nov 25 2009

Des scientifiques australiens mettent Ă  jour l’origine humaine du virus H1N1 (Bloomberg)

Nous faisons très attention, sur Mecanopolis, Ă  ne pas diffuser une information inutilement anxiogène Ă  propos de la pandĂ©mie mondiale de grippe A et de ses consĂ©quences. Les articles que nous traduisons proviennent de sources sĂ©rieuses et ont fait l’objet de plusieurs recoupements. Raison pour laquelle nous n’hĂ©sitons pas, aujourd’hui, Ă  diffuser cette information publiĂ©e par la très sĂ©rieuse agence de presse Bloomberg.

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Le virologue Adrian Gibbs, qui avait dĂ©clarĂ© au mois de mai dernier que le virus de la « grippe porcine » s’Ă©tait « Ă©chappĂ© d’un laboratoire », vient de publier ses conclusions aujourd’hui, relançant ainsi le dĂ©bat autour des origines du virus pandĂ©mique.

La nouvelle souche H1N1, qui a Ă©tĂ© dĂ©couverte au Mexique et aux États-Unis en avril 2009, est le rĂ©sultat du regroupement de trois virus provenant de trois continents diffĂ©rents, dont les gènes auraient Ă©tĂ© recombinĂ© dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccins, indique Adrian Gibbs et ses collègues scientifiques australiens, qui viennent de publier un travail de recherche dans le Virology Journal. Les auteurs de cette Ă©tude ont analysĂ© la composition gĂ©nĂ©tique du virus et confirment que son origine s’expliquerait d’avantage par une manipulation humaine que par une coĂŻncidence de la nature.

Leur Ă©tude est actuellement discutĂ©e par d’autres scientifiques, un dĂ©bat commencĂ© il y a six mois alors que A. Gibbs avait demandĂ© Ă  l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) d’examiner ses hypothèses, en vain puisque que l’institution internationale basĂ©e Ă  Genève avait refusĂ© d’entrer en matière, se bornant Ă  confirmer la version de « l’origine naturelle » du virus, niant ainsi toute origine humaine de la mutation.

« Il est important que la source de ce nouveau virus soit claire, si l’on veut Ă  l’avenir Ă©viter de future catastrophes, plutĂ´t que de s’entĂŞter Ă  en minimiser les consĂ©quences, comme on le coit aujourd’hui, après qu’il ait Ă©mergĂ© » indiquent Adrian Gibbs et ses collègues John Armstrong et Jean Downie dans leur rapport.

Adian Gibbs et John Armstrong sont professeurs titulaires Ă  la facultĂ© Ă©mĂ©rite de l’UniversitĂ© Nationale Australienne de Canberra et Jean Downie est affiliĂ©e au « Centre for Infectious Diseases and Microbiology Laboratory Services » de l’hĂ´pital Westmead, Ă  Sydney.

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« Explication la plus simple »

Bien que les oiseaux migrateurs ont manifestement agi comme un intermĂ©diaire crucial pour la convergence des diffĂ©rents virus, la participation de l’homme dans leur regroupement est « de loin l’explication la plus simple », a dĂ©clarĂ© aujourd’hui Adrian Gibbs dans un entretien tĂ©lĂ©phonique. 

M. Gibbs a Ă©tĂ© Ă  l’origine de plus de 250 publications scientifiques sur les virus au cours de sa carrière, ces 39 dernières annĂ©es, pour le compte de l’UniversitĂ© australienne, selon  les renseignement du ministère de l’Ă©ducation.

« Connaissant le sĂ©rieux d’Adrian Gibbs, je sais qu’il aura Ă©tudiĂ© toutes les hypothèses possibles avant d’en arriver Ă  cette conclusion », indique le professeur Lance Jennings  virologue clinicien des « Laboratoires Canterbury Santé Christchurch » de Nouvelle-ZĂ©lande. « D’autres scientifiques ne tarderont pas Ă  confirmer ou rĂ©futer sa thèse ».

Traduction : Spencer Delane pour Mecanopolis

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nov 23 2009

Norvège et Ukraine : la même mutation H1N1 virulente qui rappelle 1918

C’est le New York Times qui a ouvert la brèche du terrain miné : « La mutation [du virus en Norvège] identifiée comme D222G au domaine de liaison récepteur, permet au virus de se développer bien plus en profondeur dans les poumons […] Le Dr Henry Niman a averti pendant une semaine que la même mutation a été trouvée de manière répétée en Ukraine, où il y a eu un nombre surprenant de décès par hémorragies pulmonaires ».

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Le journal calme toutefois les esprits en indiquant que Geir Stene-Larsen, directeur de l’institut public de santĂ© norvĂ©gien, a annoncĂ© que le virus ne circulerait pas et aurait pu apparaĂ®tre spontanĂ©ment (chez 3 malades sur 70). Le Dr Schuchat, une directrice du CDC, se veut Ă©galement rassurante : il n’y aurait pas de rĂ©sistance dĂ©veloppĂ©e par cette mutation, trouvĂ©e Ă©galement dans plusieurs pays, au vaccin ou au Tamiflu. Pour l’OMS, tout va pour le mieux : « L’organisation prĂ©cise Ă©galement que malgrĂ© cette mutation, le virus « reste sensible aux mĂ©dicaments antiviraux », et que les Ă©tudes dĂ©montrent que les vaccins actuellement disponibles contre la grippe pandĂ©mique « confèrent une protection » […] Pour l’instant, il n’y a pas de preuve indiquant que cette mutation se soit traduite par une augmentation inhabituelle du nombre de malades ou par un plus grand nombre de malades graves ou de cas mortels ».
Un pistage de la pensée du Dr Niman chez les Flutrackers montre pourtant qu’en lieu du calme officiel, il y a plutôt lieu de s’orienter vers une hypothèse moins réjouissante. Dès le 17 novembre, Niman indique qu’en Ukraine on peut spéculer sur les changements de domaine de liaison récepteur, car une position, la 225, a changé au moins 3 fois en « D225G, D225N et D225E » (La position 225 en H3 étant la position 222 en H1 évoquée par le NYT). Le 19 novembre, des prélèvements (10 échantillons) confiés à Hill Mill, le centre londonien de l’OMS, indiquent que les décès ukrainiens analysés sont dus à la position D225G, alors que déjà la veille des craintes sur la capacité du virus à se diffuser en raison de sa facile association avec des supports génétique multiples sont nées.
Le commentaire de cette analyse reste sans appel pour Niman, il s’agit bien d’une mutation H1N1 en Ukraine, et elle est bien la cause des décés : « Sequences from 10 samples were released. Three were from lung and one was from the throat. All four were postive for D225G. This is evolution in action and it is the H1N1 that is evolving ».
Problème : la position D225G est présente dans le H1N1 de 1918, ce qui fait dire à Niman que l’OMS et le CDC cherchent à conserver leur distance avec le D225G, en raison de cette funeste date, et parce que, « le changement étant suffisamment significatif, la dernière chose dont veulent parler l’OMS et le CDC est la non-vaccination » (WHO and CDC want to spin as far away from D225G as possible because I predicted D225G, and D225G is in 1918. It is also known that D225G changes the receptor specifity, and the less the public knows about that the better, because it shows that the change is QUITE significant and the LAST thing WHO and CDC want to talk about sans vaccine). En clair, Niman nous informe que le vaccin actuel risque d’être inopérant contre le virus mutant.
Outre la Norvège et l’Ukraine, le virus mutant serait déjà en Russie, selon Niman. Des pathologies similaires viennent d’être détectées aux Etats-Unis, dans l’IOWA. Plus de 50 cas de mutation résistante aux antiviraux dont le Tamiflu viennent d’être signalés autour du globe. Dans une interview accordée au Dr Ott par Alexander S. Jones, celui-ci affirme que la nouvelle mutation « semble être 10 fois plus létale » que le virus H1N1 original. Un second Tchernobyl, plus vaste et plus destructeur ?
John Lloyds
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nov 13 2009

Les autorités ukrainiennes ont fermé la seule clinique capable de diagnostiquer la grippe A/H1N1 à Kiev

C’est le fondateur et le prĂ©sident d’Eurolab Ă  Kiev, Andrei Palchevskyy, qui est aussi le chef d’Ă©tat-major de Kiev contre la grippe A, qui l’indique dans un enregistrement vidĂ©o, repris par plusieurs mĂ©dias ukrainiens.

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« La fermeture de cette clinique est due au fait que nous avons dĂ©passĂ©, en Ukraine, les 1,5 millions de cas, et que le ministère de la SantĂ© ne veut pas continuer Ă  communiquer le nombre de contaminations par le virus, et rĂ©duire ainsi l’ampleur de l’Ă©pidĂ©mie », a indiquĂ© Monsieur Palchevskyy.

«Aux États-Unis, ces six derniers mois l’Ă©pidĂ©mie de « peste A/H1N1 » (sic) a infectĂ© plus de 22 millions de personnes et tuĂ© un peu plus de 4′000 personnes, dont 540 enfants. Mais, aux États-Unis, il y a plus de 20 000 laboratoires, alors que nous n’en n’avions que trois en Ukraine » a ajoutĂ© M. Palchevskyy.

Pour conclure, Andrei Palchevskyy a déclaré que « le seul laboratoire encore capable de diagnostiquer le virus A/H1N1 en Ukraine est un laboratoire privé, financé par un groupe pharmaceutique international. »

Source : Forum Mecanopolis

nov 08 2009

Un vaccin antigrippe A réservé aux seules autorités crée un scandale en Allemagne

La population recevrait un vaccin différent de celui prévu pour les dirigeants, le personnel de l’Etat et l’armée. Une question d’adjuvants. La polémique secoue tout le pays.

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Face au virus de la grippe A, il y aurait un vaccin pour le peuple et un autre pour ceux qui le gouvernent. L’information s’est répandue comme une traînée de poudre  en Allemagne. Le Pandemrix, le vaccin fabriqué à Dresde par la firme GlaxosSmithKline (GSK), est destiné aux citoyens ordinaires. Il a été commandé à 50 millions d’exemplaires. Mais, pour les responsables politiques, les employés de l’Etat et les soldats, le Ministère de l’intérieur a commandé 200 000 doses de Celvapan fabriquées par le groupe Baxter.

La différence? La présence d’adjuvants: le Pandemrix en contient en effet, à l’inverse du Celvapan. Or les effets de ces substances sont mal maîtrisés, selon certains spécialistes, même si elles semblent bénéfiques au premier abord.

L’adjuvant est supposé renforcer l’efficacité du vaccin, permettant de réduire ainsi la présence des extraits de virus morts dans le médicament pour faire réagir l’organisme. Le Celvapan, dépourvu d’adjuvant lui – comme le vaccin équivalent de la firme suisse Novartis – doit à l’inverse intégrer une dose supérieure de virus inoffensif pour produire le même effet.

Vaccin de la chancelière

Mais les adjuvants peuvent produire des effets secondaires. Pis même, selon le Dr Wolfgang Becker-Brüser, responsable de la revue médicale de référence Arznei-Telegram: «Leurs effets n’ont pas été vérifiés pour les enfants de moins de 10 ans et les femmes enceintes.» Pour ces dernières, «dont la vaccination relève d’une problématique complexe, la commission officielle des vaccinations recommande l’usage de vaccins sans adjuvants».

Nombre de médecins étaient déjà très réticents à l’égard d’une campagne de vaccination, «dont l’utilité reste à prouver». Face à l’avalanche de critiques, le ministre de l’Intérieur, Wolfgang Schäuble, assurait hier que l’accusation de «médecine à deux vitesses» n’avait aucun sens. Angela Merkel s’en remettrait, elle, à son médecin, qui devrait lui délivrer un vaccin commun, et non le «vaccin de la chancelière», comme certains mauvais esprits ont déjà baptisé le Celvapan.

Michel Verrier, pour 24 Heures (Suisse)

nov 07 2009

La bombe sanitaire menace les présidentielles en Ukraine

Depuis le 19 octobre, une « mystérieuse » épidémie provoque la panique et le chaos en Ukraine. Le dernier bilan dressé par le ministère de la Santé évoque pas moins de 763 000 personnes infectées, dont une grande majorité d’enfants, 34 000 hospitalisations et 109 personnes décédées, pour l’essentiel, d’infections respiratoires aiguës et pour certains, de la grippe.

girlDeux Ukrainiennes, sur la place Nezalegnosti Ă  Kiev, le 31 octobre dernier

Bien que Jukka Pukkila, le chef de la mission de l’OMS envoyé d’urgence « en réponse au nombre inhabituellement éleavé de cas signalés d’infections respiratoires aiguës », estime que la plupart des cas hospitalisés sont attribuables à la grippe pandémique, sur les 109 décès en Ukraine, seulement 14 cas de H1N1 ont été confirmés.

En pleine campagne électorale, certains candidats n’hésitent pas à se présenter comme les sauveurs du pays sans pour autant adopter les mesures nécessaires pour y parvenir. Après la fermeture des écoles et l’interdiction de toute réunion publique pendant trois semaines, le gouvernement envisage de décréter l’état d’urgence et de reporter l’élection, prévue en janvier, au 30 mai.

Lundi dernier, le président et candidat Victor Iouchtchenko a accusé le gouvernement d’avoir négligé ses mises en garde du mois de mai. « Il est urgent de débloquer les fonds nécessaires pour pouvoir surveiller l’épidémie », a-t-il lancé en affirmant que d’après certains experts, le virus qui touche le pays serait d’un type nouveau, entre la grippe aviaire et la grippe porcine, bien qu’on manque cruellement de données scientifiques suffisantes pour l’affirmer avec certitude.

Le Premier Ministre, Mme Ioulia Timochenko, se démène tout autant pour apparaître à la pointe du combat contre la maladie. Après avoir avoué il y a trois jours qu’elle ne pensait pas se faire vacciner et se soignait « comme la plupart des gens », avec de l’ail, de l’oignon et des citrons, elle a déclaré avant-hier que désormais la vaccination était la seule issue pour stopper la catastrophe en cours.

Citée dans l’Ukrainian Journal.com, Timochenko, lors d’une réunion avec l’administration locale de Chernivtsi, aurait déclaré que « ce n’est pas le moment de se relâcher car l’OMS prédit que deux vagues supplémentaires de grippe sont attendu en Ukraine, y compris la grippe aviaire ».

Que la crise sanitaire est bien réelle ressort clairement du témoignage suivant posté le 4 novembre, sur le forum Doctissimo : « Le gouvernement ukrainien veut faire croire que tout est du à cette grippe mais c’est faux. Ma belle-mère est ukrainienne et travaille dans un des hôpitaux de la ville de Rivne, ville proche de la zone où les décès ont été recensés. La semaine dernière, 2 malades en provenance de cette région y ont été admis et y sont décédés en moins de 72h après avoir montré des symptômes de fièvres et toux avec du sang. Après autopsie, la conclusion des médecins est sans appel : il s’agissait de la peste pulmonaire (poumons noirs de sang et de pud) qui est hyper contagieuse et foudroyante (décès en 3 jours après contamination). Le gouvernement Ukrainien ne parle que de grippe H1N1 même si seulement quelques décès de ces derniers jours lui sont attribués… Les médecins de cet hôpital de Rivne ont reçu l’ordre de ne plus pratiquer d’autopsies … (…) Dernière info : le foyer de cette contamination viendrait d’une ville (plus le nom en tête) où les ordures ménagères n’ont pas été ramassées depuis cet été. »

Devant tant de rumeurs et d’affirmations contradictoires nous avons pris soin d’interroger Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Lorsque nous lui avons demandé s’il s’agissait de peste pneumonique, d’une version mutée du H1N1 ou de grippe aviaire, il a répondu : « Nous n’avons jamais fait une telle déclaration. En Ukraine, à peu près un demi million de personnes sont touchées par des infections respiratoires aiguës. De ceux-là, seulement un tiers est attribuable à la grippe A(H1N1), ce qui laisse pas mal de place pour autre chose ». En ce qui concerne l’émergence d’un virus muté, il estime que pour l’instant, cela reste « hautement improbable ».

Solidarité et Progrès

nov 07 2009

La grippe plonge l’Ukraine dans une hystérie collective

Ecoles fermées, régions en quarantaine… Le pays est à l’arrêt en dépit de trois décès seulement attribués au H1N1.

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Contre la grippe, des gousses d’ail, du gras de porc et des citrons verts… Remèdes populaires, dont les prix montent en flèche sur les étals des marchés d’Ukraine, confrontée à une sérieuse épidémie de grippe depuis deux semaines. Dans l’ouest du pays, gros foyer d’infection, les hôpitaux sont envahis, les malades contaminent les médecins, et le système de santé, déjà désorganisé, étouffe sous le coup de l’affolement.

Selon le ministère de la Santé, plus de 255 000 personnes touchées par la grippe et des maladies respiratoires ont été recensées dans le pays et 95 patients sont morts. Malgré des déclarations contradictoires, seul trois cas mortels ont pu être clairement attribués au H1N1, même si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suppose que «la plupart des cas de grippe en Ukraine lui sont dus».

Conspiration. Accusé depuis des mois de faire l’autruche, le gouvernement ukrainien dirigé par Ioulia Timochenko a donc frappé un grand coup dès le premier cas mortel avéré, quitte à provoquer une panique générale. Partout dans le pays, les écoles ont fermé leurs portes pour trois longues semaines. Neuf régions ont carrément été placées en quarantaine, avec restrictions de circulation et contrôle des déplacements, et le dispositif pourrait s’étendre, selon la progression de la maladie. Des mesures extraordinaires, uniques en Europe, pourtant le nombre de malades et de décès est à peine plus élevé que l’an dernier à la même époque. Les rues se vident, et partout dans le pays, les rassemblements publics ont été interdits : commémorations, spectacles… et meetings électoraux, alors que l’Ukraine est en pleine campagne pour la présidentielle de janvier.

Jusqu’ici cantonné à l’ouest du pays, l’affolement a gagné Kiev le week-end dernier. Les habitants se sont rués dans les pharmacies, achetant en vrac vitamines, antigrippaux, et vidant les rares stocks de tamiflu disponibles. La pénurie a fait exploser les prix, malgré l’arrivée d’un avion bourré de doses du précieux remède, dimanche soir, à l’aéroport de Kiev. Les masques ont également fait leur apparition dans les rues, derrière les guichets, et sont portés par les chauffeurs de bus et de taxis. C’est même le dernier accessoire à la mode, sur le visage des belles de la capitale, dans les cinémas, cafés et discothèques.

Symptômes corollaires, rumeurs et spéculations prolifèrent comme des champignons : à Lviv (dans l’est du pays) comme à Kiev, certains Ukrainiens auraient aperçu des avions, épandant sur les villes des substances toxiques pour contenir l’épidémie ; la grippe serait en réalité une terrifiante «peste pulmonaire» ou un virus créé de toutes pièces par les laboratoires pharmaceutiques, une information qui rebondit depuis quelques jours sur les blogs conspirationnistes occidentaux.

Masque. Mal préparée et en manque de moyens, l’Ukraine semble pour l’instant incapable de juguler cette crise d’hystérie collective, et ce ne sont pas les récentes déclarations de la Première ministre, Ioulia Timochenko, appelant la population à fabriquer ses propres masques en tissu, qui vont la rassurer.

Changement-climatique

nov 05 2009

Etranges similitudes sur les cas de décès lié à la grippe A en France

La localisation des cas mortels de grippe A (H1N1) en France semble correspondre bizarrement Ă  la carte des HIA (HĂ´pitaux d’Instruction des ArmĂ©es)

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2 cas Ă  Brest
2 cas Ă  Bordeaux
2 cas Ă  Marseille
2 cas Ă  St Etienne ( 45km du HIA de Lyon).
2 cas à Paris ( Hopital Necker, à 1000m du Val de Grâce, et Salpétrière, à 500m..)

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Notez que pour les pour les 2 dernier cas, à Creil, il n’y a cependant pas de HIA local.

Etrange ?

Non, il y a bien mieux Ă  Creil : La Direction Nationale du Renseignement Militaire.

Et ailleurs ?

Et bien, il n’y a rien, ni HIA, ni cas mortels.

Bizarre… Vous avez dit Bizarre ?

sept 05 2009

Grippe A, du principe de précaution au Nouvel Ordre Mondial

D’où vient ce don de prémonition de nos gouvernements sur l’imminence d’une pandémie fulgurante ? Que nous vaut une telle débauche d’anticipation et de précautions ?

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Comme on aurait aimé voir une telle dynamique pour prévenir la crise financière ! Car en effet, si on fait le parallèle entre ces deux événements, le traitement est à l’extrême opposé. Depuis le début de la crise financière, le gouvernement fait tout, au contraire, pour en minimiser la gravité et va même jusqu’à spéculer sur les signes d’une « reprise », alors que tous les indicateurs économiques mondiaux sont dans le rouge.

Et voilà que depuis avril, et les premières mises en garde de l’Organisation Mondial de la Santé, nos pouvoirs publics redoublent de zèle dans la mise en œuvre de mesures sanitaires en suivant à la lettre la dictée de l’OMS. Mieux encore, avant même les premières alertes lancées par l’OMS suite au début d’épidémie de grippe porcine au Mexique fin mars, notre président, le 9 mars 2009, se rendait au Mexique, pour jouer au VRP de l’industrie pharmaceutique. Un contrat de 100 millions d’euros fut signé par Sanofi-Aventis avec les autorités mexicaines pour la construction d’une usine de vaccins grippaux saisonnier et… pandémique !

Quelle coĂŻncidence !

« Avec la construction de cette usine, Sanofi-Aventis est fier de contribuer au renforcement des infrastructures de santé du Mexique et tient à souligner l’engagement exemplaire envers la santé publique de ce pays, à travers son programme de vaccination contre la grippe et de préparation à la pandémie » déclarait à cette occasion Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis.

Trois semaines plus tard, les premiers signes d’une Ă©pidĂ©mie de grippe porcine au Mexique Ă©taient relevĂ©s par l’OMS…

Là, ça frise le paranormal ! Notre président et les dirigeants de Sanofi possèderaient-ils des dons de médiumnité, ou pratiqueraient-ils les arts divinatoires ?

Et que penser de l’OMS dans cette histoire, qui ne cesse, contre toutes les apparences, de nous prédire une pandémie mondiale pour l’automne. Une pandémie bien spéciale puisque toujours selon l’OMS, l’actuelle souche de grippe H1N1 (contagieuse mais très peu virulente) pourrait muter vers une forme très virulente et mortelle. Mince ! Y foutent les boules à l’OMS ! Auraient-ils, eux aussi, des dons de prémonition ?

Ah ! Mais attendez voir là ! J’y repense, une coïncidence assez incroyable s’est encore produite en février dernier. Figurez-vous que l’OMS avait été obligée de communiquer suite à une sale affaire dénoncée par la presse. En effet, le vendredi 27 février 2009, la compagnie Baxter annonçait qu’elle avait fabriqué un vaccin contre la grippe saisonnière qui avait accidentellement été contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire (peu contagieux mais très virulent, voire mortel pour l’homme).

L’erreur avait eu lieu au laboratoire de recherche de Baxter International en Autriche.

Le produit contaminé, un mélange de virus de la grippe humaine H3N2 et de virus de la grippe aviaire H5N1, qui n’était pas correctement identifié, avait été envoyé à l’entreprise Avir Green Hills Biotechnology, une firme autrichienne. Celle-ci avait par la suite transmis des portions du mélange à des sous-traitants en République tchèque, en Slovénie et en Allemagne.

C’est le sous-traitant tchèque qui s’était rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque des furets auxquels il avait injecté le vaccin, sont morts. Ceux-ci ne devaient pas mourir après une exposition au virus H3N2, ce qui signifiait donc qu’ils avaient également reçu le virus actif du H5N1.

Des spécialistes en biosécurité s’étaient montrés fort préoccupés du fait que le virus de la grippe humaine H3N2 ait été mélangé avec le virus de la grippe aviaire H5N1. « Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait être interdite », avaient déclaré plusieurs experts.

Une propagation accidentelle du mélange de H5N1 et de H3N2 aurait pu mener à des conséquences désastreuses, disaient les spécialistes.

Le virus de la grippe aviaire H5N1 ne contamine pas facilement les humains, mais le H3N2 oui. Dans l’éventualité où une personne exposée au mélange aurait été infectée simultanément par les deux souches, elle aurait pu servir d’incubateur à un virus hybride capable de se propager facilement d’un humain à un autre.

« Ce mélange de souches, appelé réassortiment, est l’une des deux manières de créer un virus pandémique », précisaient les spécialistes.

Pas de bol !

Et qui avait procuré à Baxter la souche virale du H5N1 ?… l’OMS bien sûr !

Eh ! Les gars de l’OMS, faites gaffe ! Vous allez finir par l’avoir, votre pandémie mortelle, si vous continuez comme ça !

Alors quand jeudi 6 août dernier, l’AFP nous informe avec trompette et tambour, que Baxter annonce avoir terminé la production de ses premiers lots de vaccins contre le virus de la grippe A… Bizarre… ça ne me rassure pas du tout… Et ça aurait même plutôt tendance à m’inquiéter.

Mais à quoi y jouent à l’OMS ? Surtout que le 7 juillet dernier, ce même OMS, qui coordonne les activités des laboratoires privés dans le cadre de la production de vaccins, organisait une réunion extraordinaire d’un groupe consultatif bondé de dirigeants de Baxter, Novartis et Sanofi. Au sortir de cette réunion, l’OMS à tout bonnement refusé de communiquer le procès verbal. Tout ce qui a filtré, c’est que l’organisation travaille  d’arrache-pied à la mise en place de l’obligation vaccinale contre la future pandémie, dans tous les pays signataires de sa charte.

Mais que cache cette obsession pour une vaccination systématique ? Pour chercher à répondre à cette question, faisons un petit retour sur l’histoire, jusqu’au début du XXème siècle et plus précisément entre 1918 et 1919.

À cette époque la pandémie de grippe espagnole avait causé la mort de 20 à 50 millions de personnes. 50% de la population mondiale avait été affectée. Pourquoi faire le lien avec la grippe A ? Tout simplement parce que les deux virus présentent des similitudes. Comme la grippe A, la grippe espagnole était du sous-type H1N1. Par ailleurs, la grippe espagnole était aussi une combinaison de virus aviaires, porcins et humains.

À l’époque, les événements étaient assez similaires, l’Europe et le monde occidental étaient en crise (guerre 14-18). Seule l’Espagne qui n’était pas en guerre publia des articles sur cette pandémie de grippe qui sévissait dans le pays, mais aussi dans toute Europe. C’est de là que vient le surnom de grippe Espagnole. En fait, la guerre de 14 fut utilisée comme le vaste chantier de la première grande expérimentation d’une vaccination de masse. Les fabricants de vaccins lancèrent une grande campagne de lobbying auprès des pouvoirs politiques des États en conflit. Une vaccination systématique fut appliquée aux contingents militaires de plusieurs pays en raison, disait-on à l’époque, de leur exposition sur les champs de bataille à de nombreux risques. Malgré la censure militaire, on sut que nombreux furent les soldats qui après avoir été vaccinés, moururent de maladie avant même d’avoir foulé le champ de bataille ou rentrèrent gravement malades dans leur foyer. Les premiers cas apparurent dans les contingents US vaccinés sur le territoire états-unien.

Dans son livre Exposition à la grippe porcine, le docteur Eleanor McBean (USA) qui enquêta sur la grippe espagnole écrit :

« J’ai entendu dire que sept hommes se sont Ă©croulĂ©s complètement dans le bureau d’un docteur, après avoir Ă©tĂ© vaccinĂ©s. C’Ă©tait dans un camp de l’armĂ©e, alors j’ai Ă©crit au gouvernement pour vĂ©rifier cette information. Ils m’ont envoyĂ© le rapport du secrĂ©taire des États-Unis de guerre, Henry L. Stimson. Le document a non seulement confirmĂ© le rapport des sept personnes qui se sont laissĂ©es tomber complètement, Ă  la suite des vaccins, mais il a aussi confirmĂ© qu’il y avait eu 63 dĂ©cès et 28 585 cas d’hĂ©patite par le rĂ©sultat direct du vaccin de la fièvre jaune, seulement 6 mois après la guerre. C’Ă©tait seulement une des 14 Ă  25 piqĂ»res donnĂ©es aux soldats. Nous pouvons imaginer les dommages que toutes ces piqĂ»res ont fait aux hommes »

…

« Les maladies provoquĂ©es par les nombreux vaccins ont dĂ©routĂ© les mĂ©decins, car ils n’avaient jamais connu une telle sĂ©rie de vaccinations avant celles-lĂ .

La nouvelle maladie qu’ils avaient créée a provoquĂ© les symptĂ´mes de toutes les maladies qu’ils avaient injectĂ©es Ă  l’homme : fièvre Ă©levĂ©e, faiblesses extrĂŞmes, Ă©ruption abdominale et perturbation intestinale, caractĂ©ristiques de la typhoĂŻde. Le vaccin de la diphtĂ©rie a causĂ© la congestion des poumons, les froids et la fièvre, la gorge gonflĂ©e et endolorie obstruĂ©e avec la fausse membrane, et l’Ă©touffement d’obstruction, en raison de la difficultĂ© de respiration suivie de la mort, après quoi le corps tournait au noir, Ă  cause du sang stagnant qui avait Ă©tĂ© privĂ© d’oxygène dans les pĂ©riodes d’Ă©touffement. Au dĂ©but, ils l’ont appelĂ© « la mort noire ».

Les autres vaccins provoquaient leurs propres réactions : paralysie, dommages de cerveau, tétanos, etc. »

Au sortir de la guerre, les fabricants de vaccins n’avaient pas écoulé tous leurs stocks. Qu’à cela ne tienne ! On vaccina la population civile qui fut prise d’une véritable psychose quant aux risques infectieux liés aux pauvres soldats malades. En fait, aujourd’hui, de nombreux experts, après études des archives de l’époque, suspectent la vaccination de masse d’être à l’origine de l’escalade mutante de divers bacilles infectieux qui aboutirent au virus tueur de la grippe espagnole. La majorité des témoignages de l’époque font ressortir une large propagation de la contamination chez les individus vaccinés, alors que la plupart des gens épargnés par la maladie ne l’étaient pas…

Et pour l’épidĂ©mie de grippe porcine de 1976 aux USA ?…

Même scénario ! Premiers cas de malades dans le contingent d’une base militaire. Mort d’un soldat trop rapidement attribué à la grippe porcine (il fut prouvé par la suite que cette mort n’avait aucun rapport avec la grippe). Déclenchement d’une véritable campagne gouvernementale pour la vaccination de masse. Et, et, et… finalement la pandémie n’eut pas lieu, mais nombreux furent les malades, les paralytiques et même les cas de décès. Et encore une fois tous suite à la vaccination…

Alors, c’est quoi le projet ? C’est quand même curieux que cette pandémie arrive justement au moment où le système économique et financier risque de s’effondrer !

Eugénisme

Depuis la réunion du Club de Rome en 1968 et les conclusions très eugénistes de son rapport, le développement démographique obsède l’hyper classe financière.

Pour vous donner une petite idĂ©e des rĂ©flexions que suscitèrent Ă  certains de ses participants les conclusions de cette rĂ©union, voici ce que dĂ©clara, le 3 fĂ©vrier 1987, Robert McNamara (ancien secrĂ©taire d’État US et ancien prĂ©sident de la Banque mondiale) :

« Il faut prendre des mesures draconiennes de réduction démographique contre la volonté des populations.

RĂ©duire les taux de natalitĂ© s’est avĂ©rĂ© impossible ou insuffisant.

Il faut donc augmenter le taux de mortalité. Comment ? Par des moyens naturels : la famine et la maladie. »

Dans la droite ligne du Club de Rome, à New York le 5 mai dernier, le Club des Milliardaires se réunissait. Et ce ne sont pas les conséquences de la crise financière qui animaient les débats de nos oligarques, non non… mais la surpopulation mondiale. Elle serait « la cause supérieure qui englobe les autres ».

Il se dégage de ces petits cercles de pouvoir, un inquiétant intérêt à voir la convergence de ces deux fléaux (Weimar planétaire (Attali) et pandémie mondiale).

Et notre satellite relais de l’oligarchie mondiale, sieur Attali, ne pouvant retenir ses pulsions « prophétiques », tel un mage noir du Nouvel Ordre Mondial, de confier sur le blog de l’express :

« L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que quand elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle, et les inscrire dans une politique de santé démocratique…

…La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes..

…Si elle est un peu plus grave, ce qui est possible, puisqu’elle est transmissible par l’homme, elle aura des conséquences véritablement planétaires…

…Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, pour qu’avant la prochaine, inévitable, on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle et des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et des vaccins. On devra pour cela mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. »

Nous arrivons visiblement à la croisée des chemins entre un système de développement dominé par le mythe de la croissance illimitée au seul profit d’une petite « caste », siphonnant systématiquement les richesses produites et une démographie mondiale galopante devenue trop encombrante pour cette même « caste » arrivée à la toute-puissance de détenir assez de richesses pour racheter plusieurs fois la planète.

Et avec une telle richesse… c’est un pouvoir immense que l’on détient… Et pourquoi pas, celui des dieux… faire et défaire des mondes.

Tout ça sent mauvais… très mauvais…

Alors ! Des volontaires pour la picouse ?!…

Pour conclure sur le sentiment que m’inspire ce faisceau de coïncidences des plus inquiétantes, je reprendrais Jean-Marie Bigard qui, à la fin de sa démonstration sur le 11 septembre, nous assénait cette phrase de conclusion :

« Y en a qui avalent… eh ben moi, j’avale pas ! »

Source: Égalité & Réconciliation

Merci de nous faire part de vos commentaires dans le Forum Mecanopolis.

août 08 2009

La pandémie de la peur (info en continu)

Par Sylvie Simon

« Il n’existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ses fabricants savent bien qu’il ne sert à rien, mais continuent néanmoins à le vendre », estime le Dr. Anthony Morris, virologiste qui fut chef du contrôle des vaccins à la FDA. Nombreux sont ceux qui en sont avertis, aussi l’industrie pharmaceutique doit-elle trouver de nouveaux moyens de vendre ses vaccins à tout le monde.

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Le plus efficace est la peur. Mais la peur doit s’appuyer sur quelque base et une « pandémie » est le meilleur support de la frayeur mondiale. Aussi, depuis plusieurs années, on nous répète que nous sommes menacés de mort par une « pandémie » de grippe aviaire, ce qui fait vendre les vaccins de la grippe saisonnière. Or, actuellement, c’est la grippe porcine qui a déclenché une véritable « pandémie », non de grippe mais d’hystérie.

Il ne faut pas oublier que ce n’est pas la première fois que règne une telle panique. Ainsi, en 1976, la première épidémie de grippe porcine s’est produite à Fort Dix, dans le New Jersey, où quelque 200 soldats ont été contaminés et certains en sont morts.

Le président Gerald Ford s’était alors fait vacciné à grand renfort de publicité devant les caméras de la télévision américaine, ce qui avait entraîné la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dénombra très rapidement sept cents morts, dont 30 « inexpliqués » chez des gens âgés dans les heures qui suivirent l’injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain Barré, 1 300 réactions adverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaires et de multiples scléroses. La campagne, qui avait duré dix semaines, fut aussitôt suspendue, mais les dommages se sont élevés à 3,5 milliards de dollars.

Quant à la « pandémie » tant redoutée, elle n’arriva jamais, et le grand public a oublié ce scandale.

Cependant, nombreux sont ceux qui pensèrent alors (et qui pensent encore) que ce virus a été créé dans un laboratoire militaire. En effet, dès 1943, les Américains ont commencé à mener des expériences sur les armes bactériologiques à Fort Detrick où se trouve le célèbre laboratoire P4 de recherches militaires du Maryland puis, en 1975, le département des virus a été placé sous la supervision du National Cancer Institute (NCI). Dès lors la Marine américaine a élaboré des virus cancérigènes.

Nouvelle alerte fin 2004, lorsque Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l’OMS contre la grippe, affirma, dans la revue américaine Science, qu’une pandémie de grippe aviaire pourrait rendre malade 20 % de la population mondiale, que près de 30 millions de personnes auraient besoin d’être hospitalisées et qu’un quart d’entre elles mourraient. Quant au directeur régional de l’OMS Shigeru Omi, en novembre 2004 il avait terrorisé les foules en annonçant : « les évaluations les plus prudentes font état de sept à dix millions de morts, mais le maximum pourrait être de cinquante millions ou même, dans le pire des scénarios, cent millions ». Ces chiffres virtuels ne pouvaient évidemment pas ressortir d’une information scientifique, mais s’apparentaient à une publicité destinée à promouvoir la consommation d’antiviraux.

En automne 2005, le Directeur général de l’OMS a récidivé et affolé les populations avec la grippe aviaire : « Si nul ne peut prédire quand elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dès l’apparition d’un virus pandémique », ce qui représente « un grave danger pour tous les peuples ».

L’incitation à la vaccination annuelle contre la grippe, prônée depuis 1988 par la Caisse Nationale d’Assurances Maladie, a alors pris une ampleur particulière et les médias ont multiplié leurs efforts pour inciter la population à se faire vacciner. L’opération a parfaitement réussi et les stocks de vaccins anti-grippaux ont tous été liquidés, alors qu’il est notoire que le vaccin contre la grippe ne protège pas de la grippe aviaire, si tant est qu’il protège de la grippe banale.

En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a alors commandé plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutant et deux millions de doses du vaccin pré-pandémique qui n’ont servi qu’à creuser plus profondément le « trou de la Sécu ». Xavier Bertrand est coutumier du fait. N’oublions pas qu’il a tout fait pour aider la promotion du Gardasil® car il le considérait comme une « avancée majeure de santé publique », alors que la Haute autorité de santé n’avait pas encore rendu son avis sur ce vaccin qui est très contesté et coûte près de 450 euros pour les trois injections, plus les visites médicales.

Le 15 septembre, à l’ONU, on a beaucoup parlé des risques d’une pandémie de grippe humaine d’origine aviaire. Le président Bush et le Premier ministre français Dominique de Villepin ont appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire. « Si rien n’est fait, ce virus pourrait provoquer la première pandémie du XXIème siècle », a averti G. Bush devant l’Assemblée générale de l’ONU. « L’ampleur de la menace nous impose de réagir sans délai », a renchéri Dominique de Villepin, invitant à « conjurer le risque de pandémie ».

Le mois suivant, le président G. Bush a appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire, annonçant que 200 000 personnes au moins allaient en mourir, mais que ce chiffre risquait d’atteindre 2 millions rien qu’aux États-Unis. Il demanda au Congrès d’accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace. De la part de Bush, étant habitués à ses excès et ses mensonges — entre autres la peur irraisonnée du virus de la variole qu’il a propagée afin de faire vacciner des milliers de militaires —, nous ne pouvions être surpris.

De nombreux scientifiques s’interrogeaient alors ouvertement sur l’ampleur réelle de la menace d’une nouvelle pandémie humaine d’origine aviaire de type H5N1 et sur le bien-fondé de l’achat massif de Tamiflu®. « Je sens comme une sorte d’hystérie sur la question du H5N1 », déclara Peter Palese, virologue à la Mount Sinaï School of Medicine de New York, dans le numéro du 18 novembre 2005 de la revue américaine Science.

À cette époque, la mort d’une oie ou d’un canard sauvage provoquait un reportage au JT.

Suite de cet article et information en continu sur le virus A H1N1 sur MecanoForums

juil 28 2009

L’OMS prĂ©voit 2 milliards de malades (info en continu)

Martine Perez

Nous sommes encore au tout premier stade de la pandĂ©mie liĂ©e au virus A (H1N1) et le plus difficile est sans doute Ă  venir. Keiji Fukuda, l’adjoint du directeur gĂ©nĂ©ral de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), estimait vendredi que 2 milliards de personnes dans le monde seront touchĂ©es par cette infection dans les deux ans Ă  venir. Des prĂ©dictions basĂ©es sur l’extrĂŞme rapiditĂ© de circulation du virus qui, quatre mois seulement après son apparition au Mexique, aura bientĂ´t frappĂ© la totalitĂ© des pays de la planète : 160 des 193 États membres de l’OMS sont dĂ©sormais concernĂ©s.

Switzerland UN  Swine Flu Chief

Selon GrĂ©gory Hartl, porte-parole de l’Organisation, il y aurait dĂ©jĂ  près de 800 dĂ©cès dus Ă  cette grippe dans le monde, pour des centaines de milliers de personnes dĂ©jĂ  contaminĂ©es. Si le taux de mortalitĂ© semble faible, il n’est pas encore mesurĂ© avec prĂ©cision, tant le nombre exact de personnes ayant Ă©tĂ© infectĂ©es reste imprĂ©cis.

Le virus, très contagieux, n’entraĂ®ne dans une majoritĂ© de cas que des troubles bĂ©nins, pouvant passer inaperçus, avec cependant un petit pourcentage de formes graves, lĂ  encore pas clairement chiffrĂ©es pour l’instant. C’est ce qu’a d’ailleurs confirmĂ© vendredi le porte-parole de l’OMS en prĂ©cisant que «plus il y a de cas, plus il y aura de morts», sans pouvoir avancer un taux de mortalitĂ©. «Nous n’avons ni le numĂ©rateur, ni le dĂ©nominateur pour faire le calcul» reconnaissant que «plusieurs questions n’ont toujours pas de rĂ©ponse».

Pour l’instant, les menaces qui pèsent sur notre pays, relativement Ă©pargnĂ©, sont de deux ordres. La première est celle d’une Ă©pidĂ©mie active annoncĂ©e et qui semble inĂ©luctable, dès le mois de septembre, avec comme risque principal une dĂ©sorganisation socio-Ă©conomique – dont l’importance est encore difficile Ă  apprĂ©cier -, si beaucoup de salariĂ©s, employĂ©s, ouvriers, cadres, sont malades en mĂŞme temps. Et avec un taux certain de dĂ©cès Ă  dĂ©plorer, mais qui restera relativement limitĂ©.

Menace d’une forme plus grave

L’autre menace, c’est la mutation du virus H1N1 vers une forme plus grave et qui provoquerait alors un nombre de morts bien plus important. Ainsi, la pandĂ©mie de 1918 terriblement mortelle avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e d’une Ă©pidĂ©mie estivale relativement bĂ©nigne. Cependant, les pandĂ©mies grippales de 1957 et 1968 n’ont pas connu une telle situation et les virus en cause n’ont pas Ă©voluĂ© vers plus de virulence. «Nous devons savoir qu’il peut y avoir des changements et ĂŞtre prĂŞts Ă  cela», a dit M. Hartl. «Pour le moment, nous n’avons observĂ© aucun changement dans le comportement du virus. Ce que nous observons, c’est son expansion gĂ©ographique.»

Dans l’hypothèse d’une telle mutation, quelle sera l’efficacitĂ© du vaccin qui est en cours de prĂ©paration ? Personne pour l’instant n’est capable de rĂ©pondre Ă  cette question. Mais par exemple, on sait que lors de la pandĂ©mie de 1918, ceux qui avaient Ă©tĂ© contaminĂ©s pendant la phase estivale et n’avaient souffert que d’une forme bĂ©nigne ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une certaine immunitĂ© lorsque le virus est devenu plus virulent.

Martine Perez

Nous placerons à la suite de cet article les Informations en Continu de la rédaction de Mecanopolis

Rédaction Mecanopolis

27 juillet > Les Européens accélèrent la mise à disposition du vaccin

Plusieurs gouvernements europĂ©ens ont indiquĂ© qu’ils allaient accĂ©lĂ©rer les essais de vaccins A/H1N1 pour mettre les produits Ă  disposition de leur population avant l’hiver, ce qui alarment certains experts.

L’Agence europĂ©enne du mĂ©dicament, principal rĂ©gulateur europĂ©en en la matière, veut aller vite dans la phase d’approbation des vaccins. Plusieurs pays, dont la Grèce, la France, la Grande-Bretagne et la Suède ont indiquĂ© qu’ils commenceraient Ă  utiliser les vaccins si l’agence donne son feu vert, peut-ĂŞtre dans les semaines qui viennent.

Dans un entretien Ă  l’Associated Press, Keiji Fukuda, chargĂ© de la grippe Ă  l’Organisation mondiale de la SantĂ©, a mis en garde contre les risques potentiels de vaccins non testĂ©s, sans remettre en cause pour autant la dĂ©marche des pays europĂ©ens. « Sur la sĂ©curitĂ© des vaccins, il ne peut pas y avoir de compromis » a estimĂ© le Dr Fukuda vendredi. « Il y a certains domaines oĂą l’on peut faire des Ă©conomie, peut-ĂŞtre, mais il y en a d’autres pour lesquels ce n’est pas possible » a rĂ©sumĂ© le mĂ©decin japonais.

Chers amis, le forum Mecanopolis est maintenant ouvert, et nous vous invitons a y placer vos   réfléxions, articles et analyses sur la grippe A (H1N1) et autres sujets

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