Les Paradis fiscaux, boucs-émissaires bien commodes de la crise économique
Les paradis fiscaux viennent de faire un brutal retour dans l’actualité. Pas plus tard que ce week-end, Nicolas Sarkozy a estimé que la Suisse pourrait figurer sur la liste noire du G20. Le président français aurait-il oublié que son pays abrite Monaco et Andorre ?
Peu avant son élection, Nicolas Sarkozy voulait une France de propriétaires et, pour ce faire, il proposait de prendre pour modèle le système de garantie hypothécaire américain. Une crise de Subprimes plus tard, lors du sommet du G20 à Washington le 15 novembre dernier, il se faisait le chantre d’un libéralisme tempéré et d’un État interventionniste. Habitué des déclarations tonitruantes et sans lendemain, il n’hésitait pas alors à se faire menaçant en réclamant à corps et à cris qu’on « identifie clairement les coupables et fasse tomber les têtes ! »
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Trois mois plus tard, il ne reste rien de ces belles intentions et ce sont ceux qui ont plongé le monde dans « la crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale » que nos dirigeants politiques consultent pour trouver les solutions. Il n’est donc plus question de faire tomber les têtes, puisqu’elle sont toujours « pensantes », mais de trouver des boucs-émissaires, de sorte à détourner l’attention des électeurs (sans doute pour laisser le temps aux appareils répressifs de travailler en silence et mettre au point les plans d’urgence et les scénarios nécessaires pour contrecarrer émeutes et soulèvements populaires qui ne manqueront pas de se produire d’ici peu).
Entre-temps, l’ordre du jour du prochain G20, qui se tiendra le 2 avril prochain à Londres, promet de « mettre en œuvre des mesures pour protéger le système financier mondial des juridictions non coopératives qui présentent un risque d’activité financière illégale ». La mention est troublante et ambiguë. Troublante, parce qu’il n’y a pas de connexion entre la crise financière, qui prétend être l’objet du Sommet, et les paradis fiscaux. Les actifs à l’origine de la crise étaient totalement réguliers et n’étaient pas réglementés. Non parce qu’ils se trouvaient dans des « juridictions non coopératives », mais parce que les États-Unis avaient décidé pour des raisons politiques de ne pas étendre leur réglementation à ces actifs et ces acteurs.
Ambiguë parce qu’elle semble mettre dans la même situation deux types de problèmes très différents. Les paradis fiscaux sont en effet des lieux ou l’on échappe à l’impôt. C’est immoral et illégal, mais comme l’indique la carte ci-dessus, c’est un phénomène généralisé à 50 pays. La France oublierait-elle qu’elle abrite Monaco et Andorre ? Et les Britanniques, qui ont les îles anglo-normandes ? Les Belges sont de tout temps de grands clients du système bancaire luxembourgeois et avides de prendre leur retraite en Suisse ou…en France. L’Irlande et l’Autriche ont aussi des secrets bancaires bien ficelés. Ceux qui veulent dénoncer les pratiques de leurs voisins prennent donc le risque qu’on leur demande de s’appliquer leurs bons conseils en premier lieu.
A côté des paradis fiscaux, il y a des juridictions qui se sont spécialisées dans le blanchiment de l’argent. Pour la majorité, elles se trouvent dans les iles des Caïmans et des Caraïbes, comme Le Delaware ou les Iles Vierges, qui sont des États des… États-Unis.
L’attention sur les paradis fiscaux, pour légitime qu’elle soit, est une question de finances publiques qui doit être abordée, car le manque à gagner pour les États est considérable. Mais à la source de cette crise il y a l’administration Bush qui, plus qu’aucune autre, a favorisé les politiques de déréglementation de l’industrie financière afin de « laisser le marché courir follement et pour que la prospérité pleuve sur nous tous », comme le promettait encore le sénateur McCain durant sa campagne électorale, l’année dernière. C’omme on le sait, c’est exactement le contraire qui s’est produit et qui cause des millions de chômeurs à travers le monde aujourd’hui.
Bill Clinton, lors du World Economic Forum de Davos, il y a quelques semaines, admettait la responsabilité des États-Unis dans cette nouvelle Grande dépression. Il aurait été souhaitable que le Président Obama fasse de même lors du prochain sommet du G20, et que les responsables de cette crise, qui nous est de plus en plus présentée comme un phénomène météorologique (on nous parle régulièrement de « tsunami » ou de « cataclysme » dans le but de nous faire croire à une sorte d’imprévisibilité des crashs économiques qui surviennent). Mais bien sûr, il sera plus commode de nous présenter quelques boucs-émissaires sur un plateau.
Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis




je dirais plutot Anti-sionisme cousin ! Espece de Neo nazi
la poudre aux yeux. Ni plus ni moins ! Une histoire de riches pour des riches qui s’enrichissent encore plus ! Les Yenkees veulent le contrôle absolus. Anéantir les paradis fiscaux partout pour que ne subsistent que les leurs aux caraïbes.
c’est de l
je connais des amis de monsieur Sarko qui ont enregistré leur société aux Bahamas ….
Pourquoi les Bahamas, d’autant plus si cette société n’a rien à se reprocher.
Les îles Caimans sont belles dans les dépliants touristiques: on y découvre, Sea, Sun, Sex, et cocotiers. l’île Caiman se trouve à une heure de Miami en avion et elle est cinq fois plus petite que la région parisienne. elle abrite plus d’une trentine de filiales de banques internationales, plus de 350 banques d’adresse, et quelques 14 000 sociétés fictives, plus d’une par habitant. dans les îles Caimans, on y prélève aucun impôt, pas plus sur les profits que sur les revenus. le secret bancaire est l’un les plus étanches au monde et pour quelques milliers de dollars. pour y réaliser n’importe quelle opération financière, point n’est besoin de quitter son appartement aux bords de la Seine ou de la Tamise ou les rives du Lac Lémon. une dernière précision bien utile, les dépôts étrangers dans les banques Caimanes atteindraient plus de 3 millions de dollars par habitant.c’est pourquoi la balance commerciale des Etats ne veut abslument rien dire, car elle ne tient pas compte des mouvements des capitaux qui sont gigantesques et somme toute invisibles.
@Albert : Je en vois pas en quoi Israël serait un « paradi fiscal ». ton antisémitisme perturbe ton raisonnement, crétin.
Pour ma part, j’étais intérimaire et que ce soit de trouver un job ou un appartement, c’est galère mais au devant des graves problèmes écologiques actuels, du changement en marche, manifester pour ses droits tandis que son usine polluante est délocalisée ou en faillite, relève purement de la bêtise humaine voire de l’ignorance.
La Bourse fait parti d’un système établi où l’argent est roi. Le reste n’a pas la même valeur et la preuve flagrante de la folie humaine réside entre autres dans ces droits à polluer que certaines usines peuvent payer. Lorsque les gens ne penseront plus à l’argent mais aux vraies valeurs, l’Homme aura déjà fait un grand pas.
Israël est aussi un paradis fiscal. Pourquoi cet oubliage…
Oui, c’est toujours la même rengaine : les vrais salopards ne seront jamais tenu pour responsables !
Ce con de Sarko n’en rate pas une, décidément. Même si je ne vais pas pleurer pour les paradis fiscaux, j’attends avec impatience que les gens sortent dans la rue pour démonter la tronche aux grands patron qui profitent bien de la crise pour délocaliser et virer leur personnels.