La « grande grippe », un jeu vidéo pour vous laver le cerveau
Un producteur néerlandais de « jeux sérieux » (comprenez à forte valeur pédagogique) vient de réaliser, pour le CHU de Rotterdam, et dans le cadre de l’année Darwin, un nouveau jeu vidéo The Great Flu (La grande grippe).
Â
Visiblement formaté par des « économistes de la santé » de l’école comportementaliste, le jeu vise à vous laver le cerveau et à rendre plus acceptable la bio-éthique du « canot de sauvetage » promue par l’Empire britannique et ses adeptes comme le conseiller spécial en matière de santé d’Obama, le docteur Ezekiel Emanuel. Comme les tristement célèbres hygiénistes allemands, le docteur Emanuel estime que certaines vies ne méritent pas d’être vécues, surtout quand l’argent et les ressources se font de plus en plus rares.
Â
C’est le message explicite de « La grande grippe ». La publicité pour ce jeu avoue que « pour bien des gens, faire d’une maladie mortelle un passe-temps peut apparaître comme un manque de goût, en particulier quand l’Amérique se prépare à affronter la deuxième vague de grippe A(H1N1). Mais chez les enfants, ce jeu peut s’avérer le moyen le plus efficace pour communiquer des nouvelles sérieuses ».
Â
Dans « La grande grippe », le joueur pilote le centre de « contrôle pandémique mondial ». Devant une carte du monde, il suit jour par jour, à partir d’avril 2009, l’évolution de la pandémie. Accompagné d’une musique mortuaire, des clignotants s’allument en Asie et dans la région du Mexique et ils finissent, petit à petit, par gagner les cinq continents.
Â
Pendant que les compteurs totalisent en temps réel le nombre de cas confirmés et de morts, le joueur, doté au départ d’une somme d’argent fixe (2 milliards d’euro) « apprend » que, pour enrayer la pandémie mortelle, il est obligé de trouver « un équilibre » entre des coûts inévitables en vies humaines et les coûts financiers de tout effort sanitaire.
Â
Sans surprise, la tendance naturelle du joueur l’amène rapidement à éviter les mesures les plus coûteuses, comme la fermeture d’aéroports (250 millions), l’amélioration de la recherche (200 millions), l’achat de vaccins (120 millions) ou la création de services de veille sanitaire (100 millions) !
Â
Ainsi, les concepteurs du jeu nous apprennent les « bonnes mesures », de surcroît pas forcément très cher ! Comme : informer les citoyens (5 millions) ; fermer un marché local (5 millions) ; distribuer des masques (7 millions) ; fermer une école après un début de grippe (10 millions) ou encore« améliorer » l’offre de soins (20 millions).
Â
Si le joueur dépasse son portefeuille virtuel, un message d’avertissement apparaît : « vos mesures coûtent de l’argent, faites attention ». Les réalités politiques sont également prises en compte. Si un joueur met en place un système de surveillance coûteux ou contraignant, des gouvernements ne manquent pas de lui faire savoir. C’est ce qui arrive lorsqu’on investit dans la recherche et les vaccins, pourtant synonyme de victoire.
Â
Morale de l’histoire ? Il s’agit de nous faire prendre conscience de la difficulté des responsables devant une telle tâche : arrêter une pandémie avec des moyens financiers très limités ! (car il s’agit de la santé des humains et non de la santé des banques…)
Â
Ce qui vient immédiatement à l’esprit, c’est la similitude de « l’éthique du canot de sauvetage » promue par ce jeu et un article du conseiller santé d’Obama Ezekiel Emanuel intitulé « Qui devrait recevoir le vaccin contre la grippe quand on ne peut pas vacciner tout le monde ? », publié le 12 mai 2006 dans la revue britannique Science, à une époque où la grippe aviaire H5N1 faisait craindre le pire.
Â
Ezekiel Emanuel, co-auteur de l’article avec Alan Wertheimer, y écrivait qu’il « est probable que plus de 90% de la population américaine ne sera pas vaccinée [contre le H5N1] pendant la première année ». Il va donc falloir faire des choix ! Si à l’époque certains experts américains conseillaient de vacciner en priorité le personnel des laboratoires produisant les vaccins, le personnel médical et les personnes âgées et malades plutôt que personnes en bonne santé entre 2 et 64 ans, Emanuel rejetait cette approche en proposant son propre « cadre éthique alternatif ».
Â
Ce nouveau cadre établit la priorité de l’attribution des soins ou médicaments selon le principe de « cycles de vies », un principe qui prétend que, pour qu’une vie soit digne d’être vécue, chaque personne devrait pouvoir traverser plusieurs cycles de la vie (jeunesse, adolescence, vieillesse), car, d’après les auteurs, « la mort nous semble plus tragique quand meurt un enfant ou un jeune adulte que quand il s’agit d’une personne âgée ».
Â
En clair, pour Ezekiel Emanuel, s’il n’y a pas de quoi vacciner tout le monde, priorité aux jeunes adolescents*, et tant pis pour les nourrissons et les vieillards !
Â
Note :
*Précisons qu’en 2006, Ezekiel Emanuel accordait la priorité aux jeunes sur la base de sa conception nazie de la bio-éthique selon lequel il existe certaines vies qui méritent plus d’être vécues que d’autres. Evidemment, en 2009, le mode opératoire de la grippe A(H1N1), en frappant en grande majorité de jeunes adultes, fait d’eux une population à risque au même titre que les femmes enceintes ou les personnes souffrant de maladies chroniques ou d’immunodépression.
Â
Source: Solidarité & Progrès





La ruine financière totale, autrefois un problème réservé aux pays en développement, frappe maintenant l’Europe. Le FMI impose ses «mesures d’austérité» aux pays périphér (...)
Ainsi le « voile » va magnifiquement « voiler » les problèmes sociaux ! A nouveau l’opposition capital/travail va être occultée ! Diviser ceux que l’oppression capitaliste rà (...)
De la saisie répétée des disques durs de serveurs militants à la réquisition de tous les supports de stockage lors des perquisitions, l’exploitation policière des données infor (...)
La plus grande éruption solaire depuis juin 2007 a été enregistrée il y a une dizaine de jours par l'observatoire solaire russe TESIS, ont annoncé les chercheurs de l'Institut de p (...)
« Le pays se trouve au centre de spéculations qui ont pour cible finale l’euro et l’utilisation de la Grèce en tant que maillon faible. Il est du devoir national de repousser ces (...)
Le gouvernement s'apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l'association Sauvegarde Retraites. I (...)
Article mis à jour à 14h57 avec l'analyse de Paul Jorion
Le piège s'est refermé sur la Grèce. Malgré les mesures drastiques prises ces derniers jours par le gouvernement Papand (...)
Très intéréssant cet article de S&P, comme bien souvent dailleurs.
Malgrès les critiques (parfaitement légitimes et aussi fort utiles puisqu’elles permettent le débat d’idées) et les attaques faciles (souvent émises par des personnes qui n’ont même pas produit 10% des travaux de S&P), je constate la constance et la qualité des travaux de Cheminade et de son équipe.
Je félicite Mécanopolis pour savoir diversifier ses sources et ainsi de ne pas tomber dans une vision sectaire de la recherche d’une contre-information. Quelques soient les divergences que l’on peut avoir avec certains mouvements ou réseaux d’informations (les plus connus), on ne peut que constater (si on s’abstient d’adhérer à une vision sectaire) qu’il y’a ceux qui sont réelement dans l’opposition (S&P, VoltaireNet, etc…) et ceux qui sont dans la collaboration (Bakchich.info, LaTéléLibre, etc…), ces derniers étant parfaitement intégrés dans la gouvernance globale car ils donnent l’illusion d’une société plutot libre (la subversion étant possible sans grande difficulté), ils légitiment la diabolisation des vrais opposants, et ils complètent parfaitement la propagande médiatique des mass-médias (déstinée au grand public) car ils canalisent les personnes ne croyant pas à l’information officielle en faisant en sorte qu’elles ne s’informent pas auprès des médias véritablement subversifs (qualifiés de complotistes, fascistes, et autres qualificatifs rédibitoires).
Alain Soral:
»la fausse subversion c’est bien pire que plus de subversion du tout, parce que là y’a un manque, c’est le système soviétique, on voit bien qu’il y’a une police »
… D’accord, admettons que ce jeu « pervers » soit sensé nous apprendre quelque chose de plus que ce que nous sommes sensés savoir, sauf que … en fin de compte, dans la famille peste et choléra, je demande … le H1N1! Ceci pour dire que le choix n’en est pas un et que chacun est sublinalement invité à croire que de toute façon le vaccin est la bonne solution. Et même mécanopolis en redemande?
Tout ça est royalement bidon et une petite visite chez http://www.artemisia-college vous remettra les pendules à l’heure.
Selon « artemisia-college » nous avons jusqu’au 20/09/09 pour se réveiller si on espère avoir la moindre chance de pouvoir empecher le « nouvel ordre mondial », ce qui fait moins d’un mois, donc autant dire que c’est foutu…
RDV le 21/09/09 pour vérifier si les précises prédictions de « artemisia-college » se vérifient…
Dans le cas contraire, « artemisia-nostradamus-college » ira rejoindre Paco Rabane et Elisabeth Téssier…
Je suis d’accord avec une partie de ce jeu, inutile de faire de la vaccination une priorité vue que sa coute l’argent et des vies humaines. Surtout lorsque l’on sait ce qu’il compte mettre dans les vaccins! Voir la plainte déposé par la journaliste Mme Burgmeister (je sais pas si je l’ai bien écrit).
Le but de ce jeu est, d’après moi, de pousser les personnes qui y jouent à se faire vacciner à tout prix vu que les vaccins sont de biens rares donc chers donc inaccessibles. Or c’est justement ce qu’il faut éviter compte la peste!