déc 05 2009

Le Tamiflu renforcerait l’infectiositĂ© du virus H1N1, selon Elsevier Science Inc.

C’est le plus grand Ă©diteur de littĂ©rature scientifique, Elsevier Science, qui est Ă  l’origine d’une Ă©tude Ă  propos de l’efficacitĂ© du Tamiflu sur le virus H1N1, discrĂštement publiĂ©e Ă  la fin du mois d’octobre par le site ScienceDirect. Bien sĂ»r, aucun mĂ©dia n’a depuis repris cette information qui indique que, loin d’ĂȘtre un mĂ©dicament efficace pour le traitement de la grippe A actuel, l’antiviral du laboratoire Roche en renforcerait l’infectiositĂ©.

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L’Ă©tude d’Elsevier explique que si l’oseltamivir (molĂ©cule du Tamiflu) a dĂ©montrĂ© une probable efficacitĂ© contre l’activitĂ© grippale dans la pratique clinique, en particulier sur le H5N1, son efficacitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©e face Ă  des sous-types du virus A, et en particulier celui de la pandĂ©mie actuelle, le H1N1.

Lors de tests in vitro, les chercheurs d’Elsevier ont dĂ©montrĂ© que, dans le cadre du H1N1, le Tamiflu provoquait un effet stimulant sur l’activitĂ© infectieuse du virus. RĂ©sultats qui a Ă©tĂ© confirmĂ© par deux autres tests clinique, et qui ne devrait pas tarder a ĂȘtre confirmĂ©s par d’autres Ă©tudes complĂ©mentaires.

Nous avions dĂ©jĂ  expliquĂ©, sur le Forum Mecanopolis, que le but du Tamiflu n’Ă©tait pas de s’attaquer pas directement au virus, mais qu’il Ă©tait sensĂ© empĂȘcher sa rĂ©plication dans les cellules du malade. En clair, que ce mĂ©dicament n’avait aucun effet au niveau individuel, mais pouvait s’avĂ©rer utile sur le plan collectif en rĂ©duisant la charge virale chez celui qui le prend, et diminuer ainsi le risque de contamination.

L’Ă©tude d’Elsevier dĂ©montre exactement le contraire. L’usage du Tamiflu serait contre-productif, Ă  tous les niveaux.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Source : Forum Mecanopolis

Merci Ă  Karmasutra pour l’info

Addendum, lundi 7 décembre 2009 :

Comme le document PDF du lien du site ScienceDirect est payant, et que nous ne pouvons pas, pour cette raison, le reproduire sur Mecanopolis, nous en plaçons le résumé ci-dessous.

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nov 23 2009

Forte hausse des décÚs dus à la grippe A(H1N1) en Europe

Le nombre de décÚs dus à la grippe A(H1N1) en Europe a pratiquement doublé toutes les deux semaines depuis la mi-octobre, déclare le Centre européen de prévention et de contrÎle des maladies (CEPCM)

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Selon le CEPCM, dont le siÚge est à Stockholm, 169 décÚs liés au virus ont été recensés sur le continent au cours de la semaine écoulée.

« Le nombre de dĂ©cĂšs montre une forte augmentation, doublant pratiquement toutes les deux semaines au cours des six derniĂšres semaines », souligne le CEPCM dans son point quotidien.

« Alors que la plupart des dĂ©cĂšs se sont jusqu’Ă  prĂ©sent produits en Europe occidentale, on constate une hausse des dĂ©cĂšs en Europe centrale et orientale.

Vendredi, l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) annonçait que la pandĂ©mie de grippe A(H1N1) se dĂ©plaçait vers l’est Ă  travers l’Europe et l’Asie et semblait avoir atteint son pic dans plusieurs rĂ©gions d’Europe occidentale ainsi qu’aux Etats-Unis.

Le CEPCM signale des maladies grippales « de trĂšs haute intensitĂ© » au cours de la semaine passĂ©e en Italie, NorvĂšge et SuĂšde, de « haute » intensitĂ© en Allemagne, Bulgarie, Danemark, Islande, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Pologne et Portugal, de « moyenne » intensitĂ© dans le reste de l’Europe.

Source : Forum Mecanopolis

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nov 21 2009

Mutation de trois virus H1N1 en NorvĂšge (information en continu)

L’OMS communique au 20 novembre sur la mutation de 3 virus H1N1 en NorvĂšge. AlertĂ©e par l’Institut norvĂ©gien de santĂ© publique qui a isolĂ© les 3 virus Ă  partir des deux premiers cas mortels de grippe pandĂ©mique dans le pays et un patient atteint d’une grave maladie.

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Les scientifiques norvĂ©giens ont analysĂ© des Ă©chantillons provenant de plus de 70 patients atteints par le virus H1N1 et n’ont dĂ©tectĂ© aucun autre exemple de cette mutation en NorvĂšge. Cette constatation les laisse espĂ©rer que la mutation n’est pas trĂšs rĂ©pandue dans le pays.

En revanche, au niveau mondial, les laboratoires du rĂ©seau de surveillance ont dĂ©tectĂ© une mutation identique sur des virus isolĂ©s dans d’autres pays, dĂšs le mois d’avril, en dĂ©but d’épidĂ©mie. Au-delĂ  des derniers virus isolĂ©s en NorvĂšge, la mutation a Ă©galement Ă©tĂ© observĂ©e au BrĂ©sil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux États-Unis.

A ce jour, les donnĂ©es sur ces cas sont encore incomplĂštes, mais plusieurs virus, ayant effectuĂ© la mĂȘme mutation ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s dans les cas mortels mais aussi dans sur des cas plus bĂ©nins. Les mutations semblent se produire de façon sporadique et spontanĂ©e et Ă  ce jour, aucune caractĂ©ristique particuliĂšre n’a Ă©tĂ© identifiĂ©e sur les cas infectĂ©s par le virus mutĂ©. L’importance de la mutation est nĂ©anmoins en cours d’Ă©valuation par les scientifiques du rĂ©seau des laboratoires OMS.

Développement suit

Information en continu sur le forum Mecanopolis

nov 07 2009

La bombe sanitaire menace les présidentielles en Ukraine

Depuis le 19 octobre, une « mystĂ©rieuse » Ă©pidĂ©mie provoque la panique et le chaos en Ukraine. Le dernier bilan dressĂ© par le ministĂšre de la SantĂ© Ă©voque pas moins de 763 000 personnes infectĂ©es, dont une grande majoritĂ© d’enfants, 34 000 hospitalisations et 109 personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, pour l’essentiel, d’infections respiratoires aiguĂ«s et pour certains, de la grippe.

girlDeux Ukrainiennes, sur la place Nezalegnosti Ă  Kiev, le 31 octobre dernier

Bien que Jukka Pukkila, le chef de la mission de l’OMS envoyĂ© d’urgence « en rĂ©ponse au nombre inhabituellement Ă©leavĂ© de cas signalĂ©s d’infections respiratoires aiguĂ«s », estime que la plupart des cas hospitalisĂ©s sont attribuables Ă  la grippe pandĂ©mique, sur les 109 dĂ©cĂšs en Ukraine, seulement 14 cas de H1N1 ont Ă©tĂ© confirmĂ©s.

En pleine campagne Ă©lectorale, certains candidats n’hĂ©sitent pas Ă  se prĂ©senter comme les sauveurs du pays sans pour autant adopter les mesures nĂ©cessaires pour y parvenir. AprĂšs la fermeture des Ă©coles et l’interdiction de toute rĂ©union publique pendant trois semaines, le gouvernement envisage de dĂ©crĂ©ter l’état d’urgence et de reporter l’élection, prĂ©vue en janvier, au 30 mai.

Lundi dernier, le prĂ©sident et candidat Victor Iouchtchenko a accusĂ© le gouvernement d’avoir nĂ©gligĂ© ses mises en garde du mois de mai. « Il est urgent de dĂ©bloquer les fonds nĂ©cessaires pour pouvoir surveiller l’épidĂ©mie », a-t-il lancĂ© en affirmant que d’aprĂšs certains experts, le virus qui touche le pays serait d’un type nouveau, entre la grippe aviaire et la grippe porcine, bien qu’on manque cruellement de donnĂ©es scientifiques suffisantes pour l’affirmer avec certitude.

Le Premier Ministre, Mme Ioulia Timochenko, se dĂ©mĂšne tout autant pour apparaĂźtre Ă  la pointe du combat contre la maladie. AprĂšs avoir avouĂ© il y a trois jours qu’elle ne pensait pas se faire vacciner et se soignait « comme la plupart des gens », avec de l’ail, de l’oignon et des citrons, elle a dĂ©clarĂ© avant-hier que dĂ©sormais la vaccination Ă©tait la seule issue pour stopper la catastrophe en cours.

CitĂ©e dans l’Ukrainian Journal.com, Timochenko, lors d’une rĂ©union avec l’administration locale de Chernivtsi, aurait dĂ©clarĂ© que « ce n’est pas le moment de se relĂącher car l’OMS prĂ©dit que deux vagues supplĂ©mentaires de grippe sont attendu en Ukraine, y compris la grippe aviaire ».

Que la crise sanitaire est bien rĂ©elle ressort clairement du tĂ©moignage suivant postĂ© le 4 novembre, sur le forum Doctissimo : « Le gouvernement ukrainien veut faire croire que tout est du Ă  cette grippe mais c’est faux. Ma belle-mĂšre est ukrainienne et travaille dans un des hĂŽpitaux de la ville de Rivne, ville proche de la zone oĂč les dĂ©cĂšs ont Ă©tĂ© recensĂ©s. La semaine derniĂšre, 2 malades en provenance de cette rĂ©gion y ont Ă©tĂ© admis et y sont dĂ©cĂ©dĂ©s en moins de 72h aprĂšs avoir montrĂ© des symptĂŽmes de fiĂšvres et toux avec du sang. AprĂšs autopsie, la conclusion des mĂ©decins est sans appel : il s’agissait de la peste pulmonaire (poumons noirs de sang et de pud) qui est hyper contagieuse et foudroyante (dĂ©cĂšs en 3 jours aprĂšs contamination). Le gouvernement Ukrainien ne parle que de grippe H1N1 mĂȘme si seulement quelques dĂ©cĂšs de ces derniers jours lui sont attribuĂ©s
 Les mĂ©decins de cet hĂŽpital de Rivne ont reçu l’ordre de ne plus pratiquer d’autopsies 
 (
) DerniĂšre info : le foyer de cette contamination viendrait d’une ville (plus le nom en tĂȘte) oĂč les ordures mĂ©nagĂšres n’ont pas Ă©tĂ© ramassĂ©es depuis cet Ă©tĂ©. »

Devant tant de rumeurs et d’affirmations contradictoires nous avons pris soin d’interroger Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS Ă  GenĂšve. Lorsque nous lui avons demandĂ© s’il s’agissait de peste pneumonique, d’une version mutĂ©e du H1N1 ou de grippe aviaire, il a rĂ©pondu : « Nous n’avons jamais fait une telle dĂ©claration. En Ukraine, Ă  peu prĂšs un demi million de personnes sont touchĂ©es par des infections respiratoires aiguĂ«s. De ceux-lĂ , seulement un tiers est attribuable Ă  la grippe A(H1N1), ce qui laisse pas mal de place pour autre chose ». En ce qui concerne l’émergence d’un virus mutĂ©, il estime que pour l’instant, cela reste « hautement improbable ».

Solidarité et ProgrÚs

sept 05 2009

Grippe A, du principe de précaution au Nouvel Ordre Mondial

D’oĂč vient ce don de prĂ©monition de nos gouvernements sur l’imminence d’une pandĂ©mie fulgurante ? Que nous vaut une telle dĂ©bauche d’anticipation et de prĂ©cautions ?

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Comme on aurait aimĂ© voir une telle dynamique pour prĂ©venir la crise financiĂšre ! Car en effet, si on fait le parallĂšle entre ces deux Ă©vĂ©nements, le traitement est Ă  l’extrĂȘme opposĂ©. Depuis le dĂ©but de la crise financiĂšre, le gouvernement fait tout, au contraire, pour en minimiser la gravitĂ© et va mĂȘme jusqu’à spĂ©culer sur les signes d’une « reprise », alors que tous les indicateurs Ă©conomiques mondiaux sont dans le rouge.

Et voilĂ  que depuis avril, et les premiĂšres mises en garde de l’Organisation Mondial de la SantĂ©, nos pouvoirs publics redoublent de zĂšle dans la mise en Ɠuvre de mesures sanitaires en suivant Ă  la lettre la dictĂ©e de l’OMS. Mieux encore, avant mĂȘme les premiĂšres alertes lancĂ©es par l’OMS suite au dĂ©but d’épidĂ©mie de grippe porcine au Mexique fin mars, notre prĂ©sident, le 9 mars 2009, se rendait au Mexique, pour jouer au VRP de l’industrie pharmaceutique. Un contrat de 100 millions d’euros fut signĂ© par Sanofi-Aventis avec les autoritĂ©s mexicaines pour la construction d’une usine de vaccins grippaux saisonnier et
 pandĂ©mique !

Quelle coĂŻncidence !

« Avec la construction de cette usine, Sanofi-Aventis est fier de contribuer au renforcement des infrastructures de santĂ© du Mexique et tient Ă  souligner l’engagement exemplaire envers la santĂ© publique de ce pays, Ă  travers son programme de vaccination contre la grippe et de prĂ©paration Ă  la pandĂ©mie » dĂ©clarait Ă  cette occasion Chris Viehbacher, directeur gĂ©nĂ©ral de Sanofi-Aventis.

Trois semaines plus tard, les premiers signes d’une Ă©pidĂ©mie de grippe porcine au Mexique Ă©taient relevĂ©s par l’OMS


Là, ça frise le paranormal ! Notre président et les dirigeants de Sanofi possÚderaient-ils des dons de médiumnité, ou pratiqueraient-ils les arts divinatoires ?

Et que penser de l’OMS dans cette histoire, qui ne cesse, contre toutes les apparences, de nous prĂ©dire une pandĂ©mie mondiale pour l’automne. Une pandĂ©mie bien spĂ©ciale puisque toujours selon l’OMS, l’actuelle souche de grippe H1N1 (contagieuse mais trĂšs peu virulente) pourrait muter vers une forme trĂšs virulente et mortelle. Mince ! Y foutent les boules Ă  l’OMS ! Auraient-ils, eux aussi, des dons de prĂ©monition ?

Ah ! Mais attendez voir lĂ  ! J’y repense, une coĂŻncidence assez incroyable s’est encore produite en fĂ©vrier dernier. Figurez-vous que l’OMS avait Ă©tĂ© obligĂ©e de communiquer suite Ă  une sale affaire dĂ©noncĂ©e par la presse. En effet, le vendredi 27 fĂ©vrier 2009, la compagnie Baxter annonçait qu’elle avait fabriquĂ© un vaccin contre la grippe saisonniĂšre qui avait accidentellement Ă©tĂ© contaminĂ© par le virus H5N1 de la grippe aviaire (peu contagieux mais trĂšs virulent, voire mortel pour l’homme).

L’erreur avait eu lieu au laboratoire de recherche de Baxter International en Autriche.

Le produit contaminĂ©, un mĂ©lange de virus de la grippe humaine H3N2 et de virus de la grippe aviaire H5N1, qui n’était pas correctement identifiĂ©, avait Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  l’entreprise Avir Green Hills Biotechnology, une firme autrichienne. Celle-ci avait par la suite transmis des portions du mĂ©lange Ă  des sous-traitants en RĂ©publique tchĂšque, en SlovĂ©nie et en Allemagne.

C’est le sous-traitant tchĂšque qui s’était rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque des furets auxquels il avait injectĂ© le vaccin, sont morts. Ceux-ci ne devaient pas mourir aprĂšs une exposition au virus H3N2, ce qui signifiait donc qu’ils avaient Ă©galement reçu le virus actif du H5N1.

Des spĂ©cialistes en biosĂ©curitĂ© s’étaient montrĂ©s fort prĂ©occupĂ©s du fait que le virus de la grippe humaine H3N2 ait Ă©tĂ© mĂ©langĂ© avec le virus de la grippe aviaire H5N1. « Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait ĂȘtre interdite », avaient dĂ©clarĂ© plusieurs experts.

Une propagation accidentelle du mélange de H5N1 et de H3N2 aurait pu mener à des conséquences désastreuses, disaient les spécialistes.

Le virus de la grippe aviaire H5N1 ne contamine pas facilement les humains, mais le H3N2 oui. Dans l’éventualitĂ© oĂč une personne exposĂ©e au mĂ©lange aurait Ă©tĂ© infectĂ©e simultanĂ©ment par les deux souches, elle aurait pu servir d’incubateur Ă  un virus hybride capable de se propager facilement d’un humain Ă  un autre.

« Ce mĂ©lange de souches, appelĂ© rĂ©assortiment, est l’une des deux maniĂšres de crĂ©er un virus pandĂ©mique », prĂ©cisaient les spĂ©cialistes.

Pas de bol !

Et qui avait procurĂ© Ă  Baxter la souche virale du H5N1 ?
 l’OMS bien sĂ»r !

Eh ! Les gars de l’OMS, faites gaffe ! Vous allez finir par l’avoir, votre pandĂ©mie mortelle, si vous continuez comme ça !

Alors quand jeudi 6 aoĂ»t dernier, l’AFP nous informe avec trompette et tambour, que Baxter annonce avoir terminĂ© la production de ses premiers lots de vaccins contre le virus de la grippe A
 Bizarre
 ça ne me rassure pas du tout
 Et ça aurait mĂȘme plutĂŽt tendance Ă  m’inquiĂ©ter.

Mais Ă  quoi y jouent Ă  l’OMS ? Surtout que le 7 juillet dernier, ce mĂȘme OMS, qui coordonne les activitĂ©s des laboratoires privĂ©s dans le cadre de la production de vaccins, organisait une rĂ©union extraordinaire d’un groupe consultatif bondĂ© de dirigeants de Baxter, Novartis et Sanofi. Au sortir de cette rĂ©union, l’OMS Ă  tout bonnement refusĂ© de communiquer le procĂšs verbal. Tout ce qui a filtrĂ©, c’est que l’organisation travaille  d’arrache-pied Ă  la mise en place de l’obligation vaccinale contre la future pandĂ©mie, dans tous les pays signataires de sa charte.

Mais que cache cette obsession pour une vaccination systĂ©matique ? Pour chercher Ă  rĂ©pondre Ă  cette question, faisons un petit retour sur l’histoire, jusqu’au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle et plus prĂ©cisĂ©ment entre 1918 et 1919.

À cette Ă©poque la pandĂ©mie de grippe espagnole avait causĂ© la mort de 20 Ă  50 millions de personnes. 50% de la population mondiale avait Ă©tĂ© affectĂ©e. Pourquoi faire le lien avec la grippe A ? Tout simplement parce que les deux virus prĂ©sentent des similitudes. Comme la grippe A, la grippe espagnole Ă©tait du sous-type H1N1. Par ailleurs, la grippe espagnole Ă©tait aussi une combinaison de virus aviaires, porcins et humains.

À l’époque, les Ă©vĂ©nements Ă©taient assez similaires, l’Europe et le monde occidental Ă©taient en crise (guerre 14-18). Seule l’Espagne qui n’était pas en guerre publia des articles sur cette pandĂ©mie de grippe qui sĂ©vissait dans le pays, mais aussi dans toute Europe. C’est de lĂ  que vient le surnom de grippe Espagnole. En fait, la guerre de 14 fut utilisĂ©e comme le vaste chantier de la premiĂšre grande expĂ©rimentation d’une vaccination de masse. Les fabricants de vaccins lancĂšrent une grande campagne de lobbying auprĂšs des pouvoirs politiques des États en conflit. Une vaccination systĂ©matique fut appliquĂ©e aux contingents militaires de plusieurs pays en raison, disait-on Ă  l’époque, de leur exposition sur les champs de bataille Ă  de nombreux risques. MalgrĂ© la censure militaire, on sut que nombreux furent les soldats qui aprĂšs avoir Ă©tĂ© vaccinĂ©s, moururent de maladie avant mĂȘme d’avoir foulĂ© le champ de bataille ou rentrĂšrent gravement malades dans leur foyer. Les premiers cas apparurent dans les contingents US vaccinĂ©s sur le territoire Ă©tats-unien.

Dans son livre Exposition Ă  la grippe porcine, le docteur Eleanor McBean (USA) qui enquĂȘta sur la grippe espagnole Ă©crit :

« J’ai entendu dire que sept hommes se sont Ă©croulĂ©s complĂštement dans le bureau d’un docteur, aprĂšs avoir Ă©tĂ© vaccinĂ©s. C’Ă©tait dans un camp de l’armĂ©e, alors j’ai Ă©crit au gouvernement pour vĂ©rifier cette information. Ils m’ont envoyĂ© le rapport du secrĂ©taire des États-Unis de guerre, Henry L. Stimson. Le document a non seulement confirmĂ© le rapport des sept personnes qui se sont laissĂ©es tomber complĂštement, Ă  la suite des vaccins, mais il a aussi confirmĂ© qu’il y avait eu 63 dĂ©cĂšs et 28 585 cas d’hĂ©patite par le rĂ©sultat direct du vaccin de la fiĂšvre jaune, seulement 6 mois aprĂšs la guerre. C’Ă©tait seulement une des 14 Ă  25 piqĂ»res donnĂ©es aux soldats. Nous pouvons imaginer les dommages que toutes ces piqĂ»res ont fait aux hommes »




« Les maladies provoquĂ©es par les nombreux vaccins ont dĂ©routĂ© les mĂ©decins, car ils n’avaient jamais connu une telle sĂ©rie de vaccinations avant celles-lĂ .

La nouvelle maladie qu’ils avaient créée a provoquĂ© les symptĂŽmes de toutes les maladies qu’ils avaient injectĂ©es Ă  l’homme : fiĂšvre Ă©levĂ©e, faiblesses extrĂȘmes, Ă©ruption abdominale et perturbation intestinale, caractĂ©ristiques de la typhoĂŻde. Le vaccin de la diphtĂ©rie a causĂ© la congestion des poumons, les froids et la fiĂšvre, la gorge gonflĂ©e et endolorie obstruĂ©e avec la fausse membrane, et l’Ă©touffement d’obstruction, en raison de la difficultĂ© de respiration suivie de la mort, aprĂšs quoi le corps tournait au noir, Ă  cause du sang stagnant qui avait Ă©tĂ© privĂ© d’oxygĂšne dans les pĂ©riodes d’Ă©touffement. Au dĂ©but, ils l’ont appelĂ© « la mort noire ».

Les autres vaccins provoquaient leurs propres réactions : paralysie, dommages de cerveau, tétanos, etc. »

Au sortir de la guerre, les fabricants de vaccins n’avaient pas Ă©coulĂ© tous leurs stocks. Qu’à cela ne tienne ! On vaccina la population civile qui fut prise d’une vĂ©ritable psychose quant aux risques infectieux liĂ©s aux pauvres soldats malades. En fait, aujourd’hui, de nombreux experts, aprĂšs Ă©tudes des archives de l’époque, suspectent la vaccination de masse d’ĂȘtre Ă  l’origine de l’escalade mutante de divers bacilles infectieux qui aboutirent au virus tueur de la grippe espagnole. La majoritĂ© des tĂ©moignages de l’époque font ressortir une large propagation de la contamination chez les individus vaccinĂ©s, alors que la plupart des gens Ă©pargnĂ©s par la maladie ne l’étaient pas


Et pour l’épidĂ©mie de grippe porcine de 1976 aux USA ?…

MĂȘme scĂ©nario ! Premiers cas de malades dans le contingent d’une base militaire. Mort d’un soldat trop rapidement attribuĂ© Ă  la grippe porcine (il fut prouvĂ© par la suite que cette mort n’avait aucun rapport avec la grippe). DĂ©clenchement d’une vĂ©ritable campagne gouvernementale pour la vaccination de masse. Et, et, et
 finalement la pandĂ©mie n’eut pas lieu, mais nombreux furent les malades, les paralytiques et mĂȘme les cas de dĂ©cĂšs. Et encore une fois tous suite Ă  la vaccination


Alors, c’est quoi le projet ? C’est quand mĂȘme curieux que cette pandĂ©mie arrive justement au moment oĂč le systĂšme Ă©conomique et financier risque de s’effondrer !

Eugénisme

Depuis la rĂ©union du Club de Rome en 1968 et les conclusions trĂšs eugĂ©nistes de son rapport, le dĂ©veloppement dĂ©mographique obsĂšde l’hyper classe financiĂšre.

Pour vous donner une petite idĂ©e des rĂ©flexions que suscitĂšrent Ă  certains de ses participants les conclusions de cette rĂ©union, voici ce que dĂ©clara, le 3 fĂ©vrier 1987, Robert McNamara (ancien secrĂ©taire d’État US et ancien prĂ©sident de la Banque mondiale) :

« Il faut prendre des mesures draconiennes de réduction démographique contre la volonté des populations.

RĂ©duire les taux de natalitĂ© s’est avĂ©rĂ© impossible ou insuffisant.

Il faut donc augmenter le taux de mortalité. Comment ? Par des moyens naturels : la famine et la maladie. »

Dans la droite ligne du Club de Rome, Ă  New York le 5 mai dernier, le Club des Milliardaires se rĂ©unissait. Et ce ne sont pas les consĂ©quences de la crise financiĂšre qui animaient les dĂ©bats de nos oligarques, non non
 mais la surpopulation mondiale. Elle serait « la cause supĂ©rieure qui englobe les autres ».

Il se dĂ©gage de ces petits cercles de pouvoir, un inquiĂ©tant intĂ©rĂȘt Ă  voir la convergence de ces deux flĂ©aux (Weimar planĂ©taire (Attali) et pandĂ©mie mondiale).

Et notre satellite relais de l’oligarchie mondiale, sieur Attali, ne pouvant retenir ses pulsions « prophĂ©tiques », tel un mage noir du Nouvel Ordre Mondial, de confier sur le blog de l’express :

« L’Histoire nous apprend que l’humanitĂ© n’évolue significativement que quand elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mĂ©canismes de dĂ©fense ; parfois intolĂ©rables (des boucs Ă©missaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thĂ©rapeutiques, Ă©cartant si nĂ©cessaire tous les principes moraux antĂ©rieurs). Puis, une fois la crise passĂ©e, elle transforme ces mĂ©canismes pour les rendre compatibles avec la libertĂ© individuelle, et les inscrire dans une politique de santĂ© dĂ©mocratique



La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes..


Si elle est un peu plus grave, ce qui est possible, puisqu’elle est transmissible par l’homme, elle aura des consĂ©quences vĂ©ritablement planĂ©taires



Et, mĂȘme si, comme il faut Ă©videmment l’espĂ©rer, cette crise n’est pas trĂšs grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise Ă©conomique, d’en tirer les leçons, pour qu’avant la prochaine, inĂ©vitable, on mette en place des mĂ©canismes de prĂ©vention et de contrĂŽle et des processus logistiques de distribution Ă©quitable des mĂ©dicaments et des vaccins. On devra pour cela mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalitĂ© mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison Ă©conomique, Ă  mettre en place les bases d’un vĂ©ritable gouvernement mondial. »

Nous arrivons visiblement Ă  la croisĂ©e des chemins entre un systĂšme de dĂ©veloppement dominĂ© par le mythe de la croissance illimitĂ©e au seul profit d’une petite « caste », siphonnant systĂ©matiquement les richesses produites et une dĂ©mographie mondiale galopante devenue trop encombrante pour cette mĂȘme « caste » arrivĂ©e Ă  la toute-puissance de dĂ©tenir assez de richesses pour racheter plusieurs fois la planĂšte.

Et avec une telle richesse
 c’est un pouvoir immense que l’on dĂ©tient
 Et pourquoi pas, celui des dieux
 faire et dĂ©faire des mondes.

Tout ça sent mauvais
 trùs mauvais


Alors ! Des volontaires pour la picouse ?!…

Pour conclure sur le sentiment que m’inspire ce faisceau de coĂŻncidences des plus inquiĂ©tantes, je reprendrais Jean-Marie Bigard qui, Ă  la fin de sa dĂ©monstration sur le 11 septembre, nous assĂ©nait cette phrase de conclusion :

« Y en a qui avalent
 eh ben moi, j’avale pas ! »

Source: ÉgalitĂ© & RĂ©conciliation

Merci de nous faire part de vos commentaires dans le Forum Mecanopolis.

août 08 2009

La pandémie de la peur (info en continu)

Par Sylvie Simon

« Il n’existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe soit capable de prĂ©venir ou de diminuer la maladie. Ses fabricants savent bien qu’il ne sert Ă  rien, mais continuent nĂ©anmoins Ă  le vendre », estime le Dr. Anthony Morris, virologiste qui fut chef du contrĂŽle des vaccins Ă  la FDA. Nombreux sont ceux qui en sont avertis, aussi l’industrie pharmaceutique doit-elle trouver de nouveaux moyens de vendre ses vaccins Ă  tout le monde.

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Le plus efficace est la peur. Mais la peur doit s’appuyer sur quelque base et une « pandĂ©mie » est le meilleur support de la frayeur mondiale. Aussi, depuis plusieurs annĂ©es, on nous rĂ©pĂšte que nous sommes menacĂ©s de mort par une « pandĂ©mie » de grippe aviaire, ce qui fait vendre les vaccins de la grippe saisonniĂšre. Or, actuellement, c’est la grippe porcine qui a dĂ©clenchĂ© une vĂ©ritable « pandĂ©mie », non de grippe mais d’hystĂ©rie.

Il ne faut pas oublier que ce n’est pas la premiĂšre fois que rĂšgne une telle panique. Ainsi, en 1976, la premiĂšre Ă©pidĂ©mie de grippe porcine s’est produite Ă  Fort Dix, dans le New Jersey, oĂč quelque 200 soldats ont Ă©tĂ© contaminĂ©s et certains en sont morts.

Le prĂ©sident Gerald Ford s’était alors fait vaccinĂ© Ă  grand renfort de publicitĂ© devant les camĂ©ras de la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine, ce qui avait entraĂźnĂ© la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dĂ©nombra trĂšs rapidement sept cents morts, dont 30 « inexpliquĂ©s » chez des gens ĂągĂ©s dans les heures qui suivirent l’injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain BarrĂ©, 1 300 rĂ©actions adverses telles que de sĂ©vĂšres complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaires et de multiples sclĂ©roses. La campagne, qui avait durĂ© dix semaines, fut aussitĂŽt suspendue, mais les dommages se sont Ă©levĂ©s Ă  3,5 milliards de dollars.

Quant Ă  la « pandĂ©mie » tant redoutĂ©e, elle n’arriva jamais, et le grand public a oubliĂ© ce scandale.

Cependant, nombreux sont ceux qui pensĂšrent alors (et qui pensent encore) que ce virus a Ă©tĂ© créé dans un laboratoire militaire. En effet, dĂšs 1943, les AmĂ©ricains ont commencĂ© Ă  mener des expĂ©riences sur les armes bactĂ©riologiques Ă  Fort Detrick oĂč se trouve le cĂ©lĂšbre laboratoire P4 de recherches militaires du Maryland puis, en 1975, le dĂ©partement des virus a Ă©tĂ© placĂ© sous la supervision du National Cancer Institute (NCI). DĂšs lors la Marine amĂ©ricaine a Ă©laborĂ© des virus cancĂ©rigĂšnes.

Nouvelle alerte fin 2004, lorsque Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l’OMS contre la grippe, affirma, dans la revue amĂ©ricaine Science, qu’une pandĂ©mie de grippe aviaire pourrait rendre malade 20 % de la population mondiale, que prĂšs de 30 millions de personnes auraient besoin d’ĂȘtre hospitalisĂ©es et qu’un quart d’entre elles mourraient. Quant au directeur rĂ©gional de l’OMS Shigeru Omi, en novembre 2004 il avait terrorisĂ© les foules en annonçant : « les Ă©valuations les plus prudentes font Ă©tat de sept Ă  dix millions de morts, mais le maximum pourrait ĂȘtre de cinquante millions ou mĂȘme, dans le pire des scĂ©narios, cent millions ». Ces chiffres virtuels ne pouvaient Ă©videmment pas ressortir d’une information scientifique, mais s’apparentaient Ă  une publicitĂ© destinĂ©e Ă  promouvoir la consommation d’antiviraux.

En automne 2005, le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’OMS a rĂ©cidivĂ© et affolĂ© les populations avec la grippe aviaire : « Si nul ne peut prĂ©dire quand elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dĂšs l’apparition d’un virus pandĂ©mique », ce qui reprĂ©sente « un grave danger pour tous les peuples ».

L’incitation Ă  la vaccination annuelle contre la grippe, prĂŽnĂ©e depuis 1988 par la Caisse Nationale d’Assurances Maladie, a alors pris une ampleur particuliĂšre et les mĂ©dias ont multipliĂ© leurs efforts pour inciter la population Ă  se faire vacciner. L’opĂ©ration a parfaitement rĂ©ussi et les stocks de vaccins anti-grippaux ont tous Ă©tĂ© liquidĂ©s, alors qu’il est notoire que le vaccin contre la grippe ne protĂšge pas de la grippe aviaire, si tant est qu’il protĂšge de la grippe banale.

En France, le ministre de la SantĂ© Xavier Bertrand a alors commandĂ© plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutant et deux millions de doses du vaccin prĂ©-pandĂ©mique qui n’ont servi qu’à creuser plus profondĂ©ment le « trou de la SĂ©cu ». Xavier Bertrand est coutumier du fait. N’oublions pas qu’il a tout fait pour aider la promotion du GardasilÂź car il le considĂ©rait comme une « avancĂ©e majeure de santĂ© publique », alors que la Haute autoritĂ© de santĂ© n’avait pas encore rendu son avis sur ce vaccin qui est trĂšs contestĂ© et coĂ»te prĂšs de 450 euros pour les trois injections, plus les visites mĂ©dicales.

Le 15 septembre, Ă  l’ONU, on a beaucoup parlĂ© des risques d’une pandĂ©mie de grippe humaine d’origine aviaire. Le prĂ©sident Bush et le Premier ministre français Dominique de Villepin ont appelĂ© Ă  une mobilisation internationale contre la grippe aviaire. « Si rien n’est fait, ce virus pourrait provoquer la premiĂšre pandĂ©mie du XXIĂšme siĂšcle », a averti G. Bush devant l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU. « L’ampleur de la menace nous impose de rĂ©agir sans dĂ©lai », a renchĂ©ri Dominique de Villepin, invitant Ă  « conjurer le risque de pandĂ©mie ».

Le mois suivant, le prĂ©sident G. Bush a appelĂ© Ă  une mobilisation internationale contre la grippe aviaire, annonçant que 200 000 personnes au moins allaient en mourir, mais que ce chiffre risquait d’atteindre 2 millions rien qu’aux États-Unis. Il demanda au CongrĂšs d’accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face Ă  cette menace. De la part de Bush, Ă©tant habituĂ©s Ă  ses excĂšs et ses mensonges — entre autres la peur irraisonnĂ©e du virus de la variole qu’il a propagĂ©e afin de faire vacciner des milliers de militaires —, nous ne pouvions ĂȘtre surpris.

De nombreux scientifiques s’interrogeaient alors ouvertement sur l’ampleur rĂ©elle de la menace d’une nouvelle pandĂ©mie humaine d’origine aviaire de type H5N1 et sur le bien-fondĂ© de l’achat massif de TamifluÂź. « Je sens comme une sorte d’hystĂ©rie sur la question du H5N1 », dĂ©clara Peter Palese, virologue Ă  la Mount SinaĂŻ School of Medicine de New York, dans le numĂ©ro du 18 novembre 2005 de la revue amĂ©ricaine Science.

À cette Ă©poque, la mort d’une oie ou d’un canard sauvage provoquait un reportage au JT.

Suite de cet article et information en continu sur le virus A H1N1 sur MecanoForums

juin 18 2009

« Limiter la population pour sauver la planÚte » (troisiÚme partie, infos en continu)

Par Régis Mex

Poursuivons nos interrogations : pourquoi, alors que nos pays europĂ©ens doivent remĂ©dier Ă  leur crise de relance dĂ©mographique par l’ouverture Ă  l’immigration massive (ce que les États-Unis font Ă©galement sans toutefois ĂȘtre dĂ©jĂ  victime d’un vieillissement trop important de la population), les dĂ©cideurs de la politique de nos sociĂ©tĂ©s occidentales pourraient-ils dĂ©sirer liquider une certaine partie des citoyens des États pour lesquels ils travaillent ?

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Certes, si la pandĂ©mie de grippe A a Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment projetĂ©e et provoquĂ©e par quelques membres de « l’Ă©lite », nous pourrions nous dire que leur but est avant tout d’affaiblir certains pays ennemis ou rivaux peu aptes Ă  contrer efficacement le mal viral qui s’abat sur eux. Un foyer de virus apparaissant dans un vaste pays oĂč la densitĂ© de population est forte et oĂč la sociĂ©tĂ© est encore majoritairement constituĂ©e de paysans comme la Chine pourrait faire des ravages. En outre, les entreprises qui fabriqueraient un remĂšde (plus ou moins digne de ce nom) au flĂ©au mondial feraient de gigantesques profits, puisque tout le monde achĂšterait leurs produits, et ce quel que soit leur efficacitĂ©, parce qu’il n’y aura pas de meilleur antidote que ce que l’on voudra bien leur proposer. En prime, cette pandĂ©mie constitue un Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur important d’un Ă©tat d’urgence national (puis mondial, si le virus s’Ă©tend Ă  ce point) probable, couplĂ© Ă  la crise financiĂšre qui, elle, est dĂ©jĂ  mondiale. Elle constituera donc un nouvel ennemi Ă  combattre, aidera Ă  renforcer la peur qui rĂšgnera de plus en plus dans l’opinion publique, et contribuera ainsi Ă  l’avĂšnement de nouvelles mesures politiques, sociales et Ă©conomiques qui n’auraient jamais pu ĂȘtre prises dans des conditions normales. Tous ces Ă©lĂ©ments sont autant de raisons non nĂ©gligeables pour « l’Ă©lite » d’avoir provoquĂ© cette pandĂ©mie. Mais il y a probablement Ă©galement un facteur plus directement Ă©conomique au niveau national qui a jouĂ© un rĂŽle significatif dans le dĂ©clenchement de cette pandĂ©mie, en persistant toujours dans l’hypothĂšse qu’elle ait Ă©tĂ© provoquĂ©e.

Le vieillissement de la population accentue effectivement de façon croissante l’inutilitĂ© de la classe moyenne (que l’on dĂ©finit gĂ©nĂ©ralement comme les citoyens qui gagnent entre 1200 et 3000€ par mois en France) pour le capitalisme, car on estime qu’aprĂšs 65 ans, une personne de la classe moyenne coĂ»te une somme plus importante en retraite et en frais de santĂ© que la totalitĂ© de ce qu’elle a rapportĂ© Ă  l’État et aux entreprises par ses impĂŽts et sa consommation pendant toute la durĂ©e de sa vie active. C’est en tout cas la constatation que Jacques Attali fait dans son livre « L’homme nomade », dans lequel il a la sympathie de recommander l’euthanasie Ă  toute personne de plus de 65 ans.

De part et d’autre de cette classe moyenne, il y a la classe aisĂ©e (celle qui possĂšde suffisamment d’argent pour faire tourner l’Ă©conomie grĂące Ă  la consommation importante qu’elle peut se permettre et aux rentrĂ©es non nĂ©gligeables que cela induit pour les entreprises, ainsi que pour l’État par l’intermĂ©diaire des impĂŽts), et la classe populaire (celle qui se contente de produire et de fournir les matiĂšres premiĂšres pendant qu’elle retire juste assez d’argent de son travail pour survivre). Ce sont les deux moteurs du capitalisme : l’une fournit les ressources, et les autres s’enrichissent de leur exploitation et alimentent l’Ă©conomie en faisant circuler leurs capitaux.

Mais la classe moyenne ne remplit ni l’un ni l’autre des critĂšres de façon satisfaisante pour que son existence soit apprĂ©ciable au capitalisme ; au contraire, elle vit aux frais de ce dernier. C’est pourquoi tout est fait pour Ă©largir le fossĂ© entre classe aisĂ©e et classe pauvre, selon le principe « les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres ». Ces deux graphiques montrent de façon Ă©loquente Ă  quel point on tente d’effacer une classe moyenne obsolĂšte :

De 1955 Ă  1975:

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De 1975 Ă  aujourd’hui:

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Ajoutons Ă  cela que les moyens toujours Ă©largis de mĂ©canisation du travail aboutissent Ă  un remplacement toujours plus important du travail humain par des machines, permettant aux entreprises de payer moins de salaires (ce qui ne se rĂ©percute pas forcĂ©ment dans les prix de leurs produits, sauf pour des raisons de concurrence). Humainement, on imaginerait qu’il serait logique que ceux dont les machines ont remplacĂ© l’emploi se voient garantis du mĂȘme salaire qu’auparavant tout en n’ayant plus Ă  effectuer le mĂȘme travail, puisque c’est avant tout du ressort de la technologie d’accroĂźtre le bien-ĂȘtre des hommes en les soulageant d’une part relative d’effort. Mais dans notre dure rĂ©alitĂ©, cela se traduit plutĂŽt par la mise au chĂŽmage de ces personnes et par la prise du profit par les employeurs. Tout cela mĂšne Ă  la sociĂ©tĂ© 20/80.

La Loi de Pareto, aussi appelĂ©e loi des 80/20, est une loi empirique inspirĂ©e par les observations de Vilfredo Pareto (1848-1923), Ă©conomiste et sociologue italien : environ 80 % des effets est le produit de 20 % des causes. Cette « loi », bien qu’empirique, a Ă©tĂ© formalisĂ©e en mathĂ©matiques par la distribution de Pareto.

Pareto avait remarqué que 20% de la population italienne détenait 80% des richesses du pays.
Quelques exemples pour mieux illustrer l’idĂ©e :
‱ 20% des moyens permettent d’atteindre 80% des objectifs.
‱ 20% des produits ou des clients reprĂ©sentent 80% du chiffre d’affaires.
‱ 20% des ventes reprĂ©sentent environ 80% de la marge bĂ©nĂ©ficiaire.
‱ 20% de votre activitĂ© fournit 80% du rĂ©sultat de votre activitĂ©.
‱ 20% de vos rĂ©sultats proviennent de 80% de votre temps.

Le mot tittytainment fut utilisĂ© en 1995 par Zbigniew Brzezinski, idĂ©ologue nĂ©olibĂ©ral, membre de la commission trilatĂ©rale et ex-conseiller du PrĂ©sident des États-Unis Jimmy Carter, pendant la conclusion du premier « State Of The World Forum », qui eut lieu Ă  l’HĂŽtel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre Ă©tait d’analyser l’Ă©tat du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de dĂ©finir la politique globale utile Ă  leur mise en Ɠuvre [Cf. la technique managĂ©riale des entreprises]. Les dirigeants rĂ©unis Ă  San Francisco (Mikael Gorbachov, George H W Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arrivĂ©s Ă  la conclusion que l’arrivĂ©e de la dĂ©nommĂ©e SociĂ©tĂ© 20/80 (basĂ©e sur le principe de la Loi de Pareto) est inĂ©vitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalitĂ© de l’appareil Ă©conomique de la planĂšte. La population restante (80 %) s’avĂšrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.
C’est ici qu’entre en jeu le tittytainment, concept de Brzezinski. Brzezinski a proposĂ© le tittytainment, un mĂ©lange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrĂŽler leurs frustrations et protestations prĂ©visibles. Brzezinski dĂ©finit le tittytainment, comme une combinaison des mots anglais « tits » ( »seins » en jargon amĂ©ricain) et « entertainment ». Ce mot fait allusion Ă  l’effet calmant, anesthĂ©siant de l’allaitement maternel sur le bĂ©bĂ©.
Puisque nos « Ă©lites » projettent de longue date d’Ă©tablir cette loi de Pareto en vĂ©ritable modĂšle de sociĂ©tĂ©, nous pouvons penser en toute logique qu’ils ne se gĂȘneront pas d’utiliser des moyens peu scrupuleux pour atteindre une mĂ©thode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir. Il est probable que ce soit lĂ  aussi un rĂŽle important de la pandĂ©mie de grippe A.

Entre autre, la dĂ©tĂ©rioration des conditions de vie globales des citoyens peut y contribuer. En effet, les États ont privatisĂ© tant de secteurs rentables, et nationalisĂ© tellement de secteurs coĂ»teux, que les budgets de la SĂ©curitĂ© sociale, de l’enseignement et de ce que l’État possĂšde encore dans le domaine de la mĂ©decine ne cessent de diminuer, tout simplement parce que l’État n’est plus capable de tenir le rythme des financements. Il n’est pas nouveau que la mĂ©decine soit majoritairement une affaire privĂ©e et qui doit donc prioritairement se montrer rentable, mais l’enseignement est lui aussi en dĂ©but de privatisation, et qui sait ce qui sera enseignĂ© dans les Ă©coles lorsque ce processus aura abouti…

Pour ce qui est des aides de l’État telles que la pension, on nous suggĂšre de cotiser jusqu’Ă  65 voire 70 ans pour que l’on puisse continuer Ă  l’offrir aux citoyens en Ăąge d’y accĂ©der, qui se font de plus en plus nombreux. On conseille aussi Ă  certains de commencer Ă  travailler le dimanche. En plus du chĂŽmage et du RMI, nous voyons aussi depuis deux ans l’expĂ©rimentation du RSA (Revenu de SolidaritĂ© Active), qui permet Ă  une personne recevant le RMI (450€ par mois pour une personne seule) de gagner une moyenne de 110€ supplĂ©mentaire par mois en travaillant… Soit de gagner environ 560€ par mois en faisant un travail qui rapporterait plus de 1000€ Ă  quelqu’un dont ce serait l’emploi. Cela dans le but louable d’aider les personnes Ă  se « rĂ©insĂ©rer dans la vie active ». Bref, ce RSA peut ouvrir la voie Ă  une banalisation de « vol » d’emploi par des personnes qualifiĂ©es ou non pour des salaires bien moindres que le prix normal. À coup sĂ»r, s’il y a diminution significative de la classe moyenne par quelque procĂ©dĂ© que ce soit dans les prochaines annĂ©es, la majoritĂ© sera relĂ©guĂ©e dans la classe populaire comme lors de la transition de 1955-75 Ă  nos jours, voire d’une façon plus flagrante.

Rappelons cependant que dans aucun cas nous ne pouvons ĂȘtre dans le secret des dieux, et que ce qui a Ă©tĂ© publiĂ© dans les trois parties d’article portant sur ce sujet relĂšve majoritairement de l’hypothĂšse qui s’appuie sur un raisonnement logique en chaĂźne, mais n’est en aucun cas une certitude, puisque tout cela n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© de façon concrĂšte. NĂ©anmoins, l’intĂ©rĂȘt d’Ă©tablir des modĂšles d’apprĂ©hension de l’avenir permet de dresser une liste de scĂ©narios plus ou moins probables que l’on verrait se rĂ©aliser Ă  une certaine Ă©chĂ©ance, et donc de se prĂ©parer Ă  ce que certains Ă©lĂ©ments dĂ©duits de la rĂ©flexion se concrĂ©tisent. Le temps nous dira si ce que nous avons raisonnĂ© sur ce sujet est juste ou non, et il serait prĂ©fĂ©rable que nous nous trompions. Mais une chose est sĂ»re : faire accepter aux gens que la population doit ĂȘtre limitĂ©e, c’est les prĂ©parer Ă  accepter ensuite l’idĂ©e de la rĂ©duire, ce qui ne pourrait que servir, pour des raisons flagrantes, les Ă©ventuels desseins que nous avons dĂ©veloppĂ©s ci-dessus.

TroisiĂšme extrait de Sicko (les deux premiers sont sur la deuxiĂšme partie de l’article):

QuatriĂšme extrait de Sicko:

PS: Je vous invite à lire (ou relire)  cet excellent article, qui redouble de pertinence dans la conjoncture actuelle.

Vous pourrez retrouver la premiĂšre partie de cet article ici et la seconde lĂ .

Régis Mex, pour Mecanopolis.


A la suite de cet article, nous placerons les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

23:00 > EnquĂȘte sur un dĂ©sastre annoncĂ©

par Karel Vereycken

Fin avril, un virus inconnu de grippe apparaĂźt « par surprise » au Mexique. En moins d’un mois il se rĂ©pand sur plusieurs continents. La maladie, qui affecte 36 000 personnes, dont la majoritĂ© a moins de 25 ans, provoque la mort de 163 malades. Devant l’extension de l’épidĂ©mie et aprĂšs de longues hĂ©sitations, l’OMS officialise le 11 juin la phase 6 de son plan d’alerte et dĂ©clare que le monde est en prĂ©sence de la « premiĂšre pandĂ©mie grippale du XXIe siĂšcle ». DĂ©sormais, une course contre la montre est engagĂ©e pour produire au plus vite, et autant que possible, antiviraux et vaccins pour tous. Mais cela suffit-il ? Lire la suite.

19 juin > 7,7 milliards pour le H1N1

Le Sénat américain a approuvé jeudi, deux jours aprÚs la Chambre, un projet de budget 2009 supplémentaire de 106 milliards de dollars destiné au financement des guerres en Afghanistan et en Irak, mais aussi à la grippe porcine, et à la participation américaine au FMI.

Les sénateurs ont approuvé le projet de budget par 91 voix contre 5.

Le texte adoptĂ© est une version commune, entre le SĂ©nat et la Chambre, du projet de budget 2009 pour financer les troupes amĂ©ricaines en Irak et en Afghanistan jusqu’au 30 septembre 2009.

Ce vote intervient aprÚs celui de la Chambre mardi par 226 voix contre 202. Les deux chambres ayant voté, le texte sera donc envoyé au président américain Barack Obama pour signature, deux mois aprÚs que celui-ci ait réclamé les fonds.

Au total, le projet de budget prĂ©voit une dĂ©pense d’environ 106 milliards de dollars, soit quelque 15 milliards de plus que ce qu’avait demandĂ© M. Obama en avril dernier.

Parmi les dépenses prévues figurent 79,9 milliards pour les troupes, mais également 7,7 milliards pour la lutte contre le virus A(H1N1) de la grippe porcine, et environ 8 milliards pour le FMI.

00:15 > A (H1N1) et Etat d’exception

Le totalitarisme moderne peut ĂȘtre dĂ©fini, comme l’instauration par l’Ă©tat d’exception, d’une guerre civile lĂ©gale [...] DĂšs lors la crĂ©ation volontaire d’un Ă©tat d’urgence permanent (mĂȘme s’il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© au sens technique) est devenue l’une des pratiques essentielles des Etats contemporains, y compris de ceux que l’on appelle dĂ©mocratique.

Giorgio Agamben, Etat d’exception

Lire le document

00:20 > 77 nouveaux cas ce jeudi au Québec

La grippe A (H1N1) poursuit sa progression au Canada et au QuĂ©bec, malgrĂ© l’arrivĂ©e de l’étĂ©, alors qu’on recense habituellement trĂšs peu de cas d’influenza Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e. Lire l’article.

00:40 > 189 cas de grippe porcine confirmés au Nunavut; quatre aux TNO.

Les petites collectivités isolées semblent plus vulnérables à la propagation du virus de la grippe A (H1NI)que les grands centres.

C’est, en tout cas, l’observation que fait le Docteur Kami Kandola, hygiĂ©niste en chef par intĂ©rim des Territoires du Nord-Ouest.

Depuis le 28 mai, les cas de grippe A s’accumulent au Nunavut. En date du 16 juin, les autoritĂ©s sanitaires du plus rĂ©cent territoire canadien dĂ©nombraient 189 cas d’infections, dont la grande majoritĂ© dans les rĂ©gions du Kitimeot (ouest) et du Kivalliq (centre). Moins de cinq cas Ă©taient recensĂ©s dans la rĂ©gion de Baffin. Aux TNO, quatre cas ont Ă©tĂ© recensĂ©s.

« Il faut ĂȘtre trĂšs vigilant, affirme le Dr Kandola. Il faut s’assurer que les traitements sont prodiguĂ©s le plus tĂŽt possible, car il semble que les petites collectivitĂ©s oĂč il n’y a pas d’accĂšs routier sont plus vulnĂ©rables, que la propagation se fait plus rapidement. » Elle note qu’un scĂ©nario de propagation rapide, similaire Ă  la situation du Nunavut, a aussi Ă©tĂ© recensĂ© dans une petite collectivitĂ© du nord du Manitoba. Lire la suite.

05:30 > La Nouvelle-Zélande a confirmé 63 nouveaux cas de grippe A/H1N1 vendredi, ce qui porte à 216 le total des malades diagnostiqués dans le pays. A Singapour, les autorités ont rapporté 11 nouveaux cas, soit un total de 77.

06:10 > Le Mexique a dépisté 500 nouveaux cas de grippe porcine, ce qui porte le bilan à 7.624 malades, a annoncé jeudi le ministÚre de la Santé dans un communiqué.

17:30 > Le virus A(H1N1) de la grippe porcine continue de progresser, notamment dans l’hĂ©misphĂšre sud, et a contaminĂ© 44.287 personnes dans 95 pays et territoires, faisant 180 morts, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) publiĂ© vendredi.

Depuis le prĂ©cĂ©dent bilan de l’OMS, Ă©tabli mercredi et publiĂ© jeudi, 4.667 nouveaux cas de grippe porcine, dont treize morts supplĂ©mentaires, ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s officiellement.

19 juin > Mutations du virus A H1N1
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire

L’acquisition de E627K [dans la grippe porcine] soulĂšve la prĂ©occupation que le virus puisse Ă©voluer en un agent plus mortel, ce qui sera associĂ© avec un taux de mortalitĂ© accru chez de jeunes adultes auparavant en santĂ©, tel que cela fut observĂ© lors de la pandĂ©mie de 1918. Lire l’article.

13:00 > « Des recherches sur les infections de la grippe par voie aĂ©rienne ont Ă©tĂ© publiĂ©es dĂšs 1974 par le service de santĂ© de l’armĂ©e française »

TrĂšs peu d’informations sont disponibles sur les expĂ©riences de gĂ©nie gĂ©nĂ©tique dans le programme français de biodĂ©fense. Certains indices suggĂšrent qu’au moins deux agents d’armes biologiques ont Ă©tĂ© produits par les moyens du gĂ©nie gĂ©nĂ©tique par des chercheurs du Centre d’études du Bouchet (CEB) au dĂ©but des annĂ©es 90. En 1991, des chercheurs du CEB ont prĂ©sentĂ© une production de toxine de serpent Ă  l’échelle pilote lors d’une confĂ©rence aux États-Unis sur la biodĂ©fense. Selon cet exposĂ©, le gĂšne de l’Erabutoxine A., provenant d’un serpent marin asiatique, a Ă©tĂ© introduit dans des bactĂ©ries E. coli afin de produire cette toxine Ă  l’échelle pilote (8). Cette Ă©tude a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme un exemple de travail “d’évaluation de la menace”. Selon les titres de deux prĂ©sentations faites par des chercheurs du CEB, cet organisme s’est engagĂ© Ă  la fin des annĂ©es 90 dans la production et la purification de “toxine epsilon” (9) vraisemblablement la toxine lĂ©tale de Clostridium perfringens. Le rapport annuel 1998 de l’UnitĂ© bactĂ©ries anaĂ©robies et toxines de l’Institut Pasteur, qui a collaborĂ© avec le CEB dans la production de toxines clostridiales, dĂ©clare : “la toxine epsilon pourrait ĂȘtre utilisĂ©e comme une arme biologique et le Service de SantĂ© de l’ArmĂ©e s’intĂ©resse Ă  cette toxine. Des Ă©tudes de pharmacologie de cette toxine ont Ă©tĂ© entreprises au CEB. En collaboration avec le CEB, nous Ă©tudions l’expression et la rĂ©gulation de la toxine epsilon (…) Nous avons transfĂ©rĂ© ce gĂšne [pour la toxine epsilon] dans diffĂ©rents vecteurs navettes E. coli-C. perfringens (…) et nous avons transformĂ© des souches de E. coli et de C. perfringens non toxiques (…). Nous avons obtenu ainsi une souche produisant environ 10 fois plus de toxine epsilon que la souche sauvage…” (10). Donc, en coopĂ©ration avec le CEB, le gĂšne d’un agent au potentiel d’arme biologique a Ă©tĂ© insĂ©rĂ© dans des souches non pathogĂšnes afin de produire 10 fois plus de cet agent que les souches naturelles. Dans une autre Ă©tude mentionnĂ©e dans le mĂȘme rapport annuel, une toxine produite par C. perfringens a Ă©tĂ© insĂ©rĂ©e gĂ©nĂ©tiquement dans une autre souche et a Ă©tĂ© produite avec une concentration de 40 Ă  80 fois supĂ©rieure Ă  celle de la souche sauvage. Dans le mĂȘme laboratoire, des Ă©tudes sur (et des transferts de gĂšnes avec) des gĂšnes de la toxine botulique ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par un chercheur invitĂ© venu du centre des forces armĂ©es US pour la biodĂ©fense mĂ©dicale, l’USAMRIID.

L’objectif gĂ©nĂ©ral de ces recherches sur les venins reste peu clair. La plupart des toxines Ă©tudiĂ©es sont des neurotoxines, et de nombreuses Ă©tudes neurologiques ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, incluant l’analyse des effets neurotoxiques de venins bruts, des recherches fondamentales sur les mĂ©canismes de la toxicitĂ©, sur les effets d’une toxine de poisson sur l’activitĂ© du cerveau (11), et sur les effets comportementaux de mycotoxines (12). Une vaste gamme de toxines de serpents a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e au CRSSA, dont la dendrotoxine, la paradoxine, la crotoxine, et l’ammodytoxine (13). Il est notable qu’un Ă©lĂ©ment constant des travaux français de biodĂ©fense a Ă©tĂ© et reste les recherches sur la grippe. La grippe est le seul virus sur lequel travaille le CEB. Des recherches sur les infections de la grippe par voie aĂ©rienne ont Ă©tĂ© publiĂ©es dĂšs 1974 par des chercheurs du service de santĂ© de l’armĂ©e française (14). Plus rĂ©cemment, le CEB et l’hĂŽpital militaire HIA BĂ©gin, en collaboration avec des chercheurs universitaires, Ă©taient impliquĂ©s dans plusieurs projets se concentrant sur le dĂ©veloppement de traitements possibles contre les infections de la grippe propagĂ©es par voie aĂ©rienne (15). Un des volets de ce travail est la surinfection par d’autres pathogĂšnes d’animaux infectĂ©s par la grippe (16). Selon une publication rĂ©cente, une “souris modĂšle d’infection par le virus lĂ©tal de la grippe A” a Ă©tĂ© créée pour ces expĂ©riences. Ce type de recherches n’est pas exceptionnel, et les personnels militaires sont autant sujets aux infections par la grippe que le public en gĂ©nĂ©ral.Unprogramme militaire de recherches sur le traitement de la grippe ou sur sa prophylaxie peut aisĂ©ment ĂȘtre justifiĂ©. Il faut noter, cependant, que le CEB est un complexe dĂ©diĂ© Ă  la biodĂ©fense et que l’hĂŽpital militaire BĂ©gin est l’une des trois principales institutions militaires de recherches en biodĂ©fense Il est donc prudent de prĂ©sumer que ces recherches sur la grippe se consacrent spĂ©cialement Ă  la dĂ©fense biologique. Bien que le virus de la grippe puisse rĂ©ellement ĂȘtre une arme biologique efficace – en particulier si l’on considĂšre des souches modifiĂ©es gĂ©nĂ©tiquement portant des gĂšnes de la souche mortelle de 1918 (17) – il n’est pas, d’un point de vue militaire, le principal agent viral d’armes biologiques. La plupart des experts considĂšrent d’autres virus tels qu’Ebola, Lassa ou la variole comme des menaces biologiques majeures (18). La question reste ouverte de savoir pourquoi la communautĂ© militaire française de biodĂ©fense a maintenu une attention spĂ©ciale sur la grippe, au moins de 1974 jusqu’à aujourd’hui.

Lire aussi > infogm.org

8, “Expression of erabutoxin-a gene in Escherichia coli cultivated in pilot fermenter”, P. Silvestre et al., US Army CRDEC Scientific Conference on Chemical Defense Research, 19-22 novembre 1991, livre d’extraits, p 27. 9, ConfĂ©rences donnĂ©es par Didier Hilaire, MRC françaises 1998, page 230, et ValĂ©rie Morineaux, MRC 1999, page 49. 10, www.pasteur.fr/recherche/RAR/RAR1998/Anaer.html 11, “Anomalies Ă©lectroencĂ©phalographiques chez le rat aprĂšs administration de venin de poisson-pierre (Synanceia verrucosa)”, Breton P. et al., (1999), Extrait d’une affiche au Colloque SFET 1999. www.sfet.asso.fr/resumbreton.htm 12, “Effects of penitrem A on rat’s performances in passive avoidance and Morris water maze test”. Mycopathologia 138:99-104. Breton P. et al., (1998) Brain neurotoxicity of penitrem A : electrophysiological, behavioural and histopathological study”, Deschaux O. et al., (1997) , Toxicon 36:645-655. 13, “Secreted phospholipase A2-induced neurotoxicity and epileptic seizures after intracerebral administration : an unexplained heterogeneity as emphasized with paradoxin and crotoxin”, Dorandeu F. et al., (1998), J Neursc Res 54:848-862. 14, “Local immune response in experimental airborne influenza of Balb/c mice infected with myxovirus influenza A/Hong-Kong/1/68 (H3N2)”, Lemercier G. et al., (1974), Arch Gesamt Virusforsch. 45:113-121. Bottex C. et al. (1977) “Affinity chromatography purification of surface antigens from Myxovirus influenzas”, C R Hebd. Seances Acad Sci Ser D 284:2059-2062. 15, “Effective prophylaxis of influenza A virus pneumonia in mice by topical passive immunotherapy with polyvalent human immunoglobulins or F(ab’)2 fragments”, Ramisse F. et al., (1998), Clin Exp Immunol 111:583-587. Dreffier C., Ramisse F., Dubernet C. (2003) “Pulmonary administration of IgG loaded liposomes for passive immunoprophylaxy”, Int J Pharm 254:43-47. 16, “Super-infection by Bacillus thuringiensis H34 or 3a3b can lead to death in mice infected with the influenza A virus”, Hernandez E. et al., (2000), FEMS Immunol Med Microbiol 29:177-181. Alonso J.M., Guiyole A.., Zarantonelli M.L., Ramisse F., Pires R., Antignac A., Deghmane A.E., Huerre M., VanderWerf S., Taha M.K. (2003) “A model of meningococcal bacteremia after respiratory superinfection in influenza A virus-infected mice”, FEMS Microbiol Let 222:99-106. 17, Pour une discussion de la rĂ©surrection gĂ©nĂ©tique du virus de la grippe espagnole de 1918, voir la page d’accueil du site www.sunshine-project.org. 18, Cf., par exemple, les listes d’agents de bioterrorisme du CDC, qui inscrivent en catĂ©gorie A uniquement les filovirus (Ebola, Marburg) et les arenavirus (tels que Lassa). 19, www.smallpoxbiosafety.org

18:00 > Cent soixante-deux cas de grippe A(H1N1) ont Ă©tĂ© confirmĂ©s en France, dont celui d’une fillette parisienne du XVe arrondissement, de retour d’un voyage scolaire en Grande-Bretagne, a indiquĂ© samedi l’Institut national de veille sanitaire (INVS).

Le dernier bilan de l’INVS, jeudi soir, faisait Ă©tat de 150 cas de grippe porcine dans l’hexagone.

Dans l’intervalle –outre celui de la fillette– onze des 104 cas « probables » et en cours d’investigation ont Ă©tĂ© confirmĂ©s, a expliquĂ© l’INVS Ă  l’AFP.

19:00 > Le nombre de personnes contaminĂ©es par la grippe porcine A(H1N1) au Royaume-Uni a dĂ©passĂ© la barre des 2.000, a annoncĂ© samedi l’Agence de protection sanitaire (HPA).

Des analyses ont confirmé la contamination de 247 personnes supplémentaires, ce qui porte le nombre total de cas avérés à 2.244, a précisé la HPA dans un communiqué.

20:00 > 2012, l’OdyssĂ©e (bande annonce)

Nous placerons dans la journée de demain ce documentaire dans son intégralité.

19:30 >Trois mois de programmes Ă©ducatifs pour les primaires, collĂ©giens et lycĂ©ens sont prĂȘts pour une diffusion sur France 5, uniquement en cas de pandĂ©mie grave de la grippe A (H1N1). C’est Ă  dire si le gouvernement dĂ©crĂ©tait la fermeture des Ă©coles, comme ce fut le cas Ă  Mexico.

En phase 6, et en cas de pandĂ©mie grave, France tĂ©lĂ©visions fonctionnerait ainsi : info en continu sur France 2, infos de proximitĂ© sur France 3, substitution Ă  l’Education Nationale pour France 5.

Selon AgnÚs Zerwetz, responsable éditoriale au Centre national de documentation pédagogique, trois mois de programmes sont stockés à France 5 et France Culture, et quatre jours de cours par semaine sont prévus. Exemple : cours des lycéens de 14h30 à 17h50.

25 juin > Les entreprises nĂ©gligentes pourraient ĂȘtre poursuivies

Les entreprises qui omettent de prendre les moyens nĂ©cessaires pour faire face Ă  la pandĂ©mie de grippe A (H1N1) pourraient ĂȘtre tenues juridiquement responsables envers leurs employĂ©s, leurs clients ou leurs actionnaires. ThĂ©oriquement, cela pourrait se traduire par des poursuites lĂ©gales envers l’entreprise et ses administrateurs.

Dans un rapport publiĂ© en dĂ©but de semaine sur la prĂ©paration des entreprises canadiennes face au H1N1, le professeur Amin Mawani, Ă©conomiste et professeur Ă  la Schulich School of Business de l’UniversitĂ© York (Toronto), souligne que les risques de pandĂ©mie deviennent de plus en plus Ă©vidents. Dans ces circonstances, les entreprises non prĂ©parĂ©es pourraient ĂȘtre tenues responsables.

Ce que confirment deux avocats consultĂ©s par La Presse Affaires, mĂȘme s’ils conviennent tous deux que des poursuites pourraient ĂȘtre difficiles Ă  mener Ă  terme.

La responsabilitĂ© la plus Ă©vidente concerne les employĂ©s. «Tant dans le code civil que dans la Loi sur la santĂ© et sĂ©curitĂ© du travail, comme dans certaines conventions collectives, l’employeur a l’obligation d’assurer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© de ses employĂ©s», explique Simon-Pierre HĂ©bert, associĂ© chez McCarthy TĂ©trault et spĂ©cialiste en droit du travail.

Au QuĂ©bec, la CSST pourrait potentiellement porter plainte contre une entreprise nĂ©gligente. Le Code criminel prĂ©voit aussi qu’un superviseur doit prendre «les mesures voulues pour Ă©viter qu’il n’en rĂ©sulte de blessure corporelle pour autrui».

Un client qui entre en contact avec un employĂ© infectĂ© pourrait aussi, tout dĂ©pendant des consĂ©quences de la maladie (frais mĂ©dicaux, absence du travail), dĂ©poser des poursuites contre l’entreprise. Mais il devrait entre autres prouver qu’il a contractĂ© la maladie au contact de l’employĂ©.

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26 juin, 07:16 > Peace


Amis lecteurs, nous allons reprendre les infos en continu sur sur cette nouvelle page :

La stratégie du chaos (premiÚre partie)

juin 16 2009

« Limiter la population pour sauver la planÚte » (deuxiÚme partie, suivi des infos en continu)

Par Régis Mex

La premiĂšre partie de cet article se trouve ici, et la troisiĂšme ici.

Il me semble appropriĂ© de dĂ©velopper davantage ce qu’est le malthusianisme avant de continuer, et d’expliquer pourquoi cette « doctrine » est fausse. Ce qui suit est repris de notre article « La surpopulation est-elle une fatalitĂ© malthusienne ? » : « Économiste anglais et nĂ©anmoins pasteur, Robert Malthus (1766-1834), contemporain de Smith, est connu pour avoir donnĂ© du problĂšme Ă©conomique une vision pessimiste et de sa solution une vision simple, mais radicale et tout aussi pessimiste. Les hommes sont soumis Ă  une malĂ©diction : leur nombre a naturellement tendance Ă  augmenter selon une suite gĂ©omĂ©trique (2, 4, 8, 16, 32…), alors que la production de biens, notamment alimentaires, progresse, dans le meilleur des cas, selon une suite arithmĂ©tique (2, 4, 6, 8, 10…). « Au bout de deux siĂšcles, Ă©crit Malthus, la population et les moyens de subsistance seront dans le rapport de 256 Ă  9 ; au bout de trois siĂšcles, de 4096 Ă  13 ; aprĂšs deux mille ans, la diffĂ©rence sera incalculable. » (Essai sur le principe de population, 1798). Il en conclut que si les hommes ne font rien pour limiter les naissances, l’humanitĂ© va droit dans le mur : la nature se chargera d’ajuster le nombre d’homme aux ressources disponibles par la famine.

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Cette approche a Ă©tĂ© sĂ©vĂšrement et justement critiquĂ©e. D’aprĂšs AndrĂ© Piettre (1906-1994), l’Ă©conomiste et acadĂ©micien français, le malthusianisme est « le plus barbare des contresens ». La majoritĂ© des contemporains de Malthus tenaient pour vraie les affirmations de Jean Bodin (1530-1596) : « Il n’y a richesse, ni force que d’hommes », « Il ne faut jamais craindre qu’il y ait trop de sujets, trop de citoyens » (Les Six Livres de la rĂ©publique, 1576). La rĂ©alitĂ© de l’histoire a montrĂ©, et avec quelle Ă©vidence, que la malĂ©diction de Malthus n’Ă©tait qu’une chimĂšre. La rĂ©alitĂ© est tout autre. Le problĂšme de la population a Ă©tĂ© pris Ă  l’envers. Cela arrive souvent en Ă©conomie.

Mais si Malthus s’est trompĂ©, pourquoi des millions d’hommes meurent-ils de faim ? L’Ă©conomie affronte beaucoup de problĂšmes, mais celui-ci, mĂȘme s’il ne fait la une des journaux qu’en cas de catastrophe spectaculaire, est probablement le premier qu’un Ă©conomiste digne de ce nom doit essayer de comprendre et que les responsables de tous niveaux devraient essayer de rĂ©soudre. Est-ce rĂ©ellement le cas ? Tous les ans, entre 10 et 20 millions d’hommes meurent de faim dans le monde. Un milliard souffrent de sous-alimentation ou de malnutrition. L’exercice qui consiste Ă  chiffrer ce qu’il en coĂ»terait pour faire cesser cette abomination est aussi facile que dĂ©sespĂ©rĂ©ment stĂ©rile.

Il en est de la faim comme de la soif. Ce n’est pas un problĂšme de richesse globale, mais de rĂ©partition de celle-ci. Ce n’est pas l’eau qui manque sur terre, mais l’eau n’est pas forcĂ©ment lĂ  oĂč on en a besoin. Les 250 hommes les plus riches du monde disposent de la mĂȘme part de la richesse mondiale que les 3 milliards les plus pauvres. Pendant que les uns meurent de faim, d’autres souffrent d’obĂ©sitĂ©. On peut mĂȘme constater qu’un animal domestique dans un pays riche consomme quotidiennement plus que chacun des 2,8 milliards d’hommes les plus pauvres, qui disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre, ou, a fortiori, que le milliard qui dispose de moins de 1 dollar. Mais ça serait sans doute une faute de goĂ»t.

Tenons-nous-en Ă  des donnĂ©es simples. Selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation, la FAO, les disponibilitĂ©s Ă©nergĂ©tiques alimentaires par personne et par jour sont de plus de 3 300 kilocalories dans les pays dĂ©veloppĂ©s, de 2 500 dans les pays sous-dĂ©veloppĂ©s, et de 2 700 pour l’ensemble du monde. Cela veut dire, mais en thĂ©orie seulement, que le monde produit dĂ©jĂ  de quoi nourrir l’humanitĂ© tout entiĂšre.

La thĂšse de l’Ă©conomiste danoise Ester Boserup (1910-1999) dans son livre « The Conditions of Agricultural Growth » (1965) se situe aux antipodes du spectre malthusien. Pour l’Ă©conomiste danoise, l’augmentation de la population exerce une « pression crĂ©atrice » qui a toujours Ă©tĂ© le moteur de l’innovation agricole depuis l’invention de la charrue jusqu’Ă  celle de la culture en terrasses. Peter Drucker ou Simon Kusnetz (1901-1985) voient d’ailleurs dans la pression dĂ©mographique le ressort principal de l’innovation en gĂ©nĂ©ral.

Nous ne connaĂźtrons certainement plus une augmentation de la population d’une ampleur comparable Ă  celle de la deuxiĂšme moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle. Est-ce que cela signifie que le moment le plus difficile est passĂ© ? Probablement. »

Nous avons vu que la dĂ©mographie se stabilise Ă  un taux de croissance oĂč le taux de natalitĂ© est proportionnel au taux de mortalitĂ© une fois que les conditions de vie du pays observĂ© sont suffisantes pour permettre ce phĂ©nomĂšne. Nous venons de voir, Ă  la lumiĂšre de l’extrait prĂ©cĂ©dent, que contrairement Ă  ce qu’on nous dit souvent, il y a, en substance, assez de nourriture et d’eau pour nourrir toute l’espĂšce humaine. Ces denrĂ©es fondamentalement nĂ©cessaires Ă  la survie de chacun sont tout simplement si mal rĂ©parties qu’un milliard d’habitants en ont bien trop, que trois milliards en ont juste assez et que les trois milliards restant en manquent cruellement. Mais la « surpopulation » n’a qu’un rĂŽle trĂšs mineur dans cette grande problĂ©matique, et n’en est aucunement la cause primordiale.

En effet, nous sommes souvent tentĂ©s d’apprĂ©hender le problĂšme de la famine Ă  travers le Tiers-Monde en pensant que ce qui se passe dans le rĂšgne animal lorsqu’il y a trop de reprĂ©sentants d’une espĂšce doit ressembler Ă  ce qui se passerait chez les ĂȘtres humains dans la mĂȘme situation. En effet, si, pour prendre un exemple simple, il y a trop de loups Ă  un endroit donnĂ©, nous remarquerons rapidement que la population des moutons vivant au mĂȘme endroit diminuera plus qu’en temps normal, puisqu’ils serviront de nourriture Ă  leurs prĂ©dateurs. Peu de temps aprĂšs, nous remarquerons Ă  nouveau que cette diminution excessive du nombre de moutons provoquera un manque de nourriture pour tous les loups de la rĂ©gion, qui seront alors touchĂ©s de famine. Le nombre qui sera obtenu par la diffĂ©rence entre le nombre de loups et le nombre de moutons nous dira alors combien de loups mourront de cette famine engendrĂ©e de façon purement automatique, de sorte Ă  rĂ©tablir l’ordre naturel. Outre la famine, dans l’ordre naturel, le nombre de reprĂ©sentants des espĂšces est aussi souvent maintenu Ă  la norme par les effets des maladies. VoilĂ  rĂ©sumĂ©e de façon simpliste la problĂ©matique gĂ©nĂ©ralement acceptĂ©e de l’anticipation du manque de ressources causĂ© par la surpopulation.

Mais cette logique ne peut ĂȘtre appliquĂ©e Ă  l’ĂȘtre humain, puisque la seule survie de l’ĂȘtre humain tel que nous le connaissons aujourd’hui s’inscrit en dehors des lois naturelles Ă©lĂ©mentaires. Il bouscule effectivement les Ă©quilibres naturels dans chacune de ses actions, et est de moins en moins soumis aux mĂ©canismes de rĂ©gulation naturelle de sa population (famines, maladies). Il n’a pas non plus de prĂ©dateur en dehors des autres reprĂ©sentants de sa propre espĂšce. Or, pour assurer sa survie, il est capable de faire ce que les animaux ne peuvent faire, Ă  savoir faire produire Ă  la Terre et aux animaux les Ă©lĂ©ments qui lui sont nĂ©cessaires pour subsister. L’agriculture et l’Ă©levage ont ainsi Ă©tĂ© Ă  la base de toute civilisation. L’Homme est donc capable de « crĂ©er » plus de ressources que la Terre ne peut en produire par son fonctionnement naturel. Mais il est Ă©videmment tenu de ne pas demander plus que ce que la Terre ne peut offrir, ou ne pas consommer abusivement d’une espĂšce, sans quoi il causerait la disparition de plusieurs de ces mĂȘmes espĂšces, directement ou par effet en chaĂźne, et pourrait bien arriver Ă  causer sa propre disparition Ă  terme…. Et c’est ce qui se passe actuellement.

Mais qui en est Ă  l’origine ? Les six milliards d’ĂȘtres humains qui font partie d’une classe moyenne basse ou d’une classe pauvre, ou bien le dernier milliard d’habitants, formĂ© par les habitants des plus riches pays de l’Union EuropĂ©enne, des États-Unis, de Chine, et du reste des personnes aisĂ©es de tous les autres pays. Il semble qu’il n’y ait pas lieu d’hĂ©siter… Ce milliard d’habitants n’a d’ailleurs pas tellement besoin de ce qu’il consomme Ă  outrance, que ce soit dans l’alimentaire ou dans tout autre domaine matĂ©riel, et gaspille Ă©normĂ©ment, soit par sa gourmandise (au sens propre comme au figurĂ©), soit par sa dĂ©pendance envers l’esprit de sociĂ©tĂ© de consommation qui le manipule, soit par un goĂ»t du luxe inutile autant qu’exagĂ©rĂ©. Ainsi avons-nous, par exemple, tellement vidĂ© nos propres mers et ocĂ©ans que nous sommes dĂ©sormais obligĂ©s d’aller vider ceux des autres, en Afrique notamment, pour que nous puissions continuer de nous dĂ©lecter de dĂ©licieux poissons de toute sorte. Et nous avons tout de mĂȘme le culot de nous inquiĂ©ter sur les menaces que font courir la future « surpopulation » des pays du Tiers-Monde sur les ressources de la planĂšte, apeurĂ©s Ă  l’idĂ©e que nous n’en ayons plus assez pour nous, pendant que les autres n’en ont pas assez, alors que nous sommes les seuls Ă  consommer Ă  outrance ces mĂȘmes ressources…

La seule menace qui rĂ©sulte de l’accroissement de la population des pays du Tiers-Monde est tout simplement un danger pour ce Tiers-Monde lui-mĂȘme, qui a dĂ©jĂ  du mal Ă  nourrir les habitants qu’il comprend actuellement. Mais gĂ©nĂ©ralement, les conditions de vie des pays et leur richesse ont tendance Ă  s’amĂ©liorer avec l’augmentation de la population, et sont souvent portĂ©s par cette derniĂšre. Par exemple, l’Inde a Ă©tĂ© victime de famines jusqu’Ă  la fin des annĂ©es 1960, avant de devenir exportatrice nette de blĂ© et de cĂ©rĂ©ales dix ans plus tard, ce qui ne l’a pas empĂȘchĂ© de passer de 400 millions d’habitants Ă  1 milliard entre 1950 et 200, et ce sans que la famine ne rĂ©apparaisse, au contraire. Il y a donc peu de chance que cette menace en soit rĂ©ellement une.

On pourrait par contre se dire que lorsque les pays du Tiers-Monde se seront modernisĂ©s au point d’Ă©galer nos pays occidentaux, ils commettront les mĂȘmes erreurs que nous, Ă  savoir surconsommation et « surpollution ». Encore faudrait-il qu’une dangereuse quantitĂ© d’entre eux y parviennent un jour, ce qui a peu de chance d’arriver Ă©tant donnĂ© qu’il y a aura toujours des riches et des pauvres, que ce soit au sein d’une sociĂ©tĂ© ou Ă  l’Ă©chelle du monde. De puissants « philanthropes » tout comme de braves institutions internationales font d’ailleurs tout leur possible pour que les pays qui acceptent leurs offres ne se dĂ©veloppent jamais, car les politiques qu’ils leur dicte et que ces pays mettent en place ont des consĂ©quences dĂ©sastreuses pour eux et les plongent dans la catastrophe. En effet, l’encouragement Ă  privatiser toute une sĂ©rie de secteurs rentables, de dĂ©valuer sa monnaie pour se rendre compĂ©titif sur la scĂšne internationale, et d’ouvrir son marchĂ© Ă  la concurrence mondiale dĂ©truisent tout Ă  fait les pays qui les acceptent sans mĂȘme ĂȘtre suffisamment fort pour ne pas ĂȘtre dĂ©stabilisĂ© par les diffĂ©rentes concurrences qui rĂ©gnaient Ă  l’intĂ©rieur de leur pays. Il est donc Ă©vident que leurs agriculteurs, entreprises et autres n’en mĂšnent pas large face Ă  la concurrence des multinationales. Ces pays alors dĂ©truits Ă©conomiquement ne servent plus qu’Ă  fournir des matiĂšres premiĂšres aux multinationales venues les piller sur leur propre sol, selon le concept de nĂ©ocolonialisme. Certains pays ont toujours eu la sagesse de refuser ces « aides », d’autres se sont relevĂ©s des effets destructeurs qu’eurent chez eux les conseils amĂ©ricano-europĂ©ens, et nourrissent un certain mĂ©pris pour ces derniers. D’autres ne s’en sont jamais sortis ou ne se hissent pas bien haut dans leur niveau de dĂ©veloppement mĂȘme sans ĂȘtre troublĂ© par de quelconques malveillances extĂ©rieures… Il est donc probable qu’une certaine partie du Tiers-Monde ne se dĂ©veloppe tout simplement jamais significativement, comme si une certaine proportion sur la scĂšne internationale de pays riches, de pays moyennement riches et de pays pauvres devait ĂȘtre une fatalitĂ©. Pour ce qui est d’une Ă©ventuelle surconsommation de nourriture, elle n’aura sans doute pas lieu et tous les pays pourront avoir de quoi alimenter leurs habitants pour peu qu’ils aient de l’argent. Mais des solutions seront sans doute trouvĂ©es si besoin, et de nouvelles « rĂ©volutions vertes » comme celle de l’Inde ne sont pas Ă  exclure.

Reprise de chiffres intéressants postés par un lecteur (aladin):

Le rapport World Food de la FAO donne ces chiffres et affirme que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel de dĂ©veloppement de ses forces de productions, pourrait normalement (soit Ă  raison de 2700 calories par jour et par adulte) nourrir 12 milliards d’ĂȘtres humains. Nous sommes aujourd’hui 6,7 milliards sur Terre.

Conclusion: Il n’existe aucune fatalitĂ©. Un humain qui meurt de faim est un humain assassinĂ©.

Pour ce qui est de la pollution, d’ici Ă  ce qu’elle soit produite dans des proportions significatives par les pays pauvres actuels, le pĂ©trole et le gaz auront probablement disparus et nous aurons recours Ă  de nouvelles Ă©nergies, Ă  espĂ©rer qu’elles soient vertes et renouvelables. Je parle lĂ  de pollution dans le sens de destruction et de mortification de l’environnement, notamment par l’utilisation d’hydrocarbures et le rejet de dĂ©chets toxiques, et non pas dans l’optique d’un rejet excessif de CO2 dont je doute sincĂšrement de l’impact significatif sur le rĂ©chauffement du climat, bien que le rĂ©chauffement existe effectivement.

Bref, on se demande bien ce qu’une limitation de population pourrait bien changer dans tout ça, d’autant plus que se contenter de prendre des mesures pour la limiter est inefficace et causera sĂ»rement des effets nĂ©gatifs Ă  long terme dans le pays qui les met en application. On se demande donc oĂč Sustainable Population Australia veut en venir. Ce dont nous pouvons ĂȘtre sĂ»r, c’est que cette ONG n’a pas rĂ©digĂ© ce rapport par pure intention altruiste. Le fait de prĂ©texter que la limitation de la population aura un impact positif sur la diminution des effets de serre est tout Ă  fait stratĂ©gique, puisque nous disions Ă  propos de l’instrumentalisation de l’Ă©cologie et de la situation Ă©nergĂ©tique de nos sociĂ©tĂ©s dans « Qui a peur de Claude AllĂšgre ? » :

« Alors que le chemin devrait ĂȘtre tout ouvert devant ces alternatives, de nombreux lobbys dont les intĂ©rĂȘts se trouvent dans le commerce des hydrocarbures rachĂštent les brevets des inventions qui pourraient causer du tort Ă  leur entreprise, et freinent donc la recherche. Ils ne permettent pas que les Ă©vĂ©nements les dĂ©passent et qu’ils puissent perdre leur mainmise sur l’Ă©nergie Ă  cause de l’une ou l’autre invention permise par le progrĂšs, mais ils seront forcĂ©s, un jour ou l’autre, de se convertir Ă  d’autres types d’Ă©nergie que ceux dans lesquels ils font actuellement fortune, car la disparition du pĂ©trole et du gaz est bel et bien inĂ©luctable. C’est pourquoi il est permis de chercher mais pas de trouver ni de mettre en place des projets vraiment significatifs trop tĂŽt : il faudra attendre que ces magnats du monde financier soient prĂȘts Ă  faire migrer leurs intĂ©rĂȘts vers les nouvelles Ă©nergies, de sorte Ă  ne pas disparaĂźtre ni faire trop de pertes, pour que des nouvelles techniques puissent Ă©merger sur le marchĂ©. Mais, Ă©tant donnĂ© qu’ils iront sans doute jusqu’au bout de leurs moyens, c’est-Ă -dire attendre aussi longtemps que ces 30-50 ans de longĂ©vitĂ© des ressources le leur accordent, beaucoup de mal qui aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ© sera fait Ă  la planĂšte. MalgrĂ© tout, l’hypocrisie et le manque de scrupules sont poussĂ©s jusqu’Ă  ce que certains fonds d’investissement tentent de faire de l’Ă©cologie un business lucratif ; ces fonds se spĂ©cialisent dans l’achat et la vente de droits Ă  polluer dans l’objectif de faire du profit avec ce type de produits, exactement comme ils le font avec le pĂ©trole, avec les produits alimentaires, avec les crĂ©dits immobiliers, etc. Ces droits de polluer induits par les Protocoles de Kyoto semblent donc faire des heureux. Protocoles qui sont un retentissant Ă©chec, puisque outre le fait qu’ils n’ont mĂȘme pas Ă©tĂ© ratifiĂ©s par la premiĂšre puissance mondiale que sont les Etats-Unis, l’Ă©mission des gaz Ă  effet de serre a augmentĂ© de 35% au niveau mondial entre 1997 et 2007, et on conçoit mal ce que les États ont le pouvoir de faire pour contraindre des entreprises qui les dominent complĂštement Ă  baisser leurs Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Ces derniers ont d’ailleurs Ă©tĂ© si gĂ©nĂ©reux avec les entreprises que le prix de la tonne de carbone est quasiment d’un niveau 0, leur permettant ainsi de polluer autant que cela leur chante. »

L’hypocrisie consiste donc Ă  donner l’illusion aux citoyens qu’ils ont le pouvoir d’avoir un impact sur la situation environnementale alors qu’en fait, ils ne l’auront que lorsque nos sociĂ©tĂ©s seront dĂ©cidĂ©es Ă  le lui donner. Pour l’instant, on semble prĂ©parer lentement la transition entre modes d’Ă©nergie basĂ©s sur les hydrocarbures et le nuclĂ©aire Ă  des Ă©nergies vertes dans les mentalitĂ©s. Mais tout laisse Ă  penser que ce dĂ©lai, qui s’annonce long, permet aussi aux magnats de l’Ă©nergie de se convertir petit Ă  petit de sorte Ă  conserver en dĂ©finitive leur monopole, ne laissant la recherche s’effectuer qu’au rythme qu’ils veulent bien lui accorder.

L’idĂ©e est aussi de rejeter systĂ©matiquement la responsabilitĂ© des pires tragĂ©dies sur le pauvre citoyen. Ainsi, pense-t-on, si on arrive Ă  faire en sorte qu’il croie sincĂšrement ĂȘtre celui qui doit faire changer les choses, on pourra instrumentaliser la façon dont il agira aux façons que l’on choisira, puisqu’il suit le chemin tout tracĂ© par la propagande de masse. On pourra alors, entre autre, leur faire accepter plus facilement leur propre asservissement s’ils sont convaincus que c’est pour le bien de la planĂšte. Joseph Goebbels, ministre du Reich Ă  l’Éducation du peuple et Ă  la Propagande sous le TroisiĂšme Reich (1933-1945), indissolublement liĂ© Ă  l’emploi des techniques modernes de la manipulation des masses et de la dĂ©magogie, disait que la meilleure façon de persuader le public de la vĂ©racitĂ© de quelque chose, c’Ă©tait de le lui rĂ©pĂ©ter ce quelque chose de façon massivement rĂ©pĂ©titive. Continuellement. Et finalement, le public croit que ce quelque chose est vrai, mĂȘme s’il n’est appuyĂ© par rien de tangible. Le sujet du rĂ©chauffement climatique rĂ©pond Ă  ses critĂšres, et sa diffusion est largement permise par des lobbys tels que le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat). Á noter Ă©galement que les fonds investis dans la recherche pour l’Ă©cologie et le climat sont passĂ©s de 170 millions de dollars par an avant Bush pĂšre Ă  2 milliards de dollars par an. D’oĂč de nouveaux investissements et des crĂ©ations d’emplois qui en ont fait un secteur rentable. »

La façon dont l’Ă©cologie est instrumentalisĂ©e, telle une religion obscurantiste qui repose sur des bases pseudo-scientifiques, permet, comme il est dit dans l’extrait ci-dessus, de faire plus facilement accepter des choses dĂ©mentielles Ă  la population Ă  laquelle on s’adresse, comme leur proposer leur propre esclavage ou une rĂ©duction (je dis bien maintenant rĂ©duction et non plus limitation) de la population mondiale, si cela permet de « sauver la planĂšte » et leurs conditions de vie. Ils n’auront pas beaucoup de scrupules Ă  accepter que des millions de gens pĂ©rissent si toutes les voix qui ont un poids d’influence sur eux (gouvernement, scientifiques, mĂ©dias) leur assurent que la situation ne serait plus tenable sans ce « sacrifice ». En effet, puisque toutes les mĂ©thodes imaginables de limitation de la population ne sont pas suffisamment efficaces, il faudra se faire plus radicale et passer Ă  l’Ă©tape suivante : la rĂ©duire. Parler de la limiter en usant d’arguments Ă©cologiques n’est qu’un premier pas dans la prĂ©paration des mentalitĂ©s visant l’acceptation de mesures de rĂ©duction de population, bien que beaucoup de personnes s’estimeraient d’ores et dĂ©jĂ  heureux de la voir rĂ©duite.

Rappelons que la CIA et des membres du CFR avaient dĂ©jĂ  invoquĂ©, il y a deux ans, la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©duction drastique de la population, considĂ©rant l’accroissement de cette derniĂšre comme « le plus grand danger Ă  l’horizon d’ici 2050 ». Il est donc logique que ceci s’appuie progressivement sur une base populaire pour en arriver Ă  une rĂ©alisation on ne peut plus concrĂšte et soutenue par l’opinion publique, plus ou moins directement. Or, il semblerait que nous soyons au dĂ©but d’une propagande en ce sens sur une base Ă©cologique, donc « morale » en aspect, bien que cela fasse dĂ©jĂ  quelques temps que le dĂ©bat portĂ© sur la surpopulation aille bon train et qu’il ait dĂ©jĂ  fait de nombreux adeptes de la rĂ©duction de la population, que ceux-lĂ  considĂšrent comme seul remĂšde. Pourquoi le gouvernement et la CIA se gĂȘneraient-ils alors d’exĂ©cuter ce qu’un nombre croissant de gens demande avec de plus en plus d’insistance ; rĂ©duire la population ? Certes, on ne dira sans doute pas clairement Ă  l’opinion publique que l’on est en pleine prĂ©paration de plans pour une rĂ©duction efficace de la population mondiale, mais on les habituera Ă  l’idĂ©e que c’est une nĂ©cessitĂ©. Voyons… Qu’est-ce qui peut faire baisser significativement le nombre d’ĂȘtres humains sur Terre ? Les guerres, les grandes famines, les maladies… Hmmmm… Il me semble bien qu’une pandĂ©mie s’est dĂ©clarĂ©e il y a peu de temps. Quelle Ă©trange coĂŻncidence.

Mais quels seraient les avantages de rĂ©duire la population mondiale pour les gouvernements amĂ©ricain et europĂ©ens, voire japonais, si l’Europe et le Japon sont en manque de relance dĂ©mographique et qu’une future surpopulation causĂ©e par le Tiers-Monde ne les menace pas ? Et bien, peut-ĂȘtre tout simplement parce qu’un virus est un tueur aveugle et qu’il est facile d’en faire dĂ©gĂ©nĂ©rer les effets Ă  l’Ă©chelle mondiale, servant ainsi des intĂ©rĂȘts nationaux en Ă©liminant certains types de personnes Ă  l’intĂ©rieur de nos pays, Ă  l’insu des citoyens qui n’auront toujours pas conscience que la pandĂ©mie a en fait Ă©tĂ© volontairement provoquĂ©e. Mais quel genre de citoyen pourrait-on vouloir supprimer ? Ceux qui, globalement, coĂ»tent plus qu’ils ne rapportent Ă  l’État tout au long de leur vie et ne contribuent pas non plus Ă  contribuer Ă  fournir Ă  cet État une production abondante de ressources ? La classe moyenne, autrement dit ? Possible…

Aperçu de la troisiĂšme partie avec deux extraits de l’excellent documentaire Sicko de Michael Moore :

Premier extrait:

DeuxiĂšme extrait:

La troisiÚme partie sera publiée vendredi, ainsi que deux autres extraits de Sicko.

Régis Mex

A la suite de cet article, nous placerons les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis


17 juin > Un institut brésilien identifie une nouvelle souche du virus grippal A

L’Institut brĂ©silien de bactĂ©riologie Adolfo Lutz a identifiĂ© une nouvelle souche du virus de la grippe porcine sur un patient de l’Etat de Sao Paulo qui a Ă©tĂ© dĂ©nommĂ© A/Sao Paulo/1454/H1N1, a annoncĂ© cet institut de recherches.

L’Institut Adolfo Lutz, qui dĂ©pend de l’Etat de Sao Paulo, a prĂ©cisĂ© avoir rĂ©ussi Ă  isoler le virus et Ă  comparer les Ă©chantillons brĂ©siliens avec ceux « en provenance de Californie », selon un communiquĂ©.

L’isolement du virus « a permis d’identifier la sĂ©quence du patrimoine gĂ©nĂ©tique de la souche brĂ©silienne », a ajoutĂ© l’institut.

La mutation du virus a Ă©tĂ© dĂ©celĂ©e dans des altĂ©rations de la protĂ©ine responsable de la capacitĂ© d’infection du virus mĂȘme si pour l’instant il n’est pas possible de dĂ©terminer si cette nouvelle souche est plus agressive.

L’Ă©quipe de la virologue Terezinha Maria de Paiva, de l’Institut Adolfo Luftz « a isolĂ© fin avril la nouvelle souche qui a Ă©tĂ© dĂ©nommĂ©e A/Sao Paulo/1454/H1N1, selon les normes de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) », a affirmĂ© le communiquĂ©.

Les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques du virus sont cruciales pour la production d’un Ă©ventuel vaccin contre la maladie qui a contaminĂ© 36.000 personnes dans 76 pays et a dĂ©jĂ  fait 163 morts, d’aprĂšs le dernier bilan diffusĂ© par l’OMS.

Merci Kalakuta pour cette info ;)

06:00 > La Chambre des représentants américaine a approuvé mardi un projet de budget 2009 supplémentaire de 106 milliards de dollars destiné au financement des guerres en Afghanistan et en Irak, mais aussi à la grippe porcine, et à la participation américaine au FMI.

Les parlementaires ont approuvĂ© Ă  226 voix contre 202 le texte, une version conciliĂ©e avec celle du SĂ©nat du projet de budget 2009 pour financer les troupes amĂ©ricaines en Irak et en Afghanistan jusqu’au 30 septembre 2009.

AprÚs le vote de la Chambre, le Sénat devra se prononcer à son tour sur le texte dans les jours qui viennent.

Au total, le projet de budget prĂ©voit une dĂ©pense d’environ 106 milliards de dollars, soit quelque 15 milliards de plus que ce qu’avait demandĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama en avril dernier.

Parmi les dépenses prévues figurent 79,9 milliards pour les troupes, mais également 7,7 milliards pour la lutte contre le virus A(H1N1) de la grippe porcine, et environ 8 milliards pour le FMI.

Le texte contient Ă©galement des dispositions sur les prisonniers de Guantanamo, mais il ne fournit pas les 80 millions de dollars demandĂ©s par l’administration pour la fermeture du camp. En revanche, un accord entre les deux chambres permet Ă  l’administration de transfĂ©rer des dĂ©tenus sur le sol amĂ©ricain en vue de leur procĂšs.

10:00 > Nouvelle phase de pandémie en Australie

Le Ministre fĂ©dĂ©ral pour la santĂ©, Nicola Roxon, aprĂšs consultation avec des gouvernements d’Ă©tat et de territoire, a annoncĂ© aujourd’hui que l’Australie a dĂ©veloppĂ© une nouvelle phase de rĂ©ponse pour contrĂŽler la manifestation H1N1 de la grippe 09 (grippe humaine de porcs) appelĂ©e PROTECT.

ConformĂ©ment Ă  l’avis du mĂ©decin conseil en chef, de professeur Jim Bishop, et du ComitĂ© australien de protection sanitaire, une nouvelle phase a Ă©tĂ© créée pour guider la rĂ©ponse australienne continue Ă  la maladie.

La nouvelle phase identifie que l’infection avec H1N1 la grippe 09 n’est pas aussi sĂ©vĂšre que ce qui avait Ă©tĂ© envisagĂ© au dĂ©part quand le plan de gestion australien de santĂ© pour la grippe universelle (AHMPPI) a Ă©tĂ© créé en 2008 et que cette nouvelle maladie est lĂ©ger (mild) dans la plupart des cas, grave dans certains et en gĂ©nĂ©ral  modĂ©rĂ©e.

La phase PROTECT est situĂ©e entre les phases CONTENIR et SOUTENU (SUSTAIN) et permet un meilleur traitement des personnes pour la maladie peut ĂȘtre grave.

PROTECT est une rĂ©ponse mesurĂ©e, raisonnable et proportionnĂ©e de santĂ© au risque que l’infection pose Ă  la communautĂ© australienne. Elle est compatible au message de l’OMS quand elle a soulevĂ© son alerte de pandĂ©mie Ă  6, cette des pays devra ajuster leurs rĂ©ponses pour adapter Ă  la connaissance que nous avons maintenant que cette maladie est modĂ©rĂ©e dans la plupart des cas.

Les juridictions prendront des arrangements progressivement au cours des prochains jours pour se déplacer à ce nouveau niveau et nous prévoyons que tous les états auront lieu à ce niveau par le vendredi 26 juin prochain.

12:30 > Le porc sous haute surveillance

La revue Nature Ă©voque, sur sa version on line de mardi 16 juin que les cas secondaires (autochtones) de grippe A/H1N1, chez des sujets n’ayant ni visitĂ© le Mexique ou les Etats-Unis, ni cĂŽtoyĂ© des personnes revenant de ces pays, pourraient ĂȘtre dus Ă  la prĂ©sence universelle du vecteur, le porc. MĂȘme si des experts infectiologues ont estimĂ© que le terme « grippe porcine » n’est pas appropriĂ© Ă  l’actuelle pandĂ©mie, il semble que le porc mĂ©rite une surveillance plus intensive qu’actuellement, et non pas Ă©pisodique ou
totalement absente.

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Patchy pig monitoring may hide flu threat, Ă©crit le spĂ©cialiste de l’information mĂ©dicale Declan Butler, qui ajoute : Experts call for increased surveillance of animals, soit : La surveillance Ă©pisodique (incomplĂšte) du porc peut dissimuler la menace de grippe – Les experts rĂ©clament une surveillance accrue des animaux.

Autrement dit, cette lacune de surveillance vĂ©tĂ©rinaire des Ă©levages expliquerait que l’on passe Ă  cĂŽtĂ© de cas de grippe chez les porcs, avec le risque que le virus puisse se recombiner avec d’autres souches humaines, dont cet animal est aussi l’hĂŽte. Et si le porc est, dans les pays touchĂ©s, le vecteur du virus actuel, qui lui a Ă©tĂ© transmis par l’intermĂ©diaire des vecteurs habituels, les oiseaux, peut-ĂȘtre alors faut-il avancer que les fameux cas secondaires sans explication logique – comme les 14 cas de grippe des lycĂ©ens de Toulouse – trouvent ici un dĂ©but d’explication.

On a critiquĂ© l’abattage en masse des porcs en Egypte, avec en outre une interdiction du commerce avec ces animaux, lorsque l’annonce a Ă©tĂ© faite que le virus de la grippe actuelle Ă©tait hĂ©bergĂ© par cet animal. Mesures injustifiĂ©es, selon l’Organisation internationale de la santĂ© animale (OIE), pour laquelle la responsabilitĂ© du porc dans l’expansion de la maladie n’aurait pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e. Il est vrai qu’on assiste AUSSI Ă  une contamination interhumaine trĂšs active


Ce n’est pas l’avis de tous les experts citĂ©s par Nature. Par exemple le Dr Gavin Smith, de l’UniversitĂ© de Hong Kong : « Le manque de surveillance systĂ©matique du porc facilite la persistance et l’évolution non dĂ©tectĂ©es de la souche pandĂ©mique pour des annĂ©es ». Lire la suite.

12:45 > D’autres cas de grippe A ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© hier mardi au collĂšge de Quint Fonsegrives dans la banlieue Toulousaine.

Hier soir, les autorités sanitaires annoncent que le nombre de cas est passé de 10 à 14 élÚves atteint de la grippe A.

D’autres rĂ©sultats concernant certains professeurs ainsi qu’une autre classe de 6° sont encore en attente.

14:00 > Les chercheurs de l’Inserm et de l’Inra ont dĂ©couvert qu’une protĂ©ine appelĂ©e PAR2 pouvait jouer un rĂŽle protecteur lors d’une infection par le virus H1N1. Ce rĂŽle de protection a Ă©tĂ© observĂ© sur des souris et semble ĂȘtre une piste fiable vers la crĂ©ation d’un traitement contre le virus H1N1.

Pour parvenir Ă  cette conclusion, les chercheurs ont prĂ©alablement infectĂ© des souris avec une souche de rĂ©fĂ©rence de type H1N1. Ensuite, ils ont administrĂ© aux souris une molĂ©cule qui active la protĂ©ine PAR2. L’activation de ce rĂ©cepteur membranaire baptisĂ© PAR2 induit chez l’animal une production accrue qui neutralise le virus H1N1 en bloquant sa rĂ©plication.

Cela a entraĂźnĂ© chez les souris une production de cytokines, des hormones qui neutralisent le virus en l’empĂȘchant de se reproduire. Cette production d’hormone a permis aux souris de survivre Ă  une infection qui leur aurait Ă©tĂ© fatale.

L’avantage de cette stratĂ©gie, comparĂ©e aux moyens de lutte habituels contre la grippe tels que les mĂ©dicaments antiviraux et les vaccins, est de « ne pas cibler le virus mais les cellules qu’il infecte» , expliquent les chercheurs.

18:25 > Sur la mutation du virus A (H1N1)

Article de la Vanguardia, communiqué et traduit par Kalakuta ;)

Pourquoi tous les cas ne répondent pas aux antiviraux ?

Au dĂ©but de l’épidĂ©mie tous les cas rĂ©pondaient Ă  deux nouveaux antiviraux : oseltamivir et zanamivir.
RĂ©cemment ont Ă©tĂ© reportĂ©s des cas de rĂ©sistance Ă  ces deux antiviraux, dĂ» Ă  la grande capacitĂ© de mutation de ces virus Ă  se combiner avec le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique de l’hĂŽte.

Pourquoi la mortalité est inferieur dans des pays comme le Canada ou les Etats-Unis ?

La réponse est polémique, les facteurs qui peuvent influer sur la mortalité sont variés.
L’accessibilitĂ© aux services mĂ©dicaux, la qualitĂ© de l’attention que reçoivent les patients y la rapiditĂ© avec laquelle s’initie le traitement antiviral sont quelques un des facteurs qui expliquent le plus ou moins grand taux de mortalitĂ©.
Dans les pays dĂ©veloppĂ©s l’auto-mĂ©dicamentation est un phĂ©nomĂšne inexistant, dans notre pays c’est une pratique commune que dans les cas de grippe soit retardĂ© le diagnostique opportun. Rappelons nous que les antiviraux signalĂ©s sont utiles durant les premiĂšres 48 heures Ă  partir du dĂ©but des symptĂŽmes.

D’autre part, la rapiditĂ© dans le report des cas confirmĂ©s est trĂšs diffĂ©rente dans les pays dĂ©veloppĂ©s et sous dĂ©veloppĂ©s. Dans notre pays, les premiers cas de l’épidĂ©mie ont dĂ» ĂȘtre envoyĂ©s au Canada et aux Etats-Unis pour confirmation.

Aurons-nous un vaccin disponible Ă  court terme ?

Le virus responsable de la pandĂ©mie actuelle mute avec beaucoup de rapiditĂ©, ceci explique pourquoi il ne sera pas possible d’avoir un vaccin efficace Ă  court terme. Les organismes internationaux travaillent dĂ©jĂ  pour fournir Ă  l’industrie pharmaceutique le matĂ©riel biologique nĂ©cessaire Ă  la production d’un vaccin, toutefois, l’efficacitĂ© d’un vaccin variant d’une personne Ă  une autre selon son Ăąge ou son Ă©tat de santĂ©, quand celui-ci sera disponible il faudra Ă©valuer si une vaccination massive contre cette nouvelle souche de grippe A.
Enfin, une mauvaise nouvelle, le vaccin ne sera pas donné aux pays pauvres, ils devront le payer et ceci sans aucun doute influera beaucoup sur la propagation de la maladie. »

Comment se confirme l’infection à ce nouveau virus ?

Le CDC a mis au point un test en temps rĂ©el s’agissant de la rĂ©action de la de la transcriptase inverse en chaĂźne de la polymĂ©rase, qui est la mĂ©thode la plus sĂ»re pour caractĂ©riser le virus.

Cette mĂ©thode n’est pas disponible dans tous les pays, certains pays utilisent des mĂ©thodes peu exactes qui gĂ©nĂšrent des erreurs de diagnostique.

Avons-nous passé le pire ou cela est encore à venir ?

Les experts souhaiteraient pouvoir rĂ©pondre Ă  cette question ? Le 11 juin, Margaret Chan, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OMS, a dĂ©crĂ©tĂ© le passage du niveau 5 au niveau 6, qui est la phase maximale d’alerte de la pandĂ©mie, dĂ©clarant ainsi la premiĂšre pandĂ©mie du siĂšcle. Jusqu’à prĂ©sent, le virus touche principalement les jeunes et leur taux de mortalitĂ© est relativement faible (2%), cependant, Chan a averti que compte tenu des conditions de pauvretĂ©s de nombreuses rĂ©gions dans le monde, nous devons nous prĂ©parer Ă  observer un accroissement du « mal ».
De plus, il est trĂšs clair que nous pays qui avons rĂ©ussi Ă  dĂ©tenir l’épidĂ©mie devons ĂȘtre prĂȘt pour une seconde vague de la maladie dont la gravitĂ© n’est pas encore prĂ©visible. Il est possible que celle-ci arrive en Octobre de cette annĂ©e, quand nous aurons dĂ©jĂ  le vaccin. Mais aurons-nous les ressources mĂ©dicales nĂ©cessaires pour l’affronter ?

Si les conséquences économiques de cette premiÚre phase ont été catastrophiques, que va-t-il se passer dans quelques mois?

Ce qui est sĂ»r, c’est la premiĂšre fois que les scientifiques ont pu observer une Ă©pidĂ©mie en «temps rĂ©el» et ce que nous apprendrons d’elle est d’une valeur inestimable. »

19:00 > Sanofi veut offrir 100 millions de doses de vaccins aux pays pauvres

S’exprimant lors de la Pacific Health Summit, une confĂ©rence qui rĂ©unissait aujourd’hui les responsables mondiaux de la science, de l’industrie, de la mĂ©decine, de la politique et de la santĂ© publique Ă  Seattle (USA), Le PDG de Sanofi_Avensis, Christophe Viehbacher a indiquĂ© qu’il voulait soutenir la demande de l’Organisation mondiale de la SantĂ© dans une action commune de lutte contre la pandĂ©mie de grippe A (H1N1).

M. Viehbacher a prĂ©cisĂ© que, une fois que Sanofi lancera la production, il rĂ©servera 10 % des doses pour le plan de l’OMS et les acheminera dans les pays en voie de dĂ©veloppement.

Sanofi-Aventis, via sa division Sanofi Pasteur basĂ©e Ă  Swiftwater, Pennsylvanie (USA), est l’un des plus grands fabricants de vaccins Sa capacitĂ© annuelle est  d’environ 270 millions de doses.

M. Viehbacher prĂ©cise toutefois qu’aucun vaccin ne sera disponible avant l’automne.

Source chicagotribune.com

N’est-ce pas merveilleux, un colloque qui rĂ©unit aux USA des acteurs de la politique, du business et de la santĂ© ? Pile poil au bon moment, hein ? Trop fort quand mĂȘme. Mais, comme pour le film Home avant les Ă©lections europĂ©ennes, tout cela Ă©tait programmĂ© bien Ă  l’avance, et il n’y a pas de lien direct avec cette pandĂ©mie, qui n’en n’est d’ailleurs pas une puisqu’on ne cesse de nous rĂ©pĂ©ter que ce n’est qu’une toute petite grippe de rien du tout, et qu’il n’y a pas lieu de paniquer. Sauf qu’on nous confirme aujourd’hui, via l’article de la Vanguardia placĂ© plus haut, que l’on crĂšve de cette grippe bĂ©nigne si l’on ingurgite pas une dose massive de Tamiflu dans les 48h*, et mĂȘme que ce mĂ©dicament s’avĂšrerait de moins en moins efficace, sinon tout Ă  fait inutile.  Mais, GrĂące Ă  Dieu, Viehbacher va nous refourguer son vaccin d’ici l’automne. Dans sa grande gĂ©nĂ©rositĂ©, ce saint homme veut mĂȘme expĂ©rimenter offrir trĂšs rapidement des millions de doses au tiers monde. Nous aurions vraiment tort de nous inquiĂ©ter, de soupçonner des magouilles ou de penser qu’on nous prend pour des cons. Non, on ne veut que notre bonheur, c’est sĂ»r…

*Une information que nous avions relayée sur Mecanoplis il y a trois semaines déjà, via un biologiste de notre groupe Facebook.

19:20 > Deux nouveaux cas de grippe A/H1N1 ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s parmi les collĂ©giens de Quint-Fonsegrives prĂšs de Toulouse, faisant passer le bilan Ă  16, a annoncĂ© mercredi la prĂ©fecture de Haute-Garonne, qui a prolongĂ© la fermeture de l’Ă©tablissement jusqu’au lundi 22 juin.

19:45 > La grippe porcine frappe l’AmĂ©rique du Sud: 4 morts en Argentine, 3 au Chili

La grippe porcine frappe les pays du cĂŽne Sud de l’AmĂ©rique latine, avec quatre morts en Argentine et trois au Chili, Ă  la veille d’un hiver austral dont les tempĂ©ratures proches de zĂ©ro risquent d’aggraver l’impact de la pandĂ©mie.

Le Chili, qui a dĂ©crĂ©tĂ© l’Ă©tat d’urgence sanitaire dans tout le pays, compte 3.125 malades et l’Argentine, 871, selon les chiffres des ministĂšres de la SantĂ© de ces pays.

Le gouvernement argentin a dĂ©bloquĂ© mercredi une enveloppe de 88,43 millions de pesos (23,4 millions de dollars, 17 millions d’euros) pour acheter des traitements contre le virus A(H1N1).

21:00 > La méthode Saldmann

Se laver les mains, utiliser des mouchoirs jetables et ne pas serrer de mains, ces gestes simples pourraient Ă©viter la circulation de la grippe A (H1N1), ainsi que d’autres virus, selon le docteur FrĂ©dĂ©ric Saldmann, contactĂ© par Relaxnews, spĂ©cialiste de l’hygiĂšne et l’un des auteurs des « Nouvelles Ă©pidĂ©mies, comment s’en protĂ©ger ? » Source : sante-medecine.commentcamarche.net

On pourrait aussi arrĂȘter de se parler, et surtout ne plus parler de tout ce qui contrarie le gouvernement. On pourrait aussi interdire les manifestations contre les mesures Sarkozy, tant qu’Ă  faire, et interdire les grĂšves, tout cela pour lutter contre la pandĂ©mie-qui-n’existe-pas-mais-qui-tue-de-plus-en-plus. Hein ?!! Le bon docteur Saldmann ne le dit pas encore, mais il doit y penser : interdire tout ces blogs et sites internet qui doivent, d’une maniĂšre ou d’une autre, sans doute ĂȘtre des vecteurs favorisants la prolifĂ©ration du H1N1. Allons-y carrĂ©ment, tant qu’Ă  faire. Dans un document sonore que nous avions placĂ© sur Mecanopolis il y a deux semaines, et qu’il n’est pas inutile de réécouter, le docteur Marc Vercouter expliquait comment il aurait Ă©tĂ© possible, dĂšs l’apparition du virus, de prendre les mesures nĂ©cessaires pour Ă©viter sa propagation. Cela n’a pas Ă©tĂ© fait parce que, dans nos sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques, la vie humaine a bien moins de valeur que les consĂ©quences Ă©conomiques qu’auraient entrainĂ©s ces mesures. Eventuellement aussi parce que si, malencontreusement, ce virus pouvait supprimer quelques centaines de millions d’improductifs qui, de surcroit, polluent et coutent plus cher que ce qu’ils rapportent, ce serait tout bĂ©nef. Bien sur, on ne va pas nous l’annoncer comme ça. Dans les dĂ©mocraties, on est poli et bien Ă©duquĂ© (rien Ă  voir avec ces rĂ©gimes tyranesques perses !). Il suffit de lancer le sujet, l’air de rien, comme c’est le cas depuis quelques jours par des ONG et think tank de « rĂ©flexion », qui laissent entendre que le temps est venu de songer Ă  une rĂ©duction drastique des populations. N’en doutons pas, l’idĂ©e va faire son chemin, modifier la perception des masses sur cette malheureuse pandĂ©mie, de sorte que, le moment venu, on pourra nous parler d’un rééquilibrage naturel des choses. Les nouveaux fascistes de l’Ă©cologie sauront trouver les mots pour nous consoler.

22:00 > Les USA ont arrĂȘtĂ© de de publier les chiffres de cas confirmĂ©s, mais certains Etats continuent de le faire, comme le Wisconsin, qui indique 2′100 cas pour la seule ville de Milwaukee et plus de 3′100 pour l’ensemble de l’Etat. Source :  riverfallsjournal.com

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22:30 > Petit calcul : Reprenons les chiffres prĂ©sentĂ©s ci-dessus : Il y a 3′100 cas confirmĂ©s dans l’Etat du Wisconsin, qui compte 5,5 millions d’habitants. Cela fait 1 cas de H1N1 pour 1′800 habitants. Si l’on garde les mĂȘmes proportions pour l’ensemble des Etats-Unis, qui comptent 305 millions d’habitants, combien cela nous fait-il de cas potentiels ? Merde, 200′000 ! Bien sĂ»r, on pourra nous dire que le cas du Wisconsin est exceptionnel*, qu’il y a un micro-climat qui favorise la propagation blablabla… Mais mĂȘme si on prend une marge d’erreur de 20%, cela fait toujours 160′000 cas , ce qui est bien loin des chiffres de l’OMS (quelque chose comme un peu plus de 15′000).

* Le Wisconsin est l’une des premiĂšres rĂ©gions agricoles du pays ; premier producteur national de produits laitiers. Les cĂ©rĂ©ales (maĂŻs essentiellement), la pomme de terre, le soja, le tabac, les plantes fourragĂšres, les fruits et les lĂ©gumes sont les principales cultures. L’exploitation forestiĂšre, trĂšs dĂ©veloppĂ©e, fait du Wisconsin l’un des premiers producteurs de bois des États-Unis. Tout dĂ©montre donc que le Wisconsin serait plutĂŽt un Etat qui dĂ©favoriserait la propagation du virus.

23:00 > Organisation de pandémie par vaccination

23:15 > Solutions pour résister à la pandémie

23:45 > Le nombre de personnes qui rĂ©servent des vacances au Mexique est toujours infĂ©rieur Ă  celui enregistrĂ© avant l’apparition du virus A/H1N1, (sans blague ?) connu aussi sous l’appellation « grippe mexicaine ». Or, le virus ne touche pas seulement le Mexique, mais Ă©galement le reste du monde.

« Les rĂ©servations sont dĂ©jĂ  plus nombreuses, mais elles ne sont toujours pas arrivĂ©es Ă  leur niveau normal », indique Hans Vanhaelemeesch de Jetair. « Le plus triste dans cette affaire, c’est que nous n’organisons quasi pas de voyage Ă  Mexico City, touchĂ© le plus sĂ©vĂšrement par le virus. Nos voyages ont pour destination des villes trĂšs Ă©loignĂ©es », poursuit-il.

Source : 7sur7.be

Il est triste, Hans… Il nous brise presque le coeur avec ses petits voyages dans des camps pour touristes dont il n’arrive pas Ă  faire dĂ©coller le chiffre. Mais il a raison, le virus ne touche pas seulement le Mexique, alors pourquoi ne pas aller crever lĂ -bas en buvant de la  tequila au mezcal ? Citoyens, pendant la pandĂ©mie le business continue !

Oups… je n’avais pas lu l’article jusqu’au bout. La fin vaut son pesant de cacahuĂštes :

« En outre, nos accompagnateurs bĂ©nĂ©ficient d’une certaine libertĂ©. Ils peuvent Ă©valuer la situation sur place. Il y a effectivement des infections dans les alentours, et cela pourrait encore durer un certain temps. Nous laissons donc le choix au client de partir ou non ».

Si je rĂ©sume, on nous emmĂšnerait loin de la capitale qui est sĂ©vĂšrement touchĂ©e, dans des petit villages Ă©loignĂ©s (pratique pour trouver un hosto) ou il y a « effectivement des infections dans les alentours« , c’est Ă  dire un peu partout. Mais par contre, on nous laisserai le choix de partir ou non. Ah bon ? Ah ben si on nous pose pas un flingue sur la tempe pour monter dans l’avion, on va peut-ĂȘtre rester ici tout compte fait.

Franchement, on doit vraiment nous mépriser pour nous fourguer de telles conneries à longueur de journées. Vous ne croyez pas ?

jeudi 17 juin, 01:30 > Trois nouveaux dĂ©cĂšs liĂ©s Ă  la grippe porcine A(H1N1) ont Ă©tĂ© rapportĂ©s mercredi au Canada oĂč prĂšs de 5.000 personnes ont Ă©tĂ© contaminĂ©es par le virus, dont 12 en sont dĂ©cĂ©dĂ©es.

Deux des trois défunts souffraient de problÚmes médicaux antérieurs: une quadragénaire du Manitoba (centre) et une septuagénaire du Québec (est), ont indiqué les agences sanitaires de ces deux provinces.

856 nouveaux cas ont Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ©s ces derniers jours au Canada, ce qui porte Ă  4.906 le nombre de personnes ayant contractĂ© la grippe porcine, dont 284 ont dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ©es.

Sept des 12 décÚs liés au virus ont été enregistrés en moins de 10 jours au Québec et les autorités sanitaires de la province francophone se sont voulues rassurantes mercredi. (AFP)

Donc, le troisiĂšme n’avait pas de problĂšmes mĂ©dicaux, et il est mort Ă©galement. Notez que l’AFP ne juge pas nĂ©cessaire de s’Ă©tendre sur son cas.

17:50 > Une nouvelle souche du virus de la rage se répand

Évoluant plus vite que toutes les autres souches de virus de la rage connues, une souche du virus de la rage du nord de l’Arizona a mutĂ©. Elle contamine les renards et moufettes qui sont maintenant capables de se transmettre passivement le virus, ce qui pourrait constituer un problĂšme de santĂ© publique.

18:15 > Grippe: Premier cas de « complications« 

L’Institut de veille sanitaire (InVS) confirme jeudi dans un communiquĂ© un premier cas de complications avĂ©rĂ©es de grippe A-H1N1. Il s’agit d’une femme ĂągĂ©e de 40 ans qui revenait d’un voyage des Etats-Unis, qui a Ă©tĂ© hospitalisĂ©e mardi soir Ă  Paris pour une complication de la grippe H1N1. Son Ă©tat est en voie d’amĂ©lioration. Au total, 133 cas sont confirmĂ©s en France, parmi lesquels 101 sont importĂ©s et 18 n’ont pas voyagĂ© et sont liĂ©s Ă  des cas importĂ©s. Par ailleurs, 16 cas sont survenus dans un collĂšge de Haute Garonne sans qu’un lien ait pu ĂȘtre Ă©tabli avec un voyage Ă  l’Ă©tranger. 96 cas sont toujours en cours d’investigation, prĂ©cise l’InVS.

Chers amis lecteurs, nous dĂ©mĂ©nageons cette page Ă  la suite de l’excellent article de RĂ©gis Mex :

« Limiter la population pour sauver la planÚte » (troisiÚme partie)

juin 14 2009

« Limiter la population pour sauver la planÚte » (premiÚre partie)

Par Régis Mex

Les limites du cynisme semblent repoussĂ©es avec une vitesse et une intensitĂ© tragiquement exponentielles, Ă  tel point qu’elles en deviennent inexistantes. En effet, les mĂ©dias alignĂ©s semblent prĂ©parer dangereusement l’opinion publique Ă  l’acceptation de la rĂ©duction de la population. Ainsi peut-on lire cet article sur le site de la RTBF.

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En bleu: les passages identiques dans les deux articles suivants.

« Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planĂšte et le climat, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie « explicitement » la rĂ©duction de la population et celle des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre.

« Le Protocole de Copenhague doit explicitement Ă©tablir la relation entre le fait de rĂ©duire ‘humainement’ le nombre d’ĂȘtres humains et l’attĂ©nuation des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre » (GES), indique Sustanaible Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Le texte est consultable en ligne sur le site de la Convention de l’Onu contre les changements climatiques (CNUCC). Il a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© jeudi soir Ă  Bonn, en marge des nĂ©gociations du futur accord climatique qui doit ĂȘtre adoptĂ© en dĂ©cembre Ă  Copenhague.

Tout en reconnaissant que « des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevĂ©es » quand il s’agit de limiter le nombre d’ĂȘtres humains, l’ONG estime que « sans rĂ©action, les pires scĂ©narios seront presque certainement inĂ©vitables ».

La population mondiale approche actuellement les 6,7 milliards et augmente chaque annĂ©e d’environ 77 millions d’individus, rappelle-t-elle.

MĂȘme si les Ă©missions par tĂȘte n’ont guĂšre Ă©voluĂ©, les Ă©missions mondiales totales n’ont cessĂ© d’augmenter, en raison d’un usage accru des Ă©nergies fossiles, pĂ©trole, gaz, charbon.

« L’ONU prĂ©voit une augmentation de 50% de la population mondiale en 2050; mĂȘme si les Ă©missions par tĂȘte Ă©taient rĂ©duites de 30%, leur volume global resterait inchangĂ© », explique l’ONG.

« Par consĂ©quent, les remĂšdes proposĂ©s aujourd’hui, sans tenir compte de la croissance de la population, n’apporteront aucune solution quand la population mondiale atteindra les 9 Ă  10 milliards envisagĂ©s », conclut-elle.

L’organisation australienne, qui avance que « 41% des naissances dans le monde sont non dĂ©sirĂ©es », demande que celles-ci soient rĂ©duites: « s’assurer que chaque enfant qui naĂźt est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de rĂ©duire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les Ă©missions de GES ».

Pour garder un climat gĂ©rable, les scientifiques estiment que les Ă©missions mondiales de GES doivent ĂȘtre divisĂ©es par deux d’ici 2050. »

Or, Chretiente, tout en reprenant les mĂȘmes dĂ©clarations de l’ONG australienne Sustainable Population Australia, prĂ©sente les choses sous un tout autre angle:

« Le vrai projet de la Deep ecology prend davantage place au sein de l’ONU.

Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planĂšte et le climat, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie « explicitement » la rĂ©duction de la population et celle des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. « Le Protocole de Copenhague doit explicitement Ă©tablir la relation entre le fait de rĂ©duire « humainement » le nombre d‘ĂȘtres humains et l’attĂ©nuation des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre », indique Sustainable Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Pour l’AFP, l’ONG va lever un « tabou », ce qui montre Ă  quel point l’on ignore ou feint d’ignorer ce discours de plus en plus frĂ©quent et de plus en plus ouvertement soutenus par les grands « philanthropes » comme Bill Gates (Microsoft), Ted Turner (AOL), la fondation Rockefeller et bien d’autres.

Le texte est consultable en ligne sur le site de la Convention de l’ONU contre les changements climatiques (CCNUCC). Il a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© jeudi soir Ă  Bonn, en marge des nĂ©gociations du futur accord climatique qui doit ĂȘtre adoptĂ© en dĂ©cembre Ă  Copenhague.

Partisane de la dĂ©croissance, l’ONG identifie comme facteurs d’abus des ressources Ă©nergĂ©tiques de la planĂšte et d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre la population, la richesse par tĂȘte et les choix technologiques. La population apparaĂźt alors comme une variable d’ajustement. La population mondiale approche actuellement les 6,7 milliards et augmente chaque annĂ©e d’environ 77 millions d’individus, rappelle-t-elle. Et mĂȘme si les Ă©missions par tĂȘte n’ont guĂšre Ă©voluĂ©, les Ă©missions mondiales totales n’ont cessĂ© d’augmenter, en raison d’un usage accru des Ă©nergies fossiles : pĂ©trole, gaz, charbon. « L’ONU prĂ©voit une augmentation de 50 % de la population mondiale en 2050 ; mĂȘme si les Ă©missions par tĂȘte Ă©taient rĂ©duites de 30 %, leur volume global resterait inchangĂ© », affirme l’ONG, d’autant que selon elle, la production de nourriture, la multiplication des voyages et les migrations vers des pays riches accĂ©lĂšrent le mouvement.

L’organisation australienne, qui avance que « 41% des naissances dans le monde sont non dĂ©sirĂ©es », demande (exige ?) que celles-ci soient rĂ©duites : « S’assurer que chaque enfant qui naĂźt est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de rĂ©duire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. »

En clair : « les chefs d’Etat doivent soutenir » les programmes de planning familial qui doivent ĂȘtre financĂ©s par des contributions internationales accrues (Obama s’y emploie…) ; « le maillage des lieux d’offre de planification familiale doit ĂȘtre dense » ; « les contraceptifs doivent ĂȘtre dĂ©livrĂ©s sans ordonnance » (tiens, en France, le gouvernement Sarkozy s’y emploie…) ; « l’avortement doit ĂȘtre lĂ©galisĂ© ».

Le tout s’accompagnant d’un matraquage de l’opinion, notamment dans les Ă©coles (les manuels scolaires français rĂ©pondent dĂ©jĂ  Ă  cette exigence).

Tout en reconnaissant que « des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevĂ©es » quand il s’agit de limiter le nombre d‘ĂȘtres humains, l’ONG estime que « tout examen dĂ©passionnĂ© du niveau actuel de l’impasse environnementale humaine prĂ©sente montre que le taux et la croissance de la population ne sont pas « soutenables » et ne peuvent ĂȘtre ignorĂ©s. Sans rĂ©action, les pires scĂ©narios seront presque certainement inĂ©vitables ».

Ce n’est pas un tabou qui est levĂ©, mais au moins le discours devient plus audible. Et il a dĂ©jĂ  produit des effets. »

J’imagine qu’il n’y aura pas un seul lecteur de cette page qui hĂ©sitera un seul instant Ă  dĂ©cider de laquelle des deux prĂ©sentations du rapport de Sustainable Population Australia il juge la plus valable; celle qui en fait l’apologie ou celle qui le dĂ©nonce. Il semblerait effectivement clair, en toute logique humaine et un tant soit peu sensĂ©e, de se ranger derriĂšre l’avis de l’article de Chretiente et d’ĂȘtre offusquĂ© de celui de la RTBF. Mais alors, nous pourrions avoir une surprise des plus… surprenantes. En effet, les commentaires des lecteurs du site de la RTBF postĂ©s sur la page de leur article sont des plus inquiĂštants, voire choquants. En voici quelques extraits Ă©loquents (abstraction faite des fautes d’orthographe abondantes…):

« Enfin des personnes qui prennent le fond du problĂšme. Quelle serait la population de la Chine sans mesures draconiennes sur le nombre des naissances ?

« Je soutiens totalement cette position. »

« En voilĂ  une trouvaille : depuis les annĂ©es 1930 on connaĂźt le problĂšme de la surpopulation mondiale, c’est mĂȘme la SEULE vraie question car tous les dĂ©chets viennent de l’homme: la Terre a une maladie mortelle : l’espĂšce humaine. »

« Ah! enfin! Il Ă©tait temps que quelqu’un lache le morceau ! Bien sĂ»r que nous sommes trop nombreux sur terre… Prenons des mesures, bon sang ! »

Des pensĂ©es mĂ©diocres qui virent au sadisme sincĂšrement bĂȘte et mĂ©chant, car comment peut-on croire honnĂȘtement que les 2,3 Ă  3 milliards d’ĂȘtres humains supplĂ©mentaires prĂ©vus pour 2050 seront des sources abondantes de population ? Comment peut-on croire qu’il est nĂ©cessaire de limiter les naissances dans nos pays occidentaux ? La moyenne des naissances est nettement en dessous de 2 enfants par femme en France, et notre dĂ©mographie est dĂ©clinante, d’une part justement Ă  cause d’une relance de la natalitĂ© trop faible, et d’autre part Ă  cause du vieillissement de la population, aggravĂ© dans la conjoncture actuelle des dĂ©cĂšs successifs des nombreuses personnes issues du « Baby Boom ». Nous sommes d’ailleurs tellement en peine de relance dĂ©mographique que nous devons recourir Ă  une immigration massive pour limiter les dĂ©gĂąts, comme il l’est expliquĂ© dans notre article « Ă€ quoi joue-t-on avec l’immigration ? »: Nous avons donc besoin de tout sauf d’une politique de contrĂŽle des naissances.

Les tentatives de contrĂŽle de la croissance de la population se sont d’ailleurs toutes soldĂ©es par un Ă©chec, Ă  l’exception relative du cas de la Chine chez qui les rĂ©sultats se sont principalement obtenus par une rĂ©pression inhumaine des familles qui enfreignaient la loi concernĂ©e et une amĂ©lioration simultanĂ©e des conditions de vie. Une politique du contrĂŽle des naissances qui faisaient que les fillettes Ă©taient noyĂ©es, et le garçon unique largement prĂ©fĂ©rĂ©. De fait, il y a dĂ©sormais des millions de Chinois qui n’ont pas de Chinoise de leur gĂ©nĂ©ration pour procrĂ©er, ce qui donne notamment lieu Ă  de nouvelles violences comme des rapts pour se procurer une femme de force, et donnera surtout lieu Ă  un Ă©croulement de la relance dĂ©mographique, qui devrait ĂȘtre une catastrophe pour le maintien de l’impressionnante croissance Ă©conomique de la Chine (9,7% par an), puisqu’il manquera un nombre assez important de nouveaux travailleurs dans les 25 prochaines annĂ©es. Les consĂ©quences de ce cas d’application d’un programme de limitation de naissances a donc des rĂ©sultats des plus mitigĂ©s…

L’autre cas frappant de diminution forcĂ©e de la natalitĂ© dans un pays Ă  forte dĂ©mographie, l’Inde, a Ă©tĂ© un Ă©chec pur et simple. MalgrĂ© des stĂ©rilisations de masse entre 1950 et 1970, pĂ©riode pendant laquelle le maximum de personnes stĂ©rilisĂ©es fut de 8,3 millions sur une annĂ©e, le nombre d’habitants du pays est passĂ© d’environ 380 millions en 1950 Ă  plus d’un milliard aujourd’hui, sans doute parce que les conditions de vie ne se sont pas suffisamment amĂ©liorĂ©es au rythme des limitations des naissances…

Il est effectivement primordial de souligner que les habitants des pays du Tiers-Monde ne sont pas pauvres parce qu’ils ont beaucoup d’enfants, mais ont beaucoup d’enfants parce qu’ils sont pauvres. Les enfants sont leur principale façon de survivre, en cumulant les revenus et en s’appuyant sur la solidaritĂ© entre membres d’une famille large et unie. Cela se prouve parfaitement bien par le graphique de transition dĂ©mographique affichĂ© ci-dessous (tirĂ© de cet article), qui s’applique Ă  toute sociĂ©tĂ© passĂ©e d’un taux de mortalitĂ© haut Ă  un taux de mortalitĂ© bas grĂące Ă  l’amĂ©lioration des conditions de vie; on constate effectivement que le taux de natalitĂ© baisse en mĂȘme temps que le taux de mortalitĂ©, mais plus lentement, jusqu’Ă  ce que les deux taux se stabilisent Ă  une valeur fixĂ©e. Entre-temps, pendant cette transition, a lieu l’accroissement naturel, soit l’augmentation de la population pendant le laps de temps qu’il faut au taux de natalitĂ© pour rejoindre le taux de mortalitĂ©. La Chine aura terminĂ© une telle transition d’ici 2030 et l’Inde d’ici 2050.

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Mais dans nos pays occidentaux, cette transition s’est dĂ©jĂ  effectuĂ©e depuis longtemps et les taux de natalitĂ© et de mortalitĂ© sont stables. VoilĂ  pourquoi les programmes de limitations de naissance n’ont aucune raison de nous concerner. Or, le rapport de Sustainable Population Australia prĂ©tend que la rĂ©duction de la croissance de la population est intrinsĂšquement liĂ©e Ă  la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et donc au sauvetage de notre planĂšte. Mais puisque nous avons vu que ce n’est pas dans les pays industrialisĂ©s que la croissance dĂ©mographique explose, alors que ce sont ceux-lĂ  qui produisent ces mĂȘmes gaz Ă  effet de serre et autres pollutions, nous ne pouvons que conclure que ce rapport est d’un cynisme total. Les pays industrialisĂ©s produisent effectivement plus de 90% de la pollution mondiale, c’est-Ă -dire des pays comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine ou encore l’Allemagne. Ce n’est donc pas en optant pour des solutions malthusiennes et insensĂ©es dans les pays les plus dĂ©munis qu’il en sortira un quelconque impact positif au niveau mondial… Mais cela ne contribuerait-il pas Ă  une prĂ©paration des mentalitĂ©s Ă  quelque chose de plus vaste ?

La deuxiÚme partie de cet article est disponible ici et la troisiÚme ici.

La troisiĂšme partie de cet article sera mise en ligne ce vendredi.

Régis Mex

juin 12 2009

Phase 6 de pandémie A H1N1 et domination par la peur (info en continu)

Mecanopolis

La domination par la peur ne manque pas de rĂ©alitĂ©s effrayantes Ă  mettre en image ; ni d’images effrayantes dont fabriquer la rĂ©alitĂ©. Ainsi s’installe jour aprĂšs jour des pandĂ©mies mystĂ©rieuses et d’Ă©tranges crash d’avions. Un monde imprĂ©visible oĂč la vĂ©ritĂ© est sans valeur, inutile Ă  quoi que ce soit.

manipulation

DĂ©goĂ»tĂ©s de toute croyance, et finalement de leur incrĂ©dulitĂ© mĂȘme, les hommes harcelĂ©s par la peur et qui ne s’Ă©prouvent plus que comme des objets de processus opaques se jettent, pour satisfaire leur besoin de croire Ă  l’existence d’une explication cohĂ©rente Ă  se monde incomprĂ©hensible, sur les interprĂ©tations les plus bizarres et les plus dĂ©traquĂ©es : rĂ©visionnismes en tout genre, fictions paranoĂŻaques et rĂ©vĂ©lations apocalyptiques. Tel ces feuilletons en tĂ©lĂ©visĂ© d’un nouveau genre, trĂšs suivi par les jeunes tĂ©lĂ©spectateurs, dont le propos est moins de dĂ©signer un ennemi et des responsables du complot que d’affirmer que celui-ci est partout, et qu’il concerne avant tout des menĂ©es extra-terrestre.

Ces jeunes tĂ©lĂ©spectateurs, indĂ©pendamment de toute manipulation particuliĂšre, sont en quelque sorte auto-manipulĂ©s, conditionnĂ©s et dirigĂ©s par les « identitĂ©s » tĂ©lĂ©visuelles qu’on leur a confectionnĂ©e, et qu’ils endossent avec tant d’enthousiasme. Pour envisager cela, il faudrait accepter de voir comment les individus livrĂ©s par leur atomisation Ă  la contrainte de s’adapter au jour le jour, ballotĂ©s entre le choc soudain et l’oubli soudain, perdent avec la capacitĂ© d’avoir une expĂ©rience continue du temps celle d’opposer quoi que ce soit aux mĂ©canismes de dĂ©personnalisation qui les Ă©crasent. Et Ă  cet Ă©gard, il importe peu que les reprĂ©sentations auxquelles ils se raccrochent pour se doter d’une personnalitĂ© d’emprunt soient celles, tout aussi factices et planifiĂ©es que les autres, de la jeunesse-rebelle-des-ghettos.

« Ce n’est pas avec des Ă©meutes de carrefour qu’on peut rĂ©gĂ©nĂ©rer un monde usĂ© qui s’est trompĂ© dans sa destination. » Cette rĂ©flexion, qui inspirait Ă  Nodier un prĂ©coce dĂ©senchantement historique, est devenue aujourd’hui une vĂ©ritĂ© pratique qu’il faut formuler plus nettement encore : les « émeutes de carrefour » et autres dĂ©chaĂźnements de violence sans conscience ne servent qu’Ă  ceux qui veulent prolonger la dĂ©gĂ©nĂ©rescence d’un monde usĂ© et Ă©garĂ©.

Mecanopolis

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A la suite de cet article, nous placerons les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

18:05 > L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) a annoncĂ© officiellement jeudi le dĂ©clenchement du niveau 6 d’alerte maximale face Ă  la grippe porcine devenant la premiĂšre pandĂ©mie du 21Ăšme siĂšcle, a indiquĂ© sa directrice Margaret Chan soulignant que le virus A(H1N1) ne pouvait « ĂȘtre arrĂȘtĂ© ».

18:45 > L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), qui a annoncĂ© jeudi la premiĂšre pandĂ©mie de grippe du siĂšcle, a prĂ©venu que les pays ayant connu une activitĂ© importante du virus A(H1N1) devaient s’attendre Ă  une deuxiĂšme vague. (AFP)

19:05 > L’OMS a confirmĂ© plus de 1200 cas de grippe A/H1N1 au Chili en 24 heures.

19:20 > La directrice gĂ©nĂ©rale de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), Margaret Chan, a annoncĂ© que les premiers vaccins contre le virus A/H1N1 ne seront pas prĂȘts avant le mois de septembre.

Les quantités seront alors limitées et il faudra choisir quels groupes pourront bénéficier du vaccin.

19:45 > Le virus de la grippe porcine « va circuler dans le monde entier pendant un Ă  deux ans », a prĂ©venu jeudi l’Organisation mondiale de la santĂ©, peu aprĂšs avoir annoncĂ© la premiĂšre pandĂ©mie du siĂšcle.

21:00 > La Maison Blanche a indiquĂ© jeudi que la dĂ©cision d’Ă©lever au niveau maximal l’alerte internationale face Ă  la grippe porcine A(H1N1) ne devrait pas changer grand chose aux dispositions « Ă©nergiques » prises par les Etats-Unis.

« Le prĂ©sident traite ceci comme une affaire trĂšs sĂ©rieuse depuis le dĂ©but », a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton, Ă  bord de l’avion qui emmenait Barack Obama dans le Wisconsin (nord) pour une rĂ©union publique sur la rĂ©forme du systĂšme de santĂ©.

21:05 > Depuis ce soir 20h, le Tamiflu et le Relenza sont retirĂ© de toutes les pharmacies Suisse. Ce sont les hĂŽpitaux qui s’occuperont de leur distribution.

21:10 > MichĂšle Alliot-Marie estime que « les mesures inscrites dans le cadre du plan pandĂ©mie sont une boĂźte Ă  outils ». Le passage au stade 6 n’impliquera donc pas forcĂ©ment le recours Ă  l’ensemble des dispositions prĂ©vues, telle la fermeture des Ă©coles ou la rĂ©gulation des transports en commun. Des critĂšres de sĂ©vĂ©ritĂ© du virus devront ĂȘtre pris en compte, parmi lesquels le taux de lĂ©talitĂ© ; il est actuellement compris entre 2 et 5 %, selon les donnĂ©es OMS, lĂ©gĂšrement supĂ©rieur au taux moyen de la grippe saisonniĂšre (1,5 %), mais sans commune mesure avec celui de la grippe A(H5N1), de l’ordre de 60 %.

Concernant la politique vaccinale qui fait actuellement l’objet de discussions, la ministre de la SantĂ© a confirmĂ© qu’un total de 100 millions de doses avaient Ă©tĂ© prĂ©commandĂ©es par le gouvernement, mais elle a indiquĂ© que le calendrier de livraison n’était pas finalisĂ© et que la dĂ©cision d’une vaccination de la population ne serait prise qu’à l’automne, en fonction de la situation.

Roselyne Bachelot a d’autre part annoncĂ© le renforcement du dispositif hospitalier ; le nombre des centres de rĂ©fĂ©rence, actuellement une centaine, doit ĂȘtre prochainement portĂ© Ă  prĂšs de 600. « À ce stade de l’épidĂ©mie, a expliquĂ© la ministre, il serait contre-productif de transfĂ©rer la prise en charge des malades Ă  la mĂ©decine de ville », soulignant qu’existait un « risque de dissĂ©mination et de mĂ©susage des produits (Tamiflu, Relenza) » Ă  ses yeux « trop important ».

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21:30 > Le service de santĂ© de la ville de New-York a fait un sondage tĂ©lĂ©phonique sur 1000 rĂ©sidents : 7% ont des signes de grippe  A/H1N1, ce qui suggĂšre que plus d’un demi million de NY sont malades.

Officiellement, plus de 800 cas sont confirmés et 530 ont été hospitalisés.

Source : wcax.com

21:40 > Sanofi Pasteur veut vacciner le monde entier . Lire l’article.

22:50 > Le Mexique, Ă©picentre de l’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine, a dĂ©cidĂ© de maintenir son alerte au virus A(H1N1) en raison du dĂ©clenchement par l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) du niveau 6 d’alerte maximale face Ă  la maladie, a indiquĂ© jeudi le ministre de la SantĂ©.

« La prochaine vague (de la maladie) est attendue (au Mexique) en novembre et dĂ©cembre prochain », alors que « le vaccin ne sera probablement prĂȘt qu’en dĂ©cembre », a ajoutĂ© le ministre de la SantĂ©.

23:00 > Cent trente-neuf enfants, issus de 22 écoles de la région de Madrid, sont atteints par la grippe porcine, a annoncé jeudi la ministre de la santé espagnole.

12 juin > 39 nouveaux cas de grippe A (H1N1) au Québec, dont 21 nécessitant une hospitalisation.

05:00 > Donald Tsang, chef de l’exĂ©cutif de Hong Kong a annoncĂ© hier, la fermeture de toutes les crĂšches, maternelles et Ă©coles primaires de la ville. Cette dĂ©cision fait suite Ă  la dĂ©couverte d’une douzaine de cas d’enfants atteints du virus A/H1N1 dans une Ă©cole de la RĂ©gion Administrative SpĂ©ciale.

07:00 > ParallĂšle avec 1918

Les parallĂšles entre la pandĂ©mie de 2009 et la pandĂ©mie de 1918 sont frappants; Les deux ont commencĂ© par une infection bĂ©nigne au printemps et ont ciblĂ© de jeunes adultes auparavant en santĂ©. À l’automne de 1918, le virus fut beaucoup plus mortel, conduisant Ă  la mort de 20 Ă  50 millions de personnes, dont la plupart Ă©taient auparavant de jeunes adultes en santĂ©.

En 2009, un modĂšle semblable a Ă©tĂ© observĂ© au Mexique Ă  la mi-avril. Au mĂȘme moment, le H1N1 a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© chez des enfants au sud de la Californie. Toutefois, les patients du sud de la Californie Ă©taient situĂ©s Ă  100 miles de distance et n’ont pas eu de relations entre eux, ni de contacts avec des porcs. Ainsi, il Ă©tait Ă©vident qu’Ă  la fin de mars / dĂ©but avril, il y avait de la transmission communautaire soutenue aux États-Unis et au Mexique. Peu de temps aprĂšs, l’analyse sĂ©quentielle a dĂ©montrĂ© que le H1N1 dans les deux pays Ă©tait le mĂȘme (un H1N1 porcin qui comportait un PB1 humain, PB2 aviaire, et des origines porcines pour les six autres segments de gĂšne).

Sous le systĂšme de phases pandĂ©miques prĂ©cĂ©dent, la dĂ©couverte d’une transmission soutenue aurait gĂ©nĂ©rĂ© une dĂ©signation de phase 6 il y a deux mois. Le systĂšme prĂ©cĂ©dent dĂ©finissait la phase 3, 4 et 5 par une augmentation de transmission, et la phase 6 reprĂ©sentait une transmission soutenue, dont il Ă©tait peu probable qu’elle soit freinĂ©e.

Le nouveau systÚme a déplacé la transmission soutenue en phase 4, et a par la suite défini les phases 5 et 6 en tant que propagation géographique attribuable à une transmission soutenue, ce qui consistait en une variation mineure du thÚme de la transmission soutenue.

Le nouveau systĂšme a Ă©galement conduit Ă  la surveillance dans les aĂ©roports, longtemps aprĂšs que le virus se soit propagĂ© Ă  travers le monde. Toutefois, les pays ont largement manquĂ© la propagation interne parce que les efforts ont Ă©tĂ© concentrĂ©s sur les arrivĂ©es aux frontiĂšres. Étant donnĂ© que le virus produit des symptĂŽmes bĂ©nins, la propagation interne a Ă©tĂ© grandement manquĂ©e et alors que la surveillance se dĂ©place vers une dĂ©tection plus large, la mesure de dĂ©tection de la propagation prĂ©cĂ©dente deviendra plus Ă©vidente.

Ce fut l’accent mis sur les aĂ©roports qui a rĂ©duit au minimum les donnĂ©es sur la propagation communautaire, alors les deux mois de retard ont davantage eu Ă  voir avec la version rĂ©visĂ©e des phases d’alerte pandĂ©mique et des tests malavisĂ©s, plutĂŽt qu’avec la rĂ©elle propagation du virus.

À ce point, il y a peu de choses qui freineront la propagation avant un recours Ă©tendu Ă  un vaccin efficace. Toutefois, un grand rĂ©servoir de H1N1 porcin se trouve dans la population humaine, impliquant l’hĂ©misphĂšre nord, oĂč le virus a peu Ă  voir avec l’achĂšvement de la grippe saisonniĂšre, et l’hĂ©misphĂšre sud, oĂč le virus porcin remplace la grippe saisonniĂšre, ce qui soulĂšve des prĂ©occupations qu’au moment oĂč le nouveau vaccin sera prĂȘt pour la saison 2009/2010, la grippe porcine se sera distancĂ©e de [la cible] de vaccin, alors qu’il s’adapte Ă  son nouvel hĂŽte et Ă  l’immunitĂ© naturelle de son nouvel hĂŽte.

Ainsi, les deux mois de retard dans la dĂ©claration de niveau 6 de pandĂ©mie pourraient s’avĂ©rer dangereux pour la santĂ© du monde.

Source > recombinomics.com

07:05 > Mise Ă  jour de la Carte FluTracker

17:50 > MalgrĂ© l’engagement de l’OMS a faire produire 4,9 milliards de doses de vaccin, la capacitĂ© rĂ©elle de production mondiale devrait se situer Ă  600 millions de doses par annĂ©e au maximum.

18:45 > Catastrophe annoncée

MalgrĂ© le passage au niveau 6 d’alerte de l’OMS , la France a maintenu son dispositif au niveau 5A . Question à  Bruno Lina, directeur du Centre national de rĂ©fĂ©rence du virus de la grippe, explique les raisons de cette dĂ©cision.

Pourquoi la France ne s’aligne-t-elle pas Ă  la dĂ©cision de l’OMS ?
Bruno Lina : Le niveau 6 de l’OMS correspond Ă  une description d’un phĂ©nomĂšne Ă©pidĂ©miologique, c’est-Ă -dire la diffusion du virus Ă  un rythme Ă©levĂ© dans diffĂ©rentes parties du monde d’une maniĂšre non contrĂŽlĂ©e. Ce n’est absolument pas le cas en France. Le passage au niveau 6 dans l’Hexagone impliquerait la fermeture des Ă©coles. Pourquoi fermerait-on les Ă©tablissements scolaires alors qu’il y a Ă  peine 80 cas depuis le dĂ©but de cette pandĂ©mie ? Il est logique de ne pas Ă©lever le niveau d’alerte en France, comme il est logique de le relever en Australie, au Chili ou encore au Royaume-Uni.

Doit-on craindre, comme le prĂ©disent plusieurs experts, une Ă©pidĂ©mie de grippe A Ă  l’automne en France ?
B. L. : Ce n’est pas une « crainte », c’est une certitude. C’est bien un des messages du passage de l’OMS au niveau 6. Il y a toute une sĂ©rie de mesures qui vont se mettre en place et qui sont censĂ©es rĂ©duire l’impact de cette Ă©pidĂ©mie. Il faut ĂȘtre vigilant pour qu’on l’on puisse rĂ©agir trĂšs vite lorsqu’elle sera lĂ . C’est ça qui compte. On ne sait pas quand l’Ă©pidĂ©mie va prĂ©cisĂ©ment commencer. Mais plus elle dĂ©butera tard, mieux ce sera. Ça nous laisse du temps pour s’organiser.

Quels sont les scénarios possibles ?
B. L. : On peut tout imaginer. Le virus peut devenir hypervirulent parce qu’il Ă©changerait du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique avec le H5N1, c’est-Ă -dire la grippe aviaire. Il pourrait aussi Ă©changer avec le virus humain. Dans ce cas-lĂ , il devrait perdre en virulence, car aujourd’hui, la grippe humaine est moins virulente que la grippe mexicaine. En revanche, il peut ainsi gagner en rĂ©sistance aux antiviraux parce qu’une partie des virus de la grippe saisonniĂšre observĂ©s l’annĂ©e derniĂšre Ă©tait rĂ©sistante. Ce serait une mauvaise nouvelle. Le dernier scĂ©nario-fiction, c’est que ce virus, en s’adaptant Ă  l’homme de plus en plus, ait une infectivitĂ©, c’est-Ă -dire un taux d’attaque qui augmente. C’est ce qu’on a observĂ© au cours des autres pandĂ©mies. Mais il faut considĂ©rer l’ensemble des hypothĂšses. Et imaginer que ce virus devienne subitement un virus qui tue 10 fois plus de personnes, c’est trĂšs peu vraisemblable.

Quand pourra-t-on lancer la campagne de vaccination ?
Si on a le temps de vacciner une part importante de la population française, ou au moins les populations Ă  risque, on rĂ©duira l’impact de la pandĂ©mie. À partir de lĂ , on pourra entamer la campagne de vaccination. J’imagine toutefois mal que l’on puisse y arriver avant septembre.

20:00 > En fait ce n’est pas deux mais trois doses qui seront nĂ©cessaire pour ce vaccin, de sorte qu’avec 600 millions de doses, on ne vaccinera que 200 millions de personnes par annĂ©e dans le monde. Le spectre de la vaccination obligatoire devient tout Ă  coup risible…

20:10 > Le Royaume-Uni est le pays le plus Ă  risque en matiĂšre de propagation d’une pandĂ©mie grippale, suivi de prĂšs par les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie et la CorĂ©e du Sud, selon une Ă©tude britannique qui Ă©tablit un classement de 123 pays.

La Russie, le Canada, IsraĂ«l, Singapour, Hong Kong et Japon sont Ă©galement classĂ©s comme Ă  « risque extrĂȘme » de transmission d’un virus de la grippe Ă  l’intĂ©rieur de leurs frontiĂšres en raison d’Ă©lĂ©ments comme l’urbanisation et la densitĂ© de la population, l’intense activitĂ© des aĂ©roports et de tourisme.

13 juin > Pandémie et organisation des hommes

Les plans de continuitĂ© ou « plans de continuitĂ© d’activité » (PCA) doivent permettre Ă  un groupe (gouvernement, collectivitĂ©, institution, entreprise, hĂŽpital
) de fonctionner en mode dĂ©gradĂ©, ou en situation de crise majeure et d’ĂȘtre capables de rĂ©silience face Ă  une crise grave.

Ces plans sont obligatoires dans certains secteurs ou sont exigĂ©s par certains commanditaires chez leur fournisseurs ou sous-traitants ou parce que leur propre plan le leur impose. Ils peuvent ĂȘtre imposĂ©s par des actionnaires soucieux de protĂ©ger leurs fonds.

Certaines primes d’assurance diminuent pour l’entreprise Ă  risque si elle est dotĂ©e d’un tel plan, jugĂ© correct par un audit de l’assureur. Des outils normalisĂ©s peuvent aider Ă  l’amĂ©lioration continue de ces plans, mais ni leur contenu prĂ©cis, ni la mĂ©thode ne sont normĂ©s ou prĂ©cisĂ©ment dĂ©finis, ni globalement, ni pour un socle commun.

Parmi les spĂ©cificitĂ©s qui font l’objet d’étude particuliĂšre, on note les secteurs bancaires et les secteurs en informatique, et aussi le cas de la pandĂ©mie grippale.

Les documents d’aide Ă  la prĂ©paration sont le plus souvent rĂ©digĂ©s en anglo-saxon. En France, les DRH, par le biais de ses publications, et le MEDEF, par la voie de son site, s’organisent depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ  pour conseiller l’élaboration des PCA.

Sous la plume de Maßtre Eric Pouliquen, avocat associé du cabinet Willway&Associés qui exerce des activités de conseil et de contentieux en droit social et qui développe le concept de « service RH complet aux entreprises », les Cahiers du DRH ont fait paraßtre en juin 2008 des réflexions sur la maniÚre dont les DRH peuvent anticiper une pandémie et sur la maniÚre dont ils peuvent y faire face : « Pandémie grippale, un risque certain, à terme incertain ».

1re partie, anticiper le risque :

http://www.inhes.interieur.gouv.fr/fichiers/GC_PandemiePouliquen_1.pdf

2Úme partie, élaborer le plan de continuité :

http://www.inhes.interieur.gouv.fr/fichiers/GC_PandemiePouliquen_2.pdf

Le MEDEF propose des fiches d’aide en tĂ©lĂ©chargement en plus de liens vers des sites utiles :

http://www.medef.fr/main/core.php?pag_id=139119

Il existe aussi des propositions de protocoles, éditées dans des revues spécialisées et écrites par des consultants en sécurité.

L’une des premiĂšres questions qu’il faut se poser, c’est si la pandĂ©mie constitue un cas de « force majeure » permettant Ă  l’un ou l’autre des parties de se libĂ©rer, pour un temps au moins, de ses obligations. Que l’OMS passe du niveau d’alerte 5 au niveau d’alerte 6 signifie qu’au-delĂ  des consĂ©quences d’une vaccination obligatoire (De quelle qualité ? Pour quel rĂ©sultat ? Avec quels effets secondaires ?), les contrats, les obligations et les droits ne seront plus respectĂ©s Ă  cause d’une clause de force majeure entraĂźnant le passage Ă  une subordination des citoyens Ă  un projet mondial. Comment une humanitĂ© toute entiĂšre pourrait-elle accepter une telle intervention ?

Josette V, pour Mecanopolis

10:45 > Conférence de presse des CDC (USA)

Extraits : 57% des cas sont des jeunes de 5 Ă  24 ans, 41 % des hospitalisation dans le mĂȘme groupe d’age

(…) Le plus grand taux d’hospitalisation est chez les enfants de moins de 5 ans.

(…) 71 % des malades ont une maladie sous jacente ( asthme, BPCO etc. )

(…) Il y a un taux disproportionnĂ© de femmes enceintes parmis ceux qui ont l’infection. Source : cdc.gov

11:30 > L’Argentine a confirmĂ© hier, vendredi, 127 nouveaux cas de grippe A (H1N1), qui portent le nombre total de cas confirmĂ©s du pays Ă  470.

Les autoritĂ©s du MinistĂšre de la SantĂ© ont dit que neuf des cas ont requis un internement hospitalier et que trois d’entre eux revĂȘtent un caractĂšre de gravitĂ©.

« Quatre d’entre eux ont une bonne Ă©volution. Deux restent hospitalisĂ©s en salle gĂ©nĂ©rale. Les autres trois restent hospitalises en unitĂ© de soins intensifs », selon leMinistĂšre de la SantĂ©.

Depuis le debut, on a dĂ©jĂ  Ă©cartĂ© 1.180 Ă©chantillons en Argentine, tandis que quelque 1.104 sont toujours Ă  l’Ă©tude. Source : emol.com

13:00 > Carte des cas avérés en France

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13:40 > Le Guatemala ferme toutes les écoles du pays.

14:00 > Réduction de la population

Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planĂšte, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie «explicitement» la rĂ©duction de la population. « Le Protocole de Copenhague doit explicitement Ă©tablir de rĂ©duire le nombre d‘ĂȘtres humains », indique Sustainable Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Question : on fait comment pour rĂ©duire le nombre d’ĂȘtres humains ?

18:00 > Comment protéger la planÚte ? En supprimant vos enfants !

Sustainable Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies a prĂ©sentĂ© jeudi soir Ă  Bonn, en marge des nĂ©gociations du futur accord climatique un texte qui doit ĂȘtre adoptĂ© en dĂ©cembre Ă  Copenhague. [...] L’organisation australienne, qui avance que «41% des naissances dans le monde sont non dĂ©sirĂ©es», demande (exige ?) que celles-ci soient rĂ©duites :

«S’assurer que chaque enfant qui naĂźt est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de rĂ©duire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre.»

En clair : «les chefs d’Etat doivent soutenir» les programmes de planning familial qui doivent ĂȘtre financĂ©s par des contributions internationales accrues (Obama s’y emploie
) ; «le maillage des lieux d’offre de planification familiale doit ĂȘtre dense» ; «les contraceptifs doivent ĂȘtre dĂ©livrĂ©s sans ordonnance» (tiens, en France, le gouvernement Sarkozy s’y emploie
) ; «l’avortement doit ĂȘtre lĂ©galisé». Le tout s’accompagnant d’un matraquage de l’opinion, notamment dans les Ă©coles (les manuels scolaires français rĂ©pondent dĂ©jĂ  Ă  cette exigence). [...] Lire la suite.

19:20 > Nous placerons, Ă  20H30, le film 1984 sur le site Mecanopolis

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20:30 > Le film 1984, tiré du livre de George Orwell, disponible sur Mecanopolis

20:35 > Le gouvernement d’Hongkong a dĂ©cidĂ© la fermeture immĂ©diate des quelque 1 800 jardins d’enfants et Ă©coles primaires de la rĂ©gion administrative spĂ©ciale d’Hongkong.

22:25 > Le virus A H1N1 aux portes de l’Afrique

L’Afrique, sans antiviraux: « Nous n’avons pas les moyens d’accumuler des stocks de Tamiflu quand nous avons tant d’autres prioritĂ©s », dĂ©clare un responsable de MSF. Le Burkina Faso, qui ne possĂšde pas de stock de Tamiflu sollicitĂ© l’aide de l’OMS, souligne un responsable du ministĂšre de la SantĂ© burkinabĂ©. « Si nous sommes confrontĂ©s Ă  ce nouveau type de grippe, cela pourrait aggraver l’Ă©tat de santĂ© dĂ©jĂ  prĂ©caire des Africains » ou encore « Les systĂšmes de surveillance sont plus faibles et les ressources nĂ©cessaires ne sont pas suffisantes, donc nous devons nous y prĂ©parer », a expliquĂ© Luis Gomes Sambo qui annonçait ensuite que l’OMS avait commencĂ© Ă  livrer Ă  chaque pays africain 1.000 doses de Tamiflu. Lire l’artricle.

1.000 doses de Tamiflu pour chaque pays africain, alors que, rien que pour la France, les stocks reprĂ©sentent 33 millions de doses, c’est un gag ?

14 juin> Un journaliste plagie Mecanopolis

Un journaliste du quotidien algĂ©rien La Nouvelle RĂ©publique plagie allĂšgrement Mecanopolis dans un article publiĂ© aujourd’hui.  En fait, la moitiĂ© de son texte est un pur et simple coller/copier de l’Ă©ditorial placĂ© en haut de cette page : « L’impression d’un monde entretenu par la peur se dessine avec ses mystĂ©rieuses pandĂ©mies et d’étranges crashs d’avions. HarcelĂ©s par la peur et ne s’éprouvant plus que comme des objets de processus opaques, voilĂ  ces gens du 21e siĂšcle qui se jettent, pour satisfaire leur besoin de croire Ă  l’existence d’une explication cohĂ©rente Ă  se monde incomprĂ©hensible, sur les interprĂ©tations les plus bizarres et les plus dĂ©traquĂ©es. Fictions paranoĂŻaques et rĂ©vĂ©lations apocalyptiques. Tel ces feuilletons tĂ©lĂ©visĂ©s d’un nouveau genre, trĂšs suivi par les  tĂ©lĂ©spectateurs, dont le propos est moins de dĂ©signer un ennemi et des responsables du complot que d’affirmer que celui-ci est partout. (…) Aussi, pour envisager cela, faudrait-il accepter de voir comment les individus livrĂ©s par leur atomisation Ă  la contrainte de s’adapter au jour le jour, ballotĂ©s entre le choc soudain et l’oubli soudain, perdent avec la capacitĂ© d’avoir une expĂ©rience continue du temps ; celle d’opposer quoi que ce soit aux mĂ©canismes de dĂ©personnalisation qui les Ă©crasent. Et Ă  cet Ă©gard, il importe peu que les reprĂ©sentations auxquelles ils se raccrochent pour se doter d’une personnalitĂ© d’emprunt soient tout aussi factices pour prolonger la dĂ©gĂ©nĂ©rescence d’un monde usĂ© et Ă©garĂ©. Un monde imprĂ©visible oĂč la vĂ©ritĂ© est sans valeur, inutile Ă  quoi que ce soit.« 

Lire l’article de la Nouvelle RĂ©publique

C.A., qui signe l’article, ne fait aucune rĂ©fĂ©rence Ă  Mecanopolis, mais ce n’est pas bien grave, il dĂ©montre qu’il a bon goĂ»t, c’est dĂ©jĂ  ça;)

10:50 > Le fabriquant Baxter indique ĂȘtre en pleine production de vaccin et que les premiĂšres doses seront disponibles en juillet, cela grĂące Ă  une nouvelle technologie qui rĂ©duirait de moitiĂ© le temps de fabrication. Source : news.theage.com.au

15:50 > Onze collĂ©giens d’une classe de 6e de Quint-Fonsegrives, prĂšs de Toulouse, ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s dans la nuit de samedi Ă  dimanche en raison de soupçons de grippe A/H1N1 et deux cas ont Ă©tĂ© confirmĂ©s, a-t-on appris auprĂšs de la prĂ©fecture de Haute-Garonne.

« Les rĂ©sultats des premiers prĂ©lĂšvements ont confirmĂ© la prĂ©sence du virus A/H1N1 chez deux enfants et ont ainsi justifiĂ© que les neuf autres enfants malades soient considĂ©rĂ©s comme des cas probables », a indiquĂ© la prĂ©fecture dans un communiquĂ©.

Les pompiers avaient auparavant indiqué que dix collégiens avaient été hospitalisés en raison de soupçons de grippe A/H1N1.

Les enfants présentaient les symptÎmes habituels de cette maladie: fiÚvre, toux et fatigue; il leur a été administré un traitement antiviral.

D’aprĂšs les premiĂšres investigations, ajoute la prĂ©fecture, ces personnes n’ont pas « ni voyagĂ© rĂ©cemment, ni Ă©tĂ© en contact avec des personnes malades ayant voyagĂ© dans une zone oĂč circule le virus A/H1N1« .

VoilĂ  le genre de situation qui pourrait reprĂ©senter un tournant en France dans le niveau d’alerte pandĂ©mique. Jusqu’ici, la cellule de crise pensait ne pas avoir Ă  fermer d’Ă©coles et tablait sur les prochaines vacances scolaires pour Ă©viter la mise en place d’un plan drastique pour Ă©viter la propagation du virus.

On nous parle de deuxiĂšme vague en automne, mais on ne voit toujours pas le bout de la premiĂšre. Il se pourrait bien d’ailleurs qu’elle se transforme en raz-de-marĂ©e. Quand on nous dit que le virus de la grippe « pourrait muter », c’est une farce. Il mute en permanence. C’est une question de survie pour lui, et il mute d’autant mieux qu’il voyage. De sorte que Baxter peut bien prĂ©tendre vouloir nous refiler ses premiers vaccins en juillet (en se basant sur un prĂ©lĂšvement mexicain de fin avril), il risque pour seul effet de corrompre les systĂšmes immunitaires de chaque patient sans garantir une protection contre ce virus dont le patrimoine gĂ©nĂ©tique sera assurĂ©ment diffĂ©rent.

18:50 > Selon les CDC, un tiers des cas ne prĂ©sentent pas de symptĂŽmes, d’oĂč l’impossibilitĂ© d’endiguer la pandĂ©mie.

19:15 > L’European Center for Disease Prevention and Control (ECDC) vient de publier un nouveau rapport technique. Selon ce document, leur principale prioritĂ© reste le « contrĂŽle de la communication de crise et de l’information ».

Télécharger le rapport en pdf

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19:25 > 7 des 11 Ă©lĂšves hospitalisĂ©s prĂšs de Toulouse sont positif au A H1N1, selon une dĂ©pĂȘche de l’AFP qui vient de tomber.

19:40 > Les cas avĂ©rĂ©s Ă  Toulouse seraient donc les premiers constatĂ©s en France Ă  ne pas ĂȘtre liĂ©s Ă  un voyage Ă  l’Ă©tranger.

« Les premiĂšres investigations n’ont pas mis en Ă©vidence pour ces cas ni voyage, ni contact avec des personnes malades ayant voyagĂ© dans une zone oĂč circule le virus A/H1N1″, a soulignĂ© le sous-prĂ©fet Bruno AndrĂ©.

« Cette maladie n’est pas plus grave qu’une grippe saisonniĂšre », a indiquĂ© Mme Baudouin-Clerc, mĂ©decin.

Lundi matin, des masques de protection devaient ĂȘtre distribuĂ©s Ă  titre prĂ©ventif et par mesure d’hygiĂšne dans le collĂšge, oĂč seuls les Ă©lĂšves de la 6e 3 sont temporairement dispensĂ©s de cours. Il est conseillĂ© aux Ă©lĂšves de les porter jusqu’Ă  la fin de la semaine.

Cette maladie n’est pas plus grave qu’une grippe saisonniĂšre, nous dit Mme Baudouin-Clerc. Ah bon ? On se fait hospitaliser pour une grippe saisonniĂšre ? On se fait injecter des antiviraux sous perfusion ? On distribue des masques de protection dans des Ă©coles ? Pourquoi ne pas soigner le A H1N1 avec du paracĂ©tamol, puisque c’est une petite maladie de rien du tout ? Comme l’indique le rapport de l’ECDC (placĂ© ci-dessus Ă  19:15), en pĂ©riode de pandĂ©mie, la prioritĂ©, c’est de garder le contrĂŽle de la communication et de l’information. La vĂ©ritĂ© peut attendre…

20:00 > On apprend maintenant que 30 Ă©lĂšves de cette Ă©cole proche de Toulouse (Quint-Fonsegrives) ont Ă©tĂ© hospitalisĂ© hier. 17 en sont ressorti avec un traitement « prĂ©ventif » au Tamifu, 7 sont positifs au A H1N1, comme nous l’indiquions Ă  19:40, et 5 toujours en observation. L’Ă©cole, le lycĂ©e et la maternelle de Quint-Fonsegrives seront fermĂ©s pendant trois jours, au moins.

21:50 > Un premier patient contaminé par le virus de la grippe porcine est décédé en Grande-Bretagne, dans un hÎpital en Ecosse, ont annoncé dimanche les autorités locales.

15 juin > Premier collÚge fermé en France

30 enfants ont fait l’objet de prĂ©lĂšvements Ă  cette heure-ci. Les deux premiers positifs sont suivis de 5 autres cas avĂ©rĂ©s. Pour  17 autres enfants, les prĂ©lĂšvements sont en cours dans ce collĂšge prĂšs de Toulouse.

Compte tenu de l’augmentation du nombre de cas confirmĂ©s, du fait que plusieurs rĂ©sultats sont encore attendus et du fait que l’origine de la contamination est encore inconnue, le  collĂšge sera fermĂ© lundi, mardi et mercredi ( les enfants n’ayant cours que mercredi matin).

La mesure de fermeture vise, d’une part Ă  interrompre la chaĂźne de transmission du virus (2 jours du week-end et 3 jours de fermeture) et d’autre part Ă  donner aux services de veille sanitaire, du temps pour mener des investigations complĂ©mentaires, notamment dans les autres classes du CollĂšge.

Cette mesure étant prise tardivement, malgré un appel téléphonique personnalisé passé auprÚs de chaque famille, un accueil des enfants sans solution de garde est assuré ce lundi au CollÚge.

L’ensemble des parents d’Ă©lĂšves est invitĂ© Ă  se prĂ©senter demain lundi Ă  8h15 au collĂšge ; les mesures de prĂ©vention seront prĂ©sentĂ©es et les mĂ©decins prĂ©sents pourront rĂ©pondre Ă  toutes les questions .

Un n° vert est activé dÚs demain lundi par le Rectorat au  0811.000.631 à partir de 8h30 (4ct la minute).

06:30 > La sociĂ©tĂ© pharmaceutique suisse Novartis a dĂ©clarĂ© qu’elle avait terminĂ© la production des premiers vaccins contre la grippe A/H1N1. Ils sont dĂ©jĂ  prĂȘts pour les essais cliniques,quelques semaines plus tĂŽt que prĂ©vu.

Novartis a annoncĂ© qu’elle avait Ă©tĂ© capable d’accĂ©lĂ©rer le processus en recourant Ă  un nouveau produit basĂ© sur les cellules. La sociĂ©tĂ© projette d’entreprendre les essais cliniques du vaccin en juillet, et espĂšre qu »il sera officiellement acceptĂ© en automne prochain. Jusqu’Ă  prĂ©sent, plus de 30 pays ont demandĂ© Ă  ĂȘtre approvisionnĂ©s en vaccins. La compagnie pharmaceutique a dĂ©jĂ  reçu 289 millions de dollars de la part du DĂ©partement amĂ©ricain de la SantĂ© afin de dĂ©velopper le vaccin.

14:00 > Nouveau bulletin de l’InVS

17:50 > La France passe le cap des cent cas dont 7 collégiens prÚs de Toulouse

Les autoritĂ©s sanitaires tentaient lundi d’Ă©lucider l’origine de la contamination de sept Ă©lĂšves d’un collĂšge prĂšs de Toulouse, peut-ĂȘtre le premier « foyer » de circulation active de la grippe A(H1N1) en France, oĂč le nombre des cas a dĂ©passĂ© la centaine.

Vendredi soir, les autoritĂ©s sanitaires françaises ont Ă©tĂ© alertĂ©es de la prĂ©sence de plusieurs cas suspects dans une classe de 6Ăšme d’un collĂšge de Quint-Fonsegrives, prĂšs de Toulouse, dont l’origine n’Ă©tait pas Ă©tablie.

AprĂšs analyse, sept cas Ă©taient avĂ©rĂ©s, quatre Ă©taient nĂ©gatifs. Le rĂ©sultat d’analyses pour cinq autres cas suspects devrait ĂȘtre connu mardi.

Pour la premiĂšre fois, la France connaĂźt donc des cas de grippe A(H1N1) dont on ignore l’origine : les enfants n’ont pas voyagĂ© dans des pays contaminĂ©s, ils ne semblent pas non plus avoir Ă©tĂ© en contact avec des personnes malades. « On essaie de comprendre ce qui se passe en interrogeant les sujets malades et ceux qui ne le sont pas mais qui ont partagĂ© la mĂȘme classe, pour Ă©tablir comment ce groupe s’est contaminĂ© », explique Ă  l’AFP le Dr Isabelle Bonmarin, mĂ©decin Ă©pidĂ©miologiste Ă  l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Mais « pour l’instant on n’a encore rien trouvĂ© ».

18:30 > En France, le niveau 5A correspond Ă  une extension gĂ©ographique de la transmission interhumaine du virus Ă  l’Ă©tranger mais pas en France. Le passage en niveau d’alerte 5B interviendra s’il y a une extension des cas groupĂ©s qu’on n’arrive pas Ă  contrĂŽler, et le niveau 6 s’il y a une diffusion Ă©parpillĂ©e du virus dans tout le pays.

La cellule interministĂ©rielle de crise a rappelĂ© lundi qu’ »une vigilance accrue des services sanitaires a Ă©tĂ© demandĂ©e » la semaine derniĂšre, lors du passage en niveau 6 (pandĂ©mique) dĂ©cidĂ© par l’Organisation mondiale de la santĂ©.

L’Education nationale a dĂ©jĂ  prĂ©vu d’organiser des cours radiotĂ©lĂ©visĂ©s en cas d’une pandĂ©mie automnale qui obligerait de nombreux Ă©tablissements scolaires Ă  fermer. 264 heures d’Ă©missions sont dĂ©jĂ  prĂ©parĂ©es pour la tĂ©lĂ©vision, et 288 heures pour la radio, Ă  destination de toutes les classes Ă  partir de la grande section de maternelle.

19:10 > Les autoritĂ©s britanniques se sont voulues rassurantes lundi au lendemain de l’annonce du premier dĂ©cĂšs au Royaume-Uni -et en dehors du continent amĂ©ricain- d’une patiente atteinte de la grippe porcine, affirmant que le virus n’Ă©tait pas en train de muter.

Jacqui Fleming, une femme de 38 ans, avait accouchĂ© il y a deux semaines, a prĂ©cisĂ© sa famille lundi. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e au Royal Alexandra Hospital Ă  Paisley (sud-ouest de l’Ecosse).

La ministre Ă©cossaise de la SantĂ©, Nicola Sturgeon, a prĂ©sentĂ© ses condolĂ©ances Ă  la famille lundi mais indiquĂ© qu’il n’y avait pas lieu de paniquer.

Les autoritĂ©s birtanniques rĂ©pondent Ă  une question qui n’a pas Ă©tĂ© posĂ©e quand elles affirment que « le virus n’est pas en train de muter ». On se demande bien pourquoi elles apportent cette prĂ©cision, sinon pour prĂ©parer les esprits. A force de nous rĂ©pĂ©ter qu’il « n’y a pas lieu de paniquer », ils vont vraiment finir par crĂ©er un climat anxiogĂšne. Mais , lĂ  aussi, n’est-ce pas le but, finalement ?

19:20 > Les autorités sanitaires en Thaïlande ont ordonné lundi une surveillance accrue des écoles et des lieux de travail aprÚs une augmentation substantielle du nombre de cas de grippe porcine au cours de la semaine écoulée.

Le ministĂšre thaĂŻlandais de la SantĂ© publique a confirmĂ© 51 nouveaux cas de personnes ayant contractĂ© le virus A(H1N1), ce qui porte le total Ă  201 cas pour ce pays qui est l’une des principales destinations touristiques en Asie.

19:25 > Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminĂ© 35.928 personnes dans 76 pays et fait 163 morts, selon le dernier bilan publiĂ© lundi par l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), qui vient de dĂ©clarer la premiĂšre pandĂ©mie du 21Ăšme siĂšcle.

Ces donnĂ©es correspondent Ă  une augmentation de 5.834 cas et 18 morts depuis le dernier bilan de l’OMS publiĂ© vendredi.

Ce sont bien sĂ»r les chiffres recensĂ©s « a minima » par l’OMS.

20:00 > Stocks de Tamiflu suffisants ?

30 Ă  35 % de la population française pourrait ĂȘtre atteinte par le virus A/H1N1 selon la modĂ©lisation de la grippe A/H1N1 sur la base des donnĂ©es de la grippe saisonniĂšre. Une rĂ©flexion, « L’hĂŽpital en tension » est en cours dans le cadre du Conseil national de l’urgence hospitaliĂšre. Elle prend toute sa dimension en situation de pandĂ©mie. Dans ce contexte de menace du virus A/H1N1, de pĂ©nurie de lits et d’optimisation budgĂ©taire, la SociĂ©tĂ© de rĂ©animation de langue française (SRLF) a souhaitĂ© apporter des Ă©lĂ©ments d’information au sujet des situations de tension au sein des services de rĂ©animation – et en gĂ©nĂ©ral dans l’hĂŽpital – Ă  un moment oĂč la pandĂ©mie de grippe porcine A/H1N1 pourrait en ĂȘtre un autre facteur : si la situation s’aggrave, l’hĂŽpital opĂ©rerait Ă  flux tendu ! Lire la suite.

ProblĂšme : 30 % de la population française, ça fait 20 millions de personnes. En France, les stocks de Tamiflu reprĂ©sentent 33 millions de doses. Comme nous l’avons expliquĂ© Ă  plusieurs reprises, il faut 10 doses* pour soigner un patient atteint du A H1N1, selon les recommandations du laboratoire Roche**. On peut donc traiter, en France, avec les stocks actuels, 3,3 millions de malades. Si le scĂ©nario du site mĂ©dical que nous avons placĂ© ci-dessus se confirme, il sera difficile, pour le MinistĂšre de la SantĂ©, d’expliquer aux 16,7 millions de personnes qui n’auront pas de traitement, que le A H1N1 n’est qu’une toute petite grippe bĂ©nigne de rien du tout, comme il ne se lasse pas de le rĂ©pĂ©ter tous les jours, de sorte Ă  Ă©viter de prendre les mesures qui s’imposeraient d’urgence pour limiter la pandĂ©mie.

*Les chiffres sont indiquĂ©s en doses car les stocks comprennent plusieurs types d’emballages du mĂ©dicament (perfusions, poudres, comprimĂ©s, etc). Le chiffre de 33 millions est donc trompeur, puisqu’il pourrait faire penser qu’il s’agir de boites de Tamiflu.

** Les cas hospitalisĂ©s depuis le dĂ©but de l’apparition du virus sont traitĂ©s par des doses trois fois supĂ©rieures Ă  la prescription thĂ©rapeutique.

21:50 > Le nombre de cas de grippe A/H1N1 confirmés parmi les collégiens de Quint-Fonsegrives prÚs de Toulouse est passé de 7 à 10 lundi, a-t-on appris auprÚs de la préfecture de Haute-Garonne.

Les investigations ont Ă©tĂ© Ă©tendues dimanche et lundi Ă  tous les Ă©lĂšves de la classe de 6e3 oĂč avaient Ă©tĂ© recensĂ©s les sept premiers cas de grippe pendant le week-end.

Trente Ă©lĂšves ont ainsi subi des prĂ©lĂšvements: 10 cas de grippe sont avĂ©rĂ©s, 3 tests sont nĂ©gatifs et 17 sont en attente de rĂ©sultats, a-t-on prĂ©cisĂ© de mĂȘme source.

La prĂ©fecture a prĂ©cisĂ© que 15 enfants Ă©taient actuellement hospitalisĂ©s, 12 dans le service des maladies infectieuses de l’hopital Purpan et 3 dans une clinique de l’Union en banlieue toulousaine.

22:20 > La directrice de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), Margaret Chan, a averti lundi Ă  New York que l’actuelle pandĂ©mie de grippe porcine pourrait mettre Ă  bas les services de santĂ© dans les pays pauvres.

« Les pays en dĂ©veloppement prĂ©sentent la plus grande vulnĂ©rabilitĂ© et la moindre capacitĂ© de rĂ©sistance. Ce sont eux qui seront les plus touchĂ©s et mettront le plus longtemps Ă  se remettre », a dit Mme Chan lors d’un forum organisĂ© Ă  l’ONU sur « les moyens de promouvoir la santĂ© Ă  l’Ă©chelle mondiale en temps de crise ».

22:40 > Margaret Chan serait-elle anti-mondialiste ?

La directrice gĂ©nĂ©rale de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), le Dr Margaret Chan, a appelĂ© lundi les gouvernements Ă  faire preuve d’Ă©quitĂ© dans leurs politiques de santĂ© afin de protĂ©ger les plus vulnĂ©rables des grandes crises mondiales.

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Le rĂ©chauffement climatique, la hausse des prix de l’Ă©nergie et des denrĂ©es alimentaires, la rĂ©cession Ă©conomique et la pandĂ©mie de grippe A(H1N1) ont durement frappĂ© les pays en dĂ©veloppement, a soulignĂ© le Dr Chan lors du forum du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral sur le thĂšme “Promouvoir la santĂ© mondiale en cas de crise” au siĂšge des Nations Unies Ă  New York.

Il est de plus en plus admis qu’une « foi aveugle dans la croissance Ă©conomique… est une erreur », a-t-elle ajoutĂ© devant des reprĂ©sentants des gouvernements et des experts internationaux.

« L’Ă©quitĂ©, Ă  mon avis, est au cƓur de nos ambitions en matiĂšre de santĂ© mondiale », a dit le Dr Chan. L’incapacitĂ© Ă  mettre l’Ă©galitĂ© au centre des dĂ©cisions en matiĂšre de politique de santĂ© est une des raisons pour lesquelles « le monde est dans cette situation de pagaille », a-t-elle ajoutĂ©.

Elle a qualifiĂ© la mondialisation de marĂ©e montante qui soulĂšve « les gros bateaux mais inonde ou coule beaucoup de plus petits », ajoutant que la crise financiĂšre mondiale « s’est montrĂ©e trĂšs contagieuse et cette contagion n’a montrĂ© aucune pitiĂ© et n’a fait aucune exception ». Lire la suite.

Bien sĂ»r, Margaret Chan n’est certainement pas anti-mondialiste, mais elle n’est pas complĂštement imbĂ©cile non plus. Si elle prĂ©pare le terrain de sa dĂ©fense, c’est parce qu’elle sait trĂšs bien que ceux qui ont tout fait pour qu’elle retarde la phase 6 de pandĂ©mie n’hĂ©siteront pas Ă  lui faire porter le chapeau, d’ici quelques semaines, lorsque les cas exploseront un peu partout (et, en ce sens, le collĂšge de Quint-Fonsegrives est l’exemple de ce qui nous attend Ă  l’Ă©chelle nationale), et que, comme ce fut le cas pour Tchernobyl, nous seront dĂ©voilĂ©es « a posteriori » les informations qui alimentent dĂ©jĂ  les plus folles rumeurs.

23:50 > Un enfant américain contaminé par le virus A(H1N1) de la grippe porcine est mort dans le Minnesota (nord), ont annoncé lundi les autorités sanitaires locales portant le bilan de la grippe porcine à 46 morts aux Etats-Unis.

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Alors que l’OMS a relevĂ© son niveau d’alerte Ă  6, la France a dĂ©cidĂ© de ne pas suivre ses recommandations et de maintenir, pour le moment, le niveau 5a qui correspond Ă  “l’extension des cas Ă  l’étrangers”. Les niveaux 5b et 6 sont effectivement beaucoup plus contraignants.

La nouvelle souche de grippe semble avoir mutĂ© pour devenir plus contagieuse pour l’homme, Ă  indiquĂ© lundi l’Ă©dition en ligne du magazine scientifique Nature. L’étude de recherche aurait Ă©tait menĂ© par une Ă©quipe dont le professeur Yoshihiro Kawaoka de l’UniversitĂ© de Tokyo de l’Institut des sciences mĂ©dicales fait parti.

La surface des particules de virus de la grippe sont couvertes d’Ă©pines en forme avec des protĂ©ines appelĂ©es hĂ©magglutinine (HA), qui permet au virus de s’en tenir Ă  des cellules humaines.

AprĂšs analyse de plusieurs Ă©chantillons du nouveau virus de la grippe, l’Ă©quipe qui, dans certains cas, s’assurer de la HA de la souche H1N1 ont mutĂ© nouvelles, permette Ă  la souche de respecter plus facilement les cellules humaines.

Selon Kawaoka, les mĂȘmes mutations ont Ă©tĂ© trouvĂ©es dans HA de la souche H5N1 de la grippe, la grippe aviaire hautement virulente, qui tue environ 60 pour cent des personnes qu’il infecte. Kawaoka a dĂ©clarĂ© que le virus est toujours en train de muter en une forme encore plus infectieux pour l’homme.

13:00 > Mutation du virus A H1N1

Un groupe de chercheurs japonais disent qu’ils ont observĂ© une mutation d’un type de protĂ©ine dans le virus de la grippe H1N1 qui l’ aide Ă  se multiplier plus rapidement chez l’homme.

L’Ă©quipe, menĂ©e par professeur Yoshihiro Kawaoka de l’universitĂ© de l’institut de Tokyo de la Science mĂ©dicale, a analysĂ© des gĂšnes du virus de grippe qui s’est propagĂ© aux Etats-Unis et autour du monde.

L’Ă©quipe a confirmĂ© que la mutation de l’hĂ©magglutinine constatĂ© va aider le virus Ă  se lier sur la surface des cellules humaines.

Cette modification peut le changer en un type qui se fixe plus facilement sur la gorge et les poumons.

Kawaoka avertit que cette mutation pourrait augmenter les chances d’une Ă©pidĂ©mie hivernale avec des possibilitĂ©s de cas graves.

Il a Ă©galement indiquĂ© que tous les changements du nouveau virus de grippe devraient ĂȘtre Ă©troitement observĂ©s.

Les résultats de la recherche seront édités dans la version en ligne dans le journal britannique Nature. Source :  nhk.or.jp

13:30 > Un virus plus infectieux

Selon le site internet du prestigieux magazine scientifique Nature, une Ă©quipe de scientifiques composĂ©e du Professeur Yoshihiro Kawaoka de l’Institut de Science mĂ©dicale de l’universitĂ© de Tokyo, a identifiĂ© une mutation chez le nouveau virus influenza A/H1N1.

En effet, la surface des particules de virus de grippe sont couvertes de protĂ©ines Ă©pine-formĂ©es appelĂ©es l’hemagglutinine (HA), qui permet au virus de coller aux cellules humaines et de la neuraminidase (NA) (d’oĂč le sous-type H1N1). AprĂšs analyse des Ă©chantillons multiples du nouveau virus de grippe, l’équipe a vĂ©rifiĂ© que dans certains cas les protĂ©ines HA du virus H1N1 avaient subi une mutation, lui permettant de coller aux cellules humaines plus facilement.

Selon le Professeur Kawaoka, les mĂȘmes mutations ont Ă©tĂ© trouvĂ©es dans les protĂ©ines HA du virus influenza H5N1, celui de la grippe aviaire fortement virulente, dont la mortalitĂ© est d’environ 60%. Bien Ă©videmment il est encore trop tĂŽt pour dire que le virus A/H1N1 sera aussi meurtriĂ© que le H5N1. NĂ©anmoins pour le Professeur Kawaoka,, c’est la preuve que le virus est toujours en cours de mutation dans le monde. Ce qui pose les problĂšmes de l’efficacitĂ© d’un futur vaccin. Source : flash-politique.fr

17:00 > Alerte Ă  la peste bubonique en Libye

Les autoritĂ©s libyennes ont fait Ă©tat d’une Ă©pidĂ©mie de peste bubonique dans la ville cĂŽtiĂšre de Tobrouk et l’Organisation mondiale de la santĂ© y envoie une Ă©quipe pour Ă©valuer la situation, a annoncĂ© mardi un responsable de l’OMS.

Les 16 Ă  18 cas signalĂ©s seraient les premiers de cette maladie depuis plus de vingt ans en Libye, selon John Jabbour, spĂ©cialiste des maladies Ă©mergentes travaillant pour l’OMS et installĂ© au Caire.

« C’est annoncĂ© comme une peste bubonique », a dit Jabbour tout en notant que l’OMS ne possĂ©dait pas encore « un tableau complet » de la situation.

« Demain (mercredi), l’OMS dĂ©ploiera une mission en Libye afin d’Ă©tudier l’ensemble de la situation, afin de voir combien de cas sont confirmĂ©s ou non », a-t-il ajoutĂ©.

D’aprĂšs les informations prĂ©liminaires des autoritĂ©s libyennes, de 16 Ă  18 cas ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s, dont un mortel. Tripoli a sollicitĂ© une assistance de l’OMS.

La peste bubonique, transmise par des insectes comme la puce du rat, se traduit notamment par de la fiÚvre, des formations ganglionnaires et des nausées accompagnées de douleurs musculaires et articulaires. Elle tue encore de cent à 200 personnes par an à travers le monde.

Au XIVe siĂšcle, la pandĂ©mie de peste bubonique connue sous le nom de Peste noire fit environ 75 millions de morts selon des estimations, dont plus du tiers de la population europĂ©enne. On pense qu’elle Ă©tait apparue en Asie avant de s’Ă©tendre au Moyen-Orient, Ă  l’Afrique et Ă  l’Europe.

Tobrouk se trouve Ă  125 km de la frontiĂšre Ă©gyptienne et a connu d’autres cas de peste il y a plusieurs dĂ©cennies, a dĂ©clarĂ© Jabbour. L’Egypte, dĂ©jĂ  en butte Ă  une Ă©pidĂ©mie de grippe A (H1N1), a dit n’avoir enregistrĂ© aucun cas de peste.

Cette pagée étant saturée, nous déplaçons les infos en continu sur :

« Limiter la population pour sauver la planÚte » (deuxiÚme partie)