définissable aux États-Unis – même le Bund nazi aux États-Unis a disparu une fois que l’Allemagne et les États-Unis sont entrés en guerre, avec la quasi-totalité de ses membres se portant volontaires dans les forces armées américaines ;

3. L’« ennemi » des mouvements nationalistes normaux est la puissance occupante et peut-être ses alliés, et une fois l’indépendance assurée, des relations normales avec la puissance occupante sont vraiment la norme, mais pour le sionisme presque tout le monde extérieur est un ennemi réel ou potentiel, ne différant qu’en terme de proximité et de position dans sa très longue liste d’ennemis (qui est maintenant la liste des cibles des États-Unis) ; et

4. Presque tous les mouvements nationalistes (y compris les irrédentistes et les variantes sécessionnistes) ont l’intention de créer un État indépendant à partir d’une population en place ou pour réunir un peuple séparé (comme les Allemands des Sudètes dans les années 1930) – il est très rare qu’il comprenne le déplacement massif d’une autre population indigène, qui est beaucoup plus commune dans les mouvements colonialistes réussis tels qu’aux États-Unis – et peut-être une raison expliquant que la plupart des Américains ne se sentent pas concernés par ce que les Israéliens font subir aux Palestiniens, même s’ils le savaient, puisque ce n’est pas tellement différent de ce que les Européens d’Amérique du Nord ont fait aux Amérindiens ici sur une plus longue période de temps et avec une technologie peu développée.

Les implications pour les perspectives de paix au Moyen-Orient, et pour d’autres pays sous l’emprise (ou pas) de leurs lobbies juifs domestiques, donnent le frisson. Le fait que le livre du Deutéronome prenne vie dans un État doté d’un arsenal nucléaire serait suffisant pour donner à réfléchir à quiconque n’est pas soumis par l’argent ou la corruption – qui de nos jours englobe le gouvernement des États-Unis, compte tenu de l’inclination d’Israël à lancer de la boue dans le visage de l’administration Obama et compte tenu de l’inclination visible Obama à accepter cela avec le sourire, l’ « Oncle Tom » de Bibi Netanyahou vient à Washington.

Feu le général Moshe Dayan, qui – sionistes ou pas – fait partie de mon propre Panthéon honorifique des héros militaires, aurait apparemment fait remarquer que la sécurité d’Israël dépend du fait qu’elle soit perçu par autrui comme un chien enragé. Il avait sans doute raison. Mais il a négligé de noter que la réponse préférée de tout le monde est de tuer ce chien enragé avant qu’il puisse décider de se déchaîner et de mordre. Il s’agit d’une option à considérer. »

MG : C’est ce qu’écrit Alan Sabrosky PhD, ancien directeur des études à l’US Army War College.

Dr. Sabrosky, je ne peux penser à aucun autre article que j’aie lu, de mémoire récente, qui résume essentiellement le problème auquel nous avons affaire en ce moment de manière plus précise et aussi succincte que cet essai que vous avez écrit. Vous avez, pour toutes fins pratiques, enfoncé le clou de cette affaire. Je suppose que la raison pour laquelle je suis tellement enthousiasmé par cet article, Dr Sabrosky, est que l’une des choses que j’ai noté au sujet de ce problème auquel nous faisons face – en termes de sionisme, de la puissance du lobby juif, et tout le reste – c’est que tout est enveloppé dans un brouillard de confusion ou de mystère, et cela, je crois, de façon délibérée. Je pense que c’est l’un des principaux éléments expliquant le fait que ce puissant intérêt étranger soit en mesure d’obtenir ce qu’il veut. Je veux dire, regardons les choses en face : il s’en est tiré avec l’attaque d’un navire américain durant près de deux heures et tuant 34 hommes – c’était un acte de guerre, et ils s’en sont tirés. Non seulement ils s’en sont tirés, ils ont même été récompensés par trois milliards de dollars par année minimum. Quand on regarde les deux guerres dans lesquelles les États-Unis se retrouvent, et sur le seuil d’au moins deux autres, et tout cela au profit d’un certain pays étranger assis sur la rive orientale de la mer Méditerranée – ils ont eu un franc succès à mettre tout cela en place et je pense que l’une des principales composantes de cela est le fait que très peu de gens comprennent réellement la nature du problème – et je pense que votre article révèle essentiellement le problème, qui est que lorsque vous avez des gens qui essaient de dire qu’ils sont fidèles aux États-Unis et, en même temps, fidèles à un gouvernement étranger, c’est un mensonge.

AS : Ça l’est, et c’est plus que cela, Mark. Ce que nous devons proclamer bien haut, c’est que non seulement ils ont attaqué le USS Liberty, ils ont fait le 11 septembre. Ils l’ont fait.

J’ai eu de longues conversations au cours des deux dernières semaines avec des contacts à l’Army War College, au Siège du corps de la Marine, et j’ai dit très clairement dans les deux cas qu’il est à 100% certain que le 11 septembre était une opération du Mossad [services secrets israéliens]. Point final.

Vous savez, Phil, je ne dénigre pas ce qui est arrivé au USS Liberty, pas le moins du monde – vous comprenez cela – mais pour la plupart des Américains ce qui est arrivé au USS Liberty, ou au Vietnam, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant, c’est de l’histoire ancienne. Vous savez, ils peuvent être préoccupés à ce sujet, mais ils ne vont pas se mettre en colère à ce sujet.

Le 11 septembre a directement causé plus de 60 000 Américains morts et blessés, Dieu sait combien de centaines de milliers de personnes dans d’autres pays nous avons tués ou blessés ou rendus sans-abri, et c’est une plaie actuelle. Ce n’est pas votre blessure du USS Liberty, ce n’est pas ma blessure du Vietnam. Nous en avons tous les deux, chacun de nous s’en préoccupe. Mais c’est une plaie ouverte. Et ce que les Américains ont besoin de comprendre, c’est que c’est eux qui l’ont fait. Ils l’ont fait. Et s’ils comprennent cela, Israël va disparaître. Israël va tout simplement disparaître de cette Terre.

J’ai envoyé un film à l’un de mes collègues et cela montrait essentiellement des Américains endeuillés alors que leurs morts sont rapatriés. Et je l’ai montré l’un d’eux – c’est une femme – le coeur complètement arraché par la douleur en train de pleurer son soldat mort. Et j’ai dit, vous le savez, si jamais les Américains savent qu’Israël a fait cela, ils vont les rayer de la surface de la Terre, et ils ne vont pas s’en faire pour eux comme lorsqu’on tue un rat – pardonnez mon langage – de ce que cela va coûter. Ils n’auront pas de pitié. Ils vont le faire. Et ils le devraient. Et ils le devraient.

PT : Alan, votre article et votre cÅ“ur et votre témoignage et ce que vous croyez en est déchirant pour moi. C’est comme nos pères fondateurs, et leurs ombres, qui parlent et qui disent : « Nous devons résoudre ce problème, nous devons le faire à notre manière, et nous devons le faire maintenant, ou nous seront terrassés. »

AS : Exactement. Absolument, Phil. Je suis entièrement d’accord.

TP : Votre article doit être expédié à la Bibliothèque du Congrès immédiatement.

AS : Eh bien, je peux vous dire qu’il est lu par certaines personnes au siège du corps des Marines et à l’Army War College. Je leur ai envoyé la semaine dernière et j’ai eu de longues discussions avec les gens là-haut, et il y a certaines personnes très, très mécontentes.

MG : Que disent-ils, si vous pouvez parler de cela, Dr Sabrosky ?

AS : L’étonnement. La première chose, Mark, est l’étonnement. Ils ne savaient pas. Ils ne savaient vraiment pas. Et ce ne sont pas des gens stupides. Ils ne savaient vraiment pas.

Et la réaction suivante est la rage. Une véritable rage. Et les sionistes jouent ceci comme un pari « tout ou rien », parce que s’ils perdent celui-ci, si le peuple américain réalise ce qui s’est passé, ils sont finis.

Et je vais vous dire franchement – je ne pense pas que l’un de vous ait une ascendance juive. J’en ai. Vous savez, j’ai un grand-parent qui est juif. Comme nous en parlions moi et Phil Weiss de Mondoweiss – c’est un juif qui publie beaucoup d’articles critiques sur Israël – et j’ai dit que pour le Rabbinat orthodoxe je ne suis pas un Juif. Mais pour les nazis, je suis passé par là. Et si cela explose, je vais tomber avec le reste d’entre eux. Et je le sais. Je le sais tout simplement. Mais si tel est le prix pour refaire l’Amérique à neuf…

Quand j’ai prêté serment il y a 51 ans au sein du corps de la Marine des États-Unis, personne ne nous a promis la vie. Personne ne l’a fait. Ils nous ont promis le devoir, la fidélité et le service – et peut-être la mort. Et c’est comme ça qu’ils nous parlait en 1959. Je ne pense pas qu’ils leur parlent encore ainsi. Mais en 1959 ils le faisaient, et si ma mort était une condition nécessaire pour sauver l’Amérique – alors, qu’importe, j’aurais pu mourir au Vietnam. C’est mon service, mon pays, mon corps [de la Marine]. Et, Phil, c’est comme vous dans la Navy : nous avons signé pour cela et nous aimons notre service. Et aucun de nous ne veut mourir. Certes, je ne le veux pas. Je ne pense pas que l’un de vous ne le veuille. Mais si c’est le prix, alors c’est le prix que j’aurai à payer. Je le pense vraiment.

PT : Quand vous parlez des Marines, j’ai le plus grand respect et je connais votre devoir envers votre pays. Lorsque la torpille a frappé notre bateau et que je suis entré dans la partie inondée, devinez qui j’ai tiré de là : un soldat de la Marine des États-Unis, du nom de Bryce Lockwood. Et il était accroché à un autre marin et lui sauva la vie, et il a reçu une étoile d’argent. Dieu le bénisse pour cela.

Et je comprends de tout mon cÅ“ur ce qu’il y a dans le vôtre, car je l’ai dans mon cÅ“ur. Je n’ai pas appris en devenant un marin en tant que tel, mais je l’ai appris par la grâce de Dieu pour sauver notre navire, je l’ai appris par des savants comme vous, je l’ai appris par des bons amis comme Mark Glenn et mes compagnons de bord – et je l’ai appris à travers les actions d’Israël. Et quand vous m’avez frappé très, très fort il y a tout juste une seconde lorsque vous avez parlé du 11 septembre. Vous êtes très prêt à dire que, oui, ils l’ont fait, le 11 septembre. Oui, ils ont fait. Et, vous savez, mon cÅ“ur s’est brisé. Et j’ai vu cet avion – le dernier – entrer dans la tour. Et de voir cela … Je veux dire, je sais que c’est dans votre cÅ“ur, et dans celui de Mark, et tout les autres, de voir vos compatriotes américains massacrés et assassinés comme ils l’ont fait au USS Liberty. Alan, c’est quelque chose qui, si nous ne parlons pas, si nous n’avertissons pas les gens à ce sujet – je crois que Dieu veut que nous le fassions – et si nous ne le faisons pas : honte à nous.

AS : Je suis amplement d’accord à ce sujet, et je vais vous le dire – j’ai un rêve, comme Martin Luther King Jr. a dit un jour, et mon rêve est que les 5e et 6e flottes des États-Unis attaquent Israël et le rasent. Et c’est la fin de ce rêve.

MG : Juste pour le rappel, Dr Sabrosky, c’était il y a trois ans – et je me souviens distinctement que j’étais à une émission de radio au cours des préparatifs pour la réunion des gars du Liberty qui allait avoir lieu à [Washington] DC – et j’ai fait une prédiction en ondes que je pensais de tout mon cÅ“ur à l’époque et je le crois toujours de tout mon coeur, qu’un jour, d’une manière ou d’une autre – je ne sais pas exactement comment cela va se passer – je m’en doute – qu’un jour et d’une façon ou d’une autre, peut-être beaucoup plus tôt qu’aucun de nous s’y attend, les États-Unis vont se trouver en guerre avec Israël. Et je veux dire une vraie guerre de tirs.

Maintenant, techniquement parlant, nous sommes en guerre avec elle parce qu’elle est en guerre avec nous. Elle cherche à nous détruire. Nous ne l’avons tout simplement pas réalisé pour le moment.

Ma prédiction personnelle est que, probablement, – encore une fois, plus tôt qu’aucun d’entre nous pourrait s’y attendre ou ne souhaite l’envisager – Israël va commettre un autre 11 septembre. Elle va faire un nouveau USS Liberty. De toute évidence, certaines personnes assez puissantes dans certains lieux très visibles, comme le président du Joint Chiefs of Staff, Mike Mullen, pense que c’est une possibilité, étant donné qu’il a coupé court à un voyage qu’il avait fait en l’Europe il y a quelques années pour s’empresser d’aller en Israël pour rencontrer son homologue et l’avertir en termes non équivoques combien il était important qu’il n’y ait pas un second USS Liberty.

Ainsi, concernant ce que vous deux venez de parler, que nous avons besoin d’en parler, je vais proposer une autre théorie ici pour en discuter. Nous aurions déjà eu ce second 11 septembre, ou ce second USS Liberty – cela aurait déjà été un fait accompli si ce n’était du fait qu’un nombre croissant de personnes ont parlé de ce problème depuis le 11 septembre.

Je pense qu’Israël a regardé tout cela et s’est dit : « Nous devons laisser les choses se refroidir un peu pour le moment – si nous essayons une nouvelle tentative dès maintenant, alors nous sommes cuits : nous allons faire éclater notre couverture. »

AS : Ce n’est pas seulement une question de souffler notre couverture. Si jamais les Américains comprennent vraiment cela – ils sont de l’histoire ancienne. Ce sera une guerre sanglante et brutale – et ils disparaîtront. Je veux dire, ça ne sera même pas un match serré. Et ils le savent. Ce qu’ils comprennent, je crois, aussi, c’est que leur influence est sur les nominations politiques. Leur effet de levier n’est pas dans les services en uniforme [militaire].

Si vous consultez l’Army Times, le Navy Times, ou n’importe lequel des journaux de n’importe quel service, vous avez une vision très différente de celle que l’on voit lorsqu’on regarde le Congrès et la Maison Blanche. Et l’armée n’a pas été achetée. L’armée est fidèle mais elle n’a pas été achetée. Et si jamais elle comprend cela – qu’elle le comprend vraiment, vraiment profondément – et c’est ce que j’ai constaté lorsque j’ai remis certaines de ces informations à l’Army War College et au siège du Corps des Marines – et j’ai mentionné à l’un de mes contacts au siège du Corps des Marines, j’ai dit : « Tu sais, ils ont fait le 11 septembre …, » et il a répondu : « Vous n’y pensez pas.  » J’ai dit : « Absolument ».

Et si jamais ils comprennent cela, ces gens là sont de l’histoire ancienne.

MG : Eh bien, maintenant laissez-moi vous demander quelque chose, docteur, et évidemment je comprends que nous avons besoin de protéger les noms des innocents ici…

AS : Il n’y a pas innocents ! [Rires]

PT : Je suis d’accord.

MG : Je voudrais en savoir un peu plus à ce sujet. Je veux dire, ces conversations que vous avez avec vos collègues qui sont encore en service en uniforme. Quelle est leur réaction lorsque vous leur dites de telles choses ?

AS : La première est l’incrédulité, et ce que je leur montre immédiatement après, c’est une entrevue avec un expert en démolition danois nommé Danny Jowenko, et ça montre le troisième bâtiment du World Trade Center en train de tomber – le WTC 7. Et ils regardent ça, et je leur ai dit : « Maintenant, vous comprenez que si l’un des bâtiments a été câblé pour être démoli, ils ont tous été câblés pour être démolis. » Et c’est tout. C’est le point de bascule.

Je veux dire, entrer dans les arguments au sujet de qui était aux commandes de quoi, et où ils étaient, et s’il y avait de la nano-thermite – ces choses sont vraies, mais elles sont accidentelles. La chose qui est nécessaire est de dire aux gens : trois bâtiments sont tombés ; le troisième n’a pas été touché par un avion, il a été câblé pour une démolition contrôlée, par conséquent, ils ont tous été câblés pour une démolition contrôlée. Et à partir de cet instant, la réaction est la rage. L’incrédulité d’abord et puis ensuite la rage.

MG : Eh bien, je dois vous dire, que je trouve cela très encourageant, car sur la base des conversations superficielles que j’ai eu avec certains militaires – et je fais très attention à ce que je dis parce qu’on ne sait jamais sur quoi on marche lorsqu’on démarre une discussion de ce type avec l’un d’entre eux – à partir de ces conversations rapides que j’ai eues avec certains d’entre eux, ils ont aucune idée et ne veulent pas en entendre parler. Ils sont fidèles au drapeau qui est sur l’écusson de leur manche gauche, et l’idée que le gouvernement puisse être impliqué d’une manière ou d’une autre dans toutes sortes de hauts crimes et de trahison contre le peuple américain est impensable pour eux, ainsi je suis heureux d’entendre qu’il reste encore quelque matière grise et quelque patriotisme – au moins dans les milieux auxquels vous avez accès, Dr Sabrosky.

AS : Eh bien, ce n’est pas qu’ils ne veulent pas l’entendre, c’est qu’ils ne le savent pas. Ce que j’ai fait quand je l’ai présenté à ces gens et que je leur ai dit, « Examinez seulement ce point-là – il suffit de regarder cette image. Je ne vais pas vous donner d’arguments – il suffit de regarder. » Et ils regardent le film et, sans exception, ils reviennent en disant : « Ils l’ont fait, n’est-ce pas. » Je leur ai dit, « Ouais – ils l’ont fait. »

** PT : Puis-je vous interrompre ici une seconde – je voulais juste mentionner, parler des militaires, certains des militaires les plus distinguées que j’aie eu le plaisir de rencontrer … L’amiral Thomas Moore, l’ancien chef d’état-major qui nous a soutenu du début à la fin dans l’enquête sur le USS Liberty, et ainsi de suite et ainsi de suite.

Et puis Ray Davis – il était un commandant du corps de Marine des États-Unis. Il a dit directement – cela ne concerne évidemment pas le 11 septembre – que le USS Liberty n’était pas une erreur d’identité, c’était un meurtre de sang-froid, prémédité. Donc, il y a des gens dans l’armée [qui savent].

Ces gars étaient retraités à l’époque – mais quand vous éduquez les gens, comme vous faites, Alan, les gens qui servent dans l’armée maintenant, vous avez parfaitement raison : ils ne savent pas, car personne ne sait. Cela a été caché. Tout a été caché. Cela a été si bien camouflé que ça prendrait presque un messie pour nous sortir de là.

MG : Dr Sabrosky, je voulais vous demander – puisque nous sommes dans une certaine mesure en train de pronostiquer aujourd’hui, et de faire des prédictions – que pensez-vous qui va se passer ?

Je veux dire, j’avais une conversation avec quelqu’un l’autre jour à propos de la situation avec l’Iran, et le fait est que, indépendamment de savoir si l’Iran poursuit activement ou pas la construction d’une arme nucléaire, le fait est qu’Israël ne peut se permettre que cette guerre n’ait pas lieu. Quelque chose doit se produire, même si c’est juste quelques bombardements en Iran et puis rendre ça vraiment spectaculaire grâce au contrôle des médias. Ils doivent faire quelque chose pour récupérer une partie de leur image publique, alors seriez-vous d’accord avec moi sur ce point, et en supposant que vous êtes d’accord avec moi à ce sujet, que pensez-vous qu’Israël fera dans un proche avenir ?

AS : Nous allons avoir la guerre contre l’Iran. Et je suppose que la « rue arabe » va exploser.

PT : Je suis d’accord.

AS : Et les forces américaines, les unités américaines, comme siège de la 5e Flotte à Bahreïn, tout le reste – il va y avoir une liste de victimes desquelles nous n’allons même pas nous préoccuper.

PT : Alan, je pense que cette chose était prédestiné dès le premier jour. Ça a commencé en Afghanistan. Ils vont ensuite en Irak et l’Iran était le gros morceau de résistance prévu depuis le début. Qu’en pensez-vous ?

AS : Oui. Pas de doute là-dessus. Et en fait, si la résistance irakienne n’avait été si forte cela aurait déjà eu lieu dans la seconde administration Bush.

PT : Absolument. Je suis d’accord à 100%.

MG : Donc, toutes ces réticences, la réticence – peu importe comment vous voulez l’appeler – ce qui semble être de la réticence de la part de l’administration Obama – qu’est-ce qui se passe selon vous ? Je veux dire, regardez, juste la semaine dernière nous avons eu quelques choses que je considère assez dramatiques qui ont été dites par l’administration Obama en ce qui concerne Israël et les colonies de peuplement et quoi d’autre. Qu’en est-il ? Est-ce là rien de plus que de la gesticulation de la part de l’administration Obama ou sont-ils vraiment en train de se replier ?

AS : L’administration Obama n’a pas retenu un seul dollar, un seul avion – rien. Les mots ne valent pas grand chose.

Les Israéliens ont commis une erreur tactique en insultant Biden – et Biden n’est pas un de mes favoris, mais il est un gars intelligent de la rue et il n’aime pas être humilié. Cela fait partie de la donne. Mais rien ne s’est produit de façon à affecter concrètement quoi que ce soit que nous donnons à Israël. Rien. Et tant que rien ne se passe qui puisse affecte concrètement ce que nous leur donnons, rien d’autre n’a d’importance.

MG : Pourquoi ne sommes-nous pas déjà en guerre avec l’Iran alors ?

AS : En partie parce que nous ne pouvons pas trouver une excuse suffisante pour justifier cela et pour nous permettre de nous soustraire à ce que nous faisons en Afghanistan et, dans une moindre mesure, en Irak. C’est qu’il y a juste un petit trop à gérer.

Je suis sûr que le schéma était le suivant : l’Afghanistan en 2001, l’Irak en 2003, l’Iran en 2005, la Syrie en 2007. Le problème est que la résistance irakienne n’a pas laissé cela se produire. Alors maintenant, l’échéancier est un peu différent, et je ne suis pas sûr de savoir comment cela va se jouer, mais je pense que de la manière dont nous sommes partis, c’est d’essayer de créer un prétexte pour une guerre.

Et une fois que la guerre a lieu, les gens peuvent poser des questions, mais cela ne change rien au fait de la guerre.

MG : Vous avez raison. S’il y a quelque chose que nous avons appris du Vietnam c’est qu’une fois que les troupes se sont engagés, pour une bonne ou une mauvaise raison, vous soutenez les troupes. C’est une des choses que j’ai remarqué avec la première guerre du Golfe, et c’était bien avant que je connaisse quoi que ce soit à tout ça.

J’ai pensé, étant jeune, qu’en regardant le genre de manifestations qui ont eu lieu – et j’étais à l’université au moment de la première guerre du Golfe – quand on regarde le genre de manifestations qui ont eu lieu durant le Vietnam – et bien sûr dans les collèges vous aviez quelques personnes grommelant et disant ceci ou cela, mais, en général, les néo-conservateurs ont vraiment joué magnifiquement la guerre du Vietnam – si un tel mot peut être utilisé pour quelque chose d’aussi tragique. Et ne vous méprenez pas, Dr Sabrosky : je sais que vous êtes un vétéran du Vietnam et je tiens ces gars-là en plus haute estime aussi, et quand je dis qu’ils ont joué cette chose magnifiquement, c’est qu’ils ont réussi à faire passer les manifestants pour des êtres grotesques, laids, des gens antipatriotiques, au point où, lorsque la grande guerre suivante a commencé, personne n’oserait élever la voix contre les troupes de la façon qu’ils l’ont fait pour le Vietnam.

AS : Oui, absolument. Mark, je vais devoir quitter dans une minute. Si je pouvais faire une sorte de déclaration finale … Et je pense que vous me seconderez à ce sujet.

Rien pour moi n’est plus important que la loyauté ou l’allégeance à mon pays. Rien. Mais cela nécessite que mon pays et mon gouvernement se comportent d’une manière honorable. Notre gouvernement, aujourd’hui, ne se comporte pas de façon honorable. Et il y a quelque chose dans la Déclaration d’Indépendance qui dit que chaque fois qu’une forme de gouvernement devient oppressante, il est du droit et du devoir du peuple de la modifier ou de l’abolir, et je pense que nous sommes rendus au point où nous devons la modifier ou la supprimer. Et je dis cela en tant qu’homme qui est toute sa vie resté fidèle aux États-Unis.

PT : Je vous comprends. Que Dieu vous bénisse pour cela. Que Dieu vous bénisse.

MG : Mesdames et messieurs : « Le visage ténébreux du nationalisme juif ». A consulter sur Internet – je ne pense pas que vous ayez du mal à le trouver. Rédigé par notre très bon ami et invité spécial de ce soir : Dr Alan Sabrosky.

Docteur, j’espère que nous aurons la chance de vous recevoir à l’émission dans un proche avenir, et d’ici là s’il vous plaît continuez votre excellent travail. Honnêtement, autant que cela va sonner prétentieux pour vous, il y a très peu de gens, comme je l’ai dit, qui disent quoi que ce soit qui fasse en sorte que je vais m’asseoir et porter une attention particulière, et vous êtes certainement l’un d’entre eux.

AS : Je comprends cela, Mark. Prenez soin de vous.

Phil, salutations les plus chaleureuses. Semper Fi à vous, mon ami.

PT : Semper Fi. Que Dieu vous bénisse, monsieur, et nous allons nous reparler.

Source : News of  Tomorrow pour la version française

The information underground pour la version originale

mar 13 2010

L’étrange conversion à l’islam de l’otage espagnole libérée par Al-Qaeda au Maghreb

Al-Qaeda au Maghreb islamique  (AQMI) a annoncé vendredi dans un communiqué que l’humanitaire espagnole gardée otage 100 jours en Mauritanie avait été libérée car elle s’était volontairement convertie à l’islam.

Une nouvelle manipulation du pouvoir militaire algérien, pour lequel Al-Qaeda au Maghreb n’est qu’un instrument pour consolider leur mainmise sur les richesses du pays et pour se légitimer auprès des puissances occidentales, en particulier auprès des États-Unis grâce à l’adhésion à sa « Guerre contre le terrorisme ».

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Dans un communiqué diffusé sur le site as-ansar.com, AQMI ajoute avoir également pris en compte l’état de santé d’Alicia Gamez, 35 ans, qui a « pris le nom d’Aïcha » après sa conversion.

Les deux collègues masculins d’Alicia Gamez, Roque Pascual et Albert Vilalta, prétendument bénévoles comme elle de l’ONG Barcelona Accion Solidaria sont toujours aux mains de leurs ravisseurs. Ils avaient été enlevés le 29 novembre dernier.

Services secrets algériens et hydrocarbures

Rappelons qu’Al-Qaeda au Maghreb (AQMI) est une organisation née en 2007 sur le cendres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). L’exploitation des informations disponibles sur ce groupe, combinée à l’analyse des singularités du régime algérien depuis 1962, ne laisse place à aucun doute : Al-Qaeda u Maghreb est une création des services secrets de l’armée algérienne, le Département de renseignement et de sécurité (DRS, ex-Sécurité militaire), dont les chefs contrôlent, depuis la guerre civile des années 1992-1999, la réalité du pouvoir.

L’intensification des actions terroristes depuis 2006 en Algérie s’explique par celle de la lutte des clans au sein du pouvoir pour le contrôle de la manne pétrolière (considérablement accrue par l’envolée des prix des hydrocarbures) : celui du général Mohammed  » Tewfik  » Médiène, chef du DRS depuis 1990, a vu sa prééminence contestée par le  » clan Bouteflika « , qui conteste l’alliance privilégiée nouée avec les États-Unis pour l’exploitation des hydrocarbures par le  » clan Tewfik « . D’où le choix de ce dernier, pour déstabiliser le clan adverse, de multiplier les actions terroristes du GSPC-AQMI, y compris contre des cibles étrangères. Et de préparer, après cette acmé de terreur, une éventuelle relève de ce groupe armé de plus en plus discrédité.

Nous reviendrons prochainement plus en détail sur les liens étranges d’Al-Qaeda au Maghreb avec le renseignement militaire algérien. Entre-temps, nous mettons à la disposition de nos lecteurs désireux d’en savoir plus l’excellent livre de François Gèze et Salima Mellah : « Al-Qaeda au Maghreb », ou la très étrange histoire du GSPC (pdf)

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Spencer Delane

Communiqué d’AQMI du 12.03.2010 :

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(cliquer sur les images pour les agrandir)


fév 20 2010

Pourquoi Sarkozy a fait censurer la vidéo des otages français en Afghanistan (vidéo)

Nicolas Sarkozy aimerait pouvoir tabler sur une libération des deux otages français en Afghanistan quelques jours avant les élections régionales de mars, de sorte à redorer son image et celle de l’UMP. De fait, la diffusion du témoignage des deux journalistes de France 3, retenus prisonniers depuis janvier par les talibans en Afghanistan, ne pouvait qu’affaiblir encore la « cote de popularité » du président français, en chute libre dans les sondages (56% de mauvaise opinion selon BVA).

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Dimanche dernier, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait appelé à la «discrétion» à la suite d’informations relatives «au contenu d’une cassette vidéo dans laquelle apparaissent» les deux journalistes français de la télévision publique France 3 enlevés en décembre en Afghanistan. «Dans ce type de situation, par égard vis-à-vis des familles de nos deux compatriotes et dans l’intérêt même de leur sécurité, la discrétion s’impose», avait indiqué le ministre.

Nicolas Sarkozy était manifestement moins inquiet pour la sécurité des otages et soucieux pour le « respect des familles », lorsqu’il avait dénoncé « l’imprudence vraiment coupable » des deux journalistes « Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui, du reste, sont détournées de leurs missions principales. Je crois que, quand même, le scoop ne doit pas être recherché à tout prix.»

Exiger la discrétion absolue des médias et se permettre de stigmatiser deux journalistes aguerris qui ne font que leur travail sur le terrain relève d’une bonne dose de cynisme et d’une drôle de conception de l’information. A moins que Nicolas Sarkozy tente également d’utiliser cette prise d’otages pour dissuader les journalistes de se rendre en Afghanistan.

Instrumentalisation

En voyant ces images, où les deux otages ne semblent pas spécialement contraints de remettre en cause l’inefficacité de Nicolas Sarkozy, on comprend mieux les raisons de cette censure gouvernementale. Pour les conseillers de l’Élysée, il est sans doute plus opportun de retarder leur libération jusqu’au début du mois de mars, afin que le gouvernement puisse s’en attribuer le mérite juste avant les élections régionales.

Déclaration malheureuse de Kouchner

Le ministre français des affaires étrangères ne semblait pas, hier matin, avoir besoin de manifester la même prudence  sur le dossier des deux otages suisses retenus en Libye depuis plus d’un an (lire Kadhafi voudrait détruire la Suisse). Interrogé par des journalistes de la Télévision suisse romande, Bernard Kouchner a jugé que « La France n’avait pas à faire preuve de solidarité avec la Suisse », se refusant ainsi de trancher le différend qui oppose « nos amis suisses et nos amis libyens » (le message a été bien reçu).

Kouchner a en effet toujours démontré qu’il était l’ami de Kadhafi et qu’il soutenait tous les autres dictateurs d’Afrique du Nord (et d’ailleurs), comme Ben Ali ou Hosni Moubarak, pour ne citer que ces deux exemples, en plus de s’enorgueillir d’une solidarité parfaite avec Israël en général et Netanyahou en particulier. La Suisse devrait pouvoir se passer sans trop de difficulté de ce genre d’amitié.

Frédéric Courvoisier, Mecanopolis

fred [at] mecanopolis.org

Avertissement : Alors que les médias nous parlent tous les jours de « terrorisme », les communiqués de ces groupes et organisations qui, souvent, luttent légitimement contre une occupation illégale, ou, dans d’autres cas, sont directement manipulés par des intérêts étrangers, ne sont jamais portés au public.  Bien évidemment, il n’est pas question pour nous d’adhérer où de relayer une idéologie de violence, mais de permettre à chacun de se faire une opinon.


jan 29 2010

Messages de Ben Laden, de l’info très intoxiquée

Une voix qui menace, une voix qui revendique, une voix qui serait celle de Ben Laden. Le dernier message menace directement Barack Obama, revendique l’attentat manqué du 25 décembre dernier et promet de nouveaux «11 septembre» aux Etats-Unis.

obamabinladenComme presque toujours, c’est Al- Jazira qui l’a mis à l’antenne le 24 janvier. C’est encore la chaîne panarabe qui a formellement identifié son auteur. A part cette dernière, personne ne certifie son authenticité, Washington la première. Du moins pas cette fois…

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, une soixantaine de messages sont attribués à Oussama ben Laden et sa nébuleuse. Il peut y avoir des années sans aucun signe de vie (2005) et d’autres plus prolixes: sept en 2009, quatre en 2008, cinq en 2007 ou quatre en 2006.

Pour la CIA, l’authenticité du premier message audio, justement publié par Al-Jazira le 12 novembre 2002, ne fait aucun doute. Une théorie mise à mal, deux semaines plus tard par les chercheurs de l’Idiap (Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perspective) de Martigny (VS). Avec les conditionnels de rigueur propres aux scientifiques, le message serait celui d’un imposteur (lire encadré).

2002, Ben laden n’est pas identifié

A la demande de France 2, l’Idiap analyse un enregistrement de Ben Laden en novembre 2002. Les logiciels utilisés d’analyse et de reconnaissance vocale se basent sur une vingtaine de documents. C’est cette matière première qui permet l’analyse des fréquences qui débouche sur des algorithmes certifiant une signature vocale. Les logiciels repèrent les bidouillages en studio. Quand la qualité est optimum, on certifie une fiabilité entre 97 à 98%. Si la bande est pourrie ou s’il n’y a pas assez d’échantillon on descend à 70%. A l’époque, le Dr Samy Bengio de l’Idiap, déplorait la mauvaise qualité des enregistrements.

Leurs logiciels démasquent les imitateurs, tout aussi doués soient-ils. «Ils peuvent assez facilement berner l’être humain, mais c’est beaucoup plus difficile de tromper la machine», soulignait, en 2002, le Dr Samy Bengio.

La CIA, face à l’Idiap, n’a jamais lâché le morceau et a maintenu sa version. En 2007, les services de renseignements américains identifient de nouveau avec certitude la voix de Ben Laden sur une vidéo. Le chef d’Al-Qaida nomme Gordon Brown et Nicolas Sarkozy. Ce qui daterait le document et prouverait qu’il était encore en vie.

Existence utile

Car, depuis 2001, Ben Laden a au moins été annoncé mort six fois par des officiels! La thèse défendue par bien des journalistes, c’est que l’homme qui vaut 25 millions (récompense offerte par les Etats-Unis pour sa capture) a perdu son capital de vie depuis longtemps. Et que, autant du côté d’Al-Qaida que des Etats-Unis, on entretient un épouvantail qui justifie bien des crédits. «Il n’existera que dans le regard de ceux à qui il est utile», commente le journaliste Philippe Madelin sur le site Rue 89. Le bidouillage des cassettes? Pour certains, comme Kevin Barrett (fameux propagandiste de la théorie du complot sur le 11 septembre) sur Internet, c’est une cause entendue. Il parle carrément de film «publicitaire réalisé par la CIA» avec un Ben Laden de pacotille pesant 20 ou 25 kilos de plus que l’original. Dans ce monde de propagande, la question de fond est de savoir qui manipule qui?

Joël Cerutti, pour Le Matin (Suisse)

Traduction du message de Ben Laden (par Mecanopolis) :

Au Nom d’Allah le Clément le Miséricordieux,

Message d’Oussama à Obama,

Que la paix soit sur quiconque suit la guidée,

Ensuite,

Si nos messages avaient pu être supportés par les mots, Nous n’aurions pas utilisé les avions;

Le message que je veux vous faire parvenir avec l’avion du héro ‘Umar Al Faruq (qu’Allah le secours) confirme le message précédent que les héros du 11 Septembre ont transmis et qui a été fréquemment répété.

Le message est que l’Amérique ne rêvera pas de vivre en paix tant que nous ne la vivons pas en Palestine; et il n’est pas juste de jouir d’une vie en sécurité alors que nos frères à Gaza ont grandement souffert;

Dès lors, avec la permission d’Allah, les attaques continueront sur ceux qui continuent à supporter Israël,

Et que la paix soit sur quiconque suit la guidée.

jan 28 2010

Obama s’apprête à demander à l’OTAN 10′000 soldats supplémentaires pour l’Afghanistan

Alors que tous les observateurs ont les yeux rivés sur la conférence de Londres sur l’Afghanistan, où le président fantoche Hamid Karzaï vient de réaffirmer sa proposition ridicule et hypocrite envers les Talibans, personne n’évoque le sommet de l’OTAN qui se tiendra la semaine prochaine à Mons, en Belgique, lors duquel un « effort supplémentaire » sera demandé aux « alliés » des Etats-Unis.

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La question que se pose tous les jours Karzaï, en prenant son petit déjeuner, est sans doute de savoir par quels moyens il pourrait encore prolonger un peu sa présidence. Élu par des fraudes massives lors du scrutin de novembre dernier, la présidence Karzaï est gangrénée par des affaires de corruption et de trafic d’opium.

La dernière trouvaille du « clan Karzaï » consiste à faire croire qu’ils pourraient réintégrer les Talibans dans le processus politique. Hormis la contradiction évidente de cette proposition (qu’aucun journaliste n’a cru bon de relever), puisqu’on nous répète à l’envi depuis bientôt 10 ans qu’un des buts principal de cette guerre était justement d’éradiquer les Talibans, on sait bien sûr que cela n’arrivera pas et que cette stratégie de la « main tendue » n’est qu’une manÅ“uvre de plus, destinée à faire illusion. Car si des élections libres étaient organisées en Afghanistan, les islamistes les emporteraient haut la main. D’ailleurs les Talibans ne sont pas dupes et ont déjà répondu à cette « invitation » (lire notre article du 23 janvier) en indiquant : « seule une victoire totale est envisageable : soit les armées d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tués jusqu’au dernier. »

Mais Hamid Karzaï ne sera sans doute pas présent à Mons, pour le sommet de l’OTAN sur l’Afghanistan, car les récentes avancées de la résistance afghane, désormais aux portes de Kaboul, sont bien trop importantes pour y inviter ce genre de clown.

Selon des officiers français en poste à Washington, les États-Unis vont demander un effort supplémentaire à l’OTAN par l’envoi de 10′000 soldats supplémentaires. Des généraux américains vont être dépêchés à Mons, où se tiendra le sommet, pour expliquer dans le détail la situation et les « efforts à consentir ».

Pourtant, selon les mêmes sources, les États-Unis ne seraient eux-mêmes pas en mesure de déployer sur le terrain les 30′000 soldats supplémentaires promis par le président Barack Obama à la fin de l’année dernière pour porter son corps expéditionnaire à 100′000 hommes avant le mois d’août, ce qui ne rassure en rien les « contingents alliés » présents sur place.

Al-Qaeda serait un… syndicat

A en croire le patron du Pentagone, Roberts Gates, un « syndicat du terrorisme mondial », qui veut déstabiliser « l’Asie centrale » se constitue sous «  la bannière fédérative d’Al-Qaeda ». Et il veut obtenir du Pakistan et de l’Inde, deux États en conflit larvé, qu’ils participent à la lutte contre ces méchants « syndicalistes ».

Selon Le Canard enchaîné de cette semaine, Robert Gates aurait promis une aide militaire de 1,5 milliards de dollars par an au Pakistan, avec l’espoir de voir l’armée se décider enfin à combattre les Talibans afghans qui ont établis leur bases arrières dans les zones tribales pakistanaise.

Il serait sans doute plus sage de ménager les opinions publiques des 43 États qui participent à cette guerre, et qui commencent à se lasser des mensonges et prétextes renouvelés chaque semaines pour justifier cette occupation illégitime et illégale de l’Afghanistan.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

jan 23 2010

L’amiral Mike Mullen reconnaît la défaite des États-Unis en Afghanistan

Des officiers français du Renseignement militaire ont pu prendre connaissance, au début de l’année, d’un rapport pour le moins surprenant qui retranscrit les propos tenus par l’amiral Michael Glenn « Mike » Mullen, chef d’état-major des armées des États-Unis, lors d’une conférence donnée  le 10 décembre 2009 sur les derniers développements de la guerre en Afghanistan.

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Selon ce document, Mullen déclare que « 2009 aura été la troisième année d’une détérioration continue et significative de la sécurité en Afghanistan (…) et d’un niveau de violence supérieur de 60% par rapport à 2008. » L’avenir, selon Mike Mullen, ne semble guère plus réjouissant : « Au point où en sont les choses, nous ne sommes certainement pas en train de gagner. Et, face à l’insurrection, il n’y a pas le choix : ou vous êtes en train de l’emporter, ou vous êtes en train de perdre. (…) Il est urgent de renverser la situation aussi rapidement que possible ». Et d’insister sur la nécessité de conduire d’avantage d’opérations clandestine de contre-terrorisme : « Nous l’avons fait en Irak, il est important de le faire en Afghanistan. »

La prochaine arrivée, à Kaboul, de 30′000 soldats, en « renfort », ne saurait donc suffire à « renverser la situation », selon l’amiral en chef.

Les talibans font partie du paysage politique

Cette défaite des États-Unis et de leurs subalternes européens de l’OTAN en Afghanistan a été confirmée aujourd’hui par le secrétaire américain à la Défense Robert Gate, en visite au Pakistan voisin , qui a indiqué que « les talibans font partie du paysage politique en Afghanistan ». « La question est de savoir s’ils sont prêts à jouer un rôle légitime dans le processus politique en cours, à savoir participer aux élections » a ajouté le chef du Pentagone.

Cette déclaration devant la presse intervient au moment où le président afghan Hamid Karzaï dévoile un pan de son nouveau « programme de réconciliation » avec talibans, qu’il présentera lors d’une conférence internationale sur l’Afghanistan prévue à Londres le 28 janvier.

Karzaï a indiqué, dans une interview à la BBC, qu’il allait proposer un travail et un salaire aux insurgés pour qu’ils abandonnent la lutte armée, et qu’il allait utiliser les fonds de la communauté internationale pour cela. « Les talibans doivent accepter la démocratie » a encore indiqué, sans rire, le chef de l’État afghan, en omettant de préciser le genre de démocratie qu’il entend imposer, et pour laquelle il a déjà démontré le plus grand mépris en se faisant réélire par des fraudes massives lors du scrutin présidentiel de novembre dernier.

En guise de réponse, Qari Muhammad Yussuf, porte-parole des Talibans, a indiqué en fin de journée que pour la résistance « seule une victoire totale est envisageable : soit les armées d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tués jusqu’au dernier. »

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

Avec les informations des agences de presse, du Canard enchaîné du 6 janvier et du site de la résistance afghane : www.shahamat.org (traduit par Mecanopolis)


jan 17 2010

Obama bombarde plus que Bush

Dix jours avant la conférence internationale sur l’Afghanistan, prévue à Londres le 28 janvier prochain, les états-majors subalternes des États-Unis ont en main un rapport alarmant de l’OTAN qui démontre que Barack Obama s’engage de plus en plus dans cette guerre lointaine et multiplie les bombardements, puis les opérations clandestines, bien au-delà des frontières du seul Afghanistan.

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« Bush est dépassé par son successeur », remarque un diplomate français, cité dans la dernière édition de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné. « Cette évolution de la stratégie, on peut l’approuver ou la critiquer… Mais force est de constater que nous sommes impliqués dans ces opérations, sans y participer et sans avoir et consultés. »

Un document récent de l’OTAN, qui a été escamoté par les médias, donne raison à ce diplomate. Les analystes de « l’Alliance » se sont notamment intéressés aux « engins explosifs improvisés », utilisés par la résistance afghane. En 2009, ils en ont recensé 6′440, soit 17 ou 18 attentats quotidiens, et « quatre-vingt fois plus » qu’en 2003. Quant au décompte des militaires alliés tués en Afghanistan, il a augmenté de 400% en deux ans, et le nombre de blessés de 700%. Pas de quoi pavoiser, donc « et cette guerre ne fait que commencer » selon un analyste des services français de renseignement, cité par Le Canard enchainé.

Tueurs à distance

Après avoir envoyé 30′000 soldats supplémentaires, Obama vient d’autoriser une intensification des bombardements par avion sans pilote. Ces drones, sorte de robots espions guidés à distance par la CIA ou les armées US, peuvent surveiller plusieurs zones, enregistrer des conversations, filmer des cibles et tuer quand on leur en donne l’ordre.

Aujourd’hui, ces engins perfectionnés se promènent au-dessus de l’Afghanistan, bien sûr, mais aussi dans le ciel du Pakistan et du Yémen, qu’ils bombardent de temps à autre, ou de la Somalie, qui connaitra sans doute bientôt le même sort que que l’Afghanistan.

« Assassinats ciblés »

« L’Amérique est en guerre ». Les diplomates français en poste à Washington se l’entendent dire aujourd’hui plus souvent qu’au temps de Bush. Et le recours aux « assassinats ciblés », apanage de ces drones, est en train de devenir la politique officielle des États-Unis. Un exemple, découvert dans une étude d’un centre de recherche US, New America Foundation : celui de l’assassinat de Baithullah Meshud, présumé chef des talibans au Pakistan. Il aura fallu neuf bombardements guidés par la CIA, et on e ne sait combien de victimes civiles non comptabilisées, pour « atteindre la cible ». Mais, au pays du hamburger, quand on déteste, on ne compte pas.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Avec les informations du Canard enchainé du 13 janvier 2010, dont nous vous conseillons vivement la lecture

Agáta Kovacs

jan 09 2010

Le président Obama a-t-il échappé à un attentat orchestré par la CIA ?

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Le Président Barack Obama pensait sans doute passer un paisible séjour à Hawaï lorsque, le 28 décembre dernier, à 15h10, il entamait une partie de golf sur le green du Luana Hills Country Club. Trois minutes plus tard, les agents des services secrets en charge de sa sécurité intervenaient dans l’urgence, engouffrant le président et sa suite dans deux véhicules blindés.

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Barack Obama, sur le green du Luana Hills Country Club, quelques instants avant l’intervention des agents des services-secrets en charge de sa sécurité

La « version officielle » de « l’incident », relayée un peu plus tard par un communiqué du service de presse de la Maison Blanche, indique que c’est à la suite de la blessure accidentelle du fils d’un couple d’amis, Eric et Cheryl Whitaker, qui accompagnaient Obama, que le plan d’évacuation du président des États-Unis a été déclenché. Le communiqué précise néanmoins que l’enfant n’a pas eu besoin d’assistance médicale.

Qui peut vraiment croire que les services-secrets auraient expédié Barack Obama dans un bunker parce qu’un garçonnet se serait blessé à la plage ? Ici comme ailleurs, la « version officielle », et ses cent retouches successives, n’a pas pour but d’être crédible, mais d’être la seule en vitrine, de sorte à occuper l’ensemble des médias et de couvrir la réalité des faits.

Le quotidien russe Zvatara, qui indique prendre ses sources auprès d’un agent du FSB (service de renseignement russe) présente une toute autre version des évènements. Selon le journal, l’alerte aurait été donnée quand à 15h 03 précise, un avion « non identifié » a pénétré dans l’espace aérien du périmètre restreint de la « zone de vacances » du président américain.

La réaction des services de protection d’Obama aurait encore été d’avantage précipitée quand, quelques minutes plus tard, l’identité de cet avion, un bi-réacteur portant le numéro d’enregistrement N46F, a été établie comme appartenant à la Hunt Oil Company, et qu’il avait été précédemment lié à l’Agence centrale de renseignement (CIA), comme le confirme ce document.

Il n’est pas inutile de rappeler que le PDG de Hunt Oil, Ray L. Hunt, est un proche de George Bush senior, et membre du President’s Foreign Intelligence Advisory Board.

A noter aussi que, en avril 2009, George Bush junior a effectué un voyage au Yémen, dont les réserves de pétrole sont estimées 10 milliards de barils, afin d’inaugurer une raffinerie de la… Hunt Oil Company. Cela alors que, depuis peu, le pétrole yéménite représente 7% des sources d’approvisionnement de la Chine, et que les projets de Petrochina sont nombreux dans ce pays.

A la lumière de ces informations, ont serait tenté de relier « l’attentat manqué » du vol Detroit-Amsterdam du 25 décembre dernier avec ce qui ressemble a une mise en garde de la CIA et de ses commanditaires à l’encontre du président Barack Obama, afin de le contraindre à accélérer un processus d’ingérence militaire au Yémen, de sorte à en accaparer les ressources en hydrocarbures.

Au soir du 28 décembre, Barack Obama, a « rompu le silence qu’il observait depuis l’attentat manqué sur le vol 253 le jour de Noël » pour s’adresser aux américains : «Nous allons continuer à utiliser tous les éléments en notre pouvoir pour intercepter, détruire et vaincre les extrémistes violents qui nous menacent, qu’ils soient d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen ou de Somalie. »

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Spencer Delane

jan 04 2010

Qui forme les terroristes d’Al-Qaeda au Yémen ?

Cet article, que nous avions placé sur Mecanopolis le 17 avril dernier, retrouve toute sa pertinence aujourd’hui, alors que le « prix Nobel de la paix » Barack Obama semble vouloir étendre la « guerre contre le terrorisme » au Yémen. Seuls les imbéciles et les suspects peuvent encore feindre de croire qu’Al-Qaeda a un centre de gravité propre et que cette organisation n’agit pas pour les intérêts stratégiques américano-sionistes. Après l’Irak et l’Afghanistan, c’est la région du détroit d’Ormuz, où transite plus de 30% du pétrole mondial, et plus encore le soutien iranien aux tribus Houtis dans le Nord Yémen qui sont visés, et non pas quelques fanatiques se réclamant du « jihad international », concept qui n’existe que dans la volonté de quelques stratèges maffieux et leurs complices médiatiques.

Article du quotidien Ennahar, 16 avril 2009 :

Israël formerait des terroristes d’Al-Qaeda

Selon des sources bien informées du dossier et des activités d’Al-Qaeda, Israël aurait créée depuis environ une année, des camps sur son territoire pour entraîner des éléments venus de pays arabes.

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Des terroristes fabriqués de toutes pièces, utilisables à volonté

Ces entraînements militaires et d’espionnage sont fournis en préparation à d’éventuelles opérations terroristes contre les intérêts des pays étrangers dans les pays arabes qui sont considérés par Israël comme un danger pour sa sécurité et sur ses intérêts stratégiques, notamment la région du Maghreb Arabe.

Selon les mêmes sources, ces camps incluent des arabes d’Algérie, du Maroc et du Yémen avec de faux passeports venus d’Europe et portant des noms juifs. Ces derniers ont été recrutés par les services généraux du Mossad dans différentes capitales pour activer au sein de l’organisation Al-Qaeda après avoir été sélectionnés par les services de renseignement européens. Ces gens sont généralement recherchés pour appartenance aux groupes terroristes.

Ces camps secrets d’entraînement entretiennent des relations avec les cellules dormantes d’Al-Qaeda en Europe où leurs éléments sont recrutés pour d’éventuelles opérations terroristes dans les pays arabes en coordination avec les branches de l’organisation notamment les groupes terroristes armés du grand Sahara. Ceci prouve ce que Ennahar avait publié auparavant sur l’attaché militaire de l’ambassade d’Israël en Mauritanie qui avait préparé un rapport sécuritaire secret sur les activités des hommes armés dans la région du Sahara. Ce dernier entretenait des relations secrètes avec les mouvements rebelles au Mali et au Niger.

Le Mossad aurait des relations avec les branches d’Al-Qaeda et les opérations contre les intérêts étrangers, essentiellement américaines, et en rapport avec les évènements en Irak et au Moyen Orient.

Selon ces mêmes sources, le Mossad pourrait même recourir à l’utilisation des Harraga algérien en Italie pour les recruter dans ces camps d’entraînement à travers le réseau logistique des marins travaillant sur l’axe Sardaigne Naples à la recherche d’éléments à envoyer en Israël secrètement essentiellement après l’apparition d’informations presque confirmées sur la préparation des hommes recrutés dans le but de commettre des opérations contre les intérêts étrangers durant l’été prochain et qui seront attribuées à Al-Qaeda sous une direction centrale du Mossad et des services de l’armée israélienne.

Cette nouvelle étape dans les activités de l’organisation Al-Qaeda sera le sujet du discours d’El Dhawahiri dans une tentative de relancer les différentes branches après l’étau exercé autour de l’organisation par les renseignement européens et aussi les frappes douloureuses encaissées sur le terrain par les services de l’armée au Maghreb arabe et notamment en Algérie.

Mohamed Ben Kemoukh, pour Ennahar