Qui veut réduire la population mondiale ?
Il est rare que les autorités ou des responsables souhaitent aborder cette question de manière décisive. The Sunday Times publiait le 24 mai dernier un article de John Harlow, leur correspondant à Los Angeles : « Le Club des Milliardaires s’attaque au problème de la surpopulation ».
Campagne du WWF pour le climat et… la réduction de la population mondiale
“Les plus grosses fortunes américaines ont participé à une réunion secrète pour chercher des solutions face à des menaces jugées très alarmantes pour l’environnement, le climat social et l’industrie.
Ces personnages se sont demandé comment utiliser leur richesse pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer des améliorations dans les domaines de la santé et l’éducation.
Les philanthropes étaient rassemblés à l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft. Ils se sont proposé d’unir leurs forces pour surmonter des obstacles politiques et religieux qui entravent la voie des réformes.
Un participant qui surnomme cette entité le « Club des Gens biens » a cité parmi ses membres David Rockefeller Jr, le patriarche de la plus riche dynastie d’Amérique, les financiers Warren Buffett et George Soros, l’actuel maire de New-York Michael Bloomberg, ou les grandes fortunes des medias, comme Ted Turner et Oprah Winfrey.
L’ensemble des membres, avec Gates, ont offert 45 milliards de dollars depuis 1996 pour soutenir des causes telles que des programmes de santé dans les pays émergents ou des écoles de proximité dans les ghettos.
La réunion a eu lieu à Manhattan le 5 mai dernier, au domicile du britannique Sir Paul Nurse, Prix Nobel de biochimie, et président de l’Université privée Rockefeller.
La réunion était si discrète que certains milliardaires avaient préféré faire croire à leur entourage qu’ils participaient à des “formations sur la sécurité“.
Stacy Palmer, éditeur du site web The Chronicle of Philanthropy, a déclaré que ce sommet était à son avis sans précédent : “Nous ne l’avons su qu’après coup, un peu par hasard. Habituellement ces personnes se réunissent pour soutenir de grandes causes, mais il s’agit ici d’autre chose – peut-être ont-elles craint d’être perçues comme une bande de comploteurs.“
Quelques détails ont cependant transpiré le week-end dernier. Les milliardaires ont chacun disposé de 15 minutes pour exposer leur cause favorite. Pendant le dîner, la conversation a porté sur les moyens de mettre en place “une cause parapluie” pour protéger leurs intérêts.
Ils se sont demandé comment mieux superviser l’emploi des sommes versées, pour construire des écoles rurales et favoriser l’accès à l’eau potable dans les pays émergents. Ils ont suivi les arguments de Gates pour considérer que la surpopulation était une priorité.
Les participants ont remarqué que des mesures prises dans ce sens pourraient contrecarrer les plans de divers politiciens du Tiers-Monde, pour lesquels la contraception et l’éducation des femmes contribuent à affaiblir les valeurs traditionnelles.
Gates, âgé de 53 ans, qui consacre une large part de sa fortune en donations, a fait valoir que des familles plus aisées, qui ne seraient plus sous la menace de la malaria et seraient sorties de la pauvreté, pourraient changer leurs habitudes en moins d’une demie-génération et faire moins d’enfants.
Lors d’une conférence à Long Beach, Californie, en février dernier, Gates avait déjà exposé sa préoccupation majeure : “Les projections officielles montrent que la population mondiale cumulera à 9.3 milliards [6.6 milliards aujourd'hui], mais grâce à des initiatives charitables, visant à une meilleure maîtrise sanitaire des facteurs de reproduction, nous pensons pouvoir plafonner à 8.3 milliards.“
Patricia Stonesifer, ancienne responsable de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui consacre plus de 2 milliards de Livres par an à des causes de son choix, participait également au sommet Rockefeller. Elle a déclaré que les milliardaires s’étaient réunis pour envisager “comment ils pourraient donner davantage“, et que leur intention était de “poursuivre le dialogue” au cours des mois suivants.
Un autre invité à fait savoir que les débats n’avaient pas donné lieu à un vote “qui aurait pu paraître choquant“, mais qu’un consensus avait émergé selon lequel les personnes présentes s’étaient engagées à soutenir une stratégie face à ce phénomène de surpopulation qui représente une menace potentiellement désastreuse pour l’environnement, le climat social et l’industrie.
Il a ajouté : “Chacun dans le groupe s’est accordé à reconnaître que la situation étant si catastrophique, il fallait élaborer des solutions de haut niveau. Ils ne veulent pas dépendre des agences gouvernementales, qui sont impuissantes à faire face au désastre que nous voyons approcher.”
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