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	<description>Les mécanismes du mensonge et de la domination</description>
	<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 00:06:34 +0000</pubDate>
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		<title>Le voile médiatique</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 00:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spencer Delane</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ainsi le « voile » va magnifiquement « voiler » les problèmes sociaux ! A nouveau l’opposition capital/travail va être occultée ! Diviser ceux que l’oppression capitaliste réunit ! Et réunir ceux que le capital divise ! Voilà ce que le « voile » va réussir à faire ! Et on retrouvera, comme par miracle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ainsi le « voile » va magnifiquement « voiler » les problèmes sociaux ! A nouveau l’opposition capital/travail va être occultée ! Diviser ceux que l’oppression capitaliste réunit ! Et réunir ceux que le capital divise ! Voilà ce que le « voile » va réussir à faire ! Et on retrouvera, comme par miracle, les dominés unis aux dominants au nom de la laïcité … qui oppresse ! </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/voileG-8de41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13577" title="voileG-8de41" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/voileG-8de41.jpg" alt="voileG-8de41" width="220" height="348" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bravo ! Résultat ? Collectivement nous allons « exclure » une minorité qui souffre ! Nous allons en faire nos boucs émissaires ! En quoi l’interdiction du voile serait moins violente que l’obligation de le porter ? Et nous prétendons, après cela, être les défenseurs héroïques de la liberté et de la fraternité !!! De même qu’à l’époque l’Education nationale a réussi à éjecter une cinquantaine de gamines de l’école sous prétexte qu’elles portaient une voilette moins moche que celle de nos nonnes et religieuses qu’on ne vilipende pas pour autant !</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce qu’elles en ont pensé de notre liberté et fraternité ? Mais nous avons brillamment réussi la chose suivante : humilier des gamines ! Quelle gloire ? J’ai eu honte d’un tel lynchage ! Interdire à des gamines voilées l’accès à l’école est-ce éducatif ? Est-ce prôner l’émancipation ? Non ! C’est juste ghettoïser culturellement ! Au nom de la liberté… nous excluons ! Il n’y a que les crétins umpistes ( et LO et F. Grond) pour le penser ! Au nom de la liberté nous supprimons la liberté !! J’ai eu ce genre de gamines en classe ! Elles sont bien ! J’étais de leur côté ! Il suffit d’accueillir !&#8230;. D’être généreux ! De tolérer ! D’aimer ! De respecter !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la dictature tunisienne le voile est interdit aussi ! </strong>Et ce, au nom de l’émancipation ! Et, pourtant, les femmes le portent ….. en signe de résistance ! De même qu’en Pologne des communistes dissidents ( complètement athées) allaient à l’Eglise juste pour protester ! Au Pakistan, en Inde il y a des communistes qui sont Hindous et Musulmans ! Un an avant l’assassinat de Che Guevara en Bolivie, Camilo Torres – un curé – mourrait les armes à la main (le 15 février 1965) en Colombie ! Il disait : « si Jésus existait aujourd’hui il serait guérillero ». Sachant qu’il était curé l’auriez- vous combattu ??? Le prêtre François Houtard (de Louvain) est anticapitaliste ! Il faut lire son livre sur la mondialisation ! Mais il est prêtre ! Faut-il l’exclure ! Mieux : lutter contre lui ! Où allons-nous si nous suivons les voies de la division ? Les dominants aiment ça : les esclaves-salariés se battent entre eux – c’est le comble &#8211; pour un chiffon ! Pour moi la camarade Ilham qui porte le voile ne montre qu’une chose : son sentiment d’exclusion, sa volonté de retrouver une identité et ce, à travers le NPA ( ce qui est un honneur pour nous !). Ne défendons-nous pas les exclus ? … d’où qu’ils viennent ? Nous défendons les palestiniens, les sans-papiers ; nous sommes contre la guerre en Afghanistan, etc… Et notre camarade Ilham? Il suffit qu’elle soit en France pour que soudain nous participions à sa « lapidation » symbolique ? ! Bravo ! Sinon les strings, les képis, les lederhosen, les cravates, etc. ce n’est pas interdit !!!? Absurde ! En Allemagne, aux USA ( cf le 1ier amendement), en GB, cette histoire de voile est considérée comme ridicule !</p>
<p style="text-align: justify;">Moi qui suis parfaitement athée, j’ai tout de même lu la Bible, la Thorah, le nouveau testament, le Coran, Lao-Tseu, etc.. je vous conseille de méditer la parabole du « bon Samaritain » !</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion : Diviser ceux que l’oppression capitaliste réunit ! Et réunir ceux que le capital divise ! Tel est le but de l’opération &laquo;&nbsp;voile&nbsp;&raquo; !</p>
<p style="text-align: justify;">« <em><strong>L’on ne sait ce que l’on doit le plus admirer : la ruse des dirigeants ou l’idiotie des gouvernés</strong></em> » C’est de Tchouang Tseu au 4ième siècle avant notre ère ! Serge Pralat de Solesmes (59).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pierre Tévanian</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;<em>Le Voile Médiatique</em>&laquo;&nbsp;, dans toutes les bonnes librairies, 6 €</strong></p>
<p>ISBN : 2912107245</p>
<p style="text-align: justify;"><span><strong></strong></span></p>
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		<title>Et si la Grèce montrait la voie de la révolte contre l&#8217;UE et le FMI ?</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 23:06:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphériques de l’UE, la Grèce, l’Islande et la Lettonie étant les plus touchées. Mais ce ne sont pas nos habituels solliciteurs du tiers monde. Historiquement, l’Islande a été colonisée par les Vikings [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphériques de l’UE, la Grèce, l’Islande et la Lettonie étant les plus touchées. Mais ce ne sont pas nos habituels solliciteurs du tiers monde. Historiquement, l’Islande a été colonisée par les Vikings qui envahirent avec succès la Grande-Bretagne. Les tribus lettones repoussèrent même les Vikings. Les Grecs, quant à eux, conquirent tout l’Empire perse. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/grece.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13569" title="grece" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/grece.jpg" alt="grece" width="400" height="301" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des dizaines de pays ont été dans l’incapacité de payer leurs dettes au cours des récentes décennies, le dernier étant Dubai, qui a de­mandé le 26 novembr<span style="color: #000000;">e un moratoire sur sa dette. Si l’émirat arabe naguère hyper-riche peut le faire, des pays dont la situation est plus désespérée le peuvent également. Et quand l’alternative est de détruire l’économie indi­gène, il est difficile de prétendre qu’ils devraient s’en abstenir. C’est particulièrement vrai lorsque les créanciers sont largement responsables et qu’on a de bonnes raisons de penser que les dettes n’ont pas lieu d’être. Les problèmes de la Grèce ont commencé quand de faibles taux d’intérêts inadaptés à la Grèce ont été maintenus pour sauver l’Allemagne de l’effondrement économique. Et l’Islande comme la Lettonie se sont retrouvées responsables de dettes privées qui ne les concernaient pas. L’économiste Michael Hudson écrit:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«<em>L’Union européenne et le Fonds monétaire international leur ont dit de remplacer les dettes privées par des obligations publiques et de les financer en augmentant les impôts, en réduisant les dépenses publiques et en obligeant les citoyens à dépenser leurs économies. Les gens en veulent de plus en plus non seulement à ceux qui ont fait ces dettes mais également aux conseillers néolibéraux et au créanciers étrangers qui ont fait pression sur leurs gouvernements pour qu’ils vendent les banques et leurs infrastructures publiques à des initiés</em>.»1</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Mauvais fonctionnement de l’UE: échec de la monnaie commune</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La Grèce pourrait être le premier des pays périphérique à se révolter. Ambrose Evans-Pritchard écrit dans le «Daily Telegraph» du 13 décembre dernier que «<em>la Grèce est le premier pays en crise aux marges de l’union monétaire européenne à défier Bruxelles et à rejeter ce remède moyenâgeux qu’est la baisse des salaires. Le Premier ministre Papandhréou a déclaré le 11 décembre:</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«<em>Les salariés ne feront pas les frais de la situation: nous n’allons pas procéder à un gel ou à une baisse des salaires. Nous ne sommes pas venus au pouvoir pour démanteler l’Etat social.</em>»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Evans-Pritchard note que «M. Papan­dhréou a de bonnes raisons de défier l’UE. On a dit à la Grèce d’adopter des mesures d’austérité sans la dévaluation qui est au centre des plans du FMI. Cette demande est ruineuse et manifestement contraire au but recherché.»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La monnaie ne peut pas être dévaluée parce que le même euro a cours partout. Cela sig­nifie que, comme la capacité du pays à rembourser sa dette est paralysée par les mesures d’austérité, il n’y a pas moyen de réduire le coût de la dette. Evans-Pritchard conclut:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«<em>La vérité que peu de personnes dans la zone euro sont prêtes à considérer est que l’Union monétaire européenne pose de graves problèmes … à la Grèce, à l’Allemagne, à tous les pays membres</em>.»2</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est pourquoi l’Islande, qui n’est pas encore membre de l’UE, a de bonnes raisons de reconsidérer sa position. On met comme condition à son adhésion qu’elle rembourse les investisseurs hollandais et britanniques qui ont perdu de l’argent dans la faillite d’IceSave, filiale en ligne de la plus grande banque privée islandaise. Eva Joly, juge norvégo-française engagée pour enquêter sur la faillite de la banque islandaise, parle de chantage. Pour elle, céder aux demandes de l’UE, ce serait ponctionner les ressources du pays et de ses habitants qui sont contraints d’émigrer pour trouver du travail.3</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La Lettonie est membre de l’UE et devrait adopter l’euro, mais elle n’en est pas encore à ce stade. L’UE et le FMI ont demandé au gouvernement d’emprunter des monnaies étrangères pour stabiliser le taux de change de sa monnaie afin d’aider les emprunteurs à payer les hypothèques souscrites en monnaies étrangères dans des banques étrangères. On exige que le gouvernement, pour obtenir de l’argent du FMI, procède aux économies habituelles. Selon Nils Muiznieks, directeur de l’Advanced Social and Political Institute de Riga, « <em>le reste du monde applique des plans de relance allant de 1 à 10% du PIB mais en même temps, on demande à la Lettonie de faire d’importantes coupes budgétaires qui se montent cette année à 38% dans le secteur public et à augmenter les impôts afin de réduire le déficit</em>. »4</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En novembre, le gouvernement letton a adopté le budget le plus rigoureux de ces dernières années, avec des coupes de près de 11%. Il a déjà augmenté les impôts, taillé dans les dépenses publiques, diminué les salaires des fonctionnaires et fermé des di­zaines d’écoles et d’hôpitaux. Il en résulte que la Banque nationale prévoit un recul de l’économie de 17,5% cette année5 alors que le pays aurait besoin d’une économie productive pour se remettre d’aplomb. En Islande, l’économie a subi un recul de 7,2% au cours du troisième trimestre,6 taux le plus important jamais enregistré. Comme dans les autres pays saignés à blanc par les restrictions néolibérales de productivité, l’emploi et la production sont paralysés, ce qui met l’économie à genoux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si l’on est cynique, on dira que c’était bien là l’intention. Au lieu d’aider les pays post-soviétiques à développer des économies indépendantes, écrit Marshall Auerback, <em>« l’Occident les a considérés comme des huîtres économiques à briser et à endetter afin d’en tirer profit, laissant des coquilles vides .</em>»7</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais les gens ne se soumettent pas sans mot dire. En Lettonie, au début décembre 2009, alors que le Parlement débattait de la dette publique, des milliers d’étudiants et d’enseignants défilaient dans les rues pour protester contre la fermeture de centaines d’écoles et des baisses de salaires allant jusqu’à 60%. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «<em>Ils ont vendu leur âme au diable</em>» et « <em>Nous sommes contre la pauvreté </em>». Au Parlement islandais, le débat sur IceSave a duré, aux der­nières nouvelles, plus de 140 heures, un nouveau record. Et une proportion croissante de la population refuse d’assumer une dette qui, à son avis, n’est pas celle de l’Etat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le 3 décembre, dans un article du «Daily Mail» intitulé «Ce que l’Islande peut ap­prendre aux Tories», Mary Ellen Synon écrivait que depuis que l’économie islandaise s’était effondrée, l’année dernière, « <em>les bâtisseurs d’empire de Bruxelles espéraient que les Islandais ruinés et effrayés seraient finalement prêts à échanger leur indépendance contre la stabilité que leur offrait l’adhésion à l’UE </em>». Mais le mois dernier, un sondage d’opinion montrait que 54% des Islandais étaient opposés à l’adhésion alors que seuls 29% y étaient favorables. Synon écrivait:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« <em>Bien que les Islandais aient pu avoir une peur bleue l’année dernière, ils se dégagent maintenant des ruines de leur prospérité et ont décidé que la chose la plus précieuse qui leur reste est leur indépendance. Ils ne sont pas disposés à l’échanger, même dans la perspective d’un sauvetage de la Banque centrale européenne. </em>»8</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Islande, la Lettonie et la Grèce sont toutes en situation de mettre le FMI et l’UE au pied du mur. Dans un article paru le 1er octobre et intitulé «Lettonie, la folie continue», Marshall Auerback affirmait que le problème de la dette de la Lettonie pouvait être réglé au cours d’un week-end au moyen d’une série de mesures: 1) ne pas répondre au téléphone lorsque des créanciers étrangers appellent le gouvernement; 2) déclarer les banques insol­vables, convertir leur dette extérieure en capital propre, les rouvrir et leur permettre de garantir les dépôts en monnaie locale; 3) accorder à toutes les personnes disposées et capables de travailler un emploi payé à un sa­laire minimum en monnaie locale avec sécurité sociale, comme l’a fait l’Argentine après que le régime Kirchner eut repoussé le plan toxique de remboursement de sa dette imposé par le FMI.»9</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Evans-Pritchard suggère un remède similaire pour la Grèce qui pourrait lui per­mettre de faire sauter le carcan mortel où elle se trouve en suivant l’exemple de l’Argentine. Elle pourrait «rétablir sa monnaie, la dévaluer, adopter une loi transformant les dettes en euro en monnaie locale et en « <em>restructurant les contrats avec l’étranger</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Un moyen peu utilisé: dire non au FMI</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Résister au FMI n’est pas un moyen très uti­lisé, mais l’Argentine a montré la voie. En 2001, au vu des pronostics désastreux selon lesquels l’économie pourrait s’effondrer en l’absence de crédits étrangers, elle a défié ses créanciers et s’est détournée de ses dettes. A l’automne 2004, trois ans après un défaut de payement record de plus de 100 milliards de dollars, le pays était sur la voie du redressement et il avait réussi cette prouesse sans aide étran­gère. La croissance économique fut de 8% pendant deux années consécutives. Le volume des exportations augmenta, la monnaie était stable, les investisseurs revenaient et le chômage diminua. Selon l’économiste Mark Weisbrot interrogé en 2004 par le New York Times, « c<em>’est un événement historique remarquable qui remet en cause 25 ans de mauvaise politique. Alors que d’autres pays avancent cahin-caha, l’Argentine vit une croissance très saine dont rien ne permet de penser qu’elle ne durera pas, et elle l’a réussie sans faire aucune concession pour attirer des capitaux étrangers.</em> »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Weisbrot est le co-directeur du laboratoire d’idées Center for Economic and Policy Research basé à Washington qui a publié en octobre 2009 une étude sur les 41 pays débiteurs du FMI. Selon cette étude, les politiques d’austérité imposées par le FMI, notamment la réduction des dépenses et le resserrement de la politique monétaire, risquaient de faire plus de mal que de bien aux économies de ces pays.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est également la conclusion d’une étude publiée en février 2009 et due à Yonka Özemir de la Middle East Technical University d’Ankara, qui compare l’assistance du FMI à l’Argentine et à la Turquie.10 Ces deux marchés émergents ont subi en 2001 de graves crises économiques précédées de déficits budgétaires chroniques, d’une croissance insuffisante des exportations, d’un important endettement, d’une instabilité politique et d’une inégalité dans la répartition des richesses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tandis que l’Argentine faisait bande à part, la Turquie suivait les conseils du FMI. Le résultat final a été que l’Argentine a rebondi alors que la Turquie connaît encore la crise financière. La confiance de la Turquie dans les investissements étrangers l’a rendue très vulnérable à la récession mondiale. L’Argentine, elle, a choisi d’investir dans le pays, de développer l’économie indigène.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour trouver l’argent nécessaire, elle n’a pas eu besoin d’investisseurs étrangers. Sa banque centrale a émis sa propre monnaie et accordé ses crédits. Lorsque la monnaie nationale s’est totalement effondrée en 1995, puis une nouvelle fois en 2000, les gouvernements locaux ont émis des obligations locales qui ont été négociées comme de la monnaie. Les provinces ont payé leurs fonctionnaires avec des « o<em>bligations d’annulation de dette </em>» équivalentes au peso. Ces obligations annulaient les dettes des provinces envers leurs fonctionnaires et pouvaient être dépensées comme de l’argent. Les provinces avaient «monétisé» leurs dettes en transformant leurs obligations en monnaie légale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Argentine est un vaste pays dont les ressources sont plus importantes que celles de l’Islande, de la Lettonie ou de la Grèce, mais les nouvelles technologies permettent également à des petits pays de devenir autosuffisants. (cf. David Blume: alcoholcanbeagas)11</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Des monnaies locales pour un développement local</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les gouvernements ont le droit souverain d’émettre et de prêter de la monnaie et l’Islande le perdra si elle rejoint l’UE qui interdit aux Etats membres d’emprunter de l’argent à leurs propres banques centrales. Pourtant les habitants de ces pays frappés par la crise pourraient continuer de développer leurs res­sources s’ils disposaient des crédits néces­saires. Un contrôle souverain sur leur monnaie locale leur permettrait d’obtenir des crédits simplement en les créant dans la comptabilité de leurs banques d’Etat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En réalité, cette proposition n’a rien d’extraordinaire. Toutes les banques privées obtiennent les crédits qu’elles accordent à leurs clients en les créant dans leur comptabilité. Contrairement aux idées reçues, les banques ne prêtent pas leur propre argent ou celui de leurs déposants. Comme le confirme la Réserve fédérale américaine,12 les banques prêtent de l’argent neuf créé par une comptabilité en partie double sous la forme de dépôts des emprunteurs d’un côté et d’actifs de la banque de l’autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Outre le fait qu’ils permettent de lutter contre le gel des crédits, les crédits accordés par les gouvernements ont l’avantage de pouvoir être sans intérêt. En éliminant les intérêts, on réduit considérablement les coûts de production.13</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’argent émis par les gouvernements pour financer des projets publics a une longue histoire couronnée de succès qui remonte au moins au début du XVIIIe siècle, lorsque la colonie américaine de Pennsylvanie émit une monnaie qui était à la fois prêtée et dépensée par le gouvernement local dans l’économie locale. Il en résulta une période de prospérité sans précédent obtenue sans inflation ni impôts.14</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Etat insulaire de Guernesey, situé dans la Manche, a financé ses infrastructures avec de l’argent émis par le gouvernement il y a plus de 200 ans sans inflation des prix ni dette publique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Durant la Première Guerre mondiale, lorsque les banques demandaient des intérêts de 6%, la Commonwealth Bank, établissement de l’Etat australien, a financé l’effort de guerre du pays à un taux d’intérêt inférieur à 1%, économisant aux Australiens 12 millions de dollars de frais bancaires. Après la guerre, le gouverneur de la banque a épargné aux Australiens la dépression qui régnait dans d’autres pays en finançant la production, la construction de logements et en accordant des crédits à des gouvernements locaux pour la construction de routes, de lignes de trams, de ports, d’usines à gaz et de centrales électriques. Les profits de la banque étaient reversés à l’Etat.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après avoir élu son premier gouvernement travailliste dans les années 1930, la Nou­velle-Zélande mit en place avec succès un programme d’infrastructures financé grâce à un crédit national sans intérêt. Le crédit accordé par la banque centrale nationalisée permit à la Nouvelle-Zélande de prospérer à une époque où le reste du monde était en proie à la pauvreté et au manque de productivité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’argument contre l’émission et le prêt d’argent par les gouvernements pour les infrastructures est que cela provoque l’inflation, mais ce n’est pas nécessairement le cas. L’inflation des prix se produit lorsque la «de­mande» (l’argent) augmente plus rapidement que l’«offre» (biens et services). Quand on augmente la masse monétaire nationale pour financer des projets productifs, l’offre augmente avec la demande, sans affecter les prix.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De toute façon, comme nous l’avons dit plus haut, les banques privées créent elles-mêmes l’argent qu’elles prêtent. Le processus par lequel elles créent de la monnaie est inflationniste parce qu’elles ne prêtent que le capital, pas les intérêts nécessaires à rembourser leurs emprunts. Pour payer les intérêts, il faut faire de nouveaux emprunts.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’important, c’est d’utiliser la monnaie nouvellement créée ou le crédit pour des projets productifs qui augmentent les biens et les services plutôt que pour la spéculation et pour payer les dettes publiques en monnaies étrangères (le piège dans lequel est tombé le Zimbabwe). On peut protéger la monnaie nationale contre les spéculateurs15 en imposant des contrôles des changes, comme l’a fait la Malaisie en 1998, en imposant des con­trôles des capitaux, comme le font actuellement le Brésil et Taiwan, en interdisant les instruments financiers à terme ou en imposant une «taxe Tobin» sur les transactions monétaires internationales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Guérir les créanciers</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si les créanciers souhaitent vraiment récupérer leurs prêts, ils comprendront qu’il est sage de laisser le pays débiteur développer son économie pour lui permettre de rembourser ses dettes. Si les créanciers ne tiennent pas vraiment à être remboursés mais utilisent la dette comme un moyen d’exploiter le pays débiteur et de le priver de ses actifs, il faut dénoncer le bluff des créanciers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lorsque le pays débiteur refuse de payer, le fardeau pousse les créanciers à se guérir eux-mêmes. L’économiste britannique Michael Rowbotham suggère que dans le monde de la monnaie électronique, cela peut être effectué par des régulateurs bancaires créatifs simplement en modifiant les règles comptables. Aujourd’hui, on peut créer des dettes à l’aide d’écritures comptables et les annuler de la même manière. Rowbotham esquisse deux moyens permettant de changer les règles afin d’annuler des dettes impossibles à rembourser:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">«<em>La première option consiste à libérer les banques de l’obligation de maintenir la parité entre l’actif et le passif. Ainsi, si une banque commerciale détient pour 10 millions de dollars de créances d’un pays en développement, elle pourrait être autorisée à avoir à perpétuité, après annulation, 10 millions de dollars de déficit dans son bilan. C’est une simple question d’écritures.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>La seconde option consiste à annuler les créances tout en permettant aux banques de les conserver pour des raisons comptables. Les dettes seraient annulées pour les pays en développement mais conservées à des fins de comptabilité bancaire. Ces créances seraient conservées à leur valeur nominale en tant qu’actifs permanents, non négociables</em>.»16</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si les banques étaient autorisées soit à porter en compte les crédits non remboursables ou à se faire rembourser en monnaies locales, leurs actifs et leur solvabilité seraient préservés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Source :</span> </strong><a href="http://www.webofdebt.com/" target="_blank"><strong>Web Of Debt</strong></a></p>
<p><strong>Traduction : </strong><em><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2010" target="_blank"><strong>Horizons et Débats</strong></a></em></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<h5>1    Recovering from Neoliberal Disaster. Why Iceland and Latvia Won’t (and Can’t) Pay the EU for the Kleptocrats’ Ripoffs. Prof. Michael Hudson. www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=14800</h5>
<h5>2    Ambrose Evans-Pritchard. Greece defies Europe as EMU crisis turns deadly serious. www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/</h5>
<h5>3    Eva Joly: Iceland is being blackmailed. icelandweatherreport.com/2009/08/eva-joly-iceland-is-being-blackmailed.html</h5>
<h5>4    Zit. In: Pavol Stracansky. G20: IMF Finds a New Unpopularity. ipsnews.net/news.asp?idnews=48594</h5>
<h5>5    Ilmars Rimševics, Governor, Bank of Latvia. Recent Economic Developments and Banking in Latvia. www.bank.lv/eng/main/all/sapinfo/presrunas/receco/</h5>
<h5>6    Kay Murchie. Iceland’s economy shrinks at record pace. www.financemarkets.co.uk/2009/12/07/icelands-economy-shrinks-at-record-pace/</h5>
<h5>7    Marshall Auerback. Latvia: The Insanity continues. www.creditwritedowns.com/2009/10/latvia-the-insanity-continues.html</h5>
<h5>8    Mary Ellen Synon. What Iceland can teach the Tories. synonblog.dailymail.co.uk/2009/12/what-iceland-can-teach-the-tories.html</h5>
<h5>9     Marshall Auerback, a.a.O.</h5>
<h5>10    More a Curse than a Cure? The Role of the IMF after the Argentine and Turkish Financial Crises. Von Yonca Özdemir. Political Science &amp; International Relations Program. Middle East Technical University, Northern Cyprus Campus. Paper prepared for delivery at the 2009 Annual Convention of the International Studies Association (ISA), February 15–18, 2009, New York.</h5>
<h5>11    alcoholcanbeagas.com/node/587</h5>
<h5>12    ModernMoneyMechanics. Federal Bank of Chicago. www.rayservers.com/images/.pdf</h5>
<h5>13    The McKleever Institute of Economic Policy</h5>
<h5>Analysis. There are Alternatives. (T.A.A.)</h5>
<h5>Project winning Essay. Margrit Kennedy</h5>
<h5>inspires New Zealand Groups to Establish</h5>
<h5>Regional Money Systems. By Deidre Kent.</h5>
<h5>www.mkeever.com/kent.html</h5>
<h5>14    Ellen Brown. Sustainable Energy Development: How Costs Can Be Cut in Half.</h5>
<h5>www..com/articles/energy-costs.php</h5>
<h5>15    A Debt Moratorium for Iceland.</h5>
<h5>www.actindependent.org/icelandprogram.pdf</h5>
<h5>16    How to Cancel Third World Debt. by Michael Rowbotham. www.prosperityuk.com/prosperity/articles/cantwd.html</h5>
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		<title>Pierre Hillard et Julien Teil interdits de conférence (audio)</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 23:09:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Courvoisier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est par une mode nouvelle, mais déjà largement rependue, que toutes sortes d&#8217;individus, ou groupe d&#8217;individus, prétendument antifascistes voudraient disqualifier les auteurs des analyses les plus percutantes sur le mondialisme en les accusant d&#8217;être liés à des groupuscules d&#8217;extrême droite*. Pierre Hillard et Julien Teil en ont fait les frais à la fin du mois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; "><strong><span style="color: #000000;">C&#8217;est par une mode nouvelle, mais déjà largement rependue, que toutes sortes d&#8217;individus, ou groupe d&#8217;individus, prétendument antifascistes voudraient disqualifier les auteurs des analyses les plus percutantes sur le mondialisme en les accusant d&#8217;être liés à des groupuscules d&#8217;extrême droite</span><span style="color: #ff0000;">*</span><span style="color: #000000;">. Pierre Hillard et Julien Teil en ont fait les frais à la fin du mois dernier en se voyant</span></strong><strong><span style="color: #000000;"> </span></strong><strong><span style="color: #000000;">interdire une conférence à Toulouse. Les deux auteurs nous ont fait parvenir le texte que nous publions sur cette page.<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><span style="color: #000000;">Frédéric Courvoisier, </span><em><span style="color: #000000;"><a href="http://www.mecanopolis.org" target="_blank">Mecanopolis</a> <span style="font-style: normal; font-weight: normal;"> </span></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify; ">
<p style="text-align: justify; "><strong><em><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal; font-weight: normal;"><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/PierreHillard1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13536" title="PierreHillard1" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/PierreHillard1.jpg" alt="PierreHillard1" width="422" height="329" /></a></span></span></em><span style="color: #000000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><span style="color: #000000;">Quel est l’idéal de la chapelle ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><a href="http://www.atelierideal.lautre.net/" target="_blank">La chapelle</a></em> est un lieu autogéré et indépendant de Toulouse. Ce dernier accueille régulièrement des évènements culturels, artistiques et associatifs. Depuis Septembre 2009, une conférence de Pierre Hillard et Julien Teil était prévue fin Janvier dans ce lieu. Mais il faut croire que la liberté d&#8217;expression, principe que l&#8217;association prétend défendre, admet des limites subjectives que l&#8217;association s&#8217;est donné le droit de définir. Ce texte a pour but d&#8217;exposer les faits aux yeux de tous, et d&#8217;informer les personnes qui souhaitaient venir des raisons de l&#8217;annulation de cette soirée.</span></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><span style="color: #000000;">Le nationalisme, un éternel instrument.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&#8217;atelier idéal m&#8217;a fait savoir quelques jours avant la date prévue, qu&#8217;ils ne souhaitaient plus organiser la soirée en date du 30 Janvier. Ils m&#8217;ont précisément indiqué les raisons qui les ont poussé à prendre cette décision, et j&#8217;en prends note. Je reconnais que je n&#8217;ai peut être pas été assez prudent dans mon entreprise, et qu&#8217;il aurait été plus bénéfique d&#8217;anticiper la réaction des mouvements antifascistes d&#8217;extrême gauche. Je regrette leur réaction, qui est sans doute animée de bonnes intentions, mais dont l&#8217;analyse révèle une profonde méconnaissance de Pierre Hillard. Le plus décourageant dans ce genre de situation symptomatique est d&#8217;avoir à se justifier, à &laquo;&nbsp;montrer patte blanche&nbsp;&raquo;. C&#8217;est malheureusement le cas pour beaucoup de personnes dont Dieudonné, Thierry Meyssan ou encore Jean Bricmont, et même Ronny Brauman. Je ne pensais pas que Pierre Hillard faisait partie de cette liste..</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pourtant, cette association m&#8217;a fait savoir que ce dernier était trop &laquo;&nbsp;connoté&nbsp;&raquo;, et il est évident que cette connotation était celle de l&#8217;extrême droite. Pourtant, rien dans les propos de Mr Hillard n&#8217;indique que ce dernier serait d&#8217;extrême droite sinon l&#8217;interprétation d&#8217;une phrase qu’ils auraient relevée dans une de ses conférences, et qui pose problème:</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je reconnais que la formule &laquo;&nbsp;je suis catholique et nationaliste&nbsp;&raquo; peut poser des questions, mais je pense que ces réponses appartiennent à l’intéressé, en l&#8217;occurrence à Pierre Hillard qui a répondu de nombreuses fois quant aux amalgames dont il était la victime. Je lui ai moi-même posé la question, à laquelle il a répondu &laquo;&nbsp;Je rejette catégoriquement les idées de racisme et d&#8217;antisémitisme. Comme on dit, ce n&#8217;est pas ma tasse de thé.&nbsp;&raquo; Par ailleurs, cette assertion à propos de Pierre Hillard est peu glorieuse: l&#8217;origine en étant Nicolas Dupont Aignan, qui n&#8217;ayant pas trouvé mieux pour répondre à une question d&#8217;un journaliste quant à sa présence au sein de la fondation franco américaine, accusa l&#8217;auteur de l&#8217;information (Hillard) d&#8217;être un &laquo;&nbsp;extrémiste de droite&nbsp;&raquo;. Mais le problème serait selon eux que Pierre soit nationaliste et que la chapelle, qui ne l&#8217;était pas il y a quelques jours, est désormais anti-nationaliste. J&#8217;ai le sentiment qu’ils utilisent des mots dont ils ne maîtrisent pas réellement le sens, et qu&#8217;il s&#8217;agit surtout de se protéger d&#8217;une manière malhabile. Je regrette cette fâcheuse tendance avec laquelle ils remanient leurs propos suite à une rumeur. Mais je les prends au mot, en leur proposant d&#8217;ajouter à leur charte qu’ils sont antinationalistes. (Puisque c’est ainsi qu’ils se définissent) .Il serait peut-être bon de leur rappeler que le nationalisme était l&#8217;apanage de la gauche au XIXè siècle pour ensuite passer à droite suite à l&#8217;affaire Dreyfus. Le contraire du nationalisme, est l&#8217;internationalisme que l&#8217;on trouve dans certains milieux altermondialistes mais aussi chez les libéraux à la sauce Rockefeller. David Rockefeller à publié ses Mémoires (Editions de Fallois). Au chapitre 27, il n&#8217;a pas hésité à mettre comme titre &laquo;&nbsp;Internationaliste et fier de l&#8217;être&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A l&#8217;inverse, pour le GMF (German Marshall Fund, une officine des services secrets américains travaillant en liaison avec des sociétés puissantes et des banques), et qui utilise un langage très aiguisé, les mouvements contestataires de la mondialisation en France (ATTAC, AITEC, etc.) sont nationalistes. Cela pose évidemment un problème au GMF qui lui, fait la promotion de la mondialisation, mais ce dernier sait parfaitement comment en tirer profit. Il faut donc croire, d&#8217;après les propos du GMF, que ces associations pourraient être attaqué sur ce plan. Pourtant, ces organisations avaient elles-mêmes participé à cette veille de l&#8217;opinion anti-mondialisation en France, de par leur présence au débat financé par le GMF et organisé par l&#8217;IFRI. Je pense que ces organisations contestataires ne sont pas dupes, et que leur présence au sein d&#8217;un tel évènement ne constitue pas une marque de soutien aux services secrets américains. De la même manière, ce n&#8217;est pas parce que ces organisations peuvent, au regard de certains critères, être qualifiées de nationalistes, qu&#8217;elles sont pour autant d&#8217;extrême droite. Mais, contester la privatisation et exiger la nationalisation des services et des biens publics, ce que prônent évidemment beaucoup d’organisations altermondialistes, est une revendication qui peut être qualifiée de nationaliste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Seulement, certaines organisations contestataires d&#8217;extrême gauche n&#8217;ont plus le courage (car c&#8217;était le cas à une époque), de parler de nationalisme et de souveraineté. Ils font de ces thèmes les instruments de l&#8217;extrême droite, et jouent ainsi le jeu de l’oligarchie qui consiste à entretenir de sempiternels combats au sein du peuple. De ce fait, le mot &laquo;&nbsp;nationalisme&nbsp;&raquo; est devenu synonyme d&#8217;extrême droite alors qu&#8217;il était auparavant l&#8217;adage de nombreux mouvements contestataires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il est évident que le nationalisme est aujourd&#8217;hui détourné par l&#8217;extrême droite, et que certaines de leurs idées n&#8217;ont donc rien à voir avec le nationalisme mais plutôt avec le fascisme (et vous remarquerez que c&#8217;est le cas de tous les partis). Il est aussi évident, qu&#8217;une fois ce thème entre les mains des idées les plus perverses, il est instantanément écarté de tout débat. Les oligarques peuvent ainsi plus facilement imposer les dérives dont nous sommes témoins, le tout au nom d&#8217;un marché mondialisé aux conséquences abominables. Nous ne sommes donc pas d&#8217;avis que ces combats du peuple contre le peuple sont légitimes, ni qu&#8217;ils méritent de l&#8217;attention. Par contre, nous sommes convaincus que nous serons tous amenés à vivre tous ensemble. De ce fait, la dénonciation d&#8217;un système oppressant et, usant continuellement de procédés peu scrupuleux pour nous amener à nous entre-tuer, est nécessaire. C&#8217;est à ce travail que Pierre Hillard et moi-même prétendons.</span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc5bud_pierre-hillardl-interdit-de-confere_news">Entretien avec Julien Teil</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="245" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc5bud&amp;colors=special:EB0E0E;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="245" src="http://www.dailymotion.com/swf/xc5bud&amp;colors=special:EB0E0E;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em><a href="http://www.dailymotion.com/Mecanopolis"></a></em></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><span style="color: #000000;">Liberté d&#8217;expression et amalgames</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Être nationaliste ne signifie donc pas être d&#8217;extrême droite, et cet amalgame est le responsable de nombreux malentendus. Ceux-ci servent assurément des intérêts, tout comme ceux qui sont proférés sur l&#8217;antisémitisme et la critique de la politique coloniale d&#8217;Israël.  Pourtant, la liberté de pensée et d&#8217;expression, est un de nos droits fondamentaux, et n&#8217;est pas nécessairement un prétexte pour soutenir X ou Y. Je suis sincèrement déçu d&#8217;avoir à dire cela à l’association l’atelier idéal, car il me semble qu&#8217;en lisant leur charte on comprend que cette liberté est un de leurs combats. Je constate que cela est parfaitement faux et qu’ils utilisent exactement les mêmes techniques que leurs bourreaux (c&#8217;est à dire la pratique de l&#8217;amalgame) pour parvenir à combattre un soi-disant ennemi (le nationalisme, sous entendu et par amalgame l&#8217;extrême droite) dont ils ne connaissent même pas la réalité. Et il est d&#8217;ailleurs surprenant qu’ils ignorent, compte tenu de leur charte, que la censure est incompatible avec la liberté d&#8217;expression. La censure existe pour maintenir le pouvoir de ceux qui le détiennent. Il est donc étonnant que l’atelier idéal la pratique, même s’ils prétendent le faire au nom d&#8217;un combat contre une idéologie. Et nous avons bien compris leur jeu qui consiste à dire qu’ils ne censurent pas mais qu’ils proposent à Pierre Hillard de venir possiblement s&#8217;exprimer dans le cadre d&#8217;un débat. Il est, là encore étrange que celui-ci ne puisse pas s&#8217;exprimer sans un cadre, ou quelqu&#8217;un pour déterminer la vérité scientifique ou historique de ses propos. S&#8217;embourber dans une telle dialectique pour justifier leur décision tout en maintenant l&#8217;idée qu’ils sont profondément démocrates est ridicule.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je suis moi même opposé à l&#8217;extrême droite en tant que parti (comme le FN ou le MNR) et en tant que volonté politique. Par contre, je ne suis pas d&#8217;avis que ces gens n&#8217;ont pas le droit de citer, précisément pour le principe que la charte de l&#8217;atelier idéal prétend défendre. Je ne suis pas non plus convaincu que la malhonnêteté intellectuelle et le préjugé nous conduisent à vivre en harmonie dans nos sociétés. Et, je ne crois pas que laisser les thèmes de la souveraineté et du nationalisme entre les mains de l&#8217;extrême droite soit efficace mais plutôt malhonnête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A contrario, exiger tous ensemble de nos élus qu&#8217;ils prennent leurs responsabilités en prétextant au respect de nos constitutions, est un acte profondément démocrate et nationaliste. Cela signifie t-il pour autant qu&#8217;inviter à cette pratique servirait incontestablement l&#8217;extrême droite ? Évidemment que non..</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La nation et l&#8217;État sont censés représenter le peuple et nos élus doivent, conformément à nos constitutions, nous servir et non nous asservir. Incorporer le nationalisme et la souveraineté dans nos problématiques ne signifie définitivement pas être d&#8217;extrême droite mais penser avant tout au bien commun qui lui, n&#8217;a pas de couleur. Exiger des entreprises qu&#8217;elles ne puissent plus intervenir dans des processus de décisions politiques c&#8217;est exiger un État souverain. Et rappelons, que ces entreprises sont en général les mêmes que celles qui administrent les pays en voie de développement, entretenant inévitablement la hiérarchie raciale de nos sociétés. Prôner des États souverains, c&#8217;est donc exiger le respect du droit international et combattre l&#8217;impérialisme sous toutes ses formes. De nos jours c&#8217;est donc nécessairement combattre le nouvel ordre mondial ou plutôt l&#8217;hégémonie de l&#8217;ordre anglo-américain sur le monde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dominique Guillet, président de l&#8217;association kokopelli, combat lui aussi ce nouvel ordre mondial, sur un tout autre plan certes, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de la défense de la biodiversité. Mais il n&#8217;a plus peur des rumeurs sur son compte même lorsque celles-ci proviennent du milieu associatif, qui à court d&#8217;arguments l’accuse de jouer le jeu des industries pétrolières. Le plus édifiant dans cette histoire étant que ces mêmes associations soient financé par des industries nucléaires. Dans ce cas précis, ces associations, pourtant largement reconnues par l&#8217;opinion publique et les mouvements contestataires, estiment que Dominique Guillet est un suppôt des intérêts pétroliers. Alors qu’en réalité, ces &laquo;&nbsp;intérêts pétroliers&nbsp;&raquo; organisent en parallèle la privatisation du vivant par l&#8217;intermédiaire de l&#8217;uniformisation des semences, et au travers des sessions de l&#8217;OMS et du codex alimentarius. Et bien que Dominique Guillet soit le seul français à vendre des graines traditionnelles et qui sortent du circuit génocidaire des semences brevetées, il est présenté par ces associations comme une personne malhonnête et infréquentable. Pourtant ces mêmes associations, ne semblent pas avoir de leçon à donner, puisqu&#8217;elles participent parfois directement à la privatisation du vivant, en faisant la promotion des OGM ou en participant à la distribution incontrôlée et illégale d&#8217;OGM dans les pays en voie de développement, le tout au nom de la lutte contre la faim, ou de la lutte pour une énergie propre (le bioéthanol, voir ce qu&#8217;en pense Jean Ziegler). Cet exemple est lui aussi représentatif d’une réalité que nous souhaitions exposer notamment à travers les travaux de Julien Teil sur le rôle parfois ambiguë des ONG.</span></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><span style="color: #000000;">Gouverner ou détenir le pouvoir de pointer du doigt</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A défaut de prétendre combattre ce nouvel ordre mondial, et au risque d&#8217;être les victimes de ce type d&#8217;assertions, nous proposons des analyses pertinentes et rigoureuses sur le sujet. Il ne s&#8217;agit pas de proposer des solutions, ni de s&#8217;engager dans une voie idéologique. Nous considérons que ces solutions appartiennent à tous, et que l&#8217;information permet à chacun de connaître ses ennemis. Et de ce point de vue, chacun a le droit de disposer de ces informations: qu&#8217;il soit musulman ou nationaliste (et parfois les deux à la fois). Car dans notre vision de la société, ces gens seront amenés à vivre ensemble. Malheureusement ce qui se passe aujourd&#8217;hui est représentatif d&#8217;une réalité inquiétante: la privation de l&#8217;accès à l&#8217;information au nom du politiquement correct. C&#8217;est ce concept intellectuellement creux mais érigé en tant que morale, dont l’atelier idéal fait la promotion.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je trouve en outre malhonnête leur assertion selon laquelle j&#8217;aurai par ailleurs &laquo;&nbsp;omis&nbsp;&raquo; de préciser que Pierre Hillard était connoté. Ils ont accepté d’organiser l’évènement depuis fin Septembre, et ils disposent des noms des conférenciers ainsi que de liens vers leurs travaux depuis cette époque. Pourquoi attendre une intervention d&#8217;une personne extérieure et membre d&#8217;une organisation antifasciste pour se renseigner sur le personnage ? Je n&#8217;ai en effet pas propagé la rumeur nauséabonde sur le compte de Pierre Hillard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je n&#8217;ai, a aucun moment, voulu porter préjudice ni à l&#8217;atelier idéal ni à son image, et je ne pensais pas que cela pourrait prendre une telle mesure. Mais je déplore leur argument selon lequel j&#8217;aurai été incorrect en ne précisant pas la rumeur nauséabonde. Je ne m&#8217;excuserai pas de ne pas avoir jouer ce jeu. C&#8217;est précisément ce type de rumeurs qui a coûté, à une certaine librairie parisienne, un véritable saccage avec blessés: avoir accueilli le plus grand « antisémite » de tous les temps: Dieudonné. Et, c&#8217;est aussi cet exemple qui m&#8217;a poussé à ne pas maintenir cette soirée. Un tel contexte n&#8217;est pas du tout en accord avec mes convictions, et je rejette catégoriquement ces violences puériles et infondées. Leur première proposition alternative qui consistait donc à me proposer, dans l&#8217;hypothèse du maintien de la soirée, d&#8217;engager un service d&#8217;ordre, est totalement en dehors de mes idéaux, sans doute utopistes, et me rappellent inévitablement l&#8217;omniprésence du &laquo;&nbsp;tout sécuritaire&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors peut être n&#8217;avons-nous pas suffisamment tenu compte des idéaux de l&#8217;association qui accueille: l&#8217;atelier idéal. Mais dans ce cas il faudrait nous préciser ce qui est en contradiction avec leurs idéaux. Car j&#8217;ai beau lire et relire leur charte, je trouve plutôt que c&#8217;est leur argumentaire qui est profondément en contradiction avec les idéaux qu’ils revendiquent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et surtout, il aurait été plus judicieux de le faire savoir auparavant, et non maintenant en laissant entendre que je n&#8217;aurais pas précisé une chose fondamentale sur les idées véhiculées par un des conférenciers, ce qui de plus est parfaitement faux. Il était par contre possible de poser la question à Pierre Hillard, ce qu’ils ont manifestement refusé de faire en ne prenant pas soin de lui demander son avis. Et la cerise sur le gâteau est de prétendre qu’ils n&#8217;ont &laquo;&nbsp;pas pu connaître ou comprendre son point de vue&nbsp;&raquo;, et que dans le doute ils préféreraient annuler. Alors qu&#8217;en réalité il s&#8217;agit bien entendu d&#8217;autre chose puisque rien, jusqu&#8217;à la dernière seconde ne les a empêché de joindre Pierre Hillard et de lui demander son avis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous regrettons que l&#8217;ingérence d&#8217;une personne, de plus politisée, ait été le vecteur de ces malentendus, mais nous ne la tenons pas pour responsable. Les mots épouvantails sont très utiles aux élites qui jouent ouvertement sur tous les tableaux. Ainsi Al Qaeda serait une nébuleuse terroriste responsable de tous les maux de l&#8217;humanité pour les personnes de droite. L’extrême droite est elle aussi instrumentalisée afin de contrôler les pulsions des mouvements d&#8217;extrême gauche. Ce procédé certes habile a le mérite de détourner l&#8217;attention du peuple de son véritable bourreau: l&#8217;élite autocratique, celle qui gouverne sans les peuples. Il est clair qu&#8217;ici, à Toulouse, l&#8217;extrême droite radicale groupusculaire est visiblement présente et particulièrement violente. De ce point de vue, nous ne pouvons pas dire des mouvements antifascistes qu&#8217;ils n&#8217;ont pas raison d&#8217;être. Mais il est incontestable que cette soirée n&#8217;a aucun lien et n&#8217;a rien à voir avec ce genre de choses, et que cette pratique de l&#8217;amalgame ne fera que renforcer le pouvoir des mêmes oligarques: museler un peu plus l’opinion, tout en jouant le jeu de l&#8217;extrême droite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cependant, nous ne remettons aucunement la responsabilité de ce malentendu sur le dos de ces associations, mais plutôt sur celui de certains grands théoriciens de l&#8217;anticapitalisme qui véhiculent sans arrêt ces amalgames, allant même jusqu&#8217;à publier des numéros de leurs revues entièrement consacrés au sujet. Ce constat est alarmant du point de vue du déclin certain de la démocratie et de la liberté d&#8217;expression. Mais c&#8217;est aussi l&#8217;aveu d&#8217;une société dont la qualité intellectuelle est en perdition et dont les mouvements contestataires sont parfois les rouages des manipulations les plus malsaines. Il serait donc intéressant que l’atelier idéal expose quelle liberté d&#8217;expression ils défendent car nous avons peur qu&#8217;il s&#8217;agisse tout simplement de sa mutation la plus perverse: celle qui consiste à jouer le jeu de l’oligarchie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ils sont finalement dans la même dialectique que ceux auxquels ils prétendent s’opposer: gouverner les gens, la population, imposer leurs règles de vie aux autres, en décorant le tout d&#8217;un discours qui promet de satisfaire tous les espoirs. Alors qu&#8217;en réalité il s&#8217;agit toujours de la même chose: prendre le pouvoir et, surtout, ne pas le laisser aux autres (qui sont définis comme inaptes, ou incompétents). Et quand ils ne l&#8217;ont pas, ils préfèrent se soumettre jusqu&#8217;aux idées des chefs, espoir et peur : en faire partie ou en être exclu. Oui, mais de quoi ? -Nous leurs posons la question -</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Julien Teil et Pierre Hillard</strong></span></p>
<p style="text-align: justify; ">
<p style="text-align: justify; ">
<p style="text-align: justify; "><span style="color: #ff0000;">*</span><em> <span style="color: #000000;">Nous connaissons depuis peu, sur Mecanopolis, le même genre d&#8217;attaques nauséabondes, lancées par des individus qui voudraient ainsi discréditer l&#8217;ensemble de notre travail. Fatigués d&#8217;avoir à nous justifier sans cesse, nous avons mandaté deux avocats, Me Philippe Vibert pour la CE et Me Razi Abderrahim pour la Suisse, afin de poursuivre civilement et pénalement les auteurs de ces accusations diffamatoires ainsi que les sites qui les hébergent.</span></em></p>
<p style="text-align: justify; "><span style="color: #000000;">Pour nous contacter : </span><strong><em><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="color: #000000;">fred [at] mecanopolis.org / +4176 252 35 57</span><br />
</span></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify; ">
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		<title>Des usages policiers de l&#8217;informatique&#8230; et de quelques pistes pour s&#8217;en prémunir</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 22:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spencer Delane</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autodéfense]]></category>
		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Ordinateurs]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance policière]]></category>

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		<description><![CDATA[De la saisie répétée des disques durs de serveurs militants à la réquisition de tous les supports de stockage lors des perquisitions, l’exploitation policière des données informatiques est devenue une pratique systématique, permettant de constituer très facilement des dossiers à charge. Reste donc à se doter des connaissances, des outils, et des pratiques qui conviennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; "><strong>De la saisie répétée des disques durs de serveurs militants à la réquisition de tous les supports de stockage lors des perquisitions, l’exploitation policière des données informatiques est devenue une pratique systématique, permettant de constituer très facilement des dossiers à charge. Reste donc à se doter des connaissances, des outils, et des pratiques qui conviennent : si les ordinateurs peuvent nous trahir, il s’agit de savoir comment ils font… et de devenir capables de leur clouer le bec.</strong></p>
<p style="text-align: justify; ">
<p style="text-align: justify; "><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/ici_piratage_04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13516" title="ici_piratage_04" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/ici_piratage_04.jpg" alt="ici_piratage_04" width="400" height="281" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify; ">Et comme «faire parler un ordinateur» peut se faire soit en le saisissant, soit en récoltant des informations qu’il envoie par le réseau, on vous propose un article en deux temps : dans cette édition, quelques pistes pour ne pas se laisser trahir par sa machine ; et dans le prochain numéro, quelques trucs pour tenter de se protéger lors de la connexion.</p>
<p style="text-align: justify; ">Attention cependant : vues la diversité et la complexité des failles possibles dans un système, on ne peut donner ici que quelques techniques, demandant souvent des recherches complémentaires, afin de limiter la casse en gardant à l’esprit que c’est toujours par la porte la moins bien gardée que pourra se faire une attaque.</p>
<h2 style="text-align: justify; "><strong>Choisir ses logiciels et son système</strong></h2>
<p style="text-align: justify; ">Préalablement à tout effort de «sécurisation» d’un système d’exploitation, il est essentiel de pouvoir accorder une certaine confiance à celui-ci, et aux logiciels qu’il accueille : il est impossible de savoir exactement ce que font Windows, Mac, et tout les logiciels propriétaires (non-libre), puisque leurs codes ne sont pas publics, et il est prouvé qu’il existe des «portes dérobées» permettant à qui en a la clé de prendre le contrôle du système. À l’inverse, les codes des systèmes d’exploitation Linux [On peut télécharger le CD d’installation de Linux «Debian»] et des logiciels libres sont publics, et souvent relus et travaillés par divers programmeurs, ce qui limite la possibilité de magouilles (attention toutefois à les télécharger sur un serveur fiable).</p>
<h2 style="text-align: justify; "><strong>Séparer les espaces de travail</strong></h2>
<p style="text-align: justify; ">On estime que 40 à 80% des ordinateurs sous Windows sont infectés par des logiciels malveillants récupérés sur internet ou sur des clés USB, qui balancent toutes sortes d’informations (données personnelles, mots de passe…) à toutes sortes de gens (sociétés de com’, flics…).</p>
<p style="text-align: justify; ">À défaut de pouvoir se débarrasser de tous ceux-ci, il est important de faire en sorte qu’ils ne puissent pas côtoyer ou contaminer des fichiers sensibles ; d’où la nécessité d’utiliser des espaces de travail séparés en fonction de l’usage qu’on en a : plusieurs supports de stockage, plusieurs systèmes d’exploitation, et pourquoi pas, plusieurs ordinateurs.</p>
<h2 style="text-align: justify; ">Savoir se débarrasser des fichiers gênants</h2>
<p style="text-align: justify; ">Lorsqu’on supprime un fichier, son contenu continue en fait à subsister sur le support de stockage où il se trouvait, et peut être retrouvé très facilement. La seule manière d’effacer réellement un fichier est de récrire plusieurs fois avec des données aléatoires sur l’espace qu’il occupe.</p>
<p style="text-align: justify; ">Il existe des logiciels qui permettent ce genre d’«effacement sécurisé», soit en effaçant sélectivement un fichier ou un dossier, soit en recouvrant la totalité de l’espace libre d’un support de stockage avec de nouvelles données : voir Eraser sous Windows, l’option «Effacer de manière sécurisée» sous Mac OS X, les commandes wipe, shred, srm et sfill sous Linux. Attention : l’effacement sélectif ne fonctionne pas avec les clés USB (qui utilisent une mémoire flash) ; la seule manière de les nettoyer est de recouvrir totalement leur espace libre.</p>
<h2 style="text-align: justify; ">Limiter les traces</h2>
<p style="text-align: justify; ">Enregistrement automatique de fichiers sous un nom différent, journalisation de tous les évènements du système d’exploitation : l’activité normale des ordinateurs laisse autour d’elle quantité de traces, comme autant de copeaux permettant de retrouver des fichiers plus ou moins complets, des mots de passe, des traces de connexion internet, etc.</p>
<p style="text-align: justify; ">Seule une configuration fine de ses logiciels, liée à une bonne connaissance de leur fonctionnement, peut permettre de diminuer la quantité de traces qu’ils laissent, et/ou de choisir leur destination.</p>
<p style="text-align: justify; ">Quant aux traces stockées en mémoire vive (la «RAM» est une mémoire particulière qui enregistre de manière temporaire de nombreuses informations utilisées par le système d’exploitation), elles sont censées s’effacer d’elles-mêmes lors de l’extinction de l’ordinateur.</p>
<p style="text-align: justify; ">Mais d’une part, il arrive que la RAM se répande sur une partie du disque dur (la SWAP) qui elle, ne s’effacera pas ; d’autre part, certaines techniques peuvent permettre de retrouver le contenu de la RAM après extinction de l’ordinateur. Sous Linux, les commandes smem et sswap permettent de remplir ces deux mémoires de données aléatoires.</p>
<p style="text-align: justify; ">Enfin, notons que des signatures peuvent aussi être laissées sur les documents produits avec un ordinateur donné : numéro de série du logiciel ou informations sur l’auteur (fichiers PDF), mais aussi micro-défauts d’impression ou de gravure liés à l’usure de l’imprimante ou du graveur, qui permettent de l’identifier sans doute possible, tout comme l’empreinte d’impact sur une balle permet de retrouver le canon qui l’a propulsée. Sans compter que certaines imprimantes laissent à dessein de micro-signatures permettant d’identifier leur modèle (on peut en trouver la liste).</p>
<p style="text-align: justify; ">Il est finalement illusoire d’espérer supprimer toutes les traces laissées par le fonctionnement normal d’un ordinateur. Mieux vaut soit ne pas en laisser du tout, en faisant fonctionner la machine avec un Live CD (système d’exploitation sur CD) configuré pour n’utiliser ni le disque dur ni la swap ; soit, revenir à la bonne vielle cachette sous l’évier : démonter un disque dur est l’affaire d’une minute et de trois coups de tournevis ; soit enfin, se débrouiller pour que les données retrouvées soient inexploitables : c’est ici qu’intervient la cryptographie.</p>
<h2 style="text-align: justify; ">Chiffrer ses données</h2>
<p style="text-align: justify; ">Le chiffrement des données (cryptographie) permet de les rendre totalement incompréhensibles pour qui n’a pas le mot de passe, et ce, de manière très fiable.</p>
<p style="text-align: justify; ">Les logiciels TrueCrypt sous Windows, FileVault sous Mac OS X, et dm-crypt avec Cryptsetup ou Efscrypt sous Linux, permettent de chiffrer soit sélectivement des fichiers ou des dossiers, soit l’espace disque qui sera utilisé pour la swap, soit, la totalité d’un disque dur. Cette dernière option est de loin la plus intéressante, puisqu’elle permet de garder confinée la totalité du système d’exploitation, traces comprises… mais elle n’est possible, dans sa version «libre», que sous Linux.</p>
<h2 style="text-align: justify; ">Se méfier des solutions trop simples</h2>
<p style="text-align: justify; ">Au vu des problèmes que cela peut induire, on pourrait être tenté de ne plus utiliser son ordinateur ou son système d’exploitation habituel. Malheureusement, cette alternative ne fait le plus souvent que déplacer le problème : ainsi, les «logiciels portables», qui prétendent souvent apporter des garanties «sans trace», en laissent en fait toujours dans le système d’exploitation qui est utilisé pour les faire fonctionner ; et les cybercafés, de leur côté, ne garantissent pas du tout l’anonymat, ne serait-ce que parce que certains d’entre eux installent volontairement des logiciels-espions dans leurs machines. Si l’usage de ces derniers ne peut pas être contourné, penser à utiliser des comptes séparés pour les différents usages, à détourner la webcam de son visage, et à toujours taper les mots de passe avec un clavier virtuel (petit logiciel qui permet de rentrer les lettres en les sélectionnant à l’écran).</p>
<h2 style="text-align: justify; ">Surveiller ses arrières</h2>
<p style="text-align: justify; ">Au-delà des problèmes de traces ou de logiciels-espions génériques, la surveillance informatique peut aussi être une affaire ciblée.</p>
<p style="text-align: justify; ">L’installation de logiciels-espions (désormais exploitable juridiquement) dans une machine donnée peut être aussi facile que d’envoyer un mail hébergeant un cheval de Troie, ou d’accéder trente secondes à l’ordinateur lui-même ; la surveillance permanente d’une connexion internet, de son côté, est simple comme une réquisition du parquet ; et la récupération de codes d’accès à une boîte mail ne demande dans la plupart des cas qu’une requête en bonne et due forme auprès de l’hébergeur.</p>
<p style="text-align: justify; ">Ajoutons pour le côté science-fiction qu’il est techniquement possible de surveiller à distance écran et clavier…</p>
<p style="text-align: justify; ">En conséquence, et pour finir, on ne saurait trop conseiller de garder un œil sur son matériel, et de rester vigilant vis-à-vis de l’endroit depuis lequel on l’utilise…</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Source : <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Rebetiko</strong> no 4, hiver 2010</span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify; ">
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		<title>La plus grande éruption solaire depuis juin 2007</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 15:52:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Courvoisier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Orage magnétique]]></category>
		<category><![CDATA[champ magnétique]]></category>
		<category><![CDATA[Eruption solaire]]></category>
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		<description><![CDATA[La plus grande éruption solaire depuis juin 2007 a été enregistrée il y a une dizaine de jours par l&#8217;observatoire solaire russe TESIS, ont annoncé les chercheurs de l&#8217;Institut de physique Lebedev de Moscou sur le site internet de TESIS.

&#171;&#160;L&#8217;éruption a commencé vers 16h00, heure de Moscou (13h00 GMT) pour atteindre son maximum à 16h41 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La plus grande éruption solaire depuis juin 2007 a été enregistrée il y a une dizaine de jours par l&#8217;observatoire solaire russe TESIS, ont annoncé les chercheurs de l&#8217;Institut de physique Lebedev de Moscou sur le site internet de TESIS.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/soleil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13524" title="soleil" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/soleil.jpg" alt="soleil" width="400" height="325" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;éruption a commencé vers 16h00, heure de Moscou (13h00 GMT) pour atteindre son maximum à 16h41 (13h41 GMT). Elle a duré jusqu&#8217;à 17h57 (14h57 GMT), soit presque deux heures. L&#8217;intensité du rayonnement X du Soleil a atteint, en son point le plus élevé, le niveau M2.3 sur l&#8217;échelle GOES. La dernière éruption d&#8217;une telle intensité avait été enregistrée le 4 juin 2007</em>&laquo;&nbsp;, est-il indiqué dans un communiqué de l&#8217;Institut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Deux autres éruptions importantes &#8211; de classe C4.9 et C5.2 &#8211; ont précédé cette dernière forte éruption solaire le 19 janvier. Elles se sont produites respectivement vers minuit et vers midi. <strong>Les chercheurs du laboratoire TESIS estiment qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une nouvelle intensification de l&#8217;activité solaire. Les éruptions deviennent toujours plus fortes et les intervalles entre elles sont plus courts.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les éruptions solaires sont classées, en fonction de la puissance du rayonnement X, en 5 classes &#8211; A, B, C, M, et X. Chaque classe correspond à une éruption solaire d&#8217;une intensité dix fois plus importante que la précédente. La classe minimale, notée A0.0, correspond à une puissance de rayonnement sur l&#8217;orbite de la Terre de 10 nanowatts par mètre carré. Au sein d&#8217;une même classe, les éruptions solaires sont classées de 1 à 10 selon une échelle linéaire (ainsi, une éruption solaire de classe X2 est deux fois plus puissante qu&#8217;une éruption de classe X1). Des éruptions accompagnées d&#8217;un flux de rayonnement de plus d&#8217;un million de nanowatts, classées X17, ont été enregistrées fin octobre 2004, lors du maximum solaire précédent.</span></p>
<p style="text-align: justify; "><span style="color: #000000;"><strong>Pour d&#8217;autres informations sur les éruptions solaires et leurs effets sur notre planète, consulter </strong></span><em><a href="http://changementclimatique.over-blog.com" target="_blank"><strong>le blog de Damien Ferlin</strong></a></em></p>
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		<title>« Une attaque concertée par des groupes financiers est en cours contre l’euro » (vidéos)</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 13:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Le pays se trouve au centre de spéculations qui ont pour cible finale l’euro et l’utilisation de la Grèce en tant que maillon faible. Il est du devoir national de repousser ces tentatives qui veulent conduire le pays à l’abîme.» C’est en ces termes que le premier ministre grec s’est attaqué mercredi aux marchés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">« </span></strong><em><strong><span style="color: #000000;">Le pays se trouve au centre de spéculations qui ont pour cible finale l’euro et l’utilisation de la Grèce en tant que maillon faible. Il est du devoir national de repousser ces tentatives qui veulent conduire le pays à l’abîme.</span></strong></em><strong><span style="color: #000000;">» C’est en ces termes que le premier ministre grec s’est attaqué mercredi aux marchés financiers. Et, lors d’un discours prononcé hier à New Dehli, le chef d&#8217;État grec a encore surenchéri : « </span></strong><em><strong><span style="color: #000000;">Une attaque concertée par des groupes financiers est en cours contre l’euro, en passant par l’Espagne et le Portugal, comme cela a été le cas avec la Grèce </span></strong></em><strong><span style="color: #000000;">».</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;"><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/euro-dollars.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13501" title="euro-dollars" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/euro-dollars.jpg" alt="euro-dollars" width="400" height="329" /></a></span></strong><span style="color: #000000;"> </span><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Vendredi, les principaux marchés européens (actions, obligation et devise) ont continué leur dégringolade. La Bourse de paris à perdu 3.40%. Et celle d&#8217;Athènes 3.715. L&#8217;euro, lui, est passé sous la barre des 1.36 dollar pour la première fois depuis huit mois. En ligne de mire : les 30&#8242;000 milliards de dette publique cumulés par les pays du G7 et la situation de la Grèce, de l&#8217;Espagne et du Portugal.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Qui attaque la Grèce et l&#8217;Espagne ?</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pourtant, la situation des finances publiques de la zone euro, y compris celle de la Grèce, ne justifie une telle panique des marchés financiers qui désormais jouent clairement l&#8217;éclatement de la  zone euro. Selon l&#8217;édition de ce samedi du quotidien suisse <em>Le Temps</em>, citant des informations émanant à la fois d&#8217;autorités de marché et d&#8217;établissements financiers,<strong> une grande banque américaine et deux très importants hedge funds (dont l&#8217;un basé à Londres) seraient principalement derrière les attaques contre la Grèce, le Portugal et l&#8217;Espagne. </strong>Leur objectif : réaliser un gigantesque <em>hold-up</em> en créant une panique qui leur permet d&#8217;exiger de la Grèce des taux d&#8217;intérêt de plus en plus élevé tout en spéculant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour les marchés, la dette est un « <em>produit financier </em>» comme un autre. Elle a un prix défini par une offre et une demande. Comme pour le baril de pétrole ou une action en Bourse. Ainsi, selon <em>Le Temps</em>, les deux hedge funds qui tiennent le marché grec, en concertation avec une banque américaine, se sont décidé à faire courir la panique sur le marché des c<em>rédit default swap</em> (CDS). Que recouvre cette appellation ? Un titre d&#8217;assurances que l&#8217;on contracte pour se prémunir contre un potentiel défaut d&#8217;un État à qui l&#8217;on a prêté de l&#8217;argent. Un CDS a un prix et s&#8217;échange sur <strong>un marché non régulé et totalement opaque</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Vendredi, le CDS grec était à 428 points de base, un niveau sans précédent, alors que celui du Liban plafonnait à 255, ou celui du Maroc à 113&#8230; En clair, pour le marché, le risque de faillite de la Grèce serait quatre fois supérieur à celui du Maroc, ce qui est irréaliste.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Complicité des agences de notation</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Trois agences de notation, Standard &amp; Poor&#8217;s, Moody&#8217;s et Fitch, distribuent des notes à la terre entière. Leur rôle est d&#8217;évaluer la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Aucun produit financier ne leur échappe : aussi bien les obligation émises par Nestlé que les produits structurés montés par les banques, de même que que les fonds levés par les États.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Leurs alertes sur les dettes publiques sont en train de faire tomber la Grèce et vaciller le Portugal et l&#8217;Espagne. Il est donc légitime de s&#8217;interroger sur leur rôle de déclencheur de panique ou d&#8217;amplificateur de la crise, sinon même de complice. <strong>Cela d&#8217;autant plus que ce sont ces mêmes agences qui ont construit la bombe des <em>subprimes </em>à l&#8217;origine de la crise financière en 2008.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span><strong><em><a href="../" target="_blank">Mecanopolis</a></em></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000;"><strong><em><a href="../"><img title="logo forum" src="../wp-content/uploads/2010/02/logo-forum.jpg" alt="logo forum" width="103" height="96" /></a><br />
</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Avec les informations du quotidien Le Temps (Suisse)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Lire également notre article </span><em><a title="Permanent Link to Le compte à rebours est lancé" rel="bookmark" href="../?p=13388">Le compte à rebours est lancé</a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #000000;">Vidéos : Paul Jorion dans l&#8217;émission &laquo;&nbsp;Ce soir ou jamais&nbsp;&raquo; du jeudi 4 février dernier</span><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc4mtq_faillite-des-etats-paul-jorion-1_news">Faillite des Etats &#8211; Paul Jorion (1)</a></strong><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="275" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc4mtq&amp;colors=foreground:080404;special:F20C0C;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="275" src="http://www.dailymotion.com/swf/xc4mtq&amp;colors=foreground:080404;special:F20C0C;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc4mzt_faillite-des-etats-paul-jorion-2_news"></a></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc4mzt_faillite-des-etats-paul-jorion-2_news">Faillite des Etats &#8211; Paul Jorion (2)</a></strong><br />
<em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="275" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc4mzt&amp;colors=foreground:080404;special:F20C0C;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="275" src="http://www.dailymotion.com/swf/xc4mzt&amp;colors=foreground:080404;special:F20C0C;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc4mzt_faillite-des-etats-paul-jorion-2_news"><br />
</a></strong><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></p>
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		<title>Retraites, un hold-up d&#8217;État</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 13:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anaxarete</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement s&#8217;apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l&#8217;association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l&#8217;Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le gouvernement s&#8217;apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l&#8217;association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l&#8217;Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l&#8217;Arrco et de l&#8217;Agirc, c&#8217;est-à-dire les salariés et cadres du privé, qui sont détroussés. Le tour de passe-passe au profit du public orchestré par Christian Estrosi, ministre de l&#8217;Industrie, est une première.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/mafiagouvernements.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13417" title="mafiagouvernements" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/mafiagouvernements.jpg" alt="mafiagouvernements" width="290" height="326" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quelles en sont les (grosses) ficelles ? Pour comprendre, il faut savoir que les employés de La Poste embauchés avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l&#8217;Ircantec et, à partir de cette année, les nouveaux embauchés tomberont dans le régime commun (Sécurité sociale plus Arrco-Agirc). À l&#8217;occasion de ce changement, le Sénat a fait passer un amendement accepté par Christian Estrosi qui prévoit que l&#8217;Ircantec recevra une soulte du régime Arrco-Agirc. On parle de 5 à 6 milliards d&#8217;euros, rien à voir donc avec un pourboire ! L&#8217;argument avancé pour justifier la soulte est spécieux, estime Sauvegarde Retraites.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&#8217;Ircantec, en effet, considère que, les nouveaux embauchés de La Poste relevant désormais d&#8217;un autre régime, cela lui occasionnera des pertes de cotisations futures. Et comme ses responsables ne font pas dans la dentelle, ils exigent une indemnisation calculée sur cinquante ans. Autrement dit, l&#8217;Ircantec réclame des cotisations sur des employés dont certains ne sont même pas encore nés et, pour cela, &laquo;&nbsp;pompe&nbsp;&raquo; sans scrupule le régime Arrco-Agirc, dont les finances sont menacées de déficit à très court terme (dès 2013).</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Robin des Bois à l&#8217;envers</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C&#8217;est Robin des Bois, mais à l&#8217;envers, car on vole les pauvres pour donner aux riches. Passons sur le fait que le régime de l&#8217;Ircantec est plus généreux (on cotise moins pour un meilleur rendement) que celui de l&#8217;Agirc-Arrco. On retient surtout que les finances de l&#8217;Ircantec sont plus saines. C&#8217;est que le nombre d&#8217;élus et de contractuels (collectivités locales, fonction publique d&#8217;État, hôpitaux) ne cesse d&#8217;augmenter, ce qui fournit une armée de nouveaux cotisants (643.000 en 10 ans) qui font terriblement défaut au privé à cause des ravages du chômage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après les élections régionales de mars, le gouvernement a promis une nouvelle réforme des retraites. Étrangement, pour l&#8217;heure, il déploie son zèle pour défendre l&#8217;Ircantec, dont les 2,6 millions de cotisants ne sont en fait que des oiseaux de passage : soit parce que des élus perdent leurs mandats soit parce que des non-titulaires vont dans le privé ou deviennent fonctionnaires (la durée moyenne de cotisation à l&#8217;Ircantec est de seulement 8 ans et 11 mois). Ce régime spécial n&#8217;a, certes, pas échappé à la réforme des retraites, mais restera plus avantageux que celui du privé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Comment pareil hold-up peut-il se produire dans le plus grand silence ? Les sénateurs, en votant l&#8217;amendement, ont défendu les intérêts des élus auxquels ils doivent leur mandat. L&#8217;État employeur, en soutirant de l&#8217;argent à l&#8217;Agirc-Arrco, fait des économies. Quant aux syndicats, s&#8217;ils ne pipent mot, c&#8217;est parce qu&#8217;ils sont surreprésentés dans le public. Même la CGC, dont on pourrait s&#8217;attendre qu&#8217;elle défende la retraite des cadres (Agirc), reste en retrait. Et pour cause, elle assure la présidence de l&#8217;Ircantec&#8230; Tout le monde y trouve donc son compte, conclut Sauvegarde Retraites. Tout le monde sauf l&#8217;énorme masse des salariés du privé qui va se faire plumer. Voilà qui augure mal des discussions sur la réforme du régime des retraites prévues après les élections régionales de mars.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Source : </span><em><a href="http://www.mecanopolis.org/forum/" target="_blank">Forum Mecanopolis</a></em></strong></p>
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		<title>Le compte à rebours est lancé</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 02:22:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Article mis à jour à 14h57 avec l&#8217;analyse de Paul Jorion

Le piège s&#8217;est refermé sur la Grèce. Malgré les mesures drastiques prises ces derniers jours par le gouvernement Papandréou, la faillite du pays semble inéluctable. Elle ne manquera pas d&#8217;enclencher une réaction en chaîne aux conséquences pour l&#8217;heure incalculables. L&#8217;Allemagne à beau dire que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #000000;">Article mis à jour à 14h57 avec l&#8217;analyse de Paul Jorion<br />
</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le piège s&#8217;est refermé sur la Grèce. Malgré les mesures drastiques prises ces derniers jours par le gouvernement Papandréou, la faillite du pays semble inéluctable. Elle ne manquera pas d&#8217;enclencher une réaction en chaîne aux conséquences pour l&#8217;heure incalculables. L&#8217;Allemagne à beau dire que la péninsule hellénique jouit &laquo;&nbsp;<em>du soutien total de l&#8217;Union européenne&nbsp;&raquo;</em>, l&#8217;incendie gagne maintenant l&#8217;Espagne, le Portugal </strong></span><span style="color: #000000;"><strong>la Grande-Bretagne et l&#8217;Irlande qui ont laissé pendant trop longtemps gonfler des bulles de crédit qui sont aujourd&#8217;hui sur le point d&#8217;exploser. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La nuit est en train de tomber sur l&#8217;Europe. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em><a href="http://www.mecanopolis.org" target="_blank">Mecanopolis</a></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/europenuit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13396" title="europenuit" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/europenuit.jpg" alt="europenuit" width="426" height="305" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il règne un silence assourdissant parmi les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, alors que la crise dans la crise que connaît l’Europe est en train de progressivement s’élargir. Centrée initialement sur la Grèce, elle est en train de s’étendre résolument en Espagne et au Portugal. Nous étions suspendus à un signal, qui aurait pu être donné par Jean-Claude Trichet, le président de la BCE – dont une réunion des gouverneurs avait lieu aujourd’hui – mais il n’est pas venu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La Grèce doit continuer à ne compter que sur elle-même. Jean-Claude Trichet s’est contenté de déclarer que le gouvernement grec avait fait « des pas dans la bonne direction », ce qui impliquait qu’il allait devoir en faire d’autres. Cherchant à relativiser la crise actuelle, comparant le déficit public de la zone euro à celui des Etats-Unis ou du Japon : 6% pour la première et 10% pour les seconds. Une faible parade, puisque ce sont les maillons faibles de la zone euro qui sont menacés (et elle dans son entier, par ricochet) et qu’aucune manifestation de solidarité financière de sa part n’est donc toujours annoncée.</span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc48wv_la-crise-qui-vient-analyse-de-paul_news"><em> </em>Analyse de Paul Jorion</a></strong><br />
<em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="245" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc48wv&amp;colors=foreground:080404;special:F20C0C;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="245" src="http://www.dailymotion.com/swf/xc48wv&amp;colors=foreground:080404;special:F20C0C;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc48wv_la-crise-qui-vient-analyse-de-paul_news"><br />
</a></strong><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car il y a dans la situation actuelle une nouveauté importante : ce ne sont plus seulement les situations particulièrement périlleuses de tel ou tel pays de la zone euro qui semblent motiver les marchés, mais aussi l’inaction et le silence des principaux pays membres, l’Allemagne et la France. Car il est clair que les efforts qui sont demandés à la Grèce, vu leur importance extrême, ne pourront être réellement accomplis que si une aide financière lui est par ailleurs accordée. Sa fragilité de départ est accentuée par sa solitude dans l’épreuve, et non le contraire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les déclarations prononcées par Joaquim Almunia, commissaire aux affaires économiques sortant, avaient aggravé hier la tension. « <em>Certains membres de la zone euro, avec des positions de départ différentes, des caractéristiques différentes, partagent des problèmes communs </em>», avait-il déclaré à propos de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne. Un autre son de cloche prévalait aujourd’hui, afin de tenter de calmer le jeu. Le chef de file de l’Eurogroup, Jean-Claude Junker, déclarait que l’Espagne et le Portugal « <em>ne posent pas de risque</em> ». Caroline Aktinson, la porte-parole du FMI, choisissait pour sa part de décerner un satisfecit aux Grecs: «<em> Nous pensons assurément que les objectifs du plan sont bien choisis</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les regards se tournent désormais vers Madrid, qui a préventivement annoncé un plan d’austérité de 50 milliards d’euro sur trois ans, accueilli avec scepticisme tant en raison de son montant et des mesures qu’il implique que des prévisions de croissance sur lequel il repose. Or, les rumeurs se multiplient à propos d’un abaissement de la note de la dette publique espagnole par une nouvelle agence de notation, emboîtant le pas de Standard &amp; Poor’s, qui l’a fait en décembre dernier. Le taux des obligations à trois ans passant en moyenne à 2,61% à l’occasion d’une nouvelle émission, au lieu de 2,13% début décembre. L’Espagne a un autre poids économique au sein de la zone euro que la Grèce, elle en est la 4 éme puissance économique, et tout problème l’atteignant aurait d’importantes répercussions dans toute la zone.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Faute d’informations, on en est réduit à faire des suppositions, afin de comprendre les raisons de l’attitude des principaux pays de la zone euro. Il a été largement fait état de discussions, dans un premier temps, puis plus rien n’est sorti…. On sait seulement qu’une des solutions qui aurait pu être trouvée était la création d’euro-obligations, mais qu’elle a été refusée, depuis déjà des mois, tout à la fois par les Allemands, les Français et les Néerlandais. Car elle reviendrait, tous les pays de la zone émettant ce nouveau type d’obligations bénéficiant du même taux, à faire profiter de celui-ci les pays les plus vulnérables sur le marché de la dette, au détriment des plus forts, qui obtiennent actuellement de meilleurs taux que ceux qu’obtiendraient des euro-obligations. On a également envisagé de réunir des soutiens d’Etats isolés ou de groupes d’Etats, ainsi qu’une intervention de la Banque européenne d’investissement (BEI), qui a aussi été étudiée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En réalité, le dossier n’est pas technique mais politique. Les mesures qui pourraient être adoptées pour soutenir la Grèce seront inévitablement appelées, en effet, à faire jurisprudence. Les sommes qui devraient être engagées et levées suivant des modalités ad hoc seraient plus que conséquentes et entraîneraient ceux qui les garantiraient, de jure ou de facto, plus loin qu’ils ne sont prêts à l’envisager. Créant par ailleurs une sorte d’aléa moral qu’il est hors de question d’accorder aux gouvernements (alors qu’il l’a été aux banques). Risquant de les induire à chercher à esquiver la mise en vigueur de plans d’austérité, l’objectif numéro 1.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce calcul risque d’être de plus en plus difficile à tenir, si l’Espagne et le Portugal entrent à leur tour dans la zone de tempête, risquant de déstabiliser celle de l’euro bien au-delà de ce que pourrait faire la Grèce. En réalité, la solidité de la zone euro est menacée dans les deux cas de figure possibles, en cas d’un secours généralisé à tous ses membres (mutualisant le coût d’une dette devenue énorme), ou en cas d’abandon des pays les plus faibles, ce qui sera très probablement illusoire. Il faut donc choisir entre deux risques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car qui dit que les marchés en resteraient là  ? N’ont-ils pas compris que, dans la crise actuelle, c’est l’Europe en entier – zone euro et Grande-Bretagne – qui est le maillon faible qu’il faut attaquer  ? Que l’éclatement de la zone euro ouvrirait un terrain spéculatif d’élection, permettant d’élargir le champ d’action du Forex (l’énorme marché hautement spéculatif des devises)  ? Ils feraient ainsi coup double, disposant de nouveaux leviers pour leurs opérations financières et obligeant les gouvernements à entrer dans la dynamique vertueuse – de leur point de vue – de la résorption de leurs déficits, et de leur sollicitation moindre du marché obligataire. Laissant aux établissements financiers la place pour se financer à moindre coût.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le compte à rebours est lancé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>François Leclerc</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em>Télécharger le document pdf <a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/EURO.pdf">Zone Euro</a></em></strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #000000;"><strong><em><a href="http://www.mecanopolis.org"><img class="size-full wp-image-13401 alignleft" title="logo forum" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/logo-forum.jpg" alt="logo forum" width="120" height="112" /></a><br />
</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><em><br />
</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify; "><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
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		<title>La Suisse, entre les maîtres-chanteurs et le Panzer allemand</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 11:12:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Courvoisier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La France, l’Allemagne, l’Italie sont, selon les besoins, des Etats de droit ou des Etats voyous. Plutôt que de s’en offusquer, il faut contre-attaquer, et jouer dans le même registre car pour la Suisse, la catastrophe menace.
Les vols de données dans les banques suisses vont se multiplier, puisque ce genre de délit permet de gagner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La France, l’Allemagne, l’Italie sont, selon les besoins, des Etats de droit ou des Etats voyous. Plutôt que de s’en offusquer, il faut contre-attaquer, et jouer dans le même registre car pour la Suisse, la catastrophe menace.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13379" title="suisse" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/suisse.jpg" alt="suisse" width="426" height="458" /></a></strong><span style="color: #000000;">Les vols de données dans les banques suisses vont se multiplier, puisque ce genre de délit permet de gagner beaucoup d’argent sans prendre de grands risques. Pour les banques, c’est une authentique catastrophe, qui porte en germe une véritable débâcle pour l’ensemble du secteur bancaire, les emplois qu’ils générère, et donc l’économie en général. En effet, la confiance que les établissements suisses avaient réussi à construire au fil des années est en train de s’effondrer comme un château de cartes. Et sans confiance, il n’y a pas de banque, c’est aussi simple que cela.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Hier c’était la France qui fricotait avec les voleurs; aujourd’hui – une fois de plus, il faut le dire – c’est l’Allemagne. Ce comportement, délibérément hostile à la Suisse, est honteux, ignoble, tout ce qu’on voudra, mais il est, et se perpétuera. Dès lors, que faire?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Du côté des banques, il faudra améliorer grandement le recrutement, mais surtout verrouiller encore davantage l’accès aux données sensibles, y compris pour les cadres supérieurs. Personne, rigoureusement personne, du haut en bas de l’échelle, ne devrait avoir accès aux données complètes des clients. Mais ce sont surtout les informaticiens qui doivent être surveillés de très près car, de par la nature de leur travail, ils sont idéalement placés pour tromper la vigilance de leurs supérieurs, souvent dépassés sur le plan technique, et se procurer les mots de passe et codes d’accès nécessaires pour trahir l’entreprise. Mais ne rêvons pas: il y aura toujours des employés félons, et d’autant plus s’ils sont encouragés et stipendiés par des Etats étrangers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Du côté de la Suisse officielle, elle doit se montrer beaucoup plus ferme dans toutes ses relations européennes, et abandonner cette attitude d’hôtelier bien élevé qu’affecte Hans-Rudolf Merz – jamais un mot plus haut que l’autre, confiance aveugle dans la partie adverse au moment même où elle est – pardon pour l’expression – en train de le baiser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La Suisse a le droit le plus absolu de geler toutes les négociations en cours, mais aussi d’user d’une riposte graduée en termes de tracasseries diverses, qu’il s’agisse de douanes, de circulation des frontaliers, de transit des poids lourds, de préférence nationale en matière d’emploi (que la Suisse est la seule à ne pas pratiquer en Europe). Il ne s’agit pas de prendre des mesures officielles, mais de suggérer aux fonctionnaires compétents de se montrer un peu plus zélés. Nos chers voisins pratiquent eux-mêmes admirablement l’art de la tracasserie à l’égard de la Suisse, sans avoir l’air d’y toucher en hauts lieux. Tenez: Sarkozy nous jure un amour immense, tout en saisissant chaque occasion de nous taper dessus. Eh bien! Faisons la même chose, arrêtons enfin d’être bien élevés, avant d’être complètement à poil…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin, selon la saine loi du talion, la Suisse pourrait encourager ses services secrets à collecter toutes sortes de données sur nos partenaires étrangers, et en particulier leurs dirigeants, puis au besoin organiser des fuites dans la presse, de manière à disposer d’une monnaie d’échange.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quant aux voleurs qui fricotent avec Mme Merkel et M. Wœrth, tels le nommé Hervé Falciani, petite frappe méprisable, ils devraient commencer à réaliser qu’ils jouent un peu trop gros, et qu’à force de menacer des intérêts colossaux, ils risquent de connaître le triste, mais juste sort des maîtres-chanteurs:  ils rêvaient de retraite anticipée aux Bahamas, et voilà qu’ils finissent coulés dans un pilier d’autoroute, ou lesté d’un parpaing au fond d’un lac. Un fin très morale, disons-le.</span></p>
<p style="text-align: justify; "><a href="http://www.commentaires.com/suisse/la-suisse-entre-les-maitres-chanteurs-et-le-panzer-allemand" target="_blank">Philippe Barraud</a></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Sur le même sujet, lire également <em><a title="Permanent Link to Qui cherche à déstabiliser la Suisse ?" rel="bookmark" href="../?p=12389">Qui cherche à déstabiliser la Suisse ?</a></em></strong></p>
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		<title>Qu’en est-il de la souveraineté de l’Europe ?</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 11:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Courvoisier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contrôle des populations]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Eberhard Hamer, Allemagne
Depuis que le traité de Lisbonne est entré en vigueur, la plupart des droits souverains des 27 nations autonomes d’autrefois ont été légués au commissariat politique de Bruxelles. Le traité décide qu’il n’y a plus ni nation ni citoyen d’une nation, mais seulement l’Europe et les citoyens européens. Nous croyions que ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Par Eberhard Hamer, Allemagne</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Depuis que le traité de Lisbonne est entré en vigueur, la plupart des droits souverains des 27 nations autonomes d’autrefois ont été légués au commissariat politique de Bruxelles. Le traité décide qu’il n’y a plus ni nation ni citoyen d’une nation, mais seulement l’Europe et les citoyens européens. Nous croyions que ce serait un progrès en direction de la liberté, de la démocratie et de la sécurité.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify; "><strong><a href="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/eu1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-13357" title="eu" src="http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/02/eu1.png" alt="eu" width="400" height="387" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Déjà un jour avant l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne les Etats réunis dans l’UE ont dû décider, moyennant l’aide active du ministre allemand de l’Intérieur de Maizière, une convention sous le diktat des Etats-Unis qui assure aux USA l’accès libre aux données bancaires du service financier européen Swift. Washington avait réglé cela avec le président de la Commission Barroso. On avait contourné le Parlement européen un jour avant qu’il ne soit responsable et on lui avait refusé le droit de participation. Le service de Swift siège en Belgique et mène tous les jours quelque 15 millions de transactions financières entre 8300 banques mondialement. Par l’assujettissement de l’UE sous l’autorité américaine, tous les flux financiers de l’Europe sont contrôlés par la CIA et les autres services secrets américains et israéliens. Il y a eu des politiciens en Europe qui, à bon droit, ont désigné Barroso comme «aide-manœuvre des Etats-Unis», contraire à toute protection europé­enne des données informatiques. Depuis, les Américains ont tout accès non seulement aux données qui existent quand il y a des versements financiers par exemple de l’Allemagne vers outre-mer, la Chine ou l’Amérique du Sud, mais à tous les versements qui se font à l’intérieur de l’Allemagne, par exemple de Hambourg vers Cologne ou à l’intérieur de Hambourg. Pendant 5 ans les données des citoyens intègres devront être mémorisées – bien sûr aux frais des banques et de leurs clients.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les contrôleurs de l’utilisation des données informatiques ont averti le gouvernement fédéral, et surtout le ministre de l’Intérieur, du danger de soutenir une telle décision en faveur de l’assujettissement de l’UE sous le diktat des USA, contraire aux lois dans le domaine de la protection des données informatiques. Le ministre de l’Intérieur, certes, n’a pas donné son aval, mais par son abstention il a volontairement permis l’accès aux données.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A quoi sert la protection de la vie privée en Allemagne lorsque, de par l’UE, le gouvernement américain et ses réseaux d’agents ­peuvent disposer librement de nos données financières ? On justifie tout cela par la lutte contre le terrorisme – comme si les USA devaient toujours impliquer leurs Etats satellites pour profiter de leur argent, de leurs services ou d’autres valeurs matérielles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La soi-disant lutte contre le terrorisme a été également la raison pour laquelle l’Allemagne a été impliquée, son argent et ses soldats inclus, à la guerre en Afghanistan mise en scène par les lobbies américains de l’armement, de la drogue et du pétrole. Pendant longtemps on nous a rabâché des mensonges sur cette intervention en faveur de la paix présumée. C’est seulement le nouveau ministre de la Défense qui a dit la vérité, choquant ainsi tous les partis politiques, inclus les sociaux-démocrates et les Verts, qui avaient accepté la guerre, et il vient de déclencher un débat sur la question de savoir si la Loi fondamentale permet vraiment de faire une guerre allemande, surtout là où nous n’avons rien à faire et où nos intérêts ne sont pas touchés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, il y a des règlements de plus en plus sévères pour les voyages aux USA. Jusqu’ici déjà, les compagnies aériennes devaient avoir annoncé toutes les données privées de leurs clients avant leur arrivée aux Etats-Unis pour qu’on ait pu contrôler les voyageurs. Maintenant ce contrôle total ne suffit soudainement plus, il faut que les voyageurs soient contrôlés dans les aéroports de partance par des scanners qui les mettent à nu. Une autre gradation serait de mettre ces photos des personnes nues à disposition des Etats-Unis et des bureaux des services secrets du CIA et autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le ministre allemand de l’Intérieur de Maizière et son ami politique Bosbach ont déjà donné leur aval ainsi que l’aval de leur gouvernement pour de tels «body scanner» contraires à la Loi fondamentale qui violent la sphère intime des voyageurs. Ils veulent aussi surmonter la résistance des Libéraux contre cette violation des droits humains. C’est étonnant que, dans les média allemands, il n’y ait pas de cris d’indignation contre cela – il semble qu’ils sont tous déjà mis au pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’auteur fait partie d’une génération qui a toujours considéré et défendu, après la dictature pendant la dernière Guerre mondiale, la liberté personnelle et la démocratie comme acquis politiques les plus précieux de notre siècle. Maintenant nous devons reconnaître que :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">• Notre peuple allemand pour lequel nous nous engagions n’existe plus, mais qu’il n’y a plus qu’une population multicolore en Allemagne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">•    Il n’y a plus de nation allemande ni de patrie allemande. La fin de toutes les deux a été consacrée par le traité de Lisbonne. On les a converties en une «citoyenneté européenne» ou quelque chose du genre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">•    Il y a en revanche une diminution de la participation politique des citoyens au sens de la démocratie par la concentration et par des nouvelles structures hiérarchiques (UE). 60 % des Parlements municipaux existant il y a 20 ans, ont été supprimés par la concentration, la participation des citoyens est devenue de plus en plus indirecte, de plus en plus faible, de plus en plus contraire à la démocratie. Maintenant on gouverne le tout du haut vers le bas, et non inversement, du bas vers le haut.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">•    C’est aussi au sens économique que nous avons perdu la plus grande partie de la liberté. Ce ne sont pas seulement des douzaines de bureaux qui prescrivent à tous les entrepreneurs ce qu’ils doivent faire. L’entrepreneur doit aussi renoncer à 60 % de ce qu’il a gagné, de sorte que pour de nombreux employés il est plus rentable d’obtenir une allocation sociale que de vivre de leurs propres moyens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les trois exemples cités montrent comment on intervient au détriment de notre liberté, de notre intégrité et de nos droits humains, parce que «le grand frère de l’autre côté de l’océan» le veut ainsi. Nous menons une guerre contraire à la Loi fondamentale, sous le commandement des Etats-Unis, nous acceptons que toutes nos télécommunications soient contrôlées par la CIA (système Echelon), nous devons accepter que tous nos versements soient scrutés par des agents américains (Swift) et à l’avenir, nous devrons nous présenter tout nus aux autorités américaines.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nos politiciens ne devront pas s’étonner s’il y a des réactions dramatiques de la part de la population trompée, dès que celle-ci réalisera finalement les violations actuelles de la Loi fondamentale, des lois de protection des données et des droits privées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Eberhard Hamer</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Eberhard Hamer est </em></span><em>un économiste et essayiste allemand.</em><span style="color: #000000;"><em> Selon lui, le systèmes des banques centrales du type de la Réserve Fédérale ont été, sont et seront incapable structurellement de gérer une crise économique. &laquo;&nbsp;<strong>La Réserve Fédérale est une banque privée en mains des deux plus puissants groupes de la haute finance qui en abusent à leur profit en provoquant une surabondance de masse monétaire en dollar</strong>&laquo;&nbsp;, écrit Hamer dans l&#8217;un de ses articles. &laquo;&nbsp;<strong>La bulle spéculative qui en résulte doit se résorber soit par la faillite des grandes banques soit par une inflation grandissante des prix des biens</strong>&laquo;&nbsp;. Hamer prétend encore que &laquo;&nbsp;<strong>la crise économique commencée en 2008 est prétexte pour les 2 groupes dominants de la haute finance pour procéder à une concentration bancaire&nbsp;&raquo;</strong>.</em></span></p>
<h2><span style="font-weight: normal; font-size: 13px; "><span style="color: #000000;">Traduction :</span> <em><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1993" target="_blank"> Horizons et débats</a></em></span></h2>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: 13px; "><em><br />
</em></span></p>
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