fév 09 2010

Le voile médiatique

Ainsi le « voile » va magnifiquement « voiler » les problèmes sociaux ! A nouveau l’opposition capital/travail va être occultée ! Diviser ceux que l’oppression capitaliste réunit ! Et réunir ceux que le capital divise ! Voilà ce que le « voile » va réussir à faire ! Et on retrouvera, comme par miracle, les dominés unis aux dominants au nom de la laïcité … qui oppresse !

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Bravo ! Résultat ? Collectivement nous allons « exclure » une minorité qui souffre ! Nous allons en faire nos boucs émissaires ! En quoi l’interdiction du voile serait moins violente que l’obligation de le porter ? Et nous prétendons, après cela, être les défenseurs héroïques de la liberté et de la fraternité !!! De même qu’à l’époque l’Education nationale a réussi à éjecter une cinquantaine de gamines de l’école sous prétexte qu’elles portaient une voilette moins moche que celle de nos nonnes et religieuses qu’on ne vilipende pas pour autant !

Qu’est-ce qu’elles en ont pensĂ© de notre libertĂ© et fraternitĂ© ? Mais nous avons brillamment rĂ©ussi la chose suivante : humilier des gamines ! Quelle gloire ? J’ai eu honte d’un tel lynchage ! Interdire Ă  des gamines voilĂ©es l’accès Ă  l’école est-ce Ă©ducatif ? Est-ce prĂ´ner l’émancipation ? Non ! C’est juste ghettoĂŻser culturellement ! Au nom de la liberté… nous excluons ! Il n’y a que les crĂ©tins umpistes ( et LO et F. Grond) pour le penser ! Au nom de la libertĂ© nous supprimons la libertĂ© !! J’ai eu ce genre de gamines en classe ! Elles sont bien ! J’étais de leur cĂ´tĂ© ! Il suffit d’accueillir !…. D’être gĂ©nĂ©reux ! De tolĂ©rer ! D’aimer ! De respecter !

Dans la dictature tunisienne le voile est interdit aussi ! Et ce, au nom de l’émancipation ! Et, pourtant, les femmes le portent ….. en signe de rĂ©sistance ! De mĂŞme qu’en Pologne des communistes dissidents ( complètement athĂ©es) allaient Ă  l’Eglise juste pour protester ! Au Pakistan, en Inde il y a des communistes qui sont Hindous et Musulmans ! Un an avant l’assassinat de Che Guevara en Bolivie, Camilo Torres – un curĂ© – mourrait les armes Ă  la main (le 15 fĂ©vrier 1965) en Colombie ! Il disait : « si JĂ©sus existait aujourd’hui il serait guĂ©rillero ». Sachant qu’il Ă©tait curĂ© l’auriez- vous combattu ??? Le prĂŞtre François Houtard (de Louvain) est anticapitaliste ! Il faut lire son livre sur la mondialisation ! Mais il est prĂŞtre ! Faut-il l’exclure ! Mieux : lutter contre lui ! OĂą allons-nous si nous suivons les voies de la division ? Les dominants aiment ça : les esclaves-salariĂ©s se battent entre eux – c’est le comble – pour un chiffon ! Pour moi la camarade Ilham qui porte le voile ne montre qu’une chose : son sentiment d’exclusion, sa volontĂ© de retrouver une identitĂ© et ce, Ă  travers le NPA ( ce qui est un honneur pour nous !). Ne dĂ©fendons-nous pas les exclus ? … d’oĂą qu’ils viennent ? Nous dĂ©fendons les palestiniens, les sans-papiers ; nous sommes contre la guerre en Afghanistan, etc… Et notre camarade Ilham? Il suffit qu’elle soit en France pour que soudain nous participions Ă  sa « lapidation » symbolique ? ! Bravo ! Sinon les strings, les kĂ©pis, les lederhosen, les cravates, etc. ce n’est pas interdit !!!? Absurde ! En Allemagne, aux USA ( cf le 1ier amendement), en GB, cette histoire de voile est considĂ©rĂ©e comme ridicule !

Moi qui suis parfaitement athée, j’ai tout de même lu la Bible, la Thorah, le nouveau testament, le Coran, Lao-Tseu, etc.. je vous conseille de méditer la parabole du « bon Samaritain » !

Conclusion : Diviser ceux que l’oppression capitaliste rĂ©unit ! Et rĂ©unir ceux que le capital divise ! Tel est le but de l’opĂ©ration « voile » !

« L’on ne sait ce que l’on doit le plus admirer : la ruse des dirigeants ou l’idiotie des gouvernés » C’est de Tchouang Tseu au 4ième siècle avant notre ère ! Serge Pralat de Solesmes (59).

Pierre Tévanian

« Le Voile MĂ©diatique« , dans toutes les bonnes librairies, 6 €

ISBN : 2912107245

fév 05 2010

Retraites, un hold-up d’État

Le gouvernement s’apprĂŞte Ă  rĂ©aliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariĂ©s du privĂ© dans la plus grande discrĂ©tion, rĂ©vèle l’association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l’Ircantec, rĂ©gime de retraite bĂ©nĂ©ficiant aux Ă©lus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l’Arrco et de l’Agirc, c’est-Ă -dire les salariĂ©s et cadres du privĂ©, qui sont dĂ©troussĂ©s. Le tour de passe-passe au profit du public orchestrĂ© par Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, est une première.

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Quelles en sont les (grosses) ficelles ? Pour comprendre, il faut savoir que les employĂ©s de La Poste embauchĂ©s avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l’Ircantec et, Ă  partir de cette annĂ©e, les nouveaux embauchĂ©s tomberont dans le rĂ©gime commun (SĂ©curitĂ© sociale plus Arrco-Agirc). Ă€ l’occasion de ce changement, le SĂ©nat a fait passer un amendement acceptĂ© par Christian Estrosi qui prĂ©voit que l’Ircantec recevra une soulte du rĂ©gime Arrco-Agirc. On parle de 5 Ă  6 milliards d’euros, rien Ă  voir donc avec un pourboire ! L’argument avancĂ© pour justifier la soulte est spĂ©cieux, estime Sauvegarde Retraites.

L’Ircantec, en effet, considère que, les nouveaux embauchĂ©s de La Poste relevant dĂ©sormais d’un autre rĂ©gime, cela lui occasionnera des pertes de cotisations futures. Et comme ses responsables ne font pas dans la dentelle, ils exigent une indemnisation calculĂ©e sur cinquante ans. Autrement dit, l’Ircantec rĂ©clame des cotisations sur des employĂ©s dont certains ne sont mĂŞme pas encore nĂ©s et, pour cela, « pompe » sans scrupule le rĂ©gime Arrco-Agirc, dont les finances sont menacĂ©es de dĂ©ficit Ă  très court terme (dès 2013).

Robin des Bois Ă  l’envers

C’est Robin des Bois, mais Ă  l’envers, car on vole les pauvres pour donner aux riches. Passons sur le fait que le rĂ©gime de l’Ircantec est plus gĂ©nĂ©reux (on cotise moins pour un meilleur rendement) que celui de l’Agirc-Arrco. On retient surtout que les finances de l’Ircantec sont plus saines. C’est que le nombre d’Ă©lus et de contractuels (collectivitĂ©s locales, fonction publique d’État, hĂ´pitaux) ne cesse d’augmenter, ce qui fournit une armĂ©e de nouveaux cotisants (643.000 en 10 ans) qui font terriblement dĂ©faut au privĂ© Ă  cause des ravages du chĂ´mage.

Après les Ă©lections rĂ©gionales de mars, le gouvernement a promis une nouvelle rĂ©forme des retraites. Étrangement, pour l’heure, il dĂ©ploie son zèle pour dĂ©fendre l’Ircantec, dont les 2,6 millions de cotisants ne sont en fait que des oiseaux de passage : soit parce que des Ă©lus perdent leurs mandats soit parce que des non-titulaires vont dans le privĂ© ou deviennent fonctionnaires (la durĂ©e moyenne de cotisation Ă  l’Ircantec est de seulement 8 ans et 11 mois). Ce rĂ©gime spĂ©cial n’a, certes, pas Ă©chappĂ© Ă  la rĂ©forme des retraites, mais restera plus avantageux que celui du privĂ©.

Comment pareil hold-up peut-il se produire dans le plus grand silence ? Les sĂ©nateurs, en votant l’amendement, ont dĂ©fendu les intĂ©rĂŞts des Ă©lus auxquels ils doivent leur mandat. L’État employeur, en soutirant de l’argent Ă  l’Agirc-Arrco, fait des Ă©conomies. Quant aux syndicats, s’ils ne pipent mot, c’est parce qu’ils sont surreprĂ©sentĂ©s dans le public. MĂŞme la CGC, dont on pourrait s’attendre qu’elle dĂ©fende la retraite des cadres (Agirc), reste en retrait. Et pour cause, elle assure la prĂ©sidence de l’Ircantec… Tout le monde y trouve donc son compte, conclut Sauvegarde Retraites. Tout le monde sauf l’Ă©norme masse des salariĂ©s du privĂ© qui va se faire plumer. VoilĂ  qui augure mal des discussions sur la rĂ©forme du rĂ©gime des retraites prĂ©vues après les Ă©lections rĂ©gionales de mars.

Source : Forum Mecanopolis

fév 04 2010

La Suisse, entre les maîtres-chanteurs et le Panzer allemand

La France, l’Allemagne, l’Italie sont, selon les besoins, des Etats de droit ou des Etats voyous. Plutôt que de s’en offusquer, il faut contre-attaquer, et jouer dans le même registre car pour la Suisse, la catastrophe menace.

suisseLes vols de données dans les banques suisses vont se multiplier, puisque ce genre de délit permet de gagner beaucoup d’argent sans prendre de grands risques. Pour les banques, c’est une authentique catastrophe, qui porte en germe une véritable débâcle pour l’ensemble du secteur bancaire, les emplois qu’ils générère, et donc l’économie en général. En effet, la confiance que les établissements suisses avaient réussi à construire au fil des années est en train de s’effondrer comme un château de cartes. Et sans confiance, il n’y a pas de banque, c’est aussi simple que cela.

Hier c’était la France qui fricotait avec les voleurs; aujourd’hui – une fois de plus, il faut le dire – c’est l’Allemagne. Ce comportement, délibérément hostile à la Suisse, est honteux, ignoble, tout ce qu’on voudra, mais il est, et se perpétuera. Dès lors, que faire?

Du côté des banques, il faudra améliorer grandement le recrutement, mais surtout verrouiller encore davantage l’accès aux données sensibles, y compris pour les cadres supérieurs. Personne, rigoureusement personne, du haut en bas de l’échelle, ne devrait avoir accès aux données complètes des clients. Mais ce sont surtout les informaticiens qui doivent être surveillés de très près car, de par la nature de leur travail, ils sont idéalement placés pour tromper la vigilance de leurs supérieurs, souvent dépassés sur le plan technique, et se procurer les mots de passe et codes d’accès nécessaires pour trahir l’entreprise. Mais ne rêvons pas: il y aura toujours des employés félons, et d’autant plus s’ils sont encouragés et stipendiés par des Etats étrangers.

Du côté de la Suisse officielle, elle doit se montrer beaucoup plus ferme dans toutes ses relations européennes, et abandonner cette attitude d’hôtelier bien élevé qu’affecte Hans-Rudolf Merz – jamais un mot plus haut que l’autre, confiance aveugle dans la partie adverse au moment même où elle est – pardon pour l’expression – en train de le baiser.

La Suisse a le droit le plus absolu de geler toutes les négociations en cours, mais aussi d’user d’une riposte graduée en termes de tracasseries diverses, qu’il s’agisse de douanes, de circulation des frontaliers, de transit des poids lourds, de préférence nationale en matière d’emploi (que la Suisse est la seule à ne pas pratiquer en Europe). Il ne s’agit pas de prendre des mesures officielles, mais de suggérer aux fonctionnaires compétents de se montrer un peu plus zélés. Nos chers voisins pratiquent eux-mêmes admirablement l’art de la tracasserie à l’égard de la Suisse, sans avoir l’air d’y toucher en hauts lieux. Tenez: Sarkozy nous jure un amour immense, tout en saisissant chaque occasion de nous taper dessus. Eh bien! Faisons la même chose, arrêtons enfin d’être bien élevés, avant d’être complètement à poil…

Enfin, selon la saine loi du talion, la Suisse pourrait encourager ses services secrets à collecter toutes sortes de données sur nos partenaires étrangers, et en particulier leurs dirigeants, puis au besoin organiser des fuites dans la presse, de manière à disposer d’une monnaie d’échange.

Quant aux voleurs qui fricotent avec Mme Merkel et M. Wœrth, tels le nommé Hervé Falciani, petite frappe méprisable, ils devraient commencer à réaliser qu’ils jouent un peu trop gros, et qu’à force de menacer des intérêts colossaux, ils risquent de connaître le triste, mais juste sort des maîtres-chanteurs: ils rêvaient de retraite anticipée aux Bahamas, et voilà qu’ils finissent coulés dans un pilier d’autoroute, ou lesté d’un parpaing au fond d’un lac. Un fin très morale, disons-le.

Philippe Barraud

Sur le même sujet, lire également Qui cherche à déstabiliser la Suisse ?

fév 03 2010

La conférence de Londres a fixé le prix de la défaite occidentale en Afghanistan

Un fond de 360 millions d’euros sera bientĂ´t disponible pour essayer de « ramener Ă  la raison » les « talibans modĂ©rĂ©s », de sorte Ă  ce qu’ils dĂ©posent les armes et cessent d’infliger des pertes aux armĂ©es d’occupation de l’Afghanistan. Un somme jugĂ©e dĂ©risoire par le Pentagone qui, selon le New-York Times, estime Ă  1 milliard de dollars l’effort nĂ©cessaire pour convaincre la rĂ©sistance afghane de rejoindre la vie civile.

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Des sommes qui seront dĂ©pensĂ©es en pure perte puisque, comme nous l’avons indiquĂ© par plusieurs articles sur Mecanopolis (1), la rĂ©sistance afghane ne compte pas nĂ©gocier quoi que ce soit. MalgrĂ© tout, l’OTAN, avec le mĂ©pris du « riche militaire » qui le caractĂ©rise, continue de croire – ou de feindre de croire – que « l’adversaire » demeure achetable et que seule sa pauvretĂ© l’aurait incitĂ© Ă  prendre les armes.

Pour le New York Times, si populations afghanes soutiennent aussi fermement les talibans, c’est surtout « en raison de l’incompĂ©tence du gouvernement KarzaĂŻ, empĂŞtrĂ© jusqu’au cou dans des affaires de corruption et de trafic de drogue ».

Face Ă  une insurrection qui ne cesse de croĂ®tre, Obama et ses « stratèges » ont dĂ©cidĂ© d’envoyer 30′000 hommes en renfort, et demandĂ© aux « alliĂ©s » un « effort supplĂ©mentaire ». L’objectif des amĂ©ricains est en effet d’obtenir que leurs subalternes europĂ©ens alignent d’avantage d’hommes sur le terrain.

Les 4 et 5 fĂ©vrier prochains, ministres de la DĂ©fense et chefs militaires parleront chiffres au QG de l’OTAN, Ă  Mons (Belgique). L’Allemagne a dĂ©jĂ  promis un renfort de 850 soldats et la Roumanie 600, pour une contribution qui devrait s’Ă©lever Ă  10′000 hommes au total. (2)

Mensonges d’État

Selon l’Ă©dition de ce mercredi du Canard enchaĂ®nĂ©, des officiers et des sous-officiers français seront bientĂ´t dĂ©pĂŞchĂ©s en Afghanistan, comme semble l’avoir dĂ©jĂ  confirmĂ© le gĂ©nĂ©ral Georgelin, chef d’Ă©tat-major, en rendant visite Ă  l’amiral amĂ©ricain James Staridis, commandant suprĂŞme des forces militaires en Europe, la semaine dernière. Selon l’hebdomadaire, ils seront directement placĂ©s sous les ordres directs du gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e amĂ©ricaine William Caldwell. Une prĂ©cision que le prĂ©sident Sarkozy cache soigneusement au Parlement et Ă  l’opinion publique.

Autre joli « mensonge d’État », le prĂ©sident français affirme depuis plusieurs mois que la France n’enverrait pas de combattants supplĂ©mentaires en Afghanistan. Des propos confirmĂ©s par Kouchner dans un entretien publiĂ© par Le Figaro du 1er fĂ©vrier : « Le prĂ©sident a dĂ©cidĂ© de ne pas augmenter le nombre de nos forces combattantes ». Or, c’est faux. Tous les instructeurs français, prĂ©sents et futurs, participent aux combats. Ils sont intĂ©grĂ©s dans les unitĂ© afghanes, ils les conseillent dans leurs missions et ils les accompagnent au feu. D’ailleurs, souligne encore Le Canard : « les trois Français rĂ©cemment morts au combat en Afghanistan Ă©taient des instructeurs ».

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Notes :

1. Voir notre article : Obama s’apprĂŞte Ă  demander Ă  l’OTAN 10′000 soldats supplĂ©mentaires pour l’Afghanistan

2. Voir notre article : Les Talibans nient tout contact avec l’occupant

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fév 01 2010

Guerre ouverte entre Villepin et Sarkozy (vidéo)

C’est la guerre ouverte. Vendredi soir sur Canal+, Dominique de Villepin a porté des accusations d’une violence inouïe contre Nicolas Sarkozy, l’accusant de «duplicité». Selon lui, le procureur de la République Jean-Claude Marin aurait décidé de faire appel sur ordre du chef de l’Etat, à l’issue d’une réunion qui se serait tenue jeudi à l’Elysée, alors même que Sarkozy semblait vouloir passer à autre chose. Aux journalistes stupéfaits par cette affirmation péremptoire, il a assuré n’avoir «pas l’ombre d’un doute» sur cette «information» qu’il tient de «fonctionnaires de la présidence de la République».

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C’est peu dire, donc, que le nouveau procès imposé par le procureur Marin a provoqué la colère des amis de l’ex-Premier ministre. Déchaînés, ils évoquaient ouvertement la possibilité d’une prochaine scission de l’UMP, avec, à la clé, la création d’un nouveau parti politique. Ceux qui jugeaient «probable» une candidature Villepin à la présidentielle de 2012 la disent désormais «certaine». Ils assumeront sans états d’âme une défaite de la droite dans deux ans.

Qu’un procureur choisisse d’annoncer sa décision au micro d’une radio constitue, pour Villepin et ses amis une illustration supplémentaire de la grossièreté du sarkozysme. Un régime qui salit la République et ses institutions. Sarkozy? Ce n’est, pour son rival, qu’un bloc d’ambition pure et de haine, sans conviction, sans idées, sans cette «passion de servir» dans laquelle se drape l’ancien Premier ministre.

Ses amis et admirateurs le décrivaient vendredi comme une sorte de fauve dont les blessures ne font qu’accroître «la détermination». «Plus on l’attaque plus son énergie est forte», assurait Brigitte Girardin, animatrice du Club Villepin. Au porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui ironisait jeudi sur un Villepin remis en selle «mais sans cheval», un proche de l’ex-chef de gouvernement réplique, triomphant : «Ce n’est pas un cheval, c’est une cavalerie qu’ils nous ont donné !» Villepin lui-même aurait reçu de très nombreux messages de soutien. Y compris de «deux anciens Premier ministres». Les députés villepinistes assurent que dans leurs circonscriptions, les élus et militants UMP faisaient part jeudi leur satisfaction de voir enfin «tournée» la page de la division. Vendredi, les mêmes manifestaient leur consternation face à «l’acharnement» du chef de l’Etat. Selon ses animateurs, le Club Villepin aurait reçu sur Internet, près de 300 adhésions par heure depuis la relaxe. «Quand j’annonçais qu’on serait 100 000 à la fin de l’année, on disait que j’étais dingue. Mais ce pari, je vais le gagner»,s’emporte Jean-Pierre Grand, député (UMP) de l’Hérault.

Dans une vidéo (voir ci-dessous) à l’attention de ses supporteurs, Villepin revient sur son «ambition de servir»ceux qui ont en partage «l’amour de la France». Vendredi, sur Canal+, il a ajouté «qu’on ne peut à la fois multiplier les coups bas et servir les Français». Il jure qu’il ne tombera pas dans «le piège». Et pour le prouver, il annonce son intention «d’aller à la rencontre des Français», pour «rassembler tous ceux qui ont un idéal à défendre». A l’invitation du député Jacques Le Guen, il fait savoir qu’il sera le 15 février, dans le Finistère, auprès de producteurs de lait et d’éleveurs de cochons.

jan 30 2010

L’Islam, une Foi inadaptĂ©e et inadaptable au puzzle du mondialisme (vidĂ©o)

Par HISNOULMUSLIM

Le 21 janvier 2009 Ă  la salle Colbert de l’AssemblĂ©e Nationale, le groupe de rĂ©flexion GĂ©nĂ©ration France créé par Jean-François CopĂ© recevait la prĂ©sidence du think tank amĂ©ricain l’Hudson Institut1.

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Il est fort Ă©tonnant qu’un cercle comme celui de GĂ©nĂ©ration France qui se targuait lors de sa crĂ©ation d’inspirer un nouvel Ă©lan Ă  l’identitĂ© française, reçoive en la personne de Kenneth Weinstein, un groupe de rĂ©flexion impĂ©rialiste amĂ©ricain dont le but avouĂ© est de consolider l’atlantisme au sein de l’Union europĂ©enne et de faire reculer l’Islam « isme »2.

C’est prĂ©cisĂ©ment dans le recoupement de ces informations que l’on prend conscience de la tromperie des mots.

Jean-François Copé :

« Au cĹ“ur de cette dĂ©marche de rĂ©flexion commune, j’ai souhaitĂ© placer le mot «France ». Parce que je suis convaincu que la question essentielle, c’est celle de notre identitĂ©. »3.

Nul doute que la première partie de la citation est correcte mais concernant la seconde il s’agit au minimum d’un double sens et reste Ă  chacun la sensibilitĂ© de dĂ©terminer de quelle identitĂ© il s’agit quand on dĂ©balle le tapis rouge Ă  des groupes dont les seules intĂ©rĂŞts sont d’imposer leur hĂ©gĂ©monie et leurs influences Ă  travers le monde.

Moins d’un an après cette rencontre, Ă  n’en pas douter « pour les intĂ©rĂŞts de la France », le prĂ©sident du groupe UMP Ă  l’AssemblĂ©e prenait tout le monde de vitesse en annonçant le dĂ©pĂ´t dès janvier 2010 d’une proposition de loi visant Ă  interdire le voile intĂ©gral dans l’espace public4.

Le 09 janvier 2010 le grand imam de l’UMP, « Shaykh CopĂ© » nous expliquait dans l’Ă©mission de Thierry Ardisson, Salut Les Terriens – CopĂ©-Burqa Le Face Ă  Face, que le voile intĂ©gral ne faisait pas partie de l’Islam selon lui.

Affirmation nĂ©cessaire pour passer Ă  l’Ă©tape supĂ©rieure consistante Ă  statuer prochainement sur la lĂ©galitĂ© de la libertĂ© de penser de ces fameux « talibans de quartier  » qui contrĂ´leraient le phĂ©nomène du niqab en France5.

Le 5 septembre 2006 le prĂ©sident amĂ©ricain de l’Ă©poque, George W. Bush, mettait en garde le monde contre un Khalifat Islamique aux portes de l’Europe6.

Le 27 aout 2007 c’Ă©tait au tour du PrĂ©sident de la RĂ©publique Française Nicolas Sarkozy, Ă  l’occasion de la confĂ©rence des Ambassadeurs, de mettre en garde contre le Khalifat7.

Il devient alors Ă©vident dans le temps, que la volontĂ© de faire peur avec l’Islam est nourrie et voulue dans le but de se doter d’un droit universel de modeler cette religion selon les convenances d’un « Grand Occident CoalisĂ© » contre un monde Musulman qui, refusant obstinĂ©ment de dĂ©laisser une partie de son Coran et de son mode d’emploi qu’est la Tradition du Prophète Muahmmad, n’est toujours pas incorporable en l’Ă©tat dans leur projet tant couvĂ© d’une gouvernance mondiale et qui commence depuis quelques annĂ©es Ă  Ă©clore de sa coquille.

Qu’avons-nous lĂ  ? Une Foi inadaptĂ©e et inadaptable au puzzle du mondialisme.

Sans mĂŞme Ă©voquer le facteur eschatologique de la situation, c’est prĂ©cisĂ©ment Ă  ce moment de la rĂ©flexion que peut se justifier la stigmatisation, l’hypocrisie et la calomnie Ă  l’encontre de l’Islam ainsi que la prĂ©sence d’une coalition forte de plusieurs centaines de milliers d’Hommes en terre musulmane8 ; dĂ©barquĂ©e lĂ  bas pour expliquer Ă  l’autochtone local Ă  coup de bombe, la supĂ©rioritĂ© de l’Ă©laboration de lois humaines sur leur conception de lois divines exemptes de toutes imperfections.

Le fait est que la plupart des volontĂ©s politiques du monde coalisĂ© sur la question de l’Islam converge vers l’objectif Ă©vident de le modeler comme toutes les autres religions l’ont Ă©tĂ©, quitte Ă  s’autoproclamer les droits et devoirs d’ingĂ©rences sur les populations que l’on aurait dĂ©cidĂ© au prĂ©alable d’affubler du titre de « MĂ©chant ».

HISNOULMUSLIM, pour Mecanopolis

Télécharger ce film au format DVIX

Notes :

jan 29 2010

Pour la presse europĂ©enne, la « loi française sur la burqa » est islamophobe

Avec une loi qui interdirait le voile islamique intĂ©gral, la France voudrait dĂ©montrer qu’elle prĂ©serve sa tradition laĂŻque. Mais pour beaucoup de journaux, elle apparaĂ®t ainsi de moins en moins tolĂ©rante envers sa minoritĂ© musulmane. RĂ©glementer l’accès aux services publics est une chose, lĂ©gifĂ©rer sur la tenue vestimentaire arborĂ©e sur la voie publique en est une autre. Revue de presse europĂ©enne.

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C’est un vrai problème qu’explicite la SĂĽddeutsche Zeitung : « Interdire la Burqa, c’est Ă©chapper au problème (…) Mieux vaudrait rĂ©pondre Ă  la question fondamentale de savoir dans quelle mesure on a le droit de vivre selon ses traditions et ses règles religieuses. Au cous de siècles prĂ©cĂ©dents, c’est au christianisme que les sociĂ©tĂ©s occidentales se confrontaient. Aujourd’hui, c’est de plus en plus l’islam qui prend le relais »

A l’enseigne de « l’impossible interdiction », le site Presseurop a dĂ©cortiquĂ© pas mal de journaux europĂ©ens sur ce sujet chaud. Par exemple LibĂ©ration, quotidien pour lequel Ă  la contrainte, la majoritĂ© parlementaire « a tenu Ă  ajouter l’humiliation publique. Pour ces paranoĂŻaques de l’identitĂ© française, il faut donc que ces femmes, pourtant plus victimes que coupables, soit arrĂŞtĂ©es sur la voie publique et verbalisĂ©es ». Cette « exaltations prohibitrice » a quelques chose d’irrationnel et d’inquiĂ©tant ».

En attendant, « on y voit toujours pas très clair sur l’aboutissement ou non, rĂ©glementaire ou non, de ces discussions », commente La Libre Belgique. Car, note le quotidien, « rĂ©glementer les conditions d’accès aux services publics est une chose. Mais lĂ©gifĂ©rer sur la tenue vestimentaire arborĂ©e sur la voix publique en est une autre ». Et le risque existe pour le lĂ©gislateur d’ĂŞtre retoquĂ© par le Conseil constitutionnel ou la Cour europĂ©enne des des droits de l’homme.

Le quotidien danois Politiken estime pour sa part que la « meilleure manière de faire se propager la burqa et le niqab est de les « présenter comme des problèmes ». Ils deviennent ainsi des symboles – non pas de la soumission de la femme – mais de protestation et de défi.

Le Times de Londres confirme que la « burqa n’es pas une cape d’invisibilitĂ©. Toute personne la portant signale qu’elle souhaite rester hors de la sociĂ©tĂ©. Pour autant, personne ne souhaite voir la police arracher les voiles des femmes dans la rue. Les Français sont allĂ©s trop loin ».

Sur le mĂŞme sujet, lire Ă©galement cet article du journal Le Monde : Le New York Times accuse Sarkozy d’attiser la haine

Mecanopolis

Mecanopolis

jan 28 2010

Le « dĂ©but de la fin » pour Nicolas Sarkozy

Mis Ă  jour le 29.01 Ă  12h00

Nicolas Sarkozy avait prĂ©vu de se « payer » Dominique de Villepin, ce jeudi 28 janvier, jour de son 55ème anniversaire. Ce sera la douche froide pour le prĂ©sident français qui s’Ă©tait constituĂ© partie civile dans le procès Clearstream, affaire dans laquelle il se posait en victime en dĂ©signant l’ancien Premier ministre comme coupable d’avoir organisĂ© cette « machination » contre lui. Après trois heures d’audience, ce matin au tribunal de Paris, Dominique de Villepin a Ă©tĂ© relaxĂ©.

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« Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique » a indiquĂ© Dominique de Villepin, dans un brève dĂ©claration accordĂ©e aux journalistes, en sortant du Palais de justice. Il doit ĂŞtre le premier surpris de sa relaxe, lui qui hier encore, dans en entretien accordĂ© au quotidien suisse Le Temps, s’attendait Ă  ĂŞtre condamnĂ©. Nul doute qu’il n’y aura pas de rĂ©conciliation entre l’ancien premier ministre et le chef de l’État, et que cette victoire judiciaire sera l’acte fondateur d’une marche vers la prĂ©sidentielle de 2012

Nous avons tous en mĂ©moire la dĂ©claration courageuse de Dominique de Villepin,  alors ministre des Affaire Ă©trangères sous la prĂ©sidence de Jacques Chirac, qui avait, devant le Conseil de sĂ©curitĂ© d l’ONU, refusĂ© l’engagement de la France dans la guerre en Irak. Un acte de rĂ©bellion gaulliste qu’il confirme dans un livre paru cette semaine, Villepin, La verticale du fou, oĂą il va mĂŞme jusqu’Ă  se comparer Ă  un « chef de rĂ©seau » de la RĂ©sistance durant l’occupation allemande.

Il ne faut nĂ©anmoins pas se tromper. Dominique de Villepin ne sera pas le candidat de l’anti-mondialisme. Mais, s’il est Ă©lu prĂ©sident, il saura redonner Ă  la France son vĂ©ritable rang dans les dĂ©cisions internationales qui lui reviennent. Un rang qui, depuis l’arrivĂ©e de Nicolas Sarkozy Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, est devenu synonyme de soumission aux diktats des intĂ©rĂŞts amĂ©ricano-sionistes.

Le Parquet fait appel

« La dĂ©cision est une dĂ©cision de nature politique (…) Elle montre qu’un homme, Nicolas Sarkozy, le prĂ©sident de la RĂ©publique prĂ©fère persĂ©vĂ©rer dans son acharnement, dans sa haine plutĂ´t que d’assumer la responsabilitĂ© de sa fonction en tant que garant de la justice française », a dĂ©clarĂ© l’ancien Premier ministre, Ă  peine annoncĂ© l’appel du parquet.

Le procureur de Paris Jean-Claude Marin, qui a dĂ©cidĂ© de faire appel, est « sous l’autoritĂ© hiĂ©rarchique du Garde des Sceaux et du prĂ©sident de la RĂ©publique », a-t-il relevĂ©, ajoutant: « il savait qu’il n’y avait rien dans ce dossier Ă  me reprocher ».

Nicolas Sarkozy « s’enferme dans sa haine ce qui n’est pas, je crois, la vocation d’un prĂ©sident de la RĂ©publique », a aussi dĂ©clarĂ© M. de Villepin.

L’ancien Premier ministre a Ă©voquĂ© « un dĂ©tournement de la fonction prĂ©sidentielle, un dĂ©tournement du pouvoir ». « Je regrette que ce spectacle pitoyable soit donnĂ© aux Français, je regrette que la justice soit instrumentalisĂ©e ».

Sarkozy s’est couchĂ© Ă  Davos

Cette semaine sera dĂ©cidĂ©ment très mauvaise pour Nicolas Sarkozy qui, lors de son passage au Forum Ă©conomique de Davos (WEF) hier, s’est littĂ©ralement couchĂ© dans l’affaire de la liste des comptes de la banque HSBC.

Au sortir d’une entrevue avec la ministre française de l’Economie Christine Lagarde et celui du Budget Eric Woerth, en fin d’après-midi, le chef du DĂ©partement fĂ©dĂ©ral des finances (DFF) a pu assurer que la question Ă©tait rĂ©glĂ©e. Les autoritĂ©s de l’Hexagone ont promis qu’elles ne feraient aucun usage de la liste des 130′000 comptes de clients qu’HervĂ© Falciani avait dĂ©robĂ©e Ă  la  HSBC Ă  Genève. Cette mesure faisait suite Ă  la dĂ©cision de la Suisse, quelque jours plus tĂ´t, de suspendre la procĂ©dure de ratification de la Convention de double imposition (CDI) nĂ©gociĂ©e l’Ă©tĂ© dernier entre les deux pays. MalgrĂ© les dĂ©clarations intempestives de Sarkozy sur le secret bancaire, lors du dernier G20, tous les commentateurs admettent aujourd’hui que la Suisse Ă  gagnĂ© le bras de fer qui l’opposait Ă  la France.

Le pire reste à venir pour le président français

L’affaire de « l’attentat de Karachi » pourrait très vite se transformer en un vĂ©ritable « sarkogate ». Selon nos informations, le nom du prĂ©sident français, qui Ă©tait Ă  ministre du Budget Ă  l’époque des faits, ressortirait Ă  plusieurs reprises dans le volet suisse de l’enquĂŞte, instruite actuellement par la justice genevoise, qui porte sur des versements suspects lors de la vente de sous-marins français au Pakistan.

Pour Nicolas Sarkozy, l’annĂ©e de ses 55 ans s’annonce difficile.

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

Frédéric Courvoisier |

jan 19 2010

Un quart des départements français sont en cessation de paiement

News of Tomorrow

Un quart du territoire en cessation de paiement, voilà déjà plusieurs mois que le président du Conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, le prédit. Dans cette période de vote budgétaire, ce pronostic se confirme de jour en jour et de nombreux Départements risquent la faillite.

cochon-tirelireLa compensation très insuffisante des dépenses sociales obligatoires plombe les budgets des Départements, surtout les plus ruraux. Ils sont en plus victimes de la conjoncture, suite à la chute des droits de mutation, une part importante de leurs recettes. En supprimant la taxe professionnelle et en engageant une vaste réforme des collectivités territoriales, le gouvernement prend le risque de fragiliser un peu plus les Départements. Vingt-cinq d’entre eux seront poussés à la faillite dès 2010. Tour de France des difficultés.

« Dans vingt-trois Départements, dont le mien, il y aura des budgets en déséquilibre », a constaté François Hollande (PS), président du Conseil général de Corrèze. Dans le Nord, le président du Conseil général a pris la même décision que celui de Saône-et-Loire et ne fera voter son budget qu’au mois de mars.

Les transferts de compétence ont coûté 55 millions d’euros au Conseil général de la Meuse. Son président, Christian Namy (UMP) qui prend des mesures d’économie et « parie sur la baisse des taux d’intérêt en 2010 » pour avoir une chance de boucler son budget en renégociant sa dette. Dans le Bas-Rhin, le collaborateur du président (UMP) assure : « On va baisser les investissements ».

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco (PS) arrivera à boucler son budget 2010, mais pour 2011, il ne voit pas du tout comment il va pouvoir faire. Quant aux Bouches-du-Rhône « avec une autonomie fiscale réduite à 10%, elles ont « le couteau sous la gorge ».

Le Département de Seine-Maritime, très industrialisé, sera sans doute l’un des plus touchés par la suppression de la taxe professionnelle. Et dans les Landes : « nous avions prévu de compenser la baisse des droits de mutation par une augmentation de la taxe professionnelle… ». Le Conseil général de Loire-Atlantique a d’ores et déjà annoncé des baisses de subventions, par exemple – 70% pour le FC Nantes. En Ille-et-Vilaine où les subventions de fonctionnement aux associations vont être réduites de 20 à 30 % et les nouveaux investissements gelés, le président du Conseil général accuse l’État de transférer « ce qui revient le plus cher : enfance, handicap, personnes âgées ».

Source : News of Tomorrow

jan 19 2010

Lettre ouverte à Jean-Claude Gaudin (vidéo)

Dans le pseudo dĂ©bat sur l’identitĂ© nationale, Jean Claude Gaudin, maire de Marseille, a regrettĂ© d’avoir vu, au soir du match AlgĂ©rie-Egypte, « 15 Ă  20 000 musulmans dĂ©ferler sur Marseille avec des drapeaux algĂ©riens mais pas de drapeaux français« .

Faut il parler de dĂ©rapage ? Rien n’est moins sĂ»r quand il s’agit d’individus comme Jean Claude Gaudin, qui n’en est pas Ă  son premier propos ouvertement raciste et disant ici son mĂ©pris de l’arabe forcĂ©ment musulman.

C’est l’expression d’un racisme assumĂ© et d’un rejet des musulmans qui jette le trouble, y compris dans son camp, comme le dĂ©montre la vidĂ©o… Ă  l’exception des Ă©ternels valets prĂŞts Ă  tout justifier, hĂ©las.

BENSAADA Mohamed


Monsieur le Maire,

Tout le monde ne parle plus que de votre dernier « dérapage », celui où vous parlez de « musulmans qui ont déferlé dans les rues de Marseille… ». Je dis dernier parce que ce n’est pas le premier dans le genre et que vous avez indubitablement un mal fou a nommer une certaine catégorie de la population que vous administrez. Pour votre défense vous n’êtes pas le seul à avoir du mal à le faire et cette difficulté en dit long sur les dégâts de ce passif post colonial non soldé, qui ressurgit avec brutalité comme un non dit trop longtemps refoulé.

gaudin1-864d0Depuis que M. Besson, en bonne intelligence avec Mr Sarkozy a décidé d’instrumentaliser politiquement le débat sur l’identité nationale il ne se passe pas un jour sans que l’on entende une déclaration outrancière et stigmatisante à l’égard de la population de confession musulmane en France. Je ne souhaite pas participer à ce débat qui ressemble de plus en plus a une mise en accusation publique des musulmans de France. D’ailleurs puisque nous en sommes aux calculs nous verrons bien si cette tactique sera payante pour vous…nous verrons bien à qui profite la manœuvre et qui se délectera de la tessiture poisseuse de tout ce débat, nous verrons bien assez vite ressurgir les remugles fétides de ces années (pas si lointaines) où le FN prospérait, nous verrons bien que les mots en politique ne sont pas sans conséquences et que des déclarations comme celles que vous avez faîtes sont autant d’électrochocs salutaires appliqués au corps léthargique de l’extrême droite française.

Loin de revenir sur vos propos vous répondez au jeune homme, militant de votre parti, avec une condescendance et un paternalisme consternant, parce que évidemment il ne peut pas comprendre les subtilités de la langue française que vous maitrisez au-delà de la moyenne et qui font que lorsque vous dites une énormité, celle-ci n’en est une que dans l’oreille et dans le cœur de celles et ceux que vous blessez !

Vous dîtes, Monsieur le Maire, que Marseille a vu déferler 15000 musulmans dans ces rues, avez-vous idée de l’imagerie d’épouvante que vous projetez dans l’inconscient collectif de vos concitoyens ? Ce sont les vagues (d’un Tsunami) qui déferlent, les hordes de barbares ou les rats qui déferlent, ce ne sont pas les « braves gens » qui déferlent !!! Vous dites dans votre réponse que Marseille subit l’immigration et que vous vous efforcez « d’assimiler » les couches successives de population qui y débarquent et là encore vous persistez et vous signez votre résolution sans équivoque à utiliser un raisonnement et une sémantique propre a la tradition réactionnaire.

Vous dites, a mots couverts, que lorsqu’on est Français depuis pas très longtemps il y a des us et des coutumes à respecter et que pour « bien s’intégrer » il faut brosser l’autochtone dans le sens du poil et user de forts symboles pour « amadouer » l’hôte, et on atteint là un degré de surréalisme rarement égalé depuis les Marx Brothers ou les Monty python, parce que au-delà de la mauvaise foi qui ne vous a fait voir que des drapeaux algériens ce soir là, cet argument frôle l’indécence. Que nous demandez vous au juste ? De réaffirmer notre Francité quel que soit le contexte et de façon permanente, faut il pour vous complaire se draper dans un drapeau tricolore en toute circonstance ?

J’ajoute que nous étions partie prenante de ce « déferlement » et que je m’inscris en faux contre l’affirmation que vous avez maintenue et réitérée qu’il n’y avait que des drapeaux algériens, c’était un soir de fête à la Marseillaise, plein de joie, de gouaille populaire et cosmopolite, il y avait des drapeaux algériens , français, marocains, tunisiens, des drapeaux berbères et des drapeaux turcs et des drapeaux connus et inconnus…toutes et tous étaient là dans un esprit festif avec cette folle envie de communier dans la joie. Ce que vous interprétez comme une offense à la terre d’accueil n’est pas l’expression d’un nationalisme algérien exacerbé, ni même le signe d’une double allégeance ! Ce n’est que la volonté de faire la fête et de l’exprimer dans un cadre informel et permissif que seul le sport, et en particulier, le football est capable de produire.

M. Besson regrette que les débordements marginaux qui ont eu lieu lors de ces manifestations spontanées de joie populaire, n’ait pas subit un traitement médiatique aussi conséquent que la fameuse « main de Thierry Henry », et venant de lui peu de choses m’étonnent encore, sachant que la juxtaposition de ces deux événements est totalement incongrue et que si il lui reste une parcelle d’honnêteté intellectuelle il sera d’accord pour analyser les exactions commises lors de cette soirée comme étant le fait d’une frange de « hooligans » qui sévissent à chaque soir de grands match à Marseille, qu’il s’agisse de l’équipe de l’OM, de la France ou de l’Algérie.

Pour en finir et vous laisser vaquer à vos occupations de 1er magistrat de notre bonne ville, je vous dirais que nous nous méfions de toutes les tentatives d’instrumentalisation du nationalisme quel qu’il soit et que la devise de la République reste encore « Liberté, Egalité, Fraternité » et qu’en conséquence nous vous demandons de continuer à débattre de l’identité nationale, si vous le souhaitez, dans le cadre que lui confère le triptyque républicain et en gardant à l’esprit que l’unité ne se fait jamais dans la polémique, la stigmatisation et l’exclusion.

Comme les interventions dans la salle vous l’ont déjà signifié il n’y a pas eu de « déferlement de musulmans sur Marseille » ce soir là, il n’y a eu que des marseillaises et des marseillais, Français, pour la plupart qui ont manifesté leur joie et leur attachement a leur pays d’origine sans aucune volonté de signifier leur désamour de la France, parce qu’en Amour l’exclusive est parfois une entrave ; Oui on peut sans problème aimer l’Algérie et la France, L’Italie et la France, l’Arménie et la France, le reste du monde et la France, comme on aime son père et sa mère…

Recevez, Monsieur le Maire, l’expression de notre indignation courroucée.

BENSAADA Mohamed

Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts