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La dégradation de l’environnement restera-t-elle un problème majeur du XXIème siècle ?

 

Par Régis Mex

De nos jours, le respect de l’environnement est l’un des sujets que nos postes de télévision et de radio nous rabâchent le plus. Or, je doute que beaucoup de citoyens pensent réellement qu’il leur incombe de remédier à la plus grande partie du problème écologique en préférant se rendre en bus plutôt qu’en voiture sur leur lieu de travail ou en ne laissant pas couler le robinet pendant qu’ils se brossent les dents. Nous devrions plutôt attendre de nos hommes politiques qu’ils prennent des décisions significatives à l’échelle nationale, voire mondiale, pour lutter contre la pollution. Comme le débat que l’écologie suscite part souvent dans divers sens confus et simplistes, dont la finalité culpabilisera souvent le petit citoyen, je vous propose ma propre réflexion sur le sujet.

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La pollution est effectivement quelque chose qui est intrinsèque à notre monde, mais qui s’est manifestée sous des formes multiples à travers le temps. À la pollution animale, naturelle, a succédé la pollution humaine, irrespectueuse de l’équilibre. Celle-ci peut constituer un véritable danger du fait de son pouvoir de casser la fragile stabilité environnementale, mais ses conséquences peuvent-elles menacer la survie de l’humanité pendant tout le reste de son existence ?

Il convient tout d’abord de s’entendre sur ce que nous qualifions de pollution en fixant une définition bien précise à ce terme. Nous pourrions lui donner le sens communément admis qui décrit la pollution comme la « modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en partie comme un sous-produit de l’action humaine, au travers d’effets directs ou indirects altérant les critères de répartition des flux d’énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physico-chimique du milieu naturel et de l’abondance des espèces vivantes » ; c’est sous cet angle de vue que nous allons aborder les choses. Nous exclurons ainsi la pollution animale, terme qui sonne plutôt faux, car, bien que la vie des animaux comporte parfois des comportements nocifs à l’environnement ainsi que la nécessité de toujours consommer des produits issus des créations terrestres et d’en rejeter les déchets, cette façon de faire s’harmonise toujours totalement avec les lois naturelles, et elle ne crée donc en aucun cas de déséquilibre ni de souillure qui puisse avoir un quelconque impact contre-nature sur l’environnement. Les animaux font effectivement partie intégrante de la nature, et c’est pourquoi parler de pollution animale ne peut être dénué d’une consonance paradoxale, puisqu’elle ne modifie en rien le milieu naturel d’une façon défavorable qui n’aurait pas été prévue par les lois de la nature, contrairement à l’homme, et c’est de son cas que nous débattrons, puisqu’il est le seul qui cause une pollution qui soit significative. L’être humain est effectivement plus qu’un animal intelligent ; il a la capacité d’imaginer, de créer et de se mettre en phase avec des idées et principes qui dépassent les lois naturelles fondamentales desquelles les animaux peuvent s’écarter. De ce fait, il a réellement le pouvoir de faire deux choix extrêmes : vivre en osmose avec la nature ou la dominer. Il ne faut pas pour autant confondre être en symbiose avec son environnement et être soumis par lui, car pour parler de choix, encore faut-il avoir conscience de sa situation et de ses éventuelles alternatives ; ainsi les premiers hommes étaient-ils maîtrisés par les lois naturelles avant le début de la civilisation, moment auquel ils ont finalement pu s’extirper de cet état de simple animal intelligent, et être en mesure de faire ce fameux choix entre l’attitude harmonieuse ou l’exploitation irrationnelle de leur environnement.

Nous pouvons opposer deux types de sociétés sur base de ce modèle : les civilisations de type occidental, que ce soient les égyptiennes, mésopotamiennes, grecques, romaines, scandinaves et autres de l’antiquité, qui, bien que nettement plus spirituelles et respectueuses de la nature que notre société actuelle (qualité qui a paradoxalement diminué au cours du temps proportionnellement à l’amélioration des richesses matérielles et des moyens techniques), ne faisaient pas pour autant de leur environnement une réelle préoccupation, ayant plutôt tendance à se rapporter à des dieux échappant à toute tangibilité. En revanche, les civilisations vivant en Amérique (essentiellement du Nord) à la même époque et jusqu’à leur colonisation, de même que quelques peuples chinois, asiatiques plus généralement et plusieurs tribus africaines ont longtemps été, et continuent de l’être pour certains, animistes. Donc, ces peuples étaient baignés dans une civilisation, brillante au demeurant en ce qui concerne particulièrement les Indiens d’Amérique, mais bénéficiaient d’une conscience plus large de l’importance de leur milieu naturel et y vivaient avec plus de précautions. L’interprétation des forces naturelles majoritairement sous formes d’esprits plutôt que de dieux contribuait à les maintenir plus attentionnés aux réalités de leur monde ; en somme, les esprits qu’ils vénéraient, de façon semblable à ce que les autres civilisations faisaient avec leurs dieux, étant parties intégrantes de la nature, on ne peut que comprendre facilement la propension qui est née à entourer cette dernière de tous leurs soins. L’histoire nous a cependant montré que ce n’est pas cette vision du monde qui a primé et a été en mesure de survivre au cours du temps, car il semblerait que le point auquel ces peuples animistes se sont fondus et complais dans la nature a retardé les nécessités plus matérielles mais tout aussi vitales qui auraient contribué à l’avancement de leur civilisation, ce qui les a rendus de faciles proies pour les peuples moins pacifiques, le meilleur exemple étant l’extermination des Indiens d’Amérique du Nord à 95% par les colons britanniques/américains. Le modèle qui a survécu a donc été celui de notre société actuelle, celui qui suit la loi de la raison du plus fort ; effectivement, au fur et à mesure que les civilisations qui nous ont précédés et sur lesquelles reposent les fondations de notre société occidentale ont progressé, cela s’est fait sur le plan matériel, des techniques et des inventions, et bien moins du point de vue de la sagesse, une certaine lassitude étant éprouvée pour les anciens dieux farfelus, tout comme le dieu unique qui leur a succédé se retrouvera progressivement délaissé à cause des abus et des égarements du clergé qui lui était dédié. En vérité, il est nécessaire de se référer à ces éléments qui font partie des causes de la mentalité collective actuelle, puisqu’en effet, tout ceci nous permet de voir que plus une civilisation a évolué sur le plan matériel, plus elle a régressé sur le plan philosophico-spirituel. Ainsi les innovations techniques ont toujours contribué à détruire l’environnement, à cette « modification défavorable du milieu naturel qui apparaît comme un sous-produit de l’action humaine », en permettant une contrepartie d’amélioration du confort pour ceux qui en bénéficiaient, et de profit pour ceux qui en étaient à l’origine et les mettaient en oeuvre. Lorsque l’on trouvait de nouvelles ressources permettant d’améliorer à la fois la puissance, l’utilité et les rendements que permettaient la technologie, ces mêmes ressources étaient presque toujours plus polluantes que leurs prédécesseurs. Le point d’orgue de l’égarement dans le pur matérialisme est maintenant atteint avec la situation catastrophique dans laquelle nous sommes, que ce soit au niveau du réchauffement climatique, de la disparition des espèces, ou de la surconsommation… Mais si l’on se projette dans le futur, il semblerait que les choses soient destinées à changer.

En effet, les réserves de pétrole et de gaz mondiales n’ont plus qu’une durée de vie estimée à 33 et 56 ans, et il se fait de plus en plus difficile d’en trouver étant donné que, par exemple, la moyenne de l’importance des gisements de pétrole que l’on découvre devient de plus en plus petite. Le processus de disparition a donc déjà commencé, et ses effets se feront progressivement sentir pendant cette trentaine d’années qu’il reste à vivre au pétrole. La demande de pétrole, qui augmente de plus en plus, ne pourra donc pas être honorée, tout comme cela sera le cas avec le gaz plus tard. Il va donc devenir impératif de trouver des méthodes alternatives, et ces dernières ne pourront sans doute qu’être non polluantes.

Il est effectivement incontestable que l’on se penche de plus en plus sur des moyens « verts » de produire de l’énergie, que ce soit en utilisant l’énergie solaire, de l’eau, du vent… Autant de possibilités exploitant des ressources naturelles renouvelables et infinies. Il est cependant inquiétant de voir que certains voient dans les biocarburants une source viable d’énergie, alors qu’ils ne peuvent être confectionnés qu’en utilisant de manière massive des produits le plus souvent végétaux et qui peuvent servir d’aliments, ce qui contribue à détruire l’environnement encore plus qu’il ne l’est déjà, et à aggraver une famine qui existe déjà généralement dans les pays où a lieu cette exploitation. Nous pouvons illustrer ces catastrophes par l’exemple qui est probablement le plus connu à ce propos ; les fameuses cultures de soja brésiliennes, qui demandent une vaste déforestation de la forêt amazonienne pour créer des hectares d’espaces libres permettant la culture du soja. De surcroît, comme ces terrains appartiennent à de grosses entreprises, les petits cultivateurs indépendants subissent des pressions de leur part pour qu’ils quittent leur habitation et aillent s’installer ailleurs, dans des endroits où ils ne pourront souvent plus générer des revenus décents. Ajoutons à cette destruction de l’environnement et à cet appauvrissement de la population locale que tout ce qui est produit de la sorte pour créer des biocarburants est ce qui n’aura aucune chance d’arriver dans les assiettes des brésiliens souffrant de famine. Il s’agit donc d’une énergie qui, je l’espère, ne devrait pas réussir à s’imposer dans le futur.

La voie la plus crédible est donc bien celle des énergies vertes renouvelables, qui font de plus en plus l’objet d’études de viabilité et d’investissements.
Le soleil, la force de l’eau et du vent, l’hydrogène et la fusion nucléaire sont théoriquement capables d’engendrer toute l’énergie dont l’homme a besoin. L’homme dispose de ressources potentielles illimitées: le problème de leur utilisation est simplement technique. Dans les années 1970, le futurologue Herman Kahn (1922-1983) considérait que la Terre pourrait nourrir 20 milliards d’hommes avec un revenu moyen nettement supérieur à celui des pays développés de l’époque, sans sous-estimer aucunement les problèmes d’environnement et de pollution, avec en perspective l’idée que le volume de la population se stabiliserait vers le milieu du XXIème siècle. Les problèmes sont plus qualitatifs que quantitatifs.

Il demeure cependant un problème : alors que le chemin devrait être tout ouvert devant ces alternatives, de nombreux lobbys dont les intérêts se trouvent dans le commerce des hydrocarbures rachètent les brevets des inventions qui pourraient causer du tort à leur entreprise, et freinent donc la recherche. Ils ne permettent pas que les événements les dépassent et qu’ils puissent perdre leur mainmise sur l’énergie à cause de l’une ou l’autre invention permise par le progrès, mais ils seront forcés, un jour ou l’autre, de se convertir à d’autres types d’énergie que ceux dans lesquels ils font actuellement fortune, car la disparition du pétrole et du gaz est bel et bien inéluctable. C’est pourquoi il est permis de chercher mais pas de trouver ni de mettre en place des projets vraiment significatifs trop tôt : il faudra attendre que ces magnats du monde financier soient prêts à faire migrer leurs intérêts vers les nouvelles énergies, de sorte à ne pas disparaître ni faire trop de pertes, pour que des nouvelles techniques puissent émerger sur le marché. Mais, étant donné qu’ils iront sans doute jusqu’au bout de leurs moyens, c’est-à-dire attendre aussi longtemps que ces 30-50 ans de longévité des ressources le leur accordent, beaucoup de mal qui aurait pu être évité sera fait à la planète. Malgré tout, l’hypocrisie et le manque de scrupules sont poussés jusqu’à ce que certains fonds d’investissement tentent de faire de l’écologie un business lucratif ; ces fonds se spécialisent dans l’achat et la vente de droits à polluer dans l’objectif de faire du profit avec ce type de produits, exactement comme ils le font avec le pétrole, avec les produits alimentaires, avec les crédits immobiliers, etc. Ces droits de polluer induits par les Protocoles de Kyoto semblent donc faire des heureux. Protocoles qui sont un retentissant échec, puisque outre le fait qu’ils n’ont même pas été ratifiés par la première puissance mondiale que sont les Etats-Unis, l’émission des gaz à effet de serre a augmenté de 35% au niveau mondial entre 1997 et 2007, et on conçoit mal ce que les États ont le pouvoir de faire pour contraindre des entreprises qui les dominent complètement à baisser leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces derniers ont d’ailleurs été si généreux avec les entreprises que le prix de la tonne de carbone est quasiment d’un niveau 0, leur permettant ainsi de polluer autant que cela leur chante.

Il est donc clair que la pollution en tant que modification du milieu naturel par l’action humaine existera toujours, mais ce n’en est pas pour autant une « fatalité » dans le sens où cela serait défavorable ; en effet, bien que cela blessera toujours la nature, il n’en est pas pour autant vrai que l’homme, pour vivre différemment d’un animal, doit obligatoirement sortir du cycle naturel avec les conséquences que cela engendre sur son environnement. Le problème avec l’être humain, c’est qu’il a toujours manqué de sagesse ; il a été conçu de sorte à être une force de la nature à part entière, ce qu’il est plus que jamais à l’heure actuelle, pouvant influencer le cours de bien des cycles naturels, mais il ne s’est pas encore montré capable d’assumer réellement cette responsabilité. En effet, les peuples animistes étaient trop proches de la nature et pas assez des préoccupations de leur civilisation, alors que faire progresser cette dernière est tout de même la raison d’être de l’homme ; en conséquence, ils ont quasiment disparu et ceux qu’il reste à l’heure actuelle ne vivent plus que dans un état primitif, de même que tous les autres modes de vie qui étaient certes porteurs des meilleures intentions, mais trop éloignés des nécessités du monde réel pour que leur existence ne soit pas éphémère. Actuellement, dans nos sociétés de consommation dégénérées qui ont perdu les meilleurs repères qui puissent guider l’être humain, comme Dieu, et qui ne jurent plus que par de futiles jouissances matérielles, nous sommes dans une optique extrême, dont le défaut est d’être si profondément ancré sur ce que l’on pense être les réalités du monde que l’on en oublie les choses autrement plus subtiles et utiles que ce qui est purement matériel, tangible, mais n’en est pas pourtant tout aussi nécessaire, réel et vital. Nul doute que cette stupide logique de court terme ne cause notre perte tout comme les égarements d’autres peuples, sociétés ou civilisations ont causé la leur. Mais il est encore possible de rectifier le tir. Il ne faut en aucun cas s’attendre à ce qu’un changement providentiel vienne de nos gouvernements irresponsables, mais cela n’empêche pas que l’on puisse avoir une certaine foi dans le destin, puisque comme nous l’avons vu, il semble que l’humanité soit obligée d’adopter des techniques d’énergie verte dans un avenir relativement proche. Cependant, bien que cela réglera peut-être le problème des gaz à effets de serre, qui seraient, bien que beaucoup de scientifiques en doutent encore, à l’origine du réchauffement climatique, et que cela contribuera à assainir l’environnement, il n’en reste pas moins que les problèmes de surconsommation qu’engendre la surpopulation, et qui causent une disparition affolante des espèces, persisteront. Cette surconsommation me semble d’ailleurs plus dramatique que le réchauffement climatique, et peut être également considéré comme une sorte de pollution. Reste à savoir si ce type de pollution sera, lui, non seulement une fatalité, mais également fatal au genre humain. Ce point relève donc plus de la spéculation que le premier, mais au vu du dérèglement climatique qui engendre des cataclysmes de plus en plus nombreux et violents, nous pouvons déduire que, si l’humanité ne règle pas bientôt ce problème d’elle-même, en trouvant une parade, la Terre s’en chargera d’elle-même. Cela ne causerait certainement pas une extinction du genre humain, mais un retour à l’équilibre qui ferait des centaines de millions, si ce n’est des milliards, de victimes. Cependant, si l’humanité veut échapper à cette tragédie, elle doit se débarrasser de son modèle de vie déséquilibré, voué à une mort certaine comme ceux qui l’ont précédé, et adopter enfin la sagesse du juste milieu, qui permette au genre humain de faire progresser ses particularités d’humain en utilisant ce qui lui est nécessaire dans la nature pour faire avancer sa civilisation, mais en veillant aux lois qui permettent l’équilibre de son environnement. Une sorte d’intermédiaire entre les caractéristiques des sociétés animistes et de celles de notre époque : une harmonie sans fusion, une exploitation sans domination. Tant que notre société n’aura pas atteint cet idéal, les pires types de pollution ne pourront qu’être des fatalités.

Régis Mex, pour Mecanopolis

 

22 Responses to “La dégradation de l’environnement restera-t-elle un problème majeur du XXIème siècle ?”

  1. Le capitalisme n’est pas le seul responsable de cette catastrophe annoncée. D’une manière générale, ce sont les idéologies purement matérialistes qui en sont la principale cause. N’oublions que la Russie Soviétique, par exemple, négligeait totalement l’environnement, et le détruisait à petit feu au fil des politiques de planification !

     
    • Alior
  2. oui je suis tout a fait d’accord avec vos propos et je suis phylosophiquement atteint patr votre thèse, si belle soit elle je vous pris de me répondre le plus rapidement possible mes sinceres salutation jean paul de Haute Loire =)

     
    • lig
  3. Au passage, je diffuse l’information (ça date de 2007 et 2008). Je pense que la situation est encore pire maintenant.

    Un « continent » gigantesque de déchets se formerait dans le Pacifique Nord http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1471.php. .

    ++

     
    • Polack
  4. Pour ma part le problème ne vient pas du capitalisme.

    Remettre la faute sur la capitalisme seul serait faux. Je vous donne un exemple : Tout les fautes proviennent du modèle actuel, on à mis en place un monstre qui s’appelle capitalisme et qui mange tout, même les solutions pour un futur meilleur.

    C’est comme dans tout règne animal, l’espèce prédominante domine. Mais une fois qu’une nouvelle espèce prédominante arrive, elle domine l’ancienne.

    C’est un problème de solution, de moyen et de volonté. Je suis sur que le capitalisme et vouer à disparaitre totalement ou en partie par une nouvelle espèce prédominante.

    Avec l’avènement des technologies actuelles, nous ne somme qu’au début d’un changement profond, c’est justement la que le capitalisme va se trouvé devancé par ce nouveau modèle prédominant.

    C’est dans ce nouveau modèle prédominant que nous devons mettre tout nos efforts.

    Cordialement

     
    • Polack
  5. j’ai oublié une donnée du calcul : la quantité de carbone relaché dans l’atmosphère depuis la première révolution industrielle

     
    • adam
  6. @JV

    certes !
    Nous voilà donc d’accord sur l’univers des possibles, qui est fort vaste.

    Maintenant revenons à l’écologie pratique.

    J’ai calculé, sur la base d’informations pêchées sur le site manicore, à quelles conditions il est possible de revenir aux teneurs en CO2 préindustrielles.

    Voici mes hypothèses de départ :
    l’arret complet des émissions humaines (industrielles).
    la plantation de forêts en lieu et place de cultures industrielles (excepté les pâtures pour la simple raison qu’avec leur sous-sol elles sont à peu près équivalentes aux forêts en termes de puits de carbone).

    Pour effectuer ce calcul il faut les données suivantes trouvables sur Manicore :

    la surface mondiale des terres cultivées
    le flux de carbone annuel gangné par la substitution champ-foret à l’hectare
    la durée de vie du puits de carbone forestier : 100 ans. (au delà le puits est saturé et il y a un cycle pur sans gain ni perte).

    Le résultat de mon calcul donne une substitution de 25 % des cultures industrielles par du reboisement.

    Il s’agit là d’un calcul bebete mais qui donne un ordre de grandeur.

     
    • adam
  7. @adam
    Vous citez le cirque électoral à son stade actuel ; j’ai souri – à la parade des Verts (« Que font-ils? ») qui ont été les premiers à visiter Coupat en prison !

    Toute solution n’étant intelligente que sur l’assise de prises d’avis multiples et contradictoires, il n’est pas possible d’écarter Marx et l’écologie de Marx pour faire quelque chose, surtout si l’on ne veut pas être prétentieux. Il y a lieu de tenir compte des fils de Marx forts de leur anticapitalisme et qui ont pris acte de l’amalgame de Marx et Engels entre ce qui était renouvelable et ce qui était épuisable.

     
    • JV
  8. @JV : à propos de Gorz et d’autres. Il ne s’agit pas tant de savoir si il y a fidélité (fides : foi, confiance) à Marx comme il y aurait fidélité en Dieu. Simplement, on ne peut ignorer l’Histoire réelle et les déconvenues pour ne pas dire les catastrophes du XX siècle, sauf à les reproduire.
    Gorz, parmi d’autres, a seulement fait un parcours à partir des positions admises de son époque, à, savoir la religion selon saint-Marx.
    je n’ai pas précisément pour ambition d’arbitrer sur sa fidélité ou son hérésir. Je voulais seulement montrer à Fauzi que son retour à Marx, pur et dur, fait l’impasse sur un siècle de remises en questions.

    @Fauzi :
    je suis content de voir réapparaitre la Dia-logique dans votre discours. Aussi je mets tout de suite en garde contre l’abus historique qui en a été fait par la propagande.

    Plus mystérieuse encore que la logique binaire des mathématiciens lambda, elle n’en sert pas moins à mystifier le public que les déclarations de Prix Nobel ou grands savants et autres pretres de la Technologie.
    Parler de raison dialectique contre la raison scientifique : OK. La rabattre sur Marx c’est un racourci idéologique : que faites vous de Karl Korsch, des conseillistes, des existentialistes, en particulier de Jean-paul Sartre qui s’est fendu de milliers de pages intitulées : Critique de la Raison dialectique ?
    C’était pourtant un compagnon de route du PC au début.

    Entendons-nous bien : je n’ai rien contre la pensée de Marx. Mais on ne peut pas, si toutefois on doit s’appuyer pour cela sur une « philosophie », « renverser » le Capitalisme en opérant un retour à Marx qui passerait sous silence les trésors intellectuels produits entre temps, précisément pour conjurer les catastrophes du Marxisme réel.
    Cela dit, je préfère encore devoir tenir un tel discours plutôt qu’affronter un silence borné par la pédagogie de la soumission et la fin de l’Histoire version Fukuyama ou Thatcher (There is no alternative).

    Quand je citais Coupat (sociologue etc…), ce n’était pas en référence à l’écologie mais aux propositions politiques du cirque électoral à son stade actuel (Besancenot etc…).Je n’ai pas le lien du journal LE MONDE sous la main mais ça doit etre trouvable facilement.

    Quant au « Que faire? », je vous renvoie à ce qui s’écrit par des gens qui font déjà quelque chose. sans prétention à LA solution.
    D’ailleurs il y adeux questions dans « Que faire ? » : que peut-on faire ? et que doit-on faire ?
    L’une appelle des indicatifs. L’autre des impératifs. Rien que là il y a matière à méditer.

     
    • adam
  9. @ jv
    On voit bien qu’à partir de la question de l’environnement posée par Régis Mex, nous en arrivons à présent à cette question récurente: que faire? comme vous dites à juste titre, la réponse est politique. En disant que la réponse est politique, il faudra préciser d’emblée que la question de l’environnement n’a pas de solution technique en passant par l’intermédiaire des politiques actuelles. Car les politiques(hommes politiques) sont incapables d’apporter une ou des réponses appropriées, car ils ne sont dans les pays capitalistes que les techniciens de surface et les employés du service du grand capital. Soigner le mal par le mal, ce n’est guère possible,et les problèmes actuels de l’environnement ne pourront jamais trouver leur solution dans le cadre du système capitaliste actuel. la seule solution possible, et non pas une pseudo solution, c’est la destruction du système capitaliste par une révolution violente. une révolution violente, me direz vous, quels mots grossiers et quel sacrilège. Oui une classe dominante ne veut absolument pas parler de révolution ni d’action violente. regardez un peu l’histoire et vous verrez que toute l’histoire des scoiétés est régie par loi des révolutions et par la violence révolutionnaire. Il n’est pas posible d’accomplir un bond en avant sans révolution, sans guerers civiles et sans violence révolutionnaire. Soyons lucide. Deamndez aux français s’ils sont mieux aujourd’hui ou sous l’ancien régime. s’ils vous répondent qu’ils sont mieux aujourd’hui que sous Louis XIV ou Louis XVI, demandez leur, ce progrès a-t-il pu se réaliser sans la révolution française? Il est bien connu on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs.

    @ adam

    1- qu’a-t-il dit julien Coupat à propos de l’environnement et de l’écologie?

    2- Sur Marx, permettez-moi de vous contredire sur tout ce que vous dites sur Marx. Ce que vous dites sur marx, ce sont des ragots que l’on trouve dans l’abondante littérature anticommuniste dans les pays capitalistes. Apportons quelques précisions sommaires. Marx n’a jamais partagé le mythe du progrès industriel contrairement à ce que vous dites; il en était le principal pourfendeur. Pour marx la logique du développement capitaliste mène inexorablement à la paupérisation relative et absolue des masses. L’âge d’or des restaus du coeur, et de toutes les associations philanthropiques spécialisées dans la distribution de la soupe populaire en Europe qui compte 100 millions de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté, est-ce de l’opulence et de l’enrichissemnt ou de la paupérisation? Marx avait raison car le développement des forces productives(pour vous le progrès industriel) a conduit mécaniquement et fatalement à la paupérisation.

    Marx s’est trompé certes sur les pays où devaient avoir lieu la révolution, mais il y a eu en Russie en 1917, une première révolution se réclamant de marx et menée au nom des clases opprimées. Puis en 1949, il y a eu une deuxième révolution en Chine au nom du prolétariat. d’autres révolutions prolétariennes ont été détruites et étouffées dans l’oeuf par les puissances impérialistes.

    d’autre part, marx n’a jamais établi une théorie du centralisme pour devenir  » un des caciques de ce que …). Dans le programme de Gotha, il n’a jamais été de centralisme mais de distature du prolétariat pour consolidr une révolution contre ses ennemis, la classe capitaliste et ses affidés. lisez ce livre politique de Marx.

    je maintiens l’idée que les scientifiques peuvent avoir des idées sur la société mais ils ne sont nullement formés grâce à une culture historique, sociologique, politique et anthorpologique pour pouvoir réfléchir et proposer des solutions pour nos sociétés. ce sont des individus utilisés par le système capitaliste pour inventer et créer des produits et faire de la propagande pour le système qui les nourrit. leur lieu de travail, c’est le laboratoire et non pas l’analyse des phénomènes sociaux. ce n’est pas par un scientifique que l’on comprendra une société.

    les dissidents des pays de l’est étaient tous pour utiliser un terme anglais, des « Puppet », des marionnettes en français ou des guignols si vous voulez. Ils ont été mis sur un piedestal au moemnt où la propagande naticommuniste avait besoin de leur mission de figuration. Après la chute du bloc communiste, ils ont tous disparu de la circution, car la propagande anticommuniste n’avait plus besoin d’eux.

    Une toute dernière remarque concerne l’écologie. les problèmes actuels de notre énvironnement ne peuvent être compris et à fortiori résolus par la lecture de la litétrature écologique des 50 drnières années. Nous savons exactement où se trouve la cause principale de nos malheurs environemenetaux et écologiques, le système capitaliste. je vous laisse le soin de tirer la conclusion logique concernant le remède qui s’impose.

     
    • faouzi elmir
  10. Après la chute du mur de Berlin, la social-démocratie s’est révélée incapable d’opposer une quelconque résistance au processus de mondialisation et ses effets dévastateurs. C’est là l’évidence d’une incapacité notoire. A croire bêtement en un progrès continu, elle s’est éteinte d’elle même. C’était une foi idolâtre vouée à l’échec ; ce n’était pas un rêve possible. Ce n’était que prétention dogmatique que de concevoir le progrès sans s’attacher au réel, que de nier toute rupture, que de refuser toute idée de révolution
    @adam
    pour André Gorz : vous voulez dire qu’il s’est éloigné de Marx au fur et à mesure qu’il avançait dans ses travaux ? J’ai en mémoire que c’était à chaque fois pour y être plus fidèle…

     
    • JV
  11. @El Faouzi :
    je vous recommande l’interview de Julien Coupat au journal LE MONDE.
    Ou une certaine presse clandestine.
    Karl Marx a vécu trop tôt pour anticiper le cosmocide. Il partageait le mythe du progres industriel (conduisant mécaniquement à la paupérisation générale donc à la révolution; Amen) et fut, par son centralisme, un des caciques de ce que je qualifie aujourd’hui de forces centripètes( systématiquement liées à l’empire industriel donc aux maths bien comprises).

    Autre chose : Ne prenez pas les matheux dissidents pour des billes incapables de lire autre chose.

    Combien d’anthropologues, philosophes et sociologues sont corrompus ? Et combien de dissidents parmi eux comprennent avec sensibilité le coeur fasciste des maths ? Pas davantage… au maximum !

    Sitting Bull était lui en dehors du système et pour cause : tout ce qu’il voyait c’était la folie pour les papiers de couleur verte et la destruction de SON monde comme possibilité de continuer à vivre selon SA culture ( qui n’était pas industrielle).

    Si vous voulez refaire le parcours occidental de Marx à L’écologie, voyez donc ANDRE GORZ et la littérature écolo des 50 dernières années
    La social-démocratie est morte et ne reviendra pas.

    Il est trop tard pour rever de cela. Bien trop tard.

     
    • adam
  12. @Régis Mex
    Le capitalisme qui soumet tous les êtres de la Terre à sa domination mortifère n’a aucun avenir. C’est une antinomie à l’écologie.
    —-
    L’environnement n’est pas une question « humaniste », ce n’est pas une question morale, elle n’est pas dépourvue d’enjeux politiques. On devrait parler d’ »écologie politique », systématiquement.
    —-
    @ Faouzi Elmir
    Vous proposez une réponse politique. En termes d’actions concrètes, comment définir la ou les révolutions possibles ? Je relève le point d’équilibre… des liens… avec les luttes des classes, les stratégies du capitalisme à contrer, les échanges (et à ce titre, la fin de la mondialisation, sujet fédérant les auteurs de Mecanopolis), la consommation, la production. Et je note le risque que ce soit un peu… le juste milieu.

     
    • JV
  13. @ adam
    il faut reconnaître qu’il n’est pas habituel de voir des mathématiciens s’engager dans un débat sur capitalisme et environnement, généralement sur des questions touchant la société et son mode de fonctionnement. Je suppose qu’adam est un mathématciien ou un logicien. ADAM est une exception à la règle, car les mathématiciens sont généralement atteints par une maladie incurable propre à tous les spacilaistes, la déformation intellectuelle qui penser plutôtles problèmes sociaux en termes staiques qu’en termes dialectiques. les mathématiciens sont généralement dépourvus de toute culture historique, sociologique, ou anthropologique. ce sont des appâts faciles pour les stratèges de la propagande qui les manipulent à volonté. Le cas des dissidents cités par adam est symptomatique, car il montre les préférences de la propgande capitaliste pour les scientifiques, c’est-à-dire des personnes dont la vision de la vision est calquée sur les formules et les équations mathématiques.

    autre chose. Quand on évoque la question du capitalisme, nous disons plutôt que rien de nouveau depuis KARL MARX que depuis Sitting Bull.c’est une faute à la fois logique et épsitémologique.

    @ Régis Mex
    le capitalisme « moral » est une utopie. Pour qu’il y ait capitalisme « moral », il faut que le capitaliste ait une morale. Etant donné que la seule morale que le capitaliste connaisse est le profit, il ne saurait y avoir un capitalisme »moral », car capitaliste et morale sont deux termes logiquement antinomiques.

    L’alternative au capitalisme actuel en putréfaction n’est pas difficile à touver. N’en déplaise à tous qui ont cru un peu vite à l’échec du communisme, il suffit de reprendre less expériences socialistes des anciens pays de l’Est et celle de l’Union soviétique. Car ces expériences socialistes n’ont guère échoué mais elles ont été sabotées par les Etats impérilaistes. De plus, ces expériences socialistes ont prouvé leur efficacité. comparez par exemple l’éata de développement des démocraties populaires avec celui des pays africains ou ceux d’Amérique latine. l’Union soviétique et la Chine sont passées de la féodalité à des etats développés en quelques décennies. Le demantèlement de l’ex-Yougoslavie était-il dû à l’échec de l’expérience de l’autogestion ou l’action subversive des Etats iméprialistes et de l’OTAN?

    A l’occasion du sinistre anniversaire de la chute du mur de Berlin, je publie une série d’articles sur les expériences socialistes de l’ancien bloc communiste, réunis plus tard en un ouvrage téléchargeable sur Internet et mis en vente en verssion imprimée. Je publie actuellement un article développée et enrichi « la propagande anticommuniste d’Arte, Elements pour une contre propgande ». cet article constitue une réponse à la propagande capitaliste et à l’idée farfelue largement répandue dans les opinions publqiues sur le soi-disant échec du communisme.

     
    • faouzi elmir
  14. @JV: Une vision humaniste oui, mais pour ce qui est de l’optimisme, tout est relatif. Je donne en effet deux scénarios catastrophiques; l’un où nous rectifierions nos attitudes néfastes petit à petit, ce qui n’éviterait pas que nous connaissions quelques cataclysmes dûs à des tornades et autres tsunamis, mais où nous éviterions la pire des catastrophes qui est celle de la deuxième hypothèse, où nous ne ferions rien. Or, comme vous le soulignez, les cataclysmes eux-mêmes ou la seule psychose créée par la crainte de ces derniers peuvent contribuer à mener à une société totalitaire, aidés par le trio pandémie/crise/guerres. Cependant, je ne donne pas à jouer un rôle essentiel au contexte environnemental dans ce cadre-ci, car je pense que le trio que je viens de citer suffit largement à appuyer l’avènement d’une dictature, processus dans lequel l’environnement jouera sans doute un rôle mineur et non indispensable. Par contre, il est surtout probable que ce problème soit dérivé vers des fins financières en exploitant la crédulité des gens comme je le mentionne dans l’avant-dernier paragraphe(savez-vous qu’il est d’ores et déjà possible d’acheter un quota de CO2 destiné à son usage personnel ?).

    @Faouzi Elmir: Je ne sais pas si vous aviez lu ma réponse à votre commentaire sur cet article http://www.mecanopolis.org/?p=5422, mais ce que j’y dis reste valable dans ce contexte. Le capitalisme a ses défauts, mais il est le meilleur système que l’on ait trouvé jusqu’à présent, le plus durable et somme toute, le plus profitable aux citoyens. Mais aucun système ne sera parfait tant que les hommes eux-mêmes ne seront pas parfaits, ce qui n’arrivera sans doute jamais. C’est pourquoi je donne la faute à ces derniers et non à un système dont, d’une part, on ne peut pas réellement se passer à notre époque actuelle, mais qui, de plus, n’est jamais que le résultat qui dépend de ce que ceux qui le gèrent en font. On pourrait imaginer un capitalisme plus « moral ».

     
    • Régis Mex
  15. @fauzi : entièrement d’accord. Le capitalisme est l’alpha et l’omega de notre civilisation. Il est le grand destructeur. Rien de nouveau depuis Sitting Bull.
    Dans le même registre, on peut rappeller les mathématiciens dissidents, en général ultra écolo, comme theodore Kaczinski alias Unabomber (manifeste : la société post-industrielle) ou bien Alexandre Grottendieck, le génie contemporain de la géométrie algébrique parti méditer dans les pyrénées.
    Ce sont les Sakharov de notre camp capitaliste avec bien d’autres , anonymes, passés des sciences à la vie écologique, qui n’est pas la science écologique mais une pratique, en général une reprise des pratiques sobres pré-industrielles MAIS avec une mentalité, une réflexion, une philosophie nettement dégagée du fatras pré-logique.

    @Mex : encore d’accord, les forces centripètes, industrielles ( c’est à dire capitalistes quelle que soit l’idéologie de l’Etat -compagnon de ce système militaro-industriel) sont par nature étrangères au changement. Le capitalisme vert ou développement durable sont des slogans de propagande de masse et rien d’autre.
    Quant aux forces dites centrifuges, elles ne sont pas homogènes : les séparatistes ne sont pas forcément en lien avec l’écologie. Mais l’écologie implique le séparatisme.
    @Jv : spiritualisme et matérialisme sont des catégories de pensée industrielles. On ne peut s’en servir pour dépasser ce stade. La question du milieu parait sage mais elle est paresseuse intellectuellement et de « mauvaise foi » sur le plan existentiel, c’est-à-dire auto-aliénante.
    Seule la pratique renseigne. Les mots sont piégés. Vous avez donc raison de vous méfier.
    En revanche, une dictature mondiale écologique n’est jamais qu’un capitalisme utilisant le génocide pour se sauver comme capitalisme.Mentalité Malthusienne purement bourgeoise et toujours étrangère à la vérité écologique du monde.

    Conclusion pour tous: le fraction la plus consciente de notre monde se cherche à l’évidence un nouvel ethos, un impératif central.

    La formulation la plus générale et recoupant beaucoup d’autre n’est en fin de compte que l’inversion du constat historique : Ne pas tuer le Cosmos (la Nature).
    Son pendant affirmatif a été résumée par de nombreux mathématiciens ou physiciens ou autres même, sous la forme logique suivante : la raison Cartésienne a pour schéma des actions portant sur un Objet mais conçu par un Sujet strictement abstrait de l’objet ( le cogito cartésien).
    Le nouveau paradigme logique (éco-logique) dit ceci : le cogito « habite » (oïkos = maison) l’Objet (la nature). Le lien abstrait par Descartes n’est autre que le lien écologique. Mais ce lien dénature l’ancienne logique : sujet verbe complément d’objet. C’est à dire tout notre langage.

    la réalité est différente. Cette « erreur » , purement humaine n’était pas une priorité tant que la technologie-démographie n’avait pas atteint le stade actuel du cosmocide ( on se contentait avant d’ethno- ou génocide).

    Comme telle, notre civilisation ne peut survivre qu’au prix d’un grand bon en avant nihiliste.

    C’est pourquoi Sitting Bull, Gandhi et consorts sont ressucités dans les consciences : l’expérience antérieure fait état d’autres approches qui ne demandent qu’à repousser, un peu comme le Ginko Biloba qui repousse après Hiroshima.

    Ces approches, mieux vaut les vivre ou les explorer (selon les cas) que d’en parler avec des concepts d’autant plus dangereux que l’arrière-monde industriel reste l’illusion dominante, quoique déclinante.

     
    • adam
  16. Puisque le site mecanopolis est un haut lieu de débats de tous genres où l’on peut causer librement de tout, aussi bien de politique que de philosophie,revenons à la problématique pricnipale posée et discutée par Régis Mex qui a le grand mérite d’éveiller notre curiosité sur bien des problèmes passés sous silence auxqelles il s’efforce d’apporter des réponses. la question prinjcipale est donc l’environnement et tous les problèmes qu’il induit. la question que je voudrais poser : qui est le responsable de la dégradation de notre environnement? c’est-à-dire comment en est-il arrivée là? ma réponse est catégorique et sans détour : un système social et économique régi par la loi du profit et de l’accumulation du capital. ce système a un nom devenu tabou, le mode de production capitaliste. Il est normal de sa faire faucher à la fin des pistes cyclables, parce qu’il y a un système toxigène, le capitalisme qui est le seul des malheurs de l’humanité. le capitalisme existe depuis cinq siècles, y-a-t-il d’autres responsables? franchement, poser la question de l’environnement en parlant de tout sauf de l’esentiel, de la cause de la catastrophe écologique qu’est le capital, c’est tout simplement être à côté de la plaue. la destruction de l’environnement est liée à la logique du capital qui, une fois qu’il aura fini de saccager une première zone géograpgique, il se déplace vers la deuxième zone. le capital est aussi et même plus contagieux que le virus. pour pénétrer dans une zone géographique, le capital a besoin d’espaces et de grands espaces mesués à l’échelle des pays et des continents. la catastrophe de Bhopal en Inde n’aurait jamais eu lieu si la multinationale responsable de la ctastrophe humaine et écologique en Inde était restée au chaud chez elle, aux Etats-unis. Le capital destructure l’environnement, car là il penètre, il commence par modifier et détruire le monde animal et végétal. Pour écouler les marchandises produites, le capital construit des voies de communication. la ville n’est plus faite pour les hommes mais les hommes pour la ville. l’espace urbain est un espace vide de sens et plein de non sens à juger par la guerilla des symboles violents affichés sur les panneaux publicitaires. l’homme ne s’oriente plus dans l’espace pour rencontrer ses semblables mais pour livrer une enième bataille pour l’existence. qui dit lutte pour l’existence, dit conccurrence et élimination des plus faibles, destruction de l’autre et de soi. le matérialisme et le spiritualisme n’ont rien à voir avec la question de l’environnement actuel, c’est le système capitaliste qui est la source et la cause de tous les problèmes de l’environnement. ma conclusion n’étonnera personne: pour résoudre les problèmes de l’environnement, seule solution : en finir avec le capitalisme. Le travail de la propagande arcgéo-libérale a consisté depuis vingt ans non seulement à lobotomiser les masses mais à extirper des cerveaux de nos bien-pensants des termes tels que capitalisme, impérialisme, lutet de classes. Pour penser les problèmes de l’environnement, il faudra absolument remettre en circulation les mots capitalisme et impérialisme, logique du capital.

     
    • faouzi elmir
  17. Merci beaucoup pour votre visée optimiste et humaniste, M.Régis Mex.
    Il me semble que l’Histoire nous apprend que le « collapsus » (peste – pandémie ? -, guerres, crises de subsistance…) nous fait réagir de 3 façons : 1/silence et refus, qu’on ait les mots pour le dire ou qu’on ne les ait pas, 2/aveu indirect : catharsis par les arts et la littérature, spiritualisme religieux 3/autonomie et responsabilité, politique démographique – ces comportements faisant émerger l’individualisme certes, mais aussi, à travers lui, le bon sens sur l’occupation du sol : un champ, un fusil, une canne à pêche,un abri. Nos actes désastreux dépassant ce que l’Histoire a connu, je ne vois qu’une seule issue possible : un régime de « dictature écologique », à moins de quelque chose de nouveau. Merci d’envisager cette possibilité.

     
    • JV
  18. @adam: Je parle de vos deux « forces », centripètes et centrifuges, mais surtout centripètes, étant donné que dans ce contexte, c’est essentiellement d’elles que vient le problème.

    @Faouzi: Je ne parle pas de spiritualisme à consonnance religieuse, qui n’amène qu’à une autre force de domination des « détenteurs de la vérité » sur les crédules ignorants. Ce que j’espère, c’est que tout comme l’excès de religion d’autrefois a causé l’excès de matérialisme d’aujourd’hui, cet excès de matérialisme mène à une nouvelle inversion de la mentalité collective qui ferait en sorte que suffisamment de personnes obtiennent un sens moral suffisant pour ne pas se précipiter dans une voie qui conduit droit dans le mur, soit quelque chose de nouveau. Ce n’est même pas une question d’intelligence, mais une question d’instinct naturel de survie. Étant donné que les conséquences des actes de l’humanité dépassent la portée de tout ce que nous avons connu dans le passé, il est probable qu’un choc d’une ampleur jamais vue change beaucoup de choses. Et comme le commun des mortels suit le mouvement de masse, si le contenu de ce mouvement changeait en mieux, la majorité de la population connaîtrait les mêmes changements dans leur comportement.

     
    • Régis Mex
  19. Non, la solution viendra de Cem Ozdemir, co-président du parti des Verts / Allemagne, comptant parmi les participants à la réunion du Groupe Bilderberg à Vouliagméni :)
    « La sagesse du juste milieu » ? Bof… Cette sagesse-là, c’est comme les couloirs « vélos » : il n’a que les vélos à être en sécurité, il y courent moins de risques. Mais les cyclistes, eux, manquent de se tuer à tout moment sur les bordures de trottoir et les bornes.
    Quant au spiritualisme, notre société est à ce point pervertie qu’elle ne peut désormais que s’attacher à faire prospecter les sièges sociaux des « immatérialistes ». Un spiritualisme à la Leibnitz, pourquoi pas ? Reste que cette doctrine-là vise une sorte de spiritualisme universel… On sait où ça mène.

     
    • JV
  20. « Le point d’orgue de l’égarement dans le pur matérialisme est maintenant atteint avec la situation catastrophique dans laquelle nous sommes, que ce soit au niveau du réchauffement climatique, de la disparition des espèces, ou de la surconsommation ». Ma question est la suivante: le retour au spiritualisme serait-il la solution à nos problèmes actuels?

     
    • faouzi elmir
  21. Merci pour votre avis sur la question de la nature et de l’humain.

    Je me pose une question concernant votre conclusion « morale » : de quelle civilisation parle-t-on ?

    J’ai publié dans les commentaires à votre article la fin des illsions (vers 19 h je crois) une grille d’analyse générale de l’actualité mettant aux prises divers « acteurs  » : des empires industriels, centripètes et expansifs; des forces centrifuges, internes et dominées, pour raison sociale ou écolo; et enfin « la Nature, disons dans la vision du duperorganisme Pan ou Gaia », essentiellement détruite mais avec des effets secondaires menaçant l’humanité.

    De quelle civilisation parlez vous Mecapolis ? Les forces centripètes (industrielles) ou centrifuges ?

    Si ces forces se co-produisent dialectiquement, « l’humanité » comme civilisation n’a pas la même trajectoire suivant leurs rapports de force et prévalence.

    Sauf cette considération, l’attitude purement morale concernant une humanité homogène semble quelque peu schématique. Cela ne la discrédite pas. Je souscrit de tout coeur à vos propos; mais qui dit domination universelle n’en produit pas moins deux catégories générales : dominants et dominés.

     
    • adam
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