Ahmed Matar : Oui, je suis un terroriste
L’Occident crie de peur
Quand je fais d’une boîte d’allumettes un jouet,
Alors qu’eux font de mon corps un gibet,
Prenant pour corde mes nerfs.
L’Occident panique le jour où je leur annonce
Qu’ils ont déchiré ma djellaba
Alors que c’est eux qui m’ont forcé à avoir honte de ma culture,
A clamer ma joie et mon ravissement
Quand ils me violent.
L’Occident est profondément peiné de me voir adorer
Un [seul] Dieu dans le calme de mon alcôve de prières
Alors qu’[à partir] des poils de leurs manteaux et de la poussière de leurs chaussures,
Ils pétrissent un millier d’idoles qu’ils placent au sommet de tas d’excréments,
Pour que je devienne leur esclave
Et que je m’adonne avec eux
Aux rituels des mouches.
Et lui, et eux me battront si je déclare refuser.
Si j’évoque en leur présence le parfum des fleurs et de l’herbe, ils me crucifient,
M’accusant de terrorisme !
Admirables sont toutes les actions de l’Occident, En ce qui me concerne, tant que je serai apparenté à la liberté,
Toutes mes actions seront considérées comme du terrorisme.
Ils ont détruit mon monde,
Qu’ils récoltent donc ce qu’ils ont semé !
Si sur mes lèvres et dans les cellules de mon sang,
La mondialisation de la destruction a donné des fruits,
Je le dis, je l’écris, je le dessine,
Je le grave sur le front de l’Occident
A l’aide de mon soulier de bois :
Oui, je suis un terroriste !
Un tremblement de terre a ses raisons.
Si vous les comprenez, vous comprendrez [aussi] les miennes.
Je ne porterai pas de stylo, mais [sortirai] mes griffes,
Je n’aiguiserai pas des idées, mais mes dents,
Je ne serai jamais gentil
Tant que je ne verrai pas la loi de la jungle
Et tous ses adeptes
Retourner à la jungle.
Oui, je suis un terroriste.
Dès à présent, je conseille à tout indicateur
Qui me suit en aboyant
De se revêtir d’un tank
Parce que je vais lui fracasser la tête, si jamais il frappe à ma porte.
Ahmed Matar
oui-je-suis-un-terroriste.pdf




un autre poème du grand Ahmed MATAR traduis par, Saadia HAJIB PIERRARD.
MOYENS DE SURVIE
Les projectiles de l’occident
Au dessus de ma tête, volent
L’embargo de l’occident m’encercle
Les chiens de l’occident me grognent
Aidez moi..!
Que vais-je faire..
Pour qu’ils ne m’assassinent pas ?!
-maudit le terrorisme..
.maudit soit le géniteur du terrorisme..
( je craint qu’ils ne m’entendent!»
Quel terrorisme..?!
Je n’ai pour arme que mes dents,
Qu’ils m’ont confisqués!
-Tu crois toujours à l’Islam
Non, pas du tout..
Les catholiques m’ont(apostasié)catholicismé
Découvrant le secret de ma circoncision ..m’ont judaïsmé
Les juifs m’ont testé
Découvrant ma bonté de cœur
Ont transformé ma foi en mes dettes.
Quel Islam?
Je suis « un catho-judaiste »!
-Tu portes toujours le prénom de « Taha »..
.non.. Je suis devenu Johnny
-Tes yeux sont toujours noirs..
Non, avec des lentilles bleus, j’ai transformé mes yeux.
-Peut-être ton teint bronzé
. Non, pas du tout.. Ils m’ont peint
- on va dire ta barbe dense..
. Non, pas du tout..
Ils m’ont rasé le crâne,
la barbe et les moustaches,
Et, ils m’ont pilé les sourcils,
Et, les cils
-un Arabe toi..
No, dont silly thay
Ils m’ont traduit!
-Tu portes le sang de tes ancêtres !!
Quel est mon péché ? Ce n’est pas de mon choix, que je suis engendré?
-Leur sang en toi qu’ils en veulent( verser), pas toi..
Ce ne sont pas tes affaires?
Reste loin d’eux (deux)..
.comment avoir la garantie qu’ils ne vont pas m’égorger?!
-suicide toi
Ou, meurt
Ou, rend ton âme aux crocs de la mort!
Merci aussi à CHOUKRI Fayçal pour l’encouragement et, pour l’appréciation.
amicalement
(désolée)je me rattrappe merci Bruno MERCIER pour ta gentillesse et ton appui pour le peuple Irakien.
merci mrimida pour tes encouragements et ta gentillesse.
mes amitiés
merci pour la traduction
il est sublime
C’est un poête a connaitre et à enseigner
amicalement
pour ceux qui aime la poésie d’Ahmed MATAR, voilà d’autres poèmes de ce grand poète accompagnés de mes amitiés:
CETTE TERRE EST BIEN A NOUS
Le pain de nos enfants
Est bien là, dans les casinos
Dilapidé par sa majesté l’âne
Son aubaine est que le chameau de son ancêtre
Est passé avant d’autre
Sur ces puits
Ô compatriotes, la seule noblesse est nous
Cette terre est à nous
Le blé que donne cette terre
Et le pétrole dans cette terre
Sont à nous
Son passé, son avenir sont à nous
Pourquoi au froid on s’habille de la nudité
Quand on a faim on mange notre faim
Pour fournir de cette misère
Richesse et quiétude pour ces fils de bâtards.
IMPORTUNITE
- De quoi m’accuse-t-on?
- On t’accuse d’être un Arabe.
- J’insiste, quelle est mon accusation?
- On te répète d’être un arabe
- Messieurs, dites-moi autre chose,
je vous ai demandé mon accusation…
pas ma punition!
lA DAME ET LE CHIEN
-Madame… c’est injuste!
Un chien qui mange la viande
Et, des peuples qui ne trouvent même les os!
Un chien qui se lave avec du champoing..
Et, des peuples qui nagent dans le sang!
Un chien qui dans vos bras, repose
Et suce le sirop de pomme
Et reçois des bisous par la bouche!
Et, des peuples comme des ombres
Qui se nourrissent des restes d’âmes
Et, pendant le sommeil, hibernent !
-who are they? ( qui sont-ils)
- mon peuple
. Don‘t mention them(ne faites pas allusion à eux)
Votre peuple mérite d’être dénigré
Et, d’être humilié et, d’être oppressé
-c’est injuste madame…
- où est l’injustice à ce que j‘ai dit?
Et, qui est en flagrant délit?!
Moi j’ai cajolé le chien, mais eux rien à voir,
Ils lui ont donné les rênes du pouvoir!
LA SAGESSE DE LA JUNGLE
Les zèbres courent dans leurs jungles
Imposants
Forts et vengeurs
Ils refusent l’apprivoisement et la réconciliation
La jungle leur apprit
De ruer la gentillesse derrière eux
Pour qu’ils préservent leur vie!
Dans les étables des villages planifiés
Somnolent les bêtes de somme (les ânes serviteurs)
Humiliées et soumises
Du fait d’enlever leurs peaux aiguisées
Les a dégoûté de la résistance
Elles sont devenues obéissantes
Au rythme du système, elles avancent!
LE ZOO
Quelques parts
Sur notre planète terre
Une cage contemporaine pour les fauves de la jungle
Gardés par des militaires et des baïonnettes
Dedans, il y a des tigres qui croient à la liberté
Et des lions qui mangent avec la fourchette et le couteau
Sur la table de la rébellion
Les restes des cerveaux humains.
Des chiens avoisinants des chiens
Une cage peuplée par des kéfiés!
Et des barbes enduites d’huile.
On trouve aussi, des singes africains
Attachés à des cercles sionistes
Dansant toute la journée sur des mélodies américaines
Il y a des loups
Qui prient le Dieu « du trône »
Et appellent les moutons à Dieu
Pour qu’ils les dégustent sur l’autel.
Dans la cage un corbeau
Qui ne ressemble pas au corbeau
Ses plumes ont la couleur de l’automne
Et volent avec des ailes royales
Il a la taille d’un scorpion
Avec sa voix de serpent
Il insulte l’aiglon
Utilisant toutes les voies médiatiques
Alors qu’il partage (en secret) avec lui, les méthodes
De la destruction entre la destruction
Il y a des léopards républicains
Des hyènes démocratiques
Des chauve-souris constitutionnelles
Des mouches rebelles avec des maillots kakis
Qui tombent sur les perrons
En combattant entre les verres
« ils vont frapper aux portes(1)
Ils vont s’ouvrir les portes »!
Une cage contemporaine pour les fauves de la jungle
Qui n’autorise pas à l’humanisme
D’y entrer
Parce qu’ils ont écrit sur la porte
(La ligue des nations Arabes)!
(1)Chanson sur juresalem de la grande chanteuse libanaise Fairouz
les portes: sont les portes de la ville sainte.
bonne lecture à tous et à toutes
sadiahajib
Bonjour
je vous remercie de m’avoir fait connaître la poésie d’Ahmed Matar.
c’est très fort et j’ai beaucoup d’amitié pour le peuple irakien.
C’est un peuple courageux. je pense souvent aux victimes de l’impérialisme américain.
Je vous envoie mes saluations de la Suisse.
Bruno
poète suisse
filicitation saadia hajib c’est une traduction réussie
Merci pour ton commentaire encourageant. j’essaye de traduire les best de Ahmed MATAR-selon moi- pour permettre aux francophones de lire les poèmes de ce grand poète Irakien. il ya des francophones d’origines Arabes qui ne connaissent pas la langue arabe. alors pour eux et pour les occidentaux francophones qui s’interessent à la litterature Arabe, je dédierai toutes les traducions de c grand poète.
cordialement.
tout mes filicitation belle traduction mais pou moi j’aimerais bien la lire dans la langue originale l’arabe
puisque ca conserve mieu le sens
enfin merci pour votre effort
un admirateur de la poeme politique surtuot ahmed matar
j’ai essayé de traduire le poème du grans poète Irakien l’exilé Ahmed MATAR: oui, je suis un terroriste
Oui, je suis un terroriste
L’occident pleure sa peur
Quand je fais d’une boite d’allumette un jouet
Alors, que lui fait de mon corps un gibet
Ses cordes… mes nerfs
L’occident s’affole
Quand j’annonce qu’il a déchiré mon habit
Et, me persécute pour que j’ai honte de ma culture
Et, que je clame ma joie
Et mon grand ravissement quand il me viole
J’ai toujours prié un Dieu seul
Dans le quiétude de l’autel
Lui qui pétrisse de ses poils et la poussière de ses chaussures
Des milliers d’idoles
Qu’il élève au sommet, sur un tas des plus crasseux des titres
Pour que je sois son esclave
Et, je m’adonne chez lui aux rituels des mouches
Lui, eux ils vont me battre
Quand j’annonce ma grève, ma rébellion
Quand j’annonce l’odeur des fleurs et des plantes
Ils vont me crucifier sur la liste du terrorisme
Géniales sont toutes les actions de l’occident
Et, ses lèches bottes
Moi, comme j’ai un lien de parenté
Avec la liberté
Tout ce que je fais… est un sorte du terrorisme
Ils ont détruit mon monde
Qu’ils récoltent ce qu’ils ont semé
Quand pousse sur ma bouche
Et, dans les globules de mon sang
La globalisation de la destruction
Je le dis, je l’écris et je le dessine
Je le grave sur le front de l’occident
Avec mon sabot
Oui, je suis un terroriste
Quand la terre tremble, elle a ses raisons
Quand vous les comprenez
Vous serez bien conscient des miennes
Je ne porterai pas mes plumes
Je sortirai mes griffes
Je n’aiguiserai pas mes pensées, mais, mes dents!
Je ne serai ni gentil ni tolérant
Tant que la loi de la jungles et ses prédateurs ,
Retourneront à la jungle
Oui, je suis un terroriste
Je conseille à tout espion
Qui aboie à ma poursuite
De revêtir un tank
Car, je vais lui fracasser la tête
Si jamais, il frappe à ma porte.
poème du poète Ahmed MATAR traduis en langue Française par saadia HAJIB