Les Terroristes de Wall Street ont provoqué une Guerre Financière Mondiale
Fin Septembre 2008, tout le monde s’accordait pour dire que la crise financière, officiellement déclarée avec la banqueroute de l’entreprise Lehman Brothers, était comparable aux évènements du 11 septembre 2001, mais cette fois-ci d’un point de vue financier et économique. De même que l’escroquerie colossale du financier Madoff semble cacher des liens bien étranges, que les déclarations de Georges Soros, qui se réjouit que cette crise mondiale puisse faire plier les gouvernements récalcitrants au Nouvel Ordre Mondial, il semblerait que la banqueroute de l’entreprise de courtages Lehman Brother ait été organisée plusieurs mois a l’avance en permettant l’évasion de plus de 400.000 millions de dollars vers les banques d’Israël.
Les États-Unis ont-ils créé les conditions pour une guerre financière mondiale ?
Par Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, traduit de l’espagnol par Chevalier Jedi pour Mecanopolis
Le « Tsunami » financier est en train de révéler des évènements rocambolesques difficiles d’accepter pour quelqu’un de rationnel qui utilise l’arithmétique élémentaire.
L’horloge nationale de la dette (NDT : National Debt Clock), qui apparaît sur un écran du Times Square a New York, n’a plus suffisamment de chiffres pour comptabiliser la dette du gouvernement étasunien (cette dette qui ne prend pas en compte les dettes nationales et municipales, non plus celles des couvertures médicales, les retraites, et encore moins celle des entreprises privées et les comptes personnels). L’écran de l’horloge nationale de la dette fut installé en 1989 pour mettre en évidence les 2,7 milles milliards de dollars de dette de cette époque, mais qui maintenant ne suffisent plus et qui dépassent les 10 milles milliards de dollars (BBC 9/10/2008).
Linda Sandler (Bloomberg, 27/09/2008), révéla d’une manière effrayante que l’entreprise de courtage Lehman Brothers Holding Inc., à expatrié des Etats Unis plus de 400.000 millions de dollars sous forme d’actifs quelques mois avant que la maison mère de celle-ci ne se déclare en banqueroute. Ce qui dérange beaucoup dans cette histoire, c’est que la dite banqueroute fut reportée dans une comptabilité vieille de quatre mois. L’étrange disparition de cette somme (il faut ici constater que nous sommes au XXIe siècle), et selon Hughes Hubbard & Reed (la société légale qui représente la banque durant le procès pour sa banqueroute dans la Cours de Justice de Manhattan), serait due a une perte de valeur de l’entreprise, occasionnée par des changements dans le Marche. Bien sur !
Dans quelle caverne d’Ali Baba se sont caches les 400 milles millions de dollars ?
De plus, la controversée « The Voice of the White House » (truthseeker.com.uk du 02/10/2008) a provoqué bien des remous, en dénonçant que les mystérieux 400 milles millions de dollars furent envoyés avant la banqueroute de Lehman Brothers Inc. vers Israël, « les sociétés d’affaire envoient massivement par voie électronique d’immenses quantités d’argent vers les banques d’Israël », et plus particulièrement au Groupe Hapoalim, a la Banque Leumi et a l’Israël Discount Bank. Serait-ce ainsi ?
Hapoalim est la première banque d’Israël et fut dirigée par le défunt Ted Arison, spécialiste en croisières de luxe dans les caraïbes et autres croisières transatlantiques qui ont pour point de départ Miami, fut un fameux et reconnu délinquant fiscal aux USA.
La Banque Leumi possédait 85 mil millions de dollars (ce n’est maintenant plus le cas grâce a la « main magique » de New York) et des succursales dans 21 pays. Cette banque est en relation avec la financière internationale d’Hedge Funds (fonds de couverture sur le risque) Cerberus-Gabriel (Cerberus Capital Management) elle aussi impliquée dans un sulfureux scandale de contrats avec le Pentagone et la CIA, d’où sortirent avec de larges bénéfices le vice-président (NDT: ex-vice-président) Dick Cheney, l’antérieur vice-président Dan Quayle et l’ex-secrétaire a la défense Donald Rumsfeld, ainsi que des membres du congrès du Parti Républicain et de la pétrolière Halliburton (Daily Kos 10/03/2007).
Discount Bank est la 3e plus grande banque Israël et jusqu’à l’année dernière était contrôlée par Matthew Bronfman, qui a renoncé a son poste au conseil d’administration en raison de scandales pour des conflits d’intérêts.
La macabre histoire de la famille Bronfman mériterait une encyclopédie entière.
Les Bankster (NDT : banquiers-gangsters), la redondance est valable, ont démontré qui ils sont, car ils n’ont jamais cessé de l’être: les véritables Maîtres du monde néolibérale, comme le montre d’ailleurs qui sont les bénéficiaires du plan de sauvetage Paulson-Bernanke-Bush. Toute ressemblance avec le cas mexicain Foboproa/IPAB du cordobiste Zedillo, n’est que pure coïncidence.
Le Marché a disparu, marché qui en réalité, n’a jamais existé parce qu’il était contrôlé par la clepto-ploutocratie de Wall Street et de la City, il a été remplacé par une lutte pour le pouvoir mondial qui a pris sa place, et ce, avec des armes financières.
Les plans de sauvetage spectaculaires des deux cotes de l’Atlantique cherchent a freiner le colapsage financier et sauvegarder un minimum les structures bancaires en déconfiture, mais au passage, en profite pour maintenir a flot ses devises (voir la hausse artificielle du dollar) et assener quelques coups bas au passage, aux matières premières ennemies du G7 (en particulier le pétrole), ainsi qu’aux finances russes.
Le colossal plan de sauvetage britannique de pratiquement 1 trillion de dollars constitue de fait une nationalisation total du système bancaire (et des usuriers) qui se trouvait dans le 7e cercle de l’enfer de Dante.
Les récents « sauvetages » du G7, qui sans aucune considération, ont affecté les intérêts de tiers et ont encaissé les factures impayées de ses adversaires géopolitiques et géoéconomiques (voir « le Syndrome Samson », Bajo la Lupa du 01/10/2008), ont obligé l’OPEP a convoquer un conseil d’urgence (à partir de maintenant et à l’avenir, tous ce fera dans un caractère d’urgence pour faire face au Tsunami étasunien) pour essayer d’arrêter la chute de l’or noir en dessous des limites tolérables, chute qui vulnérabilise aussi de grands producteurs comme la Russie.
Serait-ce une guerre globale financière, que les Etats Unis auraient déclaré et dont ils n’oseraient pas prononcer le mot ?
L’attitude de l’Irlande est très étrange (voir Bajo la Lupa du 08/10/2008), elle a déstabilisé avec beaucoup d’attention et d’une manière très similaire a l’alliance faite par l’Allemagne avec la Russie (voir Bajo la Lupa du 05/10/2008). De la même manière, l’Irlande a saboté la Constitution de l’Union Européenne.
Cette prouesse que plusieurs analystes ont désigné comme étant la « main invisible » du déjà trop présent régime maffieu bushien, pour essayer de faire dérailler le vieux continent et l’Euro.
Une fois de plus et de façon très audacieuse, l’Irlande, qui a une petite économie avec un PIB nominal de 285.600 millions de dollars (face a l’Allemagne qui possède un PIB  de 3.332.000 millions de dollars, soit quasiment 13 fois supérieurs), a étendu sa garantie des dépôts aux banques étrangères qui opèrent sur son territoire, principalement Ulster Bank, First Active, HBOS, IIB Bank et Postbank, selon Tony Bonsignore (Citywire.uk du 09/10/2008).
Mais d’où l’Irlande, qui est écrasée par la récession, sort-elle tant d’argent ?
Wall Street impose-t-il sa main invisible depuis longtemps entrevue derrière de sinistres mesures irlandaises qui ont tant déstabilisé l’Euro et qui permis la hausse d’un Dollar alors sacrifié ?
Comme la Russie et l’Allemagne, les deux principales puissances en présence (vu sous un angle générale) ne sont pas ni manchotes ni mutilées, elles ont adopté des mesures défensives et même
contre-offensives très efficaces…
Stratfor, un think-tank de réflexions israélo-texan en relation avec le Pentagone, met en exergue la magistral coups de poker financier russe aux grandes implications géostratégiques avec son sauvetage financier, moyennant 5.400 millions de dollars qui valent de l’or en barres dans ce contexte, de l’Islande: un allié intime des USA, mais officiellement en banqueroute.
Quoiqu’il en soit, la Russie s’est positionnée plus près de la côte est des USA.
Nous assistons à une redistribution de la richesse mondiale et au réordonnement de la géopolitique globale.
Traduit par Chevalier Jedi pour Mecanopolis, Buenos Aires, Février 2009





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