sept 01 2010

Un retrait des troupes d’Irak en trompe l’Ĺ“il: les soldats occupants Ă©tats-uniens remplacĂ©s par des mercenaires

Les Etats-unis ont confirmé que le nombre de soldats présents en Irak aujourd’hui est inférieur à celui au moment de l’invasion du pays, en 2003. Ce fait va être utilisé dans le cadre d’une manœuvre de propagande qui a comme objectif de dissimuler le maintien d’une force occupante et le remplacement de soldats par des mercenaires.

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La déclaration de Barack Obama, annoncant la fin de la mission de combat sur ce territoire et le début d’ « opérations contre-terroristes » menées par une « force de transition » jusqu’au retrait « des troupes nord-américaines en 2011 », avait déjà fait la une des journaux début août. Mais ce qui a fait, avec un écho encore plus important, les unes des journaux des médias dominants, c’est la confirmation que les Etats-unis conservent en Irak un nombre de soldats inférieur à celui qu’ils avaient au début de la guerre contre ce pays.

Effectivement, avec le retrait de la quatrième brigade pour le Koweit et le transfert d’hommes et de matériels de guerre de ce pays du Moyen-Orient vers l’Afghanistan, également occupé, le nombre total de soldats de Washington tourne autour de 55 000, pouvant même être réduit à 50 000 d’ici au 31 août.

Mais quant aux faits correspondants à la réalité, arrêtons-nous ici. C’est que surfant sur la vague du départ d’une partie du contingent – il convient de ne pas oublier qu’il reste en Irak 50 000 militaires étrangers – le gouvernement des Etats-Unis en profite pour faire croire que la force qui restera cessera de réaliser des opérations de combat, se limitant à former les militaires irakiens, et que la date limite pour le départ définitif serait la fin de l’année 2011.

Déclarations occultées

Maintenant, la vérité est que pour les fonctionnaires ayant une responsabilité élevée, comme le commandement militaire David Patreus, les Etats-unis non seulement ne sont pas prêts à sortir d’Irak puisque ils conservent « une énorme capacité [opérationnelle] », a-t-il déclaré dans une interview à CBS.

Dans le même sens, l’Inter Press Service a trouvé auprès de sources liées aux cercles gouvernementaux que les 50 000 soldats qui resteront ne se confineront pas à leurs missions de formation ou à des opérations de défense du personnel et des installations nord-américaines.

Un autre qui semble avoir ignoré les propos du président est l’attaché du presse du général Patreus, Geoff Morrell, soulignant « que je ne connais personne qui ait déclaré la fin de la guerre ».

De même, pour le vice-assistant du secrétaire à la Défense, Colin Khal, les Etats-Unis sont en Irak « pour y rester encore longtemps » et toute décision est suspendue jusqu’à « ce que l’on voie ce que le gouvernement va faire ».

La phrase, apparemment énigmatique, a été déconstruite par la presse nord-américaine, qui spécule sur la possibilité que le futur gouvernement du pays se prépare à demander aux Etats-unis de rester au pays.

Les entreprises de sécurité doublent leur nombre

Par ailleurs, le maintien de dizaines de milliers de soldats en Irak – dans les termes de ceux qui les voit encore y rester pour longtemps et avec toujours les mêmes fonctions – est accompagné de la substitution de soldats sur le départ par des milliers de mercenaires au service des entreprises de sécurité.

La décision de remplacer la force militaire par une autre « civile » a été prise dans une réunion de hauts-responsables militaires nord-américains, qui s’est déroulé le 19 juin, bien que cela n’ait été clairement reconnu qu’à partir du 16 août.

Le plan est de donner au Département d’Etat un rôle plus effectif dans la coordination des opérations et d’entretenir des relations étroites avec les entreprises de sécurité privées. Celles-ci vont disposer d’hélicoptères, de chars d’assaut et de la technologie pour faire fonctionner des radars, de manière à ce qu’elles puissent demander des attaques aériennes et elles vont pouvoir téléguider des drones de combat, a informé le New York Times.

Le doublement du nombre d’entreprises sous-traitantes en Irak n’est pas une hypothèse. Le porte-parole du département d’Etat, P.J.Crowley, a admis que le total d’entreprises sous-traitantes en Irak pourrait atteindre les 7 000, admettant, également, que les Etats-Unis « ont des plans très spécifiques pour assurer la sécurité quand les militaires partiront ».

Actuellement, il existe en Irak 112 000 mercenaires au service de diverses entreprises, auxquels s’ajoutent plus de 11 500 individus inscrits en tant que personnel de sécurité privé et au moins 1 200 au titre de conseiller en sécurité, a publié de son côté le Guardian.

Le nouveau rĂ´le de la CIA

D’après le New York Times, l’agence des services secrets nord-américaine prend de plus en plus un caractère para-militaire, approfondissant, depuis l’entrée en fonctions de Barack Obama, la réalisation d’attaques avec des drones et l’élimination des personnes suspectées de terrorisme.

L’assistant du président des Etats-unis, John Brennan, qualifie les nouvelles lignes directrices comme un remplacement de la politique du marteau par celle du bistouri.

Par ailleurs, le lien avec les entreprises de services de sécurité s’est également intensifié, surtout au Pakistan et en Afrique du nord avec la mise en œuvre d’opérations clandestines de détention et d’arrestation de groupes présumés extrémistes.

Article issu de la revue portugaise Avante

Traduction : Solidarité Internationale


jan 26 2010

Blackwater/Xe Ă  l’assaut de Mogadiscio et du pĂ©trole somalien

Cela faisait plus de six mois que les mercenaires de la sociĂ©tĂ© militaire privĂ©e « Xe », le nouveau nom de Blackwater, entrainaient dans le sud de la Somalie les miliciens d’Ahlu Sunna Waljamaca, un groupe armĂ© et financĂ© par Washington, afin de les opposer aux Tribunaux islamiques qui ne cessent de regagner du terrain dans tout le pays. Le 12 janvier dernier ils sont passĂ©s Ă  l’action Ă  Wabho et Warhole, situĂ©s au nord de la capitale Mogadiscio.

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Les combats auraient fait 18 morts dans les rangs des miliciens et plusieurs dizaines de prisonniers qui, face aux Shabab, la fraction armĂ©e des Tribunaux islamiques, ont du battre en retraite. Le porte-parole des Shabab, Ali Mohamed Rage, a indiquĂ© aux journalistes que, dans cette opĂ©ration, les mercenaires de Xe avaient directement participĂ© aux combats, qui ont durĂ© trois jours. Il a Ă©galement prĂ©cisĂ© que « les mercenaires amĂ©ricains sont en train de prĂ©parer des attentats Ă  Mogadiscio, comme ils le font en Afghanistan, au Pakistan et en Irak, pour ensuite nous les attribuer et prĂ©tendre que nous sommes liĂ© Ă  Al-Qaeda ». « Nous savons que des agents de Xe sont entrĂ©s dans la capitale et qu’ils prĂ©parent des actions de ce type dans des mosquĂ©es et au marchĂ© de Bakara » a encore ajoutĂ© A.M. Rage, en menaçant les amĂ©ricains de reprĂ©sailles s’ils mettent leurs projets Ă  exĂ©cution.

Les États-Unis pourraient en effet ĂŞtre tentĂ© de prendre leur revanche en Somalie, oĂą leur prĂ©cĂ©dente intervention, en 1992, s’Ă©tait soldĂ©e par fiasco mĂ©morable. A l’Ă©poque, Bill Clinton avait envoyĂ© les marines dans le pays afin de « rĂ©tablir l’ordre ». L’intervention « humanitaire » s’Ă©tait terminĂ©e, lors d’une opĂ©ration pour le moins hasardeuse, par la mort de 19 soldats et le retrait des troupes US.

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Mais, au-delĂ  des raisons invoquĂ©es par Washington, c’est surtout le pĂ©trole qui motivait l’intervention des États-Unis, comme l’indique le site SomaliaWatch.com : « Sous la surface du drame tragique de la Somalie, quatre grandes compagnies pĂ©trolières amĂ©ricaines sont tranquillement assises sur une fortune prospective et des concessions exclusives pour explorer et exploiter des dizaines de millions d’hectares de la campagne somalienne. Ces terres, de l’avis de gĂ©ologues et d’analyste pĂ©troliers, pourrait fournir d’importantes quantitĂ©s de pĂ©trole et de gaz naturel ».

Selon des documents rĂ©vĂ©lĂ©s par The Times, c’est plus des deux tiers du territoire de la Somalie qui a Ă©tĂ© allouĂ©e aux gĂ©ants du pĂ©trole amĂ©ricain Conoco, Amoco, Chevron et Phillips par l’ancien prĂ©sident somalien Mohamed Siad Barre avant sa destitution lors des Ă©meutes de 1991. A la lumière de ces informations, on comprend mieux l’intĂ©rĂŞt de l’administration amĂ©ricaine Ă  vouloir rĂ©cupĂ©rer l’investissement des compagnies pĂ©trolières US, de mĂŞme que la rĂ©cente dĂ©claration de Barack Obama, après l’attentat manquĂ© du 25 dĂ©cembre dernier : « : «Nous allons continuer Ă  utiliser tous les Ă©lĂ©ments en notre pouvoir pour intercepter, dĂ©truire et vaincre les extrĂ©mistes violents qui nous menacent, qu’ils soient d’Afghanistan, du Pakistan, du YĂ©men ou de Somalie. » Quelle aubaine pour le prix Nobel de la « paix » : les extrĂ©mistes violents n’agissent que dans des pays oĂą les terres regorgent d’hydrocarbures.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Avec les informations de Onlinejournal, et SomaliaWatch

Spencer Delane



fév 25 2009

Les sondages Ă  la solde du mondialiste Obama

Nations-Presse

Exactement comme en France, les sondages aux USA sont destinĂ©s Ă  manipuler l’opinion publique au lieu de traduire fidèlement ses prĂ©occupations Ă  une Ă©poque dĂ©terminĂ©e. Ainsi l’obamania dĂ©lirante et frĂ©nĂ©tique a encore de beaux jours devant elle tant aux USA que sur d’autres continents.

3004957854_500a0062c3_o2L’Obamania gagnerait-elle aussi la population canine ?

Selon les rĂ©sultats du dernier sondage New York Times/CBS rendus publics lundi 23 fĂ©vrier, la prĂ©sidence de Barack Obama jouirait d’un exceptionnel niveau de confiance et d’optimisme. Première escroquerie : ce sondage effectuĂ© Ă  l’Ă©chelle nationale auprès de 1.112 adultes entre les  18 et 22 fĂ©vrier, possède une marge d’erreur de 3 %.

Il faut savoir qu’Ă  l’instar de la « grosse presse » bobo en France, le quotidien New York Times est un exemple caricatural de « bien-pensance » et de politiquement correct Ă  la sauce mondialiste. De plus, Barack Obama a officiellement pris ses fonctions il y a peine un mois dans une atmosphère d’hystĂ©rie mĂ©diatique volontairement propagĂ©e sur toute la planète. Ce journal conformiste ignore sciemment l’habituel « Ă©tat de grâce » qui suit une Ă©lection prĂ©sidentielle dans toutes les dĂ©mocraties (cf en France au printemps 2007 après l’Ă©lection du guignol apatride Sarkozy).

Au bout d’un mois de gouvernance effective, plus des 3/4 des sondĂ©s s’affirment optimistes pour les 4 ans de son mandat prĂ©sidentiel. Le mĂŞme pourcentage de personnes interrogĂ©es pense sincèrement que Barack Obama apporte de rĂ©els changements dans sa manière de gouverner et qu’il prendra de bonnes dĂ©cisions sur le plan Ă©conomique afin de juguler la crise mondiale. Évidemment comme tout bon « sondage » qui se respecte, les « questions » sont dĂ©libĂ©rĂ©ment orientĂ©es afin d’obtenir les rĂ©ponses adĂ©quates auprès de sondĂ©s prĂ©alablement conditionnĂ©s par une « obamania » soigneusement entretenue par des mĂ©dia serviles et politiquement corrects.

Selon ce sondage orientĂ©, Barack Obama serait ainsi en position de force pour faire appliquer sa politique Ă©conomique. Toutefois, certains sondĂ©s Ă©mettent des doutes sur l’efficacitĂ© de ses futurs plans de relance face au marasme mondial ainsi que sur sa capacitĂ© Ă  maintenir le financement public destinĂ© Ă  appuyer les diffĂ©rents secteurs Ă©conomiques aux USA.

De mĂŞme, Obama a rĂ©ussi Ă  persuader une nette majoritĂ© de ses concitoyens que les USA auront un long chemin Ă  parcourir avant d’assister Ă  un redressement Ă©conomique tangible et de renouer avec la prospĂ©ritĂ©. Si 53 % des sondĂ©s estiment que son plan de redressement amĂ©liorera la situation Ă©conomique, on en compte Ă©galement 50 % persuadĂ©s que la pĂ©riode de rĂ©cession ne sera pas abrĂ©gĂ©e. Enfin 66 % des sondĂ©s pensent qu’il faut davantage de fonds pour aider efficacement et profondĂ©ment l’Ă©conomie nationale fragilisĂ©e par la crise mondiale.

Avec un taux moyen de soutien de 63 %, Barack Obama possède un capital de confiance supĂ©rieur de 10 % Ă  ceux de Bill Clinton (1993-2001) et de G.W. Bush (2001-2009) Ă  l’entrĂ©e de leur mandat prĂ©sidentiel. Enfin 88 % des Ă©lecteurs dĂ©mocrates et 44 % des rĂ©publicains lui accordent leur soutien. Ne doutons pas que les rĂ©sultats flatteurs de ce sondage orientĂ© seront complaisamment et abondamment diffusĂ©s Ă  travers l’ensemble de la grosse presse qui se gardera bien de tout esprit critique.

Nations-Press.info

fév 22 2009

Erdogan, un show au service du nouvel « ordre » mondial

Par Farid

Les opposants Ă  l’axe amĂ©ricano-sioniste mal informĂ©s sur le mondialisme ont trouvĂ© une nouvelle idole en la personne du Premier ministre turc, Recep Tayyip ErdoÄźan, après son « show » lors du World Economic Forum, qui s’est tenu Ă  Davos le 29 janvier 2009, face Ă  Shimon Peres, le prĂ©sident d’IsraĂ«l. Avec l’hystĂ©rie collective pour le « mondialiste rouge » Chavez, la folie bat son plein en faveur du premier ministre turc, faisant oublier que ce dernier est fortement liĂ© aux projets sionistes et Ă  l’oligarchie mondialiste, qui construisent ensembles ce qu’ils appellent eux-mĂŞme sans s’en cacher le nouvel « ordre » mondial.

APTOPIX Switzerland World Economic Forum

Tout d’abord,examinons la relation de ErdoÄźan avec les sionistes.

Le show d’ErdoÄźan, qui voudrait faire croire Ă  un dĂ©saccord profond entre son pays et IsraĂ«l, contredit pourtant les liens très fort qui unissent les deux pays, comme par exemple le passage du pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) sur le territoire turc. En effet, ce pipeline est dĂ©tenu Ă  20% par IsraĂ«l(1). Le BTC est le pipeline qui achemine du pĂ©trole de la mer Caspienne d’AzerbaĂŻdjan jusqu’en Turquie par la GĂ©orgie, plus prĂ©cisĂ©ment de Bakou ( AzerbaĂŻdjan) Ă  Ceyhan ( Turquie), en passant par Tbilissi, capitale de la GĂ©orgie. La nĂ©gociation de ce pipeline s’est faite dans les annĂ©es 90 sous l’administration Clinton, et par l’intermĂ©diaire de l’amĂ©ricain Richard Morningstar (qui Ă©tait Ă  l’Ă©poque le principal responsable de ces nĂ©gociations).

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En aout 2008, ErdoÄźan a dit que « cette initiative s’inscrivait dans la volontĂ© plus large d’Ankara de contribuer Ă  la paix au Proche-Orient. » La « paix » est en effet un slogan bien pratique quand il s’agit en rĂ©alitĂ© d’Ă©tablir des accords Ă©conomique avec un Etat dont on prĂ©tend ensuite dĂ©noncer la politique gĂ©nocidaire du peuple palestinien.

MĂŞme une analyse superficielle des intĂ©rĂŞt Ă©conomique turc contredit les dĂ©clarations spectaculaire d’ErdoÄźan : IsraĂ«l est l’un des pays non europĂ©ens avec qui la Turquie a le plus intensifiĂ© ses Ă©changes commerciaux depuis les annĂ©es 1980. Preuve en est : le volume de ces Ă©changes est passĂ© de cinquante millions de dollars en 1985 Ă  1,3 milliards de dollars en 2002(2)

Mais Recep Tayyip Erdoğan ne se limite pas à être un fidèle allié et promoteurs des projets sionistes, il est également un des acteurs prééminent des plans mondialistes.

La Turquie fait partie des pays membres de l’Union pour la mĂ©diterranĂ©e(3) et tape des pieds et des mains pour intĂ©grer l’Union EuropĂ©enne, avec toutes les consĂ©quences que cela entrainerait pour son territoire : perte officielle de la souverainetĂ© nationale et monĂ©taire au profit de l’instance supra-nationale, avec en prime la politique rĂ©gionaliste des instances mondialistes qui touchera de plein fouet le pays avec l’indĂ©pendance kurde qui ne manquera pas d’ĂŞtre proclamĂ©e(4).

Le ministre des affaires Ă©trangères d’ErdoÄźan, Ali Babacan est le nĂ©gociateur en chef dans le cadre du processus d’accession Ă  l’Union europĂ©enne depuis 2005 et a reprĂ©sentĂ© la Turquie durant le sommet de l’Union Pour la MĂ©diterranĂ©e.(5)

Tous ces blocs continentaux (europĂ©ens,mĂ©diterranĂ©en,nord-amĂ©ricain,sud amĂ©ricain, africain…), standardisĂ©s et partageant tous les mĂŞmes règles et statuts, n’ont d’autre finalitĂ© que l’Ă©tablissent d’un gouvernement mondial.

Certains disent que les mondialistes occidentaux ne voudront jamais de la Turquie au sein de l’Europe. Cependant, Sarkozy a supprimĂ© le rĂ©fĂ©rendum sur l’adhĂ©sion de la Turquie le 8 juillet 2008 (6), 5 mois après la ratification du traitĂ© de Lisbonne pourtant refusĂ© par les français en 2005 Ă  hauteur de 55% malgrĂ© tout le consensus politique et mĂ©diatique pour le « OUI ». On le comprend bien, cela laisse la porte grande ouverte Ă  une adhĂ©sion de la Turquie.

Mais tout cela n’est que l’application de projets dĂ©cidĂ©s il y a plus d’un demi-siècle, notamment par le père de la construction europĂ©enne et fondateur de la PanEurope, Richard de Coudenhove Kalergi, qui, durant son discours de 1950 lors de la remise du prix Charlemagne insistait sur « Europe unie de l’Islande Ă  la Turquie comme de la Finlande au Portugal »(7)

Au delà de ce que les apparences veulent faire croire, Erdoğan est doublement lié aux groupes de réflexion mondialistes occultes, via la présence de Ali Babacan à la réunion du Groupe Bilderberg en 2008(8), en 2007, en 2004 et en 2004.(9)

Tous ces fait dĂ©montrent qu’ErdoÄźan est incontesablement liĂ© au plan mondialiste, au delĂ  mĂŞme de sa relation privilĂ©giĂ©e avec IsraĂ«l Ă  travers le pipeline BTC.

Quel est donc la logique de ce show Ă  Davos, qui voudrait faire croire aux spectateurs crĂ©dules que le « courageux » ErdoÄźan tient tĂŞte Ă  Shimon Peres, alors que la rĂ©alitĂ© ne cesse de dĂ©monter qu’ il se trouve ĂŞtre tout en Ă  fait en phase avec les sionistes les plus puissants et influents, tel David Rockefeller, qui est entre autres l’un des fondateurs du Groupe Bilderberg, et qui construit avec d’autres banquiers mondialistes le Nouvel « Ordre » Mondial ?

Mais la relation mondialiste du gouvernement ErdoÄźan s’inscrit dans la continuitĂ© d’un processus entamĂ© au dĂ©but du 20e siècle avec la destruction du Califat Islamique par les mĂŞmes forces occultes mondialistes. A la tĂŞte de ce que l’on a appelĂ© mensongèrement « l’indĂ©pendance turque », il y avait le franc-maçon Mustapha Kemal dit Ataturk (le « père » de tous les Turcs), qui Ă©tait aussi le Chef des « Jeunes Turcs », et surtout le membre de la loge maçonnique italienne « Macedonia Resortae Veritas ».(10)

Tout ceux qui pensent que le Premier ministre ErdoÄźan et que son parti l’AKP oeuvrent pour les intĂ©rĂŞts de l’Islam, des musulmans et du monde libre font fausse route. Sur le fond, les mondialistes son en plein accord, et seulement sur la forme que l’on assiste Ă  des conflits Ă©gotiques pour le partage du grand gâteau que reprĂ©sente l’avènement du Nouvel « Ordre » Mondial : d’un cotĂ© la branche nĂ©o-libĂ©rale unipolaire avec toute son arrogance (Sarkozy, Berlusconi et Rockefeller notamment) et, de l’autre, la branche multipolaire (Erdogan, Chavez, Chirac et Poutine notamment).

Cela à été parfaitement résumé par le président turc Abdullah Gül au journal britannique « The Guardian » le 16 août 2008 avec cette affirmation « les américains doivent partager le pouvoir dans le nouvel ordre mondial »(11)

Par Farid, pour Mecanopolis

Sources :

  1. http://www.alterinfo.net/Georgie-Un-Pipeline-BTC-Tres-Protege-par-les-USA-Et-Israel_a22799.html
  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_Isra%C3%ABl_et_la_Turquie
  3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_pour_la_M%C3%A9diterran%C3%A9e
  4. http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article1194
  5. http://turquieeuropeenne.eu/article884.html
  6. http://www.nationspresse.info/?p=1173
  7. http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article13741
  8. http://www.prisonplanet.com/articles/june2008/060608_b_list.htm
  9. http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Bilderberg_attendees
  10. http://www.franc-maconnerie.org/menu-gauche/histoire-fm/celebrites-fm.htm
  11. http://www.guardian.co.uk/world/2008/aug/16/turkey.usforeignpolicy

jan 25 2009

Obama laisse intact le système de torture et de détention illimitée

Le prĂ©sident Barack Obama a ordonnĂ© la fermeture du camp de prisonniers de Guantanamo Bay d’ici un an, a exigĂ© que la Central Intelligence Agency (CIA) et le personnel militaire s’engagent Ă  respecter les interdictions sur la torture telles que dĂ©finies dans l’armĂ©e et a dĂ©crĂ©tĂ© la fermeture de prisons de la CIA Ă  l’Ă©tranger.

Bien que les mĂ©dias prĂ©sentent ces ordres comme la condamnation des politiques de dĂ©tention et d’interrogation de l’administration Bush, ils ne changent en rĂ©alitĂ© pas grand-chose. Ils reprĂ©sentent essentiellement une tentative de relations publiques visant Ă  rĂ©habiliter l’image des Etats-Unis Ă  l’Ă©tranger après des annĂ©es de torture et de dĂ©tentions extralĂ©gales et Ă  protĂ©ger de hauts officiels amĂ©ricains d’une possible poursuite criminelle.

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Lâchement, Obama a organisĂ© le processus de signature de ces ordres de façon Ă  apaiser la droite politique ainsi que les dĂ©fenseurs de Guantanamo et de la torture et Ă  souligner qu’il comptait poursuivre la « guerre contre le terrorisme » de l’administration Bush. Il Ă©tait flanquĂ© de 16 gĂ©nĂ©raux et amiraux Ă  la retraite qui ont fait pression pour la fermeture du camp de prisonniers Ă  Cuba sur la base qu’il entrave la poursuite de la « guerre ». Il a de plus rĂ©itĂ©rĂ© sa dĂ©termination Ă  maintenir le cadre politique fondamental de la politique Ă©trangère de l’administration Bush.

Le maintien du prĂ©texte idĂ©ologique pour les guerres d’agression et les attaques sur les droits dĂ©mocratiques assure que l’infrastructure d’Etat policier Ă©rigĂ©e sous l’administration Bush va demeurer intacte. Et cela est renforcĂ© par les promesses d’Obama que son administration ne va pas enquĂŞter ou poursuivre ceux qui, y compris Bush, Cheney, Rumsfeld, Alberto Gonzales et d’autres, ont Ă©tĂ© responsables des politiques de torture et de dĂ©tention illĂ©gale.

Les ordres signĂ©s par Obama n’Ă©liminent pas les attaques de l’administration Bush contre le droit constitutionnel et international. Ils ne remettent pas en question le supposĂ© droit du prĂ©sident d’emprisonner quiconque unilatĂ©ralement, sans procès ni accusations, en le qualifiant de « combattant ennemi ». Pas plus qu’ils ne mettent fin Ă  la procĂ©dure connue sous le nom d’« extradition extraordinaire », par laquelle les Etats-Unis ont durant les annĂ©es Bush kidnappĂ© des prĂ©sumĂ©s terroristes et les ont envoyĂ©s dans des pays Ă©trangers ou des prisons secrètes de la CIA hors des Etats-Unis oĂą ils Ă©taient torturĂ©s.

Ils ne font rien Ă  l’Ă©gard des centaines de prisonniers, 600 uniquement dans le camp de prisonniers de Bagram en Afghanistan, incarcĂ©rĂ©s derrière les fils barbelĂ©s de Guantanamo. Si le camp de Guantanamo ferme, le gouvernement amĂ©ricain va simplement dĂ©placer les prĂ©sumĂ©s terroristes capturĂ©s lors de ses rafles internationales vers d’autres camps de prisonniers dirigĂ©s par les Etats-Unis.

Sur la question des « techniques d’interrogatoire musclĂ©es », c’est-Ă -dire la torture, Obama a laissĂ© de la marge de manĹ“uvre pour qu’elles se poursuivent. L’avocat de la Maison-Blanche, Gregory Craig, a dit aux journalistes que l’administration Ă©tait prĂŞte Ă  prendre en compte les demandes de la CIA pour que de telles mĂ©thodes soient permises. Obama a annoncĂ© la crĂ©ation d’une Ă©quipe spĂ©ciale qui va se pencher sur de nouvelles techniques d’interrogatoire au-delĂ  de celles sanctionnĂ©es par l’armĂ©e, qui accepte maintenant 19 formes d’interrogatoire, en plus de la pratique d’extradition extraordinaire.

L’amiral Ă  la retraite, Dennis Blair, qui a Ă©tĂ© nommĂ© par Obama pour ĂŞtre le directeur du renseignement national, a dit Ă  une audience de ratification du SĂ©nat que les règlements ayant cours dans l’armĂ©e seraient eux-mĂŞmes modifiĂ©s, permettant ainsi potentiellement de nouvelles formes d’interrogatoires musclĂ©s, mais que de tels changements seraient gardĂ©s secrets.

Obama a aussi annoncĂ© la crĂ©ation d’une deuxième Ă©quipe spĂ©ciale qui se penchera sur le sort des 245 dĂ©tenus qui sont toujours Ă  Guantanamo. Plus tĂ´t cette semaine, il a suspendu les procĂ©dures de la commission militaire au camp de prisonniers, mais il n’a pas aboli les commissions militaires elles-mĂŞmes.

La nouvelle administration a exclu la seule solution constitutionnelle pour ceux qui ont Ă©tĂ© dĂ©tenus dans des conditions barbares, sans procès Ă©quitable, pendant des annĂ©es : soit les relâcher ou leur garantir un procès rapide dans une cour civile, avec toutes les protections et garanties prĂ©vues Ă  la loi. Il y a eu beaucoup de spĂ©culation selon laquelle l’administration pourrait soutenir l’Ă©tablissement d’une Cour spĂ©ciale de sĂ©curitĂ© nationale dans le système judiciaire civil afin de poursuivre les prisonniers de Guantanamo et les autres prĂ©sumĂ©s terroristes. Cela reprĂ©senterait une autre attaque sur les libertĂ©s civiles, mettant en place un système judiciaire sommaire afin de condamner rapidement ceux qui sont accusĂ©s de terrorisme – système qui pourrait ĂŞtre utilisĂ© dans le futur pour rĂ©primer l’opposition politique.

NBC Nightly News a dĂ©clarĂ© jeudi que l’administration considĂ©rait garder indĂ©finiment et sans accusations environ 20 dĂ©tenus de Guantanamo (y compris les cinq prĂ©sumĂ©s conspirateurs du 11-Septembre actuellement jugĂ©s devant des commissions militaires) dans une prison militaire aux Etats-Unis.

Les commentateurs ont notĂ© que l’administration Obama voulait empĂŞcher les non-citoyens dĂ©tenus en tant que terroristes de pouvoir exercer leur droit Ă  l’habeas corpus.

Deux mesures prises mardi et jeudi par Obama indiquent une autre considĂ©ration importante motivant sa dĂ©cision de fermer Guantanamo et de peaufiner la question de la torture. Jeudi, l’administration a demandĂ© la fin des procĂ©dures d’appel d’une cause portĂ©e devant la Cour suprĂŞme amĂ©ricaine portant sur l’habeas corpus par le seul prĂ©tendu combattant ennemi emprisonnĂ© en sol amĂ©ricain, Ali al-Marri, originaire du Qatar, et dĂ©crit par Obama comme « dangereux ». Les avocats d’al-Marri contestent le droit du prĂ©sident de faire arrĂŞter et emprisonner des individus en les dĂ©clarant combattants ennemis. Il Ă©tait gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© que cette, cause si la Cour suprĂŞme acceptait de l’entendre, forcerait l’administration Obama Ă  dĂ©voiler sa position sur cette question.

Cette mesure suivait une requête entreprise mardi pour que soient cassés des appels similaires entendus par la Cour du district fédéral qui touchent plus de 200 prisonniers de Guantanamo.

Ainsi, le premier effet du rĂ©cent geste de l’administration a Ă©tĂ© l’arrĂŞt des procès civils qui pourraient s’avĂ©rer ĂŞtre extrĂŞmement dommageable pour le gouvernement parce qu’il y serait rĂ©vĂ©lĂ© qu’on a fait un usage systĂ©matique de la torture sur les dĂ©tenus avec la possibilitĂ© que de hauts responsables amĂ©ricains se trouvent impliquĂ©s.

Source : WSWS

jan 02 2009

Le nouveau président des Etats-Unis est-il un néoconservateur ?

De nombreux AmĂ©ricains, de nombreuses personnes dans le monde croient que la politique d’Obama va ĂŞtre aux antipodes de celle du gouvernement Bush. Or Ă  voir les per­sonnes qu’Obama a dĂ©signĂ©es rĂ©cemment, on se demande dans quelle mesure le nouveau prĂ©sident est un nĂ©oconservateur. Certes, il ne ressemble pas Ă  cent pour cent Ă  McCain mais il appartient Ă  cette tendance.

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Alors qu’avant son Ă©lection, très peu de nĂ©oconservateurs, comme Ken Adelman, soutenaient Obama, ils sont maintenant nombreux Ă  ĂŞtre enthousiasmĂ©s par ses choix. Comme l’Ă©crit le nĂ©oconservateur Max Boot, «je dois reconnaĂ®tre que je suis sidĂ©rĂ© par ces nominations, dont la plupart auraient aussi bien pu venir de McCain». David Brooks est presque aussi euphorique: «Croyez-moi, j’essaie de ne pas m’associer Ă  la puissante obamania qui dĂ©ferle sur la haute bourgeoisie cĂ´tière, mais les choix ont Ă©tĂ© exceptionnels. Les Ă©vĂ©nements des deux dernières semaines devraient rassurer tous ceux qui craignaient qu’Obama virerait Ă  gauche ou allait s’automutiler en raison de son inexpĂ©rience. Il se prĂ©pare Ă  un dĂ©part qui justifie presque l’Ă©norme battage mĂ©diatique.» Richard Perle se dit «soulagé»: «Contrairement Ă  ce Ă  quoi on pouvait s’attendre, je ne crois pas qu’il va y avoir beaucoup de changements». La nĂ©oconservatrice Mona Charen Ă©crit: «La superstition m’interdit presque de commenter les nominations effectuĂ©es jusqu’ici par le prĂ©sident Ă©lu Obama. La nouvelle a Ă©tĂ© tellement bien accueillie que j’hĂ©site Ă  la commenter de peur de rompre le charme.»1

Le journaliste Robert Dreyfuss fait remarquer que le gouvernement Obama ne pratiquera probablement pas la mĂŞme politique irakienne que les nĂ©oconservateurs, qu’il va retirer des troupes avec le temps (disons: peut-ĂŞtre), qu’il n’aura pas recours Ă  la rhĂ©torique belliqueuse de l’administration Bush et qu’il coopĂ©rera mieux avec la communautĂ© internationale. Cependant, aujourd’hui, la question principale des nĂ©oconservateurs et d’IsraĂ«l est l’Iran. Or le gouvernement d’Obama se montre très belliqueux Ă  l’Ă©gard de l’Iran. Que l’on se souvienne qu’Hillary Clinton a dĂ©clarĂ© qu’il faudrait le dĂ©truire s’il attaquait IsraĂ«l. Dreyfuss Ă©crit: «En ce qui concerne l’Iran, il est bien trop tĂ´t pour renvoyer les faucons. Ils agissent Ă  coup sĂ»r Ă  l’Ă©cart des allĂ©es du pouvoir mais ils ont plus d’amis dans le camp Obama que ne le croient la plupart des gens. Plusieurs conseillers importants d’Obama – notamment Tony Lake, Susan Rice, future ambassadrice Ă  l’ONU, Tom Daschle, Dennis Ross, de mĂŞme que des faucons dĂ©mocrates influents comme Richard Holbrooke, proches du vice-prĂ©sident Ă©lu Joe Biden ou de la SecrĂ©taire d’Etat dĂ©signĂ©e Hillary Clinton – ont fait cause commune avec les faucons va-t-en-guerre du Washington Institute for Near East Policy (WINEP), de l’American Enterprise Institute (AEI) et d’autres instituts partisans de la force.»2 Dreyfuss montre que ces individus continuent d’ĂŞtre proches des nĂ©oconservateurs: «Les organisations comme le WINEP, l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), l’AEI, le BPC (Bipartisan Policy Center) et l’UANI (United Against Nuclear Iran) estiment avoir pour mission d’entraĂ®ner les Etats-Unis dans une Ă©preuve de force avec l’Iran. Ne minimisez pas leur importance. Ceux qui croient qu’une telle confrontation serait inconcevable sous le prĂ©sident Obama devraient demander Ă  Tony Lake, Susan Rice, Dennis Ross, Tom Daschle et Richard Holbrooke s’ils sont d’accord, et si c’est le cas, pourquoi ils continuent de copiner avec les faucons nĂ©o-conservateurs.»2

Je pense qu’en fait, les nĂ©oconservateurs ont rĂ©ussi Ă  convaincre de leurs idĂ©es le courant dominant malgrĂ© le fiasco irakien. Obama va-t-il choisir de faire la guerre Ă  l’Iran? Bien que cela ne soit pas absolument certain, l’hypothèse n’est pas exclue.

Voici un scĂ©nario possible: Le gouvernement Obama va probablement se concentrer tout d’abord presque totalement sur l’Ă©conomie et relĂ©guer au second plan la politique Ă©trangère. Quand tous les plans de sauvetage et les incitations commerciales et financières auront Ă©chouĂ© Ă  relancer l’Ă©conomie, il sera alors temps de jouer la carte de la guerre.

La persistance de la mauvaise situation Ă©conomique pourrait inciter Ă  dĂ©tourner l’attention des problèmes intĂ©rieurs pour la diriger vers les guerres Ă  l’extĂ©rieur. Obama, qui a l’image d’un homme de paix, aura une plus grande crĂ©dibilitĂ© que Bush ou McCain auprès du peuple amĂ©ricain pour adopter une politique dure envers l’Iran, en particulier après avoir tentĂ© des efforts diploma­tiques sans offrir de contrepartie substantielle Ă  l’Iran.
Obama sera alors poussé dans cette direction par les néoconservateurs hors de son gouvernement et les faucons au sein de celui-ci.

Une fois que la diplomatie aura Ă©chouĂ©, des mesures plus dures seront envisagĂ©es comme Ă©tant la seule alternative face Ă  un ennemi prĂ©tendument intransigeant. Des mesures comme un blocus maritime provoqueront probablement un conflit militaire qui justifiera le bombardement de l’Iran. La rĂ©ponse iranienne aux efforts faits pour empĂŞcher la navigation dans le golfe Persique entraĂ®nera une escalade vers une guerre de plus grande ampleur.

Horizons et débats

1 http://townhall.com/columnists/MonaCharen/2008/12/02pinch_me_am_I_dreaming
2 http://www.antiwar.com/engelhardt/?articleid=13847

jan 02 2009

Les calculs sordides et meurtriers de Tel-Aviv

Le but d’IsraĂ«l : enterrer le processus de paix et la crĂ©ation d’un vĂ©ritable État palestinien. Avec la complicitĂ© de Washington, Paris et Bruxelles.

Manifestation Ă  Paris contre la venue en France de Tzipi Livni

Sans le vouloir, IsraĂ«l a dĂ©montrĂ© que l’occupation des territoires palestiniens est bien au centre de la problĂ©matique proche et moyen-orientale. Existe-t-il une autre rĂ©gion du monde oĂą, en l’espace de quelques heures, près de 300 personnes sont tuĂ©es de cette manière ? L’Irak et l’Afghanistan sont battus Ă  plate couture. Surtout, existe-t-il un pays de la planète qui peut se permettre un tel massacre avec le soutien mĂŞme plus implicite des plus grandes puissances mondiales ? Pourquoi, comment ? Qui peut croire un seul instant que les roquettes balancĂ©es par des organisations palestiniennes mettent en danger un État, IsraĂ«l, dont l’armĂ©e est parmi les cinq plus puissantes du monde ? Surtout, alors que les bombes israĂ©liennes se dĂ©versaient sur Gaza ce week-end, d’autres roquettes Ă©taient encore tirĂ©es. Le bilan est là : 1 mort cĂ´tĂ© israĂ©lien. Plus de 280 cĂ´tĂ© palestinien.

Si l’on assiste Ă  un tel dĂ©chaĂ®nement de violence de la part de Tel-Aviv, c’est certainement parce que la victoire aux Ă©lections lĂ©gislatives (programmĂ©es pour le 10 fĂ©vrier) sera dĂ©terminĂ©e par le caractère belliciste des candidats. Le Likoud de Netanyahou pousse au feu. Il n’en faut pas plus Ă  Tzipi Livni, toujours ministre des Affaires Ă©trangères qui rĂŞve d’ĂŞtre premier ministre et Ehud Barak, ministre de la DĂ©fense, pour faire chauffer les rĂ©acteurs des F16 et tester leurs nouveaux engins de mort. Triste sociĂ©tĂ© israĂ©lienne qui applaudit et fait remonter Livni dans les sondages.

Les Ă©lections n’expliquent pas tout. Pas plus que le prĂ©texte des roquettes. Il y a un plan, une volontĂ© politique accrochĂ©s aux missiles qui s’abattent sur Gaza. Le premier volet est de repousser Ă  jamais la crĂ©ation d’un vĂ©ritable État palestinien en approfondissant le fossĂ© gĂ©ographique et politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et les composantes de l’OLP, Ă  commencer par le Fatah. N’est-il pas surprenant que cette attaque survienne au lendemain d’une nouvelle trĂŞve de 24 heures dĂ©crĂ©tĂ©e par le Hamas et alors que tout le monde sait bien que les dernières salves lancĂ©es sur IsraĂ«l Ă©taient le fait de groupes aussi divers que le Djihad islamique ou les Brigades des martyrs d’al Aksa, proches du Fatah ? C’est d’autant plus Ă©tonnant que le Hamas est sensible Ă  l’Ă©tat d’esprit de la population palestinienne. C’est ce qui explique souvent ses changements d’attitude, l’arrĂŞt des attentats suicides ou l’acceptation de trĂŞves.

IsraĂ«l ne veut pas la paix. Ce n’est pas avec des bombes que l’on vient Ă  bout d’une rĂ©sistance, celle d’un peuple occupĂ© depuis plus de quarante ans. Les dirigeants israĂ©liens sont soutenus Ă  bout de bras par l’administration amĂ©ricaine et par les dirigeants de l’Union europĂ©enne, Nicolas Sarkozy en tĂŞte. Tout simplement parce qu’IsraĂ«l a rĂ©ussi Ă  faire admettre son indispensable prĂ©sence dans la stratĂ©gie occidentale au Moyen-Orient en se plaçant comme rempart face Ă  une supposĂ©e invasion islamiste. Peu importe la faussetĂ© de l’argument, et surtout le mĂ©lange des genres (comme cela avait Ă©tĂ© fait entre l’Irak de Saddam et al Qaeda) : il permet de faire croire au danger pour l’existence d’IsraĂ«l, d’amplifier le concept d’État juif, de faire oublier l’occupation et de justifier en filigrane la possession de l’arme atomique. D’oĂą ces dĂ©clarations des chancelleries occidentales qui rejettent la faute des Ă©vĂ©nements dramatiques de ces derniers jours sur le Hamas et mettent sur un pied d’Ă©galitĂ© occupants et occupĂ©s tout en demandant de la retenue « aux deux parties ».

Ce faisant, IsraĂ«l enterre un peu plus le mouvement national palestinien. Les manifestations se multiplient en Cisjordanie contre le massacre perpĂ©trĂ© Ă  Gaza et contre les conditions de vie inhumaines qui s’aggravent chaque jour un peu plus. Un ressentiment qui s’exprime principalement contre l’occupant mais qui pourrait bien emporter Mahmoud Abbas, le toujours prĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne, dont les dĂ©clarations laissent perplexes et qui semble de plus en plus affaibli au sein des Palestiniens comme sur la scène internationale. Les IsraĂ©liens laissent pourrir la situation et attendent que les fruits mĂ»rs tombent : l’Ă©crasement du Hamas Ă  Gaza, l’extinction du Fatah en Cisjordanie. Ne resteront plus alors que quelques chefs de tribus avec lesquels il sera très facile de nĂ©gocier l’attribution de bantoustans vides de sens et de rĂ©alitĂ© Ă©conomique. Les dirigeants israĂ©liens pourront alors leur adjoindre ces Arabes d’IsraĂ«l, comme le veut Tzipi Livni. Pour rĂ©ussir ce tour de passe-passe, il faut des complices. Avec Washington, Paris et Bruxelles, IsraĂ«l les a trouvĂ©s.

Pierre Barbancey, pour l’HumanitĂ©