Chevalier Jedi
Nombre de lecteurs et d’observateurs de la situation gĂ©opolitique internationale pensent que l’idĂ©ologie d’un Nouvel Ordre Mondial et d’une gouvernance mondialisĂ©e sont l’apanage des courants dit « de Droite » nĂ©o conservateurs et ultralibĂ©raux. Et bien non ! Les forces progressistes dites « de Gauche »: socialistes, communistes et altermondialistes participent activement au mouvement remodĂ©lateur du N.O.M. et Ă la mise en place de tous les outils nĂ©cessaires pour une future gouvernance internationale. Dès Janvier 2001, lors du Forum Social Mondial, le mouvement altermondialiste ATTAC, annonce bien la couleur en accusant les Ă©tats nations d’ĂŞtre Ă l’origine des guerres et des gĂ©nocides (discours d’inauguration).

En outre, il laisse sous entendre la nĂ©cessitĂ© de les supprimer au profit d’une structure dominante globale qui passerait outre la souverainetĂ© des pays et des peuples et n’hĂ©site pas Ă citer Nicos Poulantzas (penseur marxiste proche des conceptions de l’eurocommunisme): « les gĂ©nocides sont une invention moderne liĂ©e Ă la spatialisation propre aux Etats nations : forme d’extermination spĂ©cifique Ă la constitution d’un nettoyage du territoire national qu’on homogĂ©nĂ©ise.(…) Le gĂ©nocide ne devient possible que par la fermeture des espaces nationaux contre ceux qui deviennent ainsi les corps Ă©trangers Ă l’intĂ©rieur des frontières. Symbole ? Le premier gĂ©nocide de l’histoire moderne, celui des ArmĂ©niens, accompagne la fondation du jeune Etat nation turc par Kemal AtatĂĽrk, la constitution d’un territoire national sur les ruines de l’Empire ottoman. (…) Les racines du totalitarisme sont inscrites dans la matrice spatiale matĂ©rialisĂ©e par l’Etat nation moderne…».
Alors que la fondation de l’Etat moderne turc s’inscrit pleinement dans l’Agenda mondialiste du XX ème siècle, le discours d’ATTAC prĂ©tend ainsi que les Ă©tats nations sont l’apanage de tels crimes et omet de signaler que les empires Ă tendance mondialiste, par le truchement d’organisations globales (ONU, OMS, OMC, etc.), provoquent aussi nombres de gĂ©nocides organisĂ©s et justifiĂ©s par leurs propres règles et leurs lois dominatrices.
Peu Ă peu, le discours d’ATTAC de 2001 nous fait penser que la fatalitĂ© de notre Ă©tat, monde globalisĂ© ( »…globalisation capitaliste, aux politiques nĂ©olibĂ©rales productrices d’une brutale inĂ©galitĂ© sociale, de dĂ©sastres Ă©cologiques, de rĂ©gression sociale, d’ « horreur Ă©conomique » et d’aggravation de la dette et de la dĂ©pendance des pays du Tiers-monde… »), ne nous laisse comme autre choix qu’une contre attaque, la crĂ©ation d’un « autre projet mondial, Ă©mancipateur, dĂ©mocratique, Ă©galitaire, libertaire » en proposant les bases de ce qui deviendra un jour « l’internationale de la RĂ©sistance » contre l’offensive capitaliste nĂ©o-libĂ©rale. En d’autres mots la version gauchiste du projet mondialiste (Ă noter que la première et principale rĂ©fĂ©rence de ce discours ampoulĂ© n’est autre que Le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels…) Tout est dit !
En 2003, le XXII ème congrès des pays socialistes de Brasilia anticipait dĂ©jĂ et bien avant l’avènement de la crise Ă©conomique majeure qui dĂ©buta en 2007, la nĂ©cessitĂ© d’un Nouvel Ordre Mondial (liste des participants).
« The Socialist International, the global movement of social democratic, socialist and labour parties, holding its XXII Congress in São Paulo at the invitation of the Partido dos Trabalhadores, calls on all socially and politically progressive people and organisations to come together in a global coalition to promote a new world order based on a new multilateralism for peace, security, sustainable development, social justice, democracy, respect for human rights and gender equality. » (Texte complet).
L’amphitryon de ce sommet, le fraĂ®chement Ă©lu Lula Da Silva, grand reprĂ©sentant du progressisme Ă la brĂ©silienne, reprit quasiment mot pour mot le discours d’inauguration concoctĂ© en Grande Bretagne par le siège de « l’Union des partis socialistes du monde ». Discours de Lula (VO)
En rĂ©sumĂ©, le PrĂ©sident Lula explique que des nĂ©gociations sont en cours avec l’OMC afin de mettre en place une zone de libres Ă©changes au niveau des AmĂ©riques avec le G22.
Que l’objectif du Mercosur (actuellement dĂ©passĂ© au niveau global par l’UNASUR est de dĂ©velopper un ordre Ă©conomique plus juste et plus Ă©quilibrĂ© pour tous.
D’ailleurs, les brĂ©siliens sont en train de renforcer les relations Ă©conomiques dans la RĂ©gion pour construire une infrastructure commune au niveau Ă©conomique et commercial…. Ils veulent aussi crĂ©er des institutions politiques communes, en cherchant l’intĂ©gration sociale et culturelle ; mais aussi dĂ©velopper des relations avec l’Inde, l’Afrique du Sud, la Chine et la Russie pour renforcer le multilatĂ©ralisme…
Pour conclure, que leur politique extĂ©rieure soit un instrument important dans le monde pour favoriser un nouvel ordre plus dĂ©mocratique, plus juste et plus Ă©quitable socialement…
Plus rĂ©cemment, en mai 2009, lors d’une visite historique en Chine, Lula avait annoncĂ© qu’il cherchait Ă promouvoir l’idĂ©e d’un nouvel ordre Ă©conomique mondial oĂą le groupe Ă©mergent du BRIC (BrĂ©sil, Russie, Inde et Chine), pourrait jouer un rĂ´le de premier plan.
Mais Il a surtout évoqué avec son homologue Hu Jintao le «nouvel ordre économique » pour lequel il souhaite voir ces pays jouer un rôle majeur, la crise ayant considérablement changé la donne à ses yeux.
La rĂ©forme de l’ordre financier international, tout comme la promotion du rĂ´le des grands pays en dĂ©veloppement fut donc Ă l’ordre du jour au cours des discussions entre les deux chefs d’Etat. Parmi les propositions Ă©voquĂ©es, celle de libeller les Ă©changes commerciaux en utilisant les monnaies locales, ce qui permettrait de contourner le Dollar. Cette initiative avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e en avril dernier Ă Londres, lors du sommet du G20. Le BrĂ©sil l’avait dĂ©jĂ mise en application, dès le 1er janvier 2009, avec l’Argentine, qui après la Chine et les Etats-Unis est son troisième partenaire commercial.
En cette annĂ©e 2009, faisant suite Ă la rĂ©vĂ©lation de la crise Ă©conomique rendue publique par la mĂ©diatique couverture des Ă©vĂ©nements de Wall Street et en parallèle des rĂ©unions du G8 et du G20, les forces progressistes au sein de l’ONU rĂ©clament haut et fort la crĂ©ation d’un Parlement Mondial.
Trois jours avant que les dirigeants du G20 ne se rĂ©unissent Ă Londres le 02 avril, et en vue d’apporter des solutions Ă la crise financière, des politiciens, des universitaires et des reprĂ©sentants d’organisations de la sociĂ©tĂ© civile originaires de 61 pays ont publiĂ© une dĂ©claration commune appelant Ă la crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire auprès des Nations Unies afin de « contrĂ´ler » le système international. Cette proposition est conforme aux recommandations dĂ©jĂ adoptĂ©es par le Parlement europĂ©en, le Parlement panafricain, le Parlement latino-amĂ©ricain et le SĂ©nat Argentin.
Ce document stipule que « la crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire auprès des Nations Unies devrait ĂŞtre une partie importante du nouveau système de gouvernance financière et Ă©conomique internationale ». Selon cette dĂ©claration, ce forum parlementaire mondial pourrait d’abord ĂŞtre créé en tant qu’organe consultatif. Cependant, elle suggère qu’Ă long terme, il « puisse exercer un rĂ©el contrĂ´le mondial sur les institutions du système ».
La liste des signataires de « l’Appel au contrĂ´le dĂ©mocratique mondial des institutions financières et Ă©conomiques internationales » comprend 140 parlementaires et de nombreux anciens ministres et membres de gouvernements, parmi lesquels, Hans Eichel, ancien ministre allemand des finances de 1999 Ă 2005.
Cette requĂŞte est Ă©galement soutenue par l’ancien SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, l’Ă©gyptien Boutros Boutros-Ghali. « En ce moment critique, nous exhortons les Nations Unies et les gouvernements de ses Ă©tats membres Ă soutenir la crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire auprès des Nations Unies au cours des dĂ©libĂ©rations sur la rĂ©forme des institutions monĂ©taires, financières et Ă©conomiques internationales », a-t-il soulignĂ©.
La dĂ©claration fait remarquer, entre autre, que ce nouvel organe pourrait « contrĂ´ler les liens rĂ©ciproques entre les politiques financières et Ă©conomiques du système international et leur impact dans d’autres domaines tels que le dĂ©veloppement durable, l’approvisionnement alimentaire, l’Ă©ducation, la santĂ© ou l’Ă©radication de la pauvretĂ© ».
Le Leitmotiv pour la refonte du système Ă©tabli est : « Problème, RĂ©action, Solution » au moment oĂą la communautĂ© mondiale fait face Ă un Ă©norme bouleversement Ă©conomique et social dĂ©clenchĂ© par la crise financière mondiale.
La réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement est sérieusement menacée. Les plus pauvres sont les plus touchés. Des répercussions potentiellement graves sont à craindre sur la stabilité politique et la démocratie.
Ainsi les promoteurs d’un Parlement Mondial nous proposent et nous expliquent le besoin d’agir rapidement et efficacement sur la scène internationale, un cadre institutionnel appropriĂ© devant ĂŞtre mis en place pour rĂ©guler et rĂ©orienter le système financier.
«Les institutions multilatĂ©rales telles que le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monĂ©taire international et l’Organisation mondiale du commerce ont créé des politiques mondiales dont l’impact sur le commerce international, la finance et les Ă©conomies nationales est Ă©norme. En cette pĂ©riode troublĂ©e, nous devons nous assurer que le nouveau système d’institutions internationales monĂ©taires, financières et Ă©conomiques soit suffisamment bien choisi, plus crĂ©dible, lĂ©gitime, transparent, responsable, reprĂ©sentatif, rĂ©actif et plus dĂ©mocratique. La crĂ©ation de ce système rĂ©formĂ© doit garantir aux citoyens du monde, concernĂ©s par ses politiques et ses prises de dĂ©cisions, de pouvoir faire entendre leur voix au cours des processus d’Ă©laboration, d’application et d’Ă©valuation de ces actions. Cette tâche doit ĂŞtre soutenue par la crĂ©ation d’un organe mondial composĂ© de reprĂ©sentants Ă©lus.
La crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire auprès des Nations Unies devrait reprĂ©senter une part importante du nouveau système de gouvernance internationale financière et Ă©conomique. Cette assemblĂ©e pourrait initialement avoir une fonction largement consultative. A long terme, elle devrait exercer un authentique contrĂ´le sur les institutions du système. Pour ce faire, ils en appellent Ă la crĂ©ation d’une APNU (AssemblĂ©e parlementaire des Nations Unies) chargĂ©e de ce contrĂ´le mondial « dĂ©mocratique » des institutions financières et Ă©conomiques.
Toujours selon eux, une telle assemblée pourrait :
Ă superviser les politiques financières et Ă©conomiques du système, ainsi que leurs liens et leur impact sur d’autres domaines tels que le dĂ©veloppement durable, l’approvisionnement alimentaire, l’Ă©ducation, la santĂ© ou l’Ă©radication de la pauvretĂ© ;
Ă contribuer Ă sensibiliser la population aux Ă©vĂ©nements critiques avant qu’ils n’Ă©clatent ;
Ă fonctionner comme un organisme de surveillance pour garantir l’application effective des rĂ©formes et des rĂ©glementations;
à rassembler les remarques et les commentaires émis au niveau local par la société civile, en portant une attention toute particulière aux plus faibles, aux plus pauvres et aux moins privilégiés;
Ă avoir voix au chapitre lors de l’Ă©lection des directeurs exĂ©cutifs des institutions du système;
Ă contribuer Ă la recherche d’une solution aux problèmes mondiaux les plus urgents.
«Nous en appelons aux Nations Unies et aux gouvernements des Etats membres de ces dernières pour soutenir la crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire auprès des Nations Unies au cours des dĂ©libĂ©rations concernant la rĂ©forme des institutions internationales monĂ©taires, financières et Ă©conomiques auxquelles ils prendront part. Nous encourageons la Commission d’experts sur la rĂ©forme du système international monĂ©taire et financier, créée par le PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies, de bien vouloir considĂ©rer cette proposition et de la soutenir officiellement. Nous en appelons Ă toutes les organisations, Ă tous les dĂ©cideurs et les citoyens prĂ©occupĂ©s par les intĂ©rĂŞts communs mondiaux pour qu’ils soutiennent cet appel.»
1er Avril 2009
La Campagne pour la crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire des Nations Unies (APNU) est un rĂ©seau global de parlementaires et d’organisations non gouvernementales oeuvrant pour la reprĂ©sentation des citoyens Ă l’ONU.
Les objectifs de la Campagne :
à Rendre le projet APNU visible dans les débats politiques et les medias.
Ă Faciliter au niveau local et national la crĂ©ation de rĂ©seaux d’individus, d’organisations non gouvernementales et de parlementaires oeuvrant pour une APNU dans leur sphère d’influence.
à Etablir une coalition mondiale de plusieurs parties prenantes unissant les efforts de la société civile et des parlementaires pour une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
à Faciliter les contacts et les débats avec les parlements et les gouvernements partageant une vision commune.
Surfant sur un idĂ©alisme mondialiste dit de « gauche », une assemblĂ©e parlementaire aux Nations Unies (APNU) permettrait de faire entendre la voix des citoyens sur les idĂ©es de politique internationale. Depuis la crĂ©ation du Parlement panafricain, liĂ© Ă l’Union africaine, l’Organisation des Nations Unies reprĂ©sente maintenant l’une des seules organisations gouvernementales de portĂ©e internationale ne disposant d’aucun type de reprĂ©sentation parlementaire.
Les parlementaires Ă©lus pourraient agir en tant que reprĂ©sentants directs de la sociĂ©tĂ© civile lors des prises de dĂ©cisions mondiales. L’APNU serait donc un organe oĂą ses reprĂ©sentants se rassembleraient et rĂ©flĂ©chiraient aux questions d’ordre mondial. Elle pourrait dans un premier temps ĂŞtre constituĂ©e de dĂ©lĂ©guĂ©s des parlements nationaux et rĂ©gionaux reflĂ©tant leur composition politique.
Une APNU inclurait donc des membres de partis minoritaires ne faisant pas partie du gouvernement. A un stade ultĂ©rieur, cette assemblĂ©e pourrait ĂŞtre directement Ă©lue. Ce serait ainsi un organe unique et lĂ©gitime reprĂ©sentant la voix des citoyens sur des questions d’ordre international. Les participants Ă la campagne considèrent qu’une APNU, une fois créée, Ă©voluerait d’un simple organe consultatif Ă un parlement mondial avec de vĂ©ritables droits Ă l’information, Ă la participation et au contrĂ´le.
En tant que charnière institutionnelle entre les parlements, la sociĂ©tĂ© civile, l’ONU et les gouvernements, l’APNU pourrait Ă©galement devenir un important catalyseur politique pour les dĂ©veloppements Ă venir du système international et du droit international. Une telle assemblĂ©e pourrait ĂŞtre essentielle Ă une reforme approfondie du système de l’ONU.
Elle ne traiterait pas, ni ne remplacerait les procĂ©dures en place de l’ONU et des autres organisations internationales pour assurer la participation des ONG. Elle reprĂ©senterait plutĂ´t un autre moyen d’intĂ©grer la sociĂ©tĂ© civile dans son ensemble, de manière plus efficace au sein du processus de globalisation.
«L’appel Ă la crĂ©ation d’une AssemblĂ©e parlementaire aux Nations Unies » promu par la Campagne APNU reflète le consensus entre les parlementaires ayant la mĂŞme vision, les reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile, les activistes et le corps acadĂ©miques sur ce projet (Source).
Le Nouvel Ordre Mondial se précise: Le G20 pourrait faire place à un Conseil Mondial de la Coordination des Politiques Economiques impliquant 192 pays !
L’accès au crĂ©dit plus dĂ©mocratique et plus reprĂ©sentatif, d’un nouveau système mondial de rĂ©serves moins imprĂ©visible qu’un système de monnaie unique (grâce a l’instauration d’un « panier » monĂ©taire dans lequel la Chine et la Russie, entre autres, entendent bien participer…) et d’un conseil mondial de coordination des politiques Ă©conomiques, figurent parmi les solutions « incontournables » Ă la crise Ă©conomique et financière qui secoue le monde actuellement, a estimĂ© M. Joseph Stiglitz grand inspirateur du mouvement Altermondialiste.
Le laurĂ©at du prix Nobel d’Ă©conomie 2001 et PrĂ©sident de la Commission d’experts de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sur la rĂ©forme du système monĂ©taire et financier international prĂ©sentait la première Ă©bauche des 20 recommandations de sa commission, dans le cadre de la sĂ©rie de tables rondes que l’AssemblĂ©e tient sur le thème « la crise Ă©conomique et financière mondiale et son impact sur le dĂ©veloppement ».
M. Stiglitz et trois autres membres de la Commission d’experts ont soulignĂ© qu’il Ă©tait absolument nĂ©cessaire de transformer, de manière radicale, les bases de l’Ă©conomie mondiale.
Le G-8 et le G-20, s’Ă©tant montrĂ©s incapables de corriger les dĂ©faillances des cadres Ă©conomiques et rĂ©glementaires, les experts ont proposĂ© la mise en place d’institutions dotĂ©es d’une lĂ©gitimitĂ© politique rĂ©elle pour tous les habitants de la planète, soit un « New Deal mondial » ou un G-192 travaillant sous les auspices des Nations Unies.
A noter que Jacques Cheminade et son compère Lyndon Larouche, altermondialistes notoires vont exactement dans le même sens !
Dans ce cadre, les experts ont dĂ©fendu l’idĂ©e de constituer un conseil mondial de coordination des politiques Ă©conomiques, plus inclusif que le G-20.
Note: cette proposition rejoint exactement celle du Brésilien Lula ainsi que celles des Russes et des Chinois !
Commençant la prĂ©sentation de ses recommandations par une Ă©valuation de la situation actuelle, le PrĂ©sident de la Commission d’experts (Joseph Stiglitz) a attirĂ© l’attention sur un problème nĂ©gligĂ©, celui de l’augmentation du taux de chĂ´mage. Il pourrait toucher 50 millions de personnes si les choses s’aggravent, a-t-il prĂ©venu…quelques 200 millions de personnes pourraient devenir des travailleurs pauvres. Les pays du Nord ne sont pas Ă©pargnĂ©s; les mĂ©nages risquent de perdre des choses aussi essentielles que leur logement ou l’accès Ă la santĂ©.
DĂ©criĂ© parce qu’il n’est pas assez inclusif, le G-8 a cĂ©dĂ© la place au G-20, mais un calcul rapide permet de rĂ©aliser que 172 pays sont toujours tenus Ă l’Ă©cart, a fait observer le PrĂ©sident de la Commission
Il a donc plaidé pour des institutions dotées de la légitimité politique et réelle de tous les habitants de la planète. Il faut, a-t-il insisté, une réaction mondiale à une crise mondiale (Idem que le mouvement ATTAC dès 2001), car les réponses parcellaires ne suffiront pas.
Les institutions existantes ont montré leur limitation et confirmé leur réticence à se réformer.
Il a ensuite attirĂ© l’attention sur deux points, d’abord les mesures essentielles Ă une reprise rapide de l’Ă©conomie mondiale, en parlant de la crĂ©ation d’un nouveau système mondial de rĂ©serves. (faisant rĂ©fĂ©rence Ă la monnaie mondiale) Puis, il a soulignĂ© l’importance de la crĂ©ation d’un conseil mondial de coordination des politiques Ă©conomiques, qui serait une bonne alternative au G-20 car, a-t-il expliquĂ©, jusqu’ici la politique Ă©conomique mondiale n’avait pas rĂ©ussi Ă assurer la stabilitĂ© financière.
« Nous sommes confrontĂ©s, aujourd’hui, Ă une « rupture historique » du monde que nous connaissions », a averti, Ă son tour, la Ministre fĂ©dĂ©rale de la coopĂ©ration Ă©conomique et du dĂ©veloppement de l’Allemagne, Mme HEIDEMARIE WIECZOREK-ZEUL. « Nous avons, a-t-elle estimĂ©, la responsabilitĂ© de rĂ©flĂ©chir ensemble aux mesures Ă prendre Ă court et Ă long termes. Il nous faut un « New Deal » mondial ou un G-192 impliquant, sous l’Ă©gide des Nations Unies, tous les pays du monde.
Revenant aussi Ă l’opportunitĂ© de crĂ©er un nouveau système mondial de rĂ©serves, elle a rappelĂ© que la proposition avait Ă©tĂ© faite Ă la ConfĂ©rence de Monterrey sur le financement du dĂ©veloppement après s’ĂŞtre heurtĂ©e au veto d’une dĂ©lĂ©gation.
Nous avons besoin, a-t-elle ajoutĂ©, d’une coopĂ©ration globale dans un organe inclusif qui adopte une approche globale reflĂ©tant l’opinion de tous les pays du monde, favorisant le consensus et assurant une cohĂ©rence entre les accords internationaux existants. On peut commencer dès maintenant avec la crĂ©ation d’un groupe d’experts du type GIEC.» Elle a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de revenir à « une question de sĂ©quence, Ă savoir la perspective d’une gouvernance mondiale ».
Du 8 au 11 Juin 2009, se tiendra un congrès international Ă l’Hilton de MontrĂ©al avec comme thĂ©matique « S’adapter au Nouvel Ordre Mondial ».
Sont but est comme toujours très philanthropique et se veut d’aider les Nations et les diffĂ©rents organismes privĂ©s ou publiques afin de nous prĂ©parer Ă leur tant dĂ©sirĂ© Nouvel Ordre Mondial.
Le texte d’accroche se veut conciliateur : « Nous traversons actuellement une pĂ©riode de crise Ă©conomique et financière planĂ©taire qui instaurera un nouvel ordre mondial. Les leaders internationaux et gouvernementaux, chefs d’État, hommes d’affaires, universitaires, syndicalistes et reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile doivent se rĂ©unir et repenser leurs stratĂ©gies. Le moment est venu de dĂ©velopper des solutions multidisciplinaires innovatrices nous permettant de faire face aux nombreux dĂ©fis que reprĂ©sente ce monde multipolaire et en amĂ©liorer l’Ă©tat. »
Et bien que les confĂ©renciers soient plutĂ´t de Droite (Robert ZOELLICK, PrĂ©sident, Groupe de la Banque mondiale, Madeleine ALBRIGHT, ancienne secrĂ©taire d’État des Etats-Unis, entre autres), on y note Ă©galement la prĂ©sence de personnages politiques supposĂ©ment de « Gauche » : Dominique STRAUSS-KAHN, directeur gĂ©nĂ©ral du Fonds monĂ©taire international (FMI), Bernard Kouchner, actuel ministre des affaires Ă©trangères français, etc.
Pour conclure il semblerait donc que les versions modernes de droite et de gauche du mondialisme soient les dignes héritières des doctrines du Capitalisme et du Communisme de la fin du XIX ème siècle, mais cette fois-ci non pour diviser le monde en deux, sinon pour créer un système unipolaire, totalitaire et égalitaire: un Ordre unique.
Alors le Nouvel Ordre Mondial vous le voulez Ă quelle sauce : « Ultra LibĂ©rale » ou « Progressiste » ?
A vous de choisir !… Ou de le refuser !
Chevalier Jedi pour Mecanopolis
Buenos Aires, juin 2009