Retour sur le « débat » entre Caroline Fourest et Tariq Ramadan (vidéo)
Les réactions qui ont suivi le débat, somme toute avorté, entre Caroline Fourest et Tariq Ramadan relevaient – pour la plupart – l’attitude sèche, dogmatique et sectaire de Caroline Fourest. Sa stratégie de communication a consisté à empêcher le débat en coupant la parole à son interlocuteur afin de rendre son propos inaudible. Vieille méthode bien rodée de ceux dont les arguments sont faibles et/ou mensongers.
Tariq Ramadan revient sur le débat et prend le temps de développer les thèses que celle qui se présente comme « une journaliste d’investigation », « féministe » et « laïque » l’a empêché de développer. On comprendra, au-delà de cet apparent conflit de personnes, que Caroline Fourest n’est pas seule et elle défend une idéologie : de Bernard-Henri Levy (qui a qualifié de très « scientifique » son ouvrage aux 200 erreurs factuelles), à Philippe Val ou à André Glucksman en France, à Paul Berman ou à Daniel Pipes aux Etats-Unis, à Douglas Murray en Angleterre (qui avait invité Caroline Fourest à présenter son livre à Londres) ou encore à Ayan Hirshi Ali aux Pays-Bas, l’objectif est le même.
Il est question de nourrir la confusion et les amalgames : islam « intégriste », islam politique, fondamentalisme sont opposés à un « islam modéré », « laïque », dont on ne nous présente jamais une claire définition. Il s’agit surtout d’empêcher l’émergence et la formation d’une conscience citoyenne occidentale et musulmane – nourrie par les valeurs démocratiques qui ne renie pas les principes de l’islam – et qui s’émancipe de toute tutelle idéologique, coloniale ou politique en s’exprimant citoyennement et librement sur tous les sujets : ceux qui concernent les sociétés occidentales (de l’école à la politique sociale ou à la discrimination à l’emploi ou à l’habitat) ; comme ceux qui ont trait à la scène internationale (de la question de l’immigration, à l’hypocrisie des Etats ou à l’oppression des peuples sous les dictatures ou l’occupation, en Afrique, au Moyen-Orient, en Chine ou en Palestine).
Ces intellectuels ou idéologues, anciennement de « gauche », défendent la liberté d’expression ou les valeurs démocratiques de façon sélective et partiale : il est des citoyens qu’il faut diaboliser et, à tout prix (de mensonges en fausses accusations de « double langage »), les empêcher d’être entendus ou de s’exprimer.
Voir ou revoir le débat entre Caroline Fourest et Tariq Ramadan





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