août 07 2010

En France, un père de huit enfants incarcéré pour « recherches historiques »

Par Paul-Éric Blanrue

Né en 1969, marié et père de 8 enfants, le Français Vincent Reynouard est ingénieur chimiste de formation, issu de l’ISMRA (Institut des sciences de la matière et du rayonnement atomique) de Caen. Il se présente volontiers comme catholique traditionaliste et ne cache pas ses opinions politiques ultra-conservatrices. Mais, surtout, il conteste publiquement, sous la forme de DVD et d’écrits, la version classique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. ll fait partie de ces chercheurs se proclamant « révisionnistes » et qualifiés de « négationnistes » car ils ne croient pas à l’existence des chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands.

blanrue

En 2005, Reynouard écrit et envoie à des syndicats d’initiative, des musées et des mairies un fascicule de 16 pages intitulé « Holocauste? Ce que l’on vous cache », dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire académique. La justice française s’abat aussitôt sur lui.

En première instance, il est condamné, en 2007, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à 1 an de prison ferme, 10.000 euros d’amende et 3.000 euros de dommages et intérêts pour la LICRA. En appel, en juin 2008, la Cour de Colmar confirme la peine de prison et le condamne à un total de 60.000 euros (20.000 euros d’amende + publications forcées et frais divers). Du jamais vu.

Comme Reynouard réside en Belgique, la France lance contre lui un mandat d’arrêt européen pour l’obliger à purger la peine de 1 an de prison ordonnée par la Cour d’appel de Colmar. Le 9 juillet dernier, il est emprisonné par la police belge, en attendant son extradition en France. Ce qui fait dire à l’intéressé : « Quand on ne songe qu’à la mise en prison pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments. »

Conclusion : un homme de 41 ans, père de 8 enfants, est actuellement emprisonné pour ses recherches historiques, en raison de la loi Gayssot.

Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. »

Dans mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (voir la vidéo en fin d’article, NdlR), j’ai rappelé que cette loi liberticide a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélène Carrère d’Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ; l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. À l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad ont, quant à eux, condamné sévèrement cette répression.

Il nous incombe désormais de défendre la libre expression dans les faits et non plus seulement en théorie. Pourquoi n’entend-on personne dénoncer publiquement le sort réservé à Vincent Reynouard ? Que font Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch ? Aucun média, ni français ni étranger, n’a informé l’opinion de cette affaire. Un tel silence est anormal.

Personnellement, j’ai décidé de réagir en tant qu’historien et citoyen, et de faire savoir, par ce communiqué, combien je suis révolté par le fait que, chez nous, on jette en prison un homme pour ses opinions, aussi insolites, stupéfiantes et controversées soient-elles. Un tel traitement est indigne de la France et de sa tradition intellectuelle. La loi n’a pas à intervenir dans la définition de la vérité historique : dans un État libre, cette fonction est celle des historiens. La loi Gayssot, qui restreint la liberté du chercheur, est contradictoire avec la notion d’État démocratique ; c’est une loi scélérate. Je demande en conséquence son abrogation immédiate.

J’espère être bientôt rejoint par des dizaines, des centaines, des milliers d’autres personnes ne pouvant rester indifférentes face à ce scandale qui nuit gravement à l’image de la France et bafoue l’esprit de la République.

Celles et ceux qui veulent cosigner avec moi ce communiqué peuvent m’envoyer leur nom et leurs coordonnées à cette adresse : eugenie.blanrue@laposte.net.

Il ne s’agit pas de soutenir les idées religieuses, politiques ou historiques de Vincent Reynouard, mais de défendre son droit à les exprimer. Pour les contester, il suffit d’un débat démocratique, ouvert, franc et loyal.

Nous ferons le point sur ces signatures à la fin du mois de septembre prochain. En attendant, merci de diffuser ce texte au maximum.

Paul-Éric Blanrue, historien

juin 19 2010

Quels sont les liens du Mossad avec les juifs de la diaspora ?

Nul doute que la question provoquera, comme à chaque fois que nous traitons un sujet en rapport avec la communauté juive, sont lot de réprobations, d’insultes et de menaces.

Pourtant, à la lecture du livre de Jacob Cohen, Le Printemps des Sayanim, on est en droit de s’interroger à propos des liens étroits qui existent entre les services de renseignements israéliens et la diaspora juive. L’auteur a bien voulu nous faire parvenir le texte de présentation que nous vous proposons sur cette page, ainsi qu’un extrait de son livre.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

[Suite à une demande expresse de notre avocat-conseil, nous avons modifié le titre initial de cet article]

mossad

Le Printemps des Sayanim

Par Jacob Cohen

Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des Juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.

L’Etat d’Israël possède ainsi un réservoir extraordinaire et inépuisable d’agents bien introduits dans tous les domaines et pratiquement tous les pays. Il suffit d’évoquer le Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et ses 500 000 membres, tous prêts à défendre Israël à n’importe quel prix. Il y aurait 3000 sayanim en France. Imaginons la contribution de plusieurs milliers de sayanim aux Etats-Unis, ne serait-ce que dans les domaines financier et cinématographique.

Le premier intérêt du récit, c’est de mettre en lumière cette nébuleuse aussi mystérieuse qu’efficace. Car à moins de se référer à quelques livres écrits par des spécialistes – en particulier anglo-saxons – du fameux Mossad, on ne trouve nulle trace de ces sayanim. Même leur nom n’apparaît pratiquement jamais. Pourtant leur rôle est primordial dans les entreprises d’espionnage et/ou de manipulation médiatique du Service qui les emploie. Cette occultation peut déjà être considérée en soi comme une victoire de ces réseaux. Ils peuvent ainsi agir dans l’ombre, évitant de fait toute contre-attaque, ou même une tentative de créer des réseaux hostiles pour les contrer. On peut aussi se poser des questions sur les médias français qui ont réussi l’exploit de parler d’Israël et du Mossad sans jamais mentionner cette espèce de 5e colonne.

Il va sans dire que l’auteur n’a eu aucun accès ni à des documents confidentiels ni à des témoignages directs. Mais le fait de connaître l’existence des sayanim, et leur dévouement exemplaire à Israël, lui a permis une lecture particulière de certains événements.

Un exemple significatif : L’auteur a été approché par des francs-maçons juifs du Grand Orient, sur la base de son identité évidente. En 2002, alors qu’Israël réprimait violemment la seconde intifada, ces frères français voulaient créer une loge juive et sioniste (en violation des règles du GODF) pour aider leur patrie de cœur. Il était évident qu’ils agissaient pour le compte de structures sionistes. D’ailleurs, les conditions d’installation et de fonctionnement de cette loge montrent à quel point celle-ci a bénéficié de la complaisance des instances supérieures de l’obédience de la rue Cadet.

Le Printemps des Sayanim met également en scène des personnages connus médiatiquement, dont l’influence est considérable, tant par leurs moyens financiers que par leurs réseaux, et qui, sans relâche, défendent la politique israélienne. On l’a vu récemment avec l’attaque brutale de la « flotille humanitaire ». Il s’est trouvé un grand philosophe pour évoquer « la pureté des armes sionistes », et un autre humaniste pour déplorer les « attaques antisémites ».

Il est impossible de tout citer. Mais on ne peut passer à côté de ce fait longuement détaillé dans le récit : Comment SOS Racisme est devenu un auxiliaire des institutions sionistes françaises, notamment l’UEJF, avec qui il travaille main dans la main.

Jacob Cohen

Le Printemps des Sayanim est édité chez l’Harmattan

Né en 1944 à Meknès, Jacob Cohen obtient une licence en Droit (Casablanca) et le diplôme de Sciences-Po (Paris). Il vit à Berlin et Montréal avant de revenir à Casablanca, où il est maître-assistant à la faculté de Droit, de 1978 à 1987. Il vit depuis à Paris. Il a déjà publié Les noces du commissaire, Moi, Latifa S., Du danger de monter sur la terrasse, L’espionne et le journaliste.

Extrait du livre :

Uri Sulitzer le reçut promptement, et commanda du café. Le cardiologue jeta à peine un coup d’œil au décor.

Mauvais signe, pensa le diplomate. D’habitude, les Juifs séfarades se pâmaient d’admiration devant les photos et les drapeaux. La moitié du travail était déjà accomplie. Mais on l’avait prévenu.

- Je suis très heureux de faire votre connaissance.

Zerbib inclina la tête, en signe de réciprocité. Sulitzer comprit qu’il devait d’abord lever une ambiguïté.

- C’est MST qui m’a donné votre numéro privé.

Le visiteur eut un mouvement d’étonnement, vite maîtrisé.

- Sans trahir un secret médical, MST ne jure que par vous. Il paraît que vous êtes un magicien. Un jour ou l’autre, il faudra que je me fasse examiner. On vit dans un tel stress.

Le cardiologue posa sa carte de visite sur le bureau.

- Je ne vous aurai pas dérangé pour cela. Merci quand même. MST m’a dit que je pouvais compter sur vous. Je sais qu’il est dans la loge Hatikvah, et que la direction du Bnaï Brit estime beaucoup votre contribution. Le poste de président en est la preuve.

- MST m’honore effectivement de son amitié.

- Savez-vous ce qu’est un sayan ? demanda abruptement Sulitzer.

- Non !

- Dans un sens, cela me fait plaisir. Cela montre qu’on peut l’être dans la plus totale discrétion. Certains membres de la loge Ben Gourion le sont. Pour vous exprimer ma confiance, je peux vous révéler que MST l’est aussi. Je le fais avec son autorisation, bien entendu.

Richard Zerbib attendit patiemment la suite.

- Le sayan est un informateur qui peut, dans le cadre de ses diverses activités, nous aider, dans la mesure de ses possibilités.

- Qui, « nous » ?

- Je ne peux pas entrer dans les détails pour le moment. Mettons les services de l’ambassade.

- Je me vois mal dans cet exercice.

- Vous serez le premier étonné. Tenez par exemple, en tant que président de la loge Ben Gourion, vous pourriez parrainer une rencontre sportive entre jeunes israéliens et palestiniens, et contribuer à sa réussite.

- Volontiers.

- Ce genre d’événement peut faire avancer la paix.

- Certes. Mais comment ?

- Je vous indiquerai. L’essentiel est d’abord d’avoir votre accord.

- Et c’est tout pour être considéré comme… euh…

- Sayan. C’est un pas important. Mais on pourrait vous demander autre chose.

Sulitzer ne sentait pas son interlocuteur envahi par un enthousiasme délirant.

- Vous aimez Israël, n’est-ce pas ?

- Bien entendu.

- Y êtes-vous déjà allé ?

- Une fois.

- Quelles ont été vos impressions ?

- C’est un pays dynamique, moderne, puissant.

Le diplomate soupira. Il triturait son paquet de cigarillos.

- Vous permettez ?

- Vous êtes chez vous.

- Je vous remercie. Ce que j’ai à vous dire est très important.

Il alluma un cigarillo, et souffla plusieurs fois.

- Vous savez, Israël donne cette impression de force indestructible. Tant mieux, nous sommes forts. Mais la menace est permanente. Nos ennemis sont de plus en plus déterminés. Toutes les occasions sont bonnes pour nous nuire, nous porter le coup fatal. La guerre ne se gagne pas que sur le front militaire. Notre seule chance de survie réside dans notre unité, l’unité du peuple juif tout entier. Sans elle, c’est le début de la fin.

Sulitzer l’observait à travers les volutes de fumée. À son grand soulagement, le visiteur finit par demander :

- Qu’attendez-vous réellement de moi ?

Il se redressa et reposa le cigarillo.

- Monsieur Zerbib, j’aimerais que vous compreniez. Nous sommes en guerre. C’est eux ou nous. Nous devons frapper à toutes les portes. Tout soutien nous est indispensable. L’évolution du milieu médical nous inquiète. Surtout au niveau international. Les congrès se transforment en tribunes politiques pour condamner une soi-disant occupation inhumaine. Le sort des populations civiles palestiniennes tourmente les bonnes âmes. Et c’est Israël qu’on montre du doigt, n’est-ce pas ?

- Evidemment.

- Il semble que êtes assez lié avec le docteur Pearson.

- C’est exact. Mais je ne vois pas le rapport.

- Le docteur Pearson est un des dirigeants de l’association internationale de cardiologie. Son autorité morale est très grande. Nous n’aurions eu que des louanges à lui adresser s’il ne s’était mis en tête de visiter les territoires palestiniens et de prendre des positions politiques contraires à l’éthique médicale. Il a visité la Cisjordanie il y a six mois. Il vient de faire un séjour à Gaza. Le saviez-vous ?

- Il m’en avait informé.

- D’après nos renseignements, il aurait fait des déclarations d’une violence déplacée. Est-ce qu’il faisait de la politique ?

- À ma connaissance, non.

- Vous voyez où mène la propagande de nos ennemis ? Transformer un savant en militant. C’est indigne. Il ne faut pas mélanger les genres. Probablement un cardiologue arabe ou un Anglo-Saxon illuminé qui lui aurait fait tourner la tête.

Le diplomate prit un nouveau cigarillo. Zerbib ne se demandait plus d’où il tenait ces informations.

- Il y a bien un congrès à Marbella dans quelques jours ?

- Exact.

- Vous y serez ?

- Bien sûr.

- Il est vrai que vous faites partie du bureau de l’association. J’aimerais que vous notiez les interventions du docteur Pearson, et d’autres éventuellement, surtout celles qui vous paraissent les plus virulentes, ou qui contiennent des propositions anti-israéliennes. Les noms des orateurs et leurs titres.

- Que leur ferez-vous ?

La question jaillit spontanément, avec un soupçon de crainte. Sulitzer sourit, un sourire particulier qui aurait fait le bonheur de son ami Gilles Talibani.

- Voyons ! Nous ne recourons plus à ce genre d’expédients. Nous essaierons de les faire changer d’avis.

- Comment ?

- Par la persuasion, Monsieur Zerbib. Par la persuasion. Ah, encore une chose. C’est le plus important. Si une résolution anti-israélienne venait à être soumise, faites tout votre possible pour qu’elle ne soit pas adoptée. Et soyez sans crainte. Votre nom ne sera jamais mentionné.

Richard Zerbib se sentait pris au piège. Il aurait voulu dire : « Vous faites erreur sur la personne. Adieu ! », sortir de l’ambassade, et tourner la page. Mais il était trop impliqué maintenant. Comme son épouse. Toute une partie de leur vie sociale tournait autour de ces organisations. Il ne pouvait même pas repousser cette offre en particulier. Les informateurs de sa loge, et d’autres, auront vite fait de répandre des rumeurs sur sa « trahison ». Il ne craignait rien pour lui-même, mais sa femme risquait d’en pâtir.

Il tenta une diversion, qui lui fit presque honte.

- Vous savez, je ne suis pas bon à ce genre de choses. Je risque de vous induire en erreur.

Magnanime, le diplomate réfuta l’objection.

- On ne vous demande pas de jouer les James Bond. Soyez naturel. Vous verrez, c’est assez facile, et même excitant. On finit par y prendre goût.

- C’est contraire à l’éthique médicale, mais vues les circonstances…

- Je vous remercie, Monsieur Zerbib. Votre patriotisme vous honore.

Publié sur Mecanopolis le 19 juin 2010

Reproduction autorisée avec indication des sources

juin 16 2010

Un juif nationaliste et anti-mondialiste, ça existe ?

A la fois intéressante et rupture avec la pensée préconçue, la vision nationaliste d’Israël présentée par Jean-Marc Desanti mérite notre attention.

Son article, véritablement novateur dans son fondement, nous propose un changement de la pensée nationaliste israélienne habituelle. L’auteur s’en prend ouvertement aux Etats-Unis, qu’il conçoit comme responsables des conflits interethniques de cette région. Selon lui, ces derniers manipuleraient à la fois musulmans, chrétiens et juifs pour assouvir leur influence et leur contrôle.

Rare, voire exceptionnel, vous m’en direz tant, des juifs nationalistes anti-mondialistes ! La révolution est en marche. Les juifs auraient-ils finalement compris qu’ils pouvaient être eux aussi manipulés ? Peut-être…

Cependant, faut-il encore se demander si cette frange hébraïque peut réellement peser sur l’opinion. J.-M. Desanti n’est-il pas simplement utopiste ? La question peut se poser sachant que l’Etat israélien montre régulièrement des actions d’ingérence. Pensons par exemple aux groupes d’amitié Europe-Israël au Parlement européen, ou encore au groupe d’amitié France-Israël au Parlement français. Pensons aussi au CRIF, qui influence fortement la politique prise par le gouvernement français.

Pour notre part, sans remettre en question la sincérité et l’honneur de Desanti, nous pensons que ce courant de pensée reste ultra-minoritaire dans la mouvance juive nationaliste.

Néanmoins, la lecture de ce texte est importante, car elle permet d’élargir notre vision, si souvent faussée et orientée par les maîtres de la  manipulation et du « prêt-à-penser ».

Christophe Zeigt, pour Mecanopolis

Christophe Zeigt est le fondateur du site Cercle Futur

desanti

Gaza : Les mercenaires d’Obama
L’arraisonnement de la flottille d’activistes pro-palestiniens aura fait au moins 10 morts dans les rangs de ces derniers et blessé au moins six soldats israéliens dont deux gravement. Il semble bien que l‘action menée par les Commandos Marines israéliens a rapidement dérapé dans une série d’erreurs techniques … On indique à la tête de l’État Major de Tsahal qu’on ignore qui a donné les ordres de feu tout en précisant que défendre sa vie est aussi valable dans les eaux internationales. Les informations, on peut s’en douter seront, de toute façon, d’un côté comme de l’autre totalement contradictoires et le sympathisant de telle ou telle cause prendra évidemment, pour argent comptant, les informations de son camp. Il n’en reste pas moins qu’en dehors des scènes macabres médiatisées et des conséquences désastreuses pour l’image d’Israël et sur le terrain à Gaza, la résolution nécessairement politique de la question palestinienne n’avancera pas d’un pouce.
Nous avons, plus que jamais, un gouvernement bicéphale déchiré, une diarchie où s’opposent dans la plus grande cruauté deux pouvoirs inconciliables le Fatah laïque et le Hamas islamique. On semble oublier dans cette pitoyable et tragique affaire, comme l’indiquait Mark Regev , que les activistes pro Hamas « prétendent militer en faveur des droits de l’Homme mais restent silencieux dès lors qu’il s’agit d’attaques du Hamas délibérément ciblées contre des civils israéliens ou des brutalités de ce régime envers ses propres citoyens en vue d’anéantir toute opposition politique, de supprimer tout média indépendant, ce qui a entraîné l’arrestation ou l’exécution de centaines d’opposants politiques.
S’ils s’intéressaient sincèrement et surtout honnêtement au bien-être de la population de Gaza, ils souligneraient les 15 000 tonnes d’aide humanitaire expédiées chaque semaine y compris par l‘État d‘Israël. » On pourrait se contenter de se nourrir des tragédies de ce matériel humain, juifs ou musulmans, jeté en pâture aux politiques débordés des deux camps.
Cependant, ne convient-il pas de poser, une fois encore, les questions qui dérangent ?
Pourrions-nous prendre connaissance des télex secrets, génialement cryptés, entre Ankara et Jérusalem via Washington ?
Quels sont les derniers ordres de mission donnés à la confrérie religieuse turque « Nurcus » par la CIA qui a permis à celle -ci et aux fonctionnaires du Département d’État, grâce à leurs madrasas, d’opérer clandestinement dans les nouvelles républiques turcophones d’Asie Centrale, dont l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Russie ?
La Turquie a armé, approvisionné, entraîné, dirigé la flottille et couvert la coque du navire de tête – au cas où nous n’aurions pas compris- d’un gigantesque drapeau turc.
Invraisemblable retournement de situation ?
Quoi ? L’allié turc, indéfectible ami de Sion prenant le commandement d’un convoi voulant forcer le blocus de Gaza territoire ennemi d’Israël ?
Oui mais dira-t-on de deux choses l’une : Ou la Turquie n’avait pas totalement l’aval des USA pour mener une telle opération aventureuse et ceci indique, à n’en plus douter, qu’elle est devenue une véritable république islamique autonome ou bien la Turquie avait bien le feu vert US et elle joue le rôle de puissance régionale faisant pression sur Israël pour le compte des USA qui ne digèrent plus le turbulent, incontrôlable et imprévisible Ex allié.
Compte tenu de l’histoire et de la méfiance envers les dirigeants sionistes, les USA ont réalisé qu’ils ne pourraient pas obtenir le contrôle direct de la région, et auraient par conséquent besoin d’utiliser un mandataire pour faire passer cette zone « sous contrôle », rapidement et effectivement. La Turquie est ce parfait mandataire : membre de l’OTAN, candidat à l’entrée dans l’UE … De parfaits mercenaires pour l’Oncle Sam.
Les deux hypothèses se confondent donc. Un pays islamique sert les intérêts US pour écraser un résistant au Nouvel Ordre Mondial qui ne peut s’imposer qu’après l’écrasement de tous les nationalismes.
Oui ! On nous refait le coup du Kosovo pour écraser l’identité nationale serbe !
Dites-vous bien, humanistes bien intentionnés pour les misérables populations Gaza ouïs que vous aurez bientôt, d’une manière ou d’une autre, directement ou indirectement, le plaisir de voir l’Air Force bombarder, faire bombarder ou laisser bombarder Tel Aviv, Herzlia, Netanya, Ashdod ou Haïfa …
Mais si, aujourd’hui, nous, nous pleurons tous les morts, c’est ne prendre aucun risque que d’affirmer que les morts israéliens n’obtiendront de votre part qu’un rictus malsain de dégoût satisfait.
Satisfait que les youpins s’en prennent encore plein la gueule !
Alors nous n’aurons plus rien à nous dire et plus rien à faire que de plaindre votre logorrhée antisioniste pauvre paravent hypocrite de l’antisémitisme qui vous colle à la peau comme une lèpre.
Vous aurez définitivement choisi votre camp. Celui des mercenaires d’Obama, des mercenaires de l’Empire, des idiots utiles et couards. Il n’y aura plus d’Israël pour vous protéger pauvres crétins et vous vous gorgerez, obligatoirement, la peur au ventre, de Mac Do Hallal entourés de Hidjab.
A moins que l’Odyssée manipulée de la petite armada vers Gaza ne marque le début d’une prise de conscience de chacun : arabes, juifs, chrétiens et que de cette misère naisse une nouvelle Ligue, cette fois trois fois sainte qui infligera à l’Empire et à ses épigones une nouvelle Bataille de Lépante.
Jean-Marc DESANTI

Gaza : Les mercenaires d’Obama

L’arraisonnement de la flottille d’activistes pro-palestiniens aura fait au moins 10 morts dans les rangs de ces derniers et blessé au moins six soldats israéliens dont deux gravement. Il semble bien que l‘action menée par les Commandos Marines israéliens a rapidement dérapé dans une série d’erreurs techniques … On indique à la tête de l’État Major de Tsahal qu’on ignore qui a donné les ordres de feu tout en précisant que défendre sa vie est aussi valable dans les eaux internationales. Les informations, on peut s’en douter seront, de toute façon, d’un côté comme de l’autre totalement contradictoires et le sympathisant de telle ou telle cause prendra évidemment, pour argent comptant, les informations de son camp. Il n’en reste pas moins qu’en dehors des scènes macabres médiatisées et des conséquences désastreuses pour l’image d’Israël et sur le terrain à Gaza, la résolution nécessairement politique de la question palestinienne n’avancera pas d’un pouce.

Nous avons, plus que jamais, un gouvernement bicéphale déchiré, une diarchie où s’opposent dans la plus grande cruauté deux pouvoirs inconciliables le Fatah laïque et le Hamas islamique. On semble oublier dans cette pitoyable et tragique affaire, comme l’indiquait Mark Regev , que les activistes pro Hamas « prétendent militer en faveur des droits de l’Homme mais restent silencieux dès lors qu’il s’agit d’attaques du Hamas délibérément ciblées contre des civils israéliens ou des brutalités de ce régime envers ses propres citoyens en vue d’anéantir toute opposition politique, de supprimer tout média indépendant, ce qui a entraîné l’arrestation ou l’exécution de centaines d’opposants politiques.

S’ils s’intéressaient sincèrement et surtout honnêtement au bien-être de la population de Gaza, ils souligneraient les 15 000 tonnes d’aide humanitaire expédiées chaque semaine y compris par l‘État d‘Israël. » On pourrait se contenter de se nourrir des tragédies de ce matériel humain, juifs ou musulmans, jeté en pâture aux politiques débordés des deux camps.

Cependant, ne convient-il pas de poser, une fois encore, les questions qui dérangent ?

Pourrions-nous prendre connaissance des télex secrets, génialement cryptés, entre Ankara et Jérusalem via Washington ?

Quels sont les derniers ordres de mission donnés à la confrérie religieuse turque « Nurcus » par la CIA qui a permis à celle -ci et aux fonctionnaires du Département d’État, grâce à leurs madrasas, d’opérer clandestinement dans les nouvelles républiques turcophones d’Asie Centrale, dont l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Russie ?

La Turquie a armé, approvisionné, entraîné, dirigé la flottille et couvert la coque du navire de tête – au cas où nous n’aurions pas compris- d’un gigantesque drapeau turc.

Invraisemblable retournement de situation ?

Quoi ? L’allié turc, indéfectible ami de Sion prenant le commandement d’un convoi voulant forcer le blocus de Gaza territoire ennemi d’Israël ?

Oui mais dira-t-on de deux choses l’une : Ou la Turquie n’avait pas totalement l’aval des USA pour mener une telle opération aventureuse et ceci indique, à n’en plus douter, qu’elle est devenue une véritable république islamique autonome ou bien la Turquie avait bien le feu vert US et elle joue le rôle de puissance régionale faisant pression sur Israël pour le compte des USA qui ne digèrent plus le turbulent, incontrôlable et imprévisible Ex allié.

Compte tenu de l’histoire et de la méfiance envers les dirigeants sionistes, les USA ont réalisé qu’ils ne pourraient pas obtenir le contrôle direct de la région, et auraient par conséquent besoin d’utiliser un mandataire pour faire passer cette zone « sous contrôle », rapidement et effectivement. La Turquie est ce parfait mandataire : membre de l’OTAN, candidat à l’entrée dans l’UE … De parfaits mercenaires pour l’Oncle Sam.

Les deux hypothèses se confondent donc. Un pays islamique sert les intérêts US pour écraser un résistant au Nouvel Ordre Mondial qui ne peut s’imposer qu’après l’écrasement de tous les nationalismes.

Oui ! On nous refait le coup du Kosovo pour écraser l’identité nationale serbe !

Dites-vous bien, humanistes bien intentionnés pour les misérables populations Gaza ouïs que vous aurez bientôt, d’une manière ou d’une autre, directement ou indirectement, le plaisir de voir l’Air Force bombarder, faire bombarder ou laisser bombarder Tel Aviv, Herzlia, Netanya, Ashdod ou Haïfa …

Mais si, aujourd’hui, nous, nous pleurons tous les morts, c’est ne prendre aucun risque que d’affirmer que les morts israéliens n’obtiendront de votre part qu’un rictus malsain de dégoût satisfait.

Satisfait que les youpins s’en prennent encore plein la gueule !

Alors nous n’aurons plus rien à nous dire et plus rien à faire que de plaindre votre logorrhée antisioniste pauvre paravent hypocrite de l’antisémitisme qui vous colle à la peau comme une lèpre.

Vous aurez définitivement choisi votre camp. Celui des mercenaires d’Obama, des mercenaires de l’Empire, des idiots utiles et couards. Il n’y aura plus d’Israël pour vous protéger pauvres crétins et vous vous gorgerez, obligatoirement, la peur au ventre, de Mac Do Hallal entourés de Hidjab.

A moins que l’Odyssée manipulée de la petite armada vers Gaza ne marque le début d’une prise de conscience de chacun : arabes, juifs, chrétiens et que de cette misère naisse une nouvelle Ligue, cette fois trois fois sainte qui infligera à l’Empire et à ses épigones une nouvelle Bataille de Lépante.

Jean-Marc Desanti

juin 14 2010

Les peuples : nos seuls camarades

Tribune libre de Jean-Marc Desanti

L’histoire que l’on enseigne dans les prestigieuses universités par les faiseurs d’opinions se pare de la vertu de la cohésion, de la logique et de la science. Au bout du compte tout s’expliquerait d’une manière rationnelle. Par exemple, il fallait écraser l’Allemagne nazie comme le Japon Impérial- c’est-à-dire aussi des peuples innocents – par le fer et par le feu. Il était normal que le pacte germano-soviétique se rompit et que l’URSS s’accoquinât avec l’impérialisme américain, Stalingrad effaçant Une journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne. On se devait de soutenir la juste lutte des peuples colonisés, mais en fermant les yeux sur les atrocités commises, aussi, par les indépendantistes. Bref, on nous fait et refait sans cesse, le coup « du sens de l’Histoire » sans s’inquiéter des racines des malheurs des temps et du prix exorbitant à payer par les populations. Déjà, nous pouvons prévoir qu’on éduquera les futurs robots des espérances planétaires dans l’idée qu’il était finalement souhaitable de démanteler l’Irak, de persécuter les afghans ou demain de faire disparaître Israël de la carte, sans doute pour marquer, comme il se doit dans une perspective historique « correcte », le triomphe définitif sur les patries charnelles, du libéralisme économique mondialisé, cette fin de l’Histoire.

desanti

Les idéologues manipulateurs « de renom » ne se contentent pas d’être des conformistes obéissants et d’acter le passé. Ils en font une philosophie du déterminisme : Puisque c’est arrivé, c’est que le phénomène était aussi inévitable et naturel que la nuit succédant au jour. Il y a eu des massacres de peuples, des destructions massives mais après vient toujours le temps de la « reconstruction » économique. En réalité triste jeu télévisé où l’animateur, employé par Big Brother, un petit carton rempli de réponses, qui lui confère l’autorité cathodique, joue les encyclopédistes en répétant la ritournelle des doctes : « Mais oui, bien sûr ! Vous ne le saviez pas ? »

Savoir quoi ? Que les gentils deviennent très méchants mais qu’ils ont toutes les excuses ? Que les méchants finissent par nous apitoyer devant le spectacle hideux de leurs enfants agonisants ? Qu’à la fin c’est toujours le gros riche dont le fric pue les cadavres immolés qui tire son épingle du jeu sanguinaire et conserve son magot ?

Que le seul vainqueur c’est celui qui sait être boutefeux à l’hôtel Bilderberg au début, cynique, pendant, à Londres et new-yorkais modéré de l’ONU, à la fin ?

Nous le connaissons ce grand seigneur et saigneur par procuration. Il est toujours là pour rebâtir et faire des affaires. C’est l’affairiste « marchand de gloire » poussant le mutilé médaillé sur scène, et des coulisses lui soufflant son discours.

C’est Barras le mandataire corrompu du Directoire, c’est le carpetbagger nordiste, profiteur de la guerre de Sécession, c’est Poincaré décidant l’occupation de la Ruhr, c’est Alfred Krupp, membre de la SS dès 1931, arrêté, jugé puis acquitté, et finalement libre en 1951, c’est le chinois nouveau en Afrique et le trader américain partout.

Mais nous connaissons aussi les vaincus, les foules des misérables, des minables détritus jetés en paquets sur les routes des exodes ou qu’on oublie à la Kolyma, dans les Laogaï, qu’on persécute à Dachau et exécute à Auschwitz. ou dans les villes ghettos , Varsovie, Cracovie, Lodz hier, aujourd’hui les favelas, Gaza et demain Beíer Sheva, Lod, Afula, Hébron ou Tel Aviv.

Il n’y a aucune logique.

Ceux qui résistent, les frères Bielski dans la région de Lida et de Novogrudok en 1942, les jeunes tchétchènes, kabardes, tcherkesses, ingouches ou lezguiens aujourd’hui, les chrétiens d’Orient, les tibétains … Eux ne seront jamais riches, et ne seront plus là pour témoigner. Pour eux parleront des témoins faussaires, des résistants de la dernière heure, des intellectuels réfugiés à l’étranger tous des roublards encostumés d’anciens Topaze, qui, par veulerie auront épousé, à temps, les valeurs de la « haute ».

Et les gueux qui n’ont droit qu’aux monuments funéraires gravés à leurs noms ne verront jamais les fruits de leur sacrifice. Et, pour une fois, ils ont bien de la chance, cela leur évite de côtoyer avec nous la pourriture de la récolte.

Ce sont eux, les damnés de la terre, qui sont nos camarades, ceux à qui les propriétaires de Rolex font croire que l’autre est leur ennemi. Ceux qui n’ont pas voulu admettre qu’il n’existe qu’une dialectique désespérante : celle des exploiteurs et des sacrifiés, des voleurs et des spoliés, des bourreaux et des victimes, des banquiers et des naïfs.

Depardieu, tout bouffi de viande grasse et d’alcools de luxe peut impunément traiter de cons «  les ouvriers qui ne se révoltent pas », il est vrai qu’il ne se risque d’être Jean Valjean que dans des films de fiction.

Alors il ne reste, à tous ceux qui n’ont comme seul bien que la terre de leur patrie de se devoir assistance et fraternité. C’est en s’enracinant sur leur sol, en cultivant leur singularité, en préservant leurs héritages qu’ils résisteront le mieux aux folies messianiques des fossoyeurs des identités, lissés au botox.

Chaque patrie préservée, chaque peuple debout est une digue contre la déferlante babélienne. Soyons fiers d’être européen, africain ou asiatique. Aimons chez l’autre sa beauté brute et non caviardée. Nous ne devons pas aimer l’Islam mais le musulman dans l’Islam et le musulman comme le juif n’ont pas à aimer le christianisme mais Jésus le rabbin prophète… Et que l’athée se contente de saluer le cheminement chaotique et grandiose de la pensée humaine dans le religieux.

Peuples, nos seuls camarades, traduisez vos livres dans la langue de l’autre, accueillez l’étranger en transhumance, émerveillez-vous des odeurs et des couleurs inconnues, apprenez de vos frères de passage et retournez à vos champs.

Et si des individus tombent en amour devant une de vos civilisations, laissez-le épouser vos fils et vos filles et devenir un des vôtres, le meilleur d’entre vous, mais en reniant à jamais sa culture première, en oubliant pour toujours cet autre qu’il fut, en déchirant son passé sans jamais vous en reprocher la douleur : La paix est à ce prix.

Jean-Marc Desanti, pour Mecanopolis

avr 04 2010

Mort de Saïd Bahrarach, vigile à Bobigny (vidéo)

C’est une affaire qui n’a pas fait la Une des journaux ni des radios, tout juste a-t’elle été évoquée comme un banal fait divers de banlieue… Pourtant, c’est visiblement de tout autre chose dont il s’agit, mais les médias alignés et la Justice, qui se complaisent à instrumentaliser d’autres faits divers, ont tout fait pour minimiser celui-ci, reprenant à leur compte la version des agresseurs, alors que des témoins et l’autopsie montrent une réalité bien différente.

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Saïd était vigile et pour avoir fait son métier, il est mort, retrouvé noyé dans le canal de l’Ourcq.

Tout a commencé lorsqu’un client, semble-t’il d’obédience juive, a exigé que le vigile lui rouvre les portes du magasin après la fermeture à 19h30 le 1er Avril 2010 (Edit du 4/04/2010 c: des informations plus récentes évoquent la date du du 31 Mars 2010, voire même 30 Mars 2010 : décidément cette affaire n’est pas du tout transparente…).

Saïd connu pour sa tempérance, sa gentillesse et son sérieux, refuse de réouvrir la porte du magasin, conformément aux instructions de la Direction.

Le ton monte et plusieurs coups seraient échangés, l’agresseur appelant du renfort, 3 à 5 personnes supplémentaires de confession juive selon les versions, obligeant le vigile à lâcher son chien et faire usage d’une bombe lacrymogène, comme la loi l’y autorise.

C’est alors que les agresseurs agissant en groupe, ont saisi un cric pour frapper apparemment le chien et le vigile, obligeant ce dernier, terrorisé par ces attaques ignobles, à plonger dans le canal de l’Ourcq selon la version actuelle, une version qui a beaucoup changé entre-temps.

L’un des agresseurs affirme que le vigile aurait eu des propos antisémites, ce que réfutent des témoins et l’épouse de l’agresse, Nathalie, qui dément formellement ces allégations des agresseurs visant « à salir sa réputation ».

Comme par hasard les caméras de surveillance n’ont pas pu filmer la scène de cette agression, car… elles n’étaient pas branchées, c’est ballot. Au-delà de cette affaire, on comprend aussi plus largement que les caméras de surveillance deviennent un outil de maitrise de la Vérité (ou du mensonge) au service des Pouvoirs établis, qui peuvent livrer des images quand cela sert leur discours, ou les garder secrètes lorsque cela les indispose…

A ce jour, il y a plusieurs hypothèses et plusieurs enseignements à retirer à ce qui ressemble à une sorte de « ratonnade » tragique.

Concernant les faits, plusieurs versions demeurent :

- 1. Saïd a été retrouvé dans le canal après une altercation banal avec des clients mécontents de la fermeture de leur magasin : ce fut la première version diffusée dans les médias (voir la vidéo ci-dessus),

- 2. Saïd a été agressé par des clients mécontents de la fermeture du magasin et violents, connus de la police, et animés par des motivations racistes ou islamophobes, qui le rouent de coup et le jettent dans le canal avec son chien, où il se noie : c’est la version que l’on retrouve souvent sur place et sur internet, mais c’est une versions que la Justice et les médias ont rapidement étouffée pour lui substituer une version très light, quasi accidentelle.

- 3. Saïd a été agressé par des clients mécontents : le ton est monté, quelques coups non significatifs ont été échangés, et Saïd décide subitement et de son propre chef de se jeter à l’eau pour échapper à ses agresseurs, retirant son blouson et se délestant de sa bombe lacrymogène, et se noie. Son chien est retrouvé dans le canal sans que l’on sache comment il s’est retrouvé là… C’est la version officielle actuelle proposée par les médias alignés et par la « Justice ».

-4. Saïd a été agressé par des clients mécontents : le ton est monté, quelques coups ont été échangés, et les agresseurs s’en prennent au chien de Saïd qu’ils frappent et qu’ils jettent à l’eau : Saïd décide de plonger pour sauver son chien mais se noie malencontreusement : c’est une version possible comme une autre, mais qui n’a pas été évoquée pour le moment…

-5. Saïd a été agressé par des clients mécontents : le ton est monté, quelques coups ont été échangés, dans les mouvements, Saïd et ses agresseurs se rapprochent involontairement du canal et Saïd glisse à l’eau accidentellement, se noyant. Son chien plonge dans la canal pour le sauver mais n’y parvient. C’est la version qu’aurait peut-être souhaité donner la Justice et les médias alignés, mais évidemment personne n’y aurait cru une seconde…

On le voit, la « Justice »e et les médias alignés présentent comme par hasard la version la plus éducolrée possible, et cela peut effectivement interroger.

Si l’une ou l’autre des autres versions était la bonne, pourquoi les agresseurs n’ont-ils pas appelé les pompiers pour venir en aide au Vigile et à son chien tombés dans le Canal ? Une question qu’aucun média aligné ni la « Justice » ne soulèvent bien évidemment…

Témoignage sur l’agression de Saïd Bourarach

2 poids 2 mesures

Au-delà des faits eux-mêmes (peut-être la Vérité sortira-t’elle rapidement ?), c’est aussi et surtout la façon dont cet horrible fait divers a été reporté dans les médias qui est insupportable :

Si l’agressé retrouvé noyé et roué de coups dans le canal avait été de confession juive et l’agresseur de confession catholique ou musulmane, on aurait crié au racisme et à l’antisémitisme, et l’affaire ferait la Une de toutes les télévisions, de toutes les radios, de tous les journaux : Bref, l’affaire ferait pendant plusieurs jours, voire plusieurs mois et années comme pour l’affaire Illan Halimi, la Une de tous les médias alignés.

Mais voilà, Saïd était de confession musulmane, voire islamique, et du coup cela ne chagrine pas grand monde dans les cercles élitistes.

De même, dans une affaire de type Illan Halimi, la « Justice » aurait immédiatement proposé la possibilité d’un meurtre raciste ou antisémite, mais ici rien de tout cela : Dès le début l’affaire a été étouffée et a été présentée comme trouble, très rapidement la « Justice » a écarté l’hypothèse du meurtre raciste et même l’hypothèse du meurtre tout court !

Enfin, les pseudo-associations de lutte contre le Racisme et l’antisémitisme telles que la Licra ou le Crif se sont montrées d’un mutisme et d’un silence assourdissant, alors que tous les éléments objectifs pouvaient concourir à une altercation à caractère raciste, ce que même l’un des agresseurs a mis en avant !!

Seule SOS Racisme a demandé à ce jour « que toute la lumière soit faite », ce qui est bien le minimum possible et imaginable en de telles circonstances.

Bref, on l’a compris : la mort de Saïd ne sert pas certains agendas politico-médiatiques de haut rang qui visent à faire passer les Musulmans de banlieues pour des « petites crapules » plutôt que pour des victimes consciencieuses et intégrées de clients « bon teint ».

Ce 2 poids 2 mesures dans les « médias », dans la « Justice » et dans les « associations » antiracistes devient de plus en plus insupportable.

Saïd, jeune homme français d’origine maghrébine intégré, père de famille, qui ne faisait que son travail de vigile pour gagner sa vie honnêtement a été retrouvé noyé et roué de coups au petit matin du 2 avril 2010, mais les élites s’en moquent.

Son cas ne les intéresse pas, il n’y a rien à en tirer pour leur agenda.

Circulez, il n’y a rien à voir.

Texte : Observatoire du nouvel ordre mondial

Vidéo : Sirât Alizza

mar 30 2010

Le diable est dans la place ! (vidéos)

Par HISNOULMUSLIM

Peut-on dire que « l’influence démoniaque » ou encore la « pactisation » avec d’obscures forces sont quantifiables dans l’actualité ou bien la moindre allusion à ces phénomènes ne renverrait-elle pas tout simplement à la psychanalyse ?

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Comment aborder le sujet ainsi sans l’entacher des dérives et bêtises d’un « Malleus Maleficarum », outil d’une inquisition qui chassait alors les « pas très Catholiques » au sens littéral du terme et autres Juifs et Musulmans du côté de l’Espagne ?

Dans un monde qui a nié en apparence le thème des sciences occultes on pourrait pourtant se demander pourquoi le sujet est tant représenté dans les médias (séries TV, dessins animés, clip musicaux, jeux vidéos etc…).

Certes il fascine mais alors comment expliquer le rapport entre celui-ci et une pub pour les produits laitiers où l’usage d’un symbolisme ancien à connotation sacrificielle s’y diffuse de façon subversive ?

Loin de moi l’idée que cela se soit fait intentionnellement mais alors comment l’expliquer sans citer le hasard et sans pour autant jeter l’anathème sur les véhicules de ce phénomène.

En réalité, vous qui lisez ces quelques lignes, que vous y croyez ou non n’est pas tellement le sujet de cette introduction qui n’a pas non plus pour vocation de convaincre. Mais si vous, vous n’y croyez pas alors sachez que ce n’est pas forcément le cas de ceux qui décident de la conduite à tenir sur le plan géopolitique. Le sujet est plutôt de prendre conscience que certaines décisions capitales sur la scène internationale pour exemple ont parfois pour source une vision intégralement eschatologique.

Pour preuve, un « Code Ezéchiel » ou comment le président de la plus grande puissance militaro-industrielle du monde de l’époque appelle par téléphone un autre président pour lui expliquer que les prophéties apocalyptiques se manifestent et qu’elles nécessitent par conséquent une intervention des forces du bien contre l’axe du mal.

C’est bien ainsi que s’est déroulé les tentatives de Georges W. Bush en vue de motiver Jacques Chirac de participer à l’invasion de l’Irak en 2003 (lire le document George W. Bush et le Code Ezéchiel, Université de Lausanne, 2007). Si le commun des peuples n’est pas conscient de la prise en considération d’un tel facteur par ceux qui les dirigent n’est-il pas tout de même étrange de constater la persistance de la manifestation d’un symbolisme occulte qui suggère le sang, et qui traverse les âges pour réapparaitre dans nos médias sous ses formes originelles ?

Vous aussi désormais balancez des Å“ufs sur ceux qui sonnent à vos portes la nuit du 31 octobre avant que ce ne soit eux qui le fassent sous prétexte que vous n’ayez de bonbons à sacrifier en vue de commémorer un rite druidique en l’honneur d’un panthéon d’entités divines. Certes détourné au fil des siècles à des fins commerciales mais toujours dans l’optique d’asservissement à une idole [Mammon] sous couvert de divertissement.

Plaisanterie mise à part les vidéos « Le Symboles des Deux Cornes » et « Clarification » n’ont pour but que de présenter une autre vision, à travers la Foi, de l’interprétation du phénomène de la réapparition des symboles occultes.

HISNOULMUSLIM, pour Mecanopolis






Voir les autres vidéos de HISNOULMUSLIM sur Dailymotion

mar 13 2010

La mosquée al-Aqsa en danger

Les Palestiniens affrontent, une fois encore, seuls, ceux qui détruisent la civilisation, les barbares des temps nouveaux, les sionistes colons installés en Palestine.

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La « communauté internationale » se contente d’appeler au calme, l’autorité palestinienne et ses hommes de la sécurité formés par le général américain Dayton empêchent les Palestiniens de Cisjordanie de participer à l’affrontement et pourchassent les résistants, notamment ceux qui sont libérés des prisons israéliennes. Les peuples arabes se cachent derrière leurs régimes pour justifier leur apathie, certains se mettent à pleurer devant les télévisions, d’autres insultent leurs régimes, mais concrètement, rien.

Jusqu’à quand ? Pourquoi ce silence ?

Al-Aqsa, al-Quds, al-Ibrahimi, al-Khalil, la Cisjordanie, la bande de Gaza, La Galilée, le Naqab, les régions frontalières, toute la Palestine est en danger, et toute la Palestine subit des actes de destruction systématique, depuis que les colons juifs y ont été débarqués et ont débarqué pour coloniser le pays, armés d’une idéologie raciste et exterminatrice (sionisme) et d’armes modernes et puissantes pour tuer ceux qui refusent ce massacre civilisationnel.

Soutenons la population d’al-Quds et la défense de la mosquée al-Aqsa et de tous les lieux saints et profanes palestiniens. Les sionistes dépourvus d’histoire dans le pays trafiquent l’histoire et les lieux palestiniens pour se faire admettre comme descendants de la Palestine. Affirmons-leur qu’ils ne sont que des colons venus d’ailleurs, qu’ils sont absolument étrangers au pays, qu’ils resteront aussi exogènes que les croisés qui, il y a plusieurs centaines d’années, ont essayé de s’emparer de la Palestine.

Le Collectif Cheikh Yassine organise un grand rassemblement le dimanche 14 mars 2010 à partir de 14 heures place de l’Opéra (Paris)

Ne restez-pas silencieux! Venez soutenir les Palestiniens plus seuls que jamais face leurs bourreaux!

jan 13 2010

Après les minarets, la Suisse va-t-elle interdire la circoncision ?

C’est le quotidien suisse-alémanique Tages-Anzeiger qui le révèle dans son édition d’hier : un délégué du parti des « Verts » demande un débat sur la circoncision. Consternation des musulmans et des juifs en Suisse.

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«Vouloir lancer un débat sur ce sujet, c’est jeter de l’huile sur le feu », indique Hafid Ouardiri, ancien porte parole d’une mosquée de Genève

Diego Hätenschwiler, membre du bureau du Parti écologiste suisse, considère que la circoncision est une « atteinte à l’intégrité physique » comparable à l’excision, et c’est pour cette raison qu’il veut que le sujet soit discuté lors de la prochaine séance de son parti. « C’est un sujet dont on a très peu parlé en Suisse. Il faut briser ce tabou et en discuter »affirme-t-il au Tages-Anzeiger.

Un autre tabou qu’il faudrait songer à briser est celui de l’islamophobie, mais apparemment, le parti des Verts est plus prompt a jouer la surenchère sur le terrain de l’extrême droite, qui a obtenu, il y a quelques semaines, l’interdiction de la construction des minarets en Suisse.

Interrogé à son tour, Hafid Ouardiri, ancien porte-parole de la mosquée du Petit-Saconnex (Genève), apprécie fort peu cette prise de position : « Cette question n’a pas à être débattue. La circoncision appartient à la tradition abrahamique à laquelle nous tenons et représente un élément d’hygiène important. Vouloir lancer un débat sur ce sujet, c’est jeter de l’huile sur le feu ».

Sabine Simkhovitch-Dreyfus, vice-présidente de la Fédération suisse des communautés israélites de Suisse, se dit interloquée par la proposition des Verts. « C’est l’ouverture d’un débat dont on sait où il commence mais dont on ne sait pas où il finit. Le contexte général de remise en question de toute une série d’acquis dans le domaine de la liberté religieuse est inquiétant. On remet en cause un élément fondamental de la pratique des juifs et des musulmans en Suisse et qui ne nuit en rien à leur intégration. »

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Avec les infos des quotidiens Tages-Anzeiger et Le Matin

Spencer Delane

jan 06 2010

L’exportation de gaz GNL, réel enjeu des tensions actuelles au Yémen ?

Simple coïncidence dans ce monde de brut ? Alors que début novembre, le Yemen est devenu un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL ou LNG), grâce à la mise en oeuvre de nouvelles installations dans le Golfe d’Aden – dont Total possède près de 40% – l’ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa a été fermée dimanche, après celle des Etats-Unis. Raisons invoquées : des menaces d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, faisant notamment suite à l’attentat raté de Noël sur le vol Amsterdam-Detroit.

Alors, 2010 : l’année de la guerre du gaz ? L’avenir du Yemen et de l’Ukraine nous le dira …

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« L’ambassade a été fermée aujourd’hui par mesure de précaution, de crainte d’éventuelles réactions d’Al-Qaïda« , a ainsi affirmé dimanche un responsable yemenite au sujet de l’ambassade  britannique. Tout en indiquant que l’ambassade n’avait pas reçu « de menaces directes d’Al-Qaïda« .

« Certaines indications laissent penser qu’Al-Qaïda prépare un attentat contre un objectif à Sanaa, peut-être notre ambassade », a déclaré quant à lui à la chaîne CNN John Brennan, conseiller d’Obama pour la sécurité intérieure et la lutte anti-terroriste. Selon lui, plusieurs centaines de membres d’Al-Qaïda sont actuellement au Yémen.

Un contexte particulièrement tendu qui fait jour alors que début novembre, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait donné le coup d’envoi symbolique des premières exportations de GNL … Simple « hasard’, alors que gaz et pétrole sont à l’origine  de moult conflits  par les temps qui courent ?

Rappelons par ailleurs que le projet de Balhaf, dans le Golfe d’Aden, d’un montant de 4,5 milliards de dollars, représente un investissement majeur pour le Yémen.

L’usine est opérationnelle depuis le 15 octobre dernier via la mise en oeuvre d’un seul train de production. La construction d’une seconde infrastructure de ce type doit démarrer en février/mars prochain. Théoriquement …. Car le cours des choses pourrait subir quelques modifications  compte-tenu du « climat » actuel …

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Notons  toutefois que le gaz yéménite présente bien des avantages en matière de qualité et de localisation géographique par rapport à ses principaux concurrents de la région (Qatar et Iran notamment, situés dans le Golfe persique) ….

En cas de maintien de planning, la production serait alors de 40.000 m3 par jour, pour une production actuelle d’un peu moins de 20.000 m3 par jour. A terme, la production devrait atteindre jusqu’à 6,7 millions de tonnes par an.

Le GNL devrait être exporté en Corée du sud mais également en Europe et en Amérique du Nord. Le projet devrait générer sur 25 ans entre 30 et 40 milliards de dollars de revenus pour le Trésor du Yémen, l’un des pays les plus pauvres de la planète. A terme, les exportations de GNL du pays équivaudront à 180.000 barils de pétrole par jour.

A noter également : durant les années nécessaires à la mise en oeuvre du projet, aucune attaque significative n’a été dirigée contre les installations ou le personnel. Une « bonne » chose alors que les prises d’otages sont fréquentes dans cette partie du pays. Précisons que que la majorité des 19 millions de Yéménites sont de confession sunnite , tandis que les autres appartiennent à la branche Zaydi de l’islam chiite. Le conflit dans la province de Saada entre rebelles et forces gouvernementales soutenues par les Etats-Unis se poursuit de manière intermittente depuis 2004.

Rappelons également qu’en avril 2008 , Total avait annoncé avoir décidé de rapatrier en France les enfants de ses salariés au Yémen. Nulle crainte à avoir affirmait alors la compagnie, la décision n’étant à voir que comme une mesure « de précaution » destinée à préserver leur sécurité. Une « trentaine » de familles aurait été concernée.

Source : Le BlogFinance et Panier de Crabes

jan 04 2010

Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen (vidéos)

Pedro Canales, El Imparcial

La guerre ouverte qui oppose les tribus Houthis du Nord Yémen et le gouvernement central de Sanaa, aidé par l’Arabie saoudite, vient d’entrer dans son quatrième mois.

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Ali Abdullah Saleh, président-dictateur du Yémen (caricature de l’opposition à Sanaa)

Une première confrontation avec la rébellion du nord Yémen avait été lourdement réprimée par les troupes gouvernementales en 2004. En août 2009, les tribus Houthis se sont à nouveau insurgé contre le régime de Sanaa, la capitale, qui a été contraint de demander de l’aide à son voisin du Nord, l’Arabie saoudite.

Les tribus Houthis ne sont pas terroristes, elles demandent seulement un meilleur traitement et la possibilité de restaurer l’imamat Zaydat, qui régnait dans le pays jusqu’à la révolution républicaine en 1962.

Cette communauté s’est surtout étendue parmi la population zaydita, une minorité qui atteint un tiers des 20 millions d’habitants du Yémen, et qui suit les enseignements de tendance chi’ite, bien que très différent du rite duodécimain iranien.

Le régime yéménite dirigé par le président Ali Abdullah Saleh a été contraint de faire face à cette rébellion sans le soutien de l’Occident, raison pour laquelle il est régulièrement tenté d’assimiler mensongèrement les rebelles Houthis à des terroristes, de sorte à obtenir quelques soutiens substantiels.

Le Yémen a donc été contraint de solliciter l’aide du monde arabe sunnite, notamment à son voisin du nord, l’Arabie saoudite. Mais l’armée saoudienne, qui est la mieux mieux équipée dans le monde arabe grâce au financement et le soutien des États-Unis, n’a pas vraiment de combattants expérimentés. Les forces de Riyad ont donc connu, ces dernière semaines, de sérieux revers, et un grand nombre de leurs soldats ont été capturés par les rebelles Houthis (voir nos vidéos s en bas de page, NdT).

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Massacre des tribus Houthis par les forces yéménites et leurs alliés (Forum Mecanopolis)

L’Arabie saoudite autant que le Yémen accuse l’Iran d’être derrière cette rébellion qui met en évidence la fragilité du système politique yéménite, aggravée par la succession vraisemblablement imminente du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978 par son fils, Ahmed Ali Saleh, qui contrôle actuellement les forces spéciales et de la Garde républicaine.

Selon certains experts du monde arabe, la stratégie de l’Iran serait de créer des poches d’insurrection dans différentes parties du Moyen-Orient dans le but d’affaiblir la position dominante de l’Arabie saoudite dans la région.

Alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe ont apporté leur soutien dans cette croisade de l’Arabie saoudite au Yémen, la Jordanie vient d réagir en envoyant 2′000 soldats des forces spéciales sur le front du Nord Yémen.

Mohamed VI, le roi du Maroc, plus discret, est également venu au secours de la famille saoudienne, en envoyant des centaines de combattants d’élite, essentiellement des parachutistes et des unités de commando formé dans le style Spetsnaz, qui seraient plus à même de faire face à la guérilla menée par les rebelles, à la frontière entre l‘Arabie saoudite et le Yémen, selon les informations fournies par les services de renseignements occidentaux.

Pedro Canales, pour El Imparcial

Traduit de l’espagnol par Spencer Delane, pour Mecanopolis

Merci à Bao, du Forum Mecanopolis, de nous avoir communiqué cet article