nov 23 2009

Forte hausse des décès dus à la grippe A(H1N1) en Europe

Le nombre de décès dus à la grippe A(H1N1) en Europe a pratiquement doublé toutes les deux semaines depuis la mi-octobre, déclare le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM)

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Selon le CEPCM, dont le siège est à Stockholm, 169 décès liés au virus ont été recensés sur le continent au cours de la semaine écoulée.

« Le nombre de dĂ©cès montre une forte augmentation, doublant pratiquement toutes les deux semaines au cours des six dernières semaines », souligne le CEPCM dans son point quotidien.

« Alors que la plupart des dĂ©cès se sont jusqu’Ă  prĂ©sent produits en Europe occidentale, on constate une hausse des dĂ©cès en Europe centrale et orientale.

Vendredi, l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) annonçait que la pandĂ©mie de grippe A(H1N1) se dĂ©plaçait vers l’est Ă  travers l’Europe et l’Asie et semblait avoir atteint son pic dans plusieurs rĂ©gions d’Europe occidentale ainsi qu’aux Etats-Unis.

Le CEPCM signale des maladies grippales « de très haute intensitĂ© » au cours de la semaine passĂ©e en Italie, Norvège et Suède, de « haute » intensitĂ© en Allemagne, Bulgarie, Danemark, Islande, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Pologne et Portugal, de « moyenne » intensitĂ© dans le reste de l’Europe.

Source : Forum Mecanopolis

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nov 17 2009

Le prĂ©sident ukrainien ordonne le dĂ©ploiement d’hĂ´pitaux militaires dans l’ouest du pays

Voici ce que nous savons, avec un certain degrĂ©,de certitude, au sujet du virus A H1N1 qui sĂ©vit en Ukraine en ce moment : près de 300 personnes sont mortes, et plus de 65.000 personnes ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es (les chiffres sont en constante augmentation). Le virus semble ĂŞtre soit une mutation très agressive de la souche A H1N1 circulant au niveau mondial, soit une combinaison de trois diffĂ©rentes souches grippales circulant aujourd’hui en Ukraine. Certains observateurs soupçonnent que cette nouvelle grippe puisse donner lieu Ă  une « pneumonie hĂ©morragique virale » (elle dĂ©truit les tissus pulmonaires, ce qui produit une hĂ©morragie qui, dans de nombreux cas, entraine la mort).

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Le prĂ©sident ukrainien Viktor Yushchenko a placĂ© neuf rĂ©gions en « quarantaine urgente » et a ordonnĂ© le dĂ©ploiement d’hĂ´pitaux mobiles militaire dans l’ouest du pays. Il a annoncĂ© que l’Ukraine avait Ă©tĂ© frappĂ©e simultanĂ©ment par deux souches diffĂ©rentes de la grippe (la grippe A H1N1 et la grippe saisonnière), puis, il a ensuite laissĂ© entendre que trois souches auraient pu se recombiner en une sorte de nouvelle « super grippe » ukrainienne.

Plus prĂ©cisĂ©ment, Monsieur Yushchenko a indiquĂ© : « A la diffĂ©rence des Ă©pidĂ©mies similaires qui frappent les autres pays, trois causes d’infections virales sont simultanĂ©ment rĂ©unies en Ukraine: deux grippes saisonnière et la grippe A H1N1. Nos spĂ©cialiste en ont conclu que cette combinaison Ă©tait propre Ă  donner naissance Ă  un nouveau virus plus agressif en raison de sa mutation. »

Traduit du russe par Spencer Delane

La suite sur le Forum Mecanopolis

Lire également notre article de jeudi dernier Souche 100% mortelle en Bucovine, ainsi que Pas de traitement disponible en Ukraine pour la souche parainfluenza / A (H1N1)

nov 15 2009

Un fléau pire que la « Grippe porcine » sévit en Ukraine

Après notre article « Souche du virus A H1N1 100% mortelle en Ukraine », que nous avons publié jeudi dernier et « Pas de traitement disponible en Ukraine pour la souche parainfluenza / A (H1N1) », placé cette nuit sur notre forum, nous publions un troisième document, issu du Sunday Express de ce matin, sur cette inquiétante combinaison de virus qui sévit actuellement en Ukraine.

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Les mĂ©decins craignent que la « peste mortelle » puisse submerger l’Europe, après que l’Ă©pidĂ©mie d’un nouveau virus en Ukraine ait plongĂ© le pays et ses voisins dans un Ă©tat de panique.

peste pulmonique

Un cocktail de trois virus de la grippe aurait permis une mutation et donnĂ© naissance Ă  une sorte de « peste pneumonique », dont on pense qu’elle pourrait ĂŞtre beaucoup plus dangereuse que la « grippe porcine ». Le nombre de morts a atteint 189 personnes et plus de 1 million d’individus seraient infectĂ©s, la plupart d’entre eux dans les neuf rĂ©gions d’Ukraine occidentale.

Le prĂ©sident de l’Ukraine, Viktor Yushchenko, a demandĂ© Ă  l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), ainsi qu’Ă  une Ă©quipe ukrainienne de neuf spĂ©cialistes d’effectuer des essais Ă  Kiev et Ă  Lviv afin d’identifier clairement ce virus. Des Ă©chantillons ont d’ors et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă  Londres pour analyses.

Le prĂ©sident Iouchtchenko a dĂ©clarĂ©: «Beaucoup de personnes meurent. L’Ă©pidĂ©mie tue aussi des mĂ©decins. C’est absolument inconcevable au 21e siècle ».

Dans une interview tĂ©lĂ©visĂ©e, le prĂ©sident a ajoutĂ©: « Contrairement aux Ă©pidĂ©mies similaires dans les autres pays, trois causes d’infections virales graves se sont combinĂ©es simultanĂ©ment en Ukraine – deux de la « grippes saisonnière » et une de la « grippe A H1N1 » (dite « californienne » dans l’article, mais c’est la mĂŞme chose, NdT).

«  Des spĂ©cialistes en virologie nous ont prĂ©cisĂ© que cette combinaison d’infections pourrait produire, par mutation, un nouveau virus encore plus agressif ».

Le Premier ministre, Madame Yulia Tymoshenko, a fait une tournées des hôpitaux, là où les victimes sont traitées. Elle a indiqué que, compte tenu de la gravité de la situation, les élections présidentielles de janvier pourraient être annulées.

Quatre hommes et une femme sont morts de la grippe Ă  Lviv (la plus grande ville de l’ouest de l’Ukraine, Ndt), a dĂ©clarĂ© le mĂ©decin-chef du service des urgences de l’hĂ´pital, le docteur Myron Borysevych. Deux des patients dĂ©cĂ©dĂ©s sont dans la « catĂ©gorie » des 22-35 ans, et deux autres dans celle des plus de 60 ans. Il a diagnostiquĂ© la pathologie comme Ă©tant une pneumonie virale inconnue.

« Nous avons envoyĂ© des prĂ©lèvements Ă  Kiev pour analyses. Nous ne croyons pas qu’il s’agisse de la « grippe porcine A H1N1, et nous n’avons pas Ă©tĂ© capable de dĂ©terminer de quelle type de pneumonie les patients sont dĂ©cĂ©dĂ©s. » a conclu le docteur Borysevych.

Greg Miskiw, pour SundayExpress

Traduction : Spencer Delane, Mecanopolis

Source : Forum Mecanopolis

nov 08 2009

Un vaccin antigrippe A réservé aux seules autorités crée un scandale en Allemagne

La population recevrait un vaccin différent de celui prévu pour les dirigeants, le personnel de l’Etat et l’armée. Une question d’adjuvants. La polémique secoue tout le pays.

merkel

Face au virus de la grippe A, il y aurait un vaccin pour le peuple et un autre pour ceux qui le gouvernent. L’information s’est répandue comme une traînée de poudre  en Allemagne. Le Pandemrix, le vaccin fabriqué à Dresde par la firme GlaxosSmithKline (GSK), est destiné aux citoyens ordinaires. Il a été commandé à 50 millions d’exemplaires. Mais, pour les responsables politiques, les employés de l’Etat et les soldats, le Ministère de l’intérieur a commandé 200 000 doses de Celvapan fabriquées par le groupe Baxter.

La différence? La présence d’adjuvants: le Pandemrix en contient en effet, à l’inverse du Celvapan. Or les effets de ces substances sont mal maîtrisés, selon certains spécialistes, même si elles semblent bénéfiques au premier abord.

L’adjuvant est supposé renforcer l’efficacité du vaccin, permettant de réduire ainsi la présence des extraits de virus morts dans le médicament pour faire réagir l’organisme. Le Celvapan, dépourvu d’adjuvant lui – comme le vaccin équivalent de la firme suisse Novartis – doit à l’inverse intégrer une dose supérieure de virus inoffensif pour produire le même effet.

Vaccin de la chancelière

Mais les adjuvants peuvent produire des effets secondaires. Pis même, selon le Dr Wolfgang Becker-Brüser, responsable de la revue médicale de référence Arznei-Telegram: «Leurs effets n’ont pas été vérifiés pour les enfants de moins de 10 ans et les femmes enceintes.» Pour ces dernières, «dont la vaccination relève d’une problématique complexe, la commission officielle des vaccinations recommande l’usage de vaccins sans adjuvants».

Nombre de médecins étaient déjà très réticents à l’égard d’une campagne de vaccination, «dont l’utilité reste à prouver». Face à l’avalanche de critiques, le ministre de l’Intérieur, Wolfgang Schäuble, assurait hier que l’accusation de «médecine à deux vitesses» n’avait aucun sens. Angela Merkel s’en remettrait, elle, à son médecin, qui devrait lui délivrer un vaccin commun, et non le «vaccin de la chancelière», comme certains mauvais esprits ont déjà baptisé le Celvapan.

Michel Verrier, pour 24 Heures (Suisse)

nov 07 2009

La bombe sanitaire menace les présidentielles en Ukraine

Depuis le 19 octobre, une « mystérieuse » épidémie provoque la panique et le chaos en Ukraine. Le dernier bilan dressé par le ministère de la Santé évoque pas moins de 763 000 personnes infectées, dont une grande majorité d’enfants, 34 000 hospitalisations et 109 personnes décédées, pour l’essentiel, d’infections respiratoires aiguës et pour certains, de la grippe.

girlDeux Ukrainiennes, sur la place Nezalegnosti Ă  Kiev, le 31 octobre dernier

Bien que Jukka Pukkila, le chef de la mission de l’OMS envoyé d’urgence « en réponse au nombre inhabituellement éleavé de cas signalés d’infections respiratoires aiguës », estime que la plupart des cas hospitalisés sont attribuables à la grippe pandémique, sur les 109 décès en Ukraine, seulement 14 cas de H1N1 ont été confirmés.

En pleine campagne électorale, certains candidats n’hésitent pas à se présenter comme les sauveurs du pays sans pour autant adopter les mesures nécessaires pour y parvenir. Après la fermeture des écoles et l’interdiction de toute réunion publique pendant trois semaines, le gouvernement envisage de décréter l’état d’urgence et de reporter l’élection, prévue en janvier, au 30 mai.

Lundi dernier, le président et candidat Victor Iouchtchenko a accusé le gouvernement d’avoir négligé ses mises en garde du mois de mai. « Il est urgent de débloquer les fonds nécessaires pour pouvoir surveiller l’épidémie », a-t-il lancé en affirmant que d’après certains experts, le virus qui touche le pays serait d’un type nouveau, entre la grippe aviaire et la grippe porcine, bien qu’on manque cruellement de données scientifiques suffisantes pour l’affirmer avec certitude.

Le Premier Ministre, Mme Ioulia Timochenko, se démène tout autant pour apparaître à la pointe du combat contre la maladie. Après avoir avoué il y a trois jours qu’elle ne pensait pas se faire vacciner et se soignait « comme la plupart des gens », avec de l’ail, de l’oignon et des citrons, elle a déclaré avant-hier que désormais la vaccination était la seule issue pour stopper la catastrophe en cours.

Citée dans l’Ukrainian Journal.com, Timochenko, lors d’une réunion avec l’administration locale de Chernivtsi, aurait déclaré que « ce n’est pas le moment de se relâcher car l’OMS prédit que deux vagues supplémentaires de grippe sont attendu en Ukraine, y compris la grippe aviaire ».

Que la crise sanitaire est bien réelle ressort clairement du témoignage suivant posté le 4 novembre, sur le forum Doctissimo : « Le gouvernement ukrainien veut faire croire que tout est du à cette grippe mais c’est faux. Ma belle-mère est ukrainienne et travaille dans un des hôpitaux de la ville de Rivne, ville proche de la zone où les décès ont été recensés. La semaine dernière, 2 malades en provenance de cette région y ont été admis et y sont décédés en moins de 72h après avoir montré des symptômes de fièvres et toux avec du sang. Après autopsie, la conclusion des médecins est sans appel : il s’agissait de la peste pulmonaire (poumons noirs de sang et de pud) qui est hyper contagieuse et foudroyante (décès en 3 jours après contamination). Le gouvernement Ukrainien ne parle que de grippe H1N1 même si seulement quelques décès de ces derniers jours lui sont attribués… Les médecins de cet hôpital de Rivne ont reçu l’ordre de ne plus pratiquer d’autopsies … (…) Dernière info : le foyer de cette contamination viendrait d’une ville (plus le nom en tête) où les ordures ménagères n’ont pas été ramassées depuis cet été. »

Devant tant de rumeurs et d’affirmations contradictoires nous avons pris soin d’interroger Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Lorsque nous lui avons demandé s’il s’agissait de peste pneumonique, d’une version mutée du H1N1 ou de grippe aviaire, il a répondu : « Nous n’avons jamais fait une telle déclaration. En Ukraine, à peu près un demi million de personnes sont touchées par des infections respiratoires aiguës. De ceux-là, seulement un tiers est attribuable à la grippe A(H1N1), ce qui laisse pas mal de place pour autre chose ». En ce qui concerne l’émergence d’un virus muté, il estime que pour l’instant, cela reste « hautement improbable ».

Solidarité et Progrès

sept 25 2009

Grippe A (H1N1), Interview de Jane Burgermeister (vidéo vostfr)

Jane_Burgermeister

 

sept 15 2009

Le vaccin plus dangereux que le virus (vidéo)

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Une partie des professionnels de santĂ© ne compte pas se faire vacciner, malgrĂ© la stratĂ©gie de vaccination gĂ©nĂ©rale prĂ©vue par la France, et envisage mĂŞme d’en dissuader leurs patients.

Source : Forum Mecanopolis

août 08 2009

La pandémie de la peur (info en continu)

Par Sylvie Simon

« Il n’existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ses fabricants savent bien qu’il ne sert à rien, mais continuent néanmoins à le vendre », estime le Dr. Anthony Morris, virologiste qui fut chef du contrôle des vaccins à la FDA. Nombreux sont ceux qui en sont avertis, aussi l’industrie pharmaceutique doit-elle trouver de nouveaux moyens de vendre ses vaccins à tout le monde.

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Le plus efficace est la peur. Mais la peur doit s’appuyer sur quelque base et une « pandémie » est le meilleur support de la frayeur mondiale. Aussi, depuis plusieurs années, on nous répète que nous sommes menacés de mort par une « pandémie » de grippe aviaire, ce qui fait vendre les vaccins de la grippe saisonnière. Or, actuellement, c’est la grippe porcine qui a déclenché une véritable « pandémie », non de grippe mais d’hystérie.

Il ne faut pas oublier que ce n’est pas la première fois que règne une telle panique. Ainsi, en 1976, la première épidémie de grippe porcine s’est produite à Fort Dix, dans le New Jersey, où quelque 200 soldats ont été contaminés et certains en sont morts.

Le président Gerald Ford s’était alors fait vacciné à grand renfort de publicité devant les caméras de la télévision américaine, ce qui avait entraîné la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dénombra très rapidement sept cents morts, dont 30 « inexpliqués » chez des gens âgés dans les heures qui suivirent l’injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain Barré, 1 300 réactions adverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaires et de multiples scléroses. La campagne, qui avait duré dix semaines, fut aussitôt suspendue, mais les dommages se sont élevés à 3,5 milliards de dollars.

Quant à la « pandémie » tant redoutée, elle n’arriva jamais, et le grand public a oublié ce scandale.

Cependant, nombreux sont ceux qui pensèrent alors (et qui pensent encore) que ce virus a été créé dans un laboratoire militaire. En effet, dès 1943, les Américains ont commencé à mener des expériences sur les armes bactériologiques à Fort Detrick où se trouve le célèbre laboratoire P4 de recherches militaires du Maryland puis, en 1975, le département des virus a été placé sous la supervision du National Cancer Institute (NCI). Dès lors la Marine américaine a élaboré des virus cancérigènes.

Nouvelle alerte fin 2004, lorsque Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l’OMS contre la grippe, affirma, dans la revue américaine Science, qu’une pandémie de grippe aviaire pourrait rendre malade 20 % de la population mondiale, que près de 30 millions de personnes auraient besoin d’être hospitalisées et qu’un quart d’entre elles mourraient. Quant au directeur régional de l’OMS Shigeru Omi, en novembre 2004 il avait terrorisé les foules en annonçant : « les évaluations les plus prudentes font état de sept à dix millions de morts, mais le maximum pourrait être de cinquante millions ou même, dans le pire des scénarios, cent millions ». Ces chiffres virtuels ne pouvaient évidemment pas ressortir d’une information scientifique, mais s’apparentaient à une publicité destinée à promouvoir la consommation d’antiviraux.

En automne 2005, le Directeur général de l’OMS a récidivé et affolé les populations avec la grippe aviaire : « Si nul ne peut prédire quand elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dès l’apparition d’un virus pandémique », ce qui représente « un grave danger pour tous les peuples ».

L’incitation à la vaccination annuelle contre la grippe, prônée depuis 1988 par la Caisse Nationale d’Assurances Maladie, a alors pris une ampleur particulière et les médias ont multiplié leurs efforts pour inciter la population à se faire vacciner. L’opération a parfaitement réussi et les stocks de vaccins anti-grippaux ont tous été liquidés, alors qu’il est notoire que le vaccin contre la grippe ne protège pas de la grippe aviaire, si tant est qu’il protège de la grippe banale.

En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a alors commandé plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutant et deux millions de doses du vaccin pré-pandémique qui n’ont servi qu’à creuser plus profondément le « trou de la Sécu ». Xavier Bertrand est coutumier du fait. N’oublions pas qu’il a tout fait pour aider la promotion du Gardasil® car il le considérait comme une « avancée majeure de santé publique », alors que la Haute autorité de santé n’avait pas encore rendu son avis sur ce vaccin qui est très contesté et coûte près de 450 euros pour les trois injections, plus les visites médicales.

Le 15 septembre, à l’ONU, on a beaucoup parlé des risques d’une pandémie de grippe humaine d’origine aviaire. Le président Bush et le Premier ministre français Dominique de Villepin ont appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire. « Si rien n’est fait, ce virus pourrait provoquer la première pandémie du XXIème siècle », a averti G. Bush devant l’Assemblée générale de l’ONU. « L’ampleur de la menace nous impose de réagir sans délai », a renchéri Dominique de Villepin, invitant à « conjurer le risque de pandémie ».

Le mois suivant, le président G. Bush a appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire, annonçant que 200 000 personnes au moins allaient en mourir, mais que ce chiffre risquait d’atteindre 2 millions rien qu’aux États-Unis. Il demanda au Congrès d’accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace. De la part de Bush, étant habitués à ses excès et ses mensonges — entre autres la peur irraisonnée du virus de la variole qu’il a propagée afin de faire vacciner des milliers de militaires —, nous ne pouvions être surpris.

De nombreux scientifiques s’interrogeaient alors ouvertement sur l’ampleur réelle de la menace d’une nouvelle pandémie humaine d’origine aviaire de type H5N1 et sur le bien-fondé de l’achat massif de Tamiflu®. « Je sens comme une sorte d’hystérie sur la question du H5N1 », déclara Peter Palese, virologue à la Mount Sinaï School of Medicine de New York, dans le numéro du 18 novembre 2005 de la revue américaine Science.

À cette époque, la mort d’une oie ou d’un canard sauvage provoquait un reportage au JT.

Suite de cet article et information en continu sur le virus A H1N1 sur MecanoForums

juil 13 2009

La nouvelle grippe A (H1N1) ressemble Ă  celle de 1918, selon une Ă©tude de l’UniversitĂ© du Wisconsin

Le nouveau virus grippal H1N1 prĂ©sente des analogies troublantes avec celui qui causa la pandĂ©mie de 1918 connue sous le nom de « grippe espagnole », notamment un potentiel d’infection pulmonaire plus grand que les grippes saisonnières, indiquent des chercheurs.

OFRTP-GRIPPE-VIRUS-20090713Selon des chercheurs, le nouveau virus grippal H1N1 (en rouge sur cette image au microscope) prĂ©sente des analogies troublantes avec celui qui causa la pandĂ©mie de 1918 connue sous le nom de « grippe espagnole », notamment un potentiel d’infection pulmonaire plus grand que les grippes saisonnières, indiquent des chercheurs. /Image prise le 9 juillet 2009/Reuters/Image fournie par Yoshihiro Kawaoka/UniversitĂ© du Wisconsin-Madiso

Des tests effectuĂ©s sur plusieurs animaux ont confirmĂ© d’autres Ă©tudes montrant que le nouveau virus traverse la partie supĂ©rieure de l’appareil respiratoire pour atteindre en profondeur la zone pulmonaire, ce qui en fait un facteur plus probable de pneumonie, selon cette Ă©quipe internationale.

Les auteurs de l’Ă©tude dirigĂ©e par Yoshihiro Kawaoka, de l’UniversitĂ© du Wisconsin, ont relevĂ© en outre – confirmant ici encore des travaux antĂ©rieurs – que les personnes qui avaient survĂ©cu Ă  la pandĂ©mie de 1918 semblaient bĂ©nĂ©ficier d’un surcroĂ®t d’immunitĂ© contre le virus.

« Quand nous avons procĂ©dĂ© aux tests sur des furets et des singes, le virus saisonnier ne se reproduisait pas dans les poumons« , a notĂ© Kawaoka. « Le virus H1N1 se reproduit nettement plus dans les poumons.« 

Le nouveau virus grippal d’origine porcine a provoquĂ© la première pandĂ©mie du XXIe siècle, contaminant plus d’un million de personnes et faisant quelque 500 morts selon des estimations. L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) note qu’il provoque en grande majoritĂ© des cas bĂ©nins mais, pour Kawaoka, cela ne signifie pas qu’on puisse l’assimiler Ă  un virus saisonnier.

« Il existe un malentendu Ă  propos de ce virus« , fait-il valoir dans un communiquĂ©. « Des Ă©lĂ©ments tendent clairement Ă  dĂ©montrer que ce virus est diffĂ©rent de la grippe saisonnière.« 

IMMUNITÉ ANCIENNE

Dans un article publiĂ©e par la revue Nature, Kawaoka et ses collègues notent que la contamination des poumons est une caractĂ©ristique d’autres virus pandĂ©miques, en particulier de celui de 1918, dont on estime qu’il entraĂ®na la mort de 40 Ă  100 millions de personnes.

Les chercheurs ont testé le virus dans des échantillons sanguins prélevés sur des pensionnaires de maisons de retraite et des travailleurs en 1999 en Californie, au Wisconsin, aux Pays-Bas et au Japon.

Chez les personnes nĂ©es avant 1920 se manifestait une forte rĂ©action d’anticorps au nouveau virus H1N1, ce qui suggère que leur organisme gardait en « mĂ©moire » une infection subie au dĂ©but de leur vie. Cette observation corrobore une Ă©tude publiĂ©e en aoĂ»t par Nature et qui montrait dĂ©jĂ  que des personnes ayant survĂ©cu Ă  la pandĂ©mie de 1918 gardaient une protection immunitaire contre ce virus.

Les virus grippaux changent constamment, ce qui explique que des personnes puissent ĂŞtre rĂ©infectĂ©es et qu’il faille rĂ©gulièrement modifier le vaccin. Les virus saisonniers actuels sont des cousins Ă©loignĂ©s de celui de 1918 et du nouveau H1N1.

« Les rĂ©sultats de nos recherches rappellent que les virus grippaux d’origine porcine n’ont pas encore trouvĂ© leur place dans l’histoire mais qu’ils le peuvent encore, car la pandĂ©mie dont ils sont la cause a la capacitĂ© de produire un fort impact sur la santĂ© humaine et l’Ă©conomie mondiale« , Ă©crivent les chercheurs.

Selon ces derniers, d’autres tests ont confirmĂ© que le virus pouvait ĂŞtre contrĂ´lĂ© au moyen des antiviraux Relenza, fabriquĂ© par GlaxoSmithKline, et Tamiflu, fabriquĂ© par Roche AG.

L’OMS a estimĂ© lundi que les employĂ©s des services de santĂ© devaient avoir un accès prioritaire aux vaccins contre le H1N1 pour assurer le bon fonctionnement de leurs services Ă  mesure que la grippe se propagera dans le monde.

Parmi les entreprises qui travaillent Ă  la mise au point de vaccins contre le H1N1 figurent Sanofi-Aventis, Novartis AG, Baxter International Inc, GlaxoSmithKline, Solvay et MedImmune, qui appartient au groupe AstraZeneca.

Nous placerons à la suite de cet article les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

Rédaction Mecanopolis

Développement suit

Spencer DelaneFrédéric Courvoisier


juil 10 2009

L’Occident est-il une internationale de la mort ?

Par Mounadil el-DjazaĂŻri

Certains dĂ©pensent beaucoup d’Ă©nergie Ă  combattre les thĂ©ories dites du complot ou de la conspiration. Tandis que d’autres se contentent de mettre Ă  l’index ceux qui n’adhèrent pas Ă  la version officielle de certains Ă©vĂ©nements. Pourtant, force est de constater que les dites thĂ©ories du complet se frayent un chemin vers la lumière simplement parce qu’elles apportent des Ă©lĂ©ments rationnels d’explication Ă  des faits inexpliquĂ©s pour lesquels chacun est sommĂ© de croire.

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Je vous en avais parlĂ© ici mĂŞme Ă  propos des attentats de Londres en juillet 2005. Et voilĂ  que le Daily Express nous parle d’un documentaire Ă©tatsunien sur la guerre bactĂ©riologique au cours duquel on voit surgir du cimetière oĂą il repose le Dr David Kelly.

David Kelly est ce spĂ©cialiste britannique de l’armement qui avait contestĂ© l’argumentation de M. Tony Blair visant Ă  justifier l’entrĂ©e en guerre contre l’Irak des troupes de sa Gracieuse MajestĂ©.
Fort heureusement pour Tony Blair, David Kelly avait eu le bon goût de se suicider en temps opportun.

L’article ci-dessous nous apporte deux informations importantes. La première est que David Kelly s’apprĂŞtait, au moment oĂą il a Ă©tĂ© suicidĂ© par les services secrets britanniques, Ă  publier un livre sur le dossier irakien mais aussi sur des programmes de guerre bactĂ©riologique auxquels il avait participĂ© notamment avec le rĂ©gime d’apartheid sud-africain.

On ne peut lire ce bref article sans penser qu’il existe une internationale de la mort, qui revĂŞt tantĂ´t des habits dĂ©mocratiques tantĂ´t des habits moins seyants comme le rĂ©gime d’apartheid (quoique le rĂ©gime d’apartheid Ă©tait dĂ©mocratique pour… les blancs). La caractĂ©ristique principale de cette internationale de la mort Ă©tant qu’elle correspond peu ou prou Ă  ce qu’on appelle l’Occident.

Le livre des secrets de Kelly

Daily Express (UK) 7 juillet 2009 traduit de l’anglais par DjazaĂŻri

L’inspecteur en armement David Kelly Ă©tait en train d’Ă©crire un livre Ă  haut risque pour le gouvernement avant sa mort mystĂ©rieuse.
Il avait de rĂ©vĂ©ler qu’il avait averti le premier ministre Tony Blair qu’il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak plusieurs semaines avant l’invasion amĂ©ricano-britannique.
Il avait eu des dicussions avec un Ă©diteur Ă  Oxford et cherchait des conseils sur jusqu’oĂą il pouvait aller sans enfreindre la loi sur les secrets.
Après sa mort, ses ordinateurs avaient été saisis et on ne sait toujours pas si un quelconque brouillon avait été découvert par les enquêteurs et, si oui, ce que ce matériel est devenu.
Le Dr Kelly avait Ă©galement l’intention de lever le voile sur un scandale potentiellement plus important, sa propre implication secrète dans le programme de guerre bactĂ©riologique du rĂ©gime d’apartheid en Afrique du Sud.
Des journalistes d’investigation d’une tĂ©lĂ©vision Ă©tatsunienne ont passĂ© quatre ans Ă  prĂ©parer un documentaire de 90 minutes, Anthrax War, qui suggère l’existence d’un marchĂ© noir de l’anthrax et parle des « suicides » mystĂ©rieux de cinq savants spĂ©cialisĂ©s dans la guerre bactĂ©riologique pour le compte de leurs gouvernements Ă  travers le monde.

«Il voulait que son histoire sorte»

Le réalisateur Bob Coen déclare : « Plus vous regardez profondément dans le monde trouble des gouvernements et de la guerre bactériologique, plus ça devient inquiétant.»
«Nous avons prouvĂ© qu’il existe un marchĂ© noir de l’anthrax. David Kelly avait un intĂ©rĂŞt particulier pour nous parce que c’Ă©tait une sommitĂ© mondiale sur l’anthrax et qu’il Ă©tait impliquĂ© Ă  un certain point dans le programme de guerre bactĂ©riologique de l’Afrique du Sud de l’apartheid.»

Le Dr Kelly avait Ă©tĂ© trouvĂ© mort dans des bois près de son domicile de l’Oxfordshire le 17 juillet 2003. Son suicide apparent Ă©tait intervenu deux jours après son audition par la Chambre des Communes sur son rĂ´le en coulisses pour exposer les failles et les manipulations (sexed-up dossier) du dossier N°10 qui a justifiĂ© l’entrĂ©e en guerre de la Grande Bretagne contre l’Irak.

Mounadil el-DjazaĂŻri

Rédaction Mecanopolis

A la suite de cet article, nous placerons les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

23:15 > Tu es un terroriste – Du bist terrorist – You’re a terrorist
envoyé par Mecanopolis.

Jeudi 9 juillet > Buenos Aires, ville fantĂ´me

Théâtres et salles de tango fermĂ©s, Ă©tudiants en vacances forcĂ©es, touristes aux abonnĂ©s absents: Buenos Aires s’est transformĂ©e en ville fantĂ´me Ă  cause de la pandĂ©mie de grippe porcine, qui a dĂ©jĂ  fait 70 morts en Argentine.

Les images rappellent celles de Mexico fin avril, lorsque la mĂ©galopole tournait au ralenti après l’apparition du virus A(H1N1), qui a fait plus de 440 morts Ă  travers le monde en l’espace de trois mois.

La « calle Corientes », la rue oĂą sont concentrĂ©s une grande partie des lieux culturels de Buenos Aires, est mĂ©connaissable.

Les spectacles sont suspendus pendant dix jours, signe de la psychose qui s’est emparĂ©e de l’Argentine, le troisième pays le plus endeuillĂ© par la maladie. Nombre de discothèques et de clubs sportifs ont Ă©galement fermĂ© leurs portes.

Par peur d’attraper la maladie qui a dĂ©jĂ  contaminĂ© 100.000 personnes selon les autoritĂ©s, beaucoup ont optĂ© pour le tĂ©lĂ©travail et les artères de la capitale sonnent creux.

« Il y a peu de vĂ©hicules aux entrĂ©es de la ville. Les gens vont rester chez eux toute la fin de semaine par prĂ©vention », affirme Anabella Barugel, responsable de l’agence de tourisme Maverick.

L’activitĂ© devrait ĂŞtre d’autant plus ralentie qu’après la fĂŞte de l’indĂ©pendance ce jeudi, les autoritĂ©s ont dĂ©crĂ©tĂ© un autre jour fĂ©riĂ© vendredi dans les administrations, pour raisons de santĂ©.

Les touristes semblent également avoir déserté les rues.

« D’habitude, beaucoup de BrĂ©siliens viennent Ă  cette pĂ©riode, mais cette annĂ©e, la situation a changĂ©, en particulier Ă  cause de la recommandation de leur gouvernement qui a dĂ©conseillĂ© les voyages en Argentine Ă  cause de la grippe », explique Diego Iriarte, vendeur d’entrĂ©es dans une salle de tango.

Des millions d’Ă©coliers et d’Ă©tudiants sont quant Ă  eux en vacances plus tĂ´t que prĂ©vu, les autoritĂ©s ayant dĂ©cidĂ© d’anticiper la fin des cours pour ralentir la propagation du virus. Le ministère de l’Education a toutefois mis en ligne une page spĂ©ciale pour qu’ils puissent faire leurs devoirs.

Dans la rue, certains essayent de profiter de cette situation inĂ©dite, comme ce vendeur ambulant qui propose « deux masques pour le prix d’un ». Dans le mĂ©tro, d’autres dĂ©brouillards vendent de l’alcool en gel pour se dĂ©sinfecter les mains, un produit devenu difficile Ă  trouver.

« Nous avons reçu de grandes quantitĂ©s d’alcool en gel, mais tout est parti sur-le-champ. Quand un acheteur dĂ©couvrait que nous en avions, il prĂ©venait par tĂ©lĂ©phone d’autres personnes qui accouraient aussitĂ´t au magasin », raconte une pharmacienne, Paula Ballesteros.

Le principal traitement antiviral, Oseltamivir, qui est distribuĂ© gratuitement aux malades dans les hĂ´pitaux, n’est plus disponible dans les pharmacies et certains Argentins traversent mĂŞme le Rio de la Plata pour essayer d’en acheter en Uruguay.

Le coĂ»t de ce ralentissement imprĂ©vu pourrait ĂŞtre Ă©levĂ© pour l’Ă©conomie argentine, dĂ©jĂ  entrĂ©e en rĂ©cession selon les experts. Certains Ă©voquent dĂ©jĂ  une perte de plus d’un milliard de dollars (700 millions d’euros).

08:00 > Grippe A (H1N1), après 2 mois et 100′000 cas

Combien de cas au pic de l’Ă©pidĂ©mie ?

Les CDC prĂ©voient 1 million de personnes touchĂ©es par le virus, au pic de l’Ă©pidĂ©mie aux Etats-Unis dont 500.000 cas dans l’Ă©tat de New-York. L’ONU prĂ©voit au moins 10% de la population touchĂ©e dans les pays en dĂ©veloppement.

HĂ©misphère Sud, hĂ©misphère nord : Dans l’hĂ©misphère sud, juillet marque le dĂ©but de l’automne, le retour du virus de la grippe saisonnière et des conditions propices au dĂ©veloppement du virus A/H1N1.

Une seconde vague dans l’hĂ©misphère nord ? Tous les experts s’accordent aujourd’hui sur un « retour » du virus Ă  l’automne, dans les pays de l’hĂ©misphère nord sans certitude sur la forme et la virulence du virus. « Une vague estivale n’est pas exclure, a conclu Françoise Weber, directrice de l’InVS, mĂŞme si la vague la plus importante va survenir cet automne ».

Mutation et réassortiment : Le virus le plus mutant des virus grippaux est le virus A :

Le virus actuel dĂ©jĂ  composĂ© de 4 souches peut tout Ă  fait se combiner Ă  d’autres virus A/H1N1 ou A/H5N1 pour donner un nouveau virus… Le Pr Claude Hannoun, longtemps responsable du Centre de rĂ©fĂ©rence de la grippe France-Nord Ă  l’Institut Pasteur, dĂ©crit ainsi dans le BEH que nous sommes dans une situation possible de danger caractĂ©risĂ©e par l’Ă©mergence, comme c’est le cas aujourd’hui, d’un nouvel A/H1N1 alors que le candidat A/H5N1 reste prĂ©sent.

Virus A/H1N1, plus virulent que le virus de la grippe saisonnière ? Deux Ă©tudes rĂ©centes rĂ©alisĂ©es en laboratoire sur l’animal, parues dans la revue Science et reprises sur le site de l’ECDC concluent toutes deux Ă  un virus plus virulent se diffusant plus facilement dans l’appareil respiratoire supĂ©rieur et pouvant provoquer des complications respiratoires sĂ©vères, mais avec une capacitĂ© de diffusion interhumaine infĂ©rieure Ă  celle du virus de la grippe saisonnière.

Le porc, rĂ©servoir du virus : Comment peut-on expliquer le dĂ©veloppement de foyers autonomes sans cas d’importation au dĂ©part ? La revue Nature Ă©voquait, sur sa version on line de mardi 16 juin que les cas secondaires (autochtones) de grippe A/H1N1, chez des sujets n’ayant ni visitĂ© le Mexique ou les Etats-Unis, ni cĂ´toyĂ© des personnes revenant de ces pays, pourraient ĂŞtre dus Ă  la prĂ©sence universelle du vecteur, le porc.

Antiviraux et rĂ©sistance au Tamiflu® : Les cas de rĂ©sistance ont Ă©tĂ© prĂ©vus « Ă  la base » par le laboratoire Roche, fabricant l’antiviral. Les premiers cas de rĂ©sistance rencontrĂ©s ne sont donc pas surprenants.

Le vaccin sera-t-il disponible Ă  l’automne ? L’OMS et l’ONU ont confirmĂ© lors du rĂ©cent sommet de Cancun la disponibilitĂ© des premiers lots de vaccins Ă  l’automne. Quelques grands industriels comme Novartis ou Baxter qui semble le plus avancĂ© dans le dĂ©veloppement ont confirmĂ© une disponibilitĂ© des premiers lots dès septembre voir fin aoĂ»t. A ce stade les 2 dernières Ă©tapes d’essais cliniques et de procĂ©dure d’AMM ne sont pas encore amorcĂ©es.

Quelle capacitĂ© de production ? 36 laboratoires seraient selon l’OMS en train de travailler au dĂ©veloppement du vaccin. La capacitĂ© de production mondiale serait de 75 millions de doses par semaine soit 300 Ă  400 millions de doses par mois.

Qui aura accès au vaccin ? Les plans de lutte contre la pandĂ©mie prĂ©voient la vaccination, en prioritĂ© des groupes professionnels les plus sensibles (Professionnels de santĂ©, dĂ©fense, transport…) qui devront prendre en charge les populations les plus vulnĂ©rables, personnes âgĂ©es, malades, très jeunes enfants.

A l’Ă©chelle de la planète, 90 % des vaccins Ă  produire ont Ă©tĂ© prĂ©emptĂ©s par les pays industrialisĂ©s…

En France, selon Roselyne Bachelot, le vaccin sera disponible dès l’automne, accessible Ă  tous d’ici fin 2009 mais non obligatoire. Une ou deux injections ? Certains experts envisagent 3 injections.

ImprĂ©visible… Ban-Ki-Moon, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies a rĂ©cemment appelĂ© Ă  l’humilitĂ© face au virus A/H1N1, que Margaret Chan qualifiait Ă©galement de virus « imprĂ©visible ». Les principales inconnues restent l’Ă©volution du virus lui-mĂŞme mais Ă©galement les moyens, rĂ©els, dont les pays les plus dĂ©munis disposeront pour lutter contre l’Ă©pidĂ©mie.

Source : Actu Santé

19:00 > Le nombre de dĂ©cès liĂ©s au H1N1 double en trois jours en Grande Bretagne…

… et 43 personnes seraient dans un Ă©tat critique Ă  Londres, selon cet article du Times.

19:20 > Seuil épidémique atteint en Grande-Bretagne

Quatorze Britanniques ayant contracté la grippe A (H1N1), en sont morts, et la propagation rapide de cette maladie dans deux régions du pays est proche du seuil épidémique, rapportent les autorités sanitaires de Grande-Bretagne.

Le pays totalise à ce jour 9.718 cas confirmés par des laboratoires, depuis le début, ce qui en fait le troisième Etat le plus touché au monde après les Etats-Unis et le Mexique.

« A Londres et dans les Midlands de l’Ouest, nous approchons du niveau d’une Ă©pidĂ©mie. Nous avons enregistrĂ© de fortes poussĂ©es lĂ -bas« , a dĂ©clarĂ© Liam Donaldson, chef des services sanitaires, interrogĂ© par la BBC-tĂ©lĂ©vision.

19:30 > La Suisse commande 13 millions de doses de vaccins

S’attendant Ă  une forte poussĂ©e de grippe A/H1N1, la Suisse veut acheter 13 millions de doses de vaccins. « Tout le monde pourra ainsi thĂ©oriquement se faire vacciner », a relevĂ© le directeur de l’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique.

Deux contrats ont Ă©tĂ© passĂ©s Ă  cette fin, avec GlaxoSmithKline et Novartis. Le contrat n’est pas encore signĂ© avec le groupe bâlois, mais le directeur de l’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© public a prĂ©cisĂ© que les derniers dĂ©tails sont rĂ©glĂ©s.

Les vaccins, encore en cours de production, devraient pouvoir ĂŞtre livrĂ©s dans le courant de l’automne. La facture pour les 13 millions de doses prĂ©vues est devisĂ©e Ă  84 millions. La commande a Ă©tĂ© passĂ©e sur mandat du Conseil fĂ©dĂ©ral.

21:00 > Les Etats-Unis se préparent à une resurgence de la grippe A (H1N1)

Le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama a enjoint jeudi ses compatriotes Ă  se prĂ©parer Ă  affronter une rĂ©surgence de la grippe porcine Ă  l’automne, alors que les autoritĂ©s promettent un vaccin suivi d’une large campagne de vaccination.

« Je pense qu’il est clair, bien que nous ayons eu la chance d’Ă©viter une situation plus grave au printemps Ă  l’apparition des premiers cas, qu’il y a un potentiel pour une rĂ©surgence significative (du virus) Ă  l’automne », a dĂ©clarĂ© M. Obama jeudi.

Le prĂ©sident Obama s’exprimait depuis L’Aquila, en Italie, oĂą il assiste Ă  un sommet du G8. Ses remarques ont Ă©tĂ© diffusĂ©es lors d’une rencontre qui a rĂ©uni dans la banlieue de Washington des responsables sanitaires, mĂ©dicaux et de collectivitĂ©s publiques sur le virus A(H1N1) de la grippe porcine.

« Nous voulons nous assurer que nous n’encourageons pas la panique mais plutĂ´t la vigilance et la prĂ©paration », a-t-il ajoutĂ©.

Le virus « n’est pas parti. Il continue de s’Ă©tendre, il est prĂ©sent dans chacun des Etats de ce pays », a lancĂ© la secrĂ©taire amĂ©ricaine Ă  la SantĂ© Kathleen Sebelius, invitant la population Ă  ne pas baisser la garde.

« L’administration s’est activement prĂ©parĂ©e aux diffĂ©rents scĂ©narios concernant le virus qui peuvent se dĂ©velopper dans les mois Ă  venir », a-t-elle indiquĂ© lors de cette rĂ©union aux Instituts nationaux de la santĂ©, Ă  Bethesda (Maryland).

Les Etats-Unis figurent parmi les pays les plus touchĂ©s par le virus de la grippe porcine, avec 170 dĂ©cès, avec le Mexique, oĂą 121 personnes sont mortes de la maladie, qui a Ă©tĂ© qualifiĂ©e de pandĂ©mie par l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS).

Mme Sebelius a annoncĂ© que des dons de 350 millions de dollars seraient accordĂ©s « pour la prĂ©paration » Ă  la lutte contre le virus aux Etats et aux autoritĂ©s sanitaires locales.

Tous les responsables, y compris le prĂ©sident Obama, ont insistĂ© sur l’importance du dĂ©veloppement d’un vaccin efficace, qui serait ensuite suivi d’une vaste campagne de vaccination.

Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses, a annoncĂ© que des essais cliniques d’un vaccin devaient commencer dĂ©but aoĂ»t.

Mme Sebelius a dĂ©clarĂ©: « l’estimation actuelle est d’avoir un vaccin prĂŞt pour une distribution Ă  la mi-octobre ». Quelque 10 millions de doses pourraient ĂŞtre prĂŞtes Ă  cette Ă©poque, a ajoutĂ© M. Fauci.

Cela ne sera pas suffisant pour une campagne de vaccination exhaustive, aussi les populations les plus Ă  risques –notamment les jeunes, les femmes enceintes, le personnel de santĂ©– recevront le vaccin dans un premier temps.

Selon l’OMS, 100.000 personnes ont Ă©tĂ© infectĂ©es par le virus A(H1N1) dans 137 pays et la maladie a fait 440 morts depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie.

10 juillet > 1er dĂ©cès d’un individu sans problème de santĂ© annexe en Grande Bretagne

Un patient atteint du virus de la grippe porcine est dĂ©cĂ©dĂ© vendredi, devenant la première victime de la maladie qui ne prĂ©sentait pas de problème de santĂ© annexe contrairement aux 14 personnes qui avaient succombĂ© au virus jusqu’alors au Royaume-Uni.

Les services de santĂ© britanniques ont annoncĂ© qu’un patient traitĂ© dans un hĂ´pital du comtĂ© d’Essex (nord-ouest de Londres) Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© vendredi, sans donner de prĂ©cision sur l’identitĂ© ou l’âge de la victime. Mais elle ne souffrait pas de problème de santĂ© annexe.

Les autoritĂ©s britanniques ont tentĂ© de rassurer la population en indiquant que les 14 personnes –12 en Angleterre, 2 en Ecosse– qui Ă©taient dĂ©cĂ©dĂ©es jusqu’alors souffraient de problèmes de santĂ© avant de contracter la grippe porcine.

Près de 335 personnes porteuses du virus A(H1N1) Ă©taient hospitalisĂ©es jeudi en Angleterre, dont 43 dans un Ă©tat prĂ©occupant, selon les derniers chiffres de l’Agence de protection sanitaire (HPA).

Au Royaume-Uni, 9.718 cas confirmĂ©s de grippe porcine ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s Ă  la date du 8 juillet, ce qui en fait l’un des pays les plus touchĂ©s au monde, selon les derniers chiffres officiels.

Le ministre de la SantĂ©, Andy Burnham, avait prĂ©venu la semaine dernière que si la progression de l’Ă©pidĂ©mie se poursuivait au rythme actuel, le Royaume-Uni pourrait connaĂ®tre 100.000 nouveaux cas quotidiens avant la fin du mois d’aoĂ»t.

12 juillet > Trafic aérien en 24h

envoyé par Mecanopolis. 

En voyant ces images de vols commerciaux, on comprend mieux comment un virus circule. On imagine aussi aisĂ©ment l’impact Ă©conomique s’il fallait en stopper le flux.

13 juillet > Les USA vont consacrer 1 milliard de plus pour le lutte contre la grippe A (H1N1)

La ministre de la SantĂ© amĂ©ricaine Kathleen Sebelius a annoncĂ© dimanche une nouvelle enveloppe d’un milliard de dollars pour l’achat de composants destinĂ©s Ă  fabriquer le vaccin contre la grippe porcine, alors que le nombre de morts liĂ©s au virus augmente dans le pays.

« Il y aura un autre milliard de dollars pour acheter la majeure partie des composants Ă  un vaccin H1N1″, a dit Mme Sebelius dimanche sur la chaĂ®ne CNN, sans plus de prĂ©cisions. Elle a rappelĂ© qu’un vaccin devrait ĂŞtre prĂŞt en octobre.

Le Congrès américain a approuvé en juin un projet de budget 2009 supplémentaire de 106 milliards de dollars, dont 7,7 milliards pour la lutte contre le virus A(H1N1) de la grippe porcine.

Des responsables des services de santĂ© amĂ©ricains ont indiquĂ© jeudi, lors d’une rencontre visant Ă  Ă©tablir une stratĂ©gie pour affronter le virus, qu’un vaccin pourrait ĂŞtre testĂ© d’ici le mois d’aoĂ»t et prĂŞt Ă  ĂŞtre distribuĂ© en octobre aux Etats-Unis.

« Le Congrès est d’accord avec le prĂ©sident (Barack Obama) que ceci est la prioritĂ© numĂ©ro un: assurer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des AmĂ©ricains », a dit dimanche Mme Sebelius.

Les propos de la ministre de la SantĂ© interviennent alors que les Centres amĂ©ricains de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC) ont confirmĂ© la mort de 211 personnes dans le pays liĂ©es au virus de la grippe porcine et fait Ă©tat de 37.000 cas confirmĂ©s. Il s’agit du nombre de morts et de cas confirmĂ©s le plus Ă©levĂ© pour un pays.

Ca commence Ă  faire beaucoup d’argent pour une maladies qu’on nous dĂ©peint comme une toute petite grippe de rien du tout pour une situation dont on nous rĂ©pète depuis trois mois qu’elle est sous contrĂ´le.

06:00 > La production de vaccins contre la grippe A est tombée sur un os

La production de vaccins contre la grippe porcine est tombĂ©e sur un os, les producteurs faisant Ă©tat d’un rendement dĂ©cevant lorsque les virus vaccinaux sont cultivĂ©s sur des oeufs.

L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) affirme que le rendement de la production de vaccins Ă  base d’oeufs est infĂ©rieur de moitiĂ©, voire davantage, Ă  celui qu’obtiennent les fabricants lorsqu’ils produisent des vaccins contre la grippe saisonnière H1N1. Les vaccins contre la grippe sont en majeure partie produits par des entreprises qui cultivent les virus sur des oeufs.

De nouvelles souches sont actuellement produites dans l’espoir d’accroĂ®tre le rendement des vaccins, selon un rapport de la directrice du programme de recherche en vaccinologie de l’OMS, Marie-Paule Kieny.

Le problème de rendement a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă  l’occasion de prĂ©sentations faites par des membres de l’OMS, la semaine dernière, lors d’une rencontre spĂ©ciale du comitĂ© d’experts appelĂ© Ă  conseiller l’organisme de Genève en ce qui Ă  trait aux questions de vaccination.

Le Groupe stratĂ©gique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination avait Ă©tĂ© convoquĂ© pour donner Ă  l’OMS une sĂ©rie de conseils au sujet de l’utilisation du vaccin pandĂ©mique.

Il n’a pas Ă©tĂ© possible d’obtenir une entrevue avec Mme Kieny, dimanche.

L’OMS doit en principe rendre publics, lundi, des informations au sujet des dĂ©libĂ©rations et des recommandations du SAGE.

13:45 > Quand les caniches de Bachelot aboient…

Notre ami Sam’s s’est fait virer du forum influenzah5n1. On ne sait pas trop bien qui anime ce truc, dont la seule spĂ©cialitĂ© semble se limiter une sorte de jeu qui consiste, entre membres, Ă  copier/coller le plus rapidement possible les dernières dĂ©pĂŞches de l’AFP (quelle audace !). Ecrire un commentaire personnel, sinon pour applaudir une dĂ©claration de Roselyne Bachelot, risque d’entrainer un banissement (car, sur ce forum, on se fĂ©licite de ne pas ĂŞtre dĂ©mocrate et de se foutre de la libertĂ© d’expression).

Bref, avant que Sam’s nous en parle hier, nous ne les connaissions pas. Aujourd’hui nous les avons dĂ©jĂ  oubliĂ©…

16:45 > La pandémie de grippe A ne peut pas être arrêtée

La pandĂ©mie de grippe porcine « ne peut pas ĂŞtre arrĂŞtĂ©e, et donc tous les pays vont avoir besoin de vaccin », a dĂ©clarĂ© lundi une responsable de l’Organisation mondiale de la santĂ©.

Les experts consultĂ©s par l’OMS ont fixĂ© comme prioritĂ© la vaccination des travailleurs du secteur de santĂ© « afin de maintenir en marche les systèmes de santĂ© », a dĂ©clarĂ© le Dr Marie-Paule Kieny, directrice du service de l’OMS chargĂ© de la recherche sur les vaccins.

Les Etats doivent adapter les recommandations de l’OMS pour la vaccination en fonction de « la situation Ă©pidĂ©miologique, qui est diffĂ©rente selon les pays », notamment en ce qui concerne la gravitĂ© des symptĂ´mes, a relevĂ© le Dr Kieny lors d’une confĂ©rence de presse par tĂ©lĂ©phone.

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La nouvelle grippe A (H1N1) ressemble à celle de 1918, selon une étude