Aperçus traditionnels sur la richesse, par Thierry de Crozals (première partie)
Nous nous excusons, par avance, auprès du lecteur pour les multiples répétitions que nous avons jugé importantes de faire; si nous les avons faites, c’est qu’il nous semblait capital d’insister sur ces points, car l’on n’insiste jamais assez sur l’essentiel, surtout aujourd’hui: si nous perdons le sens premier des mots, nous perdons alors inévitablement l’ordre de réalités auxquels ils appartiennent initialement, ce qui constitue proprement le début de toute contre-initiation.
La contre-tradition utilise plusieurs moyens afin de dissoudre toujours plus l’être humain, permettant ainsi son asservissement à sa domination, plusieurs pouvoirs proprement contre-initiatiques dont nous avons parlé en d’autres occasions. Mais il en est un particulièrement d’actualité: le pouvoir financier, celui de l’argent, arme redoutable et d’une efficacité incroyable, ce, dans de multiples domaines. Nous employons le terme de contre-tradition à dessein car il nous semble beaucoup plus adapté à l’ordre de réalités dont il s’agit, le pouvoir financier, l’oligarchie financière, n’étant pas un pouvoir autonome en soi, il lui est relié directement, n’en est qu’une forme, une arme de destruction; la contre-tradition telle l’hydre de Lerne, a plusieurs têtes…
Nous tenterons, en nous en tenant aux principes traditionnels (car, « La vérité historique elle-même n’est solide que quand elle dérive du Principe » Tchouang-Tseu, phrase reprise par René Guénon pour montrer que les faits historiques « traduisent selon leur mode les réalités supérieures, dont ils ne sont en quelque sorte qu’une expression humaine… »), d’apporter quelques éclaircissements qui, nous l’espèrons, permettront au lecteur de résister aux multiples pièges du temps de la parodie de l’ « Ordure dévastatrice »(Prophète Daniel), de comprendre ses manipulations et innombrables mensonges par lesquels elle installe son chaos.
Le thème de la richesse matérielle, de la possession de l’argent, de tout ce que l’on peut acquérir extérieurement (opulence, pouvoir, honneur…), tout ce qui détourne en définitif l’âme de l’Esprit en brisant leur union initiale, sont des thèmes amplement développés dans toutes les religions et mythologies: nous pouvons même affirmer qu’il n’est d’autre thème dans celles-ci, que celui de l’Union à l’Unique Réalité (le sacrifiant étant le sacrifié), le reste n’étant qu’illusion, ignorance, erreur entraînant l’errance (c’est la notion sémitique du « péché ») et nous renvoyons le lecteur à l’inévitable ouvrage de A.K. Coomaraswamy, « La doctrine du Sacrifice », pour plus de développements.
Ce pouvoir financier appartient à des lignées contre-initiatiques identifiées ou non, reliées à des « forces obscures », « dont le coup de maître est de faire croire qu’elles n’existent pas » comme le souligne A. De Dànann (Mémoire du sang), et pour lesquelles « le Ciel a été fermé », ce qui les conduit inévitablement à avoir un champ d’action sur l’infra-humain, la terre et ses richesses, leur accaparement, seules réalités pour elles: il n’est que trop évident de voir le rôle des multinationales (les anglo-saxons les ont même appelé des « trusts », remarquez, nous ne sommes plus à ça prêt…) à cet égard, organisant consciencieusement le pillage des ressources de la planète; c’est la « Prostituée » de l’Apocalypse qui étend son pouvoir chaotique sur les peuples, prélude à l’Avènement de l’Antéchrist (celui qui vient avant le Christ).
« Par l’étendue de ton commerce, ton sein s’est rempli de violence et de péché.
Par la multitude de tes fautes et l’injustice de ton commerce, tu as profané tes sanctuaires. » Ezéchiel.
Car il n’y a de commerce, d’échange, qu’avec Dieu, non pour l’acquisition de biens matériels mais du Bien Suprême. Il ne fût jamais question d’autre chose et les mots en attestent, comme nous le verrons par la suite.
Ce que Maître Eckhart exprime lucidement lorsqu’il écrit:
« Celui qui veut tout recevoir doit aussi tout donner, ainsi que je l’ai dit une fois il y a longtemps. C’est un marché honnête, un échange équitable. »(Des oeuvres intérieures et extérieures)
Il est intéressant de toujours remarquer cette opération de détournement du sens des mots employés par la contre-tradition, le mot-clé aujourd’hui est: la dette. Nous croulons tous les jours sous l’avalanche de la « dette », dette par-ci, dette par-là, jusqu’à la nausée et l’angoisse d’une « dette-tsunami » qui nous ensevelira, dressée illusoirement dans les graphiques tracés par nos « experts ès-dette », ces derniers n’insinuant pas autre chose que: « vous n’êtes rien, si petits comparés à nous si puissants, nous vous dominons, vous nous appartenez, vous nous devez tout!»
Il faut remettre les choses à leur place en redonnant aux mots le sens qu’ils ont. La dette, du latin « debita », « debere » signifie « devoir », l’homme en état de débit, est en état de manque (prenons un exemple par trop banal: si vous êtes débiteur auprès de votre banque, c’est que vous manquez d’argent, vous devez donc), manque car divisé du fait de la Chute, il doit se tourner vers le Vrai, ce qui est Plein, afin de combler son « manque » et le réunir, et seul Dieu est Vrai, Plein car Un: il est l’Unique Réalité qui ne manque de rien. L’homme n’est plus « total », il doit recouvrer son état de Totalité, d’Entièreté, qui seul est du domaine de Dieu (et de l’Esprit en l’homme): seul l’Un est entier, ne peut se diviser, se possède totalement et possédant donc nécessairement toute chose.
Pris dans son sens le plus haut initialement, le « débit » s’oppose au « crédit » comme l’ignorance à la Vérité, le non-réel au Réel, le vide au Plein, le devoir au Droit, la circonférence au Centre, la multiplicité à l’Unité. Et ajoutons que seul l’Un est absolument Libre, libéré de tout devoir, il ne doit rien, « l’homme-débiteur » ne l’est pas, il doit. D’où cette « ambiance » de plus en plus contraignante, de nos jours, d’absence de libertés, de privations ressenties par nos contemporains à qui l’on « débite » de plus en plus, de mieux en mieux jusqu’à l’anéantissement.
Arrêtons-nous donc maintenant un instant sur ce terme de « crédit » et redonnons-lui également son sens primordial. « Croyance », « créance », « crédit » dérivent du latin « credo », « credere » (opérer un placement en vue de), l’homme place sa foi connaissante en « moyen de paiement » pour être Un; il s’offre, car en s’offrant à Dieu en Vérité Dieu s’offre à lui. Dit autrement, l’homme appréhende par la Connaissance et la Foi seulement, le Réel, le Vrai. Lorsque l’on dit « J’accorde du crédit à ce que tu dis », cela veut dire que « ce que tu dis est important », « est crédible», « j’y adhère », « j’y crois parce que je le reconnais pour vrai, je le sais vrai »: le « crédit » implique nécessairement la Vérité. Et ceci est le fondement métaphysique de l’interdiction du crédit avec intérêt, le prêt à intérêt, sur lequel sont pourtant bâties nos sociétés modernes et qui en constitue le venin mortel: il n’y a rien à ajouter à la Vérité Une, Pleine et Entière, Totale Liberté, on ne peut rien ajouter à Dieu qui est Tout en Tout et dont toute vérité relative émane, toute. Et le reste n’est que du « vent », et c’est encore insulter le vent. Nous reviendrons ultérieurement sur cette notion de « prêt à intérêt ».
« Debere » « Credere »: devoir-croire, ce qui induit également logiquement, le lecteur l’aura déduit, la notion de « confiance » (du latin « con », ensemble et « fidere », croire, se fier, la Foi, fides, qui « sécurise » car unie à la Vérité). Il faut nous arrêter un instant à cette notion de Foi dont les modernes ont une compréhension fort vague; elle est intimement liée à la « Vérité »: « shrat », foi, en sanscrit, « satyam », vérité, sont identiques: « On ne peut séparer l’acte de foi de l’acte de vérité » précise A.K. Coomaraswamy, ajoutant: « En fait, on peut dire que c’est là le sens réel de la foi en théologie: « La nature de la foi réside dans la connaissance seule »(Saint Thomas d’Aquin); redonnons la parole au Maître de Thuringe: « (…) car une foi totale est bien plus qu’une pensée humaine. En elle nous avons un véritable savoir. »(Les Traités), et Shankarâchârya n’exprime pas autre chose dans le « Viveka-chudâ-mani ».
De cet état de division, de manque, l’homme s’en délivre par la réparation, la réintégration en l’Unité de Dieu qui efface, comme on efface une dette, l’oeuvre de séparation à l’origine du monde. L’homme se place dans le crédit de Dieu, Souverain Bien, source de toute Richesse et de toute Plénitude abandonnant son propre débit, sa vie faite d’oppositions, de dualités (il est intéressant de noter que « debita » implique dans sa racine « de » la notion de dualité, de cassure, comme on débite du bois, on le fractionne, on le rend multiple). Et c’est là tout le sens du rite sacrificiel, que nous évoquions au début, où l’homme extérieur, pour emprunter une terminologie « eckhartienne », est sacrifié à l’homme intérieur, le « moi » au « Soi », l’âme à l’Esprit; de la dualité vers l’Unité.
Comme nous pouvons dire que Dieu a crée l’homme, il lui a fait don de la Vie, l’homme a donc une « dette » envers Dieu, il la « paye », s’en délivre en se sacrifiant pour lui, en lui, en se donnant à son tour et s’unissant à lui. De « pauvre » par sa nature duelle il devient « riche » car il est tout dans l’Un, il possède tout, « riche » car « pauvre » en Dieu: vide mais plein, plein mais vide, les oppositions disparaissent dans l’Esprit, en Dieu Un.
Et le Prophète Daniel avertit que le temps où sera aboli le sacrifice perpétuel sera celui de l’installation de l’Ordure Dévastatrice.
Les mots ont un sens, ils ne viennent pas de « nulle part » et se tourner vers leur sens primordial bien compris est oeuvre salutaire: notons encore à cet égard que « peshû » en sanscrit signfie l’homme à sacrifier, il est l’objet du « commerce » avec la Divinité, et donnera pecunia, la monnaie, en latin. Illustrons notre propos avec le moment de la Quête pendant la Messe, et rien que le mot « Quête » est à lui seul tout un symbole, juste après la Prière Universelle, où il est fait don d’une pièce de monnaie à Dieu. Mais cette pièce, c’est nous, l’homme en donnant cette pièce, se donne entièrement. Ce qui signifie qu’il faut se vider, abandonner ses richesses extérieures, vider le « manque » constitué par la diversité, en « vidant ce vide », on atteint la Paix dans le Vide (Tao), Présence Divine au Centre de l’Homme.
Il n’y a qu’une dette, pas celle, fallacieuse, créée de toute pièces par ces « élites » corrompues servant un Etat injuste, elle est envers Dieu: car c’est à Dieu que l’homme doit tout, sa maison, ses biens, sa propre vie, tout; Dieu donne à ceux qui se sont détachés des choses matérielles, des tentations de la multiplicité, Dieu se donne à ceux qui sont Un, qui ont fait le grand sacrifice et il « ne prête qu’aux riches ». Aujourd’hui tout est consciemment organisé pour que l’homme ait une dette envers l’Etat, les banques, les « marchés financiers », dont on doit implorer la « confiance », et que sais-je encore? Démoniaque parodie que tout cela!
De tout ce que nous venons de dire, le lecteur peut l’appliquer analogiquement à l’ « Etat »; l’homme était total, entier, libre; l’ « Etat » l’était également, ce n’est évidemment plus le cas aujourd’hui, puisqu’il se fracture en abandonnant ses droits régaliens, comme, dans le cas qui nous intéresse, celui de battre monnaie, il emprunte, s’endette extérieurement donc se fractionne et il perd sa « Souveraineté », sa « Totalité », sa « Liberté », il n’est plus Indépendant, Autonome; il est à l’image de l’homme: démembré, débité, littéralement dépouillé. Nous laissons le soin au lecteur de vérifier par les « faits historiques » ce processus contre-traditionnel dont les exemples abondent ne serait-ce que dans l’histoire récente.
Quand l’homme se rendra-til- compte qu’il dort sur un matelas gigantesque de mensonges ? Quand se réveillara-t-il ? Ne voit-il pas l’inversion diabolique du sens primordial, conservé dans toute société traditionnelle, hiérarchique, qui s’institue entre la Divinité et l’homme, où tout est ordonné par en haut, qualitativement, verticalement et où tout est fait pour le rendre libre, le désaliener.
Le lecteur peut se rendre aisément compte à quel point nous sommes loin du charabia fumeux et proprement insignifiant, destiné uniquement à tromper, des « économistes » modernes, bien économes en Sagesse et en Lucidité. Ces quelques exemples illustrent parfaitement, selon nous, une chute du spirituel et du symbolique vers le temporel et son inexorable profanation du sens sacré initial. Substitution diabolique opérée par ces suppôts de Satan, que l’on peut résumer ainsi: homme-débiteur, Dieu-créancier; homme-débiteur, pouvoir financier-créancier, et qui se retrouve dans des formules tant usitées par nos contemporains comme « crédit à la consommation », « crédit bancaire », que de subversions et de manipulations…Quelle chute vertigineuse. Et cette société de consommation, mise en place diaboliquement par la contre-tradition, dont la négation et la destruction de la dimension Plénière inhérente à l’homme est le but, oui cette société, finira consumée dans et par l’ignorance de ce qui est Immuable dans l’éphémère.
Que l’on se rappelle l’extrême sévérité du Christ à l’égard de l’argent mais également du Prophète de l’Islam, Sceau de la Prophétie, et dernier prophète à nous envoyé. On parle à satiété aujourd’hui de dette, d’« argent-dette », mais cette dette inique et monstrueuse est générée par les intérêts, le prêt à intérêt dont nous avons parlé plus haut. Pourquoi ce terme d’ « intérêt »? Justement pour lui en donner sémantiquement, le rendre ainsi « intéressant », digne de considération, mais l’homme dans son orgueil oublie que là où est son intérêt réside le désintérêt de Dieu. L’usure (Ribâ en arabe) est condamnée sévèrement car l’argent ne peut être créateur, seul Dieu l’est; la prohibition du « ribâ » (et qui fût la dernière Révélation d’Allah au Prophète) en arabe implique même étymologiquement la réprobation du « profit », de « ce qui augmente et fait accroître une chose à partir d’elle-même » (cela renvoie à ce que le temps appartient à Dieu seul); de même des « assurances-vie », forme de pari sur la vie, injuste et immoral, car seul Dieu donne et reprend la vie.
Nous nous permettrons maintenant une digression qu’il nous semble intéressante de faire car elle illustre en reproduisant le même modus operandi: nous disons que les additifs alimentaires sont aux aliments naturels ce que les intérêts sont au crédit. Il n’y a rien à ajouter aux aliments, pleins et entiers par nature, ils sont « parfaits » en eux-mêmes dans ce sens qu’ils sont une forme de vérité émanant du Vrai. Ils sont des « reflets » de la Bonté de la Création divine. Le contrôle de l’homme par la nourriture, donc par sa santé, est une arme redoutable de nos jours; combien d’additifs, d’exhausteurs de goût aujourd’hui servant à corrompre nos aliments? Véritables poisons qui nous sont inoculés. Qui est derrière ce cartel chimique? Le lecteur averti sait certainement d’où proviennent ces chimistes apprentis-sorciers (et ce mot n’est point à prendre à la légère), ils descendent des vulgaires « souffleurs de verre », des alchimistes qui n’avaient rien compris à cette Science Traditionnelle et qui l’avaient perverti en en faisant un usage exclusivement extérieur et en dénaturant le principe hermétique selon lequel « la nature peut vaincre la nature. » Nous laissons au lecteur le soin de tirer les conclusions qu’il jugera nécessaires de tirer, encore une fois il nous importe moins de convaincre que de tracer des pistes: chimie, cancer (astrologiquement un signe d’eau, représenté par un crabe), chimiothérapie…C’est Hermès Trismégiste qui doit se « retourner dans sa tombe », si on veut bien nous passer l’expression…
Aristote disait encore: « (…) ce qu’on déteste avec le plus de raison, c’est la pratique du prêt à intérêt, parce que le gain qu’on en retire provient de la monnaie elle-même et ne répond plus à la fin qui a présidé à sa création. »(Politique; cf. également « Ethique à Nicomaque)
Pensée résumée par Platon et le Stagirite dans le « Un écu n’engendre pas. »
Nous voudrions maintenant, toujours dans ce processus de profanation, de sécularisation inhérent à la Manifestation elle-même, attirer l’attention du lecteur sur un autre point toujours lié à celui des « richesses »: l’or et l’argent (métal).
Les deux sont des symboles hautement traditionnels et donc, ont une fonction primordiale d’élévation spirituelle; l’or, métal incorruptible symbolise l’Esprit, il est chargé de sa puissance, il est le roi des métaux dont on fait les couronnes et les anneaux (autres symboles fondamentaux), il représente le Soleil qui jamais ne se couche, la Lumière divine qui dissipe les ténèbres de l’ignorance et il est amusant de constater que malgré toutes ces perversions, l’or garde toujours cette « force », ne dit-on pas de lui qu’il est une « valeur refuge »? Réminiscence profane et trouble que l’Esprit ne peut se corrompre…
L’argent, quant à lui, représente la lune, il symbolise l’âme (le mental), intimement lié à l’eau, il suffit de songer au pouvoir de la lune sur les eaux, le monde est né des Eaux Primordiales etc. La subtile union de l’ « argent » et de l’élément liquide est réalisée dans le mercure (car Mercure, dieu du commerce, du contrat qui unit, pris dans son sens premier, est le dieu psychopompe qui conduit les âmes), ce mercure que les alchimistes appelaient « fontaine de jouvence » et dans lequel il fallait fondre l’or…De plus une eau à fort débit n’est pas une eau calme et claire apte à refléter la lumière du soleil et il en va de même, en vertu de la loi d’analogie, du mental qui, agité par un débit incessant de pensées ne peut alors refléter intégralement l’Esprit, pour calmer ce mental, il faut remonter à la source, ce qui arrêtera le débit.
Et ne parle-t-on pas d’argent liquide? De « liquidités »? Pourquoi? Ceci est très significatif et à une dimension symbolique de première importance, et le lecteur pourra se rendre aisément compte à quel point il est essentiel de revenir au sens primordial des mots: la Rome antique appelait ses pièces de monnaie « moneta » car y figurait une barque, un vaisseau traduit par « manes » chez les Babyloniens, « menes » en Egypte, « minos » en Crète, « manan » en Germanie, « menon » en Ethiopie, « mona » chez les Bretons, même sens chez les Arabes etc (le lecteur pensera au « Manvantara », notre cycle actuel d’humanité, régit par le « Manou », Législateur primordial et Matsya (le poisson) est la première manifestation de Vishnu dans notre cycle, comme l’Oannès (Dieu-Verbe) des Chaldéens était représenté par un poisson qui est également une figure symbolique du Christ), cette barque fait référence à l’arche d’alliance, l’arche de Noé (Teba, mot qui lui renvoie au Centre Suprême et il y a tant de choses à dire…) dans laquelle est gardée la Tradition, la Connaissance. Analogiquement appliquée au microcosme, ceci a un sens symbolique éminemment capital.
Thierry de Crozals, pour Mecanopolis
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Mecanopolis éditera, dans les premières semaines de 2013, le livre de Thierry de Crozals, La pensée traditionnelle face à la modernité.




