Mecanopolis
La sociĂ©tĂ© qui sâannonce dĂ©mocratique semble ĂȘtre admise partout comme Ă©tant la rĂ©alisation dâune perfection fragile. De sorte quâelle ne doit plus ĂȘtre exposĂ©e Ă des attaques, puisquâelle est fragile ; et du reste nâest plus attaquable, puisque parfaite comme jamais sociĂ©tĂ© ne fut. Cette dĂ©mocratie si parfaite fabrique elle-mĂȘme ses inconcevables ennemis : terrorisme, crise Ă©conomique, pandĂ©mie.
Lâhistoire du monde est Ă©crite par nos gouvernements, elle est donc Ă©ducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derriĂšre les ennemis quâon lui fabrique, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour ĂȘtre persuadĂ©es que, par rapport aux multiples dangers qui nous guettent, tout le reste devra leur sembler plutĂŽt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus⊠dĂ©mocratique.
Ainsi, Ă lâheure oĂč nous rĂ©digeons cet article, le peuple suisse vient dâapprouver le passeport biomĂ©trique (1). Question : Ă quoi sert un passeport biomĂ©trique ? RĂ©ponse : Ă contrĂŽler les populations. Question : Comment fait-on pour que les populations acceptent ce genre de mesure ? RĂ©ponse : On leur fait peur. Question : On leur fait peur avec quoi ? RĂ©ponse : Avec le terrorisme, avec une crise Ă©conomique, avec un virus.
On se trompe chaque fois que lâon veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia et nos gouvernements : ils ne sont jamais en rivalitĂ©. La thĂ©orie vĂ©rifie avec efficacitĂ© ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montrĂ©. La Mafia nâest pas Ă©trangĂšre dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle rĂšgne en fait comme le parfait modĂšle de toutes les entreprises commerciales avancĂ©es.
La Mafia est apparue en Sicile au dĂ©but du XIXe siĂšcle, avec lâessor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations dâaccepter sa protection et son gouvernement occulte en Ă©change de leur soumission, câest-Ă -dire un systĂšme dâimposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisĂ© et exĂ©cutĂ© systĂ©matiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. CâĂ©tait donc la mĂȘme officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours Ă une autre justice que la sienne Ă©tait sĂ©vĂšrement rĂ©primĂ©, de mĂȘme que toute rĂ©vĂ©lation intempestive sur son fonctionnement et ses opĂ©rations.
MalgrĂ© ce que lâon pourrait croire, ce nâest pas la Mafia qui a subvertit nos gouvernements modernes, mais ce sont nos gouvernements qui ont concoctĂ© et utilisĂ© les mĂ©thodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de dĂ©fendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa lĂ©gitimitĂ© est amenĂ© Ă utiliser Ă leur encontre les mĂ©thodes les plus Ă©prouvĂ©es de la Mafia, et Ă leur imposer ce choix : terrorisme, crise Ă©conomique, pandĂ©mie ou protection de lâEtat.
Mais il nây a rien de nouveau Ă tout cela. Thucydide Ă©crivait dĂ©jĂ , 400 ans avant JĂ©sus-Christ, dans âLa guerre du PĂ©loponnĂšseâ : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole Ă©taient du complot et les discours quâils prononçaient avaient Ă©tĂ© soumis au prĂ©alable Ă lâexamen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, quâeffrayait le nombre des conjurĂ©s. Lorsque que quelquâun essayait malgrĂ© tout des les contredire, on trouvait aussitĂŽt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers nâĂ©taient pas recherchĂ©s et aucune poursuite nâĂ©tait engagĂ©e contre ceux quâon soupçonnait. Le peuple ne rĂ©agissait pas et les gens Ă©taient tellement terrorisĂ©s quâils sâestimaient heureux, mĂȘme en restant muet, dâĂ©chapper aux violences. Croyant les conjurĂ©s bien plus nombreux quâils nâĂ©taient, ils avaient le sentiment dâune impuissance complĂšte. La ville Ă©tait trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour quâil leur fĂ»t possible de dĂ©couvrir ce quâil en Ă©tait vraiment. Dans ces conditions, si indignĂ© quâon fĂ»t, on ne pouvait confier ses griefs Ă personne. On devait donc renoncer Ă engager une action contre les coupables, car il eĂ»t fallut pour cela sâadresser soit Ă un inconnu, soit Ă une personne de connaissance en qui on nâavait pas confiance. Dans le parti dĂ©mocratique, les relations personnelles Ă©taient partout empreintes de mĂ©fiance, et lâon se demandait toujours si celui auquel on avait Ă faire nâĂ©tait pas de connivence avec les conjurĂ© ».
Notre monde dĂ©mocratique qui, jusquâil y a peu, allait de succĂšs en succĂšs, et sâĂ©tait persuadĂ© quâil Ă©tait aimĂ©, a du renoncer depuis lors Ă ces rĂȘves ; il nâest aujourdâhui plus que le slogan dâun « Nouvel Ordre Mondial ».
Mecanopolis
(1) Câest une puce RFID de nouvelle gĂ©nĂ©ration qui Ă©quipera prochainement les passeports des citoyens suisses. Cette puce se distingue de celles dĂ©jĂ en circulation du fait quâelle possĂšdera une antenne. Ainsi, il ne sera pas nĂ©cessaire de glisser le document dans un lecteur pour en lire les informations. Elles seront directement prĂ©levĂ©es Ă distance. Vous avez dit Big Brother ?
Suivi de lâinformation (A/H1N1 et autres)
21:40 > 6 Ă©coles resteront fermĂ©es demain Ă New-York, en raison des nombreux cas dâĂ©lĂšves contaminĂ©s par le virus A/H1N1, selon le NY Times. Lire lâarticle .
21:45 > AprÚs la confirmation des huit premiers cas samedi au Japon, des responsables de la Santé japonais ont annoncé dimanche soir que le nombre de cas confirmés de grippe porcine avait grimpé à 93 ce week-end, alors que les autorités redoutent que le virus ait contaminé plusieurs centaines de personnes.
22:00 > A propos de la phase 6
On nous dit que lâOMS suit de trĂšs prĂšs lâĂ©volution de la situation au Japon, pour peut-ĂȘtre-Ă©ventuellement dĂ©clencher la phase 6 dâalerte pandĂ©mique. Or, nous savons ici, vous et nous, trĂšs bien que cela fait belle lurette que nous sommes techniquement en phase 6. Alors, pourquoi attendre ? Tout dâabord, comme nous lâexpliquions il y a quelques jours, parce que la task force de lâOMS et des CDC se livre Ă une petite expĂ©rience au Mexique : tenter de contrer le virus sans bloquer un pays. Raison pour laquelle, aprĂšs quelques jours dâinterruption, lâĂ©conomie a Ă©tĂ© remise en route. Il sâagit de voir ce que ça donne, et de lâappliquer (ou non) ensuite dans les autres pays concernĂ©s. Mais ce nâest pas la principale raison. Il faut aussi que lâOMS se rĂ©unisse en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale pour dĂ©cider du partage des vaccins. La production annuelle de vaccin peut, Ă plein rĂ©gime, permettre de vacciner un demi-milliard de personnes. On pourrait en faire beaucoup plus, mais il faudrait partager les droits de production. Câest donc aussi, et surtout, une affaire de fric. La phase 6 ne sera dĂ©clenchĂ©e quâune fois les 193 Etats membres de lâassemblĂ©e de lâOMS se seront mis dâaccord par quelques arrangements discrets.
22:20 > Un lecteur nous fait remarquer quâil serait risquĂ© de faire du Mexique un âlaboratoireâ. RisquĂ© pour qui ? Pour les Mexicains ? Et alors ? Quâest-ce que le prĂ©sident Calderon en a Ă foutre que cinq-cent mille mexicains crĂšvent la bouche ouverte de ce virus ou dâautre chose ? En pĂ©riode de crise, les populations deviennent des charges encombrantes qui, si on ne sâen occupe pas, pourraient descendre dans la rue foutre le bordel. La prĂ©occupation de chaque gouvernement, câest de garder le contrĂŽle. La seule chose qui doit tourner, câest lâĂ©conomie. Et sâil faut pour cela rĂ©duire la population dâun tiers, ce nâest pas un problĂšme. Lâhistoire dĂ©montre que nos gouvernement nâont jamais lĂ©sinĂ© Ă sacrifier des millions de vies pour faire des guerres inutiles. Quâest-ce qui pourrait nous faire penser quâils sont aujourdâhui devenus meilleurs ?
22:25 > La propagation de la grippe A (H1N1) pourrait ne pas faiblir dans les semaines Ă venir, contrairement Ă ce quâon avait dâabord cru. Câest du moins ce que pensent certains reprĂ©sentants des autoritĂ©s de la santĂ© et des experts de la grippe au Canada et aux Ătats-Unis.
Ils prĂ©voient maintenant que le nouveau virus pourrait continuer dâinfecter les gens pendant lâĂ©tĂ©, au lieu de sâĂ©teindre comme le font habituellement les souches de virus Ă lâorigine de la grippe saisonniĂšre, Ă mesure que les tempĂ©ratures grimpent dans lâhĂ©misphĂšre nord.
Aux Ătats-Unis, notamment, les U.S. Centers for Disease Control incluent maintenant dans leur planification la possibilitĂ© dâune vague de contamination estivale. Lire la suite .
22:30 > Le Japon sâapprĂȘte a fermer 1âČ000 Ă©coles, cinĂ©mas, restaurants, etc, situĂ©s dans la zone oĂč les cas ont Ă©tĂ© observĂ©s. (Reuters)
23:00 > La grippe porcine continue sa progression dans le monde. Des hauts responsables et des experts doivent examiner dĂšs lundi Ă GenĂšve les moyens dâendiguer la maladie.
La grippe a fait son apparition en Inde, au Chili et en Turquie.
Des signes dâune transmission autonome dans une nouvelle rĂ©gion du monde pourraient justifier pour lâOrganisation mondiale de la SantĂ© (OMS) le passage au sixiĂšme et dernier niveau dâalerte, signifiant lâarrivĂ©e de la premiĂšre grande pandĂ©mie grippale du 21e siĂšcle.
Le numĂ©ro deux de lâOMS Keiji Fukuda a dit que lâorganisation suivait âde trĂšs prĂšs la situationâ au Japon.
En une semaine, les bilans de lâorganisation onusienne nâont cessĂ© de sâalourdir, au rythme moyen dâun millier de nouvelles personnes contaminĂ©es chaque jour, les Etats-Unis Ă©tant le pays le plus touchĂ©, suivi du Mexique, foyer dâorigine du virus. A lâĂ©chelle mondiale, 8451 malades sont confirmĂ©s. (AFP)
Lundi 18 mai > Les 3 âoptionsâ du virus A/H1N1
Le virus de la grippe porcine pourrait se rĂ©sorber, dĂ©clencher une pandĂ©mie âdouceâ mais nĂ©anmoins mortelle ou bien devenir un tueur majeur comparable Ă la grippe espagnole, selon trois scĂ©narios dĂ©taillĂ©s dimanche lors dâun important congrĂšs mĂ©dical organisĂ© Ă Helsinki.
Le NĂ©erlandais Albert Osterhaus, un des virologues les plus rĂ©putĂ©s au monde, a appelĂ© les autoritĂ©s sanitaires Ă rester vigilantes, mĂȘme si la nouvelle souche du virus H1N1 sâest rĂ©vĂ©lĂ©e moins redoutable que prĂ©vu il y a quelques semaines.
âLa menace actuelle du H1N1 est sĂ©rieuseâ, a-t-il estimĂ© lors dâune rĂ©union dâinformation du CongrĂšs europĂ©en de microbiologie clinique et des maladies infectieuses (CMECMI) dâHelsinki, le premier congrĂšs mĂ©dical majeur organisĂ© depuis lâĂ©mergence de la crise sanitaire fin avril.
âLe virus a trois optionsâ , a rĂ©sumĂ© le professeur du laboratoire Erasmus de lâuniversitĂ© de Rotterdam aux Pays-Bas. âIl pourrait tout dâabord disparaĂźtre spontanĂ©ment, mais je ne suis pas convaincu que ce soit le casâ.
âIl pourrait aussi entraĂźner une pandĂ©mie +douce+, comme la grippe asiatiqueâ, a-t-il dit, en rĂ©fĂ©rence Ă lâĂ©pidĂ©mie de 1957-1958 qui avait tuĂ© entre un et quatre millions de personnes.
A titre de comparaison, la grippe normale -dite saisonniĂšre- tue entre 250.000 et 500.000 personnes chaque annĂ©e, selon lâOMS.
âDans un scĂ©nario catastrophe, nous aurions une grave pandĂ©mie, similaire Ă la grippe espagnole, qui pourrait provenir de la mutation du virusâ, a poursuivi M. Osterhaus, en rĂ©fĂ©rence Ă la pandĂ©mie de 1918-1919 qui aurait fait prĂšs de 50 millions de morts.
âJe ne prĂ©dis pas que cela va arriver, mais mĂȘme sâil nây avait que 10% de chance dâavoir un scĂ©nario comme celui lĂ , nous ferions mieux dâĂȘtre prĂ©parĂ©sâ, a-t-il plaidĂ©.
Sur la base des derniĂšres donnĂ©es disponibles, M. Osterhaus et son confrĂšre espagnol Javier Garau, professeur Ă lâuniversitĂ© de Barcelone, ont dĂ©crit les caractĂ©ristiques du virus.
Concernant la vitesse de transmission, il sâavĂšre lĂ©gĂšrement plus contagieux quâune grippe normale: en moyenne, chaque individu infectĂ© transmet la maladie Ă 1,4 Ă 1,6 personne.
Une forte proportion de cas concerne des jeunes, ce qui suggĂšre que les personnes ĂągĂ©es ont une forme dâimmunitĂ© liĂ©e Ă des expositions passĂ©es Ă des virus similaires, a relevĂ© M. Garau. Les malades peuvent ĂȘtre contagieux un jour avant le diagnostic et jusquâĂ sept jours aprĂšs.
Concernant le traitement, le virus A (H1N1) est sensible Ă lâantiviral Tamiflu, qui a Ă©tĂ© stockĂ© lors de lâapparition de la grippe aviaire. Mais la grippe saisonniĂšre, avec qui les scientifiques redoutent de voir muter la grippe porcine, a montrĂ© des signes de rĂ©sistance au traitement lors des deux derniĂšres saisons.
Enfin, un vaccin peut ĂȘtre produit contre la souche actuelle du H1N1, mais pourrait sâavĂ©rer inefficace en cas de modification gĂ©nĂ©tique importante.
En outre, environ six mois sont nĂ©cessaires avant que la premiĂšre dose ne sorte des laboratoires et les limites de production pourraient signifier que seules un milliard de personnes pourraient ĂȘtre vaccinĂ©es dans un premier temps, a soulignĂ© M. Osterhaus.
Le congrĂšs dâHelsinki, qui rassemble prĂšs de 8.000 mĂ©decins, sâachĂšve mardi.
02:10 > Daniel Jernigan, directeur adjoint de la section grippe des CDC, indique que ses groupes de recherches installĂ©s au Mexique travaillent sur lâhypothĂšse que le tĂŽt de mortalitĂ© plus important dans ce pays soit du Ă une version mutante du A/H1N1. Source : sciencemag.org
05:00 > Le service Ă©pidĂ©miologique du gouvernement russe a officiellement recommandĂ© dimanche aux citoyens russes dâĂ©viter de se rendre en Espagne oĂč cent cas de grippe A/H1N1 ont Ă©tĂ© confirmĂ©s, selon les mĂ©dias espagnols.
âCent cas de grippe cela signifie quelque chose de sĂ©rieuxâ, a dĂ©clarĂ© Guennadi Onischenko, responsable en chef du service Ă©pidĂ©miologique russe. âNous demandons Ă nos concitoyens dâannuler leurs voyages en Espagneâ.
Les aĂ©roports russes ont dĂ©jĂ mis en oeuvre de stricts contrĂŽles vis-Ă -vis des passagers en provenance des pays dâAmĂ©rique.
06:10 > Premier décÚs à New-York.
Lâassistant du principal dâun collĂšge dans le Queens Ă New York, hospitalisĂ© avec le virus H1N1, est dĂ©cĂ©dĂ© dimanche soir, a rapportĂ© le journal New York Times sur son site internet.
Câest le premier dĂ©cĂšs dans lâEtat de New York depuis lâapparition de lâĂ©pidĂ©mie, a soulignĂ© le journal.
La victime, Mitchell Wiener, 55 ans, aurait Ă©tĂ© âvaincueâ par la maladie malgrĂ© un traitement avec un mĂ©dicament expĂ©rimental, a prĂ©cisĂ© le journal, citant Ole Pedersen, un porte-parole du Centre mĂ©dical hospitalier Flushing oĂč M. Wiener Ă©tait admis depuis mercredi dernier.
06:30 > Japon: 129 cas de grippe porcine confirmés
Le gouvernement japonais a annoncé lundi que 129 cas de grippe porcine étaient désormais confirmés dans le pays, et les autorités des zones touchées ont demandé aux écoles de garder portes closes.
Le nombre de malades touchĂ©s par le virus A(H1N1) a rapidement augmentĂ© depuis samedi dans les deux prĂ©fectures voisines dâOsaka et Hyogo (ouest), depuis lâannonce de la contamination dâun lycĂ©en de 17 ans de la ville de Kobe, Ă Hyogo, le premier cas dâinfection locale de cette maladie.
Les autoritĂ©s ont prĂ©venu que plusieurs centaines de personnes pourraient dĂ©jĂ ĂȘtre infectĂ©es , lâĂ©pidĂ©mie se propageant rapidement dans ces zones densĂ©ment peuplĂ©es.
âNous devons la contenir dans la rĂ©gion, mais cela devient trĂšs difficileâ , a reconnu Toshizo Ido, le gouverneur de la prĂ©fecture de Hyogo, lors dâune confĂ©rence de presse.
Les autoritĂ©s de Hyogo ont demandĂ© Ă toutes les Ă©coles primaires et secondaires de fermer leurs portes pendant cinq jours, celles dâOsaka ont ordonnĂ© la fermeture de tous les collĂšges et lycĂ©es pendant sept jours.
SitÎt connues les nouvelles contaminations, des habitants de Kobe se sont rués vers les pharmacie de la ville pour y acheter des masques de protection.
Aucun cas nâa pour lâinstant Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© dans la mĂ©gapole du grand Tokyo, qui avec ses quelque 36 millions dâhabitants constitue lâagglomĂ©ration la plus peuplĂ©e du monde.
Le Premier ministre Taro Aso a convoquĂ© une rĂ©union de crise avec ses ministres dans la matinĂ©e et appelĂ© la population Ă ârester calmeâ, lors dâune confĂ©rence de presse.
âCertains patients atteints de maladies chroniques comme le diabĂšte sont dans un Ă©tat graveâ , a-t-il expliquĂ©.
07:00 > LâOrganisation mondiale de la santĂ© (OMS) vient officiellement dâexprimer ses craintes de voir Ă©merger des phĂ©nomĂšnes de rĂ©sistance du nouveau virus grippal A(H1N1) aux mĂ©dicaments antiviraux tenus jusquâici pour ĂȘtre efficace contre lui. Conclusion: lâOMS recommande dĂ©sormais «dâenvisager lâutilisation des antiviraux pour les groupes Ă haut risque ou les groupes de gens Ă risque accru.»
Quant Ă la question du vaccin les responsables de lâOMS semblent tout particuliĂšrement embarrassĂ©s. Ils devaient annoncer jeudi 14 mai sâils prenaient ou pas la dĂ©cision de recommander aux grands firmes industrielles spĂ©cialisĂ©es de se lancer dans la fabrication dâun vaccin protecteur contre lâinfection par le A(H1N1). Ce sera pour plus tard sans que lâon puisse dire quand.
«Il nâest pas possible de dire Ă quelle date nous prendrons une dĂ©cision, câest vraiment un processus mĂ©ticuleux et difficile, vient expliquer le Dr Keiji Fukuda, numĂ©ro deux de lâorganisation onusienne au terme dâune une tĂ©lĂ©confĂ©rence organisĂ©e avec les fabricants de vaccins et des exeprts en virologie. LâOMS refoute manifestement deux choses : 1. Que le virus ne soit pas sensible aux chaleurs estivales ; 2. Quâil en existe dĂ©jĂ plusieurs versions mutantes.
17:00 > Le monde a âtoutes les raisons de craindreâ une interaction du virus de la grippe porcine avec dâautres virus, dont celui de la grippe aviaire, qui pourrait le rendre beaucoup plus dangereux, a averti lundi la directrice de lâOrganisation mondiale de la santĂ© (OMS), Margaret Chan.
âNous avons toutes les raisons de craindre une interaction du nouveau (virus) H1N1 avec dâautres virusâ, a expliquĂ© le Dr Chan devant lâAssemblĂ©e mondiale de lâOMS qui a dĂ©butĂ© lundi Ă GenĂšve au siĂšge des Nations Unies.
âNous ne devons jamais oublier que le H5N1 est Ă©tabli dans plusieurs pays. Personne ne peut dire comment le virus de la grippe aviaire se comportera (âŠ) en prĂ©sence dâun nombre important de personnes contaminĂ©es par le nouveau H1N1âł, a-t-elle ajoutĂ©. (AFP)
20:30 > LâOMSÂ sous pression politique
La directrice gĂ©nĂ©rale de lâOMS, le Dr Margaret Chan, a lancĂ© une mise en garde ferme devant lâAssemblĂ©e des 193 Etats membres de lâorganisation. âLe virus nous a peut-ĂȘtre accordĂ© un rĂ©pit, mais nous ne savons pas pour combien de tempsâ, a-t-elle dĂ©clarĂ© devant lâAssemblĂ©e annuelle de lâOMS qui sâest ouverte lundi matin.
âPersonne ne sait sâil ne sâagit pas du calme avant la tempĂȘteâ, a-t-elle insistĂ© en annonçant le maintien du niveau dâalerte au niveau 5.
âNous avons toutes les raisons de craindre des interactions du nouveau virus A(H1N1) avec dâautres virusâ, a-t-elle averti, en Ă©voquant la possibilitĂ© dâun Ă©change de gĂšnes avec le virus de la grippe aviaire âaujourdâhui solidement Ă©tabli chez les volailles dans plusieurs paysâ.
Une interaction pourrait donner naissance Ă un virus aussi hautement contagieux pour lâhomme que le A(H1N1) dâorigine porcine, et aussi virulent que le A(H5N1) aviaire.
Plusieurs pays, notamment le Royaume-Uni et le Japon, deux des pays les plus touchĂ©s par le virus mutant en dehors du continent amĂ©ricain, ont cependant demandĂ© Ă lâOMS de ne pas se prĂ©cipiter pour Ă©lever lâalerte Ă la pandĂ©mie Ă son niveau 6 maximum.
âJe pense que vous avez besoin de plus de temps pour Ă©tudier cela, comme vous-mĂȘme et dâautres lâont ditâ, a lancĂ© le secrĂ©taire dâEtat britannique Ă la SantĂ©, Alan Johnson.
Le responsable britannique a Ă©tĂ© soutenu par la Nouvelle-ZĂ©lande, la Suisse, le BrĂ©sil, la Chine, le Pakistan, la directrice de lâOrganisation panamĂ©ricaine de la santĂ© Mirta Roses, et le Japon dont la situation sanitaire pourrait justement provoquer le passage en phase dâalerte maximale.
Le Dr Chan a le pouvoir de dĂ©cider de lâalerte pandĂ©mique maximale aprĂšs avoir consultĂ© un comitĂ© dâexperts. âNous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes et dâimportance dans un climat de forte incertitude scientifiqueâ, a reconnu la directrice gĂ©nĂ©rale de lâOMS.
20:45 > Scénario catastrophe
Paris, septembre 2009. Des rĂ©servistes de lâarmĂ©e patrouillent sur les Champs-ElysĂ©es, les frontiĂšres de lâHexagone sont fermĂ©es, les aĂ©roports placĂ©s en quarantaine. En ce mois de rentrĂ©e, les rues paraissent anormalement calmes. Des millions de salariĂ©s ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă travailler Ă domicile, les transports publics tournent au ralenti, les Ă©coliers, les collĂ©giens et les lycĂ©ens ont repris les cours, mais chez eux : sur France 5, des vidĂ©os prĂ©enregistrĂ©es remplacent les professeurs, priĂ©s dâĂ©viter les Ă©tablissements scolaires. Ces derniers ont dâailleurs Ă©tĂ© transformĂ©s en hĂŽpitaux de fortune, pour faire face Ă lâafflux de malades. Cela va sans dire, la tournĂ©e dâadieux de Johnny Hallyday est annulĂ©e, comme tous les spectacles et manifestations publiques prĂ©vus sur le territoire national.
ScĂ©nario catastrophe sorti des esprits pervers des scĂ©naristes dâHollywood ? ConsĂ©quences dâune attaque massive dâAl-Qaida ? Non, cette France paralysĂ©e et sous haute tension a simplement Ă©tĂ© placĂ©e en Ă©tat dâalerte pandĂ©mique de niveau six, tentant de faire face Ă la menace du virus de la grippe porcine. Lire la suite .
21:00 > New-York nâa pas la capacitĂ© de stoopper la propagation du virus
Les autoritĂ©s sanitaires de New York surveillaient particuliĂšrement lundi les patients atteints de grippe porcine parallĂšlement Ă dâautres pathologies, aprĂšs un premier dĂ©cĂšs dans la ville survenu dimanche soir. Douze Ă©tablissements Ă©taient fermĂ©s lundi matin Ă New York en raison des nombreux cas de grippe porcine parmi les lycĂ©ens.
âNous nâavons pas la capacitĂ© de stopper la progression du virusâ, a soulignĂ© Michael Bloomberg le maire de New-York, qui a rappelĂ© les prĂ©cautions dâhygiĂšne Ă prendre pour Ă©viter la contamination, et recommandĂ© de rester chez soi en cas de grippe.
Un cas de virus A(H1N1) a par ailleurs Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© dans la prison de Rikerâs island (nord-est de New York), oĂč toutes les prĂ©cautions dâusage ont Ă©tĂ© prises, a-t-il ajoutĂ©.
âNous surveillons particuliĂšrement les malades atteints dâautres pathologies sĂ©vĂšresâ, a soulignĂ© le responsable sanitaire de la ville, Thomas Frieden. âEt nous administrons des traitements prĂ©ventifs aux gens dĂ©jĂ maladesâ.
21:05 > Welcome to China
Photographies envoyĂ©es par un lecteur (cliquer sur lâimage pour lâagrandir)
21:20 > LâOMS envoie 12âČ000 doses de Tamiflu en Afrique
12âČ000 doses, cela permet de traiter 1âČ200 patients contaminĂ©s par le virus. Câest donc tout ce que pourront obtenir les Africains ? Comme nous lâexpliquions hier sur cette page, le but principal de ces 4 jours dâassemblĂ©e Ă lâOMS est de rĂ©partir les mĂ©dicaments et futurs vaccins (ainsi que les droits de fabrication) Ă travers les 193 pays membres. La phase 6 ne peut-ĂȘtre dĂ©clenchĂ©e quâĂ lâissue de ces nĂ©gociations.
21:50 > Qui a veut réduire la population mondiale ?
Comme nous lâindiquions sur Mecanopolis le 8 mai 2008 , pour Michael V. Hayden, directeur de la CIA, le danger qui guette notre planĂšte nâest pas le terrorisme, ni la crise Ă©conomique, et encore moins le nuclĂ©aire iranien, mais la dĂ©mographie mondiale. Le disours de M. Hayden, prononcĂ© le 20 avril 2008 Ă lâuniversitĂ© du Kansas nâest plus disponible sur le site officiel de la CIA, mais nous allons le retrouver. En attendant, nous vous proposons la lecture dâun document publiĂ© par le Worldwatch Institute, un think-tank mondialiste de Washington. ReductionFrench.pdf
22:05 > Obama pire que Bush ?
Les promesses de la campagne Ă©lectorale semblent dĂ©jĂ oubliĂ©es. Il avait Ă©tĂ© question que les Etats-Unis se retirent immĂ©diatement dâIrak, ce nâest quâun retrait partiel, largement complĂ©tĂ© par des supplĂ©tifs dâarmĂ©es privĂ©es. Il Ă©tait question de fermer Guantanamo, de poursuivre ceux et celles qui avaient pratiquĂ© la torture sous lâadministration bush, câest oubliĂ©. Aujourdâhui, M. Obama indique quâil se laisse une annĂ©e pour juger du âsĂ©rieuxâ de lâIran sur la question du nuclĂ©aire. Et ensuite ? Ensuite, le prĂ©sident amĂ©ricain prĂ©cise que ânous nâallons pas discuter Ă©ternellementâ. Source : romandie.com
22:25 > MARGARET CHAN : « Une pandĂ©mie est lâexpression du besoin de solidaritĂ© »
Madame Chan ne veut pas nous affoler, mais quand on lit son discours prononcĂ© aujourdâhui au siĂšge de lâOMS Ă GenĂšve, on se dit quâil est de nature a faire flipper les plus optimistes⊠Lire le discours
23:40 > Benyamin NĂ©tanyahou sâest dit prĂȘt Ă reprendre les pourparlers de paix avec les Palestiniens immĂ©diatement tout en prĂ©venant que tout accord dĂ©pendait de la reconnaissance du droit dâIsraĂ«l Ă exister en tant quâEtat juif.
Dit comme ça, ça nâa lâair de rien, dâun truc presque normal. Mais en fait, reconnaĂźtre le droit dâIsraĂ«l Ă exister en tant quâEtat juif, cela veut dire quâil serait possible dâen exclure tous les habitants non-juifs. Et puis quoi encore ?
Mardi 19 mai > Pourquoi nous sommes devenus inutiles pour nos gouvernements
Les deux représentations qui suivent vont vous permettre de comprendre.
A. 1955-1975
Ici, la classe la plus importante est la classe moyenne, les classes les plus aisées sont peu importantes et la base des classes populaires est aussi réduite.
B. De 1975 Ă nos jours
Ici, la classe moyenne sâest disloquĂ©e, une partie accĂšde aux classes supĂ©rieures (ascension sociale) mais la majoritĂ© est reclassĂ©e vers les couches populaires. Cela dĂ©crit un phĂ©nomĂšne dâenrichissement des plus riches et de paupĂ©risation des plus pauvres engendrant la disparition de la classe moyenne.
Pour faire bref, les classes moyennes sont en train de disparaĂźtre, et les classes populaires, câest-Ă -dire pauvres, sont en surnombres. Les pauvres, câest pas mal comme main dâoeuvre, mais celles de la Chine coĂ»tent moins chers quâen France, et elles ne vocifĂšrent pas dans la rue pour conserver la sĂ©cu, demander une augmentation du smic ou encore je ne sais quel droit au chĂŽmage devenu tout Ă fait impossible Ă financer. Les classes moyennes se sont construites pendant les trente glorieuses, soit entre 1945 et 1974. Ensuite on les a tondues. Maintenant que la crise Ă©conomique (qui, nâen doutons pas, sera aggravĂ©e par la grippe A/H1N1) va crĂ©er des millions de chĂŽmeurs, je vous pose une question : on va en faire quoi des classes populaires ? Hein ?! Vous pensez que votre gouvernement va vous entretenir en attendant des jours meilleurs (qui ne viendront pas) ? Vous pensez que votre gouvernement se prĂ©occupe de votre survie, de votre bien ĂȘtre, de votre bonheur ? Laissez moi rire, nous ne sommes que des chiffres derriĂšre une virgule. Ce sont les mĂȘmes qui ont envoyĂ©s des millions dâindividus crever dans des guerres inutiles qui nous dirigent aujourdâhui. La mĂȘme race. Leur prĂ©occupation, ce nâest pas vous, vos gosses, votre confort. Leur prĂ©occupation, câest de faire tourner le systĂšme. Et si le systĂšme tourne mieux sans vousâŠ
00:40 > Notre ami Chevalier Jedi , de Buenos Aires, a retrouvé le discours de M. Hayden sur le site de la CIA > cia.gov
00:50 > La Jetée, de Chris Marker (PremiÚre partie)
envoyĂ© par Mecanopolis .Â
Le Jetée, de Chris Marker (DeuxiÚme partie)
envoyĂ© par Mecanopolis .Â
06:45 > Plus de 170 cas de grippe porcine ont Ă©tĂ© confirmĂ©s en quatre jours au Japon, faisant craindre l’apparition d’un deuxiĂšme foyer autonome du virus et donc d’une pandĂ©mie, alors que l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) a ouvert son assemblĂ©e annuelle.
La GrĂšce a enregistrĂ© lundi son premier cas confirmĂ© de grippe porcine, un Grec de 19 ans rĂ©cemment rentrĂ© des Etats-Unis, selon le secrĂ©taire d’Etat grec Ă la SantĂ©.
Devant les 193 Etats membres rĂ©unis Ă GenĂšve, la directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, Margaret Chan, a annoncĂ© le maintien de l’alerte de niveau 5. Selon les critĂšres de l’OMS, la confirmation de l’existence d’un foyer autonome au Japon, hors du continent amĂ©ricain d’oĂč est parti le virus, justifierait le dĂ©clenchement de l’alerte maximale de niveau 6, qui annoncerait l’apparition de la premiĂšre grande pandĂ©mie grippale du XXIe siĂšcle.
Cent soixante-treize malades du virus A(H1N1) sont dĂ©sormais recensĂ©s dans l’ouest du Japon, oĂč les autoritĂ©s ont fermĂ© plus de 4.000 Ă©coles.
Le nombre de malades a rapidement augmentĂ© depuis samedi dans les prĂ©fectures d’Osaka et de Hyogo, aprĂšs l’annonce de la contamination d’un lycĂ©en de 17 ans de la ville de Kobe, premier cas d’infection locale de la maladie au Japon.
Le virus, encore peu virulent et pour lequel il n’existe toujours pas de vaccin, pourrait cependant muter en une souche « beaucoup plus dangereuse », selon les experts de l’OMS.
A ce jour, la maladie a officiellement contaminĂ© 8.829 personnes dans 40 pays de la planĂšte, tuant 74 personnes, a indiquĂ© lundi le numĂ©ro deux de l’OMS, le Dr Keiji Fukuda.
Ce bilan ne tient pas compte de l’accroissement, annoncĂ© ultĂ©rieurement, du nombre des cas aux Etats-Unis. Les Centres de contrĂŽle et de prĂ©vention des maladies (CDC) ont indiquĂ© que le nombre des cas probables et confirmĂ©s d’infection Ă©tait dĂ©sormais de 5.123 cas dans 47 Etats et dans la capitale Washington, soit plus de 400 nouveaux cas depuis vendredi.
Selon les autorités sanitaires mexicaines et américaines, 70 morts ont été recensés au Mexique et six aux Etats-Unis.
Le bilan de l’OMS ne comptabilise pas non plus le premier cas dĂ©clarĂ© en GrĂšce, portant Ă 41 le nombre de pays touchĂ©s.
La Corée du Sud a enregistré mardi son quatriÚme cas, une ressortissante vietnamienne de 22 ans en transit dans le principal aéroport du pays.
En Amérique latine, le Chili compte désormais cinq cas avérés et le Pérou trois, selon les autorités sanitaires des deux pays. Au Panama, le nombre de cas confirmés a grimpé à 59.
L’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine pourrait avoir « des effets notables » sur l’Ă©conomie mondiale, a averti un haut responsable du Fonds monĂ©taire international (FMI), John Lipsky, jugeant « difficiles Ă prĂ©dire » ses consĂ©quences pour la croissance. (AFP)
18:30 > Le cap des 10′000 cas officiels est franchi
L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) a jugĂ© possible mardi la production en un an de prĂšs de 5 milliards de doses de vaccin en cas de « pandĂ©mie » de la grippe porcine, qui continue son alarmante progression dans le monde et plus particuliĂšrement au Japon.
En visite Ă GenĂšve pour apporter son soutien Ă l’OMS, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU Ban Ki-moon s’est rendu au quartier gĂ©nĂ©ral souterrain d’oĂč l’OMS coordonne la riposte internationale Ă l’offensive du virus. Il a appelĂ© les pays membres de l’OMS Ă rester « vigilants, attentifs au moindre signe » de propagation du virus.
PrĂšs de 4,9 milliards de doses de vaccin contre le virus pourraient ĂȘtre produites en un an, selon des prĂ©visions de l’OMS prĂ©sentĂ©es Ă des responsables d’importants groupes pharmaceutiques, dont Sanofi, Solvay, GSK et Novartis.
A ce jour, il n’existe pas de vaccin contre le virus A(H1N1), peu virulent mais qui pourrait cependant muter en une souche « beaucoup plus dangereuse », notamment s’il Ă©change du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique avec le virus aviaire H5N1, craignent les experts de l’OMS.
Une fois un vaccin trouvĂ© et la fabrication lancĂ©e, l’organisation onusienne table sur une production de 94,3 millions de doses par semaine.
Le groupe suisse Novartis a affirmĂ© mardi attendre le feu vert de l’OMS pour dĂ©marrer la production Ă grande Ă©chelle du vaccin, estimant Ă quatre mois le dĂ©lai nĂ©cessaire pour sa mise au point.
Selon l’autoritĂ© sanitaire mondiale, c’est le passage en alerte maximale de niveau six qui donnera le coup d’envoi Ă cette production de vaccins.
La phase 6 pourrait ĂȘtre dĂ©crĂ©tĂ©e dans les prochains jours, avec la propagation rapide du virus au Japon, possible premier « foyer autonome de contamination » en dehors du continent amĂ©ricain oĂč la maladie avait fait son apparition en mars.
En vingt-quatre heures, prĂšs d’une trentaine de nouveaux cas de grippe porcine ont Ă©tĂ© confirmĂ©s par les autoritĂ©s japonaises Ă Osaka et Kobe (ouest), avec un total de 191 malades.
Plus de 4.400 écoles ont été fermées dans la région pour tenter de freiner la propagation du virus.
Aux Etats-Unis, oĂč la maladie a dĂ©jĂ fait six morts, des analyses Ă©taient en cours pour dĂ©terminer si un bĂ©bĂ© de 16 mois dĂ©cĂ©dĂ© Ă New York avait contractĂ© le virus. Lundi le cap des 5.000 cas avait Ă©tĂ© dĂ©passĂ© dans ce pays.
21:30 > PremiÚres « estimations » chiffrées sur la contagiosité et la létalité du nouveau virus A (H1N1)
Le 18 mai 2009. Virologistes, Ă©pidĂ©miologistes et spĂ©cialistes de santĂ© publique du monde entier tentent de dĂ©terminer quelles sont, Ă ce stade de l’Ă©pidĂ©mie, la contagiositĂ© et la lĂ©talitĂ© du nouveau virus A (H1N1).
Les experts de l’OMS ont publiĂ© le 11 mai 2009 sur le site Internet de l’organisation une premiĂšre Ă©valuation (1). Selon celle-ci :
- La vulnĂ©rabilitĂ© de la population mondiale Ă cette infection doit ĂȘtre trĂšs Ă©levĂ©e puisqu’il s’agit d’un nouveau virus jamais observĂ© chez l’homme ou l’animal.
Ce sont, pour l’instant, les sujets les plus jeunes qui paraissent les susceptibles d’ĂȘtre infectĂ©s.
- Le nouveau virus A (H1N1) semble plus contagieux que ceux de la grippe saisonniĂšre (taux d’atteinte secondaire estimĂ© entre 22 et 33 % contre 5 Ă 15 % pour la grippe saisonniĂšre).
- Si la mortalitĂ© actuelle de l’infection paraĂźt faible, tout au moins en dehors du Mexique, il faut se garder de conclure car des mutations ou des facteurs environnementaux pourraient venir modifier rapidement le tableau.
Une Ă©quipe d’Ă©pidĂ©miologistes nous propose dans la revue Science une vision plus chiffrĂ©e de la gravitĂ© de cette nouvelle grippe (2).
23 000 cas au Mexique au 5 mai
Christopher Fraser et coll. ont basĂ© leur Ă©valuation sur les donnĂ©es Ă©tablies au 5 mai 2009. SchĂ©matiquement, pour connaĂźtre le taux de mortalitĂ© de l’infection ils ont dĂ©butĂ© leur travail par une estimation du nombre de cas rĂ©el au Mexique le 5 mai. Pour le dĂ©terminer ils se sont fondĂ©s sur les cas diagnostiquĂ©s dans les autres pays du monde dont le nombre leur paraissait plus proche de la rĂ©alitĂ© que celui dĂ©clarĂ© par les autoritĂ©s mexicaines. Le nombre de nouvelles grippes A (H1N1) rapportĂ©es dans les diffĂ©rents pays du monde est apparu fortement corrĂ©lĂ© Ă celui des ressortissants de ces pays prĂ©sents au Mexique lors du dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie. En supposant que le risque de contamination Ă©tait identique chez les mexicains et chez les Ă©trangers Ă la phase initiale de propagation du virus et en tenant compte du rapport entre la population mexicaine et celle des voyageurs et en prenant pour hypothĂšse une durĂ©e moyenne de sĂ©jour d’un Ă©tranger au Mexique d’un jour, il a Ă©tĂ© possible d’estimer Ă 23 000 (entre 18 000 et 32 000) le nombre de cas rĂ©el de nouvelle grippe A au Mexique Ă la date du 5 mai (Ă rapprocher des 11 357 cas suspects et 822 cas confirmĂ©s au laboratoire Ă cette date dĂ©clarĂ©s par les autoritĂ©s du pays).
Un taux de mortalitĂ© situĂ© entre 0,08 % …et 1,5 % !
Pour dĂ©terminer la mortalitĂ© rĂ©elle de l’affection, il « suffisait » de rapporter le nombre de dĂ©cĂšs Ă ce chiffre. Si l’on se base sur les morts pour lesquels la responsabilitĂ© du virus A (H1N1) a Ă©tĂ© confirmĂ©e au Mexique le taux de mortalitĂ© s’Ă©tablit entre 0,08 % et 0,15 % c’est-Ă -dire proche de celui de la grippe saisonniĂšre. Si au contraire on retient tous les dĂ©cĂšs dĂ©clarĂ©s comme suspects par les autoritĂ©s mexicaines, le taux de mortalitĂ© serait de 0,3 Ă 1,5 % soit une proportion plus proche de celles des pandĂ©mies prĂ©cĂ©dentes.
On le voit, malgrĂ© les outils statistiques sophistiquĂ©s utilisĂ©s par cette Ă©quipe, nous sommes bien loin de disposer de chiffres prĂ©cis puisque selon les donnĂ©s retenues la « mortalitĂ© » de l’affection passe de moins de 1 sur 1 000 Ă 15/1 000 !
Une haute transmissibilité
Pour dĂ©terminer la contagiositĂ© du virus, Fraser et coll. ont fondĂ© leurs estimations sur l’Ă©volution de l’Ă©pidĂ©mie dans une communautĂ© mexicaine relativement isolĂ©e de 1 575 habitants, celle de La Gloria dans la province de Veracruz. Dans cette zone, le premier cas cliniquement apparent serait survenu autour du 15 fĂ©vrier. Sur cette population, au 14 avril, 616 personnes avaient prĂ©sentĂ© un tableau d’infection respiratoire aiguĂ« soit un taux d’attaque de 39 %. Ce taux estimĂ© variait dans cette population entre 61 % chez les moins de 15 ans et 29 % au-delĂ de cet Ăąge.
Il reste donc encore beaucoup d’incertitudes sur la gravitĂ© rĂ©elle de cette nouvelle grippe . Nous en saurons sans doute davantage dans quelques jours quand nous pourrons travailler sur les donnĂ©es plus prĂ©cises provenant des Etats-Unis oĂč le nombre de cas et celui des dĂ©cĂšs imputables Ă la maladie sont indiscutablement plus fiables (selon les chiffres actuels la mortalitĂ© se situerait aux Etats-Unis autour de 1 pour 1 000 cas dĂ©clarĂ©s).
Mais il restera alors toujours une incertitude majeure portant sur les capacitĂ©s d’Ă©volution de ce virus.
Il pourrait revenir sous une forme plus lĂ©tale aprĂšs son passage dans l’hĂ©misphĂšre sud comme celui de 1918, devenir un peu plus pathogĂšne au deuxiĂšme passage comme celui de 1957 ou rester relativement bĂ©nin lors de la deuxiĂšme vague Ă l’image du virus de la pandĂ©mie de 1968.
1) Evaluation de la gravitĂ© d’une pandĂ©mie de grippe. Site de l’OMS (http://www.who.int/csr/disease/swineflu/assess/disease_swineflu_assess_20090511/fr/index.html) 2) Fraser C et coll. : Pandemic potential of a strain of influenza A (H1N1) : early findings. Science 2009 ; publication avancĂ©e en ligne le 11 mai 2009 (10.1126/science.1176062).
22:30 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés qui reprennent nos infos
22:45 > Fucking bitch
Avancer par la peur, par Jacques Attali
Une pandĂ©mie majeure ferait surgir la prise de conscience de la nĂ©cessitĂ© d’un altruisme, au moins intĂ©ressĂ©.
L’Histoire nous apprend que l’humanitĂ© n’Ă©volue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mĂ©canismes de dĂ©fense ; parfois intolĂ©rables (des boucs Ă©missaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thĂ©rapeutiques, Ă©cartant si nĂ©cessaire tous les principes moraux antĂ©rieurs). Puis, une fois la crise passĂ©e, elle transforme ces mĂ©canismes pour les rendre compatibles avec la libertĂ© individuelle et les inscrire dans une politique de santĂ© dĂ©mocratique.
La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes. Lire la suite .
Mercredi 20 mai > Japon : 3Úme région touchée
Le nombre de cas de grippe porcine au Japon atteignait 228 mercredi, selon les autoritĂ©s, alors que l’Ă©pidĂ©mie s’est Ă©tendue Ă une troisiĂšme prĂ©fecture de l’ouest de l’archipel.
Plus d’une vingtaine des nouveaux cas dĂ©clarĂ©s sont des habitants de la mĂ©tropole de Kobe (prĂ©fecture de Hyogo), la plus touchĂ©e par l’infection au Japon. Ses responsables, Ă©voquant une « quasi-Ă©pidĂ©mie », ont annoncĂ© qu’ils renonçaient Ă dĂ©pister le virus A(H1N1) chez toutes les personnes prĂ©sentant des symptĂŽmes de grippe.
« La municipalitĂ© a dĂ©cidĂ© d’autoriser les mĂ©decins de famille Ă soigner les patients atteints de forte fiĂšvre, ce qui signifie qu’elle ne pourra plus procĂ©der Ă des tests gĂ©nĂ©tiques sur tous les cas suspects » de grippe porcine, a dĂ©clarĂ© un responsable de Kobe.
La ville organisait jusqu’Ă prĂ©sent ces tests dans des espaces sanitaires spĂ©cialement amĂ©nagĂ©s, oĂč elle faisait venir tous les malades suspectĂ©s d’avoir la grippe porcine.
Parmi les nouveaux cas confirmĂ©s figure par ailleurs un homme d’une vingtaine d’annĂ©es rĂ©sidant dans la prĂ©fecture de Shiga (centre-ouest), proche des prĂ©fectures d’Osaka et Hyogo (ouest) oĂč se concentraient jusqu’ici les malades, pour la plupart des jeunes.
Ce patient s’Ă©tait rendu pendant le week-end Ă Kobe, dans la prĂ©fecture de Hyogo, oĂč le virus lui a Ă©tĂ© probablement transmis.
L’infection s’est rapidement propagĂ©e depuis samedi aprĂšs un tournoi de volley-ball opposant deux lycĂ©es d’Osaka et de Kobe.
Les experts sont convaincus que le virus A(H1N1) s’est sans doute dĂ©jĂ propagĂ© Ă d’autres rĂ©gions de l’archipel, y compris Ă la mĂ©gapole du grand Tokyo, l’agglomĂ©ration la plus peuplĂ©e du monde avec 36 millions d’habitants.
L’agence de presse Kyodo a rapportĂ© que 86% des malades identifiĂ©s jusqu’Ă prĂ©sent au Japon Ă©taient ĂągĂ©s de 10 Ă 19 ans, ce qui semble indiquer une plus forte virulence de la grippe porcine chez les jeunes au Japon qu’aux Etats-Unis.
Le Japon arrive en quatriÚme position parmi les pays les plus touchés par le virus, aprÚs les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
18:00 > Apparente confusion Ă l’OMS
L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) prend son temps avant annoncer la premiĂšre grande pandĂ©mie du siĂšcle, cĂ©dant Ă la pression d’un certain nombre de ses membres.
Le nombre de cas diagnostiquĂ©s progresse Ă vive allure depuis une semaine et atteint dĂ©sormais 10.243 personnes dans 41 pays — les Etats-Unis, le Canada et le Mexique continuant de porter le plus lourd fardeau.
Toutefois, cette derniĂšre poussĂ©e du virus d’un type inĂ©dit A(H1N1) est particuliĂšrement sensible au Japon oĂč le nombre de malades rĂ©pertoriĂ©s atteint dĂ©sormais 210 personnes.
L’archipel nippon est devenu la deuxiĂšme rĂ©gion du monde la plus affectĂ©e. Mais l’OMS assure toujours n’avoir pas de preuves qu’il s’agisse d’un foyer autonome de transmission entre humains.
Si tel Ă©tait le cas, elle devrait selon ses critĂšres activer la sixiĂšme et derniĂšre phase d’alerte de son Ă©chelle annonçant une pandĂ©mie.
Cette prudence soudaine Ă©tonne, d’autant que l’organisation s’Ă©tait montrĂ©e particuliĂšrement prompte Ă activer les prĂ©cĂ©dentes phases d’alerte pandĂ©mique.
Quelques jours Ă peine aprĂšs l’annonce de l’existence d’un virus mĂȘlant des origines porcines, aviaires et humaines au Mexique, l’OMS avait activĂ© sa phase 4 d’alerte signalant l’existence d’une transmission entre humains d’un virus d’origine animale.
Deux jours plus tard, le 29 avril, elle n’avait pas hĂ©sitĂ© Ă dĂ©clencher le niveau 5, signifiant qu’une pandĂ©mie Ă©tait « imminente ». Cette dĂ©cision Ă©tait basĂ©e sur le fait que la transmission entre humains Ă©tait avĂ©rĂ©e dans deux pays d’une mĂȘme rĂ©gion: les Etats-Unis et le Mexique.
Depuis, elle dit attendre l’apparition d’un nouveau foyer autonome dans une autre rĂ©gion du monde pour passer Ă son dernier niveau.
Sans cesse interrogĂ©e depuis lundi, la directrice gĂ©nĂ©rale de l’organisation Margaret Chan a fait comprendre que cette fois elle voulait prendre son temps.
« Nous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes », a-t-elle expliquĂ© devant les 193 membres de l’OMS rĂ©unis Ă GenĂšve pour leur grande assemblĂ©e annuelle.
Mais « nous devons avertir les gens quand c’est nĂ©cessaire et les rassurer quand c’est nĂ©cessaire », a-t-elle insistĂ©, prĂ©cisant que l’organisation en restait pour l’instant Ă la phase 5.
« La plupart des cas que nous voyons (au Japon) se trouvent dans une Ă©cole », s’est-elle encore justifiĂ©e mardi devant la presse. « Il y a peut-ĂȘtre des cas pour lesquels nous ne sommes pas capables de faire le lien avec des patients, mais ce n’est pas inhabituel », a-t-elle assurĂ©, relevant que la situation Ă©tait identique au Royaume Uni et Ă New-York.
Or les cas new-yorkais avaient motivé en trÚs grande partie le passage à la phase 5.
AprĂšs quelques explications embrouillĂ©es, Mme Chan a fini par reconnaĂźtre qu’elle avait « Ă©coutĂ© » l’appel de certains ministres de la SantĂ©. Soutenu notamment par la Suisse, le Japon, la Chine, le BrĂ©sil, le ministre britannique Alan Johnson lui avait demandĂ© lundi de ne pas se prĂ©cipiter.
« Je pense que vous avez besoin de plus de temps » pour Ă©tudier le passage Ă l’alerte 6, avait-il dĂ©clarĂ© disant craindre un mouvement de panique parmi la population aprĂšs une telle annonce.
Au final, la critique porte essentiellement sur le systĂšme d’alerte de l’OMS qui, comme l’organisation ne cesse de le rĂ©pĂ©ter, illustre uniquement la portĂ©e gĂ©ographique de l’Ă©pidĂ©mie sans un mot de sa sĂ©vĂ©ritĂ©.
Un tel systĂšme est, de l’avis de ces pays, porteur de confusion et nĂ©cessite au plus vite des modifications. (AFP)
Comme nous l’indiquons dans notre titre, cette confusion n’est qu’apparente. La phase 6 ne peut-ĂȘtre dĂ©clarĂ©e avant qu’un certain nombres de dĂ©tails ne soient rĂ©glĂ©s, comme la distribution des vaccins dans les pays des Etats membres, et les droits de fabrication par les laboratoires et leur sous-traitants. Pour ces raisons, le phase 6 ne pourra ĂȘtre dĂ©clarĂ©e avant ce vendredi 22 mai, vraisemblablement en fin de journĂ©e.
18:15 > L’OACI appelle Ă la levĂ©e des restrictions aĂ©riennes excessives
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a appelĂ© Ă la levĂ©e des restrictions aĂ©riennes imposĂ©es par certains pays en raison de la grippe porcine et qui ne sont pas conformes aux recommandations de l’OMS, dans une dĂ©claration rendu publique mercredi.
« Les Etats contractants qui ont imposĂ© des restrictions non conformes Ă l’avis de l’OMS sont priĂ©s instamment de retirer ces restrictions », indique le conseil de l’OACI dans cette dĂ©claration.
L’agence de l’ONU spĂ©cialisĂ©e dans le transport aĂ©rien recommande Ă©galement que « durant la flambĂ©e actuelle de grippe A(H1N1) », les Etats contractants consentent « tous les efforts pour veiller Ă ce que les services de transport demeurent ininterrompus, de façon Ă Ă©viter de crĂ©er des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux ».
« Les mesures prises par les Etats contractants devraient ĂȘtre proportionnĂ©es, appropriĂ©es, non discriminatoires et strictement limitĂ©es Ă la nĂ©cessitĂ© de contrer les risques pour la santĂ© », selon le conseil de l’OACI.
L’OACI, qui a son siĂšge Ă MontrĂ©al, a rĂ©uni la semaine derniĂšre son conseil en session extraordinaire Ă la demande du Mexique, foyer de l’Ă©pidĂ©mie de grippe, qui voulait protester contre les mesures prises par certains Etats qui ont suspendu ou restreint les vols en provenance ou Ă destination de ce pays. (AFP)
On comprend bien la portĂ©e du message : la pandĂ©mie Ă©tant devenue inĂ©vitable, il n’est plus question de placer tel ou tel pays en quarantaine. D’ailleurs, quel pays n’est pas dĂ©jĂ atteint par quelques centaines de cas ? Officiellement bien sĂ»r, on continue Ă nous Ă©grainer les chiffres au compte-goutte, de sorte a rassurer l’opinion publique, car il n’est pas question, comme pour le Mexique il y a deux semaines, de se retrouver dans une situation qui ferait perdre Ă l’Ă©conomie mondiale des milliards de dollars tous les jours. Business is Business.
21:00 > COMMENT SERIEZ-VOUS PRIS EN CHARGE en pratique ?
LâĂ©lĂ©ment essentiel du dispositif français reste, Ă ce stade, la prise en charge par les Samu de toute personne rĂ©pondant aux critĂšres de « cas possible » selon la dĂ©finition de lâInstitut National de Veille Sanitaire (InVS) (1) et son transfert dans un Ă©tablissement de lâAP-HP pour la rĂ©gion parisienne.
Le Samu et lâAP-HP : Le Samu oriente directement la personne vers un service de maladies infectieuses de rĂ©fĂ©rence. Rappelons quâen Ile-de-France, l’AP-HP est l’Ă©tablissement de rĂ©fĂ©rence. Il s’appuie sur les cinq hĂŽpitaux suivants : PitiĂ© -SalpĂȘtriĂšre, Bichat – Claude-Bernard, Necker-Enfants malades, et Raymond-PoincarĂ©, Paul-Brousse.
Quelles organisations ont Ă©tĂ© mises en place Ă lâAP-HP pour rĂ©pondre Ă cette situation ?
Une cellule de crise centrale et la Coordination du risque Ă©pidĂ©miologique et biologique (COREB) ont Ă©tĂ© activĂ©es afin de mettre en cohĂ©rence les organisations et dâoptimiser les prises en charge des « cas », conformĂ©ment au Plan pandĂ©mie grippale AP-HP.
Les procĂ©dures du Plan pandĂ©mie grippale AP-HP ont Ă©tĂ© adaptĂ©es Ă la situation et aux recommandations actuelles, et diffusĂ©es aux services de premiĂšre ligne (les Samu, services de rĂ©fĂ©rence, SAU) dĂšs la prise en charge des premiers cas suspects. Ces procĂ©dures concernent la prise en charge thĂ©rapeutique, les moyens de protection des patients et des personnels mais Ă©galement les modalitĂ©s de transport et dâisolement des prĂ©lĂšvements biologiques.
Quelle information aux personnels hospitaliers et de santé au travail ?
Une note dâinformation aux personnels de lâAP-HP a Ă©tĂ© envoyĂ©e le 4 mai, en parallĂšle des rĂ©unions dâinformation locales organisĂ©es par les directions et responsables de gestion des risques de chaque hĂŽpital. Des recommandations ont Ă©tĂ© envoyĂ©es le 6 mai aux mĂ©decins du travail et aux Ă©quipes opĂ©rationnelles dâhygiĂšne hospitaliĂšre afin dâharmoniser les procĂ©dures de protection des personnels.
Quelles sont les recommandations actuelles de prise en charge médicale des « cas possibles » ?
A ce jour, du fait du nombre limité des cas, la prise en charge reste strictement hospitaliÚre et organisée par les Samu et les services de référence de maladies infectieuses.
Tout cas « possible » est hospitalisĂ© dans un service de rĂ©fĂ©rence pour isolement, prĂ©lĂšvement viral et mise en place dâun traitement antiviral. Les premiers tests virologiques permettent rapidement (< 24 heures) de classer ce cas. Soit il est un « cas probable » et donc la prise en charge mĂ©dicale est poursuivie en attendant le rĂ©sultat du test spĂ©cifique fait par le Centre national de rĂ©fĂ©rence (Institut Pasteur). La durĂ©e du traitement et de lâisolement hospitalier sont dĂ©terminĂ©s par lâĂ©volution clinique et virologique du patient sous traitement. Soit il est un « cas exclu » et son isolement et son traitement sont interrompus. Source : santelog.com
21:20 > L’enquĂȘte de l’ONU sur des crimes de guerre Ă Gaza s’ouvrira sans l’accord d’IsraĂ«l
L’ancien procureur international Richard Goldstone a annoncĂ© mercredi qu’il allait poursuivre son enquĂȘte l’enquĂȘte sur d’Ă©ventuels crimes de guerre dans la Bande de Gaza diligentĂ©e par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, et ce sans avoir eu l’accord d’IsraĂ«l.
Le juge sud-africain qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© procureur du TPIY (Tribunal pĂ©nal international pour l’ex-Yougoslavie) et du TPIR (Tribunal pĂ©nal international pour le Rwanda) a expliquĂ© que son Ă©quipe et lui sont déçus de ne pas avoir eu l’accord du gouvernement israĂ©lien. Il a ajoutĂ© qu’il souhaitait entamer son enquĂȘte en IsraĂ«l pour apprĂ©hender le point de vue israĂ©lien d’abord.
DĂšs le 15 avril dernier, un haut responsable de l’Etat hĂ©breu avait fait savoir qu’IsraĂ«l ne coopĂ©rerait « trĂšs probablement pas » Ă cette enquĂȘte. Lire la suite .
Merci a Redamex de nous avoir communiqué cette info.
21:30 > A compter du 1er juin, le Centre National d’enseignement Ă distance (CNED) proposera gratuitement en ligne tous ses cours d’enseignement gĂ©nĂ©ral, du CP Ă la terminale, annonce SVM.
L’Express de son cĂŽtĂ© nous informe que l’Ă©cole se prĂ©pare Ă la grippe porcine. Le cabinet de de Xavier Darcos prĂ©pare activement la rĂ©action Ă une Ă©ventuelle pandĂ©mie. S’il fallait fermer les Ă©coles, une centaine d’heures de cours – enregistrĂ©es depuis l’Ă©pidĂ©mie de grippe aviaire en 2006 – sont prĂȘtes Ă ĂȘtre diffusĂ©es par France 5 et Radio France.
En cas de nĂ©cessitĂ©, des enseignants assureront aussi des permanences tĂ©lĂ©phoniques ou via Internet pour l’aide aux devoirs et aux exercices. DĂ©jĂ , les recteurs ont reçu une circulaire demandant Ă tous les enseignants de rappeler aux enfants et Ă leurs parents les rĂšgles Ă©lĂ©mentaires d’hygiĂšne. Source : blogdei.com
Merci a Indum de nous avoir communiqué cette info
23:00 > 85 nouveaux cas confirmĂ©s en Ontario. Lire l’article .
23:10 > L’OMS prĂ©tend pouvoir faire produire 4,9 milliards de doses de vaccin
Trente laboratoires fabricants de vaccins ont rencontrĂ©, mardi, Margaret Chan, la directrice gĂ©nĂ©rale de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), et Ban Ki-moon, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Au programme une fois de plus, la stratĂ©gie de production d’un vaccin pandĂ©mique contre le virus H1N1.«Nous avons l’assurance d’une trĂšs sĂ©rieuse implication des entreprises des pays du Nord et du Sud pour mobiliser les ressources », a assurĂ©, Ă l’issue de cette rencontre, Margaret Chan. Du coup, les experts tablent sur la possibilitĂ© de produire 4,9 milliards de doses d’un vaccin contre le virus en cas de pandĂ©mie. Un objectif calculĂ© Ă partir des donnĂ©es de production du vaccin contre la grippe saisonniĂšre, qui doit ĂȘtre modifiĂ© chaque annĂ©e en raison des mutations gĂ©nĂ©tiques entre les diffĂ©rentes souches virales. Lire l’article .
Etonnante information, puisque jusqu’il y a 3 jours, tous les « spĂ©cialistes » indiquaient que la production mondiale maximum serait de l’ordre de 500′000 doses/an, et pour autant que l’on stoppe la fabrication du vaccin de la grippe saisonniĂšre. On dirait que l’OMS multiplie les vaccins de la mĂȘme maniĂšre que la Fed multiplie les milliards de dollars…
Encore une page qui arrive Ă saturation… Nous dĂ©mĂ©nageons sur :