Category: Ayman al-Zawahiri

juin 07 2010

Le Mossad aurait utilisé Al-Qaïda dans les attentats du 11 septembre, selon le journaliste Alan Hart (vidéo)

Plus une semaine ne passe dĂ©sormais sans qu’un tĂ©moignage ne vienne alimenter la thèse de l’implication des services israĂ©liens dans les Ă©vènements du 11 septembre.

mossad

Aujourd’hui, c’est le journaliste et Ă©crivain Alan Hart, ancien reporter de la BBC et spĂ©cialiste du Moyen-Orient pour la chaine ITN, qui nous explique comment « depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit ». Ainsi, selon Hart, les sionistes et les nĂ©oconservateurs auraient utilisĂ© Al-QaĂŻda dans le 9/11 pour leurs intĂ©rĂŞts respectifs. Une thĂ©orie qui renforce l’information publiĂ©e il y a un peu plus d’un an par le quotidien algĂ©rien Ennahar, qui affirmait que l’Etat hĂ©breu entraĂ®ne des terroristes liĂ©s Ă  l’organisation de Ben Laden sur son territoire.

Agata Kovacs, Mecanopolis


Alan Hart, 9/11 et Mossad
envoyé par Mecanopolis.

Merci Ă  « Druide » pour son travail de traduction.

Transcription de l’entretien :


Alan Hart: Je vais briser une règle Ă  prĂ©sent. Je veux dire, vous avez mentionnĂ© le 11 septembre. En principe je n’en parle pas en public parce que cela fait de vous une cible pour des attaques et de fausses accusations d’antisĂ©mitisme et tout le reste, n’est-ce pas?


Kevin Barrett: Je l’ai certainement remarquĂ©.


Hart: Donc, d’entrĂ©e de jeu, j’ai gardĂ© mes distances par rapport Ă  ça, car cela leur donne un thème sur lequel ils vont se concentrer, et ils peuvent alors dĂ©tourner l’attention de votre message principal. Mais, puisque vous l’avez mentionnĂ©, je vais vous dire ce que je crois sincèrement. Je pense que cela a probablement commencĂ© comme une opĂ©ration d’un groupe musulman, d’accord? Mais je pense que cela fut très rapidement infiltrĂ© par des agents du Mossad. Ceci n’est pas un secret – je l’explique en dĂ©tail dans mon livre : depuis l’instant mĂŞme oĂą IsraĂ«l est nĂ©, ses agent ont tâchĂ© d’infiltrer tous les gouvernements arabes, chaque organisation militaire arabe et chaque groupe terroriste arabe, quel qu’il soit. Donc, ils auraient certainement infiltrĂ© celui-lĂ  (les terroristes du 11 septembre). Et je suppose qu’Ă  un moment au dĂ©but ils ont dit aux « traĂ®tres » dans la CIA, « Ce complot est en marche, que devons-nous faire? » Et les sionistes et les nĂ©o-conservateurs ont dit : « Utilisons-le ! ».


Ce qui est sĂ»r et certain dans tout ça, je crois, c’est que les tours jumelles ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol, pas par les avions. Maintenant, je vous dirai en passant que parmi les amis que j’ai certains sont consultants pour l’une des plus importantes firmes d’ingĂ©nierie civile et de construction au monde. Je ne vais pas la nommer. Mais ils ont Ă©tudiĂ© les films et ils ont conclu qu’il n’y a absolument aucun doute que les avions ont Ă©tĂ© abattus … DĂ©solĂ©, que les tours ont Ă©tĂ© abattues par une explosion contrĂ´lĂ©e au sol. Et puis nous avons le film de ce qu’on appelle souvent les « cinq IsraĂ©liens dansants ». Saviez-vous cela Kevin ?


Barrett: Je le sais certainement. Ils cĂ©lĂ©braient les attentats. Ils avaient mis en place des camĂ©ras avant les attentats et ils se claquaient dans leurs mains en l’air ["high five"] et allumaient leur briquet en Ă©tant placĂ©s juste devant les tours jumelles.


Hart: C’est exact. Mais le fait Ă  remarquer est qu’ils avaient tous des tĂ©lĂ©phones portables. N’est-ce pas?


Barrett: C’est exact.


Hart: Ils ont d’abord Ă©tĂ© signalĂ©s comme Ă©tant des musulmans. Saviez-vous cela?


Barrett: Euh … Moyen-Orientaux est le « code » pour les IsraĂ©liens …


Hart: Bon, Moyen-Orientaux. Mais ça donnait l’impression qu’ils Ă©taient musulmans – qu’ils Ă©taient les mĂ©chants.


Barrett: C’est exact.


Hart: Donc, le FBI les a pourchassĂ©, et ces cinq gars ont fui pour Ă©viter d’ĂŞtre arrĂŞtĂ©s. Mais ils ont finalement Ă©tĂ© capturĂ©s et ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s. Et devinez quoi. Ils Ă©taient tous des agents du Mossad.


Barrett: Cela a été confirmé par [la revue] The Forward.


Hart: C’est exact. C’est un fait Ă©tabli. Alors cela dĂ©bouche sur la question : que faisaient-ils lĂ ? Cela indique qu’ils savaient, ou Ă  tout le moins, qu’ils savaient que les attaques allaient se produire. Il n’est pas impossible – et c’est Alan Hart qui spĂ©cule ici – que les avions aient Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s de transpondeurs, et que ces gars-lĂ  ont dirigĂ© les avions vers leur cible avec leur portable. Ce n’est pas impossible.


Barrett: Je suppose que ça n’est pas impossible. Il y a certainement toutes sortes d’autres possibilitĂ©s, mais l’hypothèse d’avions guidĂ©s Ă  distance est très probable, considĂ©rant que, si l’on avait prĂ©vu une dĂ©molition très complexe de trois gratte-ciels – et s’agissant lĂ  des trois plus grands bâtiments au monde Ă  ĂŞtre dĂ©truits par dĂ©molition contrĂ´lĂ©e -, il fallait bien s’assurer qu’ils soient percutĂ©s [par un objet quelconque] pour justifier leur destruction.


Hart: Et n’est-ce pas le cas, Kevin, que plusieurs de vos meilleurs pilotes ont effectivement dit que cela aurait Ă©tĂ© une tâche extrĂŞmement difficile que de diriger ces avions pour qu’ils percutent ces bâtiments.


Barrett: Eh bien, c’est vrai. J’ai reçu un certain nombre de pilotes qui sont membres des Pilotes pour la vĂ©ritĂ© sur le 11 septembre Ă  mon Ă©mission, et ils ont dit que la vitesse mesurĂ©e de l’avion, qui, lorsqu’il a heurtĂ© la tour Sud, Ă©tait proche de 600 miles Ă  l’heure au niveau de la mer, est une vitesse Ă  laquelle… enfin certains d’entre eux disent que ces Boeing 767 ne pouvaient nullement atteindre cette vitesse au niveau du sol. Ils auraient Ă©té rĂ©duits en pièces Ă  une vitesse sensiblement infĂ©rieure Ă  celle-ci par la pression de l’air au niveau de la mer, qui est beaucoup plus dense. Mais, en tout cas, [ils affirmaient] que nulle personne saine d’esprit pourrait prĂ©tendre qu’il soit possible de guider un avion Ă  cette vitesse au niveau de la mer et de percuter ces objectifs de la façon dont ils l’ont fait.


Hart: Donc, la spĂ©culation qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s d’une sorte de transpondeur et qu’ils ont Ă©tĂ© appelĂ©s vers leur cible par voie Ă©lectronique n’est pas totalement irrationnelle?


Barrett: Euh … Eh bien non, ça ne l’est pas, en fait, il est mĂŞme un peu douteux que des avions de passagers normaux soient capables de le faire avec une telle constance et Ă  une telle vitesse. Dans tous les cas, il semble très douteux que des pilotes qui ne pouvaient mĂŞme pas piloter en solo un Cessna aient pu accomplir ces prouesses incroyables pour atteindre leurs cibles.


Hart: Eh bien, [il y a] cela et deux autres choses Kevin. Nous savons qu’en fait au moins six, voire neuf des prĂ©sumĂ©s pirates de l’air qui sont prĂ©tendument morts sont en fait bien en vie … et habitent quelque part …


Barrett [l'interrompt]: Eh bien, c’est vrai. Et c’est confirmĂ© par l’article de Jay Kolar « What we now know about the 9/11 hijackers » ( »Ce que nous savons maintenant sur les pirates de l’air du 11  septembre »), qui a Ă©tĂ© publiĂ©, en fait, dans un volume paru chez un Ă©diteur scientifique europĂ©en de premier plan [Research in Political Economy, vol. 23, Elsevier, 2006]. Il est Ă©tonnant que toute la littĂ©rature acadĂ©mique soit tellement Ă  sens unique. Il n’y a pas de contre-littĂ©rature de niveau acadĂ©mique Ă  l’exception de …


Hart [l'interrompt]: Sauf pour dire « Comment osez-vous ĂŞtre Ă  ce point antisĂ©mite ?!? ». C’est la seule contre-littĂ©rature.


Barrett: Exact, exact. Et puis il y a aussi la contre-littĂ©rature de Cass Sunstein publiĂ©e dans la [revue] Harvard Law Review. C’est un diplomĂ© de Harvard qui est maintenant conseiller d’Obama, qui a Ă©crit un article sur la façon de traiter avec ces terribles thĂ©ories du complot et il a dĂ©fendu l’idĂ©e que le gouvernement devrait infiltrer ces groupes et rĂ©pandre toutes sortes d’informations variĂ©es afin de  »diffuser de la diversitĂ© cognitive » dans ces groupes et, qu’Ă  terme, il pourrait ĂŞtre nĂ©cessaire de rendre illĂ©gales les thĂ©ories du complot.


Hart: Oui, bien sĂ»r, mais un autre indicateur assez effrayant, est que nous savons que Wolfowitz et Perle ont Ă©crit ce document, dont le nom m’Ă©chappe pour le moment…


Barrett: « Rebuilding America’s Defense » [PNAC]? [Reconstruire la dĂ©fense de l'AmĂ©rique, document du Projet pour le nouveau siècle amĂ©ricain]?


Hart: Oui… mais quand ils Ă©taient conseillers de Netanyahu ….


Barrett: C’est le document « Clean Break ».


Hart: C’est celui-lĂ , le document « Clean Break ». Et la stratĂ©gie Ă©tait de se dĂ©barrasser de Saddam Hussein, de faire reculer la Syrie et d’attaquer l’Iran. Tout cela est du domaine public. Mais nous savons aussi que M. Wolfowitz, Ă  un moment parlait de la nĂ©cessitĂ© d’un incident Ă  la Pearl Harbor.


Barrett: Eh bien c’est vrai, Wolfowitz Ă©tait obsĂ©dĂ© par la valeur stratĂ©gique de Pearl Harbor. Il avait parlĂ© de la façon dont les nazis croyaient qu’ils auraient gagnĂ© la Seconde Guerre mondiale s’ils avaient eu un tel incident Ă  la Pearl Harbor pour rallier la population.


Hart: Oui, tu vois, je crois que la guerre en Irak — j’ai Ă©crit cela dans mon livre –, je crois que les deux principaux moteurs de la guerre ont Ă©tĂ© Wolfowitz et Perle. Je crois qu’ils ont ensuite Ă©tĂ© supportĂ©s et approuvĂ©s par celui que j’ai appelĂ© « Dr Strangelove » (Dr Folamour) — vous pouvez deviner de qui il s’agit, c’est le vice-prĂ©sident Dick Cheney –, et [par] l’ensemble des nĂ©o-conservateurs. Vous voyez, ce n’Ă©tait pas une guerre pour le pĂ©trole. Les gens disent que c’Ă©tait une guerre pour le pĂ©trole. J’ai parlĂ© avec les dirigeants des pĂ©trolières — puisque je connais bien certains d’entre eux — et ils m’ont dit: « Alan, ne soyez pas insensĂ© : l’industrie pĂ©trolière a besoin de stabilitĂ©! Elle n’a pas besoin de ce genre de bouleversements ». Et je pense que c’est exact.


Barrett: Ça l’est. James Petras a fait valoir cet argument de façon tout Ă  fait convaincante. Je pense que le seul contre-argument valide est que ce n’est pas tant le pĂ©trole mais la gĂ©ostratĂ©gie Ă  long terme basĂ©e sur le pĂ©trole qui rendait cela important d’occuper ces rĂ©gions du monde.


Hart: IsraĂ«l avait un autre objectif stratĂ©gique Ă  plus long terme. Il fallait se dĂ©barrasser de Saddam Hussein parce qu’il reprĂ©sentait la seule menace potentielle — je rĂ©pète, menace potentielle — ou dĂ©fi pour la domination complète de la rĂ©gion par IsraĂ«l.


Barrett: C’est un très bon point. Et maintenant, il a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©, l’Irak a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©e et empoisonnĂ©e et les intellectuels, scientifiques et techniciens ont Ă©tĂ© pourchassĂ©s et tuĂ©s par le Mossad…


Hart [l'interrompt]: Et se dirige sans doute vers la guerre civile.


Barrett: L’Irak a Ă©tĂ© supprimĂ©e en tant qu’antagoniste potentiel d’IsraĂ«l il y a très longtemps. Et maintenant, ils veulent utiliser les militaires amĂ©ricains pour aller contre l’Iran.


Hart: Vous voyez, c’est fascinant, Kevin. Je crois vraiment — et je crois vraiment — que l’Iran n’est pas le moindrement intĂ©ressĂ© Ă  se procurer des bombes nuclĂ©aires. Mais imaginons qu’ils en ont 4, 5 ou 6 ou peu importe, pensez-vous qu’il soit possible qu’ils lancent une première attaque contre IsraĂ«l? Bien sĂ»r qu’ils ne le feraient pas! Parce que s’ils le faisaient, la totalité de l’Iran serait dĂ©vastĂ© et anĂ©anti, et ils ne sont pas stupides. Et la raison pour laquelle les IsraĂ©liens font tout un cinĂ©ma en Iran c’est afin de dĂ©tourner l’attention – publique et politique – de la colonisation sioniste et du gĂ©nocide en cours en Palestine.


Barrett: C’est exactement ce que certains de mes invitĂ©s rĂ©cents ont dit. Gordon Duff qui Ă©tait Ă  mon Ă©mission il y a une semaine ou deux, fait partie d’un groupe de militaires amĂ©ricains Ă  la retraite qui avertissent que les IsraĂ©liens veulent fuir en avant en provoquant une guerre au Moyen-Orient plus Ă©tendue en vue justement de masquer leurs traces non seulement en ce qui concerne le nettoyage ethnique de la Palestine mais aussi en ce qui concerne le 11 septembre. Alan Sabrosky, qui est un ami de Gordon Duff, est très respectĂ© et accompli…


Hart [l'interrompt]: Ouais je connais Alan, je le respecte, oui.


Barrett: Il a dĂ©clarĂ© carrĂ©ment que c’est juste une simple Ă©vidence, comme vous le savez, qui saute aux yeux, que le Mossad est derrière le 11 septembre. Et donc ces gens nous avertissent qu’IsraĂ«l est susceptible de lancer une nouvelle attaque contre les États-Unis, encore une fois pour provoquer une autre guerre plus Ă©tendue au Moyen-Orient …


Hart [l'interrompt]: une attaque sous faux pavillon …


Barrett: Exact, pour être absous de leur responsabilité dans le 11 septembre et avoir des troupes là-bas cette année.


Hart: La thĂ©orie des conspirateurs est: IsraĂ«l ne peut attaquer l’Iran tout seul. Donc, il serait nĂ©cessaire d’orchestrer une opĂ©ration sous fausse bannière de manière Ă  forcer et entraĂ®ner les États-Unis dans cette guerre.


Barrett: Exactement.

(…)

jan 29 2010

Messages de Ben Laden, de l’info très intoxiquĂ©e

Une voix qui menace, une voix qui revendique, une voix qui serait celle de Ben Laden. Le dernier message menace directement Barack Obama, revendique l’attentat manquĂ© du 25 dĂ©cembre dernier et promet de nouveaux «11 septembre» aux Etats-Unis.

obamabinladenComme presque toujours, c’est Al- Jazira qui l’a mis Ă  l’antenne le 24 janvier. C’est encore la chaĂ®ne panarabe qui a formellement identifiĂ© son auteur. A part cette dernière, personne ne certifie son authenticitĂ©, Washington la première. Du moins pas cette fois…

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, une soixantaine de messages sont attribuĂ©s Ă  Oussama ben Laden et sa nĂ©buleuse. Il peut y avoir des annĂ©es sans aucun signe de vie (2005) et d’autres plus prolixes: sept en 2009, quatre en 2008, cinq en 2007 ou quatre en 2006.

Pour la CIA, l’authenticitĂ© du premier message audio, justement publiĂ© par Al-Jazira le 12 novembre 2002, ne fait aucun doute. Une thĂ©orie mise Ă  mal, deux semaines plus tard par les chercheurs de l’Idiap (Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perspective) de Martigny (VS). Avec les conditionnels de rigueur propres aux scientifiques, le message serait celui d’un imposteur (lire encadrĂ©).

2002, Ben laden n’est pas identifiĂ©

A la demande de France 2, l’Idiap analyse un enregistrement de Ben Laden en novembre 2002. Les logiciels utilisĂ©s d’analyse et de reconnaissance vocale se basent sur une vingtaine de documents. C’est cette matière première qui permet l’analyse des frĂ©quences qui dĂ©bouche sur des algorithmes certifiant une signature vocale. Les logiciels repèrent les bidouillages en studio. Quand la qualitĂ© est optimum, on certifie une fiabilitĂ© entre 97 Ă  98%. Si la bande est pourrie ou s’il n’y a pas assez d’Ă©chantillon on descend Ă  70%. A l’Ă©poque, le Dr Samy Bengio de l’Idiap, dĂ©plorait la mauvaise qualitĂ© des enregistrements.

Leurs logiciels dĂ©masquent les imitateurs, tout aussi douĂ©s soient-ils. «Ils peuvent assez facilement berner l’ĂŞtre humain, mais c’est beaucoup plus difficile de tromper la machine», soulignait, en 2002, le Dr Samy Bengio.

La CIA, face Ă  l’Idiap, n’a jamais lâchĂ© le morceau et a maintenu sa version. En 2007, les services de renseignements amĂ©ricains identifient de nouveau avec certitude la voix de Ben Laden sur une vidĂ©o. Le chef d’Al-Qaida nomme Gordon Brown et Nicolas Sarkozy. Ce qui daterait le document et prouverait qu’il Ă©tait encore en vie.

Existence utile

Car, depuis 2001, Ben Laden a au moins Ă©tĂ© annoncĂ© mort six fois par des officiels! La thèse dĂ©fendue par bien des journalistes, c’est que l’homme qui vaut 25 millions (rĂ©compense offerte par les Etats-Unis pour sa capture) a perdu son capital de vie depuis longtemps. Et que, autant du cĂ´tĂ© d’Al-Qaida que des Etats-Unis, on entretient un Ă©pouvantail qui justifie bien des crĂ©dits. «Il n’existera que dans le regard de ceux Ă  qui il est utile», commente le journaliste Philippe Madelin sur le site Rue 89. Le bidouillage des cassettes? Pour certains, comme Kevin Barrett (fameux propagandiste de la thĂ©orie du complot sur le 11 septembre) sur Internet, c’est une cause entendue. Il parle carrĂ©ment de film «publicitaire rĂ©alisĂ© par la CIA» avec un Ben Laden de pacotille pesant 20 ou 25 kilos de plus que l’original. Dans ce monde de propagande, la question de fond est de savoir qui manipule qui?

Joël Cerutti, pour Le Matin (Suisse)

Traduction du message de Ben Laden (par Mecanopolis) :

Au Nom d’Allah le ClĂ©ment le MisĂ©ricordieux,

Message d’Oussama Ă  Obama,

Que la paix soit sur quiconque suit la guidée,

Ensuite,

Si nos messages avaient pu ĂŞtre supportĂ©s par les mots, Nous n’aurions pas utilisĂ© les avions;

Le message que je veux vous faire parvenir avec l’avion du hĂ©ro ‘Umar Al Faruq (qu’Allah le secours) confirme le message prĂ©cĂ©dent que les hĂ©ros du 11 Septembre ont transmis et qui a Ă©tĂ© frĂ©quemment rĂ©pĂ©tĂ©.

Le message est que l’AmĂ©rique ne rĂŞvera pas de vivre en paix tant que nous ne la vivons pas en Palestine; et il n’est pas juste de jouir d’une vie en sĂ©curitĂ© alors que nos frères Ă  Gaza ont grandement souffert;

Dès lors, avec la permission d’Allah, les attaques continueront sur ceux qui continuent Ă  supporter IsraĂ«l,

Et que la paix soit sur quiconque suit la guidée.

jan 28 2010

Obama s’apprĂŞte Ă  demander Ă  l’OTAN 10′000 soldats supplĂ©mentaires pour l’Afghanistan

Alors que tous les observateurs ont les yeux rivĂ©s sur la confĂ©rence de Londres sur l’Afghanistan, oĂą le prĂ©sident fantoche Hamid KarzaĂŻ vient de rĂ©affirmer sa proposition ridicule et hypocrite envers les Talibans, personne n’Ă©voque le sommet de l’OTAN qui se tiendra la semaine prochaine Ă  Mons, en Belgique, lors duquel un « effort supplĂ©mentaire » sera demandĂ© aux « alliĂ©s » des Etats-Unis.

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La question que se pose tous les jours KarzaĂŻ, en prenant son petit dĂ©jeuner, est sans doute de savoir par quels moyens il pourrait encore prolonger un peu sa prĂ©sidence. Élu par des fraudes massives lors du scrutin de novembre dernier, la prĂ©sidence KarzaĂŻ est gangrĂ©nĂ©e par des affaires de corruption et de trafic d’opium.

La dernière trouvaille du « clan Karzaï » consiste Ă  faire croire qu’ils pourraient rĂ©intĂ©grer les Talibans dans le processus politique. Hormis la contradiction Ă©vidente de cette proposition (qu’aucun journaliste n’a cru bon de relever), puisqu’on nous rĂ©pète Ă  l’envi depuis bientĂ´t 10 ans qu’un des buts principal de cette guerre Ă©tait justement d’Ă©radiquer les Talibans, on sait bien sĂ»r que cela n’arrivera pas et que cette stratĂ©gie de la « main tendue » n’est qu’une manĹ“uvre de plus, destinĂ©e Ă  faire illusion. Car si des Ă©lections libres Ă©taient organisĂ©es en Afghanistan, les islamistes les emporteraient haut la main. D’ailleurs les Talibans ne sont pas dupes et ont dĂ©jĂ  rĂ©pondu Ă  cette « invitation » (lire notre article du 23 janvier) en indiquant : « seule une victoire totale est envisageable : soit les armĂ©es d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tuĂ©s jusqu’au dernier. »

Mais Hamid KarzaĂŻ ne sera sans doute pas prĂ©sent Ă  Mons, pour le sommet de l’OTAN sur l’Afghanistan, car les rĂ©centes avancĂ©es de la rĂ©sistance afghane, dĂ©sormais aux portes de Kaboul, sont bien trop importantes pour y inviter ce genre de clown.

Selon des officiers français en poste Ă  Washington, les États-Unis vont demander un effort supplĂ©mentaire Ă  l’OTAN par l’envoi de 10′000 soldats supplĂ©mentaires. Des gĂ©nĂ©raux amĂ©ricains vont ĂŞtre dĂ©pĂŞchĂ©s Ă  Mons, oĂą se tiendra le sommet, pour expliquer dans le dĂ©tail la situation et les « efforts Ă  consentir ».

Pourtant, selon les mĂŞmes sources, les États-Unis ne seraient eux-mĂŞmes pas en mesure de dĂ©ployer sur le terrain les 30′000 soldats supplĂ©mentaires promis par le prĂ©sident Barack Obama Ă  la fin de l’annĂ©e dernière pour porter son corps expĂ©ditionnaire Ă  100′000 hommes avant le mois d’aoĂ»t, ce qui ne rassure en rien les « contingents alliĂ©s » prĂ©sents sur place.

Al-Qaeda serait un… syndicat

A en croire le patron du Pentagone, Roberts Gates, un « syndicat du terrorisme mondial », qui veut dĂ©stabiliser « l’Asie centrale » se constitue sous «  la bannière fĂ©dĂ©rative d’Al-Qaeda ». Et il veut obtenir du Pakistan et de l’Inde, deux États en conflit larvĂ©, qu’ils participent Ă  la lutte contre ces mĂ©chants « syndicalistes ».

Selon Le Canard enchaĂ®nĂ© de cette semaine, Robert Gates aurait promis une aide militaire de 1,5 milliards de dollars par an au Pakistan, avec l’espoir de voir l’armĂ©e se dĂ©cider enfin Ă  combattre les Talibans afghans qui ont Ă©tablis leur bases arrières dans les zones tribales pakistanaise.

Il serait sans doute plus sage de mĂ©nager les opinions publiques des 43 États qui participent Ă  cette guerre, et qui commencent Ă  se lasser des mensonges et prĂ©textes renouvelĂ©s chaque semaines pour justifier cette occupation illĂ©gitime et illĂ©gale de l’Afghanistan.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

jan 23 2010

L’amiral Mike Mullen reconnaĂ®t la dĂ©faite des États-Unis en Afghanistan

Des officiers français du Renseignement militaire ont pu prendre connaissance, au dĂ©but de l’annĂ©e, d’un rapport pour le moins surprenant qui retranscrit les propos tenus par l’amiral Michael Glenn « Mike » Mullen, chef d’Ă©tat-major des armĂ©es des États-Unis, lors d’une confĂ©rence donnĂ©e  le 10 dĂ©cembre 2009 sur les derniers dĂ©veloppements de la guerre en Afghanistan.

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Selon ce document, Mullen dĂ©clare que « 2009 aura Ă©tĂ© la troisième annĂ©e d’une dĂ©tĂ©rioration continue et significative de la sĂ©curitĂ© en Afghanistan (…) et d’un niveau de violence supĂ©rieur de 60% par rapport Ă  2008. » L’avenir, selon Mike Mullen, ne semble guère plus rĂ©jouissant : « Au point oĂą en sont les choses, nous ne sommes certainement pas en train de gagner. Et, face Ă  l’insurrection, il n’y a pas le choix : ou vous ĂŞtes en train de l’emporter, ou vous ĂŞtes en train de perdre. (…) Il est urgent de renverser la situation aussi rapidement que possible ». Et d’insister sur la nĂ©cessitĂ© de conduire d’avantage d’opĂ©rations clandestine de contre-terrorisme : « Nous l’avons fait en Irak, il est important de le faire en Afghanistan. »

La prochaine arrivĂ©e, Ă  Kaboul, de 30′000 soldats, en « renfort », ne saurait donc suffire Ă  « renverser la situation », selon l’amiral en chef.

Les talibans font partie du paysage politique

Cette dĂ©faite des États-Unis et de leurs subalternes europĂ©ens de l’OTAN en Afghanistan a Ă©tĂ© confirmĂ©e aujourd’hui par le secrĂ©taire amĂ©ricain Ă  la DĂ©fense Robert Gate, en visite au Pakistan voisin , qui a indiquĂ© que « les talibans font partie du paysage politique en Afghanistan ». « La question est de savoir s’ils sont prĂŞts Ă  jouer un rĂ´le lĂ©gitime dans le processus politique en cours, Ă  savoir participer aux Ă©lections » a ajoutĂ© le chef du Pentagone.

Cette dĂ©claration devant la presse intervient au moment oĂą le prĂ©sident afghan Hamid KarzaĂŻ dĂ©voile un pan de son nouveau « programme de rĂ©conciliation » avec talibans, qu’il prĂ©sentera lors d’une confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan prĂ©vue Ă  Londres le 28 janvier.

KarzaĂŻ a indiquĂ©, dans une interview Ă  la BBC, qu’il allait proposer un travail et un salaire aux insurgĂ©s pour qu’ils abandonnent la lutte armĂ©e, et qu’il allait utiliser les fonds de la communautĂ© internationale pour cela. « Les talibans doivent accepter la dĂ©mocratie » a encore indiquĂ©, sans rire, le chef de l’État afghan, en omettant de prĂ©ciser le genre de dĂ©mocratie qu’il entend imposer, et pour laquelle il a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© le plus grand mĂ©pris en se faisant réélire par des fraudes massives lors du scrutin prĂ©sidentiel de novembre dernier.

En guise de rĂ©ponse, Qari Muhammad Yussuf, porte-parole des Talibans, a indiquĂ© en fin de journĂ©e que pour la rĂ©sistance « seule une victoire totale est envisageable : soit les armĂ©es d’occupation quittent l’Afghanistan, soit leurs soldats seront tuĂ©s jusqu’au dernier. »

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Agáta Kovacs

Avec les informations des agences de presse, du Canard enchaîné du 6 janvier et du site de la résistance afghane : www.shahamat.org (traduit par Mecanopolis)


jan 17 2010

Obama bombarde plus que Bush

Dix jours avant la confĂ©rence internationale sur l’Afghanistan, prĂ©vue Ă  Londres le 28 janvier prochain, les Ă©tats-majors subalternes des États-Unis ont en main un rapport alarmant de l’OTAN qui dĂ©montre que Barack Obama s’engage de plus en plus dans cette guerre lointaine et multiplie les bombardements, puis les opĂ©rations clandestines, bien au-delĂ  des frontières du seul Afghanistan.

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« Bush est dĂ©passĂ© par son successeur », remarque un diplomate français, citĂ© dans la dernière Ă©dition de l’hebdomadaire Le Canard enchaĂ®nĂ©. « Cette Ă©volution de la stratĂ©gie, on peut l’approuver ou la critiquer… Mais force est de constater que nous sommes impliquĂ©s dans ces opĂ©rations, sans y participer et sans avoir et consultĂ©s. »

Un document rĂ©cent de l’OTAN, qui a Ă©tĂ© escamotĂ© par les mĂ©dias, donne raison Ă  ce diplomate. Les analystes de « l’Alliance » se sont notamment intĂ©ressĂ©s aux « engins explosifs improvisĂ©s », utilisĂ©s par la rĂ©sistance afghane. En 2009, ils en ont recensĂ© 6′440, soit 17 ou 18 attentats quotidiens, et « quatre-vingt fois plus » qu’en 2003. Quant au dĂ©compte des militaires alliĂ©s tuĂ©s en Afghanistan, il a augmentĂ© de 400% en deux ans, et le nombre de blessĂ©s de 700%. Pas de quoi pavoiser, donc « et cette guerre ne fait que commencer » selon un analyste des services français de renseignement, citĂ© par Le Canard enchainĂ©.

Tueurs Ă  distance

Après avoir envoyĂ© 30′000 soldats supplĂ©mentaires, Obama vient d’autoriser une intensification des bombardements par avion sans pilote. Ces drones, sorte de robots espions guidĂ©s Ă  distance par la CIA ou les armĂ©es US, peuvent surveiller plusieurs zones, enregistrer des conversations, filmer des cibles et tuer quand on leur en donne l’ordre.

Aujourd’hui, ces engins perfectionnĂ©s se promènent au-dessus de l’Afghanistan, bien sĂ»r, mais aussi dans le ciel du Pakistan et du YĂ©men, qu’ils bombardent de temps Ă  autre, ou de la Somalie, qui connaitra sans doute bientĂ´t le mĂŞme sort que que l’Afghanistan.

« Assassinats ciblés »

« L’AmĂ©rique est en guerre ». Les diplomates français en poste Ă  Washington se l’entendent dire aujourd’hui plus souvent qu’au temps de Bush. Et le recours aux « assassinats ciblĂ©s », apanage de ces drones, est en train de devenir la politique officielle des États-Unis. Un exemple, dĂ©couvert dans une Ă©tude d’un centre de recherche US, New America Foundation : celui de l’assassinat de Baithullah Meshud, prĂ©sumĂ© chef des talibans au Pakistan. Il aura fallu neuf bombardements guidĂ©s par la CIA, et on e ne sait combien de victimes civiles non comptabilisĂ©es, pour « atteindre la cible ». Mais, au pays du hamburger, quand on dĂ©teste, on ne compte pas.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Avec les informations du Canard enchainé du 13 janvier 2010, dont nous vous conseillons vivement la lecture

Agáta Kovacs

oct 24 2009

IsraĂ«l, terrorisme d’Etat et 11 septembre (vidĂ©o vostfr de Missing Links)

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De l’opération Susannah dans les années 1950 aux attentats du 11 septembre 2001, Missing Links (Chainons Manquants) est un long documentaire sous-titré qui aborde notamment l’organisation du terrorisme international à travers des opérations false flag (sous fausse bannière) impliquant principalement les réseaux juifs criminels pro-sionistes d’Israël, des États-Unis et d’Europe tirant les ficelles dans les coulisses du pouvoir socio-politico-économique, des lobbys d’armement et du pétrole.

Source : Forum Soral

MecanoBlog

sept 20 2009

« Les Américains ne recherchent même plus Ben Laden »

Ancien membre des services secrets suisses, Jacques Baud s’est fait connaître en 1997 par son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets ». Son dernier ouvrage, « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension » (*), risque de faire grincer des dents. Jacques Baud n’a pas que des amis dans les services secrets suisses habitués à l’ombre. Ce Genevois prône la transparence, car, dit-il, 95 % de l’information utilisée par les services de renseignement stratégiques est ouverte. Les espions pourraient donc faire moins de mystères. Son « Encyclopédie du Renseignement et des Services Secrets », devenue un livre de référence dans de nombreux pays, a été réédité à deux reprises.

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Dans son nouvel essai, intitulé « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension », Jacques Baud enfourche un autre cheval de bataille : la lutte contre le terrorisme s’effectue avec de nouvelles armes, « mais selon les mêmes principes que dans les années 60 », assure-t-il. On en voit chaque jour les conséquences catastrophiques en Irak et en Afghanistan.

Selon vous, les accusations portées contre Oussama Ben Laden ne seraient que des spéculations ?

Après le 11 septembre 2001, les Américains demandent au régime des Taliban de leur livrer Ben Laden. La justice afghane réclame alors aux Etats-Unis de lui fournir des preuves prouvant son implication dans les attentats. Elle n’a pas eu de réponse. Aujourd’hui encore on est incapable de démontrer que Ben Laden est bien à l’origine du 11 septembre. Aujourd’hui, les Américains ne classent toujours pas les Taliban parmi les organisations terroristes et ont officiellement abandonné la chasse à Ben Laden.

Malgré tout, Oussama Ben Laden approuvent les attentats du 11 septembre…

Soutenir une action ne veut pas dire que vous y avez participé. Ben Laden ne s’en est jamais attribué la paternité. Or, dans la culture moyen-orientale, on a souvent tendance à en rajouter. Dans l’islam, l’intention prime l’action, raison pour laquelle les terroristes arrêtés tendent souvent à exagérer leur action. Ben Laden ne manifeste même pas cette vantardise. Quant aux personnes qui ont été arrêtées, que valent des aveux obtenus sous la torture ?

Vous vous en prenez à la pléthore d’“experts“, brusquement apparus après le 11 septembre, et qui seraient, selon vous, « incapables de saisir la logique du terrorisme et de la pensée islamique » ?

Les médias ont accordé beaucoup de crédits à des gens dont on était incapable de vérifier le passé. Soit ces « experts » prétendaient venir d’un service de renseignement, et ce n’était tout simplement pas vrai. Soit ils n’y occupaient que des postes très subalternes. Même les experts musulmans modérés, plus attachés à se distancer des extrémistes qu’à identifier les causes de l’islamisme n’ont pas réussi à apporter les clés nécessaires au désamorçage de la situation. En revanche, on a effectivement peu entendu de vrais experts spécialistes des questions militaires, des conflits, des méthodes de la guerre clandestine. Résultat, la lutte contre le terrorisme islamiste s’effectue selon des schémas dépassés, qui créent plus d’insécurité.

Votre livre risque de provoquer des protestations en Israël. Notamment quand vous écrivez que « le discours du Hamas est parfaitement cohérent ».

Cohérent ne signifie pas « juste » ou « légal », mais qu’il y a une logique ! Si le Hamas n’était pas cohérent, il ne bénéficierait pas d’autant de crédit dans la population. Ce que j’ai voulu dire c’est que les Israéliens cherchent à noircir au maximum le Hamas, à le faire plus haïssable qu’il ne l’est. Ils ont prétendu, par exemple, que le Hamas était en relation avec Al-Qaida, rien n’est plus faux. Pour preuve, le Hamas fait actuellement à la chasse aux salafistes. On est toujours perdant quand on surestime, comme quand on sous-estime, l’ennemi.

N’est-ce pas une constance de noircir l’ennemi ?

Apparemment oui. En 1986, j’ai rédigé un rapport sur le Pacte de Varsovie, affirmant que l’Est, loin de pouvoir nous envahir, allait être contraint de réduire ses effectifs, faute de moyens. Trois ans plus tard, Gorbatchev a annoncé des chiffres pratiquement identiques aux miens. Mais sur le moment, mon rapport a été rejeté. La Suisse, comme les autres pays occidentaux, voulaient un ennemi fort, agressif…

Face aux islamistes, l’Occident, selon vous, utiliserait des méthodes vieilles d’un demi siècle ?

A la fin de la Seconde guerre mondiale, les alliés bombardaient massivement les villes allemandes, tuant des milliers de civils. Leur stratégie était de pousser la population à la révolte contre le régime nazi. Aujourd’hui, les Israéliens utilisent la même logique quand ils noient sous les bombes le Liban. Ils pensent que les habitants, pris en otages, vont se rebeller contre le Hezbollah. Or, c’est tout le contraire qui se passe. Les Libanais se sont mobilisés encore davantage contre les Israéliens.

Apparemment, vous ne mettez pas tous les torts sur le dos des Iraniens ?

Il ne s’agit pas de soutenir ce régime. Mais il faut aussi savoir que les Etats-Unis, depuis des années, aident et financent des mouvements séparatistes en Iran, notamment au Baloutchistan. On sait que les Etats-Unis mènent des opérations clandestines avec du personnel au Sud et au Nord de l’Iran depuis 2004. Comment voulez-vous, dans ces conditions que Téhéran ne soit pas sur la défensive ?

Dans votre ouvrage, vous soulignez que la notion de victoire n’est pas la même dans le monde musulman et en Occident.

On prend souvent les musulmans pour des « fanfarons », notamment quand les Egyptiens fêtent leur victoire en 1973 sur les Israéliens, et Saddam Hussein sur la coalition en 1991 ! Il faut savoir que la victoire dans l’islam n’a pas de caractère absolu : il suffit de marquer sa volonté de combattre pour être victorieux. Il s’agit plus d’une victoire sur soi que sur l’adversaire. En Occident, on gagne quand on a détruit l’adversaire, au Moyen-Orient, quand on ne baisse pas les bras. Résultat, la victoire de l’un apporte la victoire de l’autre. Ce qui explique que les Palestiniens continuent depuis la bande de Gaza à lancer des roquettes sur Sderot, même si elles ne feront pas plier Israël. Tant que l’Occident ne refusera à comprendre les modes de pensée des islamistes, il ne parviendra pas à vaincre le terrorisme.

Propos recueillis par Ian Hamel

(*) Jacques Baud, « Djihad. L’asymétrie entre fanatisme et incompréhension », Editions Lavauzelle, 175 pages.

Entretien réalisé par Ian Hamel pour Le Matin Dimanche (Suisse)

(*) Jacques Baud, «Djihad. L’asymĂ©trie entre fanatisme et incomprĂ©hension», Editions Lavauzelle, 175 pages.

août 16 2009

Les intérêts des Etats-Unis dans les pays musulmans

Si l’on prend en compte les réserves du Golfe, d’Afrique du Nord et d’Asie centrale, ce sont près de 75 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz prouvées qui sont entre les mains du monde musulman. Les USA, qui veulent épuiser le moins vite possible leurs réserves, entendent continuer, à n’importe quel prix, de contrôler le trafic pétrolier et à bénéficier du rôle privilégié que joue le dollar dans celui-ci.

Uncle-Sam-Oil

Pour conserver le plus longtemps possible leur hégémonie mondiale, les USA consolident leurs positions dans les régions riches en ressources naturelles où leur supériorité technologique demeure irrattrapable (Moyen-Orient, Asie centrale, Afrique) ou bien dans les zones de civilisation occidentale riches où la culture américaine a été intégrée à l’identité nationale et où la capacité de consommation des produits américains est très élevée.

« Les priorités américaines dans la région sont : négocier et développer des accords de sécurité dans la région du Golfe afin d’en assurer la stabilité et l’accès aux réserves pétrolières vitales pour notre prospérité économique ; assurer l’accès aux entreprises américaines dans la région » (Robert Pelletreau, le 6 avril 1995 devant la commission des Relations internationales du Congrès)

USA et islamisme radical

Les USA ne luttent pas contre les fondamentalistes islamistes, ils se servent d’eux depuis bien longtemps. Les USA ont pour priorité de conserver une emprise sur les réserves d’hydrocarbures du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Depuis la fin des années 70, la stratégie diplomatique et militaire des USA impose d’ étouffer les mouvances les plus modernistes de l’islam, désireuses d’échapper à l’impérialisme économique US, et de promouvoir les régimes les plus conservateurs de manière à les rendre dépendant de sociétés américaines.

Depuis que Washington est parvenu Ă  obtenir du Roi Ibn SĂ©oud, le 29 mai 1933, le paradigme de la stratĂ©gie  » islamo-pĂ©trolière  » des USA Ă  Ă©tĂ© le suivant : « Vous nous laissez appliquer la loi islamique et rĂ©gner en Arabie Saoudite selon nos valeurs islamiques et nous coopĂ©rons Ă©conomiquement avec vous ».

Il est important de prendre en compte, afin de comprendre l’islamisme radical moderne, le choc pĂ©trolier d’après 1973 et la hausse du cours du brut provoquĂ©e par les pays arabes producteurs de pĂ©trole et Ă©galement par les sociĂ©tĂ©s pĂ©trolières amĂ©ricaines. Ceci aura pour consĂ©quence l’enrichissement considĂ©rable des pays musulmans producteurs, notamment l’Arabie Saoudite – dont les revenus annuels sont passĂ©s, entre 1973 et 1978, de 4,35 Ă  36 milliards de dollars – qui investira une grande partie de ses rentes dans la promotion de l’islam hanbalite, celui dont s’inspirent les islamistes sunnites et les wahhabites. Le lit de l’islamisme sera par consĂ©quent prĂ©parĂ© dans un premier temps par la promotion d’un islam fondamentaliste dont l’introduction au sein des lĂ©gislations des États musulmans sera la condition sine qua non de l’aide au dĂ©veloppement. La quasi totalitĂ© des rĂ©seaux islamistes implantĂ©s au Proche-Orient, en Afrique et en Occident, seront ainsi financĂ©s par l’État saoudien et par le biais d’institutions islamiques internationales qu’il contrĂ´le : l’Organisation de la ConfĂ©rence Islamique (créée en 1970), la Ligue islamique mondiale (ONG aux objectifs missionnaires, créée en 1962), et surtout les holdings et banques saoudiennes, tels les groupes Fayçal Islamic Bank, Dar el-Mal, Dellah el-Baraka, etc

Anecdote qui démontre à quel point les liens entre fondamentalistes islamistes et CIA étaient étroits : la « porte-parole officielle » du régime taliban à l’ONU n’était autre que Laili Helms, petite-fille de Faïz Mohammed Zikira, dernier ministre des Affaires étrangères du régime Taliban, et surtout épouse de Richard Helms, numéro 2 de la CIA à l’époque.

CIA et Moudjahidîn

En 1977 la CIA avait mis sur pied des rĂ©seaux de propagande islamiste destinĂ©s Ă  infiltrer les mouvements nationalistes musulmans sunnites en Asie centrale afin de les dĂ©gager de l’influence soviĂ©tique de l’époque. Des exemplaires du Coran et de la littĂ©rature interdite par Moscou (qui avait fait dĂ©truire 70′000 mosquĂ©es par l’armĂ©e rouge), sur les hĂ©ros de guerres anciennes contre les Russes, furent introduits en masse, ainsi que des armes. Ces rĂ©seaux furent organisĂ©s sous l’autoritĂ© du patron du NSC (National Security Council), Zbigniew Brzezinski, qui parvint Ă  convaincre Carter de jouer la carte islamique pour affaiblir l’Union soviĂ©tique. La CIA a aidĂ© les moujahidĂ®ns, en rĂ©bellion contre Najibullah, dès le 3 juillet 1979, soit six mois avant l’invasion soviĂ©tique. Ils ont en fait, Ă  travers cette opĂ©ration clandestine, provoquant ainsi l’invasion soviĂ©tique.

Si le soutien US des moudjahidin en Afghanistan visait en premier lieu de se placer dans un conflit indirect contre les soviétiques, il s’agissait aussi de neutraliser l’expansion et l’influence de l’islamisme chiite iranien dans la région.

Ben Laden et Al-Qaeda

C’est à ce moment là que commence l’histoire de Ben Laden. Dans les années 80 il crée, avec le prince Turki Ibn-Fayçal issu du clan ultra puissant des Sudaïri, et chef des services secrets saoudiens, la « Légion islamique afghane», milice directement soutenue par la CIA et Riyad.

Par la suite, William Casey, chef de la CIA, ne voulant pas que Washington fût mêlé de trop près aux opérations en Afghanistan, ce sont les services secrets pakistanais, l’Inter Service Intelligence (ISI), qui se chargèrent de la formation des combattants islamistes et des livraisons d’armes au travers des camps de Ben Laden. La CIA fit livrer les premières armes aux rebelles afghans en janvier 1982, via l’ISI :

-5000 fusils Enfield 303 > USA

-450 lance-roquettes RPG-7 > Egypte

-4000 kalachnikovs > Egypte

Au dĂ©but des annĂ©es 80, 3 000 arabes combattaient en Afghanistan. En 1985, il seront 16 000 auprès de Hekmatyar et Ben Laden. En avril 1982, un centre de recrutement pour combattants islamistes, le « El-Kifah Center », avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© ouvert aux USA par la CIA, Ă  Brooklyn – sous l’autoritĂ© de William Casey. La direction en avait Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  l’égyptien Mustafa Shalabi. Les volontaires recrutĂ©s dans ce centre seront autorisĂ©s Ă  s’entraĂ®ner Ă  tirer au High Rock Shooting Range de Naugatuck dans le Connecticut. 17 centres semblables Ă  l’El-Kifah Center seront ouverts par la suite aux USA.

Le rôle de Ben Laden était, outre le financement, le lien entre services secrets saoudiens, américains, pakistanais et volontaires arabes et autres islamistes venu combattre. C’est pour cela qu’il a créé Al-Qaeda, qui était la base de donnée informatique qui faisait le pont entre les différents services qui répertoriait les noms, fonctions et états de services des moudjahidîn. Al-Qaeda n’a jamais été ce nom comme définissant un groupe d’action ou même de terroriste. Ca n’a jamais été qu’une base de donnée, entre les mains de la CIA, de l’ISI et des services secrets saoudiens. Le nom d’Al-Qaeda est apparu pour la première fois dans un rapport du congrès US en 1998. L’idée était de trouver un slogan pour définir ce qu’étaient devenu les différentes structures de combattants en Afghanistan puis en Bosnie.

Bosnie, Moudjaihidîn et CIA

En 1989, quand le gouvernement soviĂ©tique de MikhaĂŻl Gorbatchev dĂ©cide de jeter l’Ă©ponge et de quitter l’Afghanistan, l’ArmĂ©e Rouge laisse derrière elle un pays exsangue, avec un million de morts (sur une population restante de 13 millions), encore plus de blessĂ©s et mutilĂ©s, et de profondes divisions. Les USA et les saoudiens ont redĂ©fini les objectifs des « afghans » en deux axes : les plus spĂ©cialisĂ©s pour accomplir des opĂ©rations clandestines (du terrorisme au trafic de drogue) et les combattants pour des guerres de grande intensitĂ©. Zawahiri se rend aux USA pour la seconde fois Ă  la fin de 1991. De façon Ă  maintenir la pression sur les USA, il se rend Ă©galement en Iran en 1992. En effet, l’ex-Yougoslavie venait d’imploser, et TĂ©hĂ©ran, proche de Alija Izetbegovic commençait Ă  fournir la rĂ©sistance bosniaque en armes.

En mai 1992, Zawahiri rejoint Ben Laden au Soudan et ils commencent ensemble à organiser, avec l’aide du Soudan et de l’Iran, le déplacement de combattants de l’Afghanistan à la Bosnie.

Ben Laden se rendra en 1993 à Sarajevo afin d’y rencontrer Izetbegovic. Ce dernier lui remettra un passeport bosniaque en remerciement symbolique pour son soutien.

Zawahiri séjournera à plusieurs reprises en Bosnie, allant même jusque dans des zones de combats, jusqu’à la fin 94. Il a commandé toutes les opérations des « afghans » en Bosnie jusqu’à cette période.

Aussi étrange que cela puisse paraître, la CIA a collaboré avec les services secrets iraniens dès 1992 dans l’apport d’armes à la Bosnie, une concession faite pour ne pas laisser tout le terrain sur place aux iraniens. Ils récupèreront ensuite, par l’intermédiaire de MPRI la quasi-totalité des combattants qui resteront sur place après les accords de Dayton en les enrôlant dans l’armée régulière bosniaque.

En effet, les iraniens ne pouvaient rivaliser avec la diplomatie américaine qui offrait la victoire à Izetbegovic avec les accords de Dayton et le programme « Train and Equip » qui chargea le MPRI d’entraîner l’armée de la fédération Croato-musulmane. Un contrat de 16 mois signé le 16 juillet 1996, renouvelé pour une année supplémentaire en septembre 1997. Le financement du programme Train and Equip a été assuré, pour 203 millions de dollars, par les Etats-Unis, et pour 340 millions de dollars par des pays musulmans (Arabie Saoudite, Koweït, Emirats Arabes Unis, Malaisie et Brunei). De plus l’Egypte, comme en Afghanistan, a fourni des pièces d’artillerie.

Zawahiri et l’UCK

Après les accords de Dayton, l’armée régulière bosniaque a enrôlé quasi tous les afghans qui se trouvaient en Bosnie. Ayman al-Zawahiri, ses lieutenants et se sont retranché dans leur QG de Sofia. Mohammed al-Zawahiri a organisé un camp d’entraînement de l’UCK à Tirana. Le mouvement albano-kossovar luttait contre les serbes. MPRI a ensuite intégré les membres de l’UCK dans les forces de police légales au Kosovo.

Bosnie, néo-conservatisme et terrorisme

Les USA avait un intérêt détruire la Yougoslavie, à la démembrer, parce que, après la fin du bloc soviétique, elle aurait été un modèle de combinaison intelligente entre éléments capitalistes et socialistes. Mais les USA voulaient imposer le modèle néolibéral à tous.

Les néo conservateurs-américain n’ont eu d’autres plans, depuis cette guerre en Bosnie, que de construire un réseau clandestin de marionnettes « fondamentalistes ». Ce qui s’est passé dans les Balkans n’était que la répétition de ce qui s’était passé en Afghanistan : l’utilisation de moudjahidîn pour les intérêts géostratégique américains.

Le réseau terroriste que les services secrets américains et britanniques ont formé durant la guerre civile en Bosnie et plus tard au Kosovo, a fourni un réservoir de combattants que l’on a ensuite retrouvés impliqués dans les attentats de New York, Madrid, Londres. L’instigateur des attentats de Madrid, Djemal Zougam, était un vétéran de la Bosnie. Il était sous surveillance permanente depuis 4 ans par les services secrets espagnols et la CIA.

Les USA n’ont jamais cessé d’alimenter, financièrement et logistiquement, les djihadistes. Ceci pour les utiliser afin de déstabiliser des régions entières et de les rendre ainsi dépendantes de leur soutien, dans le but d’assurer leurs intérêts géopolitique et énergétique. Les USA ne luttent pas contre le terrorisme, ils le fabriquent et s’en servent contre tous ceux qui pourraient porter atteinte à leur hégémonie.

Après le Moyen-orient, l’Asie centrale est en passe de devenir leur nouveau terrain d’action, où il s’agira pour les USA de s’octroyer les réserves d’hydrocarbures. De nouvelles guérillas sont programmées avec l’objectif d’empêcher la Russie d’acquérir ces mêmes objectifs et de redevenir une puissance mondiale.

L’Iran demeure la seule pièce de résistance car elle est inattaquable. Les iraniens ont récupéré plus de 2000 afghans après la Bosnie et les ont disséminés dans tous les pays occidentaux, de sorte qu’un conflit ouvert entraînerait un « 11 septembre » tous les jours pendant plusieurs semaines.

Mecanopolis

Source : Forums Mecanopolis

juin 20 2009

Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur impliquĂ©s dans l’affaire de l’attentat de Karachi (vidĂ©o)

L’attentat, qui avait fait 14 morts dont 11 ingĂ©nieurs français en 2002, ne serait pas liĂ© Ă  Al-QaĂŻda mais commis en reprĂ©sailles au non-versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins.

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L’enquĂŞte sur l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariĂ©s des arsenaux d’Etat DCN s’oriente non plus vers Al-QaĂŻda, mais vers une « affaire d’Etats » dans laquelle apparaissent les noms d’Edouard Balladur, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
Selon l’avocat de sept familles de victimes, Me Olivier Morice, qui a rencontrĂ© jeudi 18 juin les juges antiterroristes Marc TrĂ©vidic et Yves Jannier, « la piste Al-QaĂŻda est totalement abandonnĂ©e. Le mobile de l’attentat apparaĂ®t liĂ© Ă  un arrĂŞt des versements de commissions » de la France au Pakistan, dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, prĂ©cise l’avocat.

Campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur

Les rĂ©tro-commissions pourraient avoir participĂ© au financement de la campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur en 1995, par le biais d’une sociĂ©tĂ©, Heine, créée avec le feu vert de Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget.
« Ces commissions ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es Ă  l’arrivĂ©e de Jacques Chirac Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique en 1995 afin que des rĂ©trocommissions » destinĂ©es Ă  financer la campagne d’Edouard Balladur, Premier ministre avant l’arrivĂ©e de Jacques Chirac Ă  la prĂ©sidence, « ne soient pas versĂ©es », affirme Me Olivier Morice.
L’avocat pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. « On s’oriente nĂ©cessairement vers des actes de grande importance. Des personnalitĂ©s politiques de premier plan vont ĂŞtre entendues », a estimĂ© Me Morice.
Selon ce scĂ©nario, l’attentat de Karachi aurait Ă©tĂ© commis en reprĂ©sailles au non-versement des commissions distribuĂ©es par l’actuel chef de l’Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, alors Premier ministre, a ajoutĂ© Magali Drouet, fille d’un salariĂ© de la DCN, dĂ©fendue par Me Olivier Morice. « Il s’agit d’une affaire d’Etats impliquant la France, le Pakistan et l’Arabie Saoudite, bailleur de fonds du Pakistan », a-t-elle ajoutĂ©.

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Nautilus

Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d’une enquĂŞte sur des faits prĂ©sumĂ©s de corruption et de ventes d’armes.
Des policiers ont mis la main lors d’une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN) sur des documents portant sur des sociĂ©tĂ©s par lesquelles ont transitĂ© des commissions, versĂ©es en marge de contrats d’armements.
Un de ces documents, baptisĂ© Nautilus et non signĂ©, faisait Ă©tat d’une « instrumentalisation » de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l’armĂ©e. Il indiquait que « l’attentat de Karachi a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© grâce Ă  des complicitĂ©s au sein de l’armĂ©e (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guĂ©rillas islamistes » des services secrets pakistanais.
Selon cette note, versĂ©e au dossier de l’instruction, « les personnalitĂ©s ayant instrumentalisĂ© le groupe islamiste qui a menĂ© Ă  bien l’action poursuivaient un but financier (…) Il s’agissait d’obtenir le versement de commissions non honorĂ©es » dans le cadre d’un achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994.

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Le nom de l’auteur du document rĂ©vĂ©lĂ©

Alors que l’avocat des familles des victimes rendait publique l’avancĂ©e du dossier jeudi, le site Mediapart a rĂ©vĂ©lĂ© le nom de l’auteur de la fameuse note « Nautilus », jusqu’ici anonyme : il s’agit de Claude ThĂ©venet, un ancien membre des services secrets français. « Longtemps employĂ© par la DCN (rebaptisĂ©e DCNS), il a reconnu devant un juge antiterroriste, le 14 mai, ĂŞtre l’auteur de ce document. Et l’a confirmĂ© Ă  Mediapart », prĂ©cise le site.
« Oui, c’est moi qui ai Ă©crit ‘Nautilus’ et c’est ce que j’ai dit au juge », a dĂ©clarĂ© l’ancien espion Ă  Mediapart. « J’avais Ă©tĂ© chargĂ© par les instances dirigeantes de la DCN de recouper un certain nombre d’informations parce que la DCN avait peur que les services officiels, comme la DGSE ou la DST, lui livrent des informations inexactes ou tronquĂ©es sur ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© au Pakistan. »

L’aval de Nicolas Bazire et de Nicolas Sarkozy

Cette thèse est partagĂ©e par un ancien directeur financier et administratif de la DCNI, la filiale commerciale de DCN, GĂ©rard-Philippe Menayas. Dans un mĂ©morandum d’avril 2008, que l’AFP a consultĂ©, GĂ©rard-Philippe Menayas indique que « selon les informations qu’(il) a pu recueillir, l’arrĂŞt des paiements aurait pu avoir une consĂ©quence dramatique: l’attentat de Karachi en rĂ©torsion contre la dĂ©faillance française dans l’accomplissement des ses engagements commerciaux ».
Le versement de commissions, interdit par une convention de l’OCDE de 2000, Ă©tait encore lĂ©gal en 1994. D’Ă©ventuelles rĂ©tro-commissions dont auraient pu bĂ©nĂ©ficier Ă  cette Ă©poque des dĂ©cideurs français sont par contre rĂ©primĂ©es par la loi.
Un Ă©ventuel financement de la campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d’armements de la DCN Ă©tait apparu dans le cadre d’une enquĂŞte prĂ©liminaire sur des sociĂ©tĂ©s d’intelligence Ă©conomique mandatĂ©es par la DCN.
Les policiers avaient alors trouvĂ© Ă  la DCN une note mentionnant l’aval pour la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© Heine du directeur de cabinet d’Edouard Balladur Ă  Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d’alors, Nicolas Sarkozy, laissant « supposer des relations ambiguĂ«s avec les autoritĂ©s politiques en faisant rĂ©fĂ©rence au financement de la campagne Ă©lectorale de M. Balladur pour l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 1995″.

FRANCE-PAKISTAN-ATTENTAT-CHIRAC

Jacques Chirac, alors prĂ©sident, rendant un hommage « solennel » aux victimes françaises de l’attentat

« Grotesque », rĂ©pond Nicolas Sarkozy

InterrogĂ© vendredi lors d’une confĂ©rence de presse Ă  Bruxelles, Nicolas Sarkozy, dans une rĂ©ponse pour le moins chaotique, a simplement qualifiĂ© ces informations de « grotesque ».

« Qui peut croire Ă  une fable pareille. Et puis si vous avez des Ă©lĂ©ments donnez-les Ă  la justice et demandez Ă  la justice qu’ils enquĂŞtent », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique.
Pour sa part, Edouard Balladur a reconnu jeudi sur France 3 qu’il avait certes « entendu parler de cette histoire depuis des annĂ©es » mais il a soulignĂ© que tout, selon ce qu’il savait, s’Ă©tait dĂ©roulĂ© de manière « parfaitement rĂ©gulière ».
« Il y a eu effectivement des accords qui ont Ă©tĂ© passĂ©s avec le gouvernement pakistanais », a dit l’ancien chef de gouvernement, ajoutant : « A ma connaissance tout cela Ă©tait parfaitement rĂ©gulier, je n’ai rien Ă  ajouter ».
« Si quelqu’un a un tĂ©moignage, une preuve Ă  apporter, qu’il saisisse la justice, c’est tout », a-t-il poursuivi.
L’attentat de Karachi a fait le 8 mai 2002 14 morts, dont 11 ingĂ©nieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d’Etat DCN ou des sous-traitants, et 12 blessĂ©s.

Profil Facebook de Rédaction Mecanopolis




Sur le mĂŞme sujet, lire l’article de Mediapart

Derniers développements :

samedi 19 juin 2009, 13h30

Cette opĂ©ration de reprĂ©saille menĂ©e par la DGSE a fait quatre victimes pakistanaises (dont trois amiraux, prĂ©cise le quotidien LibĂ©ration, qui ajoute que l’une des victimes a Ă©tĂ© tuĂ©e). Les juges ont confirmĂ© cette hypothèse lors de leur rencontre jeudi avec les familles des victimes.

Règlement de comptes

Maintenant, il faudrait dĂ©terminer si cette opĂ©ration musclĂ©e des services secrets français a Ă©tĂ© effectuĂ©e après l’attentat ou avant l’attentat. C’est-Ă -dire en rĂ©ponse Ă  l’attentat du 8 mai 2002, et donc Ă  titre de vengeance. Ou bien avant, c’est-Ă -dire en rĂ©ponse aux tentatives de chantage qui ont prĂ©cĂ©dĂ© l’attentat.

Pour les familles, c’est très important : car si c’est cette dernière hypothèse qui prĂ©vaut, cela pourrait signifier que les 14 morts de l’attentat sont les victimes collatĂ©rales d’un règlement de comptes entre services français et pakistanais.

Source : Radio France Internationale

mai 13 2009

PandĂ©mie A/H1N1 : un milliard de victimes d’ici juillet, selon le magazine New Scientist

Mecanopolis

Les mensonges rĂ©pĂ©tĂ©s du prĂ©sident mexicain Felipe Calderon n’y font rien : le virus A/H1N1 continue de se rĂ©pandre sur la planète, Ă  une vitesse tellement exponentielle que le magazine New Scientist estimait hier soir que la grippe porcine pourrait avoir contaminĂ© un milliard d’individus d’ici le mois de juillet (1). De toute Ă©vidence, la phase 6 du niveau d’alerte de pandĂ©mie n’est retardĂ©e que dans le but de laisser suffisamment de temps aux chancelleries pour organiser leurs plans de « distanciation sociale ».

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Mais ce n’est pas la seule mise en garde du magazine New Scientist, pour qui le virus n’est manifestement pas sensible aux tempĂ©ratures estivales.

Les donnĂ©es mexicaines montrent que les cas de pneumonies – une consĂ©quence du A/H1N1 quand il n’est pas soignĂ© rapidement – ont bondi en avril, oĂą la tempĂ©rature de Mexico-City oscille entre 15° et 26° Celsius, ce qui est Ă©galement la tempĂ©rature moyenne Ă  Londres en Ă©tĂ©.

Information complĂ©tĂ©e par une Ă©tude de l’UniversitĂ© de Berkeley (2) qui indique que le A/H1N1 serait mortel dans tous les cas lorsqu’il n’est pas traitĂ© par un anti-viral dans les trois premiers jours. C’est sans doute la raison pour laquelle le Mexique s’est fait livrer plus d’un million de doses de Tamiflu cette semaine, en mĂŞme temps qu’un retour Ă  la « normale », qui sera assurĂ©ment temporaire.

En outre, la grippe saisonnière tue gĂ©nĂ©ralement les populations très jeunes et très âgĂ©es. Les premières donnĂ©es concernant le AH1N1 montrent qu’un nombre disproportionnĂ© de personnes entre 15 et 54 ans ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es pour une pneumonie sĂ©vère en avril 2009 par rapport aux mĂŞmes pĂ©riodes sur les trois dernières annĂ©es au Mexique. Le mĂŞme groupe d’âge avait Ă©tĂ© touchĂ©s de manière disproportionnĂ©e, en 1918, et lors d’autres pandĂ©mies.

De fait, les malades traitĂ©s dans les hĂ´pitaux reçoivent des doses massives d’oseltamivir (3), sous sa forme injectable, de sorte a ce que l’on soit certain qu’ils puissent figurer du bon cĂ´tĂ© des statistiques.

Malgré ces efforts de propagande, les « cas » ont doublé aux États-Unis ces dernières vingt-quatre heures, et aucun pays ne peut maintenant prétendre ne pas être touché.

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Pandémie et Business

En rĂ©ponse aux bonnes âmes qui s’Ă©taient offusquĂ©es quand Condoleezza Rice avait très vite dĂ©fini le tsunami de dĂ©cembre 2004 comme une « merveilleuse opportunitĂ© » (« qui nous a Ă©tĂ© d’un grand profit », avait-elle ajoutĂ©), il a Ă©tĂ© justement remarquĂ© qu’elle ne faisait qu’exprimer lĂ , de façon certes un peu cavalière, une rĂ©alitĂ© du capitalisme (cf. Naomi Klein, « The rise of disaster Capitalism »). Il y avait cependant quelque naĂŻvetĂ© Ă  faire remonter la mise en place de ce « capitalisme du dĂ©sastre » – formule qui est en elle-mĂŞme un plĂ©onasme – Ă  la dĂ©vastation de l’AmĂ©rique centrale par le cyclone Mitch en octobre 1998, et Ă  principalement ranger sous cette rubrique les opĂ©rations extĂ©rieures de l’administration amĂ©ricaine et de la Banque mondiale, dĂ©sormais planifiĂ©es pour prĂ©parer en mĂŞme temps les interventions militaires Ă  venir et la reconstruction des pays qui n’ont pas Ă©tĂ© encore dĂ©truits, car c’est universellement que le dĂ©chaĂ®nement de calamitĂ©s sans nombre, avec leur combinaison imprĂ©vues et leurs accĂ©lĂ©rations brutales, ouvre un prodigieux chantier aux trusts planĂ©taires du capitalisme. En cela, le A/H1N1 est sans doute le produit le plus avancĂ© de la technologie marchande du XXIème siècle.

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Ce sont les masses qui demandent à être dominées

N’en dĂ©plaise aux amateurs de critique fiction mĂ©lodramatique et conspirative, cette pandĂ©mie ne permettra pas des dĂ©crets de « lois martiales » ou autres bruits de bottes. Nos sociĂ©tĂ©s sont depuis trop longtemps abatardisĂ©es et la manipulation dĂ©mocratique trop raffinĂ©e pour qu’ils soit encore nĂ©cessaire de faire rĂ©gner l’ordre par les armes, et nous aurions tort de penser selon le vieux schĂ©ma : si les masses savaient, si on ne leur cachait pas la vĂ©ritĂ©, elles se rĂ©volteraient. L’histoire moderne n’a pas Ă©tĂ© avare d’exemples contraires, illustrant plutĂ´t, chez les dites masses, une assez constante dĂ©termination Ă  ne pas se rĂ©volter en dĂ©pit de ce qu’elles savaient, et mĂŞme – depuis les camps d’extermination jusqu’Ă  Tchernobyl – Ă  ne pas savoir en dĂ©pit de l’Ă©vidence, ou du moins Ă  se comporter en dĂ©pit de tout comme si elles ne savaient pas.

Les masses ont Ă©tĂ© trop longuement entraĂ®nĂ©es aux sophismes de la rĂ©signation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavide devant la destruction du monde qui se dĂ©roule devant eux. Tout dĂ©montre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir dĂ©truit jusqu’Ă  la facultĂ© d’ĂŞtre atteint par l’expĂ©rience la plus directe.

L’artifice de la propagande consiste Ă  affirmer Ă  la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient, que l’humanitĂ© pourrait faire collectivement, comme un seul homme, en toute connaissance de cause une fois instruite par les experts est rĂ©gi par un implacable dĂ©terministe qui ramène le choix Ă  celui de vivre ou de pĂ©rir ; c’est-Ă  dire de vivre selon les directives des gouvernements ou de pĂ©rir parce que l’on sera restĂ© sourd Ă  leurs mises en garde. Un tel choix se ramène donc Ă  une contrainte qui règle le vieux problème de savoir si les hommes aiment la servitude, puisque dĂ©sormais ils sont contraint de l’aimer. Selon Arendt, le problème de la domination totale Ă©tait de fabriquer quelque chose qui n’existe pas : Ă  savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule « libertĂ© » consisterait Ă  « conserver l’espèce » (Le Totalitarisme). Sur la terre ravagĂ©e par une pandĂ©mie, ce programme cessera d’ĂŞtre une thĂ©orie de la domination pour devenir une revendication des dominĂ©s.

Il n’y aura d’ailleurs bientĂ´t plus d’alternatives qu’entre la soumission et le pur nihilisme. Ceux qui refuseront de se «responsabiliser» (porter un masque, se faire vacciner, accepter une puce RFID pour permettre un meilleur dĂ©pistage, plus rapide, etc), de participer avec zèle Ă  la « gestion citoyenne » de la crise et Ă  l’embrigadement dans l’Union sacrĂ©e pour « sauver le monde », peuvent s’attendre Ă  ĂŞtre bientĂ´t traitĂ©s comme le sont en temps de guerre les dĂ©serteur et le saboteurs. Car l’Ă©tat de nĂ©cessitĂ© et les pĂ©nuries qui vont s’accumuler pousseront d’abord Ă  rĂ©clamer de nouvelles formes d’asservissement, pour sauver ce qui peut l’ĂŞtre encore de la survie garantie lĂ  oĂą elle l’est encore quelque peu.

Cependant le rĂ´le de l’imagination thĂ©orique reste de discerner, dans un prĂ©sent Ă©crasĂ© par la probabilitĂ© du pire, les diverses possibilitĂ©s qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui  Ă  l’intĂ©rieur d’une rĂ©alitĂ© aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expĂ©rience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volontĂ©, avoir des consĂ©quences incalculables.

Mecanopolis

Notes :

1. Article de New Scientist

2. Article de l’UniversitĂ© de Berkeley

3. Documentation Tamiflu


06:00 > Un troisième mort de la grippe porcine a Ă©tĂ© enregistrĂ© aux Etats-Unis, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a-t-on annoncĂ© de source officielle.

10:00 > Un sondage US rĂ©alisĂ© hier pour  Gallup, Harvard School of Public Health and Pew dĂ©montre que 25% de la population amĂ©ricaine s’informe en premier lieu sur internet pour suivre l’Ă©volution du virus A/H1N1. Lire l’article.

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11:00 > Stats

Quelques uns des membres du forum jeuxvideo.com, dont nous vous parlions hier, ont rĂ©alisĂ© toutes sortes de tableaux statistiques, comme celui que nous plaçons ci-dessous, sur leur site : PandĂ©mie grippale – Virus H1N1

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(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

11:30 > Basic Reproduction Number

Le Basic Reproduction Number (R0) est en fait le nombre moyen de nouvelles infections grippales, crĂ©es par une personne nouvellement infectĂ©e, dans une population de personnes sensibles. En gros, on peut dire qu’un R0 de 2 veut dire que chaque personne touchĂ©e par le A/H1N1 contaminerait Ă  son tout 2 autres personnes.

Question : quel est le R0 actuel du A/H1N1 aux USA ? La réponse est 1.3

Question : quel était le Ro de la grippe espagnole ? La réponse est 1,45

Toutefois, l’utilisation du R0 est souvent incorrect

11:35 > De l’efficacitĂ© des restrictions de circulation

Traduction d’un texte de Monotreme sur PFI (Pandemic Flu Information):
Empirical Evidence for the Effectiveness of Movement Restrictions

Il existe un large Ă©ventail de donnĂ©es empiriques qui a trait Ă  l’efficacitĂ© des restrictions de circulation:

1. DonnĂ©es historiques provenant d’autres maladies.

Bien que la variole ait un R0 Ă©levĂ© et ait ravagĂ© les villes d’Europe, elle Ă©tait inconnue dans le nouveau monde jusqu’Ă  ce que les EuropĂ©ens l’amènent aux AmĂ©riques sur les navires. Il est probable que si ces navires n’Ă©taient jamais arrivĂ©, les Natifs AmĂ©ricains n’auraient jamais Ă©tĂ© infectĂ©s par la variole.

2. Preuve historique de la pandémie de grippe de 1918.

La pandĂ©mie de grippe de 1918 est l’une des pires jamais documentĂ©e. Ă€ ce moment-lĂ , il n’y avait pas d’antibiotiques, d’antiviraux et de vaccins. Pourtant, certaines communautĂ©s ont complètement Ă©chappĂ© Ă  des infections. Quelques exemples:

A. Gunnison, au Colorado.

Ni petite ni isolĂ©e, Gunnison Ă©tait une ville avec un chemin de fer, un centre d’approvisionnement pour le centre-ouest de l’État, et le College des instituteurs de l’est de l’Ă©tat (Western State Teachers College). Au dĂ©but d’octobre – longtemps avant tout cas de grippe – Gunnison et la plupart des villes voisines ont Ă©mis une ordonnance de clĂ´ture et une interdiction des rassemblements publics. Puis Gunnison a dĂ©cidĂ© de s’isoler entièrement. Un homme de loi de Gunnison a bloquĂ© toutes les routes. Les conducteurs de train mettaient en garde tous les passagers que s’ils levaient le pied de la plate-forme Ă  Gunnison dans le but d’Ă©tirer les jambes, ils seraient arrĂŞtĂ©s et mis en quarantaine durant cinq jours. Deux Nebraskans tentant simplement de passer dans le prochain comtĂ© par une ville, ont atteint le blocus et furent jetĂ©s en prison.

Gunnison n’a eu aucun mort.

B. Samoa américaines

Alors qu’elle Ă©tait en vigueur, la quarantaine maritime utilisĂ© par des Samoa amĂ©ricaines en date du 23 Novembre 1918, semblait exclure une pandĂ©mie de grippe (2). Une fois la grippe parvenue Ă  cette juridiction en 1920, aucun dĂ©cès n’a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  la grippe (sur une population de ≠8000) (8).

En revanche, la grippe se propagea rapidement Ă  travers le Samoa-Occidental (maintenant nommĂ© Samoa). L’impact a Ă©tĂ© amplifiĂ© par un manque d’assistance mĂ©dicale et par les pĂ©nuries alimentaires dans la rĂ©gion.Le Samoa-Occidental a le pire taux de mortalitĂ© enregistrĂ© de tous pays ou territoire pour la pandĂ©mie de 1918, perdant 19% -22% de sa population (2).

Source : PFI

11:45 > La dĂ©sinfection Ă  l’eau de Javel des aires communes, bureaux d’Ă©lèves, rampes d’escaliers et poignĂ©es de portes de la Polyvalente de Charlesbourg, dont un des Ă©lèves est atteint de la grippe A (H1N1), ne suffit pas Ă  stopper la propagation du virus, selon la Direction nationale de santĂ© publique. cyberpresse.ca

12:20 La grippe porcine a contaminĂ© 4.379 personnes dans 29 pays et fait 49 morts, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) diffusĂ© dimanche Ă  Genève.

L’augmentation significative du nombre de cas confirmĂ©s rĂ©sulte d’une forte progression aux Etats-Unis, dĂ©sormais le pays le plus touchĂ©. Le nombre de pays concernĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie est stable Ă  29. En revanche, on compte dĂ©sormais 4 pays oĂą des cas mortels ont Ă©tĂ© recensĂ©s.

    Etats-Unis:      2.254 cas, deux mortels
    Mexique:         1.626 cas, 45 mortels
    Canada:            280 cas, un mortel
    Costa Rica:          8 cas, un mortel
    Espagne:            93
    Royaume-Uni:        39
    France:             12
    Allemagne:          11
    Italie:              9
    Israël:              7
    Nouvelle-Zélande     7
    Brésil:              6
    Japon:               4
    Pays-Bas             3
    Corée du Sud:        3
    Panama               3
    Salvador:            2
    Argentine:           1
    Australie:           1
    Autriche:            1
    Colombie:            1
    Danemark:            1
    Guatemala            1
    Chine (Hong Kong):   1
    Irlande:             1
    Pologne              1
    Portugal:            1
    Suède                1
    Suisse:              1

Le précédent bilan, publié samedi à Genève, faisait état de 3.440 cas dans 29 pays et 48 morts.

Les donnĂ©es de l’OMS sont souvent infĂ©rieures aux bilans communiquĂ©s par les pays concernĂ©s en raison des procĂ©dures de vĂ©rification effectuĂ©es par l’organisation après leurs annonces. Il ne tient par exemple pas compte d’un troisième dĂ©cès annoncĂ© aux Etats-Unis et des deux premiers cas confirmĂ©s de prĂ©sence du virus en Norvège samedi. (AFP)

12:25 > Petite polĂ©mique dans les commentaires Ă  propos de l’utilisation du terme « victime » dans le titre de cette page. Une victime, ce n’est pas forcĂ©ment un mort. On peut-ĂŞtre victime d’un accident de la route sans finir au cimetière, par exemple. Une personne contaminĂ©e par le virus HIV est victime de ce virus potentiellement mortel, sans toutefois ĂŞtre morte au moment ou le test est positif, etc. De mĂŞme pour le AH1N1, nous semble-t-il. Par ailleurs, l’article de News Scientist reprend plusieurs fois le terme de victimes pour dĂ©signer les « cas » ou « contaminĂ©s », terme que nous n’avons pas voulu placer dans le titre.

Définition du Larousse :

Personne qui subit les consĂ©quences fâcheuses ou funestes de quelque chose, des Ă©vĂ©nements, des agissements d’autrui. Victime d’un abus, des circonstances, du chĂ´mage, d’une calomnie, du despotisme, de la fatalitĂ©, d’une mĂ©chancetĂ©, d’une mĂ©prise, de privations, du progrès, de sĂ©vices, du sort; (ĂŞtre) victime d’une attaque, d’une injustice, d’une machination, d’un malaise, d’une violation des droits de l’homme, d’un vol.

12:45 > Alors que le virus H1N1 inquiète partout Ă  travers le Monde, l’hĂ´pital Pasteur de Cherbourg semble parfaitement prĂ©parĂ© Ă  un Ă©ventuel cas de grippe A. Stocks de masques, de mĂ©dicaments Tamiflu ou chambres Ă  disposition ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s dès l’alerte de l’OMS. Le personnel hospitalier, dĂ©jĂ  rĂ´dĂ© par la grippe aviaire en 2007, gère avec expĂ©rience. Lire l’article.

13:00 > La sortie de Terminator 4 retardée pour cause de pandémie

La sortie de Terminator Salvation est retardĂ©e au Mexique. Synopsis du film : En 2018, John Connor, âgĂ© de 33 ans, leader charismatique de la rĂ©sistance humaine face aux machines, mène une lutte Ă  mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l’HumanitĂ©. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un Ă©tranger amnĂ©sique dont le seul souvenir est d’avoir Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prĂ©pare son ultime assaut, John et Marcus s’aventurent au sein de Skynet oĂą ils vont dĂ©couvrir un terrible secret qui menace la planète : les machines ont fabriquĂ© un virus dans le but de dĂ©truire l’humanitĂ©.

envoyé par Mecanopolis


13:15 > Hollywood et propagande

Il faut lire l’article de Le Blavec Le terrorisme anticipĂ© par Hollywood, pour se rendre compte comment le cinĂ©ma US a prĂ©parĂ© les esprits aux « attaques » du 11 septembre 2001. L’auteur revient d’ailleurs sur les films Ă©voquant des catastrophes au sein de tours ou l’urgence d’une protection militaire Ă  Manhattan.

En voyant Terminator 4, on peut rĂ©ellement se demander si le cinĂ©ma amĂ©ricain n’a pas pour but d’anticiper les catastrophes a venir et de prĂ©parer les foules Ă  quelques rĂ©actions de survie…

Sur le mĂŞme sujet, lire Ă©galement ce document de nos amis d’Infoguerre.

Le lien de l’article de Le Blavec n’est plus disponible. Nous l’avions placĂ© il y a un an sur Mecanopolis Ă  propos d’un article sur le film Cloverfield. Si quelqu’un retrouve son texte « Le terrorisme anticipĂ© par Hollywood », nous sommes prenneurs. ;)

13:40 > Le virus H1N1 pourrait circuler chez l’homme depuis l’automne dernier, selon NPR. ( »The best estimate is the middle of that range, kind of September. »)

13:45 > Excellent travail de compilation d’articles sur DiaBlogTimes ;)

13:50 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés ;)

14:10 > TF1 impose une quarantaine

Tous les salariĂ©s ayant effectuĂ© un rĂ©cent sĂ©jour au Mexique ou aux Etats-Unis sont ainsi priĂ©s de rester chez eux durant sept jours, sans passer par le siège de la chaĂ®ne Ă  Boulogne-Billancourt (92). Ces derniers pourront revenir travailler armĂ©s d’un certificat mĂ©dical assurant qu’ils ne sont pas atteints.

17:20 > 190 millions de doses de vaccin pour septembre

C’est un nouvel article de New Scientist qui rapporte l’information. Si la production de vaccin commence en juin, elle permettra de rĂ©aliser 190 millions de doses de vaccin pour septembre. Sachant qu’il faut 2 doses pour vacciner chaque personne, cela permettra de traiter 95 millions d’individus. Lire l’article. En gros, on aura la capacitĂ© de vacciner la France, la Belgique et la Suisse. Ca ne fait pas beaucoup, hein…

17:40 > Les mĂ©dias continuent Ă  parler de stabilisation, malgrĂ© les chiffres qui dĂ©montrent le contraire. Les dernières informations indiquent mĂŞme un retour de l’explosion des cas dans certaines provinces mexicaines, qui ont fermĂ© les Ă©tablissements publics.

influenza-2009-cases219:50 La lutte contre la grippe porcine au Mexique rebondit dans plusieurs rĂ©gions du pays qui imposent Ă  leur tour les restrictions d’activitĂ©s utilisĂ©es d’abord Ă  Mexico, oĂą la tension retombe avec la rĂ©ouverture des Ă©coles primaires attendue lundi.

Le bilan national de « cas confirmĂ©s » reste arrĂŞtĂ© Ă  48 morts et 1.578 malades contagieux en cours de traitement.

La rentrĂ©e des classes, d’abord fixĂ©e Ă  lundi au plan national après deux semaines d’interruption « prĂ©ventive », a Ă©tĂ© reportĂ©e dans six des 32 Etats du pays.

C’est le cas de celui de Guerrero, qui a dĂ©crĂ©tĂ© en outre la fermeture de tous les bars de nuit et discothèques dans ses stations touristiques, dont Acapulco, sur la cĂ´te du Pacifique.

Les restaurants y sont ouverts normalement, mais un grand hĂ´tel du front de mer annonçait dimanche matin un taux d’occupation de 10%, contre 40% Ă  50% habituellement Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e.

L’Etat de Jalisco (ouest) avait dĂ©jĂ  annoncĂ© vendredi la fermeture de tous ses Ă©quipements publics, cafĂ©s, restaurants, stades et autres lieux de distractions, après la dĂ©couverte de trois dĂ©cès suspects.

A Mexico, l’opĂ©ration de grand nettoyage et de dĂ©sinfection s’est poursuivie pendant tout le week-end dans les Ă©coles, mais aussi dans le mĂ©tro, dont l’affluence va redoubler avec la rentrĂ©e des classes. (AFP)

20:20 > SĂ©rieux doutes sur l’efficacitĂ© du Tamiflu

Ce cĂ©lèbre mĂ©dicament antiviral de la multinationale suisse Roche fait l’objet d’interrogations de plus en plus dĂ©rangeantes.

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C’est fait, ou presque: le Tamiflu est en passe de donner son nom Ă  une affaire dont il n’est pas interdit de penser qu’elle pourrait ĂŞtre amenĂ©e Ă  prendre des dimensions planĂ©taires. Cet antiviral de la multinationale pharmaceutique suisse Roche (moins connu sous sa dĂ©nomination chimique d’oseltamivir) est depuis plusieurs annĂ©es prĂ©sentĂ© de manière publicitaire comme une forme de panacĂ©e contre l’infection par les virus de la grippe. Avant l’Ă©mergence du risque hypothĂ©tique de pandĂ©mie hautement meurtrière associĂ© au nouveau virus A(H5N1) de la grippe aviaire il Ă©tait inconnu ou presque du grand public. Il Ă©tait aussi rarement prescrit par les mĂ©decins dans le cadre des Ă©pidĂ©mies de grippe saisonnière.

Tel n’est plus le cas. La diffusiion planĂ©taire du A(H5N1) dans les populations d’oiseaux sauvages et domestiques et, corollaire, l’augmentation du risque de passage du virus Ă  l’homme, ont totalement bouleversĂ© la donne. Dès 2006 et sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santĂ© la plupart des gouvernements des pays industriels ont dĂ©cidĂ© de constituer -Ă  prix d’or- des stocks considĂ©rables de Tamiflu. Et l’Ă©mergence du nouveau virus A(H1N1) a conduit les mĂŞmes autoritĂ©s Ă  souligner tout l’intĂ©rĂŞt de ces initiatives anticipant l’apparition d’un flĂ©au pandĂ©mique.

On n’a ainsi pas cessĂ© de rappeler, par voie de presse, ces derniers jours que la France disposait de plus d’une trentaine de millions de traitement. Et on nous a aussi expliquĂ© qu’une partie (laquelle?) de ce Tamiflu jusqu’Ă  prĂ©sent conservĂ©e en vrac sur des « sites militaires » Ă©tait en cours de conditionnement et bientĂ´t « prĂ©positionnĂ©e » dans les services spĂ©cialisĂ©s des Ă©tablissements hospitaliers sur l’ensemble du territoire national.

Tout ceci ne saurait gommer le fait que, depuis plusieurs mois dĂ©jĂ , deux questions circulent avec une insistance grandissante dans la communautĂ© mĂ©dicale et scientifique. La première: les stocks de Tamiflu (ou du moins une partie d’entre eux) n’ont-ils pas dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© leur dĂ©lai de pĂ©remption ? La seconde : comment interprĂ©ter les rĂ©sultats de diffĂ©rents travaux dĂ©montrant que des virus grippaux A(H1N1) sont, en moins de deux ans, devenus massivement rĂ©sistants Ă  ce mĂ©dicament ?

Depuis son siège de Londres l’Agence europĂ©enne du mĂ©dicament (EMEA) a, dans l’après-midi du 8 mai, rĂ©pondu par voie de communiquĂ© de presse Ă  la première de ces deux questions. Et elle l’a fait, selon moi, avec une assez grande dĂ©sinvolture assez inhabituelle. En clair : vos stocks de Tamiflu sont pĂ©rimĂ©s ? Qu’Ă  cela ne tienne : nous allons augmenter la durĂ©e de vie de votre mĂ©dicament. Et ne jetez surtout pas les boĂ®tes ayant dĂ©passĂ© le dĂ©lai de pĂ©remption ou celles qui s’en approchent !

Si la Commission europĂ©enne en est d’accord ce dĂ©lai de pĂ©remption passera de cinq Ă  sept ans. Et l’on voit mal Bruxelles s’opposer ici aux experts de l’EMEA. Mieux ces experts estiment que, le cas Ă©chĂ©ant, le Tamiflu pourra ĂŞtre prescrit aux enfants âgĂ©s de moins d’un an (ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes) ce qui Ă©tait jusqu’Ă  prĂ©sent formellement contre-indiquĂ©. Les experts de l’EMEA expliquent encore qu’en cas de pandĂ©mie les « bĂ©nĂ©fices » Ă©ventuels d’une telle utilisation du Tamiflu sont de nature Ă  dĂ©passer les « risques » encourus jusqu’alors pris en compte pour commercialiser au mieux la molĂ©cule pharmaceutique. Lire la suite.

stopp

20:35 > Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question

L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation :

Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques. La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type. Lire la suite.

21:10 > Merci Ă  tous nos amis bloggeurs qui ont repris les infos de cette page depuis ce matin ;)

Changement climatique ; Citoyens du Monde ; DiablogTimes ; Rodion Raskolnikov ; Serge Adam , Blog Seniors ; Vigi-Infos ; news.stcom

21:40 > Le nombre de personnes contaminĂ©es par le virus de la grippe A (H1N1) aux Etats-Unis s’Ă©levait dimanche Ă  2.532, a annoncĂ© le Centre de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC).

Lundi 11 mai > Le Mexique sacrifié ?

La situation au Mexique est inexplicable. Le gouvernement s’obstine Ă  rĂ©ouvrir les Ă©tablissements publics alors que tout dĂ©montre que la situation dans plusieurs rĂ©gions du pays connait une expansion importante des cas de A/H1N1. Tout semble ĂŞtre fait comme si il y avait un volontĂ© manifeste  pour que la contagion gagne du terrain. Pour couronner le tout, le Ministère de la santĂ© a refusĂ© de donner sa confĂ©rence quotidienne sur la situation de l’Ă©pidĂ©mie. A la veille de la rĂ©ouverture des Ă©coles, ça tombe plutĂ´t mal… Que cherche Ă  faire exactement le gouvernement mexicain ?

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00:05 > Peut-ĂŞtre un dĂ©but de rĂ©flexion : Nous avions expliquĂ©, il y a quelques jours, comment les CDC et l’OMS ont pris le contrĂ´le de la santĂ© au Mexique. Or, ce pays s’est fait livrĂ© 1 million de doses de Tamiflu la semaine dernière (400′000 venant des USA, 100′000 de la France et le reste des rĂ©serves de l’OMS). Si tous pensaient que la situation Ă©tait sous contrĂ´le, et mĂŞme en voie de stabilisation, ces livraisons au Mexique n’auraient pas lieu d’ĂŞtre. Sauf si on se livre Ă  une expĂ©rience grandeur nature afin de voir si le virus peut-ĂŞtre stoppĂ© de front plutĂ´t qu’en paralysant toute l’Ă©conomie d’un pays pendant plusieurs semaines. Le Mexique serait alors le laboratoire de ce qui sera ou ne sera pas fait aux Etats-Unis et partout ailleurs oĂą le virus s’Ă©tend. Cela expliquerait les mensonges de Calderon, prĂŞt a sacrifier un certain nombres de ces concitoyens sur l’autel de l’Ă©conomie mondiale.

Vous en doutez ? Pas nous ! (Mecanopolis + Redamex)

Poursuivre avec cet article. (Merci Ă  Redamex)

00:15 > NAOMI KLEIN ET LA CRISE FINANCIĂRE – 1 -
envoyé par Mecanopolis

Partie 2 et partie 3


06:30> Mexique : Le SecrĂ©taire fĂ©dĂ©ral de la SantĂ©, JosĂ© Angel Cordova Villalobos, a reconnu que « l’Ă©ventualitĂ© qu’apparaisse de nouveaux cas d’infection du virus de la grippe reste possible mais la phase de stabilisation se poursuit« . Comment on dit dĂ©jĂ … ? Hijo de la Chingada !!!

Source : elmanana.com.mx

18:30 > Une mégaporcherie états-unienne installée au Mexique et l’apparition de la grippe porcine

Le 20 mars dernier, alors que l’existence du virus de la grippe porcine n’était pas encore connue, Bertha Crisostomo, agente municipale de La Gloria, un quartier de la municipalité de Perote (État de Veracruz), sollicita l’appui du ministère de la Santé de Mexico concernant une explosion d’infections respiratoires qui affectaient 60% des 3000 habitants de l’arrondissement, soit 1600 personnes.

Également, un reportage publié par la revue Milenio, avant que soit connu l’origine de cette explosion, décrivait comment plusieurs familles avaient été victimes d’infections gastro-intestinales et respiratoires, symptômes typiques de la grippe.

José Luis Martinez, un résidant de La Gloria, de 34 ans, dit qu’il a appris de quoi il s’agissait par les médias qui décrivaient la grippe porcine et ses symptômes : fièvre, toux, douleurs dans les articulations, migraines et dans certains cas, vomissements et diarrées. « Quand on a vu ça à la télévision, dit-il, on s’est dit : c’est ça que nous avons. »

A ces doutes populaires, s’est ajouté la confirmation d’une firme de consultants états-unienne spécialisée dans la biosurveillance, Veretech Corporation, qui a identifié une communauté de Perote comme étant le lieu de l’apparition du nouveau virus de l’influenza. Lire la suite.

18:45 > SymptĂ´mes respiratoires chez 555 voyageurs entrĂ©s en Chine. Lire l’article.

19:00 > Publicités informatives des CDC diffusées depuis ce matin aux USA :

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Mardi 12 mai > Le A/H1N1 pourrait faire 30′000 morts en France

Près de 35% de la population française pourrait ĂŞtre touchĂ©e par la grippe porcine, ce qui pourrait entraĂ®ner 30.000 morts, a affirmĂ© lundi Antoine Flahaut, Ă©pidĂ©miologiste et directeur de l’Ecole des hautes Ă©tudes en santĂ© publique (EHESP) Ă  Rennes lors d’une confĂ©rence.

« Il pourrait y avoir 30.000 dĂ©cès en France », a affirmĂ© M. Flahaut au cours d’une confĂ©rence donnĂ©e Ă  l’EHESP, en Ă©voquant le scĂ©nario qu’il estime le plus probable de l’Ă©volution de la pandĂ©mie de la grippe A (H1N1).

Selon ce scĂ©nario, le pic se fera sentir « après l’Ă©tĂ© » et pourrait toucher « 35% de la population ». En comparaison, la grippe saisonnière fait selon lui en moyenne 6.000 morts par an.

InterrogĂ©e lundi soir sur France 3 sur ces dĂ©clarations, la ministre de la santĂ© Roselyne Bachelot a indiquĂ© que M. Flahaut avait « dĂ©crit un des scĂ©narios tout Ă  fait possibles », mais que « l’ensemble de la communautĂ© des experts mĂ©dicaux est encore en recherche sur ce qui va se passer ».

« Nous sommes très attentifs Ă  ce qui se passe dans l’hĂ©misphère sud, oĂą on va ĂŞtre en hiver », a dit encore Mme Bachelot. « Cela va prĂ©sager sans doute de ce qui va passer dans l’hĂ©misphère nord Ă  l’automne », a-t-elle ajoutĂ©.

M. Flahaut ne croit pas à un scénario de type SRAS, avec des symptômes apparaissant chez toutes les victimes et des hospitalisations systématiques. Selon lui, en moyenne, la moitié des personnes infectées par le H1N1 ne ressentent pas les symptômes de la maladie.

Il ne croit pas non plus au scĂ©nario de type grippe espagnole de 1918/1919 qui aurait fait selon l’OMS au moins 40 millions de dĂ©cès dans le monde en raison d’un taux très Ă©levĂ© « de 1 Ă  3% de cas de mortalitĂ© par rapport aux cas infectĂ©s ».

En revanche, il rapproche plutĂ´t la pandĂ©mie actuelle de la grippe de Kong-Kong de 1968. « En 1968, il y a eu 30.000 morts, on ne l’avait pas vu, lĂ  on le verra », a-t-il dit devant des Ă©tudiants.

« Pour le moment en France, nous n’avons que des cas d’importation, mais je ne serais pas Ă©tonnĂ© que des gens qui n’ont pas eu les symptĂ´mes aient transmis » la maladie, a-t-il ajoutĂ©.

« Il s’agit d’un virus qui se transmet comme les autres, il n’est pas exceptionnel, il fait sa besogne », a-t-il expliquĂ©. En moyenne, a-t-il ajoutĂ©, une personne contagieuse transmet la grippe Ă  deux autres personnes.

« Si au niveau collectif c’est une grande menace, au niveau individuel ce n’est qu’une grippe », a-t-il expliquĂ©. « 35% de la population malade, cela peut gripper le système, notamment le système de santĂ© », a-t-il poursuivi.

« La pandĂ©mie, nos pays s’en sortiront sans grands dĂ©gâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent dĂ©jĂ , par exemple ceux qui ont des emplois prĂ©caires », a-t-il encore dit.

Concernant le vaccin, l’OMS doit se prononcer le 14 mai, a affirmĂ© M. Flahaut. Elle devra choisir entre faire entrer le H1N1 souche nord-amĂ©ricaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou faire un vaccin dirigĂ© contre la pandĂ©mie, a-t-il rappelĂ©.

« Mon sentiment est qu’ils vont faire un vaccin pandĂ©mique », a-t-il ajoutĂ© sachant que « le nouveau virus est ultra-compĂ©titif et chassera tous les autres ». « En janvier, il n’y aura plus que du H1N1 sur la terre, le reste aura Ă©tĂ© dĂ©gommĂ© », a-t-il ajoutĂ©.

« Chaque nation va dĂ©cider de sa politique et cela ne va pas ĂŞtre triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde », a encore dĂ©clarĂ© M. Flahaut. « Soit on vaccine, comme pour la grippe saisonnière, les personnes âgĂ©es et les plus fragiles, soit on veut faire barrière au virus et on vaccine les personnes stratĂ©giques, mais c’est qui les personnes stratĂ©giques ? », s’est-il interrogĂ©. Source : France24

02:30 > A/H1N1 : 23′000 personnes seraient contaminĂ©es au Mexique

Quelque 23.000 personnes ont Ă©tĂ© contaminĂ©es au Mexique par le virus de la grippe A(H1N1), estime un rapport publiĂ© lundi en ligne par la revue « Science ». Ce nombre est beaucoup plus important que celui des cas confirmĂ©s officiellement dans le pays.

Le rapport, Ă©tabli par la cellule sur les pandĂ©mies de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), qui comprend notamment les Centres de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies amĂ©ricains (CDC), estime Ă  23.000 les personnes contaminĂ©es au Mexique par le virus. C’est dans ce pays que l’OMS avait repĂ©rĂ© l’Ă©ruption d’une Ă©pidĂ©mie de grippe porcine en avril.

Selon un dernier bilan, le nombre officiel de cas confirmĂ©s au Mexique s’Ă©lève Ă  2003 et celui des morts Ă  56. Au Mexique, comme dans le reste du monde, « les cas confirmĂ©s de A(H1N1) ne reprĂ©sentent que la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg », a relevĂ© lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intĂ©rim de la santĂ© publique aux CDC, lors d’une confĂ©rence de presse.

Aux Etats-Unis, par exemple, les statistiques fournies par les différents Etats concernent seulement les gens qui se sont rendus dans un laboratoire pour faire un test, souligne Mme Schuchat. (ATS) Source : swissinfo.ch

Merci a Redamex de nous avoir fait parvenir cette info qui confirme, comme nous l’affirmons sur Mecanopolis depuis 10 jours, que les chiffres avancĂ©s par le gouvernement mexicain ne correspondent en rien Ă  la rĂ©alitĂ©.

20:20 > Sanofi Pasteur se prépare à affronter une pandémie

Sanofi Pasteur, leader mondial des vaccins, a assuré mardi qu’il se “préparait à affronter une pandémie” de grippe A et attendait l’envoi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la souche du virus pour fabriquer le vaccin.

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”Nous n’avons pas encore reçu de souche de l’OMS, mais c’est une question de jours et on va se préparer pour produire un vaccin en masse”, a déclaré à l’AFP Albert Garcia, épidémiologiste et porte-parole de Sanofi-Pasteur.

M. Garcia s’exprimait en marge de la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine destinée à produire le futur vaccin contre la dengue, à Neuville-sur-Saône (Rhône).

”Nous ne sommes pas en phase pandémique, même si le virus H1N1 de la grippe A a tous les profils d’un virus pandémique, mais on se prépare à affronter une pandémie”, a souligné l’épidémiologiste.

”Aujourd’hui on se prépare à l’éventualité d’une résurgence” de la grippe A, mais on n’a aucun moyen fiable de mesurer sa virulence”, a observé le Dr Elias Zerhouani, conseiller Science et Technologie de Sanofi.

”La capacité mondiale de production (d’un vaccin) est encore limité et tous les investissements dans ce domaine sont nécessaires”, a-t-il dit.

De son côté, le directeur-général de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, a souligné que le groupe disposait de trois usines dans le monde –deux aux Etats-Unis et une en France– pour la fabrication de vaccins contre la grippe saisonnière, qui fait 30.000 morts chaque année.

Seuls les deux sites américains sont capables de produire en même temps un vaccin contre la grippe A, a-t-il souligné.

Arrêter en France la fabrication du vaccin contre la saisonnière pour celui contre la grippe A constitue “une vraie question de santé publique”. “Ce n’est pas à nous de la prendre, mais à l’OMS”, a-t-il dit.

Treize cas de grippe d’origine porcine A (H1N1) étaient confirmés en France mardi en fin de matinée, sept étant considérés comme probables et 32 autres possibles étaient en cours d’investigation, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans le monde, l’épidémie de grippe A a franchi le seuil des 5.000 cas confirmés mardi, dont 61 morts, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), et 3 nouveaux pays, la Finlande, la Thaïlande et Cuba, ont annoncé avoir détecté la présence du virus.

Merci Ă  « Je Tousse » pour cette info.

20:20 > L’OMS craint une rĂ©sistance aux antiviraux

L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) craint une rĂ©sistance du virus de la grippe porcine aux antiviraux se fondant sur « les signes de rĂ©sistance » de la grippe saisonnière constatĂ©s l’annĂ©e dernière, a annoncĂ© mardi l’un de ses experts en pandĂ©mie.

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« Nous sommes confrontĂ©s au risque de rĂ©sistance des virus » (aux antiviraux), a expliquĂ© Nikki Shindo au cours d’une confĂ©rence de presse tĂ©lĂ©phonique.

Le Dr Shindo a fait valoir que l’annĂ©e dernière la grippe saisonnière avait montrĂ© « des signes de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir », la molĂ©cule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral produit par le laboratoire suisse Roche et recommandĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette rĂ©sistance pourrait se dĂ©velopper après son passage dans l’hĂ©misphère Sud oĂą l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe, dĂ©bute, a laissĂ© entendre l’expert de l’ONU.

Le dĂ©veloppement d’un vaccin contre cette grippe atypique, qui a contaminĂ© plus de 5.200 personnes dans le monde, dont 61 sont mortes, a Ă©tĂ© motivĂ© par cette crainte, a encore expliquĂ© le Dr Shindo.

L’OMS a convoquĂ© jeudi un comitĂ© d’experts qui sera chargĂ© d’Ă©tudier les modalitĂ©s de production de ce vaccin.

En attendant et en dĂ©pit du risque de rĂ©sistance, l’organisation a commencĂ© Ă  envoyer la semaine dernière quelque 2,4 millions de doses de Tamiflu Ă  72 pays dont le Mexique.

Roche a Ă©galement annoncĂ© mardi qu’il offrait 5,65 millions de doses supplĂ©mentaires de son mĂ©dicament phare. Le laboratoire bâlois prĂ©voit Ă©galement d’augmenter ses capacitĂ©s de production de l’antiviral, dont il va produire 110 millions de traitements pendant les cinq prochains mois.

« Nous ne sommes qu’au commencement de l’Ă©pidĂ©mie », a par ailleurs estimĂ© l’expert de l’OMS, prĂ©cisant que l’organisation ne s’expliquait toujours pas pourquoi les cas les plus graves avaient Ă©tĂ© enregistrĂ©s au Mexique.

« Pour l’instant, les donnĂ©es des Etats-Unis et du Mexique suggèrent que 9 Ă  10% des cas confirmĂ©s ont nĂ©cessitĂ© une hospitalisation (…) ce qui est clairement diffĂ©rent de ce que nous voyons avec une grippe saisonnière, a encore soulignĂ© le Dr Shindo.

Alors que le nombre de cas de grippe porcine a franchi mardi le seuil des 5.000 malades avec 5.251 cas confirmĂ©s, dont 61 morts, dans 30 pays, selon le dernier bilan de l’OMS, le Dr Shindo a indiquĂ© que l’organisation prĂ©parait un guide de conseils pour les personnels mĂ©dicaux des pays touchĂ©s par la maladie.

21:00 > Le A/H1N1 est un virus pandémique

Les caractéristiques de l’épidémie provoquée par la nouvelle souche de grippe A(H1N1), dite grippe porcine ou mexicaine, correspondent à ce qui est connu des premiers stades d’une pandémie de grippe, selon une analyse publiée aujourd’hui par une équipe internationale dans la revue Science.

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Neil Ferguson (de l’Imperial College London, GB) et ses collègues Ă©pidĂ©miologistes et virologues Ă©valuent que l’épidĂ©mie de grippe A(H1N1) a commencĂ© au Mexique Ă  la mi-fĂ©vrier et qu’Ă  la fin du mois d’avril près de 23.000 personnes avaient Ă©tĂ© infectĂ©es par ce virus au Mexique et 91 en Ă©taient mortes. Un grand nombre de cas modĂ©rĂ©s de grippe ayant certainement Ă©chappĂ© au recensement, le nombre rĂ©el pourrait aller jusqu’à 32.000 cas.

Les chercheurs estiment que le taux de mortalité est compris entre 0,3% et 1,5% au Mexique et qu’il est vraisemblablement de 0,4% en moyenne (4 morts pour 1.000 cas).

Pour ce qui est de la vitesse de transmission du virus, ils estiment qu’il y a eu 1,2 Ă  1,6 cas secondaire en moyenne pour une personne infectĂ©e. Ce qui est plus Ă©levĂ© que dans le cas d’une grippe saisonnière, au cours de laquelle 10 Ă  15% de la population est infectĂ©e, mais est plus faible que dans le cas d’une pandĂ©mie qui touche 20 Ă  30% de la population.

«Le virus se répand à un rythme attendu pour les premiers stages d’une grippe pandémique», commente Neil Fergusson. «Jusqu’à présent, il a suivi un schéma très semblable à celui de la pandémie de 1957, en termes de nombre de personnes infectées et de pourcentage de cas mortels». Moins dangereux que le virus de la grippe espagnole, ce nouveau virus doit cependant rester sous surveillance, dit-il. L’épidémie de 1957 a fait 2 millions de morts dans le monde, selon les estimations de l’OMS, alors que la grippe saisonnière cause 250.000 à 500.000 décès annuellement.

Nous devons ĂŞtre prĂ©parĂ©s, particulièrement pour l’automne. Actuellement, le virus ne se rĂ©pand pas facilement dans l’hĂ©misphère nord parce que nous sommes Ă  l’extĂ©rieur de la saison normale de grippe, explique-t-il. La grippe pourrait atteindre son « plein potentiel pandĂ©mique » dans les six Ă  neuf prochains mois.

Mercredi 13 mai > La partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg

Le nombre de cas confirmĂ©s dans le monde pourrait n’ĂŞtre que « la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg », et le nombre de cas rĂ©els bien plus Ă©levĂ© que les bilans officiels, a averti la cellule sur les pandĂ©mies de l’OMS.

Ainsi cette cellule évalue à 23.000 le nombre de personnes contaminées au Mexique par le virus, alors que le bilan officiel des autorités mexicaines est de 2.224.

L’OMS a mis en garde contre une rĂ©sistance du virus de la grippe A (H1N1) aux antiviraux se fondant sur les « signes de rĂ©sistance » de la grippe saisonnière constatĂ©s l’an dernier.

Le Dr Nikki Shindo, expert en pandĂ©mies, a fait valoir que l’annĂ©e dernière la grippe saisonnière avait montrĂ© « des signes de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir », la molĂ©cule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral recommandĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette rĂ©sistance pourrait se dĂ©velopper après son passage dans l’hĂ©misphère Sud oĂą l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe, dĂ©bute, a laissĂ© entendre l’expert de l’OMS.

En attendant le dĂ©veloppement d’un vaccin et en dĂ©pit de ces craintes, l’organisation a commencĂ© Ă  envoyer la semaine dernière 2,4 millions de doses de Tamiflu Ă  72 pays, dont le Mexique.

01:00 > «Un tiers de l’humanité pourrait être infectée»

Si le virus de la grippe A (H1N1) maintient sa vitesse de propagation actuelle, un tiers de l’humanité pourrait être infectée. Un rapport d’experts rendu public par Science lundi soir estime ainsi pour la première fois le potentiel pandémique du nouveau virus de la grippe. Il donne raison à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, le 29 avril, a relevé son niveau d’alerte, le plaçant au stade de «pandémie imminente». Mais il faudra sans doute attendre l’automne pour que l’épidémie atteigne l’hémisphère Nord.

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Le virus va «vraisemblablement se propager autour du monde dans les six à neuf mois à venir», a déclaré un des auteurs de l’étude, Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres. «Quand il le fera, il affectera environ un tiers de la population mondiale.» Mais «cen’est pas le scénario catastrophique que craignait le monde avec la grippe aviaire», a-t-il précisé.

Quel vaccin produire?

Bien qu’il perdure une bonne dose d’incertitudes, le nouveau virus semble être moins sévère que son cousin de 1918, mais comparable à celui de 1957, estime le rapport. A cette époque, l’épidémie avait fait trois à quatre millions de morts.

L’expert se refuse toutefois à donner une estimation du nombre de morts possible. «Je ne prédis pas 3 à 4 millions de morts, a précisé Neil Ferguson au quotidien The Gua rdian.

Le monde est différent aujour­d’hui. Il est plus peuplé, mais le système de soins est aussi meilleur.» Et de rappeler que l’OMS doit décider cette semaine de faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou de faire un vaccin dirigé contre la pandémie.

Une chose est sûre, le virus est plus contagieux que la grippe saisonnière, a rappelé l’OMS. Lorsque cette dernière sévit, une personne en contact avec un malade a entre 5 et 15% de risque d’être infectée. Avec le nouveau virus, cette proportion grimpe entre 22 et 33%.

Les experts, travaillant en collaboration avec l’OMS, se sont concentrés essentiellement sur les données mexicaines, le virus étant parti du Mexique. En analysant les mouvements de voyageurs, le nombre de cas confirmés dans le monde, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que, fin avril, entre 6000 et 32 000 personnes ont été contaminées.

Données incomplètes

Selon les travaux publiés, la grippe dite mexicaine tue entre 0,4% et 1,4% de ses victimes. Le professeur Neil Ferguson reconnaît toutefois que les données sont encore incomplètes.

Enfin, les chercheurs ont confirmé que le virus est apparu pour la première fois mi-février dans le village de La Gloria, Veracruz, où 61% de la population de plus 15 ans a souffert de maladie respiratoire sévère.

Source : Tribune de Genève, 13 mai, 00:13

19:10 > Le H1N1 porcin dépasse la grippe saisonnière aux États-Unis
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire

Le rapport de la semaine 17 du CDC Ă  propos de la grippe saisonnière aux États-Unis est frappant. La courbe normale en forme de cloche de cas dĂ©tectĂ©s par les laboratoires sentinelles du CDC a soudainement Ă©tĂ© interrompue par une forte augmentation. Quoique la hauteur de la montĂ©e [de la coube] ait Ă©tĂ© poussĂ©e en quelque sorte par une surveillance accrue, attribuable Ă  la dĂ©tection du H1N1 porcin, la composition de la barre reprĂ©sentant la semaine 17 s’est avĂ©rĂ© un signal Ă©vident que la grippe porcine H1N1 a pris l’assault des cas de grippe aux États-Unis. Les donnĂ©es initiales pour l’influenza comportaient respectivement 334 et 300 positifs au H1 et H3, mais il y a eu 326 et 304 isolats de H1N1 porcin ou de l’influenza A intypable (ce qui consiste en du H1N1 porcin n’ayant pas encore Ă©tĂ© confirmĂ©). La mise Ă  jour des donnĂ©es publiĂ©e cette semaine fut encore plus frappante, avec 370 et 342 isolats respectivement de H1 et H3, alors que le H1N1 porcin et l’influenza A intypable s’Ă©levaient Ă  542 et 259. Ainsi, il est survenu davantage de H1N1 porcin que la combinaison de H1 et H3 de grippe saisonnière.

La montĂ©e des cas de H1N1 porcin a créé un retard de donnĂ©es [backlog] au CDC, ce qui peut ĂŞtre observĂ© dans la carte des cas confirmĂ©s et cas probables (voir la carte des États-Unis). Les tests de confirmation ont Ă©tĂ© confiĂ©s aux laboratoires d’États afin d’Ă©liminer le retard, mais peu de temps après, les laboratoires d’État ont admis que les Ă©chantillons testĂ©s n’Ă©taient que la pointe d’un très grand iceberg, et que les futurs tests se concentreraient uniquement sur les cas les plus graves.

Ce dĂ©placement du H1N1 porcin dans la population humaine demeure une cause de prĂ©occupations. L’augmentation dĂ©passant la grippe saisonnière pourrait ĂŞtre poussĂ©e par le gène PB2 aviaire de l’isolat porcin. La position 627 consiste en un E, qui favorise la croissance Ă  des tempĂ©ratures corporelles supĂ©rieures des oiseaux. La grippe saisonnière possède un K Ă  la position 627, ce qui facilite une reproduction rapide Ă  une tempĂ©rature infĂ©rieure, Ă©tant compatible avec la tempĂ©rature interne d’un nez humain en hiver.

La prĂ©sence d’un PB2 aviaire pourrait offrir un avantage sĂ©lectif au cours de l’Ă©tĂ©, lorsque la grippe saisonnière chutera Ă  des niveaux Ă  peine dĂ©tectables. Toutefois, le H1N1 porcin se dĂ©placera vers le sud au cours des prochains mois, et se dĂ©veloppera dans des conditions plus froides, ce qui pourrait favoriser l’acquisition du [changement] E627K via rĂ©assortiment ou recombinaison. Ce changement pourrait gĂ©nĂ©rer un H1N1 plus virulent Ă  l’automne dans l’hĂ©misphère nord.

Ainsi, le H1N1 porcin pourrait dĂ©ployer deux stratĂ©gies de virus. Le H1N1 avec un PB2 aviaire dominerait l’hĂ©misphère nord au cours de l’Ă©tĂ©, alors que le H1N1 de l’hĂ©misphère sud ferait l’acquisition du [changement] E627K, et Ă©tablirait la dominance au cours des mois d’hiver.

Ainsi, la propagation du H1N1 porcin s’effectue en vitesse supĂ©rieure, alors que l’OMS est encore Ă  dĂ©battre si le H1N1 porcin est un H1N1 porcin, et si une pandĂ©mie de phase 6 est rĂ©ellement Ă  la phase 6.

Le H1N1 porcin ne lit pas les communiquĂ©s de presse de l’OMS.

Il ne fait qu’acquĂ©rir de l’efficacitĂ© de transmission via recombinaison homologue.

23:00 > Comme nous l’indiquions hier, plusieurs centres de recherches indiquent que le virus A/H1N1 aurait dĂ©jĂ  mutĂ©.

Lire : Swine Flu: It’s a Mutation, But What Does it Mean? et Estudian nuevo virus que serĂ­a peor que el H1N1

Jeudi 14 mai > La grippe A (H1N1): une erreur humaine?

Adrian Gibbs, 75 ans, soutient qu’il prĂ©voyait publier un rapport montrant que cette pandĂ©mie de grippe aurait possiblement Ă©voluĂ© dans des oeufs utilisĂ©s pour crĂ©er des virus pour des recherches scientifiques et pour le dĂ©veloppement de vaccins.

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Le spécialiste a dit que sa découverte permettrait de mieux comprendre la capacité du virus à se propager.

Si les recherches d’Adrian Gibbs s’avèrent vĂ©ridiques, l’OMS estime que cela posera nombre de questions sur le virus de la grippe A (H1N1).

Par exemple, est-ce que ce virus a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© pour un vaccin ou dans le cadre d’une recherche? Est-ce qu’il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© par accident ou par exprès? Quelles en sont les circonstances? s’est demandĂ© un spĂ©cialiste de l’OMS citĂ© par l’agence de presse Bloomberg.

Tout de mĂŞme, un centre pour le contrĂ´le et la prĂ©vention des maladies Ă  Atlanta, aux États-Unis, a analysĂ© le rapport et conclut qu’aucune preuve ne peut confirmer les conclusions du chercheur australien.

Source : Bloomberg

Merci Ă  notre ami Antoine de nous avoir fait parvenir cette info.

21:00 > Qui a laissé échapper le virus A/H1N1 ?

Bien qu’il n’y ait aucune preuve formelle permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un virus créé de toutes pièces et qui aurait été répandu volontairement pour réduire la population mondiale, a expliqué LaRouche, cette hypothèse n’est pas à exclure au vu des intentions criminelles de certains courants au sein de l’oligarchie financière britannique. Lire la suite > solidariteetprogres.org

21:00 > INFORMATION A CONFIRMER : Selon une de nos  sources 636,000 étudiants et prof mexicains retournés à la maison pour symptômes apparentés à grippe A(H1N1).

Notre source semble ĂŞtre fiable, mais nous cherchons a recouper l’information.

21:25 > Selon le rapport du SecrĂ©tariat de l’éducation publique (SEP), 636′000 Ă©tudiants et 406 enseignants ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s dans leurs foyers, tout en prĂ©sentant des symptĂ´mes de maladies respiratoires ou Ă©taient absents de leurs Ă©coles, qui a plus que doublĂ© le nombre de les membres de la communautĂ© scolaire de maladie, l’a enregistrĂ©, mardi dernier, leur nombre Ă©tait de 259 mille 592. 91′000 Ă©lèves  seraient atteint des symptĂ´mes de la grippe : forts et intenses maux de tĂŞte, forte fièvre et douleurs musculaires. Lire l’article.

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22:25 > Le leader cubain Fidel Castro a accusĂ© jeudi le Mexique, les Etats-Unis et le Canada d’ĂŞtre responsables de l’ »expansion fulgurante » de la grippe porcine alors que ces pays Ă©taient, selon lui, au courant de l’apparition du virus A(H1N1) bien avant que l’alerte ne soit donnĂ©e.

« L’expansion fulgurante (de la grippe porcine) aurait pu ĂŞtre Ă©vitĂ©e », Ă©crit l’ancien prĂ©sident cubain Fidel Castro, 82 ans, dans un commentaire qui a Ă©tĂ© lu Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale et publiĂ© sur le site internet cubadebate.cu.

« Serait-il possible qu’au Mexique, les 16 et 17 avril », lors de la visite du prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, « personne ne savait un mot du cadeau qui serait fait au monde six jours plus tard? », se demande Fidel Castro, qui a cĂ©dĂ© le pouvoir en 2006 Ă  son frère Raul pour des raisons de santĂ©.

« Pas mĂŞme les services de renseignement des Etats-Unis, experts en information, ne savaient ce qui Ă©tait sur le point d’arriver? », ajoute-t-il en relevant qu’Obama avait retrouvĂ© le dirigeant mexicain Felipe Calderon ainsi que le Canadien Stephen Harper au Sommet des AmĂ©riques de TrinitĂ©-et-Tobago, les 18 et 19 avril.

Le gouvernement mexicain a donnĂ© l’alerte le 23 avril après qu’un laboratoire canadien eut diagnostiquĂ© officiellement le premier le virus A (H1N1) sur la base d’Ă©chantillons en provenance du Mexique.

« Ce n’est pas une faveur du gouvernement du Mexique au monde comme certains le prĂ©tendent. Il faudrait maintenant remercier les trois pays associĂ©s au traitĂ© de libre-Ă©change », le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, poursuit Castro.

Le journal mexicain La Jornada a rapporté, selon Fidel Castro, que dès le 5 avril des mesures sanitaires avaient été prises dans le village mexicain de la Gloria en raison de la grippe porcine.

Fidel Castro avait dĂ©jĂ  accusĂ© lundi les Mexicains d’avoir cachĂ© l’apparition de l’Ă©pidĂ©mie pour ne pas perturber la visite de Barack Obama dans leur pays. Ce qui a suscitĂ© des dĂ©nĂ©gations outrĂ©es de la part des autoritĂ©s mexicaines.

Samedi 16 mai > Chers Amis,

Encore une page saturée sur le sujet du A/H1N1. Nous en placerons une nouvelle durant le week-end, le temps de compiler les nombreuses informations qui nous sont parvenues ces dernières 24h

12:00 > L’OMS lance un avertissement : la liste des cas confirmĂ©s infectĂ©s du virus de la grippe AH1N1 s’alourdit dans le monde

La liste des cas confirmĂ©s infectĂ©s du virus de la grippe AH1N1 s’est alourdi le 15 mai dans le monde. Jusqu’au 17h du 16 mai (heure de Beijing), en total, 8461 cas sont confirmĂ©s dans 38 pays du monde. Le jour mĂŞme, Margaret Chan, directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, a averti en disant que le virus de la grippe AH1N1 continerait Ă  se propager sur le globe, dont les consĂ©quences varieraient selon les cas inconnus. Source > french.cri.cn

12:30 > Plus de 100′000 cas aux USA, selon les CDC

Le nombre rĂ©el de cas de grippe porcine aux États-Unis pourrait ĂŞtre « de plus de 100.000″, a  indiquĂ© un haut fonctionnaire de la santĂ© publique, ce qui est de loin plus Ă©levĂ© que les chiffres officiels de 7′415 cas confirmĂ©s par les laboratoires.

Le Dr Daniel Jernigan, chef de l’Ă©pidĂ©miologie de la grippe pour les Centers for Disease Control and Prevention, a dĂ©clarĂ© lors d’une confĂ©rence de presse que le nombre officiel donne une image inexacte de l’Ă©pidĂ©mie. Lire la suite.

Chers amis, avec un peu de retard, nous déménageons cette page sur le nouvel éditorial de Mecanopolis :

Le monde serait-il devenu une vaste porcherie ?


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