Les premiers mensonges du président Barack Obama

 

Est ce superflu de faire remarquer qu’un plan pour « mettre fin » à une guerre qui inclut le maintien d’une garnison de 50 000 soldats en terre hostile est, en réalité, une façon de continuer la guerre, et non pas d’y mettre fin. Pour produire un tel plan et affirmer qu’il « met fin » à la guerre c’est l’équivalent précis de vider sa vessie chez son voisin et lui dire que le liquide est en fait une pluie bienfaisante.

obama
Mais c’est exactement ce que l’administration Obama propose pour l’Irak. Des « hauts fonctionnaires de l’administration » ont fait passer le message du retrait, utilisant des « journaux respectables » (qui n’ont même pas critiquer la propagande du gouvernement) comme quoi le Président Obama et ses généraux (ou plutôt, les généraux et les larbins du Pentagone dont il a hérités de Georges W Bush, et qu’il s’est empressé de maintenir en poste) se sont mis d’accord sur un compromis concernant le plan de retrait d’un certain nombre de soldats américains du pays que les Etats Unis ont détruit dans une guerre d’agression sans provocation. Obama voulait un agenda de retrait partiel de 16 mois, son rival potentiel pour la campagne présidentielle de 2012, le Général David Petraeus, voulait 23 mois. Donc, animé par la sagesse de Salomon, ils ont coupé la poire en deux et retireront, au lieu des 16 ou 23 mois, une partie des soldats américains en 19 mois.

Mais le plan envisage clairement une présence militaire américaine substantielle et surtout permanente en Irak, qui dominera les orientations politiques de cette importante et riche nation pétrolière, ce qui était bien sûr dés le départ l’un des principaux objectifs des agresseurs militaires de l’ Administration Bush. En mettant en application son plan pour continuer la guerre, Obama complète l’oeuvre de Bush et de sa clique de militaristes. Du New York Times :

« Même avec cet ordre de retrait, M. Obama projette de laisser derrière une « force résiduelle » de dizaines de milliers de soldats ( 50 000 selon les derniers chiffres cités ndlt) pour continuer à entraîner les forces de sécurité irakiennes, chasser les groupes de « terroristes » étrangers et protéger les institutions américaines… »

Et un « officier de haut rang » envoyé pour semer la propagande au Los Angeles Times a ajouté un autre rôle potentiel pour ces soldats américains restants : combattre pour l’Irak toute guerre contre l’Irak. Il a également fait preuve d’une franchise rafraîchissante sur les intentions finales du plan :

« L’officier de haut rang a dit que les soldats pourraient aussi aider à protéger l’Irak d’une attaque extérieure, quelque chose que les irakiens ne peuvent pas encore faire. »

« Quand le Président Obama a dit que nous allions nous retirer en 16 mois, certaines personnes ont entendu  » retirer » et que tout le monde partait. Mais ce n’est pas ce qui va se passer a dit l’officier. » »

Non, effectivement, « ce n’est pas ce qui va se passer. » L’un des plus remarquables aspects du plan  » war lite » d’Obama c’est son mépris éhonté, total pour l’accord signé entre les Etats Unis et le gouvernement irakien supposé souverain garantissant le retrait complet de toutes les troupes américaines pour fin de 2011. Bien sûr, cet « accord » a toujours été considéré pat tout le monde comme une farce – à l’exception des médias de masse US qui ont continué de rapporter les « dures négociations » comme si le pacte aurait une quelconque signification dans le monde réel. L’accord contient des clauses échappatoires permettant au gouvernement irakien de  » requérir » une présence militaire américaine continuelle après la date butoir de 2011 – et, considérant que tout gouvernement irakien en place en 2011 sera désespérément dépendant des armes et de l’argent américain pour se maintenir au pouvoir, une telle « requête » a toujours été une certitude absolue. Donc, je suppose que nous devons admirer la candeur de l’administration Obama qui abandonne toute prétention comme quoi les forces US vont quitter l’Irak à un moment donné du futur proche.

Mais l’hypocrisie – littéralement une hypocrisie meurtrière – d’affirmer que ce plan « laisse l’Irak à son peuple et met fin à la guerre de manière responsable », comme l’a affirmé Obama dans son discours de l’Etat de L’Union, est écoeurante. Il ne fait pas une telle chose et il le sait.

Au lieu de cela, ce plan plonge de plus en plus profondément les Etats Unis dans une guerre de « contre insurrection » pour le compte de toute clique ou faction de partis sectaires en Irak, moyen le plus efficace d’adhérer à l’agenda dominateur de l’Amérique dans la région. Il envoie un flot apparemment sans fin de soldats américains mourir et tuer, dans le cadre d’une action criminelle qui a aidé à provoquer la faillite de notre propre pays tout en envoyant des ondes de violente instabilité et d’extrémisme partout dans le monde. Il développera encore plus l’étendue de la corruption et des profits de guerre qui ont déjà atteint des proportions mondiales historiques vertigineuses.

C’est tout ce que le plan Obama-Petraeus fera. Mais ce qu’il ne fera pas c’est de « mettre fin à la guerre (…) de manière responsable », ou autre. Quand Obama dit qu’il le fera, comme il l’a dit la nuit dernière devant une audience en extase,c’est simple : il ment, et il le fait délibérément.

Source : CounterPunch

Traduction de Mireille Delamarre pour Planète non-violence et AlterInfo

 

3 Responses to “Les premiers mensonges du président Barack Obama”

  1. Intéressant, vraiment, cette vision alternative de l’info.
    Une remarque toutefois, non sur le fond mais la forme: vos textes critiques se doivent d’être d’autant plus rigoureux au niveau orthographique, c’est important pour la crédibilité. Et ce n’est malheureusement pas le cas ici…

     
    • Julie
  2. Mais c’est pas grave , ne vous inquiétez pas , le président est noir !

    LOL…

     
    • flo
  3. a quand un TPI pour les crimes americain en IRAK

     
    • slimene
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