mar 01 2010

George Soros, la crise de l’euro et le nouvel ordre Ă©conomique mondial

Article mis Ă  jour le 2.02.10 Ă  03h44

Selon le « Wall Street Journal » des « hedge funds » emblĂ©matiques – Soros Fund Management en tĂŞte – se sont accordĂ©s sur un net dĂ©clin de l’euro par rapport au dollar. Ils visent, Ă  terme, la paritĂ© dans le cadre d’un scĂ©nario de crise majeure de l’Union europĂ©enne. La semaine s’annonce cruciale pour la Grèce et l’Europe, qui s’enfoncent dans la crise.

soros

Des dirigeants de hedge funds majeurs se sont accordés lors d’un dîner discret à Manhattan pour parier gros sur la baisse de l’euro, selon le Wall Street journal de vendredi dernier. Parmi eux, le milliardaire américain George Soros.

Ce dîner a eu lieu à Manhattan en décembre dernier, et une sorte de consensus se serait dégagé : «L’euro doit revenir à la parité un pour un face au dollar» auraient-ils évoqué, selon le quotidien financier.

Leur poids énormes sur les échanges internationaux pourraient bien expliquer une bonne partie du recul de la monnaie européenne : depuis début février, le change est passé de 1,39 à 1,36 dollar, soit un recul de plus de 2%. Notons qu’en décembre 2009, l’euro valait encore 1,51 dollar. Ainsi, le billet vert s’est apprécié de 10%.

Sur le marchĂ© des changes, appelĂ© chez les professionnels le Forex (pour Foreign Exchange), il est possible de miser cent fois sa mise. C’est l’effet de levier. Autrement dit, avec 10.000 euros, n’importe quel investisseur qui travaille sur les devises peut engager 1.000.000 euros sur le marchĂ©. Ainsi, les gains – ou les pertes – peuvent ĂŞtre exponentiels. Selon le Wall Street Journal, ces gĂ©ants auraient pariĂ© avec des effets de levier 20.

Par exemple, si George Soros – cĂ©lèbre pour avoir fait «sauter» la banque d’Angleterre le mercredi noir du 16 septembre 1992 en pariant Ă  la baisse sur la livre sterling – dĂ©cide de mettre sur la table 10 millions de dollars sur une position courte sur l’euro (pari Ă  la baisse), il spĂ©cule en fait avec 200 millions de dollars. Or, si le taux de change recule de 10%, comme cela a Ă©tĂ© le cas ces trois derniers mois, George Soros aura gagnĂ© quelque 20 millions d’euros sur ce trade. En excluant les 10 millions qu’il a engagĂ© au dĂ©but, il reste dans sa poche quelques 10 millions d’euros. Taux de rendement : 100% en trois mois !

En trois mois de crise de l’euro, les « hedge funds » qui sont Ă  l’origine des spĂ©culations auraient engendrĂ©s plus de trois milliards de dollars de bĂ©nĂ©fices, ajoute encore le Wall Street journal.

Difficile de ne pas voir, dans cette action qui consiste Ă  ramener l’euro Ă  une valeur Ă©quivalente Ă  celle du dollar, les prĂ©mices de l’instauration d’un bloc euro-atlantique unifiĂ©, c’est Ă  dire une monnaie commune, pour lequel le Parlement europĂ©en a dĂ©jĂ  adoptĂ© une rĂ©solution le 26 mars 2009 traitant de « l’état des relations transatlantiques après les Ă©lections qui ont eu lieu aux États-Unis » (lire sur ce sujet l’article de Pierre Hillard sur le RĂ©seau Voltaire).

Dans l’impasse

La situation de la dette grecque ne cesse de se dĂ©grader. Vendredi dernier, les agences de notation ont mis en garde le pays sur une Ă©ventuelle dĂ©gradation de sa note, avec le risque de tomber dans la catĂ©gorie peu flatteuse « Investissement spĂ©culatif ». Standard & Poor’s fixe cette Ă©chĂ©ance d’ici deux semaines. Moody’s est plus Ă©vasif. Un ultimatum a Ă©tĂ© donnĂ© au 16 mars Ă  la Grèce pour peaufiner ses mesures et rĂ©duire son dĂ©ficit budgĂ©taire.

Compte tenu de la situation sociale explosive dans son pays, le premier ministre grec n’a aucune marge de manĹ“uvre possible. La seule solution pourrait pourrait provenir d’une aide des pays de la zone euro.

De fait, la Grèce est aujourd’hui dans une impasse financière. En quĂŞte d’argent frais pour refinancer ses 22 milliards d’euros de dette qui arrivent Ă  Ă©chĂ©ance en avril-mai, Athènes a dĂ» renoncer, la semaine dernière, Ă  lancer un emprunt obligataire de 5 milliards d’euros. Aucune institution n’a concĂ©dĂ© Ă  lui accorder ce montant.

L’Union europĂ©enne demande plus Ă  la Grèce

A l’issue d’une journĂ©e de nĂ©gociations avec les dirigeants grecs, le commissaire europĂ©en aux Affaires Ă©conomiques et monĂ©taires Olli Rehn a estimĂ© que les marchĂ©s financiers seraient convaincus que la Grèce atteindrait ses objectifs de rĂ©duction de ses dĂ©ficits une fois qu’ils auraient vu des nouvelles mesures prĂ©cises.

Quelques heures plus tard, le secrĂ©tariat du Premier ministre grec Georges PapandrĂ©ou annonçait un conseil des ministres pour mercredi « pour prendre des dĂ©cisions sur l’Ă©conomie ».

Cette annonce suggère que de nouvelles mesures d’Ă©conomies pourraient ĂŞtre annoncĂ©es dans le but d’obtenir en Ă©change le soutien financier de l’UE, sans doute via la garantie d’Ă©missions obligataires.

NĂ©anmoins, comme nous l’indiquions dans notre article du 26 fĂ©vrier dernier, demander Ă  la Grèce d’amplifier encore les rĂ©formes dans le but de rĂ©duire son dĂ©ficit ne pourra pas ĂŞtre tenable pour Athènes, dans un pays se trouve dĂ©jĂ  Ă  la limite de l’explosion sociale.

Par ailleurs, Les restrictions qui sont envisagées, qu’elles touchent les retraites, la couverture maladie, les allocations chômage ou les mesures d’aide sociale, de même qu’une augmentation des impôts, ont en commun de toutes diminuer le pouvoir d’achat global et donc de porter un coup supplémentaire à la croissance, accentuant les tendances déflationnistes. Ce mesures ne seront pas des solutions mais contribueront encore à aggraver la crise.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Article mis Ă  jour le 2.02.10 Ă  03h44

Avec les informations du Wall Street journal, du Figaro et du Temps (Suisse)

sept 16 2009

Qui veut réduire la population mondiale ?

Il est rare que les autorités ou des responsables souhaitent aborder cette question de manière décisive. The Sunday Times publiait le 24 mai dernier un article de John Harlow, leur correspondant à Los Angeles : « Le Club des Milliardaires s’attaque au problème de la surpopulation ».

wwf-belgique-2Campagne du WWF pour le climat et… la rĂ©duction de la population mondiale

“Les plus grosses fortunes américaines ont participé à une réunion secrète pour chercher des solutions face à des menaces jugées très alarmantes pour l’environnement, le climat social et l’industrie.

Ces personnages se sont demandé comment utiliser leur richesse pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer des améliorations dans les domaines de la santé et l’éducation.

Les philanthropes étaient rassemblés à l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft. Ils se sont proposé d’unir leurs forces pour surmonter des obstacles politiques et religieux qui entravent la voie des réformes.

Un participant qui surnomme cette entité le « Club des Gens biens » a cité parmi ses membres David Rockefeller Jr, le patriarche de la plus riche dynastie d’Amérique, les financiers Warren Buffett et George Soros, l’actuel maire de New-York Michael Bloomberg, ou les grandes fortunes des medias, comme Ted Turner et Oprah Winfrey.

L’ensemble des membres, avec Gates, ont offert 45 milliards de dollars depuis 1996 pour soutenir des causes telles que des programmes de santé dans les pays émergents ou des écoles de proximité dans les ghettos.

La réunion a eu lieu à Manhattan le 5 mai dernier, au domicile du britannique Sir Paul Nurse, Prix Nobel de biochimie, et président de l’Université privée Rockefeller.

La réunion était si discrète que certains milliardaires avaient préféré faire croire à leur entourage qu’ils participaient à des “formations sur la sécurité“.

Stacy Palmer, Ă©diteur du site web The Chronicle of Philanthropy, a dĂ©clarĂ© que ce sommet Ă©tait Ă  son avis sans prĂ©cĂ©dent : “Nous ne l’avons su qu’après coup, un peu par hasard. Habituellement ces personnes se rĂ©unissent pour soutenir de grandes causes, mais il s’agit ici d’autre chose – peut-ĂŞtre ont-elles craint d’être perçues comme une bande de comploteurs.“

Quelques détails ont cependant transpiré le week-end dernier. Les milliardaires ont chacun disposé de 15 minutes pour exposer leur cause favorite. Pendant le dîner, la conversation a porté sur les moyens de mettre en place “une cause parapluie” pour protéger leurs intérêts.

Ils se sont demandé comment mieux superviser l’emploi des sommes versées, pour construire des écoles rurales et favoriser l’accès à l’eau potable dans les pays émergents. Ils ont suivi les arguments de Gates pour considérer que la surpopulation était une priorité.

Les participants ont remarqué que des mesures prises dans ce sens pourraient contrecarrer les plans de divers politiciens du Tiers-Monde, pour lesquels la contraception et l’éducation des femmes contribuent à affaiblir les valeurs traditionnelles.

Gates, âgé de 53 ans, qui consacre une large part de sa fortune en donations, a fait valoir que des familles plus aisées, qui ne seraient plus sous la menace de la malaria et seraient sorties de la pauvreté, pourraient changer leurs habitudes en moins d’une demie-génération et faire moins d’enfants.

Lors d’une conférence à Long Beach, Californie, en février dernier, Gates avait déjà exposé sa préoccupation majeure : “Les projections officielles montrent que la population mondiale cumulera à 9.3 milliards [6.6 milliards aujourd'hui], mais grâce à des initiatives charitables, visant à une meilleure maîtrise sanitaire des facteurs de reproduction, nous pensons pouvoir plafonner à 8.3 milliards.“

Patricia Stonesifer, ancienne responsable de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui consacre plus de 2 milliards de Livres par an à des causes de son choix, participait également au sommet Rockefeller. Elle a déclaré que les milliardaires s’étaient réunis pour envisager “comment ils pourraient donner davantage“, et que leur intention était de “poursuivre le dialogue” au cours des mois suivants.

Un autre invité à fait savoir que les débats n’avaient pas donné lieu à un vote “qui aurait pu paraître choquant“, mais qu’un consensus avait émergé selon lequel les personnes présentes s’étaient engagées à soutenir une stratégie face à ce phénomène de surpopulation qui représente une menace potentiellement désastreuse pour l’environnement, le climat social et l’industrie.

Il a ajouté : “Chacun dans le groupe s’est accordé à reconnaître que la situation étant si catastrophique, il fallait élaborer des solutions de haut niveau. Ils ne veulent pas dépendre des agences gouvernementales, qui sont impuissantes à faire face au désastre que nous voyons approcher.”

Sur le même sujet, lire également Le WWF exige la réduction de la population mondiale et Le conseiller de Gordon Brown veut réduire la population britannique à 30 millions d’habitants

fév 07 2009

Pour George Soros, le bas prix du Pétrole instrumentalise et facilite l’avènement du Nouvel Ordre Mondial (vidéo)

Dans la suite logique de l‘Ordo ab Chaos si cher Ă  nos MaĂ®tres Ă  Penser, les oscillations des cours de pĂ©trole entre 2008 et 2009 ont servi dans un premier temps a engraisser les Holdings pĂ©troliers et sembleraient bien servir dans une deuxième Ă©tape, les plans de soumission des pays membres de l’OPEP qui rĂ©sistent encore l’acceptation d’un Nouvel Ordre Mondial. Le PĂ©trole est a l’origine de nombreuses guerres depuis sont utilisation historique par l’ère industrielle. Il devient maintenant un moyen de pression pour faire abdiquer tout gouvernement en dissidence avec l’Ordre Nouveau.

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Interview de George Soros a Davos en Suisse lors du Word Economic Forum 2009 (le 28 Janvier 2009 sur Bloomberg TV)

Extrait traduit par Abourayan

« Parlons des consĂ©quences d’un baril a 40 US$ (…) C’est une mauvaise nouvelle pour les pays producteurs de pĂ©trole (…) Le marchĂ© immobilier de DubaĂŻ est occupĂ© a s’Ă©crouler (sourire). Cependant ce n’est pas une mauvaise nouvelle, car a prĂ©sent on va rĂ©ussir a affaiblir toute une sĂ©rie de pays qui Ă©taient hostiles au Nouvel Ordre Mondial : Bolivie (Evo Morales), VĂ©nĂ©zuela (Hugo Chavez), Iran, Russie, etc… Ce n’est pas facile de financer des rĂ©volutions avec un pĂ©trole aussi bon marchĂ©, donc les jours de ces dirigeants sont comptĂ©s (…) L’Iran qui est en phase de prĂ©-Ă©lections, ne pourra pas survivre plus d’une annĂ©e. La Russie est un cas plus inquiĂ©tant, car ils vont sans doute essayĂ© de rĂ©agir a cette chute en organisant des violences. »

Chevalier Jedi, pour Mecanopolis