déc 05 2009

Le Tamiflu renforcerait l’infectiositĂ© du virus H1N1, selon Elsevier Science Inc.

C’est le plus grand Ă©diteur de littĂ©rature scientifique, Elsevier Science, qui est Ă  l’origine d’une Ă©tude Ă  propos de l’efficacitĂ© du Tamiflu sur le virus H1N1, discrètement publiĂ©e Ă  la fin du mois d’octobre par le site ScienceDirect. Bien sĂ»r, aucun mĂ©dia n’a depuis repris cette information qui indique que, loin d’ĂŞtre un mĂ©dicament efficace pour le traitement de la grippe A actuel, l’antiviral du laboratoire Roche en renforcerait l’infectiositĂ©.

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L’Ă©tude d’Elsevier explique que si l’oseltamivir (molĂ©cule du Tamiflu) a dĂ©montrĂ© une probable efficacitĂ© contre l’activitĂ© grippale dans la pratique clinique, en particulier sur le H5N1, son efficacitĂ© n’a jamais Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©e face Ă  des sous-types du virus A, et en particulier celui de la pandĂ©mie actuelle, le H1N1.

Lors de tests in vitro, les chercheurs d’Elsevier ont dĂ©montrĂ© que, dans le cadre du H1N1, le Tamiflu provoquait un effet stimulant sur l’activitĂ© infectieuse du virus. RĂ©sultats qui a Ă©tĂ© confirmĂ© par deux autres tests clinique, et qui ne devrait pas tarder a ĂŞtre confirmĂ©s par d’autres Ă©tudes complĂ©mentaires.

Nous avions dĂ©jĂ  expliquĂ©, sur le Forum Mecanopolis, que le but du Tamiflu n’Ă©tait pas de s’attaquer pas directement au virus, mais qu’il Ă©tait sensĂ© empĂŞcher sa rĂ©plication dans les cellules du malade. En clair, que ce mĂ©dicament n’avait aucun effet au niveau individuel, mais pouvait s’avĂ©rer utile sur le plan collectif en rĂ©duisant la charge virale chez celui qui le prend, et diminuer ainsi le risque de contamination.

L’Ă©tude d’Elsevier dĂ©montre exactement le contraire. L’usage du Tamiflu serait contre-productif, Ă  tous les niveaux.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

Source : Forum Mecanopolis

Merci Ă  Karmasutra pour l’info

Addendum, lundi 7 décembre 2009 :

Comme le document PDF du lien du site ScienceDirect est payant, et que nous ne pouvons pas, pour cette raison, le reproduire sur Mecanopolis, nous en plaçons le résumé ci-dessous.

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nov 23 2009

Identification de virus résistants aux antiviraux en Grande-Bretagne

La Health Protection Agency (HPA) dans son dernier rapport du 19 novembre indique avoir identifié 12 virus H1N1 porteurs d’une mutation qui leur confère une résistance à l’antiviral oseltavimir (Tamiflu®) dont 9 ont été testés résistants et 3 seraient phénotypiquement résistants, c’est-à-dire présentant une évolution génétique constatée pouvant leur conférer cette résistance. Bien que l’enquête épidémiologique soit toujours en cours, la HPA évoque la possibilité d’une transmission interhumaine du virus résistant.

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L’APH travaille avec les services de santĂ© publique du Pays de Galles pour enquĂŞter sur un certain nombre de cas possibles de personne Ă  personne de transmission de virus H1N1 rĂ©sistants Ă  l’oseltamivir, identifiĂ©s chez des patients hospitalisĂ©s au pays de Galles. 12 des 3569 virus pandĂ©miques testĂ©s ont Ă©tĂ© confirmĂ©s porteurs d’une mutation qui confère cette rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir, mĂ©dicament antiviral, dont 3 sont phĂ©notypiquement rĂ©sistants Ă  ce mĂ©dicament, mais conservent la sensibilitĂ© au zanamivir.

Ce sont donc Ce sont donc 9 cas de virus rĂ©sistants confirmĂ©s signalĂ©s par la HPA chez les patients traitĂ©s dans une salle d’hĂ´pital au pays de Galles. Le virus est apparu dans un groupe de personnes particulièrement vulnĂ©rables chez lesquelles le dĂ©veloppement de la rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir est maintenant documentĂ©. Ă€ l’heure actuelle, explique la HPA, « nous pensons que le risque pour la santĂ© de la population gĂ©nĂ©rale est faibe, il n’existe aucune preuve que le virus rĂ©sistant Ă  l’oseltamivir soit plus virulent que le virus « classique. Nous suivons la situation de près ». Le virus reste sensible au zanamivir (Relenza®), utilisĂ© en alternative l’oseltavimir. Bien que les enquĂŞtes Ă©pidĂ©miologiques soient toujours en cours, il semble probable que la transmission du virus H1N1 rĂ©sistant Ă  l’oseltamivir ait bien eu lieu. Ce type de Ce type de cas de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir a toujours Ă©tĂ© observĂ© chez les patients ayant des problèmes hĂ©matologiques qui rĂ©sultent d’immuno-suppression et cette rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir est bien documentĂ©e chez les sujets immunodĂ©primĂ©s et peut rapidement se dĂ©velopper, prĂ©cise la HPA.

Les contacts rapprochĂ©s dans la salle d’hĂ´pital et dans la communautĂ© est en cours afin de dĂ©terminer s’il existe des preuves d’une transmission ultĂ©rieure.

Malgré ces récents cas de résistance, les autorités sanitaires britanniques ont confirmé l’utilisation du Tamiflu® en première intention.

De son cĂ´tĂ©, l’OMS, au 20 novembre signale 57 incidents dans le monde de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir, mais n’a pas documentĂ© d’épisodes de transmission de personne Ă  personne. En outre, le 19 Novembre, l’OMS a Ă©tĂ© notifiĂ©e par les États-Unis de quatre patients hospitalisĂ©s dans la mĂŞme unitĂ© d’un hĂ´pital au cours des mois d’octobre et de novembre prĂ©sentant Ă©galement une infection au virus H1N1 rĂ©sistante Ă  l’oseltavimir chez les patients.

Source : Forum Mecanopolis

nov 15 2009

Pas de traitement disponible en Ukraine pour la souche parainfluenza / A (H1N1)

L’article de zavrtra.com, « Souche 100% mortelle en Bucovine », que nous avons placĂ© jeudi dernier sur Mecanopolis n’en fini pas de faire des vagues dans les mĂ©dias russophones. Le professeur Bachinsky a donnĂ© hier un entretien au journal unian.com, dont nous prĂ©sentons ici la traduction.

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Sur la base des autopsies rĂ©alisĂ©es, nous sommes arrivĂ©s Ă  la conclusion que les dĂ©cès n’ont pas Ă©tĂ© causĂ©s par une pneumonie, mais par une insuffisance cardio-respiratoire et un choc cardiogĂ©nique. Le virus pĂ©nètre directement dans les poumons, et crĂ©e des lĂ©sions irrĂ©versibles qui entrainent une hĂ©morragie, et la mort. En aucun cas des antibiotiques ne devraient ĂŞtre utilisĂ©s.
Professeur Victor Bachinsky, médecin légiste

Le responsable du dĂ©partement rĂ©gional des mĂ©decins lĂ©gistes de Tchernivtsi, le professeur Victor Bachinsky, vient de faire une dĂ©claration explosive: toutes les victimes du virus en Bucovine (22 personnes âgĂ©es de 20 Ă  40 ans), province ukrainienne, ne sont pas mortes d’une pneumonie provoquĂ©e par une dĂ©tresse virale, mais par une destruction totale des poumons. Nous avons rencontrĂ© le professeur Bachinsky, afin de savoir comment il en est arrivĂ© Ă  cette conclusion, et pour connaitre la façon de se protĂ©ger contre cette maladie.


Unian : Monsieur le professeur, vous avez prĂ©cĂ©demment indiquĂ© que ce virus, par lequel beaucoup de gens sont morts, est un mĂ©lange du parainfluenza et de la grippe A/H1N1. Comment expliquez-vous cette progression de l’Ă©pidĂ©mie et comment est-il possible de soigner cette maladie?

Professeur Victor Bachinsky : La question de savoir comment traiter ce virus ne me concerne pas directement. Je suis pathologiste. Mon travail consiste Ă  dĂ©couvrir comment Ă©volue un virus et de rĂ©aliser un diagnostic exact sur la maladie qu’il provoque. Dix-huit personne sont mortes dans la rĂ©gion de Tchernivtsi. Nous avons fait l’historique complet de l’Ă©volution du virus et recherchĂ© tous les indices liĂ©s Ă  cette maladie. Lorsque nous avons effectuĂ© les autopsies, les organes et tissus que nous avons prĂ©levĂ©s ont dĂ©montrĂ© qu’il ne s’agissait pas de pneumonies. Ces rĂ©sultats sont une base scientifique qui peut maintenant permettre aux mĂ©decins qui traitent cette maladie dans tout le pays de changer leur stratĂ©gie de soins.

Comment cette nouvelle maladie peut-elle être soignée ?

Pour l’instant, cela dĂ©pend du système immunitaire du malade, car il n’y a pas de traitement. Si son système immunitaire est rĂ©sistant il devrait pouvoir guĂ©rir. Ce qui est urgent de pendre en comte, c’est que les antibiotiques ne devraient pas ĂŞtre utilisĂ©s pour traiter ces patients. Les antibiotiques sont mĂŞme la raison pour laquelle nous avons un tel taux de mortalitĂ© Ă©levĂ© en Ukraine. Ici, les gens peuvent aller dĂ©crire leurs symptĂ´mes dans une pharmacie et se faire remettre des antibiotiques sans consulter un mĂ©decin. Les antibiotiques altèrent les dĂ©fenses naturelles de l’organisme et augmentent le risque d’une plus grande infection. C’est la possibilitĂ© d’obtenir des mĂ©dicaments sans ordonnances qui en ce moment permet au virus de s’Ă©tendre en Ukraine.

Est-i vrai que les poumons des victimes Ă©taient noirs, ce qui a permis de rependre la rumeur d’une « peste noire » ?

Non, les poumons n’Ă©taient pas noirs. Il ne s’agit pas d’une peste pulmonaire. Il s’agit d’une attaque virale qui dĂ©truit les poumons.

Vous pensez donc que, non seulement a Bucovine, mais aussi dans tout le pays, les victimes ne sont pas morte de pneumonies, mais Ă  cause de cette nouvelle souche ?

En effet, ce n’est pas une pneumonie, mais une destruction totale des poumons qui est Ă  l’origine des dĂ©cès. Cette souche est très toxique, et, si le système immunitaire du malade est faible, elle crĂ©e une hĂ©morragie dans les poumons. Ainsi, une fois que le virus pĂ©nètre dans les poumons, l’hĂ©morragie commence immĂ©diatement. L’oxygène ne circule plus normalement dans les alvĂ©oles pulmonaires, ce qui crĂ©e une insuffisance cardio-pulmonaire et entraine une choc cardiogĂ©nique, puis la mort.

Le Tamiflu peut-il aider dans le traitement de ce virus ?

Le Tamiflu n’est pas un antibiotique, c’est un antiviral. Il devrait ĂŞtre appliquĂ© Ă  partir du deuxième ou troisième jour de la maladie, dès que des signes inquiĂ©tants apparaissent. Mais il n’est toutefois pas possible de l’utiliser Ă  titre prĂ©ventif, car ses effets secondaires sont trop toxiques.

Comment peut-on se préparer pour résister à la maladie?

Il est nĂ©cessaire d’amĂ©liorer le système immunitaire humain. Pas seulement aujourd’hui, Ă  cause de ce virus, mais en gĂ©nĂ©ral. Celui qui aura un système immunitaire robuste s’en sortira. Celui dont le système immunitaire est affaibli risque de succomber Ă  la maladie.

Vous avez contacté le ministère de la Santé et leur avez conseillé de revoir les types de traitement pour lutter contre cette épidémie qui survient actuellement. Vous ont-ils suivi ?

Nous leur avons envoyé toutes nos informations, les protocoles et normes de traitement ainsi que notre diagnostic final. Mais il est évident que leurs décisions ne peuvent être instantanées.

Et pourquoi, jusqu’Ă  prĂ©sent, personne d’autre n’a diagnostiquĂ© cette maladie? Que font les spĂ©cialistes du ministère de la SantĂ© ?

C’est peut-ĂŞtre du au fait que la plupart des chercheurs travaillent sur une base purement thĂ©orique.  Des scientifiques ont dĂ©jĂ  pu apprĂ©cier les rĂ©sultats de nos autopsies. En ce qui me concerne, j’exerce en tant que chef du bureau de la police scientifique et en tant que professeur. Il ne s’agit donc pas de mon opinion personnelle, mais du rĂ©sultat d’un ensemble de chercheurs, spĂ©cialistes et mĂ©decins de Bucovine. Il y a cinq professeurs dans l’Ă©quipe que je dirige.

Propos rapportés par Anna Yashchenko, pour Unian.net

Source : Forum Mecanopolis

Traduction : Spencer Delane, Mecanopolis

nov 13 2009

Les autorités ukrainiennes ont fermé la seule clinique capable de diagnostiquer la grippe A/H1N1 à Kiev

C’est le fondateur et le prĂ©sident d’Eurolab Ă  Kiev, Andrei Palchevskyy, qui est aussi le chef d’Ă©tat-major de Kiev contre la grippe A, qui l’indique dans un enregistrement vidĂ©o, repris par plusieurs mĂ©dias ukrainiens.

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« La fermeture de cette clinique est due au fait que nous avons dĂ©passĂ©, en Ukraine, les 1,5 millions de cas, et que le ministère de la SantĂ© ne veut pas continuer Ă  communiquer le nombre de contaminations par le virus, et rĂ©duire ainsi l’ampleur de l’Ă©pidĂ©mie », a indiquĂ© Monsieur Palchevskyy.

«Aux États-Unis, ces six derniers mois l’Ă©pidĂ©mie de « peste A/H1N1 » (sic) a infectĂ© plus de 22 millions de personnes et tuĂ© un peu plus de 4′000 personnes, dont 540 enfants. Mais, aux États-Unis, il y a plus de 20 000 laboratoires, alors que nous n’en n’avions que trois en Ukraine » a ajoutĂ© M. Palchevskyy.

Pour conclure, Andrei Palchevskyy a déclaré que « le seul laboratoire encore capable de diagnostiquer le virus A/H1N1 en Ukraine est un laboratoire privé, financé par un groupe pharmaceutique international. »

Source : Forum Mecanopolis

sept 20 2009

Le Tamiflu et le Relenza causent des troubles neuropsychiatriques graves (vidéo)

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La Société scientifique de médecine générale et le Forum des associations de généralistes mettent en garde : le Tamiflu et le Relenza  ont montré des effets secondaires graves, surtout chez les enfants, alors que leur efficacité préventive n’est pas prouvée.


août 08 2009

La pandémie de la peur (info en continu)

Par Sylvie Simon

« Il n’existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ses fabricants savent bien qu’il ne sert à rien, mais continuent néanmoins à le vendre », estime le Dr. Anthony Morris, virologiste qui fut chef du contrôle des vaccins à la FDA. Nombreux sont ceux qui en sont avertis, aussi l’industrie pharmaceutique doit-elle trouver de nouveaux moyens de vendre ses vaccins à tout le monde.

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Le plus efficace est la peur. Mais la peur doit s’appuyer sur quelque base et une « pandémie » est le meilleur support de la frayeur mondiale. Aussi, depuis plusieurs années, on nous répète que nous sommes menacés de mort par une « pandémie » de grippe aviaire, ce qui fait vendre les vaccins de la grippe saisonnière. Or, actuellement, c’est la grippe porcine qui a déclenché une véritable « pandémie », non de grippe mais d’hystérie.

Il ne faut pas oublier que ce n’est pas la première fois que règne une telle panique. Ainsi, en 1976, la première épidémie de grippe porcine s’est produite à Fort Dix, dans le New Jersey, où quelque 200 soldats ont été contaminés et certains en sont morts.

Le président Gerald Ford s’était alors fait vacciné à grand renfort de publicité devant les caméras de la télévision américaine, ce qui avait entraîné la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dénombra très rapidement sept cents morts, dont 30 « inexpliqués » chez des gens âgés dans les heures qui suivirent l’injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain Barré, 1 300 réactions adverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaires et de multiples scléroses. La campagne, qui avait duré dix semaines, fut aussitôt suspendue, mais les dommages se sont élevés à 3,5 milliards de dollars.

Quant à la « pandémie » tant redoutée, elle n’arriva jamais, et le grand public a oublié ce scandale.

Cependant, nombreux sont ceux qui pensèrent alors (et qui pensent encore) que ce virus a été créé dans un laboratoire militaire. En effet, dès 1943, les Américains ont commencé à mener des expériences sur les armes bactériologiques à Fort Detrick où se trouve le célèbre laboratoire P4 de recherches militaires du Maryland puis, en 1975, le département des virus a été placé sous la supervision du National Cancer Institute (NCI). Dès lors la Marine américaine a élaboré des virus cancérigènes.

Nouvelle alerte fin 2004, lorsque Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l’OMS contre la grippe, affirma, dans la revue américaine Science, qu’une pandémie de grippe aviaire pourrait rendre malade 20 % de la population mondiale, que près de 30 millions de personnes auraient besoin d’être hospitalisées et qu’un quart d’entre elles mourraient. Quant au directeur régional de l’OMS Shigeru Omi, en novembre 2004 il avait terrorisé les foules en annonçant : « les évaluations les plus prudentes font état de sept à dix millions de morts, mais le maximum pourrait être de cinquante millions ou même, dans le pire des scénarios, cent millions ». Ces chiffres virtuels ne pouvaient évidemment pas ressortir d’une information scientifique, mais s’apparentaient à une publicité destinée à promouvoir la consommation d’antiviraux.

En automne 2005, le Directeur général de l’OMS a récidivé et affolé les populations avec la grippe aviaire : « Si nul ne peut prédire quand elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dès l’apparition d’un virus pandémique », ce qui représente « un grave danger pour tous les peuples ».

L’incitation à la vaccination annuelle contre la grippe, prônée depuis 1988 par la Caisse Nationale d’Assurances Maladie, a alors pris une ampleur particulière et les médias ont multiplié leurs efforts pour inciter la population à se faire vacciner. L’opération a parfaitement réussi et les stocks de vaccins anti-grippaux ont tous été liquidés, alors qu’il est notoire que le vaccin contre la grippe ne protège pas de la grippe aviaire, si tant est qu’il protège de la grippe banale.

En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a alors commandé plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutant et deux millions de doses du vaccin pré-pandémique qui n’ont servi qu’à creuser plus profondément le « trou de la Sécu ». Xavier Bertrand est coutumier du fait. N’oublions pas qu’il a tout fait pour aider la promotion du Gardasil® car il le considérait comme une « avancée majeure de santé publique », alors que la Haute autorité de santé n’avait pas encore rendu son avis sur ce vaccin qui est très contesté et coûte près de 450 euros pour les trois injections, plus les visites médicales.

Le 15 septembre, à l’ONU, on a beaucoup parlé des risques d’une pandémie de grippe humaine d’origine aviaire. Le président Bush et le Premier ministre français Dominique de Villepin ont appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire. « Si rien n’est fait, ce virus pourrait provoquer la première pandémie du XXIème siècle », a averti G. Bush devant l’Assemblée générale de l’ONU. « L’ampleur de la menace nous impose de réagir sans délai », a renchéri Dominique de Villepin, invitant à « conjurer le risque de pandémie ».

Le mois suivant, le président G. Bush a appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire, annonçant que 200 000 personnes au moins allaient en mourir, mais que ce chiffre risquait d’atteindre 2 millions rien qu’aux États-Unis. Il demanda au Congrès d’accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace. De la part de Bush, étant habitués à ses excès et ses mensonges — entre autres la peur irraisonnée du virus de la variole qu’il a propagée afin de faire vacciner des milliers de militaires —, nous ne pouvions être surpris.

De nombreux scientifiques s’interrogeaient alors ouvertement sur l’ampleur réelle de la menace d’une nouvelle pandémie humaine d’origine aviaire de type H5N1 et sur le bien-fondé de l’achat massif de Tamiflu®. « Je sens comme une sorte d’hystérie sur la question du H5N1 », déclara Peter Palese, virologue à la Mount Sinaï School of Medicine de New York, dans le numéro du 18 novembre 2005 de la revue américaine Science.

À cette époque, la mort d’une oie ou d’un canard sauvage provoquait un reportage au JT.

Suite de cet article et information en continu sur le virus A H1N1 sur MecanoForums

mai 13 2009

PandĂ©mie A/H1N1 : un milliard de victimes d’ici juillet, selon le magazine New Scientist

Mecanopolis

Les mensonges rĂ©pĂ©tĂ©s du prĂ©sident mexicain Felipe Calderon n’y font rien : le virus A/H1N1 continue de se rĂ©pandre sur la planète, Ă  une vitesse tellement exponentielle que le magazine New Scientist estimait hier soir que la grippe porcine pourrait avoir contaminĂ© un milliard d’individus d’ici le mois de juillet (1). De toute Ă©vidence, la phase 6 du niveau d’alerte de pandĂ©mie n’est retardĂ©e que dans le but de laisser suffisamment de temps aux chancelleries pour organiser leurs plans de « distanciation sociale ».

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Mais ce n’est pas la seule mise en garde du magazine New Scientist, pour qui le virus n’est manifestement pas sensible aux tempĂ©ratures estivales.

Les donnĂ©es mexicaines montrent que les cas de pneumonies – une consĂ©quence du A/H1N1 quand il n’est pas soignĂ© rapidement – ont bondi en avril, oĂą la tempĂ©rature de Mexico-City oscille entre 15° et 26° Celsius, ce qui est Ă©galement la tempĂ©rature moyenne Ă  Londres en Ă©tĂ©.

Information complĂ©tĂ©e par une Ă©tude de l’UniversitĂ© de Berkeley (2) qui indique que le A/H1N1 serait mortel dans tous les cas lorsqu’il n’est pas traitĂ© par un anti-viral dans les trois premiers jours. C’est sans doute la raison pour laquelle le Mexique s’est fait livrer plus d’un million de doses de Tamiflu cette semaine, en mĂŞme temps qu’un retour Ă  la « normale », qui sera assurĂ©ment temporaire.

En outre, la grippe saisonnière tue gĂ©nĂ©ralement les populations très jeunes et très âgĂ©es. Les premières donnĂ©es concernant le AH1N1 montrent qu’un nombre disproportionnĂ© de personnes entre 15 et 54 ans ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es pour une pneumonie sĂ©vère en avril 2009 par rapport aux mĂŞmes pĂ©riodes sur les trois dernières annĂ©es au Mexique. Le mĂŞme groupe d’âge avait Ă©tĂ© touchĂ©s de manière disproportionnĂ©e, en 1918, et lors d’autres pandĂ©mies.

De fait, les malades traitĂ©s dans les hĂ´pitaux reçoivent des doses massives d’oseltamivir (3), sous sa forme injectable, de sorte a ce que l’on soit certain qu’ils puissent figurer du bon cĂ´tĂ© des statistiques.

Malgré ces efforts de propagande, les « cas » ont doublé aux États-Unis ces dernières vingt-quatre heures, et aucun pays ne peut maintenant prétendre ne pas être touché.

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Pandémie et Business

En rĂ©ponse aux bonnes âmes qui s’Ă©taient offusquĂ©es quand Condoleezza Rice avait très vite dĂ©fini le tsunami de dĂ©cembre 2004 comme une « merveilleuse opportunitĂ© » (« qui nous a Ă©tĂ© d’un grand profit », avait-elle ajoutĂ©), il a Ă©tĂ© justement remarquĂ© qu’elle ne faisait qu’exprimer lĂ , de façon certes un peu cavalière, une rĂ©alitĂ© du capitalisme (cf. Naomi Klein, « The rise of disaster Capitalism »). Il y avait cependant quelque naĂŻvetĂ© Ă  faire remonter la mise en place de ce « capitalisme du dĂ©sastre » – formule qui est en elle-mĂŞme un plĂ©onasme – Ă  la dĂ©vastation de l’AmĂ©rique centrale par le cyclone Mitch en octobre 1998, et Ă  principalement ranger sous cette rubrique les opĂ©rations extĂ©rieures de l’administration amĂ©ricaine et de la Banque mondiale, dĂ©sormais planifiĂ©es pour prĂ©parer en mĂŞme temps les interventions militaires Ă  venir et la reconstruction des pays qui n’ont pas Ă©tĂ© encore dĂ©truits, car c’est universellement que le dĂ©chaĂ®nement de calamitĂ©s sans nombre, avec leur combinaison imprĂ©vues et leurs accĂ©lĂ©rations brutales, ouvre un prodigieux chantier aux trusts planĂ©taires du capitalisme. En cela, le A/H1N1 est sans doute le produit le plus avancĂ© de la technologie marchande du XXIème siècle.

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Ce sont les masses qui demandent à être dominées

N’en dĂ©plaise aux amateurs de critique fiction mĂ©lodramatique et conspirative, cette pandĂ©mie ne permettra pas des dĂ©crets de « lois martiales » ou autres bruits de bottes. Nos sociĂ©tĂ©s sont depuis trop longtemps abatardisĂ©es et la manipulation dĂ©mocratique trop raffinĂ©e pour qu’ils soit encore nĂ©cessaire de faire rĂ©gner l’ordre par les armes, et nous aurions tort de penser selon le vieux schĂ©ma : si les masses savaient, si on ne leur cachait pas la vĂ©ritĂ©, elles se rĂ©volteraient. L’histoire moderne n’a pas Ă©tĂ© avare d’exemples contraires, illustrant plutĂ´t, chez les dites masses, une assez constante dĂ©termination Ă  ne pas se rĂ©volter en dĂ©pit de ce qu’elles savaient, et mĂŞme – depuis les camps d’extermination jusqu’Ă  Tchernobyl – Ă  ne pas savoir en dĂ©pit de l’Ă©vidence, ou du moins Ă  se comporter en dĂ©pit de tout comme si elles ne savaient pas.

Les masses ont Ă©tĂ© trop longuement entraĂ®nĂ©es aux sophismes de la rĂ©signation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavide devant la destruction du monde qui se dĂ©roule devant eux. Tout dĂ©montre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir dĂ©truit jusqu’Ă  la facultĂ© d’ĂŞtre atteint par l’expĂ©rience la plus directe.

L’artifice de la propagande consiste Ă  affirmer Ă  la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient, que l’humanitĂ© pourrait faire collectivement, comme un seul homme, en toute connaissance de cause une fois instruite par les experts est rĂ©gi par un implacable dĂ©terministe qui ramène le choix Ă  celui de vivre ou de pĂ©rir ; c’est-Ă  dire de vivre selon les directives des gouvernements ou de pĂ©rir parce que l’on sera restĂ© sourd Ă  leurs mises en garde. Un tel choix se ramène donc Ă  une contrainte qui règle le vieux problème de savoir si les hommes aiment la servitude, puisque dĂ©sormais ils sont contraint de l’aimer. Selon Arendt, le problème de la domination totale Ă©tait de fabriquer quelque chose qui n’existe pas : Ă  savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule « libertĂ© » consisterait Ă  « conserver l’espèce » (Le Totalitarisme). Sur la terre ravagĂ©e par une pandĂ©mie, ce programme cessera d’ĂŞtre une thĂ©orie de la domination pour devenir une revendication des dominĂ©s.

Il n’y aura d’ailleurs bientĂ´t plus d’alternatives qu’entre la soumission et le pur nihilisme. Ceux qui refuseront de se «responsabiliser» (porter un masque, se faire vacciner, accepter une puce RFID pour permettre un meilleur dĂ©pistage, plus rapide, etc), de participer avec zèle Ă  la « gestion citoyenne » de la crise et Ă  l’embrigadement dans l’Union sacrĂ©e pour « sauver le monde », peuvent s’attendre Ă  ĂŞtre bientĂ´t traitĂ©s comme le sont en temps de guerre les dĂ©serteur et le saboteurs. Car l’Ă©tat de nĂ©cessitĂ© et les pĂ©nuries qui vont s’accumuler pousseront d’abord Ă  rĂ©clamer de nouvelles formes d’asservissement, pour sauver ce qui peut l’ĂŞtre encore de la survie garantie lĂ  oĂą elle l’est encore quelque peu.

Cependant le rĂ´le de l’imagination thĂ©orique reste de discerner, dans un prĂ©sent Ă©crasĂ© par la probabilitĂ© du pire, les diverses possibilitĂ©s qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui  Ă  l’intĂ©rieur d’une rĂ©alitĂ© aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expĂ©rience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volontĂ©, avoir des consĂ©quences incalculables.

Mecanopolis

Notes :

1. Article de New Scientist

2. Article de l’UniversitĂ© de Berkeley

3. Documentation Tamiflu


06:00 > Un troisième mort de la grippe porcine a Ă©tĂ© enregistrĂ© aux Etats-Unis, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a-t-on annoncĂ© de source officielle.

10:00 > Un sondage US rĂ©alisĂ© hier pour  Gallup, Harvard School of Public Health and Pew dĂ©montre que 25% de la population amĂ©ricaine s’informe en premier lieu sur internet pour suivre l’Ă©volution du virus A/H1N1. Lire l’article.

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11:00 > Stats

Quelques uns des membres du forum jeuxvideo.com, dont nous vous parlions hier, ont rĂ©alisĂ© toutes sortes de tableaux statistiques, comme celui que nous plaçons ci-dessous, sur leur site : PandĂ©mie grippale – Virus H1N1

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(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

11:30 > Basic Reproduction Number

Le Basic Reproduction Number (R0) est en fait le nombre moyen de nouvelles infections grippales, crĂ©es par une personne nouvellement infectĂ©e, dans une population de personnes sensibles. En gros, on peut dire qu’un R0 de 2 veut dire que chaque personne touchĂ©e par le A/H1N1 contaminerait Ă  son tout 2 autres personnes.

Question : quel est le R0 actuel du A/H1N1 aux USA ? La réponse est 1.3

Question : quel était le Ro de la grippe espagnole ? La réponse est 1,45

Toutefois, l’utilisation du R0 est souvent incorrect

11:35 > De l’efficacitĂ© des restrictions de circulation

Traduction d’un texte de Monotreme sur PFI (Pandemic Flu Information):
Empirical Evidence for the Effectiveness of Movement Restrictions

Il existe un large Ă©ventail de donnĂ©es empiriques qui a trait Ă  l’efficacitĂ© des restrictions de circulation:

1. DonnĂ©es historiques provenant d’autres maladies.

Bien que la variole ait un R0 Ă©levĂ© et ait ravagĂ© les villes d’Europe, elle Ă©tait inconnue dans le nouveau monde jusqu’Ă  ce que les EuropĂ©ens l’amènent aux AmĂ©riques sur les navires. Il est probable que si ces navires n’Ă©taient jamais arrivĂ©, les Natifs AmĂ©ricains n’auraient jamais Ă©tĂ© infectĂ©s par la variole.

2. Preuve historique de la pandémie de grippe de 1918.

La pandĂ©mie de grippe de 1918 est l’une des pires jamais documentĂ©e. Ă€ ce moment-lĂ , il n’y avait pas d’antibiotiques, d’antiviraux et de vaccins. Pourtant, certaines communautĂ©s ont complètement Ă©chappĂ© Ă  des infections. Quelques exemples:

A. Gunnison, au Colorado.

Ni petite ni isolĂ©e, Gunnison Ă©tait une ville avec un chemin de fer, un centre d’approvisionnement pour le centre-ouest de l’État, et le College des instituteurs de l’est de l’Ă©tat (Western State Teachers College). Au dĂ©but d’octobre – longtemps avant tout cas de grippe – Gunnison et la plupart des villes voisines ont Ă©mis une ordonnance de clĂ´ture et une interdiction des rassemblements publics. Puis Gunnison a dĂ©cidĂ© de s’isoler entièrement. Un homme de loi de Gunnison a bloquĂ© toutes les routes. Les conducteurs de train mettaient en garde tous les passagers que s’ils levaient le pied de la plate-forme Ă  Gunnison dans le but d’Ă©tirer les jambes, ils seraient arrĂŞtĂ©s et mis en quarantaine durant cinq jours. Deux Nebraskans tentant simplement de passer dans le prochain comtĂ© par une ville, ont atteint le blocus et furent jetĂ©s en prison.

Gunnison n’a eu aucun mort.

B. Samoa américaines

Alors qu’elle Ă©tait en vigueur, la quarantaine maritime utilisĂ© par des Samoa amĂ©ricaines en date du 23 Novembre 1918, semblait exclure une pandĂ©mie de grippe (2). Une fois la grippe parvenue Ă  cette juridiction en 1920, aucun dĂ©cès n’a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  la grippe (sur une population de ≠8000) (8).

En revanche, la grippe se propagea rapidement Ă  travers le Samoa-Occidental (maintenant nommĂ© Samoa). L’impact a Ă©tĂ© amplifiĂ© par un manque d’assistance mĂ©dicale et par les pĂ©nuries alimentaires dans la rĂ©gion.Le Samoa-Occidental a le pire taux de mortalitĂ© enregistrĂ© de tous pays ou territoire pour la pandĂ©mie de 1918, perdant 19% -22% de sa population (2).

Source : PFI

11:45 > La dĂ©sinfection Ă  l’eau de Javel des aires communes, bureaux d’Ă©lèves, rampes d’escaliers et poignĂ©es de portes de la Polyvalente de Charlesbourg, dont un des Ă©lèves est atteint de la grippe A (H1N1), ne suffit pas Ă  stopper la propagation du virus, selon la Direction nationale de santĂ© publique. cyberpresse.ca

12:20 La grippe porcine a contaminĂ© 4.379 personnes dans 29 pays et fait 49 morts, selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) diffusĂ© dimanche Ă  Genève.

L’augmentation significative du nombre de cas confirmĂ©s rĂ©sulte d’une forte progression aux Etats-Unis, dĂ©sormais le pays le plus touchĂ©. Le nombre de pays concernĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie est stable Ă  29. En revanche, on compte dĂ©sormais 4 pays oĂą des cas mortels ont Ă©tĂ© recensĂ©s.

    Etats-Unis:      2.254 cas, deux mortels
    Mexique:         1.626 cas, 45 mortels
    Canada:            280 cas, un mortel
    Costa Rica:          8 cas, un mortel
    Espagne:            93
    Royaume-Uni:        39
    France:             12
    Allemagne:          11
    Italie:              9
    Israël:              7
    Nouvelle-Zélande     7
    Brésil:              6
    Japon:               4
    Pays-Bas             3
    Corée du Sud:        3
    Panama               3
    Salvador:            2
    Argentine:           1
    Australie:           1
    Autriche:            1
    Colombie:            1
    Danemark:            1
    Guatemala            1
    Chine (Hong Kong):   1
    Irlande:             1
    Pologne              1
    Portugal:            1
    Suède                1
    Suisse:              1

Le précédent bilan, publié samedi à Genève, faisait état de 3.440 cas dans 29 pays et 48 morts.

Les donnĂ©es de l’OMS sont souvent infĂ©rieures aux bilans communiquĂ©s par les pays concernĂ©s en raison des procĂ©dures de vĂ©rification effectuĂ©es par l’organisation après leurs annonces. Il ne tient par exemple pas compte d’un troisième dĂ©cès annoncĂ© aux Etats-Unis et des deux premiers cas confirmĂ©s de prĂ©sence du virus en Norvège samedi. (AFP)

12:25 > Petite polĂ©mique dans les commentaires Ă  propos de l’utilisation du terme « victime » dans le titre de cette page. Une victime, ce n’est pas forcĂ©ment un mort. On peut-ĂŞtre victime d’un accident de la route sans finir au cimetière, par exemple. Une personne contaminĂ©e par le virus HIV est victime de ce virus potentiellement mortel, sans toutefois ĂŞtre morte au moment ou le test est positif, etc. De mĂŞme pour le AH1N1, nous semble-t-il. Par ailleurs, l’article de News Scientist reprend plusieurs fois le terme de victimes pour dĂ©signer les « cas » ou « contaminĂ©s », terme que nous n’avons pas voulu placer dans le titre.

Définition du Larousse :

Personne qui subit les consĂ©quences fâcheuses ou funestes de quelque chose, des Ă©vĂ©nements, des agissements d’autrui. Victime d’un abus, des circonstances, du chĂ´mage, d’une calomnie, du despotisme, de la fatalitĂ©, d’une mĂ©chancetĂ©, d’une mĂ©prise, de privations, du progrès, de sĂ©vices, du sort; (ĂŞtre) victime d’une attaque, d’une injustice, d’une machination, d’un malaise, d’une violation des droits de l’homme, d’un vol.

12:45 > Alors que le virus H1N1 inquiète partout Ă  travers le Monde, l’hĂ´pital Pasteur de Cherbourg semble parfaitement prĂ©parĂ© Ă  un Ă©ventuel cas de grippe A. Stocks de masques, de mĂ©dicaments Tamiflu ou chambres Ă  disposition ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s dès l’alerte de l’OMS. Le personnel hospitalier, dĂ©jĂ  rĂ´dĂ© par la grippe aviaire en 2007, gère avec expĂ©rience. Lire l’article.

13:00 > La sortie de Terminator 4 retardée pour cause de pandémie

La sortie de Terminator Salvation est retardĂ©e au Mexique. Synopsis du film : En 2018, John Connor, âgĂ© de 33 ans, leader charismatique de la rĂ©sistance humaine face aux machines, mène une lutte Ă  mort contre Skynet pour sauver ce qui reste de l’HumanitĂ©. Il fait la connaissance de Marcus Wright, un Ă©tranger amnĂ©sique dont le seul souvenir est d’avoir Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  mort. Vient-il du futur ? Ou du passé ? Alors que Skynet prĂ©pare son ultime assaut, John et Marcus s’aventurent au sein de Skynet oĂą ils vont dĂ©couvrir un terrible secret qui menace la planète : les machines ont fabriquĂ© un virus dans le but de dĂ©truire l’humanitĂ©.

envoyé par Mecanopolis


13:15 > Hollywood et propagande

Il faut lire l’article de Le Blavec Le terrorisme anticipĂ© par Hollywood, pour se rendre compte comment le cinĂ©ma US a prĂ©parĂ© les esprits aux « attaques » du 11 septembre 2001. L’auteur revient d’ailleurs sur les films Ă©voquant des catastrophes au sein de tours ou l’urgence d’une protection militaire Ă  Manhattan.

En voyant Terminator 4, on peut rĂ©ellement se demander si le cinĂ©ma amĂ©ricain n’a pas pour but d’anticiper les catastrophes a venir et de prĂ©parer les foules Ă  quelques rĂ©actions de survie…

Sur le mĂŞme sujet, lire Ă©galement ce document de nos amis d’Infoguerre.

Le lien de l’article de Le Blavec n’est plus disponible. Nous l’avions placĂ© il y a un an sur Mecanopolis Ă  propos d’un article sur le film Cloverfield. Si quelqu’un retrouve son texte « Le terrorisme anticipĂ© par Hollywood », nous sommes prenneurs. ;)

13:40 > Le virus H1N1 pourrait circuler chez l’homme depuis l’automne dernier, selon NPR. ( »The best estimate is the middle of that range, kind of September. »)

13:45 > Excellent travail de compilation d’articles sur DiaBlogTimes ;)

13:50 > Merci à nos amis de la Voix des opprimés ;)

14:10 > TF1 impose une quarantaine

Tous les salariĂ©s ayant effectuĂ© un rĂ©cent sĂ©jour au Mexique ou aux Etats-Unis sont ainsi priĂ©s de rester chez eux durant sept jours, sans passer par le siège de la chaĂ®ne Ă  Boulogne-Billancourt (92). Ces derniers pourront revenir travailler armĂ©s d’un certificat mĂ©dical assurant qu’ils ne sont pas atteints.

17:20 > 190 millions de doses de vaccin pour septembre

C’est un nouvel article de New Scientist qui rapporte l’information. Si la production de vaccin commence en juin, elle permettra de rĂ©aliser 190 millions de doses de vaccin pour septembre. Sachant qu’il faut 2 doses pour vacciner chaque personne, cela permettra de traiter 95 millions d’individus. Lire l’article. En gros, on aura la capacitĂ© de vacciner la France, la Belgique et la Suisse. Ca ne fait pas beaucoup, hein…

17:40 > Les mĂ©dias continuent Ă  parler de stabilisation, malgrĂ© les chiffres qui dĂ©montrent le contraire. Les dernières informations indiquent mĂŞme un retour de l’explosion des cas dans certaines provinces mexicaines, qui ont fermĂ© les Ă©tablissements publics.

influenza-2009-cases219:50 La lutte contre la grippe porcine au Mexique rebondit dans plusieurs rĂ©gions du pays qui imposent Ă  leur tour les restrictions d’activitĂ©s utilisĂ©es d’abord Ă  Mexico, oĂą la tension retombe avec la rĂ©ouverture des Ă©coles primaires attendue lundi.

Le bilan national de « cas confirmĂ©s » reste arrĂŞtĂ© Ă  48 morts et 1.578 malades contagieux en cours de traitement.

La rentrĂ©e des classes, d’abord fixĂ©e Ă  lundi au plan national après deux semaines d’interruption « prĂ©ventive », a Ă©tĂ© reportĂ©e dans six des 32 Etats du pays.

C’est le cas de celui de Guerrero, qui a dĂ©crĂ©tĂ© en outre la fermeture de tous les bars de nuit et discothèques dans ses stations touristiques, dont Acapulco, sur la cĂ´te du Pacifique.

Les restaurants y sont ouverts normalement, mais un grand hĂ´tel du front de mer annonçait dimanche matin un taux d’occupation de 10%, contre 40% Ă  50% habituellement Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e.

L’Etat de Jalisco (ouest) avait dĂ©jĂ  annoncĂ© vendredi la fermeture de tous ses Ă©quipements publics, cafĂ©s, restaurants, stades et autres lieux de distractions, après la dĂ©couverte de trois dĂ©cès suspects.

A Mexico, l’opĂ©ration de grand nettoyage et de dĂ©sinfection s’est poursuivie pendant tout le week-end dans les Ă©coles, mais aussi dans le mĂ©tro, dont l’affluence va redoubler avec la rentrĂ©e des classes. (AFP)

20:20 > SĂ©rieux doutes sur l’efficacitĂ© du Tamiflu

Ce cĂ©lèbre mĂ©dicament antiviral de la multinationale suisse Roche fait l’objet d’interrogations de plus en plus dĂ©rangeantes.

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C’est fait, ou presque: le Tamiflu est en passe de donner son nom Ă  une affaire dont il n’est pas interdit de penser qu’elle pourrait ĂŞtre amenĂ©e Ă  prendre des dimensions planĂ©taires. Cet antiviral de la multinationale pharmaceutique suisse Roche (moins connu sous sa dĂ©nomination chimique d’oseltamivir) est depuis plusieurs annĂ©es prĂ©sentĂ© de manière publicitaire comme une forme de panacĂ©e contre l’infection par les virus de la grippe. Avant l’Ă©mergence du risque hypothĂ©tique de pandĂ©mie hautement meurtrière associĂ© au nouveau virus A(H5N1) de la grippe aviaire il Ă©tait inconnu ou presque du grand public. Il Ă©tait aussi rarement prescrit par les mĂ©decins dans le cadre des Ă©pidĂ©mies de grippe saisonnière.

Tel n’est plus le cas. La diffusiion planĂ©taire du A(H5N1) dans les populations d’oiseaux sauvages et domestiques et, corollaire, l’augmentation du risque de passage du virus Ă  l’homme, ont totalement bouleversĂ© la donne. Dès 2006 et sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santĂ© la plupart des gouvernements des pays industriels ont dĂ©cidĂ© de constituer -Ă  prix d’or- des stocks considĂ©rables de Tamiflu. Et l’Ă©mergence du nouveau virus A(H1N1) a conduit les mĂŞmes autoritĂ©s Ă  souligner tout l’intĂ©rĂŞt de ces initiatives anticipant l’apparition d’un flĂ©au pandĂ©mique.

On n’a ainsi pas cessĂ© de rappeler, par voie de presse, ces derniers jours que la France disposait de plus d’une trentaine de millions de traitement. Et on nous a aussi expliquĂ© qu’une partie (laquelle?) de ce Tamiflu jusqu’Ă  prĂ©sent conservĂ©e en vrac sur des « sites militaires » Ă©tait en cours de conditionnement et bientĂ´t « prĂ©positionnĂ©e » dans les services spĂ©cialisĂ©s des Ă©tablissements hospitaliers sur l’ensemble du territoire national.

Tout ceci ne saurait gommer le fait que, depuis plusieurs mois dĂ©jĂ , deux questions circulent avec une insistance grandissante dans la communautĂ© mĂ©dicale et scientifique. La première: les stocks de Tamiflu (ou du moins une partie d’entre eux) n’ont-ils pas dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© leur dĂ©lai de pĂ©remption ? La seconde : comment interprĂ©ter les rĂ©sultats de diffĂ©rents travaux dĂ©montrant que des virus grippaux A(H1N1) sont, en moins de deux ans, devenus massivement rĂ©sistants Ă  ce mĂ©dicament ?

Depuis son siège de Londres l’Agence europĂ©enne du mĂ©dicament (EMEA) a, dans l’après-midi du 8 mai, rĂ©pondu par voie de communiquĂ© de presse Ă  la première de ces deux questions. Et elle l’a fait, selon moi, avec une assez grande dĂ©sinvolture assez inhabituelle. En clair : vos stocks de Tamiflu sont pĂ©rimĂ©s ? Qu’Ă  cela ne tienne : nous allons augmenter la durĂ©e de vie de votre mĂ©dicament. Et ne jetez surtout pas les boĂ®tes ayant dĂ©passĂ© le dĂ©lai de pĂ©remption ou celles qui s’en approchent !

Si la Commission europĂ©enne en est d’accord ce dĂ©lai de pĂ©remption passera de cinq Ă  sept ans. Et l’on voit mal Bruxelles s’opposer ici aux experts de l’EMEA. Mieux ces experts estiment que, le cas Ă©chĂ©ant, le Tamiflu pourra ĂŞtre prescrit aux enfants âgĂ©s de moins d’un an (ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes) ce qui Ă©tait jusqu’Ă  prĂ©sent formellement contre-indiquĂ©. Les experts de l’EMEA expliquent encore qu’en cas de pandĂ©mie les « bĂ©nĂ©fices » Ă©ventuels d’une telle utilisation du Tamiflu sont de nature Ă  dĂ©passer les « risques » encourus jusqu’alors pris en compte pour commercialiser au mieux la molĂ©cule pharmaceutique. Lire la suite.

stopp

20:35 > Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question

L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation :

Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques. La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type. Lire la suite.

21:10 > Merci Ă  tous nos amis bloggeurs qui ont repris les infos de cette page depuis ce matin ;)

Changement climatique ; Citoyens du Monde ; DiablogTimes ; Rodion Raskolnikov ; Serge Adam , Blog Seniors ; Vigi-Infos ; news.stcom

21:40 > Le nombre de personnes contaminĂ©es par le virus de la grippe A (H1N1) aux Etats-Unis s’Ă©levait dimanche Ă  2.532, a annoncĂ© le Centre de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC).

Lundi 11 mai > Le Mexique sacrifié ?

La situation au Mexique est inexplicable. Le gouvernement s’obstine Ă  rĂ©ouvrir les Ă©tablissements publics alors que tout dĂ©montre que la situation dans plusieurs rĂ©gions du pays connait une expansion importante des cas de A/H1N1. Tout semble ĂŞtre fait comme si il y avait un volontĂ© manifeste  pour que la contagion gagne du terrain. Pour couronner le tout, le Ministère de la santĂ© a refusĂ© de donner sa confĂ©rence quotidienne sur la situation de l’Ă©pidĂ©mie. A la veille de la rĂ©ouverture des Ă©coles, ça tombe plutĂ´t mal… Que cherche Ă  faire exactement le gouvernement mexicain ?

fema-camp

00:05 > Peut-ĂŞtre un dĂ©but de rĂ©flexion : Nous avions expliquĂ©, il y a quelques jours, comment les CDC et l’OMS ont pris le contrĂ´le de la santĂ© au Mexique. Or, ce pays s’est fait livrĂ© 1 million de doses de Tamiflu la semaine dernière (400′000 venant des USA, 100′000 de la France et le reste des rĂ©serves de l’OMS). Si tous pensaient que la situation Ă©tait sous contrĂ´le, et mĂŞme en voie de stabilisation, ces livraisons au Mexique n’auraient pas lieu d’ĂŞtre. Sauf si on se livre Ă  une expĂ©rience grandeur nature afin de voir si le virus peut-ĂŞtre stoppĂ© de front plutĂ´t qu’en paralysant toute l’Ă©conomie d’un pays pendant plusieurs semaines. Le Mexique serait alors le laboratoire de ce qui sera ou ne sera pas fait aux Etats-Unis et partout ailleurs oĂą le virus s’Ă©tend. Cela expliquerait les mensonges de Calderon, prĂŞt a sacrifier un certain nombres de ces concitoyens sur l’autel de l’Ă©conomie mondiale.

Vous en doutez ? Pas nous ! (Mecanopolis + Redamex)

Poursuivre avec cet article. (Merci Ă  Redamex)

00:15 > NAOMI KLEIN ET LA CRISE FINANCIĂRE – 1 -
envoyé par Mecanopolis

Partie 2 et partie 3


06:30> Mexique : Le SecrĂ©taire fĂ©dĂ©ral de la SantĂ©, JosĂ© Angel Cordova Villalobos, a reconnu que « l’Ă©ventualitĂ© qu’apparaisse de nouveaux cas d’infection du virus de la grippe reste possible mais la phase de stabilisation se poursuit« . Comment on dit dĂ©jĂ … ? Hijo de la Chingada !!!

Source : elmanana.com.mx

18:30 > Une mégaporcherie états-unienne installée au Mexique et l’apparition de la grippe porcine

Le 20 mars dernier, alors que l’existence du virus de la grippe porcine n’était pas encore connue, Bertha Crisostomo, agente municipale de La Gloria, un quartier de la municipalité de Perote (État de Veracruz), sollicita l’appui du ministère de la Santé de Mexico concernant une explosion d’infections respiratoires qui affectaient 60% des 3000 habitants de l’arrondissement, soit 1600 personnes.

Également, un reportage publié par la revue Milenio, avant que soit connu l’origine de cette explosion, décrivait comment plusieurs familles avaient été victimes d’infections gastro-intestinales et respiratoires, symptômes typiques de la grippe.

José Luis Martinez, un résidant de La Gloria, de 34 ans, dit qu’il a appris de quoi il s’agissait par les médias qui décrivaient la grippe porcine et ses symptômes : fièvre, toux, douleurs dans les articulations, migraines et dans certains cas, vomissements et diarrées. « Quand on a vu ça à la télévision, dit-il, on s’est dit : c’est ça que nous avons. »

A ces doutes populaires, s’est ajouté la confirmation d’une firme de consultants états-unienne spécialisée dans la biosurveillance, Veretech Corporation, qui a identifié une communauté de Perote comme étant le lieu de l’apparition du nouveau virus de l’influenza. Lire la suite.

18:45 > SymptĂ´mes respiratoires chez 555 voyageurs entrĂ©s en Chine. Lire l’article.

19:00 > Publicités informatives des CDC diffusées depuis ce matin aux USA :

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Mardi 12 mai > Le A/H1N1 pourrait faire 30′000 morts en France

Près de 35% de la population française pourrait ĂŞtre touchĂ©e par la grippe porcine, ce qui pourrait entraĂ®ner 30.000 morts, a affirmĂ© lundi Antoine Flahaut, Ă©pidĂ©miologiste et directeur de l’Ecole des hautes Ă©tudes en santĂ© publique (EHESP) Ă  Rennes lors d’une confĂ©rence.

« Il pourrait y avoir 30.000 dĂ©cès en France », a affirmĂ© M. Flahaut au cours d’une confĂ©rence donnĂ©e Ă  l’EHESP, en Ă©voquant le scĂ©nario qu’il estime le plus probable de l’Ă©volution de la pandĂ©mie de la grippe A (H1N1).

Selon ce scĂ©nario, le pic se fera sentir « après l’Ă©tĂ© » et pourrait toucher « 35% de la population ». En comparaison, la grippe saisonnière fait selon lui en moyenne 6.000 morts par an.

InterrogĂ©e lundi soir sur France 3 sur ces dĂ©clarations, la ministre de la santĂ© Roselyne Bachelot a indiquĂ© que M. Flahaut avait « dĂ©crit un des scĂ©narios tout Ă  fait possibles », mais que « l’ensemble de la communautĂ© des experts mĂ©dicaux est encore en recherche sur ce qui va se passer ».

« Nous sommes très attentifs Ă  ce qui se passe dans l’hĂ©misphère sud, oĂą on va ĂŞtre en hiver », a dit encore Mme Bachelot. « Cela va prĂ©sager sans doute de ce qui va passer dans l’hĂ©misphère nord Ă  l’automne », a-t-elle ajoutĂ©.

M. Flahaut ne croit pas à un scénario de type SRAS, avec des symptômes apparaissant chez toutes les victimes et des hospitalisations systématiques. Selon lui, en moyenne, la moitié des personnes infectées par le H1N1 ne ressentent pas les symptômes de la maladie.

Il ne croit pas non plus au scĂ©nario de type grippe espagnole de 1918/1919 qui aurait fait selon l’OMS au moins 40 millions de dĂ©cès dans le monde en raison d’un taux très Ă©levĂ© « de 1 Ă  3% de cas de mortalitĂ© par rapport aux cas infectĂ©s ».

En revanche, il rapproche plutĂ´t la pandĂ©mie actuelle de la grippe de Kong-Kong de 1968. « En 1968, il y a eu 30.000 morts, on ne l’avait pas vu, lĂ  on le verra », a-t-il dit devant des Ă©tudiants.

« Pour le moment en France, nous n’avons que des cas d’importation, mais je ne serais pas Ă©tonnĂ© que des gens qui n’ont pas eu les symptĂ´mes aient transmis » la maladie, a-t-il ajoutĂ©.

« Il s’agit d’un virus qui se transmet comme les autres, il n’est pas exceptionnel, il fait sa besogne », a-t-il expliquĂ©. En moyenne, a-t-il ajoutĂ©, une personne contagieuse transmet la grippe Ă  deux autres personnes.

« Si au niveau collectif c’est une grande menace, au niveau individuel ce n’est qu’une grippe », a-t-il expliquĂ©. « 35% de la population malade, cela peut gripper le système, notamment le système de santĂ© », a-t-il poursuivi.

« La pandĂ©mie, nos pays s’en sortiront sans grands dĂ©gâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent dĂ©jĂ , par exemple ceux qui ont des emplois prĂ©caires », a-t-il encore dit.

Concernant le vaccin, l’OMS doit se prononcer le 14 mai, a affirmĂ© M. Flahaut. Elle devra choisir entre faire entrer le H1N1 souche nord-amĂ©ricaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou faire un vaccin dirigĂ© contre la pandĂ©mie, a-t-il rappelĂ©.

« Mon sentiment est qu’ils vont faire un vaccin pandĂ©mique », a-t-il ajoutĂ© sachant que « le nouveau virus est ultra-compĂ©titif et chassera tous les autres ». « En janvier, il n’y aura plus que du H1N1 sur la terre, le reste aura Ă©tĂ© dĂ©gommĂ© », a-t-il ajoutĂ©.

« Chaque nation va dĂ©cider de sa politique et cela ne va pas ĂŞtre triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde », a encore dĂ©clarĂ© M. Flahaut. « Soit on vaccine, comme pour la grippe saisonnière, les personnes âgĂ©es et les plus fragiles, soit on veut faire barrière au virus et on vaccine les personnes stratĂ©giques, mais c’est qui les personnes stratĂ©giques ? », s’est-il interrogĂ©. Source : France24

02:30 > A/H1N1 : 23′000 personnes seraient contaminĂ©es au Mexique

Quelque 23.000 personnes ont Ă©tĂ© contaminĂ©es au Mexique par le virus de la grippe A(H1N1), estime un rapport publiĂ© lundi en ligne par la revue « Science ». Ce nombre est beaucoup plus important que celui des cas confirmĂ©s officiellement dans le pays.

Le rapport, Ă©tabli par la cellule sur les pandĂ©mies de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), qui comprend notamment les Centres de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies amĂ©ricains (CDC), estime Ă  23.000 les personnes contaminĂ©es au Mexique par le virus. C’est dans ce pays que l’OMS avait repĂ©rĂ© l’Ă©ruption d’une Ă©pidĂ©mie de grippe porcine en avril.

Selon un dernier bilan, le nombre officiel de cas confirmĂ©s au Mexique s’Ă©lève Ă  2003 et celui des morts Ă  56. Au Mexique, comme dans le reste du monde, « les cas confirmĂ©s de A(H1N1) ne reprĂ©sentent que la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg », a relevĂ© lundi Anne Schuchat, directrice adjointe par intĂ©rim de la santĂ© publique aux CDC, lors d’une confĂ©rence de presse.

Aux Etats-Unis, par exemple, les statistiques fournies par les différents Etats concernent seulement les gens qui se sont rendus dans un laboratoire pour faire un test, souligne Mme Schuchat. (ATS) Source : swissinfo.ch

Merci a Redamex de nous avoir fait parvenir cette info qui confirme, comme nous l’affirmons sur Mecanopolis depuis 10 jours, que les chiffres avancĂ©s par le gouvernement mexicain ne correspondent en rien Ă  la rĂ©alitĂ©.

20:20 > Sanofi Pasteur se prépare à affronter une pandémie

Sanofi Pasteur, leader mondial des vaccins, a assuré mardi qu’il se “préparait à affronter une pandémie” de grippe A et attendait l’envoi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la souche du virus pour fabriquer le vaccin.

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”Nous n’avons pas encore reçu de souche de l’OMS, mais c’est une question de jours et on va se préparer pour produire un vaccin en masse”, a déclaré à l’AFP Albert Garcia, épidémiologiste et porte-parole de Sanofi-Pasteur.

M. Garcia s’exprimait en marge de la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine destinée à produire le futur vaccin contre la dengue, à Neuville-sur-Saône (Rhône).

”Nous ne sommes pas en phase pandémique, même si le virus H1N1 de la grippe A a tous les profils d’un virus pandémique, mais on se prépare à affronter une pandémie”, a souligné l’épidémiologiste.

”Aujourd’hui on se prépare à l’éventualité d’une résurgence” de la grippe A, mais on n’a aucun moyen fiable de mesurer sa virulence”, a observé le Dr Elias Zerhouani, conseiller Science et Technologie de Sanofi.

”La capacité mondiale de production (d’un vaccin) est encore limité et tous les investissements dans ce domaine sont nécessaires”, a-t-il dit.

De son côté, le directeur-général de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, a souligné que le groupe disposait de trois usines dans le monde –deux aux Etats-Unis et une en France– pour la fabrication de vaccins contre la grippe saisonnière, qui fait 30.000 morts chaque année.

Seuls les deux sites américains sont capables de produire en même temps un vaccin contre la grippe A, a-t-il souligné.

Arrêter en France la fabrication du vaccin contre la saisonnière pour celui contre la grippe A constitue “une vraie question de santé publique”. “Ce n’est pas à nous de la prendre, mais à l’OMS”, a-t-il dit.

Treize cas de grippe d’origine porcine A (H1N1) étaient confirmés en France mardi en fin de matinée, sept étant considérés comme probables et 32 autres possibles étaient en cours d’investigation, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans le monde, l’épidémie de grippe A a franchi le seuil des 5.000 cas confirmés mardi, dont 61 morts, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), et 3 nouveaux pays, la Finlande, la Thaïlande et Cuba, ont annoncé avoir détecté la présence du virus.

Merci Ă  « Je Tousse » pour cette info.

20:20 > L’OMS craint une rĂ©sistance aux antiviraux

L’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) craint une rĂ©sistance du virus de la grippe porcine aux antiviraux se fondant sur « les signes de rĂ©sistance » de la grippe saisonnière constatĂ©s l’annĂ©e dernière, a annoncĂ© mardi l’un de ses experts en pandĂ©mie.

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« Nous sommes confrontĂ©s au risque de rĂ©sistance des virus » (aux antiviraux), a expliquĂ© Nikki Shindo au cours d’une confĂ©rence de presse tĂ©lĂ©phonique.

Le Dr Shindo a fait valoir que l’annĂ©e dernière la grippe saisonnière avait montrĂ© « des signes de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir », la molĂ©cule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral produit par le laboratoire suisse Roche et recommandĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette rĂ©sistance pourrait se dĂ©velopper après son passage dans l’hĂ©misphère Sud oĂą l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe, dĂ©bute, a laissĂ© entendre l’expert de l’ONU.

Le dĂ©veloppement d’un vaccin contre cette grippe atypique, qui a contaminĂ© plus de 5.200 personnes dans le monde, dont 61 sont mortes, a Ă©tĂ© motivĂ© par cette crainte, a encore expliquĂ© le Dr Shindo.

L’OMS a convoquĂ© jeudi un comitĂ© d’experts qui sera chargĂ© d’Ă©tudier les modalitĂ©s de production de ce vaccin.

En attendant et en dĂ©pit du risque de rĂ©sistance, l’organisation a commencĂ© Ă  envoyer la semaine dernière quelque 2,4 millions de doses de Tamiflu Ă  72 pays dont le Mexique.

Roche a Ă©galement annoncĂ© mardi qu’il offrait 5,65 millions de doses supplĂ©mentaires de son mĂ©dicament phare. Le laboratoire bâlois prĂ©voit Ă©galement d’augmenter ses capacitĂ©s de production de l’antiviral, dont il va produire 110 millions de traitements pendant les cinq prochains mois.

« Nous ne sommes qu’au commencement de l’Ă©pidĂ©mie », a par ailleurs estimĂ© l’expert de l’OMS, prĂ©cisant que l’organisation ne s’expliquait toujours pas pourquoi les cas les plus graves avaient Ă©tĂ© enregistrĂ©s au Mexique.

« Pour l’instant, les donnĂ©es des Etats-Unis et du Mexique suggèrent que 9 Ă  10% des cas confirmĂ©s ont nĂ©cessitĂ© une hospitalisation (…) ce qui est clairement diffĂ©rent de ce que nous voyons avec une grippe saisonnière, a encore soulignĂ© le Dr Shindo.

Alors que le nombre de cas de grippe porcine a franchi mardi le seuil des 5.000 malades avec 5.251 cas confirmĂ©s, dont 61 morts, dans 30 pays, selon le dernier bilan de l’OMS, le Dr Shindo a indiquĂ© que l’organisation prĂ©parait un guide de conseils pour les personnels mĂ©dicaux des pays touchĂ©s par la maladie.

21:00 > Le A/H1N1 est un virus pandémique

Les caractéristiques de l’épidémie provoquée par la nouvelle souche de grippe A(H1N1), dite grippe porcine ou mexicaine, correspondent à ce qui est connu des premiers stades d’une pandémie de grippe, selon une analyse publiée aujourd’hui par une équipe internationale dans la revue Science.

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Neil Ferguson (de l’Imperial College London, GB) et ses collègues Ă©pidĂ©miologistes et virologues Ă©valuent que l’épidĂ©mie de grippe A(H1N1) a commencĂ© au Mexique Ă  la mi-fĂ©vrier et qu’Ă  la fin du mois d’avril près de 23.000 personnes avaient Ă©tĂ© infectĂ©es par ce virus au Mexique et 91 en Ă©taient mortes. Un grand nombre de cas modĂ©rĂ©s de grippe ayant certainement Ă©chappĂ© au recensement, le nombre rĂ©el pourrait aller jusqu’à 32.000 cas.

Les chercheurs estiment que le taux de mortalité est compris entre 0,3% et 1,5% au Mexique et qu’il est vraisemblablement de 0,4% en moyenne (4 morts pour 1.000 cas).

Pour ce qui est de la vitesse de transmission du virus, ils estiment qu’il y a eu 1,2 Ă  1,6 cas secondaire en moyenne pour une personne infectĂ©e. Ce qui est plus Ă©levĂ© que dans le cas d’une grippe saisonnière, au cours de laquelle 10 Ă  15% de la population est infectĂ©e, mais est plus faible que dans le cas d’une pandĂ©mie qui touche 20 Ă  30% de la population.

«Le virus se répand à un rythme attendu pour les premiers stages d’une grippe pandémique», commente Neil Fergusson. «Jusqu’à présent, il a suivi un schéma très semblable à celui de la pandémie de 1957, en termes de nombre de personnes infectées et de pourcentage de cas mortels». Moins dangereux que le virus de la grippe espagnole, ce nouveau virus doit cependant rester sous surveillance, dit-il. L’épidémie de 1957 a fait 2 millions de morts dans le monde, selon les estimations de l’OMS, alors que la grippe saisonnière cause 250.000 à 500.000 décès annuellement.

Nous devons ĂŞtre prĂ©parĂ©s, particulièrement pour l’automne. Actuellement, le virus ne se rĂ©pand pas facilement dans l’hĂ©misphère nord parce que nous sommes Ă  l’extĂ©rieur de la saison normale de grippe, explique-t-il. La grippe pourrait atteindre son « plein potentiel pandĂ©mique » dans les six Ă  neuf prochains mois.

Mercredi 13 mai > La partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg

Le nombre de cas confirmĂ©s dans le monde pourrait n’ĂŞtre que « la partie Ă©mergĂ©e de l’iceberg », et le nombre de cas rĂ©els bien plus Ă©levĂ© que les bilans officiels, a averti la cellule sur les pandĂ©mies de l’OMS.

Ainsi cette cellule évalue à 23.000 le nombre de personnes contaminées au Mexique par le virus, alors que le bilan officiel des autorités mexicaines est de 2.224.

L’OMS a mis en garde contre une rĂ©sistance du virus de la grippe A (H1N1) aux antiviraux se fondant sur les « signes de rĂ©sistance » de la grippe saisonnière constatĂ©s l’an dernier.

Le Dr Nikki Shindo, expert en pandĂ©mies, a fait valoir que l’annĂ©e dernière la grippe saisonnière avait montrĂ© « des signes de rĂ©sistance Ă  l’oseltamivir », la molĂ©cule contenue dans le Tamiflu, l’antiviral recommandĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent par l’OMS contre le nouveau virus de type A (H1N1).

Cette rĂ©sistance pourrait se dĂ©velopper après son passage dans l’hĂ©misphère Sud oĂą l’hiver, propice Ă  la propagation de la grippe, dĂ©bute, a laissĂ© entendre l’expert de l’OMS.

En attendant le dĂ©veloppement d’un vaccin et en dĂ©pit de ces craintes, l’organisation a commencĂ© Ă  envoyer la semaine dernière 2,4 millions de doses de Tamiflu Ă  72 pays, dont le Mexique.

01:00 > «Un tiers de l’humanité pourrait être infectée»

Si le virus de la grippe A (H1N1) maintient sa vitesse de propagation actuelle, un tiers de l’humanité pourrait être infectée. Un rapport d’experts rendu public par Science lundi soir estime ainsi pour la première fois le potentiel pandémique du nouveau virus de la grippe. Il donne raison à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, le 29 avril, a relevé son niveau d’alerte, le plaçant au stade de «pandémie imminente». Mais il faudra sans doute attendre l’automne pour que l’épidémie atteigne l’hémisphère Nord.

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Le virus va «vraisemblablement se propager autour du monde dans les six à neuf mois à venir», a déclaré un des auteurs de l’étude, Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres. «Quand il le fera, il affectera environ un tiers de la population mondiale.» Mais «cen’est pas le scénario catastrophique que craignait le monde avec la grippe aviaire», a-t-il précisé.

Quel vaccin produire?

Bien qu’il perdure une bonne dose d’incertitudes, le nouveau virus semble être moins sévère que son cousin de 1918, mais comparable à celui de 1957, estime le rapport. A cette époque, l’épidémie avait fait trois à quatre millions de morts.

L’expert se refuse toutefois à donner une estimation du nombre de morts possible. «Je ne prédis pas 3 à 4 millions de morts, a précisé Neil Ferguson au quotidien The Gua rdian.

Le monde est différent aujour­d’hui. Il est plus peuplé, mais le système de soins est aussi meilleur.» Et de rappeler que l’OMS doit décider cette semaine de faire entrer le H1N1 souche nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière ou de faire un vaccin dirigé contre la pandémie.

Une chose est sûre, le virus est plus contagieux que la grippe saisonnière, a rappelé l’OMS. Lorsque cette dernière sévit, une personne en contact avec un malade a entre 5 et 15% de risque d’être infectée. Avec le nouveau virus, cette proportion grimpe entre 22 et 33%.

Les experts, travaillant en collaboration avec l’OMS, se sont concentrés essentiellement sur les données mexicaines, le virus étant parti du Mexique. En analysant les mouvements de voyageurs, le nombre de cas confirmés dans le monde, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que, fin avril, entre 6000 et 32 000 personnes ont été contaminées.

Données incomplètes

Selon les travaux publiés, la grippe dite mexicaine tue entre 0,4% et 1,4% de ses victimes. Le professeur Neil Ferguson reconnaît toutefois que les données sont encore incomplètes.

Enfin, les chercheurs ont confirmé que le virus est apparu pour la première fois mi-février dans le village de La Gloria, Veracruz, où 61% de la population de plus 15 ans a souffert de maladie respiratoire sévère.

Source : Tribune de Genève, 13 mai, 00:13

19:10 > Le H1N1 porcin dépasse la grippe saisonnière aux États-Unis
Traduction en français par Lyro, Zonegrippeaviaire

Le rapport de la semaine 17 du CDC Ă  propos de la grippe saisonnière aux États-Unis est frappant. La courbe normale en forme de cloche de cas dĂ©tectĂ©s par les laboratoires sentinelles du CDC a soudainement Ă©tĂ© interrompue par une forte augmentation. Quoique la hauteur de la montĂ©e [de la coube] ait Ă©tĂ© poussĂ©e en quelque sorte par une surveillance accrue, attribuable Ă  la dĂ©tection du H1N1 porcin, la composition de la barre reprĂ©sentant la semaine 17 s’est avĂ©rĂ© un signal Ă©vident que la grippe porcine H1N1 a pris l’assault des cas de grippe aux États-Unis. Les donnĂ©es initiales pour l’influenza comportaient respectivement 334 et 300 positifs au H1 et H3, mais il y a eu 326 et 304 isolats de H1N1 porcin ou de l’influenza A intypable (ce qui consiste en du H1N1 porcin n’ayant pas encore Ă©tĂ© confirmĂ©). La mise Ă  jour des donnĂ©es publiĂ©e cette semaine fut encore plus frappante, avec 370 et 342 isolats respectivement de H1 et H3, alors que le H1N1 porcin et l’influenza A intypable s’Ă©levaient Ă  542 et 259. Ainsi, il est survenu davantage de H1N1 porcin que la combinaison de H1 et H3 de grippe saisonnière.

La montĂ©e des cas de H1N1 porcin a créé un retard de donnĂ©es [backlog] au CDC, ce qui peut ĂŞtre observĂ© dans la carte des cas confirmĂ©s et cas probables (voir la carte des États-Unis). Les tests de confirmation ont Ă©tĂ© confiĂ©s aux laboratoires d’États afin d’Ă©liminer le retard, mais peu de temps après, les laboratoires d’État ont admis que les Ă©chantillons testĂ©s n’Ă©taient que la pointe d’un très grand iceberg, et que les futurs tests se concentreraient uniquement sur les cas les plus graves.

Ce dĂ©placement du H1N1 porcin dans la population humaine demeure une cause de prĂ©occupations. L’augmentation dĂ©passant la grippe saisonnière pourrait ĂŞtre poussĂ©e par le gène PB2 aviaire de l’isolat porcin. La position 627 consiste en un E, qui favorise la croissance Ă  des tempĂ©ratures corporelles supĂ©rieures des oiseaux. La grippe saisonnière possède un K Ă  la position 627, ce qui facilite une reproduction rapide Ă  une tempĂ©rature infĂ©rieure, Ă©tant compatible avec la tempĂ©rature interne d’un nez humain en hiver.

La prĂ©sence d’un PB2 aviaire pourrait offrir un avantage sĂ©lectif au cours de l’Ă©tĂ©, lorsque la grippe saisonnière chutera Ă  des niveaux Ă  peine dĂ©tectables. Toutefois, le H1N1 porcin se dĂ©placera vers le sud au cours des prochains mois, et se dĂ©veloppera dans des conditions plus froides, ce qui pourrait favoriser l’acquisition du [changement] E627K via rĂ©assortiment ou recombinaison. Ce changement pourrait gĂ©nĂ©rer un H1N1 plus virulent Ă  l’automne dans l’hĂ©misphère nord.

Ainsi, le H1N1 porcin pourrait dĂ©ployer deux stratĂ©gies de virus. Le H1N1 avec un PB2 aviaire dominerait l’hĂ©misphère nord au cours de l’Ă©tĂ©, alors que le H1N1 de l’hĂ©misphère sud ferait l’acquisition du [changement] E627K, et Ă©tablirait la dominance au cours des mois d’hiver.

Ainsi, la propagation du H1N1 porcin s’effectue en vitesse supĂ©rieure, alors que l’OMS est encore Ă  dĂ©battre si le H1N1 porcin est un H1N1 porcin, et si une pandĂ©mie de phase 6 est rĂ©ellement Ă  la phase 6.

Le H1N1 porcin ne lit pas les communiquĂ©s de presse de l’OMS.

Il ne fait qu’acquĂ©rir de l’efficacitĂ© de transmission via recombinaison homologue.

23:00 > Comme nous l’indiquions hier, plusieurs centres de recherches indiquent que le virus A/H1N1 aurait dĂ©jĂ  mutĂ©.

Lire : Swine Flu: It’s a Mutation, But What Does it Mean? et Estudian nuevo virus que serĂ­a peor que el H1N1

Jeudi 14 mai > La grippe A (H1N1): une erreur humaine?

Adrian Gibbs, 75 ans, soutient qu’il prĂ©voyait publier un rapport montrant que cette pandĂ©mie de grippe aurait possiblement Ă©voluĂ© dans des oeufs utilisĂ©s pour crĂ©er des virus pour des recherches scientifiques et pour le dĂ©veloppement de vaccins.

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Le spécialiste a dit que sa découverte permettrait de mieux comprendre la capacité du virus à se propager.

Si les recherches d’Adrian Gibbs s’avèrent vĂ©ridiques, l’OMS estime que cela posera nombre de questions sur le virus de la grippe A (H1N1).

Par exemple, est-ce que ce virus a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© pour un vaccin ou dans le cadre d’une recherche? Est-ce qu’il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© par accident ou par exprès? Quelles en sont les circonstances? s’est demandĂ© un spĂ©cialiste de l’OMS citĂ© par l’agence de presse Bloomberg.

Tout de mĂŞme, un centre pour le contrĂ´le et la prĂ©vention des maladies Ă  Atlanta, aux États-Unis, a analysĂ© le rapport et conclut qu’aucune preuve ne peut confirmer les conclusions du chercheur australien.

Source : Bloomberg

Merci Ă  notre ami Antoine de nous avoir fait parvenir cette info.

21:00 > Qui a laissé échapper le virus A/H1N1 ?

Bien qu’il n’y ait aucune preuve formelle permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un virus créé de toutes pièces et qui aurait été répandu volontairement pour réduire la population mondiale, a expliqué LaRouche, cette hypothèse n’est pas à exclure au vu des intentions criminelles de certains courants au sein de l’oligarchie financière britannique. Lire la suite > solidariteetprogres.org

21:00 > INFORMATION A CONFIRMER : Selon une de nos  sources 636,000 étudiants et prof mexicains retournés à la maison pour symptômes apparentés à grippe A(H1N1).

Notre source semble ĂŞtre fiable, mais nous cherchons a recouper l’information.

21:25 > Selon le rapport du SecrĂ©tariat de l’éducation publique (SEP), 636′000 Ă©tudiants et 406 enseignants ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s dans leurs foyers, tout en prĂ©sentant des symptĂ´mes de maladies respiratoires ou Ă©taient absents de leurs Ă©coles, qui a plus que doublĂ© le nombre de les membres de la communautĂ© scolaire de maladie, l’a enregistrĂ©, mardi dernier, leur nombre Ă©tait de 259 mille 592. 91′000 Ă©lèves  seraient atteint des symptĂ´mes de la grippe : forts et intenses maux de tĂŞte, forte fièvre et douleurs musculaires. Lire l’article.

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22:25 > Le leader cubain Fidel Castro a accusĂ© jeudi le Mexique, les Etats-Unis et le Canada d’ĂŞtre responsables de l’ »expansion fulgurante » de la grippe porcine alors que ces pays Ă©taient, selon lui, au courant de l’apparition du virus A(H1N1) bien avant que l’alerte ne soit donnĂ©e.

« L’expansion fulgurante (de la grippe porcine) aurait pu ĂŞtre Ă©vitĂ©e », Ă©crit l’ancien prĂ©sident cubain Fidel Castro, 82 ans, dans un commentaire qui a Ă©tĂ© lu Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale et publiĂ© sur le site internet cubadebate.cu.

« Serait-il possible qu’au Mexique, les 16 et 17 avril », lors de la visite du prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, « personne ne savait un mot du cadeau qui serait fait au monde six jours plus tard? », se demande Fidel Castro, qui a cĂ©dĂ© le pouvoir en 2006 Ă  son frère Raul pour des raisons de santĂ©.

« Pas mĂŞme les services de renseignement des Etats-Unis, experts en information, ne savaient ce qui Ă©tait sur le point d’arriver? », ajoute-t-il en relevant qu’Obama avait retrouvĂ© le dirigeant mexicain Felipe Calderon ainsi que le Canadien Stephen Harper au Sommet des AmĂ©riques de TrinitĂ©-et-Tobago, les 18 et 19 avril.

Le gouvernement mexicain a donnĂ© l’alerte le 23 avril après qu’un laboratoire canadien eut diagnostiquĂ© officiellement le premier le virus A (H1N1) sur la base d’Ă©chantillons en provenance du Mexique.

« Ce n’est pas une faveur du gouvernement du Mexique au monde comme certains le prĂ©tendent. Il faudrait maintenant remercier les trois pays associĂ©s au traitĂ© de libre-Ă©change », le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, poursuit Castro.

Le journal mexicain La Jornada a rapporté, selon Fidel Castro, que dès le 5 avril des mesures sanitaires avaient été prises dans le village mexicain de la Gloria en raison de la grippe porcine.

Fidel Castro avait dĂ©jĂ  accusĂ© lundi les Mexicains d’avoir cachĂ© l’apparition de l’Ă©pidĂ©mie pour ne pas perturber la visite de Barack Obama dans leur pays. Ce qui a suscitĂ© des dĂ©nĂ©gations outrĂ©es de la part des autoritĂ©s mexicaines.

Samedi 16 mai > Chers Amis,

Encore une page saturée sur le sujet du A/H1N1. Nous en placerons une nouvelle durant le week-end, le temps de compiler les nombreuses informations qui nous sont parvenues ces dernières 24h

12:00 > L’OMS lance un avertissement : la liste des cas confirmĂ©s infectĂ©s du virus de la grippe AH1N1 s’alourdit dans le monde

La liste des cas confirmĂ©s infectĂ©s du virus de la grippe AH1N1 s’est alourdi le 15 mai dans le monde. Jusqu’au 17h du 16 mai (heure de Beijing), en total, 8461 cas sont confirmĂ©s dans 38 pays du monde. Le jour mĂŞme, Margaret Chan, directrice gĂ©nĂ©rale de l’OMS, a averti en disant que le virus de la grippe AH1N1 continerait Ă  se propager sur le globe, dont les consĂ©quences varieraient selon les cas inconnus. Source > french.cri.cn

12:30 > Plus de 100′000 cas aux USA, selon les CDC

Le nombre rĂ©el de cas de grippe porcine aux États-Unis pourrait ĂŞtre « de plus de 100.000″, a  indiquĂ© un haut fonctionnaire de la santĂ© publique, ce qui est de loin plus Ă©levĂ© que les chiffres officiels de 7′415 cas confirmĂ©s par les laboratoires.

Le Dr Daniel Jernigan, chef de l’Ă©pidĂ©miologie de la grippe pour les Centers for Disease Control and Prevention, a dĂ©clarĂ© lors d’une confĂ©rence de presse que le nombre officiel donne une image inexacte de l’Ă©pidĂ©mie. Lire la suite.

Chers amis, avec un peu de retard, nous déménageons cette page sur le nouvel éditorial de Mecanopolis :

Le monde serait-il devenu une vaste porcherie ?


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mai 02 2009

Virus H1N1, une mine d’or sur les marchés boursiers pour les sociétés de biotechnologie

Par Michel Chossudovsky

Soutenu par la dĂ©sinformation des mĂ©dias, une atmosphère de peur et d’intimidation s’est propagĂ©e. Des situations « d’urgence » sanitaires ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es dans diffĂ©rentes rĂ©gions du monde. Les mĂ©dicaments les plus recherchĂ©s contre la grippe sont le Tamiflu et le Relenza. La course aux traitements a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par le gouvernement des États-Unis en rendant disponible ses rĂ©serves nationales « pour s’assurer que les fournisseurs de soins de santĂ© soient prĂŞts Ă  toute Ă©ventuelle intensification. »

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Le Tamiflu est fabriquĂ© par la gĂ©ante sociĂ©tĂ© pharmaceutique suisse Hoffman-La Roche pour le compte d’une entreprise de biotechnologie basĂ©e aux États-Unis, Gilead Sciences Inc. Alors que le mĂ©dicament est fabriquĂ© par Roche, il a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par Gilead Sciences Inc qui en dĂ©tient les droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle.

L’ancien secrĂ©taire Ă  la DĂ©fense, Donald Rumsfeld, Ă©tait l’un des principaux actionnaires de Gilead Sciences Inc. En 1997, Rumsfeld a Ă©tĂ© nommĂ© prĂ©sident de Gilead Sciences Inc, un poste qu’il a occupĂ© jusqu’Ă  ce qu’il devienne secrĂ©taire de la DĂ©fense dans l’administration Bush en 2001. Rumsfeld Ă©tait membre du conseil d’administration de Gilead en 1987.

Dans un reportage publiĂ© au plus fort de la crise de la grippe aviaire en 2005, Fortune Magazine a dĂ©crit Gilead comme l’une des entreprises les plus politiquement connectĂ©es dans le secteur de l’industrie biotechnologique. Les intĂ©rĂŞts et/ou les avoirs de Rumsfeld dans Gilead Ă  la suite de sa dĂ©mission en 2006, ne sont pas connus.

Les valeurs boursières

Le prix de l’action de Gilead sur le New York Stock Exchange (NYSE) a augmentĂ© considĂ©rablement depuis l’annonce de l’Ă©pidĂ©mie de grippe porcine au Mexique.

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« Le gouvernement Ă©tasunien a dĂ©gagĂ© un quart de ses stocks de mĂ©dicaments après avoir dĂ©clarĂ© une situation d’urgence sanitaire nationale avec 40 cas confirmĂ©s en laboratoire de grippe porcine. Sept de ces cas sont en Californie, 28 dans la ville de New York, deux au Texas et deux au Kansas, et un dans l’Ohio.

Le Mexique a augmentĂ© le nombre soupçonnĂ© de victimes depuis l’apparition de la grippe Ă  149 personnes – il est confirmĂ© que 20 cas sont dus Ă  la grippe porcine – et ils ont fermĂ© toutes les Ă©coles jusqu’au 6 mai. Près de 2,000 personnes y ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es avec de graves cas de pneumonie.

Les antiviraux sont des mĂ©dicaments actifs d’ordonnance contre le virus de la grippe, y compris les virus de grippe porcine, selon les Centres de contrĂ´le de la maladie (Centers for Disease Control). Les virus de grippe porcine de type A dĂ©tectĂ©s aux États-Unis et au Mexique semblent ĂŞtre rĂ©sistants Ă  deux antiviraux, soit l’amantadine et la rimantadine, mais les tests de laboratoire indiquent que le virus est sensible au Tamiflu, Ă©galement connu sous le nom de l’oseltamivir, et au Relenza, qui est connu sous le nom de zanamivir.
Le Tamiflu, un antiviral oral approuvĂ© aux États-Unis pour traiter et prĂ©venir les infection au virus de la grippe de type A et B chez des personnes âgĂ©es d’un an et plus, est vendu par F. Hoffmann-La Roche Ltd, qui verse des redevances liĂ©es Ă  la vente de ce produit Ă  Gilead. Roche a dĂ©clarĂ© qu’il a 3 millions de boĂ®tes de Tamiflu en rĂ©serve – une partie des 5 millions de traitements donnĂ©s Ă  l’organisme de santĂ© des Nations Unies en 2006 – et qu’il peut fournir le mĂ©dicament partout dans les 24 heures. » (San Francisco Business Times, le 27 avril 2009)

Michel Chossudovsky, pour Mondialisation.ca

avr 27 2009

Le A/H1N1 de la grippe nord-américaine : un bien mystérieux virus

Spencer Delane, Mecanopolis

Il est maintenant confirmĂ© que le virus A/H1N1 de la grippe porcine se transmet d’humain Ă  humain. Un virus inĂ©dit qui combinerait Ă  la fois la grippe du porc, la grippe aviaire et la grippe saisonnière humaine, avec des souches provenant d’AmĂ©rique du Nord, d’Europe et d’Asie. Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) Ă  indiquĂ© dans la nuit que ce virus avait une combinaison unique de gènes qui n’ont « jamais Ă©tĂ© vu auparavant, ni dans la population animale, ni dans la population humaine ».

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Structure du virus A/H1N1

C’est donc bien un climat de panique qui est en train de se rĂ©pandre au Mexique, oĂą plus de 3′000 cas de pneumonie dans la seule capitale sont soupçonnĂ©e d’ĂŞtre liĂ©es Ă  la grippe porcine. Plus inquiĂ©tant encore, le virus a frappĂ© les jeunes et les personnes en bonne santĂ©, ce qui est très rare avec un Ă©pidĂ©mie de grippe. Mais malgrĂ© le danger de propagation, la frontière Ă©tasunienne avec le Mexique reste ouverte.

« Mon niveau de prĂ©occupation est important », a dĂ©clarĂ© M. Martin Fenstersheib, l’agent de santĂ© pour le comtĂ© de Santa Clara. «Nous avons un nouveau virus qui se propage d’humain Ă  humain, mais je pense aussi que nous avons plusieurs souches, dont l’une semble particulièrement virulente. Il y a des parallèles troublants avec la pandĂ©mie mortelle de 1918 » qui a tuĂ© des millions de personnes.

«Le Mexique a fermĂ© les Ă©coles, les musĂ©es et les bars, et annulĂ© des centaines de manifestations publiques dans sa tentaculaire capitale de 20 millions d’habitants pour tenter de prĂ©venir de nouvelles infections», rapportait Reuters cette nuit. Ce qui n’empĂŞche de pas au prĂ©sident Felipe Calderon de dire que la situation est sous contrĂ´le, tout en demandant un crĂ©dit de 200 millions de dollars Ă  la Banque Mondiale pour acheter du Tamiflu. Mais de quelle sorte de contrĂ´le parle le prĂ©sident Mexicain ? De celui de l’OMS, qui recevra directement cet argent pour sortir quelques millions de boites de Tamiflu stockĂ© en Suisse ? L’OMS conserve en effet 5125 millions de boites de ce mĂ©dicament. Il faut bien qu’elles servent Ă  quelque chose avant la date de pĂ©remption…

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Un policier de Mexico-City, dimanche 26 avril 2009

A propos de mĂ©dicaments, de l’OMS et de multinationales pharmaceutiques, rappelons qu’il y a un mois, la presse canadienne nous apprenait que, lors d’une expĂ©rimentation sur des vaccins, le virus de la grippe H3N2 avait Ă©tĂ© contaminĂ© par le virus H5N1 de la grippe aviaire, entrainant le risque de produire un virus hybride qui pourrait se transmettre Ă  l’homme. Cette manipulation avait Ă©tĂ© faite dans les laboratoire Baxter en Autriche. Ce produit contaminĂ© avait ensuite Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  des sous-traitants en SlovĂ©nie, en Allemagne et en RĂ©publique Tchèque, qui a dĂ©couvert l’anomalie après avoir fait une injection sur des furets, qui en seraient morts.

La compagnie Baxter avait ensuite confirmĂ© que son vaccin expĂ©rimental avait Ă©tĂ© accidentellement contaminĂ© par le virus H5N1 de la grippe aviaire. Dans un article que nous avons publiĂ© le 6 mars dernier sur Mecanopolis, le Dr Roberta Andraghetti, une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), avait affirmĂ© que l’OMS suivait de près l’enquĂŞte qui retrace le fil des Ă©vĂ©nements ayant menĂ© Ă  cette « bĂ©vue ». Depuis, plus de nouvelle…

Cependant, ce n’est pas la première fois qu’une multinationale pharmaceutique distribue des vaccins contaminĂ©s par un virus mortel. En 1985, une filiale amĂ©ricaine du groupe allemand Bayer avait exportĂ© des traitements coagulants infectĂ©s par le VIH, comme le relate cet article du Monde du 26 mai 2003. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres que nous prĂ©senterons cette semaine sur Mecanopolis. Car, n’en doutons pas, ce virus porcin va nous tenir en haleine quelques temps.

L’idĂ©e d’une erreur de laboratoire est accrĂ©ditĂ©e par le Dr. John Carlo, directeur du Medical Dallas Center, qui s’interroge dans une vidĂ©o mise en ligne sur ce site : « Comment cette souche de la grippe porcine, qui n’a jamais Ă©tĂ© vue nulle part dans le monde, pourrait survenir tout d’un coup ? Seul un laboratoire peut transformer si rapidement un virus », dit M. Carlo.

Nous manquons assurĂ©ment de recul pour tirer des conclusions qui, Ă  ce stade ne pourraient qu’apparaĂ®tres comme hâtives. Toutefois, nous ne doutons pas de la très grande compĂ©tence de ces multinationales pharmaceutiques qui ne manqueront pas, d’ici quelques semaines, de nous proposer le vaccin qui nous sauvera tous de cette terrible pandĂ©mie, et que nos dirigeants se feront un plaisir d’acheter Ă  coup de centaines de millions. Avec notre argent, bien sĂ»r.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

mar 06 2009

Un vaccin expérimental contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire

D’après un article d’AlterInfo

La presse canadienne nous apprend que, lors d’expĂ©rimentation sur des vaccins, le virus de la grippe H3N2 aurait Ă©tĂ© contaminĂ© par le virus H5N1 de la grippe aviaire, au risque de produire un virus hybride qui pourrait se transmettre Ă  l’homme. Cette manipulation aurait Ă©tĂ© faite dans les laboratoire Baxter en Autriche. Ce produit contaminĂ© aurait Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  des sous-traitants en SlovĂ©nie, en Allemagne et en RĂ©publique Tchèque, qui a dĂ©couvert l’anomalie après avoir fait une injection sur des furets, qui en seraient morts .

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Baxter confirme qu’elle a fabriquĂ© un produit contaminĂ© par le virus H5N1

La compagnie Baxter a confirmĂ©, vendredi, qu’elle a fabriquĂ© un vaccin expĂ©rimental qui a accidentellement Ă©tĂ© contaminĂ© par le virus H5N1de la grippe aviaire. Dr Roberta Andraghetti, une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), a affirmĂ© que l’OMS suivait de près l’enquĂŞte qui retrace le fil des Ă©vĂ©nements ayant menĂ© Ă  cette bĂ©vue.

« A ce stade-ci du processus, nous pouvons affirmer que les risques pour la santĂ© publique et pour les professionnels ayant Ă©tĂ© mis en contact avec le virus sont Ă  un très bas niveau », a-t-elle dĂ©clarĂ©.

L’erreur, que les autoritĂ©s de santĂ© publique ont dĂ©crite comme Ă©tant « grave », a eu lieu au laboratoire de recherche de Baxter International Ă  Orth-Donau, en Autriche. Mais les circonstances entourant l’incident sont encore floues.

Le produit contaminĂ©, un mĂ©lange de virus de la grippe humaine H3N2 et de virus de la grippe aviaire H5N1 qui n’Ă©taient pas correctement identifiĂ©s, a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  l’entreprise Avir Green Hills Biotechnology, une firme autrichienne. Celle-ci a par la suite transmis des portions du mĂ©lange Ă  des sous-traitants en RĂ©publique tchèque, en SlovĂ©nie et en Allemagne.

C’est le sous-traitant tchèque qui s’est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque des furets auxquels il avait injectĂ© le mĂ©lange sont morts. Ceux-ci ne devraient pas mourir après une exposition au virus H3N2, ce qui signifiait donc qu’ils avaient Ă©galement reçu le virus actif du H5N1.

Christopher Bona, porte-parole de Baxter, a confirmĂ© l’information vendredi. Mais la compagnie n’a livrĂ© que peu de dĂ©tails entourant l’incident.

Des spĂ©cialistes en biosĂ©curitĂ© se sont montrĂ©s fort prĂ©occupĂ©s du fait que le virus de grippe humaine H3N2 ait Ă©tĂ© mĂ©langĂ© avec le virus de la grippe aviaire H5N1. Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait ĂŞtre interdite, ont signifiĂ© plusieurs experts.

Une propagation accidentelle du mélange de H5N1 et de H3N2 aurait pu mener à des conséquences désastreuses.

Le H5N1 ne contamine pas facilement les humains, mais le H3N2 si. Dans l’Ă©ventualitĂ© oĂą une personne exposĂ©e au mĂ©lange Ă©tait infectĂ©e simultanĂ©ment par les deux souches, elle pourrait servir d’incubateur Ă  un virus hybride capable de se propager facilement d’un humain Ă  un autre.

Ce mĂ©lange de souches, appelĂ© rĂ©assortiment, est l’une des deux manières de crĂ©er un virus pandĂ©mique.

Mais rien ne laisse croire qu’un tel phĂ©nomène se soit passĂ© dans ce cas-ci.

« Nous n’avons aucune information nous portant Ă  croire qu’il y a eu un quelconque rĂ©assortiment », a dit Dr Roberta Andraghetti.

Source : Alterinfo