Vers une monnaie unique ?
Les gouverneurs des banques centrales d’Afrique ont entamé le 20 août dernier à Kinshasa leur 33ème session annuelle pour faire le point sur une coopération monétaire, qui doit aboutir en 2021 à la création d’une monnaie unique et d’une banque centrale africaine. Cette séance de travail devait permettre de développer des stratégies pour l’intégration monétaire du continent et la lutte contre l’hyperinflation qui gangrène le système monétaire africain.
 
Â
32 banques sur les 39 que compte l’Association des banques centrales africaines (ABCA) assistent depuis le 20 août dernier à la 33ème session annuelle des banques centrales africaines en vue de créer une politique monétaire commune permettant l’intégration monétaire du continent au niveau national.
«L’intégration africaine est un projet ambitieux qui matérialise la vision des pères des indépendances. (…) Tous avaient souhaité la disparition des barrières artificielles politiques, économiques et sociales héritées de la colonisation. Aujourd’hui, l’Afrique chemine véritablement vers la réalisation du rêve d’intégration économique», a déclaré le ministre congolais des Finances, Athanase Matenda Kyelu.
Il a à cet effet évoqué la mise en œuvre du Programme de coopération monétaire africaine (PCMA) qui débouchera d’ici 2021 sur la création d’une monnaie unique et d’une Banque centrale commune, comme l’a recommandé l’Union africaine (UA).
«L’Afrique doit aspirer (à vivre) sans les murailles monétaires pour que les facteurs de la croissance économique jouent pleinement leur effet dans le quotidien des africains. Les États africains doivent relever (…) les défis de la stimulation des échanges commerciaux interafricains ainsi que la stabilité monétaire, bancaire et financière du continent», a poursuivi monsieur Kyelu.
Le Commissaire aux Affaires économiques de l’Union africaine, Maxwell Mkwazalamba, a également invité les États africains à développer une volonté commune qui permettra à l’Afrique de «renforcer notre coopération, éliminer les conflits, accélérer le processus d’intégration des économies africaines» pour une meilleure intégration du continent dans le cadre d’une économie globalisée et le bonheur des populations africaines.

De son côté, François Kanimba, gouverneur de la Banque nationale du Rwanda, et président en exercice de l’ABCA a quant à lui beaucoup plus insisté sur l’importance de la Banque centrale de calibrer sa politique monétaire sur son objectif principal à savoir la stabilité du niveau général des prix, dont la maîtrise de l’inflation.
L’ABCA a pour missions de favoriser la coopération dans les domaines monétaires, bancaires et financiers, contribuer à la formulation des principes pour l’application des accords conclus entre pays et contribuer au renforcement des efforts visant l’instauration et le maintien de la stabilité du niveau général des prix et de la stabilité financière dans la région africaine.

Elle vise également à étudier l’efficacité des institutions économiques et financières internationales dans lesquelles les pays africains ont des intérêts et proposer les voies et moyens permettant leur amélioration et envisager l’avènement d’une monnaie unique et d’une banque centrale commune en Afrique.
Source: Gaboneco
PS: Il convient évidemment de replacer tout ceci dans le contexte mondialiste et ultralibéraliste dans lequel des continents entiers se trouvent de plus en plus impliqués. On se doute que les conséquences que ces mesures auront sur les pays qui les adopteront seront plus de l’ordre du pillage et de l’exacerbation des inégalités entre riches et pauvres que de la solidarité ethnique et de l’avancée de la démocratie.




Le bilatéralisme va semble-t-il atteindre ses limites mais la Suisse officielle redoute un débat sans préjugés sur l’avenir de notre politique européenne. Il faut que cela cha (...)
En réponse à l’imposition brutale du Traité de Lisbonne, une plate-forme de citoyens a lancé une initiative nationale pour obtenir le retrait de l’Autriche de l’Union europée (...)
Les Etats-unis ont confirmé que le nombre de soldats présents en Irak aujourd’hui est inférieur à celui au moment de l’invasion du pays, en 2003. Ce fait va être utilisé dans (...)
La littérature est-elle morte ? Elle est en tout cas, à l'évidence, disqualifiée à dessein, marginalisée et maintenue, de force, dans l'ombre, par « l'ordre en place » et ses o (...)
Tous les curseurs sont maintenant au rouge et les agences mondialistes prévoient les pires scénarios. Après la pause estivale, il est à craindre que la crise économique ne connaiss (...)