Nasrallah : « Israël, nous avons détruit ton rêve »

 

Quelques jours après que le Premier ministre Ehoud Olmert a déclaré que l’objectif du Grand Israël n’est devenu qu’illusion, le Secrétaire Générale du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, s’est réjoui de la « destruction de ce rêve ».

Dans un discours retransmis par la chaîne al-Manar, Nasrallah a affirmé que « la Résistance au Liban a planté le dernier clou dans le cercueil du Grand Israël après l’avoir vaincu en l’an 2000 ».

« La victoire de 2000 et la victoire de juillet (2006) ont mis fin au rêve du Grand Israël et de la superpuissance d’Israël, a-t-il souligné. Aujourd’hui, Israël est devenu comme les Arabes dans le temps. Les Israéliens parlent et menacent jour et nuit, mais en définitive, cela n’aboutit à rien. »

Aujourd’hui nous faisons face à un « Israël médiocre. »

Devant l’auditoire, Sayed Nasrallah a fait part de ses perceptions géopolitique, en avançant qu’il y avait  trois modèles différents de l’entité sioniste.

« La première est un Israël vaste s’étendant du Nil et l’Euphrate. La deuxième est un Israël forte Israël, qui ne comprend pas le Liban et la Jordanie mais qui occupe la Palestine historique. Et il y a la Palestine dont les frontières sont inconnues ».

Hassan Nasrallah a ensuite abordé le sujet de l’assassinat du responsable des opérations du Hezbollah, Chahid Imad Mougniyeh. « Ceux qui voulaient tuer Imad Mougniyeh – devraient s’inquiéter partout dans le monde», a t-il réitéré, ajoutant que  « la résistance au Liban a dépassé le stade de dépendre d’une politique ou d’un chef militaire, et il a la capacité de créer des dirigeants à tous les niveaux. »

Sur le plan régional, Sayed Nasrallah  a critiqué l’absence des pays arabes sur la scène internationale. Il a affirmé que « jour après jour, les Arabes sont les grands absents des développements régionaux et internationaux ». « Où sont les pays arabes ? s’est-il interrogé.

A l’exception de la Syrie qui tente d’être au cœur de l’événement, la plupart des pays arabes sont malheureusement absents. Nous trouvons aujourd’hui (sur la scène) la Turquie, l’Iran, la France, l’Europe et évidemment l’Amérique, mais où sont les pays arabes ? Il n’existe pas de réalité arabe officielle qui suscite la crainte d’Olmert. Le principal développement qui s’est produit dans la région depuis l’an 2000 est le renforcement et les succès des mouvements de résistance dans la région. »

Après avoir indiqué qu’« un seul pays arabe possède des dépôts de 3 000 milliards de dollars dans les banques américaines (…) alors que des dizaines de millions meurent de faim ».

Source : Al-Manar

 
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