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Les conséquences de politiques antéchristiques

Article placé le 09 nov 2009, par Régis Mex
C’est que tu ne sais pas, mon fils, avec quel peu de sagesse le monde est gouverné
Pape Jules III

Fire_on_earth

Les politiques économiques de mondialisation et de libéralisme effréné que nous connaissons ont beau remporter de multiples victoires à court terme pour le plus grand plaisir de leurs instigateurs, fort est de constater que la situation mondiale actuelle nous donne toujours plus d’éléments démontrant que les conséquences à long terme de ces mêmes politiques renforcent les effets contraires que le capitalisme mondialiste est censé avoir. En effet, partout où les populations sont lésées par la perte forcée de leur patrimoine due aux ponctions violentes qui résultent d’une stratégie irrationnelle de libéralisme sauvage, le mécontentement contre, entre autres, les mesures d’ouverture des frontières et de libre-échange qui sont propres à la mondialisation croît, et avec lui, les nationalismes. Plus les peuples, quels qu’ils soient, se sentent menacés par l’influence de ce qui est étranger, et plus le dégoût des caractéristiques du système en place grandit, au point qu’un nombre exponentiel d’individus rejettent ce même système dans son intégralité et se précipitent dans les bras de « l’opposition », anti-libéraliste, raciste, voire parfois même anti-moderniste et anti-démocratique. Des groupuscules à l’idéologie musclée voient alors leur importance s’élargir considérablement. L’extrait suivant de l’introduction du livre Soleil Noir, dédié à l’explication des causes de la montée des mouvements néonazis, résume précisément cette problématique :

« En 1900, les races européennes blanches constituaient quelque 35% de la population mondiale. En raison du déclin de la natalité parmi la population blanche des pays industrialisés, couplé avec l’explosion démographique du tiers-monde due aux progrès de la médecine, ce chiffre est aujourd’hui juste sous les 10% au niveau mondial. Les travailleurs immigrés, les immigrants, les migrants économiques, les réfugiés et les demandeurs d’asile constituent un flux de population important, amenant la population excédentaire des pays en voie de développement vers des territoires traditionnellement habités par des Européens blancs. Ces économies industrielles avancées absorbent des taux d’immigrants plus élevés que jamais, et leur engagement politique envers la mixité raciale est maintenant une profession de foi. Aujourd’hui, les Etats-Unis et la plupart des pays européens font face à un changement démographique qui fait perdre à leurs habitants de souche leur position majoritaire. La question qui en découle pour l’identité blanche est identique au dilemme des Austro-Allemands qui craignaient une perte de l’influence du vieil Empire des Habsbourg.

La réaction à ce phénomène résulte dans une résurgence des idéologies radicales, qui se nourrissent des menaces de la globalisation économique, des mesures de discrimination positive et de l’immigration en provenance du tiers-monde. Cela se manifeste essentiellement parmi les jeunes Blancs aliénés et la population à faibles revenus, de plus en plus marginalisés par les nouvelles industries high-tech et l’intégration croissante de minorités ethniques dans leur communauté. Aux Etats-Unis, l’augmentation rapide de l’immigration hispanique et des pays du tiers-monde, tout comme en Europe l’immigration en provenance des pays en voie de développement vers l’Europe de l’Ouest, ont ravivé de nouvelles peurs d’inondation raciale. La chute de l’Union soviétique et de la Yougoslavie a poussé plus loin les migrations vers l’Europe de l’Ouest, notamment parmi les populations de l’Europe de l’Est et les gitans. Les accords de libre-échange, le déclin des industries manufacturières traditionnelles et l’exportation de métiers de service à l’étranger, comme dans le domaine des communications et de l’informatique, stimulent le racisme et l’hostilité envers le libéralisme. »

De fait, le racisme latent habitant chaque représentant du commun des mortels étroit d’esprit, craignant de regarder au-delà de l’horizon que lui offre son patelin et effrayé à l’idée qu’une cohabitation avec des personnes de culture différente pourrait modifier un tantinet la vie placide et béate qu’il a l’habitude de mener, se voit significativement excité. Pour cet archétype du citoyen moyen qui est tout aussi incapable de chercher des causes par lui-même, au-delà des faits qu’il constate de façon simpliste, que de concevoir des valeurs telles que la tolérance, la faute de son éventuel licenciement échoit moins à la politique que mène l’entreprise ou l’État pour lequel il travaille qu’à l’immigré polonais qui est prétendument arrivé sur son sol pour lui dérober son emploi. Ainsi, la haine que les Nords-Américains et les Européens peuvent éprouver à l’encontre des injustices du système se focalise sur les étrangers à leur territoire, ces mêmes étrangers qui volent soi-disant l’emploi de ceux qui en cherchent, sont prêts à travailler à plus bas salaire et dans des conditions moins confortables, et qui accentuent plus ou moins indirectement la montée du taux de chômage du fait des délocalisations des industries dans leurs pays d’origine où les prix de travail sont diaboliquement peu élevés. Le terrain est alors tout préparé pour que certains plongent dans des délires racistes dualistes où un peuple, qui représente le bien, est supérieur à tous les autres, sources de tous ses maux, qu’il combat, ou qu’il doit carrément éliminer. Cette idéologie raciste peut aussi être relayée, plus ou moins inconsciemment, par des « spiritualités » creuses de types New Age, dans lesquels les mythes qu’inventent des ésotéristes dégénérés racontent souvent des histoires de surhommes ou de peuple supérieur.

Il y a deux manières de combattre : l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes
Nicolas Machiavel

Si les conséquences sociales de cette « invasion » sont déjà considérables, elles grandissent encore en ampleur si les immigrés en question importent une religion qui n’est pas celle du sol national. Effectivement, rien ne terrifie plus les héritiers du christianisme qu’une « islamisation rampante » de leur contrée, christianisme que la plupart d’entre eux ont pourtant abandonné depuis longtemps, ainsi que ses valeurs. Il ne se passe donc pas un mois sans que le gros de la plèbe ne vomisse ses médiocres préjugés à la vision de faits où leur culture, si ce n’est leur « race », est confrontée à une autre, étrangère, par le relais de médias complaisants. Ils se gardent généralement bien d’exposer leurs vues trop publiquement, cependant, car ce n’est pas politiquement correct. En effet, il faut respecter son conditionnement et rester « politiquement correct », et donc conforme à la forme en laquelle cette société nous a modelés, car en quoi cela pourrait-il bien être logique de tenir la ploutocratie mondialiste comme responsable des échecs de sa politique cosmopolite ?

Il paraît évident que l’enrichissement d’une élite et la paupérisation des classes moyennes et populaires sont dus à la façon dont les politiques libérales sont actuellement appliquées, et non aux immigrés, qui ne sont pas responsables de la mauvaise gestion du système d’immigration et sont victimes des fautes que l’on rejette sur eux. En outre, on peut difficilement les blâmer de chercher de meilleures conditions dans des pays qui les accueillent pour combler une manque de main-d’œuvre dans certains secteurs et un déficit démographique. Le taux de chômage français actuel, supérieur à 10%, trouve son origine dans le fait que la population marginalisée par les attentes présentes du capitalisme n’ont pas suffisamment de secteurs nouveaux dans lesquels se réinsérer, étant donné que l’innovation est réprimée et non encouragée. Évidemment, nos dirigeants préféreront toujours renvoyer la faute sur quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes, et ne pas mettre en question les points discutables du système.

En plus du fait que l’antagonisme entre les prétendues « races » trompe la population d’adversaire, et lui permet de trouver un bouc-émissaire sur lequel reporter son attention et sa haine, il contribue aussi largement à amenuiser la cohésion nationale des États d’Europe et à appauvrir toutes les cultures coexistant dans les pays par l’incompatibilité qui est entretenue entre elles, plutôt que de faire en sorte qu’elles s’enrichissent réciproquement. Ainsi, à nouveau, les réactions nationalistes des peuples d’Europe dues à la perte « d’identité blanche » servent les stratégies mondialistes dont ces mêmes peuples craignent pourtant les effets dont ils méconnaissent l’origine. Les populations étant trop occupées par les rivalités ethniques et les gouvernements devant s’échiner à gérer ces problèmes, le pouvoir étatique est d’autant plus affaibli et laisse cours plus docilement aux desseins des acteurs économiques.

Les penchants racistes exacerbés d’une majorité de Nords-Américains et d’Européens font aussi en sorte que l’opinion publique n’éprouve pas trop de scrupules lorsque leurs pays sont en guerre au Moyen-Orient, étant donné que beaucoup d’entre eux se rassurent par l’intime conviction que ce ne sont là que des « bougnoules » et des « sauvages » qui meurent, pour l’hypothétique bien de leur petite sécurité. Au contraire, plutôt que d’être offusqués par les effets de guerres faciles et injustes, leur haine ne se trouve que renforcée par le fait qu’ils sont convaincus que leur pays a dû intervenir pour effacer une « menace » qui émanait d’eux, et va jusqu’à les tenir responsables des conséquences de cette guerre. Le problème palestinien suscite pourtant plus de réactions généralement, mais la raison est sans doute moins liée au fait que le conflit en question dure depuis une soixantaine d’années qu’à l’antisémitisme qui est lui aussi présent, comme les autres formes de racismes, chez une part croissante et non négligeable de la population. D’autre part, beaucoup de personnes parmi les peuples arabes, exaspérés par près deux siècles d’occupations et d’influences subversives venant des Européens, depuis les colonisations jusqu’à la situation actuelle de l’Irak en passant par la tromperie des accords de Sykes-Picot qui ont suivi la dissection de l’Empire Ottoman, ont nourri un fort ressentiment anti-européen et anti-chrétien, sentiments désormais fortement imprégnés dans leur conscience nationale. Il en résulte que la cohabitation entre Européens de souches et immigrés arabes n’en est que plus compliquée encore.

Celui qui ne sait pas et qui n’agit pas est un ignorant, mais celui qui sait et qui n’agit pas est un criminel
Bertolt Brecht

Nos gouvernements ne semblent donc pas réellement dérangés par la radicalisation ambiante des comportements, n’ayant eux-mêmes qu’assez peu de conviction quant à l’importance du respect des principes démocratiques. Il n’en est pas moins que la multiplication des messages simplistes émanant d’une pléthore de mouvements et de sites internet qui sont, ou non, liés entre eux est problématique pour la bonne santé de ce qui reste des valeurs de notre société. En effet, au-delà du racisme, les explications caricaturales de conspirations juives ou maçonniques pour expliquer l’état d’un monde sous le joug du « Nouvel Ordre Mondial » contentent un nombre croissant de personnes au fur et à mesure que le mécontentement envers le système s’accroît. Ces derniers croient avoir compris le fonctionnement du monde et bénéficier du savoir que le reste de la population n’a pas, alors qu’ils ne font que plonger tête la première dans la bêtise et font souvent le jeu de mouvements de contestation douteux, qui sont soit composés d’illuminés, de fascistes ou de personnes désireuses de servir des intérêts extérieurs au pays dans lequel elles opèrent.

Pour prendre l’exemple de l’expression « Nouvel Ordre Mondial », qui a été reprise par plusieurs personnalités de la scène politique française récemment, beaucoup ignorent qu’elle fut également utilisée au début de la Guerre Froide pour désigner la séparation du monde en trois parties : les Etats-Unis et l’Europe, l’Union soviétique, et le Tiers-Monde. Elle fut à nouveau utilisée à la fin de la Guerre Froide avec la chute du communisme, et réapparaît aujourd’hui, sans doute pour signifier la victoire définitive du capitalisme sur le globe avec la gouvernance mondiale qui s’ensuivra. Or, lorsque quelqu’un qui prétend s’opposer au système entend « Nouvel Ordre Mondial », il a tendance à ne penser qu’à un vaste projet mondialiste, stigmatise ceux qui en font la promotion et rejoint ceux qui sont censés le dénoncer. Mais quand les présidents Chavez et Ahmadinejad parlent de Nouvel Ordre Mondial, par exemple, on se doute qu’il s’agit, pour eux, d’espérer un monde multipolaire où l’union de plusieurs pays permettraient de contrer la seule hégémonie des Etats-Unis, plutôt, justement, qu’un monde unifié aux critères libéraux. D’autre part, il est facile, pour les pseudo-mouvements de contestation, de jouer sur le terrain des points auxquels le public auquel ils s’adressent est sensible. Ainsi, en usant de critiques répandues et consensuelles du système, ils s’attireront l’attention de ceux qui penseront que les personnes qui tiennent un discours qui leur convient doivent être des gens biens. Or, il est facile de dénoncer, mais ceux qui prétendent le faire disent rarement pourquoi ils le font, et ont rarement de meilleures solutions aux problèmes dont ils traitent, exagérés ou réels, que les mesures qui sont déjà en place pour les gérer. Cette propagande dont l’ampleur grandit n’atteindra probablement pas une influence suffisante pour être un tant soit peu dangereuse pour le bien public, mais elle abrutit ceux qui y prêtent oreille et discrédite le travail de ceux qui tentent de faire de l’information réelle.

Ce n’est pas rejeter en bloc le système qui pourra être d’une quelconque utilité pour nous-mêmes comme pour le bien commun, ce qui ne peut être fait que par des gens qui se laissent dominer par leurs sentiments de frustration et de mécontentement sans tenter de discerner précisément ce qui les gêne dans le système et ce qu’il est bon de conserver. Plutôt que cela, il faudrait justement trouver un consensus sur ce qui tourne mal dans nos sociétés, et proposer des solutions. Bien sûr, ce n’est pas en faisant de longs discours que quiconque parmi ceux qui ont le pouvoir de changer quoi que ce soit au système sera convaincu qu’il doit revoir la politique qu’il mène depuis des années, mais je suis personnellement convaincu que les travers d’un système sont comme des chaînes pesantes que quelqu’un devrait traîner au prix de son énergie et du ralentissement qu’ils lui causent, jusqu’au moment où la gêne deviendra trop lourde pour être supportable, et où il faudra se démener pour se débarrasser de ses parasites. En clair, les imperfections ne peuvent que miner le système le plus obstiné jusqu’au jour où elles créeront des événements d’une ampleur suffisante pour l’amener à revoir impérativement les zones d’ombre de sa structure, le tout échappant aux hommes qui tenaient jusque là les rennes. Mais lorsque cela arrivera, si cela arrive, encore faudra-t-il que des programmes ambitieux aient été pensés et que ce soient des alternatives justes qui prévalent.

J’ai aimé la justice et j’ai haï l’iniquité : c’est pour cela que je meurs en exil.
Pape Jean XIV

En l’occurrence, présentement, le problème principal de notre système me semble être le musellement de l’innovation. En effet, la ploutocratie établie préfère s’assurer la conservation des privilèges qu’elle a acquis sur les critères de réussite actuellement appliqués plutôt que d’aider, au moyen de ses immenses possessions financières, des projets qui pourraient bénéficier grandement aux citoyens de leur pays et aider ses scientifiques, ses philosophes et autres intellectuels dans leur quête de connaissance. Ce facteur me paraît être le principal responsable du taux de chômage élevé, ainsi que du grand nombre de personnes déprimées et de suicides. En effet, cela ne convient pas à tout le monde de mener une existence terne, partagée entre plaisirs du divertissement et travail, nécessitant le plus souvent l’utilisation de personnes conditionnées comme des machines, du fait qu’elles ont été formées pour accomplir un travail bien spécifique et que la plus grande partie de leur vie se résume à cela. Si personne ne trouve la paix dans une société guerrière, privilégiant les valeurs masculines de force et d’expansion, l’autre extrême, une société qui se complait dans la passivité et la stagnation, croyant qu’il ne reste plus rien à accomplir dans ce monde, pourrit assurément. L’idéal serait d’associer l’harmonie féminine à la propension plus masculine à l’expansion, mais dans le domaine de la connaissance, soit profiter de la paix pour parfaire la société humaine grâce à l’acquisition d’encore plus de savoirs.

Par Régis Mex, pour Mecanopolis.

11 Commentaires

(Requis.)

  • 2009.11.08 22:31, par L1m3R:

    Article éclairé et bien construit, bravo :)

    • 2009.11.11 10:31, par nicolocco:

      sur le nouvel ordre mondial. il apparu avant la guerre froide (et pas au début) avant ww2 par franlin roosevelt sur les billets de 1$ et en haut de cette inscription, une pyramide et un oeil…

    • 2009.11.09 18:17, par polytriiique:

      Très bon article en effet…

      Critiquer ceux qui hurlent « collabo de l’oligrchie » (quand c’est pas « illuminatti ») dès qu’ils entendent prononcer l’expréssion « nouvel ordre mondial », c’est une critique très judicieuse (particulièrement en ce moment).

      Et ce n’est qu’un exemple des nombreuses réflexions pertinentes de cet article.

      Une fois de plus Mecanopolis ne cède pas à la facilité du conspirationisme délirant.
      Au contraire ce site maintient sa ligne éditoriale exigeante, ce qui n’a rien de suprenant quand on constate qu’une des références de cet article est « Soleil Noir », càd le livre d’un auteur qui a totalement démystifié les origines ésotériques du nazisme et qui a démontré par les faits le peu d’importance qu’elles ont eu en réalité, alors que certains continuent malgré tout d’affirmer le contraire (mais sans doute qu’ils veulent y croire).

      Bravo à Régis Mex et à Mecanopolis…

      PS : concernant « Les penchants racistes exacerbés d’une majorité de Nords-Américains et d’Européens », c’est pas faux bien-sûr, mais c’est tout de même exagéré d’associer « exacerbés » et « majorité » (à mon humble avis).

      • [...] (source : Mecanopolis) [...]

        • 2009.11.10 00:19, par john:

          un passage me fait penser à un truc.. on ne se rend pas bien compte à quel point la mentalité dégueulasse de certaines (beaucoup) d’entreprises, qui rejaillit sur l’ambiance générale, finit par mener les salariés à se comporter sur place comme des robots. Une autre façon de vivre un métier existe: c’est à chacun d’essayer de résister, de montrer pleinement sa personnalité au lieu de se couper de l’autre de manière froide ou calculée.

          • 2009.11.10 04:01, par Pic et Puce:

            Sans entrer à pieds joints dans le conspirationnisme débilitant on peut se demander pourquoi les élites se réunissent ensemble si ce n’est que pour continuer de jouir de privilèges inconnus de tous les puissants qui les ont précédées.

            Elles portent de très grandes responsabilités dans les malheurs de notre monde et des responsables en chair et en os doivent être identifiés tant les conséquences de leurs choix se font sentir dans la vie quotidienne de millions de personnes.

            Les écarts de richesse sont devenus hallucinants et intolérables. Sans entrer dans une idéologie idéaliste, on ne peut que blâmer le manque de projet pour réunir les habitants de cette planète dans des projets communs.

            Ce ne sont que mises en condition par toutes sortes de menaces réelles ou imaginaires, que divisions en instrumentalisant le communautarisme religieux ou ethnique.

            Le niveau de connaissance atteint et en cours d’assimilation permettrait toutes les réalisations dans l’optique d’un bien être commun ne serait-ce que pour relier les hommes et les continents par de grands projets d’infrastructures et la réabilitation de l’agriculture et l’urbanisation à visage humain.

            Sans oublier la réalisation d’un réseau mondial de gestion de l’eau, le perfectionnement des techniques de maîtrise des énergies renouvelables…
            Le chantier humain est colossale et exaltant…

            Il y a donc bien une logique de comportement qui différencie les membres de ces élites financières et les peuples qui dépendent d’elles pour leur survie.

            Tout semble à portée de main, aussi bien un fabuleux projet humain de société mondiale tout comme un ultime conflit sanglant qui nous ferait revenir à des époques de régression brutale que l’humanité a déjà connue.

            Finalement, les grandes questions que l’on pose à cette élite mondialisée sous tutelle anglo-saxonne sont les suivantes :

             » qu’avez-vous décidé pour l’humanité ?  »

             » quand arrêterez-vous de nous mentir ? « 

            • 2009.11.11 15:35, par nicolocco1:

              les mayas c pas vrai
              nostradamus, personne ne l’a déchiffré
              les indiens, 3 lignes
              les suraniens, il y a une x planete, mais pas de dates chiffrées d’avance, notre calendrier existe depuis peu, on aurait du dire solciste d’hiver
              les commentateur dit la vérité en descendant les marches, sinon il fait de la propagande

              • 2009.11.11 16:12, par erb:

                Salut à tous.

                Pertinent, merci.

                Nous sommes à l’aube de l’examen de ce que la nature fait de nous.
                De tous temps nous nous sommes rassemblés par villages, villes puis mégapoles et si il y avait des races différentes , elles se sont mélangées jusqu’à aboutir à notre humanité.
                La création et l’utilisation de la peur des autres est un outil qui permet, en outre, aux pouvoirs en place de conforter leurs bras armés, leur sécurité, mais d’aussi raffermir leur position dominante. Attention aux envahisseurs ! En matière de couleur de peaux, le Daltonisme devrait être inscrit dans notre génome.
                La connaissance de ces faits et leurs dénonciations restent le début et la première condition à une prise de conscience nécessaire à l’action de tout un chacun et en cela cet article suscite la réflexion.
                C’est un subtil dosage que les Hommes doivent trouver entre politiques communes ( visant le confort humanitaire réparti ) et conservation de l’identité des peuples. Nous n’en sommes pas là. La cacophonie règne au milieu d’un sourd brouhaha. La recherche de solutions est un marché de dupes visant à cultiver le problème.
                Hors, les idées, programmes, et philosophies de vies ne manquent pas.
                Il y a un gouffre entre nos actes et pensées quotidiens et, les exemples de sagesses auxquels les hommes sont en droit d’aspirer ( comme Gandhi ).
                Combien de pas de géant ne ferons-nous pas en suivant simplement un plan édifié voilà la nuit des temps qui consiste à se défaire de l’instinct de meurtre !
                Nous savons tous ce qui est « bien » et « mal ». Nous naissons avec cet instinct de discernement dont les finalités sont: notre adaptation à l’environnement, et la survie de l’espèce.
                Nous souffrons de ne pouvoir exister et agir en fonction du savoir acquis sur le respect du vivant, et donc sur nous-mêmes. Du temps nous est sans doute encore nécessaire pour apprivoiser nos peurs…
                Le problème est que l’on a très bien identifié, et depuis belle lurette, ce qui ferait progresser l’humanité vers un destin plus noble mais, sans pouvoir mettre cette sagesse en adéquation avec nos actes…
                Au quotidien, cela se traduit par la pérennisation de l’ignorance des peuples.

                Demandez à la volée : « Qu’attendez_vous des demains de votre vie? » à la plupart d’entre-nous, pour vous rendre compte à quel point les Hommes manquent de plans cohérents pour se construire, et, à quel point, l’éducation qui est à ce jour prodiguée, cultive ce flou et entretien la dépendance aux décisions prises sans que le peuple ne puisse en débattre…

                En chacun de nous, une symphonie est à découvrir, des talents sont à exploiter, nécessaires au monde, qui ne doivent pas être dilués dans une uniformisation.
                Si notre connaissance en matière de négociation était appliquée de bonne foi,il n’y aurait aucune guerre !
                Nous avons depuis des lustres répertorié les moyens de vivre en harmonie et de régler les conflits en gagnants-gagnants.
                Mais, les peurs d’être possédé poussent au désir du pouvoir et, les êtres atteints par cette maladie, parviennent encore à ce stade de notre évolution , par leur « omnipotence » à contenir notre humanité dans la stupidité.
                Cependant, le « net » est là, pour l’instant, et fait vivre, pour la première fois dans l’histoire humaine, la planète au même rythme.
                Leurs plans nous sont dévoilés et engendrent des prises de conscience qui immanquablement poussent à l’action. Que le « net » fasse son oeuvre et change la désinvolture en responsabilisassions!

                Apprendre à bâtir un plan pour son existence aux travers de divers bilans de compétences orientés sur l’individu et moins sur le groupe; apprendre à se situer dans le cosmos et le temps; apprendre encore à définir sa finalité, les objectifs à poursuivre pour l’atteindre; apprendre le risque; apprendre à subdiviser les buts et la gestion du temps sont les éléments majeurs à acquérir pour l’Homme qui aspire à une vie épanouie.
                Pour bâtir une maison , il faut un plan. Pour construire une vie, il importe encore davantage d’en avoir un.
                Apprendre à être l’architecte de son destin n’est pas enseigné au commun des mortels.
                A qui, parmi nous, a-t-on appris à se connaître; à déterminer des finalités; des objectifs à moyens termes; des buts quotidiens ? Combien connaissent les techniques de la gestion du temps, combien d’heures de cours sur ce sujet techniquement essentiel à l’organisation d’une vie ? ( Il m’a fallu attendre d’avoir 30 ans pour découvrir que des enseignements regorgeaient sur le sujet de la construction de l’individu !?!? Résultat un nombre incroyable de personnes ne reconnaissent pas la valeur d’un simple agenda !
                De frêles esquifs trimballés au grès des courants et marées, ne sachant ni où ils sont ni où ils vont, sans prise sur les évènements. Pourtant,cet enseignement devrait être dispensé simplement et s’inscrire en PREMIER LIEU dans la culture générale. Le temps d’acquisition de ces méthodes est court (aux regards du cursus scolaire ), la stature qu’il confère aux Hommes est immense. Se posséder soi-même est une terrifiante responsabilité. Avoir dilapider son potentiel est le constat récurant que la plupart des Hommes se font sur leur lit de mort !
                Faisons sauter en éclats les couvercles posés sur la conscience et les forces de l’humain.
                S’il est une chose à inventer, c’est un regard neuf tourné en notre intérieur et la reconnaissance de l’utilité et de la valeur de notre existence.
                L’Homme doit à présent développer ce qu’il a de sublime, apprivoiser ce qui l’entrave à la barbarie, et consolider la croyance que l’amour n’est pas une illusion.

                Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver comment améliorer notre condition. Les objectifs sont identifiés et notre nature profonde tend à poursuivre ces grands idéaux avec de plus en plus de conviction.
                La lourde machine destinée à envisager le bonheur bâti au détriment du malheur d’autrui est obsolète. Ceux qui l’entretiennent encore en sont les premiers esclaves. Néanmoins cette machine est lancée à grande allure et nul doute qu’en s’écrasant… elle nous fasse encore payer un lourd tribu à la souffrance.
                Au fond, les humains ont en commun le désir de cultiver les mêmes valeurs.
                Les grandes aspirations communes à l’espèce sont évidentes bien que très peu louangées clairement et peuvent pourtant ainsi se résumer ( par ordre de priorités ), à une bonne santé; à plus d’amour; plus d’amitié; plus de paix de l’esprit; plus de tranquillité; à une activité enthousiasmante, évolutive et revalorisante qui apporte la sécurité financière de la famille et permet de faire prospérer le bien public; à pouvoir donner le meilleur de soi pour le bien de l’ensemble; à se connaître mieux ainsi que le cosmos qui nous entoure; à comprendre notre destiné, le pourquoi de notre présence; à apprécier au mieux le temps de vie qui nous a été offert par … à chacun de voir et à harmoniser ses activités pour plus de sérénité. La légitimité et la cohérence de désirer vivre selon ces nobles valeurs devraient être clairement énoncé durant tous le cursus scolaire, nous aurions ainsi de biens meilleures chances de nous respecter les uns les autres !

                A tous bon toujours.

                • 2009.11.20 23:31, par anonyme7:

                  Je n’ai personnellement pas de d’oeuvres concretes d’une conspiration a l’echelle mondiale. Par contre, comment se fait-il qu’un systeme monetaire et financier, oh combien important pour tout un chacun, fonctionne de facon usuriere? Comment se fait-il que les dettes des Etats de la planete atteint la somme vertigineuse de 52 mille milliards de dollards? A qui doit-on cette dette colossale? Pluton??
                  Mais devinez donc!!
                  Ensuite, on remarque que pour financer le service de la dette, les gouvernements adoptent l’attitude suivante:
                  - Soit ils augmentent les impots des citoyens
                  - Soit ils abaissent les budgets des services sociaux comme l’education, la sante’, etc…
                  - Soit les deux techniques precedentes sont combinees!
                  Au final, qui en souffre? Vous et moi, mes chers?
                  Qui en profite? Pluton? Guess again!!!
                  Ne nous meprenons pas. On parle beaucoup du virus A H1N1, en oubliant le virus du systeme monetaire actuel: l’application des TAUX d’INTERETS (simples ou parfois meme composes! Et qui genere des dettes faramineuse ). La preuve: supprimez les taux d’interets des banques, et l’on peut se demander alors a quoi serviront les bourses, les banques privees, etc…
                  Alors conspiration? Il n’ya peut etre pas de preuve formelle, mais qu’importe, il serait necessaire que nous nous reapproprions le droit de controler nous meme l’emission de monnaie a taux zero, et que l’on supprime les taux d’interets sur emprunt bancaire, quite a nationaliser toutes les banques!

                  • 2009.11.29 21:15, par PORCO:

                    les demographies des couleurs s est toujours nivellée à travers l histoire de l humanité !

                    • 2010.01.06 20:44, par Hop Timizte:

                      Mmm… Voilà un article qui semble osciller entre plusieurs positions d’un chapitre à un autre, ce qui lui confère un aspect somme toute très bordélique, à deux doigts du cul-cul la praline des fois.

                      « Soleil Noir: … Aujourd’hui, les Etats-Unis et la plupart des pays européens font face à un changement démographique qui fait perdre à leurs habitants de souche leur position majoritaire. »

                      WASP, dans le nord de l’Amérique, c’est de souche ? Intéressant. :|

                      « Ainsi, la haine que les Nords-Américains et les Européens peuvent éprouver à l’encontre des injustices du système se focalise sur les étrangers à leur territoire, ces mêmes étrangers qui volent soi-disant l’emploi de ceux qui en cherchent, sont prêts à travailler à plus bas salaire et dans des conditions moins confortables, et qui accentuent plus ou moins indirectement la montée du taux de chômage du fait des délocalisations des industries dans leurs pays d’origine où les prix de travail sont diaboliquement peu élevés. Le terrain est alors tout préparé pour que certains plongent dans des délires racistes dualistes où un peuple, qui représente le bien, est supérieur à tous les autres, sources de tous ses maux, qu’il combat, ou qu’il doit carrément éliminer. Cette idéologie raciste peut aussi être relayée, plus ou moins inconsciemment, par des « spiritualités » creuses de types New Age, dans lesquels les mythes qu’inventent des ésotéristes dégénérés racontent souvent des histoires de surhommes ou de peuple supérieur. »

                      Il n’y a pas de « soi-disant » problème d’immigration du travail, de culture et de religion. C’est une réalité.
                      Maintenant, parce que l’on aurait une haine envers un système qui détruit l’homme, le fait de pointer du doigt une vérité, celle de l’immigrant qui casse le travail et les salaires, serait automatiquement être raciste, comme l’établit cette généralisation ? Parce que la haine d’un système injuste se transposerait quasi mécaniquement, quasiment à 100%, envers quelqu’un ?
                      Si cela est votre raisonnement, aussi simpliste et dénué de nuance, vous avez déjà un métro de retard et vous faites en réalité le jeu de ceux qui ont mis en place et maintiennent ce système.
                      La vérité, c’est que pointer du doigt l’immigration comme étant un problème n’est pas une finalité, ni considéré comme une réalisation majeure. Certains sont suffisamment lucides pour comprendre que bien que l’immigration sous plusieurs formes soit un problème plus qu’un gain à l’heure actuelle, il faut en considérer les causes en comprenant que c’est surtout un outil de déstabilisation, pour des pays mis à mal et qui ont une capacité d’absorption limitée en temps normal, et que cette capacité est complètement plombée à l’heure actuelle. Tenter de nier ce fait est aussi bien ridicule que contre-productif.

                      « Les penchants racistes exacerbés d’une majorité de Nords-Américains et d’Européens font aussi en sorte que l’opinion publique n’éprouve pas trop de scrupules lorsque leurs pays sont en guerre au Moyen-Orient, étant donné que beaucoup d’entre eux se rassurent par l’intime conviction que ce ne sont là que des « bougnoules » et des « sauvages » qui meurent, pour l’hypothétique bien de leur petite sécurité. »

                      Primo. Une majorité ? Tiens donc ! A-t-on des chiffres là dessus ? La majorité du peuple Européen est raciste ? Et après ? L’Europe est majoritairement antisémite ? Allons-y !
                      Secundo. Est-il aussi invraisemblable que cette indifférence, et non ce racisme (bonjour les extrêmes) vis à vis de la mort d’individus dans d’autres pays, soit surtout le jeu d’une désinformation constante et d’une ignorance encouragée par les médias et le système éducatif, sur des questions de géopolitique et géostratégie ?

                      « En effet, au-delà du racisme, les explications caricaturales de conspirations juives ou maçonniques pour expliquer l’état d’un monde sous le joug du « Nouvel Ordre Mondial » contentent un nombre croissant de personnes au fur et à mesure que le mécontentement envers le système s’accroît. »

                      Certes, il y a foule de délires, mais je poserai tout de même une critique en ce qui concerne les Maçons, en France (désolé, je vous laisse le soin de disserter des loges suisses).
                      Je ne vois absolument pas ce que ces obscures castes d’opportunistes et de pouvoirs parallèles apportent de bien à nos nations.
                      Donc bien qu’il soit difficile d’affirmer, pour ce que j’en sais, que ces groupuscules (que je qualifierai de potentiellement influents) Å“uvrent à la création de cette déchéance, leur totale manque de foi dans le besoin de défendre les acquis du peuple en font probablement des complices par défaut, étant donné la concentration d’élites en leur sein.
                      Effectivement, eux qui se plastronnent quant à leurs actions dans le passé sur des sujets importants (qui se comptent sur les doigts d’une main peut être) demeurent totalement invisibles, plus concernés par le recrutement toujours plus intensif de patrons, de cadres de grandes et moyennes entreprises, ainsi que de ministres et autres hautes figures, notamment à l’étranger comme en Afrique par exemple. Les taux de recrutement sont d’ailleurs tellement élevés que cela fait froid dans le dos. Un tel passéisme de la part de groupes convergeant autant d’hommes et femmes de poids, de la part de ceux mêmes qui se disent avoir influé sur l’histoire avec un grand H, laisse dubitatif.
                      Lâches ? Traîtres ? Complices ? Il est bien difficile de tailler un tableau positif de ces associations d’aspirants à des passe-droits n’ayant prétendument aucun rôle à jouer dans la déconfiture actuelle.
                      Où étaient-ils en 73 ? Qu’ont-ils fait depuis, à part se réunir dans des officines où l’on prône le secret à coup de gestuelle de tranchâge de gorge et l’où on vénéère un dieu dont l’identité n’est pas aussi évidente ?